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Le présent module spécialisé aborde le thème des enfants et des changements

climatiques, dans le but d’apporter le point de vue des enfants aux débats portant sur
la gestion de la crise mondiale. Au cours du module, vous apprendrez comment les
enfants sont ou peuvent être concernés par les changements climatiques, comment la
résilience des enfants pourrait être renforcée et comment des mesures visant à réduire
les émissions de gaz à effet de serre (GES) pourraient conduire à un large éventail de
bénéfices. Vous serez également amené à penser à des solutions axées sur
l’autonomisation des enfants en tant qu’agents du changement, ainsi qu’à réfléchir au
rôle clé joué par les gouvernements dans la protection des enfants. De nombreux
exemples, des exercices interactifs et des liens vers des ressources externes sont mis à
disposition pour enrichir le contenu du module.

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Vous êtes-vous bien familiarisé avec chacune des icônes ? Cela vaut la peine de
prendre quelques instants pour vérifier vos compétences de navigation.

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Cliquez sur les rectangles pour accéder aux différentes parties.

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La partie 1 présente le thème de la vulnérabilité des enfants face aux changements
climatiques. Alors qu’ils jouent un rôle essentiel pour façonner le futur de la société
humaine, les enfants sont touchés de manière disproportionnée par les changements
climatiques. Cette partie aborde différents risques liés au climat qui menacent les
enfants, en soulignant la répartition inégale de leurs effets attendus.

Image : Photo de l’ONU/UNICEF/Marco Dormino

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Cette vidéo de l’UNICEF présente les avis de plusieurs enfants, de par le monde, sur
les changements climatiques. Les enfants parlent des effets qu’ils observent dans leur
vie quotidienne et des craintes qu’ils nourrissent pour leur avenir. Ils demandent aux
dirigeants mondiaux de prendre des mesures ambitieuses. La vidéo montre ainsi que
les enfants sont exposés aux effets des changements climatiques. Elle montre
également qu’ils souhaitent prendre la parole et devenir des acteurs importants pour
défendre un avenir plus durable. Nous vous invitons à regarder la vidéo pour en
savoir plus.

Cliquez pour regarder la vidéo (en anglais).

[Reproduction autorisée par l’UNICEF :


https://www.youtube.com/watch?v=h7Vs0x9QM-s]

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Il y a 2,3 milliards d’enfants dans le monde, ce qui représente 30 % de la population
mondiale, et ce nombre est en augmentation. Il s’agit ainsi du plus grand groupe
humain touché par les changements climatiques. De plus, les enfants sont plus
vulnérables que les adultes face à leurs effets néfastes.

De nombreux enfants nés de nos jours jouiront d’opportunités qui n’existaient pas vingt-
cinq ans plus tôt. Cependant, malgré les avancées observées au cours des dernières
décennies, la crise mondiale provoquée par les changements climatiques risque de
miner tous les progrès accomplis pour la survie et le développement des enfants, et
même d’engendrer à l’avenir de plus grands dangers.

Informations supplémentaires : Les changements climatiques renvoient à des


changements de caractéristiques climatiques sur de longues périodes : température,
humidité, précipitations, vents et phénomènes météorologiques importants. Pour un
rappel sur les fondements de la science des changements climatiques, nous vous
invitons à consulter le module d’Introduction de l’UN CC:Learn sur la science des
changements climatiques: https://unccelearn.org/mod/scorm/view.php?id=132.

Sources:
- UNICEF, Unless We Act Now, 2015.
- UNICEF, The Challenges of Climate Change: Children on the Front Line, 2014.
- UNICEF, Executive Directive, 2016.
- UNICEF, La Situation des enfants dans le monde 2015 : Réimaginer l’avenir, 2015.
- GIEC, Question fréquente : Qu’est-ce que l’effet de serre ? 2017

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Les changements climatiques entraînent et entraîneront des risques et des effets
différents dans le monde entier. Par conséquent, la répartition de la population
mondiale âgée de moins de 18 ans est importante pour déterminer comment les
enfants seront concernés par les changements climatiques.

La carte montre une correspondance entre des densités élevées d’enfants et des
régions tropicales dont les économies sont en développement, les enfants de ces
régions étant extrêmement vulnérables face aux changements climatiques. C’est
particulièrement le cas de l’Afrique sub-saharienne et de l’Asie du Sud-Est. Les
principaux risques climatiques en Afrique découlent du stress hydrique, de la
sécheresse et des inondations. En Asie, ils proviennent des inondations, des vagues de
chaleur et de la sécheresse.

Cliquez sur les triangles pour voir des exemples de risques climatiques majeurs.
Afrique : Les principaux risques climatiques en Afrique découlant de la sécheresse et
des inondations impliquent :
• une aggravation du stress hydrique pour les ressources en eau actuellement
surexploitées et dégradées, et une augmentation anticipée de la demande en eau.
• en raison de la variabilité accrue des températures et des précipitations, en
particulier le long de leur répartition, une variation accrue de la fréquence et de
l’étendue géographique des maladies à transmission vectorielle et des maladies
d’origine hydrique.

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Asie : Les principaux risques en Asie provenant des inondations, des vagues de
chaleur et de la sécheresse impliquent :
• une augmentation des inondations près des rivières, des côtes et en milieu urbain,
entraînant d’importants dégâts pour les infrastructures, les moyens d’existence et les
installations,
• une augmentation du risque de mortalité liée à la chaleur,
• une augmentation du risque de malnutrition provoquée par le stress hydrique lié à
la sécheresse et par des pénuries alimentaires.

Lecture complémentaire : Unless We Act Now, p.14-19

Informations supplémentaires : À l’échelle mondiale, les enfants représentent près


de la moitié de la population dans les pays en développement et grandissent de plus
en plus dans les villes. Pour en savoir plus sur les changements climatiques et le milieu
urbain, et notamment sur les groupes vulnérables, veuillez consulter le module
d’introduction de l’UN CC:Learn sur les villes et les changements climatiques :
https://unccelearn.org/course/view.php?id=27

Sources :
- UNICEF, Unless We Act Now, 2015.
- UNICEF, The Challenges of Climate Change: Children on the Front Line, 2014.
- ONU-Habitat : http://fr.unhabitat.org/urban-themes/jeunesse/
Carte : Adaptée de l’UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

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De manière prospective, il est attendu par les scientifiques que les effets des
changements climatiques soient de plus en plus forts. Même un arrêt immédiat de
toutes les émissions de gaz à effet de serre (GES) ne changerait pas la situation, étant
donné que de grandes quantités sont déjà présentes dans l’atmosphère. Si les
émissions se poursuivent, les conséquences seront encore plus graves.

Afin de comprendre la manière dont le climat va probablement changer à l’avenir,


ainsi que les conséquences de ce changement, les scientifiques ont élaboré des
projections climatiques. Ces dernières permettent de simuler la réaction du système
climatique face à de futures émissions estimées de GES dans l’atmosphère, en
s’appuyant sur un ensemble d’hypothèses, tels que de futurs développements
socioéconomiques et technologiques.

En combinant trois scénarios climatiques, selon différents niveaux relatifs aux


éventuelles mesures prises à l’échelle mondiale concernant les changements
climatiques, avec des données projetées sur la population enfantine, les chiffres
montrent des différences concernant le nombre d’enfants qui vivront dans des zones
subissant d’importants changements de la moyenne des températures de surface. Les
enfants qui vivront en dehors des zones définies sur la carte seront également affectés
par les changements climatiques.

Cliquez sur chaque scénario pour les agrandir.

Lecture complémentaire : Unless We Act Now, p. 58-61


Source : UNICEF, Unless We Act Now, 2015.
Carte : Adaptée de l’UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

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Les changements climatiques réduisent les droits les plus fondamentaux des enfants,
mettant en péril leur survie et leur bien-être. Les principaux risques liés aux
changements climatiques, qui peuvent entraîner des conséquences graves pour les
enfants, proviennent des phénomènes suivants :

• Sécheresse et stress hydrique,


• Inondations et fortes tempêtes,
• Stress thermique,
• Pollution de l’air,
• Modifications de la fréquence et de la répartition géographique des maladies.

Explorez la page en cliquant sur les cercles. Vous pouvez passer votre souris au-dessus
des cercles pour savoir par lequel commercer. Une fois que vous avez fini d’explorer
cette page, utilisez la flèche de droite pour avancer dans le module.

Cliquez sur les icônes correspondantes pour en savoir plus.

Source :
- UNICEF, Children and the Changing Climate: Taking Action to Save Lives, 2015.
- UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

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La sécheresse est causée par un manque important et persistant de précipitations,
qui entraîne des pénuries d’eau. Le stress hydrique associé à la sécheresse peut être
aggravé par une forte évaporation résultant de températures plus élevées et par les
rivalités dans l’utilisation de l’eau.

Source : UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

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La carte montre que les enfants vivant dans des zones particulièrement exposées à la
sécheresse se trouvent principalement dans des pays à faible revenu. L’Afrique
compte le plus grand nombre d’enfants vivant dans de telles zones (84 millions),
suivie par l’Asie (58 millions), l’Amérique (14 millions) et l’Europe (1 million).

Des sécheresses peuvent s’installer dans des zones déjà confrontées à d’importants
défis, ce qui exacerbe leurs effets. En considérant que sur les 160 millions d’enfants
vivant dans des zones où l’intensité de la sécheresse est élevée ou extrêmement
élevée, près de 70 millions se trouvent également dans des pays dotés d’un faible
accès à des services d’assainissement, près de 60 millions se trouvent dans des pays
où l’accès à de l’eau salubre est faible, et plus de 50 millions se trouvent dans des
zones où plus de la moitié de la population vit avec moins de 3 dollars américains
par jour.

Cliquez sur les épingles pour voir des exemples et passez votre souris au-dessus
des zones agrandies pour voir le nom des régions particulièrement touchées.

Source : UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

Carte : Adaptée de l’UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

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Avec la sécheresse, l’eau se raréfie, les récoltes se perdent, le bétail meurt et les
revenus chutent. Étant donné que les enfants ont besoin de plus de nourriture et d’eau
par unité de poids corporel que les adultes, ils souffrent de carences nutritionnelles.
Ces dernières peuvent affecter le développement physique et cognitif des enfants. La
sous-nutrition, ainsi que la consommation d’eau non salubre, favorisent également
l’apparition de diverses maladies et sont responsables de près de la moitié des décès
d’enfants âgés de moins de cinq ans.

En outre, les incendies de forêt plus fréquents augmentent le risque de dégâts et de


pertes humaines. La fumée est particulièrement dangereuse pour les enfants âgés de
moins de 12 ans.

En termes de sécurité, la perte de revenu peut conduire les enfants à mendier ou à


accepter des travaux dangereux. Les enfants laissés sans surveillance par les membres
de leur famille et qui cherchent de la nourriture sont plus exposés à la violence, à
l’exploitation et aux abus. Dans de telles circonstances, la fréquentation scolaire est en
baisse.

Le manque de ressources peut être source de conflit ou d’émigration. Dans des


situations d’émigration massive, le surpeuplement peut avoir des effets sur les
conditions en matière d’eau et d’assainissement et, par conséquent, sur les enfants. Les
principaux prestataires de services, comme le personnel de santé, peuvent aussi

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décider de quitter les zones touchées, réduisant ainsi les services disponibles pour les
familles. Au-delà du bien-être et de la protection physiques, les enfants peuvent
connaître des troubles émotionnels, comme la peur d’être séparés de leur famille ou le
manque de soutien affectif.

Cliquez sur la photo d’Abdu pour en savoir plus sur les effets de la sécheresse
pour lui et d’autres enfants en Éthiopie.
Abdu Mohammed, 15 ans, vient de Afar, en Éthiopie. À cause de la sécheresse qui a
touché son pays en 2016 et qui fut l’un des plus forts événements d’El Niño enregistrés,
il manque de nourriture et d’eau potable. Dans son pays, on estime à 435 000 le
nombre d’enfants ayant besoin de soins en raison d’une malnutrition aiguë sévère, et à
plus de 1,7 million le nombre d’enfants, de femmes enceintes et allaitantes nécessitant
des suppléments nutritionnels. Plus de 5,8 millions de personnes ont besoin de services
urgents d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène. Pour plus
d’informations, veuillez cliquer ici (http://www.unicef.org/appeals/ethiopia.html).
Lecture complémentaire : UNICEF, Unless We Act Now, 2015, p. 22-27

Informations supplémentaires : Pour en savoir plus sur les conséquences des


sécheresses sur la santé, veuillez consulter le module d’introduction de l’UN CC:Learn
sur la santé et les changements climatiques :
https://unccelearn.org/course/view.php?id=29

Sources :
- UNICEF, Unless We Act Now, 2015.
- UNICEF, Cinq points essentiels sur l’eau et le changement climatique, 2016 :
https://blogs.unicef.org/fr/blog/cinq-points-essentiels-sur-leau-et-le-changement-
climatique/
- Centre d’actualités de l’ONU :
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=36769&Kw1=%E9thiopie&K
w2=s%E9cheresse&Kw3=El+Ni%F1o#.WKWtg3-8rR4
- UNICEF Éthiopie : https://www.unicef.org/french/infobycountry/ethiopia.html
Image 1 : Photo de l’ONU/Kay Muldoon
Image 2 : UNICEF/ UN013496/Ayene

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Les inondations peuvent être causées par des événements météorologiques extrêmes,
comme les tempêtes et les cyclones, ainsi que par l’élévation du niveau de la mer, ou
bien une combinaison des deux phénomènes.

Source : UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

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Environ 530 millions d’enfants vivent dans des zones extrêmement exposées aux
inondations, dont la plupart se trouvent en Asie.

