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Section des Formations et des diplômes

Evaluation des masters


de l’Université de Franche-Comté

2011
Section des Formations et des diplômes

Evaluation des masters


de l'Université de Franche-Comté

2011
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANCON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000432
Domaine : Arts, lettres, langues
Mention : Information et communication

Présentation de la mention

Ce master propose une formation à la conception multimédia, croisant le domaine de la communication et de


l’informatique. Il donne aux étudiants des savoir-faire techniques pertinents tout en gardant une approche réflexive
et critique nécessaire à la conception et à la réalisation de projets multimédia. C’est un point fort. Les métiers
proposés sont intéressants, avec une bonne dimension pratique. L’organisation est bonne, avec une sensibilisation aux
métiers en fin de S1 pour une spécialisation en S2. Les partenariats sont nombreux et devraient offrir des
coopérations et stages variés. La mention comporte une seule spécialité.

Les diplômés peuvent prétendre aux emplois suivants :


 Chef de projet multimédia ;

 Chef de projet Web ;

 Expert en technologie Internet et multimédia ;

 Gestionnaire site e-business ;

 Webmaster Intranet ;

 Développeur site e-business.

Ces métiers exigent un fort savoir technique, associant aussi bien savoir intellectuel et capacité d’analyse que
connaissances pratiques.

Indicateurs

Effectifs constatés 35 M1 40 M2
Effectifs attendus 35 à 40
Taux de réussite 97,5 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 8 (2006 07)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 8

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

La formation est bonne et bien articulée. Elle conduit à des compétences à la fois critiques et
professionnellles, le tout sur un « mode projet », dominant dans ce secteur. Adossée à deux laboratoires, la formation
permet aux enseignants-chercheurs de diffuser leurs recherches face aux étudiants. De plus, les cours par des
professionnels ouvrent sur le monde de l’entreprise, très changeant dans le multimédia.
1
La recherche repose sur deux laboratoires : le LASELDI (Laboratoire de sémio-linguistique, didactique et
informatique), EA 2281, et le LIFC (Laboratoire d’informatique de Franche-Comté), EA 4157, permettant ainsi un
travail pluridisciplinaire sur le thème du multimédia.

 Points forts :
 La bonne organisation pédagogique.
 La cohérence des objectifs scientifiques et professionnels.
 La finesse des contenus pour aboutir à des métiers précis.
 Le croisement entre communication et informatique.
 L’offre bien positionnée recevant l’appui des acteurs du Nord et de la Franche comté.
 Un master singulier et sans équivalent dans le Grand Est.

 Point faible :
 L’absence de politique de formation continue.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : A+

Recommandations pour l’établissement

Il aurait été intéressant de mieux préciser les coopérations. De même si l’ouverture internationale est
mentionnée, son contenu reste à préciser et à développer.

Pour plus de finesse, il conviendrait d’assurer à l’échelle de la mention, le suivi des étudiants et pas seulement
déléguer cette tache au service spécialisé de l’université.

La mention gagnerait à prévoir la mise en place de l’alternance et de la formation continue.

2
Appréciation par spécialité

Produits et services multimédia

Cette mention n’ayant qu’une spécialité « Produits et services multimédia », voir l’appréciation de la mention.

3
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANCON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000434
Domaine : Arts, lettres, langues
Mention : Lettres, arts, humanités, théâtres du monde (LAHTHEM)

Présentation de la mention

Ce master mention « Lettres, arts, humanités, théâtres du monde » associe lettres classiques, lettres modernes
et arts du spectacle. Il propose en même temps une formation soutenue à l’édition de texte, aux technologies de la
numérisation et de la conservation du patrimoine.

Il permet ainsi l’inscription en doctorat ou bien une entrée plus immédiate dans le monde du travail. Ses
débouchés professionnels sont les métiers de l’enseignement supérieur et de la recherche, les métiers de
l’enseignement secondaire, les métiers de l’édition et du livre, de la conservation du patrimoine, de la
documentation, et les métiers de la culture, des arts et de la gestion du spectacle.

Le master se décline en quatre spécialités :


-« Sciences de l’Antiquité : critique des textes et représentations du monde » ;
-« Savoirs littéraires et sciences des textes » ;
-« Théâtres et cultures du monde » ;
-« Métiers de l’enseignement du second degré, lettres ».

Des passerelles existent entre les spécialités, puisqu’à chaque semestre trois UE sur cinq sont mutualisées.

Chaque spécialité ouvre en outre des possibilités de parcours spécifiques, avec d’autres masters de
l’établissement :
-Parcours « Archives, corpus » (à partir de la spécialité « Sciences des textes ») vers le master « Discours,
textes, communication, documentation ».
-Parcours « Regards croisés sur le monde antique » (ou « Humanités »), à partir de la spécialité « Sciences
de l’Antiquité », vers les masters « Histoire, histoire de l’art et philosophie ».
-Parcours « Arts et musicologie », à partir de toutes les spécialités.

Indicateurs

Effectifs constatés 64
Effectifs attendus 125
Taux de réussite 70 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

1
Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

Ce master a l’originalité d’associer lettres classiques, lettres modernes, arts du spectacle et formation aux
techniques de l’édition, de la création de bases de données, de la numérisation et de la conservation du patrimoine.
Son architecture est bien construite, avec une mutualisation d’UE qui permet l’établissement de liens entre les
spécialités, la réorientation éventuelle des étudiants, ainsi que la création de parcours spécifiques en liaison avec
d’autres masters de l’Université de Franche-Comté.

La formation, assurée par une équipe nombreuse et compétente d’enseignants-chercheurs de l’Université de


Franche-Comté, est diversifiée et riche. Elle propose des spécialités innovantes. Elle est en outre bien adossée à
quatre laboratoires de recherche : EA 3187 (Archives, textes et sciences des textes [ASTS]), EA4011 (Institut des
sciences et techniques de l’antiquité [ISTA]), EA 3224 (Laboratoire littérature et histoire des pays de langues
européennes), EA 02281 (LASELDI), ainsi qu’à l’ED 38 (Langages, espaces, temps, sociétés) et à la MSHE de l’UFC (USR
3124). Les deux laboratoires ASTS et ISTA sont spécialisés en archives, numérisation, corpus de textes et édition de
textes, et permettent l’organisation de stages indispensables à l’acquisition de ces compétences.

Le semestre 4 est consacré au stage en laboratoire ou au stage professionnel, ainsi qu’à la rédaction du
mémoire de recherche ou du rapport de stage. La présentation des stages – durée, contenu, exigences - manque
néanmoins de précision et même de clarté. Si les stages dans les laboratoires sont importants pour compléter la
formation en techniques de la création de bases de données, de l’édition, de la numérisation, les liens établis avec les
acteurs professionnels extérieurs à l’université ne sont pas suffisants pour assurer tous les autres débouchés
souhaités. Le suivi professionnel des étudiants est à améliorer. Enfin, une augmentation importante des effectifs –
presque leur doublement - est prévue, sans explication dans la présentation générale de la mention, et les résultats
relatifs au devenir des étudiants ne sont pas transmis.

 Points forts :
 Bonne architecture de la mention, qui propose des formations innovantes et établit des passerelles avec
d’autres masters de l’université.
 Bon adossement à la recherche et notamment à des laboratoires spécialisés en archives, numérisation,
corpus de textes et édition de textes. L’orientation patrimoniale bénéficie fortement de la compétence
de ces laboratoires reconnus.
 Articulation intéressante entre recherche fondamentale et savoirs spécialisés, et l’élargissement du
domaine scientifique par rapport aux études littéraires « traditionnelles ».

 Point faible :
 La politique des stages : manque de précision dans la présentation, stage insuffisant pour la voie
professionnalisante, déséquilibre entre mémoire de recherche et rapport de stage.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : A

2
Recommandations pour l’établissement

Il faudrait développer les liens avec les acteurs professionnels extérieurs à l’université et renforcer les stages
pour la voie professionnalisante. Le rapport de stage pourrait être remplacé par un mémoire professionnel pour une
meilleure formation des étudiants engagés dans la voie professionnalisante. L’adossement, à ce jour, trop limité aux
milieux professionnels extérieurs à l’université (entreprises d’édition, de gestion du spectacle, professionnels du
théâtre) gagnerait à s’étoffer.

Il faudrait améliorer la visibilité sur les effectifs attendus à partir de 2012. Une formation continue pourrait
être mise en place, en même temps qu’une formation en alternance.

3
Appréciation par spécialité

Sciences de l’Antiquité : critiques des textes et représentations du monde

 Présentation de la spécialité :

La spécialité est une filière de recherche en lettres classiques, sous la forme traditionnelle de l’analyse des
textes et des contextes, mais aussi sous la forme plus « technique » de l’édition de textes anciens, de la constitution
de bases de données et de leur utilisation pour la recherche. Elle s’appuie alors sur les spécificités de l’ISTA (EA
4011). Les débouchés sont forcément peu nombreux et relèvent des métiers de l’enseignement et de la recherche
avant tout.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 9
Effectifs attendus 10
Taux de réussite 75 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

Comme dans toute la mention, chaque semestre se compose de cinq UE, trois mutualisées et deux de
spécialité : langue, littérature et civilisation antiques, éditions de textes et sciences humaines. Des parcours
individualisés sont envisageables, en raison de la mutualisation possible avec d’autres masters Sciences humaines et
sociales (SHS) : les étudiants peuvent, au sein d’un parcours « Humanités » communs à quatre disciplines
complémentaires pour l’étude de l’Antiquité (lettres classiques, histoire ancienne, philosophie, histoire de l’art et
archéologie), s’inscrire, à chacun des trois premiers semestres du master, soit à une UE de la mention LAHTHEM soit
à, une UE dispensée dans le cadre des trois autres masters Sciences humaines et sociales (SHS). Cet effort de
pluridisciplinarité sur les études anciennes enrichit considérablement la formation.

Même si la pluridisciplinarité est à encourager, la spécialité mérite d’être maintenue en tant que telle, malgré
les effectifs réduits (ce qui est fréquent en lettres classiques), pour qu’elle garde sa spécificité linguistique et
littéraire, ainsi que son adossement à un laboratoire spécialisé dans la constitution de bases de données, la
production de données informatisées pour l’étude des textes, et l’utilisation des techniques informatiques pour
l’édition.

 Points forts :
 Formation spécifique de recherche en lettres classiques, indispensable dans une université et son
domaine « Arts, lettres, langues ».
 Formation disciplinaire plus ouverte que traditionnellement pour les lettres classiques, notamment avec
le parcours « Humanités » et l’utilisation des technologies modernes.
 Bon adossement à la recherche, les liens étroits avec le laboratoire ISTA.

 Une formation spécifique aux textes anciens pour les techniques de l’édition de texte, de la création de
bases de données, et de la conservation du patrimoine.

 Points faibles :
 Des effectifs étudiants faibles, comme souvent en lettres classiques.
 Des difficultés à trouver des stages à l’extérieur du laboratoire.

4
Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il faudrait clarifier la présentation des stages (durée et contenu ; double possibilité d’un stage dans le
laboratoire à orientation de recherche et d’un stage hors de l’EA à orientation plus professionnelle).

Savoirs littéraires et sciences des textes

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité de lettres modernes est orientée vers les techniques de la conservation du patrimoine, de
l’archivage des documents et de l’édition. Elle exige une culture générale vaste, ainsi que la maîtrise très sûre d’au
moins une langue étrangère. La formation, qui présente un éventail complet (outils, savoirs théoriques et spécialisés)
est assurée par une équipe resserrée de quatre membres. Elle prépare au doctorat, notamment pour l’édition de
texte et la critique génétique, mais aussi, pour la voie professionnalisante, aux métiers du livre, du patrimoine et de
la culture.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 32
Effectifs attendus 40
Taux de réussite 80 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

L’orientation de la spécialité vers les métiers du patrimoine ainsi que vers les métiers de l’édition est d’autant
plus justifiée et intéressante que la formation est adossée à un laboratoire de recherche performant dans les
techniques de numérisation et d’indexation d’archives et doté d’un matériel de pointe, le laboratoire ATST, ainsi qu’à
un pôle de recherche de la MSHE « Archives, bases, et corpus ».

Quant au stage proposé pour la voie professionnalisante, sa durée n’est pas significative, ce qui affaiblit les
possibilités d’insertion professionnelle des étudiants dans le monde des entreprises et les collectivités locales. Les
intervenants extérieurs sont aussi peu nombreux.

 Points forts :
 Un bon adossement à la recherche et à un laboratoire spécialisé.
 Une formation à la numérisation spécifique, ainsi qu’aux technologies modernes informatiques de
l’édition de texte.
 Un nombre important d’étudiants.

 Points faibles :
 Des stages trop courts.
 Des intervenants extérieurs trop peu nombreux.

5
Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

La politique des stages serait à améliorer, pour allonger leur durée et renforcer la pertinence de leur contenu.
Un vrai mémoire professionnel devrait être exigé des étudiants qui font leur stage en dehors de l’EA.

Des liens plus nombreux, notamment en dehors de la région, devraient être noués avec des partenaires
professionnels pour faire connaître la spécialité et augmenter les débouchés professionnels des étudiants.

Théâtres et cultures du monde.

 Présentation de la spécialité :

La spécialité propose une formation spécifique dans le domaine des arts du spectacle extra-européens, en Asie,
en Afrique et en Amérique latine. Elle suppose l’apprentissage de langues étrangères et souvent de langues de
l’Extrême-Orient, étant donné l’importance des liens établis avec l’Asie. La formation est assurée par des littéraires,
des linguistes, des sociologues et des professionnels du spectacle. Les débouchés professionnels sont les métiers de la
recherche et de l’enseignement supérieur, les métiers de la conservation du patrimoine et les métiers de la culture et
du spectacle.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 23
Effectifs attendus 25
Taux de réussite 50 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

Les objectifs scientifiques et professionnels de cette spécialité présentent un grand intérêt. Les programmes,
assurés par une équipe compétente, sont divers et riches. Grâce à une ouverture internationale importante, la
politique des stages est excellente, avec notamment des contacts nombreux avec des universités asiatiques. La
spécialité prépare à la recherche « traditionnelle » (analyses des textes dramatiques et de leur contexte, ou des
pratiques scéniques), mais aussi, grâce à son adossement au laboratoire ATST, à la numérisation et à l’archivage des
documents, et donc aux métiers de la conservation du patrimoine spécifiquement liés au théâtre. Ces débouchés
(recherche et patrimoine) semblent plus importants que ceux des métiers de la culture et du théâtre. Les liens
apparaissent aussi peu nombreux avec des professionnels du théâtre en Asie, Afrique ou Amérique latine.

 Points forts :
 L’originalité et la richesse de la formation.
 La très bonne ouverture internationale, les nombreuses possibilités d’échanges avec les universités
étrangères et de stages à l’étranger.
 Le bon adossement à un laboratoire de recherche.

 Point faible :
 La faiblesse des liens avec les professionnels des arts du spectacle extra-européens.
6
Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Pour renforcer la voie professionnalisante en direction des milieux du théâtre (et pas seulement du patrimoine
ou de la recherche), des liens plus nombreux devraient être noués avec les professionnels des arts du spectacle extra-
européens.

Métiers de l’enseignement du second degré, lettres

Cette spécialité sera évaluée a posteriori.

7
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANÇON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000435
Domaine : Arts, lettres, langues
Mention : Langues et cultures étrangères

Présentation de la mention

La mention « Langues et cultures étrangères » est une offre de formation orientée vers les métiers de
l’enseignement des langues, de la recherche et de la culture. Elle propose, autour d’une thématique interculturelle
et pluridisciplinaire, trois spécialités, « Langues et études culturelles » (destinée pour l’essentiel à former des futurs
chercheurs par une poursuite d’études dans le cadre d’un doctorat), « Métiers de l’enseignement et de la formation »
(préparation au concours de recrutement de l’enseignement secondaire CAPES, avec passerelle possible vers la
recherche) et « Traduction et interprétation pour les relations euro-méditerranéennes » (nouvelle spécialité
exclusivement professionnelle, destinée à former des traducteurs de haut niveau). La mention s’appuie sur trois
centres de recherche locaux (spécialités représentées : littérature, civilisation, linguistique, didactique,
informatique), des intervenants professionnels extérieurs et une politique de stages professionnalisants pour toutes
les disciplines.

Indicateurs

Formation créée récemment. Peu de données disponibles.

2008-09
M1 54 / M2 21
Effectifs constatés 2009-10
M1 48 / M2 33
2012-13
Effectifs attendus M1+M2 103
2008-09
Taux de réussite M1 14 défaillants
M2 10 défaillants
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

Les objectifs sont variés, tant sur le plan scientifique que professionnel. L’interdisciplinarité et
l’interculturalité sont au cœur des préoccupations et supposent un approfondissement des connaissances, à la fois
dans les domaines classiques des études littéraires (littérature, civilisation, culture, linguistique) et dans les autres
champs disciplinaires des sciences humaines, notamment en sociologie, mais aussi un affinement de l’esprit critique
1
et une réelle aptitude méthodologique. Il s’agit, selon les spécialités proposées, de former essentiellement des
enseignants de collège et de lycée, des enseignants-chercheurs et des traducteurs. L’ouverture interculturelle offre
également la possibilité des métiers de la médiation culturelle, même si cet aspect n’est pas vraiment développé dans
le dossier.

Replacée dans son contexte, cette formation dispose régionalement d’une originalité limitée à l’interculturel
(point peu développé du dossier par comparaison à la recherche) et à la traduction. De même, l’adossement
professionnel est inégal : évident pour l’enseignement (partenariat avec l’Institut universitaire de formation des
maîtres), il est moins pertinent pour la recherche, la traduction et l’interculturel, en raison, notamment, d’une
politique de stages assez floue et de débouchés professionnels insuffisamment pris en considération. Des partenariats
internationaux allant au-delà de la seule possibilité pour les étudiants d’étudier un an à l’étranger (notamment dans
le cadre du programme Erasmus) sont à l’état de projet et demanderaient à être clarifiés et développés. Enfin, la
formation en continue ou en alternance n’est véritablement prise en compte que pour la spécialité « Traduction et
interprétation pour les relations euro-méditerannéennes ».

L’organisation de la mention fait apparaître une structure très largement héritée du traditionnel master
enseignement et recherche, à la fois pour ce qui concerne l’offre disciplinaire, assez figée, notamment en première
année de master, et l’équipe pédagogique, dominée par les enseignants d’études anglaises. Par contraste, la politique
des stages manque de clarté à l’échelle de la mention (stage obligatoire ou simplement recommandé, possibilité de
l’effectuer en interne au détriment d’une ouverture internationale pour l’étudiant et l’université) et le pilotage de la
formation n’est lui-même pas stabilisé : les procédures d’évaluation sont rapidement mentionnées sans que soit
véritablement abordée la question de son utilisation.

Il n’y a pas de bilan de fonctionnement disponible en raison du caractère récent de la création de la formation
(en 2008). La difficulté vient de ce que les chiffres présentés varient d’une source à l’autre, ce qui limite la
possibilité d’une évaluation. Il apparaît que le recrutement est très local, en contradiction partielle avec la volonté
d’ouverture affichée, même s’il convient de prendre en compte le caractère récent de la formation. Les prévisions de
croissance sont optimistes au regard de l’attractivité inégale de la formation proposée.

L’autoévaluation a été réalisée uniquement en interne, sans regard extérieur et sans indication du protocole
suivi, en dehors de la mention d’un questionnaire envoyé en début d’année aux étudiants, qui ne constitue pas
précisément une autoévaluation. Les réserves évoquées par les étudiants n’ont été qu’en partie prises en compte.
L’insuffisance de la spécialisation des enseignements est ainsi laissée de côté.

 Points forts :
 L’adossement à plusieurs équipes de recherche constitue un atout scientifique et pédagogique majeur,
notamment pour les spécialités destinées à former des enseignants et des chercheurs.
 La professionnalisation est clairement construite pour ces deux mêmes spécialités. La mise en œuvre de
la formation continue constitue un atout.
 L’ouverture interculturelle est bienvenue, de même que les efforts d’individualisation du suivi des
étudiants.

 Points faibles :
 La politique des stages souffre de manière générale d’un réel manque de clarté, qui nuit à la
professionnalisation de la formation.
 La professionnalisation dans les secteurs autres que la recherche et l’enseignement, c’est-à-dire
l’interculturel et la traduction (spécialités qui fondent la spécificité de la mention), est insuffisamment
prise en considération.
 L’ouverture internationale est limitée en dépit de la présentation qui en est faite. Le faible nombre
d’étudiants extérieurs et l’absence (temporaire ?) d’échanges véritables entre collègues et institutions
est problématique pour une formation en master tournée vers l’interculturalité.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : B

2
Recommandations pour l’établissement

Le dossier présenté gagnerait tout d’abord à montrer clairement l’articulation entre les trois spécialités que
comporte le parcours, la spécialité « Traduction et interprétation pour les relations euro-méditerannéennes » n’étant
pas intégrée dans la présentation générale.

Dans la perspective d’une professionnalisation réelle et non subie, il apparaît souhaitable de se doter d’une
politique de stages claire (stage obligatoire à l’extérieur de l’université, à l’étranger, avec un suivi rigoureux), ainsi
que d’une intégration manifeste des professionnels dans une formation qui pour le moment est essentiellement
disciplinaire et centrée sur la recherche, ce qui ne correspond pas à toutes les spécialités représentées.

Au regard de l’accent mis sur l’interculturalité, une ouverture internationale solide (partenariats développés,
présence de collègues étrangers notamment) serait de nature à favoriser la mobilité étudiante et la diffusion des
idées et des pratiques et à limiter l’ampleur du seul recrutement local.

3
Appréciation par spécialité

Langues et études culturelles

 Présentation de la spécialité :

La spécialité vise à former des enseignants-chercheurs, des animateurs dans le domaine de l’interculturel,
voire des traducteurs sur la base de connaissances disciplinaires, théoriques et méthodologiques. Il s’agit d’une
spécialité essentiellement centrée sur la recherche, avec la rédaction d’un mémoire, en première et en seconde
année, ce qui implique, en plus des savoirs disciplinaires, une méthodologie solide et le développement de réelles
aptitudes rédactionnelles.

 Indicateurs :

2008-09 : 51 M1 / 24 M2
Effectifs constatés 2009-10 : 48 M1 / 34 M2
Effectifs attendus 2012-13 : 55 M1
2008-09 : M1 14 défaillants /
Taux de réussite M2 10 défaillants
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants NR

 Appréciation :

Les objectifs proposés sont ambitieux et correspondent bien à la formation d’enseignants-chercheurs. De


même, l’organisation, qui propose un mélange original (et apparemment apprécié des étudiants) de cours magistraux,
de travaux dirigés et de travail en groupe), permet une fructueuse diversité de traitement. En revanche, le discours
devient beaucoup plus évasif en ce qui concerne le domaine interculturel, qui semble plus raccroché à une conception
traditionnelle du master qu’intégré à sa définition. La professionnalisation en dehors de la carrière d’enseignant-
chercheur, forcément très limitée numériquement, n’est pas véritablement prise en compte, l’absence dans le dossier
de liste d’intervenants extérieurs constituant un signe de ce désengagement. De même, l’articulation du stage long à
l’étranger (qui peut remplacer le mémoire de recherche) n’est pas évidente. Les restructurations superficielles
apportées à un master recherche classique laissent à penser que la modernité (affichée sous les traits de
l’interculturalité) recouvre des réalités beaucoup plus traditionnelles.

 Point fort :
 Cette spécialité propose une solide formation à la recherche qui couvre tous les champs nécessaires et y
ajoute une transversalité bienvenue. Elle est pilotée par une équipe pluridisciplinaire d’enseignants-
chercheurs, disposant d’une connaissance naturelle des qualités requises. Elle peut se prévaloir d’une
expérience historique, en continuité avec les pratiques antérieures.

 Point faible :
 L’intitulé de la spécialité est flou et trompeur, trop proche de l’intitulé de la mention et gommant la
limitation de la formation à la seule recherche. La prise en compte de l’aspect professionnalisant de
l’interculturel est largement insuffisante.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

4
Recommandations pour l’établissement

Les étudiants ne devenant pas tous des enseignants-chercheurs, il pourrait être utile de s’interroger sur leur
avenir et d’adapter l’offre de formation en amont. Il serait souhaitable, en vue d’offrir une plus grande attractivité à
la formation, d’en modifier contenus et intitulés et d’accorder une plus large place à l’interculturel et à ses
applications professionnelles, ce qui supposerait une refonte plus complète de l’offre de formation.

Métiers de l’enseignement et de la formation

Cette spécialité sera évaluée a posteriori.

Traduction et interprétation pour les relations euro-mediterraneenes


(TRIREM)

 Présentation de la spécialité :

La spécialité proposée est exclusivement professionnelle et nouvelle, tout en se fondant sur la présence
historique d’une formation de traducteurs sur le site. Elle se donne pour objectif de former à un haut niveau des
étudiants majoritairement en provenance des pays du bassin méditerranéen. La formation combine la pratique de la
traduction, le renforcement des connaissances dans les domaines de référence et l’utilisation des nouvelles
technologies appliquées aux exigences des métiers auxquels la spécialité prépare.

 Indicateurs :
Création : peu ou pas de données disponibles
Effectifs constatés NR
2012-13
Effectifs attendus 10 en formation initiale
10 formation continue
Taux de réussite -
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants -
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non -
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants -

 Appréciation :

La spécialité est originale dans le bassin de formation, demandée sur le plan international et fondée sur une
structure des enseignements complète, alliant connaissances théoriques, savoirs de référence, matières d’application
et maniement des nouvelles technologies. Elle s’appuie sur une équipe pédagogique véritablement pluridisciplinaire
et comprenant de nombreux professionnels, un réseau de contacts dans les entreprises et les organismes demandeurs.
De plus, elle intègre dès le départ la formation continue dans la définition de ses enseignements (calendrier et modes
de diffusion des cours) dans la mesure où le recrutement sera ouvert aux professionnels. L’ouverture à l’international
du recrutement, si elle est souhaitée, constitue cela dit un point d’interrogation car les modalités de sa mise en
œuvre ne sont pas présentées. De même, on peut s’interroger sur la pertinence locale du choix de l’Euro-
méditerranée comme point d’appui de la spécialité. Enfin, l’articulation avec les autres spécialités du master
n’apparaît guère, tant il est vrai que ce dossier est à de nombreux points de vue une réalisation autonome.

 Points forts :
 Le projet présente une belle cohérence entre enseignements, modalités de formation et adaptation
professionnelle.
 Les enseignements sont variés, à la fois disciplinaires et appliqués, toujours dans l’optique de leur
application.
 Les modalités de formation et d’évaluation sont adaptées au public visé, favorisant nettement la
formation continue.
5
 Points faibles :
 Même si le projet semble solide, il subsiste un certain flou quant à la forme définitive du recrutement,
lié aux exigences en termes de niveau de langue et à l’ouverture à l’étranger et aux professionnels déjà
en poste.
 Le choix de l’Euro-Méditerranée, quoiqu’à la mode, semble peu pertinent dans le contexte géographique
du site. L’intégration de l’arabe demeure assez marginale.
 L’articulation avec les autres spécialités du master est au mieux minimale, de sorte qu’on ne comprend
guère les raisons du choix d’une spécialité plutôt que d’une mention autonome.

Notation
 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Le projet gagnerait en pertinence si la dimension euro-méditerranéenne était adossée à des partenariats avec
des institutions des pays concernés, et notamment les pays du Maghreb.

Il est également souhaitable, pour améliorer la lisibilité de l’offre, que le projet apparaisse administrativement
autonome par rapport aux autres spécialités du master, avec lesquelles il n’entretient que des liens marginaux.

6
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANÇON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000436
Domaine : Arts, lettres, langues
Mention : Langues étrangères appliquées

Présentation de la mention

La mention « Langues étrangères appliquées » est destinée à former des cadres trilingues intervenant dans la
gestion de projets internationaux. Elle se fonde sur une maîtrise des langues de communication, ainsi que des
domaines de références. La professionnalisation se rencontre à plusieurs niveaux, par l’enseignement de matières
d’application, l’intervention de professionnels et l’existence de stages pratiques en entreprise à l’international. En
outre, les responsables de la formation se montrent sensibles à l’évolution du marché du travail en adaptant les
contenus aux évolutions techniques et professionnelles. La mention comporte trois spécialités, « Management et
développement international », qui forme des spécialistes en gestion d’équipe et de projets, « Aménagement et
développement régional européen », orientée vers la gestion territoriale, et enfin « Langues et commerce
électronique », formation innovante pour un marché en pleine expansion.

Indicateurs

Effectifs constatés 80
Effectifs attendus 100
Taux de réussite 85 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) 80 %
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 100 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 100 %

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

La formation proposée a une vocation strictement professionnelle, même si les enseignants qui interviennent
sont tous membres de centres de recherche spécialisés. Les objectifs professionnels sont présentés clairement pour
chaque spécialité, ce qui montre la qualité du travail réalisé en amont et la bonne connaissance de l’environnement
professionnel.

D’essence pluridisciplinaire, la formation est à la fois intégrée dans l’offre de formation proposée sur le site et
spécifique. Elle est clairement tournée vers les milieux socio-professionnels, avec des partenariats engagés avec des
organismes locaux, dont la chambre de commerce et d’industrie. L’ouverture internationale est présente, mais guère
avec les pays anglo-saxons, ce que la spécificité de la formation n’explique qu’en partie. La formation en alternance
est difficile à mettre en place en raison de la structure des enseignements. En revanche, la formation continue est
possible.

1
La structure de la formation est claire et conforme à la fois aux attentes et aux objectifs annoncés. Elle
combine approfondissement en langues et matières d’application. Chaque année est divisée en un semestre de cours
et un semestre, partiellement ou totalement dédié au stage, ce qui permet une bonne immersion pratique des
étudiants. Selon les sites et les ressources disponibles, la mutualisation des enseignements est variable, mais dans
tous les cas, on observe une adéquation de l’équipe pédagogique aux contenus et la présence bienvenue
d’intervenants extérieurs. Cette adéquation se retrouve dans le temps, avec une adaptation de la formation aux
remarques pertinentes des étudiants et à l’évolution du marché du travail.

Le fonctionnement est variable selon les spécialités (notamment en ce qui concerne le recrutement,
nettement local pour la spécialité « Management, national et international » pour les deux autres spécialités), mais
on observe une augmentation générale des effectifs, avec une intégration professionnelle aisée, notamment pour
« Développement régional » et « Commerce électronique ». Les effectifs sont destinés à se stabiliser, afin d’assurer
l’accueil et la formation des étudiants dans les meilleures conditions.

L’auto-évaluation est permanente, à la fois interne (étudiants et enseignants) et externe (intervenants,


professionnels, analyse de l’évolution du marché). Elle est systématiquement suivie d’effets, par une évolution de
l’offre, ce qui confère à ce dossier une grande valeur.

 Points forts :
 La principale qualité de cette formation est son efficacité, avec un suivi personnalisé des étudiants et
une excellente intégration sur le marché du travail.
 Celle-ci est le résultat d’une politique permanente d’évaluation de la formation et d’adaptation, tout en
conservant la force d’une formation universitaire solide et pointue à la fois.

 Points faibles :
 On perçoit une certaine hétérogénéité entre des spécialités innovantes (Commerce électronique), au
profil clairement défini, et une spécialité en retrait (Management et Développement International), dont
la lisibilité est moindre.
 L’ouverture internationale mériterait d’inclure les pays anglo-saxons.

 L’articulation avec la recherche, même s’il s’agit d’une formation professionnelle, pourrait être plus
affirmée.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il apparaît souhaitable de développer des partenariats outre-manche et pas seulement sur le continent, au
besoin en faisant évoluer l’offre de formation.

Afin de rendre l’offre plus claire, il conviendrait de donner à la spécialité « Management et développement
international » un profil plus affirmé, ce qui améliorerait sa reconnaissance sur le marché.

2
Appréciation par spécialité

Aménagement et developpement régional européen


 Présentation de la spécialité :

La spécialité se donne pour objectif de former des cadres pour gérer des programmes de développement
territorial dans un contexte à la fois européen et interculturel, ce qui suppose une bonne connaissance des langues,
des cultures et des pratiques, ainsi que des politiques de développement à l’échelon régional, national et
communautaire. Les débouchés sont variés avec des emplois dans les secteurs privés, publics ou associatifs liés au
tourisme, au développement, à la protection de l’environnement, etc.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 33
Effectifs attendus 35
Taux de réussite 90 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) 80 %
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 80 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 80 %

 Appréciation :

La formation combine des enseignements de langue et des enseignements en phase avec la spécialité, avec
intervention de professionnels, et deux stages en entreprise de nature et de longueur conforme aux exigences.
L’ensemble manque cependant de cohérence. Il est souhaitable qu’une véritable place soit accordée à
l’aménagement et au développement territorial, notamment en y intégrant les enseignements de langue, qui
fonctionnent pour le moment de manière trop autonome et classique. Les compétences développées, plus diversifiées
et transverses, permettraient une meilleure adaptation des diplômés. La spécialisation, plus accentuée
qu’auparavant, est destinée à améliorer la lisibilité de la formation, qui souffrait d’un déficit de reconnaissance de la
part des entreprises, ce qui est propre à la formation en langues appliquées en général. Il apparaît au vu des
aménagements proposés, qui sont entre autres choses le résultat de la prise en compte des remarques formulées par
les diplômés, que ce choix, certes bienvenu, demande à être encore affiné.

 Points forts :
 La spécialisation proposée est en progrès par rapport à la situation antérieure et se veut offrir une
meilleure lisibilité de l’offre de formation auprès des futurs employeurs.
 La spécialité offre une formation diversifiée, avec une volonté de prise avec le monde du travail.

 Points faibles :
 La formation continue et en alternance n’est pas assez prise en considération et la spécificité des
enseignements ne constitue pas une explication pleinement convaincante. L’articulation avec la
recherche est insuffisante.
 La séparation entre enseignements de langue et enseignements de spécialités devrait être moins
marquée.
 L’inscription de la formation dans une logique internationale est réelle mais pourrait être développée,
notamment en direction des pays anglo-saxons.

Notation
 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C

3
Recommandations pour l’établissement

Il est souhaitable de mettre en place la possibilité une offre compatible avec la formation continue ou en
alternance, afin d’ouvrir plus largement le diplôme aux salariés.

Les enseignements de langue gagneraient à être plus spécialisés, ce qui renforcerait l’attractivité et
clarifierait davantage le profil de la formation.

L’ouverture internationale pourrait être améliorée avec l’intégration des pays anglo-saxons.

Management et développement international

 Présentation de la spécialité :

La spécialité proposée vise à former des cadres pouvant accompagner les entreprises à la fois dans leur gestion
au quotidien de leurs relations internationales (marchés, filiales, etc.) et dans leurs projets de développement et
d’internationalisation, cela dans différents domaines (marketing, import/export, gestion de zones). Il s’agit donc
d’une formation plurilingue et pluridisciplinaire à vocation professionnelle polyvalente, ce qui ouvre un large éventail
de débouchés pour les diplômés.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 35
Effectifs attendus 35
Taux de réussite 90 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) 80 %
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 80 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 80 %

 Appréciation :

Il s’agit, sous une appellation particulière, d’une formation classique du secteur Langues étrangères appliquées
(Affaires et commerce). Elle présente une variété d’enseignements partagés entre savoirs linguistiques et matières
d’application, mais l’ensemble demeure assez peu approfondi pour un master, au regard notamment du manque de
reconnaissance de l’offre de formation en langues appliquées dans le monde de l’entreprise. La polyvalence n’est pas
toujours un atout. Le faible nombre d’intervenants professionnels extérieurs et une politique de stages manquant de
précision suggèrent une inadéquation entre les objectifs affichés et les moyens mis en œuvre pour les atteindre, ce
qui au final ne peut que désavantager les diplômés sur le marché du travail. De même, l’apparente difficulté à mettre
en place une offre compatible avec la formation continue ou en alternance limite l’attractivité d’un projet destiné
aussi aux (étudiants) salariés.

 Points forts :
 L’organisation des enseignements permet de combiner des savoirs fondamentaux et des matières
d’application.
 La formation proposée confère au diplômé une réelle polyvalence.

 Points faibles :
 L’aspect négatif de la polyvalence est le manque d’approfondissement, pour des entreprises qui
recherchent régulièrement des experts directement opérationnels.
 La part professionnelle est insuffisamment développée (manque d’intervenants extérieurs, politique
floue des stages).

4
Notation
 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Il serait souhaitable que ce projet s’appuie sur un point fort de la formation (marketing international, par
exemple) pour proposer une spécialisation affirmée et une compétence plus immédiatement reconnue dans le monde
de l’entreprise. A ce titre, il serait bon de se fonder plus clairement sur les besoins exprimés par les entreprises et les
étudiants déjà diplômés pour valoriser certaines disciplines, par un recrutement profilé et étoffé d’enseignants et de
professionnels, tout en conservant les spécificités de la formation universitaire.

Langues et commerce électronique

 Présentation de la spécialité :

La spécialité proposée s’appuie sur le double constat d’une part la difficulté traditionnelle des étudiants de
langues étrangères appliquées à s’insérer facilement dans le monde de l’entreprise, en raison du manque de
reconnaissance de la formation classique en affaires et commerce, et d’autre part, l’évolution récente et rapide du
commerce électronique. Cette dernière offre de réelles perspectives d’emploi pour des diplômés formés aux
différents aspects évolutifs de ces nouveaux métiers.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 41
Effectifs attendus 43
Taux de réussite 95 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) 80 %
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 80 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 80 %

 Appréciation :

Le dossier présenté est très solide, clairement argumenté et parfaitement pertinent. Il se fonde sur une
analyse fine du devenir des étudiants et des besoins du marché du travail et propose une offre exigeante en
adéquation avec ces besoins et dont les excellents résultats de recrutement des promotions précédentes montrent le
bien-fondé. En se tenant au courant de l’évolution rapide des techniques et du marché, l’équipe est en mesure de
proposer une offre pointue et renouvelée particulièrement attractive. L’alternance entre semestres de cours et
semestres de stages, la diversité des approches pédagogiques (travail individuel, en groupe ou sur projet),
l’intégration naturelle des intervenants professionnels et la possibilité de la formation continue contribuent à rendre
cette offre exemplaire.

Par ailleurs, on note, les aspects négatifs de la formation, comme la présence d’un enseignement trop pointu
en traduction ou une insuffisance du suivi de la recherche de stage, sont progressivement corrigés.

 Points forts :
 Grâce à une bonne analyse du marché, la formation propose des contenus en adéquation avec le monde
du travail.
 La professionnalisation est envisagée à toutes les étapes de la formation.

 L’excellente intégration des diplômés sur le marché du travail souligne le bien-fondé des choix opérés.

5
 Point faible :
 On pourra cependant regretter une ouverture internationale limitée en ce qui concerne les pays anglo-
saxons.

Notation
 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A+

Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait d’amplifier le suivi des étudiants, à la fois pendant leurs études (notamment pour le stage) et
après leur diplôme, afin de conserver cette faculté d’adaptation appréciable.

Il est également souhaitable de développer un partenariat international plus poussé, en dépit des difficultés de
l’entreprise.

6
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANCON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000437
Domaine : Arts, lettres, langues
Mention : Traitement automatique des langues (TAL)

Présentation de la mention

Cette mention propose une formation au traitement automatique des langues (TAL), c’est-à-dire à un domaine
qui allie la linguistique à l’informatique dans la perspective de participer à l’élaboration de logiciels qui portent sur
des données langagières. Alors que l’enseignement du TAL était une des trois spécialités de la mention « Sciences du
langage » dans le précédent contrat, elle est dorénavant proposée comme une mention à part entière, comportant
une seule spécialité.
La formation, qui s’appuie sur le « Centre de recherche en linguistique et traitement automatique des langues
Lucien Tesnière » (EA 2283), s’inscrit dans le cadre international d’un diplôme Erasmus Mundus, en partenariat avec
l’Universitat Autonoma de Barcelona, l’Universidade de Algarve (Portugal) et l’University of Wolverhampton
(Angleterre). Plus précisément, la spécialité se décompose en deux parcours : un parcours international Erasmus
Mundus et un parcours national. Au sein du parcours national, il existe deux options : une option recherche et une
option professionnelle, qui ne diffèrent que par la longueur du stage. 65 % des étudiants sont d’origine étrangère. La
majorité d’entre eux continuent en doctorat.

Indicateurs

Effectifs constatés de 15 à 43

Effectifs attendus de 21 à 40

Taux de réussite de 80 à 100 %

Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) 100 %

Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR

Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

La formation en « Traitement automatique des langues » de l’Université de Franche-Comté est peut-être la


seule en France à être proposée en tant que mention de master. Ses objectifs ne paraissent néanmoins pas clairement
précisés : aucune spécificité des objectifs scientifiques, aucune spécificité des objectifs professionnels. Seule
originalité : les étudiants sont obligatoirement bilingues ou trilingues.

1
Cette formation s’inscrit dans le cadre Erasmus mundus, ce qui témoigne d’une très bonne ouverture sur le
plan international. Certains étudiants, selon le parcours dans lequel ils s’inscrivent, peuvent étudier dans plusieurs
universités européennes au cours de leur master, et ils peuvent recevoir des bourses européennes.

Cependant, cette ouverture internationale contraste fortement avec ce qui apparaît comme une fermeture
locale sur une très petite équipe. D’une part, les étudiants de la mention « Traitement automatique des langues »
n’accèdent pas aux enseignements de la mention « Sciences du langage », dont certains pourtant complèteraient très
utilement leur formation et pourraient leur ouvrir des débouchés professionnels (analyse automatique de texte,
linguistique de corpus, informatique et statistique textuelle, veille informationnelle et archives numériques, etc.).
D’autre part, les enseignements d’informatique de la mention ne s’appuient pas sur des titulaires de l’université, mais
sur un contrat doctoral (64 heures) et un « Conseil informatique libéral » (108 heures), alors qu’on peut supposer que
l’Université de Franche-Comté dispose d’enseignants-chercheurs en informatique compétents.

Par ailleurs, aucun lien n’apparaît avec les nombreuses petites entreprises qui, en France, œuvrent dans le
domaine de l’ingénierie linguistique : les professionnels qui interviennent dans le cursus ne sont pas rattachés à de
telles entreprises. Aucun effort ne semble fait pour la professionnalisation des étudiants, en dehors des stages. Il est
vrai que la majorité des étudiants continuent en thèse – ce qui paraît contradictoire avec l’information donnée dans le
dossier, selon laquelle ils trouvent un emploi à 90 %.

Enfin, le programme qui est proposé ne semble vraiment pas à jour, pas adapté à une bonne formation au
traitement automatique des langues. Bien que les intitulés des UE soient très vagues et très peu informatifs, on
observe qu’il manque des contenus essentiels : document structuré, corpus, analyse syntaxique, recherche et
extraction d’information, bases de données.

 Points forts :
 Le lien à l’international, avec l’inscription dans le cadre Erasmus mundus.
 L’existence même d’une formation en « Traitement automatique des langues » dans la région.

 Points faibles :
 L’isolement de l’équipe de formation, tant à l’intérieur de l’université (aucun lien avec la mention
« Sciences du langage », aucun lien avec les informaticiens de Besançon) que dans le cadre national.
 L’absence d’enseignements sur des domaines cruciaux en traitement automatique des langues.

 L’absence de passerelles possibles pour les étudiants au cours des deux années du master.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : C

Recommandations pour l’établissement

L’équipe pédagogique et l’équipe de pilotage du master pourraient être élargies à d’autres enseignants-
chercheurs de l’université, en Sciences du langage, Informatique ou Information et communication.

Il faudrait prendre contact avec des entreprises spécialisées en Ingénierie linguistique, intégrer des
professionnels dans l’équipe de pilotage, organiser des conférences professionnelles pour les étudiants.

Il pourrait enfin être préférable de fusionner la mention avec la mention « Sciences du langage ».

Si cette formation paraît justifiée dans le contexte local et international, il faut absolument la remanier et la
« décloisonner ».

2
Appréciation par spécialité

Traitement automatique des langues et industries des langues

Cette mention n’ayant qu’une spécialité « Traitement automatique des langues et industries des langues »,
voir l’appréciation de la mention.

3
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANCON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000438
Domaine : Arts, lettres, langues
Mention : Sciences du langage

Présentation de la mention

La mention « Sciences du langage » propose une formation qui combine des approches théoriques sur la
structure des langues et des textes ou des discours et des considérations beaucoup plus pratiques. Cette mention
s’appuie sur le laboratoire de recherche LASELDI (Laboratoire de sémiotique, linguistique, didactique et
informatique). Plus précisément, la mention regroupe deux spécialités : la spécialité « Discours texte
communication » (DTC) et la spécialité « Didactique du FLE/FLS : appropriation, apprentissage du FLE, FLS et
dispositifs d’enseignement » (DIFLE).

S’il y a bien une unité des orientations scientifiques, les débouchés professionnels divergent d’une spécialité à
l’autre. La spécialité DTC vise plutôt des métiers dans la communication : rédaction, analyse de productions
discursives dans des contextes professionnels variés. C’est pourquoi interviennent des enseignants en information et
communication. La spécialité DIFLE vise des professions en lien avec l’enseignement, et tout spécialement
l’enseignement du français dans des contextes divers : français langue étrangère (FLE) et français langue seconde
(FLS). Certains étudiants préparent le concours de recrutement de professeur des écoles.

La spécialité DTC ne présente pas de parcours différenciés, ni sur le plan des disciplines, ni sur le plan de la
distinction professionnel/recherche. La spécialité DIFLE présente deux parcours en M2 : un parcours qui connaît une
différenciation en S4 avec un choix professionnel et un choix recherche, et un parcours exclusivement professionnel.

Indicateurs

Effectifs constatés de 130 à 162


Effectifs attendus de 167 à 210
Taux de réussite de 60 % à 80 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

La mention « Sciences du langage » réussit à regrouper deux orientations distinctes tout en gardant une unité
réelle. Les objectifs scientifiques en semblent tout à fait cohérents. En lien avec les activités de recherche du
laboratoire LASELDI, ils consistent à faire reposer l’enseignement sur des approches théoriques, qui ici sont diverses.
Mais, dans le souci plus que compréhensible d’offrir des perspectives professionnelles aux étudiants, deux directions
1
sont dégagées. La première, plutôt originale, est de privilégier, avec le concours des sciences de l’information et de
la communication, tout ce qui touche à l’analyse ou à la conception de productions discursives. La seconde, plus
classique, est de cibler les métiers en rapport avec l’enseignement des langues, et plus spécialement du français,
dans des contextes divers.

La structure pédagogique de la formation en reflète bien les objectifs. Elle comprend un tronc commun pour
les deux spécialités au S1, avec trois unités obligatoires. Les enseignements sont harmonieusement répartis entre
enseignements théoriques et enseignements à visée pratique. L’équipe de formation est nombreuse, comportant des
enseignants-chercheurs de la section 07 (Sciences du langage), mais aussi des sections 09 (Littérature), 71
(Information et communication) et 27 (Informatique).

On peut regretter toutefois que les efforts en vue de la professionnalisation, qui sont indéniables, ne soient pas
un peu plus systématisés, et que les résultats n’en soient pas plus apparents. Ainsi, c’est seulement dans le cadre de
la spécialité DIFLE que des collaborations sont nouées avec des organismes socio-professionnels. Les stages ne sont
pas généralisés et rien n’est fait pour introduire la formation en alternance ou pour accueillir la formation continue.

 Points forts :
 Un master qui s’appuie sur une équipe d’enseignants-chercheurs variée et fournie.
 Une architecture qui unifie deux spécialités a priori très éloignées et qui établit des passerelles entre
elles.
 Un lien effectif avec la recherche.

 Une politique suivie de stages.

 Point faible :
 L’incertitude sur le devenir professionnel des étudiants.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il faudrait étudier la possibilité de développer la formation continue et en alternance.

2
Appréciation par spécialité

Discours texte communication

 Présentation de la spécialité :

L’objectif de la spécialité est d’étudier les discours, leur forme et leur rôle dans la vie sociale dans leur
dimension idéologique, historique, politique, esthétique, anthropologique, etc. Il s’agit d’accéder aux textes et aux
discours à travers les grilles des sciences du langage, aussi bien que celles des sciences de l’information et la
communication. Les débouchés professionnels envisagés sont des métiers de cadre polyvalent dans des tâches de
conception, rédaction, analyse de productions discursives.

 Indicateurs :

Effectifs constatés de 21 à 38
Effectifs attendus 40
Taux de réussite de 60 à 75 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

La spécialité, qui s’appuie sur une équipe de recherche importante en sciences du langage, offre aux étudiants
un programme cohérent, par une combinaison originale de disciplines, dans un environnement très favorable à
l’apprentissage de la recherche. Les étudiants élaborent des dossiers personnels afin d’être évalués, ils sont invités à
suivre les manifestations scientifiques du laboratoire LASELDI et de l’école doctorale.

La formation professionnelle n’est cependant pas négligée. Il existe des unités pré-professionnelles, ainsi que
des conférences effectuées par des intervenants professionnels. Certains enseignements permettent d’acquérir des
compétences dans le domaine des TICE (« Analyse de données textuelles », « Veille informationnelle et archives
numériques »). La confrontation des sciences du langage et des sciences de l’information et de la communication est
ainsi susceptible d’ouvrir des débouchés professionnels aux étudiants.

Le schéma de la formation, tel qu’il apparaît, est intellectuellement satisfaisant, mais il suscite une
inquiétude : on peut craindre que la professionnalisation ne soit pas encore réellement traduite dans les faits. On
peut se demander si les emplois correspondant à cette spécialité existent réellement.

 Points forts :
 Un axe disciplinaire original, cohérent et réfléchi.
 Une équipe pédagogique fournie, diversifiée et adaptée.
 L’ouverture des sciences du langage sur l’information et la communication.

 Point faible :
 Des perspectives professionnelles pas réellement assurées.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

3
Recommandations pour l’établissement

Il faudrait maintenir et amplifier l’effort pour la professionnalisation du diplôme.

Didactique du FLE/FLS : appropriation, apprentissage du FLE, FLS et


dispositifs d'enseignement

 Présentation de la spécialité :

La spécialité a pour objectif de développer les compétences nécessaires pour occuper des postes de
responsabilité dans les métiers des langues : formation de formateurs, édition de manuels scolaires, coopération
internationale, expertise internationale, direction d’équipes pédagogiques. Elle vise également la préparation au
concours de recrutement de professeur des écoles (le tiers des étudiants présentent le concours). Il existe deux
parcours (différenciés en M2), un parcours professionnel et un parcours recherche. Il est possible de suivre à distance
les enseignements de la spécialité.

 Indicateurs :

Effectifs constatés de 109 à 124


Effectifs attendus NR
Taux de réussite de 70 à 80 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

Cette spécialité, qui propose une formation à l’enseignement du français dans divers contextes, est bien
intégrée dans une formation plus large aux sciences du langage. En attestent les unités d’enseignements obligatoires
du S1, communes à la spécialité « Discours, texte, communication », qui permettent une réorientation vers cette
autre spécialité.

La formation semble bien rodée, elle attire une importante quantité d’étudiants. La structure pédagogique
semble adéquate, la spécialisation se faisant petit à petit : c’est en M2 que le choix s’effectue entre les options FLE,
FLS, français langue de scolarisation, français langue d’enseignement, alphabétisation et illettrisme, enseignement
précoce des langues. Des collaborations sont nouées entre l’université et des partenaires dans les milieux socio-
professionnels : le Centre de linguistique appliqué(CLA), des organismes s’occupant de la formation des adultes
migrants, des associations, les établissements et structures d’enseignement du français en France et à l’étranger.

On regrettera d’autant plus que rien dans le dossier n’indique un suivi du devenir professionnel effectif des
étudiants.

 Points forts :
 Un enseignement de FLE et de FLS bien structuré.
 Un lien effectif avec les sciences du langage, permettant des passerelles pour les étudiants.
 Un enseignement qui trouve son public.

 Points faibles :
 Une faible attention au devenir professionnel des étudiants.
 Un intitulé de spécialité un peu long.

4
Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

La spécialité pourrait mettre en place des structures permettant d’observer le devenir professionnel des
étudiants.

5
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANCON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000440
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Administration économique et sociale

Présentation de la mention

La mention de master « Administration économique et sociale » est pluridisciplinaire par nature. Elle a pour
objectif de former les étudiants aux questions liées à la vie et à l’activité politique, dans leurs différentes dimensions
(des élections aux politiques publiques et aux acteurs de la vie politique). Pour cela, les enseignements s’appuient sur
le droit et l’économie, ainsi que sur différentes sciences sociales : sociologie, science politique, histoire ou
géographie. La pluridisciplinarité se retrouve dans les enseignements, dont certains sont partagés entre intervenants
de différentes disciplines.

Cette mention comporte une unique spécialité, « Vie politique et action publique » en master 2. Deux parcours
existent toutefois en master 2 et permettent aux étudiants de donner une orientation professionnelle ou recherche à
leur diplôme.

Indicateurs

24/10 en 2008/09
Effectifs constatés : M1/M2
13/23 en 2009/10
20/20 environ
Effectifs attendus : M1/M2
+ 2 en formation continue
70 %/60 % en 2008/09
Taux de réussite : M1 /M2
85 %/NR en 2009/10
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de
NR
réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non
Données indisponibles
(taux de réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de
NR
réponses)

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

La mention « Administration économique et sociale » (AES) a pour ambition d’appréhender le fonctionnement


des autorités publiques, leur action et leurs acteurs. Elle relève davantage de la science politique (discipline de la
responsable de la formation), comme le confirme l’intitulé de l’unique spécialité (« Vie politique et action
publique »). Les objectifs scientifiques de la mention manquent de lisibilité. Les débouchés professionnels sont divers,
répondant aux besoins liés aux métiers de l’action publique (évaluation des politiques publiques, administration,
journalisme ou monde politique).

1
Au sein de l’Université de Franche-Comté, la mention AES complète utilement une offre de formation de
masters en droit privé et public, en management et en économie gestion. La formation, unique dans la région, offre
principalement un débouché aux licenciés en AES. Sur le plan interrégional, au sein du pôle de recherche et
d’enseignement supérieur (PRES) Bourgogne Franche-Comté, la formation la plus proche est la mention AES de
l’Université de Bourgogne - Dijon, proposant, elle, plusieurs spécialités. Des liens sont d’ailleurs tissés entre ces deux
mentions (information, adaptation de cursus à Dijon pour favoriser la poursuite d’études à Besançon). L’évolution des
relations entre les mentions AES pose question. La science politique, dont relève majoritairement la mention, est
déjà largement représentée dans l’Est (IEP et facultés). Cette mention s’adresse toutefois à un public d’étudiants plus
large. Enfin, aucun partenariat international n’existe au niveau de la mention.

La mention est adossée à deux laboratoires de recherche, le Centre de recherches juridiques de l’Université de
Franche-Comté (CRJFC), ainsi que le Laboratoire de sociologie et d’anthropologie (LASA), ce qui nourrit, en partie, la
pluridisciplinarité de la mention. Toutefois, la mention n’est adossée ni à un laboratoire de science politique ni à un
laboratoire d’économie.

Les partenariats noués avec des collectivités locales facilitent l’intervention de professionnels et l’obtention
de stages. Deux intervenants extérieurs sont également impliqués dans la formation. La mention s’appuie encore
insuffisamment sur ces partenariats.

Les enseignements sont progressifs. Le master 1 a vocation à construire un socle de connaissances générales en
science politique, en droit public, en économie et en histoire, et à approfondir le fonctionnement des démocraties en
Europe. En master 2, les enseignements sont dédiés à l’action publique. Le parcours professionnel propose des cours
d’évaluation des politiques publiques et d’analyse de l’opinion publique, ainsi qu’un stage de 3 mois minimum. Le
parcours recherche propose des cours de méthodologie et la rédaction d’un mémoire. L’organisation et le suivi des
stages paraissent satisfaisants, en dépit de l’absence d’un stage facultatif en M1.

L’équipe pédagogique, d’une vingtaine de membres, est cohérente et visiblement qualifiée. Seuls deux
intervenants extérieurs sont impliqués. L’équipe ne compte aucun enseignant-chercheur habilité à diriger des
recherches (HDR) en science politique, faiblesse déjà identifié lors de la précédente évaluation. La mention ne
dispose pas d’un conseil de perfectionnement et les partenaires institutionnels ne sont pas associés à son pilotage, qui
demeure toutefois satisfaisant. L’évaluation des enseignements est réalisée dans le cadre du dispositif prévu par
l’université. Aucune information n’est cependant donnée à ce sujet.

Les effectifs en M1 ont diminué de 46 % en un an, et les taux de réussite en M2 sont faibles (60 %). Il est
toutefois trop tôt pour en tirer des conclusions, le diplôme n’ayant que deux ans d’existence. Aucune information
n’est communiquée quant à la répartition entre les parcours recherche et professionnel. Le bilan prévisionnel est
stable (40 étudiants par an, sur les deux années) et paraît assez réaliste. La procédure d’autoévaluation reste floue et
peu formalisée.

 Points forts :
 La mention « Administration économique et sociale » est bien positionnée au sein de l’offre de
l’université et de l’offre régionale.
 Elle propose de manière progressive des enseignements spécialisés dans le domaine de l’action publique
et de la vie politique.

 Points faibles :
 L’absence d’enseignant-chercheur HDR en science politique est problématique.
 Les interventions de professionnels au sein de la formation sont à développer.
 Cette formation s’inscrit dans une offre interrégionale et nationale fournie, alors que les débouchés
professionnels restent relativement réduits.
 La maquette des enseignements manque de cohérence et de clarté, principalement en raison d’objectifs
scientifiques trop flous.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : B

2
Recommandations pour l’établissement

Il serait intéressant pour la mention d’assurer la présence d’un enseignant-chercheur habilité à diriger des
recherches en science politique.

Il serait également pertinent de renforcer les partenariats institutionnels et professionnels, afin d’impliquer
davantage d’intervenants professionnels dans les enseignements de la mention, en particulier en master 2.

Enfin, les passerelles entre les mentions « Administration économique et sociale » de Dijon et de Besançon au
sein du PRES, après la première année de master, mériteraient d’être développées de façon symétrique, afin de
permettre également aux étudiants de Besançon de poursuivre à Dijon.

3
Appréciation par spécialité

Vie politique et action publique

 Présentation de la spécialité :

L’objectif de la spécialité de master « Vie politique et action publique » est d’offrir une formation spécialisée
dans les questions de vie politique et d’action publique. La deuxième année de master s’inscrit dans la droite lignée
de la première année du master d’« Administration économique et sociale ».

 Indicateurs : voir « mention »

Effectifs constatés
Effectifs attendus
Taux de réussite
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses)

 Appréciation :

La spécialité de master « Vie politique et action publique » est bien positionnée au sein de l’offre de formation
de l’université. Son organisation est très lisible : elle est en effet la seule au sein de la mention « Administration
économique et sociale » de l’université.

Les enseignements, assurés pour la quasi-totalité par des enseignants-chercheurs, demeurent très théoriques,
sans que les parcours « professionnel » et « recherche » se différencient véritablement en M2. Le semestre 3, d’un
volume horaire global trop restreint, est le plus déroutant d’un point de vue scientifique (cours de « géographie » par
un chef de service du Conseil général ; cours d’« analyse électorale » et d’« analyse de l’opinion publique » par un
maître de conférence - MCF - en mathématiques appliquées…), et le manque de cohérence des unités
d’enseignements (UE) est manifeste.

L’initiation des étudiants à la recherche, dès la première année, se décline sous forme de séminaires et aboutit
à la rédaction d’un mémoire en semestre 4 pour les étudiants du parcours « recherche ». Les échanges avec les
laboratoires de recherche adossés semblent toutefois bien modestes. Par ailleurs, peu d’éléments sont indiqués quant
aux possibilités de poursuite en thèse, notamment quant aux laboratoires susceptibles d’accueillir les doctorants.

La mention envisage d’accueillir deux étudiants par an en formation continue, en moyenne, d’ici 2016, mais
les contours restent assez flous, et les flux potentiels sont difficiles à évaluer.

Le parcours recherche n’apparaît pas suffisamment justifié. Les possibilités de poursuite en doctorat à la suite
de ce parcours sont très floues, en particulier du fait de la nature pluridisciplinaire de la formation et de l’absence
d’adossement à un laboratoire de recherche en science politique.

 Points forts :
 Cette spécialité de master est bien positionnée, à la fois dans l’offre de l’établissement, et au sein de
l’offre régionale, en particulier au sein du PRES.
 Elle répond aux besoins des organisations publiques en matière d’évaluation des politiques publiques
notamment.

4
 Points faibles :
 Le caractère pluridisciplinaire du master ne se retrouve pas dans son adossement à la recherche (pas de
laboratoire de science politique).
 Les effectifs au sein du parcours recherche ne sont pas indiqués.

 Très peu d’éléments sont précisés quant aux possibilités de poursuite en thèse, notamment concernant
les laboratoires d’accueil potentiels, alors qu’un parcours recherche est proposé.
 Les professionnels sont sous-représentés (2 intervenants uniquement).

 Les unités d’enseignements manquent de cohérence.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

En tant que spécialité d’un master pluridisciplinaire, l’adossement à la recherche devrait impliquer davantage
de laboratoires, en particulier en science politique. Pour l’instant seuls deux grands champs disciplinaires sont
représentés : les sciences juridiques et les sciences humaines et sociales.

Le parcours « recherche » mériterait d’être profondément remis en question.

Le rapprochement en cours entre les mentions « Administration économique et sociale » de Dijon et de


Besançon devrait être approfondi, afin d’améliorer la complémentarité entre ces formations au sein du PRES,
notamment afin de faciliter la mobilité des étudiants au sein du PRES entre les mentions, de façon symétrique, en
particulier de Besançon à Dijon.

Enfin, les partenariats avec des entreprises, notamment spécialisées dans le suivi de l’opinion publique, ainsi
qu’avec des organisations publiques ou des administrations, mériteraient d’être développés, afin de faire intervenir
davantage de professionnels au sein de la spécialité.

5
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : BESANCON

Établissement : Université de Franche-Comté


Demande n°S3MA120000441
Domaine : Droit, économie, Gestion
Mention : Droit privé

Présentation de la mention

La mention de Master « Droit privé » de l’Université de Franche-Comté s’inscrit dans la continuité d’une
offre de licence mention « Droit » au sein de l’université. Il s’agit de former aux principales professions de droit
privé ou à la recherche par des formations plus ou moins classiques (selon les spécialités).

Cette mention, qui ne comporte pas de doublon au sein de l’établissement propose un tronc commun en
première année de master (M1) suivi de spécialisations en en deuxième année (M2) : « Droit privé »,
« Contentieux », « Droit patrimonial des affaires », « Droit de l’emploi et des relations sociales ».

Indicateurs

Effectifs constatés 119, 103 et 95 entre 2007 et 2009


Effectifs attendus 125
Taux de réussite 70,6, 79,7 et 72,6 entre 2007 et 2009
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants
(taux de réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés
ou non (taux de réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants
(taux de réponses)

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

L’organisation du master est en adéquation avec l’offre de formation traditionnelle juridique. La mention
est relativement équilibrée dans sa composition. Dans l’ensemble, les matières proposées permettent de
construire des parcours s’orientant vers la recherche scientifique (doctorat) ou vers une formation
professionnelle. Cependant, la pertinence de certaines spécialités (« Droit patrimonial des affaires ») ou
l’articulation entre M1 et M2 (pour la spécialité « Droit de l’emploi et des relations sociales ») sont à surveiller.

La mention s’inscrit logiquement dans la continuité d’une licence généraliste. Il ne semble pas exister de
doublon au sein de l’établissement. Les formations proposées sont en relative cohérence avec la taille de
l’établissement. L’adossement à la recherche de l’équipe enseignante est cohérent dans l’ensemble.
L’adossement aux milieux socio–professionnels fait l’objet de peu d’informations dans le dossier. On peut penser
que dans l’ensemble, les spécialités, qui ne sont pas trop « pointues » devraient permettre des débouchés, mais
les informations font quelque peu défaut sur ce sujet.

1
L’ouverture internationale est essentiellement présentée au travers des programmes d’échanges Erasmus
ou de « relations suivies avec le Conseil de l’Europe et la CEDH », au détriment peut-être d’information sur les
professeurs invités. 

La mention repose sur une structure relativement opportune en tronc commun en master 1. Les choix de
matières proposés permettent, dans l’ensemble, à l’étudiant de construire sa spécialisation ultérieure en
deuxième année de master. Les stages sont obligatoires en M2 seulement, leur durée minimale est de 3 mois.

Les spécialités de M2 reposent toutes sur un premier semestre (S3) de cours, suivi d’un second semestre
(S4) de départ en stage. Cette organisation implique alors un premier semestre (S3) très concentré dans les
enseignements.

Les mutualisations sont très peu précisées et paraissent peu nombreuses même si l’organisation du M1 en
tronc commun et la forte spécialisation des M2, ne permettaient guère de réaliser de telles mutualisations. On
relèvera, en parallèle qu’il ne semble pas exister de doublons de cours entre les spécialités.

Le pilotage de la formation est organisé et assuré de façon classique et apparemment satisfaisante, même
si les réunions ne paraissent pas très fréquentes.

Les étudiants sont essentiellement recrutés à l’échelon local (à l’issue de la licence). Les effectifs sont
dans l’ensemble assez réduits, ce qui peut faire naître quelques interrogations. Les effectifs en M1 ont été en
baisse constante sur la période 2007-2010. De même, en M2 les effectifs sont compris entre 10 et 15 étudiants en
moyenne (avec un « accident » à 9 étudiants pour le droit privé en 2009-2010).

L’établissement cherche à stabiliser ses effectifs en envisageant de proposer des spécialités attractives et
diversifiées dans l’offre de deuxième année. Mais, la question qui pourrait être posée est celle de l’adéquation de
ces spécialités avec les besoins du monde professionnel (« Droit patrimonial des affaires ») ou de la préparation
de l’offre de formation en M1 par rapport à une hyperspécialisation en M2 (« Droit de l’emploi et des relations
sociales »).

Les procédures d’évaluation sont peu nombreuses, l’établissement devrait chercher à mettre en œuvre une
procédure pour améliorer ce point à l’avenir.

Les taux de réussite en M2 sont de l’ordre de 80 % en moyenne, ce qui pourra être perçu de façon positive
en ce que les formations n’attribuent pas automatiquement le diplôme aux inscrits. Ensuite, les chiffres qui
pourraient parfois être considérés comme bas lorsqu’ils sont de l’ordre de 70 % sont à mettre en corrélation avec
le faible nombre d’étudiants composant la formation, 1 ou 2 échecs ayant alors des répercussions statistiques très
fortes sur un effectif global inférieur à 15 étudiants.

L’analyse à deux ans du devenir des diplômés manque d’information (comme souvent dans les filières
juridiques), de même que le bilan prévisionnel pour la prochaine période. Pour ce dernier, la formation fait état
d’une volonté d’accroître les flux, mais sans fournir de réelle documentation pour étayer cette perspective.

 Points forts :
 Bonne lisibilité de l’organisation de la mention.
 Effort d’adéquation avec le monde professionnel.

 Points faibles :
 Peu de données chiffrées (devenir des étudiants, insertion professionnelle…).
 Les créations de spécialités envisagées au sein de la mention sont à ajuster.
 Effectifs en baisse.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : B

2
Recommandations pour l’établissement

De façon générale, un travail pour améliorer l’attractivité et la cohérence des spécialités de la mention
doit être poursuivi. C’est peut-être par la formation continue, voire par des propositions de formation en
alternance qu’un effort d’attractivité pourrait être réalisé. Le suivi des étudiants et l’adaptation des formations
aux besoins professionnels devraient faire l’objet d’approfondissement.

Les créations de spécialités envisagées sont à ajuster. Pour la spécialité « Droit de l’emploi et des relations
sociales », le vivier d’enseignants ou intervenants locaux spécialisés est sans doute à réajuster, alors que la
structuration même de la spécialité « Droit patrimonial et des affaires » serait à revoir.

