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Histoire des Idées:

Moyen Age

Prof: DAHBI Saadia

Filière : Etudes Françaises (S1)


- F.P.Errachidia
Réalisé par :
Hilali Mohamed

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◘ Axes :
- Aspect politique, Aspect socio-économique, Aspect culturel ;
- Littérature chevaleresque, Littérature courtoise, Littérature satirique ;
- Art roman, Art gothique ;
- Humanisme et Réforme : (XVIème siècle) ;
- Les poètes de la Pléiade : (XVIème siècle) ;
- L’art de la Renaissance ;
- La peinture (Amélioration des techniques de peinture, Renouvellement des thèmes, de
peintres, Peintres de la Renaissance).

◘ Moyen Âge
1- Contexte (politique, socioéconomique, culturel) ;
- Délimitation chronologique.
- Caractéristiques du moyen âge.
2- Histoire de l’art ;
3- Histoire de la littérature.

◘ Les trois grandes périodes du Moyen Âge


- Le Haut Moyen Âge (VIème – Xème siècle) ;
- Le Moyen Âge Central ou classique (XIème – XIIIème siècle) ;
- Le Moyen Âge tardif ou le bas Moyen Âge (XIVème – XVème siècle).

◘ Les trois grandes dynasties


- La dynastie Franque des Mérovingiens (le futur royaume de France) ;
- La dynastie des Carolingien ;
- La dynastie des Capétiens (987 – 1328).

- Bibliographie
- Berthelot, Anne, Cornillat, François Littérature, texte et documents, Moyen Âge XVIème siècle, Nathan,
Paris, 1988.
- Du BATAS, Poètes encyclopédique du XVIème siècle, La manufacture, 1986.
- GARNIER, A. et PLATTARD, J., Agrippa d’Aubigné, Les Tragique, Paris, 1990.
- GASSIES, G, (des BRULLIES), Anthologie du théâtre français du Moyen Âge, Paris, Librairies Delagrave
1939.
- LAGARDE, André, MICHARD, Laurent, Moyen Âge, Collection textes et littérature, Bordas, 1962.
- LAGARDE, André, MICHARD, Laurent, XVIème siècle, Collection textes et littérature, Bordas, 1959.
- Le GOFF, Jacques, Les Intellectuels au Moyen Âge, Editions du Seuil, 1957.
- MICHAUX, Madeleine, Le Moyen Âge, L’époque médiévale en 80 mots-clés, Coll. Eyrolles Pratique,
2014.
- MONTAIGNE, Œuvres complète, EDITIONS DU Seuil, 1967.
- SAULNIER, V.-L., La littérature française du Moyen Âge, Edition Que sais-je ? Presses Universitaires de
France, Paris, 1967.
- Troyes, Chrétien de, Perceval ou le Roman du Graal, Editions Gallimard, 1974.
- Poètes du XVIème siècle, La pléiade, 1953.

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Cours
Explication de prof: (Introduction)
• l’histoire des idées : c’est l’histoire d’une époque : Idées, éthique, cultures, pensées…
 S’intéresser à l’histoire des idées c'est-à-dire s’intéresser aux idées politiques, aux idées
littéraires, aux pensées (la philosophie) d’une époque, parce que les idées ont une histoire.
 Quand il écrit, l’écrivain parle de son époque, ou d’une autre époque, pour confronter cette
haute époque à l’époque dans laquelle il vie. Et le contexte historique a une influence sur les
idées qui circulent dans une époque de l’homme.
 donc, Etudier l’histoire des idées c’est étudier des pensées et la réflexion qui à eu lieu à une
période bien déterminée de l’histoire.
 l’histoire explique les pensées d’une époque.
 L’art et la littérature ont une relation très étroite avec l’histoire.

Moyen âge

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• Moyen Âge : délimitation chronologique :
Le Moyen Âge: C’est une période de l’histoire de
 La fin de l’Empire d’Occident
l’Europe s’étendant du Vème au XVème siècle ; du
En 476, un chef barbare chasse le dernier
déclin de l’Empire Romain d’Occident en 476 à la empereur d’Occident.
Renaissance. Il s’agit d’une époque de transition entre L’Empire romain d’Orient continuera
d’exister jusqu’en 1453.
l’antiquité Gréco-romaine et la Renaissance.
1000 ans (du Vème au XVème siècle) d’histoire
pendant lesquels la vielle Gaule devienne tour à tour la
Neustrie et l’Austrasie, la Francie Occidental et la
Francie Orientale et enfin la France.
Pendant cette période le latin c’est la langue des grecs,
le latin va se mâtiné de germain (langue d’occupant), se
transformée en dialecte romain : en langue d’Oc* et
d’Oïl*, en Français et une culture commune va se  : c’est une civilisation qui
réinventer. précède le Moyen Âge.
La période médiévale est souvent perçue comme une  Au début de Moyen Âge, la
période obscure où il ne ferait pas bon vivre. France n’existe pas, les germains
Le terme apparaît sous la plume des humanistes vont dominer la Rome.
italiens du XVème siècle qui redécouvrent la Rome
antique et s’efforcent d’y revenir. La splendeur Gréco-  Dès la Gaule jusqu’à la
latine était effacée par les Barbares et les temps qui France, pendant 1000 ans, il y a
avaient suivi étaient des temps moyens. des grandes transformations
L’art de la cathédrale sera ainsi jugé grossier et concernant: le pays (le territoire,
gothique. La Renaissance signifié qu’après le l’an la géographie) et la langue.
d’hiver médiévale commencerait un nouveau printemps * Deux dialectes romains, pour dire
de l’Europe et de la civilisation. oui
-Oc (Occitan) : langue de la région
Explication de prof: de sud-ouest (Toulouse actuel)
Quelle est l’origine d’appellation « Moyen âge » ? -Oïl : langue de la région parisienne.
C’est les penseurs et les humanismes italiens de la
Renaissance (XVème siècle) qui le nommé « Moyen
Âge ».
 Pour eux, cette période, est une période obscure,
noire. Ils vont découvrir l’antiquité romaine (la période
avant le Moyen Âge) : l’architecture, les sculptures, la
littérature, l’art, la splendeur de la civilisation romaine.
Et ils font une comparaison avec la littérature, la
production artistique du Moyen Âge. Apres la
comparaison, ils ont donné le jugement suivant :

« l’architecture, la production littéraire et la civilisation romaine sont meilleurs que


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l’architecture et la production du Moyen Âge ».
 donc, pour eux avec la chute romaine, il y avait une chute de civilisation, il y avait des
barbares des gens qui ne connaissent pas les techniques pour produire.
Pour eux, Cette période c’est « l’hiver ». Et « le printemps » arrive avec la Renaissance, après
la civilisation romaine. C'est-à-dire, en XVIème siècle ils y avaient avoir la Renaissance, la
Réforme comme un renouveau artistique et un changement pour le mieux.

