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Collection DCG

Droit des sociétés


Autres groupements
Droit pénal des groupements d’affaires
UE 2 du DCG
Édition 2018/2019

ÉNONCÉ

4 rue de Villars – 42000 SAINT-ETIENNE


Tél : 04 77 79 92 46 – Fax : 04 94 80 59 24

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Auteurs :

Léa Got Pascal Lainé Christine Alglave


DEA de droit des affaires Agrégé d’Économie et de gestion Doctorat de droit privé
Agrégée d’Économie et gestion Agrégée d’Économie et de gestion
UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

TABLE DES MATIÈRES


Méthodologie p. 3

Première partie : L’entreprise en société


Cas 1 : A2MICILE : Éléments du contrat de société, cas de nullité p. 5
Cas 2 : PADIMO : Éléments de la personnalité morale, responsabilité d’une société p. 9
Cas 3 : INTERABUS : Intérêt social et abus de droit p. 13
Cas 4 : LA FARANDOLE : Constitution de la société : associés, apports, éléments intentionnels p. 15
Cas 5 : TOMBO-SERVICES : Dossier d’immatriculation et société en formation p. 19
Cas 6 : DUDELO : Fonctionnement de la société : statut du représentant légal, pouvoirs, responsabilité p. 23
Cas 7 : TUBER : Contrôle de la société : des associés, du CAC, de l’administration, des juridictions p. 25
Cas 8 : BIOTECH : Dissolution et liquidation de la société p. 27
Cas 9 : DEFAGIM : La société sans personnalité morale : société en participation et société créée de fait p. 31
Cas 10 : MIAM : Cas de synthèse p. 35

Deuxième partie : Les principaux types de sociétés


Cas 11 : LUMINANCE : SARL pluripersonnelle : constitution, fonctionnement, contrôle p. 37
Cas 12 : KAMPALA : SARL : fonctionnement, régime des conventions, responsabilité du gérant p. 39
Cas 13 : POINSO : SARL pluripersonnelle : fonctionnement, cession, transmission des parts sociales p. 43
Cas 14 : BONNET : SARL pluripersonnelle : opérations sur capital p. 45
Cas 15 : BIOATTRACTION : SARL unipersonnelle : constitution -fonctionnement p. 47
Cas 16 : BALNEO : SA : Constitution, associés, apports, libération du capital p. 51
Cas 17 : VALENTIN : SA /CA : statut des organes de direction, cumul de mandats p. 53
Cas 18 : MEROU : SA/CA : fonctionnement, pouvoirs des dirigeants, augmentation de capital p. 55
Cas 19 : FRUITS D’OR : Régime des conventions dans la SA avec conseil d’administration p. 57
Cas 20 : AIR LIQUIDE : Tenue et pouvoirs des assemblées, titres d’une SA p. 61
Cas 21 : MUSICA : SA à directoire : statut des organes de gestion, pouvoirs, fonctionnement, conventions p. 67
Cas 22 : AID : SA : CAC : nomination, mission, changement d’organisation de la SA – Contrôle et p. 69
gouvernance : expertise de gestion
Cas 23 : FREELANCE.COM : SAS : création, fonctionnement, contrôle p. 71
Cas 24 : KDOGADGET : SNC : constitution, fonctionnement, dissolution p. 75
Cas 25 : RIGHT : Société civile : SCM, SCP, SEP, SEL p. 77
Cas 26 : ISOMED-ARTEMIS : Cas de synthèse p. 79

Troisième partie : Autres groupements


Cas 27 : RIANS : Association : constitution, fonctionnement, responsabilité, dissolution p. 81
Cas 28 : BOISLEAU : GIE/GEIE : constitution, fonctionnement p. 83
Cas 29 : COOP NIORTAISE : Société coopérative :constitution, fonctionnement, contrôle p. 85
Cas 30 : GAEC de L’AVEL : Constitution, fonctionnement d’un groupement agricole d’exploitation en commun p. 89

Quatrième partie : Droit pénal des groupements d’affaires


Cas 31 : KREDUL : L’action publique p. 91
Cas 32 : SAPIN : Infractions spécifiques du droit pénal des sociétés : fausses déclarations dans les statuts, p. 93
abus de biens sociaux, présentation et publication de comptes inexacts, délits boursiers
Cas 33 : RIPOU : Infractions générales du droit pénal des affaires : abus de confiance, escroquerie, faux et p. 97
usage de faux
Cas 34 : Sujet d’examen 2016 p. 101
 Cas 35 : Sujet d’examen 2017 p. 105
 Nouveau cas

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UE 2 3
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DROIT DES SOCIÉTÉS

MÉTHODOLOGIE
Nature de l’épreuve : épreuve écrite portant sur l’étude d’une ou plusieurs situations pratiques et/ou
commentaire d’un ou plusieurs documents et/ou une ou plusieurs questions (Journal Officiel du 29.12.2006).

Durée : 3 heures Coefficient 1

Thèmes abordés depuis 2010


Session Situation pratique Question de cours Commentaire de document
2010 SARL : intervention du commissaire aux apports, cumul du cas de nomination SNC : analyse de la légalité
mandat de gérance et du contrat de travail, pouvoirs du obligatoire du CAC dans des statuts.
gérant, régime des conventions, expertise de gestion, les sociétés
emprunt obligataire, responsabilité pénale de la société, commerciales ;
révocation du gérant ;
2011 SA : légalité de la composition du CA ; cumul de mandats Rôle et pouvoirs de l’AMF ; Analyse d’un arrêt de la cour
PCA/DG ; pouvoirs du DG ; modification de l’objet social, la pouvoirs et responsabilité de cassation sur l’expertise de
SE (constitution) des dirigeants d’une gestion (problème posé et
association arguments de la cour de
cassation).
2012 SARL : cumul du mandat de gérance avec un contrat de La société créée de fait Arrêt de la cour de Cassation
travail, procédure des conventions réglementées, majorité sur la notion d’intérêt social à
des décisions extraordinaires, cession de parts sociales, la suite d’une sûreté
délit de présentation de comptes infidèles et distribution de (hypothèque) consentie par la
dividendes fictifs. société.
2013 SA : cumul d’un mandat social avec un contrat de travail ; Modalités de reprise des Arrêt de la cour de cassation
pouvoirs du PDG ; conventions réglementées ; actes accomplis pour le sur les conditions de
augmentation du capital et émission d’obligations, abus de compte d’une société en mésentente entre associés
confiance et recel. formation et effets. justifiant la dissolution de la
société, définition d’une SCM et
position de la Cour.
2014 SARL : contrat de travail et mandat de co-gérance, pouvoirs Néant SAS : arrêt de la cour de
de la gérance collégiale, procédure des conventions cassation sur une clause
réglementées, révocation d’un co-gérant, action en d’exclusion d’un associé.
responsabilité à l’encontre du gérant, convention interdite,
abus de biens sociaux.
2015 SARL : tenue de l’AG, transformation en SAS Néant Article de presse : délit
SAS : caractéristiques, clause d’inaliénabilité, nomination d’escroquerie
CAC Arrêt de cour de cassation sur
SA : conseil d’administration (fonctionnement), cooptation la société en formation
2016 SARL : déplacement siège social, apport d’un bien commun, Néant Analyse d’un projet de statuts
changement de dénomination sociale, procédure en cas de d’une SAS. Recherche des
perte de  du capital social, type et procédure des erreurs.
conventions réglementées. Analyse d’un arrêt de la cour
ASSOCIATION : abus de confiance. de cassation sur la
GAEC : sens du sigle, qualité d’associé et responsabilité des responsabilité de la gérance
associés. d’une SEP.
2017 SA : nombre d’associés, membres du conseil Modalités de constitution SARL : faute séparable des
d’administration, conventions interdites, responsabilité d’une association fonctions du gérant.
pénale, responsabilité du CAC déclarée,
SNC : responsabilité des associés, cession de parts sociales Caractéristiques de la
société coopérative
1) Méthodologie d’une situation pratique
Il faut procéder aux étapes suivantes :
a) Lecture attentive, active et intégrale du sujet (y compris les annexes)
Elle vous permettra de :
- mettre en relief les mots clefs du sujet par le surlignement ;
- situer le contexte juridique du sujet (associés, liens juridiques, leurs projets, type de société, leur détention de
capital pour repérer les associés et/ou dirigeants minoritaires ou majoritaires) ;
- déterminer les problèmes juridiques soulevés par chaque question. En cas d’ambiguïté, donner une interprétation de bon
sens en cherchant les intérêts de chaque partenaire en présence ou formuler plusieurs hypothèses ;
Exemple
Question posée : le projet de création de société est-il possible ?
Problème juridique : vérifier les conditions de constitution de la société projetée
- affecter à chaque question un temps de réflexion et de rédaction en fonction du barème officiel attribué à chaque
question.

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4 UE 2
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DROIT DES SOCIÉTÉS

b) Traitement de chaque question


- énoncer la règle juridique ;
- appliquer la règle et vérifier une à une si les conditions sont remplies ;
- conclure en réponse à la question posée par le sujet.

2) Méthodologie du commentaire d’un document


Nature du document : il peut s’agir, à titre d’exemples d’un des documents suivants : extrait Kbis, avis de constitution de
société, procès-verbal d’une AG, décision de justice, texte de loi, bilan, statuts (ou extraits), article de presse…
Il faudra :
- repérer le titre ;
- le situer dans le programme ;
- analyser le contenu (rubriques, synthèse du texte, résumé) ;
- comprendre le travail demandé à partir du document ;
- faire référence à ses connaissances ;
- rédiger un commentaire structuré si nécessaire.
3) Méthodologie pour répondre à une question
Il peut s’agir d’une question de cours, dans ce cas :
- il faudra comprendre la question ;
- délimiter le sujet ;
er e
- rédiger une réponse argumentée à partir de ses connaissances (voir 1 exemple), structurée si nécessaire (voir 2
exemple).
Exemple de question de cours : les apports en société
- définir le terme apport
- énumérer les divers apports
- définir chaque apport
- énoncer la réglementation relative à chaque apport (autorisé ou interdit, souscription, libération)
- préciser les modalités d’apport (en pleine propriété, en usufruit, en jouissance)
- réglementation relative à l’apporteur (apport d’un incapable, apport de bien commun par un époux)
Autre exemple de question plus complexe : la composition du capital d’une société
- définir le capital
- composition du capital : les apports formant le capital, ceux qui n’en font pas partie, souscription, libération
- introduire la notion de variabilité du capital (augmentation du capital, clause de variabilité)
- le montant du capital et son utilité
- la division du capital : parts ou actions
- la valeur nominale des titres
Plan proposé :
1° La composition du capital en qualité : définition, types d’apports, souscription, libération, utilité, titres ;
2° La composition du capital en quantité : montant, variabilité, valeur nominale des titres
Quelle que soit la nature de l’épreuve, le candidat doit faire la preuve :
• d’un bon niveau de connaissances
• d’une capacité d’analyse
• d’un esprit de synthèse
• d’un langage juridique maîtrisé
• d’une rédaction correcte (français, orthographe)
• d’une présentation soignée
LA MAÎTRISE DU TEMPS
Le sujet doit être traité en 3 heures. Se munir d’une MONTRE, la regarder fréquemment

À faire À ne pas faire


• Répartir le temps consacré à chaque question en fonction • Oublier la montre
du barème officiel attribué à chaque question, s’y tenir • Rédiger un brouillon
• Laisser de la place entre les questions pour • Raturer le développement (se munir d’un
insérer un développement oublié effaceur)
• Répondre au sujet, de préférence selon l’ordre proposé • Utiliser systématiquement les abréviations
• Réserver 5-10 mn en fin d’épreuve pour la • Effectuer des renvois
relecture de la copie • Dépasser le temps imparti par question

LE MATÉRIEL durant l’épreuve


Autorisé : montre, stylo encre, effaceur, surligneur.
Interdit : aucun document personnel ni aucun matériel ne sont autorisés (calculatrice ou code).Un barème détaillé, à
partir du barème qui vous est fourni, est imposé aux correcteurs (au 1/4 de point près). Une double correction est
organisée (article 6 de l’arrêté du 22.12.2006). Votre copie sera donc notée à sa juste valeur. Et maintenant, il faut
s’entraîner, bon courage.
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UE 2 5
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DROIT DES SOCIÉTÉS

A2MICILE
Éléments du contrat de société, cas de nullité.

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE


Il faut être deux pour créer une société.

On peut être seul pour créer une société.

Une personne morale ne peut pas être


associée dans une société.
La société est un contrat.

Le but d’une société est lucratif.

Le seul but d’une société est le partage des


bénéfices.
Les associés doivent tous partager les pertes.
Seuls des biens peuvent être apportés à une
société.
Le terme « industrie », énoncé dans le contrat
de société, signifie l’apport de biens
industriels
Le contrat de société est réglementé par le
Code civil.
L’affectio societatis est l’affection que se
porte mutuellement les associés.
Une société peut être annulée.

L’action en nullité se prescrit par 5 ans.

La nullité d’une société a un effet rétroactif.

 Définir le contrat de société.

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6 UE 2
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DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

Christine David est conseillère en économie sociale et familiale à Aix. Elle a le projet de créer une entreprise
de services à domicile pour s’assurer un revenu décent et indépendant. Elle vient de prendre connaissance
d’une réalisation à travers un prospectus qu’elle vous communique (Annexe 1). Intéressée, elle vous a
chargé du projet et vous avez consulté le site Internet d’A2MICILE qui vous donne quelques informations
supplémentaires (Annexe 2) pour finaliser le projet de création à Aix.
C. David dispose de quelques économies et envisage de mettre sa formation au service de la future
entreprise.

ANNEXE 1 - Prospectus

15 

Annexe 2 – Extrait du site Internet

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UE 2 7
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DROIT DES SOCIÉTÉS

Annexe 3 – Extrait de l’arrêt du 11.7.2006 –


Cassation commerciale

Une société entre un pharmacien (M. Fard) et un vétérinaire (M. Dont) a été créée (sans être immatriculée) pour
permettre au premier de délivrer des médicaments vétérinaires sans ordonnance et au second de régulariser
ultérieurement cette délivrance illégale. La Cour d’appel a annulé la société pour objet illicite et a refusé de liquider la
société, si bien que la demande en paiement de certaines sommes, assumées par l’un des associés, a été rejetée.
La Cour de Cassation casse l’arrêt de la Cour d’appel considérant qu’en cas d’annulation d’une société pour objet illicite
ou cause illicite, il y a lieu de liquider la société sans rétroactivité et de procéder au partage équitable entre les associés
de l’actif et du passif des opérations faites en commun.

TRAVAIL À FAIRE

1. Quelle sera l’activité de la future entreprise ? Est-elle légale ? Où sera-t-elle exercée ?


2. Quel est le contrat que sera passé entre C. David et A2micile ? Le définir.
3. Quelles sont les conditions de validité de ce contrat ?
4. Qui seront les participants au contrat ?
5. Quels peuvent être les apports de C. David ?
6. Quel sera le rôle de C. David dans la future entreprise ?
7. Si l’activité est bénéficiaire, C.David sera-t-elle seule à en profiter ?
8. Pourra t-elle évoquer la nullité du contrat si le résultat de l’activité développée est déficitaire ? Sinon,
que se passera-il ?
9. À partir de l’analyse l’arrêt du 11.7.2006 (Annexe 3), vous devez énoncer les faits, déterminer la
cause de nullité évoquée et ses conséquences.

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8 UE 2
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DROIT DES SOCIÉTÉS

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UE 2 9
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

PADIMO
Éléments de la personnalité morale, responsabilité d’une société.

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE


Une société s’identifie par un nom, un siège social,
une nationalité et une forme juridique.

Le siège social est le lieu d’exploitation.

La nationalité d’une société est déterminée par sa


situation géographique.
La SARL, la SA sont des formes juridiques.

L’extrait KBIS est la preuve de l’immatriculation


d’une société au RCS.
Une société a un patrimoine propre, distinct de
celui de ses associés.
Le patrimoine d’une société se compose de ses
biens et de ses droits.
La composition du patrimoine de la société
apparaît dans un bilan.
Le capital de la société figure à l’actif du bilan.

Une société a la capacité de jouissance.

Une société a la capacité d’exercice.


Une société qui ne remplit pas ses contrats
engage sa responsabilité civile contractuelle.
Le manque de sécurité dans une société peut
engager sa responsabilité civile extracontractuelle.

Une société est pénalement responsable.

 Les responsabilités d’une société.

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10 UE 2
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DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

La SARL PADIMO vous communique son extrait KBIS (Annexe 1).


Son gérant vous informe que le capital de cette société a été constitué grâce aux apports suivants :
- C. Prado 2 000  et un ordinateur évalué à 1 000  ;
- B. Prado 1 000  et de l’outillage évalué à 500 .

PREMIÈRE PARTIE : LES ÉLÉMENTS DE LA PERSONNALITÉ MORALE

TRAVAIL À FAIRE

1. Qu’est-ce qu’un extrait KBIS ? Quel est l’organisme qui le délivre ? Quelle est son utilité ?
2. Retrouver les éléments d’identification de cette société à travers l’extrait KBIS de l’Annexe 1.
3. Quels sont les éléments du patrimoine de cette société ? Établir son bilan de constitution
4. Qui est le représentant légal de cette société ? Pourquoi son nom apparaît-il sur l’extrait Kbis ? Quel
sera son rôle dans la société ?

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UE 2 11
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DROIT DES SOCIÉTÉS

Annexe 1

Greffe du Tribunal de Commerce de Marseille


2 rue Émile Polak
13006 Marseille
Référence 0000009935/ 57
Extrait KBIS
**************
Immatriculation au registre du Commerce et des Sociétés
En date du : 11 février 2007
Numéro de registre du Commerce : R.C.S. Marseille B 384 427 324 (2007B0007)
Extrait au : 19 février 2007

Renseignements relatifs à la personne


Raison sociale (dénomination) – Sigle
PADIMO

Forme juridique : Société à responsabilité limitée


Au capital de : 4 500,00 euros

Adresse du siège
24 Bd des Dames 13002 Marseille

Durée de la société : jusqu’au 10 février 2091


Date d’arrêté des comptes : le 30 décembre

Constitution
Dépôt de l’acte : le 10 février 2007 numéro 001291 au greffe du Tribunal de Commerce de Marseille
Publication : Journal des nouvelles publications du 29 janvier 2007

Administration

Gérant M. Claude Prado


Né(e) le 19 décembre 1969 Commune de Naissance Marseille 13001
Arrondissement 01 Pays France Nationalité française
24 Bd des Dames 13002 Marseille

Renseignements relatifs à l’activité commerciale


Origine du fonds : création
Activité : rénovation et pose de menuiserie
Adresse du principal établissement : 24 Bd des Dames 13002 Marseille
Début d’exploitation le 01 mars 2007
Mode d’exploitation : exploitation directe

Observations

Extrait délivré à Marseille le 19 février 2007 sur 02 pages

Le greffier

Toute reproduction même certifiée conforme, du présent extrait, est sans valeur.

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12 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

DEUXIÈME PARTIE : LA RESPONSABILITÉ D’UNE SOCIÉTÉ

Divers évènements viennent de se produire :


Un client mécontent des prestations livrées par la société PADIMO demande le remboursement de sa
facture.
Un salarié de la société PADIMO vient de causer un accident de la circulation avec un véhicule de la
société, en se rendant sur un chantier. La victime entend obtenir des dommages intérêts de la société et
menace de faire un procès.
Par ailleurs, le gérant souhaite être renseigné sur la responsabilité pénale d’une société. Pour lui répondre,
vous vous appuyez sur la décision jurisprudentielle figurant dans l’Annexe 2.

TRAVAIL À FAIRE

1. Quelle est la responsabilité de la société évoquée par le client ? Celle évoquée par la victime de
l’accident de la circulation ?
2. Quelle est la responsabilité évoquée dans l’extrait de l’arrêt de l’Annexe 2 ? Sous quelles conditions
peut-elle être engagée ? Quels sont les effets de cette responsabilité ?

Annexe 2 – Extrait d’un arrêt cass. crim. 9.11.1999

« À la suite d’une avalanche mortelle sur une piste de ski, la société d’exploitation d’un domaine skiable a été poursuivie
et condamnée pour homicide involontaire car le directeur des pistes et le chef de secteur de la société avaient décidé
d’ouvrir cette piste en s’abstenant de déclencher préalablement des avalanches ».

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UE 2 13
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

INTERABUS
Intérêt social et abus de droit

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE

L’objet social est l’activité que la société


développe.

Au sens général, avoir intérêt c’est avoir un


avantage.
L’intérêt de la société c’est de continuer
d’exister, de réaliser des bénéfices pour se
développer.
Les associés peuvent être traités de façon
inégalitaire.
L’intérêt des associés c’est de percevoir les
bénéfices, d’accroître la valeur de leurs titres.
Abuser d’un droit c’est en faire un usage
contraire à l’objectif de la loi.

Une société fictive est une situation d’abus de


droit.

L’abus de majorité est le fait d’imposer un


vote aux minoritaires.
L’abus de biens sociaux n’est pas une
infraction.

 Typologie jurisprudentielle de l’abus de droit en matière de société.

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

PREMIÈRE PARTIE

Il vous faut expliquer les termes soulignés des textes de lois ci-dessous :
Art 1833 C. Civ.
Toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l’intérêt commun des associés.
Art 1848 al 1 C.Civ.
Dans les rapports entre associés, le gérant peut accomplir tous les actes de gestion que demande l’intérêt
de la société.
Art 1849 al 1 C.Civ.
Dans les rapports avec les tiers, le gérant engage la société par les actes entrant dans l’objet social.

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14 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

DEUXIÈME PARTIE

Deux extraits de décisions jurisprudentielles vous sont soumises. Le travail proposé suivra chacune d’elles.

Extrait du jugement du tribunal de commerce de Paris du 11.05.2004 SA Suez c/ Deville

Dans une société anonyme, tout actionnaire a la faculté de poser par écrit des questions auxquelles le conseil d’administration ou le directoire,
selon le cas, est tenu de répondre au cours de l’assemblée – art. L225-108, al.3 C.Com.
Le tribunal de commerce de Paris estime que tout actionnaire peut exercer ce droit :
- quel que soit le nombre d’actions qu’il détient et
- que le nombre de questions qu’il peut poser n’est pas limité par la loi.
Toutefois, selon le tribunal, ce droit ne peut pas être utilisé dans un but étranger à l’intérêt social et un actionnaire en abuserait s’il en faisait un
usage contraire à sa finalité, qui est de lui permettre de bénéficier de l’information nécessaire pour participer à la vie sociale.
Le tribunal estime qu’un actionnaire a fait un usage abusif de ce droit en posant de multiples questions dans un but avoué d’obtenir de la société
une indemnisation et qu’il cesserait d’exercer ce droit si une solution transactionnelle était trouvée au différend qui l’opposait à la société.
Le tribunal a condamné l’actionnaire à réparer le préjudice moral causé à la société en lui versant la somme symbolique de 1 .

TRAVAIL À FAIRE

1. Quel est le droit utilisé par l’actionnaire de la SA Suez ? Quelles sont ses conditions d’exercice ?
2. Quelle est la raison invoquée par le tribunal pour condamner l’actionnaire ?
3. Quelle est la sanction infligée par le tribunal ?

Cass. Com. 27 mai 1997 : Société Arti Moul contre Couvaud


Les capitaux propres d’une société anonyme étant devenus inférieurs à la moitié du capital social, une assemblée générale extraordinaire avait
été convoquée afin de décider s’il y avait lieu à dissolution anticipée et, dans la négative, de procéder à une augmentation de capital comme
l’impose la loi.
La dissolution ayant été repoussée, l’augmentation de capital n’avait pu être adoptée à la majorité requise des deux tiers, en raison du refus
d’un associé détenteur de 40% des actions de voter l’augmentation de capital.
La société avait alors assigné cet actionnaire pour faire juger que son attitude constituait un abus de minorité et désigner un mandataire
chargé de le représenter et de voter en assemblée générale l’augmentation de capital.
La Cour de cassation a rejeté cette demande après avoir rappelé que, si le refus par un actionnaire minoritaire de voter une augmentation de
capital peut constituer un abus de minorité dans le cas où cette augmentation est nécessaire à la survie de la société, les actionnaires doivent
avoir à leur disposition les documents leur permettant de se prononcer en connaissance de cause et d’émettre un vote éclairé.
Il n’en est pas ainsi lorsque la société n’a fourni aucun document à l’assemblée générale devant se prononcer sur l’augmentation de capital,
notamment le rapport du conseil d’administration, comportant des informations claires, spécifiques et circonstanciées sur les motifs,
l’importance et l’utilité de cette opération compte tenu des perspectives d’avenir de la société.

TRAVAIL À FAIRE

4. Quels sont les événements juridiques qui ont eu lieu dans cette société avant l’intervention de la
justice ?
5. Dans quel cas la Cour de cassation retient-elle l’abus de minorité ? Quelle a été sa décision dans
l’arrêt du 27.05.97 ?
6. Quelle est l’argumentation de la Cour de cassation ?
7. Quelles sont les conditions d’exercice, la mise en œuvre et les effets de l’abus de droit en matière de
sociétés ?

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UE 2 15
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

LA FARANDOLE
Constitution de la société : associés, apports, éléments intentionnels

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE


Deux époux ou deux personnes pacsées ne
peuvent pas être associés dans une même
société.
Un mineur peut toujours être associé dans
une SARL.
Un mineur émancipé peut être
exceptionnellement commerçant.

Un bien propre est celui qui n’est pas sale !

Un bien commun est un bien qui fait partie de


la masse commune des biens quand les
époux sont mariés sous le régime de la
communauté réduite aux acquêts.

Souscrire au capital et le libérer, c’est pareil.

Il existe 2 types d’apport : en numéraire et en


nature.
Un apport en nature est d’abord évalué par
l’associé qui l’apporte.

