Vous êtes sur la page 1sur 2

Secret d’inceste...

Une histoire vécue...


Une femme vient me consulter pour une dépression survenue à la suite du décès de sa
mère un an plus tôt. Nous entamons le Grand Œuvre généalogique ensemble. Dans
la première étape, l’œuvre au noir, une anomalie graphique dans son arbre-minute
va me mettre sur la piste d’un inceste avec son frère aîné. Au fil des séances hebdo-
madaires intenses sur sa généalogie, les souvenirs lui reviennent en conscience, les
placards se vident et, un jour, son lourd secret émerge. L’émotion est intense, la dou-
leur engendrée par cet acte totalement occulté est puissante. Dans son adolescence,
chaque soir, son frère vient dans son lit, ses mains se promènent, il se colle contre elle
et frotte son sexe contre son dos. Elle n’a de cesse que de se creuser le dos pour éviter
le contact, mais n’ose rien dire. Sa souffrance se traduira dans son corps à la longue
par une scoliose très marquée.
Peu après le début du Grand Œuvre généalogique, sa sœur cadette, à qui elle dé-
cide de se confier, avoue qu’elle a également été abusée, mais par un autre de leurs
frères. Désireuse à son tour de se libérer de cette souffrance, sa cadette décide de
commencer, elle aussi, à œuvrer sur son arbre généalogique. Quelques séances plus
tard, consciente du poids des secrets sur les descendants, la sœur cadette décide de
révéler son secret à sa fille aînée. Cette nouvelle révélation en entraîne une autre : sa
fille apprend à sa mère que son oncle, le frère qui a abusé de la sœur aînée de sa mère,
a aussi abusé d’elle, ainsi que de quatre autres cousins et cousines. Cette révélation
soudaine éclaire subitement les comportements de souffrance dont fait preuve sa fille
depuis plus de deux ans et pour lesquelles elle n’a trouvé aucun soulagement malgré
l’aide apportée par différents spécialistes. Depuis plus de deux ans, sa fille ne veut
plus sortir de sa chambre, ni pour se rendre à l’école, ni même à ses activités scolaires.
Aucune thérapie n’a pu l’aider vu qu’elle n’a jamais osé révéler aux spécialistes ni à sa
mère ce qu’elle avait subi. Ce drame vécu s’est soldé par une déscolarisation grave, un
enfermement profond dans la nourriture et un rejet total de son père et des hommes
en général.
Les deux sœurs me révèlent que leurs parents, à l’époque, trouvant leurs comporte-
ments étranges et ne sachant pas qu’ils étaient liés aux incestes qu’elles subissaient,
avaient décidé de recourir à l’aide de religieux. Ceux-ci, sous prétexte de les exorciser,
les avaient attouchées et violentées à leur tour.
Après cinq mois de séances intensives apparaît un abus de leur oncle paternel sur
leur mère en l’absence de leur père parti vivre et travailler à l’étranger pour nourrir sa
famille. De ces abus serait d’ailleurs né un de leur frère qui, par la levée de ce secret, se
révèle être un demi-frère.
L’une des deux sœurs, dès son mariage, traumatisée par ces abus sexuels, n’a cessé
de prier Dieu pour ne pas avoir de garçons. Elle avait trop peur de voir ce drame se
répéter sur ses filles. Elle a fait deux fausses couches, probablement des garçons, car
elle n’a effectivement mis au monde que des filles.
La sœur cadette a eu, quant à elle, deux garçons qui ont eu besoin d’une greffe de foie
en bas âge. Le manque de considération et de respect qu’elle a dû vivre sans jamais
oser en parler, sans jamais savoir se défendre ou trouver protection, s’est biologisé
dans le foie de ses fils pour les empêcher, semble-t-il, de reproduire le drame au sein
de la fratrie avec leurs sœurs. Symboliquement, le foie est comme un bouclier et le
pancréas une épée. Dans ce cas, il s’avère que ce qui a été terrible pour cette femme dans
ce drame, c’est d’avoir manqué de protection maternelle et de défense paternelle face à son
frère incestueux. Si les ressentis conflictuels pathogènes ne sont pas arrêtés chez la mère, les
pathologies hépatiques repartiront de plus belle sur les foies greffés de ses fils.
Les sœurs sont folles de rage, s’engrènent mutuellement et ne veulent pas attendre la fin du
travail généalogique pour révéler la situation à leur père alors que je leur conseille vive-
ment d’attendre la fin de l’œuvre au rouge sous hypnose. Pleines de colère, elles convoquent
leur père, considéré comme le patriarche, et lui révèlent leur secret. Elles espèrent être
enfin défendues et voir leur père punir sévèrement ses fils. Il n’en fait rien, il est abasourdi.
Par contre, une guerre éclate entre les hommes du clan, et les sœurs ont dû mal à contenir
la violence de leur mari.
Les sœurs reviennent en consultation, désespérées par la réaction de leur père. Elles sont
anéanties et se demandent bien ce que leur mère, six pieds sous terre, pense de tout cela et
comment elle aurait réagi vis-à-vis de ses fils et de ses filles.
La troisième sœur de cette fratrie, quant à elle, s’effondre dans ce chaos familial mais refuse
de prendre position. Subitement, elle déclenche un cancer du sein qui s’avère être grande-
ment en lien avec le danger qu’encourent ses propres filles au sein du nid.
Il est évident que lorsque ces deux femmes ont pris leur courage à deux mains et ont révélé
ces secrets autant à leur père qu’à leurs frères, l’arbre familial tout entier a été secoué. Vous
pouvez imaginer la réaction que les épouses de leurs frères ont eue lorsqu’elles ont appris
que leurs maris avaient commis un inceste sur leurs sœurs, leurs enfants, leurs neveux et
nièces. Vous pouvez imaginer également l’état dans lequel s’est mis le père lorsqu’il a appris
que son épouse avait été abusée par son propre frère. Cette révélation d’actes barbares a eu
un effet atomique au sein de cette famille où les femmes ont simplement le droit de se taire.
Révéler un secret a des conséquences et nécessite de la diplomatie, de la délicatesse et un
accompagnement. Si elles avaient pu attendre la fin de l’œuvre au rouge sous hypnose, un
sentiment intérieur de réparation les aurait accompagnés dans leur révélation et elles ne
l’auraient pas fait dans une intention de vengeance, de vaincre, comme des petites filles de-
mandant l’intervention de leur père, mais comme des femmes qui se seraient dressées, bien
droites, décidées à se faire entendre. Les débordements émotionnels auraient pu être mieux
contenus et l’expression de la violence atténuée.
Tout doit être dit, mais il existe une façon et un moment pour le dire. Dans le cas contraire,
il ne s’agit pas d’une révélation guérisseuse, mais d’un cri de soffrance et de vengeance qui,
bien souvent, porte encore plus préjudice. Prendre des gants pour révéler un secret est tou-
jours porteur et évite de faire souffrir plus encore.