 Mais les penseurs de XXème siècle, ont une autre idée déférente à propos de Moyen Âge,
ils sont trouvé que les penseurs de la Renaissance sont injustes vis-à-vis les artistes du Moyen
Âge, parce que il y avait, quand même, des choses très intéressantes : l’art de Moyen Âge, l’art
de cathédrale => le moyen âge pour les penseurs de XXème siècle est l’Âge des châteaux
forts.

Le Haut Moyen Âge


(VIème – Xème siècle)
- Chronologie:
Chronologie des trois dynasties qui se sont suivi sur le territoire de France : dés le début de
Moyen Âge jusqu’à l’arrivé des capétiens :
- 476: fin de l’Empire Romain d’Occident ;
- 481: Clovis, roi des Francs Saliens ;
- 754: Pépin le Bref, fils de Charles Martel, est couronné empereur à Rome par le Pape
Léon III ;
- 987: Hugues Capet est élu roi de France après la mort du dernier Carolingien ;

• La dynastie Franque des Mérovingiens (le futur


royaume de France)
Les Huns qui ont constitué un vaste empire en Europe Central, connaissent un nouveau
roi : Attila (395 – 453) 1 celui que l’on va bien surnommer le Fléau de Dieu a réussi à
unifier tout les tributs hunniques sous son autorité pendant le Vème siècle les peuples
Barbare : Goths, Wisigoths, Vandales Francs se pressent au frontière du vaste Empire
Romain qui miné par ses contradictions internes va s’effondrer un occident, l’homogénéité de
la société va s’opérer dans une profonde anarchie politique.
Les Gallo-Romains, vont se transformer en Gallo-Francs, et un nouveau monde naîtra des
ruines de l’Empire Romain.

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Le régime merovingien est un régime des comptes (les domines, les territoires militaires)
et en cours chefs des comptes.
C’est avec Clovis (465 – 511) 2 que la dynastie s’afferme, sa conversion au catholicisme
fait de lui le seul roi barbare chrétien catholique, il obtient le soutien des Évêques et celui
de l’aristocratie Gallo-Romaine déjà converti.

-Les premiers Mérovingiens :

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Cette dynastie régna sur le territoire conquis jusqu’à 751, les Francs, descendants de Clovis
2 morcelèrent le royaume, on le partageant entre eux le pouvoir central sa fait blessé, l’appui
de l’Eglise, la fondation de nombreux monastères ne suffises pas à assurer le pouvoir sur une
aristocratie de plus en plus riche.
Dés 613 une famille aristocratique se distingue particulièrement celle des Pippinides.
C’est un Pippinide qui est maire du palais.

Explication de prof:
Donc, il y a plusieurs mécanismes qu’ont contribués au faiblessement du pouvoir des
mérovingiens, parmi ces mécanismes / causes :
-1- le pouvoir est partagé, le territoire été morcelée : plusieurs rois, et chacun d’eux régné sur
son territoire au lieu de régner sur tout le pays.
-2- le pouvoir devient faible. Donc, l’aristocratie = Pippinide va crier ce pouvoir, et elle
devienne solide, puissante (maire de palais) grâce au soutien de l’Eglise.
Se sont les causes de la fin de dynastie mérovingienne, qui connu un moment de pouvoir, et
après un moment de chute.

À la fin de VIIème siècle, les rois mérovingiens n’ont presque plus de pouvoir réel, le
dernier roi Mérovingien sera déposé en 751 par Pépin le Bref, fils de Charles Martel 3, en
ayant l’accord du Pape. [c'est-à-dire, Le Pape a donné le soutien au Pépin le Bref (les
carolingiens).]
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• La dynastie des Carolingiens:
- Les premiers Carolingiens:

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Les carolingiens, se sont les Pippinides (les membres de la famille de Pépin) qui
instaureront à la place des mérovingiens, cette dynastie, Pépin le Bref se fit sacré par le Pape
dès lors les rois de France se firent conférer l’onction du sacre.

Explication de prof:
C'est-à-dire, Pépin le Bref a le soutien de l’Église, et pour avoir se soutien, il y a une pratique
religieuse. L’intérêt de cette pratique c’est que par la suite le roi avoir la bénédiction du Pape.
Il gouverne au nom du Pape, le roi devient un souverain, il remplace Dieu sur terre, le roi est
le gouverneur politique et religieux.

La fidélité des sujets [peuple] devenus devoir civique et devoir religieux. Son règne [le règne
de Pépin le Bref] prépara la voie à son fils Charlemagne 4.

Explication de prof:
Donc, nous avons un changement radical, Pépin le Bref va préparer la voie à son fils. Ensuite,
Charlemagne va régner avec son frère Carloman, ils vont partager le pouvoir après la mort
de sont père, et après, Charlemagne va gouverner tout seul sur tout la France après la mort
de son frère.

- Charlemagne: 4
Charlemagne est un roi des Francs et l’empereur de tout l’occident, il appartient à la
dynastie des carolingiens. C’est le fils de Pépin le Bref, il est le roi des Francs à partir de
768, d’abord avec son frère cadet Carloman. Ensuite, seul de 771 à 814.
Charlemagne récrit la politique d’entente avec Rome [c.-à-d. avec le Pape], il combattit
victorieusement les peuples germaniques pour les christianisé. Il agrandit par ses conquêtes
l’héritage de Pépin le Bref, il se fit couronner par le Pape Léon III empereur des romains à
Rome, après l’époque du particularisme des derniers mérovingiens, l’empire de
Charlemagne était centralisateur.
Les grands dignitaires traitaient un serment de vassalité qui les rattachait au souverain. ils
étaient rémunérés obtenant des terres en jouissance.