Comme dans le cas des sécheresses, les inondations coïncident avec des crises déjà
existantes et peuvent être particulièrement néfastes pour les enfants. Par exemple,
parmi les enfants qui vivent dans des zones extrêmement exposées aux épisodes
d’inondation, plus de 270 millions d’entre eux se trouvent également dans des pays
pourvus d’un faible accès à l’assainissement, plus de 400 millions vivent dans des pays
enregistrant un taux de mortalité élevé dû aux maladies diarrhéiques, et plus de 300
millions vivent dans des pays où plus de la moitié de la population vit avec moins de
3,10 dollars américains par jour.

En outre, environ 115 millions d’enfants dans le monde vivent dans des zones où le
risque de cyclone tropical est élevé ou extrêmement élevé, l’Asie étant de loin le
continent le plus vulnérable.

Cliquez sur les épingles pour voir des exemples et passez votre souris au-dessus
des zones agrandies pour voir le nom des régions particulièrement touchées.

Source : UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

Carte : Adaptée de l’UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

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Les inondations et les fortes tempêtes entraînent des retombées directement sur les
enfants, provoquant en particulier des blessures et des décès par noyade. Beaucoup
d’enfants n’ont souvent pas assez de force pour se maintenir debout en cas de courants
forts, même lorsque le niveau de l’eau est bas.

Au-delà de ces risques immédiats, les inondations présentent un risque important pour
la santé des enfants. Elles peuvent notamment entraîner une contamination de l’eau,
augmentant par exemple le risque de diarrhée, deuxième cause de mortalité chez les
enfants âgés de moins de cinq ans. Les inondations endommagent aussi les installations
sanitaires, ainsi que les habitations, les écoles et les abris.

En outre, les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire peuvent être menacés,


provoquant de la malnutrition, en particulier chez les jeunes enfants. Dans cette
situation, l’allaitement revêt une importance cruciale, étant à la fois la meilleure source
nutritionnelle pour les bébés et une source d’anticorps.

Dans des situations extrêmes, les gens peuvent être obligés d’évacuer les zones
touchées, y compris pour de longues périodes. Les enfants séparés de leur famille se
retrouvent sans protection et sont exposés à l’exploitation, aux abus et aux trafics.
Les enfants sont également particulièrement sensibles aux troubles de stress post-
traumatique. Ils ont en effet deux à trois fois plus de risques de souffrir de ces troubles

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que les adultes, et cela pendant de plus longues périodes.

Cliquez sur la photo de Napsa pour en savoir plus sur les effets du typhon Haiyan
aux Philippines.
Le 8 novembre 2013, les Philippines sont frappées par le typhon Haiyan, l’un des plus
puissants et destructeurs jamais enregistrés. Bilan de cet événement : 6 000 personnes
sont mortes, 5 922 000 enfants ont été touchés et 1 722 000 ont été déplacés. Ce
typhon est survenu seulement un mois après qu’un tremblement de terre, de magnitude
7,2, a touché 3,2 millions de personnes dans la province de Bohol, et deux mois après
qu’un conflit dans la ville de Zamboange a provoqué le déplacement d’au moins
60 000 personnes. La combinaison de ces trois catastrophes a entraîné d’énormes
problèmes pour la population touchée. Les enfants comme Napsa, 3 ans, qui viennent
de la ville de Zamboanga, souffrent de malnutrition aiguë sévère. Pour plus
d’informations, veuillez cliquer ici.
(http://www.unicef.org/philippines/reallives_25261.html#.V2eqY_l961t)

Lecture complémentaire : Unless We Act Now, p. 30-36


Informations supplémentaires : Pour en savoir plus sur les effets des inondations sur
la santé, veuillez consulter le module d’introduction de l’UN CC:Learn sur la santé et les
changements climatiques : https://unccelearn.org/course/view.php?id=29

Sources :
- UNICEF, Unless We Act Now, 2015.
- UNICEF, The Challenges of Climate Change: Children on the Front Line, 2014.
- OMS, Maladies diarrhéiques, Aide-mémoire n°330, 2013.
- UNICEF, One Year After, Typhoon Haiyan, Philippines, Progress Report, 2014.
- UNICEEF Philippines, Ensuring the Right Start to Life:
http://www.unicef.org/philippines/reallives_25261.html#.V2eqY_l961t
- OCHA, Philippines: Zamboanga, a forgotten crisis in the shadow of Haiyan:
http://www.unocha.org/top-stories/all-stories/philippines-zamboanga-forgotten-
crisis-shadow-haiyan
Image 1 : Photo de l’ONU/Logan Abassi
Image 2 : UNICEF Philippines/2015/Jeoffrey Maitem

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Les changements climatiques d’origine anthropique ont augmenté la fréquence et la
gravité des vagues de chaleur dans le monde entier.

Source : UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

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La chaleur extrême est une véritable menace pour le bien-être des enfants, non
seulement dans les pays proches de l’équateur, mais aussi dans de nombreuses régions
aux climats tempérés. Elle touche directement les enfants, mais aussi par le biais de
diverses maladies liées à la chaleur.
Les enfants de moins de douze mois sont les plus vulnérables. Le risque de décès est
plus élevé pour les nourrissons et les enfants en bas-âge, étant donné qu’ils ne sont pas
en mesure de réguler la température de leur corps, ni de contrôler leur environnement.
Parmi les autres maladies liées à la chaleur figurent notamment la miliaire cutanée, les
crampes de chaleur et l’épuisement.
Le stress thermique extrême peut être source de déshydratation, puis d’hyperthermie,
et entraîner ainsi la mort. Certains facteurs favorisant une grande perte de liquides,
comme la diarrhée, peuvent accroître ces risques. De plus, les enfants souffrant de
maladies chroniques sont particulièrement concernés.
Enfin, le stress thermique peut être particulièrement problématique pour la gestion de
la chaîne du froid, certains microbes se multipliant en effet plus vite et plus
efficacement sous de hautes chaleurs.

Lecture complémentaire : Unless We Act Now, p. 40-41

Informations supplémentaires : Pour en savoir plus sur les effets de la chaleur sur la
santé, veuillez consulter le module d’introduction de l’UN CC:Learn sur la santé et les
changements climatiques : https://unccelearn.org/course/view.php?id=29

19
Rouage : exercice interactif
Source : UNICEF, Unless We Act Now, 2015.
Image : UNICEF, Unless We Act Now, 2015, p. 39.

19
Faites glisser les pièces du puzzle (à gauche) dans le carré (à droite).

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La pollution de l’air, aussi bien de l’air intérieur que de l’air ambiant, représente un
risque majeur pour les enfants.
La pollution de l’air à l’intérieur des logements (ou pollution de l’air intérieur), causée
principalement par l’utilisation de foyers de cuisson à charbon ou à fioul, provoque
chaque année le décès 4,3 millions de personnes, dont 13 % (soit 540 000) sont des
enfants âgés de moins de cinq ans. Plus de 50 % des décès sont dus à des pneumonies
provoquées par la suie. L’exposition à la pollution de l’air intérieur entraîne aussi des
conséquences fatales pour la santé prénatale, en augmentant le risque de naissances
d’enfants mort-nés ou d’insuffisance pondérale à la naissance.
La pollution de l’air ambiant (ou pollution de l’air extérieur), qui est bien plus une
cause de changements climatiques plutôt que l’un de leurs effets, a également de
graves conséquences sur la santé des enfants. En 2012, on estime à 3,7 millions le
nombre de décès imputables à la pollution de l’air ambiant, dont 3 % (soit 127 000)
étaient des enfants âgés de moins de cinq ans. Ce type de pollution a tendance à
empirer dans les centres urbains, où vivent de plus en plus d’enfants en raison de
l’urbanisation accrue.

Informations supplémentaires : Pour en savoir plus sur les conséquences de la


pollution de l’air sur les enfants, veuillez consulter l’étude de l’UNICEF directement
consacrée à ce sujet :
https://www.unicef.org/publications/files/Clear_the_Air_for_Children_Executive_sum
mary_FR.pdf
Source : UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

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L’exposition à des polluants atmosphériques par l’inhalation est particulièrement
dangereuse pour les enfants, dont les poumons sont de petite taille et se développent
jusqu’à l’âge de 18 ans environ. La fréquence respiratoire moyenne chez les enfants
de moins de 12 ans est environ deux fois plus rapide que chez des adultes. Par
conséquent, les enfants inhalent proportionnellement plus d’air pollué.

La hausse des températures aggrave la toxicité directe des combustibles fossiles,


comme l’ozone, ce qui représente une cause importante d’asthme chez les enfants. Ces
derniers sont en effet plus exposés que les adultes, étant donné qu’il est plus probable
qu’ils soient dehors pendant les périodes de pic d’ozone.

Un climat plus chaud favorise également la croissance des plantes et la production de


pollen, ce qui entraîne des niveaux plus élevés d’allergènes naturels, et contribue ainsi
à accroître la fréquence et la gravité de l’asthme et d’autres troubles respiratoires
chez les enfants.

Enfin, tel que mentionné précédemment, les incendies de forêts provoqués par les
sécheresses peuvent conduire à des niveaux élevés de pollution de l’air.

Cliquez sur la photo de Nandin-Erdene pour en savoir plus sur les effets de la
pollution de l’air pour elle et d’autres enfants en Mongolie.

22
[Reproduction autorisée par UNICEF :
http://www.unicef.org/health/mongolia_90290.html]

Lecture complémentaire : Unless We Act Now, p. 44-45


Informations supplémentaires : Plus de 80 % des personnes vivant dans des zones
urbaines où la pollution de l’air est surveillée sont exposées à des niveaux de qualité
de l’air dépassant les limites de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Les
populations dans les villes à faibles revenus sont les plus touchées. En effet, 98 % des
villes situées dans des pays à faibles ou à moyens revenus comptant plus de
100 000 habitants ne suivent pas les lignes directrices de l’OMS relatives à la qualité
de l’air. Pour plus d’informations, veuillez consulter la base de données de l’OMS sur la
qualité de l’air urbain (disponible en anglais) :
http://www.who.int/phe/health_topics/outdoorair/databases/cities/en/.

Sources :
- UNICEF, Unless We Act Now, 2015.
- UNICEF, UNICEF’s Mongolia Engagement on “Air Pollution and Children’s Health”
and Outcome of the International Expert Consultation (Ulaanbaatar 25-26 January
2016), 2016.
- ONU-Habitat, Nigeria: Onitsha Urban Profile, 2012.
- OMS, Urban Air Quality Database, 2016
- Site de l’OMS : http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2016/air-
pollution-rising/fr/
- Site de l’UNICEF : https://www.unicef.org/french/media/media_86347.html
Image 1 : ONU-Habitat/Alessandro Scotti
Image 2 : UNICEF Mongolie/2016/Altangerel

22
Source : UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

23
Les changements de températures, de précipitations et d’humidité ont un effet direct
sur la reproduction et la survie des moustiques qui transmettent le paludisme et la
dengue.

Le paludisme est l’une des maladies les plus mortelles au monde. Chaque jour, il
provoque la mort de plus de 800 personnes, et les deux tiers d’entre elles sont des
enfants âgés de moins de cinq ans. À cause des changements climatiques, cette
maladie se propage à présent dans de nouvelles régions, atteignant des populations,
et donc des enfants, qui ne sont pas habitués à se protéger contre elle.

La fièvre dengue, qui affecte environ 50 millions de personnes, est responsable de


15 000 décès par ans. Il s’agit de la maladie transmise par des moustiques qui se
propage le plus rapidement dans le monde. Elle est endémique dans plus de 100 pays
en Afrique, en Amérique, à l’Est de la Méditerranée, en Asie du Sud-Est et à l’Ouest du
Pacific.

Informations supplémentaires : Cliquez sur la petite carte pour l’agrandir et


connaître le pourcentage de mortalité infantile due au paludisme.
Sources :
- UNICEF, Unless We Act Now, 2015.
- OMS et OMM, Atlas de la Santé et du Climat, 2012.
Carte : UNICEF, Unless We Act Now, 2015

24
Conséquence des précipitations, des inondations et des phénomènes météorologiques
extrêmes, l’eau qui stagne peut influer sur la transmission des maladies d’origine
hydrique et alimentaire, comme la diarrhée, le choléra et la méningite à
méningocoques.

Les cas aigus de diarrhée peuvent conduire à la déshydratation, conséquence d’une


perte importante de nutriments et de fluides, et entraîner la mort. Le choléra, qui est
une infection diarrhéique aiguë, touche entre 3 et 5 millions de personnes, et entraîne
le décès de 100 000 à 120 000 personnes chaque année. Les enfants qui souffrent
de malnutrition ou de troubles du système immunitaire, comme ceux ayant le VIH ou
d’autres maladies, sont extrêmement exposés à ces maladies potentiellement mortelles.
La diarrhée et le choléra sont une cause majeure de décès en cas de catastrophes ou
d’autres situations d’urgence complexes.

La méningite à méningocoques, maladie sensible au climat, est provoquée par une


infection bactériale favorisée par la chaleur, la sécheresse et la poussière. La
méningite peut être reliée à l’exposition à des concentrations élevées de polluants
atmosphériques, comme le monoxyde de carbone ou les particules fines.

Lecture complémentaire : Unless We Act Now, p. 40-41

Informations supplémentaires : Pour en savoir plus, veuillez consulter le module


d’introduction de l’UN CC:Learn sur la santé et les changements climatiques :

25
http://unccelearn.org/course/view.php?id=29

Sources :
- UNICEF, Unless We Act Now, 2015.
- OMS et OMM, Atlas de la Santé et du Climat, 2012.
Graphique : adapté de l’Atlas de la Santé et du Climat, 2012.

