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Ce que le virus a détruit : l’identité, la liberté, la

démocratie
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par
Novopress

La pandémie qui submerge la planète, notre continent plus que d’autres, et notre pays
en particulier, a exacerbé jusqu’au paroxysme la confusion mentale qui depuis
longtemps avait envahi notre pensée collective. La multiplication des canaux
d’information a engendré à la fois la possibilité de tout dire et les manipulations
destinées à empêcher d’effectuer dans ce “tout” des choix rationnels. Le virus a touché
des corps, en a tué un certain nombre, mais il a contaminé bien davantage nos esprits.

Après le passage du tsunami, et avant le prochain déjà annoncé, au milieu de cet océan
de doutes et de peurs, quelques certitudes surnagent : notre pays est plongé dans une
ambiance délétère qui, sous prétexte de sauver les corps, peut-être, massacre, anéantit,
extermine à coup sûr les esprits, ce qu’on appelait jadis les âmes, et qui ne sont plus
aujourd’hui que des cerveaux malades. Ce que le virus a détruit, avec la complicité de
l’oligarchie régnante, tient en trois mots : l’identité, la liberté, la démocratie, bref ce qui
fait d’un individu une personne, ce qui donne au corps une âme parce que le corps est
habité par une culture et une foi, parce qu’il est dirigé par une volonté autonome et
responsable, parce qu’il participe aux choix collectifs directement ou par le biais de ses
représentants. Que l’on puisse au-delà du raisonnable s’en prendre à la liberté du culte
et dans le même temps ruiner le commerce du livre, sous la menace de sanctions, en dit
long sur les “valeurs” auxquelles notre société se trouve réduite : “métro, boulot, dodo”.
La trilogie perçue comme le venin des années 60 est devenue la potion d’aujourd’hui.
Pour la liberté, c’est pire encore : il faut cette fois remonter aux années 1940 pour
retrouver les atteintes subies maintenant à la liberté d’aller et de venir, à celle de se
réunir, à celle d’entreprendre, à celle de commercer. Le couvre-feu et les “ausweis” ont
fait leur retour, et dans les rues défile une armée des ombres, masquées, soumises et qui
ne songent pas à résister.

Lorsque les libertés constitutionnelles, celle d’aller et de venir, de travailler, celle du


culte sont malmenées, l’Etat de droit est pulvérisé par le régime d’exception. Lorsqu’un
ministre ose donner l’ordre de sortir de l’hémicycle à des députés parce qu’ils
s’opposent à lui et ont mal voté, il s’agit d’un acte gravissime qui bouscule la séparation
des pouvoirs, insulte le peuple à travers ses représentants, révèle l’esprit dictatorial qui
l’inspire. Au Parlement, l’exécutif n’est pas chez lui alors que les députés sont chez eux.
Si la majorité actuelle avait eu la moindre dignité, elle devait exiger le départ du
ministre et par la suite sa démission, déjà amplement justifiée par des mensonges et des
errances qui devraient le conduire devant la Cour de Justice de la République. Un Etat
de droit en miettes, un peuple méprisé : quelle que soit la définition que l’on donne à la
démocratie, ce n’est plus le régime qui règne en France. Dans quelques semaines, les
fêtes les plus importantes pour le peuple français, fête chrétienne de Noël avec ses
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crèches, déjà honnies des laïcistes, fête indo-européenne du solstice d’hiver avec ses
sapins, interdits par les Khmers verts, devraient permettre aux familles de se retrouver,
au peuple de communier, religieusement ou non, dans une même ferveur unifiante.

Les esprits desséchés qui nous gouvernent sont-ils encore capables de comprendre
qu’un peuple privé de ses rites et de ses communions n’est plus qu’un troupeau ? Mais
dans le fond, n’est-ce pas leur désir profond ?

Christian Vanneste

Texte repris du site Boulevard Voltaire

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