-Les conquêtes de Charlemagne:


1- La compagne de Germanie (les Saxons): [Saxe : nord-ouest de Germanie]
Charlemagne envahi la Saxe païenne [= qui ne croient pas en Dieu] dans le but de convertir
les Saxons du paganisme germanique en christianisme. Cette guerre durera 32 ans (de 772
à 802). la christianisation justifie la guerre contre les Saxons et légitime la stratégie militaire
de Charlemagne.

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2- La compagne d’Italie (les Lombards):


Charlemagne a assiégé Pavie 9 mois (de Septembre 773 à Juin 774), il implore la bénédiction
du Pape Adrian pendant cette compagne, qui se conclut par la soumission des italiens.

Explication de prof:
Quand Carloman est mort, sa femme et ses deux enfants s’enfuient chez les Lombards, pour
demander le soutien. Et pendant cette compagne contre les Lombards, Charlemagne est
réussi de les capturer, après, selon les historiens, il a perdu leurs traces.

- Le couronnement de Charlemagne :
Charlemagne reprit la politique d’entente avec Rome [c.-à-d. le Pape], il est couronné
empereur à Rome par le Pape Léon III (le 25 Décembre 800), Charlemagne devient
empereur d’Occident de 800 à 814 (sa mort).
Charlemagne a été sacré par le Pape, c'est-à-dire il devient sacré par Dieu, donc, il a
retrouvé à la fois le pouvoir spirituel, et le pouvoir temporel.
Ensuite, Charlemagne couronnant lui-même son fils Louis 1er le Pieux en 813, il se
propose de rappeler que le Pape n’est que le premier des Évêques, dépendant de la protection

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militaire, donc, du pouvoir temporel.

Il recréa l’Empire d’Occident Franco-italo-allemand, la capitale de ce vaste empire fût


Aix-la-Chapelle.

- La Réforme pendant la période de Charlemagne :


Charlemagne veille à la Réforme du pouvoir judiciaire, de l’administration, et de
l’agriculture, il protège les Arts et les Lettres [les textes religieux].
Charlemagne s’indignait du style grossier de certain Ecclésiastiques [les hommes de
l’Église *, les prêtres *, les religieux…], aussi le Clergé * devait être instruit, d’où la création
d’école près des Églises et des Monastères, ont recopié les Saints Ecritures [la bible par
exemple] de façon élégante et dans un latin correcte.

À cette période il n’y a pas d’imprimerie. Donc, les copistes * recopiaient les textes, et les
extraits de la Bible d’une façon élégante et sans fautes.

3 - La compagne de l’Espagne : [la défaite de Charlemagne]


Roi guerrier, il continuait à agrandir son royaume par une compagne militaire contre les
musulmans de Al-Andalous, son arrière garde connaîtra la défaite en 778 (La guerre de
Roncevaux).
[À ce propos : « la chanson de Roland » est une œuvre de fiction de la littérature
chevaleresque, il raconte l’histoire de la défaite du Roland, le derrière garde de
Charlemagne, qui guidé cette compagne. L’œuvre est présenté la bravoure de ce héros].

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*

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Le Moyen Âge central ou
classique (XIème –XIIIème siècle)
• La dynastie des Capétiens (987-1328)
Cette période correspond au règne des Capétiens, C'est-à-dire d’Hugues Capet 5 et de ses
descendants (de 987 à 1328), les premiers Capétiens étaient faibles. Ils régnaient sur l’Île de
France uniquement, mais, après plusieurs siècles de combats difficiles, ils s’affirment leurs
autorités supérieures. Ces siècles du Moyen Âge Centrale sont également sous de la France
Féodale, des châteaux forts et des croisades.
Hugues Capet est le premier roi de France qui ait parlé le roman qui deviendra le français.

-Les grands rois de l’époque:


- Louis VI (1108 – 1137)
- Philippe Auguste (1180 – 1223) 6
- Louis IX Saint Louis (1226 – 1270) 7
- Philippe le Bel (1235 – 1314)

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• La féodalité : 8

La féodalité 8 commence à partir du IXème siècle. Les institutions sociales et politiques


reposent sur le lien de vassal à suzerain. La condition paysanne est fixée par le servage.

- Suzerain:
Dans l’organisation féodal, le suzerain est un grand seigneur qui possède un territoire appelé

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« fief » [=territoire, un bien], dont dépende d’autres fiefs confiés à des personnes qui sont ses
vassaux. Le roi est le suzerain des suzerains. Dans la cérémonie d’hommage, le vassal prêt
serment de fidélité et d’assistance à son suzerain. En contrepartie, le suzerain lui concède un
fief et s’engage à le protéger.

- Servage :
C’est la condition de quiconque et tenu par la loi, la coutume ou un accord de vivre et de
travailler sur une terre appartenant à une autre personne et de fournir à cette autre personne,
contre rémunération ou gratuitement, certains services déterminés, sans pouvoir changé sa
condition.

Explication de prof:
Autrement dit, le servage est une relation entre un propriétaire qui possède la terre
(seigneur), et quelqu’un qui va travailler dans cette terre (le paysan). Cette relation est tenue
par la loi, soit une coutume ou un accord. Ce dernier, peut travailler sur cette terre contre
aucune chose, ou soit contre un bénéfice (une partie de récolte par exemple).

• La hiérarchie sociale : 9
La société française de l’époque se compose de trois ordres :
-1- Ceux qui combattent : les nobles (les princes, les seigneurs, les chevaliers, les grands
propriétaires, …etc.)

