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TP N°2 : ONDULEUR DE TENSION TRIPHASE.

1/ Exploitation pédagogique de PSIM


Ce logiciel convivial et peu gourmand en moyens matériels (W98 minimum), La simulation et
l’analyse du fonctionnement d’un montage électrique peuvent être utilisées comme outil
pédagogique complémentaire des méthodes traditionnelles : cours et manipulations en
laboratoire. (Nombreux montages d’électronique de puissance, d’électrotechnique et
d’automatique couvrant une grande partie des programmes de LF-EEA).

PSIM est un logiciel de simulation pour l’électrotechnique et l’électronique de puissance. Le


logiciel permet de dessiner le schéma du montage, à partir des éléments de la bibliothèque
(machines, transformateurs, interrupteurs électroniques, éléments de commande et de
contrôle…). Les appareils de mesure disposés sur le schéma de montage définissent les courbes
représentatives des grandeurs électriques et mécaniques que l’on peut obtenir après simulation.
Le logiciel est disponible gratuitement, en version de démonstration, sur le site de
POWERSIMTECH à l'adresse www.powersimtech.com ou sur le site de PSIM EUROPE

1.1/ Utilisation et exemples

Le logiciel est constitué de 3 programmes :


- SIMCAD : dessin du schéma
- PSIM : simulation (calcul des variables)
- SIMVIEW : tracé des courbes.

Depuis la version 6.0, les programmes SIMCAD et SIMVVIEW ont fusionné. Les phases de
dessin et de calcul sont réalisées par PSIM. Les notions essentielles et les techniques de mesures
spécifiques à la simulation sont détaillées dans le guide d’utilisation. Des exemples d’exploitation
pédagogique peuvent être consultés et téléchargés.

Cliquer sur ce lien : http://f.leplus.free.fr/Simulation/Pres.htm

1.2/ Initiation à l’utilisation de PSIM

PSIM peut être utilisé sans avoir lu intégralement la notice d’explication. Il y a 4 grandes étapes
pour la simulation d’un montage :
- dessin du schéma de montage à l’aide de la souris et des icônes
- entrée des valeurs numériques des éléments du montage et des paramètres de la simulation
- choisir les grandeurs à observer et définir les données de simulation des composants
- visualisation des courbes.

Il est également possible de sortir les résultats, le schéma et les données sur imprimante.

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2/ Onduleur autonome de tension triphasée en pont
Largement décrit dans la littérature, l’onduleur est un convertisseur statique, il fournit une
source d'énergie électrique alternative de fréquence et d’amplitude variables à partir d'une source
d'énergie électrique continue constante. La variation de la vitesse du MAS s’effectue de plus en
plus par des onduleurs. Pour obtenir le fonctionnement optimal de cette machine, on doit
l'alimenter par une source de tension aussi proche que possible d’une forme sinusoïdale. On peut
alors envisager deux modes :

• MAS alimentée par un onduleur de tension;


• MAS alimentée par un onduleur de courant.
L’onduleur de tension fourni un système triphasé des tensions indépendant de la charge. Par
contre l’onduleur en courant, les courants fournis ont des formes et des amplitudes influencées
par la nature de la charge.

Dans notre étude, nous nous intéressons qu’aux onduleurs de tension. L’utilisation d’un
onduleur de tension plutôt est essentiellement motivée par des raisons technologiques, en effet au
cours de ces années la taille, le poids et le coût des convertisseurs n'ont fait que diminuer, en
grande partie grâce aux progrès récemment réalisés dans le domaine de l’Electronique de
Puissance et de la commande Numérique. Par abus de langage, si la fréquence de sa tension de sa
sortie est imposée par celui du réseau, alors l’onduleur est dit assisté, sinon, l’onduleur est dit
autonome donc il impose sa propre fréquence à la charge. A la suite, nous nous intéressons
uniquement à l’étude des onduleurs de tension autonomes. L’onduleur a deux circuits, l’un de
puissance l’autre de commande.