En cas d’apport de bien commun, l’associé


doit obtenir le consentement de son conjoint.

Les titres remis en échange de l’apport d’un


bien commun sont des biens communs.
Les dividendes reçus, issus de l’apport d’un
bien commun alimentent la masse des biens
communs.

 La manifestation de la volonté dans le contrat de société


.

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16 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

Quatre personnes sur lesquelles vous sont donnés des renseignements en Annexe 1 souhaitent constituer
une société. Elles vous consultent et vous demandent :

TRAVAIL À FAIRE

1. De vérifier les conditions de validité concernant les associés et les apports en utilisant les
Annexes 2 et 3.
2. De leur préciser les démarches spécifiques à effectuer compte tenu de leur état et de leurs apports à
partir des Annexes 2, 4 et 5.
3. De rédiger la clause de répartition du capital qui figurera dans les statuts. Les futurs associés se
référent à la loi. Ils ont décidé de fixer la valeur d’une part à 10 .

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UE 2 17
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

ANNEXE 1 - Renseignements complémentaires

Concernant les futurs associés :


- M. LAUTAL Roger, marié sans contrat, né le 23.02.1959 à Aubagne, de nationalité française, domicilié 20 Rue de
la République à Aubagne, apporte 3 000 euros provenant d’un héritage ;
- son fils, Éric, 15 ans, apporte 750 euros ;
- M. FOURGEOT, célibataire, né le 08.08.1971, apporte une machine à coudre d’une valeur de 2 000 euros et ses
compétences de couturier ;
- M. SMITH, de nationalité anglaise, marié en France sans contrat, né le 14.07.1960, apporte 3 000 euros provenant
du compte joint des deux époux.

Activité de la société : fabrication et commercialisation d’articles et de vêtements traditionnels.


Dénomination : La Farandole.
Siège social : 14 Bd de la Blancarde - 13400 AUBAGNE
Forme juridique : SARL
Exercice social : du 1er janvier au 31 décembre

ANNEXE 2 - Article 1832-2 du Code Civil

« Un époux ne peut, sous la sanction prévue à l’article 1427, employer des biens communs pour faire un apport à une
société ou acquérir des parts sociales non négociables sans que son conjoint en ait été averti et sans qu’il en soit justifié
dans l’acte.
La qualité d’associé est reconnue à celui des époux qui fait l’apport ou réalise l’acquisition.

La qualité d’associé est également reconnue, pour la moitié des parts souscrites ou acquises, au conjoint qui a notifié à
la société son intention d’être personnellement associé. Lorsqu’il notifie son intention lors de l’apport ou de l’acquisition,
l’acceptation ou l’agrément des associés vaut pour les deux époux. Si cette notification est postérieure à l’apport ou à
l’acquisition, les clauses d’agrément prévues à cet effet par les statuts sont opposables au conjoint ; lors de la
délibération sur l’agrément, l’époux associé ne participe pas au vote et ses parts ne sont pas prises en compte pour le
calcul du quorum et de la majorité.
Les dispositions du présent article ne sont applicables que dans les sociétés dont les parts ne sont pas négociables et
seulement jusqu’à la dissolution de la communauté ».

ANNEXE 3 : Extrait de l’Article 1427 du Code Civil

« Si un des époux a outrepassé ses pouvoirs sur les biens communs, l’autre, à moins qu’il n’ait ratifié l’acte, peut en
demander l’annulation.

L’action en nullité est ouverte au conjoint pendant deux années à partir du jour où il y a eu connaissance de l’acte, sans
pouvoir jamais être intentée plus de deux ans après la dissolution de la communauté ».

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18 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

ANNEXE 4 : Libération des apports dans la SARL


article L223-7 al.1 C.Com

« Les parts sociales doivent être souscrites en totalité par les associés. Elles doivent être intégralement libérées
lorsqu’elles représentent des apports en nature. Les parts représentant des apports en numéraire doivent être libérées
d’au moins un cinquième de leur montant. La libération du surplus intervient en une ou plusieurs fois sur décision du
gérant, dans un délai qui ne peut excéder 5 ans à compter de l’immatriculation de la société au RCS. Le cas échéant, les
statuts déterminent les modalités selon lesquelles peuvent être souscrites des parts sociales en industrie. »

ANNEXE 5 : Intervention d’un commissaire aux apports en cas


d’apports en nature dans la SARL – Extrait de l’article L223-9 C. Com.

Les statuts doivent contenir l’évaluation de chaque apport en nature. Il y est procédé au vu d’un rapport annexé aux
statuts et établi sous sa responsabilité par un commissaire aux apports désigné à l’unanimité des futurs associés ou à
défaut par une décision de justice à la demande du futur associé le plus diligent.
Toutefois, les futurs associés peuvent décider à l’unanimité que le recours à un commissaire aux apports ne sera pas
obligatoire lorsque la valeur d’aucun apport en nature n’excède 30 000  et si la valeur totale de l’ensemble des apports
non soumis à l’évaluation d’un commissaire aux apports n’excède pas la moitié du capital.

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UE 2 19
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

TOMBO-SERVICES
Dossier d’immatriculation et société en formation

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE


Le nombre minimum d’associés dans une
SARL est de deux.
Le nombre maximum d’associés dans une
SARL est de 50.

Le siège social d’une société peut être le


domicile du gérant.

Les statuts doivent être enregistrés avant


d’être déposés au CFE.
Le certificat de dépôt des fonds en cas
d’apport en numéraire est obligatoire.
On peut disposer des fonds déposés avant
l’immatriculation de la société au RCS.
Une société est dite en formation quand elle
est en cours d’immatriculation.

En attendant l’immatriculation, le futur gérant


peut démarrer l’activité.

Le futur gérant est responsable des actes


conclus pour le compte de la société en
formation.

 Qu’est ce qu’une société en formation ?

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20 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

Pierre Rigo souhaite créer avec sa femme une SARL dont l’objet social est la rénovation, l’entretien et le
dépôt de fleurs sur les monuments funéraires. Son idée est partie d’un constat : l’éloignement de la famille
ne permet pas toujours d’entretenir les sépultures.
Il propose les services suivants :
- nettoyage des monuments : savonnage, brossage du marbre ou granit, rinçage et séchage ;
- entretien : nettoyage des vases à fleurs, enlèvement des fleurs séchées, nettoyage des souvenirs, taille
des plantes, dépôt de fleurs à la demande.
Conseillé par un organisme (Créatec) pour la gestion et la comptabilité, P. Rigo en est au stade des
formalités de constitution.

TRAVAIL À FAIRE

Vous devez :

1. Préparer le dossier de constitution de la société en précisant toutes les pièces à fournir en vue de
l’immatriculation de la société au Registre du Commerce et des sociétés.
2. Remplir la demande d’immatriculation Mo jointe au cas en utilisant l’Annexe 1.
3. M. Rigo peut-il effectuer les formalités d’immatriculation par Internet ?

M. Rigo envisage, en attendant que la société soit immatriculée, d’acheter une fourgonnette à crédit pour
transporter le matériel utile et effectuer les déplacements.

TRAVAIL À FAIRE

4. Qui devra payer les échéances de la fourgonnette (vous aider de l’Annexe 2) ?

ANNEXE 1

Dénomination sociale : Tombo-services


Capital social 2 000 
Durée : 20 ans
Siège social : 27 bd du tunnel 66 000 Perpignan, qui est le domicile du gérant
Gérant : Pierre Rigo, né le 12. 8.1960 à Collioure, de nationalité française, marié sans contrat le 30.7.1990 à Collioure
avec Claudine Planal.

ANNEXE 2

Art. L210-6 al. 2 C. Com.


« Les personnes qui ont agi au nom d’une société en formation avant qu’elle ait acquis la jouissance de la personnalité
morale sont tenues solidairement et indéfiniment responsables des actes ainsi accomplis, à moins que la société, après
avoir été régulièrement constituée et immatriculée, ne reprenne les engagements souscrits. Ces engagements sont alors
réputés avoir été souscrits dès l’origine par la société. »

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21

M0 DÉCLARATION DE CONSTITUTION D’UNE SOCIÉTÉ À RESPONSABILITÉ LIMITÉE RÉSERVÉ AU CFE MGUIDBEFKT


SARL, SELARL y compris à associé unique (EURL) Déclaration n°
N° 11680*02 sauf activité agricole Reçue le
1 ❒ SARL ❒ SELARL ❒ LA SOCIÉTÉ EST CONSTITUÉE D’UN ASSOCIÉ UNIQUE Transmise le
❒ LA SOCIÉTÉ À RESPONSABILITÉ LIMITÉE EST CONSTITUÉE SANS EXERCER L’ACTIVITÉ
POUR FACILITER VOTRE DÉCLARATION, REPORTEZ-VOUS À LA NOTICE – Remplir obligatoirement les cadres N° 1, 2, 4, 5, 9, 10, 11, 12, 13, 16, 18, 19 ET le cas échéant, N° 3, 6, 7, 8, 14, 15, 17
– Pour les sociétés qui n’exercent pas d’activité, ne pas omettre le cadre 3 (Ne pas remplir les cadres 7, 8, 9, 10, 11)
D É C L A R AT I O N R E L AT I V E À L A S O C I É T É

Elle leur garantit un droit d’accès et de rectification, pour les données les concernant, auprès des organismes destinataires de ce formulaire.
DÉNOMINATION ADRESSE DU SIÈGE
2 4 Rés., bât., app., étage, n°, voie, lieu-dit
Sigle Durée de la personne morale
Capital Si capital variable, minimum Code postal Commune
Date de clôture de l’exercice social le cas échéant, du 1er exercice Préciser s’il est fixé :
Statut légal particulier ❒ Au domicile du gérant, ne cocher que si elle est dans le cadre de la domiciliation provisoire
❒ Dans une entreprise de domiciliation : N° unique d’identification
UNIQUEMENT POUR LA SOCIÉTÉ CONSTITUÉE D’UN ASSOCIÉ UNIQUE Nom du domiciliaire
DROIT DES SOCIÉTÉS

3 Dans le cas où le gérant est l’associé unique, choix des statuts déposés :
ACTIVITÉ(S) PRINCIPALE(S) parmi celles énumérées dans l’objet social :
❒ Statuts types complétés sans modification ❒ Statuts différents 5
CONTRAT D’APPUI : Date de fin de contrat
N° unique d’identification de la personne morale responsable de l’appui
Dénomination : Siège
UE 2

Code postal Commune 6 ❒ La société résulte d’une fusion / scission : indiquer la liste sur l’intercalaire M0’ Sarl
D É C L A R A T I O N R E L A T I V E À L’ É T A B L I S S E M E N T E T À L’ A C T I V I T É
ADRESSE DE L’ÉTABLISSEMENT où s’exerce l’activité, si différente du siège et relevant du ORIGINE DU FONDS OU ORIGINE DE L’ACTIVITÉ
7 même greffe sinon remplir imprimé M2 10 ORIGINE DE L’ACTIVITÉ LIBÉRALE ❒ Création, passer au cadre 11 ❒ Reprise
Rés., bât., app., étage, n°, voie, lieu-dit Précédent exploitant : N° unique d’identification
Nom de naissance / Dénomination
Code postal Commune Nom d’usage Prénoms
ORIGINE DU FONDS DE COMMERCE OU ARTISANAL
NOM COMMERCIAL
8 ❒ Création, passer au cadre 11 ❒ Achat ❒ Apport
ENSEIGNE Achat, Apport (sauf pour fonds artisanal et achat dans le cadre d’un plan de cession)
Journal d’Annonces Légales : date de parution
DATE DE DÉBUT D’ACTIVITÉ ❒ Permanente ❒ Saisonnière / ❒ Ambulant
9 Activité principale exercée dans l’établissement :
Nom du journal :
Précédent exploitant : N° unique d’identification
Nom de naissance / Dénomination
Autre(s) activité(s) : Nom d’usage Prénoms
❒ Location-Gérance ❒ Gérance-Mandat ❒ Autre
Pour l’activité principale, préciser en ne cochant qu’une seule case : Dates du contrat : Début fin
Sa nature : Renouvellement par tacite reconduction ❒ oui ❒ non
COLLECTION DCG

❒ Comm. détail ❒ Transport ❒ Services Loueur du fonds ou Mandant du fonds


❒ Import export ❒ Commerce de gros ou intermédiaire du commerce Nom de naissance / Dénomination
❒ Fabrication, production ❒ Profession libérale ❒ Location de meublés Nom d’usage Prénoms
❒ Montage, installation ❒ Réparation ❒ Bâtiment, travaux publics Domicile / Siège
❒ Extraction ❒ Autre Code postal Commune
Pour la gérance-mandat N° unique d’identification du mandat
Son lieu d’exercice : Greffet d’immatriculation
❒ Magasin (surface : m2) ❒ Bureau, cabinet ❒ Sur marché ❒ En clientèle
❒ Usine ❒ Atelier ❒ Dépôt, entrepôt ❒ Sur chantier 11 EFFECTIF SALARIÉ / ASSIMILÉ : ❒ non ❒ oui, nombre : dont : apprentis
❒ Mine, carrière ❒ Autre La société embauche un premier salarié ❒ oui ❒ non
12 GÉRANCE : ❒ MAJORITAIRE ❒ MINORITAIRE / ÉGALITAIRE dans ce cas, une société est associée ❒ oui ❒ non La gérance est assurée par : ❒ UN TIERS NON ASSOCIÉ
22

D É C L A R AT I O N R E L AT I V E A U X G É R A N T S Suite des dirigeants sur intercalaire(s) M0’ Sarl


À compléter par le volet social TNS pour le gérant associé majoritaire ou le gérant associé unique ou l’associé unique (voir notice)
GÉRANT : Nom de naissance GÉRANT : Nom de naissance
13 Nom d’usage Prénom Nom d’usage Prénom
Né(e) le à Nationalité Né(e) le à Nationalité
Domicile Domicile
Code postal Commune Code postal Commune

POUR LE CONJOINT marié ou pacsé qui travaille régulièrement dans l’entreprise, choix d’un d’un statut : POUR LE CONJOINT marié ou pacsé qui travaille régulièrement dans l’entreprise, choix d’un d’un statut :
❒ SALARIÉ ❒ SALARIÉ
❒ ASSOCIÉ (En cas de gérance majoritaire, compléter l’imprimé TNS du dirigeant) ❒ ASSOCIÉ (En cas de gérance majoritaire, compléter l’imprimé TNS du dirigeant)
❒ COLLABORATEUR uniquement si gérant associé majoritaire ou gérant associé unique ❒ COLLABORATEUR uniquement si gérant associé majoritaire ou gérant associé unique
CONJOINT MARIÉ OU PACSÉ : ❒ COLLABORATEUR ❒ ASSOCIÉ CONJOINT MARIÉ OU PACSÉ : ❒ COLLABORATEUR ❒ ASSOCIÉ
Nom de naissance Nom de naissance
Nom d’usage Prénoms Nom d’usage Prénoms
Né(e) le à Nationalité Né(e) le à Nationalité
Domicile (si différent du gérant) Domicile (si différent du gérant)

Code postal Commune Code postal Commune

14 AIDE AUX CHÔMEURS CRÉATEURS OU REPRENEURS D’UNE ENTREPRISE (ACCRE)


❒ Une demande d’ACCRE est déposée avec cette déclaration, dans ce cas, remplir l’imprimé spécifique pour chaque personne bénéficiaire
P E R S O N N E AYA N T L E P O U V O I R D ’ E N G A G E R L A P E R S O N N E M O R A L E A U T R E Q U E L E G É R A N T Suite sur intercalaire Mo’ Sarl

15 Son pouvoir est limité à l’établissement déclaré ci-dessus ❒ oui ❒ non Nom de naissance Nom d’usage
Prénoms Né(e) le Dépt. Commune/Pays Nationalité
UE 2

Domicile Code postal Commune


OPTION(S) FISCALE(S)
B.N.C ❒ Déclaration contrôlée BNC B.I.C ❒ Réel simplifié ❒ Réel normal I.S ❒ Réel simplifié ❒ Réel normal
16 OPTIONS PARTICULIÈRES :
DROIT DES SOCIÉTÉS

❒ Assujetissement à l’IS ❒ Régime des sociétés de personnes


T.V.A : ❒ Franchise en base ❒ Assujetissement à la TVA en cas d’opérations imposables sur option. En cas d’enregistrement préalable des statuts, lieu du service
❒ Réel simplifié ❒ Option pour le dépôt d’une déclaration annuelle de régularisation portant sur l’exercice comptable des impôts des entreprises (SIE)
❒ Mini-réel ❒ Réel normal ❒ Option pour le dépôt de déclarations trimestrielles, si TVA estimée inférieure à un plafond de 4 000 €/an Date d’enregistrement

R E N S E I G N E M E N T S C O M P L É M E N TA I R E S
17 OBSERVATIONS :

18 ADRESSE de correspondance ❒ Déclarée au cadre n° ❒ Autre Tél Tél


Code postal Commune Fax / mèl

Le présent document constitue une demande d’immatriculation au RCS, RM, le cas échéant, au REB et vaut déclaration aux services fiscaux, aux organismes de sécurité sociale, à l’INSEE et s’il y a lieu, à l’inspection du travail.
Quiconque donne, de mauvaise foi, des indications inexactes ou incomplètes s’expose à des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement.

LE REPRÉSENTANT LÉGAL Déclaré au cadre N° Certifie l'exactitude des renseignements donnés SIGNATURE
19 ❒ Fait à
❒ LE MANDATAIRE ayant procuration Le
COLLECTION DCG

nom, prénom/dénomination et adresse Nombre d’intercalaire(s) M0’ Sarl : de volet(s) TNS :


Nombre d’imprimé(s) ACCRE : Signer chaque feuillet séparément.
La loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés s’applique aux réponses des personnes physiques à ce questionnaire. E

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UE 2 23
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

DUDELO
Fonctionnement de la société : statut du représentant légal, pouvoirs, responsabilité

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE
Le représentant légal (dit « de droit ») d’une
société est celui qui a été nommé par les
associés.
Le contrat qui lie le représentant légal avec la
société est un contrat de travail.

Un dirigeant dit « de fait » n’est pas désigné


par les associés.

Le représentant légal d’une société a tous les


pouvoirs.

Les statuts ne peuvent pas limiter les


pouvoirs d’un dirigeant.
Les associés peuvent révoquer le
représentant légal quand bon leur semble,
même s’il n’a pas commis de faute.
Si un gérant de SARL est majoritaire on ne
pourra pas le révoquer.
La perte de confiance est un juste motif de
révocation.
Le dirigeant engage sa responsabilité dans 3
cas (les citer en commentaire).
Le représentant légal a une responsabilité
civile et pénale.

 Les pouvoirs du représentant légal d’une société

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

La SARL DUDELO est dirigée par M. DUBREUIL. Au cours de son mandat, il est confronté à diverses situations.
Il négocie actuellement un gros contrat avec un client qui permettra de remplir le carnet de commandes de
l’entreprise pour quelques mois. Compte tenu de l’importance de la négociation, il est accompagné dans les
pourparlers de M. DELATTRE, son associé, qui, en définitive, a signé le contrat, M. DUBREUIL étant hospitalisé.
M. DUBREUIL a, d’autre part, licencié pour faute un salarié qui a causé un accident (il avait emprunté la
fourgonnette de la société sans autorisation pour aller chercher ses enfants à l’école). La victime de l’accident
réclame des dommages et intérêts à la société.

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24 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

M. DUBREUIL a conclu un accord avec une entreprise du même secteur d’activité pour répondre à un appel
d’offre de la municipalité de Nice afin de se partager le marché public en s’entendant sur les prix proposés.
Il a renouvelé le contrat d’assurance incendie, dégât des eaux de la société.
M. DUBREUIL a négocié un prêt de 100 000  avec la banque pour financer un investissement de la
société.
M. DUBREUIL a été révoqué à la suite d’une étude réalisée par l’expert-comptable de la société. Ce dernier
a en effet révélé que les pertes de la société pour l’année ont été d’environ 300 000  et que le stock a plus
que quadruplé. Ceci est dû au fait que M. DUBREUIL a procédé à des achats massifs de marchandises qui
ont provoqué la perte comptable (le bénéfice était de 360 000  au cours de l’exercice précédent). Il ressort
de l’analyse de la situation que les opérations d’achat n’étaient pas utiles et ont mis la société en difficulté en
alourdissant notamment ses frais financiers.

TRAVAIL À FAIRE

1. Préciser le rôle de M. Dubreuil et celui de M. Delattre.


2. Après avoir relevé les actes et décisions prises par M. Dubreuil, vous devrez dire s’ils sont de sa
compétence en vous aidant de l’Annexe.
3. La révocation de M. Dubreuil vous parait-elle justifiée (vous aider de l’Annexe) ?
4. Peut-on engager la responsabilité civile de M. Dubreuil ?

ANNEXE
Extrait de l’article 13 des statuts de la société DUDELO : « Le dirigeant est tenu de consulter les associés pour tout contrat d’un
montant dépassant 60 000 . »
Art L 223-18 al. 4 (SARL) : « Dans les rapports entre associés, les pouvoirs du gérant sont déterminés par les statuts, et dans le silence
de ceux-ci, le gérant peut faire tous actes de gestion dans l’intérêt de la société… »
Al. 5 : « Dans les rapports avec les tiers, le gérant est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la
société, sous réserve des pouvoirs que la loi attribue expressément aux associés. La société est engagée même par les actes du gérant
qui ne relèvent pas de l’objet social, à moins qu’elle ne prouve que le tiers savait que l’acte dépassait cet objet ou qu’il ne pouvait l’ignorer
compte tenu des circonstances, étant exclu que la seule publication des statuts suffise à constituer cette preuve. »
Al. 6 : « Les clauses statutaires limitant les pouvoirs du gérant qui résultent du présent article sont inopposables aux tiers. »
L223-25 C.Com. (SARL) : « Le gérant est révocable par décision des associés représentant plus de la moitié des parts sociales à moins
que les statuts prévoient une majorité plus forte. Si la majorité requise n’est pas obtenue, il peut être organisé une deuxième consultation
des associés, statuant à la majorité des votes émis, les statuts pouvant exclure cette deuxième consultation ou prévoir une majorité plus
forte pour les deux consultations. Si la révocation est décidée sans juste motif, elle peut donner lieu à des dommages et intérêts.
En outre, le gérant est révocable par les tribunaux pour cause légitime à la demande de tout associé. »

Révocation du dirigeant : Juste motif et cause légitime


La faute de gestion commise par le dirigeant constitue un juste motif de révocation : gestion ruineuse, spéculations chimériques, commandes
excessives ayant entraîné des difficultés financières, découvert bancaire supérieur au découvert autorisé, assurances insuffisantes.
Mais la jurisprudence va plus loin : en dehors de toute faute de l’intéressé, la révocation est justifiée quand elle a pour but d’améliorer la
gestion sociale ou de l’orienter dans un sens déterminé auquel le dirigeant révoqué est nettement opposé.
La notion de juste motif se définit non pas seulement en fonction de l’activité ou du comportement du dirigeant, mais aussi et surtout en
fonction de l’intérêt social.
Exemples de jurisprudence : divergence de conception sur la manière de gérer la société entre un nouveau groupe d’associés
majoritaires et le dirigeant, perte de confiance du dirigeant auprès des associés, des banquiers.
La révocation n’est pas justifiée quand elle repose sur la volonté arbitraire des associés, quand elle est motivée par des divergences
d’appréciation sur la gestion de points secondaires, quand elle est fondée sur des griefs insuffisants et imprécis (négligences dans la
gestion ayant entraîné des protestations des organismes bancaires).
Dans la SARL, tout associé peut demander en justice la révocation du ou des gérants pour cause légitime - L223-25 C.Com. Il a été jugé
qu’il y a cause légitime si le gérant a abandonné ses fonctions et emporté un carnet de chèques de la société dont il se sert pour des
motifs personnels - T. com. Paris 18.6.74 ; si les deux cogérantes refusent de collaborer, chacune d’elle manifestant le désir d’entraver la
gestion de l’autre et provoquant la division des associés en deux clans, ce qui avait paralysé la vie de la société et entraîné la nomination
d’un administrateur provisoire - C.A. Aix 9.7.1992.

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UE 2 25
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

TUBER
Contrôle de la société : des associés, du CAC, de l’administration, des juridictions

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE


Les associés ont des moyens légaux de
surveiller la gestion du dirigeant.

Ils peuvent aussi sanctionner la gestion.

Dans une SARL, il n’y a pas d’organe


spécifique de contrôle.
Un conseil d’administration ou un conseil de
surveillance doit surveiller la gestion du (des)
dirigeant(s).
La présence d’un commissaire aux comptes
est obligatoire dans toutes les sociétés.
Le CAC est nommé par les associés pour 6
ans.
Ce sont les associés qui fixent la mission du
CAC.
Les litiges concernant les sociétés commerciales
sont de la compétence du tribunal de grande
instance.
Pour être punie, une infraction doit être
prévue par le code pénal.
Une société est pénalement responsable des
infractions commises pour son compte par
ses organes ou ses représentants.

 Qu’est ce que le droit d’alerte ?

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26 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

Scandale !.... Après enquête, les inspecteurs du service de la concurrence et de la répression des fraudes
viennent de faire une étrange découverte dans les locaux de la société anonyme Novo, spécialisée dans la
conserverie et la commercialisation des truffes : les truffes blanches qu’elle achetait en Afrique du Nord (au
prix de 50  le kilo) étaient teintes au brou de noix pour être ensuite revendues pour des truffes noires (au
prix de 800  le kilo) à des clients célèbres tels Fauchon, Lenôtre, La Tour d’argent. L’escroquerie porte sur
des millions d’euros.