25
Les effets des changements climatiques peuvent accroître les inégalités déjà existantes.
Dans les familles les plus riches, les enfants recouvrent la santé plus rapidement et
facilement que les enfants issus de familles pauvres. Ils bénéficient en effet d’un accès
à des infrastructures plus résistantes et résilientes face au climat, ils peuvent se
procurer plus aisément de la nourriture et de l’eau salubre et jouissent d’un meilleur
état de santé et de conditions nutritionnelles. Ils bénéficient notamment d’un accès
continu à des services de santé, et sont traités par un personnel soignant disposant de
ressources multiples. En général, leurs mécanismes de défense ne compromettent pas
leur scolarité.

Dans les familles plus pauvres, les enfants se retrouvent dans la situation opposée et
peuvent être confrontés à des privations sur le long terme. Ils vivent dans des zones
moins sûres et surpeuplées, où l’air est pollué, et qui présentent généralement de plus
grands risques pour la santé. Ils sont davantage exposés à la sous-nutrition et ont un
accès limité à l’eau potable, à la protection contre la chaleur et aux services de santé.
Ils sont plus susceptibles d’abandonner l’école, d’émigrer dans des conditions
dangereuses et ils dépendent de personnes qui travaillent dans des secteurs
vulnérables, comme celui de l’agriculture.

Sources :
- UNICEF, Unless We Act Now, 2015.
- Banque mondiale, Turn Down The Heat: Confronting The New Climate Normal,
2014.
- PNUD, The health impacts of climate change in Asia-Pacific, 2013.
Image 1: UNICEF UK, Climate Change: Children’s Challenge, 2013, p. 23
Image 2: UNICEF/UNI87634/Gangale

26
Les changements climatiques entraînent des retombées disproportionnés sur les
personnes et les groupes marginalisés ou exclus, y compris sur les populations
indigènes. Bien qu’elles n’aient que peu contribué aux émissions de gaz à effet de
serre, elles sont particulièrement menacées car leurs modes de vie sont
inextricablement liés à la nature.

Source : UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

Image : Photo de l’ONU/F. Charton

27
Même s’ils ne se produisent qu’une seule fois, les phénomènes climatiques extrêmes ont
des conséquences négatives sur les enfants. Cependant, il est difficile de se remettre
de l’expérience de chocs multiples, en particulier si de tels phénomènes se succèdent
rapidement. Il est non seulement difficile de se remettre de ces chocs cumulés, mais
aussi d’y survivre en ayant des mécanismes de défense fragiles. Ces chocs entraînent
des conséquences à court et à long termes pour les enfants, avec par exemple
l’abandon scolaire, la malnutrition, l’exploitation et le trafic.

Il est attendu que les changements climatiques augmentent la fréquence des


phénomènes climatiques extrêmes. À l’échelle planétaire, les catastrophes naturelles se
produisent presque cinq fois plus souvent qu’il y a 40 ans. Aujourd’hui, il est donc
impératif de renforcer la résilience et de faire progresser l’égalité des enfants.

Lecture complémentaire : Unless We Act Now, p. 40-41

Rouage : exercice interactif

Source : UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

28
Bonne réponse : 1) Sécheresse, 2) Inondations, 3) Pollution, 4) Dengue

29
Pour plus d’informations sur les effets des changements climatiques sur les enfants,
veuillez consulter la publication de l’UNICEF « Unless We Act Now ».

Cliquez sur la couverture pour avoir accès à la publication (disponible en anglais).


[http://www.unicef.org/publications/files/Unless_we_act_now_The_impact_of_climate
_change_on_children.pdf]

30
La partie 2 présente la manière dont la résilience des enfants face aux changements
climatiques peut être renforcée grâce à des interventions d’adaptation et de réduction
des risques de catastrophe. La résilience correspond à la capacité d’une personne,
d’une communauté, d’une société ou d’un système exposé à une menace de résister à
cette dernière, de s’adapter et de se remettre de ses effets de manière opportune et
efficace.

Source : UNICEF, Actions for Children and Youth Resilience - Guide for Governments,
2013.

Image : GWP et UNICEF, WASH Climate Resilient Development, 2014, couverture.

31
Avec des millions d’enfants exposés à des risques accrus de maladies infectieuses, de
malnutrition, de pénurie d’eau et de catastrophes, ainsi qu’avec l’effondrement des
infrastructures et des services publics, la lutte contre la menace des changements
climatiques exige un investissement dans l’adaptation centrée sur les enfants.
L’adaptation renvoie au processus d’ajustement au climat et à ses effets actuels et
attendus. Elle englobe toute action spontanée ou prévue pour gérer les conséquences
des changements climatiques ou réduire la vulnérabilité face à ces derniers. En tant
que telle, l’adaptation représente un ensemble d’activités, allant de l’introduction de
moyens de subsistance alternatifs, qui ne reposent pas sur des ressources naturelles, à
la modification des pratiques agricoles, qui conviennent mieux à un climat plus sec.
L’adaptation centrée sur les enfants porte principalement sur les besoins et les
vulnérabilités des enfants.

Informations supplémentaires : Pour une introduction générale sur l’adaptation aux


changements climatiques, veuillez consultez le module d’introduction de l’UN CC:Learn
sur l’adaptation : https://unccelearn.org/mod/scorm/view.php?id=142

Sources :
- UNICEF, The Challenges of Climate Change: Children on the Frontline, 2014.
- GIEC, Changements climatiques 2014 : Incidences, adaptation et vulnérabilité,
2014.
- UNICEF and Plan, The Benefits of a Child-centred Approach to Climate Change
Adaptation, 2011.
- Children in a Changing Climate, Child-centred Adaptation: Realising Children’s
Rights in a Changing Climate, 2016.

32
Il existe deux types d’adaptation centrée sur les enfants : l’adaptation pour les enfants,
pour laquelle les compétences des personnes qui s’occupent des enfants sont
renforcées pour se concentrer sur les besoins et les capacités de ces derniers; et
l’adaptation avec les enfants, où les enfants jouent un rôle central dans les processus de
prise de décision, de planification et de mise en œuvre de l’adaptation à tous les
niveaux.

Dans une approche d’adaptation centrée sur les enfants, on reconnaît que les enfants
sont bien plus que des victimes passives des changements climatiques : ils sont
également des agents puissants pour le changement. En outre, compte tenu du fait que
les besoins et les capacités des enfants varient en fonction de l’âge, du sexe, de la
zone géographique et du statut socioéconomique, l’adaptation centrée sur les enfants
garantit que tous les enfants peuvent participer de manière significative au processus
d’adaptation, sans laisser personne de côté.

Sources :
- Children in a Changing Climate, Child-centred Adaptation: Realising Children’s
Rights in a Changing Climate, 2016.
- UNICEF, The Challenges of Climate Change: Children on the Front Line, 2014.
- UNICEF and Plan, The Benefits of a Child-centred Approach to Climate Change
Adaptation, 2011.
Image : Photo de l’ONU/JC McIlwaine

33
La réduction des risques de catastrophe (RRC) constitue une approche systématique
pour définir, évaluer et réduire les pertes potentielles dont pourrait souffrir telle ou
telle communauté ou société à cause d’un aléa naturel. Elle revêt donc de l’importance
pour la protection des droits des enfants, comme le droit à la vie, le droit à la
protection contre la violence, les abus et la négligence et le droit de posséder des
connaissances sur leur propre culture et leur origine. Pour en savoir plus, veuillez
regarder la vidéo.

Cliquez pour regarder la vidéo.

[Reproduction autorisée par l’UNICEF :


https://www.youtube.com/watch?v=rw0ylD4qq_c]

Cliquez sur la photo d’Amir pour en savoir plus sur la manière dont les enfants
participent à la protection de leur communauté contre les risques de catastrophe à
Dacca.
Amir, 14 ans, est membre de l’Organisation des enfants et des volontaires du
bidonville de Pora à Jatrabari, situé dans le sud de Dacca, au Bangladesh. Sa
communauté est particulièrement exposée aux risques d’engorgement des sols,
d’inondations et d’incendies. Après avoir reçu une formation sur les premiers secours et
la sécurité incendie, Amir a travaillé sur la réduction des risques de catastrophe et a
participé au sauvetage d’une personne handicapée pendant un incendie. En plus, il a
contribué à sensibiliser ses amis, sa famille et ses voisins au thème de la réduction des

34
risques de catastrophe, grâce à des pièces de théâtre, à des réunions et à la
distribution d’affiches et de prospectus, ce qui a abouti à des changements concrets de
comportement.

Lecture complémentaire : Children’s Action for Disaster Risk Reduction, p. 44-46.

Informations supplémentaires : Pour en savoir plus sur la réduction des risques de


catastrophe, veuillez consulter la publication de l’UNICEF sur la réduction des risques
de catastrophe centrée sur les enfants (disponible en anglais) :
http://www.childreninachangingclimate.org/uploads/6/3/1/1/63116409/child-
centered_drr-_contributing_to_resilient_development.pdf

Sources :
- UNICEF, UNICEF and Disaster Risk Reduction, 2011.
- UNICEF, Actions for Children and Youth Resilience: Guide for Governments, 2013.
- Children in a Changing Climate, Children and Disaster Risk Reduction: Taking Stock
and Moving Forward, 2009.
- UNISDR and Plan, Children’s Action for Disaster Risk Reduction, 2012.
Image 1 : Photo de l’ONU/Marco Dormino
Image 2 : UNISDR and Plan, Children’s Action for Disaster Risk Reduction, 2012, p. 46

34
Étant donné l’interrelation entre les changements climatiques et la pauvreté, il faudrait
que les mesures visant à améliorer le bien-être des enfants prennent en compte les
conséquences des changements climatiques. Avec l’intégration de l’adaptation dans les
processus de développement, les gouvernements peuvent inclure, à tous les niveaux, la
réduction des risques et le renforcement de la résilience dans les programmes de
développement relatifs à tous les secteurs.

Lecture complémentaire : Child-centred Adaptation: Realising Children’s Rights in a


Changing Climate, p. 8-9

Informations supplémentaires : Pour plus d’informations, veuillez consulter les


modules d’introduction de l’UN CC:Learn sur l’adaptation
(http://unccelearn.org/mod/scorm/view.php?id=142) et sur la planification en
matière de changements climatiques
(http://unccelearn.org/mod/scorm/view.php?id=157)

Sources :
- Children in a Changing Climate, Child-centred Adaptation: Realising Children’s
Rights in a Changing Climate, 2016.
- UNICEF, The Challenges of Climate Change: Children on the Front Line, 2014.
- UNICEF and Plan, The Benefits of a Child-centred Approach to Climate Change
Adaptation, 2011.

35
Les approches pour l’adaptation centrée sur les enfants doivent également être prises
en compte dans les processus de planification des changements climatiques à l’échelle
locale, sectorielle et nationale. À cette fin, les politiques, les lignes directrices et les
stratégies d’adaptation déjà existantes pourraient être revues afin de garantir la
visibilité des enfants, le respect de leurs droits et le traitement des causes premières
de la vulnérabilité des filles et des garçons.

Les plans développés récemment, comme les nouvelles stratégies en matière de


changements climatiques et les plans nationaux d’adaptation (PNA), pourraient inclure
les approches centrées sur les enfants et garantir que les droits des enfants soient
intégrés à la mise en œuvre des politiques. Donner la priorité à des mesures à l’échelle
locale pourrait être particulièrement pertinent, puisque c’est à ce niveau-là que les
besoins d’adaptation sont les plus grands et que les personnes vulnérables sont les plus
touchées.

Cliquez sur les couvertures pour en savoir plus sur ces publications :

Plans nationaux d’adaptation – Les directives techniques pour le processus des plans
nationaux d’adaptation comprennent des directives pour la formulation de PNA en
quatre étapes. Elles visent à aider les pays à développer des programmes
d’adaptation clairement définis. Elles comprennent des informations sur la manière
d’intégrer la perspective homme-femme dans le processus de PNA.
https://unfccc.int/files/adaptation/cancun_adaptation_framework/national_adaptati

36
on_plans/application/pdf/naptechguidelines_french_lowres.pdf

Développement résilient face au climat WASH – Le cadre stratégique pour le


développement résilient face au climat WASH donne aux praticiens des secteurs de
l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (WASH) des directives sur les principaux
éléments à prendre en compte dans la planification et l’application des mesures visant
à renforcer la résilience des services WASH face au climat. Les principes mis en avant
dans le cadre visent à compléter et à renforcer les processus de planification
actuellement mis en œuvre à l’échelle nationale et sectorielle, en mettant notamment
l’accent sur les femmes et les enfants.
https://www.unicef.org/wash/files/Strategic_Framework_WEB.PDF (disponible en
anglais)

Informations supplémentaires : Pour plus d’informations, veuillez consulter les


modules d’introduction de l’UN CC:Learn sur l’adaptation
(http://unccelearn.org/mod/scorm/view.php?id=142) et sur la planification en
matière de changements climatiques
(http://unccelearn.org/mod/scorm/view.php?id=157).

Sources :
- Children in a Changing Climate, Child-centred Adaptation: Realising Children’s
Rights in a Changing Climate, 2016.
- UNICEF, The Challenges of Climate Change: Children on the Front Line, 2014.
- UNICEF et Plan, The Benefits of a Child-centred Approach to Climate Change
Adaptation, 2011.
- CCNUCC, Plans nationaux d’adaptation. Directives techniques pour le processus des
plans nationaux d’adaptation, 2012.
- GWP et UNICEF, WASH Climate Resilient Development, 2014.
- UNICEF, Children’s Vulnerability to Climate Change and Disaster Impacts in East
Asia and the Pacific, 2011.