2.1/ Circuit de principe d’un onduleur en pont


Le circuit de puissance d’un onduleur de tension, autonome, triphasé à structure en pont
est tracé à la figure suivante :.
ieo

U eo C1 C2 C3
2 vs1
is1
1
is2 vs2

o 2 n
vs3
U eo is3
3
2

C4 C5 C6

Figure 1 : Circuit de puissance d’un onduleur de tension à deux niveaux.

L’onduleur est alimenté par une source de tension continue U eo , appelée aussi bus continu.
Grâce à une technique de commutations bien choisie de ses interrupteurs statiques, nous
obtiendrons un système triphasé des tensions alternatives de sortie, d’amplitudes et de fréquences

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réglables. Il se compose de trois bras identiques (3 cellules de commutation), chacun à deux
interrupteurs en série complémentaires. Ces interrupteurs découpent la tension d’entrée en
plusieurs créneaux par alternance, appelés impulsions de largeur variable. Selon les puissances
mise en jeu, nous faisons le choix de la technologie constituant ses interrupteurs électroniques de
commutation, soit avec le thyristor à extinction par la gâchette (GTO), de l'anglais « Gate Turn-
Off Thyristor »; ou encore avec le transistor bipolaire à grille isolée(IGBT), de l’anglais
« Insulated Gate Bipolar Transistor » chacun est en antiparallèle avec une diode. Chaque
association de ces deux composants de commutation est équivalente à un interrupteur statique.

Les points de tensions de sortie correspondent aux points milieux des trois bras. Dans notre
application la charge triphasée équilibrée c’est le groupe motopompe asynchrone triphasé, où
leurs enroulements statoriques sont couplés en étoile sans neutre.

Expressions principales modélisant le circuit de puissance


Afin de ne pas court-circuiter la source d'énergie électrique continue, les états de commutations
de deux interrupteurs de chaque bras doivent être complémentaires. Donc nous pouvons
modéliser le nième bras de l’onduleur par l’équation booléenne suivante :

• C n = 1, désigne le nième interrupteur est à l’état fermé ;


• C n = 0, désigne le nième interrupteur est à l’état ouvert.
Cn + Cn +1 = 1, ∀ n = 1, 2,3. (1)
Nous considérons un point fictif « O » milieu de la source d’énergie continue. Avec cette
configuration de l’onduleur on parle d’une modulation bipolaire, car la tension modulée V i0 peut
prendre deux valeurs U dc /2 ou -U dc /2», ils sont toujours composée de morceaux de tension
d'entrée. Les relations liant les potentiels de chaque bras {v10 ; v20 ; v30 } aux variables booléennes
{C1; C2 ; C3} sont données par :

 U eo
v10 = (2C1 -1) 2

 U eo
v20 = (2C2 -1) (2)
 2
 U eo
v30 = (2C3 -1) 2

Le système de tensions composées de la sortie de notre onduleur est donné par:

u=
12 (C1 − C2 )U eo

u=
23 (C2 − C3 )U eo (3)
u= (C − C )U
 31 3 1 eo

Comme le point neutre « n » est isolé, alors il n’y a pas de composante homopolaire et le potentiel
du point neutre au point milieu fictif « o » est donné par:

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vno = ∑ vqo
3 q =1
(4)

Le système de tensions simples aux bornes des enroulements statoriques couplés en étoile sans
connexion au point fictif « o » est donne par la relation matricielle suivante :

 vs 1   2 1 1   C 1 
    
U
 v   eo  1 2 1  C 
 s2  
3 
 2 (5)
v   
 s 3   1  1 2   C 3 
  

Les valeurs des tensions étoilées en fonctions des états des interrupteurs statiques :

Etas des interrupteurs de puissances Tensions simples triphasées

C1 C2 C3 vs1 ( k ) vs2 ( k ) vs3 ( k )

0 0 0 0 0 0

1 0 0 2 −1 −1
U eo U eo U eo
3 3 3

1 1 0 1 1 −2
U eo U eo U eo
3 3 3

0 1 0 −1 2 −1
U eo U eo U eo
3 3 3

0 1 1 −2 1 1
U eo U eo U eo
3 3 3

0 0 1 −1 −1 2
U eo U eo U eo
3 3 3

1 0 1 1 −2 1
U eo U eo U eo
3 3 3

1 1 1 0 0 0
Les enroulements statoriques sont supposés comme un récepteur triphasé équilibré, d’où :
3

 vsq 0 (6)
q 1

Finalement le courant ieo , fourni par l’alimentation U eo à l’onduleur, s’exprime en fonction des
courants statoriques par:

ieo = C1is1 + C2is 2 + C3is 3 (7)

