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Département instrumentation et physique

Filière : Instrumentation et Maintenance Industrielle

Rapport de stage

Etablissement d’accueil :
STEG: Centrale hydroélectrique Nebeur

Encadré par : Réalisé par :


Mr. Kefi Feteh Mlle .Fadhli Azza
Remerciements

Je voudrais remercier Mr. Kefi Feteh le chef de la centrale pour ces aides et ces conseils,
sa disponibilité et sa patience.

Je cède mes vifs remerciements à l’adjoint chef Mr.Guesmi Maher pour son
encouragement et son soutien dans la partie expérimentale

Je souhaiterais aussi remercier tous les membres de l’équipe de l’exploitation et


l’entretien technique de la centrale tel que Mr.Aloui Adel, Mr.Cherni Mohamed,
Mr.Orabi Mohamed Ali, Mr.Zekri Amer, Mr.Othmeni Nourdine, Mr.Mezlini Faouzi,
Mr.Dkhili Heni.

Mes sincères sentiments pour les gardiens pour leur soutien.

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Sommaire
Page
I. Présentation de l’Etablissement ………………………………………………………………………………………………………. 1

A. Production………………………………………………………………………………………………………………………………… 1

B. Transport…………………………………………………………………………………………………………………………………... 1

C. Distribution………………………………………………………………………………………………………………………………… 1

D. Rôle de dispatching…………………………………………………………………………………………………………………….. 2

II. Présentation de la centrale hydraulique de Nebeur……………………………………………………………………………. 2

A. Introduction……………………………………………………………………………………………………………………………. 2

B. Barrage…………………………………………………………………………………………………………………………………… 2

C. L’usine……………………………………………………………………………………………………………………………………. 2

D. Organigrammes des employés……………………………………………………………………………………………….. 3

III. Etude de la chaine de production de l’électricité…………………………………………………………………………………. 3

A. Principe de fonctionnement………………………………………………………………………………………………………………… 5

1. Turbine………………………………………….............................................................................................. 5

2. La bâche spirale………………………………………………………………………………………………………………………… 5

3. Aubes avant directrices…………………………………………………………………………………………………………….. 5

4. Aubes directrices………………………………………………………………………………………………………………………. 5

5. Cercle de vannage…………………………………………………………………………………………………………………….. 6

6. La vanne de garde…………………………………………………………………………………………………………………….. 6

7. By-pass……………………………………………………………………………………………………………………………………….6

8. Les paliers…………………………………………………………………………………………………………………………………. 7

9. Génératrice……………………………………………………………………………………………………………………………….. 7

10. Démarrage et arrêt ……………………………………………………………………………………………………………….. 8

B. Système de régulation et du contrôle …………………………………………………………………………………………………… 9

C. Circuits des fluides………………………………………………………………………………………………………………………………… 9

1. Régulation…………………………………………………………………………………………………………………………………..9

2. Lubrification……………………………………………………………………………………………………………………………… 10

3. Air de refroidissement………………………………………………………………………………………………………………. 10

3
4. Air de freinage……………………………………………………………………………………………………………………………..10

5. Eau de refroidissement………………………………………………………………………………………………………………. 10

6. Eau de fuites……………………………………………………………………………………………………………………………….. 10

D. les transformateurs de tension…………………………………………………………..………………………………………………….... 10

1. Intérêt…………………………………………………………………………………………………………………………………………..
10

2. Choix du couplage…………………………………………………………………………………………………………………………
10

3. Le transformateur principal…………………………………………………………………………………………………………..
11

4. Le transformateur auxiliaire réseau TAR………………………………………………………………………………………..


11

5. Le transformateur auxiliaire machine TAM…………………………………………………………………………………….


11

E. l’entretien des équipements……………………………………………………………………………………………………………………..


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IV. La consignation…………………………………………………………………………………………………………………………………………..
12

V. Quelques autres types de centrales…………………………………………………………………………………………………………….


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A. Les centrales thermiques…………………………………………………………………………………………………………………………….


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1. Turbine à combustion……………………………………………………………………………………………………………………..
14

2. Un cycle combiné au gaz naturel…………………………………………………………………………………………..………..


14

3. Les centrales nucléaires…………………………………………….…………………………………………………………………….


15

B. Les centrales éoliennes………………………………………………………………………………………………………………………………..


16

C. Le solaire……………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
16

1. Energie solaire photovoltaïque………………………………………………………………………………………………….……


16

2. Energie solaire thermodynamique………………………………………………………………………………………………….


16

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D. Les centrales marémotrices…………………………………………………………………………………………………………………………
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E. Les centrales géothermiques……………………………………………………………………………………………………………………….