-2- Ceux qui prient : les hommes de l’Église (le clergé, …) [ils sont aussi comme les nobles]

-3- Ceux qui travaillent : les paysans [base de la pyramide ≈ 80% → 90% de la population]

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• Les Croisades : 10
Le 27 novembre de l’an 1095, le Pape Urbain II lance un vibrant appel à la Chrétienté,
C'est-à-dire, il faut aller pour libérer Jérusalem et les lieux saints de la tutelle des
Musulmans. Les Croisades se succèdent jusqu’à milieu du XIIIème siècle. La dernière se
solde par la mort de Louis IX (Saint Louis).

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Moyen Âge tardif ou le bas Moyen
Âge (XIVème – XVème siècle)
Les XIVème et les XVème siècles voient une prodigieuse accélération de l’Histoire: la
peste noire et la guerre de Cent Ans. 11
La guerre de Cent Ans commence en (1337 – 1453), elle ravage le royaume de France qui
perd en quelques décennies plus de la moitié de sa population.
Les historiens appellent cette période : « le temps des calamités »

• La guerre de Cent Ans (1337 -1453) 11


Les causes de cette guerre viennent essentiellement de la crise démographique, économique
et sociale que traverse l’Europe, les tensions entre les rois de la France et d’Angleterre aux
sujets de : la Guyenne, des Flandres et de l’Ecosse sont montées à l’apogée [= le sommet].

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La France connaîtra des moments de panache [= joie, gloire] avec Jeanne d’Arc 12 qui va
contribuer à consolider le sentiment national.
À partir de 1450, la France se redresse et entre dans un nouvel Âge d’Or à la fin de la
période [XVème siècle], Charles VIII et Louis XII se lancent à la conquête de nouveaux
horizons en Italie.

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La littérature médiévale
Cette période est connu trois grandes genres littéraires :
1- La littérature chevaleresque ;
2- La littérature courtoise ;
3- La littérature satirique.

1- Littérature chevaleresque
Au Vème siècle, il y eut en Gaul une littérature ecclésiastique [= qui a une avec l’Eglise]:
(La chronique de Grégoire, des hymnes, des poèmes sur la Passion du Christ, la vie des saints,
les héros de l’Église, les martyres...), ce n’est que dans la seconde moitié du XIème siècle que
nous rencontrons le premier texte de l’épopée profane, celle des chansons des gestes.

- La chanson de gestes:
Le nom de ce genre littéraire épique [= adj. de épopée] vient du latin « gesta », il signifie:
exploits, actions, faits héroïques… . Se sont de vastes poèmes épiques composés du XIème au
XIVème siècle. Ils célèbrent la gloire de héros légendaires ou historiques (rois, seigneurs
féodaux), ils [les épopées] sont le produit de la société française de l’époque, ils reflètent donc
nettement les conditions sociales et politiques de cette société, sa hiérarchie social et ses
aspirations dominantes, ses vertus guerrières et sa volonté de conquête, au nom du
christianisme et du roi de France.

On distingue :
- La geste du roi ;
- La geste de héros ;
- La geste de croisade.

- La geste du roi:
Il est accès sur Charlemagne est sa famille, il est consacré à la glorification de cette
dynastie, la plus geste célèbre de ce cycle est: « la chanson de Roland »

Explication de prof:
L’auteur de cette épopée et inconnu, parce que à l'époque, il n'y avait pas de l'imprimerie. Et
à cause aussi de la tradition orale: comme des chansons, ses auteurs ne sont pas connu. Mais,
pour les écritures qui restent aujourd’hui c’est grâce aux copistes.
Malgré cela, « la chanson de Roland » est très importante, elle parle de plusieurs séquences.
Elle commence par ‘’La défaite de Roland en face des sarrasins en conquête d’Espagne’’, et
cette événement est une réalité historique, c’est un fait historique, mais un peut modifiée.
Donc, l’auteur de cette chanson, va imaginer une histoire : la défaite pour lui est le résultat

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d’une trahison par une personne dans l’armée.
Donc, il ya quelques décalages entre l’histoire et la réalité : Charlemagne dans l’histoire ce
n’est pas Charlemagne de réel.

Cette chanson à pour point de départ un fait historique réel : la défaite de l’arrière garde de
l’armée de Charlemagne dans « la Batail de Roncevaux » [contre les sarrasins en Espagne]
en 778 (VIIIème siècle). Le récit de cette batail est plutôt proche de la légende [Roland est
présenté comme un héros légendaire, et Charlemagne aussi].

- La chanson de Roland : [est un poème épique et une chanson de geste du XIème


siècle]
La chanson de Roland se devise en trois grandes parties :
- Trahison de Ganelon ;
- La mort de Roland ;
- La vengeance de Charlemagne.

- La chanson de Roland – définition :


La chanson de Roland c’est un long poème environ 4000 vers, répartis en laisses
[=strophes] assonées. [=assonance : c’est un rythme qu’on trouve dans le vers qui est donné
par la répétition de la même voyelle].

- L’histoire :
En 778, le roi Charles franchit les Pyrénées et assiégeait Saragosse. Au retour, son arrière-
garde Roland est surpris par des montagnardes Basques, Chrétiens qui massacrent les
soldats et leurs infligent une grande défaite, parmi les victimes se trouve Roland, comte de
Bretagne.

- De l’histoire à la légende :
La chanson de Roland est une élaboration épique, écrite troisième siècle après l’événement,
l’histoire devienne une légende.

- Analyse de chanson :
L’intrigue :
La conquête est une croisade qui dure depuis 7 ans [cette durée est dans la légende, et ce
n’est pas dans la réalité].
L’embuscade des montagnardes devienne l’attaque de 400,000 cavaliers sarrasins. La
cause de la défaite est le malentendu entre Roland et son beau-père Ganelon. [donc, Roland a
perdu a cause de la trahison de Ganelon => c’est une histoire de vengeance]
L’auteur cherche à expliquer honorablement la défaite de l’arrière garde.
Roland est le neveu de Charlemagne [dans la légende], ce dernier venge son neveu, en
écrasant les sarrasins et en punissant Ganelon.
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Roland est présenté comme un héro qui loin de subir son destin, il en est l’artisan volontaire.

