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Mémento Technique

Groupe Sterling Fluid Systems


www.sterlingfluid.com
Pompes à liquide SOMMAIRE
Pompes à gaz

POMPES À LIQUIDE

PRINCIPES - ÉTAGE CENTRIFUGE .............................................................................. 1


PRINCIPES - ÉTAGE À CANAL LATÉRAL .................................................................... 2
COURBES CARACTÉRISTIQUES - COMPARAISON ................................................... 4
GRANDEURS CARACTÉRISTIQUES ............................................................................ 5
INFLUENCE DES PROPRIÉTÉS DU LIQUIDE SUR LES CARACTÉRISTIQUES.......... 6
POMPE + RÉSEAU ........................................................................................................ 7
NPSH (Net Positive Suction Head) ................................................................................. 9
PERTES DE CHARGE DANS LES TUYAUTERIES ........................................................11

POMPES À GAZ

PRINCIPES - POMPES À GAZ À ANNEAU LIQUIDE ....................................................16


RÉALISATIONS ...............................................................................................................17
ALIMENTATION DE L'ANNEAU LIQUIDE ......................................................................18
VALEURS CARACTÉRISTIQUES ..................................................................................19
INFLUENCE DU LIQUIDE AUXILIAIRE ..........................................................................20
INFLUENCE DU GAZ ASPIRÉ ........................................................................................21
QUELQUES LOIS ............................................................................................................21
QUELQUES PROBLÈMES .............................................................................................22

POMPES À LIQUIDE - POMPES À GAZ

COMPLÉMENTS .............................................................................................................24
PRINCIPES Pompes
à liquide

ÉTAGE CENTRIFUGE
L'élévation de pression est obtenue par effet centri-
fuge.

CONSTITUTION ET FONCTIONNEMENT
Un organe mobile

L'impulseur, encore appelé "roue", "turbine", "rotor".

Des organes fixes

• Un "diffuseur", encore appelé "stator" ("volute" quand


la pompe est monocellulaire).

• Des canaux de retour, encore appelés "corps Un impulseur (ou roue cen- Un diffuseur ou une volute
intermédiaires". trifuge) met en vitesse le transforme I'énergie de
liquide qui lui parvient par son vitesse ainsi acquise en
ouïe centrale. pression de refoulement.

1. CENTRIFUGE NORMALE 2. CENTRIFUGE À DÉCANTATION


PRINCIPE DE CONSTRUCTION PRINCIPE DE
Les pompes de ce type peuvent comporter un seul CONSTRUCTION
étage (versions monocellulaires) ou plusieurs étages en
série (versions multicellulaires). Une chambre de décanta-
Elles existent en constructions horizontales et tion placée au refoulement
verticales. communique avec la base
de la volute et permet
PROPRIÉTÉ ESSENTIELLE I'évacuation de I'air
NON AUTO-AMORCANTE. entraîné par émulsion.

COMPORTEMENT EN PRÉSENCE DE GAZ


Le passage de bulles entraîne des perturbations. Toute PROPRIÉTÉ
inclusion gazeuse notable interrompt le fonctionnement. ESSENTIELLE
DÉSAMORÇAGE. AUTO-AMORCANTE.

DÉMARRAGE EN ASPIRATION COMPORTEMENT EN PRÉSENCE DE GAZ


II faut emplir totalement la conduite d'aspiration et La pompe extrait l'air de sa conduite d'aspiration ; elle
prévoir un clapet de pied (à I'aspiration). tolère de faibles quantités de gaz.

PRINCIPAUX AVANTAGES DÉMARRAGE EN ASPIRATION


• Simplicité de construction Aucune opération d'amorçage : il suffit de remplir la
• Passage de corps étrangers toléré pompe une fois pour toutes. Sécurité : clapet incorporé.
• Bons rendements
• Souplesse d'emploi. PRINCIPAUX AVANTAGES
• Simplicité de construction
INCONVÉNIENTS • Passage de corps étrangers toléré
• Incertitude du fonctionnement • Souplesse d'emploi.
- En aspiration
- Sur liquides volatils ou contenant du gaz. INCONVÉNIENTS
• Cavitation • Faible débit d'air
• Sensible la viscosité. • Très sensible à la viscosité.

REMÈDES REMÈDES
Recourir aux autres types de pompe : 2.3.4.5 Recourir si possible aux types de pompe : 3.4.5
Prendre des précautions particulières d'installation. Éviter toute contre-pression au refoulement.

1
Pompes PRINCIPES
à liquide

ÉTAGE À CANAL LATÉRAL


L'élévation de pression est obtenue par effet tour-
billonnaire et rotatif à I'interieur d'un canal.

CONSTITUTION ET FONCTIONNEMENT

• Un corps intermédiaire aspiration comportant la


lumière d'aspiration (A),

• Un corps intermédiaire refoulement comportant :


- le canal latéral (B),
- le canal d'évacuation d'air (E),
- la lumière de refoulement (F),
- I'orifice d'évacuation d'air (D).

• Une roue B ailettes radiales (C) comprise entre deux


corps intermédiaires.

- Le mouvement de la roue engendre une dépression au début du


canal, en regard de la lumière d'aspiration : le gaz et le liquide sont
admis dans I'étage.

- Le canal d'évacuation d'air provoque un effet de piston liquide : le


gaz rassemblé à la base des ailettes est rejeté par I'orifice d'éva-
cuation d'air, le liquide est évacué par la lumière de refoulement.

3. À CANAL LATÉRAL SIMPLE


PRlNClPES DE CONSTRUCTION PRINCIPAUX AVANTAGES

Les pompes de ce type comportent un seul étage • Courbe caractéristique assurant un fonctionnement
(versions monocellulaires) ou plusieurs étages en série stable, peu sensible aux variations des conditions
(versions multicellulaires). d'exploitation et permettant une régulation simple
• Pressions élevées (très supérieures à celles des
Elles existent en constructions horizontales et pompes centrifuges de même diamètre et même
verticales. vitesse de rotation)
• Comportement remarquable en aspiration et en
PROPRIÉTÉ ESSENTIELLE régime de cavitation
AUTO-AMORCANTE. • Absence de poussée axiale.

COMPORTEMENT EN PRÉSENCE DE GAZ INCONVENÉNIENTS REMÈDES

La pompe est capable d'aspirer un fort débit d'air ou de Propreté nécessaire des Recourir aux types de
gaz : plusieurs m3/h. liquides pompe : 1.2

Elle véhicule indifféremment un liquide seul ou un Prendre des précautions


mélange liquide + gaz. contre les corps étrangers
solides : décantation,
DÉMARRAGE EN ASPIRATION filtres

Aucune opération d'amorçage : iI suffit de remplir la Débits ne dépassant pas Recourir au type de
pompe une fois pour toutes. 35 m3/h pompe 5

Sécurité : précautions contre le siphonnage et le NPSH non négligeable Voir type de pompe 4
dévirage.
Sensible a la viscosité. Voir type 6.
(ex. : clapet anti-retour au refoulement).

2
PRINCIPES Pompes
à liquide

4. À CANAL LATÉRAL COMBINÉE 5. CENTRIFUGE COMBINÉE

PRlNClPE DE CONSTRUCTION PRlNClPE DE CONSTRUCTION


Le premier des étages à canal latéral est précédé d'une Un élément de pompe à canal latéral fonctionne en
roue centrifuge à bas NPSH qui I'alimente sous faible parallèle avec les étages centrifuges (versions multi-
pression (versions multicellulaires). cellulaires).

PROPRIÉTÉS ESSENTIELLES PROPRIÉTÉS ESSENTIELLES


Très bas NPSH (jusqu'à 10 cm !) Grand débit
AUTO-AM0RCANTE. AUTO-AMORCANTE.

COMPORTEMENT EN PRÉSENCE DE GAZ COMPORTEMENT EN PRÉSENCE DE GAZ


La pompe est capable d'aspirer un fort débit d'air ou de La pompe est capable d'aspirer un fort débit d'air ou de
gaz : plusieurs m 3 /h. Elle véhicule indifféremment un gaz : plusieurs m 3 /h. Elle véhicule indifféremment un
liquide seul ou un mélange liquide + gaz. liquide seul ou un mélange liquide + gaz.

DÉMARRAGE EN ASPIRATION DÉMARRAGE EN ASPIRATION


Aucune opération d'amorçage : il suffit de remplir la Aucune opération d'amorçage : il suffit de remplir la
pompe une fois pour toutes. Sécurité : précautions pompe une fois pour toutes. Sécurité : précautions
contre le siphonnage et le dévirage (ex. : clapet anti- contre le siphonnage et le dévirage (ex. : clapet anti-
retour au refoulement). retour au refoulement).

PRINCIPAUX AVANTAGES PRINCIPAUX AVANTAGES


• Comportement remarquable en aspiration • Comportement remarquable en aspiration
• Ajoute I'avantage d'un NPSH requis extrêmement bas • Se comporte comme une multicellulaire centrifuge
à I'ensemble des avantages d'une pompe à canal auto-armorçante
latéral. • Permet d'atteindre des plages de débit très important
en limitant les risques de désamorçage.