36
Les changements climatiques sont une véritable menace au Zimbabwe. Pour y faire
face, le gouvernement du Zimbabwe a préparé, en 2013, une stratégie nationale sur
les changements climatiques. Les enfants et les jeunes ont été invités à participer au
processus de consultations pour l’élaboration de cette stratégie. Au cours de multiples
ateliers, les jeunes et les parlementaires juniors ont soulevé des questions qui les
concernaient et qui, d’après eux, devraient être prises en compte dans les politiques et
la planification en matière de changements climatiques. Ces résultats ont été croisés
avec ceux d’une étude menée par l’UNICEF et l’Institut des sciences environnementales
(IES) sur les enfants et les changements climatiques, avant d’être intégrés dans la
stratégie nationale sur les changements climatiques, au sein d’une partie indépendante
consacrée aux enfants et aux jeunes, ainsi que dans d’autres sections concernées.

Informations supplémentaires : Pour plus d’informations, veuillez consulter l’étude


dans son intégralité (disponible en anglais) :
http://www.unicef.org/zimbabwe/Children_and_Climate_Change_in_Zimbabwe_Rep
ort_2014.pdf

Source : UNICEF et IES, Children and Climate Change in Zimbabwe, 2013.

37
La mise en œuvre d’une approche de l’adaptation centrée sur les enfants peut
apporter de nombreux bénéfices aux enfants. Beaucoup de mesures sont déjà bien
connues et certaines font partie des mesures les moins coûteuses disponibles.

Les investissements dans les principaux domaines prioritaires pour les enfants sont
particulièrement importants pour renforcer leur résilience face aux changements
climatiques, en traitant les risques soulevés dans la partie 1.

Les domaines prioritaires comprennent :

• La santé, notamment le VIH et le SIDA,


• L’eau, l’assainissement et l’hygiène (WASH),
• L’éducation,
• L’alimentation,
• La protection des enfants,
• L’intégration sociale.

L’action humanitaire, l’égalité des sexes et les droits de l’homme se retrouvent dans tous
ces domaines.

Explorez la page en cliquant sur les cercles. Lorsque vous aurez fini votre exploration,
avancez dans le module en utilisant la flèche de droite.

Pour en savoir plus, cliquez sur les icônes correspondantes.

38
Les prochaines diapositives présentent des exemples d’interventions centrées sur les
enfants, qui peuvent leur être bénéfiques dans les différents domaines prioritaires. Des
mesures prises dans un domaine entraînent aussi souvent des bénéfices dans d’autres
domaines.

Sources :
- Children in a Changing Climate, Child Voices: Children of Nepal Speak Out on
Climate Change Adaptation, 2008.
- UNICEF, The UNICEF Strategic Plan, 2014-2017, 2013.
- UNICEF and Plan, The Benefits of a Child-centred Approach to Climate Change
Adaptation, 2011.
Image : Photo de l’ONU/JC McIlwain

38
Dans le secteur de la santé, les interventions d’adaptation centrée sur les enfants
contribuent à renforcer la résilience des filles et des garçons face aux changements
climatiques, en traitant les risques sanitaires auxquels eux-mêmes et les personnes qui
s’occupent d’eux sont exposés. Il est particulièrement important de promouvoir un
meilleur accès à des soins de santé, notamment pour la survie et le bien-être des
enfants qui vivent avec le VIH ou le SIDA, plus exposés aux risques d’infection, et des
enfants handicapés. De telles mesures renforcent le droit des enfants à la santé, qui
demeure encore limité pour de nombreuses personnes pauvres dans le monde.

Cliquez sur la photo de Lowot Emmanuel pour en savoir plus sur la manière dont
les enfants en Ouganda ont amélioré leur état de santé grâce au soutien de
l’UNICEF.

Lowot Emmanuel, 10 ans, vit dans le village UmUm, au Kanawat, en Ouganda. Au


Kanawat, moins d’un tiers des habitants ont accès à de l’eau salubre. Cette situation
s’explique par des catastrophes liées au climat, comme la sécheresse et les
inondations. La combinaison de ces deux éléments constitue un terrain dangereux,
propice aux épidémies. L’UNICEF a travaillé en partenariat avec le gouvernement et
des partenaires du secteur privé afin de protéger la vie des enfants dans cette
communauté, en fournissant de l’eau salubre grâce à l’introduction de systèmes de
pompage à l’énergie solaire, résilients face aux chocs et aux stress climatiques, et qui
ne contribuent pas aux changements climatiques. En conséquence, 3 480 enfants ont
bénéficié d’un accès sans interruption à de l’eau salubre dans cinq villages, notamment
dans les écoles et le centre de santé local. Une baisse importante des maladies

39
d’origine hydrique, comme la diarrhée, a été observée.

Lecture complémentaire : Children and the Changing Climate: Taking Action to Save
Lives, p. 22-24.

Informations supplémentaires : Pour en savoir plus sur les processus et les instruments
de renforcement de la résilience des systèmes de santé face aux changements
climatiques, veuillez consulter le module d’introduction de l’UN CC:Learn sur la santé et
les changements climatiques : https://unccelearn.org/course/view.php?id=29

Sources :
- UNICEF et Plan, The Benefits of a Child-centred Approach to Climate Change
Adaptation, 2011.
- UNICEF, Children and the Changing Climate: Taking Action to Save Lives, 2015.
- UNICEF, Unless We Act Now, 2015.
- Site Web de l’OMS
Image 1 : UNICEF, Unless We Act Now, 2015, p. 47
Image 2 : UNICEF, Children and the Changing Climate: Taking Action to Save Lives,
2015, p. 24

39
Parvenir à l’accès pour tous à des ressources durables en eau salubre et à
l’assainissement relève des droits de l’homme, et est essentiel pour la survie et le bien-
être des enfants. Toutefois, étant donné que le cycle mondial de l’eau est directement
touché par les changements climatiques, les solutions d’accès pour les personnes à l’eau
salubre, à l’assainissement et à l’hygiène (WASH) peuvent être significativement
perturbées par des phénomènes extrêmes, comme les inondations ou les sécheresses,
ainsi que par la pénurie croissante en eau. La diapositive présente quatre innovations
/ bonnes pratiques en matière de renforcement de la résilience face au climat,
lesquelles peuvent être très bénéfiques pour les enfants et leurs familles, car elles
permettent d’augmenter la quantité et la qualité de l’eau, ainsi que de promouvoir un
meilleur assainissement.

Informations supplémentaires : Pour en savoir plus sur la manière de rendre le


secteur WASH plus résilient face aux changements climatiques, veuillez consulter le
Cadre stratégique sur le développement résilient face au climat des services WASH,
cadre élaboré par l’UNICEF et le Partenariat mondial de l’eau (GWP). Vous pouvez
également consulter les publications de l’UNICEF sur l’eau, l’hygiène et l’assainissement
(https://www.unicef.org/wash/files/Strategic_Framework_WEB.PDF) (disponible en
anglais) , ainsi que les publications sur eau, assainissement et hygiène
(https://www.unicef.org/wash/3942_documents.html) (disponible en anglais).

Sources :
- GWP et UNICEF, WASH Climate Resilient Development, 2014.
- Site Web de l’UNICEF : https://www.unicef.org/french/wash/

40
En conséquence de ce programme, 5 000 personnes déplacées dans le pays, dont
2 000 étaient des enfants, ont bénéficié d’un accès à de l’eau salubre. De plus, 50
jeunes hommes et jeunes femmes, certains d’entre eux étant d’anciens enfants soldats,
ont été formés au forage manuel, ce qui a ainsi créé de nouveaux emplois dans leurs
communautés. Dix points d’eau ont été bâtis, et trente autres sont en cours de
construction. Le stress hydrique exercé sur les réserves d’eau souterraine dans cette
région a également diminué.

Cette initiative est un exemple d’aide humanitaire sensible au climat. L’aide


humanitaire apportée sous un angle sensible au climat est un élément important pour
réduire la vulnérabilité des enfants face aux effets des changements climatiques.

Lecture complémentaire : Children and the Changing Climate: Taking Action to Save
Lives, p. 5-10.

Source : UNICEF, Children and the Changing Climate: Taking Action to Save Lives,
2015

Image : UNICEF/UNI47089/Pirozzi

41
L’éducation est un droit qui permet d’exercer et de profiter pleinement d’autres droits.
Elle protège le bien-être, elle favorise les chances d’apprentissage et elle participe au
développement social, affectif, cognitif et physique des enfants et des jeunes. Ainsi, le
secteur de l’éducation peut jouer un rôle important dans des situations de risques de
catastrophe ou de changements climatiques. En termes d’apprentissage, l’éducation
occupe une place centrale dans le développement du savoir et des capacités pour
gérer les risques et s’adapter aux changements. Plus d’informations relatives à
l’éducation sur les changements climatiques sont disponibles dans la partie 4.

Le droit à l’éducation inclut la sécurité physique. Il est essentiel que les infrastructures
scolaires puissent résister aux changements climatiques, réduisant ainsi les risques et les
coûts associés aux dégâts provoqués par l’eau et favorisant l’adaptation. Ainsi, les
écoles sont des lieux sûrs où les enfants peuvent apprendre et jouer.

Cliquez sur la photo de Vola pour en savoir plus sur la manière dont les enfants
ont accès à des écoles résistantes aux cyclones à Madagascar grâce au soutien de
l’UNICEF.

Vola, 10 ans, habite dans le village de Mahatera, à Madagascar. Mahatera est


vulnérable aux cyclones répétitifs et destructeurs. Chaque année, des écoles de la
région, construites avec des matériaux locaux, sont complètement ou partiellement
détruites et doivent être rebâties. À Madagascar, on estime que 1 200 classes sont
endommagées ou détruites chaque année à cause d’une météo extrême. Depuis 2008,
l’UNICEF construit des écoles résistantes aux cyclones en utilisant des parpaings ou des
briques pressées, renforcés par des structures métalliques. Les nouvelles écoles

42
disposent également d’un accès à des systèmes d’eau résilients au climat et aux
catastrophes, ainsi que des toilettes séparées pour les filles et les garçons, ce qui est
essentiel pour prévenir les maladies en situations d’urgence et pour garantir un
environnement sain et protecteur pour l’apprentissage. En même temps, des
enseignants et des étudiants sont formés dans plus de 13 000 écoles à la préparation
et à la réduction des risques de catastrophe.

Lecture complémentaire : Children and the Changing Climate: Taking Action to Save
Lives, p. 15-17.

Informations supplémentaires : Pour en savoir plus sur le processus d’intégration de


l’adaptation aux changements climatiques et de la réduction des risques de
catastrophe dans les politiques, les plans et les programmes d’éducation, veuillez
consulter le manuel de référence l’UNICEF sur l’adaptation aux changements
climatiques et la réduction des risques de catastrophe dans le secteur de l’éducation :
https://www.unicef.org/education/files/FR_UNICEF-Climate_full_report_(1).pdf. Pour
en savoir plus sur la réduction des risques de catastrophe, veuillez consulter le rapport
complet sur la sécurité à l’école (disponible en anglais) :
http://www.preventionweb.net/files/31059_31059comprehensiveschoolsafetyframe.
pdf .

Sources :
- UNICEF et Plan, The Benefits of a Child-centred Approach to Climate Change
Adaptation, 2011.
- UNICEF, Children and the Changing Climate: Taking Action to Save Lives, 2015.
- UNICEF, Actions for Children and Youth Resilience Guide for Governments, 2013.
- UNIECF, Adaptation aux changements climatiques et réduction des risques de
catastrophe dans le secteur de l’éducation, 2012.
Image 1 : Photo de l’ONU/UNICEF/Marco Dormino
Image 2 : UNICEF, Children and the Changing Climate: Taking Action to Save Lives,
2015, p. 17

42
Étant attendu que les changements climatiques auront des conséquences importantes
sur le secteur agricole et l’accès à l’eau, tout en entraînant une perte de moyens de
subsistance, l’accès à une alimentation adéquate devrait être plus difficile à cause de
l’intensité et de la fréquence accrues des phénomènes extrêmes. Les enfants sont
particulièrement vulnérables à l’insécurité alimentaire liée au climat : des millions
d’enfants dans le monde ont du mal à consommer suffisamment de nutriments dans leur
alimentation quotidienne. Les interventions d’adaptation centrée sur les enfants
essaient de réduire la malnutrition des enfants et des personnes qui s’occupent d’eux,
ainsi que d’améliorer les moyens d’existence des familles. Elles contribuent à faire
respecter le droit des enfants à une alimentation adéquate.

Sources :

- Children in a Changing Climate, Child-centred Adaptation: Realising Children’s


Rights in a Changing Climate, 2016.
- UNICEF and Plan, The Benefits of a Child-centred Approach to Climate Change
Adaptation, 2011.

Image : Photo de l’ONU/Albert González Farran

43
Les principales activités actuellement mises en œuvre comprennent :

• Le terrassement de pentes montagneuses afin d’accroître la quantité de terrains


disponibles pour la production agricole,
• La construction de serres pour planter des arbres et prolonger la durée de la saison
de croissance,
• L’utilisation accrue du compost et de la conservation des semences afin d’assurer la
viabilité des vergers de pommiers nouvellement créés, plus adaptés aux
changements météorologiques,
• La construction de celliers pour conserver sans risque les pommes avant qu’elles ne
soient transportées vers les marchés,
• L’amélioration des routes afin d’accroître la fiabilité de l’accès aux marchés.

Source : Child-centred Adaptation: Realising Children’s Rights in a Changing Climate,


2016.

Image : Photo de l’ONU/John Isaac

44
Le concept de protection implique la défense des droits de l’homme et la protection de
la vie, de la dignité et de l’intégrité face aux effets de la violence, de la coercition et
de la privation de liberté en situation de crise ou d’événements entraînant des dégâts.
Les interventions d’adaptation qui mettent en avant la protection de l’enfant face aux
changements climatiques s’occupent de la sécurité à la fois physique et psychologique
des enfants, en prenant en compte les différents risques existant pour les filles et les
garçons. Elles visent à limiter l’exposition des enfants à l’exploitation, aux abus et au
trafic, ainsi qu’à les aider à surmonter les traumatismes.