La composition de ce poème:
1. L’exposition :
Charlemagne est depuis 7 ans en Espagne, il ne parvient pas à conquérir le royaume de
Saragosse. Il doit négocier la paix avec le roi musulman Marsile, ce qui va provoquer dans
l’entourage de Charlemagne de vives discussions : Roland intrépide chef de guerre veut
achever la conquête ; Ganelon propose la paix et sera désigné par Roland comme ambassade
de paix de Francs auprès de Marsile.

2. La trahison de Ganelon : [élément perturbateur dans l’histoire]


Ganelon cherche à venger de Roland qui la designer pour cette ambassade périlleuse
[=dangereuse].
Ganelon se nie avec l’armée sarrasine.
Ganelon se montre arrogant envers Marsile et reste fidèle au roi Charles. Il chercher à se
venger de Roland.

À Roncevaux, Roland dominé par l’orgueil, ne se dérobe pas et ne demande pas renfort
[=secours] par noblesse d’âme, il refuse de sonner du cor parce qu’il a confiance en sa valeur,
il doit se montrer digne de la mort, c’est seulement quand le devoir est fait que Roland sonne
du cor : Charles peut revenir et Roland peut mourir avec la sérénité du vainqueur, avec la
paix du Chrétien purifié par l’épreuve.

3. La vengeance de Charlemagne :
La victoire de Charlemagne donne tout son sens au sacrifice de Roland, c’est le triomphe
du monde chrétien sur le monde païen [= qui n’est pas chrétien].
Ganelon le traître et jugé et puni, la trahison du Ganelon et considérée comme la trahison
de son seigneur.
Les trente parents de Ganelon seront punis comme lui.

Les personnages :
+ Charlemagne :
Le jeune roi Charles devient un vieux roi qui a 200 ans, il a la barbe fleurie. Le poète en a
fait une figure légendaire : il est beau, noble, aimé, sage, chrétien, mais, il est aussi un homme
avec ses faiblesse, et ses défaillances. Il pleure ses morts et les venges. [venger son neveu par
exemple]

+ Roland :
Le chevalier Roland est aussi le neveu du roi, il est un héros pourvu de toutes les qualités
chevaleresques.

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1- Il est féodal : [la citation suivant montre ça] :
« Pour son seigneur on doit souffrir de grands maux et endurer le grand froid, le
grand chaud ; on doit perdre du sang et de la chair. Frappe de ta lance et moi de
Durendal, ma bonne épée que le roi me donna. Si je meurs, il pourra dire celui qui
l’aura qu’elle pourra dire celui qui l’aura qu’elle fut à un noble vassal. »
La chanson de Roland

-2- Il est chrétien : [le passage suivant montre ça (p : 13) :]


Olivier dit : « Les païens * sont en force ; et nos Français, ce me semble, sont bien
peu ! Compagnon Roland, sonnez de votre cor : Charles l’entendra et l’armée
reviendra. » Roland répond : « J’agirais comme un fou ! En douce France j’en
perdrais mon renom. Je vais frapper, de Durendal, de grands coups ; sanglante en
sera la lame jusqu’à l’or du pommeau. Pour leur malheur les félons païens sont venus
à ces ports : je vous le jure, tous sont frappés de mort. »
La chanson de Roland
- * : le mot «païens » montre que Roland est chrétien d’une façon indirect.
- Olivier lui demande de sonner le cor, et Roland refuse de le faire, parce qu’il combat pour la
chrétienté mais aussi pour la patrie « France ».
- : c'est-à-dire sonner le cor c’est la folie
- : mot agréable qui montre que la personne s’attache a la patrie.
-  : comme il dit : si je fais ce que dit Olivier, je vais perdre ma valeur est cela est une chose
inacceptable.

3- Il combat au nom du pays : [voir l’extrait ci-dessus]


Roland désigne son pays comme « la douce France », « la Terre des Aïeux ». il combat
pour sa patrie.

4- Il a le souci de l’homme :
Roland associe honneur familial, honneur féodal, honneur national et orgueil personnel.
[Extrait p : 27]
« A Roncevaux Charlemagne est parvenu […] J'entendis Roland déclarer que, s'il
mourait en royaume étranger, on le trouverait plus avant que ses hommes et ses pairs,
la tête tournée vers l’ennemi : il finirait en conquérant, en vrai baron. Plus loin qu'on
peut lancer un bâton, en avant des autres, Charles est monté sur un tertre. »
La chanson de Roland

- Dans ce passage Roland est mort, et Charles est venu chercher ses morts, et il ne trouve pas
le cadavre de Roland, car, un jour Roland est dit: si je meurs, vous n’allez pas me trouver
dans la terre natale, mais à l’intérieur de la terre étranger, vous allez me trouver avant de
l’armée et ce n’est pas derrière.  donc, cela montre la force et l’héroïsme du guerrier, qui ne
veut pas mourir comme un lâche.

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+ Ganelon :
Beau-père de Roland, prêtre devant Marsile, il se montre fier et arrogant. Il affiche une
grande admiration pour Charlemagne.
[Extrait p : 10]
MARSILE dit : « Ganelon, en vérité, sachez-le, j'ai le désir de beaucoup vous aimer.
Je veux vous entendre parler de Charlemagne. Il est très vieux, il a usé son temps ; à
mon idée, il a deux cents ans passés. Par tant de terres il a mené son corps, il a reçu
tant de coups sur son bouclier ; tant de riches rois qu’il a conduits à mendier !
Quand sera-t-il lassé de guerroyer ? » Ganelon répond : « Charles n'est pas ainsi.
Quiconque le voit et sait le connaître dit que l'empereur est un preux. J’aurais beau le
vanter et le louer : il y a en lui plus d'honneur et de vertu que je ne saurais dire. Sa
grande valeur, qui pourrait la conter ? Dieu l’a illuminé de tant de noblesse qu’il
aimerait mieux mourir que d’abandonner ses barons. »
La chanson de Roland

- donc, Ganelon affiche une grande admiration pour Charlemagne.