6. À ENGRENAGES À DENTURE INTERNE

ENTRÉE DU LlQUlDE TRANSFERT DU LlQUlDE SORTIE DU LlQUlDE

CONSTITUTION ET BON FONCTIONNEMENT PRINCIPAUX AVANTAGES


• Un engrenage extérieur menant (A), solidaire de Cette construction assure un meilleur écoulement que
I'arbre celui obtenu avec les autres types de pompe à
• Un engrenage interne mené (B) engrenages.
• Un stator fixe (C) : le corps de pompe. L'écoulement du liquide est peu perturbé à I'intérieur,
permettant ainsi une grande capacité d'aspiration, un
PROPRIÉTÉ ESSENTIELLE écoulement facile et le pompage de liquides très
Pompage de liquides visqueux. visqueux.
3
Pompes COURBES CARACTÉRISTIQUES
à liquide

COMPARAISON
POMPES CENTRIFUGES NORMALES POMPES À CANAL LATÉRAL
ET COMBINÉES NORMALES ET COMBINÉES

Les pompes doivent être utilisées dans la plage de débit BC. En dehors de cette plage (zones AB et CD) iI y a
risques mécaniques : poussées anormales sur pompes centrifuges, placages sur pompes à canal latéral.

PRÉSENCE DE GAZ DISSOUS DANS LE


LlQUlDE
Sous peine de désamorçage, les pompes de type
centrifuge ne peuvent véhiculer que des liquides
exempts de gaz libre.
Par contre, le transfert de mélanges liquide-gaz est
possible sur les pompes auto-amorçantes à canal
latéral ou centrifuges combinées.
Le diagramme ci-contre donne, à titre indicatif, pour nos
pompes à canal latéral le coefficient de débit, traduisant
la réduction de caractéristiques en fonction :
- de la HMT de la pompe,
- du pourcentage de gaz inclus dans le liquide,
(pourcentage en volume, exprimé en m3 de gaz à la
pression atmosphérique, par m3 de liquide).

4
GRANDEURS CARACTÉRISTIQUES Pompes
à liquide

On definit les cinq valeurs caractéristiques suivantes, dont les variations relatives sont traduites par les courbes de
la pompe.
DÉBIT HAUTEUR PUISSANCE
RENDEMENT (NPSH) REQUIS
VOLUMÉTRIQUE TOTALE ABSORBÉE

DÉFlNITIONS

Volume de liquide Énergie totale (kgm) Puissance nécessaire Rapport de la puis- Ou hauteur de charge
mesuré à l'orifice de fournie à l'unité de pour entraîner la sance réellement nette absolue requise
sortie dans l'unité de poids de liquide (kg) pompe (englobe les transmise au liquide à l'aspiration (grandeur
DÉFINITION
temps. pendant l'unité de pertes mécaniques à la puissance absor- abstraite traduisant les
temps. et hydrauliques). bée (traduit l'efficacité facultés d'aspiration de
de la pompe). la pompe*).

NOTATION qv Ht P η (NPSH)* requis

UNITÉ USUELLE m3/h m (de fluide) kW (anciennement ch) 0 < nombre < 1 m (de fluide)

FACTEURS DE VARIATION
Vitesse n1 2 n1 3 n1 2
de rotation
"n"
Si
n qv ( )
n1
n0
Ht ( )
n0
P ( ) n0
NPSH
( )n0

Diamètre D D1 2 D1 2 D1 4
de l'impulseur
(centrifuges)
Si
D
qv
( )
D0
Ht ( )
D0
P ( )
D0
η NPSH

jeux Si qv Ht η NPSH
** j

Poids Si γ1
spécifique
du liquide
γ
qv Ht
***
P
( )
γ0
NPSH

Présence d'air qv
Si Ht P η
(auto-
amorçantes) %
Canal
qv À peu près
η
du liquide

latéral + Si
Viscosité

Ht P
centrifuge υ indépendant

Denture Si qv Ht P
interne υ

TOLÉRANCES

Ajutages calibrés Manomètres Mesures électriques


Méthode de mesure
métalliques Indicateur de vide
ou dynamométriques
Tolérances η (1 - η )
±5%
centrifuges

de 0 D'après η Non défini


4+9η
Pompes

construction
cas général

Tolérances Calculs d'erreurs Calculs d'erreurs D'après η Calculs d'erreurs


totales ex. ± 7,5 % ex. ± 1,5 % ex. - 4 pts
- canal latéral
- dentures
Pompes à

Tolérances
totales
±5% ±5% ± 10 % Non défini

En cas de réparation, les tolérances sont multipliées par 2.

REMARQUES
*** La pression totale, par contre, est proportionnelle
à γ donc à la densité du liquide d.
* Voir la rubrique "aspiration - NPSH", page 9 proportionnel à,
** II existe plusieurs courbes suivant les jeux. à peu près proportionnel à.

5
Pompes INFLUENCE DES PROPRIÉTÉS DU LlQUlDE
à liquide SUR LES CARACTÉRISTIQUES

Nous précisons ci-dessous les variations des caractéristiques avec les propriétés du Iiquide.

POIDS SPÉClFlQUE VlSCOSlTÉ

Nous rappelons que la puissance absorbée varie Le tableau page précédente indique que, si la viscosité
proportionnellement au poids spécifique. du liquide augmente par rapport à celle de I'eau (1°E),
les caractéristiques (Q-H) de la pompe diminuent et la
Les moteurs d'entraînement seront donc choisis en puissance absorbée augmente.
conséquence.

POMPES À CANAL LATÉRAL


Les variations des performances sont indiquées par les
diagrammes ci-contre :

• Ordonnées
Coefficients à appliquer à la hauteur : fH et à la
puissance absorbée : fP.

• Abscisses
Point de débit exprimé sous forme d'un coefficient
égal au rapport de sa valeur réelle au débit maximal
dans le calibre considéré.

Exemple : pour une pompe de calibre 1200 au débit


de 1,85 m3/h, le coefficient de débit est 0,5 :
si le liquide a une viscosité de 20°E on multi-
plie la hauteur par 0,84 et la puissance par
1,5.

POMPES CENTRIFUGES
La correction de viscosité s'établit à I'aide d'un
diagramme où intervient le nombre de Reynolds de
I'écoulement.

Les coefficients de réduction se lisent en fonction de ce


nombre de Reynolds :

Q
Re = ——
υD

υ = viscosité en m2/s
( 1 m2/s = 106 centistokes)
Q = débit en m3/s
D = diamètre de la roue en m.

La méthode de correction admise dans certaines


professions (Pétroles) est celle des "standards of the
Hydraulic Institute".

6
POMPE + RÉSEAU Pompes
à liquide

La marche d'une pompe est fonction non seulement de ses propres performances, mais aussi des caractéristiques
de I'installation dans laquelle elle est placée.

L'énergie fournie par la pompe à chaque kilogramme L'énergie consommée par chaque kilogramme de
de fluide qui la traverse = fluide au cours de son déplacement dans I'installation.

DÉTERMINATION DE LA HMT
L'énergie consommée par chaque kilogramme de fluide dans son déplacement et exprimée en mètres kgm se
décompose en : kg ( )
ÉLÉMENTS STATIQUES + ÉLÉMENTS DYNAMIQUES
Élévation géométriques = somme Différence (convertie en mètres) Perte de charge totale dans les Énergie d'un jet de vitesse V m/s
des élévations à l'aspiration et entre les pressions régnant sur les tuyauteries aspiration et refoule- à la sortie de la tuyauterie
au refoulement en mètres. niveaux refoulement et aspiration. ment en mètres. refoulement

Hgéo a + Hgéo r + 10,2 (Pd - Ps) + Ja + Jr + V2/2g


d

POMPE EN CHARGE

POMPE EN ASPIRATION

1 Aspiration effective : hauteur géométrique d'aspiration 4 Un ou les deux reservoirs fermés et soumis à une
Hgéo a. pression absolue quelconque :
(pd — ps) non nul
2 Charge à I'aspiration : hauteur géométrique de charge pd et ps en bars absolus
Hgéo c. g = accélération de la pesanteur = 9,8 m/s2
d = densité du liquide par rapport à I'eau
3 Réservoirs ouverts à la pression atmosphérique V = vitesse en m/s (vitesse moyenne)
pd = ps = 1 bar (absolu). m = différence de cote des deux manomètres

7
Pompes
à liquide POMPE + RÉSEAU

RAPPEL D'HYDROSTATIQUE
On rappelle que la pres- Une colonne de 10 m engendre en A une pression p = 9,8.104 N/m2
sion mesurée au point A, ou encore p = 0,98.105 N/m2 = 0,98 bar
pour un liquide au repos, 10,2 m d'eau 1 bar
est proportionnelle à la • Autres liquides : la pression engendrée par la colonne est propor-
hauteur h et au poids tionnelle à leur poids spécifique, donc à leur densité d.
spécifique du Iiquide.
ainsi 10,2 m de liquide d.bar
ou 1 bar 10,2 m de liquide
d
Exemple : le mercure - la hauteur barométrique standard 760 mm de
Pa = h.γ mercure correspond à :
p = 0,760 x 13,6 x 9,8.103 = 1,013.105 N/m2 = 1,013 bar

CONCLUSION
On pourra convertir toute pression en hauteur (colonne de liquide) et
inversement.
EXEMPLES h (m)
eau : p (bar)
Eau : poids spécifique 10.2
1
γ = 9,8.103 N/m3 (N = newton = 9,8 kgf) d .
liquide quelconque : p (bar) h (m)
10,2