3
Appréciation par spécialité

Droit privé général

 Présentation de la spécialité :

La spécialité « Droit privé général », tant dans son objet que dans son contenu, s’inscrit principalement
dans une voie essentiellement recherche et prépare les étudiants à la poursuite d’études en doctorat et, de
manière plus subsidiaire, à l’entrée immédiate dans la vie professionnelle.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 13, 17 et 9 de 2007 à 2010


Effectifs attendus 15
Taux de réussite 61 % et 82 % en 2008 et 2009
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de
NR
réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non
NR
(taux de réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de
NR
réponses)

 Appréciation :

La spécialité « Droit privé général » est bien adaptée aux objectifs poursuivis. Ainsi, les intervenants qui
participent à la formation sont exclusivement universitaires et les enseignements, de faible durée, permettent
une nécessaire réflexion personnelle des étudiants. En outre, face au constat de l’effondrement du nombre des
inscriptions en voie recherche, cette spécialité a fait l’effort de diversifier ses objectifs et son organisation
(notamment par l’ajout d’une possibilité de stage). Néanmoins, l’adaptation de la formation à une voie
professionnelle est encore à parfaire, sauf à considérer que la seule formation à et par la recherche constitue un
bagage suffisant pour une entrée réussie dans la vie professionnelle. Une plus grande proximimité avec l’IEJ local
pourrait être une solution.

 Points forts :
 Structuration de la formation bien adaptée aux objectifs.
 Investissement des intervenants.
 Effort d’adaptation.

 Points faibles :
 Voie professionnelle à améliorer.
 Effectif limité.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il faudrait chercher à proposer au sein de la formation, des interventions pouvant préparer et convenir à
des juristes d’entreprise généralistes. L’adossement à l’IEJ pourrait être renforcé. Par ailleurs, les effectifs sont à
surveiller avec une grande attention.
4
Contentieux

 Présentation de la spécialité :

La spécialité « Contentieux » a un objectif professionnel clairement affirmé et prépare les étudiants à une
entrée rapide dans la vie active. Les professions ainsi visées sont toutes celles pour lesquelles la connaissance des
techniques et de la pratique procédurales contentieuses constituent une exigence courante.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 14, 11 et 16 entre 2007 et 2010


Effectifs attendus 16
Taux de réussite 80 % en moyenne
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de
NR
réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou
NR
non (taux de réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de
NR
réponses)

 Appréciation :

La spécialité « Contentieux » correspond à des débouchés professionnels effectifs, même si on regrettera


le peu d’informations statistiques précises fournies sur le devenir des diplômés.

Cette formation fonctionne de façon apparemment satisfaisante (au regard des faibles statistiques
fournies). La formation fait appel à un grand nombre de professionnels extérieurs, dans des domaines
complètement adaptés (avocat, juge, huissier, juriste d’entreprise) et issus du tissu professionnel local. Ces
critères correspondent à ce qui est attendu d’une voie professionnelle pour rendre opérationnels les étudiants et
entretenir le lien avec les éventuels recruteurs.

Néanmoins, on s’interrogera sur le faible volume horaire (10 h) de nombreux enseignements, alors même
que la spécialité se veut essentielle à vocation professionnelle.

 Points forts :
 Pertinence des matières pour la profession.
 Nombre des professionnels intervenants.

 Points faibles :
 Faiblesse des volumes horaires par matières.
 Peu d’informations sur le devenir des étudiants.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Un développement de la formation continue pourrait être envisagé (peu de chiffres fournis). Le suivi des
étudiants devrait être renforcé pour créer un « réseau local ».

5
Droit patrimonial des affaires

 Présentation de la spécialité :

La spécialité « Droit patrimonial des affaires », dont la création est envisagée, entend former des juristes,
aussi bien dans le cadre de la formation initiale que par apprentissage, dans les secteurs de l’immobilier, de la
banque et de l’assurance. A cette fin, les enseignements relatifs à ces champs disciplinaires sont présentés
comme appréhendés de manière spécifique, commune et transversale.

 Indicateurs :

Effectifs constatés SO
Effectifs attendus 26
Taux de réussite SO
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) SO
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) SO
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO

 Appréciation :

La spécialité « Droit patrimonial des affaires » envisagée est très surprenante. Elle semble consister en un
compromis de matières, en fonction des affinités des enseignants ou des étudiants.

Il ne s’agit pas véritablement d’une spécialité puisque sur un semestre (S3) les étudiants sont censés
apprendre des notions générales relatives à trois ou quatre secteurs d’activité professionnelle (banque-finance,
entreprise, assurance, immobilier). Des masters spécialisés dans chacun de ces domaines existant partout en
France, cette formation n’apparaît dès lors que généraliste, ne fournissant que des notions sommaires, en raison
du « patchwork » de matières.

L’intitulé même de la formation ne correspond pas, professionnellement, à une réalité. Elle évoque la
gestion de patrimoine en droit des affaires, alors que contenu de la formation est inadapté à la poursuite de cet
objectif.

 Point fort :
 Volonté de renouveler le concept de master de droit des affaires.

 Points faibles :
 Formation composite, sans unité.
 Pas d’intervenants professionnels.
 Pas d’adéquation avec les spécialités du monde professionnel.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C

Recommandations pour l’établissement

La formation devrait être revue : proposer ouvertement une formation généraliste « Juriste d’entreprise »
ou proposer une véritable spécialité dans un des quatre domaines visés par le projet actuel.

6
Droit de l’emploi et des relations sociales

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité, dont la création est envisagée, a pour objectif de former des étudiants aux métiers
nécessitant une connaissance approfondie du droit du travail, aussi bien dans le cadre classique du droit privé que
par une ouverture vers le droit public.

Les emplois visés se trouvent ainsi principalement au sein des entreprises, mais aussi dans les organismes
paritaires ou bien dans les cabinets d’avocats ou d’experts-comptables.

 Indicateurs :

Effectifs constatés SO
Effectifs attendus 15 à 25
Taux de réussite SO
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) SO
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) SO
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO

 Appréciation :

La spécialité, en création, « Droit de l’emploi et des relations sociales » s’inscrit dans un secteur
professionnel qui offre de nombreux débouchés. Elle correspond ainsi à un besoin actuel réel. En outre la
structuration de la formation comme son organisation sont marquées par une véritable cohérence.

Toutefois, un certain nombre de faiblesses sont à souligner. La formation comprend en effet un nombre
d’intervenants professionnels assez faible (3) alors même que sont évoquées de très nombreuses interventions de
professionnels très variés, lesquelles ne sont pas intégrées au tableau des intervenants. Parallèlement, l’un des
intervenants extérieurs supporte à lui seul plus d’un cinquième du total d’heures (63 sur 290). Enfin, la première
année de master offre une préparation faible pour l’orientation des étudiants locaux vers cette deuxième année
très spécialisée.

 Points forts :
 Pertinence des matières pour la profession.
 Actualité de cette spécialité.

 Points faibles :
 Répartition des enseignements.
 Articulation M1/M2.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

L’ouverture à la formation continue devrait être développée. Les interventions extérieures devraient de
même être réexaminées et précisées.

7
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANÇON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000442
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Droit public

Présentation de la mention

La mention « Droit public » de l’Université de Franche-Comté (UFC) ambitionne de former des juristes
spécialisés en droit public. De vocation généraliste en première année, la mention propose deux spécialisations en
seconde année. La première, à finalité professionnelle, offre une formation dans le domaine de l’administration
publique et du contentieux. La seconde (en création), à finalité recherche, s’inscrit dans le domaine de la protection
des droits fondamentaux et des libertés. Cette dernière spécialité, qui intègre une approche transversale en droit
public et droit privé, est proposée en co-habilitation avec l’Université de Bourgogne -Dijon.

Les compétences professionnelles acquises dans la mention destinent la plupart des étudiants aux métiers de la
fonction publique, même si d’autres secteurs d’activités sont appréhendés dans le cadre des spécialités (profession
d’avocat pour la spécialité professionnelle ; enseignement, secteur associatif et social pour la spécialité recherche).

Indicateurs

M1 :28 (2009-2010)
Effectifs constatés
M2 :16 (2009-2010)
Effectifs attendus M1 : 26
M1 :61 % (2009-2010)
Taux de réussite
M2 :65 % (2009-2010)
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de
NR
réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

De vocation généraliste en première année, la mention a pour objectif d’apporter aux étudiants titulaires
d’une licence en droit un approfondissement de leurs connaissances en droit public, tout en s’efforçant de compenser
les lacunes affectant la moitié de ses effectifs, issue d’une licence « Administration économique et sociale » (AES). Il
en résulte des objectifs scientifiques contrastés, en dépit d’une exigence réelle, sanctionnée par des taux de réussite
modestes. Les deux spécialités proposées en seconde année (« Administration publique et contentieux » et
« Protection des droits fondamentaux et libertés » en co-habilitation avec l’Université de Bourgogne) permettent à
l’établissement, en dépit de ses effectifs réduits, de maintenir une finalité recherche en complément d’une formation
à vocation professionnelle adaptée aux besoins des collectivités publiques.

1
Adossée scientifiquement à un laboratoire de recherche - le Centre de recherches juridiques de l’Université de
Franche-Comté, CRJFC - dont les travaux et les effectifs ont positivement évolué ces dernières années, la mention a
également noué plusieurs partenariats avec les milieux socioprofessionnels régionaux. Ces échanges demeurent
toutefois insuffisants, à l’instar des échanges académiques (en dépit de la co-habilitation) et internationaux.

La structuration de la formation - handicapée par l’hétérogénéité des étudiants - permet néanmoins


d’organiser des passerelles (avec le M1 AES par exemple) et d’afficher une réelle lisibilité. La mention repose par
ailleurs sur une politique de stages dont l’encadrement général est satisfaisant.

Les intervenants académiques sont tous issus de l’UFC et appartiennent tous au CRJFC (y compris pour la
spécialité co-habilitée, s’agissant des cours et séminaires dispensés à Besançon), ce qui renforce le constat
d’insuffisance des échanges académiques. Les intervenants extérieurs sont peu nombreux (aucun magistrat
administratif dans la spécialité « Administration publique et contentieux », en dépit de la présence d’un tribunal
administratif à Besançon ; aucun intervenant professionnel extérieur dans la spécialité « Protection des droits
fondamentaux et libertés »).

Le recrutement des étudiants est manifestement endogène, et l’attractivité de la formation paraît limitée (le
dossier est toutefois insuffisamment renseigné sur ce point). Les effectifs s’érodent (-46 % en M1 et M2 entre 2007 et
2009) et les étudiants issus d’AES sont légèrement majoritaires en M1.

Les résultats de l’analyse à deux ans du devenir des diplômés (spécialité « Administration publique et
contentieux ») aboutissent à un taux d’emploi de 70 %, dans des secteurs conformes à la qualification, mais dont le
niveau qualitatif est assez modeste, voire décevant.

La prévision des effectifs attendus confirme la baisse enregistrée depuis 2007, avec un effectif de 25 étudiants
en moyenne (en M1, même si le dossier ne le précise pas).

L’autoévaluation - visiblement concomitante à la rédaction du dossier - est globalement peu prise en compte,
même si certains problèmes ont été correctement appréhendés et rectifiés (évolution du parcours recherche avec la
co-habilitation d’une seconde spécialité).

 Point fort :
 Formation complète, qui s’adapte pour répondre aux évolutions du droit public et aux nécessités
subséquentes des formations qui lui sont consacrées.

 Points faibles :
 Attractivité réduite.
 Partenariats institutionnels et socioéconomiques insuffisants.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait de développer activement les partenariats et les échanges avec les institutions publiques et les
acteurs socioéconomiques. Le rapprochement avec l’Université de Bourgogne - Dijon devrait être envisagé dans le
cadre d’une réelle complémentarité entre les établissements et les équipes, et non à travers la simple duplication et
juxtaposition de deux dispositifs autonomes, à partir desquels les étudiants construisent leur formation.

2
Appréciation par spécialité

Administration publique et contentieux

 Présentation de la spécialité :

L’objectif de la spécialité « Administration publique et contentieux » est de former des juristes en droit public,
aptes au raisonnement théorique comme à la pratique, destinés essentiellement aux métiers de la fonction publique
ou à d’autres professions juridiques requérant une formation dans le domaine de l’administration publique et du
contentieux (organismes parapublics, cabinets d’avocats, entreprises…).

 Indicateurs :

Effectifs constatés 16
Effectifs attendus 15
Taux de réussite 65 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 94 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

La spécialité « Administration publique et contentieux » offre une formation complète et exigeante, ouverte
aux évolutions à l’œuvre au sein du droit public. Elle est incontestablement utile au regard des besoins en formation
des collectivités publiques.

La structuration des unités d’enseignement (UE) peut toutefois paraître assez déroutante : importance
accordée au droit de l’urbanisme et au droit de l’environnement - avec 100 heures - ; absence d’approfondissement
en droit des collectivités territoriales (30+24 heures de cours magistraux en M1), notamment par l’intervention de
praticiens.

Plus globalement, la spécialité manque d’aspects et de contenus professionnalisants. Les enseignements, assez
théoriques, ne laissent pas suffisamment la place aux enjeux pratiques (en dépit de certains efforts récents, par
exemple avec un séminaire de techniques du contentieux administratif animé par un avocat). Les partenariats et les
échanges avec l’environnement institutionnel, bien que réels, sont également insuffisants.

 Point fort :
 Formation exigeante, adaptée aux besoins des collectivités publiques.

 Points faibles :
 Enseignements trop théoriques.
 Partenariats et échanges institutionnels insuffisants.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

3
Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait d’améliorer la structuration des unités d’enseignement et de renforcer les enseignements à


finalité pratique et professionnalisante, notamment par une accentuation des interventions professionnelles
extérieures. La spécialité gagnerait également à développer davantage de partenariats avec les acteurs institutionnels
et socioéconomiques. Enfin, un effort supplémentaire pourrait être réalisé s’agissant de l’accueil d’étudiants en
formation continue.

Protection des droits fondamentaux et des libertés

 Présentation de la spécialité :

La spécialité « Protection des droits fondamentaux et des libertés » est commune aux mentions « Droit public
et droit privé » à l’Université de Bourgogne – Dijon (où elle existait depuis plusieurs années) et « Droit public » à
l’Université de Franche-Comté (en création dans cet établissement), dans le cadre d’une co-habilitation entre les
deux universités. Elle a pour objectif essentiel de former les étudiants à la recherche dans une approche transversale
du domaine des droits fondamentaux et des libertés, mais aussi de les préparer aux concours ou aux professions
juridiques du secteur associatif et social dans le domaine des droits de l’homme.

 Indicateurs :

Effectifs constatés (moyenne sur 3 ans) 40


Effectifs attendus (moyenne sur 4 ans) 45
Taux de réussite (moyenne sur 2 ans) 51 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

* Les indicateurs correspondent à ceux de l’Université de Bourgogne – Dijon.

 Appréciation :

La spécialité se veut résolument transversale et pluridisciplinaire, ainsi que le montrent les quatre approches
complémentaires du domaine : droit privé, droit public, science politique et histoire du droit. De ce fait, la formation
s’appuie efficacement sur plusieurs laboratoires.

La co-habilitation du diplôme entre les deux universités permet judicieusement d’élargir l’offre de formation,
dans une thématique adaptée à la recherche.

La formation à la recherche se fait progressivement et de façon pertinente. On peut toutefois regretter que les
étudiants ne participent pas plus à l’organisation de manifestations scientifiques.

Les liens avec les juridictions locales restent insuffisants, même pour un master recherche. On peut également
s’étonner de l’absence de relation avec la Cour européenne des droits de l’Homme et, de manière plus générale,
d’une assez faible internationalisation de la formation.

 Points forts :
 La transversalité de la formation.
 La co-habilitation entre les deux universités.
 La formation à la recherche performante.
 Les objectifs scientifiques pertinents.

 Points faibles :
 Des partenariats institutionnels insuffisants.
 Des échanges internationaux trop limités.

4
Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Scientifiquement cohérente, la formation devrait, au regard de son domaine de compétence, s’employer à


nouer davantage de partenariats institutionnels et réfléchir à de nouveaux échanges internationaux. La
complémentarité entre les deux universités devrait être renforcée, notamment par d’authentiques mutualisations.

5
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANCON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000444
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Economie gestion

Présentation de la mention

Cette mention est située à l’intersection de l’économie et de la gestion. Son objectif principal est de délivrer
des compétences de niveau élevé en économie quantitative et en gestion. Cette formation prépare à des métiers
nécessitant la maîtrise de modèles formalisés et de techniques statistiques et économétriques. Les domaines
professionnels visés concernent essentiellement le secteur bancaire, la gestion des achats, la réalisation d’études
économiques et la recherche en sciences économiques. Le master propose également une formation aux métiers de
l’enseignement et de la formation.

Cette mention contient cinq spécialités. Deux spécialités concernent le domaine bancaire et sont
professionnelles (l’une en formation initiale classique et l’autre en formation par alternance). Une spécialité
professionnelle traite de la question des achats. Une spécialité offrant un parcours professionnel et un parcours
recherche propose une formation en économie quantitative. Enfin, une spécialité est dédiée aux métiers de
l’enseignement et de la formation.

Indicateurs

Effectifs constatés 25/35


Effectifs attendus 40/40
Taux de réussite 60 %/65 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

Cette mention poursuit des objectifs scientifiques de bon niveau. Elle offre un large éventail de débouchés
professionnels. Elle s’articule bien avec les autres formations de niveau master proposées par l’Université de Franche-
Comté et elle constitue un débouché naturel pour la licence « Economie-gestion ». En revanche, il existe peu de
connexions avec l’Université de Bourgogne - Dijon qui appartient pourtant au même PRES (pôle de recherche et
d’enseignement supérieur).

Au niveau recherche, cette mention est adossée au centre de recherche en sciences économiques de
l’Université de Franche-Comté (Centre de recherche sur les stratégies économiques – CRESE -) qui mobilise des
enseignants-chercheurs de qualité. Mais, aucune référence n’est faite à un centre de recherche en gestion.

1
Globalement, la mention propose une faible ouverture sur le monde extérieur à l’Université de Franche-Comté.
Ainsi, il n’existe aucun lien avec des établissements d’enseignement supérieur, tant au niveau national
qu’international. Une ouverture sur le monde professionnel est proposée, essentiellement à travers la participation
d’intervenants professionnels dans la formation et l’accueil d’étudiants en stage. De nombreux enseignements sont
ainsi dispensés par des professionnels compétents. Et, généralement, chaque étudiant réalise deux stages, l’un en M1
(d’une durée au moins égale à deux mois) et l’autre en M2 (d’une durée au moins égale à quatre mois).

La structure globale de la formation est cohérente et permet une spécialisation progressive entre le M1 et le
M2. De plus, durant l’année de M1, il existe une forte mutualisation des cours, ce qui permet une orientation
progressive des étudiants entre les diverses spécialités. L’équipe pédagogique est parfaitement adaptée aux objectifs
de la formation. Le pilotage de la mention est efficace, même s’il n’existe pas actuellement de conseil de
perfectionnement.

Les étudiants sont majoritairement issus de la région Franche-Comté, ce qui révèle une attractivité plutôt
faible. Ce point est confirmé par la faiblesse des effectifs tant au niveau M1 que M2. Les taux de réussite à chaque
niveau sont également faibles. Ces éléments conduisent à dresser un bilan plutôt négatif du fonctionnement de la
mention. Cet aspect est cependant en partie compensé par l’excellence des résultats obtenus en matière de devenir
des étudiants dans les deux spécialités de M2 pouvant fournir ce type d’analyse. De plus, une amélioration du nombre
d’étudiants inscrits dans cette mention est prévue dans les années à venir, en liaison avec la création de deux
spécialités (« Métiers de l’enseignement et de la formation », « Banque »).

 Points forts :
 L’équipe pédagogique est de qualité.
 La mention présente une forte cohérence interne et s’insère bien dans l’offre de l’Université de
Franche-Comté.

 Points faibles :
 Les effectifs sont peu nombreux.
 Les taux de réussite sont insuffisants.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Le travail engagé afin d’améliorer l’attractivité de la mention mériterait d’être poursuivi.

Une analyse de l’origine de la faiblesse des taux de réussite pourrait être envisagée afin de pouvoir, à terme,
améliorer les résultats obtenus.

2
Appréciation par spécialité

Banque

 Présentation de la spécialité :

Cette formation a pour objectif de permettre aux étudiants de maîtriser les concepts et les outils de
l’économie et de la gestion appliqués aux domaines de la banque et de la finance. L’objectif professionnel poursuivi
est de former des généralistes de la banque de réseau.

Cette spécialité est une création ex-nihilo. Elle a une vocation professionnelle. Elle complète la formation au
domaine bancaire proposée par la spécialité « Chargés d’affaires professionnels » qui fonctionne en formation par
apprentissage.

Après un premier semestre commun à toutes les spécialités, des enseignements spécifiques sont dispensés
pendant deux semestres. Ces cours sont identiques à ceux proposés dans la formation « Chargés d’affaires
professionnels ». Le quatrième semestre est réservé au stage.

 Indicateurs :

Effectifs constatés SO
Effectifs attendus 25
Taux de réussite SO
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) SO
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) SO
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO

 Appréciation :

Il s’agit d’une formation de bon niveau, occupant un positionnement relativement classique. Toutefois, les
débouchés professionnels sont significatifs et ils justifient la création d’une telle spécialité.

Les enseignements proposés correspondent aux objectifs de la formation. On regrettera simplement que les
cours à contenu économique deviennent très minoritaires lors du deuxième et du troisième semestre. En outre, il
n’existe pas de mutualisation des enseignements au niveau M2 entre la spécialité « Banque » et la spécialité « Chargés
d’affaires professionnels », alors que les cours du troisième semestre sont identiques dans les deux spécialités.

L’équipe pédagogique propose un bon équilibre entre les intervenants académiques et les intervenants
professionnels. Ces derniers présentent des profils adaptés à la formation.

Au niveau recherche, la spécialité est adossée au CRESE. Cependant, l’aspect formation à la recherche
demeure peu développé, en dépit de la mise en place d’une unité d’enseignement (UE) consacrée à la recherche en
finance lors du troisième semestre.

 Points forts :
 Les débouchés professionnels sont conséquents.
 Les intervenants professionnels sont de qualité.

 Points faibles :
 Les cours à contenu économique sont peu présents au deuxième et au troisième semestre.
 L’aspect recherche est un peu occulté.

3
Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Le contenu économique de la formation pourrait être renforcé puisqu’un objectif de cette formation est de
présenter les avancées les plus récentes en sciences économiques dans le domaine de la finance.

Chargés d’affaires professionnels

 Présentation de la spécialité :

Cette formation a pour objectif de permettre aux étudiants de maîtriser les concepts et les outils de
l’économie et de la gestion appliqués aux domaines de la finance, de la comptabilité et de la gestion de portefeuille.
L’objectif professionnel poursuivi est de former des cadres pour le domaine bancaire.

La spécialité présentée est un renouvellement. Cette spécialité a une vocation professionnelle. Elle est assurée
en alternance lors de la seconde année, selon un rythme 1mois/1mois. Elle complète la formation au domaine
bancaire proposée par la spécialité « Banque » qui fonctionne en formation initiale.

Après un premier semestre commun à toutes les spécialités, des enseignements spécifiques sont dispensés
pendant deux semestres. Ces cours sont identiques à ceux proposés dans la formation « Banque ». Les enseignements
dispensés au quatrième semestre sont propres à cette spécialité. Ils abordent des problématiques concernant les
clients professionnels et sont dispensés par des intervenants du Centre de formation de la profession bancaire (CFPB).

 Indicateurs :

Effectifs constatés 16/11


Effectifs attendus 15/10
Taux de réussite 75 %/100 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 96 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

Il s’agit d’une formation de bon niveau, occupant un positionnement relativement classique. Cette spécialité
se distingue néanmoins par la mise en place d’une formation par alternance. De plus, elle bénéficie d’un partenariat
avec le CFPB. Les débouchés professionnels sont significatifs.

Les enseignements proposés sont adaptés aux objectifs de la formation. Les cours à contenu économique
deviennent très minoritaires après le premier semestre et, globalement, la formation à la recherche est peu présente.
Ceci s’explique par la finalité professionnelle de la spécialité. On regrettera qu’il n’existe pas de mutualisation des
enseignements au niveau M2 entre la spécialité « Chargés d’affaires professionnels » et la spécialité « Banque », alors
que les cours se déroulant au troisième semestre sont identiques dans les deux spécialités. Le rythme de formation
par alternance permet aux étudiants de réaliser un véritable projet professionnel et facilite l’insertion professionnelle
des diplômés. L’important réseau constitué dans le secteur professionnel bancaire œuvre dans le même sens.

Les effectifs étudiants sont satisfaisants, tant au niveau du M1 qu’au niveau du M2. Ils excèdent les effectifs
attendus, ce qui est révélateur de l’attractivité de la formation. Les taux de réussite sont satisfaisants en M1 et

4
excellents en M2. Enfin, l’insertion des diplômés est excellente : 96 % des étudiants trouvent un emploi à l’issue de la
formation.

 Points forts :
 L’insertion des diplômés est excellente.
 De nombreuses connexions sont établies avec le monde bancaire.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A+

Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait de faire un effort vers la mutualisation avec la spécialité « Banque » en demande de création,
et d’être vigilant concernant le maintien des liens avec la recherche.

Chargé d’études économiques

 Présentation de la spécialité :

Cette formation a pour objectif de transmettre des concepts et des outils de haut niveau appartenant au
domaine de la microéconomie. Deux débouchés professionnels sont repérés : le métier de chargé d’études
économiques et la recherche en sciences économiques.

La spécialité présentée est un renouvellement. Elle a une vocation à la fois professionnelle et recherche. Après
un premier semestre commun à toutes les spécialités, des enseignements spécifiques sont dispensés pendant deux
semestres à tous les étudiants de la spécialité. Lors du quatrième semestre, deux voies sont proposées. La première
correspond à un parcours à finalité recherche articulé autour d’enseignements approfondis en microéconomie et la
réalisation d’un mémoire. La seconde voie correspond à un parcours professionnel composé d’enseignements
dispensés par des intervenants professionnels et de la réalisation d’un stage.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 9/13


Effectifs attendus 10/15
Taux de réussite 55 %/53 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

Il s’agit d’une formation de bon niveau, proposant principalement une formation à la recherche en sciences
économiques. Afin d’améliorer l’attractivité habituellement faible dans ce type de formation, une démarche
d’élargissement des débouchés professionnels a été mise en place. Elle se traduit notamment par une ouverture
thématique des enseignements proposés au quatrième semestre. Ce dispositif induit cependant une certaine perte de
cohérence. En effet, les enseignements proposés lors de ce semestre sont en décalage avec ceux des semestres
précédents.

5
L’équipe pédagogique est de qualité. Elle incorpore notamment un certain nombre d’intervenants académiques
disposant de publications de haut niveau. Les enseignements sont de qualité et la structure de la formation est bonne.
Elle s’articule principalement autour de thématiques microéconomiques.

Les effectifs sont faibles au niveau du M1 et du M2. Cependant, on observe une progression sensible du nombre
d’étudiants inscrits en M2. Les taux de réussite sont insuffisants, tant au niveau M1 qu’au niveau M2. Le taux de
réussite du M1 pose question puisque la majorité des étudiants proviennent de la licence « Economie-gestion » de
l’Université de Franche-Comté.

 Points forts :
 L’équipe pédagogique est de bonne qualité, de même que les enseignements.
 La structuration de la formation est très bonne.
 La formation offre une bonne préparation au doctorat en sciences économiques.

 Points faibles :
 Les taux de réussite, notamment au niveau M1, sont préoccupants.
 Les effectifs demeurent globalement insuffisants.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Une analyse de la faiblesse du taux de réussite en M1 pourrait être réalisée. L’amélioration de ce taux pourrait
engendrer une amélioration de l’attractivité de la spécialité.

E-achats et marchés

 Présentation de la spécialité :

Cette formation a pour objectif de transmettre des concepts et des outils de haut niveau, issus de l’économie
et de la gestion et appliqués à la problématique des achats. Professionnellement, l’objectif est de préparer aux
fonctions de direction des achats.

La spécialité présentée est un renouvellement. Elle a une vocation professionnelle. Après un semestre commun
à toutes les spécialités, des enseignements spécifiques sont délivrés durant le deuxième et le troisième semestre. Le
quatrième semestre est réservé à la réalisation d’un stage.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 18/ 21


Effectifs attendus NR
Taux de réussite 77 %/92 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 85 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

6
 Appréciation :

Il s’agit d’une formation de qualité, située à l’intersection de l’économie et de la gestion. Elle trouve donc
naturellement sa place au sein de cette mention. Les débouchés professionnels sont conséquents.

Les enseignements proposés sont adaptés aux objectifs de la formation. L’équipe pédagogique est de qualité et
présente un bon équilibre entre intervenants académiques et professionnels. De plus, la spécialité bénéficie d’un fort
adossement au Centre de recherche en sciences économiques (CRESE). Cependant, la dimension recherche est
quasiment absente de la maquette. L’aspect formation professionnelle est, quant à lui, fortement développé.

Les effectifs sont corrects. Toutefois, à la fois en M1 et en M2, on observe une baisse du nombre d’étudiants
inscrits. Ces chiffres révèlent une certaine fragilité de l’attractivité de la spécialité. Les taux de réussite sont
satisfaisants, tant en M1 qu’en M2. De plus, l’insertion professionnelle des diplômés est très bonne : 85 % des
étudiants sont en contrat à durée indéterminée.

 Point fort :
 L’insertion professionnelle des diplômés est très bonne.

 Point faible :
 Les effectifs sont un peu faibles et, surtout, suivent une tendance à la baisse.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Des efforts pourraient être envisagés afin de consolider la base de recrutement de la spécialité. Une
amélioration du nombre d’étudiants est attendue, en liaison avec la mise en place de la mention « Economie
gestion ». D’autres pistes pourraient être explorées. En particulier, un rapprochement avec la spécialité
« Responsable de la commande publique », nouvelle formation de l’Université de Bourgogne - Dijon, pourrait être
considéré.

Métiers de l’enseignement et de la formation


Cette spécialité sera évaluée a posteriori.

7
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANÇON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000445
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Management

Présentation de la mention

La mention « Management », portée par l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de Franche-Comté,
propose des enseignements en 1ère et 2ème année de master (M1 et M2), qui ont vocation à former des étudiants aux
différents domaines de la gestion d’entreprise. En master 1, elle est organisée sous forme de quatre parcours qui
permettent l’accès à quatre masters 2 dans les spécialités suivantes :

 « Comptabilité, contrôle, audit »,


 « Management administratif et financier en entreprise »,
 « Marketing et management international »,

 « Management des ressources humaines » avec deux parcours : « Prévention des conflits » et
« Evaluation des potentiels ».

En outre, la mention « Management » propose une spécialité en master 2 intitulée « Administration des
entreprises » offrant deux parcours (« Management des entreprises », « Entreprenariat et innovation ») visant à
proposer une double compétence en gestion à des étudiants n’ayant pas suivi auparavant d’études dans le domaine.

La mention « Management » est la seule formation en gestion reconnue au niveau master dans la région
Franche-Comté. Elle est géographiquement située à Besançon, mais elle est également présente sur le site de Belfort.

Indicateurs

Effectifs constatés 149/109


Effectifs attendus 100/120
Taux de réussite 79 %/90 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 90 % (NR)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

Les objectifs de la mention, à vocation professionnelle, sont principalement orientés vers la formation
d’étudiants à la maîtrise des concepts et usages des différents domaines de la gestion. Les appellations de la mention
et des cinq spécialités qui y sont adossées reflètent bien leur contenu et ces objectifs. Cette mention complète l’offre
de formation au sein de l’Université de Franche-Comté, aux côtés des masters en administration économique et
sociale, en droit privé et public, et en économie-gestion. Au niveau régional également, en l’absence d’une école de

1
commerce homologuée au niveau master, cette mention « Management » est la seule à offrir une formation de ce
niveau en management. Il conviendrait toutefois de réaliser une étude de la concurrence au niveau interrégional,
puisqu’on retrouve une mention très similaire à l’IAE de Dijon.

L’adossement à la recherche de cette mention n’est pas assez fort. Outre le fait que les enseignants-
chercheurs de l’IAE de Franche-Comté font partie depuis 2008 du Laboratoire d’économie gestion (LEG) de
l’Université de Bourgogne (UMR CNRS), le dossier ne permet pas d’évaluer la qualité de ce rattachement et son
impact sur la formation. On ne connaît pas assez les thèmes de recherche des enseignants’chercheurs ni leurs
publications.

L’IAE de Franche-Comté est inséré dans un réseau rassemblant de nombreux partenaires privés et
institutionnels. L’adossement aux milieux socio-économiques apparaît comme une priorité pour la mention et
l’université puisqu’un professeur associé (PAST) a été recruté en 2009 pour structurer et renforcer les relations
existantes. En outre, depuis 2009, l’IAE prend en charge l’organisation d’un « forum emplois et stages » qui prend la
forme d’un « job dating » afin de favoriser l’insertion professionnelle des étudiants.

Les liens pédagogiques avec d’autres écoles et instituts sont prometteurs. Faisant partie du Polytechnicum de
Bourgogne Franche-Comté, qui rassemble écoles d’ingénieurs et de commerce des deux régions, des relations ont été
nouées avec certaines écoles d’ingénieurs, notamment au travers de formations centrées sur l’entrepreunariat et
l’innovation.

L’ouverture internationale de la mention « Management » est très limitée, en dehors d’un accent mis sur la
formation à l’anglais (généralisation de la préparation à la certification TOEIC).

La première année de la mention « Management » comporte quatre parcours visant à amorcer la spécialisation
en master 2 selon les quatre spécialités « Comptabilité, contrôle, audit » (CCA), « Management administratif et
financier en entreprise » (MAFE), « Marketing et management international » (MMI) et « Management des ressources
humaines » (MRH). Les enseignements sont bien mutualisés en M1, à l’exception de l’unité d’enseignement (UE) de
comptabilité, fusion et consolidation. Certains parcours présentent un degré de proximité important, ce qui permet
des passerelles pour l’accès à des spécialités de master 2 (entre MRH et MMI, de CCA vers MAFE). Une spécialité
indépendante existe également en master 2, « Administration des entreprises », proposée à des étudiants ayant un
master 1 dans d’autres domaines que la gestion. La politique des stages est assez standard pour ce type de
formation : un stage de minimum 2 mois en M1 et un stage d’insertion professionnelle de 4 à 6 mois en M2. L’équipe
pédagogique est composée d’enseignants-chercheurs et de professionnels qui assurent 40 % des enseignements en
master 2.

La principale base de recrutement des étudiants de master 1 est la licence « Economie-gestion » ou


« Administration économique et sociale » (AES) de Franche-Comté. En 2ème année de master, la base de recrutement
est plus large. Les effectifs constatés sont nombreux et les taux de réussite sont satisfaisants. Le maintien du nombre
d’étudiants à l’avenir est crédible compte tenu des évolutions passées. 90 % des diplômés de la mention trouvent un
emploi en moins de 6 mois, ce qui est très positif, et 60 % trouvent directement à l’issue de leur stage de fin
d’études.

La procédure suivie pour l’autoévaluation n’est pas claire. Il semble qu’elle ait été construite sur la base des
visions des différents responsables des spécialités de la mention. Le dossier ne permet pas de savoir quel est le rôle
joué par la gouvernance de l’université dans cette autoévaluation.

 Points forts :
 Une mention « Management » aux objectifs clairs et pourvoyeuse d’emplois (90 % d’insertion
professionnelle en moins de 6 mois).
 L’accent mis sur l’insertion locale (partenariats avec les milieux professionnels) et professionnelle (job
dating).
 Des spécialités qui couvrent les principales disciplines de gestion.
 Des effectifs en progression depuis 3 ans, tout en ayant une sélectivité accrue.

 Une mutualisation des enseignements au niveau master 1.

 L’accent mis sur l’anglais, avec la certification TOEIC bientôt proposée à tous les étudiants.

 Points faibles :
 Une formation pas assez internationalisée.
 L’adossement recherche insuffisant.
 Les procédures d’évaluation interne non claires.
 Pas de formation en apprentissage.

2
Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait de développer des partenariats avec des institutions internationales. Il faudrait également
renforcer l’adossement recherche de la formation. L’arrivée de deux professeurs des universités serait bénéfique à
cette équipe pédagogique et renforcerait cet adossement. Il conviendrait aussi d’améliorer les procédures
d’évaluation interne de la formation et/ou de mieux les expliciter. Enfin, il serait pertinent d’envisager la proposition
de certaines spécialités en apprentissage.

3
Appréciation par spécialité

Administration des entreprises

 Présentation de la spécialité :

La spécialité de master 2 « Administration des entreprises » offre à des étudiants de master 1 n’ayant pas suivi
de formation en gestion la possibilité d’acquérir une double compétence en gestion. Deux parcours sont proposés :

 un parcours « Management des entreprises », qui prépare à des emplois de type directeur adjoint de
PME, manager opérationnel ou chef de projet ;
 un parcours « Entreprenariat et innovation », qui prépare à la création d’entreprises.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 20
Effectifs attendus 20-25
Taux de réussite 90 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de
90 % en emploi
réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) informel

 Appréciation :

Les deux parcours de la spécialité (« Management des entreprises », « Entreprenariat et innovation ») sont
cohérents avec la double compétence proposée à des titulaires d’un master 1 autres qu’en gestion. Ils sont pertinents
dans leur domaine et on note l’originalité du second parcours. Le premier semestre est un semestre de tronc commun
solide d’enseignements des différentes disciplines nécessaires pour le management en entreprise (stratégie,
marketing, comptabilité, contrôle de gestion, gestion de projet, ressources humaines, système d’information, droit et
fiscalité, langues et insertion professionnelle), de 300 heures équivalent TD (travaux dirigés). Le second semestre est
spécifique à chaque parcours, « Management des entreprises » et « Entreprenariat et innovation », et propose 66
heures équivalent TD. Le stage, de 4 mois minimum, est intégré dans le second semestre. L’équipe pédagogique est
composée de 10 enseignants-chercheurs et de professionnels, ces derniers réalisant 40 % des enseignements. Cette
répartition est équilibrée pour un master 2 professionnel. Les enseignements mobilisent des études de cas. Un projet
nécessitant des compétences transversales est à réaliser tout au long de l’année et fait l’objet de bilans réguliers. On
a peu d’informations sur l’évaluation de la formation par les étudiants. 25 % à 30 % des étudiants sont en formation
continue.

 Points forts :
 Une très bonne insertion professionnelle des diplômés (90 % ont un emploi en moins de 6 mois).
 Une formation continue attractive.
 Un parcours « Entreprenariat et innovation » très pertinent au niveau régional.

 Points faibles :
 Le trop faible adossement à la recherche.
 L’absence d’échanges ou de partenariats internationaux.
 Le manque d’informations sur les évaluations de la formation par les étudiants.

4
Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait de renforcer l’adossement à la recherche de la spécialité, même s’il s’agit d’une formation a
vocation professionnelle. Il serait pertinent de développer les partenariats internationaux. Il conviendrait de donner
une synthèse des résultats des évaluations de la formation par les étudiants.

Comptabilité, contrôle, audit (CCA)

 Présentation de la spécialité :

La spécialité « Comptabilité, contrôle, audit » (CCA) vise à former des étudiants à la maîtrise des techniques
comptables, du contrôle de gestion et de l’audit. Ce diplôme s’inscrit dans le réseau national des masters en CCA et
est soumis à des règles au niveau des enseignements. Il délivre, en particulier, 5 équivalences sur les 7 épreuves en
vue de l’obtention du Diplôme supérieur de comptabilité et de gestion (DSCG), indispensable pour devenir expert
comptable. Les étudiants de CCA peuvent ainsi s’orienter vers les professions de l’audit, du contrôle de gestion et de
l’expertise comptable.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 45/21


Effectifs attendus 30/20-25
Taux de réussite 64 %/81 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 90 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) informel

 Appréciation :

Le master CCA s’organise sur deux ans compte tenu des impératifs liés aux règles pour l’obtention des
équivalences. Les étudiants sont sélectionnés à leur entrée en master 1. Le semestre 1 permet d’aborder les bases en
comptabilité, management, contrôle. Le semestre 2 approfondit l’analyse financière, la fiscalité, le droit et inclut un
stage de 2 mois minimum. Le semestre 3 est consacré plus particulièrement à l’audit et aborde la gouvernance et le
reporting. Enfin, le semestre 4 est entièrement consacré à un stage de 4 mois minimum. La spécialité comporte des
cours mutualisés avec les autres parcours du master 1, ce qui est positif et permet aux étudiants de poursuivre dans
d’autres M2 (en particulier la spécialité « Management administratif et financier de l’entreprise »). On pourrait
poursuivre la mutualisation sur le cours de comptabilité, fusion et consolidation. Le master n’est pas proposé en
alternance. L’équipe pédagogique est composée pour moitié d’universitaires et pour moitié de professionnels
(juristes, experts comptables, etc.), ce qui est équilibré dans un master professionnel. L’adossement à la recherche
n’apparaît pas clairement. Le master CCA est proposé en formation initiale et continue, cette dernière représentant
environ 25 % des effectifs. Le master pratique la validation partielle des acquis par l’expérience (VAE). Il est
regrettable de ne pas connaître les résultats des évaluations de la formation par les étudiants et ce que deviennent
les étudiants du master 1 CCA qui ne poursuivent pas en master 2 CCA. Il est également regrettable que le réseau des
anciens du master CCA ne soit pas structuré. On note aussi une faiblesse au niveau de l’ouverture du master CCA à
l’international.

5
 Points forts :
 L’appartenance à un réseau de masters CCA, avec 5 équivalences au diplôme DSCG.
 La très bonne insertion professionnelle des diplômés (90 % trouvent un emploi en moins de 6 mois).
 Les liens avec l’ordre des experts comptables.

 Points faibles :
 L’absence d’ouverture à l’international.
 Le faible adossement à la recherche.
 Le manque d’informations sur les évaluations de la formation par les étudiants.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait de développer l’ouverture internationale de la formation qui est aujourd’hui très limitée. Il
conviendrait de développer un réseau des anciens du master, ce qui est généralement le cas dans les autres
formations de ce type. L’adossement à la recherche devrait être renforcé et apparaître clairement. Enfin, il serait
pertinent d’indiquer ce que deviennent les étudiants du master 1 qui ne poursuivent pas en master 2. Il serait
également pertinent de connaître les retours des évaluations de la formation par les étudiants.

Management administratif et financier en entreprise (MAFE)

 Présentation de la spécialité :

La spécialité « Management administratif et financier en entreprise » (MAFE) vise à former des étudiants à la
finance d’entreprise et au contrôle de gestion. Il s’agit, en fait, de l’ancien parcours « Responsable administratif et
financier » au sein de la spécialité « Management administratif et financier », parcours qui devient une spécialité à
part entière. Cette spécialité vise les métiers de la finance d’entreprise au sens large (responsable administratif et
financier, contrôle de gestion, gestionnaire de trésorerie).

 Indicateurs :

Effectifs constatés 25
Effectifs attendus 27
Taux de réussite 100 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 90 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Informel

 Appréciation :

En l’absence d’école de commerce dans la région, la spécialité MAFE paraît pertinente. Elle propose sur deux
années (master 1 et master 2) un panorama d’enseignements liés à la finance d’entreprise. En master 1, un grand
nombre d’enseignements sont mutualisés avec le master CCA. La spécialisation intervient véritablement au niveau du
master 2, avec des enseignements de gestion financière des entreprises et d’instruments et marchés financiers. Un
stage de 4 mois minimum est prévu en master 2, sur la totalité du second semestre. Cette spécialité peut accueillir
des étudiants à distance ou en formation continue, pas en alternance. On regrette une très grande proximité des
débouchés de cette spécialité et de ceux de la spécialité CCA, cette dernière paraissant toutefois plus sélective. En
6
outre, le taux de réussite de 100 % suscite une interrogation quant au niveau d’exigence requis pour cette spécialité.
Il conviendrait de proposer un contenu et une forme d’enseignement (par exemple l’apprentissage) offrant une réelle
différence par rapport au master CCA. On note toutefois un effort fourni sur l’internationalisation, avec des accords
pour des échanges avec des universités étrangères.

 Points forts :
 Des débouchés crédibles (90 % ont un emploi en moins de 6 mois).
 La cohérence du contenu des enseignements avec les objectifs de la spécialité.
 La possibilité d’effectuer un semestre à l’étranger dans le cadre d’un échange.

 Points faibles :
 L’insuffisance de la différenciation, en l’état, avec la spécialité « Comptabilité, contrôle, audit ».
 Le faible adossement à la recherche.
 Le manque d’informations sur les étudiants suivant cette spécialité à distance.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait de proposer une formation plus différenciée par rapport au master « Comptabilité, contrôle,
audit » (CCA), par exemple en développant la formation par alternance ou en accentuant l’ouverture à
l’international. A l’heure actuelle, il serait pertinent de mutualiser le cours de comptabilité, fusion et consolidation
avec le même cours en CCA. Il serait également pertinent de présenter les résultats des évaluations de la formation
par les étudiants, ce qui pourrait donner des axes d’amélioration pour cette formation. Il serait aussi intéressant de
comprendre ce qui explique le taux de réussite de 100 %. En outre, l’adossement à la recherche de cette spécialité
paraît insuffisant. Il conviendrait de le renforcer. Enfin, il serait pertinent de présenter le déroulé et les résultats de
la formation à distance.

Marketing et management international (MMI)

 Présentation de la spécialité :

La spécialité « Marketing et management international » a été créée en 2008 et offre une formation au
marketing et au management international, essentiellement pour former des cadres capables d’accompagner les
entreprises dans leur développement à l’international, notamment les petites et moyennes entreprises nombreuses
dans la région. Elle répond ainsi à une demande des entreprises locales et offre une spécialisation en marketing aux
étudiants de l’Université de Franche-Comté.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 15/20


Effectifs attendus 20/23
Taux de réussite 73 %/90 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) oui
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 70 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Sans objet


7
 Appréciation :

La spécialité « Marketing et management international », bien que récente, semble déjà bien ancrée dans
l’offre de formation de la mention. Le master présente une forte mutualisation des enseignements. 6 unités
d’enseignements sont communes à d’autres parcours du master 1 de la mention « Management » (marketing,
stratégie, droit, langues, technique quantitatives, insertion professionnelle) et 4 sont communes avec la mention
« Langues étrangères appliquées » (LEA) et concernent davantage la dimension internationale. En master 2, les cours
de marketing sont approfondis et spécifiques à la spécialité, tout comme les cours liés à la dimension internationale
de la spécialité. Le stage de 4 mois minimum vient clore la formation. L’enseignement « culture et civilisations » est
particulièrement original, pertinent et cohérent avec l’objectif de la formation. L’adossement à la recherche de cette
spécialité n’est pas clair. Cette formation n’est pas proposée en alternance, ce qui est regrettable, car cela pourrait
renforcer le taux d’insertion professionnelle des diplômés. La formation continue est possible, mais ne concerne
qu’un seul étudiant à l’heure actuelle. Cette spécialité compte 50 % d’étudiants venant de LEA, ce qui est très positif.
Bien que les résultats des évaluations de cette formation par les étudiants ne soient pas assez explicités, une enquête
par questionnaire est réalisée de manière systématique et a conduit à des améliorations de cette jeune formation.
Compte tenu de la dimension internationale affichée par cette spécialité, il est pertinent de développer les échanges
à l’international.

 Points forts :
 La très bonne mutualisation des enseignements et la transversalité (appui du département de langues
étrangères appliquées LEA de l’université).
 L’orientation vers l’international par rapport à des masters marketing plus classiques.

 L’évaluation des enseignements conduisant à des améliorations concrètes.

 Points faibles :
 Le faible adossement à la recherche.
 L’insuffisance du nombre d’étudiants bénéficiant de séjours à l’étranger.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il serait pertinent de développer cette formation en apprentissage afin de renforcer le taux de


professionnalisation de cette spécialité. Il conviendrait également de clarifier l’adossement de cette spécialité à la
recherche qui, malgré son caractère professionnel, devrait être liée à la recherche. Enfin, il serait pertinent de
généraliser l’échange des étudiants à l’étranger ou le stage à l’étranger dans une formation au marketing
international. On pourrait proposer aux étudiants, soit de choisir l’apprentissage, soit d’effectuer leur stage de fin
d’études à l’étranger. Ce dernier point permettrait de renforcer la légitimité de l’intitulé de la spécialité.

8
Management des relations humaines (MRH)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité a pour objectif la formation de professionnels des ressources humaines, détenant des
compétences à la fois managériales, relationnelles et de négociation. Deux parcours sont proposés au niveau du
master 2 :

 « Prévention et gestion des conflits »,


 « Evaluation et développement des potentiels ».

Si le master 1 est proposé sur les deux sites (Belfort et Besançon), la spécialité au niveau master 2 se déroule
uniquement à Belfort.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 42/23


Effectifs attendus 35/24
Taux de réussite 87 %/91 %
Taux de réponse
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses)
quasi nul
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de
92 %
réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Enquête

 Appréciation :

La spécialité « Management des ressources humaines », à travers ses deux parcours, est en phase avec les
besoins actuels des entreprises : disposer de cadres capables de prendre du recul sur le management des ressources
humaines et de proposer des innovations sur la détection des hauts potentiels. La 1ère année du master se déroule
conjointement à Belfort, au sein du département Sciences techniques et gestion de l’industrie (STGI) et à Besançon au
sein de l’IAE de Franche-Comté. Cette double localisation permet d’élargir les recrutements. Les contenus sont
désormais identiques et l’équipe pédagogique est intégrée, intervenant sur les deux sites qui sont situés sur des pôles
de compétitivité. A Besançon, un grand nombre d’enseignements sont mutualisés en master 1 avec les autres
spécialités de la mention. Le master 2 se déroule à Belfort et permet d’approfondir le droit, les dynamiques sociales,
le management des ressources humaines et du changement. La distinction entre les deux parcours « Prévention et
gestion des conflits » et « Evaluation et développement des potentiels » n’intervient que dans le dernier semestre du
master 2. L’équipe pédagogique est composée d’universitaires et de professionnels, ces derniers réalisant 50 % des
enseignements en master 2. Cette répartition est pertinente pour une spécialité professionnelle. 3 enseignants
universitaires réalisent à eux seuls 189, 159 et 130 heures de cours. La formation ne doit pas reposer autant sur ces
trois enseignants. En termes de stages, un stage de 2 mois minimum et un de 4 mois minimum sont prévus au cours du
master. Un quart des étudiants sont inscrits en formation continue, mais cette formation n’est pas proposée en
alternance. L’ouverture à des échanges internationaux est insuffisante.

 Points forts :
 Les deux parcours en M2 sont en phase avec les demandes professionnelles et sociétales.
 La présence sur le site de Belfort.
 Une réactivité face aux demandes d’évolution des étudiants.

 Points faibles :
 Une trop forte concentration des enseignements autour de trois enseignants.
 Une faible internationalisation.
 Un faible taux de réponse à l’évaluation des enseignements par les étudiants.

9
Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait de limiter le nombre d’heures de chaque enseignant sur cette spécialité afin que celle-ci ne soit
pas dépendante de quelques enseignants. Il serait pertinent également de développer les échanges et partenariats
internationaux. Cette formation pourrait être proposée en alternance, ce qui pourrait accroître le taux d’emploi des
étudiants issus de cette formation. Enfin, il conviendrait que tous les étudiants soient amenés à évaluer les
enseignements de manière systématique.

10
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANCON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000446
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Géographie, aménagement, environnement

Présentation de la mention

Les départements de géographie de l’Université de Franche-Comté (UFC) et de l’Université de Bourgogne ont


souhaité s’associer, dans le cadre du PRES, pour déposer une demande de mention commune aux deux
établissements. Celle-ci est organisée autour de trois spécialités : « Information spatiale et aménagement » (ISA) à
Besançon, « Transport, mobilité, environnement » (TMEC) et « Enseignement et recherche en histoire et géographie »
(EHRIGE). Cette dernière spécialité est dédiée à la formation des enseignants, et n’a donc pas fait l’objet d’une
évaluation à l’occasion de cette campagne.

La mention est très fortement adossée à des laboratoires de recherche reconnus, notamment pour ce qui est
des aspects quantitatifs dans des dimensions qui mêlent géographie, aménagement et environnement. Les objectifs
de la formation visent trois grands ensembles de compétences : méthodologies, thématiques, aptitudes à la
recherche, et plusieurs cibles comme les métiers de l’information géographique et de l’aménagement. La mention est
organisée autour de deux spécialités à vocation finale indifférenciée (ISA et TMEC) et d’une spécialité à finalité
professionnelle. Les deux premières bénéficient d’un tronc commun et de passerelles.

Indicateurs

Effectifs constatés 90
Effectifs attendus NR
50 % M1,
Taux de réussite
95 % M2
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) SO
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de
90 %
réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

Il s’agit d’un dossier très correctement présenté et organisé. Les spécialités ISA et TMEC s’intègrent bien dans
l’offre de formation des deux établissements. L’adossement à la recherche se manifeste clairement : outre les deux
UMR, le dossier fait référence à la maison des sciences humaines (MSH) qui joue un rôle clef dans la mutualisation des
moyens techniques. Les relations avec les partenaires extérieurs sont explicitées tout comme les partenariats avec
d’autres universités. Les mutualisations recherchées pour les spécialités ISA et TMEC apparaissent judicieuses.

1
 Points forts :
 La qualité du dossier proposé.
 L’adossement à la recherche.
 Les mutualisations (pour les spécialités ISA et TMEC).

 Points faibles :
 L’auto-évaluation.
 Le positionnement de la spécialité ERHIGE.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait d’améliorer les dispositifs d’évaluation et de mieux assurer les volets « internationaux » du
master.

2
Appréciation par spécialité

Enseignement et recherche en histoire et géographie (EHRIGE)

Cette spécialité sera évaluée a posteriori.

Information spatiale et aménagement (ISA)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité est organisée autour d’objectifs scientifique, qui se ramifient en quatre domaines de
compétences (méthodologie, aménagement, diagnostics, conduite d’études et de projets). Elle prend en compte
l’insertion professionnelle.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 40
Effectifs attendus NR
Taux de réussite 65(M1),90(M2)
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) informelle
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de Insertion
réponses) assurée à 90 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) oui

 Appréciation :

Un dossier est très solide, et bien présenté. L’anticipation de l’évolution des besoins dans le champ des
métiers de l’aménagement est bonne. L’articulation avec la recherche est bien présente, puisqu’il existe une très
forte proximité entre les axes du laboratoire et la maquette proposée. L’adossement à la recherche est donc
excellent. Des stages au sein du laboratoire sont prévus pour les étudiants qui souhaitent s’engager dans les métiers
de la recherche.

 Points forts :
 Une très bon adossement à la recherche.
 Une spécialité originale par rapport à l’offre de formation master au niveau national dans le même
champ, celui de la géographie et de l’aménagement.
 Une spécialité qui prend en compte les évolutions des problématiques en géographie comme en
aménagement pour adapter son offre de formation à partir des solides acquis méthodologiques dont
dispose le laboratoire Thema.

 Point faible :
 Une ouverture discrète à l’international.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

3
Recommandations pour l’établissement

Il serait souhaitable de profiter du bon adossement à la recherche pour affirmer le volet international d’une
spécialité dont les potentiels de développement sont réels.

Transport, mobilité, environnement, climat

 Présentation de la spécialité

Cette spécialité est dédiée à des problématiques qui sont d’actualité : mobilité, environnement, climat. Les
porteurs du projet ont souhaité, offrir une plus grande lisibilité à une spécialité abritée auparavant sous la mention
« Mondes modernes et contemporains ». Le volet formation à la recherche est bien pensé, avec notamment des stages
pour ceux qui se destinent à la recherche. C’est également le cas du volet professionnalisant avec des projets
tuteurés et des stages prévus.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 45
Effectifs attendus 40
Taux de réussite 65 %(M1) 100 % (M2)
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) SO
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de
75 %
réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 75 %

 Appréciation :

La spécialité est organisée autour de problématiques d’actualité, liant notamment la question des mobilités,
de l’environnement et du climat. La progressivité des enseignements (M1/M2) est néanmoins peu claire, et
l’articulation effective avec le développement des axes de cherche du laboratoire Théma n’est pas suffisamment
explicitée. La dimension internationale mériterait d’être amplifiée au sein d’une spécialité qui se propose de traiter
des transports, des mobilités, de l’environnement et du climat.

 Points forts :
 L’originalité de la thématique.
 L’importance de la formation par la recherche.
 Les compétences transverses (C2i).

 Points faibles :
 Une progressivité peu explicite entre M1 et M2.
 Une articulation avec les axes de recherche des laboratoires insuffisante.
 Une dimension internationale trop discrète.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

4
Recommandations pour l’établissement

Il faudrait mieux expliciter la progressivité de la formation (M1 et M2), et améliorer la dimension


internationale. Ceci apparaît stratégique pour une spécialité qui traite des mobilités, du transport et du climat.

5
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANCON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000447
Domaine : Sciences, humaines et sociales
Mention : Histoire, histoire de l’art

Présentation de la mention

La formation à la recherche dans le domaine historique vise à préparer les étudiants aux métiers liés au
domaine de l’histoire et de l’histoire de l’art (métiers de la formation et de l’enseignement ; métiers du patrimoine,
de la culture et du tourisme ; métiers du livre, de l’édition et de la publication ; cadres d’entreprises et de la
fonction publique ; ingénierie de recherche).

La formation constitue le seul master « Histoire, histoire de l’art » de la région. Cohérente dans son
organisation à partir d’un tronc commun d’enseignements en master 1, elle offre six spécialités en master 2 :
 « Enseignement et recherche en histoire et géographie (ERHIGE) » ;

 « Histoire sociale, politique et culturelle de l’europe de l’antiquité à nos jours (HSPC) » ;

 « Histoire des économies et des sociétés industrielles de 1750 à nos jours (HESIE) » ;

 « Les grandes mutations culturelles et artistiques (GMCA) » ;

 « Atelier de Clio, écriture, transmission et mise en scène de l’histoire » ;

 « Métiers du livre ancien et des ressources documentaires — Livre ancien ».

La mention « Histoire, histoire de l’art » résulte de la transformation d’une ancienne spécialité :


« Constructions identitaires de l’Antiquité à nos jours » en « Histoire sociale, politique et culturelle de l’Antiquité à
nos jours (HSPC) », ainsi que la création de deux nouvelles spécialités : « Atelier de Clio écriture, transmission et mise
en scène de l’histoire » et « Métiers du livre ancien et des ressources documentaires — Livre ancien », toutes deux à
visée professionnelle. Les trois autres spécialités demandent à être renouvelées dans le cadre du prochain plan
quadriennal.

Le laboratoire des sciences historiques (EA 2273) et l’Institut des sciences et des techniques de l’Antiquité (EA
4011) constituent les lieux d’adossement à la recherche, ainsi que la MSH.

Indicateurs

Effectifs constatés (2007-2008 à 2009-2010) de 80 à 96


Effectifs attendus (2007-2008 à 2009-2010) de 60 à 75
Taux de réussite (2007-2008 et 2008-2009) 71,51 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 76 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

1
Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

Les objectifs scientifiques et professionnels, tels que présentés, recouvrent des domaines très variés qui
mériteraient d’être précisés : hormis les spécialités « Atelier de Clio : écriture, transmission et mise en scène de
l’histoire » et « Métiers et ressources documentaires en livres anciens », les débouchés professionnels restent vastes.

L’adossement à la recherche est assuré localement, et plus largement grâce au partenariat avec l’Université de
Neuchâtel, ce qui permet une réelle diversification des orientations en master 2. L’adossement aux milieux
professionnels prend appui sur des contextes très différents, allant des institutions aux collectivités locales et
territoriales jusqu’aux entreprises développant un projet patrimonial. La possibilité de réorientation et l’ouverture à
la recherche sont des points très positifs.

L’équipe, très étoffée, porte un projet large, ambitieux, voire original dans le cadre des deux nouvelles
spécialités. La mutualisation des enseignements en master 1 est précieuse, permettant une réelle économie d’échelle
et une distribution efficace en spécialités. Les stages sont bien encadrés, particulièrement dans les spécialités
« Atelier de Clio : écriture, transmission et mise en scène de l’histoire » et « Métiers et ressources documentaires en
livres anciens ».

Le partenariat avec l’Université de Neuchâtel confère à cette formation une dimension internationale très
appréciable, même si limitée à cet exemple. Un effort en faveur du développement d’autres partenariats serait
probablement le bienvenu.

La population des étudiants reste majoritairement d’origine régionale, mais le recours à la validation des
acquis de l’expérience (VAE), et plus encore la mise en place du télé-enseignement, permettent d’élargir et de
diversifier les bassins de recrutement. Les taux de réussite sont globalement satisfaisants et stables dans la plupart
des spécialités, avec une augmentation substantielle pour la spécialité « Les grandes mutations culturelles et
artistiques (GCMA) ». Le suivi des diplômés, récemment mis en place, montre des résultats encourageants qui
appellent confirmation. La lucidité et la maîtrise de l’ensemble de la formation par les responsables autorisent une
autoévaluation de qualité.

 Points forts :
 Une bonne mutualisation des enseignements, une économie d’échelle et la diversification des
spécialités.
 L’accès aux études par télé-enseignement.

 Un dossier très bien construit.

 Un partenariat avec l’Université de Neuchâtel.

 Points faibles :
 La lisibilité entre les différentes spécialités gagnerait à être renforcée pour ce qui concerne les
nombreuses applications professionnelles présentées.
 La politique des stages mérite une clarification dans la plupart des spécialités, hormis « Atelier de Clio »
et « Métiers et ressources documentaires en livres anciens ».

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

L’équilibre de la formation dans ses différentes orientations devrait être au centre des préoccupations des
responsables, notamment afin d’afficher une plus grande lisibilité des différentes spécialités. Parallèlement, une plus
grande action en faveur de l’élargissement international renforcerait la visibilité de cette formation.

2
Appréciation par spécialité

Histoire des économies et des sociétés industrielles en Europe de 1750 à


nos jours (HESIE)

 Présentation de la spécialité :

Cette formation pluridisciplinaire (histoire, gestion, économie, géographie) prépare de façon approfondie aux
études doctorales. La co-habilitation entre l’Université de Franche-Comté, l’Université de Haute-Alsace, l’Université
de technologie de Belfort-Montbéliard et l’université de Neuchâtel permet de mutualiser les enseignements, d’obtenir
un nombre intéressant d’étudiants et de rassembler les enseignants-chercheurs des quatre sites. Le master recherche
inclut un stage dans un laboratoire de recherche et le master professionnel comprend un stage en entreprise.

 Indicateurs :

Effectifs constatés (2007-2008 à 2009-2010) : moyenne : 15,3


Effectifs attendus NR
Taux de réussite ((2007-2008 et 2008-2009) : moyenne : 51,5 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 60 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

La co-habilitation entre quatre établissements renforce la pertinence de la formation, notamment pour ce qui
est de la recherche, de grande qualité. Parallèlement, l’université envisage la suppression de la formation
professionnelle. Il s’agit de déterminer s’il faut choisir entre sa suppression pure et simple ou sa réorganisation. Le
partenariat entre les quatre institutions est effectif. Les enseignements du S4 manquent de lisibilité et de précisions.

 Points forts :
 Une complémentarité efficace du fait de la co-habilitation régionale et, au-delà, grâce au partenariat
avec l’université de Neuchâtel.
 La formation continue (ingénieurs à la retraite) enrichit l’ensemble de la formation par le brassage des
générations et des expériences.
 Une qualité rédactionnelle exigeante.

 Point faible :
 La formation professionnelle est moins performante eu égard à la présence forte de la recherche.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il serait souhaitable de renforcer la finalité professsionnelle au lieu de la supprimer, en ouvrant notamment


une formation par alternance.

3
Histoire sociale, politique et culturelle de l’Europe de l’Antiquité à nos jours
(HSPC)

 Présentation de la spécialité :

La formation, qui s’affiche comme une refonte de la spécialité « Constructions identitaires de l’Antiquité à nos
jours », repose sur un champ historique et culturel particulièrement vaste. La finalité est double, professionnelle et
recherche.

 Indicateurs :

Effectifs constatés (2007-2008 à 2009-2010) : moyenne : 46,6


Effectifs attendus : 70
Taux de réussite 72,3 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

La spécialité entend principalement reposer sur la connaissance précise des champs de l’histoire, des concepts
et des méthodes propres à l’histoire sociale, politique et culturelle des sociétés, soit un champ considérable. On voit
mal comment les deux années de master pourraient répondre à cette ambition. La distinction entre les orientations
recherche et professionnelle n’apparaît pas clairement ; et les objectifs et la durée du stage sont insuffisamment
présentés et renseignés. Le contenu des enseignements n’est pas explicité : par exemple, les cinq UE du S4 sont
toutes des « unités de préparation au travail d’étude et de recherche (TER) ».

 Point fort :
 La formation continue existe par la voie de la validation des acquis de l’expérience (VAE).

 Points faibles :
 Les options recherche et professionnelle sont présentées de façon confuse.
 Trop peu d’attention au devenir professionnel.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Il est fortement recommandé de définir plus précisément les conditions et les objectifs de cette formation au
spectre trop large, et de réorganiser les enseignements du semestre 4.

Atelier de Clio : écriture, transmission et mise en scène de l’histoire

 Présentation de la spécialité :

La formation vise à fournir une culture historique solide en vue d’enrichir des professions dans lesquelles
l’histoire et l’écriture de l’histoire sont susceptibles d’être mises en scène à des degrés divers (journalisme ; récit,
muséographie, fiction, documentaire, spectacles, etc.). La formation entend s’appuyer sur des partenaires et des
4
organismes ressources, bien que la description soit incomplète, et elle programme un stage obligatoire de trois à cinq
mois au dernier semestre. La formation continue est intégrée dans la formation. L’étude de la mise en scène de
l’histoire est à finalité professionnelle.

 Indicateurs :

Effectifs constatés NR
Effectifs attendus NR
Taux de réussite NR
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

La formation est originale. Elle devrait néanmoins s’affirmer dans les années à venir à condition de développer
plus clairement les partenariats institutionnels, tant sur le territoire que sur le plan international. De même, il
convient de mieux intégrer les professionnels dans les enseignements universitaires.

 Point fort :
 L’originalité de la démarche dont le bien-fondé est incontestable.

 Points faibles :
 Des relations internationales limitées aux échanges Erasmus.
 La formation à la recherche doit être précisée et accentuée.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Les partenariats avec l’international devraient être développés, tel celui évoqué pour l’avenir avec l’Université
de Padoue. L’organisation des enseignements devraient être élaborés au niveau du quatrième semestre (S4). Les
stages pourraient aussi être augmentés et diversifiés.

Les grandes mutations culturelles et artistiques (GMCA)

 Présentation de la spécialité :

En fonction des orientations recherche et professionnelle dont le choix est fait à la fin du master 1, la
spécialité offre une approche théorique, méthodologique et technique dans le domaine de l’histoire de l’art. La
spécialité en master 2 propose deux parcours : « Art et identités à l’époque médiévale et moderne » et
« Anthropologie culturelle et sémiotique de l’art ». Les stages concernent, à des niveaux différents, les deux
orientations du master 2. La dimension internationale semble absente.

5
 Indicateurs :

Effectifs constatés (2007-2008 à 2009-2010) : moyenne : 12,33


Effectifs attendus (2007-2008 et 2008-2009) : moyenne : NR
Taux de réussite 73,8 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

L’histoire de l’art est envisagée de façon très vaste, avec des orientations vers le dessin, l’informatique et
l’archéologie du bâti dans le cadre du master recherche. La description du master professionnel est succincte et ne
doit pas apparaître comme une voie de sortie pour les étudiants ne se consacrant pas à la recherche.

 Point fort :
 Une formation pertinente, malgré l’ampleur des champs étudiés.

 Points faibles :
 La formation continue et par alternance n’est quasiment pas prise en charge.
 L’enseignement en histoire de l’art contemporain n’est pas assuré.
 Le contexte international n’apparaît pas dans la structure de la formation.
 Un manque de professionnels de l’art dans les enseignements.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

La dimension internationale devrait être prise en compte au travers de partenariats à établir. L’histoire de
l’art contemporain est un réel manque dans l’ensemble de la formation.