- Charlemagne est sacré, c’est un « preux » c'est-à-dire un chevalier qui digne de confiance.
- Ganelon est un prêtre mais ce n’est pas comme les autres, il a des principes, il ne trahi pas
son pays.
- l’objectif de l’épopée c’est faire revivre un sentiment de patriotisme  si on dit que Ganelon
est contre la France cela va être contre l’objectif de l’épopée.
 donc, Ganelon, n’est pas contre Charlemagne, n’est pas contre la France, mais un petit
problème personnel avec Roland, c’est un problème familial.

+ Olivier :
Olivier est un personnage secondaire, son rôle dramatique c’est un compagnon de Roland,
il est important pour comprendre mieux la typologie de personnages principales est sont
évolutions dramatiques.

+ Marsile : c’est le roi de Saragosse.

2-La littérature courtoise :


Dans la deuxième moitié du XIIème siècle, la société féodale aristocratique s’est
transformée en une société moins rude, plus mondaine. Les dames imposent des habitudes plus
raffinées et les beaux usages se codifient. Une littérature de la cour seigneuriale se développe
alors.
Cette littérature de la société courtoise introduit le culte de la femme aimée et idéalisée par
l’amour.
Une conception raffinée de l’amour, inspirée du respect presque mystique de la femme, et du
désir de la conquérir laborieusement.
L’adoration de la femme et la soumission à sa volonté (telle est la conception de l’amour

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courtoise) est une sorte de révolution dans la façon d’envisager la femme à cette époque du
moyen Âge. Dans la littérature féodale héroïque, à savoir dans les grands poèmes épiques
appels chansons de geste, elle est considérée en somme commune une esclave. Cette adoration
se présente sous son aspect féodal : c’est un vasselage d’amour (obéissance et fidélité).

- La courtoisie :
La courtoisie place la préoccupation amoureuse au centre de toute activité humaine. Elle
obéit aux critères suivants :
1- Le service d’amour : les exploits du chevalier ne sont plus dictés par la fidélité à Dieu et
au suzerain, mais par le « service d’amour », soumission absolue du chevalier à sa « dame »,
souveraine maîtresse. [c'est-à-dire la dame devienne souveraine maîtresse comme un maître
seigneur, donc, il faut apprendre le mot « maîtresse » dans le sens hiérarchique].

2- Respect du code de l’amour courtois : le service d’amour de codifie en un certains


nombres de règles charmantes et artificielles qui honorent l’amour divin. Et c’est ça l’âme de
moyen âge : il y a un côté sacré : aimer a un coté sacré, combattre a un côté sacré, tout ça au
nom de valeur (devine ou terrestre).

Exemples :

• Pour plaire à sa femme, le chevalier doit chercher la perfection : il doit réunir vaillance [= le
courage], hardiesse et élégance de l’homme de cour.

• La dame, altère et inaccessible, ennoblit son héros en le soumettant à des épreuves. Le héros
ait par amour * qu’il place au-dessus de la raison et de l’honneur *.

* et * = c'est-à-dire l’amour a une place très important que l’honneur de chevalier.


 c’est un culte de l’amoure.

• L’amour devient source de toute vertu et de toute prouesse.

• Le chevalier doit aimer avec discrétion et patience.

• Le chevalier doit s’ingénier pour exprimer sa passion. Le code du chevalier.

• Le chevalier doit s’humilier pour traduire son adoration.

3-La littérature réaliste satirique :


c’est une littérature qui parle du réel et critique la société, c’est une littérature qui se reflète
l’esprit du bourgeois.
Dans la littérature du Moyen Âge on l’opposition entre esprit aristocratique et esprit
bourgeois et populaire : entre la grandeur chevaleresque, la délicatesse de l’amour courtois,
élégant et raffiné et la verve comique satirique, bonne humeur et réalisme.

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Dés le XIIème siècle, commence une littérature où le réalisme, le comique, les grossièretés
se font nettement jour. C’est une littérature où se reflète l’esprit de la classe bourgeoise et
du peuple. Elle fait entrevoir l’existence de ses soucis quotidiens, ses aspiration, sa
conception de la vie, bien que d’une fort rudimentaire et en grande partie caricaturale, En tout
cas, cette littérature témoigne de l’accroissement de l’importance des couches plus basses. Dés
la moitié du XIIème siècle et au XIIIème siècle cette tendance réaliste et satirique se manifeste
par l’apparition de genres nouveaux :

- Le fabliau : du latin « fabula » (fable) Le mot désigne littéralement un récit court.


Il s’agit d’histoires, de récits destinés à faire rire, à amuser. Les fabliaux sont composés en
octosyllabes à rimes plates. Ils apparaissent dans la seconde moitié du XIIème siècle et
s’épanouissent au XIIIème siècle, pour disparaître au XIVème siècle.
Ces contes visent le rire, ils sont d’un comique assez lourd, qui nous peigne avec une
précision pittoresque et une verve malicieuse les mœurs des bourgeois et des paysans. Le
fabliau se moque de la gourmandise, de la bêtise, de la galanterie des curés et des évêques, de
l’avidité des religieuses, de la fourberie, de l’avarice, de la grossièreté, de l’ingratitude des
bourgeois et des vilains, il montre donc un tableau complet des mœurs de cette époque.
Exemples :
- « Richeut » (histoire d’une courtisane qui se venge des riches amants).
- « Estula », « Le Vilain Mire », « Le dit des perdrix ».
- « Le Curé qui mangea des mûres », « Le Vilain mire » (le paysan médecin).
le paysan médecin va inspirer une comédie de Molière qui s’appelle : « Médecin malgré lui ».

Donc, je retiens  Le fabliau est un récit court qui vise le rire et qui critique la société.

- L’épopée animale : l’exemple le plus célèbre c’est : « Le Roman de Renart 13 » c’est


un roman qui met en scène des animaux comme personnage principales.
Donc, C’est une fable d’animaux, connue dès l’antiquité, répandue dans la littérature et
racontée par le peuple, s’organisent autour de Renart (nom d’origine germanique), et dans le
texte c’est un nom propre, c’est le nom du personnage, de sa rivalité avec le loup, de ses ruses,
etc.