MESURES MANOMÉTRIQUES
Deux manomètres, Ma ou Mc et Mr sont placés respectivement à I'aspiration et au refoulement de la pompe.
DANS LES DEUX CAS
Mr enregistre la somme de :
• la pression due à la hauteur
géométrique de refoulement

(Hgéo r) x d
10,2
• la pression nécessaire pour vaincre
la perte de charge de la tuyauterie

(Jr) x d
10,2
• la pression nécessaire pour former
un jet à la sortie (s'il existe) d'où
2
Pr = (Hgéo r + Jr + V ) x d 1. CAS DUNE CHARGE À L'ASPIRATION 2. CAS D'UNE ASPIRATION EFFECTIVE
2g 10,2 Mc enregistre : Ma enregistre :
• la pression due à la charge géométrique • la dépression par rapport au zéro
Si les niveaux du liquide à I'aspiration atmosphérique due à I'aspiration
et au refoulement subissent des pres- (Hgéo c) x d
sions différentes (réservoirs fermés) pd 10,2 (Hgéo a) xd
• la chute de pression dans la tuyauterie 10,2
et p s , ces termes s'ajoutent respec-
tivement à pr, pc et pa. (perte de charge) • la chute de pression dans la tuyauterie
(perte de charge)
d = densité du liquide - - (Ja) x d - (Ja) x d
Pr et pa en bars - 10,2 10,2
toutes les hauteurs en mètres. d'où pc = (Hgéo c - Ja) x d d'où - pa = (Hgéo a + Ja) x d
10,2 10,2
m = terme correctif dû à la position
relative des manomètres. et p = pr - pC et p = pr + pa + d x m
10,2

HAUTEURS MANOMÉTRIQUES
En divisant les pressions lues par le poids spécifique du liquide, on • charge à I'aspiration • aspiration effective
retrouvera des valeurs indépendantes de ce dernier : les hauteurs HMt = 10,2 x (pr - pc) HMt = 10,2 x (pr + pa) + m
manométriques.
La hauteur manométrique totale HMt diffère de la hauteur totale Ht
• hauteur manométrique de refoulement HMr = pr x 10,2 d'un terme correctif provenant des vitesses dans les tuyauteries
• • hauteur manométrique d'aspiration HMa = pa x 10,2 d'aspiration et de refoulement que les manomètres ne peuvent déceler
• • • hauteur manométrique de charge à I'aspiration HMc = pc x 10,2
(V2r — V2a) x 1
2g
Le fonctionnement de la pompe est traduit par la hauteur manomé-
trique totale HMt : Si les tuyauteries sont identiques, le terme est nul et HMt = Ht.

8
NPSH Pompes
(Net Positive Suction Head) à liquide

DÉFlNITION
Hauteur de charge nette absolue à l'aspiration (en mètre de liquide).
NPSH Disponible = NPSH de I'installation NPSH Requis = NPSH de la pompe
L'ensemble fonctionne correctement si NPSHD > NPSHR
NPSH DISPONIBLE NPSH REQUIS
Un fort (NPSH) disponible signifie de bonnes conditions Un faible (NPSH) requis signifie de bonnes qualités
d'installation. d'aspiration.
On le calcule à partir : Le constructeur I'établit :
• des pressions sur la surface du liquide : pression À chaque point de débit à I'aide des mesures
barométr ique p b (réser voir ouver t) ou pression effectuées au banc d'essais et trace la courbe (Q-
absolue ps (réservoir fermé) NPSH) pour de I'eau froide
• de la hauteur géométrique Hgéo a ou Hgéo c • soit en aspiration
• de la perte de charge dans la tuyauterie Ja • soit en charge (extraction sous vide)
• des propriétés du liquide : tension de vapeur pv NOTA : les valeurs du (NPSH) requis peuvent varier
poids spécifique γ ou ave c l a n a t u r e d u l i q u i d e, n o t a m m e n t e n
densité d. fonction du pourcentage de gaz en solution
(mesures et essais spéciaux).

CALCUL DU NPSH DISPONIBLE DÉTERMINATION DE LA ZONE DE


FONCTIONNEMENT SANS CAVITATION
Le (NPSH) disponible est
une somme algébrique Chaque terme de cette somme représente une énergie et doit être exprime en mètres
obligatoirement positive de fluide (d = densité du liquide)

pression barométrique Pb 10,2 x pb


La pression en réservoir ouvert d
sur la surface
du liquide
pression absolue interne 10,2 x p
Ps s
en réservoir fermé d
de facteurs
positifs + **
Indépendant
Toute hauteur du débit
de charge Hgéo c mais
géométrique attention à
I'altitude
du lieu

Toute hauteur
d'aspiration Hgéo a
géométrique

de facteurs
négatifs -
La tension de vapeur du liquide à la température 10,2 x P
Pv v
de pompage** voir pages 24-25. d

La perte de charge dans la conduite d'aspiration. Ja variable avec


le débit

EXPRESSION MATHÉMATIQUE
Pour s'établir une expression valable dans tous les cas, on posera :
1 Hgéo a = - Hgéo a si aspiration effective 2 Ps = pression de surface
= + Hgéo c si charge effective Ps = pb si le réservoir est à l'atmosphère
Ps = pression absolue régnant dans un réservoir
isolé de l'atmosphère
10,2 10,2
NPSH Disponible = Hgéo a + x ps - Ja - x pv
d d

9
Pompes NPSH
à liquide (Net Positive Suction Head)

DÉTERMINATION GRAPHIQUE
On portera sur le même diagramme :

• la courbe Q - (NPSH) requis de la pompe

• I'horizontale XY obtenue en ajoutant


algébriquement :
- la hauteur de charge ou d'aspiration
- la pression de surface

et en décomptant la tension de vapeur

• la parabole de pertes de charge obtenue


en calculant pour 2 débits Q1 et Q2 les
pertes de charge J1 et J2.
Cas 1 : en charge

Cas 2 : aspiration effective

CAS PARTICULIER
Gaz liquéfié Fluides à forte tension de vapeur (eau à plus de 100°C,
Eau surchauffée P s = Pv butane, etc.) réservoir sous vide :
le pompage n'est possible que sous une hauteur
→ NPSH disponible = Hgéo a - Ja manométrique de charge minimale nécessitant :
• une hauteur géométrique de charge (Hgéo c)
suffisante
avec Hgéo a = + Hgéo c
• une perte de charge réduite.

CAVITATION
Si I'inéquation NPSHD > NPSHR n'est pas respectée, la
pression absolue à I'entrée de la pompe tombe à une
valeur voisine de la tension de vapeur du liquide.
Un phénomène d'ébullition prend alors naissance dans
la roue, connu sous le nom de cavitation.

CONSÉQUENCES
• un crépitement caractér istique rend la pompe
bruyante
• l e s p e r fo r m a n c e s d é b i t - p r e s s i o n n e s o n t p a s
obtenues (décrochage)
• la vie du matériel est mise en danger par une érosion
intense dite de cavitation.

REMÈDES
• choisir une pompe dont le NPSH requis est plus
faible
• augmenter la hauteur de charge
• diminuer les pertes de charge à I'aspiration
• diminuer le débit souhaité par vannage au refou-
lement.

10
PERTES DE CHARGE Pompes
DANS LES TUYAUTERIES à liquide

RÉGIMES D'ÉCOULEMENT
Nombre de Reynolds.
Ce nombre fait ressortir I'importance relative des forces
Le regime d'écoulement d'un fluide dans une conduite à de viscosité et des forces d'inertie.
section circulaire peut être caractérisé par un coefficient
sans dimensions appelé nombre de Reynolds (Re) Pour les faibles nombres de Reynolds, c'est-à-dire,
donné par la relation : lorsque les forces de viscosité dominent, I'écoulement
se fait par couches concentriques de vitesse nulle à la
paroi et de vitesse maximum au centre.
VD
Re =
υ Cet écoulement porte le nom d'écoulement laminaire.

dans laquelle : Le nombre de Reynolds, auquel I'écoulement cesse


V est la vitesse moyenne d'écoulement d'être laminaire, se situe vers Re = 2500, bien qu'un
D le diamètre de la conduite écoulement laminaire puisse être maintenu moyennant
υ la viscosité cinématique certaines précautions pour des valeurs de Re bien
supérieures, mais iI est alors instable et un choc sur la
exprimés en unités cohérentes : tuyauterie, par exemple, suffit à établir un mouvement
V en cm/s V en m/s turbulent, caractérisé par des échanges de liquide d'une
D en cm ou D en m couche à I'autre.
υ en Sk υ en m2/s.

PERTES DE CHARGE RÉGULIÈRES


DANS LES PARTIES DROITES
• En regime laminaire on calcule la perte de charge
par :

64 . L . V2
J= en m de liquide
Re D 2 g
pour L m de
tuyauterie

En régime turbulent, on utilise le graphique ci- contre :

Exemple : débit 20 m3/h


∅ 65

∆p = 5,5 m/100 m de tuyauterie

ATTENTION
Ce graphique est valable pour une rugosité
de 0,1 mm et une viscosité voisine de celle de
I'eau (1,236 cSt).