Métiers et ressources documentaires en livre ancien

 Présentation de la spécialité :

Cette formation à finalité professionnelle s’inscrit à la suite de la licence professionnelle « Livre ancien », en
lien avec la Bibliothèque municipale d’étude et de conservation de Besançon. Les débouchés sont l’assistanat de
libraires en livre ancien, ou les métiers de bibliothécaire et de personnel des musées. La formation est ouverte aux
professionnels du livre dans le cadre de la formation continue. Le stage est d’un minimum de douze semaines en
milieu professionnel (librairie ou institution de conservation). Le recrutement est international (un quart des effectifs)
et des cours sont donnés en anglais.

6
 Indicateurs :

Effectifs constatés NR
Effectifs attendus 15
Taux de réussite SO
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) SO
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) SO
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO

 Appréciation :

Le recrutement exigeant des étudiants, avec pour corollaire un effectif limité, correspond à la nature de la
spécialisation proposée. L’accueil d’étudiants étrangers et l’objectif consistant à favoriser une insertion
professionnelle à l’étranger (grâce, notamment, au recours à l’anglais pour une partie des enseignements) sont un des
atouts de cette formation.

 Points forts :
 Une formation originale et pertinente.
 Une dimension internationale du recrutement.
 Une formation continue et par alternance importante (25 %).

 Point faible :
 L’organisation du S4 (pour le stage deux UE, dont la différence n’est pas explicitée).

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il serait sans doute souhaitable de prévoir à l’avenir, un effectif un peu plus important pour cette nouvelle
formation.

Enseignement et recherche en histoire-géographie

Cette spécialité sera évaluée a posteriori.

7
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANCON

Etablissement : Université de Franche - Comté


Demande n° S3MA120000448
Domaine : Sciences, humaines et sociales
Mention : Philosophie des pratiques

Présentation de la mention

Cette mention de master ne propose pas de spécialités, mais est organisé en trois parcours, avec un tronc
commun important et de nombreuses UE mutualisées. Il propose une préparation à et par la recherche philosophique
autonome, plus particulièrement en direction de la philosophie pratique et des relations de la philosophie avec les
sciences sociales, et une formation à la production et à l’utilisation d’outils documentaires en philosophie, en lien
avec l’équipe de recherche EA 2274. Chacun des parcours privilégie soit la poursuite d’études en doctorat en
philosophie et en histoire des sciences, soit l’enseignement par l’acquisition de savoirs, savoir-faire et méthodes
permettant la préparation du CAPES et de l’Agrégation de philosophie, soit la préparation des concours administratifs
(cadre A) ou celle des métiers et activités de la communication, du livre.

Indicateurs

Effectifs constatés 25
Effectifs attendus 25
Taux de réussite 55 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

La restructuration du master a amélioré sa lisibilité et devrait en améliorer l’attractivité, étant la seule


formation nationale sur la thématique « philosophie des pratiques et dès la décision collective ». L’adossement à la
recherche affirmé, notamment la participation active et évaluée des étudiants aux séminaires de recherche de l’EA
2274, ainsi qu’aux séminaires communs avec le Centre Georges Chevrier (UMR 5605) et aux cours communs de l’école
doctorale, ainsi que l’ouverture pluridisciplinaire, notamment en direction du CHU, peuvent également y contribuer.
La redéfinition des parcours devrait également permettre d’augmenter les flux d’étudiants, aujourd’hui faible et en
baisse. Cependant, le pilotage doit être renforcé, en particulier en désignant des responsables de parcours.

 Points forts :
 Volonté d’ouverture vers les autres disciplines, les autres composantes de l’UFC (séminaire commun).
 La qualité de l’équipe pédagogique.
 La poursuite d’études en doctorat.
1
 Points faibles :
 Les flux et le taux de réussite sont faibles.
 La faible professionnalisation en dehors des métiers de l’enseignement.
 Le manque d’information sur le contenu et le pilotage.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Cette formation a su se repositionner et mérite d’être poursuivie, mais l’effort de restructuration, d’ouverture
et de professionnalisation devrait être amplifié. Les indications sur le fonctionnement de la formation, le contenu des
UE, les modes d’évaluation et de compensation devraient être fournis car ils permettent de renseigner les futurs
étudiants et participent de l’attractivité de la formation, laquelle, compte tenu des flux, en a besoin.

2
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANCON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000449
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Psychologie

Présentation de la mention

Le master mention « Psychologie » de l’Université de Franche-Comté permet d’obtenir le titre professionnel de


psychologue. Le secteur d’activité professionnelle est celui de la psychologie dans plusieurs de ses champs
d’application (soin, santé, éducation).

Le master comprend un tronc commun dans le premier semestre de master 1, puis trois spécialités possibles à
partir du semestre 2 : « Clinique psychopathologique, clinique familiale » (CPCF)/« Intervention psychosociologique :
travail et santé » (IPTS)/« Psychologie cognitive et neuropsychologie » (PCN). Chaque spécialité est mixte, c’est-à-
dire comprend un parcours professionnel et un parcours recherche. Les objectifs professionnels consistent en une
professionnalisation au regard des nouveaux enjeux de la souffrance pour les individus (troubles de la cognition), les
groupes (souffrances familiales) et dans le monde du travail (souffrance au travail et stress) et les objectifs
scientifiques visent à transmettre un enseignement fondamental et spécialisé de haut niveau en psychologie sur des
thématiques de recherche développées dans le laboratoire d’adossement (Laboratoire de psychologie EA 3188)
comme : corps et famille, stress et violence sociale, vieillissement normal et pathologique.

Indicateurs

Effectifs constatés 50
Effectifs attendus 45
Taux de réussite 87,9 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 80 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 66 %

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

L’offre de formation master mention « Psychologie » est conforme aux attentes dans ce domaine, avec une
bonne organisation en trois spécialités centrales en psychologie, et correspondant aux axes de recherches développés
dans le Laboratoire de psychologie. Malgré un dossier principal peu précis sur un certain nombre de points importants
(objectifs de la mention, devenir professionnel des diplômés de master, bilan prévisionnel et analyse de l’auto-
évaluation), l’organisation de l’offre de formation et les changements introduits sont pertinents, avec une
organisation remarquable des stages permettant un taux d’insertion professionnelle satisfaisant.

1
Les objectifs scientifiques sont très généraux, les objectifs professionnels peu développés en termes de
compétences acquises, que ce soit dans le dossier de présentation de la mention ou dans les annexes descriptives au
diplôme. Un effort est à faire en ce sens, ce qui permettrait de valoriser la spécificité de l’offre de formation.

En ce qui concerne le contexte, ce master est le seul master mention « Psychologie » de la région Franche-
Comté et répond aux besoins des organismes de recherche locaux et des établissements de soin, de santé et
d’éducation de la région. Des partenariats sont effectifs avec les milieux socioprofessionnels régionaux, permettant la
mise en place de recherches appliquées, la présence d’intervenants professionnels psychologues dans la formation et
l’insertion professionnelle des diplômés. De plus, dans le cadre du PRES, ce master a développé un partenariat avec le
master de Psychologie de l’Université de Bourgogne. L’adossement au Laboratoire de psychologie (EA 3188) est
cohérent, tant du point de vue disciplinaire que méthodologique, puisque les trois axes de recherche proposés
(corporéité, intersubjectivité et famille/professionnalité, santé au travail et dispositifs d’intervention/dynamique de
la cognition : expertise, vieillissement, mémoire et émotions) correspondent aux trois spécialités de master (clinique
psychopathologique, clinique de la famille/intervention psychosociologique, travail et santé/psychologie cognitive et
neuropsychologie). Cependant, l’ouverture internationale du master est à renforcer.

La structuration de la formation est pertinente, avec un tronc commun au S1, puis une spécialisation à partir
du S2 (choix d’une spécialité parmi les trois proposées), puis le choix d’un parcours recherche ou professionnel au S3.
L’organisation des trois premiers semestres en cinq UE, trois UE de spécialité, une UE de TER et stage et une UE
transversale, permet une lisibilité de la structure de l’offre de formation. L’équilibre des enseignements est bien
conçu, avec des cours théoriques, méthodologiques et appliqués. Des mutualisations d’enseignements sont prévues
dans les trois spécialités avec l’Université de Bourgogne, dans le cadre du PRES. Elles constituent une initiative
pertinente à étendre. La politique des stages est bien développée, considérée comme un point central pour la
formation des psychologues et des futurs chercheurs en psychologie. Un réel effort est réalisé sur ce point, dans les
objectifs des stages en M1 et M2, le suivi et la validation des stages. L’organisation des stages est donc bien
formalisée et conforme au décret relatif à l’obtention du titre de psychologue. Le pilotage de la formation est assuré
en concertation avec le Département et le Laboratoire de psychologie et repose sur l’existence d’un comité de
pilotage dont le rôle dans la cohérence et la valorisation de l’offre de formation de la mention est à accroître.

Si les flux d’étudiants, l’attractivité par spécialité et les taux de réussite sont satisfaisants, des efforts sont à
réaliser concernant : la clarification des procédures d’évaluation des enseignements par les étudiants et de leur
exploitation par le comité de pilotage, ainsi que la précision de l’analyse à 2 ans du devenir des diplômés (si le taux
d’insertion professionnelle de 80 % est globalement satisfaisant, il est indispensable de préciser les débouchés réels
des diplômés en termes de métiers exercés dans les types de structures). Une analyse plus fine sur ces points pourra
conduire à définir le bilan prévisionnel de la mention, ce qui n’a pas été fait dans le cadre du projet de cette
mention.

Si l’autoévaluation a permis de proposer une nouvelle structuration pertinente du master, l’analyse reste
partielle et peu coordonnée au niveau de la mention.

 Points forts :
 Un adossement cohérent et solide à la recherche.
 Un bon niveau de professionnalisation, grâce à l’élaboration d’une politique des stages liée à un
développement des relations avec les milieux professionnels.
 Une orientation progressive, favorisée par un tronc commun au S1, trois spécialités possibles à partir du
S2 et deux parcours (recherche ou professionnel) dans chaque spécialité.

 Point faible :
 Un manque de précision et de visibilité du parcours recherche (parcours absent des annexes descriptives
au diplôme).

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : A

2
Recommandations pour l’établissement

Le manque d’attractivité du parcours recherche du master mention « Psychologie » est une réalité constatée.
Or, il serait nécessaire d’accroître la visibilité de ce parcours en précisant davantage l’offre de formation proposée.
Plus globalement, la valorisation de l’offre de formation master mention « Psychologie » pourrait être renforcée en
mettant davantage en évidence ses spécificités, en précisant les compétences acquises par les étudiants et les
débouchés professionnels effectifs, et en développant les partenariats sur le plan international.

3
Appréciation par spécialité

Clinique psychopathologique, clinique de la famille (CPCF)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité propose deux parcours (professionnel et recherche) et offre une formation théorique et
clinique relative aux dysfonctionnements psychiques de l’individu dans son contexte, en particulier familial. Un stage
de 500 heures, avec suivi hebdomadaire, peut permettre d’obtenir le titre professionnel de psychologue. Cette
spécialité est accessible en formation continue. Les débouchés professionnels du psychologue clinicien sont variés,
que ce soit dans les secteurs du soin, de la santé mentale ou de l’accompagnement psychologique.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 33
Effectifs attendus 30
Taux de réussite 95 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 71,4 %

 Appréciation :

Les contenus de cette spécialité répondent à une demande de la part des institutions, notamment par une
formation importante à l’approche systémique. L’organisation de la spécialité est cohérente avec les objectifs de la
formation. Un effort de mutualisation avec le master de psychologie de l’Université de Bourgogne se concrétise par
l’offre d’une UE commune aux deux spécialités de psychologie clinique, tout en valorisant la spécificité de chacune
des spécialités, celle de l’Université de Franche-Comté offrant une formation clinique spécifique au groupe et à la
famille. La politique des stages est centrale dans le parcours professionnel, des professionnels extérieurs psychologues
interviennent dans la formation, même si leur part dans les enseignements reste limitée. Si les aspects de formation à
et par la recherche sont trop généraux, les aspects professionnalisants et transversaux sont bien développés et
explicités. Les flux envisagés pour le parcours professionnel sont stables et pertinents. Globalement, si le parcours
professionnel est pertinent et clairement présenté, le parcours recherche est à préciser.

 Points forts :
 Une bonne connaissance du devenir professionnel des diplômés.
 Un bon taux d’insertion professionnelle.
 Une bonne attractivité de la spécialité.
 Une politique des stages centrale dans la formation.

 Points faibles :
 Un manque de lisibilité du parcours recherche.
 Une place limitée réservée aux intervenants professionnels dans la formation.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

4
Recommandations pour l’établissement

La valorisation de la spécialité pourrait être accrue par un renforcement de l’évaluation des enseignements par
les étudiants, par une analyse plus fine de la connaissance du devenir professionnel des diplômés psychologues (en
précisant les types de structures, d’institutions, les contrats de travail), et par un accroissement de la place des
professionnels psychologues dans les enseignements. Un effort de réflexion devrait être particulièrement mené sur le
parcours recherche (peu lisible à l’heure actuelle et absent de l’annexe descriptive au diplôme), concernant
notamment les thématiques de recherche développées, les aspects de formation à et par la recherche, et les flux
attendus (les perspectives d’accueil – 10 places – semblent trop élevées).

Intervention psychosociologique, travail, santé (IPTS)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité, constituée de deux parcours (professionnel et recherche), vise à l’acquisition de


connaissances fondamentales et appliquées sur les risques psychosociaux professionnels et le maintien de la santé au
travail, et à la formation de psychologues spécialisés dans les rapports entre la santé et le travail. Un stage supervisé
de 500 heures, à réaliser en M2, peut permettre l’obtention du titre professionnel de psychologue. La spécialité
prévoit l’accueil d’étudiants en formation continue. Les débouchés professionnels sont variés, dans les organismes de
la prévention du risque, les entreprises, les cabinets de recrutement, les centres de formation professionnelle, ou
encore les institutions de travail social.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 13
Effectifs attendus 15
Taux de réussite 84,5 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 76,9 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

La spécialité « Intervention psychosociologique, travail, santé » est pertinente dans l’offre de formation de la
mention « Psychologie », et originale, articulant les approches sociocognitive et clinique des phénomènes liés à la
souffrance au travail. Les contenus des UE sont en adéquation avec l’intitulé de la spécialité et avec les objectifs
clairement explicités. L’adossement au laboratoire de psychologie est particulièrement visible puisque cette
spécialité s’appuie sur un des axes de recherche intitulé « professionnalité, santé au travail et dispositifs
d’intervention ». Un bon niveau de spécialisation et de professionnalisation est assuré grâce à une équipe
d’intervenants constituée d’enseignants-chercheurs de l’Université de Franche-Comté et de très nombreux
professionnels extérieurs et grâce à un stage supervisé en M2 intégré à la formation. Les deux parcours recherche et
professionnel ont leur légitimité et leur pertinence au sein de cette spécialité mais, si le parcours professionnel est
clair et visible, le parcours recherche n’est pas suffisamment lisible. Les flux envisagés (15 étudiants pour le parcours
professionnel ; 5 pour le parcours recherche) sont stables et cohérents.

 Points forts :
 Un bon adossement au laboratoire de recherche de psychologie.
 Une participation significative des professionnels dans la formation.
 Une bonne politique des stages, assurant un bon niveau de professionnalisation.

 Une bonne cohérence de l’organisation des enseignements et des objectifs de la spécialité,


particulièrement pour le parcours professionnel dont la lisibilité et la spécificité sont satisfaisantes.

5
 Points faibles :
 Un manque de lisibilité du parcours recherche.
 Un manque d’ouverture vers l’international.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Le parcours recherche de cette spécialité devrait être davatange valorisé en précisant l’organisation des
enseignements autant que la spécificité de ce parcours et en l’intégrant dans l’annexe descriptive au diplôme.
Concernant le parcours professionnel, les enquêtes de suivi des diplômés devraient viser à préciser les débouchés
réels en termes de métiers occupés et structures dans lesquelles ils s’insèrent. Enfin, cette spécialité de master
devrait développer ses relations internationales.

Psychologie cognitive, neuropsychologie

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité constituée de deux parcours (recherche ou professionnel) a pour objectif de former à la
connaissance des mécanismes cognitifs et de leurs dysfonctionnements, ainsi qu’à la prévention, l’évaluation et la
prise en charge de ces dysfonctionnements, qu’ils résultent de lésions cérébrales, de maladies génétiques ou de
troubles du développement. Un stage de 500 heures supervisé par un neuropsychologue peut permettre l’obtention du
titre professionnel de psychologue. Cette formation est ouverte à la formation continue, facilitée par un grand
nombre des contenus de cours mis à disposition sur la plateforme Moodle. Les débouchés du parcours professionnel
des psychologues et neuropsychologues se situent dans les secteurs ayant trait aux troubles cognitifs (secteur
hospitalier, établissements spécialisés pour enfants ou pour adultes).

Cette spécialité a ouvert récemment : à la rentrée 2008 pour le M1, 2009 pour le M2.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 15
Effectifs attendus 15
Taux de réussite NR
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

(Certains indicateurs sont encore indisponibles, la spécialité M2 n’ayant ouvert qu’à la rentrée universitaire
2009).

 Appréciation :

Cette spécialité, récemment ouverte dans la mention « Psychologie » de l’Université de Franche-Comté, est
tout à fait pertinente, bénéficie d’un bon adossement à l’équipe de recherche en psychologie cognitive du
Laboratoire de psychologie et devrait offrir de réelles perspectives d’insertion professionnelle aux étudiants
s’inscrivant dans le parcours professionnel. Cependant, les objectifs du parcours recherche sont trop généraux et
l’organisation de ses contenus est à clarifier. Les objectifs professionnels sont, quant à eux, très clairement explicité,
mais les contenus des enseignements ne semblent pas assez diversifiés pour couvrir ces objectifs. Néanmoins, le
niveau de professionnalisation de la formation est assuré par une part très importante faite aux professionnels
neuropsychologues dans la formation et par une solide politique des stages. La mutualisation avec l’Université de
6
Bourgogne d’UE au niveau du M1 est une initiative tout à fait pertinente puisqu’elle vise à préparer les étudiants des
deux universités à candidater sur les deux M2 proposés dans les deux universités. Les flux envisagés sont peu élevés,
mais cohérents, compte tenu du fait que le devenir des étudiants diplômés n’est pas encore connu.

 Points forts :
 Une valorisation de la professionnalisation de la formation, par une politique des stages solide et une
part importante accordée aux professionnels neuropsychologues dans la formation.
 Un bon adossement à l’équipe de recherche du Laboratoire de psychologie.

 Une formation novatrice à valoriser.

 La mutualisation d’enseignements avec l’Université de Bourgogne dans le cadre du PRES.

 Points faibles :
 Un parcours recherche peu lisible et à préciser.
 Des compétences acquises dans la spécialité non précisées, que ce soit dans le dossier ou dans la fiche
RNCP.
 Une attractivité de la spécialité à développer.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

L’ouverture de la spécialité est récente, il apparaît donc nécessaire de développer, dès que possible, une
connaissance de l’insertion professionnelle des diplômés et de mettre en place l’évaluation des enseignements, afin
de valoriser l’offre de formation et accentuer la visibilité de cette spécialité au niveau national.

La visibilité de cette spécialité pourrait aussi être accrue en offrant une formation moins large et donc plus
spécialisée, en élaborant un parcours recherche avec des objectifs clairement définis, et en développant les relations
nationales et internationales.

7
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANCON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000450
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Sociologie

Présentation de la mention

La mention « Sociologie » de l’Université de Franche-Comté tend à assurer la formation, d’un côté, de socio-
anthropologues et socio-démographes, de l’autre, de cadres d’entités se consacrant à la lutte contre la
désocialisation due à l’âge, à la pauvreté ou à la déviance. La volonté est affichée d’adapter la formation à la
dynamique des bassins d’emplois régionaux et nationaux, notamment par le biais de la collaboration avec les
structures professionnelles régionales, afin de permettre aux diplômés d’obtenir des emplois de cadre au sein du
secteur privé, mais aussi dans la fonction publique.

Il s’agit donc, d’une part, d’examiner et d’analyser les formes de pouvoir, les conflits et les différents types
d’entraides qui facilitent ou, au contraire, freinent la solidarité au sein des territoires ; d’autre part, d’envisager les
modes de lutte contre toutes les formes de désocialisation dans ces mêmes territoires.

La mention « Sociologie » vient compléter l’offre de la licence en sociologie. Cette formation se présente en
M1 comme généraliste, ouvrant ensuite, à partir du M2, sur des formations plus spécialisées à finalité recherche ou
professionnelles (analyse et gestion des politiques sociales ; criminologie ; solidarité en milieu rural et en milieu
urbain ; vieillissement et société). Cette mention s’inscrit ainsi clairement dans les formations du domaine des
Sciences humaines et sociales, les spécialités faisant également appel à des disciplines complémentaires (histoire,
droit et médecine). A cette fin, cette mention rassemble les enseignants-chercheurs des deux universités généralistes
membres du PRES Bourgogne – Franche-Comté.

Indicateurs

41en M1
Effectifs constatés
50 en M2
Effectifs attendus 140
47 % en M1
Taux de réussite
62 % en M2
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

1
Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

L’étude et l’enseignement de savoirs et techniques portant sur le développement territorial, la santé, le


vieillissement démographique, la déviance et l’exclusion sont au cœur de cette formation. Les objectifs scientifiques
proposés (l’analyse des formes de pouvoir, de conflits, de solidarités au regard du développement des territoires)
présentent une vraie cohérence. Le lien avec les laboratoires de recherche est fort. Les spécialités sont développées
en fonction des nouvelles orientations thématiques des laboratoires. La lisibilité est bonne au niveau du master ; elle
est moins évidente au niveau des spécialités, qui sont nombreuses et paraissent relever de thématiques parfois
distinctes, notamment à travers la référence aux formes de pouvoir.

Le M1, tronc commun, est conçu comme un premier palier de spécialisation. Pour chaque semestre du M1, une
unité d’enseignement (UE) transversale est proposée (18 h de langue et 18 h d’outils ou options sans que l’on sache
quelles sont ces options). 4 UE au premier semestre et 2 UE au second semestre sont proposées, de chacune 24 h
cours magistraux (CM) et 12 h travaux dirigés (TD) partagées entre deux enseignants pour chaque UE (au total 144 h
de CM et 72 h de TD). 2 UE de méthodologie, de 18 h de TD chacune, sont proposées au second semestre.

Au sein de l’environnement régional de formation, il s’agit de la seule formation de sociologie, bénéficiant par
ailleurs d’un regroupement avec la formation bourguignonne. En effet, la formation est co-habilitée par les
universités de Dijon et de Besançon, associant les deux régions Bourgogne et Franche-Comté et certaines structures
interrégionales (pôle gérontologique interrégional par exemple). Au niveau national, en revanche, le positionnement
est plus délicat et peu d’informations figurent à ce sujet ; seule la création de la spécialité « Solidarités en milieux
rural et urbain », qui répond à une volonté d’accroitre la coopération entre les deux départements est inédite à
l’échelon national.

La mention est adossée à deux laboratoires principaux : l’UMR-CNRS 5605, Georges Chevrier de Dijon et le
Laboratoire de sociologie et d’anthropologie (LASA) UFC-EA3189 de Besançon. La formation montre un souci
permanent de s’adapter aux thématiques de recherche (l’ouverture de la spécialité « Solidarités en milieux rural et
urbain » est liée à la restructuration du LASA). Inversement les laboratoires développent des thématiques au soutien
des spécialités (nouvel axe de recherche « Vieillissement et société » au sein de l’UMR-CNRS Georges Chevrier). Les
enseignants de la mention sont associés aux deux laboratoires et font participer les étudiants à des séminaires
internes aux laboratoires. Il semble qu’ici l’adéquation soit bonne, dans la mesure où la formation ne vise pas
seulement la recherche. Néanmoins, peu d’informations sont données sur les enseignants habilités à diriger des
recherches (HDR). De même, l’implication des deux écoles doctorales de Besançon et Dijon apparaît moins
clairement.

Quant aux milieux professionnels, les secteurs public, privé et associatif sont sollicités, mais peu
d’informations précises sont fournies sur l’implication concrète des professionnels dans la formation des étudiants (en
volume horaire par exemple).

En ce qui concerne les relations internationales, deux programmes sont mentionnés, mais ils relèvent de
certaines spécialités de master seulement. Le rapprochement des deux laboratoires de sociologie paraît avoir pour
objet de pallier un déficit de visibilité et de relations en matière internationale. Il n’y a pas de référence à Erasmus
ou à des conventions, et les échanges internationaux restent assez faibles (peu d’accueil d’étudiants étrangers
semble-t-il ; pas d’accueil d’enseignants-chercheurs étrangers).

Les flux constatés sont relativement constants pour le M1 et en augmentation depuis deux ans pour le M2. En
revanche les taux de réussite (- de 50 % en M1 et un peu + de 60 % en M2) sont particulièrement faibles, ce qui augure
sans doute mal de l’attractivité de la formation. On regrette en outre qu’il n’y ait pas de résultat présenté dans la
mention de l’évaluation des enseignements par les étudiants et les diplômés, pas plus que de résultat du devenir des
diplômés. De manière générale si, pour l’essentiel, la fiche est synthétique et le dossier correctement renseigné,
beaucoup d’informations sont néanmoins trop générales pour pouvoir être exploitées et donner des indications
précises, concrètes ou chiffrées sur la formation. Ces points méritent d’être améliorés.

 Points forts :
 De véritables spécialités en M2, qui paraissent connaître peu de concurrence au niveau régional.
 Lien étroit entre la formation et les structures socioprofessionnelles régionales et interrégionales ; des
liens également avec le monde associatif, privé et public intéressants.
 Un travail en synergie avec Dijon.

2
 Points faibles :
 Peu d’élements sur le suivi des étudiants et les débouchés offerts aux diplômés.
 La visibilité et l’attractivité à améliorer.
 Les taux de réussite faibles.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Une procédure d’évaluation par les étudiants et les diplômés devraient être mise en place, ainsi qu’un suivi
des diplômés. Dans le même sens, les relations avec l’étranger pourraient être développées et la visibilité de la
formation de master accrue pour les personnes extérieures.

3
Appréciation par spécialité

Analyse et gestion des politiques sociales (AGEPOS)

 Présentation de la spécialité :

La spécialité « Analyse et gestion des politiques sociales » (AGEPOS) a pour but de tenir compte des évolutions
récentes en matière de politiques sociales pour offrir une formation renouvelée, mettant l’accent sur l’apprentissage
de nouvelles méthodes de sociologie et sur l’analyse des contextes historiques, sociaux et économiques de ces
politiques. Il s’agit de former des chercheurs, mais aussi des cadres intervenant dans le domaine des politiques
sociales.

 Indicateurs :

18 (2007)
Effectifs constatés 10 (2008)
30 (2009)
Effectifs attendus 15 à 35
Taux de réussite NR
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

Même si le dossier reste parfois laconique, cette spécialité semble attentive à rester réactive et à s’adapter au
mieux aux évolutions à l’œuvre dans le secteur des politiques sociales. Dans un secteur porteur en termes d’emplois,
cette formation peut répondre aux besoins des collectivités territoriales en matières d’encadrement des politiques
sociales à l’heure du désengagement de l’Etat. On en regrettera cependant la faible internationalisation alors même
que les problématiques sont en grande partie identiques à l’étranger.

 Points forts :
 Un enseignement de matières modernisées pour faire face aux évolutions récentes.
 Des objectifs intéressants.

 Points faibles :
 Un dossier assez mal renseigné.
 Peu d’ouverture sur l’international.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il y aurait lieu d’étoffer l’équipe d’encadrement, mais aussi d’améliorer le suivi des résultats des étudiants, en
recherche comme en professionnel.

4
Criminologie

 Présentation de la spécialité :

Cette formation entend permettre aux étudiants d’acquérir les outils nécessaires à l’appréhension des
phénomènes de déviance et de criminalité, de façon à la fois transversale et globale, et cela sous l’angle de la
sociologie, c’est-à-dire du fait social. Elle paraît complète et cohérente, s’étendant aux régulations envisageables
pour ce phénomène.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 8 (2008), 15 (2009)


Effectifs attendus Entre 18 et 30
Taux de réussite NR
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de
SO
réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO

 Appréciation :

La formation est récente puisqu’elle a été ouverte durant l’année universitaire 2008-2009. Des mesures
(sélection des étudiants et suivis réguliers des travaux) paraissent avoir été mises en place pour améliorer les
résultats. La spécialité apparaît cohérente et de nature à offrir un enseignement complet du thème retenu, avec une
ambition de prise de recul critique et de formation transversale. On peut néanmoins s’interroger sur l’attractivité à
long terme de cette formation concurrencée par des créations similaires dans d’autres universités. Le suivi des
résultats des étudiants et l’analyse de leur devenir professionnel seront des éléments importants à prendre en
compte.

 Points forts :
 La transdisciplinarité.
 La prise de recul critique sur les phénomènes sociaux de déviance et de criminalité.

 Points faibles :
 L’intervention des professionnels n’est pas mise en valeur.
 La visibilité de la formation est encore à construire.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait de valoriser l’intervention des professionnels, de veiller au suivi des résultats des étudiants et
des diplômés, ainsi qu’à la visibilité de la formation.

5
Vieillissement et société

 Présentation de la spécialité :

La spécialité « Vieillissement et société » vise à fournir les outils nécessaires à l’appréhension pluridisciplinaire
du phénomène du vieillissement, tant du point de vue de l’individu que de la société dans son ensemble. Outre des
savoirs théoriques, elle entend également former aux enquêtes sociologiques et à la manipulation et au traitement
des données.

 Indicateurs :

Effectifs constatés NR
Effectifs attendus 40
Taux de réussite NR
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) SO
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO

 Appréciation :

Il s’agit d’une formation cohérente et pluridisciplinaire, qui paraît globale et tournée vers des problématiques
nouvelles puisqu’elle répond à une demande liée à l’apparition de questions inédites. Au surplus, cette spécialité peut
s’appuyer à la fois sur une large équipe d’enseignants et d’intervenants, ainsi que sur une bonne intégration aux
structures professionnelles locales. Néanmoins, son ouverture très récente (2009-2010) ne permet pas de préjuger de
son attractivité à long terme et du devenir professionnel des étudiants.

 Points forts :
 Transdisciplinarité.
 Large équipe d’intervenants et d’enseignants.
 Liaison avec des structures régionales et interrégionales.

 Point faible :
 Un recul insuffisant pour pouvoir apprécier véritablement les résultats de la formation.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il sera impératif d’assurer un suivi précis des diplômés afin d’évaluer la performance de la formation en termes
d’insertion professionnelle.

6
Solidarités en milieu rural et urbain

 Présentation de la spécialité :

La spécialité « Solidarités en milieu rural et urbain », qui est une création, entend tirer partie et prolonger les
études et réflexions engagées durant le précédent quadriennal autour des phénomènes sociaux propres au monde
agricole et en particulier la question des solidarités. Ce type d’enseignement paraît rare au sein de l’offre nationale
et vise à former aux spécificités de la solidarité dans les milieux ruraux, tout en les distinguant clairement de celles
qui peuvent s’exprimer en milieu urbain et en envisageant leurs modes d’interconnexion. Il s’agit de former à
l’analyse sociologique des solidarités formelles et informelles.

 Indicateurs :

Effectifs constatés SO
Effectifs attendus 12-20
Taux de réussite SO
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) SO
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) SO
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO

 Appréciation :

Une formation complète, innovante et dynamique, tournée vers la professionnalisation et comptant déjà des
réseaux efficaces. Néanmoins, il reste un certain nombre d’interrogations concernant, en particulier le contenu des
enseignements et leur répartition entre les différents enseignants et intervenants, qu’il conviendra de lever avant
l’ouverture de la formation.

 Points forts :
 Une formation innovante par son thème et par certaines de ses démarches d’enseignement (ferme
universitaire).
 Des liens déjà établis avec l’étranger et des organismes professionnels, mais aussi avec la recherche.

 Point faible :
 Certaines modalités de mise en œuvre seront à préciser avant l’ouverture de la formation.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait d’apporter des compléments quant au contenu des enseignements et au suivi des futurs
diplômés. Il serait souhaitable d’expliciter les modalités de mise en œuvre de la formation continue.

7
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANCON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000451
Domaine : Sciences et techniques des activités physiques et sportives
Mention : Education et intervention par les activités physiques sportives et artistiques

Présentation de la mention

La mention, en co-habilitation avec l’Université de Bourgogne-Dijon, est une refonte de deux spécialités
existantes à Dijon et à Besançon. Les objectifs sont de fournir aux étudiants des connaissances pluridisciplinaires dans
le champ de l’éducation. La mention propose deux spécialités, une à orientation recherche, l’autre à orientation
professionnelle, à partir d’un master 1 commun. L’objectif de cette restructuration est de fournir une meilleure
lisibilité par rapport à l’offre actuelle. Les débouchés sont clairement indiqués pour les deux spécialités : concours de
l’enseignement, formateur, chargé de projet en éducation… mais aussi poursuite d’études en doctorat. Les objectifs
sont décrits dans le dossier et visent à l’acquisition de connaissances et compétences dans l’ingénierie des
programmes d’éducation, pour une finalité professionnelle tournée vers les métiers de l’enseignement ou à
l’acquisition de connaissances scientifiques et compétences en ingénierie de la formation, pour une finalité recherche
et de poursuite d’études.

Indicateurs

Effectifs constatés (M1) 102


Effectifs attendus 205
Taux de réussite (48 % à 72 % en M 1 selon les années, 60 à 80 en M2 selon spé et années) 60-80
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

La mention se positionne comme un prolongement de la licence STAPS « Education motricité ». Le projet


répond de manière cohérente à un besoin de meilleure lisibilité de la formation master et s’inscrit dans la logique des
liens entre les deux UFR STAPS de Dijon et Besançon. Le dossier montre un réel travail de restructuration des
mentions existantes, avec une organisation claire en deux spécialités à partir d’un master 1 commun permettant une
orientation progressive dans la spécialité envisagée (professionnelle ou recherche). Le projet vise à proposer, à
terme, une mention de préparation aux métiers de l’enseignement en milieu scolaire et périscolaire. La mention
s’appuie sur un réseau important de partenariats avec les deux IUFM concernés et les structures sportives impliquées
dans la formation, ce qui permet un bon positionnement dans l’environnement régional. L’ouverture à l’international
semble peu développée actuellement.

1
Il est fait appel à des intervenants extérieurs essentiellement des professionnels de l’enseignement en milieu
scolaire, sans que soit préciser clairement leur niveau de participation. La mention s’adosse à un environnement
recherche bien établi avec des laboratoires dont les thématiques sont en cohérence avec la finalité de ce master, ce
qui doit aussi contribuer à la qualité de la formation. Les intervenants enseignants-chercheurs sont nombreux bien
que l’absence d’indications sur les volumes d’enseignements dispensés gêne une appréciation tout à fait claire de
l’implication réelle. La formation à/par la recherche est affichée au niveau master 1. L’absence de description des
contenus des UE dans le dossier et l’aspect trop synthétique du dossier sur ce point ne permettent pourtant pas
d’apprécier totalement cette dimension. Le dossier ne donne pas non plus d’indications précises sur les modalités
pratiques des stages, notamment en laboratoire.

Il est difficile d’analyser le bilan quantitatif fourni, en raison de la nouveauté d’une spécialité et du fait de la
reconfiguration importante de la mention proposée. Cependant, les prévisions affichées sont surestimées par rapport
aux effectifs actuels, et les chiffres sont parfois contradictoires entre mention et spécialités.

La mention présente un projet attractif de suivi de la formation, de développement des débouchés et du


devenir des étudiants (commissions, questionnaires, analyse des résultats aux examens, entretiens…), qui est à l’état
d’annonce dans la mesure où l'équipe restructure des formations ayant des procédures actuellement hétérogènes. Le
dossier présente peu d’informations sur les modalités de fonctionnement de l’équipe pédagogique, ainsi que sur les
outils d’aide à l’évaluation de la formation, qui se mettent en place de manière récente et dont la prise en compte
dans le pilotage est, de fait, peu explicitée.

 Points forts :
 Lisibilité de la structure, avec une spécialité professionnelle et une spécialité recherche.
 Adossement à la recherche s’appuyant sur plusieurs laboratoires.
 Socle commun de formation en master 1.

 Points faibles :
 La faible participation des milieux socioprofessionnels hors enseignement scolaire.
 L’absence d’indications détaillées sur les modalités pratiques des stages.
 L’absence de descriptif des contenus des unités d’enseignement (UE) (par exemple les pratiques
artistiques absentes).

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait de décrire de façon détaillée les contenus des UE de manière à augmenter la lisibilité de la
structure de formation proposée et des mutualisations. Une meilleure compréhension des modalités de
fonctionnement de l’équipe et du pilotage serait nécessaire, notamment du fait de la co-habilitation. Plus
d’informations sur les outils d’évaluation renforceraient également la lisibilité de cette mention qui a opéré un réel
travail de restructuration. Il serait important d’avoir une plus grande diversité des milieux socioprofessionnels pour
augmenter encore la cohérence entre la formation et les débouchés de la mention.

2
Appréciation par spécialité

Recherche en éducation par les APSA

 Présentation de la spécialité :

Il s'agit d'une spécialité à finalité recherche qui vise la formation d’étudiants se destinant à une poursuite
d’études en doctorat et aux métiers de la recherche ou à l’agrégation interne. L’objectif est d’approfondir des
connaissances pluridisciplinaires sur les questions d’éducation par les Activités physiques sportives et artistiques. La
spécialité est fortement mutualisée avec la spécialité « Socio-psychologie et sciences du sport et des loisirs », ainsi
qu’avec le parcours recherche de la mention « Psychologie » (Université de Bourgogne), mutualisations pensées pour
accroître les possibilités d’individualisation des parcours.

 Indicateurs :

Effectifs constatés (parcours recherche M2 SPMS 2009 et 2010) 17-23


Effectifs attendus 10-15
Taux de réussite NR
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

La création récente et la restructuration importante rendent difficile d’établir un bilan comptable. La


spécialité vise à clarifier l’offre de formation recherche du master et à permettre une individualisation des parcours.
L’organisation avec système d’UE majeures, complémentaires, d’approfondissement est tout à fait pertinente par
rapport à cet objectif. La formation adossée à trois laboratoires de recherche reconnus, fait intervenir de nombreux
enseignants-chercheurs avec une représentation multi-sections ce qui contribue à la qualité de la formation. La
formation à la recherche est assurée également au travers de séminaires et de stages en laboratoire. Cependant, les
contenus des UE ne sont pas détaillés. De plus, la formation visant deux types de publics différents, la cohérence
d’ensemble de la maquette n’apparaît pas clairement. L’enseignement de l’anglais pourrait être renforcé en raison
de sa finalité. L’ouverture à la formation continue et les aménagements pour les étudiants salariés sont peu
développés dans le dossier, alors que, par exemple, les enseignants d’Education physique et sportive sont un public
visé.

 Points forts :
 L’adossement fort aux structures de recherche.
 Le choix d’enseignements permettant une individualisation des parcours.

 Points faibles :
 La cohérence d’ensemble de la maquette.
 le manque d’informations sur les modalités de suivi de stage et de mémoire.
 Le manque d’informations précises sur l’ouverture à la formation continue et sur le devenir des sortants.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

3
Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait d’identifier plus clairement le devenir des sortants du master, en particulier ceux qui ne
poursuivent pas en thèse, les chiffres du dossier, même parcellaires, laissant penser qu’ils sont nombreux (2/3). La
cohérence de la formation gagnerait en améliorant l’information sur les contenus des enseignements et une réflexion
devrait peut-être s’engager de manière à prévoir deux parcours identifiés dans cette spécialité, ce qui permettrait
d’augmenter l’attractivité.

Eduquer par les activités physiques sportives et artistiques

 Présentation de la spécialité :

Il s’agit d’une réorganisation de l’offre existante autour d’une spécialité professionnelle de master 2 proposant
trois parcours « Enseignement de l’EPS », « Intervention éducation et insertion par les APS », « Formation de
formateurs ». Les trois parcours s’articulent autour de l’enseignement de l’éducation physique et sportive. L’objectif
est de former des responsables niveau cadre en éducation par les APSA (activités physiques, sportives et artistiques)
pouvant mener des projets éducatifs ou de formation. La spécialité vise la préparation aux concours des métiers de
l’enseignement et l’insertion professionnelle.

 Indicateurs :

Effectifs constatés (master 2 SpLI, SLDT et inscrits IUFM) 89


Effectifs attendus 120-135
Taux de réussite NR
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

La spécialité est organisée avec trois parcours bien articulés autour des métiers de l’intervention, à partir d’un
M1 commun à la mention, qui restructure l’offre existante de façon logique. Du fait de la reconfiguration, les données
chiffrées sur les effectifs sont peu exploitables. Les parcours ont des objectifs précis et cohérents avec les finalités
professionnelles affichées en termes de débouchés. Le parcours « Enseignement de l’EPS », qui semble prépondérant
dans la spécialité, est cependant trop « tubulaire » ; et le positionnement par rapport à d’autres spécialités de master
n’est pas précisé. La formation est assurée par une équipe multisections très nombreuse permettant de couvrir les
champs disciplinaires de manière satisfaisante. En revanche, les intervenants professionnels sont peu nombreux en
dehors du champ de l’éducation scolaire, et les activités artistiques ne semblent pas clairement représentées dans les
enseignements. L’absence de détail sur les contenus nuit à une appréciation tout à fait claire mais la formation à /par
la recherche semble, d’après le dossier, peu prise en compte au niveau M2 dans cette spécialité.

 Points forts :
 Une visibilité de la finalité professionnelle avec des objectifs clairs.
 Une équipe pédagogique nombreuse et multisections.
 L’organisation des stages en M1 et en M2.

 Points faibles :
 Le manque de formation à/par la recherche en M2.
 Un manque d’intervenants professionnels des secteurs socio-éducatifs et formation.
 La « tubularité » des parcours en M2.

4
Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Il serait souhaitable de mettre en place une organisation permettant d’avoir des parcours moins tubulaires en
M2, par exemple avec des systèmes d’options et/ou en précisant les liens possibles avec d’autres spécialités de
master. La visibilité de la formation à/par la recherche devrait être renforcée. Des informations précises sur les
contenus d’enseignements permettraient une appréciation claire de l’opérationnalisation du projet. Les intervenants
professionnels devraient être plus nombreux sur les secteurs liés à l’intervention en milieu socio-éducatif et la
formation de formateurs, pour améliorer l’ouverture vers le monde professionnel. Les aménagements de cursus pour
les étudiants salariés ou en formation continue devraient être mieux précisés. Il conviendrait d’avoir une prospective
sur la répartition des étudiants entre les trois parcours proposés afin d’aider au pilotage de la formation.

5
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANCON

Etablissement : Université de Franche – Comté


Demande n° S3MA120000453
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Sciences et développement du sport et des loisirs

Présentation de la mention

La mention est une formation en STAPS, cohabilitée entre l’Université de Bourgogne et l’Université de
Franche-Comté, résultant de la restructuration de spécialités existantes. Après un M1 commun, le M2 propose deux
parcours professionnels et un parcours recherche tous trois appliqués aux secteurs associatifs et privés du sport et des
loisirs. L’objectif est de former des étudiants à mener une réflexion pluridisciplinaire dans les sciences humaines et
sociales fondamentales et/ou appliquées à ces secteurs. Cinq équipes de recherche sont associées à ce projet. Le
master vise à former des cadres capables de concevoir et évaluer les processus en jeu en matière d’offre et de
demande dans les secteurs sport/loisir (développement territorial, marketing). La mention vise également à la
poursuite d’études en doctorat pour le parcours recherche.

Indicateurs

Effectifs constatés 90
Effectifs attendus 116
Taux de réussite 90
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

La restructuration proposée des différents parcours, leur spécialisation progressive à partir d’un socle commun
en M1, rendent cohérent le programme de la mention même si le contenu des UE n’est pas explicité. La
professionnalisation est renforcée grâce à de nombreux partenariats au niveau du ministère, des collectivités, des
associations, des fédérations et du secteur privé, et à la participation de nombreux intervenants extérieurs de haut
niveau dans la formation. Cet ancrage professionnel se traduit pas l’accent mis sur les stages et les projets tutorés
ainsi que dans la recherche appliquée, et explique vraisemblablement le fort taux d’insertion. L’effort fait à
destination du public en formation continue ou en apprentissage devrait permettre une hausse des flux et le maintien
de cette insertion professionnelle. Toutefois le taux de réussite, en particulier en M1, reste faible. L’adossement à la
recherche est bien étayé par la participation active au projet de cinq équipes labellisées.

Globalement, le dossier est bien présenté et lisible, même s’il présente de trop nombreuses redites, il manque
néanmoins de nombreux renseignements sur l’organisation pédagogique, le suivi des stages, les procédures

1
d’évaluation et surtout sur l’organisation concrète de la mutualisation (les lieux des cours, les enseignants, les
contenus).

 Points forts :
 L’insertion professionnelle et la poursuite d’études.
 La politique de stage sur les trois parcours (y compris recherche).
 Les partenariats avec le milieu socioprofessionnel.

 Points faibles :
 Le pilotage de la formation.
 L’absence d’informations sur les contenus des UE et les EC.
 Le flou sur l’organisation concrète des enseignements.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait d’améliorer la lisibilité du fonctionnement, du pilotage et de l’autoévaluation, ce qui


permettrait, en communiquant sur la forte insertion professionnelle, de renforcer l’attractivité de la mention qui
reste trop locale.

2
Appréciation par spécialité

Développement scientifique, commercial et territorial du sport et des loisirs

 Présentation de la spécialité :

La spécialité comprend deux parcours professionnels ; le premier sur le développement des territoires par le
sport et les loisirs, l’autre sur le développement des marques et produits sportifs ; et un parcours recherche orienté
vers les sciences humaines et sociales et plus particulièrement vers la socio-psychologie et sciences du sport et des
loisirs. Les objectifs scientifiques sont de fournir les connaissances théoriques et méthodologiques permettant de
construire une réflexion pluridisciplinaire sur l’offre et la demande dans le domaine du sport et du loisir. Les objectifs
professionnels visent à donner les connaissances et les compétences nécessaires à l’évaluation des projets de
développement ou de consommation dans ce domaine. Le parcours recherche vise à la poursuite d’études en doctorat
et à la formation des chargés d’études en sciences sociales pouvant mener une réflexion sur la pratique sportive dans
le domaine des loisirs, du travail ou des milieux socioéducatifs.

 Indicateurs :


Effectifs constatés 90
Effectifs attendus 116
Taux de réussite 90
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

Il s’agit d’une spécialité originale, avec une orientation progressive et un choix de parcours à partir d’un
master 1 commun. Les deux parcours professionnels montrent une cohérence d’ensemble et une complémentarité par
rapport à l’objectif de développement des territoires. Le parcours recherche donne une impression de moins bonne
lisibilité, en particulier quant aux débouchés visés par les étudiants ne souhaitant pas poursuivre en thèse.

 Points forts :
 Une professionnalisation effective.
 L’adaptation à la formation continue et à l’alternance.
 La valorisation du stage.

 Points faibles :
 L’absence de descriptif des UE dans le dossier en termes de connaissances et compétences.
 Le manque de clarté sur le positionnement du parcours recherche par rapport aux deux parcours
professionnels et sur l’organisation de la spécialité (pilotage, évaluation).
 Le manque d’enseignants locaux dans les champs de la gestion.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

3
Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait, à l’avenir, de mieux renseigner le dossier sur les connaissances et compétences propres aux UE,
de manière à présenter plus clairement la pertinence de la spécialité. Si les deux parcours professionnels montrent
une cohérence par rapport à la spécialité et à la mention de ce master, pour le parcours recherche, il conviendrait de
mieux préciser l’articulation avec ces deux parcours, ainsi que le positionnement par rapport aux autres parcours de
recherche STAPS, et d’identifier concrètement les niches d’emplois visées.

4
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANCON

Etablissements : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000455
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Biologie santé

Présentation de la mention

La mention « Biologie santé » présentée par les universités de Bourgogne (UB, Dijon) et de Franche-Comté
(UFC, Besançon) provient de la fusion de deux mentions similaires précédemment proposées par chacun des
établissements. Elle regroupe 12 spécialités (dont 3 à finalité recherche (R), 5 à finalité professionnelle (P) et 4 à
double finalité (R&P) :

 « Gestion des risques infectieux et sanitaires » (GERIS) (R&P) ;


 « Ingénierie cellulaire et tissulaire » (ICT) (R&P) ;
 « Physiologie, neurosciences et comportement » (PNC) (R) ;
 « Relation hôte-greffon » (RHG) (R) ;
 « Signalisation cellulaire et moléculaire » (SCM) (R) ;
 « Activités physiques adaptées et santé » (APAS) (R&P) ;
 « Assurance qualité des produits de santé » (AQPS) (P) ;
 « Management et innovations en biotechnologie » (MIB) (P) ;
 « Ergonomie et gestion des risques professionnels » (EGRP) (P) ;
 « Biointégrative des interactions plante microbes environnement » (BIIPME) (R&P) ;
 « Nutrition santé » (NS) (P) ;
 « Enseigner les sciences de la vie et de la terre » (P) (non évaluée).

L’offre de spécialités est diversifiée et complémentaire, et couvre un large spectre des domaines de la biologie
en lien avec la santé : activités physiques, nutrition, secteur des biotechnologies animales et végétales,
transplantation, risques infectieux ou professionnels, management, qualité, neurosciences, ou encore enseignement.
Les étudiants appartiennent à la fois aux filières scientifiques mais également aux filières de santé (médecins,
pharmaciens). De nombreux laboratoires, structures de recherche et entreprises sont à l’appui de la mention. Les
débouchés sont la poursuite d’études en doctorat ou l’insertion professionnelle directe dans le secteur public ou privé
en lien avec la santé.

Indicateurs

320 en M1
Effectifs constatés
166 en M2
300 en M1
Effectifs attendus
245 en M2
>85 % en M1
Taux de réussite
≈ 100 % en M2
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR*
60 %**
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses)
65 %***
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR*

* Taux de réponse non renseigné ; **taux de réponse pour l’UB ; ***taux de réponse l’UFC.

1
Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

La mention regroupe l’ensemble de l’offre master en biologie santé à l’échelle du PRES Bourgogne – Franche
Comté. L’offre entre spécialités à finalité recherche ou professionnelle est complémentaire et pertinente.
L’environnement recherche et socio-économique est de qualité et propice à l’insertion professionnelle et la poursuite
d’études choisies par les diplômés. Un véritable travail de structuration a été effectué bien qu’un effort de lisibilité
pour les étudiants reste à réaliser. On compte encore 6 premières années de master (M1) divisées en 9 parcours (3 M1
et 6 parcours à l’UB, 3 M1 et 3 parcours à l’UFC). De même, le dossier laisse entrevoir l’influence de chacune des
universités sur le pilotage des spécialités dont elles sont porteuses. A ce titre, alors que la partie du document
relative à la mention est de bonne qualité, celles concernant les spécialités sont hétérogènes. Le volume horaire
présentiel des semestres 3 est très variable et peut aller du simple au double, et les choix d’options sont parfois
importants comparativement aux effectifs. L’offre de stage est globalement satisfaisante et harmonisée à l’échelle de
la mention. L’usage de l’anglais est généralisé mais peu d’informations sont fournies sur les technologies de
l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE), et on ne trouve que trop rarement la déclinaison
des compétences transversales acquises par les étudiants.

Les effectifs et l’attractivité des formations sont tout à fait satisfaisants à l’exception de quelques spécialités
(cf ci-après). L’effectif global de la mention s’élève à 320 étudiants en M1 et 166 en M2. Les taux de réussite sont en
général supérieurs à 85 %. Faute de dispositifs centralisés et efficaces, il est difficile d’avoir une vision précise de
l’insertion professionnelle et de la poursuite d’études.

L’ouverture à l’international est encore peu exploitée mais des projets sont émergents (master Erasmus
mundus). Une formalisation centralisée des dispositifs d’évaluation et de suivi devra faire l’objet d’une véritable
politique d’établissement (de PRES) afin de fournir une aide au pilotage d’une telle mention. En ce sens, les
établissements ont mis en place une procédure d’auto-évaluation, mais à la lecture du dossier, celle-ci ne semble pas
avoir été suivie d’effets. De plus, les recommandations émises par l’AERES lors de la précédente évaluation de l’offre
de master de l’UFC (spécialités RHG, ICT, PNC, APAS) n’ont apparemment pas été prises en compte.

 Points forts :
 La volonté d’offrir une seule offre de master en biologie santé à l’échelle d’un PRES est à souligner.
 L’adossement recherche est de qualité au travers des unités mixtes de recherche (UMR) et de leurs
chercheurs et enseignants-chercheurs.
 L’appui aux milieux professionnels public et privé est important.

 L’insertion professionnelle et la poursuite d’études choisies sont satisfaisantes (à de rares exceptions


près).
 Les effectifs en M1 et M2 sont stables et les spécialités sont attractives (à de rares exceptions près).

 La mention est en général bien structurée avec une bonne articulation L3/M1/M2.

 Il existe un effort de mutualisation au sein de la mention mais également avec d’autres mentions du
PRES.
 La formation permet une mixité entre filière scientifique et filière de santé.

 Points faibles :
 Malgré un effort louable, la mention comportant 6 M1 et 11 M2 (plus 1 spécialité « enseignement » non
évaluée) apparaît complexe et peu lisible pour un étudiant.
 Le pilotage de la mention risque d’être difficile à mettre en place et dilué du fait de la diversité des M1
et M2.
 Les procédures d’évaluation des enseignements ne sont pas harmonisées.

 Le suivi des étudiants diplômés ou non est très perfectible.

 La qualité des spécialités est inégale.

 Certaines unités d’enseignement (UE) possèdent des coefficients en inadéquation avec le nombre de
crédits européens (CE).

Notation
 Note de la mention (A+, A, B ou C) : A

2
Recommandations pour l’établissement

Alors que l’effort effectué à l’échelle de la mention mérite d’être souligné, on ne peut que s’étonner de
l’hétérogénéité de qualité quant aux spécialités. Le conseil de perfectionnement devrait donc s’investir fortement
dans le pilotage de la formation afin de remédier à cette disparité et améliorer significativement le fonctionnement
des spécialités.

Il conviendrait de poursuivre l’effort d’organisation de la mention afin de la rendre plus lisible, les M1 divers
sont encore trop nombreux. Une homogénéisation des dénominations pourrait être trouvée (M1 Santé par exemple).

Il faudrait veiller à harmoniser les procédures d’évaluation des enseignements et des formations, et les
procédures de suivi des diplômés.

Le pilotage devrait être renforcé afin d’aboutir à une vision et une analyse globale de la mention à l’échelle du
PRES et éviter une dérive de fonctionnement entre les deux universités partenaires.

Les évaluations (AERES) et auto-évaluations devraient être (mieux) prises en compte. Dans certaines
spécialités, il conviendrait que le poids des UE soit bien lié aux nombres de crédits affectés et non à des coefficients.
A l’avenir, le dépôt d’un seul dossier éviterait les disparités constatées dans les contenus et la multitude de fichiers
qui nuisent à l’expertise.

3
Appréciation par spécialité

Management et innovation en biotechnologies (MIB)

 Présentation de la spécialité :

L’objectif de cette formation à finalité professionnelle est de former des futurs professionnels de l’innovation
ayant une compétence en biochimie, en pharmaco-toxicologie, biotechnologies et génie génétique, et une
compétence managériale opérationnelle dans le domaine de la gestion de projets d’innovation.

 Indicateurs :

Effectifs constatés M2 12 (moyenne)


Effectifs attendus 16
Taux de réussite ≈ 100 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR*
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 30 % taux de réponse
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR*

* Taux de réponse non renseigné.


 Appréciation :

Les objectifs sont larges et manquent donc de précision. Les enseignements sont équilibrés et diversifiés.
Cependant, les enseignements scientifiques ne semblent correspondre qu’à l’acquisition des principes fondamentaux.
Le flux étudiant est stable mais faible. Les responsables ne semblent pas prendre la mesure du problème de
l’insertion professionnelle que rencontre la formation. La situation d’environ 70 % des diplômés est inconnue, et
l’adéquation des emplois avec la formation n’est pas renseignée, ce qui doit amener à se poser la question de la
pérennité de la formation.

 Point fort :
 L’originalité de la formation visant l’acquisition d’une double compétence scientifico-managériale dans
le domaine des biotechnologies.

 Points faibles :
 La qualité de l’insertion professionnelle est impossible à juger du fait du mauvais suivi des diplômés.
 En M2, la diversité des enseignements scientifiques associée à un faible volume horaire ne préjuge pas
de l’acquisition de solides compétences.
 Peu de pratiques sont enseignées au second semestre du M2.

 Le volume horaire effectué par des professionnels est faible.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C

4
Recommandations pour l’établissement

Il apparaît indispensable de se poser la question de l’insertion professionnelle des étudiants et donc du


maintien en l’état de cette offre de formation. Elle pourrait être regroupée avec une autre spécialité (SCM par
exemple). Le volume horaire global du S3 pourrait augmenter afin de renforcer les compétences scientifiques des
étudiants. L’apport des professionnels (intervenants extérieurs) devrait se renforcer. L’auto-évaluation pilotée par
l’établissement était très positive et n’apparaît pas en phase avec le dossier fourni.

Nutrition santé (NS)

 Présentation de la spécialité :

La spécialité « Nutrition santé » fait l’objet d’une demande de renouvellement dont les objectifs sont
clairement définis et visent la problématique de la nutrition et de la santé publique en formant des experts de la
conception, du développement et du marketing de produits alimentaires et de santé. La formation vise aussi à former
des cadres compétents pour le montage et la gestion de projets en recherche et développement (R&D) innovants,
maîtrisant des aspects réglementaires et familiarisés avec la veille scientifique et technologique.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 14 (Moyenne)


Effectifs attendus 10-15
Taux de réussite 100 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR*
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR*
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR*

* Taux de réponse non renseigné.

 Appréciation :

Le positionnement de cette spécialité est pertinent au sein de la mention « Biologie santé », même si cela peut
entraîner un problème de lisibilité vis-à-vis de la mention « Sciences des aliments ». Les aspects professionnalisants et
les intervenants professionnels à l’appui de la formation sont nombreux. Les flux sont en augmentation (une
vingtaine), mais les responsables semblent vouloir les limiter (15 maximum). Le pilotage apparaît effectif aux regards
des modifications apportées à l’issue de l’évaluation des enseignements. Le taux de placement ou de poursuite
d’études semble remarquable, mais le recul ne correspond qu’à une seule promotion.

 Points forts :
 L’insertion professionnelle et la poursuite d’études choisies sont satisfaisantes.
 Les effectifs sont en hausse depuis 3 ans (12 à 21).
 L’attractivité nationale est bonne et celle à l’internationale semble en augmentation.

 Points faibles :
 L’évaluation de la formation par les sortants n’est pas formalisée.
 Le nombre d’intervenants est trop important et suggère un éclatement des enseignements associé à des
problèmes d’emploi du temps.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

5
Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait de vérifier le positionnement adéquat de la spécialité au sein de la mention « Biologie santé »,


plutôt que dans la mention « Sciences des aliments » qu’elle pourrait intégrer à l’issue d’un bilan de fonctionnement
à mi-parcours.

L’évaluation de la formation par les sortants mériterait d’être formalisée.

Si les effectifs d’étudiants étrangers tendent vers une augmentation, il conviendrait de développer les
relations internationales à l’appui de la spécialité.

Il faudrait éventuellement développer le marketing puisque 25 % des étudiants poursuivent des études en ce
sens.

Biologie intégrative des interactions plante microbe environnement


(BIIPME)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité mixte (parcours à finalité recherche « Biologie intégrative des interactions plante microbe
environnement » et parcours à finalité professionnelle « Plantes productions biotechnologies ») est co-habilitée entre
l’Université de Bourgogne et AgroSup Dijon. L’objectif est de former des spécialistes dans le domaine de l’agro-
écologie, de la génétique, de la physiologie et de la biochimie végétales, ayant une vision intégrative des gènes et
connaissant le domaine des interactions abiotiques plante-environnement, biotiques plante-plante et plante-micro-
organisme.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 11 (2008-10)


25-32 en FI, 1-2
Effectifs attendus
en FC
Taux de réussite 90 % (moyenne)
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR*
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR*
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR*

* Taux de réponse non renseigné.


 Appréciation :

Les objectifs sont mal définis : l’aspect scientifique est décliné pour le parcours à finalité recherche et
l’aspect professionnel pour le parcours éponyme. Mis à part les métiers de la recherche, tournés principalement vers
la promotion de la recherche dans le secteur végétal et de l’agro-environnement, les métiers ciblés à l’issue du
parcours professionnel ne sont pas mentionnés. En général, le lien avec la santé reste vague. L’intitulé de la
spécialité reprend celui du parcours recherche et rend invisible le parcours professionnel.

 Points forts :
 L’insertion professionnelle est satisfaisante (environ 85 %) mais en nette diminution en 2008-2009.
 L’adossement recherche est fort avec l’appui d’UMR INRA, INSERM ou CNRS.
 L’effort de mutualisations intra- et inter-mention est à souligner.
 La spécialité est attractive avec un recrutement national diversifié.
 Il existe un projet de création de master Erasmus mundus.

6
 Points faibles :
 Les objectifs scientifiques de la spécialité n’apparaissent pas en adéquation avec ceux de la mention. Ce
positionnement ne semble pas pertinent.
 La poursuite d’études en doctorat est très réduite (10 %) alors que l’accent est mis principalement sur le
parcours recherche.
 L’intitulé de la spécialité reprend celui du parcours recherche et rend invisible le parcours
professionnel.
 La qualité du dossier n’est pas satisfaisante, les rubriques ne sont pas (évaluation) ou mal (objectifs)
renseignées.
 Le pilotage semble inexistant.

 L’insertion professionnelle/poursuite d’études est en baisse importante.

 Les effectifs sont en érosion depuis l’année 2007-2008 (-40 %).

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

La qualité du dossier de la spécialité mériterait d’être fortement améliorée. Une forte réflexion devrait être
engagée sur l’organisation en deux parcours et sur le positionnement de cette spécialité.

Il faudrait préciser le taux de poursuite en doctorat et l’école doctorale à l’appui du parcours recherche. Les
responsables devraient s’interroger sur la baisse de l’insertion professionnelle/poursuite d’études et veiller à une
meilleure contribution des milieux professionnels.

L’objectif affiché d’une augmentation de 100 % des effectifs apparaît déraisonnable et devrait donc être mieux
justifié ou reconsidéré.

La co-habilitation avec AgroSup Dijon mériterait d’être explicitée, elle semble se résumer à 30 h
d’enseignements. A terme, il conviendrait de finaliser le projet de master Erasmus mundus.

Ergonomie et gestion des risques professionnels (EGRP)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité à finalité professionnelle est une offre en renouvellement dont les objectifs scientifiques et
professionnels sont l’acquisition de connaissances des risques des environnements de travail susceptibles de provoquer
des pathologies, et la formation de cadres pluridisciplinaires adaptés à la démarche d’ergonomie, d’hygiène et de
sécurité dans les entreprises dans un but de prévention et de gestion.

 Indicateurs :

Effectifs constatés M2 10 (moyenne)


Effectifs attendus 15 en FI, 4 en FC
Taux de réussite 100 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR*
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 60 % taux de réponse
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR*

* Taux de réponse non renseigné.

7
 Appréciation :

La formation possède une identité forte issue d’une longue expérience (diplôme d’études supérieures
spécialisées (DESS) en 1996), est adaptée aux besoins des entreprises, et donne aux étudiants, à travers des situations
pratiques, une expérience de la mise en œuvre de procédés métrologiques en accord avec la réglementation
nationale et européenne. Malgré son attractivité nationale, la spécialité est à la limite d’ouverture à cause du flux
faible d’étudiants. L’organisation, les structures et les intervenants à l’appui sont de qualité. L’aspect initiation à la
recherche n’est pas très développé. Le dossier est assez succinct, les rubriques sont remplies de manière généraliste
sans précisions chiffrées.

 Points forts :
 L’appui du milieu professionnel à la formation est adéquat.
 L’attractivité est bonne avec un recrutement national.
 L’insertion professionnelle est en adéquation avec la formation.

 Points faibles :
 Le suivi du devenir des étudiants (diplômés ou pas) n’est pas opérationnel. Les données sont vagues et
remontent au plus tard à 2008.
 Les effectifs sont modestes (10 en moyenne).

 Aucun dispositif d’évaluation des enseignements n’est mis en place.

 L’origine des étudiants n’est pas précisée, existe-t-il un recrutement local ?

 Le bilan de la spécialité est peu détaillé.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

D’une manière générale, une amélioration de la qualité du bilan serait nécessaire. Le taux de placement par
promotion devrait être indiqué.

Il pourrait être envisagé de renforcer la formation pratique des étudiants.

Il conviendrait de mieux argumenter l’augmentation attendue (presque 100 %) des effectifs.

Il serait souhaitable de rapidement formaliser l’évaluation des enseignements afin d’optimiser le pilotage de la
formation.

Assurance qualité des produits de santé (AQPS)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité en renouvellement est à finalité professionnelle. Elle a pour but et originalité d’apporter aux
étudiants, futurs cadres de l’industrie, les connaissances scientifiques et réglementaires, les compétences techniques,
les méthodes et la rigueur leur permettant de conduire et maîtriser « une démarche qualité harmonisée » aux
produits de santé avec comme base le médicament. Les débouchés sont les métiers de la qualité dans les entreprises
de santé, principalement pharmaceutiques.

8
 Indicateurs :

12 (moyenne)
Effectifs constatés
mais en baisse
Effectifs attendus 18
Taux de réussite 100 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR*
75 % taux de
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses)
réponse
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR*

* Taux de réponse non renseigné.


 Appréciation :

La spécialité AQPS est une formation originale qui suit les besoins en évolution permanente des entreprises et
des grands services de santé suite à l’évolution même des instances réglementaires internationales. Elle accueille un
public d’étudiants scientifiques mais également pharmaciens. L’attractivité internationale est en érosion prononcée à
l’inverse de celle qui est nationale. Les effectifs sont assez limités et en diminution. Le contenu de la formation
propose des enseignements professionnalisants et s’appuie sur de nombreux intervenants extérieurs.

 Points forts :
 L’adéquation formation et insertion professionnelles des diplômés (assurance-qualité) est effective.
 La professionnalisation des enseignements est forte.
 La spécialité est repositionnée dans le contexte de l’harmonisation internationale.
 L’apport des milieux professionnels sur la formation est de qualité.

 Points faibles :
 Les effectifs sont en baisse ainsi que l’attractivité internationale.
 L’absence de données de l’évaluation de la formation par les diplômés est préjudiciable au pilotage.
 Le placement des étudiants est nettement perfectible.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait de renforcer l’attractivité internationale principalement dans le cadre du nouveau


positionnement de la spécialité sur l’harmonisation internationale de la qualité des produits de santé.

Les procédures d’évaluation mériteraient d’être formalisées afin d’apporter une aide au pilotage. Il serait
nécessaire de préciser comment les professionnels extérieurs interviennent dans le pilotage de la spécialité. Les
responsables devraient prospecter afin de connaître les besoins à venir des entreprises, industries ou services, dans
l’optique d’améliorer le placement des étudiants.

Avec l’aide de l’établissement, il faudrait trouver des solutions pour résoudre le problème du suivi, difficile,
des étudiants étrangers.

9
Activités physiques adaptées et santé (APAS)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité est annoncée comme une demande de création ex-nihilo. Elle est à finalité mixte et regroupe
quatre parcours : deux parcours à finalité recherche (« académique » et « non-académique ») et deux parcours à
finalité professionnelle (« Réadaptation, réhabilitation » pour intégrer des établissements de santé traitant de
pathologies chroniques et/ou non-réversibles, « Ré-entraînement-ré-athlétisation » centré sur le sportif handicapé ou
blessé ainsi que sur des pathologies réversibles). L’objectif recherché est de permettre aux étudiants d’acquérir des
compétences en matière d’activités physiques adaptées à différentes populations (handicap, sujet âgé, sportif,
pathologie…).

 Indicateurs :

M1 91 (moyenne)
Effectifs constatés
M2 56 (moyenne) mais en baisse
Effectifs attendus 50/25 (signification ?)
M1 59 % (moyenne)
Taux de réussite
M2 65 % (moyenne)
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR*
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de
58 % taux de réponse (UB)
réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR*

* Taux de réponse non renseigné.