Le mécanisme de cette escroquerie est simple : la société achetait des truffes blanches en Afrique du Nord.
Puis un employé, sous les ordres du dirigeant de l’entreprise, était chargé de commander le brou de noix à
une fabrique qui facturait la marchandise au nom d’une quincaillerie fictive. Ensuite, il allait chercher le
colorant pour le ramener dans la conserverie de truffes. Là on procédait à la coloration des truffes blanches
qui devenaient noires par enchantement… Évidemment, la fraude avait été imaginée par le PDG de la
société Novo.

Il faut rassurer cependant les consommateurs : le brou de noix est un liquide brun tiré de l’enveloppe verte
de la noix, c’est donc un produit naturel sans danger pour la consommation !

TRAVAIL À FAIRE

1. Le PDG de la SA Novo est-il compétent pour l’achat de truffes ?


2. Les actionnaires de la SA Novo ont-ils les moyens de contrôler leur PDG ?
3. Existe-t-il dans la SA Novo un organe chargé de surveiller le PDG ?
4. Le commissaire aux comptes de la société pouvait-il se rendre compte de l’escroquerie ?
5. Quel est l’organisme qui a découvert l’escroquerie ?
6. Quelle est la juridiction qui sanctionnera l’infraction commise ? Selon vous, qui sera condamné ?

ANNEXE : Article 313-1 du Code Pénal

« Est punie de cinq ans d’emprisonnement et 375 000  d’amende toute personne qui soit par l’usage d’un faux nom ou
d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manœuvres frauduleuses, trompe une
personne physique ou morale et la détermine ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, de remettre des fonds,
des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir à un acte opérant obligation ou décharge. »

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UE 2 27
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

BIOTECH
Dissolution et liquidation de la société

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE


La loi a prévu les cas de dissolution d’une
société.
Le départ d’un associé est un cas de
dissolution.
La dissolution anticipée se produit après
l’arrivée du terme de la société.
La dissolution d’une société est suivie de sa
liquidation.
La société dissoute conserve la personnalité
morale jusqu’à sa radiation du RCS.
Le représentant légal de la société est chargé
d’effectuer les opérations de liquidation.
Le liquidateur est nommé par les associés.
Sa mission dure 3 ans.

Le liquidateur a une mission déterminée par


la loi.

La vente d’un bien de l’actif au liquidateur est


interdite.

 Quelle différence y a t-il entre la dissolution et la liquidation d’une société ?

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28 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

Après plusieurs années d’expansion, la SARL Biotech, créée en 1990, connaît de sérieuses difficultés liées
à des innovations qui n’ont pas trouvé de débouchés. De lourdes pertes ont été enregistrées ces 3 dernières
années. Aussi, son gérant, M. Palm, qui doit réunir l’assemblée générale ordinaire annuelle, envisage-t-il
d’inscrire à l’ordre du jour la dissolution de la société.

On vous communique divers éléments concernant la société :

La durée de la société est de 99 ans, ses statuts n’ont pas été modifiés depuis sa création.
La répartition du capital est la suivante :
M. Palm, gérant 400 parts
M. Gros 100 parts
Mme Crète 200 parts
M. Sève 300 parts

Extrait de l’article 20 des statuts : « les modifications des statuts sont décidées par les associés représentant au moins
les trois quarts des parts sociales ».

Au cours de l’assemblée, Mme Crète est la seule à rester optimiste, les autres associés pensent qu’il faut mettre un terme
à la société.

TRAVAIL À FAIRE

1. La proposition du gérant concernant l’avenir de la société est-elle de la compétence des associés ?


Justifier votre réponse.
2. Compte tenu de la position de chaque associé, quelle décision sera prise ?
3. Que va-t-il se passer après le vote des associés ? M. Palm va-t-il conserver son mandat de gérant ?
Quel rôle pourra t-il jouer ?
4. M. Palm voudrait se voir attribuer un matériel appartenant à la société, est-ce possible ?
5. À quel moment la société n’aura plus la personnalité morale ?
6. À partir de l’arrêt en Annexe 2, vous devez énoncer les faits, la procédure, le problème juridique, les
arguments de M. F. et ceux de la Cour de cassation.

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UE 2 29
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

ANNEXE 1 : Article 1844-7 du Code Civil


Modifié par ord. du 13 mars 2014

« La société prend fin :


1° Par l’expiration du temps pour lequel elle a été constituée, sauf prorogation effectuée ;
2° Par la réalisation ou l’extinction de son objet ;
3° Par l’annulation de contrat de société ;
4° Par la décision anticipée décidée par les associés ;
5° Par la décision anticipée prononcée par le tribunal à la demande d’un associé pour justes motifs, notamment en cas
d’inexécution de ses obligations par un associé, ou de mésentente entre associés paralysant le fonctionnement de la
société ;
6° Par la dissolution anticipée prononcée par le tribunal dans le cas prévu à l’art. 1844-5 (réunion de toutes parts en
une même main) ;
7° Par l’effet d’un jugement ordonnant la clôture de liquidation judiciaire pour insuffisance d’actif;
8° Pour toute autre cause prévue par les statuts. »

ANNEXE 2 : Extrait de l’arrêt cass.,


1re chambre civile, 16 octobre 2013

Attendu, selon l’arrêt attaqué (Amiens, 17 mars 2011), que MM. R., B. et C., notaires associés de la société civile
professionnelle R.-B.-C.-F., aux côtés de M. F., ont demandé la dissolution anticipée de l’office notarial invoquant
l’inexécution par ce dernier de ses obligations et la mésentente entre les associés, paralysant le fonctionnement de la
société ;
Attendu que M. F. fait grief à l’arrêt de prononcer la dissolution de la société, alors, selon le moyen :
1°/ que la mésentente grave entre associés d’une société civile professionnelle dont l’un d’eux est seul responsable ne
peut constituer pour celui-ci un juste motif l’autorisant à demander la dissolution anticipée de cette société ; que la cour
d’appel, qui a prononcé la dissolution de la SCP B., C., R. et F., en relevant que la mésentente entre M. F. et ses
associés était avérée et profonde, le premier n’ayant plus confiance dans la probité professionnelle des autres, et les
seconds ne supportant plus les mises en cause incessantes de M. F. tant par voie judiciaire que par voie de presse,
sans rechercher, comme elle y était invitée, si cette mésentente n’était pas imputable à MM. B., C. et R., dont les
agissements motivaient les actions notamment pénales engagées par M. F., ni si la demande de dissolution, loin d’être
fondée sur un juste motif, ne tendait pas pour les demandeurs à limiter les conséquences de leurs agissements, a privé
sa décision de base légale au regard de l’article 1844-7, 5° du code civil ;
2°/ que la mésentente entre associés n’est une cause de dissolution de la société que dans la mesure où elle a pour
effet de paralyser le fonctionnement de la société ; que la cour d’appel, pour prononcer la dissolution de la SCP B., C.,
R. et F., a retenu que la paralysie du fonctionnement de la SCP était à l’œuvre, le conflit permanent entre les associés
devant entraîner inéluctablement à moyen terme la mise en péril du service public assuré par l’étude, la perte de la
clientèle et le dépôt de bilan de l’office ainsi qu’une altération définitive de l’image de la profession de notaire dans le
département de l’Aisne et que si aujourd’hui le fonctionnement de l’office pouvait se poursuivre en raison de la
révocation de M. F. de son mandat de cogérant et de l’article 17 des statuts prévoyant la possibilité de convoquer à
nouveau l’assemblée pour approuver les comptes à la majorité des trois quarts des voix en cas de défaut d’approbation
à l’unanimité, ces mesures ne permettaient qu’un fonctionnement « a minima » de l’office dans l’attente de la résolution
du conflit opposant les associés, et qu’en poursuivant un fonctionnement « a minima », les associés étaient en infraction
aux articles 2, 10 et 12 du Règlement national des notaires ; qu’en statuant ainsi, en constatant un fonctionnement qui,
même a minima, écarte la paralysie de la société, et sans constater d’interdiction professionnelle paralysant la société, la
cour d’appel a violé l’article 1844-7, 5° du code civil ;

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30 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

Mais attendu qu’ayant relevé, d’une part, que si les dispositions de l’article 17 des statuts, prévoyant l’approbation des
comptes à la majorité des 3/4 des voix en cas de défaut d’approbation à l’unanimité, permettent d’envisager un
fonctionnement « a minima » de la société, les statuts exigent toutefois que les décisions soient prises à l’unanimité des
associés, condition statutaire que le conflit permanent opposant les associés ne permet plus d’atteindre, d’autre part,
que l’échec de la mesure de médiation judiciaire proposée par la cour d’appel et les dissensions entre les associés, qui
ne correspondent plus que par l’intermédiaire de leurs conseils ou en présence d’un huissier de justice, ne permettent
pas d’envisager une issue amiable au litige et rendent impossible le départ de M. B. à la retraite à défaut pour les
intéressés de s’entendre sur l’identité de son successeur, ensuite, que le temps consacré par M. F. à confondre ses
associés, au détriment de la clientèle et du suivi de ses dossiers, a entraîné une diminution du chiffre d’affaires mettant
en péril l’avenir économique de l’office notarial, déjà fragilisé par le climat social que génère ce conflit et par le départ
des clercs, enfin, que le caractère public donné par M. F. au différend, notamment par voie de presse, atteint la
réputation de l’étude et de la profession dans son ensemble, la cour d’appel, qui n’était pas tenue d’effectuer une
recherche que ses constatations rendaient inopérante, a souverainement estimé, par une décision motivée, que le
fonctionnement normal de l’étude était paralysé tant en raison du comportement de M. F. que de la mésentente
permanente entre les associés ayant entraîné la disparition de tout affectio societatis ; qu’elle a ainsi légalement justifié
sa décision ;
Par ces motifs : rejette le pourvoi.

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UE 2 31
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

DEFAGIM
La société sans personnalité morale : société en participation et société créée de fait

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE


La société en participation (S.E.P.) est une
société non immatriculée.
La S.E.P. est une société prévue par la loi.
La S.E.P. est toujours secrète (occulte).
La S.E.P. peut avoir un objet civil ou
commercial, elle se prouve par tous moyens.
Les associés d’une S.E.P sont responsables
indéfiniment des dettes sociales.

Un gérant dirige la SEP.


Sans le vouloir et sans s’en rendre compte,
des personnes peuvent avoir créé une
société.
Tous les éléments du contrat de société
doivent être réunis, y compris la contribution
aux pertes dans la société créée de fait.
Les personnes participant à la société créée
de fait ne sont pas responsables.
La société créée de fait n’a pas la
personnalité morale.

 L’effet d’une société sans personnalité morale envers les associés.

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32 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

PREMIÈRE PARTIE

La SA IMAGINE, spécialisée dans le négoce de matériaux de construction, a adressé la lettre ci-dessous à


la SARL ARTIBAT. Cette dernière, qui réalise des constructions de toutes sortes, lui a envoyé sa réponse.

SA IMAGINE Paris, le 13 Décembre 2017 SARL ARTIBAT Paris, le 15 Décembre 2017


82 Rue Thiers 24 Rue Monseigneur
75003 PARIS 75015 PARIS

Monsieur, Monsieur,

Je vous confirme, par la présente, ma participation à J’accuse réception de votre lettre du 13 Décembre 2017 et du
l’opération suivante : financement de la construction du stade chèque d’un montant de 50 000  , n°4263F sur la BNP
de football de Nanterre. Paribas.

Je vous remets à cette fin, ci-joint, à votre ordre, un chèque Cette somme représente votre participation à l’opération suivante :
d’un montant de 50 000 , n°4263F sur la BNP Paribas. financement du stade de football de Nanterre.

Il a été entendu entre nous que vous mènerez seul cette Je vous confirme que je mènerai seul cette opération et qu’à
opération et qu’à aucun moment mon nom apparaîtra dans les aucun moment votre nom n’apparaîtra dans les rapports avec
rapports avec les tiers. les tiers.

Il a été décidé que vous aurez à me rendre compte du J’aurais à vous rendre compte du développement de cette
développement de cette opération chaque fois que cela vous opération chaque fois que cela me paraîtra utile et, au moins
paraîtra utile et au moins une fois tous les mois. une fois tous les mois.

L’opération devra être terminée au plus tard le 30 juin de Je m’engage à ce que l’opération soit terminée au plus tard le
l’année à venir. Cette date pourra être prorogée d’un commun 30 juin de l’année à venir. Cette date pourra être prorogée d’un
accord entre nous. commun accord entre nous.

Le décès de l’un d’entre nous ne mettra pas fin à notre accord, Le décès de l’un d’entre nous ne mettra pas fin à notre accord,
qui se poursuivra avec nos héritiers. Les produits nets qui se poursuivra avec nos héritiers.
résultant de l’opération serviront en premier lieu au
remboursement de la somme que j’ai apportée par chèque Les produits nets résultant de l’opération serviront en premier
joint. lieu au remboursement de la somme que vous avez apportée.
Le surplus sera réparti entre nous dans les conditions
Le surplus sera réparti entre nous dans les conditions suivantes :
suivantes : - 60% pour moi-même,
- 40% pour moi-même, - 40% pour vous.
- 60% pour vous.
Si l’opération envisagée dégage des pertes, celles-ci seront Si l’opération envisagée dégageait des pertes, celles-ci seraient
supportées à raison de 40% par moi-même. En aucun cas ma supportées à raison de 40% par vous-même. En aucun cas
contribution ne pourra excéder le montant de mon apport en votre contribution ne pourra excéder le montant de votre apport
numéraire. en numéraire.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations
salutations distinguées. distinguées.
Monsieur DUMAS Monsieur LENTON
Président directeur général Gérant
as Lenton
Dum

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UE 2 33
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

TRAVAIL À FAIRE

1. À travers l’analyse de la correspondance échangée entre la SA IMAGINE et la SARL ARTIBAT,


vous devrez déterminer le contenu de leur accord.
2. La SARL ARTIBAT, lors de l’exécution du chantier, a un différend avec l’entreprise de terrassement
à qui elle a sous-traité le nivellement du terrain de football. Cette dernière lui réclame 1 000  de
plus que le devis initial compte tenu de la nature du terrain particulièrement rocheux qui a nécessité
l’intervention d’artificiers.
La SARL ARTIBAT demande à la SA IMAGINE de lui verser la somme de 400  conformément à
leur accord.
M. DUMAS vous demande s’il est tenu de payer cette somme.
3. À l’issue du chantier, les comptes font apparaître une perte de 60 000 .
La SA IMAGINE devra-t-elle y contribuer ?
4. L’accord entre les deux sociétés sera-t-il connu de l’administration fiscale ?

DEUXIÈME PARTIE
CAS N°1
Deux kinésithérapeutes, amis d’enfance et camarades de promotion, ont décidé de s’installer ensemble et
d’exercer leur activité libérale.
Ils ont loué un local commun, ouvert un compte bancaire joint. Ils tiennent une comptabilité unique et se
répartissent sensiblement par moitié les bénéfices et la clientèle qui se présente à leur cabinet.
Chacun dispose d’un véhicule pour effectuer les massages à domicile. La direction générale des impôts leur
réclame la taxe sur les voitures particulières possédées ou utilisées par les sociétés (voir Annexe).
Ils viennent vous consulter pour savoir s’ils doivent acquitter cette taxe.

TRAVAIL À FAIRE

1. Quel est le problème que vous devez régler ? Le solutionner en argumentant votre position.

ANNEXE - Taxe sur les voitures des sociétés


(CGI - Article 1010)

Les sociétés sont soumises à une taxe annuelle à raison des véhicules de tourisme qu’elles utilisent en France, quel que
soit l’Etat dans lequel ils sont immatriculés, ou qu’elles possèdent et qui sont immatriculés en France.
Champ d’application de la taxe : « Toutes les sociétés, quels que soient leur forme, leur objet et leur régime fiscal (IS,
IR) et même si elles sont exonérées d’impôt sur les bénéfices... »

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34 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

CAS N°2

Cass. com. 21 avril 1992, Cressin c/ Calvi

Vu l’article 1832 du Code civil ;


Attendu selon l’arrêt attaqué, que M. Calvi, qui exerçait ses fonctions au sein d’un cabinet comptable avec M. Cressin, a
assigné celui-ci pour voir prononcer la dissolution de la société qu’il estimait avoir existé de fait entre eux ;
Attendu que pour accueillir cette demande, la cour d’appel a retenu que l’ensemble des éléments soumis à son appréciation
démontrait une volonté commune de collaborer sur un pied d’égalité à la poursuite de l’œuvre commune, que « l’affectio
societatis » déniée par M. Cressin était objectivement démontrée, et que si rien n’était prévu dans les écrits établis entre les
parties en ce qui concernait leur participation éventuelle aux pertes, il était de jurisprudence constante que chaque associé
participe aux pertes en proportion de sa part dans le capital social ;
Attendu qu’en statuant ainsi, sans établir l’intention des parties de contribuer aussi aux pertes, la cour d’appel n’a pas
caractérisé l’existence de la société créée de fait ;
Par ces motifs, et sans qu’il y ait lieu de statuer sur les autres griefs : casse et annule, dans toutes ses dispositions, l’arrêt
rendu le 3 avril 1990, entre les parties, par la cour d’appel d’Aix-en-Provence.

TRAVAIL À FAIRE

1. Vous devrez :
- exposer les faits de l’arrêt ;
- relever le problème juridique évoqué par la Cour de cassation et la solution juridique apportée.

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UE 2 35
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

MIAM
Cas de synthèse

Trois voisines, excellentes cuisinières, ont l’idée de s’associer pour vendre par Internet et téléphone leurs
spécialités (française, asiatique, orientale et italienne). La clientèle visée :
- les actifs qui n’ont pas le temps de préparer leurs repas mais qui refusent les plats surgelés ou les plats
de la grande distribution ;
- les retraités qui n’ont plus la mobilité ou la volonté de cuisiner ;
- les associations qui organisent des repas conviviaux ;
- les entreprises qui organisent des repas d’affaires.

Après avoir mis au point le catalogue tarifé des plats et le site Internet par l’intermédiaire d’un ami, elles
rassemblent leurs moyens :
- Maguy a 1 000  d’économies et un matériel de cuisine d’une valeur de 800  ;
- Nadia a 700  d’économies, un réfrigérateur de 300  et un scooter équipé d’un coffret isolant évalué à
2 000  ;
- Li apporte ses compétences dans la cuisine asiatique qu’elle évalue à 1000  ;
Après avoir déposé le dossier de constitution, Maguy a trouvé un local pour préparer les repas (elle a signé
un bail- loyer 700 /mois)

Il est convenu de créer la SARL MIAM pour 10 ans. La valeur de chaque part sera de 100 . Les statuts sont
conformes à la loi sauf sur les points suivants :
- Art. 2 : « Les apports en industrie sont autorisés. Le nombre de parts d’industrie est déterminé de la
valeur de l'apport
façon suivante : »
valeur nominale des parts
- Art. 12 : « Tout emprunt d’un montant supérieur à 1 500  doit être autorisé par les associés. »
L’exercice social correspond à l’année civile.

DOSSIER 1 : CONSTITUTION DE LA SOCIÉTÉ

TRAVAIL À FAIRE

1. Identifiez les apports envisagés. Celui de Li est-il possible ?


2. La valeur attribuée à chaque apport est retenue par les associées, quel sera le montant du capital
de la société ?
3. Combien de parts recevront chaque associée si la valeur nominale de la part est fixée à 100  ?
4. Qui est redevable du loyer pour le local loué ?

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36 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

DOSSIER 2 : FONCTIONNEMENT ET RESPONSABILITÉ DE LA SOCIÉTÉ

La société, immatriculée, se développe bien grâce au savoir-faire des 3 associées. La gérante, Nadia, a
contacté un expert-comptable pour tenir la comptabilité de la société. Elle veut acheter un réfrigérateur plus
grand et de nouveaux équipements de cuisine pour un montant de 2 000 . Le banquier veut bien consentir
un prêt de ce montant à la société.
Nadia souhaite embaucher un coursier pour les livraisons.
La société reçoit une réclamation d’un client : il prétend que le nombre de plats livrés ne correspond pas à la
quantité commandée.

TRAVAIL À FAIRE

1. Pour quelles raisons Nadia est-elle la gérante de la société ?


2. Les opérations envisagées sont-elles de la compétence de Nadia ?
3. Quelle est la responsabilité de la société suite à la réclamation du client ? Comment se règlera le litige ?
4. Quelle sera la part de bénéfice de chaque associée, sachant qu’à la clôture de l’exercice N+3 le
bénéfice est de 2 000  ?

DOSSIER 3 : CONTRÔLE DE LA SOCIÉTÉ

Après trois années de fonctionnement, le chiffre d’affaires HT est de 750 000 , le total du bilan de
1,2 million d’ et la société a 1 salarié.

TRAVAIL À FAIRE

1. Nadia doit-elle rendre compte de sa gestion ? Que se passera-t-il si Maguy est seule à contester la
gestion ?
2. La société doit-elle nommer un commissaire aux comptes ?
3. Li peut-elle contester le prêt qu’elle juge excessif ?

DOSSIER 4 : DISSOLUTION ET LIQUIDATION DE LA SOCIÉTÉ

Les trois associées veulent maintenant se séparer car elles ont d’autres projets.

TRAVAIL À FAIRE

1. Quel est le moyen qui leur permettra de mettre fin à la société ?


2. Comment va se répartira le boni de liquidation entre les associés ? Nadia peut-elle reprendre son
scooter ?

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UE 2 37
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

LUMINANCE
SARL pluripersonnelle : constitution, fonctionnement, contrôle

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE
Une personne morale ne peut pas être
associée d’une SARL.
La répartition du capital est sans
conséquence pour les associés.
Pour un associé, détenir plus de la moitié des
parts sociales lui permet d’être gérant.

Pour un associé, détenir plus du tiers des


parts sociales lui permet de s’opposer à une
modification des statuts.

En dessous d’un tiers, la détention minoritaire


ne donne aucun pouvoir.

Un gérant associé majoritaire est irrévocable

La cession de parts sociales entraîne une


nouvelle répartition du capital et une
modification statutaire.
Acheter des stocks de marchandises est un
acte de gestion courante du gérant.
Gérer la trésorerie de l’entreprise et recruter
du personnel aussi.
Un CAC peut être nommé dans une SARL en
dehors du cas où sa nomination est
obligatoire.

 La présence du commissaire aux comptes dans la SARL.

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

M. DUVAL a une affaire personnelle de ventes de luminaires haut de gamme dans plusieurs magasins du
département. Pour tenir sa comptabilité et gérer au mieux son entreprise, il a recours au cabinet d’expertise
comptable FIDEC dont vous êtes le collaborateur.
Il vient vous entretenir d’un projet de création de société qu’il envisage avec un fabricant de luminaires : la
SARL AXA.

Après votre entretien, M. DUVAL vous a chargé des formalités de constitution de la société qu’il dirigera. Il
vous informe qu’il a actuellement en vue, la location d’un local bien situé qui pourrait servir de siège social à
la future société.

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38 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

La SARL LUMINANCE vient d’être immatriculée, M. DUVAL en est le gérant. Son capital de 20 000  se
répartit de la façon suivante :
M. DUVAL 400 parts,
me
M DUVAL, sa femme 200 parts,
SARL AXA 400 parts.

La société LUMINANCE veut importer d’Asie un lot de lampes. Sa banque est disposée à lui financer
l’opération à un taux d’intérêt que M. DUVAL juge excessif. Or, la société AXA accepte de prêter les
10 000  dont la société LUMINANCE a besoin au taux pratiqué par les autres banques.

Au cours de l’exercice, M. DUVAL a passé seul divers contrats et actes pour le compte de la société :
embauche d’une secrétaire, d’un représentant (son fils), il a acheté un équipement informatique qui lui
permet de gérer la facturation, les stocks, la trésorerie. Il a souscrit un contrat d’assurance incendie, dégâts
des eaux et a acheté des SICAV de trésorerie.
Comme l’exercice a été bon, M. Duval s’est octroyé 1 500  de complément de rémunération (sa
rémunération de gérant avait été adoptée à l’unanimité lors de sa nomination). À l’issue de l’exercice, le
chiffre d’affaires hors taxes est de 2 250 000  et le total du bilan de 1 million d’euros.

TRAVAIL À FAIRE

1. Quelles questions essentielles allez-vous poser à M. DUVAL en vue de la création de la société ?


Justifiez l’intérêt juridique de chaque question.
2. M. DUVAL peut-il signer le bail avec le propriétaire pour le compte de la future société.
3. Que pensez- vous de la répartition du capital de la SARL ?
La valeur nominale des parts est-elle légale ?
M. DUVAL vous interroge sur la façon dont il peut consulter les associés.
4. M. DUVAL vous demande si la société AXA peut faire un prêt à la société LUMINANCE.
5. Le gérant de la société AXA vous demande votre opinion sur la validité des divers actes et contrats
qu’il a passés seul, il vous précise que les statuts se réfèrent à la loi.
En dehors du vote en assemblée, la société AXA peut-elle exercer un contrôle sur la gestion de M.
DUVAL ?
6. Ayant peur de dérives dans la gestion, la société AXA voudrait qu’un commissaire aux comptes soit
présent dans la SARL LUMINANCE. Sous quelles conditions la présence d’un commissaire aux
comptes, souhaitée par la société AXA, est-elle possible ?

ANNEXE – Extrait de l’article L223-18 du C. Com (SARL)


Al. 4
« Dans les rapports entre associés, les pouvoirs du gérant sont déterminés par les statuts, et dans le silence de ceux-ci, le gérant peut
faire tous actes de gestion dans l’intérêt de la société. »

Al. 5
« Dans les rapports avec les tiers, le gérant est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la
société, sous réserve des pouvoirs que la loi attribue expressément aux associés. La société est engagée même par les actes du
gérant qui ne relèvent pas de l’objet social… »

Al. 6
« Les clauses statutaires limitant les pouvoirs du gérant sont inopposables aux tiers. »

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UE 2 39
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

KAMPALA
SARL : fonctionnement, régime des conventions, responsabilité du gérant

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE


Une convention est un contrat.