11
Pompes PERTES DE CHARGE
à liquide DANS LES TUYAUTERIES

PERTES DE CHARGE SINGULIÈRES En multipliant le diamétre D (en m) par le coefficient K


indiqué ci-dessous, on obtient la longueur de tuyauterie
équivalente (en m)

LONGUEUR ÉQUIVALENTE L=DxK SORTIE DE RÉSERVOIR


K
A Coudes normalisés 30/16 très aigu : 50
B Coude 180° 50 • à angle vif normalement
25
C Té 20/60 chanfreiné :
D Vanne opercule taraudée 10
normalement
E Vanne opercule à brides 8 • à angle arrondi 3
arrondi :
F Vanne à boule 3
G Vanne papillon 40 très vif : 300
• à tube entrant *- normalement
H Vanne à siège 340 chanfreiné :
60
J Vanne à siège non-retour 320
K Vanne d'angle non-retour 150
CHANGEMENT DE SECTION
L Vanne anti-retour en ligne 400
M Vanne anti-retour d'angle 200
N Clapet à battant (à brides) 50 K K
d/D = 3/4 20 d/D = 3/4 25
O Clapet à battant (taraudé) 100 d/D = 1/2 55
d/D = 1/2 35
P Clapet-filtre 420 d/D = 1/4 60 d/D = 1/4 75
Q Clapet-filtre 100
ENTRÉE DE POMPE
Demander des précisions au fournisseur
de I'accessoire
K = 20 K=5
12
PERTES DE CHARGE Pompes
DANS LES TUYAUTERIES à liquide

INFLUENCE DE LA RUGOSITÉ

NATURE DU TUYAU ÉTAT K (mm)

Acier étiré Neuf 0,03

Acier soudé Neuf, bitumé 0,05


Usagé avec quelques plaques de rouille 0,01
Usagé après plusieurs années, rouille uniformément répartie 0,5
Légèrement incrusté 1,5
Fortement incrusté 2à4

Fonte Neuf, bitumé 0,1 à 0,15


Neuf, sans bitume 0,25 à 0,5
Usagé avec rouille 1 à 1,5
Fortement incrusté 2à4

Asbeste, ciment Lissé 0,1

Béton Lissé 0,3 à 0,8


Brut 1à3

Verre, aluminium Neuf ≤ 0,01


Cuivre Usagé ≤ 0,03

CORRECTlON

Lorsque la rugosité est différente de K = 0,1 mm, il y a


lieu de faire une correction.

Dans I'exemple de la page 11, si au lieu d'être neuve, la


tuyauterie avait quelques années de service, la perte de
charge deviendrait :

K = 0,5 f = 1,45 ∆p = 5,5 x 1,45 = 8 m/100 m

K=1 f = 1,9 ∆p = 10,5 m/100

K=3 f=3 ∆p = 16,5 m/100

Dans le cas de tubes verre, aluminium, cuivre, etc.,


avec K = 0,01, on utilise le graphique ci-contre.

13
Pompes PERTES DE CHARGES
à liquide DANS LES TUYAUTERIES

INFLUENCE DE LA VlSCOSlTÉ
Pour tuyauterie ∅ nominal 1" Pour tuyauterie ∅ nominal 1 1/2"

Pour tuyauterie ∅ nominal 2" Pour tuyauterie ∅ nominal 4"

Ces graphiques supposent un coefficient de rugosité de 0,1 mm (voir page 13).

14
PERTES DE CHARGE DANS LES TUYAUTERIES

CALCUL D'UN DIAPHRAGME


Calcul d'un diaphragme (à installer au refoulement de la pompe).

Épaisseur
5 mm
Angles vifs

Exemple de calcul :

• la pompe délivre 55 m3/h à 36 m dans une tuyauterie


de diamètre 65 mm

• on désire réduire son débit à 45 m3/h

• il faut créer une perte de charge de 19 m, d'où


diaphragme : 33 mm.

15
Pompes
à gaz PRINCIPES

POMPES À GAZ À ANNEAU LlQUlDE


DÉFlNITION ÉTAGE ÉLÉMENTAIRE
Les pompes "à anneau liquide" utilisent pour leur L'étage de pompage est :
fonctionnement un "liquide auxiliaire" qui assure • soit à simple effet (pompes à vide, faibles pressions)
I'étanchéité entre rotor et stator et transmet le travail de • soit à double effet (compresseurs, fortes pressions).
compression.
Ce sont donc les pompes à vide humide idéales.

ÉTAGE À SIMPLE EFFET

II se compose de 4 pièces :
• une roue à ailettes ouverte montée sur I'arbre de la
pompe

• deux disques distributeurs situés de part et d'autre de


la roue et portant les lumières d'aspiration et de
refoulement

• enfermant le tout, le corps de pompe, ou cellule,


cylindre de section circulaire excentré par rapport à
I'axe de rotation.

Les jeux entre rotor et disques sont faibles.

Son fonctionnement est le suivant :


• le liquide auxiliaire, qui remplit partiellement la pompe,
est projeté par la force centrifuge et forme un anneau
concentrique à la cellule

• un espace libre, de la forme d'un croissant, se dégage


entre cet anneau et le moyeu de la roue

• le mouvement de va-et-vient du liquide à I'intérieur des


ailettes (voir flèches), comparable au déplacement
d'un piston, engendre une dépression entre A et B : le
gaz est admis par la lumière d'aspiration, une
compression entre C et D : le gaz s'échappe par la
lumière de refoulement.

ÉTAGE À DOUBLE EFFET


II est constitué de la même façon que l'étage à simple
effet, mais la cellule, centrée par rapport à I'axe de
rotation, a une section de forme particulière : double
contour excentré.

L'action précédemment décrite se répète deux fois par


tour de roue. Le nombre de lumières est doublé.

16
Pompes
RÉALISATIONS à gaz

DISTRIBUTION DANS L'ÉTAGE


La distribution du gaz dans I'étage est assurée par des Iumières dont le nombre et la disposition sont choisis de
manière à assurer le meilleur rendement volumétrique.
DISTRIBUTION SIMPLE DOUBLE DISTRIBUTION

a) Une lumière d'aspiration,une b) Une lumière d'aspiration,une c) Deux lumières d'aspiration situées chacune de part et d'autre de
lumière de refoulement situées lumière de refoulement situées la roue et reliées par un collecteur extérieur; de même pour les deux
sur le même disque. respectivement de part et d'autre lumières de refoulement.
de la roue.

NOMBRE D'ÉTAGES
Les pompes sont constituées, suivant les débits et taux de compression recherchés, d'un ou de plusieurs étages
précédemment décrits :

Débit
Pompes à Sans collecteurs
faible ou
un étage simple extérieurs
moyen

Taux de compression
limité :
Pompes à - 7 env. en pompes
un étage double à vide
- inférieur à 2 en
Débit compresseurs Collecteurs
moyen ou longitidinaux
fort
Pompes à deux
étages en
parallèle

Débit Taux de compression Sans collecteurs


Pompes à deux élevé : supérieur à 25 (liaisons internes)
faible,
(ou trois) étages en pompes à vide, collecteur transversal
moyen ou
en série jusqu'à 8 en compres- en cas de double dis-
fort
seurs (3 étages). tribution des étages.

DISTRIBUTION DANS LA POMPE


- Le liquide auxiliaire et le gaz pénètrent séparément
dans la pompe :
• le gaz par I'orifice d'aspiration
• le liquide auxiliaire par un orifice spécial (2 orifices sur
les pompes à 2 étages en paraIIèIe)
- I l s s o n t r e j e t é s s i mu l t a n é m e n t p a r I ' o r i f i c e d e
r e fo u l e m e n t e t g é n é ra l e m e n t s é p a r é s d a n s u n
réservoir de recyclage.
- Le gaz s'échappe du réservoir par I'orifice supérieur,
le liquide auxiliaire peut retourner à la pompe pour
alimenter I'anneau liquide.

17
Pompes ALIMENTATION
à gaz DE L'ANNEAU LlQUlDE

ÉCHANGE DE CHALEUR DANS LES POMPES À ANNEAU LlQUlDE


Du fait de la circulation commune du liquide et du gaz, Pour préserver les caractéristiques de la pompe, il est
c'est le liquide auxiliaire qui absorbe la chaleur de nécessaire d'évacuer la chaleur ainsi transmise à
compression, moyennant un échauffement de quelques l'anneau liquide. Le liquide auxiliaire est donc refroidi,
degrés, le gaz lui-même conservant pratiquement la ou bien par un appoint extérieur, ou bien par passage à
température du liquide de service (COMPRESSION travers un échangeur-refroidisseur.
ISOTHERME).

MODE D'ALIMENTATION DE L'ANNEAU LlQUlDE


LIQUIDE PERDU RECYCLAGE PARTIEL RECYCLAGE TOTAL

Le liquide refoulé n'est pas réutilisé. Le liquide refoulé se sépare du gaz Le liquide refoulé se sépare du gaz
La pompe est alimentée directement dans un réservoir. Une partie de ce dans un réservoir. On le recycle en
et sous faible pression (max. 0,5 bar liquide est recyclée, un appoint de totalité après passage dans un
effectif). liquide frais faisant le complément. échangeur.