Cliquez sur la photo de Mariama pour en savoir plus sur la protection des filles en
Guinée-Bissau lorsqu’elles vont chercher de l’eau et qu’elles ont le temps de
fréquenter l’école grâce au soutien de l’UNICEF.

Mariama, 10 ans, habite dans un village de Guinée-Bissau. Comme d’autres filles, elle
avait l’habitude de parcourir de longues distances à pied pour aller chercher de l’eau.
Sous la menace des changements climatiques, la distance aurait pu augmenter en
raison de la raréfaction de l’eau. Dans une telle situation, les jeunes filles et les femmes
sont exposées à des risques d’agressions sexuelles. Avec le soutien de l’UNICEF, il est
maintenant beaucoup plus facile d’aller chercher de l’eau, et les filles comme Mariama
ont plus de temps à consacrer à l’école. Reproduction autorisé par l’UNICEF :
https://www.youtube.com/watch?v=7bFKwwhsefI.

45
Sources :
- UNICEF, Actions for Children and Youth Resilience: Guide for Governments, 2013.
- UNICEF et Plan, The Benefits of a Child-centred Approach to Climate Change
Adaptation, 2011.
Image 1 : UNICEF/Giacomo Pirozzi
Image 2 : vidéo de l’UNICEF

45
Dans le monde entier, l’exclusion sociale fait obstacle au bien-être des enfants. Comme
les adultes, tous les enfants ont le droit à un niveau de vie décent, à l’accès à des
services sociaux et à une vie sans stigmatisation ni préjugés. Pour promouvoir
l’intégration sociale, les interventions d’adaptation centrées sur les enfants se
concentrent notamment sur la pauvreté et la discrimination, lesquelles sont exacerbées
par les changements climatiques.

Sources :
- UNICEF, Social inclusion of children: The Case for Support, 2015.
- UNICEF, Linking Social Protection with Disaster Risk Management (DRM) & Climate
Change Adaptation (CCA), 2014.
- Site web de l’UNICEF : http://www.unicef.org/socialpolicy/index_53294.html

Image : Photo de l’ONU/Martine Perret

46
À cause de la baisse des précipitations, le rendement des cultures est devenu très
faible au Niger. Les mères d’enfants âgés de 6 à 23 mois recevaient déjà, de la part
de l’UNICEF, des rations d’aliments enrichis, mais cela n’était pas suffisant. Les foyers
les plus exposés à l’insécurité alimentaire ont reçu davantage d’aide grâce à un
programme de transferts d’argent liquide. Pour en savoir plus, regardez la vidéo.

Cliquez pour regarder la vidéo.


[Reproduction autorisée par l’UNICEF :
https://www.youtube.com/watch?v=EqfhGG20zhk]

Rouage : activité interactive

Source : Site Web de l’UNICEF :


https://www.unicef.org/french/nutrition/niger_61471.html

47
Pour chaque intervention d’adaptation proposée, placez le drapeau sur le pays
correspondant.

Les réponses correctes sont les suivantes :


• Infrastructures scolaires résistantes aux changements climatiques → Madagascar
• Programme de forage manuel sensible au climat → République centrafricaine
• Terrassement de pentes montagneuses afin d’accroître la quantité de terrains
disponibles pour la production agricole → Népal

48
La partie 3 présente la manière dont les mesures liées à l’atténuation des changements
climatiques peuvent avoir une incidence sur les enfants, en mettant l’accent sur les
bénéfices de ces mesures, encore appelés « bénéfices secondaires ». Elle met en
lumière les bénéfices pour les enfants à partir de mesures conçues afin de réduire les
émissions de gaz à effet de serre (GES) dans certains secteurs. Elle souligne ensuite les
bénéfices (et les risques) associés à des mesures visant à augmenter les puits de GES,
en particulier au travers d’activités REDD+.

Image : UNICEF/Burundi13/Guerra

49
Depuis la révolution industrielle, la concentration de plus en plus forte de gaz à effet
de serre (GES) dans l’atmosphère constitue la principale cause du réchauffement
planétaire. En effet, depuis 1880, la température moyenne mondiale a augmenté
d’environ 0,85ºC. Même les variations relativement faibles de température, et leurs
conséquences sur le système climatique, peuvent avoir des effets importants sur les
écosystèmes, l’agriculture, les ressources en eau, les maladies et la santé. Tel
qu’indiqué dans les scénarios climatiques présentés dans la partie 1, un très grand
nombre d’enfants vivront dans des zones où les températures changeront. Sans mesures
ambitieuses pour freiner les émissions, davantage d’enfants seront touchés. Les
décisions politiques prises aujourd’hui auront donc une incidence importante sur le
nombre d’enfants exposés à des risques dans le futur.

Source : UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

50
Les pays se sont engagés, au titre de la Convention-cadre des Nations-Unies sur les
changements climatiques (CCNUCC), à agir pour réduire l’étendue des changements
climatiques. C’est ce que l’on appelle l’atténuation. Le graphique présente les secteurs
qui émettent le plus de GES, et pour lesquels le potentiel de l’atténuation est le plus
grand. La plupart des émissions sont liées à l’énergie. Même si les mesures
d’atténuation ne prennent généralement pas en compte les enfants, de nombreux
exemples montrent qu’elles peuvent avoir des effets directs ou indirects sur la vie des
enfants.

Informations supplémentaires : Pour plus d’informations sur l’évolution de ce concept,


ainsi que sur les engagements pris par les pays pour atténuer les changements
climatiques, veuillez consulter le module d’introduction de l’UN CC:Learn sur le cadre
juridique et politique international pour faire face aux changements climatiques :
http://unccelearn.org/mod/scorm/view.php?id=137. Pour approfondir le sujet,
veuillez consulter le module d’introduction de l’UN CC:Learn sur l’atténuation des
changements climatiques : https://unccelearn.org/mod/scorm/view.php?id=147.

Sources :
- GIEC, Cinquième rapport d’évaluation, 2014.
- Site web du GIEC :
https://www.ipcc.ch/publications_and_data/ar4/wg3/en/annex1-ensglossary-e-
i.html

51
Image : Photo de l’ONU/ Kibae Park

51
L’accès à l’énergie est étroitement lié au développement humain et économique, et joue
un rôle important dans la réduction de la pauvreté. Si on ne répond pas aux besoins
en énergie, la production est limitée et cela entrave la satisfaction des besoins humains
de base, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation. Même dans les
endroits où les services énergétiques sont disponibles, l’énergie est souvent produite à
partir de sources non durables, et avec des technologies inefficientes. Cette situation
conduit au gaspillage et à la pollution, ce qui aggrave les problèmes liés aux
changements climatiques. Il est donc important de suivre des stratégies de
développement à faibles émissions, qui répondent aux besoins en énergie durable des
personnes pauvres, y compris des enfants défavorisés.

Source : UNICEF, Why Sustainable Energy Matter to Children, 2015.

Image : Photo de l’ONU/Eskinder Debebe

52
Les investissements pour répondre aux besoins en énergie durable des enfants peuvent
rapporter gros, en particulier dans les principaux secteurs qui participent beaucoup au
développement des enfants, tout en contribuant à réduire les émissions de GES.

Cliquez sur les icônes pour découvrir des exemples de besoins d’enfants dans
certains secteurs qui pourraient être satisfaits grâce à la promotion de l’énergie
durable :

Icône du four électrique : L’énergie domestique : énergie pour la cuisine et le chauffage


– Dans les pays en développement, l’énergie utilisée pour la cuisine et le chauffage
des ménages représente souvent la plus grosse part de la consommation énergétique
nationale. Par exemple, les sources d’énergie utilisées sont la biomasse, comme le bois
et le fumier, ou le charbon. Elles posent différents problèmes pour les enfants : elles
contribuent à une très faible qualité de l’air intérieur et ont des effets néfastes sur
l’environnement, comme la déforestation et les émissions de GES. La promotion de
systèmes de cuisson plus économes constitue un exemple de solution en énergie durable
qui est bénéfique pour les enfants.

Icône de la lampe : L’énergie domestique : l’éclairage – L’énergie est nécessaire pour


l’éclairage des logements. Les ménages situés dans des zones dépourvues de
fourniture en électricité utilisent principalement des sources d’énergie à base de
combustible, comme le kérosène. De tels éclairages traditionnels, en plus d’être coûteux
et peu économes, produisent des émissions de GES et augmentent la pollution de l’air

53
intérieur. En outre, un faible éclairage des logements réduit le temps dont disposent les
enfants pour étudier. Dans ce secteur, la diffusion de lampes solaires constitue un
exemple de solution en énergie durable.

Icône de l’hôpital : L’énergie pour le secteur de la santé – L’énergie joue un rôle


essentiel dans le secteur de la santé, et d’importantes améliorations dépendent d’un
accès fiable à l’énergie. Les hôpitaux et les infrastructures sanitaires où l’électricité est
installée offrent de meilleurs services, notamment la nuit. Cela est particulièrement
important pour les accouchements et le bon fonctionnement des équipements
médicaux. Dans ce secteur, l’utilisation de générateurs solaires constitue un exemple de
solution en énergie durable.

Icône de l’école : L’énergie pour le secteur de l’éducation – L’énergie utilisée pour


l’éclairage et la fourniture de repas cuisinés est essentielle pour favoriser
l’apprentissage des enfants dans les écoles et les établissements de formation
professionnelle, et donc pour créer de futures opportunités professionnelles et
salariales. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) offrent
également de nouveaux supports et possibilités pour les enseignants. L’installation de
panneaux solaires constitue un exemple de solution en énergie durable pour alimenter
les écoles.

Icône du robinet : L’énergie pour le secteur de l’eau – L’eau est nécessaire dans le
processus de production énergétique, et l'énergie est nécessaire pour fournir de l’eau
à la population. Le bien-être des enfants dépend grandement de la disponibilité
d’eau salubre et de la sécurité alimentaire. En outre, les heures passées à aller
chercher de l’eau est du temps perdu pour les filles et les femmes. Les pompes solaires
constituent un exemple de solution en énergie durable, car elles peuvent alimenter le
secteur de l’eau, tout en contribuant à l’atténuation des changements climatiques.

Icône du bus : L’énergie pour les infrastructures et les transports – Les infrastructures
dépendent de l’énergie, et l’éclairage des rues a une forte incidence sur la vie et la
sécurité des enfants. L’énergie est également nécessaire pour les transports. Si elle est
abordable, propre et sûre, alors cela favorise le taux d’inscription à l’école,
notamment dans les zones reculées, et crée de nouvelles possibilités pour les femmes,
qui peuvent circuler de manière plus sûre et facile. La promotion des transports publics
constitue un exemple de solution en énergie durable dans ce secteur.

Lecture complémentaire : Why Sustainable Energy Matter to Children, p. 6-7.

Source : UNICEF, Why Sustainable Energy Matter to Children, 2015.


Image : UNICEF, Why Sustainable Energy Matter to Children, 2015, couverture.

53
Cliquez sur la photo pour en savoir plus sur la manière dont Halwo Farah, ses
enfants et de nombreuses autres femmes et filles réfugiées dans des camps en
Somalie peuvent être protégées grâce au soutien de l’UNICEF.
[Reproduction autorisée par l’UNICEF: https://www.youtube.com/watch?v=FgO2-
x75LnU, informations supplémentaires :
http://www.unicef.org/somalia/reallives_11503.htm]

Source : UNICEF, Why Sustainable Energy Matter to Children, 2015.

Image 1: Photo de l’ONU/Ian Steel


Image 2: vidéo de l’UNICEF

54
La diapositive présente un projet mené par l’UNICEF pour soutenir l’accès durable à
l’énergie, qui participe notamment à la réduction des émissions de GES, à la santé, à
la sécurité et à l’éducation des enfants.

Cliquez sur les cases pour en savoir plus :

Problème :
• L’exposition à la fumée des feux ouverts et des fourneaux à bois entraîne des
pneumonies, des maladies respiratoires chroniques et des cancers des poumons,
provoquant environ 1,6 million de décès par an dans le monde.
• En Afrique, 90% de l’extraction de bois sont utilisés comme combustible.
• Au Zimbabwe, 73,9% des ménages utilisent des combustibles solides pour cuisiner.
• En 2010, plus de 3 000 décès d’enfants âgés de 0 à 4 ans ont été causés par des
infections aiguës des voies respiratoires inférieures.
• La pollution de l’air intérieur causée par les combustibles solides constitue le
principal facteur de risque d’infections aiguës des voies respiratoires inférieures au
Zimbabwe.

Action :
• En 2015 et 2016, l’UNICEF au Zimbabwe a lancé un programme de foyers de
cuisson améliorés.
• Certaines femmes apprennent à fabriquer des foyers de cuisson et transmettent
ensuite ce savoir à d’autres femmes.

55
• Les foyers de cuisson sont plus propres, plus économes, transportables, produisent
moins de fumée et utilisent moins de bois.
• Les ressources pour la fabrication des foyers de cuisson sont gratuites et disponibles
localement, et ont pour effet de réduire la déforestation et les problèmes
respiratoires.
• Les projets encouragent les membres de la communauté à préserver leurs forêts, à
réduire la pollution de l’air et à soutenir l’atténuation des changements climatiques.