Des écrivains de talent créent une sorte de roman aux épisodes infinis. C’est plutôt une geste
animale. Il y a toute une société animale, hiérarchique. Elle a en tète Noble, le lion, puis ses
barons (le chat, l’ors, le loup, etc.). Chaque animal est caractérisé suivant la fable
traditionnelle. Le Renart (le goupil, de « vulpilus ») – c’est la ruse ; Ysengrin le loup – est
lourdaud et glouton ; Bernard l’archiprêtre (l’âne) – est bête ; Chentecler le coq – est vaillant.
c’est une sorte de pendant caricatural du monde féodal, de la chevalerie (de la foi, de
l’ascétisme), de l’amour courtois idéaliste.

27
13

« Le Roman de Renart » se compose de 27 branches [= partie du roman] ou récits


indépendants. D’abord essentiellement comique, au XIIème siècle, les auteurs (connus) ne
veulent que faire rire, ces récits deviennent satiriques dans les branches rédigées XIIIème
siècles et dans les « suites » écrites à la fin du XIIIème siècle et au début de XIVème siècles.
Cette épopée animale devient une satire politique et sociale.
La bourgeoisie est bien plus forte et peut se le permettre. « Le Roman de Renart » attaque
l’hypocrisie du clergé (les moines mendiants), l’avarice des riches bourgeois, l’insolence de
l’aristocratie. L’ensemble forme une masse de 100 000 vers.
Le héros central est le goupil, surnommé Renart, dont le nom supplantera le terme de goupil.
Le public bourgeois et populaire, écrasé par les nobles, se plaisait à voir le rusé Renart
triompher des puissants comme Noble le lion, Ysengrin le loup et Brun l’ours !
De même que les fabliaux – ce genre disparaît au cours du XIVème siècle, après avoir
constitué, en tout, une trentaine de « branches », environ 30 000 vers.
Principaux Personnages de « Le Roman de Renart »:
- Ysengrin : le loup, stupide, Bête et cruel, éternel de Renart, toujours dupé.
- Renart : le goupil, espiègle, rusé, trompeur, cynique, sans scrupules. Il incarne la ruse
intelligente liée à l’art de la belle parole.
- Chanteclaire : le coq.
- Tibert : le chat
- Couard : le lièvre
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Vers à la fin du Moyens Âge, ces genres cessent, dans la structure des genres cultivés, de
servir aux besoins d’une société qui évolue rapidement et qui s’ouvre aux nouvelles tendances
de l’humanisme et de la renaissance.

- Le théâtre comique :
Le premier auteur comique fut Adam de la Halle (dit Adam Le Bossu, deuxième moitié du
XIIIème siècle) à qui nous devons le Jeu de la Feuillé et le Jeu de Robin et Marion. Au
XVème siècle, le théâtre comique se subdivise en soties (folies) satiriques, moralité, sermons
joyeux et farces. Seule la farce se perpétuera après le Moyen Âge, elle donne déjà, vers 1460 –
1465, un chef-d’œuvre : Maître Pierre Pathelin, où triomphent la verve populaire et le bon ses
réaliste.

L’art roman :
Après les siècles obscurs du Haut Moyen Âge, l’art roman fait son apparition : il était
caractérisé par la richesse du décor peint et sculpté qui proférait sur toutes les surfaces
disponibles de l’église. Sur les chapiteaux, les pendentifs, les archivoltes, les tympans surtout,
sont représentés non seulement de personnages inspirés de l’Orient et de l’Antiquité gréco-
latine, mais des scènes empruntées à l’Ancien ou au Nouveau Testament, voire de véritables
récits en images : l’Eglise roman est une « Bible de pierre », qui se substitue pour la majorité
illettrée de la population au enseignement des textes liturgiques. Au nombre de motifs les plus
fréquemment traités par la sculpture romane figure le Jugement Dernier : Dieu y apparaît
comme le Dieu sévère et tout-puissant de l’Ancien Testament, qui récompense les Elus et
punit les méchants, ce qui ne vaut de magnifiques représentations de l’Enfer. La religion des
XIème et XIIème siècles est encore une religion de la crainte et du châtiment.

Art roman Art gothique 14


Aspect général massif élancé
Murs épais ajourés
Eclairage sombre, petites fenêtres clair
Arc en plein cintre brisé
Voûte en berceau d’ogive
Type de décoration sculptures historiées, fresques sculptures historiées, vitrail
Localisation campagne ville
Date vers 1000 – vers 1150 1130 – vers 1520

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14

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La Renaissance
(Le XVIème siècle)
I- Humanisme et Réforme : 15
À la fin de XVIème siècle, la civilisation française travers une crise. L’élan de la foi se perd,
la religion est figée dans un ensemble de rites. La littérature se dessèche. En Italie depuis plus
d’un siècle renaît la civilisation florissante du paganisme gréco-romain, en Allemagne 15
vers 1520 Martin Luther 15 entreprenait une violente compagne contre l’autorité du pape et
pour la construction d’une Eglise « réformé ».
En France à la fin de XVème siècle après la guerre de Cent Ans la prospérité et la
croissance démographique revienne, tout est réuni pour accueillir une révolution artistique et
culturelle : la Renaissance.
La Renaissance est apparue en Italie 16 dans le courant du XIVème siècle et se caractérise
par un renouvellement de la création artistique qui s’appuie sur l’héritage de l’antiquité et sur
un nouveau rapport de l’homme avec le monde. Elle voit l’émergence de la pensé humaniste.
La première période de la Renaissance littéraire commence avec l’avènement de François
I (17, 18) en 1515 et coïncide avec les vingt première années de son règne. Le jeune roi est
er

favorable aux idées nouvelles, en courage les beaux-arts et les belles-lettres. En 1530, la
fondation du Collège des Lecteur royaux, le future collège en France, où en l’enseigne
conjointement le latin classique, le grec et l’hébreu, est une victoire à la fois pour l’esprit de la
Renaissance et pour l’esprit de la Réforme.
Au cours de cette période, la Renaissance et la Reforme marche de perd en parallèle. Érudit
[= le savant] et réformateur ont une foi égale en la valeur des textes anciens.
La seconde période de la Renaissance embrasse les dernières années de règne de François
I (1534 à 1547) et le règne d’Henri II 17 (1547 – 1559). En 1534 la faire dite des Placards a
er

marqué un tournant décisif dans la politique religieuse du roi : Des réformés avaient affiché
des Placards de protestation contre la messe papale dans nombreux endroits.
Époque de renouveau et même de révolte, le XVIème siècle est une négation du Moyen Âge.
La Renaissance littéraire, artistique et philosophique est caractérisée par un retour aux sources
antiques que le Moyens Âge avaient presque complètement ignorées.