17

F. Les centrales à courant ascendant………………………………………………………………………………………………………………


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VI. Conclusion…………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
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Introduction
Dans le but de comprendre les conditions de travail et le système général de production et d’acquérir
une idée pratique sur les difficultés fonctionnelles, j’ai effectué, pendant un mois, un stage ouvrier à la
société tunisienne d’électricité et du gaz dans le centrale hydroélectrique Nebeur

I. Présentation de l’Etablissement :
A. Production :
La STEG dispose d’un parc de production diversifié réparti en une vingtaine de centrales et composé de
turbines à gaz ,turbines à vapeur ,cycles combinés, turbines hydrauliques et éoliennes .les choix
technologiques sont basés sur la recherche du meilleur compromis entre les exigences de fiabilité ,de
disponibilité, de moindre coût et de respect de l’environnement

Thermique vapeur

Cycle Combiné

Turbine à gaz

Hydraulique

Eolienne
Energie propre, permettant l’adoption des technologies les plus performantes telles que le cycle
combiné, le gaz naturel occupe une place prépondérante dans la production d’énergie électrique.

Toujours dans l’objectif de contribuer à préserver l’environnement, la STEG a intégré l’éolien parmi ses
choix. Ainsi, une première centrale de 20 MW a été mise à Sidi Daoud en 2000 .elle a connu une
première extension de 35 MW, ainsi une deuxième extension de 35 MW de puissance en 2009. En 2015
la puissance maximale installée en centrales éoliennes de Méltine et Kchabta a atteint 233 MW.

B. Transport :
Le réseau national de transport est exploité par la STEG. Il comporte une cinquantaine de postes Hautes
Tensions et près de 6500 Km de lignes Hautes Tensions.

Afin de réduire l’indisponibilité des ouvrages, la STEG a introduit les travaux sous tension sur le réseau
HT et les techniques numériques dans le système de protection des lignes Hautes Tensions.

C. Distribution :
La STEG exploite actuellement un réseau de près de 120.000 km de lignes moyenne et basse tensions.

La STEG présente partout en Tunisie La STEG alimente près de 2,5 millions de clients : domestiques,
professionnels, industriels, agricoles, administratifs. Elle entretient les relations avec ses clients à travers
34 districts et 79 agences. Le taux d’électrification global (urbain et rural) du pays est de 96%. Les ventes
annuelles d’électricité sont d'environ 10.000 GWh.

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D. Rôle de dispatching
Le dispatching assure la coordination et l’adaptation à tout instant de la production à la demande de
l’énergie. Un système de dispatching doit couvrir les fonctions suivantes :

 La gestion prévisionnelle
 La conduite en temps réel du réseau et des moyens de production
 La surveillance des ouvrages du réseau

Vu l’importance de système de dispatching, la STEG a rénové son dispatching en introduisant les


techniques modernes de conduite pour suivre l’évolution rapide du réseau électrique tunisien

II. Présentation de la centrale hydraulique de Nebeur :


A. Introduction :
Le barrage Mellègue ou barrage Nebeur est un barrage tunisien construit entre 1949 et 1956, sur l’oued
Mellègue, à environ sept kilomètre à l’ouest de la ville de Nebeur (gouvernorat du Kef) est de type usine
au pied de barrage saisonnière, avec réservoir d’irrigation.

La retenue permettra :

-La production de l’énergie électrique

-L’irrigation de la région voisine durant les mois d’été.

-Une régularisation, en supprimant les risques d’inondation de la plaine de Jandouba et en régularisant


le débit fourni aux barrages projetés sur la Madjerdah .

B. Barrage :
-le barrage comprend :

- le barrage principal rectiligne, à voûtes multiples. Il a un développement en crête de 450m y compris le


déversoir évacuateur de crues et un mur en « L ».Sa hauteur est de 65m environ.

-le barrage secondaire ferme un col de la retenue. Il est constitué d’une voûte de 230m de
développement en crête. Sa hauteur est de 35 m environ.