 Appréciation :

Cette formation résulte de la volonté des établissements de proposer une offre unique à l’échelle du PRES
Bourgogne – Franche-Comté comportant une spécialité dans le domaine des activités physiques et sportives.
Cependant, le dossier ne permet pas de juger de la pertinence d’une fusion qui semble n’être que la juxtaposition
d’une offre pré-existante. L’articulation en parcours n’est pas clairement présentée, et la présence de deux parcours
recherche n’est pas argumentée et peu compréhensible. Il en est de même avec les deux parcours à finalité
professionnelle. De surcroît, dans les deux universités partenaires, les effectifs sont en nette diminution. Les données
de l’insertion professionnelle sont apparemment satisfaisantes. Il existe un partenariat avec des universités italiennes
permettant l’accueil d’étudiants étrangers, mais le flux sortant semble limité. La liste des intervenants est reportée
en annexe (hétérogène vis-à-vis de la mention) ; une synthèse aurait pu être ajoutée dans le document principal. Il en
est de même pour le détail des UE à choix.

 Points forts :
 L’adossement recherche aux laboratoires est de qualité.
 L’orientation de la formation sur le handicap et la santé est pertinent.
 Une refonte de la filière APAS est opérée depuis la deuxième année de licence (L2).
 La formation constitue une offre unique à l’échelle régionale dans le domaine.

 Points faibles :
 La structuration de la spécialité en quatre parcours est difficilement lisible.
 L’effectif global par université est correct (bien qu’en baisse), mais la ventilation après parcours
(inconnue) implique de faibles effectifs.
 Les taux de réussite sont faibles en M1 et M2 et ne sont pas analysés, ce qui pourrait suggérer un défaut
de pilotage.
 La subdivision des UE démultiplie les charges d’enseignements pour des effectifs étudiants alors devenus
faibles.
 La dénomination des UE ne permet pas de reconstituer les parcours tels qu’ils sont proposés.

 La formation ne semble pas attractive, le recrutement est principalement local.

 Le dossier principal n’est pas de qualité car il ne contient pas les informations essentielles.

10
Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait impérativement de mieux préciser le fonctionnement de la spécialité et de ses parcours. De


même, il faudrait justifier les différences entre les deux parcours recherche (au maximum 30 h de différence) et les
deux parcours à finalité professionnelle. Les responsables devraient envisager de ramener la spécialité à deux
parcours uniquement. Il n’est pas nécessaire de faire une recommandation ici : EC signifie UE avec des choix. En fait,
à peu près toutes les UE sont à choix (de 3 à 9 choix). Cela permet à l’étudiant de construire son parcours (il existe
des parcours types). Il peut donc y avoir des choix avec des effectifs étudiants faibles.

Même si l’adossement à la recherche est de qualité, il manque des précisions sur le lien éventuel avec une
école doctorale, le nombre de statutaires titulaires d’une habilitation à diriger des recherches (HDR), et surtout
l’effective poursuite en doctorat.

Il serait souhaitable, à l’avenir, d’apporter les informations essentielles dans le dossier principal (telle que
l’insertion professionnelle), au minimum de manière synthétique, et ne pas renvoyer systématiquement aux annexes
(57 pages).

Le bilan de fonctionnement ne porte que sur l’Université de Bourgogne alors qu’il est mentionné que la filière
APAS est présente dans les deux établissements. Des informations devraient être apportées sur ce point. Il n’y a pas
d’analyse de la baisse de flux, ni du faible taux de réussite à la fois en M1 et en M2. Comme il est mentionné, la mise
en place d’une évaluation systématique et formalisée devrait être réalisée dans les deux universités partenaires.
Aucun argumentaire ne vient à l’appui des prévisions d’effectifs, deux chiffres sont fournis ; il serait nécessaire de
mieux préciser cet élément du dossier.

Signalisation cellulaire et moléculaire (SCM)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité co-habilitée entre l’Université de Bourgogne et celle de Franche-Comté est à finalité
recherche. Elle fait l’objet d’une demande de renouvellement avec un changement d’intitulé (anciennement
« Biochimie, biologie cellulaire et moléculaire ») afin de la rendre plus attractive et plus représentative des activités
de recherche développées à l’échelle du PRES. Ses objectifs sont de former des spécialistes dans le domaine de la
signalisation cellulaire et moléculaire aussi bien animale que végétale. Les disciplines couvertes sont larges :
neurosciences, nutrition humaine, pharmacologie, parasitologie, physiologie végétale.

 Indicateurs :

M1 110 (moyenne)
Effectifs constatés
M2 26 (moyenne)
Effectifs attendus 30-40 en FI, 1-2 en FC
85 % en M1
Taux de réussite
96 % en M2
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR*
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR*
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR*

* Taux de réponse non renseigné. FI : formation initiale. FC : formation continue.

11
 Appréciation :

L’objectif principal de cette spécialité est la poursuite d’études en doctorat (en France ou à l’étranger) ; la
formation possède un adossement à la recherche très conséquent sur des laboratoires et des structures de recherche
de Dijon et Besançon mais aussi en Suisse. Malgré une pertinence indéniable, le dossier souffre de quelques lacunes.
Les objectifs de la spécialité, trop généraux, mériteraient d’être précisés et affinés. D’un point de vue structuration,
les M1 des deux établissements sont différents mais le document ne permet pas d’en juger et de l’argumenter. De
même, l’organisation en quatre parcours ou options (ou encore domaines) n’est pas directement lisible, seulement
40 h différencient ces orientations. Par ailleurs, la liste des intervenants, diversifiée, est (trop ?) pléthorique. Enfin,
contrairement à d’autres spécialités de la mention, l’usage des TICE n’est pas mentionné de même que la façon dont
s’acquièrent les compétences transversales.

 Points forts :
 L’adossement recherche est important et de qualité.
 L’effectif étudiant est satisfaisant (18 – 20 étudiants à Dijon et 25-26 à Besançon).
 Le placement des étudiants en doctorat (86 %) ou en emplois CDD relatifs à la recherche est correct.

 L’ouverture à l’international est effective avec la Suisse (des équipes accueillent les stagiaires puis les
doctorants).

 Points faibles :
 L’organisation en parcours/options n’est pas claire, ceux-ci ne se différencient que par un enseignement
de 40 h.
 Le nombre d’intervenants suggère un émiettement de l’enseignement.

 L’attractivité (nationale et internationale) est faible (20 %).

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Sur le plan de l’organisation de la spécialité, il conviendrait de préciser la répartition des étudiants selon les
« options » choisies et les limites d’ouverture de celles-ci (26 étudiants / 4 options). Il est mentionné que la spécialité
comporte deux M1 différents (selon le site). Le fonctionnement devrait être mieux explicité dans le dossier et
éventuellement harmonisé. Bien que les responsables aient effectué des adaptations de la formation au regard des
remarques formulées par les étudiants, les modalités des dispositifs d’évaluation mériteraient d’être précisées. Cet
aspect constituerait une aide au pilotage de la spécialité. Il conviendrait de revoir l’intérêt d’un pool d’intervenants
aussi conséquent. L’usage des TICE et l’acquisition des compétences transversales auraient mérité d’être déclinées
dans le dossier.

Relation hôte-greffon (RHG)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité à finalité recherche correspond à une demande de renouvellement. Elle est co-habilitée entre
les deux établissements du PRES Bourgogne – Franche-Comté et avec l’Université Paris 11 et l’Université François
Rabelais de Tours. L’objectif est de proposer une formation de haut niveau en immunologie de transplantation hôte-
greffon. Les responsables ont fait le choix d’élargir la thématique et de proposer d’aborder les relations hôte-tumeur.
La spécialité développe l’immunologie générale, la biologie cellulaire et moléculaire, les biotechnologies et
nanobiotechnologies et l’ingénierie cellulaire. Après une poursuite d’études en doctorat, les métiers visés sont
principalement ceux de la recherche académique ou privée dans le domaine de l’immunologie et de la cancérologie.

12
 Indicateurs :

M1 43 (moy)*
Effectifs constatés
M2 17 (moy)*
25 en FI, 2 en
Effectifs attendus
FC
Taux de réussite 90 % (moy)
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR**
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR**
NR** mais
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses)
signalé faible

* En baisse en 2009-2010 ; ** taux de réponse non renseigné.


 Appréciation :

La spécialité est originale et affiche une audience nationale. Le contenu de la formation est en adéquation
avec les objectifs tournés vers l'acquisition de compétences dans le domaine de la transplantation et de ses
problématiques. C’est donc une formation à et par la recherche dans un domaine très spécifique, ce qui soulève le
problème de l’insertion professionnelle à l’issue d’un doctorat. Il subsiste un problème de suivi des étudiants,
principalement ceux des filières de santé (seulement 30 % environ des diplômés poursuivent en doctorat). D’un point
de vue fonctionnement, le nombre d’intervenants extérieurs (de l’ordre d’une cinquantaine), à coté de la vingtaine
d’intervenants locaux paraît important, et il n’est pas précisé si les enseignements se déroulent indépendamment à
Paris, Tours, Dijon et/ou à Besançon. Concernant la structuration du M2, le 4ème semestre comporte 5 UE toutes
intitulées « stage », ce qui est incompréhensible dans la mesure où l’étudiant n'effectue qu’un seul stage de 6 mois.
D’autre part, cette présentation est hétérogène au regard des autres spécialités. Il apparaît que les UE ne sont pas
accordées de façon indépendante. Lors de la seconde session, les étudiants doivent repasser un ensemble d’UE mais
pas l’UE (ou les UE) non validées en première session. Le pilotage de cette spécialité n’est pas patent ; il n’est jamais
fait état de la prise en compte des précédentes recommandations formulées par l’AERES.

 Points forts :
 Centrée sur la problématique de la transplantation, la formation est originale et fait intervenir des
spécialistes de tout le territoire français mais aussi de Suisse et de Belgique.
 L’adossement sur les services de santé et hospitaliers est de qualité.
 L’attractivité nationale et internationale de la formation est bonne.

 Points faibles :
 Le taux de poursuite en doctorat est faible (30 %) et le suivi des diplômés est en général lacunaire.
 La typologie des métiers obtenus par 16 % des diplômés n'est pas identifiée, ce qui ne permet pas de
juger pleinement de l'adéquation de la formation avec les objectifs visés.
 A la lecture du dossier, la pertinence de la co-habilitation entre quatre établissements n'est pas
évidente.
 Le pilotage de la formation pose question au regard de l'absence de prise en compte des précédentes
évaluations.
 Les modalités d’attribution des UE ne sont pas satisfaisantes.

 Il manque certaines informations dans le dossier principal, e.g. rattachement des intervenants de l’UB
et de l’UFC à un laboratoire de recherche ou de recherche clinique ou à un service hospitalier.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

13
Recommandations pour l’établissement

Il serait souhaitable de préciser comment ont été prises en compte les recommandations de l’AERES lors des
précédentes évaluations de la spécialité RHG dans l'offre de formation master des universités de Besançon (2008),
Tours (2008) et de Paris 11 (2009).

La typologie des étudiants intégrant le M2 devrait être renseignée de façon précise (médecins, pharmaciens,
scientifiques, parcours de M1…). Le document fait plusieurs fois mention de « spécialité de master 2 », ce qui pose la
question de l’articulation M1/M2. De même, la finalité principale étant la poursuite en doctorat, l’articulation avec
des ED devrait être renseignée.

Les responsables espèrent une augmentation des flux de 50 % mais devraient apporter une justification sur les
possibilités d’insertion professionnelle dans le domaine très spécifique de la transplantation.

La co-habilitation entre quatre établissements mériterait d’être plus explicite. La structuration du 4ème
semestre en 5 UE mériterait d’être explicitée. Il serait souhaitable de modifier les conditions d’obtention des UE
entre la première et la seconde session.

La maquette déposée par l’Université de Bourgogne est différente de celle déposée par l’Université de
Franche-Comté, il conviendrait de fournir un document unique ce qui permettrait de donner de la cohérence à la co-
habilitation.

Ingénierie cellulaire et tissulaire (ICT)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité, en demande de renouvellement, propose une finalité à la fois recherche et professionnelle.
Elle propose de former des spécialistes et/ou des ingénieurs dans le domaine de l’ingénierie cellulaire et tissulaire
afin de répondre aux nouveaux métiers relevant des thérapeutiques cellulaires et tissulaires. Les métiers visés sont la
recherche après poursuite d’études en doctorat ainsi que les métiers de l’ingénieur, de la qualité et de la R&D
industrielle.

 Indicateurs :

Effectifs constatés M2 : 3, 6, 13*


12 à 15 (+ 2
Effectifs attendus
en FC)
Taux de réussite 100 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR**
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR**
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR**

* 2007-2008 à 2009-2010 ; ** taux de réponse non renseigné.

 Appréciation :

La place de cette formation au sein de la mention est justifiée par ses objectifs et les intérêts scientifiques et
médicaux visant à former des spécialistes du domaine de la biothérapie. Les partenaires associés sont nombreux
(Etablissement français du sang -EFS, Institut supérieur d’ingénieurs de Franche-Comté -ISIFC, Université Montpellier 1
et Université de Haute-Alsace) et apportent les compétences nécessaires aux objectifs fixés. Des mutualisations
d’équipes d’accueil ainsi que d’enseignements existent principalement avec la spécialité RHG (le M1 est commun).
D’un point de vue organisationnel, le 3ème semestre est particulièrement chargé au regard d’une finalité en partie
recherche (300h). Bien qu’en augmentation, les effectifs sont très modestes et le flux local d’étudiants est très
limité. De manière comparable à la spécialité RHG, on constate une logistique lourde avec une mobilisation de
nombreux partenaires et d’intervenants (une soixantaine) pour 22 étudiants sur 3 ans, ce qui pourrait poser la
question du maintien de la formation en tant que spécialité. On retrouve également une absence de prise en compte

14
des point faibles (effectifs, adossement, compétition avec d’autres formations) et recommandations formulés lors de
la précédente évaluation.

 Points forts :
 L’adossement à de nombreux partenaires est de qualité.
 La démarche « qualité des enseignements » entreprise avec l’ISIFC apparaît judicieuse.
 L’insertion professionnelle ou la poursuite d’études semble satisfaisante mais à relativiser au regard des
effectifs (5-6 étudiants).

 Points faibles :
 Il existe une concurrence des diplômés de master avec les ingénieurs biomédicaux de l’ISIFC obtenant
une spécialité de même nom.
 Les effectifs de M2 sont faibles (bien qu’en augmentation) et sont associés à une attractivité locale très
limitée (aucun étudiant en 2008-2009).
 La précédente évaluation n’est pas prise en compte.

 Le nombre important d’intervenants pourrait rende difficile l’organisation des enseignements.

 Les enseignements pratiques sont absents.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C

Recommandations pour l’établissement

La concurrence avec l’ISIFC dont les étudiants peuvent obtenir un diplôme d’ingénieur avec le même intitulé
que le master et le nombre très important d’intervenants (60) pour un effectif très limité sur trois ans pose la
question du maintien de cette formation en l’état.

Une fusion de la spécialité avec RHG pourrait être envisagée sur la base des mutualisations déjà existantes.

Une communication devrait s’instaurer afin de faire connaître cette formation et d’attirer plus d’étudiants
locaux, nationaux et internationaux.

Suite aux évaluations de la formation par les étudiants, les responsables ont prévu des ateliers pratiques mais
aucun TP ne figure dans le tableau des enseignements. Il faudrait éclaircir ce point.

Il serait souhaitable de préciser l’articulation de la formation avec les écoles doctorales en raison de sa finalité
recherche et de la poursuite d’études en thèse (effective pour quelques étudiants).

Le double diplôme ne s’applique qu’aux élèves ingénieurs ; il pourrait être envisagé de pouvoir l’élargir aux
étudiants de l’université par des accords avec l’ISIFC.

Comme mentionné ci-dessus, il serait souhaitable de préciser comment ont été prises en compte les
recommandations « fortes » de l’AERES lors de la précédente évaluation de la spécialité ICT dans l’offre de formation
master de l’Université de Franche-Comté.

Physiologie neurosciences et comportement (PNC)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité à finalité recherche, rattachée à l’UFR Sciences et techniques de l’Université de Franche-
Comté, fait l’objet d’une demande de renouvellement. Elle vise à former des spécialistes des neurosciences au sens
large en les formant à et par la recherche, dans une perspective de carrière universitaire (enseignant-chercheur,
hospitalo-universitaire), de la fonction publique ou du secteur privé (R&D). Il s’agit de la seule offre dans ce domaine
à l’échelle régionale.

15
 Indicateurs :

M1 11 et 5
Effectifs constatés
M2 14 (moyenne)
24 à 34
Effectifs attendus
+ 2 en FC
Taux de réussite 89 % (moyenne)
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR*
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR*
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR*

* Taux de réponse non renseigné.

 Appréciation :

Cette spécialité offre à l’échelle régionale une formation généraliste en neurosciences. Cependant, aucun
objectif clair n’est donné pour le M2. Le dossier insiste beaucoup sur la formation des étudiants en M1, mais celle en
M2 semble délibérément éludée. La filière apparaît repliée sur elle-même avec un M1 comportant un volume horaire
élevé (558 h) et avec des effectifs faibles. Ceux du M2 sont stables, mais l’attractivité est presque exclusivement
régionale. Concernant l’organisation, la première année ne semble pas mutualisée avec d’autres M1 de la mention. Le
tableau des enseignements du 2ème semestre est incomplet et ne compte que 24 CE. Le contenu des UE n’est pas
présenté dans le dossier. Au 4ème semestre, l’intitulé des UE ne reflète pas une spécialisation en neurosciences dans le
but de former des experts. De même, le stage de 14 semaines est relativement court comparativement aux autres
spécialités de la mention. L’adossement recherche semble faible avec trois équipes d’accueil (EA) dont les
enseignants-chercheurs effectuent la quasi-totalité des enseignements. A nouveau, on constate un défaut de pilotage
au regard de l’absence de référence à la précédente évaluation de la spécialité.

 Points forts :
 Tous les diplômés sont en poursuite d’études (doctorat, filière santé) ou insérés professionnellement.
 Les effectifs de M2 sont en augmentation (12, 14, 16) et le public accueilli est mixte (issu des M1 de
filières scientifiques ou de santé).
 Il existe une volonté de développer le partenariat international avec la Suisse.

 Points faibles :
 L’adossement recherche est limitée à 3 EA et semble faible au regard des autres spécialités de la
mention.
 Les effectifs de M1 sont très faibles (11 et 5 les deux dernières années).

 La qualité du dossier est insuffisante car il manque des informations sur l’insertion professionnelle (type
de métiers) et la poursuite d’études en doctorat (laboratoires, écoles doctorales).
 La finalité recherche n’est pas justifiée aux regards des 30 % seulement de diplômés poursuivant en
doctorat.
 L’attractivité à l’échelle nationale est inexistante.

 Le pilotage de la formation est insuffisant.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C

Recommandations pour l’établissement

Il serait nécessaire, à l’avenir, d’argumenter de façon concise le dossier. Compte tenu de la faible proportion
de diplômés poursuivant en doctorat, la finalité recherche devrait être reconsidérée. Comme mentionné pour les
spécialités RHG et ICT, il paraît souhaitable de préciser comment ont été prises en compte les recommandations de
l’AERES lors de la précédente évaluation de l’Université de Franche-Comté.
16
Les effectifs très faibles en M1 devraient amener les responsables à mener une réflexion sur la spécificité de
celui-ci, le recrutement en M2 étant essentiellement local et comportant en majorité des internes en médecine qui ne
poursuivent pas en doctorat. Des mesures mériteraient d’être prises pour améliorer l’attractivité de la formation, en
particulier vers les étudiants des filières scientifiques.

Il conviendrait de préciser les emplois occupés par les étudiants diplômés afin de vérifier l’adéquation avec la
formation. Il en est de même avec les poursuites d’études, quels sont les laboratoires qui ont accueilli les diplômés ?

Les relations internationales devraient être développées en s’appuyant entre autre sur le partenariat avec la
Suisse.

Les responsables ont pour prévisions d’augmenter le flux étudiant de M2 de 100 % ce qui paraît déraisonnable
et mériterait d’être mieux argumenté.

Gestion des risques infectieux et sanitaires (GERIS)

 Présentation de la spécialité :

La spécialité est demandée en création et vise à former les étudiants à l’évaluation des risques infectieux et
sanitaires et leur gestion dans le domaine des soins. Les intervenants sont en quasi-totalité issus du monde de la santé
(praticiens hospitaliers ou personnels de milieu hospitalier). La formation à finalité mixte (R/P) s’adosse à cinq
laboratoires labellisés (2 UMR et 3 EA) ainsi qu’à de nombreuses structures de santé.

 Indicateurs :

Effectifs constatés SO*


10 en FI, 1 à 2
Effectifs attendus
en FC, 1 en A
Taux de réussite SO
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) SO
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) SO
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO

* Sans objet, demande de création. FI : formation initiale. FC : formation continue. A : alternance.


 Appréciation :

Cette spécialité présente des objectifs scientifiques nombreux et ambitieux, et la demande de création de
l’Université de Franche-Comté est pertinente, répond à une problématique de santé publique, et mérite
effectivement d’être prise en compte. Le contenu des enseignements et l’appui du milieu socio-professionnel
devraient permettre de mener à bien le projet. Le M1 est identique à celui des spécialités ICT et RHG. De plus, des
mutualisations sont proposées de manière intra- et inter-mention (mention « Environnement »). Le volume horaire du
3ème semestre semble important pour une finalité mixte (300 h). On retrouve, comme pour les spécialités ICT et RHG,
la même organisation difficilement compréhensible de cinq UE « stages » au 4ème semestre. La question du public visé
se pose : étudiants en formation initiale et/ou professionnels recherchant un complément de formation ? Un flou
subsiste sur le maintien ou non d’un diplôme universitaire (DU) et d’un diplôme inter-universitaire (DIU) proposant des
thématiques proches et qui pourraient donc être en concurrence avec le projet de master. Le dossier manque encore
d’argumentation, principalement sur les possibilités d’insertion professionnelle pour les étudiants en formation
initiale.

 Points forts :
 L’appui du milieu socio-professionnel aux enseignements est important et de qualité.
 Le positionnement scientifique et professionnel de la spécialité est intéressant.
 Des UE en M1 et M2 sont mutualisées avec d’autres spécialités.

17
 Points faibles :
 Le dossier souffre d’un manque d’argumentation pour juger de la viabilité du projet. De nombreux
chapitres sont remplis à minima.
 La spécialité pourrait être en concurrence avec un DU et un DIU existants.

 La différenciation entre le parcours à finalité recherche et le parcours professionnalisant n’est pas


explicite.
 La présentation synthétisée des objectifs manque de clarté pour les étudiants.

 Le vivier de recrutement d’étudiants en formation initiale est incertain, le M1 étant commun à deux
autres spécialités de la mention (ICT, RHG).

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait de préciser le maintien ou non du DU et du DIU à l’appui de la création du master. Si oui, quel
public pour quelle formation, les objectifs avancés étant la formation continue dans les deux cas ?

La spécialité étant à finalité recherche et professionnelle, il serait souhaitable de fournir les éléments
nécessaires pour juger des possibilités d’insertion professionnelle des étudiants en formation initiale. A terme, le
placement des étudiants devrait être suivi avec attention pour juger de l’adéquation avec la formation. Le dossier
mériterait d’être mieux renseigné à l’avenir.

Enseigner les sciences de la vie et de la Terre


Cette spécialité sera évaluée a posteriori.

18
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANCON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000456
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Energie et environnement

Présentation de la mention

L’objectif général est de dispenser des connaissances solides dans les domaines des sciences liées à l’énergie
et l’environnement. Le cursus se situe à l’interface des domaines de l’énergie thermique et électrique et de
l’environnement, en associant la notion de gestion des risques. Les objectifs professionnels sont la formation de
cadres pour les entreprises et l’administration et de chercheurs ; la formation aux métiers de l’éducation est
également présente, par l’intermédiaire d’une spécialité. Cette mention fait partie de l’offre de formation du pôle de
recherche et d’enseignement supérieur (PRES) Bourgogne/Franche-Comté ; elle est environnée par la mention
« Sciences pour l’ingénieur ». Les enseignants-chercheurs de cette mention appartiennent à deux unités mixtes de
recherche (UMR) reconnues : l’institut Franche-Comté électronique mécanique thermique et optique-sciences et
technologies (FEMTO-ST) et le Laboratoire « Chrono-environnement ».

Cette mention se décline en quatre spécialités :


 « Ingénierie thermique et énergie » (ITE), à vocation recherche et professionnelle ;
 « Energie électrique » (EE), à vocation recherche et professionnelle ;
 « Gestion durable de l’environnement pour les territoires et l’entreprise » (GDETE), à vocation
professionnelle uniquement ;
 « Métiers de l’éducation et de la formation dans les sciences de l’ingénieur ».

Au niveau de la première année de master (M1), plusieurs unités d’enseignement (UE) sont mutualisées entre
les trois spécialités (ITE, EE et GDETE), essentiellement liées à l’acquisition de compétences transversales
scientifiques (outils mathématiques par exemple) ou professionalisantes. La différenciation des parcours
« professionnel » ou « recherche » se fait par le choix d’options en M2 ou la nature du stage final.

Indicateurs

M1 : 66 / 75 / 75 %
Effectifs constatés et attendus, taux de réussite
M2 : 72 /70 / 80 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non
NR
(taux de réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

1
Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

Deux spécialités sont ancrées sur des domaines scientifiques classiques (énergie thermique et fluidique et
énergie électrique) et relèvent d’une formation en sciences pour l’ingénieur. La troisième, relative à
l’environnement, s’éloigne quelque peu de ce domaine, puisque les problèmes de normalisation et de risques sont
abordés ; elle puise plutôt son vivier de recrutement dans le domaine des sciences de la vie. Ces thématiques
bénéficient d’un fort impact, notamment avec une spécialité en génie électrique focalisée sur les énergies
renouvelables.

Les objectifs professionnels, déclinés par spécialité, s’appuient sur des possibilités d’insertion claires pour les
spécialités ITE et EE, d’autant plus qu’il existe un tissu industriel régional important dans ce domaine. Toutefois, il ne
faut pas négliger la concurrence avec de nombreuses formations d’ingénieurs locales ou du Grand Est (Université de
technologie Belfort-Montbéliard UTBM, Ecole superieure des sciences et technologies de l’ingenieur de Nancy ESSTIN,
Ecole nationale supérieure d’électricité et de mécanique ENSEM Nancy, Ingénieur civil de l’Ecole des mines de Nancy)
qui pose de réels problèmes d’attractivité de la formation.

La lisibilité des objectifs professionnels dans le domaine connexe à l’environnement est moins claire : la
gestion des espaces naturels (y compris anthropisés) est une dimension forte mais néanmoins les aspects liés à la
gestion énergétique ne sont pas lisibles. La double compétence « énergie et environnement » affichée à l’échelle de
la mention est donc loin d’être démontrée dans les faits, même si son affichage est tout à fait pertinent.

La formation est adossée à deux UMR reconnues, l’Institut FEMTO-ST, pour les spécialités ITE et EE, et le
laboratoire Chrono-Environnement, pour la spécialité GDETE. De plus, 25 % des intervenants sont issus du milieu
professionnel, ce qui est satisfaisant.

L’organisation de la mention (articulation M1/M2) montre une mutualisation d’unités d’enseignements


transversales à caractère scientifique et professionnalisant. Néanmoins, le risque de balayer un spectre trop large
existe : est-il nécessaire d’afficher la thermique de l’habitat dans l’orientation professionnelle du parcours ITE, alors
que cette discipline est relativement minoritaire dans le programme des enseignements ? N’y a-t-il pas contradiction
entre la volonté de dispenser des connaissances scientifiques pointues dans les disciplines ITE et EE et la volonté
d’étendre la mention jusqu’aux disciplines tertiaires de l’environnement ? Dans ce contexte, l’association de
compétences liées à l’énergie et l’environnement, même si elle est tout à fait louable, peut paraître artificielle.

La politique des stages est pertinente et propose un suivi personnalisé ; les stages en laboratoires ou services
recherche et développement (R&D) étant préférés pour les orientations recherche, et ceux en entreprises pour une
orientation professionnelle. L’ouverture internationale demeure modeste même si elle se développe, notamment à
travers un partenariat formalisé d’échanges avec l’Université de Mikkeli (Finlande). Cependant, l’absence de données
quantitatives ne permet pas de véritablement mesurer cet aspect.

La formation par alternance n’est pas développée, mais mériterait que les porteurs y prêtent attention, étant
donné le nombre importants d’acteurs locaux susceptibles d’y trouver un intérêt (entreprises, collectivités
territoriales).

Le niveau d’attractivité de la formation est tout à fait correct. Les étudiants viennent majoritairement des
licences de l’Université de Franche-Comté ; 5 à 10 % d’étudiants étrangers, originaires du Maghreb ou de Chine
essentiellement, intègrent le niveau M1 et 25 à 30 % les rejoignent au niveau M2. Toutefois, le dossier ne développe
pas les procédures de sélection mises en œuvre à l’entrée, et donc le niveau de sélectivité. Les flux sont variables, de
l’ordre de 70 étudiants en 2009-2010. Les flux attendus lors du prochaine contrat quinquennal sont élevés (de l’ordre
de 170), mais on ne trouve aucun argument réel appuyant cette affirmation.

La visibilité sur le devenir des diplômés reste à améliorer, le taux de retour des enquêtes demeurant faible.

 Points forts :
 Bon adossement scientifique.
 Objectifs scientifiques et professionnels en phase avec les besoins actuels.
 Présence d’un bassin d’emploi local important permettant une bonne insertion professionnelle.
 Cohérence et reconnaissance des spécialités.

2
 Points faibles :
 Absence de conseil de perfectionnement.
 Décalage du positionnement thématique de la spécialité « Gestion durable de l’environnement pour les
territoires et l’entreprise » par rapport aux spécialités « Ingénierie thermique et énergie » et « Energie
électrique ».
 Ouverture à l’international limitée.
 Absence de suivi efficace de l’insertion des diplômés.
 Evaluation peu efficace des enseignements et de la formation par les étudiants et diplômés.
 Recouvrement partiel de la formation avec celles en génie électrique de l’UTBM.
 Absence de description de l’organisation M1/M2 et de description d’éventuelles passerelles.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Le positionnement de la spécialité GDETE devrait être revu, en faisant apparaître une plus forte liaison avec
les deux autres spécialités, ITE et EE, notamment en introduisant de façon bien fondée l’aspect gestion énergétique.
Ne devrait-elle pas finalement abandonner certains enseignements, sans liens directs avec les thématiques de base de
cette mention « Energie, environnement » et privilégier des enseignements plus en adéquation avec la gestion des
énergies thermiques et électriques ?

La création d’un conseil de perfectionnement serait nécessaire et pourrait permettre une amélioration
incrémentale de l’imbrication des spécialités et des parcours, notamment en menant des opérations d’auto-
évaluation.

Il conviendrait d’améliorer la description de l’organisation M1/M2 et d’organiser des passerelles.

Une co-habilitation avec l’UTBM renforcerait la lisibilité des formations locales.

3
Appréciation par spécialité

Ingénierie thermique et énergie (ITE)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité vise à former des cadres ou des chercheurs dans le domaine de l’énergétique. Deux parcours
sont proposés, l’un à finalité professionnelle (« Systèmes thermiques industriels et habitat »), l’autre à finalité
recherche (« Systèmes thermiques innovants »). Les diplômés du parcours professionnel doivent acquérir des
compétences permettant de concevoir, modéliser et gérer des systèmes thermiques en prenant en compte les
contraintes législatives, économiques et environnementales. Le parcours recherche a pour objectif d’apporter des
compétences dans le domaine des microsystèmes thermo-fluidiques et des nouvelles technologies de l’énergie, avec
un accent particulier sur la métrologie.

 Indicateurs :

Effectifs constatés et attendus, taux de réussite M2 : 22 / 22 à 26 / 85 %


Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non
NR
(taux de réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

Cette spécialité, présentant une orientation professionnelle (« Systèmes thermiques industriels et habitat ») et
recherche (« Systèmes thermiques innovants »), répond à des besoins forts pour la formation de chercheurs ou de
cadres dans le domaine de l’énergétique. Ses objectifs sont clairs et cohérents, même si l’affichage de « thermique
de l’habitat » semble relativement superflu du fait de son importance assez mineure.

Le programme des enseignements allie UE de formation générale dans la spécialité et UE d’approfondissement,


avec certaines possibilités de choix. Les enseignements son répartis de manière relativement judicieuse sous la forme
de cours magistraux, travaux dirigés (TD) et travaux pratiques (TP), et il existe également un projet tuteuré
équivalent à 72 h. Le programme est cohérent avec les objectifs scientifiques et professionnels de la mention.

L’équipe pédagogique est constituée majoritairement d’enseignants-chercheurs (professeurs PU et maîtres de


conférences MCF) de l’Institut FEMTO-ST, de quelques enseignants du secondaire et d’une proportion importante
d’intervenants extérieurs d’entreprises locales ou d’établissements publics à caractère industriel et commercial
(EPIC) (ONERA par exemple). Les débouchés professionnels sont bien identifiés et le fort ancrage dans le monde socio-
économique semble permettre une bonne insertion professionnelle des diplômés.

 Points forts :
 Excellent adossement recherche.
 Bonne insertion professionnelle.
 Débouchés professionnels bien identifiés.
 Dynamique de flux favorable.

 Points faibles :
 Manque d’attractivité de l’orientation recherche.
 Aspect « habitat » du parcours professionnel peu lisible.
 Absence d’ouverture à la formation par alternance.
 Concurrence importance dans le Grand-Est.
 Faible ouverture internationale.

4
Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

L’ouverture vers l’environnement et les énergies renouvelables devrait conduire à accroître l’attractivité
locale et internationale et ainsi permettre un positionnement plus spécifique par rapport aux formations du Grand
Est.

Le positionnement par rapport à la thématique « thermique de l’habitat » devrait faire l’objet d’une
clarification afin d’améliorer la lisibilité.

L’ouverture à la formation par alternance pourrait se révéler prometteuse et il conviendrait d’y réfléchir.

Gestion durable de l’environnement pour les territoires et l’entreprise


(CGETE)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité, à vocation exclusivement professionnelle, a pour objectif de former des spécialistes de
l’environnement, avec une visée sur les problématiques de l’aménagement du territoire et la gestion des énergies. La
formation confère aux diplômés les compétences nécessaires pour prendre en charge la gestion des espaces naturels,
des sols anthropisés, la gestion des déchets, la mise en œuvre des normes environnementale en prenant en compte
les risques. La formation vise à donner la capacité d’établir des diagnostics environnementaux et de proposer des
solutions pratiques pour répondre aux besoins des entreprises et des collectivités territoriales.

 Indicateurs :

Effectifs constatés et attendus, taux de réussite M2 : 17 / 20 / 98 %


Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non
NR
(taux de réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

La spécialité a pour objectif de former des spécialistes de l’environnement, avec un focus sur les
problématiques de l’aménagement du territoire et la gestion des énergies. Cette spécialité semble davantage
destinée à des étudiants issus de parcours « sciences de la vie ».

Si les objectifs professionnels sont assez clairs (gestion des espaces naturels, gestion des sols anthropisés,
gestion des déchets, normes), les objectifs scientifiques le sont beaucoup moins dans l’actuelle présentation du
dossier. Par ailleurs, on perçoit assez mal l’aspect gestion des énergies pourtant affiché comme objectif.

Le programme des enseignements concerne essentiellement les sciences de l’environnement et la gestion des
risques, l’aspect « énergie » n’apparaissant que minoritairement. L’équipe pédagogique s’appuie essentiellement sur
des enseignants-chercheurs du Laboratoire Chrono-Environnement, unité de recherche reconnue, quelques
enseignants du secondaire, un PAST et une équipe d’intervenants extérieurs appartenant notamment aux collectivités
locales et territoriales ou à des administrations. L’insertion professionnelle est semble-t-il bonne, mais le niveau de
détail du dossier ne permet pas d’avoir une idée exacte des emplois types occupés par les diplômés.

5
 Points forts :
 Bon adossement scientifique
 Equipe pédagogique cohérente et maquette cohérente.
 Culture bien affirmée dans le domaine de l’environnement.
 Formation répondant à une forte demande sociétale.

 Points faibles :
 Lien avec la recherche très faible.
 Visibilité sur le devenir des diplômés insuffisante.
 Pas d’intervenants réellement issus de l’entreprise.
 Aspect « gestion des énergies » peu crédible.
 Flux actuels modestes et flux attendus peu réalistes.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Le positionnement de cette spécialité dans la mention « énergie, environnement » apparaît trop artificiel : il
conviendrait donc de développer l’aspect « gestion énergétique » de manière beaucoup plus manifeste au sein même
de la spécialité, afin de rendre la double compétence affichée crédible. Se posera alors clairement la question du
vivier de recrutement, actuellement ciblé sur les sciences de la vie, qui devra être reconsidéré en le recentrant
notamment sur les sciences pour l’ingénieur.

Un adossement au monde de l’industrie, notamment par le biais d’intervenants, devrait permettre l’acquisition
d’une dimension plus technologique.

Les emplois type occupés par les diplômés devraient faire l’objet d’un suivi plus fin afin de pouvoir adapter la
formation au plus près des besoins des entreprises ou des collectivités. Ce suivi devrait permettre un recentrage de la
formation et en améliorer la lisibilité dans la mention.

Energie électrique (EE)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité, à finalité recherche et professionnelle, vise à conférer aux étudiants des compétences
scientifiques et technologiques dans le domaine de l’énergie électrique.

Deux thèmes principaux sont développés :


 la production, le transport et le stockage de l’énergie électrique. Ces thèmes sont liés à la
problématique de la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables.
 L’utilisation de l’énergie électrique dans les transports, thèmes fortement connectés au tissu industriel
local.

Il faut également noter la volonté d’un élargissement des enseignements aux thèmes du véhicule hybride et
électrique et de la gestion du réseau électrique (smart grids).

6
 Indicateurs :

Effectifs constatés et attendus, taux de réussite M2 : 25 / 25 /80 %


Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non
NR
(taux de réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

L’élargissement des enseignements aux thèmes du véhicule hybride et électrique est assurément un point fort.
Les objectifs de la spécialité sont clairs et cohérents avec un souci de coller aux thématiques actuelles (smart grids,
véhicules électriques…). En revanche, la connexion avec les aspects environnementaux n’est pas réellement
démontrée. L’équipe enseignante, majoritairement issue de FEMT0-ST (département ENISYS), est complétée par des
professionnels pour environ 25 %. Les enseignements sont répartis de manière relativement judicieuse sous la forme
de cours magistraux, TD et TP, auxquels s’ajoute un projet tuteuré équivalent à 72 h. Le programme est cohérent
avec les objectifs scientifiques et professionnels de la spécialité et semble bien calé sur les besoins actuels, tant du
point de vue de la recherche que des entreprises pouvant potentiellement recruter les diplômés. Les débouchés
professionnels des diplômés sont clairement identifiés et l’insertion semble bonne.

 Points forts :
 Bon adossement recherche.
 Débouchés professionnels bien identifiés et bonne insertion professionnelle.
 Existence d’un bassin d’emploi régional important.
 Thématiques de pointe.

 Points faibles :
 Flux relativement irréguliers, avec une concurrence locale de l’UTBM et des formations du Grand-Est.
 Manque d’attractivité du parcours recherche.
 Ouverture internationale limitée.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il serait important de veiller à renforcer la culture inter-disciplinaire « énergie-environnement », afin


d’accroître l’attractivité (locale, nationale, voire internationale), notamment par rapport à des formations en
électronique, électrotechnique, automatique (EEA) classiques.

L’exploration de la voie de formation par l’alternance devrait être entreprise, étant donné le tissu industriel
local important existant dans le domaine.

La formation pourrait certainement davantage bénéficier de la présence locale du « Fuel Cell Lab »,
notamment dans le domaine du stockage de l’énergie électrique.

Métiers de l’éducation et de la formation dans les sciences de l’ingénieur


Cette spécialité sera évaluée a posteriori.

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Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANÇON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000457
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Informatique

Présentation de la mention

Ce master se compose de cinq spécialités, dont trois en présentiel : « Conception et développement de


logiciels sûrs » (CODES), « Informatique mobile et répartie » (IMR), « Systèmes distribués et réseaux » (SDR), et deux
en télé-enseignement : « Informatique avancée et applications » (I2A) et « Développement et validation du logiciel »
(DVL), qui est une création ex-nihilo.

La spécialité IMR est co-habilitée avec l’Université de Haute-Alsace (UHA Mulhouse) et l’Université
Technologique de Belfort-Montbéliard (UTBM), et la spécialité DVL en création sera co-habilitée avec les universités
du Luxembourg et Genève. Les spécialités sont à caractère « professionnel » et « recherche » ; la différenciation
s’effectuant essentiellement par le choix du stage et de certaines options. La mention est essentiellement adossée au
Laboratoire d’informatique de l’Université de Franche-Comté (LIFC, EA 4269). Les étudiants en présentiel viennent
pour la plupart de la troisième année de licence (L3) de l’Université de Franche-Comté, le recrutement en filière télé-
enseignement étant beaucoup plus divers (national et international). Une spécialité du master « Sciences et
technologies de l’information et de la communication » STIC de l’Université de Bourgogne (UB) est co-habilitée avec
l’Université de Franche-Comté (UFC) mais n’entre pas en concurrence avec le master « Informatique ».

Indicateurs

Effectifs constatés 146 (M1 dont 45 présentiel)


125 (M2 dont 67 présentiel)
Effectifs attendus 265
Taux de réussite 55 % M1, 80 % M2
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux
NR
de réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de
NR
réponses)

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

La formation donne des bases solides en informatique suivies par une spécialisation correspondant à des
domaines actifs de l’informatique et en s’appuyant sur les compétences des équipes de recherche. Une spécialité a
été restructurée et sera proposée en co-habilitation avec les universités voisines.

1
Les spécialités en présentiel sont bien identifiées, ne sont pas en concurrence et collaborent en mutualisant
certaines unités d’enseignement (UE). La formation semble bien insérée dans le milieu professionnel, mais la faible
présence d’intervenants extérieurs ne reflète pas ces liens. Le télé-enseignement est un atout certain de la
formation, il participe à sa visibilité et offre un taux de réussite élevé pour ce type de formation. En revanche, le
master obtenu en télé-enseignement est relativement généraliste, et il est nécessaire que l’allégement du nombre
d’UE ne se fasse pas au détriment de la qualité de la formation. De même, l’offre des stages et les modalités de
validation de ceux-ci pour ces étudiants gagneraient à être précisées. La proposition d’ouverture d’une spécialité
axée sur le « test » pose cependant un problème de positionnement vis-à-vis de la spécialité CODES, dont les objectifs
sont similaires (fiabilité du logiciel) et de la spécialité I2A (généraliste en télé-enseignement). Par ailleurs, les
collaborations internationales liées à cette nouvelle spécialité paraissent très intéressantes et peuvent permettre
d’augmenter les flux d’étudiants et diversifier leurs origines.

L’organisation de la première année de master (M1) est cohérente avec une équipe pédagogique bien
identifiée, mais celle de la deuxième année (M2) est éclatée sur 3 UFR ou services (télé-enseignement). Dans ce
dernier cas, cela peut n’être qu’une organisation technique sans conséquence sur la pédagogie. L’équipe pédagogique
de la spécialité IMR manque d’unité avec de multiples intervenants n’effectuant que peu d’heures. Le suivi des
étudiants ne permet pas de donner des informations suffisantes sur l’insertion des étudiants spécialité par spécialité,
qui par ailleurs paraît bonne. Les aspects transversaux dans les langues et l’ouverture à l’entreprise pourraient être
renforcés et institutionnalisés (une certification TOEIC ou CLES pourrait être systématisée au niveau de la mention).

Le pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) Bourgogne – Franche-Comté ni les échanges possibles
avec l’Université de Bourgogne ne sont mentionnés, alors qu’une spécialité du master STIC de l’UB est co-habilitée. Le
rapprochement projeté avec l’Ecole nationale supérieure de mécanique et des microtechniques (ENSMM) de Besançon
est intéressant si cela correspond à un vrai partenariat au niveau des équipes enseignantes et des contenus
pédagogiques.

 Points forts :
 Bon adossement recherche, le M1 et les différentes spécialités correspondent aux compétences
reconnues des équipes de recherche.
 Thématiques des spécialités en présentiel s’ouvrant sur de nombreux débouchés professionnels.

 Ouverture au télé-enseignement intéressante et conférant une très bonne visibilité.

 M1 généraliste proposant une formation de base très cohérente, permettant aux étudiants de s’orienter
vers divers domaines de l’informatique en M2.
 Evaluation systématique des enseignements par les étudiants et analyse des retours.

 Ouverture internationale prometteuse a priori.

 Points faibles :
 Absence de conseil de perfectionnement au niveau de la mention et des spécialités.
 Absence de cohérence entre les spécialités DVL, CODES et I2A.
 Liens structurels limités entre la spécialité IMR et les autres spécialités.
 Evaluation et choix des stages en M2 télé-enseignement à préciser.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Ce master offre une formation de base en informatique solide, puis un choix de spécialités qui s’appuient sur
des équipes reconnues d’enseignants-chercheurs de la discipline. Le télé-enseignement est une spécificité
intéressante de cette formation qui demanderait à être évaluée de manière spécifique, mais en gardant le niveau
attendu d’un master d’informatique.

La réorganisation du master soulève néanmoins plusieurs questions. La spécialité IMR correspond à un domaine
d’applications important, mais le fait qu’elle soit délocalisée et qu’elle dépende d’une autre UFR pose la question de
la cohérence avec le reste de la mention. Son organisation en trois filières soulève certaines réserves sur son
fonctionnement qui devraient être examinées à l’usage. De même, l’équipe pédagogique de cette spécialité paraît
2
éclatée avec un trop grand nombre d’intervenants. L’ouverture de la spécialité DVL en télé-enseignement pose un
problème de cohérence avec la mention I2A et CODES. Il aurait été plus naturel d’ouvrir la spécialité CODES en télé-
enseignement en réaménageant celle-ci pour prendre en compte les spécificités autour du « test ». Cela aurait pu se
faire sous forme de filières à l’intérieur d’une spécialité.

De plus, il est difficile de comprendre pourquoi il n’est pas possible de proposer un master 1 commun pour les
deux spécialités de télé-enseignement, quitte à offrir plus d’options, alors qu’elles partagent de nombreuses UE. Cela
permettrait ensuite d’avoir en M2 deux filières, l’une spécifique sur les méthodes de test, l’autre plus généraliste.
L’opportunité de collaboration internationale liée à DVL est une chance à ne pas manquer, mais la proposition
actuelle ne permet pas une bonne visibilité de l’offre de formation.

La certification en langue devrait être systématisée au niveau de la mention, ce qui serait un atout pour tous
les étudiants. Le suivi des étudiants devrait être systématisé et affiné au niveau des spécialités, de manière à assurer
une réactivité de l’offre de formation dans des domaines qui évoluent rapidement. La mise en place de conseils de
perfectionnement serait également une bonne manière de prendre en compte le retour des milieux professionnels.
L’évaluation des enseignements devrait être rendue plus pertinente que de simples chiffres de satisfaction et sans
doute mise en œuvre par l’établissement.

3
Appréciation par spécialité

Conception et développement de logiciels sûrs

 Présentation de la spécialité :

La spécialité est à la fois « professionnelle » et « recherche » ; la finalité est déterminée par le stage final, en
laboratoire ou en entreprise. Elle s’appuie sur les compétences des membres d’une équipe du LIFC dont les thèmes de
recherche correspondent bien à la spécialité. Certaines UE sont partagées avec la spécialité SDR, ce qui permet de
compléter les aspects liés à la validation logicielle. Elle est également ouverte à la formation continue. Les UE ont été
réparties entre les semestres afin d’équilibrer enseignements théoriques et plus appliqués.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 19
Effectifs attendus 16
Taux de réussite 90 % environ
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

La cohérence de la formation est bonne et la mutualisation avec la spécialité SDR est intéressante.
L’adossement recherche correspond à une équipe bien identifiée du domaine. Le devenir des étudiants n’est pas
décrit de manière assez précise pour juger à quel point la spécialité est appréciée dans le monde industriel. Les
poursuites en doctorat ne sont pas non plus indiquées, ce qui rend difficile de juger la pertinence d’un parcours mixte
« recherche » et « professionnel ».

 Points forts :
 Très bon adossement recherche.
 Thématique intéressante pour les débouchés professionnels proposés.
 Mutualisation avec la spécialité SDR intéressante, permettant d’ouvrir sur des thèmes complémentaires.
 Certification en anglais par le TOEIC prise en charge.

 Points faibles :
 Positionnement vis-à-vis de la spécialité DVL à préciser.
 Intervention de professionnels à renforcer, notamment pour les étudiants ne s’orientant pas vers la
recherche.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Il serait nécessaire de se concerter avec les spécialités I2A et DVL pour avoir une offre de formation cohérente
entre présentiel et télé-enseignement. Cela permettrait aussi d’envisager des collaborations internationales pour
cette filière. L’intervention accrue de professionnels extérieurs serait enrichissante pour une spécialité « recherche »
et « professionnelle » qui a des débouchés importants dans l’industrie.
4
Systèmes distribués et réseaux

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité, à finalités « professionnelle » et « recherche », a comme objectif de former des spécialistes
de l’informatique, ayant de bonnes connaissances dans les applications distribuées et les aspects liés à la
concurrence. Les débouchés visés sont le doctorat pour la finalité « recherche » et les emplois associés au
développement d’applications distribuées ou aux questions de réseaux. Plusieurs UE sont mutualisées avec la
spécialité CODES.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 29
Effectifs attendus 25
Taux de réussite 82 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) 30 %
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

La formation est cohérente dans sa démarche avec des débouchés professionnels nombreux, même s’il manque
peut-être une UE plus professionnelle, par exemple équivalente à l’UE « recherche » de l’option « Fondements de la
recherche systèmes distribués et réseaux » (FRSDR). L’intervention de professionnels dans une ou deux UE serait la
bienvenue pour renforcer les liens avec les entreprises. L’adossement à la recherche est bon (équipe « Collaboration
algorithmique répartie, réseaux, optimisation et ordonnancement » ou CARTOON du LIFC) et doit permettre à un
étudiant de poursuivre en doctorat. Le manque de suivi détaillé de l’insertion des étudiants de la spécialité ne permet
pas de vérifier si la formation correspond aux besoins des entreprises. L’évaluation par les étudiants a été faite au
niveau de la spécialité et prise en compte.

 Points forts :
 Très bon adossement à la recherche.
 Thématique intéressante et adaptée aux débouchés professionnels qu’elle propose.
 Mutualisation avec la spécialité CODES permettant d’ouvrir sur des thématiques complémentaires.
 Forte attractivité de la spécialité auprès des étudiants de M1.

 Points faibles :
 Suivi des étudiants à préciser au niveau de la spécialité.
 Interventions de professionnels à renforcer, notamment pour les étudiants ne s’orientant pas vers la
recherche.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

L’intervention accrue de professionnels extérieurs serait enrichissante pour une spécialité « recherche » et
professionnelle qui a des débouchés importants dans l’industrie. Le suivi détaillé des étudiants et la mise en place du
conseil de perfectionnement seraient des outils nécessaires à l’évolution de la spécialité.

5
Informatique mobile et répartie

 Présentation de la spécialité :

La spécialité à finalités « professionnelle » et « recherche » propose des parcours organisés en trois filières :
« Mobilité et positionnement » (MP), « Informatique répartie » (IR) et « Géomatique et environnement 3D » (TVD3D).
Trois UE, dont une transversale (anglais communication), sont obligatoires pour tous les étudiants ; ceux-ci choisissent
ensuite trois UE dans les filières, dont deux dans la filière choisie et une en dehors dans le cas particulier de la finalité
professionnelle. Cette spécialité est une réorganisation de l’existant sur le site de Belfort et Montbéliard ; elle est
proposée en co-habilitation avec l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) et l’Université de Haute-
Alsace (UHA).

 Indicateurs :

Effectifs constatés 15
Effectifs attendus 38
70 % (M1)
Taux de réussite
85 % (M2)
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

Cette spécialité provient de la réorganisation de deux spécialités actuelles et s’appuie sur une collaboration
avec l’UTBM et l’UHA. Cette réorganisation a conduit à créer des filières, en plus de la double finalité « recherche »
et « professionnelle ». La formation est donnée sur un site éloigné, et la cohérence de l’équipe pédagogique est
incertaine, compte tenu de la géographie et des équipes de recherche qui appartiennent à des laboratoires différents.
L’informatique répartie est un domaine qui est actuellement en pleine expansion mais recouvre plusieurs thèmes
différents très éloignés. Les effectifs actuels ne permettraient pas d’assurer la pérennité de cette spécialité ; il est
donc essentiel qu’elle puisse effectivement attirer les étudiants de M1 de l’UHA et ceux de l’UTBM.

 Points forts :
 Bon adossement à la recherche.
 Thématiques pertinentes pour leurs applications et les débouchés.
 Collaboration interuniversitaire permettant de diversifier et consolider le recrutement.

 Points faibles :
 Equipe pédagogique manquant d’unité ; les interactions entre les intervenants des différents
établissements demanderaient à être clarifiées.
 Gestion compliquée de la spécialité avec ses trois filières et sa double finalité « recherche » et
« professionnelle ».
 Contenu de la formation ne permettant pas d’identifier clairement les compétences des étudiants.

 Spécialité dispensée sur un site éloigné, séparé du M1.

 Lien avec les formations d’ingénieur de l’UTBM à préciser.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

6
Recommandations pour l’établissement

La réorganisation proposée a des conséquences importantes et la bonne marche de la spécialité n’est a priori
pas garantie. Il serait utile de bien clarifier le rôle de l’équipe de direction de la spécialité, de l’équipe de formation
et, éventuellement, de resserrer les objectifs pédagogiques car les parcours proposés ont des objectifs très différents.
Le rôle de chaque établissement concerné mériterait d’être précisé, en particulier les liens avec l’UTBM, par
exemple, l’équivalence d’unités d’enseignement est-elle de droit ? Le fait que la spécialité soit dispensée en dehors
du site du master est un handicap pour l’intégration de cette spécialité dans le master. Le conseil de
perfectionnement serait un outil utile pour vérifier l’adéquation de la spécialité aux domaines visés.

Informatique avancée et applications (I2A)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité propose un cursus complet de master informatique en télé-enseignement à la fois


« professionnel » et « recherche ». La spécificité de ce type de formation conduit à répartir chaque année sur deux
ans et à modifier l’organisation classique (4 UE par semestre de 7,5 crédits européens ou ECTS) ainsi que le contenu.
L’objectif est de donner des compétences essentiellement en génie logiciel et systèmes distribués. Son spectre est
donc plus limité que celui du présentiel.

 Indicateurs :

101 (M1)
Effectifs constatés
58 (M2)
Effectifs attendus 120 à 170
Taux de réussite 41 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) SO
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO

 Appréciation :

La formation fonctionne bien avec un nombre d’inscrits important et un taux de réussite élevé pour ce type de
formation qui permet à des personnes en activité ou à l’étranger de reprendre des études. Elle confère une visibilité
importante à l’université et utilise des outils efficaces d’enseignement à distance (Moodle). En revanche, son
positionnement est plutôt généraliste et le nombre d’unités d’enseignement (UE) a été réduit (mais elles comptent
plus), ce qui nuit à l’affichage de compétences pointues, contrairement aux spécialités du présentiel. En l’état
actuel, il n’est pas évident que le résultat soit bien du niveau d’un master, en particulier pour une poursuite en
recherche.

 Points forts :
 Très bon adossement à la recherche, identique à la formation en présentiel.
 Visibilité nationale, peu de formations de master en informatique sont proposées en télé-enseignement.
 Bonne cohérence du contenu des unités d’enseignement.
 Prise en compte du retour de l’évaluation des étudiants.

 Points faibles :
 Objectifs en termes de compétences ne semblant pas tout à fait du niveau d’un master 2.
 Redondance entre cette spécialité et le projet de spécialité DVL.
 Absence de certaines UE fondamentales en M1, qui ne sont pas rattrapées en M2.

 Différences marquées avec le M1 présentiel alors que celui-ci a un profil de formation de base en
informatique qu’il aurait été naturel de reprendre.
 Absence d’information sur le choix et la gestion des stages, le choix d’un stage de niveau master peut
être difficile certaines fois en entreprise.
7
Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Il serait nécessaire de se concerter avec les spécialités CODES et DVL pour avoir une offre de formation
cohérente entre présentiel et télé-enseignement. Cela permettrait aussi d’envisager des collaborations
internationales autour de la thématique de la fiabilité et du développement logiciel. Un renforcement des aspects
fondamentaux permettrait de garantir un niveau de formation comparable à celui des masters en informatique donnés
en présentiel. L’étude du devenir des étudiants permettrait de mieux cibler leurs motivations (intérêt pour la
discipline, promotion interne, reconversion…). Un conseil de perfectionnement permettrait en outre d’avoir des
retours intéressants pour la formation et de veiller à les mettre en œuvre.

Développement et validation du logiciel (DVL)

 Présentation de la spécialité :

La formation permet de former des informaticiens capables de faire différents développements et de délivrer
des compétences liées à la validation de logiciel. Elle s’ouvre naturellement sur les métiers du test : chef de projet
test, analyste de test, automaticien de test, testeur et administrateur de l’infrastructure de test. Il existe une
demande industrielle bien identifiée pour ces métiers qui doivent savoir prendre en compte la complexité des
systèmes. La spécialité est co-habilitée avec des universités suisse et luxembourgeoise et ne devrait pas concurrencer
les spécialités « Conception et développement de logiciels sûrs » et « Informatique avancée et applications ».

 Indicateurs :

Effectifs constatés SO
Effectifs attendus 20
Taux de réussite SO
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) SO
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) SO
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO

 Appréciation :

Le projet de création de spécialité à distance est très intéressant par sa thématique et son adossement
international. Il mériterait clairement d’être mené à terme, sous réserve qu’il s’intègre à l’offre de formation.

Il est étonnant de créer un M1 différent de celui d’I2A alors qu’il aurait été simple de modifier celui-ci de
manière à rendre l’UE de test obligatoire et d’autres UE optionnelles. Le fait de partager 8 UE avec I2A illustre bien la
nécessité de faire un M1 commun, la spécificité « test » n’apparaissant vraiment qu’en M2. Par ailleurs, les objectifs
sont très proches de la spécialité CODES, même si celle-ci est plus académique. Deux spécialités ne différant que dans
leur fonctionnement devraient être identiques. Une réorganisation sur les trois spécialités serait souhaitable.

 Points forts :
 Bon adossement à la recherche.
 Thématique très porteuse.
 Contenu des unités d’enseignement cohérent.
 Collaboration internationale intéressante.


8
 Points faibles :
 Positionnement vis-à-vis de l’autre spécialité I2A proposée en télé-enseignement peu clair.
 Thème très appliqué, le télé-enseignement ne paraît pas l’outil le plus adapté pour l’enseigner.
 Finalité partiellement redondante avec la spécialité CODES.
 Implication de professionnels dans la spécialité à préciser.
 Implication exacte des autres universités à préciser, elle semble limitée à deux personnes isolées.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C

Recommandations pour l’établissement

Cette proposition est très intéressante et novatrice et devrait être menée à terme, mais elle rend l’offre de
formation actuelle très peu lisible. Par conséquent, il conviendrait de reprendre le projet en le mettant en cohérence
avec les spécialités CODES et I2A, quitte à modifier celles-ci, en particulier I2A (ce qui est possible sans
bouleversement majeur). Les collaborations avec les partenaires étrangers et les liens avec le milieu professionnel
devraient être décrits plus en détail, renforcés et mieux finalisés.

9
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANCON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000458
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Mathématiques et applications

Présentation de la mention

La mention est composée de trois spécialités, « Enseignement des mathématiques », « Mathématiques


approfondies » (MA) et « Modélisation statistique » (MS). La création de la spécialité « Enseignement des
mathématiques » (non examinée ici) a conduit à des modifications de la spécialité « Mathématiques approfondies »
avec des mutualisations d’unités d’enseignement (UE). Le master 1 (M1) est organisé dès le début par spécialités. La
spécialité « Mathématiques approfondies » est à finalité « recherche » ou « professionnelle » (vers les métiers de
l’enseignement) et la spécialité « Modélisation statistique » (MS) est à la fois « recherche » et « professionnelle ». Les
spécialités « Mathématiques approfondies » et « Enseignement des mathématiques » sont ouvertes au télé-
enseignement. Le flux d’étudiants en présentiel vient essentiellement de la licence de « Mathématiques » de
Besançon pour le M1, et le télé-enseignement accueille des étudiants hors-académie ou étrangers. La formation
s’appuie sur le Laboratoire de mathématiques de Besançon, unité mixte de recherche (UMR) 6623. Les enseignements
dispensés correspondent aux spécialités des équipes du laboratoire et à celle d’intervenants hors laboratoire pour
certains cours spécifiques. Un enseignement de langue est proposé en M1, pour les spécialités MA et MS, et en M2 pour
MS, avec une certification par le TOEIC. Les débouchés correspondent soit à des débouchés dans l’enseignement
secondaire (agrégation) ou dans la recherche (via un doctorat) publique ou privée pour la spécialité MA, soit dans le
monde socio-économique (banque, assurance, construction aéronautique, biomédical) ou les organismes publics de
recherche ou université pour la spécialité MS.

Indicateurs

Effectifs constatés (hors spécialité ME) 33 (M1) 32 (M2)


Effectifs attendus 35 (M1) 32 (M2)
Taux de réussite Autour de 80 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de
50%
réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

La mention manque de cohérence car les spécialités MA et MS n’ont pratiquement pas d’interaction dès le
début du master. La formation a des objectifs clairement identifiés pour ses spécialités et a incorporé les
modifications liées à la mastérisation des métiers de l’enseignement. Les spécialités s’appuie sur l’UMR 6623 d’où
sont issus les enseignants des cours disciplinaires. La conformité avec la structure de master classique est faible car le
M1 est organisé dès le départ en spécialités avec quelques rares cours d’option mutualisés ; les changements
1
d’orientation paraissent problématiques alors même que les étudiants proviennent essentiellement de la licence de
mathématiques de Besançon. Chaque spécialité permet de choisir entre une finalité « professionnelle » ou
« recherche ». Les débouchés sont bien ciblés pour chaque spécialité avec des domaines porteurs pour « Modélisation
statistique » (santé, assurance, banque, industries des transports…) et des débouchés classiques pour
« Mathématiques approfondies » (concours et doctorat).

Dans un contexte de baisse du nombre d’étudiants en mathématiques, la formation a pu maintenir des flux
constants en préservant un niveau d’exigence (si on juge indirectement selon les résultats à l’agrégation). Néanmoins
les flux en « Modélisation statistique » devraient être plus élevés compte tenu des débouchés. Il serait utile de
connaître les bassins de recrutement des diplômés. Cela est d’autant plus nécessaire que l’Université de Bourgogne
offre un master de mathématiques avec une spécialité similaire à MA et une spécialité « Mathématiques pour
l’informatique graphique et la statistique » (MIGS) avec une composante statistique forte. Le suivi des étudiants,
l’évaluation de la formation et la prise en compte de celle-ci sont perfectibles et demandent à être organisés et
systématisés. L’ouverture au télé-enseignement, qui est un atout, demande à être également évaluée de manière
objective. Les filières professionnelles devraient faire intervenir plus d’intervenants extérieurs de l’industrie.
L’ouverture à l’international mériterait d’être renforcée.

 Points forts :
 Excellent adossement recherche.
 Bonne cohérence pédagogique disciplinaire de chaque spécialité.
 Débouchés professionnels porteurs pour « Mathématiques et statistiques », avec des recrutements par
les entreprises régionales.
 Offre en télé-enseignement pour « Mathématiques approfondies » attractive pour les étudiants et
renforçant la visibilité de la formation.
 Bonne préparation aux concours de l’agrégation et bonne ouverture sur le doctorat pour « Mathématiques
approfondies ».

 Points faibles :
 Absence de conseil de perfectionnement.
 Spécialités imposées dès le début du M1 sans passerelles possibles, ce qui rend difficile toute réorientation en
fin de semestre 1.
 Faibles effectifs en « Modélisation statistique » et compétences en informatique difficiles à évaluer.

 Faible suivi des étudiants et absence d’informations factuelles sur le nombre de diplômés par la voie du
télé-enseignement.
 Ouverture à l’international encore faible.

 Au sein du pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) Bourgogne – Franche-Comté, pas de


collaboration avec l’Université de Bourgogne qui propose également deux spécialités ayant les mêmes
objectifs.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Le master devrait être moins « tubulaire » et permettre des réorientations possibles après le premier semestre,
même si le choix des étudiants est in fine souvent définitif. Cela permettrait d’élargir thématiquement les spécialités
actuelles. Le suivi des étudiants devrait être systématisé et son exploitation prise en compte dans l’évolution de la
mention. De même, l’évaluation des enseignements devrait être rendue plus pertinente que la donnée de simples
chiffres de satisfaction. La création d’un comité de perfectionnement, nécessaire pour la filière professionnelle MS
permettrait d’assurer une plus grande interaction avec le milieu professionnel et accroître les débouchés pour les
étudiants. Cela permettrait également de suivre les évolutions des métiers et modifier éventuellement le contenu de
certaines UE. Les compétences en anglais et en informatique devraient donner lieu à certification, éventuellement
dans le cadre d’une politique d’université.

2
Appréciation par spécialité

Mathématiques approfondies (MA)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité remplace l’ancien DEA de mathématiques, a une finalité « recherche » et prépare au concours
de l’agrégation. Les deux années donnent une formation très solide en mathématiques en s’appuyant sur les
compétences du Laboratoire de mathématiques de Besançon (UMR 6623).

 Indicateurs :

Effectifs constatés 21 (M2)


Effectifs attendus 20
Taux de réussite 80 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

Cette formation prépare essentiellement à une poursuite en doctorat ou aux concours d’enseignement avec un
succès avéré. Le laboratoire d’adossement est de grande qualité, ce qui garantit le niveau scientifique de la
formation. Compte tenu des objectifs, la formation est cohérente dans son ensemble, et les échanges avec la
spécialité « Enseignement des mathématiques » sont utiles. En revanche, l’absence de lien avec la spécialité
« Modélisation statistique » est regrettable, surtout en ce qui concerne le premier semestre du master 1, où des
ouvertures à des problèmes plus appliqués pourraient être faites. Le choix de ne mettre que des unités obligatoires en
premier semestre et uniquement des options en deuxième semestre est discutable. La question des débouchés autres
que le doctorat ou l’enseignement devrait être envisagée.

 Points forts :
 Bon adossement recherche et bonne interaction entre formation et recherche.
 Cursus pédagogique très cohérent.
 Stage en M1 permettant aux étudiants de tester leurs choix d’orientation.
 Unités d’enseignement « séminaire » et « mini-projet » aidant au choix d’orientation des étudiants.

 Points faibles :
 Partage d’unités d’enseignement avec la spécialité « Modélisation statistique » faible.
 Absence de certification des compétences transversales ; une certification en langue serait également
utile pour les étudiants en recherche.
 Suivi des étudiants perfectible.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

3
Recommandations pour l’établissement

Le suivi et l’évaluation des étudiants devraient être systématisés, et le devenir des diplômés hors doctorat et
métiers de l’enseignement devrait être mieux suivi. L’architecture de la formation mériterait d’être retravaillée de
manière à avoir un premier semestre de M1 plus collaboratif avec la spécialité « Modélisation statistique », ou
simplement plus ouvert sur les applications des mathématiques. Il conviendrait que la certification des étudiants pour
le CLES et le C2I soit prise en compte, car elle sera obligatoire pour les enseignants du secondaire. L’équipe de
pilotage de la formation devrait s’ouvrir à d’autres personnes que les responsables de la filière.

Modélisation statistique (MS)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité « professionnelle » et « recherche » forme des spécialistes en statistique et offre de nombreux
débouchés professionnels dans des domaines porteurs. Elle commence dès le semestre 1 du master 1 avec des
enseignements centrés sur la probabilité et la statistique mais aussi de la programmation et de la recherche
opérationnelle.