Il existe 2 catégories de conventions.

Le régime des conventions a pour but de ne


pas favoriser certaines personnes (associés,
gérants) de la société au détriment des autres
associés et de la société.
L’associé, le gérant d’une SARL sont visés
par le régime des conventions.
Un associé, minoritaire ou majoritaire peut
conclure un contrat de travail avec sa société.
La réglementation des conventions consiste
à soumettre le contrat au contrôle du
commissaire aux comptes.
Acheter un bien fabriqué par la SARL (par un
associé) échappe au régime des conventions
réglementées.
Un associé, un gérant ne peuvent pas
emprunter de l’argent à leur SARL.
Une convention interdite conclue sera
annulée.
Le régime des conventions interdites
s’applique à d’autres personnes que les
associés personnes physiques et le gérant.

 Les conventions interdites dans la SARL.

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40 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

Xavier, Omar et Emily sont trois amis qui ont fait leur stage de fin d’études d’agriculture en Ouganda.
Ils ont découvert sur place un excellent plat cuisiné : le matoké. Après leur retour en France, ils ont créer, il y
a 2 ans une SARL qui commercialise ce plat. Une fois cuisiné, le plat est congelé et proposé aux
distributeurs spécialisés en surgelés.
L’annexe 1 vous fournit les données sur la SARL.

DOSSIER 1 : DÉPLACEMENT DU SIÈGE SOCIAL ET LOCATION D’UN ENTREPÔT


FRIGORIFIQUE

Xavier, pour assurer le développement de l’activité a loué un local frigorifique à Montpellier pour stocker la
marchandise. Deux bureaux sont disponibles dans ce même local. Donc il souhaite déplacer le siége social
dans cette ville.

TRAVAIL À FAIRE

1. Xavier peut-il, de sa propre initiative, réaliser ces deux opérations ?

DOSSIER 2 : ENTRETIEN DU LOCAL FRIGORIFIQUE

Il est indispensable pour la bonne conservation de la marchandise que le matériel frigorifique bénéficie d’un
contrat d’entretien. Xavier cherche un prestataire de services dans ce domaine et signe un contrat avec la
SA DELTAFROID dont le directeur général est un de ses amis. D’ailleurs Xavier a souscrit au capital de la
SA à sa création, il possède 30% des actions.

TRAVAIL À FAIRE

2. La signature de ce contrat nécessite-t-elle une procédure particulière ?

DOSSIER 3 : PRÊT DE 20 000 

Omar a l’opportunité d’acheter un bateau pour ses loisirs. Il est en panne de trésorerie en ce moment et
sollicite Xavier pour que la SARL lui prête 20 000  qu’il s’engage à rembourser rapidement.

TRAVAIL À FAIRE

3. Xavier peut-il effectuer cette opération ?

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UE 2 41
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

DOSSIER 4 : LA RÉMUNÉRATION DE XAVIER


Au démarrage de la société, la rémunération de Xavier a été fixée à 1 200  par mois. Aujourd’hui que
l’affaire est prospère, il souhaite gagner plus et propose de signer un contrat de travail avec la SARL pour
une rémunération de 800  par mois.

TRAVAIL À FAIRE

4. Cette proposition est-elle acceptable ?

DOSSIER 5 : CLÔTURE DE L’EXERCICE


Xavier prépare l’assemblée générale et doit répondre à Emily qui se demande à quelle date celle-ci aura
lieu, de quels documents elle disposera pour apprécier l’évolution de la société et si elle pourra poser des
questions.

TRAVAIL À FAIRE

5. Vous devez donner les renseignements sur tous ces points à Emily.

DOSSIER 6 : RESPONSABILITÉ DU GÉRANT


Xavier, pris dans le tourbillon du fonctionnement de la société a besoin d’être rassuré. Il ne voudrait pas
commettre d’erreurs qui engageraient sa responsabilité.

TRAVAIL À FAIRE

6. Recenser les éventuelles sources de responsabilité dans les actes qu’il a ou pourrait passer dans
les faits qui vous ont été exposés. Un associé peut-il engager sa responsabilité ?

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42 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

ANNEXE 1

Répartition du capital de la SARL KAMPALA :


Xavier, gérant non statutaire 450 parts
Omar 350 parts
Emily 200 parts

Activité : importation et vente de plats cuisinés en provenance d’Ouganda


Siège social : Avignon 84000
Statuts : art 12 « ...le gérant ne devra pas acheter ou vendre un immeuble, signer ou résilier un bail sans en référer aux
associés réunis en assemblée et décidant à la majorité absolue... »
Exercice social : du 1er avril au 31 mars
Il n’y a pas de commissaire aux comptes dans la société.

A N N E X E 2 – Extrait de l’article L223-19 du C. Com (SARL)

Al. 1
« Le gérant ou, s’il en existe un, le commissaire aux comptes, présente à l’assemblée […] un rapport sur les conventions
réglementées. L’assemblée statue sur ce rapport. Le gérant ou l’associé intéressé ne peut pas prendre part au vote et
ses parts ne sont pas prises en compte pour le calcul du quorum et de la majorité. »

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UE 2 43
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

POINSO
SARL pluripersonnelle : fonctionnement, cession, transmission des parts sociales

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE
Un associé peut vendre les parts sociales
qu’il détient dans une SARL : il s’agit d’une
cession de parts.
Un associé décède : ses héritiers vont
devenir les nouveaux associés par
succession.
La cession à un descendant (ex. : le fils de
l’associé) est libre (sans autorisation des
associés).
La cession des parts d’un associé à un ami
est libre.
La cession des parts d’un associé à un autre
associé est libre.
L’agrément (quand il est exigé) est donné par
un vote des associés à une double majorité
fixée par la loi (en nombre d’associés et en
parts).
Une décision ordinaire peut modifier la
répartition des parts sociales.
Une décision est dite « extraordinaire » quand
elle modifie les statuts de la société.
Sauf exception, une décision extraordinaire
nécessite le vote des associés représentant
au moins deux tiers des parts sociales.
Un associé ne peut pas contester la gestion
d’un gérant en dehors de son vote
d’opposition dans les assemblées.

 Quelles sont les conditions de la cession des parts sociales d’une SARL ?

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

M. POINSO est associé dans la SARL LAFON au capital de 7 500  qui commercialise des vins fins de
Bourgogne et de la région de Bordeaux. Créée en 1993 par trois associés, elle connaît depuis un
développement régulier. Elle est gérée par M. DOREMI depuis sa création. Deux associés, M. DOREMI et
M. FERAUD, travaillent en qualité de commerciaux pour la société. C’est à la suite du décès accidentel de
ses parents que M. POINSO est entré dans la société à l’âge de 25 ans. Actuellement sans emploi et
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44 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

titulaire d’un BTS de comptabilité, il manifeste un grand intérêt pour la gestion de la société et pose sans
arrêt des questions au gérant ou à l’expert comptable de la société. Les deux autres associés n’apprécient
pas particulièrement cette attitude « inquisitrice ».
La répartition du capital est la suivante
M. DOREMI, gérant 400 parts,
M. FERAUD 300 parts,
M. POINSO 300 parts.
Il n’y a pas de commissaire aux comptes dans la société. Les statuts n’ont pas été modifiés depuis la
création de la société.
Collaborateur dans le cabinet d’expertise comptable de la société, vous êtes consulté par le gérant.

TRAVAIL À FAIRE

1. Les statuts actuels de la société étant conformes à la loi, peut-on faire obstacle, pour l’avenir, à
l’entrée des héritiers dans la société ? Que faudra-t-il faire ?
2. Compte tenu de l’attitude harcelante de M. POINSO, M. DOREMI voudrait savoir s’il est obligé de
répondre à toutes les questions qu’il lui pose tout au long de l’année et si la menace qu’il brandit
continuellement de « faire nommer un expert » s’il n’est pas donné suite à ses demandes est fondée
ou pas.
3. Lors de la dernière assemblée générale annuelle, M. POINSO a menacé M. DOREMI de déposer
plainte pour abus de biens sociaux car il a appris que la société s’est portée caution pour le fils de
M. DOREMI qui a emprunté de l’argent à une banque pour acheter un logement personnel.
M. DOREMI prend cette menace au sérieux et vous demande ce que vous pensez de cette
opération et de ses conséquences civiles.
4. M. POINSO souhaiterait un emploi administratif dans la société. Évidemment, les deux autres
associés ne sont pas favorables à ce projet. M. POINSO prétend, s’il n’obtient pas satisfaction :
- qu’il peut écarter M. DOREMI de la gestion de la société et prendre sa place ;
- qu’il peut convoquer une assemblée pour le révoquer (vous aider de l’Annexe).
Qu’en pensez-vous ?
5. Au cours de la dernière assemblée générale, M. POINSO a été le seul à voter contre l’approbation
des comptes et la mise en réserve des bénéfices. En effet, le gérant voudrait renforcer les fonds
propres de la société et procéder plus tard à une augmentation de capital par incorporation de
bénéfices.
Le vote négatif de M. POINSO a-t-il eu une influence sur la résolution d’approbation des comptes et
la mise en réserve des bénéfices ? En s’opposant seul à la future augmentation de capital, pourra-t-il
y faire obstacle ?
6. Conscient que cette situation de mésentente entre associés est néfaste pour la société, M. FERAUD
propose à M. POINSO de lui racheter ses parts, mais M. POINSO refuse de consentir la clause de
non-concurrence et la clause de garantie de passif contenues dans le contrat de cession des parts
qui lui est proposé.
Quels sont les intérêts attachés aux deux clauses pour le cessionnaire (acheteur des parts) ?

ANNEXE – Extrait de l’arrêt C. A. Orléans 24.05.07


« Dans une SARL comportant un associé-gérant minoritaire et un associé majoritaire, celui-ci avait procédé à la
révocation du gérant au cours d’une assemblée qu’il avait convoquée lui-même.
La cour d’appel d’Orléans, statuant en référé, a jugé que cette révocation était irrégulière et a décidé que le gérant avait
conservé ses pouvoirs et a ordonné que la personne désignée pour le remplacer quitte immédiatement le siège social. »

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UE 2 45
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

BONNET
SARL pluripersonnelle : opérations sur capital

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE

Le coup d’accordéon est une réduction de


capital suivie d’une augmentation.

Réduire le capital et l’augmenter sont des


décisions ordinaires.

Quand les capitaux propres deviennent


inférieurs à la moitié du capital social, il faut
dissoudre la société.

Lors d’une augmentation de capital dans une


SARL, les associés ont un droit préférentiel
de souscription.
L’émission d’obligations est possible
désormais dans une SARL.
L’émission d’obligations est une décision
extraordinaire.

La présence d’un CAC dans une SARL est


obligatoire.

Par principe, c’est le gérant qui convoque les


associés en assemblée.

Un associé peut convoquer une assemblée.

La location de parts sociales est autorisée.

 Qu’est ce que la minorité de blocage ?

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46 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

Vous êtes en charge du dossier de la SARL BONNET, créée en 2006, dont vous détenez les éléments
suivants et pour laquelle vous devez donner des réponses justifiées aux diverses questions qui vous sont
posées. On vous précise que les statuts sont conformes à la loi.

Répartition du capital de la SARL : - M. BONNET, associé gérant : 450 parts


- Mlle BONNET, associée : 250 parts
- M. DUL, associé : 300 parts

TRAVAIL À FAIRE

1. M. DUL veut se retirer de la société, il a trouvé un acquéreur, M. DONT. Le gérant est favorable à
l’opération, mais Mlle BONNET y est opposée.
L’opération pourra-t-elle avoir lieu ? (La procédure liée à l’opération n’a pas à être développée.)
2. Votre attention est attirée par la lecture du passif du dernier bilan de la société (voir Annexe).
Le gérant envisage une solution : un de ses amis est prêt à apporter des fonds après
assainissement de la situation de la société.
Quelles sont les décisions à prendre pour réaliser ce projet ? Seront-elles prises compte tenu de
l’opposition de Mlle BONNET ?
3. Quelle est l’obligation légale qui découle de la situation financière de la société ? Quelle sera, selon
vous, l’issue de cette obligation légale compte tenu du fait que Mlle BONNET souhaite arrêter sa
participation dans la société, à l’inverse des autres associés ?
4. Pour sortir de cette impasse financière, le gérant a une idée : l’émission d’obligations. Il vous précise
que la société a réalisé un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros, qu’elle a 60 salariés et que tous
ses exercices antérieurs ont été approuvés.
Cette opération vous paraît-elle légalement envisageable ?
5. M. BONNET vient de décéder brutalement d’une crise cardiaque.
Qui peut convoquer l’assemblée des associés pour nommer un nouveau gérant ?

ANNEXE – Passif du dernier bilan

Capital 25 000
Réserve légale 5 000
Réserves 5 200
Report à nouveau - 6 000
Perte de l’exercice - 17 000

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UE 2 47
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

BIO ATTRACTION
La SARL unipersonnelle : constitution, fonctionnement

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE

On peut être seul associé dans une SARL.

L’associé unique peut être une personne


physique ou une personne morale.
Une EURL peut-être associée unique d’une
autre EURL.
L’associé unique peut être le gérant de la
société.
La responsabilité de l’associé unique est
illimitée.
Grâce à cette société, la transmission de
l’entreprise est facilitée.
Les formalités liées à cette société sont
moins nombreuses que pour les autres
sociétés.

Les règles de fonctionnement sont allégées.

Le régime des conventions est applicable à la


SARL unipersonnelle.

Le passage de l’EURL vers la SARL est


automatique lorsque de nouveaux associés
entrent dans la société.
Le gérant, associé unique n’a pas à établir le
rapport de gestion et l’approbation des
comptes n’est pas obligatoire.

 Dresser un tableau comparatif entre l’EURL et le statut d’EIRL en abordant les points suivants : forme juridique,
participant, capital, responsabilité du participant, formalisme, dirigeant.

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48 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

M. BARA a mis au point un produit qu’il diffuse en vente directe en utilisant la publicité dans des revues, magazines, etc.
(Annexe 1). Le succès de son produit est fulgurant. Il envisage de créer une SARL unipersonnelle.

TRAVAIL À FAIRE

1. Il vous consulte pour que vous lui donniez les caractéristiques, les avantages et inconvénients de
l’EURL. Il vous précise qu’il souhaite gérer seul sa société. Son vœu est-il réalisable ?
Un client qui avait commandé son produit n’a pas obtenu les effets escomptés et le menace d’une
action en justice pour publicité mensongère.
2. M. BARA vous consulte pour savoir les risques qu’il encourt au cas où il serait condamné à des
dommages-intérêts en envisageant les trois hypothèses suivantes :
- son entreprise reste sous la forme individuelle ;
- son entreprise est une SARL unipersonnelle ;
- Il adopte le statut d’EIRL.
3. En cas d’adoption de la SARL unipersonnelle, il vous demande s’il devra établir des documents
sociaux (procès-verbaux, rapport de gestion etc.). Pourra-t-il être rémunéré en sa qualité de gérant,
avoir un contrat de travail avec sa société, alimenter son compte personnel en prélevant des
sommes sur le compte de la société, en cas de besoin ?
4. Sera-t-il soumis au régime des conventions ? Que se passera-t-il si M. Bara décide la dissolution de
sa société ? (Vous aider de l’Annexe 2)
5. M. Bara vous interroge pour savoir s’il sera facile d’associer son fils à son activité dans la société.
6. Le décret du 19/12/2008 a publié le modèle de statuts types d’une EURL dont l’associé unique est aussi
gérant (Annexe 3) que vous devez remplir à partir des éléments du sujet. Le capital sera de 2 000 
provenant du compte personnel de M. Bara, né le 20.05.1949 à Paris (son domicile est celui du siège social).

ANNEXE 1 - COMMENT UNE SENTEUR ÉROGÈNE PEUT-


ELLE RENDRE TOUT LE MONDE IRRÉSISTIBLE ?
Les magazines et les journaux s’en sont fait l’écho : les laboratoires Olivier BARA viennent de mettre au point une
étonnante substance qui a le pouvoir de rendre « irrésistibles » les personnes qui s’en vaporisent de quelques gouttes.

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UE 2 49
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

ANNEXE 2 - TRANSMISSION UNIVERSELLE DU


PATRIMOINE DE LA SOCIÉTÉ À L’ASSOCIÉ UNIQUE EN
CAS DE DISSOLUTION (ART. 1844-5 AL 3 ET 4 C.CIVIL).
En cas de dissolution, celle-ci entraîne la transmission universelle du patrimoine de la société à l’associé unique, sans qu’il y ait lieu à
liquidation…
Cette disposition n’est pas applicable aux sociétés dont l’associé unique est une personne physique (L 15.05.2001).

ANNEXE 3 : MODÈLE DE STATUTS TYPES


DÉCRET DU 19/12/2008

Société : ……………………………………………………. (dénomination sociale)


Société à responsabilité limitée
Au capital de : ............................
Siège social : :............................
Le soussigné :
M. : ........................................................................ (nom de naissance et, le cas échéant, nom d’usage, prénom, domicile, date et lieu
de naissance) a établi ainsi qu’il suit les statuts d’une société à responsabilité limitée dont le gérant est l’associé unique.
Statuts
Article 1er
Forme
La société est à responsabilité limitée.
Article 2
Objet
(Indiquer ici toutes les activités qui seront exercées par la société.)
La société a pour objet : ...................................................
Et, plus généralement, toutes opérations, de quelque nature qu’elles soient, juridiques, économiques et financières, civiles et
commerciales, se rattachant à l’objet sus-indiqué ou à tous autres objets similaires ou connexes, de nature à favoriser, directement ou
indirectement, le but poursuivi par la société, son extension ou son développement.
Article 3
Dénomination
(Nom de la société.)
Sa dénomination sociale est : ...................................................
Son sigle est : ................................................... (facultatif).
Dans tous les actes et documents émanant de la société, cette dénomination doit être précédée ou suivie immédiatement des mots
« société à responsabilité limitée » ou des initiales « SARL » et de l’énonciation du capital social.
Article 4
Siège social
(Indiquer ici l’adresse du siège social.)
Le siège social est fixé à : ...................................................
Il peut être transféré par décision de l’associé unique.
Article 5
Durée
(Indiquer ici la durée, sans qu’elle puisse excéder quatre-vingt-dix-neuf ans.)
La société a une durée de ......... années, sauf dissolution anticipée ou prorogation.

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50 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

Article 6
Apports
Apports en numéraire : ...................................................
(Indiquer ici le montant des espèces en euros.)
M. ........................ apporte et verse à la société une somme totale de ...................................................
La somme totale versée, soit ...................................................
a été déposée le ...................................................
au crédit d’un compte ouvert au nom de la société en formation, à ...................................................
(Indiquer ici les coordonnées de l’établissement financier.)
Apports de biens communs (le cas échéant) : ...................................................
(Il s’agit des biens appartenant à la communauté des époux.)
Cette somme provient de la communauté de biens existant entre l’apporteur et son conjoint : ................................................... (nom,
prénoms), qui a été préalablement averti de cet apport par lettre recommandée avec avis de réception reçue le
................................................... comportant toutes précisions utiles quant aux finalités et modalités de l’opération d’apport.
Par lettre en date du ..................................................., M. ....................., conjoint de l’apporteur, a renoncé expressément à la faculté
d’être personnellement associé, pour la moitié des parts souscrites. L’original de cette lettre est demeuré annexé aux présents statuts.
Apports par une personne ayant contracté un PACS (le cas échéant) : ...................................................
M./Mme ................................................... réalise le présent apport pour son compte personnel et est en conséquence seul propriétaire
des parts sociales qui lui sont attribuées en rémunération de son apport.

Article 7
Capital social et parts sociales
(Indiquer le montant en euros.)
Le capital est fixé à la somme de : ...................................................
(Indiquer ici le nombre de parts sociales pour le montant du capital et, de manière facultative, le montant de ces parts.)
Le capital est divisé en ................................................... (nombre) parts sociales égales
d’un montant de ................................................... chacune, intégralement libérées (ou : libérées chacune à concurrence du
................................................... (cinquième, quart, moitié...)). La libération du surplus, à laquelle il s’oblige, interviendra en une ou
plusieurs fois sur décision du gérant.

Article 8
Gérance
La société est gérée par son associé unique, M. ...................................................

Article 9
Décisions de l’associé
L’associé unique exerce les pouvoirs et prérogatives de l’assemblée générale dans la société pluripersonnelle. Ses décisions sont
répertoriées sur un registre coté et paraphé. Il ne peut en aucun cas déléguer ses pouvoirs.

Article 10
Exercice social
Chaque exercice social a une durée de douze mois qui commence le ......................... et finit le ..........................
(Par exception, le premier exercice sera clos le ..................)

Article 11
Comptes sociaux
L’inventaire et les comptes annuels sont établis par l’associé unique gérant. Leur dépôt au registre du commerce et des sociétés dans
le délai de six mois à compter de la clôture de l’exercice vaut approbation des comptes. Le rapport de gestion est établi chaque année
par l’associé unique gérant et tenu à la disposition de toute personne qui en fait la demande.

Article 12
Actes accomplis pour le compte de la société en formation.
L’état des actes accomplis pour le compte de la société en formation a été annexé aux statuts. La signature de ceux-ci emportera
reprise de ces engagements par la société, lorsque celle-ci aura été immatriculée au registre du commerce et des sociétés.

Article 13
Frais/formalités de publicité
Les frais afférents à la constitution des présents statuts et de leurs suites seront pris en charge par la société. Tous pouvoirs sont
donnés au porteur d’une copie des présentes à l’effet d’accomplir toutes les formalités légales de publicité.
Fait à .................................... le .....................................
En .................... exemplaires.

Signature de l’associé

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UE 2 51
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DROIT DES SOCIÉTÉS

BALNEO
La société anonyme : constitution, associés, apports, libération du capital

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE


Il faut être 7 associés au minimum pour créer
une SA.
Le montant de capital minimum à réunir est
de 37 000 .
Le capital d’une SA doit être intégralement
souscrit.
Tous les types d’apports sont autorisés dans
la SA.
L’apport en numéraire doit être libéré de
moitié au moins à la souscription.
Le fait de ne pas libérer le capital est une
infraction (délit).
L’apport en nature doit être évalué
obligatoirement par un commissaire aux
apports.
L’évaluation des apports en nature par le
commissaire aux apports s’impose aux
actionnaires.
La majoration frauduleuse des apports en
nature est une infraction (délit).
Toutes les activités sont possibles pour une
SA.

La SA peut faire une offre au public.

 Donner la définition de la société anonyme.


 Qu’est ce qu’une offre au public ?

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52 UE 2
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DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

Le développement de la balnéothérapie incite certains consommateurs à améliorer le confort intérieur de


leur maison en installant des spa, jacuzzi, sauna, hammam. Les frères Flot spécialisés dans la rénovation
d’appartements ont pris contact, au dernier Salon de balnéothérapie avec des fournisseurs fabricants de
spa, de sauna. Ils ont conçu ensemble un projet de création de société afin de proposer à la clientèle un
nouveau concept « le bien-être chez soi ».

Les frères Flot vous consultent pour les aider dans cette création. Ils vous fournissent les éléments
suivants :

Futurs actionnaires de la SA Apports de chaque actionnaire

R. Flot 10 000  et un matériel évalué à 5 000 


P. Flot, épouse de R. Flot 1 000 
C. Flot 10 000  et ses compétences de plombier
V. Flot, épouse de C. Flot 1 000 
SA. SPA 20 000  et du matériel évalué à 20 000 
SA SAUN 15 000 

La SA ne sera pas cotée dans l’immédiat.

TRAVAIL À FAIRE

1. La société peut-elle être légalement constituée avec les personnes citées ?


2. Identifier les apports. Sont-ils autorisés dans la SA ?
3. L’évaluation du matériel par les actionnaires suffit-elle ? (Vous aider de l’Annexe.)
4. Quel sera le montant du capital de la future société ? Est-il légal ?
5. Quel sera le montant minimal que les actionnaires devront libérer à la souscription ?
6. Caractériser l’objet de la société
7. Quelles sont les tâches que vous devez effectuer pour permettre la création de cette société ?
8. La société pourra-t-elle faire une offre au public dans l’avenir ?

ANNEXE – Extrait de l’article L225-8 C. Com

En cas d’apports en nature […], un ou plusieurs commissaires aux apports sont désignés par décision de justice, à la
demande des fondateurs ou de l’un d’entre eux…

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UE 2 53
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

VALENTIN
La société anonyme avec conseil d’administration : statut des organes de direction, cumul de mandats

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE
Le conseil d’administration d’une SA se
compose de 3 administrateurs au minimum,
18 au maximum.
Les membres du CA peuvent être des
personnes physiques ou morales.
La personne morale administrateur devra
désigner une personne physique pour la
représenter au CA.
Un administrateur doit obligatoirement
détenir des actions de la SA.

Chaque administrateur compte pour une voix.


Les administrateurs sont nommés par
l’assemblée générale des actionnaires pour
une durée fixée par les statuts sans pouvoir
excéder 6 ans.

Le PCA est nommé de la même façon.

Un PCA peut être également directeur général


de la société. Il doit être une personne
physique.
Quand un administrateur décède, les
administrateurs doivent éventuellement le
remplacer temporairement.
Le directeur général peut avoir des
« assistants », appelés directeurs généraux
délégués.
Le nombre de mandats que les dirigeants
peuvent détenir est illimité (cumul de mandats).

 Après avoir défini le cumul de mandats, vous devrez en présenter les avantages et inconvénients.

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

PREMIÈRE PARTIE
M. Valentin est actuellement président directeur général d’une société anonyme, à Lyon, spécialisée dans la
fabrication et la commercialisation de confiseries « les coussins de Lyon », société familiale centenaire et
non cotée dont la composition du conseil d’administration est la suivante :
Léon Valentin, 60 ans, PDG, détient 1 000 actions. Valérie Valentin, 40 ans, administrateur, détient 500
actions. SARL Amandine, administrateur, détient 1 000 actions
Il vous est précisé que Valérie Valentin est directrice financière de la SA.