-Deux conduites de vidange de 3600mm, logées dans la voûte 3 du barrage principal, sont capables
d’évacuer 300 m3 /s chacune.

C. L’usine :
L’usine est implanté au pied du barrage au, dans l’axe de la voûte 3, entre les deux conduites de vidange

Les deux groupes sont logés dans un puits constituants l’infrastructure. Ce puits est inséré entre deux
tours contenant chacune la vantellerie propre à chaque conduite de vidange.

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D. Organigrammes des employés :
Le chef de la centrale

Kefi Feteh

Adjoint chef

Guesmi Meher

Chef de Quart Assistant technique

Othmeni Nourdine Zekri Amer Mezlini Faouzi

Aloui Adel
Cherni Mohamed Orabi Mohamed Ali

Dkhili Heni

III. Etude de la chaîne de production de l’électricité :


Une coupe du barrage principale et de l’usine fait l’appel aux différents compartiments du la chaîne de
production qui font le sujet ci-après :

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Figure 2 :coupe de l’usine et le barrage principale

A. Principe de fonctionnement :
L’énergie hydroélectrique, ou hydroélectricité, est une énergie électrique obtenue par conversion de
l’énergie hydraulique des différents flux d’eau (fleuves, rivières, chutes d’eau, courants marins…). Il
s’agit de capter la force motrice de l’eau pour produire de l’électricité. L’eau accumulée dans les
barrages ou dérivée par les prises d’eau constitue une énergie potentielle disponible pour entraîner en
rotation la turbine d’une génératrice. L’énergie hydraulique se transforme alors en énergie cinétique
puis en énergie mécanique. Cette turbine accouplée mécaniquement à un alternateur l’entraîne en
rotation afin de convertir l’énergie mécanique en énergie électrique.

Figure 3 : principe de fontionnemnet d’une crntrale hydraulique

1. Turbine :
La turbine est de type Francis, en inox, à axe verticale et de puissance moyenne 9250 cv et de vitesse
moyenne 500 tr/min. Une telle type de turbine à réaction, adaptée pour des barrages de moyennes
chutes, pour des puissances et débits moyens.

figure 5 : L’ancienne turbine en bronze

2. La bâche spirale :
La bâche spirale, en deux parties en fonte, est assemblée par brides et tiges de fixation. Elle se raccorde
à la vanne de garde (papillon) par l’intermédiaire de la manchette.

3. Aubes avant directrice :


Panneau fixe qui reçoit l’eau sous pression de la bâche spirale et la dirige sur les aubes directrices.

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4. Aubes directrices :
La turbine est équipée d’un distributeur à 16 directrices en acier moulé. Chaque directrice est reliée par
levier et biellette de rupture en fonte à un cercle de vannage convenablement guidé par des secteurs en
laiton, en manœuvré par deux vérins à doubles effets à l’aide de bielles de commande par conséquence
on obtient une vitesse de rotation constante de la roue.

5. Cercle de vannage :
Un dispositif qui commande l’ouverture et la fermeture des aubes directrices.

6. La vanne de garde :
Le papillon de garde de la turbine, du type étanche à lentille désaxée, dont le diamètre intérieur est de
1,7 m.

La manœuvre du papillon de garde est assurée à l’ouverture, par un servomoteur à simple effet placé
verticalement, dont le piston est actionné par l’huile sous-pression du circuit de régulation et à la
fermeture par le contre poids claveté sur l’arbre de la lentille.

Figure7 : une ancienne vanne de garde

7. By-pass :
Une électrovanne se localise en parallèle avec la vanne de garde assure l’équilibre de pression d’eau
entre la vanne en amont et en aval, donc l’ouverture de lentille est facile non risqué

Figure8 :by-pass

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8.  Les paliers :
Le groupe est doté de quatre paliers rassurants le guidage en rotation de l’alternateur l’entre arbre et la
turbine. Le refroidissement de ces paliers est assuré par la circulation d’huile de lubrification et la
température est surveillée par un système d’acquisition et affichée sur un petit écran dans la salle de
commande, on distingue :

 Palier turbine
 Palier pivot
 Palier supérieur
 Palier inférieur

9. Génératrice :
L’alternateur hydraulique est une génératrice synchrone de puissance 5.5 KW

La génératrice est une machine synchrone à courant alternatif se compose de trois principales parties :

a) Stator  :

