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Université Mouhamed bougara Boumerdes

Faculté de Technologie
Département de Génie Civil

Module de essais géotechniques


TP n 1
Limites d’Atterberg
Nom: Boutiche
Prenom: Mounir
Définition :
En géotechnique, les limites d’Atterberg définissent à la fois un indicateur
Qualifiant la plasticité d’un sol, mais aussi l’essai qui permet de définir ces
Indicateurs.
Cet essai a été établi par l’agronome suédois Albert Atterberg .
La teneur en eau d’un sol peut en effet beaucoup varier au cours des opérations de
Terrassements.
Pour la fraction fine (graviers exclus), la cohésion tient à la présence d'eau :
Parfaitement Sec, le matériau serait cohérent. Au-dessus d'une certaine
Teneur (limite de plasticité), On peut le pétrir en forme de boudin,
De boulette ou de fil.
Pour une teneur plus forte (limite de liquidité), il forme un liquide, visqueux, qui ne
Conserve pas la forme qu'on lui a donnée.
La détermination, soigneusement normalisée, de ces deux teneurs caractéristiques
Appelées limites d'Atterberg, est un Élément important d'identification, et permet
Déjà de prévoir certaines propriétés.
Limite de liquidité :
La limite de liquidité (WL) caractérise la transition entre un état plastique et un état liquide. On la détermine

soit par le biais de l’appareil de Casagrande (Figure 2), soit par le cône de pénétration. (Figure 1)

Limite de plasticité :
La limite de plasticité (WP) caractérise la transition entre un état solide et un état plastique.

On la détermine manuellement par le modelage d'un petit fil avec la partie fine d'un sol sur une surface

plane, non poreuse.

La détermination des limites d’Atterberg nous permet d’identifier deux indices principaux tel que :

indice de plasticité: 𝐈𝐩 = 𝐖𝐥 − 𝐖𝐩
indice de consistance: 𝐈𝐜 = (𝐖𝐥 − 𝐖)/𝐈𝐩

W : teneur en eau initial d’échantillon

Procédures de l’essai :
Comme les limites d’Atterberg sont applicables uniquement aux sols fins, on a choisi donc un sol argileux.
Le matériau doit être imbibé avant de procéder. On effectue ensuite un tamisage manuel par voie humide,
les éléments inférieurs à 0.4mm sont alors recueillis à l’état pâteux sur lesquels l’essai des limites d’Atterberg
s’effectue.
Appareil Casagrande :

On place la pâte sur la coupelle avec la spatule de façon à former un gâteau. L’épaisseur du matériau au
centre doit être de l’ordre 15 à 20 mm Puis à l’aide de l’appareil à rainurer on partage la pâte en deux de
façon symétrique. La coupelle est ensuite soumise à l’aide de la manivelle à plusieurs chocs, on note alors le
nombre de chocs nécessaire pour que les deux lèvres de la rainure se rejoignent sur une longueur de 1 cm
appréciable à l’œil.

On répète la même opération pour trois autres échantillons différents (obligatoire pour le traçage de la
courbe) qui se différencient l’un de l’autre par leur teneur en eau. Cette variation est obtenue par l’ajout de
l’eau à chaque fois qu’on entame un essai. Cependant Les échantillons doivent être étalés à nouveau pour
garantir une bonne homogénéité.

À noter que tous les échantillons sont mis à l’étuve (105 C°) afin d’éliminer l’eau et garder seulement la
partie solide (sec).

Matériel utilisé :
1/Une étuve
2/Appareil de CASAGRANDE
3/Outil à rainurer ; spatule
4/Tares, balance électronique
On obtient ainsi le tableau suivant :
Teneur en eau

On représente les données du tableau dans une courbe. D’après la norme la limite
de liquidité se définit à 25 coups

La limite de liquidité est alors : WL = 33.21 %


Cône de pénétration :
L’essai réalisé avec le pénétromètre à cône consiste à mesurer l’enfoncement d’un cône de masse normalisé
dans le sol remanié et de faire des essais à différentes teneur en eau.

Mode opératoire :

1. On place le sol pâteux dans le petit récipient en prenant soin de ne pas enfermer de bulles d’air.
2. Par la suite, on met le récipient sous le pénétromètre.
3. On fait remonter le cône au plus haut.
5. À l’aide de la vis, on descend l’ensemble cône + bâti jusqu’à effleurement du sol
6. On Agit sur le cercle pour une mise à 0
7. On effectuer un lâcher

 On mesure l’enfoncement en agissant doucement sur l’aiguille (molette centrale).


L’échelle doit être prise en compte

On recommence les mêmes opérations pour d’autres teneur en eau, ce qui nous ramène au tableau suivant :
Les données de teneur en eau sont représentées ensuite dans une courbe en fonction de l’enfoncement.

La limite de liquidité est ainsi déterminée par un enfoncement égal à 17 mm

50
Courbe Cône de pénétration
45
40
Teneur en eau %

17 ; 32,82
35
30
25
20
15
10
5
0

0 5 10 15 20 25 30
Enfoncement (mm)

On trouve ainsi une limite de liquidité de : WL= 32.82 %

Ce résultat est très proche comparé à la valeur retrouvé par la méthode de Casagrande même si il y a
une petite marge d’erreur qu’on peut expliquer par le fait que les essais aux laboratoires ne sont pas
toujours précis mais ils donnent une idée convergente à la réalité .
La limite de plasticité :
Quant à La limite de plasticité, elle est déterminée comme mentionnée précédemment par le modelage d'un
petit fil avec la partie fine d'un sol sur une surface plane, non poreuse. La procédure est définie dans la
norme. Si le sol est plastique, ce petit fil conserve sa forme jusqu'à un diamètre très étroit. L'échantillon peut
alors être reformulé et l'essai est répété. Comme la teneur en humidité diminue à cause de l'évaporation, le fil
commence à se briser à grands diamètres. La limite de plasticité est définie comme étant la teneur en eau, où
le fil se casse à un diamètre de 3 mm (L’échantillon est mis à son tour à l’étuve afin de déterminer les
paramètres sur lesquelles on se base pour calculer WP)

L’essai est effectué sur un échantillon 7 dont les données sont comme suit :

Poids après modélage 9.34 g


Poids sec 7.88 g
Teneur en eau (limite plasticité) 18.5 %

Ainsi, après modelage et fissuration du fil on note une teneur en eau impliquant une limite de plasticité de :
WP = 18.5 %

On peut calculer
ainsi : - indice de plasticité : 𝐈𝐩 = 𝐖𝐥 − 𝐖𝐩 = 33.21-18.52= 14.7

- indice de consistance : 𝐈𝐜 = (𝐖𝐥 − 𝐖)/𝐈𝐩= (33.21-22)/14.7= 0.76


Avec W =
22%

(On retrouve quasiment le même résultat avec la valeur du

cône avec une marge d’erreur de 10-3)


Conclusion :
On déduit alors qu’il s’agit d’un sol ferme en se basant sur le tableau du L.C.P.C :

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