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54 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

TRAVAIL À FAIRE

1. Vous devez vérifier la légalité de la composition du conseil d’administration. Un administrateur doit-il


être obligatoirement actionnaire de la société ?
2. Qui a nommé les administrateurs ? le PCA ? Quelle est la durée de leur mandat ? Qui détermine
leur rémunération ?
3. Léon Valentin peut-il être également directeur général ?
4. Qui siègera au conseil d’administration pour la SARL ? Cette personne peut-elle avoir un contrat de
travail avec la SA ?
5. Un tragique accident vient de coûter la vie à Valérie Valentin ? Que va-t-il se passer au niveau du
conseil d’administration ?
6. Léon Valentin souhaite être assisté au niveau de la direction car la société va se diversifier et
s’étendre géographiquement. Quelle solution proposez-vous ?

DEUXIÈME PARTIE

M. VALENTIN vous consulte car il a multiplié les mandats dans diverses sociétés. Il voudrait savoir s’il peut
valablement occuper tous ces postes. Il vous précise que ces sociétés sont
indépendantes les unes des autres, juridiquement et financièrement, et que
leurs titres ne sont pas admis aux négociations sur un marché réglementé.
Actuellement, il est :
- membre du directoire d’une SA à Paris ;
- administrateur d’une SA à Cannes ;
- directeur général et administrateur d’une SA à Lyon ;
- directeur général d’une SA à St Étienne ;
- membre du conseil de surveillance d’une SA à Gênes (Italie) ;
- représentant permanent d’une SA à Clermont-Ferrand ;
- directeur général délégué d’une SA à Nice.

TRAVAIL À FAIRE

1. Vous devez comptabiliser les mandats de M. VALENTIN et conclure sur sa possibilité de les exercer
valablement. Justifiez vos solutions. Vous aider de l’Annexe.
2. M. VALENTIN vient d’apprendre que des salariés peuvent siéger au conseil d’administration de
sociétés anonymes. Il vous demande des précisions sur ce point.

ANNEXE
Article L225-21 du C. Com
Une personne physique ne peut exercer simultanément plus de 5 mandats d’administrateur de sociétés anonymes ayant leur siège
social sur le territoire français.
Article L225-54-1 al. 1 du C. Com
Une personne physique ne peut exercer simultanément plus d’un mandat de directeur général de sociétés anonymes ayant leur siège
social sur le territoire français.
Article L225-67 al. 1 du C. Com
Une personne physique ne peut exercer plus d’un mandat de membre du directoire ou de directeur général unique de sociétés
anonymes ayant leur siège social sur le territoire français.
Article L225-94-1 al. 1 C. Com
L’exercice par un administrateur, président ou non, des fonctions de directeur général dans la même société ne compte que pour un
seul et même mandat (celui de DG).

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UE 2 55
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

MEROU
Société anonyme avec conseil d’administration : fonctionnement, pouvoirs des dirigeants

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE
Un directeur général, un PCA ne doit pas
dépasser l’âge de 65 ans pour exercer ces
fonctions.
Un administrateur en fonction peut bénéficier
d’un contrat de travail.
Le nombre d’administrateurs détenant un
contrat de travail doit respecter la règle du
tiers.
Le conseil d’administration est compétent
pour décider une augmentation de capital
sous une condition.
Le conseil d’administration est compétent
pour donner la caution de la société.
Aucun quorum n’est exigé par loi pour toute
délibération du CA.
Un administrateur peut se faire représenter
par un tiers au CA.
Le CA doit voter à la majorité des
administrateurs présents et représentés pour
que le vote soit légal.
Chaque administrateur détient une voix.
Les actionnaires pourront être informés sur la
gestion.
Un actionnaire doit détenir un minimum
d’actions pour pouvoir voter en assemblée
générale.

 Quels sont les documents accessibles à l’actionnaire d’une société anonyme non cotée pour voter en connaissance de
cause lors de l’assemblée générale annuelle ?

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

Les établissements MEROU ET FILS, créés en 1900 par Armand MEROU, étaient une affaire personnelle
de fabrication et vente d’articles de pêche. À son décès, ses fils Louis et Albert prirent sa succession et lui
donnèrent le statut de SARL en 1947 puis de SA en 1956, au capital actuel de 300 000 .
La répartition du capital est la suivante :
Louis MEROU 10 500 actions Daniel CHAIX 50 actions
Albert MEROU 15 000 actions Anik DOMERGUE 25 actions
Roger MEROU 4 350 actions Lolita ROUSSEL 25 actions
Pierre MEROU 50 actions

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56 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

Effectif de la SA : 46. Total du bilan du dernier exercice : 15 millions d’euros. Commissaire aux comptes : M. GOT.
Les statuts sont conformes à la loi. La société n’est pas cotée.
Louis MEROU est le président du conseil d’administration et assume la direction générale de la société (il va
fêter ses 65 ans cette année) ; Albert MEROU, Roger MEROU, Pierre MEROU et Daniel CHAIX sont
administrateurs. Pierre MEROU est également directeur administratif et financier.
Daniel CHAIX, du fait de sa formation comptable, est pressenti pour occuper le poste de chef comptable de
la société.
45% des produits vendus par la société sont fabriqués par elle-même, 55% sont achetés à l’étranger. La
société a deux filiales: la SA LAMBLIN et la SARL PROVENCALE DE PECHE. La SA MEROU a 5% du
marché national et la concurrence étrangère est vive.
Pour renforcer ses moyens financiers, la direction envisage une augmentation de capital par apports en
numéraire de 100 000 . Plusieurs investisseurs, dont la SA Finance et M. Duval, souhaiteraient souscrire à
cette augmentation de capital.
Collaborateur de M. Pujol, expert-comptable, vous êtes consulté par Louis Merou sur les points suivants.

TRAVAIL À FAIRE

1. Le remplacement de Louis Merou à la tête de la SA : Roger Merou pourrait lui succéder. Précisez la
raison du départ de Louis Merou et les conditions et modalités de la nomination de Roger Merou
(ingénieur, 40 ans, il n’a aucun autre mandat que ceux exercés dans la société Merou). Respectera-
t-il les limites légales concernant le cumul des mandats dans la SA ?
2. Daniel Chaix peut-il occuper le poste de chef comptable de la société ?
3. Les actionnaires favorables à l’augmentation de capital envisagée souhaitent cependant connaître
les conditions légales d’une telle opération (voir l’Annexe).
4. M. Duval, qui envisage de souscrire à l’augmentation de capital, vous demande de l’informer sur les
droits des actionnaires dans la gestion de la société.
5. Le commissaire aux comptes vient de constater, en consultant les comptes de la SA MEROU, que le
compte courant de Pierre Merou est débiteur de 11 400  à la suite du prêt que la société lui a
consenti courant janvier. Que pensez-vous de cette opération ?
6. La BNP, banque de la SA MEROU et de sa filiale (la SARL PROVENCALE DE PECHE), souhaite,
pour augmenter le découvert consenti à cette dernière, bénéficier d’une caution de 50 000  de la
SA MEROU. Dans quelles conditions juridiques cet engagement peut-il être pris ?

ANNEXE

Article L225-129 al. 1 du C. Com

L’assemblée générale est seule compétente pour décider, sur le rapport du conseil d’administration ou du directoire, une
augmentation de capital immédiate ou à terme. Elle peut déléguer cette compétence au conseil d’administration ou au
directoire sous conditions.

Article L225-131 al. 1 du C. Com

Le capital doit être intégralement libéré avant toute émission d’actions nouvelles à libérer en numéraire.

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UE 2 57
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

FRUITS D’OR
Société anonyme avec CA : Régime des conventions

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE


Une convention est dite « réglementée »
quand elle est conclue entre la SA et son
directeur général ou un de ses
administrateurs ou un de ses actionnaires
détenant plus de 10% de droits de vote.
Est réglementée une convention entre la SA
et une entreprise dans laquelle le directeur
général est commun aux deux entreprises.
Une convention réglementée est soumise à
l’autorisation préalable et motivée du CA.
Les conventions conclues et autorisées au
cours d’exercices antérieurs dont l’exécution
a été poursuivie au cours du dernier exercice
sont examinées chaque année par le CA.
Les conventions réglementées doivent être
communiquées au CAC.
Le CAC n’a pas à établir de rapport spécial
sur les conventions.
Les conventions réglementées ne sont pas
soumises au vote de l’assemblée générale
des actionnaires puisqu’elles ont été
autorisées par le CA.
Une convention est dite « libre » quand elle
porte sur une opération courante et conclue à
des conditions normales.

Une convention conclue par une SA avec une


autre société dont la première détient 100%
du capital est une convention libre.

Une convention libre n’est soumise à aucun


formalisme.

Un administrateur, personne physique, ne


peut emprunter de l’argent à sa SA ni obtenir
sa caution.
Un administrateur, personne morale peut
emprunter de l’argent à sa SA, obtenir sa
caution.

 Vous devez justifier la règlementation des conventions mise en place par le législateur.

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58 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

PREMIÈRE PARTIE

La SA Fruits d’Or est une coopérative agricole dirigée par M. Dur, directeur général. Son activité consiste à
stocker et à vendre les fruits des adhérents producteurs dans le département du Vaucluse.

M. Dur dirige aussi, dans le département voisin, la SA Pom d’Api, dont l’activité est identique à celle de la SA
Fruits d’Or.
La capacité de stockage de la SA Fruits d’Or étant insuffisante, M. Dur envisage de louer les installations de
la SA Pom d’Api pour plusieurs années.
Qualifier cette opération de location. Y a-t-il un formalisme à respecter pour ce contrat ?

TRAVAIL À FAIRE

1. Vous devez :
- identifier les parties contractantes ;
- qualifier la convention en vous aidant de l’Annexe.

DEUXIÈME PARTIE

La SA Les fils de Victorin Teyssier (FVT) exploite une entreprise de charcuterie sous la direction de M.
Victorin Teyssier. Ce dernier a créé une SARL, la SADAP, spécialisée dans l’approvisionnement en produits
alimentaires et dérivés. Cette société a pour seuls associés les enfants mineurs de M. Victorin Teyssier. La
gérance de cette SARL a été confiée à un tiers. Sous l’impulsion de M. Victorin Teyssier, elle devient alors le
fournisseur exclusif en viande de porc de la SA FVT puisqu’un contrat d’approvisionnement exclusif a été
signé entre la SA et la SARL.

À l’expiration du mandat de M. Victorin Teyssier, la SA FVT veut assigner la SADAP en nullité de l’accord
passé entre les deux sociétés au motif que le contrat a été conclu sans l’autorisation du conseil
d’administration de la SA FVT. Il est précisé que M. Victorin Teyssier n’est ni gérant, ni associé de la
SADAP.

TRAVAIL À FAIRE

1. Le contrat vous parait-il susceptible d’annulation ? Sur quelle base juridique (vous aider de l’Annexe) ?

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UE 2 59
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

ANNEXE

L.225-38 du C.Com modifié par l’ordonnance du 31.07.2014 :

Toute convention intervenant directement ou par personne interposée entre la société et son directeur général, l’un de
ses directeurs généraux délégués, l’un de ses administrateurs, l’un de ses actionnaires disposant d’une fraction des
droits de vote supérieur à 10% ou, s’il s’agit d’une société actionnaire, la société la contrôlant au sens de l’article L.233-3
doit être soumise à l’autorisation préalable du conseil d’administration.
Il en est de même des conventions auxquelles une des personnes visées à l’alinéa précédent est indirectement
intéressée.
Sont également soumises à autorisation préalable les conventions intervenant entre la société et une entreprise, si le
directeur général, l’un des directeurs généraux délégués ou l’un des administrateurs de la société est propriétaire,
associé indéfiniment responsable, gérant, administrateur, membre du conseil de surveillance ou, de façon générale,
dirigeant de cette entreprise.
L’autorisation préalable du conseil d’administration est motivée en justifiant de l’intérêt de la convention pour la société,
notamment en précisant les conditions financières qui y sont attachées.

L225-39 du C.Com modifié par l’ordonnance du 31.07.2014 :

Les dispositions de l’article L225-38 ne sont pas applicables ni aux conventions portant sur des opérations courantes et
conclues à des conditions normales ni aux conventions conclues entre deux sociétés dont l’une détient, directement ou
indirectement, la totalité du capital de l’autre.

L225-40-1 créer par l’ordonnance du 31.07.2014 :

Les conventions conclues et autorisées au cours d’exercices antérieurs dont l’exécution a été poursuivie au cours du
dernier exercice sont examinées chaque année par le conseil d’administration et communiquées au commissaire aux
comptes pour les besoins de l’établissement de son rapport.

L225-42 du C.Com :

Sans préjudice de la responsabilité de l’intéressé, les conventions visées à l’article L. 225-38 et conclues sans
autorisation préalable du conseil d’administration peuvent être annulées si elles ont eu des conséquences
dommageables pour la société.

L’action en nullité se prescrit par trois ans, à compter de la date de la convention. Toutefois, si la convention a été
dissimulée, le point de départ du délai de la prescription est reporté au jour où elle a été révélée.

La nullité peut être couverte par un vote de l’assemblée générale intervenant sur rapport spécial des commissaires aux
comptes exposant les circonstances en raison desquelles la procédure d’autorisation n’a pas été suivie.

L225-43 du C.Com :

À peine de nullité du contrat, il est interdit aux administrateurs autres que les personnes morales de contracter, sous
quelque forme que ce soit, des emprunts auprès de la société, de se faire consentir par elle un découvert, en compte
courant ou autrement, ainsi que de faire cautionner ou avaliser par elle leurs engagements envers les tiers.

Toutefois, si la société exploite un établissement bancaire ou financier, cette interdiction ne s’applique pas aux
opérations courantes de ce commerce conclues à des conditions normales.

La même interdiction s’applique au directeur général, aux directeurs généraux délégués et aux représentants
permanents des personnes morales administrateurs. Elle s’applique également aux conjoints, ascendants et
descendants des personnes visées au présent article ainsi qu’à toute personne interposée.

L’interdiction ne s’applique pas aux prêts qui sont consentis par la société en application des dispositions de l’article
L.313-1 du Code de la construction et de l’habitation aux administrateurs élus par les salariés.

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60 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

Dès le 1er janvier,


n’oubliez pas de nous
envoyer votre mail pour
recevoir un résumé de la
loi de Finances qui vous
permettra de mettre à
jour vous-même vos
connaissances.

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UE 2 61
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

AIR LIQUIDE
Société anonyme avec CA : tenue et pouvoir des assemblées

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE


Un quorum et une majorité doivent être
atteints pour qu’une décision ordinaire soit
valablement prise au cours d’une assemblée
de SA.
Un actionnaire peut se faire représenter au
cours d’une AG.

La loi n’impose pas de délai de convocation

Un actionnaire peut voter par correspondance.

L’actionnaire peut voter par Internet.

En principe, c’est le conseil d’administration


(ou le directoire) qui est compétent pour
convoquer les assemblées.
Quand une action est au porteur, la société ne
connaît pas l’identité de l’actionnaire.
Un actionnaire peut faire inscrire un projet de
résolution à l’ordre du jour.
Une assemblée ne peut voter que sur des
points inscrits à l’ordre du jour.
La révocation d’un administrateur peut
intervenir au cours d’une assemblée même si
elle ne figure pas à l’ordre du jour.

 Quelles sont les attributions d’une assemblée générale ordinaire ?

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62 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

La société Air Liquide est spécialisée dans la fabrication et services liés aux gaz. Il s’agit d’une société
française cotée (capital : 911 549 859 ) ayant des implantations mondiales. En voici quelques
caractéristiques.

68 000

Le Conseil d’administration se compose de 12 membres dont 5 femmes. Le PDG est B. Pottier. Les
actionnaires individuels détiennent 36% du capital d’Air Liquide.
Un actionnaire de la société AIR LIQUIDE a reçu, courant avril, un ensemble de documents en prévision de
l’assemblée générale annuelle. Vous devrez, à partir de leur analyse et de vos connaissances, répondre aux
questions suivantes.

TRAVAIL À FAIRE

1. Au vu de la liste des résolutions figurant à l’ordre du jour (Annexe 1), vous devrez dire, pour
chacune d’elles, si elle relève d’une décision ordinaire ou extraordinaire après avoir rappelé les
conditions de quorum et majorité de ces deux assemblées. Vous préciserez, en conclusion, le sens
de la qualification d’assemblée « mixte ».
2. Rappeler les règles de participation et de représentation d’un actionnaire lors d’une assemblée
générale. Le délai de convocation a-t-il été respecté ? Qui a convoqué ces assemblées ? Présenter
l’échéancier au plus tard des différentes formalités préalables à l’assemblée générale ordinaire
annuelle en vous aidant de l’Annexe 2 dans l’hypothèse où l’exercice correspond à l’année civile.
3. L’actionnaire veut voter par correspondance. Il approuve l’ensemble des résolutions mais juge le
dividende prévu insuffisant. Vous devrez l’aider à remplir le formulaire de vote par correspondance
(Annexe 3) en tenant compte de ses opinions. Vous devrez aussi lui expliquer la signification de ce
formulaire de vote par correspondance ou par procuration. Précisez-lui la différence entre action
nominative et action au porteur.
4. Cet actionnaire voudrait faire inscrire une résolution à l’ordre du jour. Est-ce possible, sous quelles
conditions.
Il se demande si la révocation d’un administrateur doit figurer obligatoirement à l’ordre du jour. Qu’en
pensez-vous ?

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UE 2 63
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

ANNEXE 1 : LISTE DES RÉSOLUTIONS À L’ORDRE DU


JOUR DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE

1 – Approbation des comptes et du bilan au 31 décembre N.


2 - Affectation du bénéfice de l’exercice N ; fixation du dividende.
3 – Autorisation au Conseil d’Administration, pour cinq ans, d’augmenter le capital social d’un montant maximum de
150 millions d’euros primes comprises, par émission d’actions destinées à être souscrites par les salariés de la
société et de certaines de ses filiales, le nombre de ces actions nouvelles ne devant pas dépasser 1 000 000.
4 - Renouvellement du mandat de B. Pottier en qualité d’administrateur.
5 - Nomination de Brian Gilvary en qualité d’administrateur.
6 - Approbation des conventions réglementées.
7 - Autorisation au Conseil d’Administration, pour cinq ans, de procéder, en une ou plusieurs opérations, à l’émission
d’obligations pour un montant nominal maximum de quatre milliards d’euros, correspondant à 26,24 milliards de
francs.

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64 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

ANNEXE 2 :
Travaux préalables à l’assemblée générale ordinaire annuelle

Le conseil d’administration doit se réunir à deux reprises.

La première fois, quarante-cinq jours avant l’assemblée, pour arrêter les comptes et le bilan du dernier exercice, puis
rédiger le rapport de gestion. Les commissaires aux comptes assistent à cette réunion à laquelle ils ont été convoqués
par lettre recommandée avec accusé de réception dix jours auparavant.

Le secrétariat met à la disposition des commissaires les documents examinés à la première réunion du conseil.

La deuxième fois, seize jours avant, pour arrêter l’ordre du jour de l’assemblée et le texte des résolutions qui y seront
présentées. Au cours de cette réunion, il est statué sur les projets de résolution déposés par les actionnaires. La liste
des actionnaires titulaires de titres nominatifs est établie et les documents à mettre à la disposition de tous (ou à leur
adresser) sont préparés.

Les commissaires aux comptes doivent ensuite déposer, au plus tard quinze jours avant l’assemblée, leur rapport sur les
comptes annuels et leur rapport spécial sur les conventions entre la société et l’une des personnes visées par la loi. À la
même époque, ils sont convoqués à l’assemblée générale ordinaire annuelle par lettre recommandée avec accusé de
réception.

Un avis de réunion est envoyé par lettre recommandée aux actionnaires qui ont demandé à être informés des dates de
tenue des assemblées, au moins trente-cinq jours avant.

Des actionnaires représentant cinq pour cent du capital social peuvent demander l’inscription à l’ordre du jour de projets
de résolution au moins vingt-cinq jours avant la date de l’assemblée. Le président du conseil doit en accuser réception
dans les cinq jours qui suivent par lettre recommandée et il statue avec le conseil sur ces projets au cours de la
deuxième réunion.

Un avis de convocation est inséré dans un journal d’annonces légales au plus tard quinze jours avant l’assemblée.

Le droit de communication des actionnaires s’exerce sur les documents soumis à l’assemblée : ceux-ci sont mis à leur
disposition au siège social dès la date de la convocation. Ils peuvent également se les faire adresser, mais l’envoi peut
être refusé à partir du cinquième jour précédant l’assemblée générale ordinaire annuelle.

Extrait du « droit des affaires » - Francis LEFEBVRE

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UE 2 65
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

Mr MOLLIER

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66 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

ANNEXE 3

13 Avenue de Bordeaux
M. Jacques MOLLIER

16000 ANGOULEME
Mercredi 3 mai 2017

N
N

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UE 2 67
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

MUSICA
SA à directoire : statut des organes de gestion, pouvoirs, fonctionnement, conventions

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE


Le directoire est par principe un organe
collégial d’une SA.
Un membre du directoire ne peut pas être en
même temps membre du CS et inversement.
Le directoire a le pouvoir de gestion.
Le conseil de surveillance exerce le contrôle
permanent du directoire.
Le directoire peut prendre des participations
dans d’autres sociétés, créer des filiales.
Les membres du CS ne peuvent pas cumuler
leur mandat avec un contrat de travail.
Le directoire est l’organe compétent pour
convoquer les AG.
Le directoire doit convoquer l’AGO annuelle
dans les 5 mois de la clôture de l’exercice.
Un membre du directoire est nommé par
l’AGO.
Un membre du directoire est révocable par
l’AGO.

 Quelle est la mission de contrôle du conseil de surveillance ?

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68 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

La société anonyme MUSICA a été constituée en 1985. Son objet social est la conception, la fabrication et la
commercialisation de composants électroniques pour synthétiseurs et pianos électriques. Son capital est de
300 000 . Elle est dotée d’un directoire et d’un conseil de surveillance dont la composition est la suivante :

Directoire : R. Laine, président du directoire ; F. Gouve, membre du directoire.


Conseil de surveillance : A. Dutoit, président du conseil de surveillance ; B. Rasoir, vice-président du
conseil de surveillance ; D. Blaireau, membre du conseil de surveillance.
Aucun des membres du conseil de surveillance ne cumule son mandat avec un contrat de travail.
Les statuts sont conformes à la loi.

F. Gouve, atteint par la limite d’âge, va devoir abandonner son poste.


R. Laine vous consulte sur divers points.

TRAVAIL À FAIRE

1. R. Laine peut-il rester seul membre du directoire ? A. Dutoit serait d’accord pour l’assister tout en
restant membre du conseil de surveillance. Cette solution est-elle envisageable ?
2. B. Rasoir espère remplacer le directeur comptable de la société qui va partir à la retraite, tout en
gardant son mandat de membre du conseil de surveillance. R. Laine vous consulte sur la faisabilité
de ce projet.
3. Le directoire envisage d’acquérir des lots importants de papier (15 tonnes) pour faire une opération
rentable à la revente, ce qui améliorerait la trésorerie de l’entreprise. Par ailleurs, il veut créer une
filiale sous la forme d’une EURL dont l’objet sera la commercialisation d’accessoires pour
synthétiseurs.
Le directoire peut-t-il réaliser ces deux opérations ? La SA MUSICA peut-elle être gérante de la
future EURL ?
4. L’exercice de la SA MUSICA coïncide avec l’année civile. Le directoire a volontairement « oublié »
de convoquer l’assemblée générale des actionnaires pour approuver les comptes car le résultat fait
apparaître de lourdes pertes.
Qui peut, outre le directoire, convoquer l’assemblée ? Le directoire s’expose t-il à des sanctions pour
le défaut de convocation de l’assemblée générale ordinaire annuelle ?
5. La société va enfin tenir son assemblée générale annuelle. Certains actionnaires envisagent de
révoquer les membres du directoire qu’ils jugent responsables de la situation gravement déficitaire
de la société. R. Laine prétend que seul le conseil de surveillance, qui l’a nommé, est compétent
pour le révoquer.
Qu’en pensez-vous ?

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UE 2 69
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

CABINET AID
CAC : nomination-mission, Contrôle et gouvernance : expertise de gestion, changement
d’organisation de la SA

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE
La nomination d’un CAC dans une SA est
obligatoire.

Ce sont les actionnaires qui le nomment.

On peut limiter sa mission à la certification


des comptes.
Il doit faire part de toute irrégularité et
inexactitude qu’il découvre aux dirigeants.

Il n’a pas le droit d’alerte.

S’il découvre un abus de biens sociaux de la


part d’un dirigeant, il doit se contenter de le
lui signaler.
Le CAC engage sa responsabilité civile pour
les fautes commises dans le cadre de sa
mission.
Tout actionnaire peut demander une
expertise de gestion.
Le conseil d’administration a une mission de
contrôle sur la gestion.
Le conseil de surveillance d’une SA est
chargé du contrôle permanent de la gestion.

 Quelle est la responsabilité du commissaire aux comptes ?

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

Jean AID est commissaire aux comptes depuis de nombreuses années. Il a plusieurs mandats de sociétés
différentes. Il est sollicité actuellement par les dirigeants de deux entreprises, la SA COTON et la SA
MANCHE, concernant des problèmes différents.

TRAVAIL À FAIRE

Dans un premier temps, vous devrez :


1. Dire si ces deux sociétés sont obligées d’avoir un commissaire aux comptes.
2. Préciser qui choisit le commissaire aux comptes d’une SA, quelle est sa mission et en préciser la
durée.