Se compose de 3 enroulements décalés de en cuivre fixe avec une excitation

Avec p est le nombre de pairs pôles dans ce cas est 3

b) Rotor  :
Le rotor qui est un électro-aimant à 6 pôles à pôles saillants accouplé mécaniquement à la turbine par
l’intermédiaire d’un entre arbre tourne avec une vitesse semblable à celle de la turbine qui vaut 500
tr/min

Le rotor, ainsi que le champ magnétique créé par le courant de champ continu sur le rotor, tournent à la
même vitesse ou en synchronisme avec le champ magnétique tournant produit par les courants d'induit,
et un couple stable résulte.

c) Excitatrice :
Un dispositif fournissant un courant continu pour l’électro-aimant par l’intermédiaire des balais en
charbon

Excitatrice

Alternateur

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Figure 6 : exemple d’un alternateur avec son excitatrice montée verticalement

10. Démarrage et arrêt :


Le démarrage des groupes se fait automatiquement avec une automate principale de type EFACEC (UC
500 E) équipée de deux écrans ; un synoptique et autre tactile on peut procéder encore par une
méthode pas à pas comme suit :

====> Un démarrage mécanique ;

1) Reset : annuler tout défaut et vérifier l’état initial des équipements


2) Fermeture du sectionner du Réseau
3) Mise en marche de la pompe à eau de réfrigération
4) Mise en marche de la pompe à l’huile
5) Ouverture de by-pass afin d’atteindre un équilibre hydrostatique de pression d’eau entre l’aval
et l’amont de la vanne de garde
6) Ouverture de la vanne de garde
7) Fermeture du by-pass
8) Ouverture partielle du cercle de vannage (position 2/10)
====> Un démarrage électrique ;

9) Excitation du inducteur et une régulation de vitesse se fait avec l’automate digipid1000 jusqu’à
atteindre une vitesse de l’ordre de 500 tr/min
10) Fermeture de l’excitatrice
11) Mise en marche de synchroniseur et couplage de l’alternateur avec le réseau
12) Augmentation de la charge (ouverture maximale de cercle de vannage)
L’arrêt du groupe se fait en inversant le sens de la procédure ci-dessus

Pour le couplage de la génératrice avec le réseau des conditions sont nécessaires :

 La tension du générateur doit être identique à celle du réseau à connecter


Le générateur à coupler peut avoir une tension légèrement supérieure v
 La fréquence doit être identique
On s'arrange pour que la fréquence du générateur à connecter soit légèrement supérieure

 Le couplage doit être effectué quand la différence de phase est minimale


La différence de phase entre le générateur et le réseau doit être la plus faible possible

B. Système de régulation  et du contrôle :


Pour augmenter la fiabilité du système, on possède des armoires de commande de type EFFACEC qui
assure le contrôle des opérations de démarrage et de l’arrêt du groupe, avec la surveillance des
capteurs, ainsi que leur protection.

Le système de régulation et contrôle comporte 4 boucles principales :

 Démarrage.
 Vitesse
 Température.
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 Tension
Ces boucles que ce soient des capteurs mécaniques ou électriques délivrent un signal correspondant
à des valeurs minimales selon la nature de la grandeur physique mesurée telle que la température
des paliers, l’ouverture et la fermeture du cercle de vannage, ou la vanne de garde….

Pour présenter le maximum de fiabilité, la régulation présente des redondances. Par exemple, les
signaux de contre-réaction (signaux images) proviennent de plusieurs capteurs. En outre, il y a
redondance par association. Par exemple, lorsque le système est contrôlé par la régulation de vitesse, la
régulation de température peut venir prendre la relève.

Les signaux sont renvoyées à des unités d’acquisitions appelées UAC qui traitent des signaux digitales
selon des calibres prédéfinis et envoient des résultats à l’automate pour délivrer des informations
exploitables pour l’opérateur.

Un séquentiel est également prévu pour interroger la turbine à, le générateur, le dispositif de démarrage
et les auxiliaires, afin de déterminer si tous ces systèmes sont en état normal. Les signaux renvoyés de
ces équipements constituent des permissifs de fonctionnement pour le groupe. Ce circuit émet
également des signaux logiques qui permettent aux séquences de démarrage et d'arrêt de se dérouler
suivant un ordre établi : Ces signaux logiques y compris les signaux de vitesse, du point de consigne
digital, de la sélection de charge, de temporisations, etc...