Avantages : installation simple. Avantages : économie de liquide Avantages : utilise tout liquide de
(eau) : 20 à 50 % et plus suivant la service.
lnconvénients : faible réserve de température. • aucune pollution liquide
liquide de service : pertes de charge • possibilité de récupération de
au refoulement de la pompe. Emploi : fréquent pour les pompes vapeurs condensées.
à vide, général pour les compres-
seurs .

CALCUL DES CONSOMMATIONS


1er cas : GAZ SEC ET FROID 3e cas : GAZ SEC ET CHAUD
• Le gaz n'apporte pas de calories à l'anneau liquide Le gaz apporte peu de calories à l'anneau liquide. Sauf
• q1 correspond à un échauffement de 3 a 4°C en températures extrêmes, q1, q2 et q3 ont mêmes valeurs
pompes à vide, 7°C en compresseurs que ci-dessus.
• q2 correspond à un écart de température entre le
4e cas : GAZ HUMIDE À UNE TEMPÉRATURE
liquide à son entrée dans la pompe et le liquide frais
SUPÉRIEURE À CELLE DE L'ANNEAU
de : 1°C en pompes à vide poussé, 2°C en pompes à
LlQUlDE
vide moyen, 5°C en compresseurs La condensation des vapeurs apportera des calories
• q3 est fonction de la quantité de chaleur à éliminer : supplémentaires qu'il conviendra d'évacuer, par
Q (kcal/h) = 0,9 x 862 x P (P puissance absorbée par exemple, en augmentant q2 ou en adoptant I'alimen-
la pompe en kW) et des écar ts de température tation en liquide perdu.
choisis.
5e cas : GAZ SOLUBLE, CONDENSABLE,
2e cas : GAZ HUMIDE ET FROID RÉACTIF
Comme précédemment - exemple : aspiration sur un Tenir compte des chaleurs de dissolution, de conden-
condenseur à basse température. sation, de réaction.

18
VALEURS Pompes
CARACTÉRISTIQUES à gaz

On définit trois valeurs caractéristiques des pompes à gaz: la pression, le débit volumétrique et la puissance
absorbée, dont les variations relatives sont traduites par les courbes de la pompe.
Ces grandeurs sont fonction des conditions de marche : nature de l'anneau liquide, température, etc. qui doivent
toujours être rigoureusement précisées.

PRESSION DÉBIT PUISSANCE


VOLUMÉTRIQUE ABSORBÉE
POMPES À VIDE COMPRESSEURS

DÉFINITIONS
Pression de travail à la Pression de travail à la Volume de gaz aspiré Puissance nécessaire à l'en-
bride d'aspiration bride de refoulement dans l'unité de temps et trainement de la pompe et
DÉFINITION (refoulement à la pression (aspiration à la pression mesuré sous la pression englobant toutes les pertes
atmosphérique). atmosphérique). d'aspiration. mécaniques et hydrauliques.

NOTATION p p qv P

UNITÉS USUELLES torr/mbar bar m3/h kW

FACTEURS DE VARIATION
n • point de référence p
Vitesse de qv
rotation (n) (la performance limite, vide ou pression augmente)

Jeux entre
rotor et j • point de référence qv p
disques
Tension de t°C pompes à vide : compresseurs
vapeur à la p
température vide maxi. taux de compress. qv
(t)
du liquide
auxiliaire

Poids
spécifique γ • point de référence
la performance limite augmente qv p
(γ)
Viscosité
(υ) υ • point de référence qv p

Aspiration
simultanée • point de référence qv p
de liquide la performance limite diminue

Tolérance totale Tolérance de construction : 0 ± 10% + 10%


(construction et mesure) (point de référence)

REMARQUES
Puissance de compression isotherme (Pis) Correspondance entre les unités de pression
se calcule par :
• Pour les pressions
• Pompes à vide Nous employons désormais exclusivement I'unité
normalisée, c'est-à-dire le bar.
Pis = 8,4.10-5 .pa.qv.log10 pr 1 bar = 1 hectopièze = 105 pascal ou newton/m2 =
pa 1,02 kgf/cm2 que l'on ramène, dans la pratique, à :
Pr et Pa pressions absolues en torr, cas général : Pr = 760 torr 1 bar 1 kgf/cm2 = 10 m d'eau.

• Compresseurs • Pour le vide


Les unités courantes, mais peu pratiques, sont le
Pis = 6,4.10-2 .pa.qv.log10 pr pourcentage (%) de vide et le cm Hg de vide.
pa On utilise en fait le torr : 760 torr = 1 atmosphère =
Pr et Pa pressions absolues en bar 1,013 bar absolu = 1,033 kgf/cm2.
cas général : Pa = 1 bar

Pis exprime en kW, qv débit volumétrique en m3/h,


log10 = logarithme décimal.
19
Pompes INFLUENCE DU
à gaz LlQUlDE AUXILIAIRE

POIDS SPÉClFlQUE VISCOSITÉ

TENSION DE VAPEUR
À I'intérieur de la pompe on trouve, dans la phase Aussi, toutes nos caractéristiques sont-elles données
gazeuse : pour des conditions précises d'alimentation : eau à 15°C
pour les pompes a vide, à 20°C pour les compresseurs.
• des molécules du gaz aspiré

• des molécules gazeuses du liquide de service, en Pour les pompes à vide alimentées en eau, dont la
nombre d'autant plus grand que la tension de vapeur température n'est pas de 15°C, on effectue la correction
de celui-ci sera élevée : plus il y aura de molécules indiquée par le diagramme ci-dessous.
gazeuses du liquide de service, moins il y aura de
place pour les molécules du gaz aspiré.

Exemple :

Une pompe à 2 étages,


aspirant à 100 m3/h à
40 mbar avec de I'eau à
20°C, aspirera 100/0,78 =
128 m 3/h avec de I'eau à
15°C.

Une simple régulation de


la température de I'an-
neau permet de réguler la
pression à I'aspiration.

À noter qu'au-dessous de
la pression minimum
admissible à I'aspiration, il
risque de se produire des
phénomènes de
cavitation.

20
Pompes
INFLUENCE DU GAZ ASPIRÉ à gaz

Les pompes à anneau liquide sont aptes à véhiculer de nombreux gaz et dans des conditions très variées.
Toutefois, certaines propriétés du gaz aspiré ont une action plus ou moins importante sur les performances de la
pompe :

POIDS SPÉClFlQUE ET VlSCOSlTÉ CHALEUR SPÉClFlQUE ET


TEMPÉRATURE (gaz sec)
Ces deux propriétés n'ont aucune influence. Sauf cas extrêmes, ces deux propriétés n'ont aucune
influence.

TENEUR EN VAPEUR
Selon que la vapeur est condensable ou non conden-
sable, sa présence dans les gaz aspirés aura ou non
une importance primordiale.

Si la molécule gazeuse se condense dans la zone


d'aspiration, elle laisse sa place pour I'aspiration de
nouvelles molécules.

Dans le cas d'aspiration d'air saturé de vapeur d'eau, la


condensation de cette vapeur se traduit par une
augmentation apparente de la cylindrée de la pompe.

C'est ainsi qu'une pompe à vide qui aspirait 100 m3/h


d'air sec a 35°C et à 60 torr, aspire 170 m 3 /h d'air
saturé de vapeur d'eau.

SOLUBILITÉ DANS L'ANNEAU LlQUlDE


Le gaz qui se dissout dans l'anneau, dans la zone UNE POMPE À VIDE À ANNEAU LlQUlDE C'EST
d'aspiration, laisse sa place pour I'aspiration de AUSSI UN CONDENSEUR, UN RÉACTEUR.
nouvelles molécules gazeuses.
Consulter nos techniciens pour les problèmes de
Tenir compte toutefois de la chaleur de dissolution du refroidissement de gaz, de récupération de vapeurs de
gaz et de la tension partielle du soluté dans l'anneau. solvant, de neutralisation de gaz toxiques ou agressifs.

QUELQUES LOIS
PHYSIQUE DES GAZ
La température absolue (kelvin) est calculée à partir de • Loi d'Avogadro :
la température usuelle (celcius) par : Tok = toc + 273 Des volumes égaux de gaz, à même température et
même pression, contiennent le même nombre de
Les volumes V1 et V2 d'un gaz parfait, mesurés sous les molécules.
pressions P1 et P2 aux températures absolues T1 et T2
sont reliés entre eux par les relations : • Loi de Dalton :
Dans un mélange de plusieurs gaz, chacun d'eux
• Loi de Mariotte : occupe le volume total disponible sous une pression
P1.V1 = P2.V2 à température constante appelée pression partielle :

• Loi de Gay-Lussac : P1, P2, P3, ..., telle que :


V1 T1 P1 + P2 + … Pn = P Pression totale
V2 = T2 à pression constante
Les nombres n1, n2, … nn de molécules grammes de
P1 T1 chacun des gaz s'ajoutent :
P2 = T2 à volume constant n1 + n2 + … nn = N Nombre total
21
Pompes
à gaz QUELQUES PROBLÈMES

CALCUL DE LA PERTE DE CHARGE DANS UNE TUYAUTERIE DE SECTION CONSTANTE


1 On calcule le nombre de Reynolds V.D
Re =
V : vitesse du fluide en m/s υ
D : diamètre du tuyau en m
υ : viscosité cinématique en m2/s
Expression en unités pratiques : air à 20°C :
3
Re = 31. Q (m /h) .p (torr)
D(mm)
Q (m3/h)
gaz quelconque : Re = 3,54.105.
D (mm). υ (cSt)
2 On détermine sur le diagramme ci-contre la valeur du coefficient de
perte de charge en fonction de la rugosité du tuyau.
K hauteur moyenne des aspérités
r= =
D diamètre du tuyau
(voir page 13 la valeur K des aspérités)

3 On I'applique dans la formule ci-dessous (air à 20°C) : L : longueur de la tuyauterie (m) ∆p : perte de charge en torr
D : diamètre (mm) p : pression du gaz en torr
L(m) . 2 3 .
∆ p = 7,4.102.λ. Q (m /h) p
D5 (mm) Si ∆p n'est pas négligeable devant p. procéder par tronçons successifs.
(voir page 26 : viscosité des gaz).