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70 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

DOSSIER SA COTON

Au cours de la dernière assemblée générale annuelle, le PDG, R Pado a été interpellé par L. Vendot,
actionnaire minoritaire (qui détient 3% du capital) sur un point du rapport de gestion faisant état d’un projet
de lancement d’un nouveau produit nécessitant de gros investissements. À l’issue de l’échange verbal,
L. Vendot a menacé R. Pado de faire nommer un expert de gestion pour faire obstacle à ce projet.
R. Pado se plaint par ailleurs de l’attitude d’un administrateur qui lui réclame sans cesse des documents,
tout au long de l’année. Il juge son attitude défiante à son égard.

TRAVAIL À FAIRE

3. R. Pado interroge J. Aid pour savoir si la menace de l’actionnaire est susceptible de se réaliser.
4. R. Pado doit-il répondre à la demande d’information fréquente de l’administrateur ?

DOSSIER SA MANCHE

La SA Manche rencontre des difficultés d’exploitation : elle vient de perdre de gros clients et elle demande à
ses fournisseurs des reports d’échéances de paiement. Sa situation de trésorerie est négative. D. Ricou en
est le président directeur général.

Par ailleurs, au cours de sa mission de contrôle des comptes, J. Aid a constaté que le compte courant d’un
administrateur est débiteur d’une somme importante.

TRAVAIL À FAIRE

5. Que doit faire J. Aid face aux difficultés rencontrées par la SA Manche ?
6. J. Aid doit-il réagir au sujet du compte courant débiteur ?

Pour faire face aux difficultés, le dirigeant a trouvé un nouvel investisseur qui exige, préalablement à son
arrivée, que la société se transforme en société anonyme à directoire dont il serait membre du directoire ou
membre du conseil de surveillance. Il prétend que cette structure est plus transparente.

TRAVAIL À FAIRE

7. L’argument invoqué par l’investisseur est-il pertinent ?

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UE 2 71
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

FREELANCE.COM
SAS : création, fonctionnement, contrôle

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE
Il faut être 2 associés, personnes morales
pour constituer une SAS.
Une SASU peut être l’associée unique d’une
autre SASU.

Il n’y a aucun capital minimum légal à réunir.

La libération des apports en numéraire doit


être au minimum de moitié.
Un apport en industrie est possible dans la
SAS.
La SAS fait partie de la catégorie des sociétés
par actions, c’est une société commerciale.
La SAS est dirigée obligatoirement par un
président.

La présence d’un CAC n’est pas obligatoire.


Le régime des conventions s’applique à la
SAS.
La SAS peut procéder à une offre au public.
La SAS a une grande liberté pour établir ses
statuts : elle peut insérer une clause
d’exclusion d’un associé.
Les statuts de la SAS fixe les règles de
majorité des assemblées.
 Quelles sont les raisons du succès de la SAS ?

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

On soumet à votre analyse les éléments d’un projet de création d’une société utilisant les nouvelles
technologies : FREELANCE.COM.
Les créateurs et futurs associés :
S. Vieu : 29 ans, ingénieur en électronique. Il a une bonne connaissance du milieu des informaticiens
indépendants souvent très compétents mais incapables de pénétrer le marché des grandes entreprises.
A. Martin : 42 ans, diplômé de HEC.
Le projet :
Les créateurs partent d’un double constat :
- tous ceux qui ont des compétences techniques élevées savent mal se vendre ;
- les entreprises sont de plus en plus désireuses d’externaliser certaines fonctions. Pour cela, elles font
appel à des spécialistes travailleurs indépendants pour des prestations pointues.

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72 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

L’objectif du projet est d’offrir des prestations de services aux entreprises en quête de spécialistes en
mettant en relation les grandes sociétés (IBM, Danone, Auchan, etc.) d’une part, et les travailleurs
indépendants (informaticiens, créatifs, consultants de toutes spécialités) d’autre part. Un site Internet sera
créé : FREELANCE.COM, qui recevra les demandes des entreprises et enregistrera les spécialistes
indépendants dans la base du site.
La future entreprise effectuera la sélection et présentera les meilleurs candidats aux entreprises en
recherche de services. Elle assurera également la gestion des travailleurs indépendants tout en leur offrant
une palette de services gratuits (juridiques, assurances, techniques de communication, etc.). Le service
facturé aux entreprises sera de 20% de la rémunération octroyée aux spécialistes consultés.
À la différence des autres sites d’offres d’emploi existants déjà, les créateurs envisagent la mise en place
d’une équipe de commerciaux qui sillonneront le territoire pour démarcher les entreprises et rencontrer les
indépendants pour une meilleure adéquation entre l’offre et la demande.
Le siège social se situera en région parisienne.

Souhaits des créateurs :


- les futurs associés recherchent une très grande souplesse dans le fonctionnement de la structure
juridique à mettre en place ;
- leur participation au capital sera égalitaire ;
- la direction de la société sera assurée par les deux associés ;
- ils seront seuls dans l’immédiat et l’arrivée de nouveaux associés sera soumise à leur agrément dans
tous les cas ;
- ils souhaitent avoir chacun un droit de veto pour les décisions de gestion ;
- les règles de majorité seront variables selon le type de décisions à prendre ;
- leur responsabilité devra être limitée ;
- en cas de décès de l’un deux, ils veulent pouvoir poursuivre seul l’activité sociale ;
- les deux fondateurs financeront seuls la création de leur future société, ils en ont les moyens ;
- ils envisagent une introduction en bourse de leur société à plus long terme.

TRAVAIL À FAIRE

1. À travers l’analyse du projet, vous pensez proposer la SAS qui vous semble adaptée au projet et aux
souhaits des créateurs. Justifiez votre position.
2. Pourront-ils décider librement de la libération du capital ?
3. Leur société pourra-t-elle procéder à une offre au public ? Dans la négative, que conseillez-vous aux
futurs associés en leur précisant la marche à suivre ?
4. Cette société est-elle soumise à un contrôle légal ?
5. Le régime des conventions s’applique-t-il dans la future société ?
6. À partir de l’extrait de l’arrêt situé en Annexe 1, vous devez répondre aux questions suivantes :
- Qui doit diriger la SAS ?
- Quel est l’organe compétent pour désigner et révoquer le dirigeant ?
- La clause de révocation insérée dans les statuts est-elle légale ?
- Pourquoi la justice est-elle intervenue ?
7. L’analyse de l’arrêt du 04.11.2014 de l’Annexe 2 doit vous permettre, après présentation des faits,
de répondre aux deux questions suivantes :
- la rémunération du dirigeant d’une SAS est-elle toujours une convention réglementée ?
- la décision des associés d’accorder une rémunération du dirigeant peut-elle constituer un abus
de majorité ?

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UE 2 73
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

ANNEXE 1 :
E xt r ai t d e l’ a rr êt de l a C A Pa ri s du 1 6. 0 5. 2 00 6 . SA S Pro ji p e c/ To u at i

Les statuts d’une SAS prévoyaient que le président ne pouvait être révoqué que pour un motif grave et que, à défaut d’un tel motif, sa
révocation donnerait lieu au versement d’une indemnité équitable.
En application de cette clause, il a été alloué au président de la SAS qui a été révoqué sans motif grave une indemnité de 100 000 
fixée sur la base d’une année de rémunération compte tenu de l’ancienneté des fonctions de l’intéressé au sein de la SAS (8 ans) et
de l’importance du travail qu’il avait accompli.

ANNEXE 2 : Extrait de l’arrêt de la Cour de Cassation


chambre commerciale, du 4 novembre 2014

Attendu, selon l'arrêt attaqué (Bastia, 24 juillet 2013), que, réunis en assemblée le 29 juin 2009, les associés de la
société par actions simplifiée dénommée société d'exploitation de l'Hôtel Casadelmar (la société Casadelmar) ont
décidé, à la majorité simple, d'attribuer une rémunération au président de cette dernière à compter du 1er janvier 2009 ;
que, faisant valoir que l'attribution d'une rémunération au président s'analysait en une convention qui aurait dû être
soumise à la procédure de contrôle prévue à l'article L. 227-10 du code de commerce, la société Grand Sud
investissements (la société Grand Sud) a fait assigner la société Casadelmar et la société Syracuse Investissements,
associé majoritaire ; qu'elle a demandé, à titre principal, la condamnation de cette dernière au remboursement du
montant de la rémunération et, à titre subsidiaire, l'annulation pour abus de majorité de la décision du 29 juin 2009 ;

Sur le premier moyen :

Attendu que la société Grand Sud fait grief à l'arrêt de rejeter la première de ces demandes alors, selon le moyen, que la
convention, portant sur la rémunération du président de la société par actions simplifiée, doit être soumise à la procédure
de contrôle des conventions réglementées ; que si les statuts prévoyaient que les modalités d'une éventuelle
rémunération étaient fixées dans la décision de nomination, la nomination du président en exercice n'avait précisément
prévu aucune rémunération, si bien que la décision de le rémunérer devait faire l'objet d'une convention réglementée ;
qu'en n'ayant pas recherché, ainsi qu'elle y était invitée, si la circonstance que la décision de nomination du président ne
prévoyait aucune rémunération ne devait pas conduire à observer la procédure relative aux conventions réglementées,
la cour d'appel a privé son arrêt de base légale au regard de l'article L. 227-10 du code de commerce ;

Mais attendu qu'ayant relevé, par motifs propres et adoptés, qu'il résultait des statuts de la société Casadelmar que la
rémunération de son président devait être fixée par une décision collective des associés prise à la majorité simple, la
cour d'appel en a exactement déduit, sans avoir à faire d'autre recherche, que la société Grand Sud n'était pas fondée à
se prévaloir de l'inobservation des dispositions de l'article L. 227-10 du code de commerce ; que le moyen n'est pas
fondé ;

Et sur le second moyen :

Attendu que la société Grand Sud fait encore grief à l'arrêt de rejeter sa demande tendant à l'annulation pour abus de
droit de la décision des associés du 29 juin 2009 alors que l'abus de majorité est constitué par une décision prise
contrairement à l'intérêt général de la société et dans l'unique dessein de favoriser les membres de la majorité au
détriment de la minorité ; qu'une rémunération ne peut être regardée comme conforme à l'intérêt de la société du seul
fait qu'elle n'est pas disproportionnée avec le résultat de celle-ci ; qu'en ayant écarté l'existence d'un abus de majorité,
résultant du seul vote de l'associé majoritaire en faveur d'une rémunération versée à lui-même, en se bornant à
comparer le montant de cette rémunération avec le dernier bénéfice connu, sans se prononcer, ainsi qu'elle y était
invitée, sur le fait que les fonctions de président n'impliquaient aucune charge de travail, notamment du fait que
l'établissement était géré par un directeur sur place en permanence, et que le président de la société s'était consacré
secrètement à compter de 2009 au lancement d'une nouvelle société ayant une activité concurrente, la cour d'appel a
privé son arrêt de base légale au regard de l'article 1382 du code civil ;

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74 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

Mais attendu qu'après avoir relevé, par motifs adoptés, que le président de la société Casadelmar assumait la
responsabilité, tant civile que pénale, inhérente à ses fonctions sociales, et précisé, par motifs propres et adoptés, que la
rémunération allouée à ce dernier s'élevait à la somme annuelle brute de 55 000 euros tandis que la société avait réalisé
en 2008, dernier exercice dont les chiffres étaient connus à la date de l'assemblée litigieuse, un résultat net de 410 000
euros, l'arrêt retient, par motifs adoptés, que la rémunération des fonctions exercées par le président de la société ne
saurait être considérée comme excessive et contraire à l'intérêt social

PAR CES MOTIFS : rejette le pourvoi.

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UE 2 75
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

KDO GADGET
SNC : constitution, fonctionnement, dissolution

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE


Les associés, personnes physiques ou
personnes morales d’une SNC doivent avoir
la capacité commerciale.

Deux associés suffisent pour créer une SNC.

La SNC s’impose pour exploiter un débit de


tabac sous forme sociétaire.
L’apport en industrie est interdit dans une
SNC.
L’intervention d’un commissaire aux apports
est obligatoire pour évaluer les apports en
nature.

Un associé peut devenir salarié de la SNC.

La responsabilité des associés est limitée et


solidaire.
Le gérant peut être une personne morale ou
une personne physique.
Les pouvoirs du gérant envers les tiers sont
limités par l’objet social.
Toutes les décisions de la compétence des
associés sont prises à l’unanimité.

 Quelles sont les caractéristiques de la SNC ?

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76 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

M. BLAISE, votre client, vous communique un extrait des statuts de la future SNC KDO GADGET que vient
me
de lui adresser M CUCOLO, avec laquelle il envisage de s’associer.

Article 1 : Entre les soussignés GABISON Sandrine, CUCOLO Valérie et BLAISE Thierry, il est formé une SNC...
Article 2 : La société a pour objet la confection, la production, la distribution de gadgets...
Article 3 : La société a pour dénomination sociale : KDO GADGET.
Article 4 : Le siège social est fixé 4 Rue des Platanes - 06000 NICE.
Article 5 : La durée est fixée à 99 années...
Article 7 : Les soussignés effectuent les apports en numéraire suivants :
- GABISON Sandrine (21 ans) 4 000 
- CUCOLO Valérie (23 ans) 2 000 
- BLAISE Thierry (24 ans) 4 000 
Valérie CUCOLO effectue également un apport en industrie de 2 000 .
Article 8 : Le capital social est fixé à la somme de 12 000  divisé en 120 parts égales de 100 .
Article 9 : La répartition des bénéfices ou des pertes s’effectue de la façon suivante :
- GABISON Sandrine 30%
- CUCOLO Valérie 40%
- BLAISE Thierry 30%
Article 10 : La société sera administrée par CUCOLO Valérie.
Article 11 : Les parts sociales ne peuvent être cédées qu’avec le consentement unanime des associés.
Article 12 : La société ne prendra pas fin en cas de décès d’un associé ; elle continuera entre les associés survivants. Les
héritiers de l’associé décédé auront droit à une indemnisation qui sera égale à la valeur des parts de leur auteur.
Article 13 : Le gérant est responsable de ses actes de gestion vis-à-vis des associés. Il a tous les pouvoirs vis-à-vis des tiers et
engage la société même par les actes qui ne relèvent pas de l’objet social.

TRAVAIL À FAIRE

M. Blaise vous consulte sur divers points qui sont, selon lui, restés dans l’ombre :
1. Vérification des conditions de fond de constitution de la SNC concernant les associés et leurs apports.
2. La rédaction de l’article 10 des statuts paraît-elle judicieuse ? Valérie Cucolo peut-elle obtenir 40%
des bénéfices compte tenu de son apport ? Sera-t-il possible de la révoquer ?
3. M. Blaise pourrait-il devenir salarié de la société ?
4. Comment sont consultés les associés ? À quelle majorité seront prises les décisions collectives dans
cette société ?
5. Quelle sera la responsabilité de M. Blaise ?
6. L’article 12 ne le satisfait pas car ayant des enfants (de 2 et 4 ans), il préférerait qu’ils lui succèdent
s’il venait à décéder. Sa volonté est-elle réalisable ?
7. Que pensez-vous de l’article 13 ?
8. M. BLAISE pourrait-il obtenir la nomination d’un commissaire aux comptes ?
9. Il se demande si cette forme sociale est la mieux adaptée. En guise de conclusion, quel ultime
conseil donneriez-vous à votre client, M. BLAISE ?

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UE 2 77
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

RIGHT
Société civile : SCM, SCP, SEP, SEL

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE

Une société civile de moyens est créée


surtout pour réaliser des économies, c’est
une société civile.

Une infirmière, un médecin et un expert


comptable peuvent créer ensemble une SCM.
La responsabilité des associés d’une SCM est
indéfinie et solidaire.
L’objet d’une société civile professionnelle
est l’exercice en commun d’une même
profession.
Les associés d’une SCP ont une
responsabilité indéfinie et conjointe.
Les membres d’une même profession libérale
peuvent choisir une forme juridique
commerciale pour s’associer.
Des personnes n’exerçant pas la profession
de la société peuvent être associés d’une
société d’exercice libéral.
Une SEL à forme anonyme doit avoir 7
associés.
La responsabilité des associés d’une SEL est
limitée.
Les litiges relatifs à une SEL sont de la
compétence d’un tribunal de commerce.

 Dans un tableau, vous devez indiquer la règle de responsabilité des associés d’une société civile, d’une SCM, d’une
SCP et d’une SEL.

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78 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

Vous êtes ami(e) d’enfance de Maître LEX et Maître LAW, avocats au barreau de Lyon, et vous venez d’obtenir votre
DEC (diplôme d’expertise comptable). Vous êtes également commissaire aux comptes.

Vous voulez convaincre vos amis, installés à titre individuel, de vous associer tous les trois dans une
structure juridique qui vous permettrait d’envisager l’avenir avec sécurité.

Renseignements complémentaires

Maître Lex est avocat depuis trois ans ; sa clientèle est constituée surtout de petits commerçants et artisans. Son
tempérament prudent le pousse vers une collaboration progressive d’autant que le démarrage de son activité a été
laborieux.

Maître Law a plus d’ancienneté dans la profession (7 ans). Cet avocat d’affaires dont la clientèle est essentiellement
constituée de PME et de quelques grosses sociétés lui laisse imaginer le profit qu’il pourrait tirer d’une collaboration avec
un expert-comptable. La solitude de son cabinet lui pèse ; il affectionne davantage le travail en équipe.

Quant à vous, démarrant dans la profession avec très peu de moyens financiers et sans clientèle, une collaboration liant
le plus possible vos amis vous conviendrait tout à fait. Vous avez en plus de sérieux atouts : vous avez brillamment
réussi vos études et, par l’intermédiaire de votre père, entrepreneur, vous avez quelques relations dans le milieu
professionnel.

TRAVAIL À FAIRE

1. Proposer l’éventail des solutions possibles en argumentant chaque proposition.

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UE 2 79
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

ISOMED-ARTEMIS
Cas de synthèse

M . Yav a créé en 2000 une entreprise de maçonnerie sous forme individuelle. Elle lui a permis de subvenir
aux besoins de sa famille et à l’éducation de ses enfants. Le fils de M. Yav, Aral, vient de terminer ses
études de commerce et son père compte sur lui pour prendre la suite de l’affaire.
Sur les conseils de son expert comptable, le relais avec le fils devrait se faire en créant une société
ISOMED, entreprise générale de bâtiment dont ils seraient seuls associés et tous deux dirigeants dans un
premier temps.

DOSSIER 1 : CONSTITUTION DE SOCIÉTÉ

Collaborateur dans le cabinet d’expertise comptable, vous êtes chargé(e) d’une étude comparative des
sociétés possibles qui sera présentée à M. Yav et à son fils lors de leur prochain rendez-vous au cabinet.

TRAVAIL À FAIRE

1. Établir un tableau comparatif entre la SARL, la SA avec conseil d’administration, la SAS en abordant
les points suivants : associés, apports, capital, organes de la société obligatoires, représentant légal.
2. Vous devrez, en conclusion, conseiller les clients sur la solution la plus judicieuse.

DOSSIER 2 : SARL

Le père et le fils ont choisi de créer la SARL ISOMED dont ils sont seuls associés et co-gérants. Les statuts
sont conformes à la loi.

TRAVAIL À FAIRE

1. Qualifier la gérance
2. Le fils souhaite embaucher du personnel pour divers chantiers et réaliser un emprunt bancaire. : a-t-
il besoin de l’accord de son père pour réaliser ces opérations ?
3. Le chiffre d’affaires HT de la SARL, à la clôture du dernier exercice, est de 260 000  ; elle emploie 5
salariés. La SARL doit-elle être dotée d’un commissaire aux comptes ?
4. L’heure de la retraite va bientôt sonner pour le père : il envisage de céder ses parts au fils et de
démissionner de son poste de gérant. Quelles décisions devront être prises, et par qui, pour réaliser
ces opérations ?
5. La SARL sera-t-elle dissoute à la suite de la cession ? Quel sera le statut d’Aral ?

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80 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

DOSSIER 3 : SA

Aral négocie actuellement l’entrée de sa société dans le capital d’une SA (dont les renseignements figurent
ci-dessous) : l’EURL apportera 10 000 , Aral souhaite siéger au CA de la SA et avoir un contrat de travail
de directeur commercial.

TRAVAIL À FAIRE

1. Quelles décisions doivent être prises par la SA pour que les souhaits d’Aral soient réalisés ?
2. Quel sera le montant de libération de l’apport de l’EURL ?

Renseignements sur la SA (non cotée)

- Objet social : location de matériels de chantiers (grues, pelleteuses etc…) ;


- Capital : 40 000  entièrement libéré
- 7 actionnaires
- CA : 3 administrateurs en poste (aucun des administrateurs n’a de contrat de travail)
- M. Volkan est le PDG de la SA
- 10 salariés
- 5 millions au total du bilan du dernier exercice social.

DOSSIER 4 : SAS

Aral diversifie son activité initiale en créant une entreprise d’importation de matériaux : marbres, pierres
naturelles, sous la forme d’une SASU dont le nom commercial sera ARTEMIS. Il en sera évidemment le
président.

TRAVAIL À FAIRE

1. Les divers postes qu’il occupe font-ils obstacle à sa nomination de président de la SAS ?
2. Qui le désignera au poste de président ?
3. Aura-t-il tous les pouvoirs, comme il le souhaite ?
4. Sa responsabilité sera-t-elle plus importante du fait de la concentration des pouvoirs ?

DOSSIER 5 : DROIT PÉNAL DES AFFAIRES

Aral, peu soucieux du formalisme, n’a pas déposé les comptes annuels de ses deux sociétés et il s’est offert
un beau voyage de noces avec sa femme sur le compte de la SASU.

TRAVAIL À FAIRE

1. Aral peut-il être sanctionné pour ces faits ?

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UE 2 81
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

RIANS
Association : constitution, fonctionnement,
responsabilité, dissolution

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE
À la différence d’une société, une association
a un but non lucratif.

Le nombre minimum des membres est de 2.

Un mineur de moins de 16 ans peut être


membre d’une association et l’administrer.
Une association peut, sous conditions,
réaliser des actes de commerce.
Une personne qui veut adhérer à une
association doit obligatoirement payer une
cotisation pour être membre.
Pour avoir la capacité juridique, une
association doit être déclarée.
Une association déclarée peut recevoir un
legs (libéralité contenue dans un testament).
Une association ne peut pas obtenir de
subventions de collectivités locales.
Une association doit désigner obligatoirement un
bureau.
Les adhérents d’une association ne sont pas
responsables des dettes d’une association.
Le président est responsable des fautes
commises dans l’exercice de son mandat.
La présence d’un CAC est obligatoire dans
une association.

 Quels sont les pouvoirs respectifs du président et des membres d’une association ?

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

RIANS est un charmant village de Provence de plus de 2 000 habitants où il fait bon vivre. Les élus locaux
de cette commune sont particulièrement dynamiques. Outre la mise en service d’une piscine, ouverte durant
la période estivale, le maire vient d’inaugurer les vestiaires du stade de football, en attendant l’aménagement
d’une salle de musculation et fitness. Deux courts de tennis ont été construits pour permettre aux habitants
la pratique de ce sport. Le projet municipal prévoit, en collaboration avec le département, le balisage et le
tracé de chemins de randonnées pédestres et VTT.
Actuellement, ce sont les employés communaux qui sont chargés du fonctionnement de ces diverses
installations, mais la municipalité voudrait bien confier leur gestion à des bénévoles regroupés dans une
structure. Pour les aider, elle verserait une subvention de 20 000  par an.
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82 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

L’air pur de RIANS a drainé de nombreux retraités qui se sont installés pour couler des jours paisibles, loin des
grandes villes. Certains font partie du conseil municipal et oeuvrent pour l’amélioration de leurs conditions de
vie qui passe, peut-être, par la création d’un club des aînés. Ces derniers, bénévoles, organiseront des
voyages, conférences, animations diverses et une chaîne de solidarité pour les aînés en difficulté.

Chaque année, à la mi-août, a lieu la fête de la Saint-Laurent, le saint patron du village : une procession est
organisée suivie de diverses manifestations (danses folkloriques, concours de boules, bal, feu d’artifice...).
L’organisation se révèle lourde pour la commune et le regroupement des bénévoles qui participent
activement à sa mise en place est souhaitable. Un comité des fêtes pourrait être créé. Il prendrait en charge
la réalisation des diverses manifestations annuelles.

TRAVAIL À FAIRE

1. La structure juridique sous la forme d’association(s) est-elle la mieux adaptée pour les trois projets ?
Justifiez votre réponse.
2. Quelles sont les étapes de mise en place d’une association ?
3. Quelles seront leurs ressources ? Chaque association envisage d’organiser un loto en fin d’année.
Est-ce possible ?
er
4. La section VTT prépare une course à travers les bois de la commune qui aura lieu le 1 mai. Elle
souhaite vendre, à cette occasion, des tee-shirts et casquettes avec l’inscription A.S.R. (Association
Sportive Riansaise) et installer une buvette à l’arrivée de la course. L’A.S.R. peut-elle légalement
vendre les casquettes, tee-shirts et boissons (vous aider de l’Annexe) ? Les bénévoles
organisateurs et adhérents de l’A.S.R. peuvent-ils se repartir le montant des recettes ?
5. Lors de la course en VTT, un membre de l’association a été sérieusement blessé à la suite d’une
chute. Le président, M. Cor, vous consulte sur la responsabilité civile de l’association et la sienne,
sachant que l’A.S.R. n’est pas assurée.
6. Après plusieurs années d’existence et lors de la dernière assemblée générale annuelle du Club des
aînés, des dissensions sont apparues sur les objectifs. Le président en exercice a démissionné, le
bureau n’a pu être renouvelé. La dissolution du club est imminente.
L’ancien président vous demande le sort qui sera réservé à la somme de 1 500  restant en banque
si l’association est dissoute. Devra-t-il effectuer des démarches spécifiques à l’occasion de cette
éventuelle dissolution ?
7. Une association est-elle tenue d’établir des comptes annuels et de nommer un commissaire aux
comptes ?