Un détecteur de survitesse est installé au bout de l’alternateur pour permettre de déclencher le groupe
si la vitesse dépasse la consigne de 500 tr/min.

L’alimentation de ces armoires se fait de la part d’un distributeur de tension 127 v qui provienne d’un
redresseur de tension, ce dernier est alimenté par l’alternateur en cas de fonctionnement ou le réseau
.Il y a un autre redresseur réserve en cas d’urgence.

Les redresseurs chargent aussi des batteries qui peuvent servir pour alimenter les armoires de
commandes.

C. Circuits des fluides :


1.Régulation  :
Les exigences de régulation du groupe satisfaites par un système de régulation d’huile sous pression. Ce
système comprenant un réservoir, des pompes, des filtres, des vannes et différents dispositifs de
commande et de protection. le fluide H68 est un huile dédié pour la commande hydraulique des vérins
de l’ouverture du cercle de vannage .

Les composants principaux du système sont les suivants :

• Réservoir d’huile de régulation (bac à huile)

• Pompe principale

• pompe de secours.

• Filtre à huile

•actionneur TR10 qui est dispositif qui transforme la pression d’huile en un courant exploitable pour le
système d’acquisition

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2. Lubrification :
Pour augmenter la sureté de fonctionnement, on verse un fluide de refroidissement dans les réservoirs
des paliers de la turbine et l’alternateur, assure d’une part la lubrification et d’autre part la dissipation
de la forte quantité de chaleur due aux différents frottements.

Quand le groupe tourne et part effet de rotation l’huile circule entre le palier et l’arbre.

3. Air de refroidissement :
Lorsque le groupe se met en fonctionnement un système de refroidissement à air est nécessaire pour
refroidir des pièces interne de l’alternateur ce qui justifie la présence d’un volet d’air froid au voisinage
de l’alternateur .Le refoulement de l’air chaud se fait par un autre volet d’air chaud .

4. Air freinage :
L’air comprimé par un compresseur alimente une vanne pneumatique nécessaire pour le freinage du
groupe en actionnant sur des patins à commande pneumatique .

5. Eau de refroidissement :
Le système d’eau de refroidissement est un circuit fermé, légèrement sous pression, conçu pour
répondre aux exigences de dissipation thermique du système de lubrification de l’alternateur

Le système d’eau de refroidissement comprend des échangeurs thermiques, une pompe, différentes
vannes et certains dispositifs de commande et de protection.

La circulation de l’eau commence d’un réservoir d’eau qui envoie l’eau aux paliers pour échanger de la
chaleur thermique avec fluide de refroidissement puis l’eau chaude circule pour atteindre un
échangeur en cuivre plongé dans l’eau froide au bout du barrage .

6. Eau de fuites :
Toute fuite d’eau est récupérée par un puits située au-dessous des deux groupes .Deux pompes
centrifuges sont chargés pour l’évacuation de l’eau du puits :

 Une pompe exhaure : son enclenchement est assuré si le flotteur à simple effet dans le puits est
actionné c’est-à-dire l’eau atteint un niveau maximum pour le puits. (une autre pompe exhaure
réserve est installé)

 Une pompe à boue : elle sert à évacuer la boue et l’envasement sédimentées en bas du puits

D. Les transformateurs de tension


1. Intérêt
La production de l’énergie électrique et son transport se fait généralement en triphasé Par ailleurs on
démontre facilement que le transport de l’énergie en haute tension est plus économique d’où la
nécessité d’employer des transformateurs élévateurs à la sortie de centrale de production et abaisseur
tout proche des centres de consommation.

2. Choix du couplage
Le choix du couplage repose sur plusieurs critères :

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 La charge nécessite la présence du neutre (par exemple réseau Basses Tensions de la STEG).Le
secondaire doit être connecté soit en étoile soit en zigzag

 Le fonctionnement est déséquilibre, le secondaire doit être couplé en zigzag

 Coté haute tension on a intérêt à choisir le couplage étoile (moins de spire à utiliser)

 Pour les forts courants, on préfère le couplage triangle

3. Le transformateur principal
La dernière étape pour la transmission de la puissance électrique sur le réseau se fait par l'intermédiaire d'un
transformateur élévateur. Ce transformateur est raccordé, du côté primaire au groupe turboalternateur,
et côté secondaire au jeu de barres haute tension les enroulements sont en cuivre tel que l'isolation
entre eux est réalisée par des canaux d'huile et des cartons isolants. Caractéristiques du transformateur
triphasé à deux enroulements en cuivre :

Fréquence 50Hz. Rapport de transformation 5.5/90 KV

Couplage triangle/étoile.