ESTIMATION DES FUITES (entrées d'air)


Même lorsqu'une capacité est dite "étanche", elle laisse pénétrer de • Capacité non disponible pour essai : on peut se baser sur les
I'air : la pompe à vide aura à évacuer la masse d'air qui pénètre par estimations suivantes :
les inétanchéités, essentiellement aux plans de joint et aux presse- 50 g/h par mètre de joint
étoupes des appareils. 150 g/h par presse-étoupe de tête de vanne
500 g/h par presse-étoupe d'arbre rotatif
Trois possibilités :
• Mesure sur capacité existante : mettre I'enceinte de volume V (par • On peut enfin utiliser le graphique ci-dessous.
exemple 5 m3) sous vide (par exemple 50 torr) I'isoler par une vanne
et constater que, au bout d'un temps t o (par exemple 6 min), la
pression à I'intérieur de la capacité est remontée à, par exemple, 70
torr. Calculer le poids d'air initial et le poids d'air final.
5 x 29 50 273
Pi = x x
22,4 760 273 + 25
5 x 29 70 273
Pf = x x
22,4 760 273 + 25
Fuites : Pf - Pi
Pr - Pi
Fuites horaires : x 60 = 1,56 kg/h
6
Pour étaler les fuites, la pompe vide devra aspirer au minimum :
1,56 760 273 + 25
Q m3/h = x 22,4 x x = 20 m3/h à 50 torr
29 50 273
(si 50 torr est la pression de service prévue).

TEMPS NÉCESSAIRE À LA MISE SOUS VIDE D'UNE CAPACITÉ DONNÉE


(sèche et étanche)
Pour passer de la pression Po à la pression P1 avec une capacité de Si le débit volumétrique de la pompe varie dans I'intervalle Po-P1,
volume Vm3 et une pompe de débit volumétrique Qm3/h, iI faut un raisonner sur des fractions d'inter valles pour lesquels le débit
temps : Po V volumétrique peut être
th = Loge .
P1 Q estime constant.
si po = 760 torr

p1 Po p1 Po p1 Po
Loge Loge Loge
en torr P1 en torr P1 en torr P1

660 0,1643 80 2,257 15 3,925


560 0,305 60 2,560 10 4,340
460 0,514 40 2,940 8 4,550
360 0,749 30 3,240 6 4,860
260 1,075 25 3,420 4 5,250
160 1,580 20 3,640 3 5,550
110 1,930

22
Pompes
QUELQUES PROBLÈMES à gaz

DÉBITS EN AIR D'ORIFICES OUVERTS À L'ATMOSPHÈRE


II arrive qu'une pompe à vide soit utilisée pour maintenir
un cer tain "vide" dans un appareil compor tant des
orifices.

Pour calculer son calibre :


• on évalue le débit de chaque orifice à I'aide de la
formule :

P (kg/h) = K.D2 (mm)

K est lu sur le graphique


D est le diamètre
• on évalue ensuite le débit volumétrique par :

Qm3/h = P x 22,4 x 760 x 273 + 25


29 Pa 273

AMORÇAGE D'UNE CONDUITE D'ASPIRATION DE POMPE CENTRIFUGE


• On distingue :
le volume V1 de la partie verticale
le volume V2 de la partie horizontale
• Le tableau ci-dessous donne les coefficients b1 et b2 à utiliser
. .
t (en min) = V1 b1 3+ V2 b2
Q(m /min)
V1, V2 = m3
Hauteur
d'aspiration (m) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
NOTA : pour les fortes hauteurs, le dégazage de
I'eau et I'influence de sa tension de vapeur
Coefficient b1 1 1,04 1,1 1,16 1,22 1,29 1,37 1,46 1,56 1,69 augmentent le t e m p s d ' a m o r ç a g e de
Coefficient b2 1 1,1 1,2 1,34 1,5 1,65 1,88 2,12 2,5 3,1 quelques %.

AMORÇAGE ET MAINTIEN SOUS VIDE D'UN SIPHON


2.V1.b1
• Amorçage Qm3/min =
t (min)
t = temps désiré pour amorçage

• Maintien
Le point haut du siphon étant "sous vide" par rapport au plan d'aspi-
ration, l'eau circulant dans le siphon avec un débit Q (m 3 /min)
dégazera une fraction de l'air dissous, proportionnellement au "vide" du
siphon.

Température
5 10 15 20 25 30 35
de l'eau
m3 d'air dissous
par m3 d'eau à 0,025 0,022 0,020 0,018 0,017 0,015 0,014
760 Torr
Exemple : siphon 3600 m3/h (60 m3/min), hauteur 6 m, (h1)
température 15°C
6 = 0,7 Nm3/min
q air = 0,020 x 60 x
10,3
23
Pompes à liquide
Pompes à gaz COMPLÉMENTS

PRESSIONS
• P r e s s i o n a t m o s p h é r i q u e o u b a ro m é t r i q u e -
notation pb Altitude au-dessus du Pression barométrique
La pression atmosphérique résulte de la présence niveau de la mer (m) en mm Hg à 0°C en m d'eau à 25°C
autour de la terre d'une couche d'air de plus de 10 km 0 760 10,33
d'épaisseur. Elle diminue avec I'altitude et varie avec 250 738 10,1
les conditions météorologiques. 500 716 9,75
Elle joue un rôle essentiel en matière de pompage. 750 695 9,45
1000 674 9,15
L'ascension barométrique est inversement propor- 1250 654 8,84
tionnelle à la densité du fluide véhiculé. 1500 634 8,64
1750 615 8,35
• Pression effective ou relative 2000 596 8,11
Elle se mesure par rappor t à la pression atmo- 2250 578 7,85
2500 560 7,49
sphérique qui représente le point zéro (à I'aide de 2750 543 7,25
manomètres métalliques en général). 3000 526 7,15
3250 509 6,90
• Pression absolue 3500 493 6,70
Elle se mesure par rapport à la pression absolue nulle 3750 478 6,50
4000 462 6.29
(vide absolu), à I'aide d'appareils spéciaux, ou
s'obtient à par tir de la précédente en ajoutant la Pression barométrique moyenne à différentes altitudes au-dessus du
pression atmosphérique du lieu (à l'instant de la niveau de la mer.
mesure).
p absolue = p relative + pb pb = 1 bar

UNITÉS UTlLlSÉES TEMPÉRATURES


Le bar, unité normalisée, Elles s'expriment en degrés celcius : °C
1 bar = 105 pascal = 105 N/m2 = 1 hpz en degrés kelvin (température
• Il désignera les pressions effectives dans tous nos absolue) :
problèmes de pompage. température en °K = température en °C + 273
• I I i n d i q u e ra , ave c l a m e n t i o n " b a r a b s o l u " , l e s
pressions absolues correspondantes. Les anglo-saxons utilisent les degrés Fahrenheit :
Équivalence : 760 torr = 1,013 bar
pratiquement : 1 atmosphère = 760 Torr = 1 bar = 1 température en °F = 1,8 x (température en °C) + 32.
hpz 1 kg/cm2.