Extrait du livre «Psychogénéalogie - Trouver des pistes de guérison


dans votre histoire familiale» Eduard et Judith Van den Bogaert. Dr Eduard et Judith Van den Bogaert
Dr Eduard et Judith Van den Bogaert

P PSYCHOGÉNÉALOGIE
roblèmes de santé, échecs récurrents, impossibilité à être heureux… Et si les
difficultés que nous rencontrions dans nos vies n’étaient en fait que des répétitions
douloureuses issues de celles de nos ancêtres  ? Et si ces processus répétitifs
n’étaient là que pour nous révéler à nous-mêmes et nous pousser à devenir acteurs de
notre bien-être ? Et si connaître l’histoire de nos ancêtres nous permettait de faire des
choix conscients et d’accomplir notre destinée ?
Manuel d’autodécryptage
À travers leur approche nouvelle de la psychogénéalogie, basée sur une repré-
sentation graphique de l’arbre généalogique correspondant aux lois de la biologie, de votre arbre-minute
Eduard et Judith Van den Bogaert vous proposent ici une véritable méthode pour
vous aider à manifester pleinement votre puissance intérieure et accéder au proces-
sus d’autoguérison inhérent à chacun. En vous permettant tout d’abord de percevoir
votre inscription au sein de l’histoire de l’évolution du vivant, vous réaliserez combien
les accidents ou maladies sont des moyens pour vous aider à vous adapter et à
évoluer dans votre environnement sentimental, familial ou professionnel. Puis vous
serez invité à dessiner spontanément votre arbre généalogique en deux minutes et
apprendrez à le décrypter, c’est-à-dire à y déceler les conflits que vos ancêtres et
vous-même nourrissez et qui vous empêchent d’évoluer et de réaliser vos rêves. En-
suite, en apprenant pas à pas à redessiner votre arbre selon des règles de construc-
tion bien précises répondant à la logique du vivant, vous transformerez ces conflits
décryptés. Enfin, vous apprendrez comment pister dans votre nouvel arbre l’expres-
sion d’une maladie et l’impact de traumas généalogiques ou de deuils inachevés.
Vous découvrirez alors comment aider vos ancêtres à guérir leurs blessures mais
aussi comment profiter de leurs dons et de leurs capacités pour réaliser vos rêves de
vie plus facilement.

À partir du décryptage des dessins de nombreux patients, ce livre vous offrira la


possibilité de vous approprier cette nouvelle approche généalogique et de déjouer
les programmes ancestraux transmis inconsciemment de génération en génération.
Crédits photos : Fotolia © okalinichenko - 123RF © Anna Kutukova

Le Dr Eduard Van den Bogaert, médecin de famille et homéopathe, est spécialisé en


décryptage biologique des maladies et en Médecine Sensitive Coopérative. Il œuvre pour
l’autonomie des patients autant sur le plan de la prévention que de la compréhension et de
la guérison de leurs maladies.
Judith Van den Bogaert, après avoir été déléguée médicale pendant dix ans, se forme à de
Conception graphique : © Caroline Robin|

nombreuses techniques psychocorporelles (PNL, EFT, Expression Sensitive) ainsi qu’aux neuros-
ciences et à la généalogie. Elle devient ensuite coach de vie et fonde la Light Sensitive Dance.
Les époux Van den Bogaert transmettent leurs découvertes et leur savoir-faire à travers
leurs pratiques individuelles mais aussi des ateliers, formations et conférences.
Trouvez des pistes de guérison
dans votre héritage familial
22 €
www.grancher.com

Vous aimerez peut-être aussi