Effets :
• Jusqu’à présent, le programme a concerné 3 480 familles (et environ 17 400
personnes en ont bénéficié indirectement).
• Les foyers de cuisson améliorés ont permis de réduire la consommation en
combustible de 39%.
• Des participants non ciblés ont adopté des foyers de cuisson améliorés.
• Les enfants arrivent à l’heure à l’école – il faut moins de temps pour préparer les
repas et faire chauffer l’eau du bain.
• Les mères sont à présent en mesure de préparer des repas pour leurs enfants, tout
en travaillant dans les champs grâce aux fourneaux transportables.
• Les relations familiales en sont améliorées – les familles passent plus de temps
ensemble dans la cuisine, car il y a plus de place et moins de fumée.

Lecture complémentaire : https://blogs.unicef.org/fr/blog/des-foyers-de-cuisson-


ameliores-pour-reduire-les-risques-de-maladie-et-la-deforestation/

Informations supplémentaires : Pour en savoir plus sur les effets de la pollution de


l’air sur les enfants, en Afrique et dans le monde, veuillez consulter l’étude de l’UNICEF
consacrée à ce sujet :
https://www.unicef.org/publications/files/Clear_the_Air_for_Children_Executive_sum
mary_FR.pdf

Sources :
- UNICEF, Programme de foyers de cuisson améliorés : Étude de cas de l’UNICEF au
Zimbabwe
- UNICEF, Assainissons l’air pour les enfants, 2016
Image : UNICEF, Programme de foyers de cuisson améliorés : Étude de cas de l’UNICEF
au Zimbabwe, couverture

55
Vous souvenez-vous de Nandin-Erdene, en Mongolie ? Les mesures d’atténuation qui
pourraient aider la Mongolie à réduire ses émissions de GES peuvent aussi diminuer la
pollution de l’air qui affecte sa santé.

Cliquez sur les encadrés pour découvrir des mesures possibles d’atténuation qui
pourraient améliorer la santé de Nandin-Erdene, notamment avec des activités et
des projets déjà existants.

Utilisation de poêles plus économes : L’utilisation de poêles de chauffage qui


consomment beaucoup est une source importante de GES dans un logement, ainsi
qu’une source importante de pollution de l’air. De 2011 à 2014, le gouvernement de
la Mongolie et l’US Millennium Challenge Corporation ont accordé des subventions à
la consommation pour l’achat de poêles de chauffage à faibles émissions. Avec
l’utilisation de tels poêles, les émissions domestiques à Ulaanbaatar ont chuté de 30%
environ, et la fréquence des maladies dues à la pollution de l’air chez les enfants a
diminué. Pour plus d’informations, veuillez consulter le document suivant (disponible en
anglais) :
https://www.unicef.org/environment/files/Understanding_and_addressing_the_impac
t_of_air_pollution.pdf

Des projets semblables ont été lancés dans d’autres pays, comme au Bangladesh. Plus
d’informations sur le soutien de l’UNICEF au Bangladesh sont disponibles ici (disponible
en anglais) :

56
http://www.unicef.org/environment/files/Bangladesh_Case_Study_2014.pdf

Renforcement des capacités et sensibilisation : La sensibilisation à ce problème, ainsi


que le renforcement des capacités pour lutter contre (que ce soit en apprenant aux
familles à utiliser des poêles plus économes, ou en encourageant les décideurs
politiques à concevoir des mesures efficaces pour réduire les émissions et la pollution
de l’air) sont des actions importantes à mettre en œuvre. L’Agence japonaise de
coopération internationale (JICA) soutient un programme de renforcement des
capacités et de sensibilisation, en visant les parties prenantes concernées par le
contrôle de la pollution de l’air. Plus d’informations sur le projet sont disponibles
ici (disponible en anglais) :
http://www.jica.go.jp/mongolia/english/activities/activity17.html

Élaboration de politiques pour lutter contre les émissions de GES et la pollution de


l’air : Un cadre politique approprié constitue une mesure importante d’atténuation
pour lutter contre le problème de la pollution de l’air qui affecte les enfants. Des lois
et des réglementations pourraient, par exemple, faciliter la transition vers l’utilisation
de combustibles moins polluants pour le chauffage domestique, comme le gaz ou des
combustibles liquides, ou réduire les émissions des centrales électriques. Le Programme
des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a mené une étude pour évaluer le
cadre politique en matière de pollution de l’air de la Mongolie. La table des matières
est disponible ici (disponible en anglais) :
http://www.unep.org/transport/airquality/Mongolia.pdf.

Informations supplémentaires : Pour en savoir plus sur les conséquences de la


pollution de l’air sur la santé des enfants en Mongolie, veuillez consulter l’étude de
l’UNICEF consacrée à ce sujet (disponible en anglais) :
https://www.unicef.org/environment/files/Understanding_and_addressing_the_impac
t_of_air_pollution.pdf

Pour en savoir plus sur la manière dont les activités d’atténuation peuvent entraîner
des bénéfices pour la santé, veuillez consulter le module d’introduction de l’UN
CC:Learn sur la santé et les changements climatiques :
https://unccelearn.org/course/view.php?id=29.

Sources :
- UNICEF, Public Health Institute of Mongolia, Understanding and Addressing the
Impact of Air Pollution on Children’s Health in Mongolia, 2016.
- UNICEF, UNICEF’s Mongolia Engagement on “Air Pollution and Children’s Health”
and Outcome of the International Expert Consultation (Ulaanbaatar 25-26 January
2016), 2016.
- UNICEF, Improving the Lives of Children While Cutting Carbon Emissions - Spotlight
on Bangladesh, 2014.
- PNUE, Air Quality Policies, 2015.
Image : UNICEF en Mongolie/2016/Altangerel

56
Pour essayer de réduire les sources et d’augmenter les puits de gaz à effet de serre,
les pays peuvent mettre en œuvre des politiques et des mesures qui pourraient aussi
avoir des effets mitigés, touchant certaines populations de manière négative.

57
Le programme REDD+ (sur la réduction des émissions liées à la déforestation et à la
dégradation des forêts et sur le rôle de la conservation, de la gestion durable des
forêts et de l'augmentation des stocks de carbone forestier dans les pays en
développement) constitue un ensemble de mesures visant à réduire les émissions liées
aux forêts et à améliorer la gestion des forêts dans un pays. Un mécanisme
international a fait l’objet de négociations dans le cadre de la CCNUCC afin
d’évaluer convenablement ces réductions d’émissions.

Cliquez sur les icônes et le texte pour en savoir plus :

Icône « - » : Lorsqu’ils ne sont pas bien gérés, les projets REDD+ peuvent restreindre
l’accès des communautés, des personnes indigènes et d’autres populations vulnérables,
y compris des enfants, à des services forestiers dont ils dépendent.

Icône « + » : Le programme REDD+ peut être bénéfique pour les enfants, ainsi que
d’autres populations et communautés vulnérables, en mettant en place des dispositifs
financiers pour éviter la dégradation des forêts et en entretenant ainsi les services
fournis par les forêts.

Dispositions de sauvegarde : Les dispositions de sauvegarde sont des éléments à


prendre en compte au moment de l’élaboration de projets REDD+ afin de garantir
l’optimalisation des bénéfices et la réduction des effets négatifs. Par exemple, des
dispositions de sauvegarde qui concernent les enfants, notamment les enfants
indigènes, portent sur le respect du savoir et des droits des personnes indigènes et des
membres des communautés locales, ainsi que sur la garantie de leur pleine et effective

58
participation.

Informations supplémentaires : Plus d’informations sur les dispositions de sauvegarde


figurent dans le module 8 de REDD+ Academy e-Course, disponible sur la plateforme
de l’UN CC:Learn (disponible en anglais) :
http://unccelearn.org/course/view.php?id=16

Source : Site de la CCNUCC


Image : UNICEF/UNI131968/Sokol

58
Bien que le terme « dispositions de sauvegarde » soit principalement associé à
REDD+, et que le sujet ait fait l’objet de longues négociations dans le flux de travail
REDD+ à la CCNUCC, son principe (à savoir prêter une attention spéciale à certains
éléments précis, comme l’intégration des populations vulnérables, y compris les enfants)
peut être intégré dans la conception de toute activité de développement. Les
organismes de Nations Unies ajoutent de plus en plus de dispositions de sauvegarde
dans leurs programmes ou projets, conformément au Cadre des Nations Unies pour la
durabilité environnementale et sociale.

Le Programme de développement à l’horizon 2030, ainsi que les objectifs du


développement durable, mentionnent la nécessité d’aider en premier les plus
défavorisés. Ce programme met l’accent sur les personnes, la problématique homme-
femme et le respect des droits de l’homme. Il prête une attention particulière au fait
d’aider en premier les plus défavorisés. Il vise en particulier les personnes les plus
pauvres, les plus vulnérables et les plus défavorisées.

Source : Nations Unies, Transformer notre monde : le Programme de développement


durable à l’horizon 2030
http://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/development-agenda/

59
Informations supplémentaires : Plus d’informations sur l’enseignement des
changements climatiques sont disponibles dans la partie 4.

Rouage : exercice interactif

Image : UNICEF/ZIMA2011-00011/Pirozzi

60
Les bonnes réponses sont :

Rangée 1 : De meilleurs services de santé, icône de l’hôpital, disponibilité de vaccins


Rangée 2 : Icône de l’école, de meilleures opportunités professionnelles, connaissances
informatiques
Rangée 3 : Icône de la lampe, réduction de la pollution de l’air, plus de temps pour
étudier à la maison

61
La partie 4 se concentre sur l’autonomisation des enfants et des jeunes grâce à
l’éducation. Ce faisant, elle présente des initiatives internationales qui encouragent
l’éducation aux changements climatiques, ainsi que des exemples de bonnes stratégies
et d’activités mises en avant dans différents pays. En conclusion, elle présente des
mesures climatiques proposées par des jeunes dans les domaines de l’adaptation, de
l’atténuation, du partage de connaissances et d’expériences, et de la direction
politique.

Image : Photo de l’ONU/Marco Dormino

62
Les changements climatiques sont de plus en plus reconnus en tant que crise émergente,
nécessitant une réponse radicale et immédiate. Même si les enfants y sont
particulièrement vulnérables, il ne faut pas les considérer comme des victimes passives
et sans défense. Grâce à l’éducation, à des projets et à des mesures, les enfants
peuvent participer à tous les aspects de prise de décision, d’adaptation et
d’atténuation en matière de changements climatiques. En outre, les enfants
d’aujourd’hui seront les dirigeants, les décideurs politiques et les consommateurs de
demain. Ce sont donc de puissants agents du changement.

Sources :
- UNESCO, Not Just hot Air. Putting Climate Change Education into Practice, 2015.
- UN CC:Learn, Guide de ressources pour un apprentissage avancé sur les
changements climatiques, Intégration des changements climatiques dans
l’enseignement primaire et secondaire, 2013.
- UNICEF, Climate Change and Environmental Education: A Companion to the Child
Friendly Schools Manual, 2012.

63
L’éducation aux changements climatiques est un volet de l’éducation au service du
développement durable : elle vise à promouvoir les connaissances, les capacités, les
comportements et les valeurs nécessaires à la définition d’un avenir durable. Son
importance a été reconnue à l’échelle internationale et mentionnée dans des accords
internationaux sur le climat, comme dans l’article 6 de la Convention-Cadre des
Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) et l’article 12 de l’Accord
de Paris.

Informations supplémentaires : Pour en savoir plus sur la gouvernance internationale


en matière de changements climatiques, veuillez consulter le module d’introduction de
l’UN CC:Learn sur le cadre juridique et politique international pour faire face aux
changements climatiques : https://unccelearn.org/mod/scorm/view.php?id=137

Sources :
- UN CC:Learn, Guide de ressources pour un apprentissage avancé sur les
changements climatiques, Intégration des changements climatiques dans
l’enseignement primaire et secondaire, 2013.
- UNICEF, Climate Change and Environmental Education: A Companion to the Child
Friendly Schools Manual, 2012.
- Site Web de l’UNESCO : www.unesco.org
Image : Photo de l’ONU/Hien Macline

64
L’éducation formelle, l’éducation non formelle et l’éducation informelle représentent les
principaux moyens que les sociétés utilisent pour préparer leurs jeunes à l’avenir. Il est
important d’intégrer les changements climatiques dans ces trois types d’éducation.

Cliquez sur les différents types d’éducation pour lire leur définition :

Éducation formelle : connaissances acquises par l’intermédiaire de programmes


organisés et structurés dispensés par les écoles et d’autres prestataires, sanctionnées
par des diplômes.

Éducation non formelle : connaissances acquises par l’intermédiaire de programmes


ou de cours organisés mais généralement non sanctionnées par des diplômes ou des
certificats.

Éducation informelle : connaissances acquises en dehors des programmes et cours


organisés, dans le cadre d’activités quotidiennes liées au travail, à la famille, à la
communauté, aux relations hommes-femmes, aux loisirs, au sport ou aux
divertissements.

Source : UNICEF, Adaptation aux changements climatiques et réduction des risques de


catastrophe dans le secteur de l’éducation, 2012

Image : UNICEF/NYHQ201 5-0302Matas

65
Chaque jour, plus d’un milliard d’enfants vont à l’école. Afin de les éduquer aux
changements climatiques, il est important d’inclure ce thème dans tous les aspects du
système de l’éducation formelle. Certaines stratégies habituelles proposent de revoir
les programmes scolaires pour y ajouter des informations pertinentes relatives à
l’adaptation locale, de préparer les enseignants avec des supports et des approches
pédagogiques adaptées, de transformer les écoles pour les rendre résistantes aux
changements climatiques et pour en faire des modèles de viabilité, avec des services
essentiels comme l’accès à l’eau salubre et à l’hygiène. Suivant le principe du modèle
« école amie des enfants », les écoles doivent fonctionner en tenant compte de l’intérêt
supérieur de l’enfant.