TENSION DE VAPEUR Tension vapeur Tension vapeur


t °C Densité t °C Densité
torr bar torr bar
Tout corps en phase liquide, enfermé dans un récipient 5 6,55 0,0087 1,0000 48 83,7 0,112 0,9889
clos et exempt d'air, est surmonté d'une pression 6 7,01 0,0093 1,0000 50 92,5 0,123 0,9880
provenant de sa phase gazeuse et appelée tension de 7 7,50 0,0100 0,9999 52 102 0,136 0,9871
8 8,03 0,0107 0,9999 54 112 0,149 0,9862
vapeur. 9 8,60 0,0115 0,9998 56 124 0,165 0,9852
10 9,21 0,0123 0,9997 58 136 0,181 0,9842
11 9,84 0,0131 0,9997 60 149 0,198 0,9832
Si le récipient est ouvert à I'atmosphère, le liquide se 12 10,52 0,0140 0,9996 65 187 0,249 0,9805
vaporise plus ou moins vite et il en résulte dans son 13 11,23 0,0150 0,9994 70 233 0,310 0,9777
14 11,99 0,0160 0,9993 75 289 0,385 0,9748
voisinage une pression partielle de vapeur. 15 12,79 0,0170 0,9992 80 355 0,473 0,9716
16 13,64 0,0182 0,9990 85 433 0,577 0,9684
17 14,5 0,0193 0,9988 90 525 0,700 0,9652
Exemple : humidité atmosphérique. 18 15,5 0,0206 0,9987 95 633 0,844 0,9616
19 16,5 0,0220 0,9985 100 760 1,013 0,9581
20 17,7 0,0236 0,9983 105 - 1,21 0,9545
La relation entre la tension de vapeur et la température 21 18,7 0,0249 0,9981 110 - 1,46 0,9507
est donnée dans des tables. 22 19,5 0,0260 0,9978 115 - 1,67 0,9468
23 21,1 0,0281 0,9976 120 - 2 0,9429
24 22,4 0,0300 0,9974 125 - 2,4 0,9388
Ci-contre : EAU 25 23,8 0,0317 0,9971 130 - 2,8 0,9346
26 25,2 0,0336 0,9968 135 - 3,2 0,9302
28 28,4 0,0378 0,9963 140 - 3,7 0,9258
Tension de vapeur de l'eau et masse spécifique de I'eau 30 31,8 0,0424 0,9957 150 - 5 0,9168
32 35,7 0,0476 0,9951 160 - 6,3 0,9073
liquide. 34 39,9 0,0532 0,9944 170 - 8 0,8973
36 44,6 0,0594 0,9937 180 - 10 0,8869
38 49,7 0,0662 0,9931 190 - 13 0,8760
40 53,3 0,0710 0,9923 200 - 16 0,8647
Température critique : 374,15° 42 61,5 0,0820 0,9915 210 - 19,5 0,8528
d = 0,3155 44 68,3 0,0910 0,9907 220 - 24 0,8403
Pression critique : 221,20 bar 46 75,7 0,101 0,9898 230 - 28,3 0,8273

24
Pompes à liquide
COMPLÉMENTS Pompes à gaz

TENSION DE VAPEUR DE DIVERS LlQUlDES

VlSCOSlTÉ Viscosité cinématique υ :


• caractérise le comportement du fluide
Relation fondamentale : • intervient dans le nombre de Reynolds
υ (viscosité cinématique) = µ (viscosité dynamique) 1 stocke = 10-4 m2/s = 1 cm2/s
ρ (masse spécifique)
Unités normalisées : centistocke = 1 stocke = 1 mm2/s
100
Viscosité dynamique µ :
Relie les forces de frottement aux gradients de vitesse Secondes Secondes Secondes
Degrés Secondes
dans I'écoulement. Centistockes
Engler Redwood I
Redwood II Saybolt Saybolt
(Admiralty) Universal Furol
1 poise = 1 poiseuille = 1 N.s/m2 1,0 1,0 27 - 28 -
10 10 5,0 1,4 39 5 42 -
1 9,6 1,8 51 7 57 -
1 centipoise = poise 13,8 2,2 65 8 73 13
100 17,5 2,6 77 10 90 15
21,1 3,0 91 11 105 16
24,5 3,4 104 12 121 17
30,9 4,2 128 15 150 20
VlSCOSlTÉ DES LlQUlDES 37,3
45,0
5,0
6,0
154
185
17
20
181
218
22
25
53,0 7,0 217 23 255 29
60,8 8,0 248 26 292 32
De nombreuses unités sont utilisées pour traduire la 68,4 9,0 279 29 329 35
viscosité cinématique intervenant dans I'écoulement du 76,0 10,0 311 32 365 39
91,2 12 373 38 438 46
fluide. Nous donnons ci-contre la correspondance des 114 15 466 47 548 56
principales d'entre elles. 152 20 621 62 730 73
190 25 776 78 913 91
Pour les valeurs supérieures à 1900 centistockes, 228 30 932 93 1095 110
appliquer la proportionnalité. 304 40 1242 124 1460 146
380 50 1553 155 1825 183
532 70 2174 217 2555 256
Cas de I'eau froide : 760 100 3105 311 3650 365
1140 150 4660 466 5480 548
• viscosité cinématique υ : 1°E = 1 centistocke 1520 200 6210 621 7300 730
• viscosité dynamique µ : 1 centipoise 1900 250 7760 776 9130 913

25
Pompes à liquide
Pompes à gaz COMPLÉMENTS

VARIATION AVEC LA TEMPÉRATURE

1= huile thermique ultra-fluide


2= Iimite maxi. des gazoles, FOD
3= acide sulfurique
4= huile thermique fluide
5= huile de transformateur
6= fiouls Iégers
7= huile de turbine ou SAE 10
8= moyenne des fiouls lourds n° 1
9= glycérine
10 = huile thermique épaisse ou SAE 20
11 = huiles lourdes, fioul lourd n° 2
12 = mélasse de sucrerie.

VlSCOSlTÉ D'UN GAZ


L'agitation moléculaire augmente la viscosité dyna-
mique d'un gaz quand sa température augmente. t° 0 20 40 60 100
Produit
Pour de I'air à 760 torr À 760 torr
Air 0,133 0,149 0,17 0,92 0,245
µ (poises) = 142.10 -7 √ T
1 + 102,5 Hydrogène 0,942 1,066 1,188 - -
T
CO2 0,071 0,082 0,093 - -
T = température absolue
À 17,7 torr
Pour de I'air à 10°C et 760 torr : Vapeur d'eau - 5,62 -

µ = 1,76.10-4 poise
ρ = 1,310-3 g/cm3 Viscosité cinématique υ en Sk
υ = 0,13 Sk

Pour des pressions différentes, la viscosité dynamique


varie d'une façon inversement propor tionnelle à la
masse spécifique, c'est-à-dire la pression :

à 10°, 76 torr : υ = 0,13 Sk

26
Pompes à liquide
COMPLÉMENTS Pompes à gaz

DENSITÉ ET MASSE SPÉCIFIQUE DES LIQUIDES

La masse spécifique représente la masse par unité de volume alors que la densité est le rapport :

d = masse de l'unité de volume du liquide


masse de l'unité de volume d'eau

Ces deux grandeurs varient avec la température.

Pour les liquides purs, nous avons par exemple :

Densité d en kg/dm3 à température


Nom Formule
-80°C -60°C -40°C -20°C 0°C 20°C 40°C 60°C 80°C 100°C 150°C 200°C

Acétaldehyde C2H4O 0,78


Acétate de butyle C6H12O2 0,882
Acétate d'éthyle C4H8O2 0,901
Acétone C3H6O 0,855 0,832 0,811 0,791 0,765 0,74
Acide acétique C2H4O2 1,049 1,028 1,003 0,98 0,96
Acide formique CH2O2 1,221 1,192 1169
Acrylonitrile C3H3N 0,806
Anhydride acétique C4H6O3 1,082
Benzène C6H6 0,879 0,858 0,836 0,815 0,793 0,731 0,661
Butane n-butane 0,674 0,658 0,640 0,621 0,601 0,579 0,555 0,528 0,500 0,468
isobutane C4H10 0,605 0,584 0,559 0,534 0,505
Chlore (liquide) Cl2 1,571 1,522 1,448 1,411 1,348 1,279 1,203 1,113
Chlorobenzène C6H5Cl 1,13 1,108 1,087 1,065 1,04 1,02 0,96 0,896
Chloroforme CHCl3 1,64 1,60 1,56 1,52 1,48 1,43 1,40 1,36 1,32 1,21 1,06
Chlorure de méthyle CH3CI 1,101 1,067 1,031 0,997 0,960 0,921 0,881 0,837 0,790 0,733
Chlorure de méthylène CH2Cl2 1,49 1,455 1,42 1,385 1,35 1,318 1,28 1,248 1,212 1,175 1,06 0,90
Chlorure de vinyle C2H3CI 1,06 1,03 1,00 0,975 0,945 0,915 0,88 0,845 0,80 0,745 0,51
Cyclohexane C6H12 0,78 0,76 0,74 0,72
Diéthylène glycol C4H10O3 1,135 1,122 1,107 1,091 1,075 1,06 1,02
Eau lourde D2O 1,105 1,105 1,10 1,09 1,07 1,04 0,99 0,957
Éthanol C2H6O 0,855 0,835 0,82 0,806 0,789 0,765 0,745 0,736 0,716 0,645 0,50
Éthylène glycol C2H6O2 1,127 1,113 1,098 1,083 1,069 1,054 1,017 0,974
Formaldéhyde CH2O 0,815
Fréon 22 CHClF2 1,512 1,465 1,411 1,350 1,285 1,213 1,133
Furfural C5H4O2 1,16
Glycérine C3H8O3 1,263 1,251 1,237 1,224 1,21 1,17 1,132
Méthanol CH4O 0,880 0,862 0,845 0,827 0,810 0,792 0,774 0,755 0,736 0,714 0,646 0,553
Mercure Hg 13,64 13,60 13,55 13,50
Nitrobenzène C6H5NO2 1,203 1,182 1,163 1,142 1,122 1,071 1,018
Oxyde d'éthylène C2H4O 0,95 0,92 0,891 0,864 0,834 0,804 0,78 0,75 0,63
Propane (liquide) C3H8 0,624 0,603 0,579 0,556 0,530 0,502 0,469 0,433
Soufre fondu S 1,80 1,78 1,76
Styrène C8H8 0,907
Tétrachl. de carbone CCI4 1,67 1,63 1,585 1,545 1,505 1,46 1,42 1,31 1,18
Toluène C7H8 0,960 0,942 0,923 0,905 0,886 0,868 0,849 0,830 0,811 0,791 0,739 0,679
Trichloréthylène C2HCI3 1,60 1,57 1,535 1,50 1,465 1,43 1,395 1,36 1,33 1,24 1,13
Urée (fondue) CH4N2O 1,335
m-xylène 0,885 0,866 0,851 0,833 0,814 0,793 0,738 0,68
Xylène o-oxylène C8H10 0,91 0,881 0,865 0,846 0,83 0,812 0,764 0,708
p-xylène 0,861 0,84 0,823 0,805 0,786 0,738 0,682

27
Pompes à liquide
Pompes à gaz COMPLÉMENTS

MASSE SPÉCIFIQUE DES SOLUTIONS

Lorsqu'un soluté est dissous dans un solvant, on obtient


une solution.
Si le solvant est de l'eau, on a une solution aqueuse. La
masse spécifique de la solution dépend de la concen-
tration et de la température.

