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Cours 7

Traduire le discours juridique

Fondements épistémologiques

La traduction dans le domaine du droit – présente des problématiques


spécifiques puisqu’elle englobe `a part ses propres éléments notionnels, des
éléments extralinguistiques : sociaux, culturels, méthodologiques, etc. le droit est le
produit d’une culture à caractère unique dans chaque société. D’où la portance et
l’importance de l’élément culturel qui structure le système juridique.

Le discours du droit – construit sur un langage saisi d’emblée comme 


hermétique (obscur) et ambigu (tortueux)

Il convient que le traducteur suive une formation (au moins élémentaire)


dans les notions et les réalités du droit > traducteur jurilinguiste pour éviter les
pièges inhérentes.

Le droit – plusieurs branches ; droit privé ; droit public ; droit international ;


droit du travail ; droit de la famille (de l’enfant), droit européen ; droit écologique.

Dpdpv épistémologique, les questions sont :

 le caractère normatif ou contraignant du texte juridique ;


 le discours spécifique  = façon particulière de s’exprimer ; lexique et
syntaxe propres ; caractère composite ;
 la diversité sociopolitique des systèmes juridiques

Le système roumain est quasi-calqué selon le système français ; les connotations sont
parallèles ; les langues sont apparentées et ont la me origine romaine ;

Mais le système anglo-saxon - « common low » en est différents ; de même les


systèmes de différents continentaux dissemblent et divergent même si les langues
sont rapprochées (exemple : allemand>flamand).

Chaque société a structuré un système qui réponde à ses besoins réels.


 la documentation (textes provenant de la législation, textes de
jurisprudence = sources fiables);
 l’approche pluridisciplinaire de la traduction – corroborer des
connaissances puisées d’autres domaines ;

Le juridique – un discours spécialisé

Documents juridiques :

 lois + règlements+ arrêtés +décrets  = officiels;


 jugements+ sentences + actes de procédure + testaments  -
tribunal ;
 accords ;
 contrats, conventions collectives ;
 formules administratives et commerciales ;
  textes de doctrine;
 autres (actes de naissance+ de mariage, procurations, avenants)

La traduction du discours juridique doit refléter FIDÈLEMENT la lettre (le contenu


= le droit) et l’esprit du TD (le contenant)

T = non seulement comprendre (APRRÉHENSION DU SENS+ APPRÉHENSION DE


L’EXPRESSION), mais aussi FAIRE COMPRENDRE.

Question DISCOURS :

 terminologie d’une grande polysémie (pour des raisons historiques ; évolution


dans le temps des institutions, des réalités socio-politiques et économiques) ;
donc les termes varient selon les époques et le contexte (v. le texte qui punit le
viol du temps du Domnitor Caragea) ;
 dpdv lexical – termes qui présentent un haut degré de difficulté ;
nomenclature à caractère incertain qui découle du caractère flou de ses
concepts (cf. J.-C. Gémar – spécialiste jurilinguiste, Traduire ou l’art
d’interpréter, Ottawa, 1995) ;
 héritages grec et latin – non seulement dans les expressions qui se gardent
telles quelles (et dont on doit précisément connaître le sens), mais aussi, dans
l’étymologie (ici, la formation de philologue/ en philologie/langues/lettres y
est lucrative) :

latin : constitution, législateur, régime, acte, cession, clause, etc.

grec : démocratie, monarchie, politique,, oligarchie.

anglais : budget, comité, holdig, lock-out.

Expressions : de jure, de facto, de cujus, ex lege, ultra petitia, ad litem, pretium


doloris.

De l’ancien français : dommage, abandon, échange, garde.

Tous les documents exigent de la responsabilité (cf. Gémar : l’obligation des


moyens – utiliser des ressources illimitées, l’obligation de résultat – réexpression du
contenu et l’obligation de garantie – question de degré de fiabilité) et imposent des
contraintes.

Le degré de responsabilité varie en fonction de la nature de l’acte ; un acte d’intérêt


public ne se situe pas sur le même niveau (y compris sur le plan professionnel, social,
éthique) qu’un document (un inscrit) à usage interne ou privé.

L’algorithme de la traduction (selon Gémar)  (=étapes passe-partout dans toute T):

 lecture et analyse du texte ;


 relevé des termes et notions inconnus (outil : un dico unilingue spécialisé) ;
 recherche des équivalents (dico bilingue)

Donc outils importants :

 ressources lexicographiques  (sources primaires)= dicos (uni-, bi,


multilingues), encyclopédies ;
 ressouces humaines = spécialistes = encyclopédies vivantes ;
 sites spécialisés, bases de données, portails ;
 sources secondaires diverses (contrats-types, doc. de la coutume, de la
doctrine, actes notariés, formules et formulaires stéréotypés, PV d’audience).

DPDPV LEXICAL :
 mots simples : adjudication, abstention ;
 syntagmes : aliments = pensie alimentară ; apériteur = asigurator principal ;
mainlevée = ridicarea sechestrului ;
 mots composés : aveu judiciaire = declaraţie ; délai congé = preaviz ;
 une phrase (explicative) : accordéon = efectuarea succesivă a 2 operauni de
sens contrar ; dedit = penalitate prevăzută într-un contract petru partea care
nu îl aplică ; anthicrèse = uzufructul unui imobil cedat de către debitor ;

Phénomènes :

 hyponimie – hyperonymie : action, acte, amende ;


 déviations notionnelles : acceptation, absorption, dispositif