 Indicateurs :

Effectifs constatés 12 (M2)


Effectifs attendus 12
Taux de réussite 80 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

La spécialité donne une formation de bon niveau en statistique et probabilité, avec des compétences
transversales en anglais, culture d’entreprise et informatique. Les thématiques abordées correspondent à des
domaines porteurs (finance, bio-statistique, qualité…). Les enseignements sont assurés en majorité par des
enseignants-chercheurs de la discipline provenant d’une UMR. Les effectifs sont peu élevés mais se maintiennent, et
les débouchés des étudiants semblent assurés, comme attesté par l’enquête sur le devenir d’une promotion. Le
recrutement extérieur en M2 demanderait à être analysé afin de voir si les échecs sont principalement le fait de ces
étudiants. La formation est tubulaire avec très peu de partage avec les autres spécialités, si ce n’est de rares unités
optionnelles. Certaines améliorations devraient être portées en vue d’accroître l’interaction avec le monde
professionnel et de renforcer les compétences en informatique.

 Points forts :
 Adossement recherche à une équipe spécialisée d’un laboratoire reconnu.
 Débouchés professionnels nombreux, y compris dans la région.
 Bonne cohérence pédagogique de la formation.
 Compétences transversales (langues, entreprise, communication) données aux étudiants.

 Points faibles :
 Absence de conseil de perfectionnement.
 Peu de mutualisations avec les autres spécialités du master.
 Absence de certification en informatique ; les compétences obtenues dans ce domaine devraient être
précisées, une seule unité d’enseignement obligatoire semble insuffisante, compte tenu des objectifs.
 Peu d’informations précises sur le rôle des intervenants professionnels extérieurs.

4
Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

L’architecture de la formation devrait être retouchée de manière à avoir un premier semestre de M1 plus
ouvert. La majorité des étudiants de la spécialité devant s’insérer dans le monde socio-économique, il serait utile
d’avoir une ou plusieurs UE données en totalité ou en partie par des professionnels. L’obtention de certification pour
les compétences transversales serait un plus pour les étudiants. Il pourrait être utile de séparer l’enseignement
d’anglais de celui de la communication. Les compétences en informatique étant essentielles pour une partie des
débouchés visés, il pourrait être utile de rajouter un cours généraliste sur cette discipline avant l’UE de
« programmation objet », compte tenu du public (licence de Mathématiques). Le suivi et l’évaluation des étudiants
devraient être systématisés, et leur devenir mieux suivi. Un conseil de perfectionnement permettrait de prendre en
compte le retour des entreprises qui embauchent les diplômés.

Enseignement des mathématiques


Cette spécialité sera évaluée a posteriori.

5
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANÇON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000459
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Sciences de la matière

Présentation de la mention

La mention « Sciences de la matière » (SDM) regroupe les enseignements de physique et de chimie au sein d’un
master dont les objectifs scientifiques correspondent aux axes prioritaires d’unités mixtes de recherche (UMR) de
l’Université de Franche-Comté et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ou du Commissariat à
l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Les domaines scientifiques abordés au cours de la formation
sont la physique appliquée à la photonique, aux télécommunications, aux micro et nanotechnologies, la modélisation
numérique en physique de la matière et de l’environnement, la physico-chimie des interfaces et la chimie de
formulation et de traitement des surfaces.

Les diplômés ont vocation à exercer la fonction de chercheur ou d’enseignant-chercheur dans les organismes
publiques de recherche et d’enseignement supérieur ou la fonction d’ingénieur en recherche et développement (voire
d’ingénieur technico-commercial) dans le secteur privé.

Les objectifs de la formation sont complémentaires à la mention de même nom de l’Université de Bourgogne,
membre du même pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES Université Fédérale Bourgogne - Franche-
Comté).

Cette mention remplace la mention « Molécules, ondes, systèmes et surface », qui comportait trois spécialités
(PICS « Physique, information, communication et systèmes », FTS « Formulation et traitement des surfaces » et RMM
« Réactivité moléculaire et matériaux »). La future mention sera organisée en cinq spécialités. Deux spécialités sont
relatives à la chimie des surfaces et des interfaces (FTS, « Formulation et traitement des surfaces », à finalité
professionnelle et CPI, « Chimie physique des interfaces », à finalité recherche). Deux autres spécialités, à finalité
mixte, concernent la physique (P2N, « Physique, physique numérique » et PICS, « Photonique, micro et
nanotechnologies, et temps-fréquence »). Enfin une spécialité à finalité professionnelle, non évaluée, est dédiée aux
métiers de l’enseignement de physique-chimie (MEFPC). La précédente spécialité RMM a été scindée en deux
spécialités, P2N et CPI, afin d’améliorer la lisibilité des objectifs par les étudiants, en découplant les enseignements
de physique et de chimie.

Indicateurs

M1 M2
Effectifs constatés 44 38
Effectifs attendus 65-68 65-68
Taux de réussite 82 % 97 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR NR

1
Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

Les objectifs scientifiques visent à développer des compétences pour la recherche dans les domaines de la
physique numérique, de la physique de la matière et de l’environnement, de la physique appliquée à la photonique et
aux micro et nanotechnologies et de la chimie des surfaces et des interfaces. Les objectifs professionnels décrits
correspondent essentiellement aux métiers de chercheur, qu’ils soient exercés dans les organismes publics ou dans le
secteur industriel. Le contenu de la formation des trois spécialités PICS, P2N, CPI est résolument orienté vers la
préparation d’études en doctorat, n’excluant pas des possibilités d’exercice du métier en milieu industriel ; le label
professionnel semble donc inutile pour PICS et P2N. La spécialité formulation et traitement des surfaces FTS, à
caractère professionnel, présente un contenu et une organisation générale bien adaptés au placement dans le secteur
industriel.

La lisibilité des objectifs de formation est bonne, voire accrue par la création des spécialités CPI et P2N, mais
ne devra pas se faire au détriment des effectifs par spécialité. La mention SDM est complémentaire à l’offre de
formation master de l’établissement (7 mentions en Sciences, technologies, santé -STS propres à l’Université de
Franche-Comté -UFC) et au master SDM de l’Université de Bourgogne (UB). Elle constitue une poursuite d’études pour
les étudiants de licence de « Chimie », « Physique-chimie » et « Sciences pour l’ingénieur » de l’UFC ; ce vivier devra
être significativement complété par des étudiants provenant d’autres universités françaises ou étrangères. La
poursuite d’études en doctorat est possible au sein de l’école doctorale « Sciences pour l’ingénieur et
microtechniques » pour la spécialité PICS et au sein des écoles doctorales Louis Pasteur (UFC), pour les spécialités P2N
et CPI, ou Carnot (UB) pour la spécialité P2N.

L’adossement des spécialités en lien avec la physique aux instituts « Univers, transport, interfaces,
nanostructures, atmosphère et environnement, molécules » UTINAM (UMR CNRS 6213) et « Franche-Comté
électronique mécanique thermique et optique sciences et technologies » FEMTO-ST (UMR CNRS 6174) est complété par
un soutien à la formation de l’Institut Carnot de Bourgogne, notamment par l’accueil de stagiaires. Les deux
spécialités à dominante « chimie » s’appuient sur les compétences scientifiques du personnel de l’institut UTINAM et
du Laboratoire de chimie physique et rayonnements - Alain Chambaudet LCPR-AC (UMR CEA E4). Ces laboratoires sont
tous reconnus au niveau national et international dans les thématiques enseignées dans les différentes spécialités.

L’adossement de la formation aux milieux socio-professionnels est bon pour la spécialité FTS, en lien étroit
avec des entreprises implantées tant en région Franche-Comté que sur le territoire national. Plusieurs structures
privées manifestent leur intérêt pour la spécialité PICS, sans toutefois influencer favorablement les débouchés
industriels pour les diplômés. Les spécialités P2N et CPI pourraient trouver un appui au milieu industriel au travers des
nombreuses relations avec le secteur privé des laboratoires FEMTO-ST et UTINAM.

L’ouverture internationale est bonne, mais les échanges d’étudiants concernent essentiellement des flux
entrants (importants, majoritairement de l’Université de Djibouti, pour la spécialité RMM, plus limités en provenance
d’Espagne, Roumanie, Liban et Syrie pour les spécialités FTS et PICS) alors que le but fixé en 2008 d’une partie du
cursus fait à l’étranger (Europe ou Canada) n’a été atteint que pour un nombre réduit d’étudiants, malgré le dispositif
de financement DYNASTAGES.

Les quatre spécialités sont mutualisées deux à deux pour tout ou partie du M1, permettant des passerelles
entre P2N et PICS d’une part et entre FTS et CPI d’autre part. La deuxième année de la mention est organisée en
spécialités distinctes, avec quelques unités d’enseignement (UE) transversales communes, n’autorisant aucun
changement de spécialité. Des UE au choix (du S1 au S3 pour les spécialités PICS et P2N) risquent d’augmenter les
coûts de la formation alors que les UE mutualisées avec le master SDM de l’Université de Bourgogne peuvent impacter
le quotidien des étudiants. La mutualisation de deux UE de la spécialité CPI avec les universités du pôle Nord-Est du
label national chimie théorique est un point particulièrement positif. La politique des stages, bien identifiée, est
adaptée aux objectifs de chaque spécialité ; la durée du stage de M2 devrait toutefois être harmonisée en
augmentant d’un mois le stage de la spécialité CPI.

Le pilotage de la formation est organisé autour d’un comité, constitué du responsable de mention et des
responsables de spécialité et d’année, dont le rôle n’est pas totalement explicite par rapport à celui des conseils
pédagogiques, fonctionnant différemment selon la spécialité. L’adéquation de la formation aux besoins du marché
devrait être évaluée et discutée en concertation avec les représentants du secteur économique. Les conditions
d’admission des candidats extérieurs à l’Université de Franche-Comté devraient être fournies dans le dossier
2
(composition de la commission, critères de sélection, etc.) même si les conditions de fonctionnement semblent
correctes. Les modalités d’évaluation des étudiants répondent aux standards classiques et sont satisfaisantes. Le suivi
des diplômés est effectué directement par le responsable de chaque spécialité ; les données de l’Observatoire
d’insertion professionnelle de l’établissement ne semblent pas satisfaire aux besoins. L’auto-évaluation de la
formation est effectuée au niveau de chaque spécialité, sans regard extérieur critique, mais a toutefois conduit à
proposer des ajustements significatifs d’organisation et de fonctionnement de la mention.

Le dossier, globalement bien construit, manque toutefois de données numériques pour évaluer correctement le
bilan de fonctionnement, alors que sa lecture laisse supposer que plusieurs spécialités sont des émanations plus ou
moins directes de formations antérieures à 2008. Les flux sont en moyenne corrects pour la mention, mais une forte
variabilité est observée entre les deux années de fonctionnement (+30 % en M1 et +50 % en M2) et entre les spécialités
(de 8 à 22 en M1 et de 7 à 21 en M2). Le recrutement en M1 est majoritairement local ; toutefois, les spécialités RMM
et PICS comportent une proportion importante d’étudiants étrangers. L’ouverture est plus importante en M2. Les taux
de réussite sont bons (82 % en M1 et 97 % en M2) mais concernent la seule année 2008-2009. Au vu du peu de données,
la poursuite d’études en doctorat est le débouché principal du master pour les spécialités RMM et PICS (12 étudiants
sur 22 réponses). Le placement en milieu industriel pour la spécialité à vocation professionnelle FTS est très mitigé
(1/3 des diplômés en CDI, 1/3 en recherche d’emploi et 1/3 en poursuite de formation) mais ces données sont
relatives à 6 étudiants, de plus à 1 an de l’obtention du diplôme. Les flux envisagés vers les spécialités CPI (20 M1 et
15 M2) et P2N (15 M1 et 10 M2) sont élevés au regard des flux moyens constatés pour la spécialité RMM (18 M1 et 14
M2) et des débouchés constatés. Néanmoins, la complémentarité à l’offre de formation de l’Université de Bourgogne,
les efforts réalisés de promotion de la formation et la signature d’accords inter-universités avec le Liban et l’Espagne
pourraient permettre d’atteindre l’objectif d’un effectif total proche d’une centaine d’étudiants dans la mention. Cet
objectif doit rester en adéquation avec l’offre d’accueil en doctorat des laboratoires pour les spécialités PICS, P2N et
CPI ou avec les capacités de placement dans le milieu industriel pour la spécialité FTS.

 Points forts :
 Adossement à des laboratoires reconnus dans les domaines couverts par la mention.
 Complémentarité de l’offre de formation à celle de l’Université de Bourgogne.
 Possibilités de développement de l’ouverture internationale.

 Partenariat recherche-industrie du laboratoire FEMTO-ST autorisant une ouverture plus importante des
spécialités de physique vers le milieu industriel.

 Points faibles :
 Pilotage trop indépendant des spécialités au détriment du pilotage de la mention.
 Débouchés peu nombreux dans le secteur industriel.
 Implication réduite d’intervenants de l’industrie dans les spécialités à finalité mixte.
 Flux faible d’étudiants vers l’étranger.
 Manque de données chiffrées des années antérieures à 2008.
 Absence de regard extérieur (industriel ou institutionnel) pour l’auto-évaluation.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Le rôle du comité de pilotage de la mention devrait être mieux précisé et renforcé. Il pourrait par exemple
harmoniser les pratiques d’évaluation des enseignements entre les spécialités, en s’appuyant sur les résultats d’une
enquête institutionnelle réalisée auprès des étudiants. Il pourrait également analyser les délibérés des conseils de
perfectionnement des spécialités, qu’il conviendrait de mettre en place en intégrant des représentants du secteur
industriel concerné.

Il serait souhaitable de modifier le suivi des diplômés par l’Observatoire de l’insertion professionnelle de
l’université en regard des attentes des responsables de la formation afin d’éviter de doubler le travail. Le suivi des
diplômés sur la prochaine période pourrait notamment permettre de mieux cerner la finalité (P ou R) et les débouchés

3
des deux spécialités de physique (PICS et P2N) afin d’augmenter si nécessaire le nombre d’intervenants du secteur
industriel dans la formation.

L’ouverture internationale de la mention pourrait probablement se concrétiser durant la prochaine période par
une diversification de l’origine des flux d’étudiants étrangers et une meilleure répartition entre les différentes
spécialités. Les accords inter-universités en préparation devraient également favoriser le nombre de départs à
l’étranger pour des stages ou des semestres de formation.

L’auto-évaluation de la mention ne devrait pas reposer uniquement sur les responsables de la mention et des
spécialités, mais pourrait être utilement complétée par les instances universitaires ad-hoc (CEVU ou commission
spécifique issue de ce conseil).

4
Appréciation par spécialité

Photonique, micro et nanotechnologies, et temps-fréquence (PICS)

 Présentation de la spécialité :

La spécialité, à finalité « professionnelle » et « recherche », vise à former les étudiants aux métiers de la
recherche en physique appliquée aux domaines de la photonique, des télécommunications, des composants et
systèmes intégrés dans les micro et nanotechnologies.

 Indicateurs :

M1 M2
Effectifs constatés 9 14
Effectifs attendus 15 20
Taux de réussite 85 % 87,5 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR NR

 Appréciation :

Les domaines enseignés dans cette formation couvrent des champs thématiques pour certains éloignés (de
l’électronique à l’astrophysique), néanmoins cohérents avec les objectifs visés, mais engendrant des volumes horaires
élevés (900 h hors stage et travail d’étude et de recherche-TER). L’adossement à la recherche est assuré par les
instituts FEMTO-ST et UTINAM, mais aussi par l’Institut Carnot de Bourgogne. La spécialisation des intervenants
académiques permet une formation à la recherche de bon niveau, en témoigne la poursuite d’études en doctorat
quasi-systématique de la promotion 2008-2009. Le nombre réduit d’intervenants du secteur économique, de l’ordre
de 7 %, peut pénaliser les débouchés dans l’industrie. La mutualisation est forte avec la spécialité P2N et avec la
mention SPI de l’UFC, mais le grand nombre d’UE au choix de l’étudiant risque de morceler l’effectif.

Une incertitude existe quant aux possibilités de placement des diplômés au regard de l’augmentation
importante des effectifs de M2 en 2010. Les flux envisagés en M2 (20 étudiants) sont probablement trop optimistes,
compte tenu également du flux actuel et prévu en M1 (15 étudiants pour les deux spécialités de physique du master
SDM).

 Points forts :
 Excellent adossement à la recherche.
 Bonne ouverture à l’international (entrée importante en M2, projet avec Liban et Espagne).
 Possibilité de renforcement des liens avec l’industrie via le label Carnot de l’institut FEMTO-ST.

 Points faibles :
 Absence de conseil de perfectionnement.
 Effectifs faibles en M1 par rapport au M2.
 Risque de dilution des flux en raison du nombre important d’options.
 Peu d’intervenants du secteur industriel.
 Faible flux sortant d’étudiants vers l’étranger.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B


5
Recommandations pour l’établissement

Il conviendrait d’améliorer l’attractivité de la formation dès la première année de master, tout en contrôlant
les effectifs de M2 et en veillant à améliorer l’insertion professionnelle des diplômés dans le secteur privé. Un des
moyens pourrait consister à mettre en place un conseil de perfectionnement et à augmenter le nombre d’intervenants
de la sphère privée.

Une aide matérielle pourrait être nécessaire à certains étudiants pour suivre les enseignements mutualisés
avec l’Université de Bourgogne, dispensés sur un site extérieur à Besançon.

Le nombre important d’unités d’enseignement à choix représente un coût supplémentaire de la formation que
l’université devra assumer. Un recours plus important aux technologies de l’information de la communication pour
l’enseignement (TICE) pourrait permettre la réduction du volume horaire qui paraît élevé.

Physique, physique numérique (P2N)

 Présentation de la spécialité :

La spécialité P2N, à finalité mixte recherche et professionnelle, doit permettre de former des scientifiques
spécialisés en physique de la matière, physique moléculaire et physique de l’environnement, capables de mettre en
œuvre les outils de modélisation numérique et de calculs scientifiques.

 Indicateurs :

M1 M2
Effectifs constatés (ex-spécialité RMM pour M1) 18 14
Effectifs attendus 20 10
Taux de réussite (ex-spécialité RMM pour M1) 71,4 % 100 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) 100 % 100 %
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR NR

 Appréciation :

Les objectifs de la formation sont clairs et cohérents avec les contenus des enseignements. L’adossement à des
laboratoires reconnus dans les champs thématiques de la formation (UTINAM pour la physique numérique et
l’astrophysique, FEMTO-ST pour l’optique, et soutien de l’Institut Carnot de Bourgogne) et l’appui du mésocentre de
calculs récemment créé à l’UFC sont un gage de qualité. L’orientation des diplômés vers le doctorat semble la voie
privilégiée.

Le flux attendu en M1 (10 étudiants) peut représenter un objectif difficile à atteindre au regard du doublement
des spécialités de physique pour la prochaine période. Une diversification des flux entrants d’étudiants étrangers
serait à développer en s’appuyant sur les nouveaux accords signés par l’université. Ces partenariats devraient
encourager les étudiants français à suivre une partie de leur formation à l’étranger afin d’équilibrer les flux.

Le volume horaire de la formation (hors stage et TER) serait à réévaluer (936 heures comptabilisées contre 834
à 894 heures annoncées) et probablement à diminuer. La mutualisation avec la spécialité PICS permet des passerelles
jusqu’en fin de deuxième semestre (S2). La mutualisation de 110 heures sur les deux années avec l’Université de
Bourgogne pourrait être difficile à pratiquer par les étudiants confrontés à des enseignements à suivre sur un site
distant.

 Points forts :
 Adossement à une recherche de qualité.
 Appui sur le mésocentre de calculs.
 Bonne qualité de la formation en vue de la poursuite d’études de doctorat (cours en anglais par
chercheurs invités, travail en laboratoire).
6
 Points faibles :
 Absence de conseil de perfectionnement.
 Nombre réduit d’intervenants du secteur industriel.
 Volume horaire à clarifier et probablement à réduire.
 Incertitude sur les flux attendus.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

L’attractivité de cette spécialité pour les étudiants désireux d’intégrer l’industrie à l’issue du master pourrait
être renforcée par un rapprochement avec les entreprises qui collaborent avec les unités de recherche auxquelles la
formation est adossée.

Une aide matérielle pourrait être nécessaire aux étudiants afin de leur permettre de suivre les enseignements
mutualisés avec l’Université de Bourgogne, dispensés sur un site extérieur à Besançon.

Formulation et traitement des surfaces (FTS)

 Présentation de la spécialité :

La spécialité FTS, à finalité exclusivement « professionnelle », a pour objectifs de former des cadres chimistes
spécialisés dans le domaine de la formulation et des traitements de surfaces, aptes à améliorer les procédés de
traitement, à élaborer industriellement et à caractériser les matériaux formulés.

 Indicateurs :

M1 M2
Effectifs constatés 18 10
Effectifs attendus 13 23
Taux de réussite (données 2008-2009) 85 % 86 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR NR

 Appréciation :

Les contenus de la formation sont adaptés aux objectifs et cohérents avec le secteur industriel régional
(automobile, horlogerie, microélectronique, etc.). Le premier semestre, commun à la spécialité « Chimie physique
des interfaces » (CPI), permet à l’étudiant d’acquérir des bases de chimie nécessaires à sa spécialisation, tout en
autorisant une passerelle vers la spécialité « recherche ». La formation académique est assurée par des enseignants-
chercheurs de chimie ou génie chimique, spécialistes du domaine enseigné, membres des laboratoires UTINAM et
LCPR-AC ; la professionnalisation est assurée par sept intervenants du secteur privé (dont il conviendrait de
systématiquement préciser la fonction) et au travers de deux stages dont la durée (3 mois en M1 et 5 mois en M2)
favorisent la connaissance du monde de l’entreprise et des pratiques industrielles. L’origine des étudiants est
majoritairement locale, avec un recrutement significatif d’étudiants en licence professionnelle « Traitements de
surface » de l’IUT de Besançon, dont la vocation serait plutôt une insertion à Bac+3. L’implication de l’équipe
pédagogique dans le milieu industriel (colloques, salons, etc.), mise en évidence par les nombreuses lettres de soutien
annexées au dossier, n’est malheureusement pas valorisée par les chiffres mitigés relatifs au placement des diplômés.
L’évaluation est toutefois rendue difficile par les seules deux années de fonctionnement.

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 Points forts :
 Objectifs clairs de la formation et dynamisme de l’équipe pédagogique.
 Bonnes interactions avec le milieu industriel.
 Nombreux échanges internationaux (entrants et sortants).
 Mise en œuvre des contrats de professionnalisation.
 Projet de parrainage des étudiants par les diplômés en activité.

 Points faibles :
 Absence de conseil de perfectionnement.
 Effectif faible en M2 au regard du nombre d’étudiants accueillis en M1.
 Déplacement des étudiants sur site d’enseignement distant.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

L’évolution des flux entrants en M1 et en M2 et le devenir des diplômés devraient être suivis et étudiés par un
conseil de perfectionnement afin d’ajuster éventuellement les contenus de la formation et les effectifs au marché de
l’emploi.

Le contenu et les modalités de l’évaluation institutionnelle des enseignements pourraient avantageusement


être discutés en amont avec les responsables de la spécialité pour qu’elle soit utilisée.

La volonté de développement de l’offre de formation continue pourrait être utilement soutenue par
l’établissement en vue de renforcer les effectifs et resserrer encore les liens avec l’industrie.

Chimie physique des interfaces (CPI)

 Présentation de la spécialité :

Le but est de former des étudiants aux métiers de la recherche en chimie-physique appliquée aux surfaces et
interfaces (interactions avec la solution, caractérisation, modélisation moléculaire, etc.). Les objectifs scientifiques
sont en cohérence avec les recherches développées par les chimistes de l’institut UTINAM et du LCPR-AC, structures
d’accueil privilégiées des diplômés.

 Indicateurs :

M1 M2
Effectifs constatés (ex-spécialité RMM pour M1) 18 14
Effectifs attendus 20 15
Taux de réussite (données 2008-2009) 71 % 100 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR NR


8
 Appréciation :

Les unités d’enseignement du premier semestre sont communes avec la spécialité FTS, autorisant une
passerelle entre les deux formations au début du deuxième semestre. La formation dispensée en deuxième et
troisième semestre permet une spécialisation en physico-chimie des interfaces et des interactions. L’initiation à la
recherche en laboratoire et la préparation à la poursuite d’études en doctorat sont assurées par un travail d’études et
de recherche (7 semaines en M1) et un stage (4 mois en M2), encadrés par des chercheurs et enseignants-chercheurs
de l’UTINAM et du LCPR-AC. Une ouverture existe vers l’Institut Carnot de Bourgogne. Une UE en fin de formation
permet à l’étudiant d’acquérir les bases de la connaissance du monde industriel et économique et de valoriser son
curriculum-vitae. La participation au label national « chimie théorique » permet une dynamisation de la formation par
la mise en place d‘enseignements communs à plusieurs universités du pôle Nord-Est de la France.

La formation apparaît bien adaptée aux métiers de la recherche en chimie appliquée à l’étude de la réactivité
aux interfaces et à la caractérisation des surfaces. La poursuite d’études en thèse peut se faire localement au sein de
l’école doctorale Louis Pasteur.

 Points forts :
 Participation au label national « chimie théorique ».
 Excellent adossement à la recherche sur deux laboratoires aux compétences distinctes.
 Offre de stages financés dans des universités étrangères.

 Points faibles :
 Perte d’étudiants du M1 au M2 dans l’ancienne maquette et prévue dans la nouvelle offre.
 Flux d’étudiants potentiellement faibles du fait de la scission de la spécialité RMM en P2N et CPI.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

La formation par la recherche pourrait être améliorée par l’augmentation de la durée du stage (passage de 4 à
5 mois minimum).

Si elles perdurent sur la prochaine période, les causes de la diminution d’effectif du M1 au M2 devront être
analysées afin d’améliorer le recrutement en M1 ou d’augmenter l’attractivité en M2. Le flux important d’étudiants
étrangers devrait être maîtrisé et diversifié, compte tenu des accords inter-universités existants au sein de la
mention, en s’assurant de la capacité à suivre le devenir de ces diplômés.

Métiers de l’enseignement et de la formation en physique-chimie (MEFPC)


Cette spécialité sera évaluée a posteriori.

9
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANÇON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000460
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Sciences environnementales

Présentation de la mention

Unique formation de master de l’Université de Franche-Comté tournée vers l’environnement, cette mention
comprend quatre spécialités distinctes à finalité recherche (R) ou professionnelle (P) :

 « Géologie appliquée » (Gap) (P) ;


 « Qualité des eaux, des sols et traitements » (QuEST) (P), qui débouche sur des métiers liés à la qualité
et aux traitements des eaux et des sols ;
 « Ecosystèmes contaminants santé » (ECoS) (R), qui s’appuie sur l’unité mixte de recherche (UMR)
Chrono-environnement et constitue l’un des viviers majeurs de doctorants de cette unité ;
 « Sciences de la Vie et de la Terre » (SVT), qui permet d’assurer en Franche-Comté la formation initiale
d’étudiants se destinant aux métiers de l’enseignement et de la médiation scientifique.

Seules les spécialités ECoS et QuEST reposent sur un tronc commun en 1ère année (M1). Dans 75 % des cas
environ, les étudiants sont issus des licences de l’Université de Franche-Comté. Afin de développer les liens entre
Dijon et Besançon, la spécialité Gap offre une unité d’enseignements (UE) mutualisée en M1 avec la spécialité
« Géobiosphère » proposée par l’Université de Bourgogne. Les spécialités sont fortement adossées au milieu
professionnel. Les entreprises partenaires sont issues d’organismes et d’établissements publics, des EPST et EPIC,
(établissements publics à caractère scientifique et technologique, établissements publics à caractère industriel et
commercial, respectivement), les Agences de l’eau, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
(ADEME), les collectivités locales, ou encore le bureau d’études et service environnement des grandes entreprises. Le
prochain contrat quinquennal a pour ambition d’améliorer ces relations par le biais d’une spécialité transfrontalière
avec le master de Biogéosciences de l’Université de Neuchâtel et de Lausanne.

Indicateurs

Effectifs constatés 60 à 73
Effectifs attendus -
Taux de réussite -
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) -
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) -
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) -

1
Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

La partie « mention du master » n’est pas chiffrée, donc peu construite et argumentée. Les deux spécialités à
finalité professionnelle (Gap et QuEST) donnent l’ensemble des informations concernant le M1 et le M2 de leur
parcours. Seules les spécialités ECoS et QuEST s’appuient sur un socle commun en M1. Dans sa globalité, la mention
manque encore de cohérence et d’identité, paraissant en partie comme une juxtaposition de spécialités.

La création en 2008 et le développement actuel de l’UMR Chrono-environnement, qui regroupe la plupart des
chercheurs en biologie et géosciences de l’Université de Franche-Comté, constituent une opportunité importante qui
doit aider à une vision plus intégrée de cette mention. Un socle de « fondamentaux » communs à tous les étudiants
devrait être recherché en M1, en particulier au 1er semestre. De nouveaux enseignements pourraient être proposés
par l’équipe pédagogique. Les sorties de terrain ne sont pas assez mises en exergue (alors qu’une mention de ce type
devrait en comporter plusieurs). En revanche, les parties relatives aux spécialités sont bien structurées et bien
argumentées.

 Points forts :
 Le regroupement des spécialités est pertinent.
 La mention est attractive pour les étudiants du secteur SVT.
 L’adossement à la recherche est très bon.

 Points faibles :
 Le dossier ne fait pas ressortir une vision globale de la mention, tant sur le plan technique (données
chiffrées), que sur celui des connaissances et des compétences générales. Il n’y a donc pas d’identité de
la mention.
 La cohérence organisationnelle entre les deux départements (Géosciences et Sciences de la vie) manque
de lisibilité.
 Le rayonnement national et international est perfectible.

 Les sorties de terrain ne sont pas décrites.

Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Cette mention apparaît comme un simple regroupement administratif des spécialités préexistantes. Il serait
souhaitable de conférer à la mention une identité et une dynamique d’ensemble afin d’augmenter son attractivité, la
qualité des formations dispensées et le rayonnement du diplôme. Cette réflexion pourrait être menée à l’échelle du
pôle de recherche et d’ensignement supérieur (PRES).

Un conseil pédagogique au niveau de la mention devrait être mis en place et avoir pour mission de renforcer
cette dynamique et une mutualisation (voire la création) cohérente des enseignements en M1.

L’attractivité régionale est avérée, mais l’attractivité nationale et surtout internationale est perfectible ; elle
pourrait s’appuyer sur les relations développées par les laboratoires d’adossement.

2
Appréciation par spécialité

Géologie appliquée

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité prépare les étudiants à la vie active dans les secteurs publics et privés d’application de la
géologie. L’enseignement et les stages ont pour but de former des géologues praticiens et cartographes (cartographie
géologique, géotechnique et hydrogéologique) familiarisés avec les principales méthodes et techniques de la géologie
appliquée, ainsi qu’à la pratique de l’outil informatique.

Il n’y a pas de « stage » de fin d’année au sens classique dans le parcours à finalité professionnelle, les
étudiants étant en majeure partie apprentis, i.e. salariés d’une entreprise ou d’un service public. Le « stage »
correspond à une période de travail en entreprise dont la durée est de 6 mois en M1 et 7 mois en M2. Ce diplôme
privilégie la formation par l’apprentissage et l’alternance université / entreprise.

Les étudiants s’orientant vers un parcours à finalité recherche suivent quant à eux un stage (3 mois)
d’initiation à la recherche en fin de M1. Cette spécialité répond correctement aux critères « recherche » et
« professionnel ».

 Indicateurs :

Effectifs constatés 21 à 23
Effectifs attendus 20
Taux de réussite 98 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) -
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) -
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 80 %

 Appréciation :

Cette spécialité apparaît solide, bien structurée et bien organisée, avec les finalités R et P correctement
décrites. Elle s’appuie sur un corps enseignants/professionnels de qualité.

Néanmoins, la mutualisation au sein du M1 avec d’autres spécialités de la mention est perfectible. De fait,
l’intérêt d’un chapeau de mention est de donner une indication visible et simple aux étudiants ainsi qu’aux
extérieurs.

Puisqu’ils ne semblent pas exister, de nouveaux enseignements pourraient être proposés par l’équipe
pédagogique du M1 des différentes spécialités afin de donner une assise commune à cette mention.

 Points forts :
 Excellent taux d’insertion professionnelle, voisin de 100 %.
 Réel effort des responsables quant à l’encadrement.
 Très bonne appropriation de la formation en apprentissage.
 Très bon encadrement recherche.

 Points faibles :
 Absence de mutualisation en M1 avec les autres spécialités.
 Rayonnements national et international perfectibles.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A


3
Recommandations pour l’établissement

Un socle commun d’enseignements fondamentaux en M1 devrait être recherché pour donner une vraie
cohérence à la mention.

L’ouverture à l’international mériterait d’être étoffée, notamment grâce aux collaborations des structures de
recherche d’adossement.

Qualité des eaux, des sols et traitements

 Présentation de la spécialité :

La spécialité QuEST a pour objectif de former les étudiants aux postes de cadres opérationnels dans les
domaines du diagnostic de la qualité des systèmes aquatiques continentaux, de la gestion durable de ces systèmes, du
traitement préventif des eaux, des effluents, des sols et des sédiments, de la restauration des sites contaminés.

En M1, cette spécialité repose sur un tronc commun avec la spécialité ECoS, avec deux parcours proposés
(« Biologie et biotechnologies environnementales » et « Ecologie ») qui n’imposent pas de préorientation dans l’une
ou l’autre spécialité.

Un jeu d’options en M1 et en M2 permet aux étudiants de s’orienter soit vers l’ingénierie écologique des
systèmes aquatiques, soit vers les procédés de traitement et de dépollution de l’eau et des sols.

 Indicateurs :

Effectifs constatés (3 ans) 19 à 23


Effectifs attendus 24
Taux de réussite 100 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) -
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) -
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) -

 Appréciation :

Le dossier est clair et bien structuré. Bien que la finalité de la spécialité QuEST soit essentiellement
professionnelle et bien ciblée, les responsables considèrent (à bon escient) qu’il est essentiel que les diplômés aient
bénéficié au cours de leur formation d’une initiation à la recherche. L’enseignement théorique comprend de
nombreux cas concrets étudiés.

 Points forts :
 Bon taux d’insertion professionnelle (plus de 90 % de placement des diplômés à 12 mois).
 Mutualisation complète en M1 avec la spécialité ECoS.
 Forte proportion d’intervenants professionnels.
 Très bon adossement recherche.

 Points faibles :
 Mutualisation insuffisante avec les autres spécialités au niveau du M1.
 Aspect végétal qui reste faible malgré sa mutualisation avec l’Université de Dijon.
 Rayonnements national et international limités.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A


4
Recommandations pour l’établissement

Un socle commun d’enseignements fondamentaux en M1 devrait être recherché afin de donner une vraie
cohérence à la mention.

Le parcours végétal, s’il persiste, demande à être renforcé, particulièrement l’aspect des biotechnologies.

Ecosystèmes contaminants santé

 Présentation de la spécialité :

A partir d’un champ disciplinaire approfondi dès le M1 en écologie, sciences de la santé, ou géologie, l’objectif
de cette spécialité à finalité recherche est d’apprendre aux étudiants à définir des problématiques scientifiquement
et socialement pertinentes dans le domaine de l'environnement.

La spécialité est ouverte aux parcours de M1 suivants :


 « Ecologie (milieux, eaux, sols) » (UFR Sciences et Techniques) ;
 « Biologie et biotechnologies environnementales » (UFR Sciences et techniques) ;
 « Géologie » (UFR Sciences et techniques),

Il est précisé que les parcours de M1 en « Sciences de la santé humaine ou vétérinaire » (ex. UFR Sciences
médicales et pharmaceutiques, mention « Biologie de la santé ») et de « Génie de l’environnement » (UFR Sciences,
techniques et gestion de l’industrie, mention « Energie et environnement ») sont validés pour intégrer cette spécialté
en M2.

Afin de faciliter les mutualisations, tant vers la Suisse que vers la Bourgogne, beaucoup d’importance est
donnée au stage dans la formation. A cette fin, un poids plus fort à été donné dans la maquette (le travail d’étude et
de recherche-TER en M1 passe de 6 à 3+6 crédits européens (CE), le stage en M2 passe de 30 à 6+30 CE, soit 45 CE en
tout).

La spécialité est ouverte à la formation continue par le biais d’enseignements en blocs hebdomadaires qui
facilitent cet accès.

 Indicateurs :

Effectifs constatés (3 ans) 13 à 18


Effectifs attendus 20
Taux de réussite 76 à 100 %
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) -
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 100 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) -

 Appréciation :

Cette spécialité demande à être particulièrement suivie et analysée. En effet, ses objectifs professionnels ne
sont pas pleinement convaincants, et plusieurs questions peuvent se poser, e.g. comment s’opère la sélection à
l’entrée du M2 ? Où sont embauchés les étudiants qui n’obtiennent pas de financement de thèse ? Sont-ce les
meilleurs étudiants des M1 qui vont dans cette spécialité pour faire un doctorat ? Combien de financements de thèse
sont octroyés par an ?

Il est difficile d’apprécier l’organisation de la spécialité. S’il s’agit de s’ouvrir au domaine de la santé, une
construction plus formalisée et structurée aurait pu affiner les objectifs professionnels des secteurs public et privé
auxquels elle s’adresse. S’il s’agit d’alimenter les laboratoires de recherche, cette structuration qui admet les
étudiants multi horizons risque de manquer intrinsèquement de sens. S’il s’agit de permettre aux étudiants, formés
aux bases de l’environnement SVT, de mieux apprécier les risques sur le plan santé, les justifications « recherche » et

5
autres argumentaires sur l’apprentissage de la problématique des compétences du futur chercheur (pertinents au
demeurant) sont insuffisants.

Une spécialité recherche se doit d’ouvrir l’esprit de ses étudiants aux secteurs d’activité dans laquelle cette
recherche s’effectue (d’autant que l’ensemble des étudiants n’obtiendra pas de bourses de thèse, et que certains
d’entre eux seront donc en recherche d’emploi à leur sortie).

Cette formation peut s’insérer bénéfiquement dans une spécialité à finalité recherche et professionnelle
« Ecosystèmes-santé », par exemple en ajoutant un enseignement du marché socio-économique de ce domaine de
recherche particulier.

 Points forts :
 Structuration du cursus intéressante et originale.
 Ouverture pertinente du domaine SVT au secteur santé.

 Points faibles :
 Objectifs professionnels mal définis.
 Absence de module professionnalisant.
 Sélection à l’entrée du M2 non définie.
 Suivi insuffisant des étudiants n’ayant pas obtenu de financement de thèse.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

La délivrance d’un master implique que les étudiants soient formés conjointement à la recherche et aux
différents secteurs d’activités. L’absence de modules ouvrant à la vie professionnelle, hors le secteur de la recherche,
est susceptible de nuire à son rayonnement. En conséquence, cette spécialité pourrait gagner à s’afficher en R/P avec
l’ajout de modules portés par des professionnels, notamment du secteur privé travaillant en recherche et
développement.

Un socle commun d’enseignements fondamentaux en M1 devrait être recherché pour donner une vraie
cohérence à la mention.

Sciences de la vie et de la Terre, enseignement et médiation scientifique


Cette spécialité sera évaluée a posteriori.

6
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANCON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120000461
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Sciences pour l’ingénieur

Présentation de la mention

Le master « Sciences pour l’ingénieur » (SPI) a été créé dans le cadre du pôle de recherche et d’enseignement
supérieur (PRES) Bourgogne – Franche-Comté et comporte huit spécialités. Il est porté par l’Université de Franche-
Comté (UFC), en co-habilitation avec l’Université de Bourgogne (UB) et l’Ecole nationale supérieure de mécanique et
des microtechniques (ENSMM) de Besançon. Quatre spécialités dépendent plus particulièrement de l’Université de
Franche-Comté et quatre de l’Université de Bourgogne.

Les spécialités de l’Université de Franche-Comté sont les suivantes : « Mécanique et ingénieries » (MEETING –
renouvellement avec modifications), « Mécatronique, microsystèmes et électronique embarquée » (M2E2 -
restructuration), « Eco-conception de produits » (ECP - renouvellement avec modifications) et « Qualité et
management des performances » (QMP – renouvellement en l’état).

Les spécialités de l’Université de Bourgogne sont : « Contrôle et analyse chimiques » (CAC – renouvellement
avec modifications), « Qualité, environnement et sécurité dans l’industrie et les services » (QESIS – renouvellement
avec modifications), « Matériaux plastiques et éco-conception » (MPEC - Création ex nihilo) et « Métiers de
l’enseignement et de la formation – technologie » (spécialité « enseignement » non examinée ici).

Parmi les sept spécialités évaluées, cinq ont une vocation purement professionnelle (P) et deux proposent les
deux types de parcours, professionnel et recherche (R) (MEETING et M2E2). En particulier, la spécialité MEETING est la
seule à être co-habilitée entre les deux universités ; elle permet le regroupement des étudiants de deuxième année
de master à finalité recherche (M2 recherche) de trois établissements : deux écoles d’ingénieurs (Institut supérieur de
l’automobile et des transports ISAT de Nevers – Bourgogne, ENSMM de Besançon – Franche Comté) et l’UFR Sciences et
techniques de Franche-Comté. La spécialité M2E2 fait également apparaître une co-habilitation « recherche », mais
uniquement entre l’ENSMM de Besançon et l’UFR Sciences et techniques de Franche-Comté. La seule spécialité,
hormis la spécialité liée à l’enseignement, en création ex nihilo est la formation MPEC, accessible uniquement par
alternance et associée au Centre inter régional de formation alternée de la plasturgie (CIRFAP) de Lyon et à l’école
d’ingénieurs matériaux-infotronique ESIREM.

Les laboratoires d’adossement sont reconnus au niveau national, voire international : à l’Université de
Franche-Comté : Franche-Comté électronique mécanique thermique et optique-sciences et technologies (FEMTO-ST,
UMR 6174), institut Univers, transport, interfaces, nanostructures, atmosphère et environnement, molécules (UTINAM,
UMR 6213), laboratoire Chrono-environnement (UMR 6249) ; et à l’Université de Bourgogne : Laboratoire de recherche
en mécanique et acoustique - Département de recherche en ingénierie des véhicules pour l’environnement (LRMA-
DRIVE, EA 1859), Institut de chimie moléculaire de l’Université de Bourgogne (ICMUB, UMR 5260), laboratoire
Interdisciplinaire Carnot de Bourgogne (ICB, UMR 5209) ainsi que le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies
alternatives (CEA) Valduc. 50 % des étudiants sont issus des licences des deux universités. Les spécialités MEETING et
M2E2 peuvent accueillir des étudiants déjà inscrits en cycle d’ingénieur. Les flux sont complétés par des licences
d’autres universités françaises et par une proportion non négligeable d’étudiants de l’étranger (Maghreb et Chine pour
l’essentiel).

1
Indicateurs
81 (en M1 pour 2009-2010) 152 (en M2
Effectifs constatés
pour 2009-2010, avec 83 R et 69 P)
235 pour 2012 – 2013 avec la création
Effectifs attendus
de deux spécialités
Taux de réussite 92 % M1, 80 % M2
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de
NR au niveau de la mention
réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non
NR au niveau de la mention
(taux de réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de
NR au niveau de la mention
réponses)

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

Le spectre scientifique couvert par la mention est très large et s’étend au-delà des « Sciences pour
l’ingénieur ». Ce master constitue un cursus de formation pluridisciplinaire, à l’interface de nombreuses disciplines
scientifiques, telles que l’automatique, la mécanique, la mécatronique, l’étude des matériaux et la chimie, et tend à
intégrer des démarches innovantes comme la qualité ou encore l’éco-conception. La lisibilité globale des objectifs de
cette mention reste encore difficile en raison de la juxtaposition de spécialités P et/ou R, développées sur deux
universités et plusieurs sites. Le dossier ne fait donc pas état d’une véritable politique de mention, en outre le taux
de mutualisation est quasi nul.

Pour autant, les objectifs scientifiques et professionnels de chaque spécialité sont parfaitement identifiés et
s’appuient sur les compétences reconnues des équipes de recherche et sur les milieux socio-économiques. Les
spécialités « recherche » ont été restructurées et sont proposées en co-habilitation entre les deux universités.
Cependant, des spécialités, comme celles liées à l’éco-conception ou à la qualité, semblent totalement juxtaposées
et auraient justifié des rapprochements afin de collaborer et de mutualiser les moyens. Seules les deux spécialités
QESIS et CAC mutualisent un semestre.

Les spécialités semblent bien s’inscrire dans le milieu professionnel. La présence de nombreux intervenants
extérieurs (environ 20 %) dans la plupart des spécialités reflète ces liens. Toutes les spécialités affichent des
possibilités de validation des acquis de l’expérience (VAE) et de formation continue, mais seules deux spécialités
intègrent des cursus en alternance (QESIS et MPEC). Par ailleurs, les collaborations internationales liées à ces
spécialités sont très variables. Les organisations des deux années sont cohérentes avec des équipes pédagogiques bien
identifiées. Le suivi des étudiants et les évaluations des enseignements ne fournissent pas suffisamment d’information
sur la qualité globale de la mention. Seule l’analyse des informations éparses données par chaque spécialité permet in
fine de préciser l’insertion des étudiants qui parait bonne. Toutes les spécialités proposent des enseignements
transversaux favorisant l’intégration des diplômés dans les milieux socio-économiques (projets industriels, stages,
préparation à la certification en langue…).

En conclusion, autant les spécialités semblent cohérentes et en adéquation avec la demande des milieux socio-
économiques, autant la mention manque de lisibilité et de cohérence.

 Points forts :
 Bon adossement à la recherche.
 Spécialités correspondant bien aux compétences des équipes d’enseignement.
 Flux et débouchés professionnels significatifs.

 Points faibles :
 Absence de conseil de mention.
 Absence de cohérence de la mention.
 Peu de mutualisations entre les spécialités.
 Absence d’articulation avec la mention « Energie-environnement ».
 Faiblesse du suivi des étudiants.
2
Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Cette mention, construite dans le cadre du PRES Bourgogne – Franche-Comté, mériterait d’être retravaillée, la
juxtaposition des spécialités dans les deux universités ne conduisant pas à une cohérence satisfaisante de la mention.
Seule la spécialité MEETING justifierait une co-habilitation entre les deux universités. En conséquence, une question
se pose quant à la pérennité de la mention. Si l’objectif est le maintien en l’état des spécialités, il n’existe aucune
raison de la maintenir, hormis de travailler sur la co-habilitation des masters « recherche » exclusivement. Si, en
revanche, l’objectif est d’approfondir le lien entre les deux universités, un rapprochement des spécialités faisant
appel à l’éco-conception et à la qualité devrait être envisagé. De plus, certains points restent à travailler ; les
collaborations internationales présentes dans les spécialités « recherche » devraient être étendues aux spécialités
« professionnelles » ; le suivi des étudiants devrait être systématisé et son exploitation prise en compte de façon
globale dans l’analyse de la mention. De même, l’évaluation des enseignements devrait être mise en place de façon
plus pertinente et un conseil de mention établi.

3
Appréciation par spécialité

Mécanique et ingénieries

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité, à la fois « professionnelle » et « recherche », répond à des besoins forts de formation de
cadres et de chercheurs dans le domaine de la mécanique : conception, développement et optimisation de procédés
liés à des problématiques multi-physiques des systèmes mécaniques.

Elle s’appuie sur deux laboratoires, l’institut FEMTO-ST de l’UFC et le LRMA de l’UB, et, surtout, sur une
équipe pédagogique fortement impliquée dans des activités de recherche, permettant une bonne insertion
professionnelle, grâce aux liens avec l’industrie. L’orientation « professionnelle » ou « recherche » se fait via le stage,
en milieu industriel ou en laboratoire (avec un module d’initiation à la recherche). La co-habilitation entre les deux
universités permet, en M2 « recherche », de regrouper des étudiants de deux écoles d’ingénieurs (ISAT et ENSMM) et
de l’UFR Sciences de l’UFC. Elle est ouverte à la formation continue.

 Indicateurs :

En 2009/2010 :
Effectifs constatés M1 : 22 (10 UB)
M2 : 45 (15UB)
Effectifs attendus De 65 à 80
90 à 100 % en P
Taux de réussite
50 à 60 % en R
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

La cohérence de la spécialité est bonne et la co-habilitation entre les trois établissements est intéressante. Les
laboratoires d’adossement sont bien identifiés dans le domaine, mais un renforcement de l’orientation « recherche »
par l’introduction d’unités d’enseignement spécifiques serait indispensable. L’analyse du devenir des étudiants
mériterait d’être améliorée. Une ouverture à la formation continue serait appréciée.

 Points forts :
 Caractère fortement professionnalisant.
 Co-habilitation favorable à l’accroissement des flux en M2 « recherche » au renforcement des
laboratoires d’appui.
 Bonne cohérence pédagogique et ouverture internationale réelle.

 Points faibles :
 Enseignements spécifiques « recherche » insuffisants.
 Formation en M1 tubulaire.
 Suivi des étudiants et l'évaluation des enseignements faibles.
 Formation insuffisamment différenciée d’autres formations au niveau national.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

4
Recommandations pour l’établissement

Bien que cette formation soit bien reconnue, il serait souhaitable de renforcer les enseignements spécifiques
recherche, de l’ouvrir plus à la formation continue et d’améliorer le suivi des étudiants ainsi que l’évaluation des
enseignements.

Mécatronique, microsystèmes et électronique embarquée

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité « professionnelle » et « recherche » a pour objectif de former des spécialistes à l’intersection
de plusieurs domaines, tels que l’électronique, l’informatique industrielle, la mécanique et la théorie de la
commande, avec une spécificité de la région Franche-Comté au niveau des microsystèmes.

Elle s’appuie, d’une part, sur le fonctionnement de diplômes existants depuis une vingtaine d’année (DESS) et
sur le laboratoire FEMTO-ST et, d’autre part, sur des liens forts avec l’industrie régionale. Trois parcours plus
spécifiques sont proposés : M2R, MS et ESE en M1-S2 et M2-S3. Un certain nombre d’unités d’enseignement est
mutualisé avec l’école d’ingénieurs ENSMM. L’alternance est possible en M2.

 Indicateurs :

En 2009/2010 :
Effectifs constatés M1 : 22
M2 : 53
Effectifs attendus 80
75 % en M1
Taux de réussite
50 % en M2
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 60 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 60 %

 Appréciation :

Cette spécialité est cohérente et bien positionnée entre le laboratoire d’appui (FEMTO-ST) et le milieu
industriel régional. Le point fort régional en « microtechniques » est très présent dans cette spécialité. Les
problématiques liées aux systèmes embarqués sont aussi très présentes et actuelles, et en relation avec le tissu
industriel. Les enquêtes auprès des diplômés soulignent leur satisfaction vis-à-vis du contenu de la formation et
surtout des travaux pratiques. Enfin, le rapprochement avec l’ENSMM et la mutualisation de certaines UE sont
intéressants. Une concurrence importante existe cependant sur les aspects « systèmes embarqués ».

 Points forts :
 Bon adossement recherche.
 Bon ancrage au milieu professionnel, en particulier via le pôle des microtechniques.
 Bonne insertion professionnelle locale et nationale favorisée par l’ancrage précédent, conjugué à une
pédagogie faisant fortement appel aux travaux pratiques.
 Flux satisfaisant d’étudiants, lié à la co-habilitation avec l’école d’ingénieurs.

 Points faibles :
 Recrutement en M1 au niveau local essentiellement.
 Faible retour sur le devenir des étudiants, en particulier en mécatronique.
 Absence de présentation de l’équipe pédagogique avec les intervenants extérieurs.

5
Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandation pour l’établissement

Cette spécialité semble cohérente du point de vue des relations avec la recherche et le milieu industriel. De
façon à renforcer cet affichage, une présentation complète de l’équipe pédagogique, intégrant les intervenants
extérieurs, serait à produire.

Eco-conception des produits

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité professionnelle a comme objectif de former des spécialistes dont la culture scientifique et
technologique est centrée sur les « sciences pour l’ingénieur » avec une approche complémentaire liée à la
« conception des produits », intégrant des analyses environnementales et de gestion des risques. Pour cela, des
enseignements, tels que les analyses de cycles de vie des matériaux et les approches globales de conception, sont
introduits.

Elle s’appuie sur les laboratoires FEMTO-ST, Chrono-environnement, UTINAM et Chimie physique et
rayonnement, avec un nombre important de responsables pédagogiques appartenant à la section 60 (mécanique, génie
mécanique, génie civil) du CNU. De plus, 35 % des enseignants sont des intervenants extérieurs. La spécialité est
accessible à la formation continue, et le M2 est ouvert à la formation par alternance par contrats de
professionnalisation.

 Indicateurs :

En 2009/2010 :
Effectifs constatés M1 : 13
M2 : 14
Effectifs attendus 20
80 à 100 % en M1
Taux de réussite
90 à 95 % en M2
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 75 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 75 %

 Appréciation :

Cette spécialité, intégrant l’éco-conception, correspond à un réel besoin en « conception des produits », dont
l’approche pluridisciplinaire est justifiée afin de mener ce type d’analyse de façon globale. Elle possède une
importante attractivité, en particulier dans le cadre de l’alternance, qui représente un tiers des effectifs.

Cependant, la formation reste très tubulaire et des options, associées à des applications spécifiques, devraient
être introduites. Ainsi, un rapprochement avec la spécialité proposée à l’Université de Bourgogne serait apprécié
(applications aux matières plastiques) ; rapprochement d’autant plus justifié que les deux spécialités ont pour
vocation de développer de façon importante l’alternance. Enfin, le développement de ce type d’approche passe par
des liens forts avec la recherche et l’innovation. Il est donc regrettable que les liens avec les laboratoires ne soient
pas affichés.

6
 Points forts :
 Solide ancrage en SPI avec une ouverture pluridisciplinaire.
 Reconnaissance du milieu professionnel qui se traduit par un flux significatif en alternance.
 Réponse intéressante à un besoin sociétal réel.

 Points faibles :
 Formation tubulaire.
 Absence d’options liées à des applications spécifiques.
 Flux faibles et en baisse sensible.
 Liens avec la recherche insuffisamment affichés.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Cette formation devrait être plus proche de préoccupations développées en recherche, en particulier
concernant les nouveaux matériaux. De plus, la nouvelle spécialité « Matières plastiques et éco-conception » devrait
être fortement mutualisée avec cette spécialité, permettant ainsi de proposer des options liées à des applications
spécifiques (matériaux plastiques, polymères, conception mécanique…).

Qualité et management des performances

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité professionnelle a pour objet de former des cadres répondant aux préoccupations fortes des
entreprises en lien avec la qualité et le management. Elle permet l’acquisition de compétences liées au poste de
cadre responsable qualité et répond aux besoins génériques des entreprises. La spécialité est organisée sur la base
d’un seul parcours, avec cependant des options en M1. Les unités d’enseignement sont toutes liées au management et
à la qualité. Les intervenants académiques appartiennent à différentes sections du CNU (14, 26, 32, 60, 61). De plus,
une vingtaine d’intervenants extérieurs renforce l’équipe pédagogique. Le tiers des effectifs de cette spécialité vient
de la formation continue.

 Indicateurs :

En 2009/2010 :
Effectifs constatés M1 : 33
M2 : 32
Effectifs attendus Entre 42 et 51 (FI et FC)
92 % en M1
Taux de réussite
100 % en M2
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de
66 %
réponses)
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 66 %

 Appréciation :

Cette spécialité intègre les enseignements de la qualité et du management et répond à une attente effective
des entreprises. Cependant, les enseignements dispensés sont éloignés des « sciences pour l’ingénieur ». Afin de
l’ancrer de façon plus importante dans le domaine « sciences pour l’ingénieur », il serait intéressant de trouver des
liens avec la spécialité QESIS de l’Université de Bourgogne.
7
 Points forts :
 Réelle attractivité de la spécialité et bon ancrage dans le milieu professionnel.
 Flux d’étudiants significatifs et bon apport d’étudiants issus de la formation continue.
 Temps de recherche d’emploi court.

 Points faibles :
 Liens inexistants avec la recherche.
 Spécialité peu lisible dans une mention de master « sciences pour l’ingénieur ».
 Nature exacte des emplois non précisée.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Cette spécialité, qui reste nécessaire pour les entreprises, est un peu éloignée des préoccupations et
fondamentaux d’une mention « sciences pour l’ingénieur ». Aussi, devrait-elle proposer des enseignements spécifiques
du SPI et se rapprocher de la spécialité QESIS de la même mention mais dispensée à l’Université de Bourgogne.

Contrôles et analyses chimiques (CAC)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité professionnelle a pour vocation de former des cadres dans le métier de chimiste analyste :
responsable de contrôle et d’analyse en entreprise ou dans le secteur privé. Bien que cette spécialité soit, au départ,
envisagée en tant que formation professionnelle, elle permet à certains étudiants de poursuivre en doctorat, sur la
base des projets et des stages en laboratoire. La compétence « métier », qui correspond à un réel besoin des
entreprises, s’appuie sur de solides compétences disciplinaires dans le domaine de la chimie et des méthodes
d’analyse. En M1, cette spécialité est mutualisée avec la spécialité « Qualité, environnement et sécurité dans
l’industrie et les services » (40 à 45 étudiants dans les deux spécialités). Elle propose en M1-S2 des unités
d’enseignement obligatoires ainsi qu’un stage spécifique.

L’équipe pédagogique est essentiellement composée d’enseignants-chercheurs de l’Institut Carnot de


Bourgogne et de l’Institut de chimie moléculaire de l’Université de Bourgogne (ICMUB). Peu d’intervenants du milieu
professionnel sont mentionnés, même si le volume horaire dédié aux professionnels semble correspondre à 20 % du
volume total. L’ouverture à l’alternance est prévue en 2012. En revanche, des adaptations sont possibles afin
d’intégrer des VAE ou des reprises d’études en M1 et M2.

 Indicateurs :
En 2009/2010 :
Effectifs constatés M1 : 19
M2 : 20
Effectifs attendus 24
95 % en M1
Taux de réussite
95 % en M2
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 66 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 66 %

8
 Appréciation :

La spécialité professionnelle CAC présente une bonne attractivité et est bien ciblée vis-à-vis des objectifs de
formation orientés vers le métier de chimiste analyste. L’insertion semble bonne. Cependant, il semblerait que
certains diplômés éprouvent des difficultés à trouver un premier emploi. La mutualisation du premier semestre de M1
avec la spécialité QESIS est un point positif. De plus, l’intégration d’un stage dès le premier semestre de M1 permet
aux étudiants de découvrir les métiers. En revanche, la formation en M2 est tubulaire, des options à ce niveau
seraient peut être souhaitables. Un point important enfin est le manque de professionnels intervenant dans la
formation.

 Points forts :
 Formation possédant une bonne attractivité au niveau national, tendance à un accroissement des
effectifs.
 Réelle adéquation de la formation avec les objectifs professionnels, la mutualisation du premier
semestre de M1 avec la spécialité « Qualité, environnement et sécurité dans l’industrie et les services »
est intéressante.
 Bonne lisibilité du devenir des diplômés.

 Points faibles :
 Faible proportion d’intervenants du monde industriel.
 Faible ancrage en « sciences pour l’ingénieur », l’ancrage principal étant plutôt les « sciences
chimiques ».
 Certaines difficultés d’insertion lors de la recherche du premier emploi.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

La spécialité CAC est une formation en adéquation avec les objectifs du métier de chimiste analyste. En
revanche, du fait de la difficulté à trouver un premier emploi, ne devrait-elle pas chercher à proposer des unités
d’enseignement au choix ou optionnelles afin de favoriser l’intégration des diplômés dans le milieu professionnel ?
Parallèlement, l’accroissement du nombre d’intervenants extérieurs devrait également favoriser cette intégration.

Qualité, environnement et sécurité dans l’industrie et les services (QESIS)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité professionnelle a pour vocation de former des cadres responsables « Qualité, hygiène,
sécurité, environnement » ou responsables « Développement durable pour l’industrie et les services ». Les objectifs
professionnels correspondent à un réel besoin du monde professionnel. Elle a obtenu en 2006 la certification ISO
9001/2008. En M1, cette spécialité est mutualisée avec la spécialité « Contrôle et analyste chimique » (CAC) (40 à 45
étudiants sur les deux spécialités). Elle délivre ensuite une formation solide en « sciences de l’environnement ». Le
M2-S3 est consacré à l’acquisition des connaissances liées en qualité et sûreté industrielle.

L’équipe pédagogique est essentiellement composée d’enseignants-chercheurs de l’Institut Carnot de


Bourgogne et de l’Institut de chimie moléculaire de l’Université de Bourgogne (ICMUB). De plus, la deuxième année du
master fait intervenir un grand nombre de professionnels (25 %), enfin une collaboration avec le CEA Valduc est à
souligner. Depuis 2007, la spécialité intègre de nombreux étudiants sous contrats de professionnalisation (de 50 % à
75 % d’une proportion en moyenne). La spécialité délivre chaque année des VAE totales ou partielles.

9
 Indicateurs :

En 2009/2010 :
Effectifs constatés M1 : 23
M2 : 41
Effectifs attendus 45
100 % en M1
Taux de réussite
100 % en M2
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Environ 96 %
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 100 %
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 100 %

 Appréciation :

Cette spécialité est en parfaite adéquation avec les besoins du monde socio-économique. Ainsi, la période de
recherche d’emploi est a priori inférieure à 6 mois. La spécialité est par ailleurs bien ancrée dans le milieu
professionnel grâce à une forte collaboration basée notamment sur une proportion importante (25 %) d’enseignants
professionnels. Elle s’appuie sur un socle scientifique solide et la mutualisation en M1-S1 est à souligner.

 Points forts :
 Excellent ancrage dans le milieu professionnel, se concrétisant notamment par un taux d’étudiants élevé
en alternance et un nombre d’intervenants industriels important.
 Bonne insertion professionnelle.

 Très bon suivi des diplômés, satisfaction des étudiants et des entreprises partenaires.

 Flux importants.

 Points faibles :
 Peu d’interaction directe avec la recherche.
 Positionnement dans les « sciences pour l’ingénieur » discutable et peu lisible.
 M1 très axé sur les « sciences chimiques ».

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A

Recommandations pour l’établissement

Cette spécialité est bien positionnée vis-à-vis du monde socio-économique, de plus elle est certifiée. En
revanche, son positionnement dans la mention SPI serait à revoir. L’ouverture d’unités d’enseignement aux choix ou
optionnelles permettrait peut-être d’améliorer la liaison avec les sciences pour l’ingénieur. Enfin, la spécialité
gagnerait à rechercher un rapprochement avec la spécialité « Qualité et management des performances » de la même
mention mais dispensée à Besançon.

Matériaux plastiques et éco-conception (MPEC)

 Présentation de la spécialité :

Cette spécialité professionnelle et par apprentissage est en création. Elle vise à former des cadres du domaine
de la plasturgie en intégrant la dimension éco-conception des matières plastiques. Cette formation est a priori
attractive et répond à une demande. Elle s’appuie sur des acteurs locaux bien implantés dans le domaine, avec
notamment une association avec le Centre interrégional de formation alternée de la plasturgie (CIRFAP), le Plastic eco

10
design center (PEDC) et l’Ecole supérieure d’ingénieurs de recherche en matériaux (ESIREM). Le projet est financé par
les fonds de la branche professionnelle de la plasturgie et par des recettes de formation continue (CIF…). Le dispositif
est géré par le service universitaire de formation continue de l’Université de Bourgogne). Le programme de la
formation est exclusivement proposé en alternance ; les connaissances scientifiques et techniques étant dispensées à
l’Université de Bourgogne, à l’ESIREM et au CIRFAP (Lyon, à raison d’une semaine par semestre). La formation est
purement tubulaire, il n’y a pas de jeux d’options ou de modules au choix. L’accent sera mis sur le choix des
matériaux (chimie des matériaux), la conception (procédés de conception et de mise en forme des polymères) et le
recyclage de la pièce (ACV, bilan carbone…). Les enseignements seront dispensés par des enseignants-chercheurs des
trois structures d’accueil ainsi que par des professionnels (taux de couverture des industriels non spécifié).

 Indicateurs :

Effectifs constatés Création


Effectifs attendus 15
Taux de réussite NR
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

 Appréciation :

Il s’agit d’une spécialité professionnelle en création, très pointue et répondant à un réel besoin. La formation
se faisant exclusivement par alternance, elle est très ancrée dans le milieu professionnel. Néanmoins, le potentiel de
recrutement dans cette formation reste à démontrer. Cette spécialité reste également à la marge du master SPI à
moins de la mutualiser et/ou de la co-habiliter avec la spécialité « Eco-conception des produits » dispensée à l’UFC.
Le dossier fait d’ailleurs apparaître une volonté de collaboration avec cette spécialité.

 Points forts :
 Spécialité a priori bien positionnée par rapport aux besoins des entreprises de la plasturgie de la région.
 Fort ancrage régional dans le domaine des matériaux plastiques.
 Bon équilibre entre formation professionnelle et formation académique, du fait de son positionnement
en alternance.

 Points faibles :
 Peu de liens avec la recherche.
 Fonctionnement apparemment très indépendant de la mention.
 Formation conçue de façon tubulaire (pas de choix d’options ni de mutualisation avec d’autres
spécialités).
 Flux attendus non solidement justifiés.

Notation

 Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B

Recommandations pour l’établissement

Cette spécialité est intéressante et prépare aux métiers de la plasturgie. Cependant, son type de
fonctionnement indépendant risque de poser problème vis-à-vis de la mention SPI. Il serait préférable de la mutualiser
avec celle de l’Université de Besançon afin de faire bénéficier chacune des spécialités des compétences de l’autre. De
plus, cette démarche permettrait d’ouvrir des options et d’améliorer l’attractivité en vue de garantir un flux suffisant
d’étudiants.

11
Métiers de l’enseignement et de la formation – technologie
Cette spécialité sera évaluée a posteriori.

12
Evaluation des diplômes
Masters – Vague B
ACADEMIE : BESANCON

Etablissement : Université de Franche-Comté


Demande n° S3MA120003388
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Géographie, intelligence territoriale

Présentation de la mention

Le master vise à relier des méthodes, des thématiques et la capacité à la conduite de projet dans les pays du
Sud. L’originalité de ce dossier est liée à la nature même de cette formation à distance. L’accent est mis sur la
variété des problématiques relatives à l’aménagement et au développement. L’objectif de l’insertion professionnelle
à l’issue du master est mis en avant. Les compétences visent aux savoirs et savoir-faire dans le domaine des bases de
données territoriales, de la cartographie et de l’analyse spatiale. S’y ajoutent des compétences spécifiques aux pays
du Sud.

Indicateurs

Effectifs constatés 25
Effectifs attendus NR
Taux de réussite NR
Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR
Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR

Bilan de l’évaluation

 Appréciation globale :

On a du mal à saisir pourquoi cette mention n’est pas une spécialité de la mention « Géographie,
aménagement, environnement » proposée par la même université. Si beaucoup de structures de recherche sont
citées, on sait peu de choses de leur réelle articulation avec les enseignements proposés dans la mention. De même, il
est difficile de percevoir la hiérarchisation des liens avec d’autres écoles ou institutions. La dimension internationale
n’est pas clairement explicitée.

 Points forts :
 Une formation organisée à distance à partir d’un centre de ressources numériques.
 Des stages de 16 semaines en S4 en responsabilité de montage de projet.

 Points faibles :
 La stabilisation et pérennisation des réseaux internationaux apparaissent encore bien ténues.
 L’adossement à un laboratoire spécialisé dans l’analyse spatiale de type quantitatif ne renforce pas la
lisibilité d’une mention dont l’affichage « Sud » est revendiqué.
1
Notation

 Note de la mention (A+, A, B ou C) : C

Recommandations pour l’établissement

Le projet est original dans sa conception : offrir une formation à distance pour des publics étudiants des pays
des suds. Mais, il faudrait que l’on appréhende mieux l’adossement réel à la recherche ; les axes précis sont peu
développés. Les partenariats avec les milieux socio-professionnels ne sont guère plus explicités. Il faudrait en outre
que la rubrique ouverture internationale présente des éléments beaucoup plus précis que la seule convention avec
l’AUF. Il est également recommandé que cette formation se dote d’un conseil de perfectionnement.