1 — solution de soude caustique (NaoH)


2 — solution de chlorure de sodium (NaCl )
3 — solution d'acide sulfurique (SO4H2)
4 — solution d'acide phosphorique (PO4H3)
5 — solution d'acide nitrique (NO3H)
6 — solution d'acide chlorhydrique.

ACIDITÉ DES SOLUTIONS AQUEUSES : pH


Une solution est d'autant plus acide que son pH est Une solution est d'autant plus basique que son pH est
proche de 0. proche de 14.

TABLEAU DES pH DE QUELQUES SOLUTIONS

PRODUIT pH PRODUIT pH

Acide chlorhydrique à 3,6 % d'HCI 0,1 Eau chimiquement pure 7,0


Acide sulfurique à 4 % d'SO4H2 0,3 Eau de mer 8,3
Acide chlorhydrique à 0,36 % d'HCI 1,1 Solution de bicarbonate à 0,4 % CO3HNA 8,4
Acide sulfurique à 0,49 % d'SO4H2 1,2 Solution de borax à 1,9 % de B4O7Na2 9,2
Acide chlorhydrique à 0,036 % d'HCI 2,0 Ammoniaque à 0,017 % NH3 10,6
Acide sulfurique à 0,049 % SO4H2 2,1 Ammoniaque à 0,17 % NH3 11,1
Jus de citron 2,3 Solution sodique à 0,53 % de CO3Na2 11,3
Acide acétique à 6 % de CH3 COOH 2,4 Ammoniaque à 1,7 % de NH3 11,6
Acide acétique à 0,6 % de CH3 COOH 2,9 Solution de potasse à 0,056 % KOH 12
Vin de 2,8 à 3,8 Solution de soude à 0,04 % NaOH 12
Vinaigre 3,1 Saumure saturée 12,3
Jus de fruit 3,5 à 4 Solution de potasse à 0,56 % KOH 13,0
Eau marécageuse 4 Solution de soude à 0,4 % NaOH 13,0
Bière 4à5 Solution de potasse à 5,6 % KOH 14
Acide borique à 0,2 % BO3H3 5,2 Solution de soude à 4 % NaOH 14
Lait 6,3 à 6,6

28
Pompes à liquide
COMPLÉMENTS Pompes à gaz

QUELQUES ÉLÉMENTS ÉLECTRIQUES


Les schémas ci-dessous donnent la manière de raccorder les Tableau des moteurs pour courant triphasé
moteurs à courant alter natif triphasé en les intercalant
directement dans un réseau triphasé sous tension de : Puissance du 220 V 380 V
a) 220 V entre deux phases, aussi bien désigné par moteur
127/220 V que par 3 x 220 V. Intensité* Intensité* Intensité* Intensité*
kW des relais des des relais des
b) 380 V entre deux phases, aussi bien désigné par
therm. de fusibles therm. de fusibles
220/380 V que par 3 x 380 V. protect. protect.

0,37 1,7 6 1 4
Couplage
0,74 3,2 10 1,8 6
Indications sur Réseau Réseau 1,1 4,3 15 2,5 10
le moteur 220 V 380 V
1,5 5,7 15 3,3 10
220 V∆ 2,2 8,7 15 5 10
ou 3 11 15 6,5 10
380 Vγ 3,7 14 20 8 10
ou 4,4 16 20 9 15
220/380
5,5 20 25 12 15
Fig. 1 Fig. 2 7,4 26 35 15 20
(triangle) (étoile)
8,7 31 35 18 25
Réseau 11 38 50 22 25
380 V 15 50 60 29 35
18,5 63 80 36 50
380 V∆ 22 74 100 43 50
ou
26 87 100 50 60
380/660
29,5 97 125 56 80
37 121 160 70 80
Fig. 3
(triangle)

En réalisant le raccordement du moteur au réseau suivant les Tableau des moteurs pour courant monophasé
schémas 1 et 3, on peut utiliser un commutateur étoile-
Puissance du moteur Intensité en ampères*
triangle ou un démarreur étoile-triangle pour éviter un
accroissement brusque d'intensité du courant au démarrage kW 110 V 220 V
(les barres sont alors enlevées).
0,24 5,6 2,8
0,37 7,2 3,6
En ce qui concerne le raccordement du moteur au réseau
0,55 9,4 4,7
suivant le schéma 2, le raccordement doit se faire
directement, l'emploi d'un commutateur étoile-triangle n'est
pas possible.

En général, les plus petits moteurs peuvent être raccordés Tableau des moteurs pour courant continu
directement et les moteurs de plus forte puissance doivent
être raccordés en intercalant un commutateur étoile-triangle Puissance du moteur Intensité en ampères*
ou un démarreur étoile-triangle. kW 110 V 220 V

La limite de puissance admise pour le raccordement direct 0,37 4,9 2,45


est déterminée par Électricité de France (EDF). Le sens de 0,55 7,1 3,55
rotation des moteurs alternatifs triphasés peut être changé en 0,74 8,8 4,4
permu- tant le raccordement de deux phases. 1,1 13,2 6,6
1,5 17,6 8,8
2,2 25,6 12,8
Avant la mise en marche du moteur, il faut bien vérifier si : 3 34 17
4 45 22,5
1) la tension du réseau convient au moteur et si le moteur 5,5 60 30
est bien raccordé 7,4 82 41
2) la section des conducteurs est suffisante 11 120 60
14,7 162 81
3) un bon disjoncteur de protection (à relais maximum d'inten-
18,5 196 98
sité) est branché 22 232 116
On rappelle : 1 cv = 0,76 kW.
*Valeurs approximatives - voir la plaque du moteur ou consulter le
Lorsque l'on essaye le sens de rotation du constructeur.
moteur, la pompe doit être pleine de liquide
pour éviter de griller la garniture d'étanchéité.

29
Pompes à liquide
Pompes à gaz COMPLÉMENTS

DÉBIT D'EAU D'UN AJUTAGE


DÉBIT EN LITRES
Pour les pompes Industrielles
Pour les tuyères d'arrosage
Diamétre de Débit du jet d'eau (l/min)
l'orifice de pour les pressions en atmosphère
I'ajutage (mm) 3 4 5 6 7 8
Diamétre Débit du jet d'eau en l/min,
de l'orifice pour les pressions en atmosphère
de la lance 8 73 85 94 103 112 119
(mm) 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 10 110 126 141 155 167 179
1 0,46 0,66 0,81 0,93 1 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 12 158 182 203 222 240 258
1 1/2 1,05 1,5 1,8 2,1 2,4 2,6 2,8 3 3,2 3,3 14 222 258 288 316 342 362
2 1,9 2,6 3,2 3,7 4,2 4,6 4,9 5,3 5,6 5,9
2 1/2 2,9 4,1 5 5,8 6,5 7,1 7,7 8,3 9 9,2 16 292 338 377 412 447 475
3 4,2 5,9 7,3 8,4 9,4 10 11 12 13 14 18 368 427 458 522 565 605
3 1/2 5,7 8,1 9,1 1 1 13 14 15 16 18 19 20 455 528 590 646 700 742
4 7,5 10,5 13 15 17 18 20 21 22 24
22 552 640 714 784 845 900
4 1/2 9 13 16 19 21 23 25 27 29 30
5 12 16 20 23 26 29 31 33 35 37 24 656 760 850 930 1 000 1070
5 1/2 14 20 24 28 32 35 37 40 43 45 26 770 891 995 1085 1200 1275
6 17 24 29 33 37 41 44 47 50 53 28 892 1025 1150 1255 1375 1460
7 23 32 40 46 51 56 60 65 68 72
30 1020 1180 1319 1440 1565 1680
8 30 42 52 60 67 73 79 85 90 94

PORTÉE ET HAUTEUR PAR VENT NUL


Diamètre de 2 atmosphères 3 atmosphères 4 atmosphères
I'orifice de la
lance en (mm) H Portée H Portée H Portée

2 5,5 7 6 7,5 6,5 8


4 8,5 11 10 13 11 14,5
6 11 14 13 17,6 15 19,3
8 12,4 15,7 15,3 19,7 18 22,5
10 13,5 17,3 17 22,5 20,5 25,5

- Mémento Technique version 2 - 03/2006

Sterling Fluid Systems (France)


Z.I. Trappes-Elancourt 1-3, avenue Georges Politzer
B.P. 41, 78193 Trappes cedex
TéI. : 01 34 82 39 00 - Fax : 01 34 82 39 61
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