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2.2/ Différentes stratégies de commande d’onduleur
Selon la façon de définir les instants de commutation des interrupteurs statiques, plusieurs
méthodes ont été développées. Rappelons que l'objectif principal de ces techniques, appliquées
aux onduleurs, est l'obtention d’un système triphasé de tension alternatives d'amplitude et de
fréquence fondamentale réglables, en éliminant ou en repoussant le plus loin possible les
composantes harmoniques parasites résultant du découpage. La commande des machines
électriques triphasées nécessite un onduleur commandé par une parmi les différentes techniques
Dans cette manipulation nous mettrons l’accent sur 3 stratégies de commande
• Commande pleine onde ;
• Commande décalée ;
• Commande à modulation des largeurs d’impulsions.

2.2.1/ Commande pleine onde


Il est conseillé de débuter par la commande en pleine onde (180°). Elle nous permet de mieux
comprendre les autres stratégies de commandes. Elle est appelée aussi la commande à six étapes.
Le principe de fonctionnement de la commande en pleine onde est le suivant :

• Chaque interrupteur statique conduit pendant (180°).


• Six combinaisons de fonctionnement dans chaque cycle, et chaque mode dure (60°) ;

On contrôle les interrupteurs statiques de la manière suivante :

2.2.2/ Commande décalée


Chaque interrupteur statique fonctionne pendant (120°) successivement comme il est indiqué
dans la figure suivante, la séquence est C1, C2 puis C3 successivement.
Les interrupteurs C4, C5 et C6 fonctionnent simultanément avec un décalage de 60 degré par
rapport successivement à C1, C2 et C3. Donc à tous instants deux interrupteurs sont en état de
conduire et les quatre autres sont bloqués.

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2.2.3/ Commande à MLI
La régulation de vitesse de la MAS nécessite un onduleur commandé par une parmi les
techniques de modulation de largeur d’impulsions (MLI) appelée en anglais Pulse Width
Modulation (PWM). Dans la littérature, les techniques de MLI sont multiples, il est certain que le
choix d’une d’entre elles dépend :

• de type de commande appliquée à la MAS ;

• de la fréquence de commutation ;

• et des contraintes harmoniques fixées par l’utilisateur.

Les techniques de modulation de largeur d’impulsions sont multiples. Cependant, nous trouvons
4 catégories de MLI ont été développées:

• MLI pré-calculées pour lesquelles les angles de commutation sont calculés hors ligne pour
annuler certaines composantes du spectre;
• MLI post-calculées encore appelées MLI régulières symétriques ou MLI vectorielles dans
lesquelles les angles de commutation sont calculés en ligne;
• MLI stochastiques pour lesquelles l’objectif fixé est le blanchiment du spectre (bruit
constant et minimal sur l’ensemble du spectre). Les largeurs des impulsions sont réparties
suivant une densité de probabilité représentant la loi de commande. Le développement
considérable de la technique de modulation en largeur d’impulsion ouvre une large
étendue d’application dans les systèmes de commande et beaucoup d’autres fonctions.
Elle permet une réalisation souple et rentable des circuits de commande des hacheurs.
• MLI intersective sinus-triangle effectuant la comparaison d’un signal de référence à une
porteuse, en général, triangulaire ;

Parmi ces techniques de MLI, nous étudierons seulement la MLI sinusoïdale intersective

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MLI intersective
La commande MLI intersectives est largement répandue. Une variante des MLI intersectives
est la modulation sinus-triangle désigne dans la littérature anglophone Sinusoïdale Pulse Width
Modulation abrégée par (ST-PWM). Elle repose sur la comparaison :

• d’un système triphasé équilibré directe de tensions de références. Il est de basse


fréquence f m :


v = Vˆ cos ( 2π f t )
 m1 m m

  2π 
=vm 2 Vˆm cos  2π f m t −  (8)
  3 
  4π 
=vm 3 Vˆm cos  2π f m t − 

  3 

• avec une porteuse triangulaire symétrique de haute fréquence et d’amplitude Vˆp .