2
Appréciation par spécialité

Aménagement et gouvernance en Pays du Sud

Cette mention n’ayant qu’une spécialité « Aménagement et gouvernance en pays du sud », voir l’appréciation
de la mention.

3
Observations du président
Q Q innovation
et responsabilité sociale

université
de franche-comté

Q Q retour des réponses


à l'AERES
Q Q offre des formations 2012/2016
masters

w w w. u niv - f c o m t e . f r
 
 
 
Préambule  
 
Le  PRES  Bourgogne‐Franche  Comté :  une  offre  de  formation  concertée  entre 
l’Université de Bourgogne, l’Université de Franche‐Comté, AgroSup Dijon et l’Ecole 
Nationale Supérieure de Mécanique et Microtechniques. 
 
 
L’offre  de  formation  présentée  par  le  PRES  Bourgogne  ‐  Franche‐Comté  a  montré  l’engagement 
des  équipes  pédagogiques  à  travailler  ensemble  en  vue  de  construire  une  carte  des  formations 
concertée et d’une grande qualité. 
 
L’expertise  menée  avec  rigueur  a  fait  apparaître  le  sérieux  de  notre  offre  de  formation.  Les 
qualités des projets sont soulignées, mais un certain nombre d’éléments perfectibles sont pointés 
avec justesse.  
 
Avant  de  répondre  sur  chacun  des  domaines,  il  est  important  de  souligner  le  chemin  parcouru 
dans ce processus de concertation structurant pour notre offre de formation et structurel pour la 
construction de notre PRES. 
 
L’état  des  lieux  établi  à  l’échelle  des  établissements  depuis  Janvier  2009  a  permis  de  définir  la 
cartographie  des  offres  de  formations  proposées  par  les  établissements  du  PRES  Bourgogne  – 
Franche‐Comté. Ce travail mené avec l’aide des scolarités centrales, des cellules d’aide au pilotage 
et des composantes des établissements a permis de conduire une étude qualitative et quantitative 
des différents diplômes délivrés dans le cadre du contrat quadriennal en cours. 8 diplômes sont 
actuellement cohabilités entre les deux universités, 12 le sont entre l’université de Bourgogne et 
AgroSup Dijon, 1 entre l’université de Franche‐Comté et l’ENSMM. Le travail mené pendant plus 
d’un  an  a  favorisé  les  rencontres  entre  les  équipes  pédagogiques.  Ces rencontres ont  permis de 
connaître et de comparer l’offre de formation à l’échelle des quatre établissements, d’établir les 
possibilités  de  concertation  voire  de  cohabilitation,  mais  également  de  définir  et  renforcer  la 
complémentarité de l’offre de formation entre les deux universités et les deux écoles. 
 
Ce travail de concertation pédagogique a permis : 
 
‐  d’aboutir  à  une  synthèse  globale  de  l’offre  de  formation  actuelle  à  l’échelle  des  quatre 
établissements ; 
‐  de  favoriser  les  rencontres  et  la  capitalisation  de  l’expérience  entre  les  équipes 
pédagogiques ; 
‐  d’identifier les possibilités de partenariat pédagogique et/ou de cohabilitation ;  
‐  de  définir  et  de  préciser  la  complémentarité  de  l’offre  de  formation  entre  les 
établissements de la grande région Bourgogne ‐ Franche‐Comté.  


 
Dans la même dynamique, la mise en place d’un groupe de travail regroupant des directeurs de 
composantes, des directeurs des études, des enseignants‐chercheurs des deux universités a donné 
lieu à la mise en place d’une « boîte à outil PRES » a permis de définir les éléments constitutifs 
d’une  offre  de  formation  concertée  entre  l’université  de  Bourgogne  et  l’université  de  Franche‐
Comté dans le cadre du prochain contrat quinquennal 2012‐2016. Ce groupe de travail a envisagé 
un ensemble de procédures et d’outils collaboratifs pour la construction de projets de formations 
concertés (harmonisation de l’architecture des diplômes, modalités de contrôle des connaissances 
communes,  calendrier  universitaire  commun,  …).  Parallèlement  à  ces  rencontres,  les  discussions 
avec AgroSup Dijon et l’ENSMM ont permis de concerter l’offre de formation à l’échelle du PRES 
Bourgogne ‐ Franche‐Comté. 
 
Ainsi,  et  afin  de  faciliter  ces  collaborations,  il  a  été  proposé  la  construction  de  toutes  les 
formations  de  Licence  et  de  Master  sur  la  base  de  5  Unités  d’Enseignement  (UE)  de  6  ECTS 
chacune  par  semestre  afin  d’harmoniser  l’architecture  des  diplômes  de  nos  établissements  (ce 
dispositif étant en place à l’université de Franche‐Comté depuis le contrat précédent). Un accord 
avec le Conseil Régional de Bourgogne et le Conseil Régional de Franche‐Comté a donné lieu à la 
mise en place de navettes bus et train entre Dijon et Besançon afin de faciliter les déplacements 
des  étudiants  et  des  enseignants.  En  parallèle,  de  nouvelles  modalités  pédagogiques  à  distance 
sont mises en place par visioconférences et l’utilisation de plate‐formes numérique. 
 
Le  développement  des  collaborations  entre  l’université  de  Franche‐Comté,  l’université  de 
Bourgogne,  AgroSup  Dijon  et  l’ENSMM  a  conduit  à  la  mise  en  place  de  plus  d’une  centaine  de 
réunions entre les équipes de présidence des établissements, les responsables de mentions et/ou 
spécialités et les équipes pédagogiques. Faisant suite à des réunions «état des lieux » organisées 
par les deux universités domaine par domaine au cours du premier semestre 2009, ces réunions 
ont permis une meilleure connaissance entre équipes, mais surtout la mise en place d’une offre de 
formation concertée et complémentaire à l’échelle des établissements. 
 
La mise en place d’un groupe de pilotage « PRES formation » regroupant des membres des deux 
universités  a  permis  de  définir  un  cahier  des  charges  donnant  les  outils  nécessaires  à  la 
cohabilitation de l’offre de formation. Les réunions d’un CEVU commun (25 Février 2010) et d’une 
commission  à  la  pédagogie  (27  mai  2010)  commune  aux  deux  établissements  ont  validé  les 
principes  de  construction  d’une  offre  de  formation  cohabilitée  et  permis  de  faire  le  bilan 
quantitatif des formations qui seront proposées à la cohabilitation au cours du prochain contrat 
quadriennal. L’offre de formation en Licence Professionnelle nécessite des ajustements car elle a 
été  un  peu  moins  concertée ;  la  réunion  du  comité  de  pilotage  LP  a  invité  le  Vice‐Président  du 
CEVU de l’UFC afin d’harmoniser la carte des formations en LP des deux établissements. 
Le  travail  de  concertation  mené  en  amont  de  la  préparation  de  la  préparation  du  contrat 
quinquennal 2012‐2016 conduit à proposer la cohabilitation de 1 DEUST, 4 Mentions de Licence, 6 
spécialités  de  Licence  Professionnelle,  7  Mentions  de  Master  et  21  Spécialités  de  Master.  Ces 
cohabilitations  nouvelles  s’ajoutent  aux  cohabilitations  de  diplômes  déjà  existantes  entre 
l’université  de  Bourgogne  et  AgroSup  Dijon  (12  diplômes  cohabilités)  et  entre  l’université  de 
Franche‐Comté et l’ENSMM (1 diplôme cohabilité). Une cohabilitation menée à un tel niveau est 
probablement unique en France dans le cadre d’un PRES. 


 
 
Les  experts  de  l’AERES  ont  fortement  souligné  l’intérêt  des  cohabilitations  proposées. 
L’organisation  pédagogique  n’a  toutefois  pas  toujours  été  comprise.  Les  réponses  détaillées  aux 
questions et commentaires formulés par les experts de l’AERES dans le cadre du PRES Bourgogne ‐ 
Franche‐Comté et qui figurent dans les documents‐réponses au niveau des mentions et spécialités 
de Masters, Licences professionnelles et Licences, permettront de mieux saisir le fonctionnement 
des diplômes cohabilités. 
 
Il  faut  souligner  un  projet  « phare »  dans  la  nouvelle  offre  de  formation  du  PRES : la 
cohabilitation de l’ensemble de l’offre de formation en STAPS (à tous les niveaux de formation), 
permettant ainsi aux futurs étudiants de construire leur parcours de formation à l’échelle des deux 
universités et d’acquérir des compétences complémentaires d’un site à l’autre. 
 
Les diplômes cohabilités jusqu’à présent n’ont pas été remis en cause par les experts, même si des 
précisions  seront  apportées  sur  le  fonctionnement  de  certaines  formations  (Master  ACTEP  par 
exemple). La cohabilitation de la mention Sciences pour l’Ingénieur au niveau Master est apparue 
incohérente aux experts. Cette mention sera modifiée en une Mention Sciences Chimiques pour le 
Développement  Durable  à l’université  de Bourgogne  et  une  mention  Sciences  pour  l’Ingénieur  à 
l’université de Bourgogne ; certaines spécialités issues des ces deux mentions seront cohabilitées 
en cours de contrat. 
 
Les  experts  de  l’AERES  ont  également  suggéré  des  rapprochements  ou  des  cohabilitations  dans 
certains  secteurs  (IAE,  Mathématiques,  Eco‐conception  par  exemple).  Un  plan  d’actions  pour 
répondre à ces suggestions sera lancé dès la rentrée 2011. Cette impulsion sera encouragée avec 
la mise en place d’un BQF‐PRES « formation ».  
 
Il  faut  souligner  enfin  que  les  Ecoles  Doctorales  (Carnot‐Pasteur,  Sciences  Physiques  pour 
l’Ingénieur  et  Microtechniques,  Environnement‐Santé  seront  co‐accreditées  dès  2011  (l’école 
doctorale LISIT pourra être amenée à faire évoluer son périmètre durant le contrat 2012‐2016 en 
lien avec l'école doctorale LETS de l'université de Franche‐Comté). Ces co‐accréditations montrent 
le  lien  fort  entre  formation  de  Master  et  recherche.  L’ensemble  de  l’effort  mené  en  terme  de 
cohabilitation  permettra  de  dynamiser  l’offre  de  formation  à  l’échelle  du  PRES,  dès  le  niveau 
Licence. 
 
Concernant les recommandations de l’AERES, notre engagement est entier afin de : 
 
 Développer l’ouverture international et les partenaires afin d’accroître l’attractivité nationale et 
international  des  formations.  Des  actions  précises  sont  programmées  pour  formaliser  nos 
partenariats internationaux et en particulier transfrontaliers avec la Suisse ; 
 
 Engager au niveau du PRES, la mise en place, pour chaque mention co‐habilitée, d’une véritable 
structure  de  pilotage  dotée  d’outils,  afin  d’assurer  à  chaque  formation  identité  et  cohérence 
d’organisation ; 


 
 Mettre en place systématiquement des conseils de perfectionnement ouverts aux étudiants et 
aux professionnels extérieurs. Ces conseils seront généralisés dès septembre 2012 ; 
 
 Généraliser et harmoniser l’évaluation des enseignements et des formations par les étudiants. 
Instaurer  une  démarche  qualité  à  partir  des  résultats  de  l’évaluation  des  enseignements  et  des 
formations, du retour des entreprises, des laboratoires et des conseils de perfectionnement. Notre 
objectif est d’élaborer un véritable système qualité‐formation ; 
 
 Engager une réflexion sur la mise en place d’outils efficaces pour le suivi des diplômés ; 
 
  Formaliser  un  véritable  protocole  concernant  l’auto‐évaluation  des  dossiers  avec  un  regard 
extérieur ; 
 
  Entreprendre  des  efforts  d’attractivité,  notamment  en  favorisant  la  formation  continue  et  la 
formation en alternance ou par apprentissage. 
 
L’ensemble  de  ces  réponses  seront  formalisés  et  programmées  dans  le  dialogue  contractuel  et 
dans le dialogue de gestion avec les équipes pédagogiques. 
 
 


 
Domaine Sciences Technologie Santé (STS) 
 
 
Pour les mentions de masters portées par l'UFR ST 
(Informatique,  Mathématiques  et  applications,  Sciences  de  la  matière,  Sciences 
environnementales, Sciences pour l'ingénieur) 
 
Les mutualisations, qui se sont nettement organisées aux cours des différentes campagnes LMD, 
sont  encore  parfois  insuffisantes  par  endroits.  Cependant  il  convient  de  ne  pas  déséquilibrer 
certaines  formations  par  des  mutualisations  qui  ne  trouveraient  pas  leurs  justifications  dans 
l'intérêt pédagogique de la formation ou dans le besoin de passerelles nécessaires aux étudiants. 
C'est  le  cas  de  certaines  spécialités  qualifiées  de  tubulaires,  mais  reconnues  pour  leur 
performance, en particulier au niveau de l'insertion professionnelle.  
 
Concernant  les  mentions,  et  en  particulier  la  mention  Sciences  pour  l’ingénieur (SPI),  la  solution 
retenue à court terme, est de ne pas maintenir une mention Sciences pour l'ingénieur co‐habilitée 
Besançon – Dijon mais de raisonner au niveau des spécialités. 
 
Plus précisément, nous proposons une mention Sciences pour l’ingénieur à Besançon co‐habilitée 
UFC‐ENSMM comportant quatre spécialités :  
 
‐ Meeting – mécanique et ingénieries (co‐habilitée UFC‐ENSM et UB), 
‐ M2E2 – mécatronique, microsystèmes et électronique embarquée (co‐habilitée UFC‐ENSMM), 
‐ Eco‐Conception de produits,  
‐ QMP – qualité, et management des performances 
 
Et une mention Sciences Chimiques pour le développement durable à Dijon avec 3 spécialités : 
 
‐ CAC – contrôle et analyses chimiques, 
‐ QESIS – qualité, environnement et sécurité dans l’industrie et les services, 
‐ MEPC – matériaux plastiques et éco‐conception, 
‐ métiers de l’enseignement et de la formation en technologie. 
 
Il  est  demandé  aux  spécialités  Eco‐Conception  et  MEPC  de  proposer  une  mutualisation  même 
limitée à des conférences ou séminaires comme c’est le cas pour les spécialités QMP‐QESIS 
 
Pour  la  spécialité  Métiers  de  l’enseignement  et  de  la  formation  –  Technologie,  il  serait  plus 
cohérent  qu'elle  soit  dans  la  mention  Sciences  pour  l’ingénieur de  Besançon  de  part  sa  nature 
disciplinaire “mécanique” et pourrait être co‐habilitée avec l’UB. 


 
Le  faible  adossement  au  milieu  socio‐économique  de  la  mention  Mathématiques et  applications 
ne concerne que la spécialité Modélisation statistique qui veillera compte tenu de la remarque, à 
tisser des liens avec le milieu socio économique. 
 
En  ce  qui  concerne  la  cohérence  des  spécialités  de  la  mention  informatique,  les  responsables  
souhaitent conserver la spécificité du public en enseignement à distance et justifient les objectifs 
différents des spécialités CODES, I2A et DVL.  
 
L'attractivité  au  niveau  national  et  international  est  une  vraie  préoccupation  des  équipes 
pédagogiques et des directions des UFR. Plusieurs conventions ont été établies entre l’UFC et des 
Universités  étrangères  pour  permettre  et  faciliter  l’accès  des  étudiants  étrangers  à  nos  masters 
scientifiques. 
 
L’UFR  veillera  à  ce  que  les  conseils  de  perfectionnement  soient  systématiquement  et  mieux 
formalisés, ils intégreront des étudiants et des professionnels selon la pertinence des disciplines. 
 
Les  enquêtes  de  l'OFVE  complètes  sont  relativement  récentes.  Avec  la  systématisation  des 
enquêtes d'évaluation par les étudiants, ce suivi des étudiants, des diplômés et des non diplômés  
vont permettre un pilotage plus éclairé de nos mentions de masters.  
L'exemple  de  la  certification  qualité  ISO  9001  de  la  spécialité  QMP  actuellement  en  cours  pour 
toutes les formations du domaine SPI est sans doute à généraliser. 
 
 
Domaine Droit, Economie et Gestion (DEG) 
 
L’expertise menée avec rigueur a fait apparaître le sérieux de la carte de formation du domaine 
Droit‐Economie‐Gestion.  Les  qualités  du  projet  sont  soulignées  mais  un  certain  nombre 
d’éléments perfectibles sont pointés avec justesse.  
 
Concernant  l’offre  de  Master,  des  observations  sont  communes  à  l’ensemble  des  mentions  de 
master  et  justifie  une  politique  commune  de  l’UFR.  L’enjeu  crucial  du  prochain  contrat  tient  à 
l’attractivité des formations de Master. La généralisation des conseils de perfectionnement dans 
chacune des spécialités de Master permettra une meilleure utilisation des résultats des enquêtes 
d’insertion professionnelle et d’évaluation des enseignements pour le pilotage des diplômes, tout 
en  intensifiant  encore  les  liens  avec  les  professionnels,  renforçant  ainsi  l’attractivité  des 
formations.  Une  réunion  annuelle  commune  des  différents  conseils  de  perfectionnement  des 
spécialités  d’une  même  mention  permettra  d’améliorer  le  pilotage  des  mentions  et  la 
coordination en leur sein. De la même manière, la mise en place au sein de l’UFR d’un ingénieur 
d’étude  formation  continue  qui  travaillera  avec  les  équipes  pédagogiques  pour  améliorer 
l’ouverture  effective  des  diplômes  à  la  formation  continue  et  développer  la  VAE  renforcera  leur 
attractivité auprès des nouveaux publics.  Par ailleurs, la politique volontariste de développement 
des relations internationales se traduit par la mise en place d’une convention de co‐diplomation 
avec le Liban pour les mentions économie‐gestion et management et des échanges très avancés 
sont en cours avec le Maroc. 


 
Les  mesures  générales  présentées  ci‐dessus  permettront  de  remédier  efficacement  aux  rares 
points  faibles  des  mentions  économie‐gestion,  droit  public,  AES  et  management,  cette  dernière 
voyant son adossement recherche renforcé par la création d’une antenne du LEG à l’UFC. 
 
Ces  mesures  profiteront  également  au  pilotage  de  la  mention  droit  privé  mais  cette  dernière 
mérite  un  complément  d’information.  La  mention  Droit  privé  comporte  4  spécialités  dont  3  ont 
été notées A. En revanche, la spécialité Droit Patrimonial des affaires n’a pas été favorablement 
évaluée  au  motif  de  son  manque  de  lisibilité  quant  aux  débouchés  professionnels.  Pour  autant 
l’UFR  entend  insister  sur  la  nécessité  du  maintien  en  son  sein  de  4  spécialités  de  droit  privé, 
cohérentes avec le potentiel enseignant et l’adossement recherche au CRJFC (laboratoire noté A). 
Une spécialité de droit des affaires a toute sa place dans le cadre des partenariats développés au 
sein  de  la  composante  notamment  avec  la  CGPME  et  la  Mutualité  Française.  L’attractivité  de  la 
mention  droit  privé  dépend  de  la  présence,  au  coté  de  masters  généralistes,  de  masters  plus 
spécialisés  comme  l’est  le  droit  patrimonial  des  affaires  et  ce  d’autant  plus  qu’il  répond  à  une 
demande forte du monde professionnel (Les nombreuses lettres de soutien des professionnels, en 
annexe de la réponse de cette mention, en sont la preuve).  
 
 
Domaine  Arts,  Lettres,  Langues  (ALL)  ‐    Sciences  Humaines  et  sociales 
(SHS) 
 
 
Préambule  
 
L’UFR SLHS compte 3804 étudiants et connaît depuis 2008 une stabilisation de ses effectifs avec 
une  évolution  redevenue  positive  à  2%  par  an.  Les  Licences  accueillent  65%  du  total  avec  2498 
étudiants inscrits en 2010‐2011.  
 
L’ensemble  des  Mentions  de  Licence  et  des  Mentions  et  Spécialités  de  Master  a  fait  réponse 
spécifique  à  l’AERES  sur  les  conclusions  des  rapports  concernant  l’offre  de  formation  de  l’UFR 
SLHS.  
 
L’offre de formation Master  
 
Description de l’offre Master pour SLHS  
 
L’UFR  SLHS  propose  5  mentions  de  Master  et  14  spécialités  dans  le  domaine  ALL  et  7  mentions 
avec  19  spécialités  dans  le  domaine  SHS.  La  spécialité  Management  et  Développement  Interna‐
tional  de  la  Mention  Langue  Etrangère  Appliquée  (LEA)  est  la  seule  du  domaine  ALL  à  être 
cohabilitée  avec  l’Université  de  Bour‐gogne.  Les  2  spécialités  Histoire  des  Sociétés  et  des 
économies  industrielles  de  1750  à  nos  jours  (Mention  Histoire,  Histoire  de  l’Art)  et  Archéologie, 
Cultures,  Territoires,  Environnement  ainsi  que  l’ensemble  de  la  mention  Sociologie  avec  ses  4 
spécialités sont cohabilitées avec Dijon pour le do‐maine SHS. 


 
L’AERES souligne l’offre de formation diversifiée et l’effort de restructuration réussi. Elle insiste sur 
le  début  de  partenariat  avec  l’Université  de  Bourgogne  dans  le  cadre  du  PRES.  Ce  partenariat 
s’exerce  à  l’UFR  SLHS  dans  le  cadre  des  spécialités  évoquées  précédemment  mais  aussi  dans  la 
mise en place de séminaires inter‐universitaires, de journées de recherche doctorales communes, 
d’appel à projet BQR (pour lesquels SLHS a fait des propositions constructives au travers de projets 
inter‐laboratoires et équipes de recherche) et de Colloques associant les 2 universités.  
 
 
Adossement au potentiel des équipes de recherche et des milieux socio‐professionnels  
 
 
L’adossement  des  Masters  aux  équipes  de  recherche  est  une  réalité  et  l’insuffisance  relevée 
concernant la mention Sociologie est due à l’éclatement du LASA en 2 équipes qui se constituent 
dès  cette  année  autour  d’un  pôle  LASA  (UFR  SLHS)  et  C3S  (UFR  STAPS).  L’élection  du  nouveau 
directeur  du  LASA,  le  6  juin  2011,  devrait  dynamiser  l’équipe  SHS  autour  des  problématiques 
attenantes aux spécialités de la Mention. De même, il faut noter que la formation de master AGPS 
a  été  ouverte  à  l’automne  2009  et  ce,  uniquement  pour  la  première  année,  la  deuxième  année 
étant ouverte depuis l’automne 2010. Elle est donc très « jeune » et ne dispose que d’une année 
de « recul » lors du montage des dossiers d’habilitation. Ceci explique le fait que les réseaux sur 
lesquels elle s’appuie, tant d’un point de vue pédagogique que professionnel sont actuellement en 
phase  de  montée  en  puissance.  Par  ailleurs,  Le  laboratoire  ThéMA  vient  de  faire  le  choix 
stratégique d’une réorganisation de ses pôles de recherche1 de manière à rendre visible, à travers 
le Pôle Intelligence Territoriale, les activités de recherche menées autour de la compréhension de 
la nature et du fonctionnement des territoires par les acteurs de leur évolution. Le Master AGPS 
est donc bien adossé à un centre de recherche qui lui correspond.  
 
Ces choix ont été validés par l’AERES qui a affecté la note de A cette UMR. 
 
Ce  souci  d’articulation  avec  la  recherche  est  aussi  revendiqué  par  la  spécialité  ADRE  du  Mas‐ter 
LEA, en lien avec le nouveau pôle de recherche du laboratoire THEMA ayant trait à l’Intelligence 
Territoriale et qui vient d’obtenir le soutien du CNRS pour le GDRI caINTI, Groupe de Recherche 
International  “coordination  action  of  the  International  Network  of  Territorial  Intelligence”  qui 
intègre 7 équipes de recherche dans 5 pays (France, Espagne, Belgique, Italie et Argentine). Dans 
ce  sens,  les  compétences  multi‐langues  des  étudiants  combinées  avec  des  connaissances  en 
aménagement,  en  développement  local,  en  développement  durable  et  des  outils  informatiques 
qui se trouvent au coeur de la spécialité ADRE ouvrent des possibilités d’interaction forte entre la 
formation et la recherche et rendent cette spécialité essentielle et attractive sur le plan national.  
Enfin, on peut s’interroger sur les contradictions des experts dans l'évaluation de la même équipe 
pour la formation Master Traitement automatique des langues et Centre de recherche Tesnière. 
L’expertise du Centre Tesnière relève par exemple les liens forts avec l’industrie, et des contrats 
productifs, ainsi qu’un réseau de partenaires universitaires internationaux, notamment au travers 
d’un master Erasmus Mundus en Traitement Automatique des Langues et des conférences xTAL. 
Le comité d’experts a noté un travail conséquent dans la mise en oeuvre de ces techniques pour 
des  applications  industrielles,  les  collaborations  nombreuses  et  durables  avec  des  partenaires 
comme Nestlé, Airbus notamment (2 brevets déposés et 1 en cours de dépôt avec Airbus).  


 
 
Ce Centre et le Master qui lui est associé sont à l’origine de la création de cinq entreprises « spin‐
off » (dont une lauréate au concours national d’aide à la création d’entreprises 2006), ce qui est 
exceptionnel en SHS, tout particulièrement pour une équipe de cette taille. Ce dispositif permet 
d’assurer un financement des thèses ainsi que l’insertion professionnelle de ses diplômés. C'est là 
l'un  des  points  forts  de  l'unité  qui  dispose  d'un  réseau  de  spin  off  et  d'interlocuteurs  dans 
quelques  entreprises  importantes  qui  lui  permettent  de  valoriser  ses  outils  et  d'obtenir  des 
financements  externes  conséquents.  On  comprend  mal  ici  la  remarque  en  point  faible  de  la 
formation Master Traitement Automatique des Langues qui met en exergue l’absence de contacts 
avec les entreprises.  
 
Pilotage des formations  
 
Les formations sont toutes sous la responsabilité d’un porteur du projet LMD3 clairement nommé, 
ce  pour  la  Mention  et  les  spécialités.  Le  M1  comprend,  sauf  à  de  rares  exceptions  toujours 
justifiées sur le plan de la spécificité de la formation ou de la cohabilitation, au moins un semestre 
commun à toutes les spécialités de la Mention.  
 
Un  stage  conventionné  (Laboratoire  et/ou  milieu  professionnel)  est  obligatoire  au  cours  des  2 
années  de  Master.  Le  développement  de  stages  à  l’international  est  encouragé  par  la  mise  en 
place des fonctions de :  
 
Coordonnateur  Erasmus  exercée  par  un  enseignant  de  l’UFR.  Ce  responsable  des  relations 
internationales  a  pour  mission  de  coordonner  les  départs  et  arrivées  des  étudiants  d'échanges 
pour  l'UFR  SLHS  (ERASMUS  et  étudiants  venant  ou  partant  dans  le  cadre  d'autres  échanges),  de 
créer de nouveaux liens ou d'entretenir les liens actuels.  


 
Il  organise  et  anime  des  réunions  pour  les  étudiants  qui  partent  ou  qui  arrivent  et  travaille  en 
collaboration avec la DRI ainsi qu'avec tous les coordinateurs des départements et les scolarités de 
SLHS. Il gère les problèmes de notes que les étudiants peuvent rencontrer au niveau de SLHS ou 
dans leurs parcours universitaires à l'étranger  
Coordonnateur  Bourses  Dynastage  qui  sont  des  bourses  de  mobilité  accordées  par  le  Conseil 
Régional de Franche‐Comté aux étudiants afin de les aider à profiter d'une expérience de stage à 
l'étranger.  
 
La  pratique  de  l’évaluation  des  formations,  du  suivi  des  diplômés,  de  l’insertion  professionnelle 
sera étendue, au sein de l’UFR et avec le soutien de l’OFVE, à l’ensemble des spécialités de Master. 
Le projet de professionnalisation sera bâti à partir des mêmes relations que pour la Licence avec le 
BAIP  et  des  conventions  de  partenariat  avec  les  entreprises  locales  et  nationales.  Des  UE 
spécifiques sont d’ores et déjà dévolues au Projet Professionnel Personnalisé.  
De nouveaux projets de filières professionnalisantes sont en cours de réalisation pour ne citer que 
la  création  à  venir  d’une  filière  Ingénieur  SHS  soutenue  par  l’UFR  SLHS  et  l’ISIFC,  ou  la  réflexion 
engagée  d’une  filière  autour  des  Métiers  de  la  Gérontologie  et  du  Vieillissement  s’étendant  du 
DUT au Doctorat.  
 
 
Conclusions  
 
L’expertise  argumentée  de  l’AERES  fait  apparaître  la  cohérence  de  la  carte  des  formations  des 
domaines ALL et SHS de l’UFR SLHS. Les qualités de dynamisme, d’organisation et de cohérence 
des études entre Licence et Master, de l’implication des équipes pédagogiques, de l’implantation 
locale et nationale, de l’originalité de certaines formations, d’adossement à la recherche … ont été 
soulignées et un certain nombre d’éléments améliorables ont été relevés.  
 
L’UFR  SLHS  s’est  engagé  dans  la  résolution  des  aspects  liés  à  la  mise  en  place  systématique  des 
conseils  de  perfectionnement  ouverts  aux  étudiants  et  aux  professionnels  extérieurs.  Il  va 
généraliser et harmoniser l’évaluation des enseignements et des formations par les étudiants avec 
le soutien de l’OFVE et instaurer une démarche qualité à partir des résultats de ces évaluations à 
destination des équipes pédagogiques et des laboratoires de recherche.  
 
L’attractivité des formations sera renforcée en étendant l’accès par la formation continue (VA, VAE 
…) déjà en place grâce à la Commission de Validation des Acquis de la composante et des relations 
privilégiées avec le service de Formation Continue de l’UFC. Le développement dans un premier 
temps  de  Licences  Professionnelles  et  de  DU  en  alternance  permettra  de  juger  de  la  pertinence 
‘envisager ce dispositif aux Licences et Masters.  

10 
 
Domaine  Sciences  et  Techniques  des  Activités  Physiques  et  Sportives 
(STAPS) 
 
 
Commentaires des évaluations de l’AERES de l’offre de formation co‐habilitée des UFRSTAPS de 
Bourgogne et de Franche‐Comté 
 
Si l’ensemble des enseignants des deux composantes ont parfaitement compris la logique 
de rapprochement proposé par les Universités de Bourgogne et de Franche‐Comté (PRES), et s’ils 
ont  accepté  de  pousser  le  plus  loin  possible  ce  rapprochement,  ils  se  demandent  aujourd’hui 
qu’elle a été la plus‐value de ce choix face aux évaluations de l’AERES (quatre mentions de Licence 
évaluées « B », deux mentions Master évaluées « B », une évaluée « A » et une spécialité APAS de 
la mention Biologie‐Santé évaluée « B »).  
 
Ce  travail  réalisé  sur  plus  d’une  année  par  les  deux  communautés  d’enseignants  des 
UFRSTAPS  de  Bourgogne  et  de  Franche‐Comté  conduisant  à  la  création  ex‐nihilo  d’une  offre  de 
formation nouvelle et originale portée conjointement par les deux composantes (STAPS de Dijon 
et Besançon) ne semble pas avoir été perçu dans sa dynamique générale mais à partir d’éléments 
plutôt parcellaires et  microscopiques peu explicités du fait d’une histoire de cette offre forcément 
absente  ou  trop  récente  parfois.  Quant  aux  dossiers,  souvent  trop  synthétiques  (c’était  une 
demande des Universités) ils ont du privilégier des annexes lourdes et importantes proposant de 
très (trop?) nombreuses informations qui ne semblent pas toujours avoir été examinées si l’on en 
juge  les  remarques  formulées  par  les  évaluateurs  de  l’ARES  (des  taux  de  réussite  rapportés  et 
parfois erronés). Toutefois, cette constatation ne sous‐estime pas la lourdeur du travail accompli 
par  l’AERES  dans  cette  vague  B.  Cependant  et  de  manière  unanime,  les  deux  collectifs 
d’enseignants  des  UFRSTAPS  de  Bourgogne  et  de  Franche‐Comté  ressentent  une  grande 
amertume  et  partagent  notamment  le  sentiment  que  la  distribution  des  différentes  parties  du 
dossier de notre offre de formation (portées soit pas l’Université de Bourgogne soit par celle de 
Franche‐Comté)  a  malheureusement  conduit  à  des  difficultés  de  compréhension  chez  les 
évaluateurs (des points positifs dans un cas sont jugés négatifs dans d’autres) et à une évaluation 
forcément éclatée ne permettant pas aux évaluateurs d’avoir une vision cohérente (des questions 
sur le rôle et la place des deux universités dans l’offre proposée) de l’offre de formation présentée 
telle  que  nous  l’avons  eu  dans  notre  projet, et d’avoir  en  conséquence  une  vision  somme  toute 
négative de notre projet.  
 
Dans le cadre du PRES Bourgogne/Franche‐Comté, les deux projets d’établissement avaient 
souligné  la  dimension  emblématique  de  cette  co‐habilitation  (cf  tableau  synthétique  de  l’offre 
résumée  à  la  fin  de  ce  document)  entre  les  deux  UFRSTAPS,  saluant  l’idée  d’un  véritable  « Pôle 
PRES  Sport »  apportant  une  cohérence  territoriale,  rassemblant  des  équipes  avec  leurs 
compétences  et  leurs  spécificités,  mutualisant  des  forces  et  des  savoir‐faire  issus  à  la  fois  des 
domaines de la recherche, de la formation et de la vie étudiante. Pour les deux structures STAPS 
c’était  l’occasion  de  saisir  l’opportunité  de  continuer  à  tendre  vers  un  rayonnement  national  et 
international afin de s’imposer comme un acteur fort aux côté des universités des régions voisines.  

11 
 
Lorsque  l’on  sait  aujourd’hui  ce  que  représentent  les  notations  de  l’AERES  et  ce  qu’elles 
préfigurent dans la dynamique des Universités françaises on comprendra qu’au regard du projet 
qui  était  celui  de  toute  une  communauté  d’enseignants  le  sentiment  d’avoir  été  moyennement 
évalué prévaut largement aujourd’hui sur la satisfaction éprouvée lors des travaux effectués dans 
le cadre de ce  PRES Bourgogne/Franche‐Comté. 
 
Nous  continuons  à  penser  que  proposer  les  mêmes  diplômes  à  la  fois  aux  étudiants  de 
Dijon et à ceux de Besançon dans le cadre d’une mutualisation complète et à tous les niveaux doit 
permettre : 
 
 d’offrir  aux  étudiants  une  carte  des  formations  plus  riche  sans  créer  des  nouveaux 
diplômes 
 d’organiser  les  formations  sous  forme  de  parcours  pour  permettre  à  l’étudiant  de  mieux 
élaborer son projet de formation et son projet professionnel. 
 de s’enrichir mutuellement par la mise en commun des points forts de chaque UFR (aide à 
la  réussite,  réorientation,  UE  engagement  étudiant,  annexe  descriptive  au  diplôme, 
préprofessionnalisation, accompagnement des étudiants ……) 
 d’offrir un espace de formation cohérent et novateur 
 d’améliorer l’attractivité grâce à une meilleure lisibilité 
 de définir une stratégie commune de formation et de recherche (soutien des masters par 
les différents  laboratoires des deux universités) 
 d’encourager la mobilité étudiante et le développement des TICE. 
 
Le travail en équipe des deux UFR pour construire cette nouvelle carte a permis de mettre 
en  commun  les  pratiques  organisationnelles,  de  partager  et  d’enrichir  des  savoirs  et  des 
expériences,  ce  qui  devrait  à  très  court  terme  améliorer  la  qualité  pédagogique,  l’information, 
l’orientation et surtout l’accompagnement des étudiants. Si les évaluations pointent du doigt des 
problèmes de pilotages et de gouvernance dans ce projet, la quantité de travail qu’a supposé cette 
mise  en  commun  a  pourtant  conduit  les  deux  UFRSTAPS  à  proposer  clairement  des  comités  de 
suivi  commun  et  des  responsabilités  de  diplôme  partagées,  regroupant  à  tous  les  niveaux  de 
l’offre les deux équipes pédagogiques des deux UFR.  
 
Afin  de  rendre  opérationnel  l’ensemble  de  cette  offre  commune,  on  peut  rappeler  les 
grandes lignes de l’architecture des diplômes de Licence et de Master qui respectent trois idées 
essentielles :  
 
 permettre  aux  étudiants  de  faire  des  choix  cohérents  avec  leurs  projets  de 
formation et professionnels 
 permettre leur mobilité (régionale, nationale et internationale) 
 éviter la tubularité des diplômes (passerelles, substitution d’UE etc.)  
Très  concrètement,  tous  les  semestres  de  L  et  de  M  sont  composés  de  5  Unités 
d’Enseignements de 6 crédits chacune. Cette structure vise à simplifier la présentation de chaque 
formation, à donner une unité des diplômes à travers les années du cursus, à permettre aisément 
des  passerelles  d’une  formation  à  l’autre  et  à  présenter  une  lecture  aisée  de  l’offre  au  niveau 
international.  

12 
 
Le manque d’ouverture disciplinaire soulignée par l’AERES à propos des STAPS suppose de 
rappeler la forte pluridisciplinarité de la 74ème section du CNU fondée sur de nombreux éclairages 
issus  d’un  nombre  important  de  champs  scientifiques.  A  ce  titre  une  première  catégorie 
d’enseignement de l’offre de formation repose sur des UE dites d’Enseignement Pluridisciplinaires 
appelées majeures lorsqu’elles précisent la mention ou la spécialité du diplôme. Elles peuvent être 
approfondies  dans  des  UE  dites  d’ « Approfondissement »  ou  choisies  comme  enseignement 
« Complémentaire » dans d’autres mentions ou d’autres spécialités.   
Le choix de la structure des diplômes insiste fortement sur les dimensions additionnelles (5 
UE  sur  30  en  Licence  et  3  sur  20  en  Master)  à  travers  les  enseignements  de  C2I,  de  langues, 
d’atelier projet professionnel, d’outils informatiques, de recherche documentaire.  
L’offre de formation insiste également sur les aspects de la pré‐professionnalisation et de 
la  professionnalisation  par  la  présence  important  d’UE  consacrées  aux  stages,  à  l’initiation 
méthodologiques, aux projets tuteurés et aux mémoires.  
Souvent  la  description  des  contenus  des  différentes  UE  proposées  est  en  cours  et  fait 
l’objet d’une réflexion depuis le début de la construction de ce projet emblématique.    
 
Master 
 
La nouvelle carte de formations à Bac+5 concrétise elle aussi la volonté commune des deux 
UFRSTAPS de travailler conjointement pour permettre aux deux établissements de profiter d’une 
attractivité nationale voire internationale. L’offre permet, par rapport à l’existant, une proposition 
nettement plus riche de diplômes et de parcours. De plus, cette offre plus lisible entraînera une 
plus grande reconnaissance des employeurs futurs et potentiels des étudiants qui est souvent une 
demande du monde du travail réitérée à propos des formations STAPS. Les mentions proposées en 
Master sont effectivement en continuité avec l’offre Licence (cf schéma en dernière page) et à ce 
titre on y retrouve les filières historiques qui se sont dessinées dans le champ des STAPS depuis de 
nombreuses  années  et  ceci  dans  une  logique  forte  de  souci  de  professionnalisation  de  nos 
étudiants.  
 
Un effort très important a été réalisé afin de proposer aux étudiants de niveau Master des 
parcours très professionnalisants, d’une part, et incluant, d’autre part, un adossement très riche et 
varié à de nombreux laboratoires (souligné comme point fort par l’évaluation de l’AERES) assurant 
la qualité de la formation à la fois par la recherche et à la recherche. 
 
Concernant  la  professionnalisation,  la  mise  en  commun  des  offres  de  l’Université  de 
Bourgogne et de Franche‐Comté ouvrira un réseau de lieux de stage très vaste dans lesquels nos 
étudiants pourront profiter de formateurs/professionnels très compétents. Et ceci dans toutes les 
filières qui caractérisent aujourd’hui la réalité des STAPS.  
 
Concernant  la  recherche,  la  variété  des  problématiques  des  laboratoires  susceptibles 
d’éclairer  les  questions  du  champ  des  STAPS  permettra  à  nos  étudiants  la  poursuite  de  travaux 
d’une très grande originalité assurant un positionnement accru de la Recherche dans la carte des 
formations  nationales,  et  notamment  vis‐à‐vis  des  autres  grands  centres  universitaires  voisins 
(Paris, Alsace et Rhône‐Alpes). 

13 
 
EA 4180 Laboratoire de Socio‐Psychologie et de Management du Sport  
U  887    Laboratoire  de  l’INSERM  Motricité,  Plasticité,  Performance,  Dysfonctionnement, 
Vieillissement et Technologie d’optimisation  
C3S « Culture, sport, santé et société » (évaluation « B » AERES 2011) 
EA 4267 Sciences séparatives, biologiques et pharmaceutiques (2SBP)  
EA 3920 Physiopathologie cardiovasculaire et prévention 
EA 2281 Laboratoire de Sémiotique, Linguistique, Didactique et Informatique 
 
 
Conclusion 
 
Les  deux  UFRSTAPS  de  Bourgogne  et  de  Franche‐Comté  ont  voulu  jouer  entièrement  la 
carte du PRES Bourgogne/Franche‐Comté à travers une série de mots clé : 
Attractivité 
Positionnement Régional National et International 
Visibilité et Lisibilité Interne et Externe 
Professionnalisation des étudiants 
Lutte contre l’échec universitaire 
Qualité de la Recherche 
Qualité de la formation à la Recherche et par la Recherche 
 

14 
 
 
Schéma synthétique et résumé de l’offre unique de formation proposée par les deux UFRSTAPS 
de Bourgogne et de Franche‐Comté 
 
  L1 STAPS Tronc commun Semestre 1 et Semestre 2 Dijon/Le Creusot- Besançon
 
L2 STAPS Tronc commun Semestre 3 Dijon/Le Creusot- Besançon
 
 L2Mention
STAPS L2 STAPS
Mention
L2 STAPS
Mention
L2 STAPS
Mention
Education et motricité Entrainement sportif Management du sport Activités physiques
 
Dijon/Le Creusot- Dijon/Le Creusot- Dijon/Le Creusot- adaptées et santé
Besançon Semestre 4 Besançon Semestre 4 Besançon Semestre 4 Dijon/Le Creusot-
  Besançon Semestre 4

  L3Mention
STAPS L3 STAPS
Mention
L3 STAPS
Mention
L3 STAPS
Mention
Education et motricité Entrainement sportif Management du sport Activités physiques
 
Dijon/Le Creusot- Dijon/Le Creusot- Dijon/Le Creusot- adaptées et santé
Besançon Semestre 5 et 6 Besançon Semestre 5 et 6 Besançon Semestre 5 et 6 Dijon/Le Creusot- Besançon
   Semestre 5 et 6
M1 STAPS M1 STAPS M1 STAPS M1 STAPS
  Mention
Education et
Mention
Entraînement et
Mention
Sciences et
Mention
Biologie et Santé
Intervention par les Management du Sport Développement des
  APSA Dijon/Le Creusot- Sports et des Loisirs Dijon/Le Creusot-
Dijon/Le Creusot- Besançon Semestre 1 et 2 Dijon/Le Creusot- Besançon Semestre 1 et 2
  Semestre 1 et 2
Besançon Besançon Semestre 1 et 2

 
Sport, de l’Education Physique et des

Ingénierie de l’Entraînement

Développement scientifique

 
M2 STAPS Spécialité R/ Pro

M2 STAPS Spécialité R/ Pro

M2 STAPS Spécialité R/ Pro

commercial et territorial du
Dijon/Le Creusot- Besançon

Dijon/Le Creusot- Besançon

Dijon/Le Creusot- Besançon

Dijon/Le Creusot- Besançon

Dijon/Le Creusot- Besançon


Socio-Psychologie et Sciences du

Besançon Semestre 3 et 4
M2 STAPS Spécialité Pro

M2 STAPS Spécialité R
Eduquer par les APSA

Loisirs Dijon/Le Creusot-

Activités physiques
M2 Spécialité R/ Pro
sport et des loisirs

adaptées et santé

 
Semestre 3 et 4

Semestre 3 et 4

Semestre 3 et 4

Semestre 3 et 4

Semestre 3 et 4
EPPMMS

 
 
 
 
 
 
 
Ce schéma simplifié ne présente pas les autres formations proposées dans l’offre concertée 
des deux UFRSTAPS à savoir : 
 DEUST « Animation et Gestion des Activités Physiques et Sportives ou Culturelles 
 Licence Pro Métiers du tourisme et des loisirs sportifs  
 Licence Pro Développement et gestion des activités physiques artistiques  
 Licence Pro Développement social et médiation par le sport 
 Licence Pro Intervenant Danseur 
 
 
15 
 
Bilan de l’insertion professionnelle à l’UPFR des sports de Besançon 
 
Ce document synthétique fait le bilan de 4 années d’études concernant l’insertion professionnelle 
des étudiants diplômés de licence et de master de l’UPFR des Sports de Besançon. Du point de vue 
méthodologique,  les  titulaires  du  diplôme  sont  questionnés  2  ans  après  leur  réussite 
(méthodologie CEREQ). Sur les 630 étudiants qui ont répondu à l’enquête :  
- 56 % (soit 355) ont un emploi avec des salaires allant de 1000 à 1650 euros 
- 35 % (soit 220) ont poursuivi leurs études (master ou doctorat) 
 
Quelques précisions : 
 
1- En fonction du niveau d’études atteint. 
 
‐   2  ans  après  l’obtention  d’une  licence :  50  %  travaillent  avec  une  rémunération 
moyenne de 1300 euros, alors que   43 % sont encore en études. 
‐  2 ans après le master, 89 % ont une activité  professionnelle avec une rémunération 
moyenne de  1450 euros. 
 
2- En fonction de la filière choisie : 
 
Niveau licence 
- La licence professionnelle est  la licence qui obtient le meilleur taux d’insertion : 70 % 
sont en CDI ou CDD à temps plein pour une rémunération moyenne de 1300 euros (+/‐ 
200 €). Les autres sont en poursuite d’étude en majorité mais pas dans les masters de 
l’UPFR, ou en recherche d’emploi. 
- Les titulaires d’une licence Entraînement sportif : 68 % ont un emploi pour un salaire 
moyen de  1450 euros (+/‐ 300 €) et 19 % poursuivent leurs études. 
- Les  diplômés  de  la  licence  Activités  physiques  adaptées  sont  en  emploi  pour  64  % 
d’entre eux pour un salaire moyen de 1150 euros (+/‐ 300 €) alors que 27 % continuent 
en master. 
- Les titulaires de la licence management obtiennent un emploi pour 47 % d’entre eux 
pour un salaire moyen de 1400 euros (+/‐ 500 €), alors que 42 % poursuivent souvent 
en  master,  dont  une  majorité  dans  le  master  SLDT  de  l’UPFR  de  Besançon,  et  aussi 
dans d’autres masters. 
- La  licence  Education  motricité  est  la  moins  professionnalisante  avec  40  %  de  taux 
d’insertion pour un salaire moyen de 1200 euros (+/‐ 300 €), et 51 %  poursuivent en 
majorité  vers  les  concours  de    l’enseignement,  (professeur  des  écoles  ou  professeur 
d’EPS ;  15  à  25  postes/an  actuellement  pour  ces  2  voies)  ou  en  minorité  vers  la 
recherche. Nombreux repassent 1, 2 voire 3 fois les concours tout en travaillant. 
 
Niveau Master 
‐  Le  Master  SLDT  offre  une  très  bonne  insertion  avec  92  % en  emploi, pour  un  salaire 
moyen de 1480 euros (+/‐ 300 €). 
‐  Le  Master  SPAPAS  apporte  aussi  de  bons  résultats  avec  84  %  d’insertion  pour  un 
salaire moyen de 1420 euros (+/‐ 300 €). 
‐  Le Master enseignement n’a pas encore assez d’ancienneté pour avoir été évalué 
 

16 
université
de franche-comté

Q Q offre des formations 2012/2016


masters
Q Q domaine ALL
Arts, lettres, langues

w w w. u niv - f c o m t e . f r
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000432 
Domaine : Arts, lettres, langues 
Mention : Information et communication  évaluation AERES : A+ 
 
 
Réponse à l’évaluation 
 
 
Dans  un  souci  de  clarté  et  de  cohérence,  ces  observations  cherchent  à  répondre  à  chacun  des 
points faibles et recommandations formulées par les experts AERES à propos du Master mention 
« Information et communication », spécialité « Produits et Services Multimédia ». 
 
 
A. Point faible : 
 
- « L’absence de politique de formation continue » 
 
En  conformité  avec  la  politique  de  formation  continue  de  l’Université  de  Franche‐Comté, 
l’ensemble  de  l’offre  de  formation  de  l’Université  est  accessible  en  formation  continue.  Ainsi,  
dans  le  cadre  de  ce  Master,  mention  « Information  et  communication »,  spécialité  « Produits  et 
Services Multimédia », nous avons eu, chaque année, 1 ou 2 étudiants en formation continue. Les 
experts ont bien remarqué l’absence d’une vraie stratégie pour la formation continue, car dans les 
prévisions  des  effectifs  attendus  2012‐2015,  nous  avons  prévu  seulement  1‐2  étudiants  en 
formation continue. Effectivement, étant donné le dynamisme des changements dans le domaine 
du multimédia, ainsi que le potentiel de la demande sociale, l’équipe pédagogique commencera 
une  vraie  réflexion  pour  la  mise  en  œuvre  de  la  politique  de  formation  continue.  Ainsi,  nous 
étudierons  les  solutions  à  implémenter,  afin  de  pouvoir  proposer  aux  salariés  d’entreprises  de 
suivre de modules d’enseignement spécifiques (FUND) et surtout afin de prévoir la mise en place 
de l’alternance (le contrat de professionnalisation). 

17 
 
 
B. Recommandations pour l’établissement 
 
B1.  « Il  aurait  été  intéressant  de  mieux  préciser  les  coopérations.  De  même  si  l’ouverture 
internationale est mentionnée, son contenu reste à préciser et à développer. » 
 
Les contacts et les conventions que nous avons établis avec d’autres établissements européens qui 
délivrent  un  diplôme  de  master  en  multimédia,  ont  pour  objectif  de  construire  une 
complémentarité  pédagogique  entre  nos  enseignements  et  ceux  offerts  par  nos  partenaires. 
Comme présenté dans le dossier d’habilitation, un projet est en cours de montage afin d’obtenir le 
label  ERASMUS  MUNDUS.  Les  partenaires  envisagés  sont :  Département  “Media  Lab”  de 
l’Université  “Arts  and  design”  de  Helsinki  (Finlande) ;  Master  «  Multimedia  Content  Design  », 
Université  de  Florence  (Italie) ;  Master  «  Technologies  de  l’information  et  multimédia  »  Oradea 
(Roumanie) ;  Master  « Visual  Arts  and  Multimedia »,  Université  Polytechnique  de  Valencia 
(Espagne) ;  Master  « Visual  Communication »  (Graphic  Design  &  Photography),  University  of  Art, 
Linz (Autriche). 
 
 
B2. « Pour plus de finesse, il conviendrait d’assurer à l’échelle de la mention, le suivi des étudiants 
et pas seulement déléguer cette tache au service spécialisé de l’Université » 
 
Le  MASTER  IC  spécialité  PSM,  dans  le  cadre  de  sa  stratégie  de  communication,  est  en  train  de 
construire  des  liens  directs  avec  les  anciens  étudiants  par  le  biais  des  réseaux  socionumériques. 
Cela permettra un suivi plus adéquat des anciens étudiants, mais surtout renforcera notre vivier 
d’entreprises  désireuses  d’accueillir  nos  étudiants  en  stage.  Comme  nous  attachons  une  grande 
importance  au  devenir  de  nos  anciens  étudiants,  en  utilisant  une  application  spécialement 
développée  sur  le  site  intranet  de  la  formation,  nous  demanderons  tous  les  ans  un  état  de  leur 
activité  professionnelle.  A  partir  de  l’année  universitaire  2011‐2012,  nous  organiserons,  tous  les 
deux ans, une rencontre avec les anciens étudiants. Ces rencontres seront des bonnes occasions 
pour  affiner  et  actualiser  les  informations  concernant  l’activité  professionnelle  de  nos  anciens 
diplômés. 
 
 
B3. « La mention gagnerait à prévoir la mise en place de l’alternance et de la formation continue » 
 
Voir  les  observations  faites  pour  la  remarque  concernant  « L’absence  de  politique  de  formation 
continue » 
 
 

18 
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000434 
Domaine : Arts, lettres, langues 
Mention : Lettres, arts, humanités, théâtre du monde (LAHTHEM)  évaluation AERES : A 
 
 
Réponse à l’évaluation 
 
 
Nous tenons à apporter quelques informations complémentaires sur la question des stages du S4 
pour les 3 spécialités recherche du master, que les rapporteurs pointaient comme trop courts et 
trop ancrés dans la région de Franche‐Comté. 
 
Notre master distingue deux types de stage en S4, pour les 3 spécialités recherche : 
‐  le  stage  en  laboratoire  qui  permet  à  l’étudiant  engagé  dans  un  travail  de  recherche  de 
bénéficier des conseils et de l’encadrement de l’équipe d’accueil ainsi que de toutes les conditions 
scientifiques  et  matérielles  nécessaires  à  l’élaboration  de  son  mémoire ;  pour  l’étudiant  qui 
l’envisage,  ce  stage  est  une  préparation  au  doctorat.  En  outre,  l’étudiant  bénéficie  des  contacts 
entretenus par les deux laboratoires auxquels est adossé ce master : ATST EA3187 et ISTA EA 4011 
avec  des  professionnels  pour  lesquels  il  élabore  des  programmes  de  recherche  (bibliothèque 
d’étude et de conservation, musée, ville, région), deux laboratoires tous deux lourdement équipés 
et capables d’accueillir et de former les étudiants en numérisation d’archives par exemple. 

‐ le stage professionnel qui permet à l’étudiant de s’initier à l’exercice du métier auquel il 
se  destine :  il  peut  se  situer  dans  une  entreprise  privée  (librairie,  maison  d’édition,  bureau 
d’études en documentation électronique, centre régional du livre, DRAC…) ou dans un service de 
la  fonction  publique  (bibliothèque  de  conservation,  archives  municipales  ou  départementales, 
musée,  centre  documentaire) ;  à  l’issue  du  stage,  l’étudiant  est  tenu  de  produire  un  rapport  à 
destination de son directeur d’études et de son employeur.  
 
Le  premier  élément  de  réponse,  après  ce  bref  rappel  des  conditions  des  stages  en  master 
recherche,  concerne  le  temps  même  du  stage  qui  excède  en  effet  rarement  2  mois.  Les 
conventions qui autorisent ces stages ne permettent pas qu’ils soient rémunérés, ce qui oblige en 
quelque sorte – légalement – à des stages de cette durée. Mais pour les stages en laboratoire, ils 
excèdent naturellement cette durée légale imposée aux employeurs. 
 
Le second élément de réponse concerne l’ancrage régional. Cet ancrage est avéré, ce qui est 
une  très  bonne  chose  en  soi,  mais  il  n’est  pas  exclusif.  En  effet,  des  étudiants  ont  déjà  pu 
décrocher des stages dans des maisons d’édition parisiennes (la maison Corti par exemple pour les 
lettres modernes).  

19 
 
 
Pour l’édition d’ouvrages portant sur l’Antiquité classique et l’édition des auteurs antiques, 
des possibilités de stages professionnels sont établies en particulier avec la maison d’édition « Les 
Belles Lettres » permettant à l’étudiant de participer directement à l’édition d’ouvrages dans son 
domaine de spécialité. 
Pour la spécialité Théâtres et cultures du monde, le cosmopolitisme de ces stages est encore 
plus  nécessaire  et  les  interactions  avec  les  professionnels  du  spectacle  incontournables.  Ainsi  à 
l'Université Nationale des Arts de Taiwan enseigne l'artiste Wu Hsing‐Kuo auquel Françoise Quillet 
a consacré un ouvrage, L'Opéra chinois contemporain et le théâtre occidental, publié en avril 2011 
chez L'Harmattan. Il invite les étudiants dans la Compagnie qu'il a créée depuis 1986,  Le Théâtre 
de la Légende contemporaine. Les étudiants peuvent suivre des cours au National Taïwan Junior 
College of Performing Arts. Il en va de même à Shanghai. 
 
 

20 
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000435 
Domaine : Arts, lettres, langues 
Mention : Langues et cultures étrangères  évaluation AERES : B 
 
 
Réponse à l’évaluation 
 
 
Remarques sur les points faibles : 
 
La politique des stages mérite d'être développée : comme il est précisé, le stage long en M2 
est  obligatoire  pour  tout  étudiant  ne  choisissant  pas  la  rédaction  d'un  mémoire  de 
recherche ; il doit être effectué dans l'un des pays de la ou des langues étudiées, bénéficie 
(tout  comme  le  mémoire)  d'un  suivi  individualisé  et  fait  l'objet  d'un  rapport  et  d'une 
soutenance.  
 
Si l'évolution de la composition de l'équipe pédagogique ne permet pas de maintenir la priorité 
donnée  dans  le  présent  quadriennal  à  la  formation  à  la  médiation  culturelle,  un  accent 
supplémentaire sera mis sur l'ouverture vers les professions faisant appel aux compétences 
interculturelles. 
 
L'ouverture  internationale  a  sans  doute  été  insuffisamment  mise  en  valeur  dans  la 
présentation, car elle est réelle (en M1 en 2009‐2010, pour le parcours anglais, nous avions 
deux  Américains,  un  Brésilien,  une  Chinoise,  un  Turc,  une  Somalienne  de  Djibouti,  sans 
parler  d'étudiants  binationaux...)  ;  quant  aux  échanges  entre  collègues  et  institutions 
étrangers, cet aspect fera l'objet d'une attention accrue.  
 
Un groupe de travail sera mis en place pour définir des procédures d'auto‐évaluation. 
 
 
Remarques sur les recommandations : 
 
Les réserves formulées sur la pertinence du rattachement de la spécialisation TRIREM, dont le 
vecteur principal est le CLA, seront prises en compte. 
 
Ainsi qu'il est indiqué ci‐dessus, la politique des stages sera clairement précisée. 
 
La  recommandation  concernant  les  échanges  internationaux,  et  notamment  la  présence 
régulière de collègues étrangers sera mise en œuvre. 
 

21 
 
Concernant la spécialité « Langues et études culturelles » 
 
 
Remarque sur le point faible :  
 
L'intitulé  de  la  spécialité  pourrait  gagner  à  être  modifié  mais  n'avait  nulle  intention  d'être 
trompeur. Il s'agit bien de renforcer les compétences linguistiques des étudiants tout en les 
formant  aux  problématiques  des  cultural  studies ;  on  peut  estimer  que  la  traduction 
française littérale, adoptée pour éviter l'anglicisme, est moins parlante. 
 
Remarque sur les recommandations :  
 
Un  accent  supplémentaire  sera  mis  sur  l'interculturel  et  ses  applications  professionnelles, 
compte tenu des compétences de l'équipe pédagogique. Toutefois il est vrai que la visée 
principale de cette formation est bien d'offrir aux étudiants une compétence linguistique 
de haut niveau qui leur serve quel que soit leur avenir professionnel. 
 
 
Concernant la spécialité « TRIREM » 
 
 
Remarque sur le point faible :  
 
Des  précisions  quant  au  recrutement,  aux  échanges  internationaux  et  à  la  place  de  l'arabe 
dans la formation seront introduites dans la maquette définitive. 
 
 
Remarque sur les recommandations : 
 
La  question  de  l'autonomie  de  cette  formation  sera  mise  à  l'étude,  et  les  partenariats 
internationaux seront également développés.   
 
 

22 
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000436 
Domaine : Arts, lettres, langues 
Mention : Langues étrangères appliquées  évaluation AERES : A 
 
Réponse à l’évaluation 
 
 
Nous notons une évaluation positive de la mention avec une note A. Cette note indique une très 
bonne formation, qui satisfait aux différents critères d’évaluation, sans point faible rédhibitoire.  
 
Pour les points forts relevés sur la mention 
 
L’évaluation  remarque  surtout  l’efficacité,  le  suivi  personnalisé  des  étudiants  et  l’excellente 
intégration sur le marché du travail.  
 
Pour  les  points  faibles  relevés  sur  la  spécialité  Aménagement  et  Développement  Régional 
Européen (ADRE) 
 
 Besoin  de  mieux  prendre  en  considération  la  formation  continue  et  la  formation  en 
alternance. 
L’accueil des étudiants en formation continue est déjà possible et l’équipe pédagogique étudiera 
la  possibilité  de  proposer  les  spécialités  ADRE et  MDI  en alternance  au  niveau  M2  à  partir  de  la 
rentrée  2012 ou 2013.  
 
 L’articulation avec la recherche est insuffisante. 
L’appréciation  globale  de  l’évaluation  de  l’AERES  remarque  que  « La  formation  proposée  a  une 
vocation  strictement  professionnelle,  même  si  les  enseignants  qui  interviennent  sont  tous 
membres  de  centres  de  recherche  spécialisés ».  Les  fiches  individuelles  d’activité  intégrées  au 
dossier  illustrent  bien  l’implication  des  enseignants  dans  les  recherches  liées  à  leurs 
enseignements  dans  la  spécialité  ADRE  en  particulier  dans  les  domaines  suivants :  politiques 
européennes,  aménagement,  politiques  publiques,  droit  public  et  bases  de  données.  Bien  qu’à 
l’heure  actuelle  ces  thèmes  ne  soient  pas  en  effet  toujours  réunis  au  sein  d’un  seul  projet  de 
recherche, cette situation évoluera rapidement puisque l’organisation du laboratoire ThéMA pour 
le  prochain  quadriennal  ouvre  de  nouvelles  possibilités  d’articulation  entre  la  recherche  et  le 
master.  
Un nouveau pôle de recherche du laboratoire ayant trait à l’Intelligence Territoriale vient d’obtenir 
le soutien du CNRS pour le GDRI caINTI, Groupe de Recherche International “coordination action 
of the International Network of Territorial Intelligence” qui intègre 7 équipes de recherche dans 5 
pays (France, Espagne, Belgique, Italie et Argentine).  

23 
 
L’intelligence  territoriale  propose  une  recherche‐action  dont  les  deux  objectifs,  scientifique  et 
pratique,  s’enrichissent  mutuellement.  Elle  vise  à  constituer  un  champ    multidisciplinaire  de 
connaissances  universelles  sur  les  structures  et  les  dynamiques  des  territoires  dans  une 
perspective  de  développement  durable.  Elle  propose  aux  partenariats  d’acteurs  un  processus 
cognitif et des outils d’élaboration d’une intelligence collective pour, avec et par la communauté 
territoriale, qui permettra à cette communauté de développer son territoire de façon durable. 
Les  compétences  multi‐langues  des  étudiants  combinées  avec  des  connaissances  en 
aménagement,  en  développement  local,  en  développement  durable  et  des  outils  informatiques 
qui se trouvent au cœur de la spécialité ADRE ouvrent des possibilités d’interaction forte entre la 
formation et la recherche, notamment par le biais du projet tutoré.  
 
 Besoin de séparation moins marquée entre enseignements de langue et enseignements de 
spécialités.  
En réalité, la séparation entre les enseignements de langue et les enseignements de spécialité est 
moins  marquée  que  ce  que  le  rapport  semble  indiquer.  L’organisation  des  enseignements  de 
langues  en    unités  séparées  des  enseignements  de  spécialité  est  une  conséquence  du  tronc 
commun partagé par les deux spécialités ADRE et MDI qui permet de réunir dans chaque groupe 
de langue le nombre d’étudiants adéquat en particulier pour les langues à petits effectifs (italien, 
russe et allemand). Les supports de cours (documents et mises en situation) ont un rapport direct 
avec  les  deux  spécialités.  La  démarche  consistant  à  proposer  à  chaque  spécialité  d’aller  à  la 
rencontre  des  problématiques  développées  dans  l’autre  spécialité  est  particulièrement  féconde. 
En  effet,  cette  relation  de  réciprocité  se  manifeste  dans  la  réalité  du  monde  économique :  le 
territoire  doit  accueillir  l’entreprise  et  l’entreprise  s’insère  dans  un  territoire  avec  ses  propres 
spécificités et ses propres acteurs. Nous rendrons la spécificité des cours de langues plus évidente 
dans la présentation des unités pour la mise en œuvre de la maquette.  
Par  ailleurs,  certains  enseignements  de  spécialité  sont  déjà  donnés  en  anglais  –  affaires 
internationales  en  MDI  et  méthodes  de  recherche  et  politiques  publiques  en  ADRE  –  et  cette 
pratique sera développée dans le nouveau quadriennal.  
 
 Besoin de développer des liens avec des pays anglo‐saxons. 
Les liens avec les pays anglo‐saxons sont déjà fortement développés dans le cadre des stages de 
master (3 à 6 stages par an en Irlande, au Royaume‐Uni ou en Amérique du Nord).  
Le dossier évoque également la réalité des départs aux Etats‐Unis en échange (programme ISEP) 
pour les deux spécialités (parcours ADRE 2010‐11 et parcours MDI 2009‐10). L’équipe étudiera les 
possibilités  d’élargir  les  échanges  déjà  existants  pour  la  licence  LEA  (Birmingham,  Manchester, 
Southampton,  Swansea  et  Edimbourg)  ou  de  créer  de  nouveaux  échanges  au  Royaume‐Uni, 
l’Irlande, le Canada et les Etats‐Unis en s’appuyant sur les accords du département d’anglais et les 
accords interuniversitaires de l’UFC.  
Nous notons par ailleurs que des exemples venant du monde anglo‐saxon, y compris des études 
de cas utilisées pour des travaux pratiques, sont fréquents dans les cours du master (projet sur les 
jeux  olympiques  de  Londres  cette  année  par  exemple).  Leur  fréquence  est  en  adéquation  avec 
l’importance du monde anglo‐saxon dans le contexte Européen. Par ailleurs, trois intervenants du 
master sont d’origine britannique.  

24 
 
Pour  les  points  faibles  relevés  sur  la  spécialité  Management  et  Développement  International 
(MDI) 
 
 Besoin d’appuyer sur un point fort de la formation comme le marketing international par 
exemple.  
L’intérêt pour un profil plus affirmé à la spécialité MDI est noté, mais la proposition du marketing 
international fait par l’évaluateur est déjà présente dans la spécialité Marketing et Management 
International de la mention Management de l’UFC. Le partenariat entre la filière LEA et l’IAE était 
justement conçu afin d’offrir aux étudiants de la spécialité MDI deux spécialités en M2 après leur 
master 1 – MDI avec une orientation vers le commerce international et le développement durable 
et  MMI  avec  une  orientation  marketing  international.      Nous  proposons  plutôt  une  spécialité 
centrée sur le développement de l’entreprise responsable à l’international.    
 
 Besoin  de  renforcer  la  part  professionnelle  de  la  formation  –  augmenter  le  nombre 
d’intervenant extérieurs et mettre en place une politique des stages plus claire.  
Nous accueillons déjà un certain nombre de conférenciers du monde de l’entreprise dans le cadre 
du  master  actuel ;  des  efforts  sont  entrepris  chaque  année  pour  élargir  et  renouveler  le  vivier 
d’intervenants  ce  qui  signifie  que  certaines  conférences  ne  sont  pas  reconduites  d’une  année  à 
l’autre.  En  raison  de  ces  changements,  nous  n’avons  pas  jugé  utile  de  préciser  l’identité  des 
intervenants. A titre d’exemple, en 2010/2011, nous avons accueilli 9 conférenciers (venant de La 
Caisse d’Epargne, du Groupe Casino, du Groupe La Poste, de GE Power and Water (2), de l’OCDE, 
du  service  de  Coopération  international  du  Conseil  Régional  de  Franche‐Comté,  de  l’association 
européenne  Energy  Cities,  de  l’entreprise  Voiture  et  Co).    Nous  prévoyons  d’intensifier 
l’implication  des  intervenants  extérieurs  dans  le  prochain  quadriennal  afin  de  renforcer  cette 
dimension du master.     
La politique des stages est volontairement ouverte. Les étudiants sont libres de choisir leur stage 
selon  leur  projet  professionnel  et  nous  nous  efforçons  d’éviter  de  les  enfermer  dans  un  cadre 
institutionnel  trop  rigide.  Les  stages  sont  néanmoins  clairement  liés  à  la  spécialité  choisie.  Un 
accompagnement des étudiants dans la recherche de stage est explicitement prévu aux semestres 
1  et  2  et  3  du  master  et  nous  avons  démarré  cette  année  un  tutorat  entre  les  étudiants  de  la 
première et la deuxième année du master.  