Figure9 : Un transformateur principal de secours

4. Le transformateur auxiliaire réseau TAR


Avant et pendant le démarrage de la turbine les auxiliaires sont alimentes par un transformateur lié au
réseau et qui transforme la moyenne tension du réseau 30 KV en basse tension d'ordre 400V d'où la
notation TAR.

5. Le transformateur auxiliaire machine TAM


A la fin de la séquence de démarrage, l'alimentation des auxiliaires est assurée par le transformateur
TAM au moment de relais de vitesse (95% de la vitesse Turbine).

Le TAM est liés à la sortie de l'alternateur par son primaire et aux auxiliaires par son secondaire.

• Rapport de transformation 5.5/0.4 KV.


• Couplage étoile/triangle

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E. L’entretien des équipements :
Pour assure la fiabilité de fonctionnement du groupe, une action d’intervention a déroulée le jour 5 Août
2019 pour changer les roulements de la pompe exhaure 1 suite à la détection d’un bruit anormal.

La maintenance est une priorité pour le bon fonctionnement de l’usine et pour cela on opte toujours à
faire un entretien régulier pour l’équipement pour réduire le nombre de défaillance et minimiser le
temps d’arrêt.

IV. La consignation :
Définition :
Consigner un ouvrage, c’est effectuer un ensemble d’opérations qui peut être fractionné en deux
étapes. Cet ensemble d’opérations est destiné à assure la protection des personnes et des ouvrages
contre les conséquences de tout maintien accidentel ou de tout retour intempestif de la tension sur cet
ouvrage.

V. 1ère phase :La séparation de l’ouvrage

 2ème phase :la condamnation 

 3ème phase :identification de l’ouvrage

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 4ème phase :Vérification de l’absence de tension (VAT)et la mise à terre (MALT)

 5ème phase :Le balisage :

VI. Quelques autres types des centrales :


A. Les centrales thermiques :
Les centrales thermiques fonctionnent à partir de ressources naturelles : charbon ou gaz. Le combustible,
une fois brûlé, chauffe l’eau située dans des tubes qui tapissent les parois de la chaudière. La chaleur
transforme ainsi l’eau en vapeur, qui actionne la turbine, qui elle-même entraîne l’alternateur. La
centrale produit alors de l’électricité. Ensuite la vapeur

est refroidie en eau, puis repart vers la chaudière pour un nouveau cycle. Dans les centrales à charbon, le
combustible est broyé sous forme de poudre, puis brûlé dans la chaudière pour dégager de la chaleur.

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Figure10 :shéma descriptif pour un centrale thermique

1. Turbine à combustion :
Une turbine à combustion fonctionne sur le principe d'un gros réacteur d'avion auquel on connecte un
alternateur. Un mélange d'air comprimé et de fioul domestique ou de gaz est injecté dans la chambre de
combustion. Le mélange s'enflamme et produit l'énergie nécessaire pour faire tourner la turbine. Celle-ci
entraîne l'alternateur qui produit l'électricité. Ce type de centrale démarre en seulement quelques
minutes.

Figure11 : principe de fonctionnement d’une turbine à combustion

2. Un cycle combiné au gaz naturel :


Un cycle combiné gaz est composé d’une turbine à combustion et d’une turbine à vapeur (TAV). Dans un
premier temps, le gaz naturel fait fonctionner la TAC. Ensuite, les gaz chauds d’échappement de la TAC
sont utilisés pour produire de la vapeur, dirigée vers une deuxième turbine, la TAV. La TAC et la TAV
entrainent alors un ou deux alternateurs. La même quantité de combustible sert à une double
production d’électricité : celle de la TAC et celle de la TAV.

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Figure12 :principe de fonctionnement dun cylcle au combiné au gaz

3. Les centrales nucléaires :


La fission est un phénomène par lequel le noyau d'un atome se divise en de nombreuses particules plus
légères.

Cette fission s'accompagne d'un dégagement d'énergie (chaleur) très important.