Vˆ p si t = 0


 Tp 1
vp =
−Vˆ p si t = ⇒ avec : f p = (9)
 2 Tp
Vˆ si t = Tp
 p

En conséquence, les instants de commutation sont déterminés par les points d’intersection entre
la porteuse et les trois modulatrices. La fréquence de commutation des interrupteurs est fixée par
la porteuse.

La modulation intersectives est caractérisée par deux facteurs principaux :

• son indice de modulation en fréquence m f

• et son rapport cyclique en tension m a, tels que :

fp
mf = ;
fm
(10)

ma = m
Vˆ p

La surmodulation n’est pas atteinte si le rapport cyclique en tension vérifie la condition suivante:

ma ≤ 1 (11)

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Si la fréquence de la porteuse est égale à un multiple entier de la fréquence de la modulante, alors
la MLI intersective sinusoïdale est synchrone, sinon elle est asynchrone.

Afin de réduire l’influence des harmoniques, il est conseillé de choisir une fréquence de la
porteuse triangulaire de valeur élevée par rapport à celle du système modulant sinusoïdale, c’est-à-
dire adopté.

m f >> 1 ∀ m f ∈ℜ*+ (12)

La figure 2 représente le circuit de la commande MLI intersective de l’onduleur..

Système triphasé modulant


 C1
v = Vˆ cos ( 2π f t )
 m1 m m C4
  2π  C2
= vm 2 Vˆm cos  2π f m t − 
  3  C5
  4π  C3
= vm 3 Vˆm cos  2π f m t − 
  3  C6

Porteuse triangulaire symétrique

Figure 2 : Schéma de commande d’un onduleur à MLI sinusoïdale intersective.

Le principe de la MLI intersective est de comparer la porteuse qui détermine la période de


découpage au système triphasé modulant dont le fondamental est à la fréquence souhaitée. Le
résultat de cette comparaison est le signal MLI qui est utilisé comme fonction de commutation
pour commander les interrupteurs de l’onduleur. Cette méthode permet d’obtenir, de façon
simple, les temps de conduction de chaque transistor comme suit :


1 pour vm ,n < v p
=Cn  = ∀ n 1, 2 , 3. (13)

0 pour vm ,n ≥ v p

L'index de modulation maximal d'une MLI sinusoïdale intersective ( mˆ stpwm ) est dénommé aussi
profondeur de modulation. Il est défini comme le rapport de la valeur crête du fondamentale de
la tension désirée Vref à la valeur crête de l'amplitude du fondamentale de la tension de sortie de

l’onduleur Vlim , il vaut :

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Vref
ˆ stpwm =
m
Vlim
(14)
U eo π
Vref= ˆ stpwm=
m ≅ 0 ,7854
2 4
2U eo
Vlim =
π

3/ Simulation et analyse de fonctionnement de l’onduleur


Pour les trois techniques de commande de l’onduleur autonome, triphasé, à structure en pont et
sur deux périodes, visualiser les Chronogrammes suivants :

i. Les six signaux de commande qui seront appliqués aux interrupteurs statiques.
ii. Le système triphasé des tensions étoilées statoriques
iii. Le système triphasé des tensions composées
iv. Le spectre des harmoniques de la tension simple.
v. Faire un récapitulatif de comparaison de trois techniques de commande : efficace ; taux
d’ondulations ; … ?

Toutes les données :

Caractéristiques du groupe motopompe asynchrone


Pu =1Kw Ls=0.5821H Fv=.004 Nm/rad/s

N=1440 r/min Lr=0.5821H npp=2

Rs=8.87Ω ft=3500Hz Kch= 8.0197*10-5

Rr=6.95Ω J=0.01Kgm2 Msr=0.55452H

Caractéristiques de l’onduleur de tension triphasé


Commande MLI intersective ma=0.8 et mf=200

Commande Pleine onde 10 kH

Commande Décalée 10 kHz

NB : La tension d’entrée de l’onduleur est 700V.

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