ANNEXE
Extrait de l’arrêt de Cass. commerciale du 14.2.2007

La cour de cassation a jugé qu’une association effectuait des actes de commerce dès lors qu’elle offrait de manière permanente aux
particuliers un site Internet visant à favoriser les échanges d’immeubles, ce dont il résultait qu’elle offrait une prestation de service
permettant la rencontre de l’offre et de la demande en vue de la vente et l’achat d’immeubles.
En conséquence, l’action en justice engagée à l’encontre de cette association relevait de la compétence du tribunal de commerce.

Art. L110-1 al. 4 du C. Com


« Toute opération d’intermédiaire pour l’achat, la souscription ou la vente d’immeubles est un acte de commerce. »

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UE 2 83
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

BOILEAU
GIE/GEIE : constitution, fonctionnement

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE


Le but d’un groupement d’intérêt économique
est de grouper des membres en vue de
faciliter ou de développer leur activité.

Une personne physique ou une personne


morale peut être membre d’un GIE.
L’activité du GIE doit se rattacher à l’activité
de ses membres.
Le GIE peut être créé sans capital.

Le GIE n’est pas immatriculé au RCS.

Les membres d’un GIE sont indéfiniment et


solidairement responsables des dettes du
GIE.
La direction d’un GIE est assurée par des
administrateurs.
Chaque membre du GIE dispose d’une voix
dans les assemblées et la règle de l’unanimité
s’impose.
Une personne physique doit être nommée
contrôleur de gestion.

La nomination d’un commissaire aux


comptes est obligatoire dans tous les GIE.

 À partir de la définition du GIE vous devrez dire quelle est la différence entre un GIE et une association.

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84 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

À la Foire Internationale du vin de Macon qui se tient chaque année, quatre propriétaires récoltants ont fait
connaissance après avoir obtenu des médailles pour leur dernière cuvée. Il s’agit de :
- M. AMADIEU de Châteauneuf du Pape (Côtes-du-Rhône) ;
- M. CONDEMINE de Juliénas (Beaujolais) ;
- M. MANDOIS d’Épernay (Champagne), gérant de SARL ;
- M. GERARD de Mercurey (Bourgogne).

Au cours d’une dégustation de vins, ils évoquent les problèmes de concurrence et envisagent l’idée de se
regrouper afin d’exporter leur production.
L’objet de leur collaboration sera de réunir leurs efforts publicitaires et leurs moyens de distribution pour
vendre à l’exportation. Les économies d’échelle réalisées du fait de cette organisation leur permettront de
mieux serrer leurs prix et donc d’être plus compétitifs. Chacun souhaite rester indépendant : ils continueront
l’exploitation de leur domaine sous forme individuelle ou sociétaire, ils n’envisageront pas d’effectuer des
apports mais contribueront aux dépenses nécessaires au financement du projet, ils souhaitent limiter cette
expérience à 5 ans.

TRAVAIL À FAIRE

1. M. MANDOIS vous consulte pour savoir si le GIE est l’instrument juridique approprié à leur projet.
Vous en donnerez :
a) les conditions de constitution (l’Annexe vous aidera à approfondir une des conditions
d’adhésion à un GIE) ;
b) les modalités de fonctionnement, de contrôle ;
c) les avantages et les inconvénients.
2. Que se passera-t-il si le projet ne connaît pas le succès escompté ?
3. Un ami belge de M. MANDOIS qui produit une bière fameuse en Belgique a eu connaissance du
projet et ce dernier vous interroge pour savoir s’il peut adhérer au GIE.

ANNEXE - Cass. commerciale du 28.6.2005


Société Roger c/ GIE Place d’Armes

Une société exploitant un fonds de commerce dans un centre commercial géré par un GIE est poursuivie par celui-ci en
paiement d’une quote-part des frais de fonctionnement du groupement, conteste sa qualité de membre du GIE et refuse
de payer.
La cour d’appel de Fort de France a jugé que l’adhésion de la société au GIE est acquise du seul fait de son activité
commerciale au sein du centre commercial puisque les statuts du GIE stipulent que l’adhésion est obligatoire pour toute
activité commerciale poursuivie ou déjà existante dans le centre commercial.
La cour de cassation a censuré la décision de la cour d’appel au motif que celle-ci n’a pas constaté l’existence d’un
élément établissant que la société avait manifesté sa volonté d’adhérer au GIE.

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UE 2 85
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

COOP NIORTAISE
Société coopérative : constitution, fonctionnement, contrôle

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE

L’objectif de la constitution d’une société


coopérative est différent de celui d’une
société.

L’objet d’une société coopérative peut être


civil ou commercial.
La forme juridique d’une coopérative doit être
une société civile ou une SARL ou une SA.
Le capital ne peut pas être variable.

Le capital minimum d’une SA coopérative est


identique à celui de la SA.
La libération du capital d’une SA coopérative
est identique à celle d’une SA (pour les
apports en numéraire).
La direction d’une SA coopérative est
identique à celle d’une SA.
Dans les assemblées, un homme = 1 voix.
Le partage du bénéfice est remplacé par un
droit à intérêt fixe et un droit à une ristourne
pour le sociétaire.
La présence d’un CAC est obligatoire dans
une SA coopérative.

 Qu’est ce qui différencie une SA d’une coopérative sous la forme d’une SA ?

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86 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

La coopérative niortaise affiche son slogan « mieux consommer ensemble ». Créée en 2010 par deux
cadres sous la forme d’une société anonyme à capital variable, elle propose à ses clients-sociétaires des
produits pour tout l’équipement de la maison : frigidaires, téléviseurs, mobilier…. à des prix nettement
inférieurs à ceux affichés dans les magasins traditionnels.
Un site internet permet aux adhérents de commander à distance. Un catalogue de produits leur est envoyé
et un point d’accueil à Niort leur permet un contact physique pour retirer leurs produits et/ou effectuer des
démarches.
La société coopérative sélectionne les produits, négocie les prix avec les fournisseurs, essentiellement
régionaux et nationaux, avant de les proposer à ses sociétaires-clients.
Seuls les adhérents peuvent bénéficier des services de la coopérative. L’adhésion à la société est réservé
aux salariés ou retraités des services publics (Poste, mutuelles, éducation nationale) ainsi qu’aux acteurs de
l’économie sociale (fondations, associations, comités d’entreprise). L’adhésion est fixée à 10 . Chaque
personne (physique ou morale) adhérente peut souscrire plusieurs parts sociales mais l’adhésion lui donne
seulement droit à une voix dans les assemblées générales.

Actuellement, la société compte 2 000 adhésions d’un montant total de 20 000 . Elle a réalisé, à la clôture
du dernier exercice, un chiffre d’affaires de 200 000 . Elle emploie 7 salariés.
Le conseil d’administration se compose de 3 administrateurs (eux-mêmes adhérents de la coopérative) :
- J. Bar, PDG ;
- A. Renaud, administrateur ;
- L. Jol, administrateur.
L’Annexe vous donne plus de renseignements sur la COOP niortaise.

TRAVAIL À FAIRE

À partir de la documentation fournie et de vos connaissances, vous devez répondre aux questions
suivantes :
1. Vérifier que la solution juridique choisie par COOP NIORTAISE est conforme à la loi.
2. Concernant son capital, comment est-il constitué ? Selon quelles modalités ?
3. Qui peut participer à cette société ? Quelle sera la responsabilité des sociétaires ? Comment
s’effectue le vote au cours des assemblées ?
4. Quels sont les droits financiers des sociétaires ?
5. La présence d’un commissaire aux comptes est-elle obligatoire ?

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UE 2 87
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

ANNEXE

Devenez Sociétaire de la Coopérative

La Coop Niortaise est une coopérative de consommation. En devenir sociétaire, c’est rejoindre un réseau de
consommateurs partageant les mêmes valeurs d’entraide et de solidarité. C’est intégrer aussi l’Économie Sociale
et le Mouvement Coopératif.

Les principes en sont les suivants :


- L’adhésion est libre, ce qui impose que toute personne qui souhaite devenir coopérateur puisse le faire si elle en a
la capacité. Rien n’est imposé.
- En prenant au moins une part sociale (10  minimum), chaque personne devient sociétaire à vie de la coopérative
(aucune cotisation ne vous sera demandée ensuite).
- Le pouvoir est démocratique : "un homme, une voix", aucune considération de capital ne peut être mise en avant,
tous les sociétaires sont à égalité.
- Le mode de répartition des excédents par la redistribution du trop-perçu aux sociétaires sous une forme ou une
autre.
- La rémunération du capital à un taux limité car les excédents étant distribués, ils ne peuvent pas le rémunérer
comme dans les sociétés de capitaux. C’est aussi la volonté de mettre le capital au service des hommes.
- L’impartageabilité des réserves rendant inaliénable le capital accumulé par autofinancement.
- L’indépendance de la coopérative à l’égard des Églises et des partis politiques.
- L’affectation d’une partie des trop-perçus à des œuvres sociales et, en particulier, à celles qui contribuent à
l’éducation.

« lacoop-niortaise.fr » est un site d’information commerciale qui propose à son réseau de sociétaires des produits
d’équipement de la maison, mis en ligne par la coopérative.
Ce réseau de consommateurs a pour objectif de « MIEUX CONSOMMER » en proposant à l’ensemble de ses
sociétaires le moyen d’accéder à des produits répondant à leurs besoins tout en respectant au mieux l’environnement, à
des services adaptés intégrant la notion « d’empreinte carbone », tout en leur apportant un réel avantage. Nos offres
privilégient les fournisseurs, les fabricants, les artisans, les distributeurs et les prestataires issus du tissu économique
local.
Par une négociation permanente des propositions, la coopérative prend part à la défense du pouvoir d’achat de
ses sociétaires.

Comment adhérer : bulletin de souscription (voir page suivante).

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88 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

ADRESSE COURRIER
La COOP Niortaise
Parc d’activités « les colonnes jaunes »
Boulevard François ARAGO
79180 - CHAURAY
Email : contact@lacoop-niortaise.fr
Tel : 06.33,54.94.36

SOUSCRIPTION DE PART(S) SOCIALE(S) DE COOPERATEUR


Nom Prénom

Date de naissance

Adresse

Code postal Ville

Tél. Email

Salarié(e) de * : ou Retraité(e) de * :

* Cocher obligatoirement au moins une case ci-dessous


La Poste France Telecom / Orange
Enseignement (Education Nationale) Administration (Etat, Région, Commune, . . . . . . . . . . . . . . .)
Santé (Service Hospitalier, EHPAD, . . .) Services sociaux (Sécurité Sociale, URSSAF, . . . . . . . . . . . . .)
Sécurité Civile Défense Nationale (Armée, Police, . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . )
Justice Finances Publiques (trésor, Monnaie, . . . . . . . . . . . . . . . . . . )
Culture (Théâtres, Musées, MJC, . . .) Elan Coopératif Niortais

Autre Service Public (SNCF, transport,................) Lequel :

Mutuelle Laquelle :

Société coopérative Laquelle :

Autre entreprise de l'économie sociale Laquelle :

Lieu de travail :

« Je souscris part(s) sociale(s) à la Société Coopérative de Consommation à capital


variable des salariés de La Poste, de France Télécom, des services publics et de l’Économie Sociale
de la Région Niortaise – dénommée LA COOP NIORTAISE . Je joins un chèque d’une valeur de 10 €
minimum correspondant au moins à une part sociale (1) et certifie sur l’honneur que les
renseignements du présent formulaire sont exacts.»

Date et signature

(1) Il est indispensable de détenir au moins une part sociale pour devenir sociétaire de La Coop et y
effectuer des achats.
* Renseignement à compléter obligatoirement

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UE 2 89
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

GAEC DE L’AVEL
Constitution, fonctionnement d’un groupement agricole d’exploitation en commun

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :
QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE
GAEC signifie groupement agricole
d’exploitation commerciale.
Seuls les agriculteurs peuvent utiliser cette
structure.
Le GAEC a pour objet la réalisation d’un
travail en commun et la vente du fruit du
travail en commun.
Le nombre d’associés est limité, ils doivent
tous travailler sur l’exploitation agricole.
Le GAEC est une société civile à statut
particulier.
Deux époux peuvent être seuls associés dans
un GAEC.
La responsabilité des associés est identique
à celle d’une société civile.
Tous les apports sont autorisés.
Un capital minimum est obligatoire.
Le GAEC doit être agréé.
Le GAEC doit être immatriculé au RCS.

 Quelles sont les différences entre une société civile et un GAEC ?

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

L’exploitation du GAEC de L’AVEL se situe sur la


commune de NOYAL PONTIVY, dans le
MORBIHAN. Elle existe depuis une trentaine
d’années.
Le GAEC de L’AVEL se compose de 3 membres : 2
époux et un porcher (personne qui s’occupe de
l’élevage de porcs). Les époux ont apporté du
numéraire et le porcher ses compétences lors de la
constitution du GAEC. Le mari est gérant du GAEC.
L’exploitation cultive des céréales ainsi que des
légumes et élève des cochons (naisseur-engraisseur,
c’est-à-dire du petit porcelet, au gros cochon). Les
céréales entrent dans la composition de
l’alimentation des animaux (blé, maïs, orge, pois protéagineux).

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90 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

TRAVAIL À FAIRE

À partir de la documentation fournie en Annexe, vous devez répondre aux questions suivantes en
illustrant vos réponses avec l’exemple du GAEC de l’AVEL.
1. Quelle est la catégorie professionnelle qui peut créer un GAEC ? Quelle est la forme juridique d’un
GAEC ?
2. Quelle est la nature de l’activité d’un GAEC ?
3. Quel est le nombre minimum et maximum d’associés d’un GAEC ? Qui peut être associé d’un GAEC ?
4. Quel est l’objet d’un GAEC ?
5. Quels sont les apports possibles pour créer un GAEC ?
6. Quelle sera la responsabilité de chaque associé d’un GAEC ?
7. Un GAEC est-il soumis à un agrément ? Doit-il être immatriculé ?
8. Quel sera le fonctionnement du GAEC ?

ANNEXE : Extraits du code rural


Article L323-1
Les groupements agricoles d’exploitation en commun sont des sociétés civiles de personnes régies par les chapitres Ier et II du livre III
du code civil et par les dispositions du présent chapitre. Ils sont formés entre personnes physiques majeures.
Article L323-2
Les groupements agricoles d’exploitation en commun ne peuvent réunir plus de dix associés.
Un groupement agricole d’exploitation en commun peut être constitué de deux époux, de deux concubins ou de deux partenaires
pacsés y compris lorsqu’ils en sont les seuls associés.
Article L323-3
Les groupements agricoles d’exploitation en commun ont pour objet de permettre la réalisation d’un travail en commun dans des
conditions comparables à celles existant dans les exploitations de caractère familial.
Ces groupements peuvent également avoir pour objet la vente en commun, à frais communs, du fruit du travail des associés, mais
gardant l’avantage des réglementations en ce qui concerne les volumes de production.
Article L323-7
Peuvent être membres d’un groupement agricole d’exploitation en commun les personnes qui font à ce groupement un apport en
numéraire, en nature ou en industrie afin de contribuer à la réalisation de son objet.
Les associés doivent participer effectivement au travail en commun.
Article L323-8
Les apports en numéraire et les apports en nature, qu’ils soient faits en pleine propriété ou seulement en jouissance, concourent à la
formation du capital du groupement, qui peut être un capital variable. Ils donnent lieu à l’attribution de parts d’intérêts.
Les apports en industrie donnent lieu à l’attribution de parts d’intérêts, mais ne concourent pas à la formation du capital social. Les
porteurs de ces parts participent à la gestion et aux résultats du groupement dans les conditions fixées par les statuts.
Article L323-10
Sauf disposition spéciale des statuts prévoyant une responsabilité plus grande, la responsabilité personnelle de l’associé à l’égard des
tiers ayant contracté avec le groupement est limitée à deux fois la fraction du capital social qu’il possède. Les pertes éventuelles sont,
dans les mêmes proportions, divisées entre les associés en fonction du nombre de parts d’intérêts qui leur appartiennent.
Article L323-11
Les groupements agricoles d’exploitation en commun sont agréés par l’autorité administrative.
Article R323-27
Le capital d’un GAEC ne peut s’élever, lors de sa constitution à moins de 1 500 .

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UE 2 91
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

KREDUL
L’action publique.

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE


Une infraction est une atteinte à l’ordre public
sanctionnée par le code pénal.
Les infractions sont classées en 3 catégories
(les citer).
Trois éléments doivent être réunis pour qu’il y
ait infraction (les citer).
Seul l’auteur d’une infraction peut être
poursuivi.
Les infractions sont jugées par des
juridictions différentes.
Les peines prévues par le code pénal sont
variables selon la gravité des infractions.
Le code pénal fixe seulement la peine
minimum à appliquer selon l’infraction.
Les peines applicables aux personnes
morales sont différentes de celles applicables
aux personnes physiques.
Le ministère public déclenche l’action
publique.
Dans certains cas, on ne peut plus poursuivre
l’auteur d’une infraction.
Les délits se prescrivent par 3 ans et les
crimes par 10 ans.

 Quelles sont les conditions de la responsabilité pénale d’une société ?

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92 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

Après avoir reçu un courrier les informant de bonnes opportunités de placements financiers, plusieurs
commerçants d’une grande ville de province ont confié des sommes importantes à la personne chargée de
ces placements. Ils n’ont ensuite reçu aucune information sur le devenir de ces sommes. Un des
commerçants, M. Krédul, a alors décidé de porter plainte contre X et s’est constitué partie civile devant le
juge d’instruction.

TRAVAIL À FAIRE

1. Quel est l’intérêt d’un dépôt de plainte avec constitution de partie civile ?
2. Le juge d’instruction peut-il ouvrir immédiatement une procédure d’instruction ? Justifier.
3. M. Krédul pouvait-il déposer sa plainte selon une autre modalité ?

Le juge d’instruction, régulièrement saisi, ouvre une information et, par commission rogatoire, demande à la
police judiciaire d’effectuer des perquisitions chez des personnes connues des services de police. Suite à
une saisie régulière de documents, le juge d’instruction a la connaissance de l’identité d’un individu dont le
compte en banque montre des dépôts importants sur la période considérée ; le juge d’instruction a réuni les
preuves de sa culpabilité.

TRAVAIL À FAIRE

4. Devant quelle juridiction pénale sera renvoyé l’auteur de l’infraction ?


5. Quelles sont les prescriptions en matière pénale ?

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UE 2 93
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SAPIN
Infractions spécifiques du droit pénal des sociétés : fausses déclarations dans les statuts, abus de
biens sociaux, présentation et publication de comptes inexacts.

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE


Ne pas soumettre à l’approbation de
l’assemblée générale les comptes annuels est
un délit.
Le code de commerce prévoit des sanctions
pénales spécifiques aux sociétés.
Pour chaque infraction, 2 éléments doivent
être réunis.
L’omission dans les statuts des mentions
relatives au capital est un délit.
Le gérant qui ne convoque pas l’assemblée
générale ordinaire annuelle des associés
n’est pas punissable.

Le gérant qui présente des comptes falsifiés


s’expose à une lourde peine.

Un gérant qui ne convoque par une AG en


vue de désigner un CAC alors que sa
nomination est obligatoire ne sera pas
sanctionné.
Un gérant qui paye un voyage personnel avec
la carte bleue de la société est punissable.
Un CAC frappé d’une incompatibilité est
punissable.
La non-révélation de faits délictueux auprès
du procureur de la république par le CAC est
un délit.
Le CAC n’est pas soumis au secret
professionnel.

 Qu’est ce qu’un abus de biens sociaux ?

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94 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

Les frères Sapin, Pierre et Paul, ont des compétences en matière de travail du bois. Ils ont décidé de s’associer
dans une activité d’ébénisterie ; ils créent de petits meubles et restaurent des meubles anciens. Ils ont choisi la
forme juridique de la SARL, et, pour satisfaire aux conditions de validité de la constitution, ont l’intention de faire
des apports de numéraire. Pressés de terminer le dossier de constitution afin d’obtenir le certificat
d’immatriculation en vue d’un prêt bancaire, ils signent les statuts avant d’avoir déposé la totalité des fonds.
Ils ont nommé M. Sève, gérant. Celui-ci les informe qu’il manque des liquidités sur le compte bancaire de la
société, eu égard au montant du capital social figurant aux statuts. Les frères Sapin régularisent alors
rapidement la situation.

TRAVAIL À FAIRE

1. Les frères Sapin ont-ils commis une infraction ?

L’entreprise se développe bien, grâce au savoir-faire des deux frères ; ils choisissent de s’installer dans un
quartier plus prestigieux à Paris, au plus près de leur clientèle, et investissent dans les locaux. Le total du
bilan et le montant du chiffre d’affaires rendent obligatoire la nomination d’un commissaire aux comptes. Les
frères Sapin ne se préoccupent pas des affaires sociales et le gérant ne souhaite pas soulever la question
car il a pris l’habitude de détourner régulièrement des fonds à son profit.

TRAVAIL À FAIRE

2. À partir de l’Annexe et de vos connaissances vous devez :


- identifier les diverses infractions énoncées par l’art. L241-3 C. Com ;
- dire quelles infractions ont été commises par le gérant.

De jeunes ébénistes souhaitent travailler avec les deux frères en s’associant au capital de la société. Un
conseiller juridique les incite à transformer la SARL en SA, la SA Sapin. Les ébénistes acceptent de devenir
associés et font un apport en numéraire. Pierre Sapin est nommé président du conseil d’administration et il
tient les fonctions de directeur général. Un commissaire aux comptes titulaire et un suppléant ont été
régulièrement nommés.
Lors du troisième exercice, le comptable a commis des erreurs, les comptes annuels ne donnent pas une
image fidèle de la société. Les administrateurs établissent le rapport de gestion sans se poser de questions ;
le commissaire aux comptes a des doutes ; il repère les erreurs mais n’en fait pas part au conseil
d’administration et ne les mentionne pas dans son rapport à l’assemblée des actionnaires. Les comptes
sociaux sont présentés aux associés et publiés régulièrement.

TRAVAIL À FAIRE

3. Quelles sont les infractions qui ont été commises ? Quelles sont les personnes punissables ?

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UE 2 95
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

ANNEXE :
Art. L241- 3 du C. Com (i nfractions concernant la SAR L)
modi fié par la loi du 06.12.2013

Est puni d’un emprisonnement de 5 ans et d’une amende de 375 000  :


1° Le fait pour toute personne, de faire attribuer frauduleusement à un apport en nature une évaluation supérieure à sa
valeur réelle ;
2° Le fait, pour les gérants, d’opérer entre les associés la répartition de dividendes fictifs, en l’absence d’inventaire ou
au moyen d’inventaires frauduleux ;
3° Le fait, pour les gérants, même en l’absence de toute distribution de dividendes, de présenter aux associés des
comptes annuels ne donnant pas, pour chaque exercice, une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice,
de la situation financière et du patrimoine à l’expiration de cette période en vue de dissimuler la véritable situation de
la société ;
4° Le fait, pour les gérants, de faire, de mauvaise foi, des biens ou du crédit de la société, un usage qu’ils savent
contraire à l’intérêt de celle-ci, à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise dans laquelle
ils sont intéressés directement ou indirectement ;
5° Le fait, pour les gérants, de faire, de mauvaise foi, des pouvoirs qu’ils possèdent ou des voix dont ils disposent, en
cette qualité, un usage qu’ils savent contraire aux intérêts de celle-ci, à des fins personnelles ou pour favoriser une
autre société ou entreprise dans laquelle ils sont intéressés directement ou indirectement.

Outre les peines complémentaires prévues à l’article L. 249-1, le tribunal peut également prononcer à titre de peine
complémentaire, dans les cas prévus au présent article, l’interdiction des droits civiques, civils et de famille prévue à
l’article 131-26 du code pénal.

L’infraction définie au 4° est punie de sept ans d’emprisonnement et de 500 000  d’amende lorsqu’elle a été réalisée ou
facilitée au moyen soit de comptes ouverts ou de contrats souscrits auprès d’organismes établis à l’étranger, soit de
l’interposition de personnes physiques ou morales ou de tout organisme, fiducie ou institution comparable établis à
l’étranger.

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96 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

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UE 2 97
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

RIPOU
Infractions générales du droit pénal des affaires : abus de confiance, escroquerie,
faux et usage de faux

QUESTIONS DE COURS

 Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et apporter un commentaire éventuel :

QUESTIONS VRAI FAUX COMMENTAIRE


Le gérant d’une SNC peut être poursuivi pour
abus de biens sociaux.

Conserver un bien prêté pour un temps est


un abus de confiance.

L’abus de confiance doit être intentionnel.

Une association peut être poursuivie pour


abus de confiance.
Il y a des cas ou l’abus de confiance est plus
lourdement sanctionné.
Se faire passer pour un autre en utilisant de
faux papiers, pour obtenir des allocations est
une escroquerie.
Conserver un bien volé en ayant
connaissance de sa provenance est un délit.
L’escroquerie est punie de 375 000  d’amende
X 5 si l’auteur est une personne morale.
L’escroquerie est punie de 5 ans
d’emprisonnement et 375 000  d’amende
quand l’auteur est une personne physique.

Un imprimeur s’est spécialisé dans les faux


passeports qu’il vend très chers. Il sera
sanctionné.

 Qu’est ce qu’une escroquerie ? Un abus de confiance ?

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98 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SITUATION PRATIQUE ET ANALYSE DE DOCUMENTS

Situation 1
R. Long est gérant d’une SARL depuis 5 ans. Son entreprise connaît de sérieuses difficultés. Il fait patienter
ses fournisseurs et leur promet des jours meilleurs… qui n’arrivent pas. Sa société est bien assurée pour
risques professionnels (dégât des eaux, incendie) auprès de la compagnie AXA. Pour sortir de l’impasse, il
envisage de provoquer l’incendie de son entrepôt afin de toucher la prime d’assurance qui lui permettra de
faire face à ses échéances. Avec un complice, il met son projet à exécution et vient de toucher la prime
d’assurance.