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II- Les poètes de la Pléiade :


La Pléiade : mouvement littéraire qui émane d’un groupe de poètes.
La Pléiade regroupe : Pierre de Ronsard (Le meneur du groupe, le fondateur), Joachim de
Bellay, Jacques Peletier du Mans, Rémy Belleau, Antoine de Baïf, Pontus de Tyard et
Etienne Jodelle.
Le but de ce mouvement est de faire reculer « L’ignorance » par la diffusion de la culture
antique.
En 1549, Joachim de Bellay publie défense et illustration de la langue française qui va être
considéré comme le manifeste des idées de la Pléiade. Son contenu vise à mener une réflexion
sur les moyens d’enrichir la langue et la littérature française par des empruntes, la fabrication
de néologisme le rappel de mots disparus, et plus globalement enrichir la culture française par
la redécouverte de la culture antique de ses arts, et de son savoir.
Les poètes de la Pléiade défendent les mutations des genres et des auteurs gréco-latins dans
le but de s’en inspirer pour mieux les dépasser de ces arts, et de son savoir. En poésie, ils
imposent l’alexandrine, l’ode et le sonnet comme des forment poétiques majeurs et abordent
les thèmes de l’amour, la mort, la fuite du temps et la nature.

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Exemple de poèmes :
- Pierre de Ronsard : « Comme on voit sur la branche »
Comme on voit sur la branche
Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose,
En sa belle jeunesse, en sa première fleur,
Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,
Quand l’Aube de ses pleurs au point du jour l’arrose;
La grâce dans sa feuille, et l’amour se repose,
Embaumant les jardins et les arbres d’odeur;
Mais battue, ou de pluie, ou d’excessive ardeur,
Languissante elle meurt, feuille à feuille déclose.
Ainsi en ta première et jeune nouveauté,
Quand la terre et le ciel honoraient ta beauté,
La Parque t’a tuée, et cendres tu reposes.
Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs,
Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
Afin que vif et mort, ton corps ne soit que roses.
Pierre de Ronsard, Amours, 1560

Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose.


à partir le champ lexicale nous avons quatre thèmes : l’amour, la mort, la fuite de temps et la
nature.
- Joachim de Bellay : « heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage »

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage


Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :
Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.
Joachim du Bellay, Les Regrets

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III- L’art de renaissance :
Les guerres d’Italie munie à partir de 1494 (XVème siècle) par Charles VIII 17 en permit
à la France de se convertir à l’art italien et la renaissance italienne, les rois du France jouent
un grand rôle dans cette révolution artistique : François Ier se voit comme protecteur et
rénovateur des arts et des lettres.
Elle était favorable à cette nouvelle manière d’appréhender l’art pour réaménager le château
de Fontainebleau 19 par exemple. Il fait appel à des artistes italiens. « L’école de
Fontainebleau » s’épanouît et connaît un grand rayonnement, ainsi naissent de nouvelle
relation entre le pouvoir et la culture et une nouvelle vie de cour.

19

Autour de 1540 – 1550, les artistes créent des formes nouvelles très inspiré de l’art antique
et de l’art italien de XVIème siècle. La Réforme trouve des échos en France en des années
1520 et l’imprimerie participe à sa diffusion.
Pendant la seconde moitie du siècle, les conflits politiques et religieux s’intensifient et

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engendre de lourd perte humaine et des destructions de nombreuses œuvres d’art, néanmoins
la cours d’Henri III 17 reste un pôle de l’action culturel.
La fin du siècle est marquée par l’édit de Nantes (1598) proclamé par Henri IV 17. Il
accorde aux protestants la liberté de culte. C’est le retour à la paix civile les chantiers
artistiques reprennent.
Humanisme et Renaissance sont des termes intensément liés. L’individu est placé au cœur de
l’univers. En art, l’accent fut met sur l’espace est la lumière, la perspective et les proportions
ainsi que sur l’anatomie.

A-L’architercture.
Au XVIème siècle, les châteaux forts à l’apparence archaïque et massive délaissent
progressivement, leur vocation défensive, ils se transforment en habitations élégantes
confortables et gracieuses.

L’architecture de la Renaissance se caractérise par la verticalité des façades avec ses hautes
toitures d’ardoise, de brique et de pierre, par ses niches et ses arcades, par ses fenêtres
richement ornées et part ses terrasses à balustrade.

B- La sculpture
La sculpture française, de plus en plus docile aux leçons de l’Antiquité de l’Italie, et toutes
empreintes d’une grâce mesurée et d’une harmonie originale. Elle fait appel à l’observation
naturaliste, ses formes sont plus idéalisées.

C- La peinture :
Les artistes du XVIème siècle prennent pour modèle Leonard de Vinci 20. La lumière et
l’ombre sont devenus des moyens d’expression. En attribut à l’ombre de l’importance à
l’encontre du symbolisme médiéval qui érigeait la lumière en élément divin.
Les artistes de XVIème siècle introduisent le thème du nu (l’art chrétien) à depuis toujours
réserver le coup dénudé à Adam et Eve et aux martyrs.
La beauté harmonieuse du corps humain et donc exaltée comme dans la mythologie gréco-
romaine. Les deux éléments caractéristiques de cette peinture renaissante sont l’art du portrait
et le maniérisme.

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Résumée du cours :

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Fin
Fait à Errachidia, le Samedi 03 décembre 2017 / 22h00mn

Bonne
Chance

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