25 
 
Points faibles relevés sur la spécialité Langues et Commerce Electronique  
 
 Il est souhaitable de développer un partenariat  international plus poussé et il conviendrait  
d’amplifier le suivi des étudiants.  
Partenariats : 
Le  Master  2LCE  (Montbéliard)  lance  un  projet  de  partenariat  avec  des  réseaux  d’entreprises 
internationales  (IMS  Entreprendre,  FACE).  Dans  le  cadre  des  visites  de  stages,  des  liens  ont  été 
établis avec les entreprises anglo‐saxonnes où se rendent les étudiants. 
Suivi des étudiants après le diplôme : 
Le  Master  2LCE  (Montbéliard)  active  une  page  Facebook  où  les  anciens  étudiants  envoient  des 
offres  d’emploi  et  échangent  des  informations  professionnelles.  Une  association  d’anciens  s’est 
créée ainsi qu’un blog spécifiquement à destination des étudiants en formation. Tous les ans, au 
printemps, une campagne d’e‐mailing est lancée par la responsable des stages afin de récupérer 
des informations utiles aux étudiants en formation. Pendant le stage, les étudiants bénéficient soit 
d’une visite à l’entreprise du tuteur universitaire soit d’une visio‐conférence en présence du tuteur 
de  l’entreprise  si  la  visite  est  impossible.  Les  contacts  par  courriel  sont  hebdomadaires  et  des 
notes d’avancement mensuelles de la part du stagiaire sont obligatoires. 
 
 

26 
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000437 
Domaine : Arts, lettres, langues 
Mention : Traitement automatique des langues (TAL)  évaluation AERES : C 
 
 
Réponse à l’évaluation 
 
 
Nous voudrions tout d’abord souligner notre étonnement de voir un Master noté A en 2008 et qui 
de  plus  sert  d’appui  à  une  formation  d’excellence  Européenne  Erasmus  Mundus  se  retrouver 
classé C aujourd’hui. Nous coordonnons cette formation européenne. 
La  maquette  de  ce  Master  est  exactement  la  même  qu’en  2008,  il  fonctionne  très  bien  et  les 
étudiants ont tous à la sortie un emploi ou une bourse de doctorat en France ou dans un autre 
pays, de plus nous ne pouvons pas en changer la structure étant donné que ce Master est Master 
Mundus et qu’il fonctionne avec 3 autres Universités européennes. Les intitulés sont les mêmes et 
les  contenus  ne  peuvent  évoluer  qu’en  fonction  des  avancées  de  l’état  de  l’art  international  et 
doivent  être  justifiés.  Les  CV  des  enseignants  sont  transmis  à  l’Europe  avec  les  publications 
internationales. Les profils des enseignants sont définis et ne peuvent être remplacés que par le 
même profil. 
 
Afin  de  comparer  l’appréciation  de  l’expert  de  l’AERES  et  celui  des  experts  de  l’Europe,  nous 
reproduisons ci‐dessous l’appréciation du 5/11/2010 donnée par l’Europe : 
(« Dear Prof. Sylviane Cardey‐Greenfield …We would also like to share with you our appreciation of 
your  approach  regarding  the  presentation  and  assessment  of  students’  final  dissertation  project 
and the rather high employability profile of your graduates and we would like to encourage you to 
continue attracting such a hight profile of scholars participating to your Erasmus Mundus Master 
Course… ». J. Fronia, EACEA, Brussels 5/11/2010 », document envoyé à l’Université par l’Europe).  
Ce même Master a été évalué positivement par les 3 autres pays du consortium également. 
 
Il est vrai que nous formons aux fondamentaux et non pas à la simple utilisation d’outils, ainsi nos 
étudiants peuvent s’adapter aux changements rapides du domaine. Les logiciels et outils dans ce 
domaine  sont  très  éphémères.  Notre  formation  est  donc  d’abord  fondamentale :  linguistique, 
informatique,  sciences  cognitives  pour  aller  vers  un  contexte  de  TAL  (les  applications  ciblées  à 
Besançon  sont  l’interprétation  automatique  de  l’information  (sense‐mining),  traduction 
automatique  et  langues  contrôlées,  mais  comme  l’enseignement  est  fondamental,  toutes  les 
autres  applications  sont  à  la  portée  de  nos  étudiants).  Nous  avons  de  nombreux  contrats  de 
projets de recherche pour ces recherches et applications.  

27 
 
 
Il  est  vrai  que  la  mention  était  une  spécialité  dans  le  contrat  précédent  mais  sans  aucun 
enseignement commun, donc il est préférable de faire une mention à elle seule afin de mettre ce 
Master  en  valeur  et  de  le  rendre  plus  visible.  Il  existe  de  nombreuses  mentions  en  France  de 
Master Mundus contrairement aussi à ce qui est dit dans le rapport (page 1 dernier paragraphe).  
 
Les  spécificités  tant  en  recherche  que  professionnelles  sont  décrites  en  page  5  du  document 
principal, ce qui est ignoré dans le rapport. 
 
Contrairement encore à ce qui est dit (page 2 paragraphe 2), le Master s’appuie non seulement sur 
une équipe française (Centre Tesnière) mais en plus sur 3 équipes étrangères car la mobilité est 
obligatoire  (pour  le  Master  Mundus)  et  fortement  conseillée  pour  le  parcours    Master  National. 
Les mémoires se font en codirection avec les autres pays. Concernant la « petite équipe », elle a 
des projets européens, ANR, internationaux et de nombreux enseignants industriels (docteurs et 
HDR)  et  académiques  de  très  haut  niveau  animent  les  séminaires,  et  participent  largement  aux 
unités d’enseignement. Actuellement, par exemple, 2 collègues japonais sont au centre Tesnière 
pour  10  semaines.  Ce  qui  est  dit  (page  2  paragraphe  3)  sur  la  participation  d’industriels  aux 
enseignements,  conférences  serait  à  revoir  aussi  puisque  nous  avons  3  industriels  qui 
interviennent  dans  des  unités  et  de  nombreux  conférenciers  industriels  qui  interviennent  aussi 
(lire ci‐dessous). 
 
On ne voit pas en quoi les modules cités (page 2 paragraphe 2) apporteraient un complément à 
des étudiants qui iront dans des entreprises pour travailler en recherche et non pas à l’application 
d’outils. Il est vrai que les modules cités, distribués par la formation Sciences du langage, que l’on 
nous  recommande  ont  très  peu  d’étudiants  alors  que  notre  formation  a  eu  481  candidats. 
Concernant  les  modules  cités,  notre  formation  est  très  pointue  et  l’analyse  automatique  des 
données,  recherche  d’informations  se  fait  déjà  depuis  longtemps  dans  notre  formation  et  une 
start  up  ERDIL  http://www.erdil.fr/  a  été  créée  par  nos  étudiants,  (Entreprise  de  recherche  et 
développement  en  industries  des  langues  www.erdil.fr)  dans  la  région  de  Franche‐Comté,  et 
Lauréate  au  "Concours  national  d'aide  à  la  création  d'entreprises  innovantes  avec  prix  spécial 
Jeunes Diplomés" (organisé par le Ministère délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, 
avec  le  concours  de  l'Agence  Nationale  de  la  Recherche,  d'OSEO  ANVAR  et  du  Fonds  Social 
Europeen"). Cette entreprise va accueillir un CIFRE de notre formation en 2011. 
 
Nos étudiants trouvent facilement des emplois, des bourses et créent des entreprises (voir pages 
4, 5, 6 et 9 du dossier), il semble que le contrat soit largement rempli. Nous n’enseignons pas les 
statistiques que nous laissons aux formations en France en informatique, elles ne sont pas utiles 
dans  les  domaines  que  nous  traitons  et  pour  les  applications  que  nous  visons.  Nous  sommes 
linguistes  d’abord  et  les  grandes  entreprises  surtout  dans  les  domaines  d’application  que  nous 
ciblons ne fonctionnent pas à base de statistiques (comme Airbus par exemple (qui est membre de 
conseil  de  notre  formation),  Nestlé,  les  Ministères,  l’Europe  et  tous  les  domaines  à  sécurité 
critique).  Nous  faisons  partie  des  formations  théoriques  « rule  based »,  donc  à  base  d’analyses 
linguistiques approfondies et c’est ce qui fait notre renommée et que nos étudiants trouvent des 
emplois en France et à l’étrangers ainsi que des bourses de doctorat. Les entreprises sont citées 
dans le dossier. 

28 
 
Notre Master est très complet contrairement à ce qui est dit et de plus les étudiants doivent parler 
plusieurs langues car nous parlons de traitement automatique des langues et non de la langue, ce 
qui est un point très important comme le souligne l’expert et qui est rarement fait dans les autres 
formations (deux de nos application étant la traduction automatique et la recherche du sens de 
l’information multilingue). 
 
Mettre  en  doute  la  compétence  du  non‐titulaire  qui  enseigne  l’informatique  dans  notre  section 
est injustifié, il est diplômé des Universités de Cambridge et de Birmingham, HDR et qualifié (liste 
professeurs) par le CNU en 27eme section. Il participe à de nombreux projets dans le domaine.  
 
Concernant l’intervention de professionnels, ils figurent avec leurs noms dans le dossier voir par 
exemple  « Logiciels  d’analyses  de  bases  de  données  linguistiques »,  « Logiciels  d’analyse  et 
génération de données linguistiques », « Techniques de programmation », « Génie logiciel pour le 
TAL ».  On  ne  comprend  même  pas  ce  que  cette  remarque  vient  faire  ici  (« pas  de  petites 
entreprises  spécialisées »),  nous  avons  nous  même  4  « start  up »  qui  ont  été  créées  par  nos 
étudiants et une est en cours de création dans le domaine des langues contrôlées suite a 2 projets 
ANR dont l’un en cours et un projet Européen (voir page 3 et 4 du dossier).  
Concernant  les  informaticiens  de  l’UFC  (section  informatique),  ils  participent  au  projet  ANR 
Sensunique coordonné par le Centre Tesnière. Tout ceci aussi figure dans le dossier. Nous faisons 
appel aux compétences nécessaires et c’est pourquoi aussi le phonéticien de la section Sciences 
du langage (FLE) fait des cours « Modélisation phonétique » dans notre Master. Il est faux de dire 
que  nous  sommes  fermés  (page  2  paragraphe  2).  Nous  sommes  loin  d’être  isolés  localement  et 
internationalement.  Nous  travaillons  avec  toutes  sortes  d’entreprises  grandes  et  petites,  et  la 
formation reçoit un grand nombre d’offres d’emplois, du Parlement Européen, de la CE et de très 
nombreuses entreprises grandes et petites.  

Concernant  le  contenu  des  cours,  on  nous  reproche  de  ne  pas  envoyer  nos  étudiants  suivre  les 
cours  qui  viennent  d’être  créés  dans  le  Master  Sciences  du  langage  rattaché  au  LASELDI  alors 
qu’un enseignant du Master Sciences du langage nous demande de prendre en charge son unique 
doctorante  car  elle  n’a  pas  de  cours  appropriés  pour  sa  recherche  dans  sa  section  et  son 
laboratoire. Nous copions ici son email « tu sais peut‐être que j'ai une doctorante qui s'intéresse à 
la traduction automatique français <> chinois. Puis‐je lui conseiller de suivre des cours de l'institut 
Tesnière  qui  pourraient  lui  être  pertinents  ?  Je  pense  en  particulier  au  cours  sur  la  traduction 
automatique  et  langues  contrôlées.  Thu,  21  Oct  2010  15:37:12  +0200 ».  De  plus,  contrairement 
encore à ce qui est dit, dans notre section les bases de données sont déjà enseignées justement 
par  un  professionnel,  voir  ci‐dessus,  (fondateur  de  Global  Data  Excellence,  entreprise 
internationale), nous sommes spécialistes de l’extraction d’informations et plus particulièrement 
de « sense mining » terme que nous avons forgé et méthodologie que nous avons élaborée et qui 
a permis de créer la start up ERDIL à partir d’un grand projet avec Nestlé » sur 7 langues ; quant à 
la  syntaxe,  elle  est  enseignée  depuis  toujours,  c’est  un  fondamental.  Alors  pourquoi  essayer  de 
créer ce même type de cours ailleurs qui de plus vont être assurés par des non‐spécialistes ?  

29 
 

Aux enseignements que nous donnons, il faut ajouter ceux des autres pays qui sont obligatoires 
(voir  les  sites  du  Master  http://mastermundusnlp‐hlt.univ‐fcomte.fr/  et  http://tesniere.univ‐
fcomte.fr/master.html)  pour  le  Master  Mundus  et  la  mobilité  est  fortement  conseillée  aux 
étudiants  du  Master  National  avec  9  Universités  (nous  sommes  responsables  de  tous  ces 
échanges). Tous les étudiants nationaux (sauf 1 seul) de 2ème année ont fait en 2011 une mobilité 
dans une université étrangère. 
 
Les passerelles sont également bien définies dans le dossier page 12. 
 
Contrairement  encore  à  ce  qui  est  dit  dans  le  rapport  de  l’expert,  l’équipe  pédagogique  et  de 
pilotage est très grande puisque ce Master fonctionne avec 3 autres universités pour le Mundus et 
9 universités avec le Master National, nous avons un examinateur extérieur au consortium et des 
industriels dans l’équipe (voici ce qui est dit dans le dossier page 11 :  
‐Le  conseil  de  suivi  et  perfectionnement  est  constitué  de  3  EC  de  Besançon,  d’un  enseignant 
extérieur (industriel), d’un industriel et des enseignants responsables des 3 universités partenaires 
Mundus  ainsi  que  d’un  "external  examiner"  (examinateur  extérieur).  L’examinateur  extérieur 
n’appartient pas au consorium Mundus. 
‐Deux  jurys  (comités  pédagogiques)  sont  nécessaires,  l’un  spécifique  au  parcours  National 
constitué  de  tous  les  EC  de  Besançon  et  d’un  intervenant  industriel  et  le  second  spécifique  au 
parcours  International  Erasmus  Mundus  constitué  de  la  même  façon  que  le  conseil  de 
perfectionnement mais avec 1 seul industriel. Ces jurys étudient les dossiers pour la sélection des 
candidats et font l’évaluation à la fin de chaque semestre et en fin d’année. 
 
Conclusion 
 
Nous n’avons répété dans cette réponse que ce qui figure déjà dans le dossier qui a été largement 
ignoré pour la rédaction du rapport. Ce rapport n’est pas acceptable. Il y a une évidente intention 
de détruire cette formation. 
Nous demandons à l’AERES de faire la lumière sur cette expertise afin qu’elle ne devienne pas un 
prétexte pour détruire un Master Mundus en France et dans trois pays partenaires, ce qui pourrait 
sembler étrange à l’Europe surtout qu’une extension vient d’être proposée avec le Japon dans le 
cadre du master Mundus.  
Nous espérons que notre dossier pourra être évalué en toute équité. 
 
 
 

30 
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000438 
Domaine : Arts, lettres, langues 
Mention : Sciences du langage  évaluation AERES : A 
 
Réponse à l’évaluation 
 
Appréciation globale de la mention 
 
*  L’équipe  du  master  Sciences  du  Langage  exprime  sa  vive  satisfaction  d’avoir  vu  évaluer 
positivement par l’Aeres : 
 
- l’articulation    cohérente  des  deux  spécialités  sur  un  socle    commun    affirmé  de  
fondamentaux  de  sciences  du  langage,  ouverts  aux  sciences  de  l’information  et  de  la 
communication et aux disciplines relevant des didactiques ; 
- l’articulation des dimensions théoriques et des champs d’application aussi bien au sein des 
enseignements  que  dans  la  double  finalité  recherche/professionnalisante  proposée  aux 
étudiants ; 
‐    la  pluridisciplinarité  des  enseignants‐chercheurs  de  l’équipe  manifestée  dans  les 
enseignements  comme  dans  l’adossement  à  la  recherche  comme  facteur  favorisant  le 
dialogue transdisciplinaire et la dynamique scientifique. 
 
* Les constats et recommandations de l’Aeres mettent en relief ce dont l’équipe a pleinement 
conscience :  les  améliorations  à  apporter  à  la  formation  (sur  des  points  différents  selon  les 
spécialités et selon des modalités adaptées à celles‐ci) concernent essentiellement la prise en 
compte des exigences contemporaines de la professionnalisation. 
 
- Une observation plus fine et systématique du devenir  professionnel des étudiants (suivi de 
cohorte) continuera à être mise en place avec le soutien logistique de l’Observatoire de la 
Vie Etudiante afin de disposer de données plus complètes, mais c’est aussi  une mémoire  
collective  plus  personnalisée  des  trajectoires,  et  un  principe  non  seulement  de  collecte 
d’informations mais d’échanges au sein des promotions et entre les promotions qu’il nous 
faudra travailler à mettre en œuvre, en exploitant les possibilités des réseaux sociaux par 
exemple.  
-  La réflexion sur la diversification des formules de formation sera développée, de façon à 
favoriser à la fois les contacts avec les professionnels, la souplesse dans l’accès aux cursus 
diplômants  à  différents  degrés,  en  tenant  compte  de  la  mobilité  professionnelle,  de 
l’évolution des métiers et d’un dialogue monde de la recherche‐monde du travail.  

31 
 
La  politique  des  stages  mise  en  place    pour  la  mention  en  2008‐2011,  l’ouverture  ou  le 
maintien d’unités pré‐professionnelles étayées scientifiquement pour 2012‐2016 vont dans ce 
sens. 
A partir de la recommandation de l’Aeres, l’équipe affirme sa volonté  de participer de façon 
pionnière à mise en place par l’UFR SLHS d’un engagement des sciences humaines sociales et 
du langage dans un partenariat avec le CFA  SUP Franche‐ Comté (qui ne propose  pas encore 
d’offre de diplômes de SHS) pour la formation par alternance. Il ne peut s’agir en effet d’une 
initiative isolée et l’établissement y est tout à fait favorable. 
 
Points faibles et recommandations : Spécialité DTC    
La formation continue et par alternance sera un chantier neuf à ouvrir dans la spécialité. 
Toutefois une réflexion a  déjà été menée en vue d’élaborer un calendrier aménagé (dans 
l’optique de l’accueil d’étudiants salariés) et celui‐ci pourrait  aisément être mis en place dans 
la perspective de l’alternance. La définition précise des profils professionnels visés par la 
spécialité  pourra s’appuyer sur une observation soutenue du devenir des étudiants  et sur des 
retours de stages, et sera de nature à   faciliter l’intégration de la formation continue. 
Un  éventail  de  dispositions  en  vue  de  la  professionnalisation  est  d’ores  et  déjà  des  atouts  à 
renforcer :  
‐  la  politique  des  stages  depuis  2008  (stage  de  8  à  12  semaines  en  M2,  préparé  dès  le  M1) 
amène les étudiants à accomplir leur stage pour les ¾  en terrain professionnel ; 
‐  l’expérience récente acquise  en matière de stages permet de constater une évolution très 
encourageante  quant  à  la  multiplication  et  à  la  diversification  des  terrains  de  stage 
(institutions  culturelles,  collectivités  territoriales,  fondations  artistiques,  entreprises 
médiatiques  ou    en    relation  avec  les  médias,  bibliothèques  et  médiathèques…)  et  une 
articulation mieux pensée entre le mémoire et le stage ;  
‐  l’instauration  des  unités  pré‐professionalisantes  dans  le  cursus    à  partir  de  2012    est  de 
nature à favoriser les contacts avec les professionnels, de même que l’existence, au plan local, 
de  partenariats mixtes (recherche et professionnel) prometteurs (BMEC, ERBA, musées…). 
 
Points faibles et recommandations : Spécialité DIFLE  
La  mise  en  place  du  master  complet  à  distance  dès  2011  augmente  fortement  l’offre  de 
formation  continuée.  Non  seulement  elle  répond  aux  besoins  des  enseignants  en  poste,  des 
personnes  engagées  dans  la  vie  professionnelle  en  France  et  à  l’étranger,  elle  facilite 
largement l’accueil et le suivi personnalisé d’adultes en reprise d’études. Elle permet aussi aux 
étudiants en présentiel de s’engager plus facilement dans le monde du travail et de répondre 
aux  offres  de  stages  puisqu’ils  ont  désormais  la  possibilité  de  panacher  leur  formation 
(présentiel/distance) d’un semestre à l’autre. 
Traditionnellement,  en  FLE,  le  master  accueille,  tous  les  ans,  entre  2  et  3  étudiants  en 
formation continue, essentiellement des enseignants du primaire et du secondaire.  
Par ailleurs, en dehors de ces contrats officiels, chaque année le master FLE permet à environ 2 
ou  3  salariés  d’associations  d’alphabétisation  et  de  formation  des  adultes  migrants  de 
poursuivre  leurs  études.  C’est  sur  ce  point  que  des  contrats  d’apprentis  du  supérieur 
pourraient être négociés. 
Enfin,  dès  la  rentrée  2011,  le  master  FLE  se  dote  expérimentalement  d’un  complément  de 
formation  et  de  certification  en  offrant  aux  étudiants  de  seconde  année,  la  formation  à 
l’habilitation à corriger le DELF/DALF qui est désormais demandée par les Alliances françaises 
et les organismes de formation en FLE.  
32 
université
de franche-comté

Q Q offre des formations 2012/2016


masters
Q Q domaine DEG
Droit, économie, gestion

w w w. u niv - f c o m t e . f r
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000440 
Domaine : Droit, économie, gestion 
Mention : Administration économique et sociale  évaluation AERES : B 
 
 
Réponse à l’évaluation 
 
 
Comme  cela  est  rappelé  dans  le  document  d’évaluation,  la  mention  ne  comporte  qu’une 
spécialité. Nous reprenons cependant la distinction commune à tous les rapports d’évaluation de 
master,  dans  la  mesure  où  elle  a  aussi  été  adoptée  pour  le  master  « Vie  politique  et  action 
publique. 
 
 
I‐ Réponses aux remarques relatives à la mention dans son ensemble 
 
 Il convient d’abord de rappeler que c’est la jeunesse de la formation (ouverture du master en 
septembre  2008)  qui  explique  l’absence  de  données  systématiques  sur  le  devenir  des  étudiants 
diplômés. 
 
 L’intitulé de la mention lui donne une orientation de science politique mais la formation se veut 
avant  tout  pluridisciplinaire :  l’ambition  est  d’articuler  différents  regards  disciplinaires  sur  la  vie 
politique  et  l’action  publique.  La  direction  du  master  a  jusqu’ici  été  assurée  par  un  enseignant‐
chercheur en science politique mais il n’en sera pas nécessairement toujours ainsi. Le départ de 
l’actuelle responsable de la formation, effectif à la rentrée 2011, peut d’ailleurs être l’occasion de 
repenser la place de la science politique dans le master. En effet, comme cela est souligné dans le 
rapport d’évaluation, l’absence d’enseignant‐chercheur HDR en science politique est un problème, 
notamment  pour  le  parcours  recherche  qui  ne  peut  de  ce  fait  déboucher  sur  un  doctorat  de 
science politique à Besançon. Rien n’assure que la présence d’un enseignant‐chercheur HDR dans 
cette  discipline  à  court  terme.  C’est  pourquoi  nous  envisageons  de  recentrer  le  diplôme  sur  le 
droit  public  et  la  sociologie,  qui  sont  les  deux  matières  principales  du  master.  Si  le  parcours 
recherche est maintenu, il pourrait ainsi préparer à un doctorat dans l’une de ces deux disciplines, 
en lien avec le CRJFC d’un côté (centre de recherches juridiques) et le LASA de l’autre (centre de 
recherche  en  sociologie).  Le  master  étant  hébergé  par  l’UFR  de  droit,  il  serait  alors  logique  de 
confier la responsabilité pédagogique du diplôme à un enseignant‐chercheur HDR en droit public, 
spécialiste de droit constitutionnel et de droit politique, ce qui est tout à fait envisageable au vu 
de l’équipe de juristes présente à Besançon.  

33 
 
 
 Le fait que la mention ne soit pas adossée à un laboratoire de science politique s’explique par 
l’absence d’un tel laboratoire à Besançon. Au regard de ce qui vient d’être exposé, cela ne nuit pas 
à  la  cohérence  de  la  formation.  Par  ailleurs,  l’absence  de  lien  entre  le  master  et  un  laboratoire 
d’économie  s’explique  par  le  fait  que  cette  discipline  n’est  pas  centrale  dans  le  master. 
L’expérience  a  d’ailleurs  montré  que  les  économistes  étaient  peu  attirés  par  cette  formation  et 
qu’aucun  étudiant  du  parcours  recherche  n’a,  pendant  les  trois  années  d’existence  du  master, 
choisi de faire un mémoire en économie. Le recentrage sur le droit et la sociologie, tel qu’expliqué 
ci‐dessus, est aussi une réponse à cet état de fait.  
 
  Un  tel  recentrage  donnerait  d’ailleurs  plus  de  clarté  aux  objectifs  scientifiques  du  master : 
développer  une  analyse  juridique  et  sociologique  des  phénomènes  politiques,  avec  l’éclairage 
complémentaire de l’économie, de l’histoire et de la géographie. La maquette reflète cet équilibre, 
avec  le  souci  de  fournir  au  premier  semestre  une  solide  formation  dans  ces  disciplines  puis,  au 
cours  des  semestres  suivants  de  les  mobiliser,  séparément  ou  concomitamment,  pour  analyser 
différents aspects de la vie politique (semestre 2) et de l’action publique (semestre 3, M2)  
 
 En master 2 le parcours professionnel attire plus que le parcours recherche : 
 
Effectifs en M2  professionnel  recherche 
2008/2009  6  4 
2009/2010  16  7 
2010/2011  11  4 
 
  Les intervenants extérieurs non universitaires sont sollicités lorsque leur éclairage apporte une 
plus‐value  par  rapport  à  celui  d’un  enseignant‐chercheur,  c’est‐à‐dire  pour  les  cours  les  plus 
appliqués  (évaluation  des  politiques  publiques  en  particulier,  où  plusieurs  professionnels 
interviennent, mais aussi géographie).  
 
 Concernant le pilotage de la formation, un conseil de perfectionnement sera mis en place. Ce 
conseil  s’appuiera,  entre  autres,  sur  l’évaluation  des  enseignements  (outil  généralisé  mis 
en place par l’UFC) et sur les enquêtes de l’OFVE. 
 
 L’observatoire  des  étudiants  fournit  des  données  d’insertion  à  2  ans.  Ainsi,  nous  n’avons 
encore pas de chiffres officiels puisque la première promotion est sortie en 2009. Cependant, 
comme indiqué dans le dossier, nombre de nos étudiants trouvent du travail à la suite de leur 
stage pendant que d’autres se consacrent à la préparation des concours. 
 

34 
 
II‐ Réponses aux remarques relatives à la spécialité 
 
  Les  parcours  recherche  et  professionnel  se  différencie  avant  tout  au  niveau  des  cours 
méthodologiques :  en  effet  « l’objet  d’étude »  de  la  formation  reste  le  même,  mais  le  parcours 
recherche doit fournir des éléments de méthodologie de la recherche et initier à la pratique de la 
recherche  tandis  que  le  parcours  professionnel  propose  des  cours  susceptibles  d’avoir  des 
applications directes dans le monde professionnel (analyse de l’opinion publique, évaluation des 
politiques publiques). 
 
  Les  unités  d’enseignements  sont  construites  autour  de  thématiques,  qui  assurent  leur 
cohérence,  les  composantes  venant  le  plus  souvent  apporter  différents  éclairages  disciplinaires, 
dans la logique de la mention :  
‐ au semestre 2, en plus de l’UE transversale, 4 UE sont ainsi proposées : vote et élections, acteurs 
de la vie politique, démocratie locale, questions européennes 
‐  au  semestre  3,  les  UE  ont  des  thématiques  plus  liées  à  l’action  publique :  (1)  géographie  de 
l’action  publique  (qui  traite  principalement  de  la  territorialisation  de  l’action  publique),  (2) 
politiques  sectorielles  (avec  deux  types  de  politiques  étudiées  à  titre  d’exemple :  politiques 
urbaines  et  politiques  de  l’environnement).  Les  UE3  et  UE4  sont  différentes  suivant  le  parcours 
recherche ou professionnel : pour les premiers ce sont deux UE méthodologiques (UE3 = cours de 
méthode, incluant une formation statistique aux méthodes quantitatives en sciences sociales, d’où 
la présence d’un mathématicien ; UE 4 = séminaires thématiques d’initiation à la recherche) ; pour 
le parcours recherche ces deux UE proposent des enseignements appliqués (analyse de l’opinion 
publique et évaluation des politiques publiques). 
Le  fait  que  le  cours  de  géographie  soit  assuré  par  un  chef  de  service  de  Conseil  général 
s’explique  par  le  fait  qu’il  est  docteur  en  géographie  et  qu’il  propose  un  cours  relatif  à 
l’action publique locale et la territorialisation de l’action publique (l’approche géographique 
universitaire est donc utilement complétée par l’expérience de suivi de l’action publique au 
sein de la collectivité locale). 
Le  MCF  en  mathématique  n’assure  que  le  cours  de  méthodes  quantitatives  et  non  celui 
d’analyse de l’opinion publique et celui d’analyse électorale comme cela est indiqué dans le 
document d’évaluation. 
 
  Le  semestre  3  est  plus  léger  en  volume  horaire  dans  la  mesure  où  chaque  module 
d’enseignement exige beaucoup de travail personnel de la part des étudiants, qui ont des dossiers 
et des travaux de recherche à faire dans le cadre de ces enseignements. Il s’agit de faire du master 
2 un type de formation assez nettement différencié des précédentes années universitaires. 
 
 Les deux laboratoires susceptibles d’accueillir les doctorants sont ceux sur lesquels s’appuie le 
master : le CRJFC (centre de recherches juridiques de Franche‐Comté) et le LASA (laboratoire de 
sociologie  et  d’anthropologie),  en  lien  avec  les  deux  types  de  débouchés  possibles  pour  une 
poursuite en thèse : le droit public et la sociologie. (cf supra les remarques relatives à la mention) 

35 
 
 
 Les intervenants extérieurs non universitaires sont sollicités lorsque leur éclairage apporte une 
plus‐value  par  rapport  à  celui  d’un  enseignant‐chercheur,  c’est‐à‐dire  pour  les  cours  les  plus 
appliqués  (évaluation  des  politiques  publiques  en  particulier,  où  plusieurs  professionnels 
interviennent,  mais  aussi  géographie).  Les  relations  nouées  avec  les  collectivités  locales  depuis 
l’ouverture du master pourraient néanmoins permettre de faire intervenir des professionnels dans 
les enseignements relatifs aux politiques publiques en M2 et à la démocratie locale en M1. 
 
 
Effectifs en M2  professionnel  recherche 
2008/2009  6  4 
2009/2010  16  7 
2010/2011  11  4 
 
 
 

36 
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000441 
Domaine : Droit, économie, gestion 
Mention : Droit privé  évaluation AERES : B 
 
Réponse à l’évaluation 
 
La réponse portera successivement sur les observations et recommandations formulées au niveau 
de la mention (I) et de chacune de ses spécialités (II à V). 
 
I. Mention « Droit privé » 
 
Ainsi que l’a souligné l’expertise, la mention « Droit privé » s’inscrit dans la continuité de la licence 
en  droit.  Elle  est  bien  structurée  et  ne  comporte  pas  de  doublon  au  sein  de  l’établissement.  Le 
pilotage collégial de la formation, associant dans des réunions plus fréquentes qu’il n’a été relevé, 
les  responsables  de  spécialités  au  responsable  de  la  mention,  a  permis  d’éviter  les  redondances 
apparentes  qui  avaient  été  soulignées  lors  de  la  précédente  évaluation.  Les  efforts  restant  à 
fournir  portent  sur  les  procédures  d’évaluation  et  le  suivi  des  étudiants.  La  mise  en  place,  au 
niveau  de  l’établissement,  d’un  observatoire  des  étudiants  ainsi  que  le  développement  des 
associations  d’anciens  et  la  structuration  de  leurs  réseaux  devraient  permettre  d’apporter  une 
réponse  satisfaisante  à  cette  demande.  Quant  aux  effectifs  de  la  mention,  ils  sont  l’objet  d’une 
surveillance  attentive  de  la  part  de  l’équipe  pédagogique,  même  si,  ainsi  que  le  souligne 
l’évaluation, ils demeurent tout à fait convenables. 
S’agissant de la structuration de l’offre de formation proposée dans le cadre de ce master, elle est 
le  fruit  d’un  double  constat :  la  taille  et  la  composition  de  l’équipe  pédagogique,  le  nombre 
d’étudiants  inscrits  en  MI  et  la  cohérence  du  projet  pédagogique  proposé  justifient  quatre 
spécialités  en  MII.  En  effet,  il  est  important  de  proposer,  à  côté  des  spécialités  à  dominante 
civiliste,  des  formations  relevant  du  droit  de  l’entreprise.  La  reconduction  des  deux  spécialités 
antérieures qui correspondaient au droit de l’entreprise n’ayant pas été jugée opportune, il a été 
décidé  de  proposer  deux  nouvelles  spécialités  s’inscrivant  dans  ce  champ  mais  portant  sur  des 
aspects différents : le droit patrimonial des affaires et le droit de l’emploi et des relations sociales. 
La cohérence de l’offre repose alors sur l’existence conjointe de ces deux spécialités nouvelles, et 
des  deux  spécialités  plus  générales  et  plus  classiques  que  sont  le  droit  privé  général  et  le 
contentieux.  Renoncer  à  l’une  d’elles  conduirait  à  créer  un  manque  susceptible  d’affecter  la 
cohérence  globale  et  la  complétude  de  l’offre  de  formation  proposée  et,  par‐là,  de  limiter  les 
perspectives  des  étudiants  à  l’Université  de  Franche‐Comté.  C’est  pourquoi,  malgré  l’évaluation 
assez réservée de la spécialité « droit patrimonial des affaires », il a semblé crucial de la maintenir, 
tout  en  opérant  quelques  modifications  pertinemment  suggérées  par  l’évaluation.  Ces 
aménagements seront détaillés plus loin, au stade de la spécialité. 

37 
 
Un conseil de perfectionnement sera également mis en place pour le pilotage de la formation. Ce 
conseil s’appuiera, entre autres, sur l’évaluation des enseignements (outil généralisé mis en place 
par l’UFC) et sur les enquêtes de l’OFVE  . 
 
Seront  successivement  abordées  les  spécialités  « droit  privé  général »  (II),  « contentieux »  (III), 
« droit patrimonial des affaires (IV) et « droit de l’emploi et des relations sociales » (V). 
 
II. Spécialité « droit privé général » 
 
Dans un contexte national de perte d’attractivité des spécialités à finalité recherche, la spécialité 
« Droit privé général » de l’Université de Franche‐Comté a su renouer avec les effectifs en hausse, 
passant  de  13  étudiants  en  M2  en  2007‐2008  à  17  l’année  suivante  et  ‐    après  un  accident  en 
2009‐2010 (9 inscrits) ‐, 18 étudiants en 2010‐2011. Le taux de sélection des étudiants candidats à 
l’inscription  en  master  II  DPG  est  de  l’ordre  de  1  pour  5  environ.  La  sélection  s’opère  en  deux 
phases.  Une  première  phase  tient  à  la  sélection  d’environ  cinquante  dossiers  parmi  les  cent 
dossiers  de  candidature  présentés.  La  seconde  phase  tient  à  l’audition  des  candidats  et  à 
l’établissement d’une liste principale de vingt étudiants et d’une liste complémentaire de quinze 
étudiants. Ainsi que le relève l’évaluation, l’ouverture d’une possibilité de stage a joué un rôle tout 
à fait décisif dans l’obtention de ce résultat. Le projet pédagogique, désormais bien compris par 
les  étudiants,  réside  dans  l’avantage  réel  que  représente  une  formation  privatiste  générale  de 
haut niveau tant pour ceux qui s’orientent vers la thèse que pour les autres diplômés. Les résultats 
des  premières  promotions  de  diplômés  confirment  la  pertinence  de  cette  analyse :  plusieurs 
anciens  devenus  maîtres  de  conférences  ou  avocats,  certains,  plus  jeunes,  en  passe  de  devenir 
notaires ou admis à l’ENM. Pour poursuivre encore mieux dans cette voie, un renforcement des 
liens avec l’IEJ et les prépas CFPN sera étudié dans les mois à venir. 
 
 
III. Spécialité « contentieux » 
 
L’une des principales forces attractives de la spécialité « Contentieux » est le nombre important de 
professionnels  au  sein  de  l’équipe  pédagogique  et  les  responsables  de  la  formation  tiennent  à 
maintenir cette spécificité. Elle leur a néanmoins imposé de retenir des volumes horaires limités 
par cours afin de tenir compte de la faible disponibilité des professionnels. Ces volumes ont été 
appliqués de manière uniforme afin de préserver l’homogénéité de la maquette et la parité entre 
professionnels  et  universitaires.  Il  conviendrait  cependant  de  trouver  une  solution,  pour  le 
prochain quadriennal, afin d’augmenter le volume horaire de chaque matière. 
Le  suivi  du  devenir  des  étudiants  est  délicat  étant  entendu  qu’ils  n’ont  aucune  obligation  de 
répondre aux demandes de sondage. Le développement de la procédure de suivi des étudiants est 
cependant  largement  amélioré  par  l’établissement  d’un  « annuaire  des  promotions »  dont 
l’actualisation est confiée aux étudiants en cours de formation. Cela permettra ainsi à la formation 
de garder des liens avec ces jeunes professionnels. Nous pouvons cependant évoquer les derniers 
chiffres en notre possession. Ils concernent la promotion sortie en 2008 (les enquêtes se font à 2 
ans  de  l’obtention  du  diplôme).  Sur  cette  promotion,  80  %  des  répondants  sont  en  situation 
d’emploi dans leur domaine de formation. 10 % sont en recherche d’emploi et 10 % en poursuite 
d’études. 

38 
 
La  spécialité  « Contentieux »  est  actuellement  ouverte  à  la  formation  continue.  Afin  de  faciliter 
toujours plus cette voie, la faisabilité d’un aménagement des horaires est à l’étude (les horaires 
pourraient  être  en  totalité  ou  pour  certaines  matières  seulement  concentrés  sur  une  ou  deux 
journées par semaine).   
 
 
IV. Spécialité « droit patrimonial des affaires » 
 
L’évaluation relève, à juste titre, que l'intitulé et la spécificité de la spécialité « Droit patrimonial 
des  affaires »  correspondent  à  une  approche  nouvelle  du  droit  patrimonial.  En  effet,  le  « droit 
patrimonial des affaires » vient en complément du « droit patrimonial de la famille » et regroupe 
les  composantes  essentielles  de  la  réalité  patrimoniale  des  affaires.  Ces  composantes  sont 
aujourd'hui l'immobilier, la banque et l'assurance. Elles complètent les branches traditionnelles du 
droit des affaires que sont le droit commercial, des sociétés et des entreprises en difficultés. A ce 
titre,  l'objectif  de  la  spécialité  est  d'offrir  aux  étudiants  une  formation  globale  comportant 
l'ensemble des compétences requises en matière de droits immobilier, bancaire et assurantiel. Ces 
compétences sont essentiellement celles requises dans les métiers de la gestion de patrimoine, de 
la banque, de l’investissement immobilier, de la gestion de patrimoine, de l’intermédiation et de la 
création des produits d’assurance. Ces compétences, du fait de la technicité et de la praticité des 
matières  concernées  sont  également  particulièrement  prisées  et  recherchées  par  les 
professionnels du droit (barreau, notaire…). 
 
Sur la cohérence et le contenu de la formation.  
La cohérence de la formation, qui n’avait probablement pas été suffisamment explicitée dans le 
dossier soumis à l’évaluation, réside dans son approche de la réalité patrimoniale des affaires. En 
effet, l'immobilier, la banque et l'assurance constituent aujourd'hui les trois facettes d'une même 
réalité  patrimoniale.  Pour  s'en  convaincre,  il  suffit  de  rappeler  que  ces  trois  matières  sont  les 
composantes  traditionnelles  de  la  gestion  patrimoniale  telle  qu'envisagée  par  les  banques,  les 
sociétés  d'investissements  et  les  opérateurs  financiers.  C'est  pourquoi  la  formation  propose 
d'articuler  ces  trois  matières  dans  trois  unités  complémentaires.  Il  faut  préciser  qu'il  s'agit 
d'enseignements  approfondis  dans  la  mesure  où  les  étudiants  ont  déjà  reçu  en  1ère  année  de 
master les bases dans chacune des matières (30 heures en moyenne par matière). 
Néanmoins, en considération des pertinentes remarques formulées par l'expertise, il a été décidé 
d'enlever certaines matières périphériques qui ne méritaient effectivement pas de figurer dans la 
carte de formation et pouvaient donner une impression de diversité excessive. Il a donc été décidé 
de recentrer la formation sur le cœur de la gestion patrimoniale des affaires à savoir la promotion 
immobilière, le droit des baux, le droit de la banque et les produits d'assurance (par exemple le 
droit de l'espace rural, le  droit des marchés publics et le droit des biens (au sens classique) ont été 
remplacés  dans  la  carte  de  formation  par  un  cours  d’immobilier  des  affaires,  un  cours  de 
financement de l’immeuble et un cours de droit bancaire supplémentaire...).  

39 
 
Sur le réseau professionnel et les débouchés professionnels.  
La formation peut s'appuyer sur un important réseau professionnel. De nombreux professionnels 
extérieurs locaux et nationaux (qui n'étaient pas tous mentionnés dans la maquette) sont associés 
directement à la formation pédagogique. Près de la moitié des enseignements sera dispensée par 
des professionnels. Les lettres de soutien et d'appui à la création de cette spécialité – jointes à la 
présente  réponse  en  annexe  –  attestent  de  son  inscription  dans  la  réalité  pratique  (banque 
populaire, mutualité française, professionnels du droit, assureurs).  
Les débouchés professionnels à la sortie de la spécialité sont réels. En effet, les professionnels de 
la gestion de patrimoine et du conseil aux entreprises sont à la recherche de juristes disposant de 
compétences  complémentaires  en  matière  immobilière,  bancaires  et  assurantielles. 
Majoritairement, les diplômés juristes de l'université de Franche‐Comté effectuent leur stage ou 
leur première expérience professionnelle en banque et en sociétés d'assurance ou de promotion 
immobilière. D'ailleurs, un des atouts du master est de proposer la formation en alternance ou en 
contrat  de  professionnalisation,  ce  qui  correspond  à  une  demande  tant  des  étudiants  que  des 
professionnels. 
 
Adossement à la recherche.  
La formation peut s'appuyer sur une recherche dynamique et conséquente dans les domaines du 
droit du patrimoine au sens large. En effet, les porteurs de la spécialité et les membres de l'équipe 
pédagogiques  orientent  depuis  plusieurs  années  leurs  recherches  sur  des  matières  telles  que  le 
droit  de  la  promotion  immobilière,  le  financement  de  l'immeuble,  la  responsabilité  bancaire, 
l'assurance, l'urbanisme et le droit des baux. 
 
Réponse à la recommandation.  
La recommandation de l'AERES a été entendue. Ainsi la spécialité est recentrée sur les aspects de 
droit  des  affaires.  Certaines  matières  périphériques  sont  donc  écartées  de  la  formation  pour 
conserver sa cohérence. Le caractère professionnalisant de la spécialité s'en trouve renforcé. 

40 
 
V. Spécialité « droit de l’emploi et des relations sociales » 
 
L’évaluation  de  la  spécialité  « Droit  de  l’emploi  et  des  relations  sociales »  souligne  la  trop  faible 
préparation des étudiants locaux en première année de master. Pour y répondre, il a été décidé 
que le cours de droit de l’emploi proposé en M1 serait assorti de séances de travaux dirigés. Ainsi, 
les étudiants pourront bénéficier au stade du M1, d’un volume de 111 heures d’enseignement en 
lien avec la problématique de l’emploi. Ces enseignements s’ajouteront aux 108 heures de droit 
du travail proposées en licence (LD2 et LD3). De la sorte, les étudiants seront très bien préparés 
lors de leur admission en MII, spécialité « Droit de l’emploi et des relations sociales ». 
 
La maquette ne mentionne pas précisément le nom des intervenants professionnels. Toutefois les 
différents  organismes  professionnels  avec  lesquels  des  liens  ont  été  noués  se  sont  engagés  à 
proposer des noms d’intervenants lors de l’habilitation du diplôme. Ces organismes professionnels 
sont  essentiellement  les  syndicats  interprofessionnels  patronaux  (CGPME,  union  patronale, 
MEDEF) les syndicats de salariés et les organismes collecteurs (AGEFOS, FORCO…).  
 
L’évaluation souligne le nombre important d’heures effectuées par un intervenant extérieur (63 h 
00). Il s’agit d’une erreur de rédaction lors du montage du dossier. En réalité, l’intéressé, qui est 
maître de conférences dans une université voisine, effectuera 30 h 00.  

41 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

ANNEXES 
Lettre de soutien à la spécialité DPA 
 
 
 
 

42 
BANQUE POPULAIRE
BOURGOGNE FRANCHE COMTE

Monsieur Jean-Philippe TRICOIRE


UFR Sciences Juridiques, économiques, politiques
45 D Avenue de l’observatoire
25030 Besançon cedex

Besançon, le 19 mai 2011

Monsieur,

Suite à notre entretien, vous trouverez ci-joint nos réflexions concernant l’opportunité de créer un
master « droit patrimonial des affaires » reprenant les 3 thématiques de la Banque, de
l’Assurance/Mutualité et de l’Immobilier.

Selon nous, la vocation de ce master se justifie pleinement de par son rôle de passage de relais entre
l’acquisition d’un savoir théorique de haut niveau et la mise en pratique des connaissances acquises.

Deux séries d’arguments peuvent être avancés :

! Des arguments liés au contexte global :

Les métiers de la gestion privée et du conseil d’affaires en général sont de plus en plus encadrés,
règlementés : loi, directives européennes, MIF, TRACFIN, normes européennes, recommandations
de l’AFB, L’ACM…

Il en résulte un niveau d’exigence élevé, notamment dans les banques qui sont des employeurs
importants pour les diplômés juristes dans les régions. Pour ces postes, un master 2 est au
minimum requis. Ces spécialisations encore peu pratiquées en région dans les professions d’avocats,
ou de notaires, sont très recherchées.

La création d’un master « droit patrimonial des affaires » dans notre région a du sens, il saura attirer
et fixer de la compétence souvent captée par Paris ou Lyon qui drainent une grande partie des
diplômés de ce secteur.

Société coopérative anonyme de Banque Populaire à capital variable, régie par les articles L512-2 et suivants du code monétaire et financier et l’ensemble des textes relatifs
aux Banques Populaires et aux établissements de crédit – RCS Dijon 542 820 352 – Code NAF 651 D – Intermédiaire d’assurance immatriculée à l’ORIAS sous le numéro
07 023 116 –– Société de courtage d’assurance. Garantie financière et assurance responsabilité civile professionnelle conformes aux articles L.530-1 et L.530-2 du code des
assurances – Siège social 14 Boulevard de la Trémouille BP 20810 21008 Dijon Cedex – CCP Dijon 1603F – CCP Dijon 63,08V – Swift : CCBPFRPP DJN
! Des arguments liés à la profession :

La gestion de patrimoine et le conseil patrimonial aux entreprises et dirigeants d’entreprises


s’exercent en majorité dans les grands réseaux bancaires, chez les CGP indépendants, et/ou par les
conseils habituels : notaires, juristes, avocats, experts comptables…

Il s’agit de conseiller et de guider nos clients dans leurs projets personnels (constitution, gestion,
valorisation, diversification et transmission de leur patrimoine) ; mais aussi professionnels (choix du
meilleur statut juridique et fiscal, stratégies d’acquisition, de financement de l’immobilier
professionnel, de cession et transmission d’entreprises…).

La banque, l’assurance et l’immobilier sont, à ce titre, des matières indissociables les unes des
autres.

La banque de par sa vocation à percevoir des dépôts et proposer des crédits.


L’immobilier et l’assurance vie parce qu’ils représentent les deux principaux vecteurs
d’investissement à long terme.
Il est difficile d’imaginer des stratégies patrimoniales sans développer ces deux thèmes de concert.

Une bonne connaissance juridique et fiscale est nécessaire compte tenu des incidences sur le
patrimoine : choix du meilleur régime fiscal (RCM, PFL, Revenus fonciers, BIC, IS, plus-value),
choix du type d’investissement : en direct, par l’intermédiaire d’une société à l’IR à l’IS, au bilan.

Ces trois thématiques permettent de passer du conseil à la réalisation dans des conditions
économiques, juridiques et fiscales protégées.
En négliger une, c’est ne pas pouvoir appréhender une problématique dans sa globalité.

Nous restons à votre disposition et vous prions de croire, Monsieur, en l’expression de nos
sentiments dévoués.

Christophe GRUT

Service centraux
1 Place de la 1ère Armée Française
25087 Besançon Cedex 9

5 Avenue de Bourgogne – BP63


21802 Quétigny Cedex

Téléphone 0 820 337 500


Télécopie 0 820 20 36 20
www.bpbfc.banquepopulaire.fr
!

Société coopérative anonyme de Banque Populaire à capital variable, régie par les articles L512-2 et suivants du code monétaire et financier et l’ensemble des textes relatifs
aux Banques Populaires et aux établissements de crédit – RCS Dijon 542 820 352 – Code NAF 651 D – Intermédiaire d’assurance immatriculée à l’ORIAS sous le numéro
07 023 116 –– Société de courtage d’assurance. Garantie financière et assurance responsabilité civile professionnelle conformes aux articles L.530-1 et L.530-2 du code des
assurances – Siège social 14 Boulevard de la Trémouille BP 20810 21008 Dijon Cedex – CCP Dijon 1603F – CCP Dijon 63,08V – Swift : CCBPFRPP DJN
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000442 
Domaine : Droit, économie, gestion 
Mention : Droit public  évaluation AERES : B 
 
Réponse à l’évaluation 
 
La réponse portera successivement sur les observations et recommandations formulées au niveau 
de la mention (I) et de chacune de ses spécialités (II, III). 
 
 
I. Mention droit public 
 
- S’agissant  de  l’attractivité  réduite  de  la  mention,  plusieurs  choix  stratégiques  ont  été 
opérés  afin  précisément  d’améliorer  cette  attractivité :  s’agissant  d’une  part  de  la 
spécialité « administration publique et contentieux », il a été décidé de renforcer la place 
réservée à l’étude des contentieux publics afin de permettre aux étudiants de se préparer 
aux métiers d’avocat ou de conseiller de tribunal administratif. Les débouchés ont ainsi été 
diversifiés. Cela est par ailleurs susceptible d’attirer des étudiants issus d’autres universités 
dans  la  mesure  où  les  M2  spécialisés  en  droit  du  contentieux  public  sont  peu  nombreux 
dans le paysage actuel des formations. 
Cette  attractivité  devrait  également  être  renforcée  par  la  mise  en  place  d’une  spécialité 
recherche  co‐habilitée  avec  l’Université  de  Bourgogne,  ce  qui  permettra  ainsi  de  mieux 
distinguer la formation professionnelle de la formation à et par la recherche. 
- S’agissant  des  partenariats  institutionnels  et  socio‐économiques,  des  fonctionnaires 
territoriaux,  des  juristes,  des  avocats  et  magistrats  interviennent  déjà  dans  le  master  de 
droit  public  existant  à  Besançon ;  ces  liens  seront  préservés  dans  le  cadre  du  prochain 
quadriennal  et  ils  seront  développés  dans  le  cadre  du  master  co‐habilité  où  de  tels  liens 
existent déjà (sur ce point, voir les réponses faites pour chaque spécialité). 
- Un  conseil  de  perfectionnement  sera  mis  en  place  pour  le  pilotage  de  la  formation.  Ce 
conseil  s’appuiera  sur  l’évaluation  des  enseignements  (outil  généralisé  mis  en place  par 
l’UFC) et sur les enquêtes de l’OFVE. 
- Les derniers chiffres d’insertion (concernant la spécialité en renouvellement) qui nous sont 
parvenus,  depuis  l’élaboration  du  dossier,  confirment  les  très  bons  taux  d’insertion  du 
diplôme : 85% des répondants de la promotion 2007‐2008 ont un emploi au 1er décembre 
2010 (enquêtes à 2 ans).  

43 
 
II. Spécialité « Administration publique et contentieux » 
 
- Efforts  insuffisants  en  matière  de  formation  continue :  Le  dossier  d’auto‐évaluation 
mentionne  l’ouverture  de  formations  universitaires  non‐diplômantes.  Elles  portent  sur 
deux enseignements pour lesquels les besoins de formation sont réels : l’urbanisme et les 
marchés publics. Elles pourront ensuite être transformées en diplômes universitaires (DU). 
La procédure est en cours. 
Depuis cette année, l’emploi du temps est aménagé afin de permettre la reprise d’études 
par des personnes qui souhaitent conserver leur activité professionnelle. 
- Place insuffisante accordée aux enjeux pratiques et aux intervenants professionnels : 127 
heures, soit la moitié du volume horaire du M2, sont assurées par des praticiens qui axent 
leurs  interventions  sur  la  pratique  de  leur  spécialité  en  droit  de  l’urbanisme,  droit  de 
l’environnement, droit public financier, droit des marchés publics et gestion des ressources 
humaines. En outre, le séminaire « Techniques du contentieux administratif » mis en place 
dès  2009  et  confirmé  dans  la  présente  maquette,  est  assuré  par  des  praticiens  (avocats 
et/ou  magistrats  administratifs).  Enfin,  en  M1,  une  magistrate  administrative  assure 
désormais le cours magistral de science administrative. 
- La  place  importante  accordée  au  droit  de  l’environnement  et  au  droit  de  l’urbanisme  en 
M2 se justifie par la volonté de prendre en compte les besoins des acteurs institutionnels 
locaux,  et  plus  particulièrement,  des  collectivités  territoriales.  Dans  ces  domaines,  les 
dernières  évolutions  juridiques  ont  en  effet  créé  des  demandes  nouvelles  de  la  part  des 
recruteurs. Plus largement, le droit des collectivités territoriales est abordé dans toutes les 
matières  enseignées  dans  le  M2  sous  l’angle  correspondant  à  chaque  spécialité.  A  cela 
s’ajoutent  des  conférences  organisées  hors  maquette  et  assurées  par  des  fonctionnaires 
territoriaux,  mais  aussi  par  des  magistrats  administratifs  sur  des  questions  d’actualité  en 
lien  avec  le  droit  des  collectivités  territoriales.  Cela  permet  ainsi  de  conforter  les 
partenariats institutionnels déjà mis en place dans le cadre des enseignements du M2. 

44 
 
 
 
III. Spécialité co‐habilitée « Protection des droits fondamentaux et des libertés » 
 
- Partenariats institutionnels insuffisants : dans les deux établissements, des liens étroits ont 
déjà  été  noués  avec  les  juridictions  administratives  locales  (accueil  de  stagiaires  au  TA 
et/ou  accueil  d’étudiants  assistants  de  justice ;  codirection  entre  des  magistrats 
administratifs et des enseignants chercheurs de mémoires de recherche de M2 ; sujets de 
dossiers de recherche sur la jurisprudence locale). Ces liens seront appelés à se renforcer à 
l’avenir,  notamment  par  l’instauration  de  journées  d’études  et  de  conférences 
qu’organiseront  les  étudiants  de  la  spécialité  et  qui  feront  appel  aux  magistrats 
administratifs  de  Besançon  et  Dijon.  La  co‐habilitation  sera  également  l’occasion  de 
prendre des contacts plus appuyés auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme, 
notamment par l’intermédiaire d’enseignants chercheurs intervenant dans la spécialité. 
- Echanges  internationaux  trop  limités :  l’Université  de  Bourgogne  a  déjà  développé 
activement un partenariat avec l’Université de Craiova, partenariat qui a également été mis 
en  place  depuis  un  an  à  Besançon  pour  favoriser  les  échanges  entre  étudiants.  D’autres 
perspectives sont envisagées, notamment avec des universités libanaises et suisses. 
- Mutualisation des enseignements : l’objectif de cette co‐habilitation étant de proposer une 
offre  de  formation  plus  étendue,  il  est  apparu  opportun  de  dupliquer  la  formation. 
D’autres formes d’organisation pourront néanmoins être envisagées à l’avenir si cela paraît 
justifié. 
 
 
 
 

45 
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000444 
Domaine : Droit, économie, gestion 
Mention : Economie gestion  évaluation AERES : A 
 
Réponse à l’évaluation 
 
 
La réponse portera successivement sur les observations et recommandations formulées au niveau 
de la mention (I) et de chacune de ses spécialités (II à V). 
 
I. Mention Economie‐Gestion 
 
La  mention  de  Master  Economie‐Gestion  est  le  fruit  d’un  profond  travail  de  restructuration  de 
l’offre  de  formation  au  niveau  Master  dans  le  domaine.  Aussi,  l’équipe  pédagogique  souhaite 
saluer le travail d’expertise effectué, qui à la fois reconnaît les qualités et les ambitions du projet 
et pointe avec justesse les quelques difficultés passées qui ont justement nourri nos réflexions. 
 
Adossée à une équipe pédagogique pluridisciplinaire, associant économistes du CRESE (Université 
de  Franche‐Comté)  et  gestionnaires  du  LEG  (Université  de  Bourgogne  ‐  Université  de  Franche‐
Comté),  rattachée  à  l’UFR  des  Sciences  Juridiques,  Economiques,  Politiques  et  de  Gestion  de 
Besançon  et  associant  l’Institut  d’Administration  des  Entreprises  de  l’Université  de  Franche‐
Comté, cette mention en restructuration vise à accroître encore son attractivité et sa cohérence. 
 
Pour  chacune  des  spécialités  de  la  mention,  un  conseil  de  perfectionnement  sera  mis  en  place 
pour  le  pilotage  de la  formation.  Ce  conseil  s’appuiera  sur l’évaluation des  enseignements (outil 
généralisé mis en place par l’UFC) et sur les enquêtes de l’OFVE. 
 

46 
 
II. Spécialité Banque 
 
En réponse à la recommandation suivante « Le contenu économique de la formation pourrait être 
renforcé  puisqu’un  objectif  de  cette  formation est  de  présenter  les  avancées  les  plus  récentes en 
sciences  économiques  dans  le  domaine  de  la  finance»,  deux  nouveaux  cours  d’économie  vont 
remplacer des cours initialement prévus :  
 
Dans l'UE 4 du Semestre 2, sera proposé un cours de « Théorie des Contrats » mutualisé avec la 
spécialité  « Chargé  d’études  économiques ».  Ce  cours  vient  en  remplacement  du  cours  de 
« Gestion  de  trésorerie »,  désormais  proposé  dans  une  autre  UE  en  lieu  et  place  de  « risque  et 
déontologie ». 
 
Dans  l’UE  2  du  Semestre  2,  sera  proposé  un  cours  de  « Macro‐économie  et  Conjoncture ».  Ce 
cours vient en remplacement du cours d’ « évaluation des entreprises », désormais proposé dans 
une autre UE en lieu et place de « diagnostic stratégique et financier ». 
 
Précisons  enfin  que  l’enseignement  des  avancées  récentes  de  la  finance  passe  aussi 
naturellement, et en cohérence avec cette mention Economie‐Gestion, par les enseignements de 
gestion, assurés par les collègues de l’UMR LEG. 
 
III. Spécialité Chargé d’Affaires Professionnelles 

Il nous est recommandé de « faire un effort vers la mutualisation avec la spécialité « Banque » […] 
et être vigilant concernant le maintien des liens avec la recherche ». 
 
Précisons  que  la  mutualisation  est  très  forte  puisque  les  deux  premiers  semestres 
d’enseignements sont communs, la distinction se faisant à compter du M2 et est notamment liée 
au  mode  de  pédagogie  (en  alternance  /  en  présentiel  standard) :  la  spécialité  banque  est  une 
formation  “traditionnelle”,  avec  des  cours  hebdomadaires  de  septembre  à  janvier.  La  spécialité 
chargé  d’affaires  professionnelles,  elle,  est  en  alternance,  avec  le  rythme  suivant  :  un  mois  de 
cours puis un mois en entreprise. La mutualisation encore plus poussée des enseignements sur le 
semestre 3 serait donc complexe à mettre en oeuvre, et pourrait même se faire au détriment des 
étudiants. 
 
De même, le lien avec la recherche est par nature présent dans les deux premiers semestres de la 
formation ainsi que dans les enseignements théoriques du M2, même s’il est vrai que l’accent est 
mis sur la professionnalisation optimale des étudiants dans ce type de formation en alternance. 

47 
 
IV. Spécialité Chargés d’Etudes Economiques 

Il  nous  est  indiqué  qu’  « une  analyse  de  la  faiblesse  du  taux  de  réussite  en  M1  pourrait  être 
réalisée.  L’amélioration  de  ce  taux  pourrait  engendrer  une  amélioration  de  l’attractivité  de  la 
spécialité. » 
 
Nous rappelons que la mention prévoit, au semestre 1, une UE d’intégration dont l’ambition est 
justement  d’assurer  une  mise  à  niveau  d’étudiants  provenant  d’origines  diverses.  Ce  dispositif 
original  devrait  permettre  d’accroître  la  réussite  en  M1. 
De  plus,  lors  du  renouvellement  de  la  maquette  de  la  mention,  nous  avons  amélioré  son 
attractivité  globale  :  en  créant  la  spécialité  Banque,  en  insérant  la  spécialité  Chargé  d’Affaires 
Professionnels  et  en  améliorant  la  professionnalisation  de  la  spécialité  Chargé  d’Etudes 
Economiques. Nous espérons ainsi accroître le nombre d’étudiants en M1 provenant de l’extérieur 
de  l’Université  de  Franche‐Comté,  mais  également   de  notre  licence  d’économie/gestion  et  de 
notre  licence  AES.  Et  grâce  à  la  nouvelle  maquette  de  licence  Economie‐Gestion  qui  se  veut 
également  plus  attractive  et  plus  cohérente,  nous  espérons  augmenter  notre  base  locale  de 
recrutement.  
 
Quant  au  M2  Chargé  d’Etudes  Economiques,  il  doit  très  certainement  encore  améliorer  sa 
notoriété au niveau national et international. La qualité scientifique du CRESE, centre de recherche 
auquel il est adossé, ainsi que sa politique active de prise de contact avec des institutions et des 
chercheurs notoires, français et internationaux, sont des éléments qui y participeront. 
 
 
V. Spécialité E‐Achat et Marchés 
 
Comme suggéré, « des efforts pourraient être envisagés afin de consolider la base de recrutement 
de la spécialité ».  
 
Naturellement, une amélioration du nombre d’étudiants est attendue, en liaison avec la mise en 
place de la mention « Economie‐Gestion ».  
Il convient de noter de plus que les effectifs présentés en M1 ne tiennent pas compte des effectifs 
actuels  du  M1  management  parcours  e‐achat  mais  uniquement  du  M1  économie  spécialité  e‐
achat.  La  réorganisation  proposée  en  M1  (regroupement  des  étudiants  de  l’IAE  et  de  la  filière 
économie) apportera plus de clarté quant à la présentation de la spécialité et devrait attirer plus 
d’étudiants. Par ailleurs, la réorganisation globale de la maquette de la licence Economie‐Gestion 
devrait nous offrir un panel d’étudiants plus important, ce qui n’est pas le cas actuellement.  
Enfin, les effectifs du M2 avaient été volontairement limités à 15‐16 étudiants pour des raisons de 
capacité  d’encadrement  des  contrats  de  professionnalisation  et  de  stage  (possibilité 
d’encadrement individuel des enseignants‐chercheurs  limitée par un quota fixé par L’Université). 
Compte tenu du nombre actuel de candidatures en M2, d’un accroissement des demandes en VA 
85, nous avons la possibilité d’augmenter nos effectifs. Nous envisageons donc un effectif de 20 
étudiants par promotion de M2, ce qui nous semble raisonnable. 
 
 

48 
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000445 
Domaine : Droit, économie, gestion 
Mention : Management  évaluation AERES : A 
 
 
Réponse à l’évaluation 
 
 
L’évaluation réalisée par l’AERES rappelle que les cinq spécialités de la mention Management sont 
les seules formations en gestion reconnues au niveau master dans la région Franche‐Comté. Elle 
souligne la forte attractivité de ces formations, cette attractivité étant associée à une sélectivité 
accrue,  le  taux  d’insertion  très  élevé  des  jeunes  diplômés,  l’importance  croissante  des  relations 
nouées  avec  les  milieux  socio‐économiques  ainsi  qu’avec les  écoles  d’ingénieurs  régionales  et  le 
Polytechnicum Bourgogne Franche‐Comté. 
Cette  évaluation  renforce  la  volonté  de  l’équipe  de  l’IAE  de  développer  la  qualité  et  le 
rayonnement des formations proposées. 
 
La  réponse  faite  à  l’AERES  est  présentée  ci‐dessous  en  trois  points  portant  sur  l’ensemble  des 
spécialités de la mention, et cinq points concernant chacune des spécialités de master. 
 
Mention Management 
 
Adossement à la recherche 
 
Les enseignants chercheurs de l’IAE de Franche‐Comté ont rejoint progressivement le LEG depuis 
la  fin  de  l’année  2008.  Depuis  septembre  2010,  ils  sont  tous  membres  des  deux  équipes  de 
recherche en gestion du LEG : le FARGO (Finance et Architecture des Organisations) et le CERMAB 
(Centre de Recherche en Marketing de Bourgogne). Ceci se traduit par leur participation active aux 
séminaires  de  recherche  organisés  par  le  FARGO  et  le  CERMAB,  et  ceci  dans  trois  domaines 
principaux :  finance  et  gouvernance  (Benoît  Pigé,  Mohamed  Zouaoui,  Dominique  Poincelot, 
Laurence  Godard),  marketing  (Yohan  Bernard),  ressources  humaines  et  stratégie  (Françoise 
Pierson,  Damien  Collard,  Pascale  Brenet,  Nathalie  Lapayre,  Karine  Rymeyko).  Les  thèmes  de 
recherche  développés  par  les  membres  de  l’équipe  ont  été  présentés  dans  les  fiches  d’activité 
jointes aux maquettes des formations. 
Cette  présence  au  sein  du  LEG  entraine  véritablement  une  dynamisation  des  activités  de 
recherche  et  leur  valorisation  institutionnelle.  A  ce  jour,  plusieurs  collaborations  entre  les 
enseignants  chercheurs  de  Besançon  et  de  Dijon  ont  vu  le  jour  du  fait  de  ce  rapprochement : 
travail de recherche en cours sur l’impact du sentiment de l’investisseur sur les marchés financiers 
(Mohamed Zouaoui et  Fabrice Hervé), projet de recherche sur les différences de comportement 
des consommateurs à l’international (Yohan Bernard et Sarra Zarouk‐Karoui).  

49 
 
 
Cette dynamique de recherche et les contacts étroits noués dans le cadre du LEG ont également 
un  impact  sur  les  formations  avec  des  participations  croisées  dans  plusieurs  masters  tant  en 
Bourgogne  qu’en  Franche‐Comté :  Mohamed  Zouaoui  intervenant  dans  le  Master  Marketing  et 
Management de la Banque et de l’Assurance (IAE Bourgogne), Yohan Bernard intervenant dans le 
Master  Marketing  (IAE  Bourgogne),  Damien  Collard  et  Françoise  Pierson  intervenant  dans  le 
Master  Recherche  en  sciences  de gestion  (IAE  Bourgogne),  Pascale  Brenet  intervenant  dans  une 
UE Entrepreneuriat et à l’Innovation mutualisée entre les Masters AE des IAE de Bourgogne et de 
FC,  Samuel  Mercier  et  Fabrice  Hervé  intervenant  dans  le  Master  AE  (IAE  FC),  Marc  Filser  et  J.F. 
Notebaert  intervenant  dans  le  Master  MMI  (IAE  FC),  Fabrice  Hervé,  Evelyne  Poincelot,  Grégory 
Weigman intervenant dans le Master MAFE (IAE FC). 
 