Situation 2
La truffe est un produit recherché et donc très cher. Le Périgord et le Vaucluse sont deux territoires
producteurs, mais les années de sécheresse font que ce champignon est plus rare. Le gérant d’une société
a une idée : acheter des truffes blanches moins chères (car moins parfumées), les teinter avec du brou de
noix, les vendre pour des truffes noires et ainsi… faire de confortables bénéfices. Il met son idée à
exécution. Il a ainsi écoulé auprès de revendeurs réputés des kilos de fausses truffes falsifiées. Un
concurrent a eu connaissance de la pratique, le dénonce auprès du service des fraudes. Après enquête, le
tricheur est dévoilé.

TRAVAIL À FAIRE

1. Les faits relatés dans les deux situations sont-ils réprimés par le code pénal ? Justifier votre
réponse.
2. Quelles sont les éventuelles sanctions prévues ?
3. Les victimes seront-elles indemnisées ?

Situation 3
La société Hertz a loué un véhicule à M. Point pour le week-end. Ce dernier n’a pas rendu le véhicule au
jour convenu. Il prétend qu’il a été victime du vol du véhicule à un feu rouge et il produit une plainte pour vol
qu’il a déposée au commissariat. En réalité, il a vendu ce véhicule à un réseau parallèle.

TRAVAIL À FAIRE

1. Qualifiez le délit dont a été victime la société Hertz.


2. Quelle est la sanction prévue dans ce cas ?

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UE 2 99
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

Situation 4
F. Brac vient d’être recruté dans le service comptable par la société CMA-CGM, spécialisée dans le fret
maritime. Après quelques semaines de travail, son chef de service a des doutes sur sa compétence. Il revoit
son dossier de candidature. Son attention est attirée par son diplôme d’expert comptable. Après enquête, il
découvre que F. Brac n’est pas titulaire de ce diplôme.

TRAVAIL À FAIRE

1. Identifier le délit commis.


2. Quelle est la sanction prévue par le code pénal ?

ANNEXE : Extraits du Code Pénal

Art. 441-1
« Constitue un faux toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice et accomplie par quelque
moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support d’expression de la pensée qui a pour objet ou qui peut avoir pour
effet d’établir la preuve d’un droit ou d’un fait ayant des conséquences juridiques.
Le faux et l’usage de faux sont punis de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000  d’amende. »

Art. 313-1
« L’escroquerie est le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit
par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son
préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à
consentir un acte opérant obligation ou décharge.
L’escroquerie est punie de 5 ans d’emprisonnement de 375 000  d’amende. »

Art. 314-1
« L’abus de confiance est le fait pour une personne de détourner, au préjudice d’autrui, des fonds, des valeurs ou un
bien quelconque qui lui ont été remis et qu’elle a acceptés à charge de les rendre, de les représenter ou d’en faire un
usage déterminé.
L’abus de confiance est puni de 3 ans d’emprisonnement et de 375 000  d’amende. »

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100 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

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UE 2 101
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SUJET D’EXAMEN 2016

SITUATION PRATIQUE

La SARL Bioskin fabrique, de manière artisanale, des savons, huiles et laits corporels à base de plantes.
La SARL a été créée en 2006. La répartition du capital est présentée en Annexe 1. Depuis l’origine, la
gérance est assurée par Anne Paude.

Le siège social de la SARL Bioskin est situé, depuis la création, au domicile conjugal d’Anne Paude. Cette
dernière a débuté une procédure de divorce, et souhaite modifier le siège de la société.

Afin d’avoir plus de liberté pour le faire, elle vous demande si les nouvelles conditions de transfert du siège
social, issues des lois du 20 décembre 2014 et du 6 août 2015 sont applicables alors que les statuts n’ont
jamais été modifiés.

TRAVAIL À FAIRE

1. Exposez les nouvelles conditions de transfert du siège social d’une SARL par le gérant.

Anne Paude a participé à la création de la SARL Bioskin en 2006 en apportant 10 000 euros. Mariée sous le
régime légal, elle avait informé son mari qu’elle allait utiliser cette somme appartenant à la communauté,
sans lui demander son accord. Celui-ci n’avait pas exercé son droit de revendication des parts. Il n’avait pas
non plus renoncé à la qualité d’associé.

Aujourd’hui, Anne Paude est en instance de divorce. Elle est soutenue par ses deux coassociés. Elle craint
que son époux ne demande la nullité de l’apport ou ne revendique la qualité d’associé. Elle vous demande
conseil.

TRAVAIL À FAIRE

2. Expliquez pourquoi le mari d’Anne Paude ne pourrait pas obtenir la nullité de l’apport.
3. Précisez combien de parts sociales son mari pourrait revendiquer. Montrez que le risque qu’il ne
devienne associé est très faible.

La SARL évolue dans un contexte fortement concurrentiel. Anne Paude craint que la dénomination sociale
ne puisse être considérée comme trompeuse. Elle souhaite la changer.
M. Redouane Markaf y est opposé.

TRAVAIL À FAIRE

4. Précisez ce que doit faire Anne Paude pour que la dénomination sociale soit modifiée.

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102 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

Anne Paude est aussi gérante associée de la SARL BioHair, spécialisée dans les soins capillaires
biologiques. À l’arrêté des comptes au 31 décembre 2015, les capitaux propres s’élèvent à 15 000 euros
alors que le capital est de 40 000 euros (répartis en 400 parts). La prochaine assemblée des associés est
prévue le 15 juin 2016. La SARL n’a pas de commissaire aux comptes.

TRAVAIL À FAIRE

5. Décrivez la procédure à suivre compte tenu de la situation comptable de la SARL Biohair au 31


décembre 2015.

Pour redresser la situation, Gary Béro, associé détenant 140 parts de la SARL Biohair, propose un
arrangement. Il détient 20% des actions du capital de la SA Bo&Bio, et, bien qu’il n’en soit pas dirigeant, il
obtient un accord de principe de la SA qui viendrait en aide à la SARL.
La SA Bo&Bio apporterait 44 000 euros à la SARL BioHair en échange de 440 parts sociales.
En contrepartie de son intermédiation, Gary Béro, négocie, à titre personnel, avec la SARL Biohair, un
contrat d’exclusivité, qui sera signé après l’augmentation de capital.
Ce contrat prévoit que :
- la SARL fournira pendant 2 ans certains produits en exclusivité à Gary Béro avec réduction de 20% par
rapport aux prix pratiqués ;
- Gary Béro garantira l’achat d’une quantité minimum de ces produits durant 1 an.

Anne Paude vous demande conseil sur certaines obligations juridiques à respecter.

TRAVAIL À FAIRE

6. Dans l’hypothèse où la SA Bo&Bio entrerait au capital de la SARL, précisez, en justifiant, si le


contrat d’exclusivité qui sera conclu avec Gary Béro doit suivre une procédure.

Anne Paude achète ses fruits et légumes auprès de producteurs locaux par l’intermédiaire de l’association
Vitamine présidée par Monsieur Carven. Le bruit court parmi les producteurs que Monsieur Carven
achèterait des produits destinés à sa consommation familiale en utilisant la carte bancaire de l’association.

TRAVAIL À FAIRE

7. Qualifiez l’infraction qui serait commise par Monsieur Carven. Précisez les éléments constitutifs de
cette infraction.

Anne Paude a sympathisé avec Tom Bazac qui l’a invitée à visiter son exploitation. Il s’agit d’un élevage de
chèvres et de brebis qu’il exploite sous la forme d’un GAEC avec son frère. Il est inquiet car au cours de la
dernière saison plusieurs bêtes sont tombées malades et les dettes s’accumulent.

TRAVAIL À FAIRE

8. Quelle est la signification du sigle GAEC ? Quelle est l’étendue de la responsabilité des associés
dans ce type de structure ? Anne Paude pourrait- elle devenir associée du GAEC ?

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UE 2 103
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

Annexe 1 – Extrait des statuts de la SARL BIOSKIN

Article 8 - Capital social


Le capital social est fixé à la somme de 30 000 euros.
Il est divisé en 300 parts de 100 euros chacune, entièrement libérées, souscrites en totalité par les associés et attribuées
à chacun d’eux en proportion de leurs apports respectifs, à savoir :
à Mme Liria Balkan 100 parts
à M. Redouane Markaf 100 parts
à Mme Anne Paude 100 parts

Article 10 – Décisions collectives des associés


Les décisions collectives des associés sont prises exclusivement en assemblée.

Article 12 - Agrément des cessions


Les cessions de parts sociales aux associés, conjoints, ascendants, descendants doivent être agréées aux conditions
légales requises pour les cessions de parts sociales aux tiers. Il en va de même si le conjoint d’un associé revendique
ses parts postérieurement à l’apport d’un bien commun, l’époux associé ne participant pas au vote /.../

ANALYSE D’UN DOCUMENT

DOSSIER 1

Vous êtes contacté(e) par un client qui souhaite créer une SAS et vous demande d’examiner le projet de
statuts, plus particulièrement les articles présentés dans l’Annexe 2 ci-dessous.

1. Indiquez, en argumentant, les quatre erreurs commises.

Annexe 2 – Extrait des statuts d’une SAS (projet)

Article 6 – Apports
/.../
Les apports en numéraire doivent être libérés dés leur souscription pour un montant représentant le quart de leur valeur ;
le solde devant être libéré sur appel du président dans un délai de cinq ans.
Les apports en nature sont possibles et donneront lieu à une augmentation de capital. Ils devront au préalable être
évalués par un commissaire aux apports désigné par le Président du Tribunal de commerce par voie de requête. Ils
devront être libérés immédiatement.

Article 10 – Droit de vote


Durant les deux premières années de détention, chaque action donne droit à une voix. Afin de récompenser la fidélité
des actionnaires, le nombre de voix attribué augmente de la manière suivante :
• Deux voix sont attribuées par action dès le début de la troisième année de détention ;
• Cinq voix sont attribuées par action dès le début de la sixième année de détention.

Article 11 – Exclusion d’un actionnaire


L’exclusion d’un actionnaire peut être décidée par la collectivité des autres actionnaires à la majorité des deux-tiers des
voix pour les motifs suivants : violation d’une règle statutaire, condamnation pénale conduisant à une interdiction de
gérer, absence de participation aux décisions collectives depuis plus de trois ans. L’actionnaire sera informé de la
mesure d’exclusion par lettre recommandée avec accusé de réception et pourra y répondre dans un délai de quinze
jours. Il pourra demander à être entendu par la collectivité des actionnaires avant le vote de l’exclusion.

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104 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

Les titres de l’actionnaire exclu seront rachetés par les autres actionnaires ou, à défaut, par la société, à un prix fixé à
l’amiable ou par un expert désigné d’un commun accord ou par le tribunal. Les titres rachetés par la société devront être
annulés dans les trois mois suivants.
Dans l’attente du rachat, les titres de l’actionnaire exclu sont privés du droit de vote.
Cet article ne peut être modifié qu’à la majorité des deux-tiers des voix.

Article 26 – Pouvoirs du président


Dans les rapports avec les tiers, le président n’engage la société que par les actes entrant dans l’objet social.
Dans les rapports avec la société et les actionnaires, le président peut faire tous actes de gestion dans l’intérêt de la
société.

DOSSIER 2
Après avoir lu l’arrêt de la Cour de cassation du 14 février 2014, vous répondrez aux questions suivantes :

2. Quelle est la définition d’une société en participation ?


3. Quelle règle de droit la société SAFY tente-t-elle d’invoquer ?
4. Quel est le problème de droit posé à la Cour de cassation ?
5. Expliquez la solution de la Cour de cassation.

Cour de cassation, chambre commerciale, 14 février 2014

Sur le quatrième moyen, pris en sa seconde branche :

Attendu, selon l’arrêt attaqué (Paris, 18 octobre 2012), que M. X..., gérant de l’EURL X... (la société X...), a mandaté la
société Actigest finance pour rechercher des participations dans des sociétés de personnes qui réaliseraient des
investissements éligibles au régime fiscal de faveur prévu par le code général des impôts ; qu’en vertu d’une convention
d’exploitation en commun conclue entre ces sociétés, la société X... a fait un apport de 77 000 euros ; que la société
Safy n’ayant pas été en mesure d’exécuter le mandat conformément aux intentions du mandant, elle lui a proposé la
réaffectation de l’apport à une souscription ultérieure ou son rachat par un autre investisseur ; que, ne pouvant obtenir la
restitution de l’apport, M. X... et la société X... ont fait assigner les sociétés Safy et Actigest finance devant le tribunal de
commerce, lui demandant notamment de constater les fautes commises par la société Safy dans la gestion des sociétés
en participation concernées par l’opération et de condamner celle-ci au paiement de la somme de 77 000 euros en
réparation de la perte de son apport ;

Attendu que la société Safy fait grief à l’arrêt de l’avoir condamnée à payer la somme de 15 000 euros à M. X..., alors,
selon le moyen, que faute d’avoir recherché si une faute détachable - seule de nature à engager sa responsabilité -
pouvait être imputée à la société Safy agissant comme gérante des sociétés en participation, les juges du fond ont de
toute évidence privé leur décision de base légale au regard de l’article 1382 du code civil ;

Mais attendu que toute faute commise par le gérant d’une société en participation, laquelle est dépourvue de
personnalité juridique, constitue une faute personnelle de nature à engager sa responsabilité à l’égard des tiers, peu
important qu’elle soit ou non détachable de l’exercice du mandat qui a pu lui être donné par les autres associés ; que la
cour d’appel n’avait donc pas à procéder à une recherche inopérante ; que le moyen n’est pas fondé ;

Et attendu que les autres griefs ne seraient pas de nature à permettre l’admission du pourvoi ;

PAR CES MOTIFS :


REJETTE le pourvoi ;

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UE 2 105
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SUJET D’EXAMEN 2017

SITUATION PRATIQUE

e
Depuis le XVII siècle, la famille LAMBELLY cultive la canne à sucre et produit du sucre sur l’île de la
Martinique. Les produits LAMBELLY bénéficient d’une grande réputation et sont diffusés tant en Europe
qu’en Amérique du Nord. La famille a également décidé de vendre ses produits en Chine.
Le « groupe LAMBELLY » comprend aujourd’hui plusieurs sociétés, répondant à des objectifs propres, et en
particulier :
• la SA SUCRANTILLES, société « tête de groupe » dont le siège se situe à Nantes (département de
la Loire-Atlantique) ;
• la SNC LAMBELLY et FILS, chargée de commercialiser les produits LAMBELLY dans les Caraïbes
et dont le siège se situe à Fort-de-France (département de la Martinique).

Le « groupe LAMBELLY » a recours au cabinet « Expertcomptes » pour la certification de sa comptabilité.


Monsieur BOGARD, commissaire aux comptes, est l’interlocuteur du groupe.

PREMIÈRE PARTIE
La SA SUCRANTILLES comprend sept actionnaires (voir Annexe 1).
Martin LAMBELLY s’interroge actuellement sur l’opportunité de limiter le nombre d’actionnaires pour faciliter
le fonctionnement de la société.

Il souhaiterait demeurer seul détenteur du capital social en compagnie de son père Jean-Louis.
Les cinq autres actionnaires de la SA sont d’ailleurs disposés à leur céder leurs titres sociaux.

TRAVAIL À FAIRE

1. Le projet de Martin LAMBELLY est-il envisageable ?

Martin LAMBELLY abandonne finalement ce premier projet. Cependant, dans un esprit de modernité, Martin
LAMBELLY souhaite que Julie ROUSSEAU entre au conseil d’administration de la SA SUCRANTILLES.

TRAVAIL À FAIRE

2. La SA SUCRANTILLES est-elle concernée par l’obligation de mixité dans certains conseils


d’administration de sociétés anonymes françaises ?
3. Julie ROUSSEAU peut-elle devenir membre du conseil d’administration de la SA SUCRANTILLES ?

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106 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

Jean-Louis LAMBELLY est marié à Clémence sous le régime de la communauté légale. Clémence a
récemment créé à Nantes une entreprise individuelle grâce à un prêt consenti par la SA SUCRANTILLES à
un taux d’intérêt inférieur à celui du marché.

TRAVAIL À FAIRE

4. Le prêt consenti par la SA SUCRANTILLES peut-il être annulé ?


5. Quelles pourraient être les conséquences pénales de ce prêt ?
6. Que doit faire M. BOGARD ?

Annexe 1 – I n f o r m a t i o n s s u r l a S A S U C R A N T I L L E S

Répartition du capital

Jean-Louis LAMBELLY, 58 ans, président du conseil d’administration 4 900 actions

Martin LAMBELLY, fils de Jean-Louis, 34 ans, administrateur et


4 900 actions
directeur général

Auguste LAMBELLY, 85 ans, administrateur 50 actions

Julie ROUSSEAU, 72 ans 50 actions

Olaf ENRIKSSEN, 61 ans 50 actions

Jocelyne THIBAULT, 43 ans 25 actions

Guy BEVERT, 67 ans 25 actions

TOTAL 10 000 actions

Les actions de la SA SUCRANTILLES ne sont pas admises aux négociations sur un marché réglementé.
M. BOGARD est le commissaire aux comptes de la SA.
Les statuts sont conformes à la loi.
Nombre de salariés : 32.
Chiffre d’affaires pour l’année 2016 : 29 876 543 .

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UE 2 107
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

SECONDE PARTIE

La SNC LAMBELLY et FILS comprend quatre associés (voir Annexe 2).


Alice LAMBELLY, fille de Jean-Louis LAMBELLY et sœur de Martin LAMBELLY, est la gérante statutaire de
la société.
Depuis quelques mois, la SNC LAMBELLY et FILS connaît des difficultés de trésorerie en raison d’une
concurrence sévère sur le marché du sucre de canne et de tensions intrafamiliales entre Alice, son père et
son frère.

La SNC LAMBELLY et FILS n’a pas honoré dans les délais la facture de son imprimeur, malgré la mise en
demeure de celui-ci.

Ce dernier connaît bien Aline LAMBELLY et décide de lui demander de régler personnellement la facture à
la place de la société.

TRAVAIL À FAIRE

7. Madame Alice LAMBELLY doit-elle répondre à cette sollicitation ? Quel conseil pourriez-vous donner
à Madame LAMBELLY dans cette situation ?

Lassée par toutes ces difficultés, Alice LAMBELLY souhaite quitter la SNC LAMBELLY et Fils et céder dans
quelques mois ses parts à la société SUCRES DE FRANCE. La SA SUCRANTILLES est opposée à cette
cession, qui permettrait l’entrée d’un concurrent au capital de la SNC.

TRAVAIL À FAIRE

8. À quelles conditions cette cession pourra-t-elle avoir lieu ?

Annexe 2 – R é p a r t i t i o n d u c a p i t a l d e l a
SNC LAMBELLY ET FILS

Répartition du capital

Alice LAMBELLY, 31 ans, gérante statutaire 400 parts


SA SUCRANTILLES 400 parts

Jean-Louis LAMBELLY 100 parts


Martin LAMBELLY 100 parts

TOTAL 1 000 parts

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108 UE 2
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

QUESTIONS
I

1. Quelles sont les modalités de création d’une association déclarée ?


2. Quelles sont les principales caractéristiques d’une société coopérative ?

COMMENTAIRE DE DOCUMENT

DOSSIER 1

À la lecture de l’arrêt reproduit ci-apès et de vos connaissances, répondez aux questions ci-dessous :

1. Quel est le problème de droit formulé dans cet arrêt ?


2. Exposez brièvement les positions de la Cour d’appel et de la Cour de cassation.
3. En tant que futur professionnel, quel(s) conseil(s) l’analyse de cet arrêt vous conduirait-elle à donner
à vos clients mandataires sociaux ?
4. La solution de la Cour de cassation aurait-elle été la même si le préjudice avait été subi par la SARL
GEOCALISE ? Vous exposerez à cette occasion l’ensemble des conditions de mise en œuvre de la
responsabilité civile du gérant de la SARL à l’égard de la société.

Cour de cassation, chambre commerciale, 31 mars 2015

Sur le moyen unique, pris en ses deux premières branches :

Vu l'article L. 223-22 du code de commerce ;

Attendu, selon l'arrêt attaqué, qu'en mars 2006, la société à responsabilité limitée GEOCALISE, ayant M. X... pour gérant, a commandé à la
société CONNECT SYSTEMS INTERNATIONAL (la société CONNECT SYSTEMS) des balises destinées à la localisation des animaux
qui en seraient porteurs, leur livraison devant être échelonnée sur une période de quatorze mois ; que la société GEOCALISE ayant mis fin
au contrat au cours de son exécution, la société CONNECT SYSTEMS l'a assignée pour obtenir le paiement des livraisons impayées et
l'allocation de dommages-intérêts ; que faisant, en outre, valoir que M. X... avait engagé sa responsabilité à son égard en lui faisant croire
qu'elle bénéficierait de la garantie de la "société" QUIETUDE ASSISTANCE alors qu'il savait que cette garantie, donnée par une
association insolvable, était illusoire, la société CONNECT SYSTEMS a demandé sa condamnation, in solidum, au paiement des sommes
qui seraient mises à la charge de la société GEOCALISE ;

Attendu que pour rejeter la demande dirigée contre M. X..., l'arrêt retient que son attitude s'est inscrite dans le cadre des relations
commerciales de négociation de contrats pour la société GEOCALISE, sans qu'il puisse être considéré que cette attitude n'était pas
conforme à l'objet social et à l'intérêt de cette dernière ; qu'il ajoute que le cocontractant de la sociét CONNECT SYSTEMS, qui s'est
prévalu de la garantie considérée comme non effective de Quiétude assistance, est la société GEOCALISE et non M. X... à titre personnel ;

Attendu qu'en se déterminant ainsi, par des motifs inopérants, sans rechercher, comme elle y était invitée, si M. X... n'avait pas commis une
faute séparable de ses fonctions sociales, engageant sa responsabilité personnelle, en trompant volontairement la société CONNECT
SYSTEMS sur la solvabilité de la société GEOCALISE qu'il dirigeait, afin de permettre à celle-ci de bénéficier de livraisons que, sans de
telles manœuvres, elle n'aurait pu obtenir, la cour d'appel a privé sa décision de base légale ;
PAR CES MOTIFS, (…) :

CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il rejette la demande de la société CONNECT SYSTEMS dirigée contre M. X..., l'arrêt rendu
le 3 octobre 2013, entre les parties, par la cour d'appel d'Aix-en-Provence ; remet, en conséquence, sur ce point, la cause et les parties
dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence, autrement
composée ;
Condamne M. X... aux dépens ; (…)

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UE 2 109
COLLECTION DCG

DROIT DES SOCIÉTÉS

DOSSIER 2

À l’aide de l’arrêt de la chambre commerciale de la Cour de cassation du 13 décembre 2011 ci-dessous,


vous répondrez aux questions suivantes :

1. Quel est le problème juridique soulevé par cet arrêt ?


2. Présentez et expliquez la solution de la Cour d’appel.
3. Présentez et justifiez la solution de la Cour de cassation.
4. Quelle est la conséquence de l’accomplissement régulier de l’une des formalités de reprise ?

Cour de cassation, chambre commerciale, 13 décembre 2011

Sur le moyen unique, pris en sa deuxième branche :

Vu les articles L. 210-6 et R. 210-5 du code de commerce et l'article 6 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 ;

Attendu, selon le premier de ces textes, que les personnes qui ont agi au nom d'une société en formation avant qu'elle
ait acquis la jouissance de la personnalité morale sont tenues solidairement et indéfiniment des actes ainsi accomplis, à
moins que la société, après avoir été régulièrement constituée et immatriculée, ne reprenne les engagements souscrits ;
la reprise de tels engagements ne peut résulter que soit de la signature par les associés des statuts auxquels est annexé
un état des actes accomplis pour le compte de la société, soit d'un mandat donné par les associés avant
l'immatriculation de la société à l'un ou plusieurs d'entre eux, ou au gérant non associé, et déterminant, dans leur nature
ainsi que dans leurs modalités, les engagements à prendre, soit encore, après l'immatriculation, d'une décision prise,
sauf clause contraire des statuts, à la majorité ;

Attendu, selon l'arrêt attaqué, que se prévalant d'un bon de commande signé le 11 mai 2006 par M. X... pour le compte
de la société X..., antérieurement à son immatriculation au registre du commerce et des sociétés, intervenue le 20 juin
2006, la société Komatsu France (société Komatsu) a assigné celle-ci en paiement d'une somme correspondant au prix
d'une partie du matériel d'exploitation forestière visé par le bon de commande ; que la société X... a contesté être
débitrice de la somme réclamée en l'absence de reprise régulière de cet engagement ;

Attendu que pour accueillir la demande de la société Komatsu, l'arrêt retient que la société X... n'a pas seulement
procédé à une reprise implicite de l'engagement du 11 mai 2006 en procédant à un remboursement partiel de la tête
d'abattage le 22 juin 2006 ; qu'il ajoute qu'en effet, cette société a souscrit le 27 juin 2006, postérieurement à son
immatriculation au registre du commerce et des sociétés, un contrat de crédit-bail destiné à financer le matériel objet de
la commande ; qu'il relève encore que de la signature de ce second contrat découle la reprise par la société X... de
l'engagement du 11 mai 2006 envers la société Komatsu, le crédit-bail se rattachant par un lien nécessaire au contrat
assurant la fourniture du bien financé ;

Attendu qu'en se déterminant ainsi, sans avoir constaté l'accomplissement régulier de l'une ou l'autre des formalités
précitées, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ;

PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs :
CASSE ET ANNULE

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DCG UE2 énoncé
Droit des sociétés et autres groupements

ISBN : 978-2-35765-750-2

Imprimé en France en juillet 2018 par Impremium, Marseille


Dépôt légal : juillet 2018

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