Le Partenariat One UN pour l’apprentissage sur les changements climatiques (UN


CC:Learn) et le Programme de l’UNESCO sur l’éducation au changement climatique en
vue du développement durable sont deux exemples d’initiatives des Nations Unies
visant à encourager les pays à intégrer la problématique des changements climatiques
dans leurs systèmes d’éducation nationaux. Pour cela, ils établissent des lignes
directrices et offrent de l’aide aux gouvernements, tout en soutenant la formation des
professeurs et les activités scolaires. Pour en savoir plus, veuillez visiter les sites
suivants : http://www.uncclearn.org/fr et
http://fr.unesco.org/themes/%C3%A9ducation-au-d%C3%A9veloppement-
durable/ecc.

Lecture complémentaire : Écoles amies des enfants :

66
https://www.unicef.org/french/education/index_focus_schools.html

Informations supplémentaires : Pour un apprentissage avancé sur l’intégration des


changements climatiques dans l’enseignement primaire et secondaire, veuillez consulter
le guide de l’UN CC:Learn consacré à ce sujet (disponible en anglais):
http://www.uncclearn.org/fr/ressources-dapprentissage/guides-de-ressources-un-
cclearn

Sources :
- UNICEF, Éducation au changement climatique et à l’environnement, un complément
au Manuel des écoles amies des enfants, 2012.
- UNICEF, Adaptation aux changements climatiques et réduction des risques de
catastrophe dans le secteur de l’éducation, 2012.
- UN CC:Learn, Guide de ressources pour un apprentissage avancé sur les
changements climatiques, Intégration des changements climatiques dans
l’enseignement primaire et secondaire, 2013.

66
L’éducation non formelle peut compléter les systèmes d’éducation formelle et jouer un
rôle clé dans l’éducation globale des enfants, en particulier des adolescents et des
jeunes non scolarisés. Pour qu’elle soit efficace, il est important d’élaborer des activités
appropriées, de former les éducateurs et de leur fournir le matériel nécessaire. Les
activités qui ont lieu après l’école offrent de nombreuses possibilités aux enfants pour
s’investir sur la question des changements climatiques, avec notamment des camps de
jeunes, des visites sur le terrain et des projets au sein de leurs communautés.
L’éducation non formelle inclut également l’enseignement professionnel et la formation
à des métiers du domaine de l’environnement, ce qui permet à la fois d’améliorer la
sensibilisation des jeunes à l’environnement et leur future employabilité.

La diapositive présente des exemples d’initiatives et de ressources proposées par le


système des Nations Unies pour soutenir les activités d’éducation non formelle aux
changements climatiques. Cliquez sur les images pour en savoir plus et pour accéder à
des ressources.

Cliquez sur les images pour plus d’informations (disponible uniquement en


anglais).

La plus grande leçon du monde vise à augmenter la sensibilisation aux objectifs


mondiaux de développement durable dans toutes les écoles du monde. L’initiative
Comics Uniting Nations propose des bandes dessinées, comme Chakra the Invincible
et la série sur le climat Hippoworks : Simon Says Save, pour encourager l’adaptation

67
des contenus dans le processus d’apprentissage.

Plus d’informations sur La plus grande leçon du monde :


http://worldslargestlesson.globalgoals.org/fr/
Plus d’informations sur Chakra the Invincible :
https://www.unicef.org/agenda2030/files/ChakraUN_ClimateChange_LR_2015120
5.pdf

La série vidéo Hippoworks : Simon Says Save est disponible ici :


https://www.youtube.com/playlist?list=PLc60yDvQRr7gyWp0UGTYo4gG1qexELhli
Pour télécharger la bande dessinée Hippoworks : Simon Says Save, cliquez ici :
http://www.comicsunitingnations.org/comics/

L’Alliance mondiale de la jeunesse et des Nations Unies, avec les insignes pour les
défis relevés en matière de changements climatiques, fournit aux éducateurs et aux
jeunes dirigeants des informations, un programme et des activités pratiques pour
informer les jeunes sur les changements climatiques, et pour leur donner les moyens
d’agir avec de nouvelles idées : http://www.fao.org/3/a-i5216e.pdf. D’autres
ressources de l’Alliance traitent également d’autres sujets liés au climat, comme les
océans, les forêts, la biodiversité, et plus encore ! Jetez-y un coup d’œil !
http://www.fao.org/yunga/resources/fr/

L’initiative du PNUE et de l’UNESCO YouthXchange permet d’améliorer la


compréhension des jeunes sur les questions environnementales. Elle comprend un guide
sur les changements climatiques et les styles de vie, et encourage les activités de
formation locales.

Cliquez sur la photo de Marc pour en savoir plus sur la manière dont lui et de
nombreux jeunes échangent sur le thème des changements climatiques.
[UN CC:Learn video: https://www.youtube.com/watch?v=qTaQ-AIFth4]

Sources:
- UNICEF, Éducation au changement climatique et à l’environnement, un complément
au Manuel des écoles amies des enfants, 2012.
- UNICEF, Adaptation aux changements climatiques et réduction des risques de
catastrophe dans le secteur de l’éducation, 2012.

67
L’éducation informelle aux changements climatiques se reçoit au travers d’activités et
d’expériences quotidiennes, notamment par des interactions avec la famille, les amis,
les collègues et les membres d’une communauté, ainsi qu’à travers les médias et les
campagnes de sensibilisation. Elle comprend l’acquisition de compétences nécessaires
à la vie courante, comme apprendre à nager, qui sont importantes dans le contexte
des changements climatiques.

La diapositive présente des exemples d’initiatives mondiales visant à accroître la


sensibilisation des enfants et des jeunes aux changements climatiques, ainsi qu’à
reconnaître leurs efforts pour innover et trouver des solutions durables, ce qui pourrait
inspirer d’autres jeunes. Cliquez sur les triangles pour en savoir plus.

Cliquez sur les triangles pour plus d’informations :


• Nouvelle campagne de l’ONU visant à encourager les jeunes à poursuivre leur
action pour le climat, avec la participation des personnages du jeu vidéo Angry
Birds.
• La vidéo et les concours d’affiches pour enfants de l’Organisation des Nations Unies
pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) améliorent la compréhension des plus
jeunes sur les liens forts qui existent entre les changements climatiques, l’alimentation
et l’agriculture.
• Vidéo de l’UNICEF : https://www.youtube.com/watch?v=xdVyJ5gS1XQ
• Pôles d’innovation :
- Le concours Green Innovations Hub de l’UNICEF est une plateforme visant à

68
transformer les idées prometteuses des jeunes et des écoliers sur l’énergie
durable et renouvelable en des solutions pratiques. Plus d’informations sont
disponibles ici : http://www.gih.space/criteria/
- Le prix Élan pour le changement de la CCNUCC reconnaît les solutions
innovantes et transformatives pour lutter contre les changements climatiques.
Plus d’informations sont disponibles ici :
http://unfccc.int/secretariat/momentum_for_change/items/6214.php

Sources :
- UNICEF, Adaptation aux changements climatiques et réduction des risques de
catastrophe dans le secteur de l’éducation, 2012.
- Site Web de l’UNESCO : http://www.unevoc.unesco.org/go.php?q=Non-
formal+education&context%20Photo

68
Étant donné que les enfants et les jeunes ne constituent pas un groupe homogène, il est
important de s’assurer que tous leurs droits et besoins spécifiques soient pris en
considération dans l’élaboration et la promotion de l’éducation aux changements
climatiques. Cela revêt encore plus d’importance pour les groupes d’enfants en
situation de vulnérabilité, qui seront extrêmement touchés par les changements
climatiques.

Sources :
- UNICEF, Éducation au changement climatique et à l’environnement, un complément
au Manuel des écoles amies des enfants, 2012.
- UNICEF, Adaptation aux changements climatiques et réduction des risques de
catastrophe dans le secteur de l’éducation, 2012.
- UNICEF, The Right of Children with Disabilities to Education: A Rights-based
Approach to Inclusive Education, 2012.

69
Cliquez sur les épingles pour voir des exemples d’activités visant à promouvoir
l’éducation aux changements climatiques dans le monde.

Éducation formelle
Le gouvernement de la Bulgarie a encouragé toutes les écoles du pays à familiariser
les élèves aux objectifs de développement durable. Par conséquent, plus de
17 000 étudiants, dans plus de 1 000 écoles, ont pris connaissance des principales
questions liées à l’environnement et aux changements climatiques.
La République dominicaine a lancé une stratégie nationale d’apprentissage relative
aux changements climatiques, qui inclut un cadre pour la conception de processus
éducatifs de qualité. Les programmes de formation sur les changements climatiques ont
également été mis en place pour 3 000 enseignants et 200 professeurs d’université.
Le gouvernement du Vanuatu revoit actuellement son système éducatif, ainsi que ses
programmes scolaires, pour y inclure des éléments pluridisciplinaires relatifs aux
changements climatiques et à la réduction des risques de catastrophe. Du matériel
scolaire et des guides pour les enseignants sur l’éducation aux changements
climatiques et aux catastrophes ont également été élaborés.
En Éthiopie, 50 000 écoliers ont participé à la plantation de 50 000 arbres.
L’éducation aux changements climatiques a été introduite dans plus de 500 écoles au
moyen de leçons et de clubs sur l’environnement. En outre, 2 812 enseignants ont reçu
une formation pour encourager les cours sur les sciences de l’environnement, ainsi que
les activités des clubs.

70
Éducation non formelle
Au Guatemala, des lycéens âgés de 14 à 18 ans ont partagé leurs avis et leurs
expériences sur les changements climatiques avec d’autres jeunes au Costa Rica, au
Panama et en République dominicaine par vidéo conférence.
De jeunes chômeurs ont reçu une formation et se sont vu offrir un emploi à temps plein
dans une usine spécialisée dans la fabrication et l’assemblage de vélos en bambou au
Ghana, usine qui sert également de centre de formation.
En Macédoine, des jeunes ont reçu une formation pour agir en faveur de la protection
de la biodiversité et de la réduction des effets négatifs des changements climatiques.
Pour plus d’informations :
http://www.fao.org/yunga/activities/yungacountryprogrammes/macedonia/fr/
Au Costa Rica, 320 enfants et jeunes ont entrepris des activités de développement
durable, activités menées par des ambassadeurs célèbres. L’initiative se concentre sur
la sécurité alimentaire, les changements climatiques et la préservation de la
biodiversité. Pour plus d’informations :
http://www.fao.org/yunga/activities/yungacountryprogrammes/costarica/fr/

Éducation informelle
Pour permettre aux enfants et aux adolescents de survivre et de se mettre à l’abri en
cas d’inondations chroniques dues aux changements climatiques, les jeunes du
Bangladesh sont encouragés à suivre des cours de natation.
Au Brésil, le gouvernement soutient les communautés locales dans le maniement de
pluviomètres afin de surveiller et de récolter des données, ce qui les sensibilise à la
question des changements climatiques.

Sources :
- UNICEF, Adaptation aux changements climatiques et réduction des risques de
catastrophe dans le secteur de l’éducation, 2012.
- UNESCO, Not Just Hot Air: Putting Climate Change Education into Practice, 2015.
- Initiative des Nations Unies pour un cadre commun concernant les enfants, les jeunes
et les changements climatiques, Les jeunes en action contre les changements
climatiques : inspirations du monde entier, 2013.
- Site Web de l’UN CC:Learn : http://www.uncclearn.org/fr
- Site Web Yunga : http://www.fao.org/yunga/home/fr/

70
Source : Children in a Changing Climate, Child-centred Adaptation: Realising
Children’s Rights in a Changing Climate, 2016.

71
Avec le soutien du PNUE, le Conseil municipal de Xai-Xai, au Mozambique, a conçu des
techniques d’adaptation en vue d’aider les citoyens à s’adapter à l’érosion des sols
résultant de précipitations plus abondantes et plus irrégulières. Le projet visait à aider
les communautés à apprendre à s’adapter aux défis posés par les changements
climatiques, ainsi qu’à comprendre les futures retombées potentielles des changements
climatiques.
Les jeunes étaient en première ligne de ce projet. Des groupes de jeunes ont participé
à la construction de barrières qui ont freiné l’érosion des sols et amélioré la fertilité
des terres de la région, favorisant ainsi la production agricole. En outre, grâce à des
compétences en maçonnerie acquises par des jeunes impliqués, une industrie locale de
fabrication de dalles a pu être développée, créant ainsi de nouvelles possibilités
d’emploi.

Lecture complémentaire : Les jeunes en action contre les changements climatiques :


inspirations du monde entier, p. 32

Sources :
- Initiative des Nations Unies pour un cadre commun concernant les enfants, les jeunes
et les changements climatiques, Les jeunes en action contre les changements
climatiques : inspirations du monde entier, 2013.
- PNUE, PNUD, Conseil municipal de Xai-Xai, Introduction of New Adaptation
Techniques to Climate Change Related Top Soil Erosion in Xai-xai City –
Mozambique, 2010.
Image : PNUE, PNUD, Conseil municipal de Xai-Xai, Introduction of New Adaptation
Techniques to Climate Change Related Top Soil Erosion in Xai-xai City – Mozambique,

72
2010.

72
Dans le cadre d’un projet soutenu par le Fonds pour l’environnement mondial et visant
à sensibiliser les jeunes à l’utilisation du biodiésel en tant que carburant alternatif au
diésel, les membres du Club environnemental de l’école secondaire Lester Vaughan, à
la Barbade, ont collecté, chez eux et dans leur communauté, des huiles végétales
usées. Elles ont ensuite été envoyées à un organisme spécialisé dans la production de
biodiésel.

