Vous êtes sur la page 1sur 2

PARTIE I : LE DECLENCHEMENT DES PROCEDURES DE TRAITEMENT DES DIFFICULTES DE L’ENTREPRISE

Les procédures de traitement des difficultés de l’entreprise sont applicables à tout commerçant, à
tout artisan et à toute société commerciale qui n’est pas en mesure de payer ses dettes exigibles à
l’échéance y compris celles qui sont nées de ses engagements conclus dans le cadre de l’accord
amiable. Ces procédures appelées redressement ou liquidation judicaire obéissent à des conditions
de fond et de forme. Par ailleurs, le législateur a prévu des organes particuliers pour l’exécution et la
surveillance de ses procédures, enfin il a réglementé les droits des créanciers du débiteur défaillant

Chapitre 1 : les conditions d’ouverture des procédures de traitement des difficultés de l’entreprise

L’ouverture des procédures de traitement des difficultés de l’entreprise obéissent à des conditions
de fond et des conditions de forme

Section 1 : les conditions de fond

Les conditions de fond se rapportent à la qualité du débiteur et à la cessation de paiement.

1- La qualité du débiteur

Au terme de l’article 575 du TITRE IV du code de commerce, la procédure de redressement judiciaire


est appliquée à toute entreprise commerciale en cessation de paiement.

La notion d’entreprise est définie par l’article 546 du livre V qui cite limitativement : toute personne
physique commerçante ou une société commerciale. Cet article précise également ce qu’on entend
par chef d’entreprise, il s’agit de la personne physique débitrice ou du représentant légal de la
personne morale débitrice.

La procédure peut être ouverte à l’entente d’un commerçant qui a mis fin à son activité ou qui est
décédé dans l’année de sa retraite ou dans les six mois de son décès si la cessation de paiement est
antérieure à ces événements.

En cas de décès du débiteur personne physique, ses héritiers ou leur représentant doivent dans les
15 jours qui suivent leur notification par le syndic désigner celui qui les représentent dans la
procédure. A défaut de cette désignation, le juge commissaire à la demande du syndic charge l’un
parmi eux de cette mission. Le juge commissaire peut procéder au changement du représentant des
héritiers pour une raison légitime. Dans les deux cas, les héritiers sont notifiés de la décision prise. La
procédure peut être ouverte à l’encontre d’un associé tenant solidairement dans une société au nom
collectif dans le délai d’un an à partir de sa retraite lorsque l’état de cessation de paiement est
antérieur à cette retraite.

2- La cessation de paiement

Section 2 : Les conditions de forme

1- Le jugement d’ouverture

1-1 La juridiction compétente

1-2 Le régime juridique de jugement

2- La saisine du tribunal

2-2 La demande du débiteur

2-1 L’assignation pour les créanciers


2-3 La saisie d’office