La chaleur obtenue chauffe un fluide (constitué principalement d'eau) qui produit de la vapeur, fait
tourner une turbine qui entraîne un alternateur qui lui-même fabrique de l'électricité.

Pour la production d'électricité, on obtient la fission avec des atomes d'uranium radioactif et de
plutonium.

Figure13 :le procéssus de la fission nucléaire

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Figure14 : principe de fonctinnement d’une centrale nuclèaire

B. Les centrales éoliennes :


Une éolienne utilise l’énergie du vent. L’énergie mécanique du vent fait tourner les pales qui constituent
la turbine de l’éolienne, qui entraîne également un alternateur. Une partie de l’énergie mécanique de
rotation des pales est ainsi converti par l’alternateur en énergie électrique.

Figure15 : chaine de production de l’éléctricité à partir d’une éolienne

C. Le solaire :
On utilise l'énergie solaire en captant les rayons du soleil et en les transformant en électricité .

1. Énergie solaire photovoltaïque :


Des panneaux solaires piègent les rayons du soleil qui sont ensuite transformés par des absorbeurs
métalliques en électricité. Les énergies solaires servent à fournir de l'électricité dans les maisons

Figure16 : Chaine de production de l’électricité à partir des panneaux solaires

2. Énergie solaire thermodynamique :


Ici les rayonnements du soleil chauffent de l'eau qui est ainsi transformée en vapeur. Cette vapeur fait
tourner une turbine : l'énergie de la turbine en mouvement est transformée en énergie électrique.

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Figure17 : centrale solaire thermodynamique

D. Centrale Marémotrice :
L'usine marémotrice de la Rance demeure la plus grande usine marémotrice au monde pendant 45 ans,
avec une capacité de 240 MW

La centrale de la Rance est une installation de production d'électricité à partir de l'énergie de la marée.
Cette énergie est elle-même issue de la rotation de la Terre. L'usine marémotrice se trouve sur l'estuaire
de la Rance, rivière bretonne .

Figure 17 :coupe du groupe de production

E. Les centrales géothermique :


La géothermie profonde permet pour sa part d’atteindre des sources situées à -3000 et -5000 mètres, où
l’eau atteint des températures supérieures à 100°C. Surchauffée ou sous forme de vapeur, cette eau
jaillit avec assez de pression pour alimenter une turbine, ce qui permet de produire de l’électricité

En plus de production de l’électricité la géothermie permet de chauffer l’eau pour un usage domestique
ou industriel

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Figure 18 :la production del’électricité à partir de la vapeur chaude natuelle

F. Les Centrales à courant à ascendant d'air


Dans une centrale à courant d'air ascendant, l'électricité est produite à partir des rayons solaires
chauffant l'air contenu sous un grand toit collecteur translucide. En raison de l'écart de densité qui se
crée entre l'air environnant et l'air chauffé dans le collecteur, ce dernier se dirige radialement vers le
centre du collecteur où un tube vertical ouvert lui permet de monter Le courant d'air ainsi généré fait
travailler un ensemble turbine - générateur placé au pied du tube, générant un courant électrique.

Figure19 :descriptif du procéssus de production

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VII. Conclusion :
Ce stage au sein de l’entreprise STEG dans la centrale hydraulique de Nebeur m’a été
très bénéfique. Il m’a permis de développer mes compétences techniques et découvrir la
chaine de production de l’électricité.

Ce stage a parfaitement répondu à mes attentes. En effet, cette expérience m’a


permis de conforter mon choix pour mon futur métier d’ingénieur et mon orientation
professionnelle dans le secteur de maintenance.

J’ai vraiment apprécié d’être au milieu de professionnels et de disposer de leurs


conseils, leurs connaissances et leurs savoir-faire.

Les bases acquises durant mes années de formation ont eu une importance capitale
au bon déroulement de mon stage. Ces quatre semaines ont ainsi été très constructives,
j’ai pu découvrir l’importance cruciale de la maintenance dans la centrale pour assurer la
fiabilité du système.

J’ai bénéficié de très bonnes conditions de travail et outils comme des nouveaux
types des automates programmables. Enfin, j’ai constaté que ce stage m’a permis
d’affirmer mes connaissances en électronique de puissance et en sciences de
mécaniques des fluides et m’a donné une plus grande confiance en moi et en mon travail.

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