Le projet a permis de collecter 3 943 litres d’huile, lesquels auraient autrement été
vidés d’une manière non respectueuse de l’environnement. Au total, 3 154 litres de
biodiésel ont été produits et utilisés comme carburant pour véhicules à diésel, ce qui a
permis de réduire d’environ 6 000 tonnes les émissions de CO2. En outre, les étudiants
en ont appris davantage sur les changements climatiques et les énergies
renouvelables, et ont pu gagner un revenu non négligeable leur permettant de
développer leurs actions pour le climat.

Lecture complémentaire : Les jeunes en action contre les changements climatiques :


inspirations du monde entier, p. 22-23.

Source : Initiative des Nations Unies pour un cadre commun concernant les enfants, les
jeunes et les changements climatiques, Les jeunes en action contre les changements
climatiques : inspirations du monde entier, 2013.

Image : Initiative des Nations Unies pour un cadre commun concernant les enfants, les
jeunes et les changements climatiques, Les jeunes en action contre les changements

73
climatiques : inspirations du monde entier, 2013, p.23.

73
Les populations amérindiennes de Guyane centrale sont les premiers gardiens des
forêts tropicales du pays, lesquelles sont très importantes pour absorber des émissions
de carbone. Pour assurer la protection continue des forêts, un programme éducatif
d’enfant à enfant, soutenu par l’UNICEF, travaille avec les enfants amérindiens et les
autonomises, en tant que gardiens de la région tropicale. Ainsi, les enfants amérindiens
partagent leurs connaissances et leurs expériences avec des enfants des pays
développés, en les sensibilisant à la foresterie et aux changements climatiques.

Lecture complémentaire : Les jeunes en action contre les changements climatiques :


inspirations du monde entier, p.26.

Source : Initiative des Nations Unies pour un cadre commun concernant les enfants, les
jeunes et les changements climatiques, Les jeunes en action contre les changements
climatiques : inspirations du monde entier, 2013.

Image : Initiative des Nations Unies pour un cadre commun concernant les enfants, les
jeunes et les changements climatiques, Les jeunes en action contre les changements
climatiques : inspirations du monde entier, 2013, p.26.

74
À travers l’initiative « Unite4Climate », l’UNICEF a transmis à des jeunes de Zambie
des connaissances et des compétences pour les aider à maîtriser la question des
changements climatiques. Ce programme de plaidoyer mené par les enfants donne les
moyens à des adolescents âgés de 11 à 17 ans de devenir ambassadeurs du climat.
Ces derniers inspirent ensuite des milliers d’enfants au travers de programmes
éducatifs visant d’autres jeunes de leur âge, des programmes médiatiques, des débats,
des plaidoyers et la mise en œuvre de projets communautaires à faibles coûts sur
l’adaptation ou l’atténuation des changements climatiques. Pour élaborer un plan de
construction d’une école flottante dans des zones où les inondations empêchent chaque
année des enfants d’aller à l’école, pour animer des programmes de radio et accueillir
des pièces de théâtre visant à lutter contre les changements climatiques, plus de
1 000 ambassadeurs mettent en action la formation qu’ils ont reçue et, grâce à leurs
efforts, atteignent plus d’un million de membres des communautés.

Lecture complémentaire : Children and the Changing Climate: Taking Action to Save
Lives, p. 33-35.

Source : UNICEF, Children and the Changing Climate: Taking Action to Save Lives,
2015.

Image : UNICEF on Twitter: "Back home, I'm a Unite4Climate Zambia Ambassador”

75
Davantage d’informations sur les initiatives et les activités pour encourager les enfants
et les jeunes à entrer en action contre les changements climatiques sont disponibles
dans l’Initiative des Nations Unies pour un cadre commun concernant les enfants, les
jeunes et les changements climatiques, qui réunit des organismes des Nations Unies, des
organisations non gouvernementales et des organisations de jeunesse pour défendre
l’autonomisation des jeunes.

Cliquez sur le logo pour en savoir plus.


[https://unfccc.int/cc_inet/cc_inet/youth_portal/items/6519.php?lang=11]

Rouage : exercice interactif

76
Choisissez la bonne réponse (plusieurs réponses possibles).

L’importance de l’éducation aux changements climatiques a été incluse dans des


accords internationaux sur le climat, comme :
a. la CCNUCC,
b. la Convention de Rotterdam,
c. l’Accord de Paris,
d. le Traité de Bâle.
Réponses : a, c

L’éducation aux changements climatiques vise à :


a. augmenter le nombre de manuels scolaires sur des sujets comme la biodiversité, la
pollution et la déforestation,
b. promouvoir l’apprentissage sur les causes et les conséquences des changements
climatiques, ainsi que sur des solutions possibles,
c. développer des compétences sur les changements climatiques dans un
environnement d’apprentissage virtuel,
d. faire progresser le respect des droits des enfants.
Réponses : b, d

Parmi les exemples d’initiatives d’éducation non formelle aux changements


climatiques figurent :
a. Les insignes de la FAO pour les défis relevés en matière de changements

77
climatiques et de sécurité alimentaire, attribués aux éducateurs et aux jeunes
dirigeants,
b. L’intégration des changements climatiques dans les programmes scolaires de
Vanuatu,
c. L’initiative des Nations Unies pour l’éducation, la formation et l’apprentissage sur
les changements climatiques,
d. Le concours de dessins du PNUE sur les changements climatiques.
Réponses : a, d

Le Conseil municipal de Xai-Xai, au Mozambique, a mis en œuvre un projet


visant à renforcer les connaissances sur la manière de s’adapter aux défis posés
par les changements climatiques, ainsi qu’à comprendre leurs potentielles
retombées futures. Cette initiative a pris des mesures pour :
a. Utiliser du biodiésel comme alternative respectueuse de l’environnement, plutôt
que du diésel,
b. Aider les jeunes à devenir des dirigeants en matière de changements climatiques,
c. Assister la jeunesse à s’adapter à l’érosion des sols, conséquence de précipitations
plus abondantes et plus irrégulières,
d. Promouvoir le dialogue sur les changements climatiques entre les jeunes du
Mozambique et d’autres pays.
Réponse : c

77
La partie 5 présente un aperçu des éléments clés du cadre international pour la
protection des droits des enfants dans le contexte des changements climatiques. Elle
souligne également l’importance de l’implication des enfants dans les processus
internationaux de prise de décision qui les concernent, ainsi que la responsabilité des
gouvernements envers les enfants. Un programme d’action pour le climat et les enfants
vient conclure cette partie.

Image : UNICEF, Unless We Act Now, 2015, p. 13.

78
Les droits de l’homme concernent les droits essentiels pour vivre en tant qu’être humain
– des normes minimales sans lesquelles les personnes ne peuvent pas vivre et
s’épanouir dignement. Les droits de l’homme sont inhérents aux personnes, ils sont
inaliénables et universels. La Convention relative aux droits de l’enfant constitue un
instrument fondamental du cadre international des droits de l’homme. C’est le traité
international sur les droits de l’homme qui a été le plus rapidement et largement ratifié
dans l’histoire.

Adoptée en 1986, la Convention relative aux droits de l’enfant traite clairement des
droits humains des enfants. Elle propose une vision de l’enfant comme personne ou
membre d’une famille ou d’une communauté, ayant des droits et des responsabilités
propres à son âge et à son niveau de développement. En reconnaissant ainsi les droits
des enfants, la Convention a fermement attiré l’attention sur l’enfant dans sa globalité.

Les interconnexions entre les changements climatiques et les droits fondamentaux des
enfants élèvent la Convention au rang de cadre et de mécanisme essentiels pour
protéger les droits des enfants dans un contexte de changements climatiques.

Lecture complémentaire : Droits et responsabilités des enfants :


http://www.unicef.org/pakistan/rightsleaflet.pdf

Informations supplémentaires : Pour en savoir plus, veuillez visiter le site Web de


l’UNICEF : https://www.unicef.org/french/crc/index_understanding.html

79
Sources :
- Site Web de l’UNICEF :
https://www.unicef.org/french/crc/index_understanding.html
- Site Web de l’UNICEF Office of Research-Innocent : https://www.unicef-
irc.org/article/928/
Image : UNICEF/NYHQ2004–0604/Pirozzi.

79
L’année 2015 a marqué un tournant historique dans la lutte contre les changements
climatiques. Il y a notamment eu un nouvel accord mondial sur le climat, à savoir
l’Accord de Paris, adopté à l’occasion de la COP21 de la CCNUCC en décembre
2015. Les pays se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à
commencer à s’adapter aux effets des changements climatiques, tout en respectant et
en promouvant les droits de l’homme, dont les droits des enfants. Cet engagement vise
à garantir la justice en matière de climat et l’égalité entre les générations.

En outre, trois autres accords majeurs, étroitement liés à l’Accord de Paris, ont vu le jour
et auront d’importantes retombées sur la vie des enfants. Il s’agit du Cadre de Sendai
pour la réduction des risques de catastrophe, du Programme d'action d'Addis-Abeba
et du Programme de développement durable à l'horizon 2030.

L’implication des enfants dans les processus ayant abouti à ces accords a été plus
importante que jamais auparavant. Il est donc probable que la mise en œuvre de ces
accords satisfasse mieux les enfants. Tous les accords reconnaissent que les enfants ont
le droit de participer à la création du futur qu’ils souhaitent en tant que partenaires
dans les processus d’élaboration et d’application des politiques.
Cliquez sur la photo de Getrude pour écouter la voix des enfants pendant la
Cérémonie de signature de l’Accord de Paris, le 22 avril 2016.
Reproduction autorisée par les Nations Unies :
https://www.youtube.com/watch?v=qKNwR4nLLo8. Pour en savoir plus sur les efforts
de Getrude et d’autres enfants pour cartographier les changements climatiques,

80
veuillez consulter la Carte Digitale sur le Changement Climatique de l’UNICEF :
http://climatesummit.unicef-gis.org/.

Informations supplémentaires : Pour plus d’informations sur la gouvernance en


matière de changements climatiques, veuillez consulter le module d’introduction de
l’UN CC :Learn sur le cadre juridique et politique international pour faire face aux
changements climatiques : https://unccelearn.org/mod/scorm/view.php?id=137

Sources :
- Children in a Changing Climate, Child-centred Adaptation: Realising Children’s
Rights in a Changing Climate, 2016.
- Site Web de l’UNICEF : https://www.unicef.org/media/media_90990.html/
Image 1 : Photo de l’ONU/Mark Garten.
Image 2: vidéo des Nations Unies

80
Les jeunes participent depuis longtemps aux réunions annuelles des Nations Unies sur le
climat, où ils peuvent mettre au défi les gouvernements de créer des politiques plus
fortes afin de réduire les changements climatiques et de lutter contre eux. Dans le
cadre de leur participation, les jeunes collaborent avec les négociateurs et proposent
des mesures créatives visant à accroître la sensibilisation à des questions que les jeunes
jugent très importantes.

Cliquez sur les cercles pour en savoir plus.

YOUNGO : En 2009, pour répondre au nombre croissant d’organisations de jeunes


engagés dans le processus intergouvernemental relatif aux changements climatiques,
le Secrétariat de la CCNUCC a davantage reconnu le statut des organisations non
gouvernementales des jeunes, leur permettant ainsi d’avoir connaissance d’informations
officielles, de participer à des réunions, de demander des temps de paroles et de
recevoir un appui logistique lors des conférences de la CCNUCC. En quelques années
seulement, les ONG représentant les jeunes de la Convention se sont développées et
représentent un réseau dynamique de plus de 2 000 jeunes militants.
COY : Depuis 2005, la Conférence des jeunes est une étape essentielle dans le
calendrier des jeunes délégués. Tenue chaque année lors du week-end précédent le
début de la Conférence de fin d’année des Nations Unies sur les changements
climatiques, elle rassemble des jeunes venus du monde entier pour renforcer les
capacités du mouvement international de la jeunesse pour le climat.

81
Journées des jeunes et des générations futures : Reproduction autorisée par la
CCNUCC : https://www.youtube.com/watch?v=nbKxNUVKBBI. Pour plus
d’informations sur la participation des jeunes aux conférences de la CCNUCC, veuillez
consulter le document suivant :
http://unfccc.int/cooperation_and_support/education_and_outreach/youth/items/89
65.php

Sources :
- Les jeunes en action contre les changements climatiques : inspirations du monde
entier, 2013.
- Site Web de la CCNUCC :
http://unfccc.int/cooperation_and_support/education_and_outreach/youth/items/
8965.php
Image : Photo de l’ONU

81
Les jeunes sont les mieux placés pour identifier les risques auxquels ils sont exposés,
ainsi que leurs besoins et leurs capacités. Il est donc très important de les impliquer
dans la lutte contre les changements climatiques. Toutefois, ils ne peuvent pas agir
seuls. Ils ont besoin que les adultes respectent les engagements pris sur les droits des
enfants. Les gouvernements ont un rôle essentiel à jouer à ce sujet, ainsi que pour
garantir la mise en œuvre concrète des engagements internationaux.

Sources :
- Children in a Changing Climate, Child-centred Adaptation: Realising Children’s
Rights in a Changing Climate, 2016.
- UNICEF, Climate Proof Children: Putting the Child First in Climate Finance, 2011.
- Site Web de l’UNICEF : http://www.unicef.org/environment/index_60511.html
- UNICEF, A Brighter Tomorrow: Climate Change, Child Rights and Intergenerational
Justice, 2009.
- UNICEF, The Challenges of Climate Change. Children on the Front Line, 2014.

Image : Photo de l’ONU/Marco Dormino

82
Source : UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

83
Source : UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

Image : Photo de l’ONU/Kibae Park

84
Lecture complémentaire : Unless We Act Now, p. 66-68.

Rouage : exercice interactif

Source : UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

Image: Photo de l’ONU/UNICEF/Marco Dormino

85
86
Source : UNICEF, Unless We Act Now, 2015.

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