Ouverture à l’international 
 
Cette  ouverture  a  été  amorcée  dans  le  courant  de  l’année  2010  avec  des  universités  libanaise, 
marocaine et allemandes. Les partenariats noués concernent plusieurs  masters de l’IAE :  
‐  Ouverture  du  Master  MAFE  (management  administratif  et  financier  en  entreprise)  en 
double  diplôme  avec  l’ENCG  de  l’Université  Hassan  II  Mohammedia  Casablanca.  Deux 
missions  consécutives  ont  permis  de  monter  ce  projet  qui  sera  habilité  au  Maroc  au 
printemps 2012 pour une ouverture en septembre 2012. 
‐  Ouverture  du  parcours  Entrepreneuriat  et  Innovation  du  Master  AE  (Administration  des 
Entreprises)  en  double  diplôme  avec  l’ENCG  de  l’Université  Hassan  II  Mohammedia 
Casablanca. Deux missions consécutives ont permis de monter ce projet qui sera habilité 
au Maroc au printemps 2012 pour une ouverture en septembre 2012. 
‐  Ouverture  du  Master  MMI  (marketing  et  management  international)  en  double  diplôme 
avec l’Université Antonine de Beyrouth, pour la rentrée 2012. 
‐  Pour  le  Master  MRH,  partenariat  en  cours  d’élaboration  entre  l’UFR  STGI  de  Belfort 
Montbéliard  et  la  Fachhochschule  de  Bernburg  en  Allemagne.  Outre  l’échange 
d’enseignants, des étudiants des deux institutions pourront à l’avenir valider un semestre 
d’étude dans l’institution partenaire dans le cadre du Master 1. 
‐  Pour  le  Master  MRH,  un  partenariat  du  même  type  est  en  train  d’émerger  avec  la  Dual‐
Hochschule  Bade‐Württemberg  (DHBW)  de  Villingen‐Schwenningen  en  Forêt‐noire,  sa 
finalité  étant  l’échange  d’étudiants  et  d’enseignants  entre  les  deux  sites  universitaires. 
L’avantage de ce partenariat est la proximité, puisque Villingen‐Schwenningen est située à 
environ 180 km de Belfort.  
‐  Ouverture  du  master  CCA  en  double  diplôme  avec  l'université  de  Lomé  au  Togo  et  IHEC 
Tunis, pour la rentrée 2012.  
 
L’IAE a récemment été sollicité récemment pour concevoir et animer une formation sur le thème 
de l’entrepreneuriat destinée aux enseignants chercheurs de l’Université Hassan II Mohammedia 
Casablanca.  A  travers  cette  formation,  destinée  dans  un  premier  temps  aux  enseignants 
chercheurs  volontaires,  l’UH2MC  souhaite  accompagner  les  enseignants  qui  doivent  mettre  en 
place  et  coordonner  des  modules  de  sensibilisation  à  l’entrepreneuriat  dans  toutes  les  licences 
générales dès 2012. Cette formation, dont la première session a lieu entre mai et novembre 2011, 
est une formation de quatre semaines qui s’accompagne d’un appui à l’ingénierie pédagogiques 
des modules de sensibilisation à l’entrepreneuriat.  

50 
 
 
L’IAE  de  Franche‐Comté  est  également  partenaire  de  la  HEG  de  Genève  et  de  Neuchâtel  dans 
l’organisation  d’une  journée  annuelle  consacrée  à  la  veille  stratégique.  Ce  partenariat  concerne 
plus particulièrement le Master Administration des Entreprises dans lequel les problématiques de 
veille stratégique sont importantes. Ce partenariat existe depuis maintenant trois ans et a permis 
d’associer monde académique et professionnels suisses et français sur trois thèmes spécifiques : 
veille  et  développement  international  (2009),  veille  et  rupture  (2010),  organisation  interne  et 
réseaux de veille (2011). 
 
Evaluation des enseignements 
 
Pour  l’année  2010‐2011,  16%  des  étudiants  de  l’IAE  ont  répondu  à  l’enquête  EVAL.  Ce  taux  de 
réponse faible s’explique par la période des évaluations, qui ont lieu alors que les étudiants sont 
en stage, mais aussi par le fait que chaque responsable de master organise une évaluation écrite 
et orale qui est plus précise et plus ciblée. Les retours de cette évaluation sont exploités chaque 
année  dans  le  cadre  des  conseils  de  perfectionnement  et  donnent  lieu  à  un  dialogue  individuel 
entre les responsables de chaque master et les intervenants universitaires et professionnels. Cette 
évaluation  permet  d’ajuster  chaque  année  les  modalités  pédagogiques  et  en  particulier 
d’équilibrer cours et cas. Elle a donné lieu à des innovations pédagogiques comme par exemple la 
mise en place d’un séminaire d’intégration sous forme de jeu d’entreprise en Master 1. 
 
 
Développement de l’apprentissage 
 
L’IAE porte depuis plusieurs années un master 2 des métiers de la banque en apprentissage. Pour 
le  quadriennal  2012,  cette  spécialité  de  master  est  positionnée  dans  la  nouvelle  mention 
économie ‐ gestion avec une large participation des enseignants chercheurs en gestion. 
 
Pour  ce  qui  concerne  les  autres  spécialités,  le  développement  de  l’apprentissage  sera  possible 
dans  la  limite  des  ressources  humaines  disponibles  et  en  respectant  le  cadre  du  référentiel 
récemment mis en place à l’Université de Franche‐Comté. 
 
Pour chacune des spécialités, un conseil de perfectionnement sera mis en place pour le pilotage 
de  la  formation.  Ce  conseil  s’appuiera  sur  l’évaluation  des  enseignements  (outil  généralisé  mis 
en place par l’UFC) et sur les enquêtes de l’OFVE. 

51 
 
 
Spécialité Master Administration des Entreprises 
Pour cette spécialité, les volets recherche et relations internationales sont explicités ci‐dessus. Il 
faut  souligner  que  le  Master  AE,  du  fait  de  son  caractère  transversal,  associe  une  large  équipe 
enseignante de l’IAE de Franche‐Comté mais aussi de Bourgogne. Cette large participation permet 
de bénéficier d’enseignements variés qui sont nourris par les activités de recherche. Il convient de 
noter  également  que  le  parcours  Entrepreneuriat  et  Innovation  ouvert  en  2008  présente  une 
attractivité particulière, notamment dans le cadre de la formation continue ou des coopérations 
internationales  (Université  Hassan  II  Mohammedia  Casablanca,  ENCG  de  Casablanca,  HEG 
Neuchâtel Genève) ou régionales (Polytechnicum et écoles d’ingénieurs). 
Pour  ce  qui  concerne  l’évaluation  de  la  formation,  elle  est  réalisée  chaque  année  par  le 
responsable de la formation sous forme de questionnaire écrit et de réunion de concertation avec 
les  étudiants.  Cette  évaluation  est  avant  tout  qualitative  et  permet  d’ajuster  les  contenus  et 
modalités pédagogiques, d’améliorer l’équilibre entre cours et cas. Elle donne lieu à des taux de 
réponse  élevés  et  fait  état  d’une  grande  satisfaction  des  étudiants  sur  les  contenus  des 
enseignements,  l’articulation  entre  les  enseignants  universitaires  et  les  professionnels,  et  sur  la 
place tenue par le projet, ce dernier permettant aux étudiants d’être acteurs de leur formation et 
de s’approprier avant même leur départ en stage les connaissances acquises. Cette évaluation fait 
l’objet  de  discussions  au  sein  du  conseil  de  perfectionnement  qui  se  réunit  chaque  année  pour 
faire un bilan de la formation et de son fonctionnement.  
 
 
Master Comptabilité, Contrôle, Audit 
Le  Master  CCA  comporte  un  conseil  de  perfectionnement  associant  universitaires  et 
professionnels. Ce conseil prend en compte chaque année l’évaluation de la formation réalisée par 
le responsable de la formation. 
Le  réseau  des  anciens  est  en  cours  de  constitution,  avec  la  création  en  2010  d’une  association 
étudiante soutenue par le corps enseignant.  
Les étudiants issus du Master 1 et non admis en Master 2 peuvent le cas échéant être candidats 
dans le Master MAF et tenter également une candidature dans d’autres universités. Il est à noter 
que la capacité d’accueil limitée mise en place pour la première fois en septembre 2010 permet 
d’augmenter la sélectivité de la formation. 
Une coopération internationale avec l’Université de Lomé est actuellement envisagée. De même, 
une demande de coopération a été récemment exprimée par l’ENCG de Casablanca. 
 
 
Master Management Administratif et Financier en Entreprise 
Le Master MAFE est clairement différencié du Master CCA avec lequel il possède quelques cours 
communs en première année pour devenir totalement distinct en deuxième année. La deuxième 
année du Master CCA est clairement orientée vers l’expertise comptable avec une dominante en 
audit  et  gouvernance,  alors  que  le  Master  MAFE  a  pour  objectif  de  former  des  Directeurs 
Administratifs et Financiers.  
Il  faut  noter  que  l’UE  Comptabilité,  fusion  et  consolidation  est  presque  totalement  mutualisée 
entre les deux formations, cette UE comportant un cours de comptabilité approfondie  destiné au 
Master  CCA  car  permettant  de  répondre  aux  exigences  dues  à  l’équivalence  pour  les  épreuves 
d’expertise comptable. 

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Le taux élevé de réussite constaté en Master 2 s’explique d’une part par la sélection rigoureuse 
opérée  à  l’issue  de  la  première  année,  mais  aussi,  pour  le  quadriennal  en  cours,  par  l’existence 
dans  ce  Master  d’un  parcours  Banque  proposé  en  apprentissage  et  donnant  lieu  à  une  double 
sélection correspondant à un recrutement réalisé par les banques partenaires. 
L’attractivité de la formation est renforcée par les deux coopérations internationales en cours de 
montage avec le Maroc et qui donneront lieu à l’ouverture de la formation sous forme de double 
diplôme en septembre 2012. 
Pour  ce  qui  concerne  la  présence  du  Master  MAF  dans  le  cadre  du  CTU,  cette  présence  est 
ancienne et permet de proposer cette spécialité à un public empêché, parmi lequel figurent des 
étudiants  étrangers  (avec  notamment  une  coopération  avec  l’Université  de  Djibouti)  ou  des 
étudiants  français  et  notamment  franc‐comtois.  Toute  l’équipe  enseignante  ainsi  que  des 
professionnels  sont  impliqués  dans  l’organisation  du  Master  en  téléenseignement.  Pour  le 
quadriennal en cours, les effectifs sont supérieurs à 100 en première année et de l’ordre de 40 en 
deuxième  année.  Ces  effectifs  ne  sont  pas  comptabilisés  au  niveau  de  l’IAE  mais  du  CTU.  Il  faut 
noter  également  que  s’agissant  de  téléenseignement,  de  nombreux  étudiants  étalent  leur 
formation au‐delà de la durée habituelle afin de prendre en compte leur situation personnelle et 
professionnelle,  choisissant  par  exemple  de  ne  suivre  que  quelques  UE  au  cours  d’une  même 
année. 
 
 
Master Marketing et Management International  

Cette jeune formation propose une grande qualité d’insertion professionnelle à ses étudiants, tant 
dans  des  missions  internationales  conduites  pour  des  entreprises  françaises  que  dans  des 
entreprises  étrangères.  Depuis  sa  création,  de  plus  en  plus  de  stages  sont  réalisés  à  l’étranger, 
dans des pays tels que l’Espagne, l’Irlande, les USA, la Chine. 
Plusieurs étudiants accueillis dans la formation ont réalisé un semestre voire une année entière en 
échange dans une université étrangère. L’ouverture internationale des étudiants est un critère de 
sélection des étudiants. 
Le Master MMI a récemment été sollicité par l’Université Antonine de Beyrouth pour mettre en 
place  une  formation  en  double  diplôme,  ce  qui  va  permettre  d’accroître  son  ouverture 
internationale. 
Pour  ce  qui  concerne  l’apprentissage,  cette  possibilité  n’a  pas  encore  été  envisagée  faute  de 
moyens humains disponibles pour l’encadrement. Toutefois la qualité des relations nouées depuis 
2008 avec les entreprises montre la pertinence d’une telle ouverture. 
 
 
Master Management des Relations Humaines  

Les  experts  de  l’AERES  ont  relevé  l’existence  de  deux  parcours  dans  cette  spécialité :  (1) 
Prévention et gestion des conflits et (2) Evaluation et développement des potentiels. En relation 
avec le second parcours, les experts mentionnent notamment qu’il s’agit de « disposer de cadres 
(…)  capables  de  proposer  des  innovations  sur  la  détection  des  hauts  potentiels ».  Cette  vision 
semble trop restrictive, la finalité de ce parcours n’étant pas de former uniquement des cadres RH 
capables  de  gérer  et  de  développer  les  « hauts  potentiels »  dans  les  organisations.  La  notion  de 
« potentiels »  est  à  rapporter  aussi  bien  aux  hauts  potentiels  qu’aux  autres  acteurs  de 
l’organisation,  notamment  l’encadrement  intermédiaire,  les  agents  de  maîtrise,  et  les 
53 
opérationnels… La finalité de ce parcours est donc de former des experts RH capables d’évaluer et 
de  développer  le  potentiel  de  tous  les  salariés  en  utilisant  les  différents  leviers  qui  sont  à  leur 
disposition  (ex :  la  formation,  la  gestion  des  carrières,  le  coaching,  la  GPEC,  la  mise  en  place 
d’organisation du travail « qualifiantes » ou « apprenantes »). D’autre part, le terme « potentiels » 
doit être compris comme une catégorie générique qui fédère différents concepts utilisés dans le 
cadre  de  la  GRH,  notamment  ceux  de  « compétences »,  d’« aptitudes »,  de  « capacités 
professionnelles » et de « talents ». 
 
Concernant  la  « trop  forte  concentration  des  enseignements  autour  de  trois  enseignants »,  il 
convient  de  rappeler  que  deux  d’entre  eux  (Damien  Collard  et  Jean‐Philippe  Bootz)  ont  été 
spécifiquement recrutés dans le courant de l’année 2004 pour combler le sous‐encadrement qui 
existait alors dans la spécialité MRH, renforcer l’équipe pédagogique belfortaine et développer la 
spécialité  MRH.  Il  apparaît  donc  assez  logique  que  ces  deux  enseignants  assurent  la  majorité de 
leur  service  d’enseignement  dans  la  spécialité  MRH.  D’autre  part,  dans  le  cadre  du  contrat 
quadriennal  2012‐2015,  l’équipe  pédagogique  va  s’étoffer  via  l’implication  dans  la  spécialité 
d’autres enseignants de l’IAE de Franche‐Comté. A titre d’exemple, Françoise Pierson, maître de 
conférences à l’IAE de Franche‐Comté, interviendra dans la spécialité MRH sur la problématique 
de l’éthique dans les organisations.  
Concernant  la  « faible  internationalisation »  de  la  formation,  il  convient  de  souligner  que  les 
rapprochements en cours avec deux universités allemandes sont prometteurs et vont permettre 
d’associer proximité géographique et ouverture internationale. 
 
Concernant  le  « faible  taux  de  réponse  à  l’évaluation  des  enseignements  par  les  étudiants »,  un 
travail de sensibilisation sera effectué par le responsable du diplôme pour inciter les étudiants à 
évaluer les enseignements dispensés dans le cadre de la spécialité MRH. 
 

54 
université
de franche-comté

Q Q offre des formations 2012/2016


masters
Q Q domaine SHS
Sciences humaines et sociales

w w w. u niv - f c o m t e . f r
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000446 
Domaine : Sciences humaines et sociales 
Mention :  Géographie, aménagement, environnement  évaluation AERES : A 
 
 
Réponse à l’évaluation 
 

Pour les points faibles relevés sur la mention 

Auto‐évaluation.  L’évaluation  de  la  formation  par  les  étudiants  est  réalisée  à  ce  jour  de  façon 
informelle par les deux spécialités ISA et TMEC (débats, mailing) et par l’enquête réalisée par l’UFC 
auprès  des  étudiants  de  M2  (4  réponses  en  2011,  « très  satisfait »  ou  « satisfait »),  ce  dernier 
résultat  ne  pouvant  être  considéré  comme  représentatif.  Une  enquête  d’évaluation  sera 
administrée de façon concomitante lors du prochain contrat quadriennal. 

Positionnement de la spécialité ERHIGE. Cette spécialité a été créée en réponse à la demande de 
double  capacité  enseignement  et  recherche  pour  la  mise  en  place  des  masters  des  métiers  de 
l’enseignement  et  de  la  formation.  Les  UE  thématiques  de  la  spécialité  ISA  constituent  le  volet 
recherche  de  la  spécialité  ERHIGE.  Ce  schéma  pourra  évoluer  suivant  de  nouveaux  cadrages  qui 
pourraient intervenir sur les masters MEF. 

Pour les points faibles relevés sur la spécialité ISA. 

Ouverture  discrète  à  l’international.  L’ouverture  de  la  spécialité  ISA  à  l’international  se  met  en 
place progressivement.  3 axes de développement sont poursuivis. 

- Accueil  d’étudiants  étrangers.  L’équipe  pédagogique  reçoit  chaque  année  de  50  à  100 
candidatures  émanant  d’étudiants  étrangers  (candidatures  directes  ou  par  le  canal  de 
France  Campus).  Beaucoup  d’entre  elles  sont  écartées,  leur  présentation  montrant  un 
écart  trop  important  entre  les  objectifs  des  candidats  et  les  contenus  du  master.  Les 
candidatures acceptées ont parfois été suivies de recrutements, avec 1 diplômée russe en 
2009 et 1 diplômée chinoise en 2010. 
- Ouverture  des  étudiants  ISA  vers  l’étranger.  Plusieurs  étudiants  ISA  ont  pu  bénéficier  de 
semestres  au  Canada  ou  en  Finlande  au  titre  des  dispositifs  CREPUQ  et  ERASMUS.  Par 
ailleurs,  les  stages  de  M2  sont  volontiers  tournés  vers  l’étrangers  (exemple :  Canada, 
Norvège, Mexique, Bolivie). 

55 
 
 
 
- Les  échanges  avec  les  universités  étrangères  sont  également  réalisés  sous  la  forme  de 
cours  et  séminaires  donnés  à  Besançon  par  des  collègues  étrangers  (Autriche,  Espagne, 
Luxembourg).  Une  semaine  d’enseignements  communs  au  semestre  1  du  M2  a  pu  être 
organisée ces dernières années avec les universités de Paris 7 et du Luxembourg. Le projet 
est de pérenniser cette action en l’ouvrant à l’EPFL (Suisse). 

Pour les points faibles relevés sur la spécialité TMEC 

Articulation M1/M2 
L’articulation entre les deux années de master a été conçue selon deux grandes orientations. Le 
master 1 est consacré à l’acquisition des savoir‐faire en privilégiant les aspects méthodologiques 
dans les domaines de la géomatique, le traitement d’enquête et la statistique. Le master 2 est met 
l'accent sur la préparation du projet professionnel. Dans cette perspective, les étudiants sont mis 
en situation concrète au cours des différents modules. La réalisation d’un diagnostic sur la qualité 
de l’air, l’administration d’une enquête ou la reconstitution d’un débat public sont des exemples 
représentatifs de notre préparation au monde professionnel. 

La majorité des étudiants suit la formation du master TMEC sur deux années. Mais, pour faciliter la 
mobilité  M1/M2  des  étudiants,  des  passerelles  se  doivent  d'être  maintenues  avec  d'autres 
masters.  Ceci  justifie  certains  contenus  pédagogiques  retenus  pour  le  M1  et  le  M2  (ex  risques 
climatiques en M1, interventions sur la qualité de l'air et les mobilités en M1 et M2). Cela implique 
dans un sens l'intégration en M2 TMEC de candidats extérieurs à l’Université de Bourgogne en M1, 
et dans l'autre la possibilité pour des étudiants du M1 TMEC de candidater dans d'autres M2 (en 
particulier masters Espace Rural et Environnement et Géobiosphère). 

Renforcement de la dimension internationale 
Depuis 2 ans, l’équipe pédagogique du master TMEC veille à renforcer l’attractivité de la formation 
sur le plan international. A cet égard, trois fonctionnaires du ministère des transports algérien ont 
été  accueillis  en  formation  continue  dans  le  cadre  du  programme  de  coopération  ProFas.  Par 
ailleurs,  l’accord  entre  les  universités  de  Mayence  et  de  Dijon  a  permis  à  3  étudiants  allemands 
d’intégrer  le  master  TMEC  depuis  la  rentrée  2010.  Nous  souhaitons  pérenniser  ces  premières 
expériences  aux  cours  des  prochaines  années  et  développer  l’attractivité  internationale  du 
diplôme  en  mobilisant  nos  réseaux  scientifiques.  Dans  cette  perspective,  des  bourses  d’échange 
au  niveau  master  et  doctorat  ont  été  demandées  en  accord  avec  l’Ecole  polytechnique  d’Alger 
dans le cadre du programme TASSILI. La même démarche a été initiée avec l’Université Laval dans 
le cadre de l’appel à projet ANR France‐Québec. Ce solide réseau scientifique permettra d’intégrer 
des interventions d’enseignants étrangers. 

56 
 

Un adossement à la recherche affirmé 
Les  programmes  de  recherche  qui  viennent  d’être  d’évoqués  montrent  le  rôle  majeur  des 
laboratoires dans le dispositif pédagogique mis en œuvre dans le master TMEC. L’équipe Mobilité 
Ville Transport de l’UMR ThéMA contribue majoritairement aux enseignements du master, tout en 
associant les étudiants à des opérations de recherche financées par le Ministère de l’écologie, du 
développement  durable,  des  transports  et  du  logement  (via  l’ANR,  le  PREDIT  et  le  PUCA).  Les 
dimensions  « Qualité  de  l'Air »  et  « Adaptation  au  changement  climatique »  sont  portées  par  le 
Centre de Recherches de Climatologie. Par ailleurs, la co‐habilitation avec Besançon permettra de 
mieux intégrer l’équipe « Paysage » de l’UMR ThéMA dans notre offre de formation. La création 
de  ce  nouveau  module  sera  essentielle  pour  couvrir  l’ensemble  des  impacts  environnementaux 
liés aux infrastructures de transport. 

57 
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA1200003388 
Domaine : Sciences humaines et sociales 
Mention : Géographie, intelligence territoriale  évaluation AERES : C 
 
Réponse à l’évaluation 
 
En préambule il est important de rappeler que cette formation de master AGPS a été ouverte à 
l’automne  2009  et  ce,  uniquement  pour  la  première  année,  la  deuxième  année  étant  ouverte 
depuis l’automne 2010. Elle est donc très « jeune » puisque nous ne disposions que d’une année 
de « recul » lors du montage des dossiers d’habilitation. Ceci explique le fait que les réseaux sur 
lesquels  nous  nous  appuyons,  tant  d’un  point  de  vue  pédagogique  que  professionnel  sont 
actuellement en phase de montée en puissance. 
 
Quelques rappels de principes : 
 
Le master AGPS est aujourd’hui ouvert pour les deux années de M1 et M2. Cette ouverture a été 
rendue  possible  grâce  à  l’investissement  d’une  équipe  pédagogique  réactive  et  de  deux 
professeurs  d’Université,  A.  Moine  responsable  de  l’ensemble  de  la  filière  de  géographie  en 
Enseignement à Distance et Marie‐H. de Sède‐Marceau, responsable du master AGPS. 
 
A  l’origine  de  ce  projet,  un  faisceau  de  compétences,  une  convergence  d’objectifs  et  la 
mobilisation de moyens émanant à la fois de la Présidence de notre Université souhaitant la mise 
en œuvre d’une formation à distance de haut niveau ouverte à la francophonie ainsi que de notre 
laboratoire, entérinant le renforcement d’un domaine de compétence en Intelligence Territoriale, 
au cœur de la formation AGPS : 
 
 En termes d’objectifs,  
o un  renforcement  de  l’enseignement  à  distance,  vu  comme  le  moyen  privilégié 
d’accès à des formations pointues pour un certain nombre d’étudiants, notamment 
des  pays  des  Suds,  caractérisés  par  des  contextes  à  forts  enjeux  (développement 
local,  environnement,  dynamiques  urbaines,  ..)  mais  aussi  ciblant  des  étudiants 
salariés, souhaitant pouvoir se former à leur rythme. 
o Une  opportunité  non  pas  de  simples  « transferts »  méthodologiques  et 
technologiques  mais  davantage  une  adaptation  et  donc  une  confrontation  de  nos 
approches  et  de  nos  savoirs  faire  à  des  contextes  hétérogènes  marqués  selon  les 
cas  par  une  faible  gouvernance,  l’absence  ou  l’accès  limité  à  des  données,  ainsi 
qu’un  rapport  au  territoire  fondamentalement  différent  dans  certains  contextes. 
Cette  dimension  s’inscrit  dans  le  projet  de  recherche  du  Pôle  Intelligence 
Territoriale du Laboratoire ThéMA UMR 6049 CNRS. 

58 
 
 
 En termes de compétences 
 
Le laboratoire ThéMA vient de faire le choix stratégique d’une réorganisation de ses pôles 
de  recherche1  de  manière  à  rendre  visible,  à  travers  le  Pôle  Intelligence  Territoriale,  les 
activités  de  recherche  menées  autour  dela  compréhension  de  la  nature  et  du 
fonctionnement des territoires par les acteurs de leur évolution. 
Dans  ce  contexte,  le  master  AGPS  propose  une  approche  innovante  dans  le  domaine  de 
l’aménagement  et  de  la  planification  des  territoires  et  de  l’environnement  se  situant  à 
l’interface entre des méthodes et des outils d’analyse, de modélisation, de diagnostic, et la 
sphère  décisionnelle  confrontée  à  une  masse  d’information  toujours  plus  complexe  à 
maitriser notamment pour des non spécialistes. Son objectif est avant tout d’apporter aux 
étudiants  les  compétences  qui  leurs  permettront  de  jouer  ce  rôle  d’interface  entre 
connaissance des territoires et de leurs modes de fonctionnement et décideurs en charge 
de  leur  évolution,  particulièrement  dans  des  contextes  de  faible  gouvernance.    Cette 
interface passe par la mise en œuvre de systèmes d’information de type observatoires, par 
la  compréhension  de  mécanismes  de  gouvernance  à  l’œuvre,  par  la  connaissance  des 
processus qui conduisent à la production de données, socles de la décision, etc. 
 
 En  terme  de  moyens  le  master  AGPS  dispose  d’un  mode  de  fonctionnement  aujourd’hui 
opérationnel, performant mais encore perfectible, prenant appui sur les outils de l’EAD : 

o  le  multimédia  (vidéo,  interactivité  à  travers  des  forums  de  discussion,  visio 
conférences (prévues dans le cadre des soutenances de stages)) ; 

o  un  centre  de  ressources  numériques  (développé  sur  financement  BQF)  dédié  au 
master AGPS et permettant d’assurer le suivi des projets tuteurés et des stages en 
entreprise  (voir  annexe  1),  mais  également  le  soutien  des  réseaux  de  partenaires 
que nous constituons progressivement,  

o L’utilisation  de  Campus  Numériques,  support  indispensable  au  fonctionnement  à 


l’international en EAD, grâce au partenariat noué avec l’AUF. 

1
Ces choix ont été validés par l’AERES qui a affecté la note de A à notre laboratoire
59 
 
Réponse argumentée aux points soulevés par l’AERES 
 
1.  Pourquoi  cette  mention  n’est  pas  une  spécialité  de  la  mention  géographie, 
aménagement, environnement ? 
 

L’Intelligence  Territoriale  apparait  comme  un  domaine  complémentaire  aux  approches 


quantitatives et de modélisation déjà fortement ancrées au sein de notre laboratoire et de 
ce  fait  aurait  pu  facilement  être  intégrée  à  la  mention  « Géographie,  aménagement, 
environnement ».  La  Spécialité  MAGPS  est  devenue  spécialité  d’une  mention  créée 
spécifiquement,  à  la  demande  du  Directeur  de  la  Mention  Géographie  et  Aménagement, 
François‐Pierre  Tourneux,  et  avec  l’accord  de  la  Direction  de  notre  Laboratoire  et  de  la 
section  de  géographie,  sans  que  nous  n’ayons  pu  nous  y  opposer.  Nous  avons  sollicité  à 
l’époque,  une  entrevue  de  toutes  les  parties  (Président  et  Vice‐Président  de  l’Université, 
Directeur  et  Directeur  adjoint  du  Laboratoire,  responsable  de  la  section  Géographie, 
responsable de la Mention, Responsable de la Spécialité MAGPS et Responsable de la filière 
Géographie  en  Enseignement  à  Distance)  afin  de  trouver  une  solution  face  à  ces 
dispositions forcées que nous ne souhaitions pas. Au cours de la séance du 03 juin 2010, le 
Président  de  l’Université  et  à  son  Vice  Président  ont  déclaré  qu’ils  soutiendraient  cette 
mention  avec  spécialité  unique,  suite  à  l’exposé  des  arguments  par  François‐Pierre 
Tourneux, Directeur de la Mention Géographie, Aménagement Environnement concernant 
cette  nouvelle  architecture  de  l’offre  de  Master  en  adossement  à  la  recherche  du 
Laboratoire ThéMA. 

 Les  arguments  opposés  au  maintien  de  la  spécialité  AGPS  sous  la  mention  Géographie 
Aménagement, Environnement sont les suivants: 

‐          Une co‐habilitation avec l’Université de Dijon, qui ne concernerait pas le Master AGPS ; 

‐          Une orientation « sud » du Master qui ne correspondrait pas avec les orientations de la 
Mention 

Nous  avons  donc,  dans  ce  contexte,  proposé  cette  nouvelle  mention  « intelligence 
territoriale », à laquelle nous avons rattaché le master AGPS, en complément de l’offre en 
présentiel autour de la mention « géographie, aménagement, environnement ». 
 
 
2.  Articulation  avec  les structures  de  recherche citées  et  hiérarchisation  des  liens  avec  les 
autres institutions 
 
Comme cela a été souligné en préambule, notre formation est très jeune et n’a pas encore 
eu  matériellement  le  temps  d’asseoir  un  réseau  de  partenariats  tant  scientifiques  que 
professionnels  optimal.  Néanmoins,  localement,  le  laboratoire  ThéMA  est  la  structure  de 
recherche  sur  laquelle  s’adosse  principalement  ce  master  avec  l’appui  de  la  Maison  des 
Sciences de l’Homme et de l’Environnement (avec le pole 1 « Intelligence Territoriale »). 

60 
 
 Sur  cette  base  se  déploie  un  ensemble  de  partenariats  issus  de  nos  collaborations 
scientifiques pour certaines tissées de longue date. Dans le premier cercle, il faut citer le 
réseau européen en Intelligence Territoriale, mais aussi l’Ecole Polytechnique fédérale de 
Lausanne, que nous sollicitons sur les volets méthodologiques et technologiques. Viennent 
ensuite  les  collaborations  touchant  au  versant  appliqué  de  la  formation  avec  des 
interventions  d’ordre  thématique  avec  nos  partenaires  universitaires  de  Lyon  II 
notamment. 
Cette  architecture  n’est  pas  figée  et  évoluera  notamment  avec  le  renforcement  des 
collaborations  que  nous  commençons  à  nouer  avec  les  organismes  accueillant  nos 
stagiaires  (associations  LUPAJOTE,  Lomé,  TOGO ;  Cités  Unies  de  France,  association  de 
coopération décentralisée (http://www.cites‐unies‐france.org/), …). 
 
3.  Dimension  internationale  peu  explicitée,  stabilisation/pérennisation  des  réseaux 
internationaux encore ténue 
 
Encore  une  fois,  le  master  AGPS  n’existe  que  depuis  la  rentrée  universitaire  2009,  soit 
moins  de  deux  ans.  Durant  ces  quelques  mois  avec  l’appui  de  l’Université  de  Franche‐
Comté et de son Centre de Télé‐enseignement Universitaire mais surtout en nous appuyant 
sur l’implication d’une équipe pédagogique fortement mobilisée tant localement qu’au sein 
de  nos  réseaux  de  collaboration,  nous  sommes  parvenus  à  construire  puis  à  ouvrir  la 
formation.  L’essentiel  des  efforts  a  porté  sur  l’articulation  des  contenus  que  nous 
souhaitions  donner  au  Master.  A  présent,  nous  concentrons  nos  efforts,  sur  la  base  des 
structures de recherches d’ores et déjà impliquées sur un renforcement des collaborations 
et  une  extension  des  partenariats.  Nos  liens  avec  le  réseau  européen  d’intelligence 
territoriale,  son  ouverture  sur  l’Amérique  du  sud,  l’attribution  toute  récente  par  le  CNRS 
d’un  GDRI  en  intelligence  territoriale  (GRD‐  INTI)  dans  lequel  nous  sommes  impliqués 
favoriseront le renforcement du réseau de recherche auquel nous adossons notre Master.  
 
4.  L’adossement  à  un  laboratoire  spécialisé  dans  l’analyse  spatiale  de  type  quantitatif    ne 
renforce pas la lisibilité de la mention dont l’affichage  « Suds » est revendiqué 
 
Les activités de recherche de ThéMA s’articulent aujourd’hui autour du concept fédérateur 
que  représentent  l’Intelligence  Territoriale  et  une  pratique  scientifique  fondée  sur  les 
approches  quantitatives,  l’instrumentation  et  la  théorisation  (http://thema.univ‐
fcomte.fr/Orientation‐scientifique).  Ces  différents  domaines  sont  déclinés  au  travers  de 
thématiques  et  d’espaces  variés.  Dans  ce  contexte,  et  depuis  de  nombreuses  années, 
ThéMA  intervient  dans  le  cadre  de  divers  projets  de  recherche,  de  thèse  ainsi  que  de 
nombreuses études portant sur des pays étrangers, notamment en Afrique et au Maghreb. 
A titre d’exemple, les expériences de diagnostics territoriaux réalisés par ThéMA au Burkina 
et  en  Roumanie  constituent  une  source  de  réflexion  et  d’expérimentation  pour  nos 
étudiants. Signalons également les nombreuses thèses encadrées sur des espaces du sud, 
que ce soit en cotutelle ou non (Algérie, Djibouti, Togo), et le déroulement du PHC Tassili, 
sur  le  Sahara.  Dans  le  cadre  du  Master  AGPS,  cette  ouverture,  bien  que  n’étant  pas  au 
centre du projet pédagogique que nous portons, nous permet une confrontation de points 
de vue et de contextes et une adaptation de nos approches des plus enrichissantes.  

61 
 
 
5.  Complément sur les effectifs attendus 
 
Pour  compléter  l’information  sur  les  indicateurs,  en  terme  d’effectifs  attendus  et  sur  la 
base des demandes d’inscription, nous attendons 30 étudiants pour la M1 et 20 en M2. 
 
Réponse argumentée aux conclusions de l’évaluation 
 
1.  Adossement réel à la recherche avec développements des axes 
 
Le  master  AGPS  propose  un  ensemble  de  contenus  complémentaires  et  cohérents 
permettant  de  balayer  les  grands  domaines  de  compétences  nécessaires  à  la  mise  en 
œuvre d’approches d’Intelligence Territoriale sur la base de différents axes de recherches : 
 
o Axe conceptuel articulé autour de la définition de l’Intelligence territoriale comme 
paradigme  intégrateur  autour  duquel  se  déclinent  différents  enseignements 
proposant  approches  théoriques  tout  autant  que  cas  pratiques  permettant  de 
comprendre par l’exemple les intérêts et les difficultés de sa mise en œuvre. 

o Axe  méthodologique  et  technique  proposant  un  ensemble  de  cours  dans  les 
domaines des statistiques, des bases de données, des méthodes et outils d’analyse 
spatiale  (notamment  sur  la  base  de  logiciels  de  SIG),  des  méthodes  et  outils  de 
formalisation et de transmission de la connaissance territoriale (notamment autour 
des  Système  d’Information)  mais  aussi  en  matière  de  compétences  en  gestion  de 
projet,  dans  le  domaine  de  la  communication  et  de  la  transmission  de 
connaissances, ou bien encore des approches de gouvernance. 

o Axe  thématique  organisé  autour  d’un  certain  nombre  d’enseignements 


fondamentaux en aménagement du territoire, mais aussi en économie, sociologie, 
dans  le  domaine  des  risques,  de  l’environnement,…  ainsi  qu’un  regard  porté  en 
direction  de  divers  cadres  institutionnels,  informationnels  et  sociétaux  afin  de 
fournir  le  socle  de  connaissances  nécessaire  à  la  compréhension  des  contextes  et 
des enjeux dans lesquels nos étudiants seront amenés à intervenir. Cette ouverture 
reste  un  point  central  de  notre  proposition,  au  cœur  de  nos  ambitions  en  termes 
d’adaptabilité  des  concepts  et  d’efficacité  des  méthodes  enseignées  et  au  final 
d’adéquation entre compétences acquises et réalités des métiers visés. 

62 
 

 
2.  Explicitation  des  partenariats  avec  les  milieux  socioprofessionnels  et  ouverture 
internationale à préciser au‐delà de l’AUF 

Comme  nous  l’avons  détaillé,  le  master  fonctionne  sur  la  base  d’un  ensemble  de 
partenariats  institutionnels  mais  aussi  privés  encore  à  conforter  certes,  mais  qui  déjà 
aujourd’hui, après 2 ans d’existence confirment l’intérêt porté à cette formation : 

o conventionnement AUF pour assurer un accès numérique à tous les étudiants ; 

o conventionnement  en  cours  avec  le  CERCOOP  (CEntre  de  Ressources  pour  la 
COOPération  décentralisée  en  Franche‐Comté,  http://www.cercoop.org/  ), 
structure soutenue par la Région Franche‐Comté et l’Université de Franche‐Comté, 
garantissant  une  ouverture  en  direction  des  structures  de  coopérations  et  des 
collectivités ;   

o partenariat avec les structures avec qui nous travaillons dans le cadre de projets de 
recherche  (Universités  de  Lyon  II,  liège,  de  l’Ecole  Polytechnique  Fédérale  de 
Lausanne).  

Proposition d’évolution  
 
Le  master  AGPS  a  l’ambition  de  former  des  professionnels  à  l’interface  entre  décideurs  et 
spécialistes (aménagistes, spécialistes de l’environnement, des transports, …). Dans ce contexte, le 
regard  de  ces  experts  couplé  à  l’expérience  de  praticiens  de  terrain  et  de  décideurs,  issus  de 
diverses  institutions  et  d’entreprises/bureau  d’études  en  charges  de  missions  « territoriales » 
(réalisation/révision  de  Schémas  de  Cohérence  Territoriale,  de  Schéma  Régionaux  Climats  Air 
Energie,  d’études  sur  le  logement,  ..)  devrait  garantir  la  qualité  de  la  formation  et  de  son 
évolution.  Dans ce but nous proposons de constituer un conseil de perfectionnement en charge 
du  suivi  du  fonctionnement  et  de  l’évolution  pédagogique  de  la  formation.  Ce  conseil  pourra 
discuter  des  orientations  de  la  formation  tant  au  niveau  académique  que  d’un  point  de  vue 
professionnel,  garantissant  au  mieux  l’adéquation  entre  les  attentes  sociales  et  la  formation.  Il 
sera  composé  de  représentants  institutionnels  (CERCOOP  (Oussmane  Sill),  conseils  généraux 
(Emmanuel Faivre, CG 70), de responsables d’entreprises (I@D Informatique (Souleymane Thiam), 
…)  ainsi  que  d’universitaires,  membres  de  l’équipe  pédagogique  et  experts  de  l’Intelligence 
territoriale (Pr. Serge Ormaux directeur du laboratoire ThéMA, Pr. A. Moine, directeur de la filière 
de géographie, Pr. M‐H. de Sède‐Marceau responsable du master), Pr. Horacio Bozzano (CONICET‐ 
Consejo nacional de investigaciones scientificas y tècnicas de la Argentina) Amina Saïd Chire, MdC, 
Université de Djibouti. Ce conseil pourrait se réunir une fois par an. 
 

63 
 

Conclusion 
 
Le  master  Aménagement  et  Gouvernance  dans  les  Pays  des  Suds  (AGPS)  en  Enseignement  à 
Distance (EAD) présente les points forts suivants : 
 
o L’intérêt  d’une  formation  à  distance,  mettant  à  la  portée  d’une  population 
étudiante contrainte, un enseignement de niveau master permettant de travailler à 
un rythme adapté aux contextes propres à chacun. 

o Les  atouts  d’une  formation  qui  malgré  la  distance,  offre  une  dimension 
professionnalisante,  notamment  à  travers  la  réalisation  de  projets  (projets 
tuteurés) et de stages en collectivités, entreprises, ONG, .. 

o Un  mode  de  fonctionnement  promouvant  l’interactivité  avec  nos  étudiants,  en 
exploitant  au  mieux  les  ressources  offertes  par  l’Université  de  Franche‐Comté 
(MOODLE  notamment),  en  proposant  notamment  un  mode  de  suivi  des  stages  et 
des  projets(géré  par  une  plateforme  dédiée)  et  d’évaluation  en  continu,  sous  la 
forme de travaux dirigés et de contrôles réguliers dans de nombreux modules. 

o Une  formation  débouchant  sur  un  diplôme  de  niveau  bac+5  dans  un  domaine 
aujourd’hui très peu, voir pas proposé en EAD, alors même que la demande est très 
forte  (pour  l’année  2011‐2012,  nous  avons  déjà  reçu  plus  d’une  centaine  de 
demandes), dans un contexte marqué par de forts enjeux sociétaux, économiques 
et environnementaux, impactant fortement les territoires et leur évolution.  

64 
 

Annexe 1 : plateforme d’échange et de suivi des travaux d’étudiants du Master AGPS 

 
 

65 
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000447 
Domaine : Sciences, humaines et sociales 
Mention : Histoire, histoire de l’art  évaluation AERES : A 
 
 
Réponse à l’évaluation 
 
 
Le master Histoire, Histoire de l’Art a fait l’objet d’une refonte importante et, jusqu’à présent, sans 
regard  extérieur  hormis  celui  des  évaluateurs.  Les  remarques  qui  ont  été  faites  à  propos  de  la 
lisibilité  et  de  la  politique  des  stages  dans  les  différentes  spécialités  seront  prises  en  compte, 
l’efficience optimale de notre Master étant notre objectif. 
 
 
 
Spécialité HESIE (responsable J‐Cl. Daumas) 
 
Jusqu’à présent, la voie « professionnelle » du master HESIE prenait la forme de la combinaison de 
la formation recherche commune à l’ensemble des étudiants de la spécialité et d’un stage (suivi 
d’un rapport) dans une entreprise ou une institution ayant un projet patrimonial. Cette forme de 
professionnalisation minimale n’a eu qu’un succès très limité auprès des étudiants. Le précédent 
rapport de l’AERES avait d’ailleurs estimé que, sous cette forme, la professionnalisation n’était pas 
suffisante.  La renforcer exigerait que nous fassions appel à des professionnels du patrimoine, ce 
qui serait coûteux en heures d’enseignement, qui assureraient des cours plus « techniques » sur la 
gestion du patrimoine exclusivement destinés aux étudiants ayant choisi la voie professionnelle. La 
question se pose en termes très simples : est‐il justifié de créer une voie professionnelle sans être 
assuré  d’avoir  chaque  année  un  nombre  suffisant  d’étudiants  la  choisissant,  alors  même  qu’il 
existe  déjà  des  formations  performantes  dans  ce  domaine  dans d’autres  universités  (Artois, 
Savoie,  Paris  I) ?  Les  effectifs  de  la  spécialité  HESIE  sont  trop  restreints  pour  que  cette  option 
paraisse justifiée autrement que sous la forme minimale sous laquelle elle existait jusqu’alors. 
 

66 
 
Spécialité HSPC (responsable G. Labarre) 
 
Cette  spécialité  est  essentiellement  à  option  recherche,  l’option  professionnelle  ne  touchant  en 
réalité  qu’un  nombre  faible  d’étudiants  s’orientant  dans  des  voies  diverses  (patrimoine  ou 
concours  administratifs).  La    majorité  des  étudiants  se  tourne  en  effet  vers  les  concours  de 
l’enseignement pour lesquels une spécialité professionnalisante a été créée : la spécialité ERHIGE 
(examinée a posteriori).  Un effort de mutualisation des enseignements a d’ailleurs été entrepris 
entre ces deux spécialités, mais cela n’a pu être pris en compte. Selon les évaluateurs, la spécialité 
HSPC aborde un « champ considérable » et ils voient mal « comment les deux années de master 
pourraient  répondre  à  cette  ambition ».  En  réalité,  sous  un  intitulé  large,  chaque  étudiant  a  la 
possibilité  de  se  spécialiser  sur  un  thème  et  une  période  en  définissant  un  sujet  de  recherche 
précis, le mémoire de recherche, réalisé sous la direction d’un professeur et faisant l’objet d’une 
soutenance, constituant l’élément essentiel de la validation. 
 
 
Atelier de Clio : écriture, transmission et mise en scène de l’histoire (responsable J. Vigreux) 
 
Cette  spécialité  nouvelle  propose  un  parcours  professionnalisant.  Pour  l’instant,  il  s’agit  d’un 
projet alliant les compétences des enseignants‐chercheurs de l’UFC et des professionnels, mais il 
est  certain  que  les  partenariats  internationaux  seront  privilégiés  (entre  autres  nous  aurons  un 
partenariat avec les Etats‐Unis et J. Bodon de l’University of Alabama de Birmingham qui a réalisé 
un  documentaire  sur  Léon  Blum  diffusé  en   France  en  2010  sur  la  chaîne  parlementaire)  et  que 
lorsque la formation sera ouverte, les partenariats avec les institutions seront formalisés (Musée, 
théâtre, production de film, etc.). Chaque étudiant aura la possibilité de se spécialiser (en fonction 
des  thématiques  et  périodes  historiques)  en  réalisant  sous  la  direction  d’un  professeur  un 
mémoire, faisant l’objet d’une soutenance devant un jury composé d'enseignants chercheurs et de 
professionnels, constituant l’élément essentiel de la validation. 
 
Les grandes mutations culturelles et artistiques (responsable Ph. Plagnieux) 
 
1)  La  formation  continue  et  par  alternance  n’est  quasiment  pas  prise  en  charge.  Une 
ouverture  à  la  formation  continue  dans  le  cadre  de  reprise  d'étude  avec  la  VA  et  la  VAE  est 
possible, mais le dispositif en alternance, au regard des contraintes de la formation universitaire et 
des nécessités d’une recherche suivie, est actuellement inadéquat. 
2)  L’enseignement  en  histoire  de  l’art  contemporain  n’est  pas  assuré.  Dans  le  projet  de 
maquette,  il  a  été  signalé,  qu’à  terme,  il  faudrait  créer  un  poste  de  professeur  pour  la 
contemporaine.  Dans  le  projet  exposé,  il  apparaît  très  clairement  qu’il  y  a  bien  un  maître  de 
conférences  en  histoire  de  l’art  contemporain,  en  la  personne  de  Jean‐Loup  Korzilius.  Celui‐ci 
encadre tous les ans plusieurs étudiants en Master 1 et 2 et il enseigne dans le cadre du Master 1 
et 2 : pour l’actuelle maquette, 60 heures d’enseignement et, pour la prochaine, 72 heures. 
3) Le contexte international n’apparaît pas dans la structure de la formation. Tous les ans, 
nous  avons  plusieurs  échanges  Erasmus.  Quant  à  l’idée  de  partenariat  à  établir,  c’est  un  projet 
qu’il faudrait étudier dans le cadre du rapprochement avec l’Université de Bourgogne. 

67 
 
4) Un manque de professionnels de l’art dans les enseignements. L’histoire de l’art n’est en 
rien une discipline artistique qui ouvrirait vers la pratique des arts plastiques. Nous sommes une 
discipline  scientifique  et  c’est  pour  cette  raison  que  nous  ne  sommes  pas  rattachés  à  des 
disciplines telles que les arts du spectacle mais organiquement liés au master d’histoire. En tant 
que  discipline  scientifique,  plusieurs  personnalités  extérieures  et  appartenant  au  milieu  de 
l’histoire  de  l’art  enseignent  dans  notre  spécialité  :  S.  Bully,  chercheur  au  CNRS  ;  J.‐P.  Gavignet, 
Archives  départementales  ;  Vuillermoz,  infographiste,  Musée  de  Lons.  Pour  les  étudiants  qui 
optent pour la filière professionnalisant, c’est‐à‐dire plutôt qu’un mémoire de recherche un long 
stage  dans  une  institution  culturelle,  ils  sont  encadrés  à  la  fois  par  un  enseignant  et  par  un 
professionnel  du  monde  de  la  culture  (conservateur  de  musée,  conservateur  du  patrimoine). 
Enfin, chaque année, nous envoyons plusieurs étudiants se former aux techniques du relevé et de 
l’archéologie du bâti au Centre médiéval d’Auxerre. 
 
 
Spécialité Métiers et ressources documentaires en livre ancien (responsable R. Chaulet) 
 
Si la demande est en effet plus grande que prévue, la proposition des évaluateurs de prévoir un 
effectif plus important sera retenue. 
 

68 
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000448 
Domaine : Sciences, humaines et sociales 
Mention : Philosophie des pratiques  évaluation AERES : B 
 
 
Réponse à l’évaluation 
 
 
 
La  section  de  philosophie  de  l’Université  de  Franche‐Comté  remercie  l’AERES  de  son 
rapport, dont elle apprécie l’analyse. 
Il est tout à fait vrai que le problème essentiel que rencontre le Master de philosophie à 
Besançon  est  lié  au  faible  nombre  d’étudiants.  C’est  pourquoi  tout  d’abord  nous  sommes  en 
relation,  à  ce  niveau,  avec  l’Université  de  Bourgogne.  Les  enseignements  pour  les  concours  de 
l’agrégation et su CAPES sont mutualisés, de même que les séminaires. 
Pour  ce  qui  est  de  la  professionnalisation  en  dehors  de  la  filière  éducative,  nous  avons 
commencé une politique de communication envers les étudiants de MASTER, en leur indiquant à 
la rentrée, lors des cours, et tout au long de l’année, les voies diverses dans lesquelles ils peuvent 
s’engager. Mais le rapport fait entendre que cela n’est pas suffisant. 
Nous  nous  engageons  donc  pour  les  prochaines  années,  d’une  part  à  améliorer  notre 
information sur les carrières diverses dans lesquelles il est possible de s’engager avec un Master 
de  philosophie,  mais  encore  à  élaborer  les  conditions  d’une  formation  plus  et  mieux 
professionnalisante, notamment par la mise en place de cursus mutualisés ou de doubles cursus, 
et par une ouverture plus grande sur le monde de l’entreprise. 
 
 
 

69 
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000449 
Domaine : Sciences humaines et sociales 
Mention :  Psychologie  évaluation AERES : A 
 
Réponse à l’évaluation 
 

L’équipe pédagogique qui s’est engagée pour le projet 2012‐2015 du Master de Psychologie a 
pris  connaissance  de  l’appréciation  de  l’AERES.  Avant  de  répondre  elle  tient  tout  d’abord  à 
remercier les experts pour leurs évaluations critiques mais constructives. 
 
Après avoir rappelé les caractéristiques majeures de ce master, nous soulignerons ensuite les 
quelques points à préciser ou à développer. 
 
1)  Ce  Master  est  apparu  comme  cohérent  dans  ses  objectifs,  réaliste  dans  son  insertion 
professionnelle et pertinent quant à ses choix pédagogiques, son rapport avec le monde du travail 
et son partenariat. Son ancrage double au sein du Département de Psychologie et du Laboratoire 
de  Psychologie  (EA  3188)  lui  assure  une  stabilité  et  des  ressources  nécessaires  à  son  bon 
fonctionnement,  et  ceci  quelle  que  soit  la  spécialité :  clinique  et  pathologique  avec  la  spécialité 
« Clinique  psychopathologique  et  clinique  de  la  famille »  (CPCF),  sociale  avec  la  spécialité 
« Interventions  psychosociologiques  :  travail  et  santé »  IPTS)  ou  cognitive  avec  « Psychologie 
cognitive et neuropsychologie » (PCN). 
 
2)  La  rédaction  du  texte  de  la  maquette  aurait  pu  être  plus  précise  de  manière  à  éviter  les 
imprécisions  qui  ont  été  soulignées  par  les  experts, comme  un  développement  plus  précis  des 
objectifs  et  des  compétences  dans  quelques  documents,  comme  la  mention  plus  exhaustive  de 
tous  les  intervenants  extérieurs  dans  une  spécialité  (CPCF)  ou  celle  des  relations  internationales 
dans les deux  autres spécialités (IPTS et PCN). 
 
3) Des points seront sinon à améliorer et à développer :  
‐  l’évaluation  des  enseignements  qui  revêt  actuellement  une  forme  plus  qualitative  et 
collective  (les  bilans  de  fin  d’années  dans  chaque  UE)  pourra  être  plus  quantifiable  et 
individualisée  (cf.  un  recours  plus  incitatif  à  l’utilisation  en  ligne  de  questionnaires 
d’évaluation avec le bureau virtuel ?) 
‐  le repérage des compétences pourra se préciser grâce au travail actuellement en cours au 
niveau de la VAE  

70 
‐ 
‐  l’analyse  des  débouchés  pourra  se  développer  au  niveau  de  l’Université  grâce  à 
l’Observatoire de le Vie Etudiante et plus localement, dans le Master, avec un travail plus 
systématique d’enquêtes sur l’insertion professionnelle de nos étudiants (6 mois après et 
2 ans après l’obtention de leur Diplôme). 
‐  la  spécialité  PCN,  qui  a  été  tout  récemment  mise  en  place,  pourra  ajuster  ses 
enseignements  en  identifiant  mieux  avec  le  temps  les  retours  et  les  besoins  des 
professionnels. 
‐  le  partenariat  international  devra  se  développer  en  s’appuyant  d’une  part  sur  le 
développement des liens Erasmus mis en place avec le département, et d’autre part sur 
les liens privilégiés qui se tissent avec des chercheurs de laboratoires étrangers. 

4) Dans la maquette le parcours recherche n’avait pas fait l’objet d’une présentation détaillée, 
celle‐ci  nous  paraissant  implicite,  vu  l’inscription  très  étroite  des  enseignements  avec  les 
recherches du Laboratoire. Il faut souligner ici que si tout étudiant bénéficie d’une formation de 
base  à  la  recherche,  1)  il  acquiert  des  connaissances  précises  dans  les  méthodes  de  recueil  de 
données  tout  particulièrement  utilisées  par  les  chercheurs  du  Laboratoire  (par  exemple 
l’utilisation  de  tests  sur  l’image  du  corps,  l’observation  clinique,  les  échelles  de  stress  ou 
l’utilisation d’un matériel d’enregistrement des mouvements oculaires pour l’expérimentation), 2) 
il se spécialise, dans toutes les UE, sur les sujets de recherche propres à chaque axe : « Corporéité, 
intersubjectivité  et  famille,  « Professionnalité,  santé  au  travail  et  dispositifs  d’intervention », 
« Dynamique  de  la  cognition :  expertise,  vieillissement,  mémoire  et  émotions ».  Par  ailleurs, 
chaque  étudiant  participe  régulièrement  au  séminaire  de  recherche  de  l’axe  dans  lequel  il 
travaille.  Ces  points  seront  à  détailler  dans  le  programme,  pour  une  meilleure  visibilité  de  ce 
parcours qui bénéficie très directement des recherches menées par le Laboratoire. 
 
 

71 
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000450 
Domaine : Sciences humaines et sociales 
Mention : Sociologie  évaluation AERES : B 
 
Réponse à l’évaluation 
 
Réponse à l’appréciation  globale : B 
 
Le  M1  est  un  tronc  commun  et  pour  chaque  semestre  du  M1,  une  unité  d’enseignement  (UE) 
transversale est proposée aux étudiants. Cette UE comporte 6 crédits ECTS au premier semestre et 
 6 crédits ECTS au second semestre soit  6 ECTS  de langues et 6 ECTS d’options. Les  options sont à 
choisir  dans  les  enseignements  de  culture  générale  proposés  par  l’Université  hors  du  champ 
disciplinaire de nos étudiants.  
Les  enseignants  HDR  (habilités  à  diriger  les  recherches)  sont  au  nombre  de  4.  Dans  la  nouvelle 
maquette  de  formation,  c’est  un  enseignant  HDR  qui  sera  responsable  pour  chacune  des 
spécialités proposées.  
Pour  ce  qui  est  de  la  visibilité :  comme  la  spécialité  criminologie  l’a  fait  depuis  sa  création2,  les 
trois autres spécialités créeront un site internet ‐ dans le cadre plus général d’un site commun au 
Département  et  au  Laboratoire  de  Sociologie  et  d’Anthropologie  (LASA  UF‐C)  ‐  de  façon  à  être 
mieux identifiées dans l’offre de formation nationale et internationale.   
Une grande partie de l’ouverture des étudiants vers l’étranger se passe dans le cadre d’échanges 
ERASMUS,  échanges  particulièrement  prisés  par  nos  étudiants  de  MASTER.  De  nombreux 
étudiants participent aux échanges ERASMUS et choisissent de conduire leur terrain de  recherche 
dans  les  pays  où  ils  poursuivent  leurs  études:  12  étudiants  ont  bénéficié  de  cette  ouverture  à 
l’international  (Grenade)  depuis  2077  (en   général  3  étudiants/an)  et  une  étudiante  à 
Thessalonique. 
2010‐2011 : 2 étudiants L3 et 1 en master 1 
Un suivi des étudiants est mis en place dans le cadre des UE de licence (enquêtes quantitatives, 
enquêtes  qualitatives, méthodologie…cf.  document  de réponse  licence  sociologie),  suivi  qui  sera 
poursuivi tout au long du cursus (Master et doctorat). 
NB/ Tout en comprenant les remarques formulées dans l’appréciation globale du master, nous ne 
saisissons  pas  précisément  le  sens  de  la  note  B    globalement  attribuée  à  la  mention  du  Master, 
alors que chacune des spécialités a été notée A. 

2 Site internet de la spécialité Criminologie : www.http://mastercriminologie.com


72 
 
 Réponse à l’avis sur les spécialités 
 
  Spécialité AGEPOS : A  
En  ce  qui  concerne  l’ouverture  à  l’international.  Nous  sommes  actuellement  en  contact 
avec  les  enseignants  de  la  Haute  Ecole  de  Travail  Social  et  de  la  Santé  de  Lausanne,  la 
Maison  de  la  Citoyenneté  Mondiale  de  Mulhouse,  l’Institut  Supérieur  Social  de  Mulhouse 
pour  l’organisation  d’une  journée  annuelle  sur  le  thème  des  monnaies  locales  et  des 
marchés solidaires.  
De  plus,  nous  avons  mis  en  place  un  stage  pour  une  étudiante  de  M2  AGEPOS  dans  une 
association  de  la  ville  de  Mohammedia  au  Maroc.  La  réussite  de  cet  essai  ouvre  la 
possibilité de reconduire une telle démarche dans cette ville où nous menons certaines de 
nos activités de recherche sur la coproduction des services.  
D’autre part, l’IRTS (Institut régional de travail Social, Besançon) fait intervenir dans le DEIS 
une  enseignante  Maître  de  Conférence  en  Sociologie  de  l’Université  Cheik  Anta  Diop  de 
Dakar qui interviendra également dans l’ UE territorialisation des politiques sociales. 
 
Spécialité criminologie : A 
- à propos de l'attractivité: pour l'année 2010‐2011, on peut estimer au nombre de 7 
(environ)  les  étudiants venant  de  l'extérieur  (des  différentes  régions  de  France,  et  même 
de  l'étranger:  Grenoble,  Montpellier,  Limoges,  Nantes,  Brest,  Dakar  etc....)  
qui se sont inscrits en M1 spécialité criminologie, et à 6 en M2 (soit le tiers des inscrits de 
M2); 
 
‐ à propos de concurrence: à notre connaissance, pour l’année universitaire 2010‐2011, la 
spécialité  criminologie  était  la  seule  accréditée  dans  la  mention  sociologie  en  France. 
 
‐ en ce qui concerne la participation des professionnels qui interviennent au total pour une 
quarantaine d'heures  (mais nous veillerons à augmenter sensiblement leur participation...) 
il s'agit de : Vice‐procureur: 6h, vice‐président du TGI: 6h, commissaire principal, adjoint au 
directeur  départemental  de  la  sécurité  publique:  4h,  directrice  de  la  maison  d'arrêt  de 
Besançon:  4h,  directrice  adjointe  Service  d'insertion  et  de  probation  (Doubs,  Jura, 
Territoire de Belfort): 4h, psychiatre directeur de la Maison de l'adolescent: 4h,psychiatre 
responsable du centre régional de victimologie: 4h, assistant social en milieu carcéral: 3h, 
journaliste  judiciaire:  3h... 
 
‐ pour ce qui est de la "visibilité": il existe un site internet de la spécialité criminologie du 
Master:www.http://mastercriminologie.com 
‐ En outre, le responsable de la spécialité criminologie du Master (prof. J‐M. Bessette) est 
membre  (depuis  1994) :  du  conseil  d'administration  de  l'Association  française  de 
Criminologie  (national)  et  membre  (depuis  1996)  du  jury  du  prix  Gabriel  Tarde  (prix 
francophone de criminologie ‐ international ‐, dotation du ministère français de la justice). 
 

73 
 
 
‐  le  taux  de  réussite  des  étudiants  est  de  l'ordre  de  66%  (en  augmentation) 
 
‐ enfin, l'évaluation par les étudiants est requise dans le cadre du dossier de synthèse des 
enseignements du 1er semestre (M2); 
 
Spécialité « Solidarités en milieu rural et urbain » A 
- Sur le contenu des formations : la  spécialité comporte les enseignements  suivants: 
Solidarités  professionnelles  et  professionnels  de  la  solidarité  (24  CM  +  12  TD). 
Responsable  de  l’UE :  S.  Chevalier,  MCF  Intervenants :  J.‐J.  Laplante  Directeur  de  la 
santé  de la MSA.  
Territorialisation  des  politiques    publiques  et  mémoire  sociale  (24  CM  +  12  TD). 
Responsable de l’UE : C. Guinchard., MCF HDR  Intervenants : Pasal Berrion, Y. Droz, G. 
Vieille ‐ Marchisey. 
Solidarités intergénérationnelles formelles et informelles (24 CM + 12 TD). Responsable 
de  l’UE :  D.  Jacques  –  Jouvenot,  PR    Intervenants :  Jean  Marc  RIGOLI  cadre  jardins  de 
cocagne 
Economie  Sociale  et  solidaire  (24  CM  +  12  TD).  Responsable  de  l’UE :  M.  Gatteau. 
Intervenants : Le responsable de la Fédération des coopératives laitières 
- Les  professionnels  interviendront  dans  la  formation :  Directeur  de  la  santé  Mutualité 
sociale agricole, Directeur de la Fédération départementale des coopératives laitières, 
responsable  des  « Jardins  de  Cocagne »,    Directeur  de  la  chambre  régionale 
d’agriculture…  
- La  responsable  de  cette  spécialité  (Dominique  Jacques‐Jouvenot)  en  relation  avec  les 
collègues    anthropologues    suisses,  notamment    Yvan  Droz  anthropologue  à  l’IHEID, 
travaille à une possibilité éventuelle de l’ouverture de ces enseignements aux étudiants 
suisses inscrits à l’IHEID ou à l’Institut d’ethnologie de Neuchâtel, ce qui permettrait de 
concrétiser dans la formation des étudiants un lien déjà existant dans la recherche au 
sein de l’Arc Jurassien. 
- Les  relations  que  nous  avons  développées  avec  le  milieu  professionnel  depuis  une 
dizaine  d’années  montre  que  les  débouchés  sont  importants  pour  nos  étudiants,  qui 
après avoir fait un mémoire de master dans un organisme agricole, trouvent du travail 
dans ces organismes ou construisent des allocations CIFRE avec les entreprises de façon 
à poursuivre en doctorat. ( 3 CIFRE depuis 2007 MSA et FDCL du Doubs). La création de 
la  spécialité  ne  devrait  donc  faire  que  renforcer  l’insertion  professionnelle  des 
étudiants  qui  souhaitent  arrêter  après  le  Master.  Soulignons  la  très  bonne  insertion 
universitaire  des  doctorants  formés  sur  cette  thématique  rurale puisque  tous  les 
étudiants ayany soutenu sur cette thématique ont intégré l’Université Française : Marie 
Gillet,  ingénieur  de  recherche  Université  de  Bourgogne ;  Alain  Chenevez,  MCF 
Université de Bourgogne ; Philippe Cardon, Université de Lille ; Florent Schepens MCF 
Université de Bourgogne ; Sylvie Guigon, MCF Université de Franche Comté).  
- Spécialité « Vieillissement et Société » A 
Les premiers résultats d’insertion sont tout à fait satisfaisants et cette spécialité s’ouvre à 
d’autres  Masters  de  l’UFC  comme  le  Master  SMP  « Réseaux  de  santé »,  en  même  temps 
qu’elle va s’inscrire dans un projet de formation aux problématiques du vieillissement de la 
Licence Professionnelle au Doctorat. 

74 
université
de franche-comté

Q Q offre des formations 2012/2016


masters
Q Q domaine STAPS
Sciences et techniques
des activités physiques et sportives

w w w. u niv - f c o m t e . f r
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000451 
Domaine : Sciences et techniques des activités physiques et sportives 
Mention : Education et intervention par les activités physiques sportives et artistiques 
 
  évaluation AERES : B 
 
Réponse à l’évaluation 
 
 
Réponse à l’évaluation de l’AERES  des responsables des UFRSTAPS de Bourgogne et de Franche‐
Comté de la Mention  « Education et Intervention par les APSA » 

Si nous enregistrons avec satisfaction l’avis de l’AERES qui reconnaît la qualité de l’offre de 
formation,  sa  cohérence  et  sa  lisibilité,  sa  progressivité,  son  ajustement  aux  débouchés 
professionnels  et  son  adossement  à  la  recherche  (s’appuyant  sur  plusieurs  laboratoires),  nous 
nous  étonnons  que  la  cohabilitation  Université  de  Bourgogne  ‐  Université  de  Franche‐Comté  du 
master « Éducation et intervention par les APSA » n’ait fait l’objet d’aucune appréciation. On peut 
même  craindre  que  le  long  travail  de  concertation  nécessaire  à  cette  cohabilitation  nous  ait 
finalement desservis, alors qu’il débouche sur un élargissement des équipes pédagogiques et un 
renforcement de l’adossement à la recherche. 
  Nous regrettons, alors que l’essentiel (i.e l’offre de formation) a été positivement apprécié, 
la  note  « B »  obtenue  par  notre  master ;  cette  note  nous  semble  davantage  imputable  à  des 
aspects  secondaires  liés  aux  conditions  de  montage  du  dossier,  et  aux  imprécisions  inévitables 
étant  donné  le  format  très  ramassé  qui  nous  a  été  imposé :  des  imprécisions  concernant  par 
exemple les modalités de pilotage du diplôme, les stages (dont les modalités ont été décidées par 
les  Rectorats  après  que  nous  ayons  rendu  les  maquettes),  les  dispositifs  visant  à  favoriser  la 
mobilité  internationale  (que  rien  n’entrave  par  ailleurs),  ou  l’absence  de    données  chiffrées 
concernant les flux d’étudiants (que nous avons eu l’honnêteté de ne pas « estimer »).  

75 
 
Bilan de l’insertion professionnelle à l’UPFR des sports de Besançon 
 
Ce document synthétique fait le bilan de 4 années d’études concernant l’insertion professionnelle 
des étudiants diplômés de licence et de master de l’UPFR des Sports de Besançon. Du point de vue 
méthodologique,  les  titulaires  du  diplôme  sont  questionnés  2  ans  après  leur  réussite 
(méthodologie CEREQ). Sur les 630 étudiants qui ont répondu à l’enquête :  
 
- 56 % (soit 355) ont un emploi avec des salaires allant de 1000 à 1650 euros 
- 35 % (soit 220) ont poursuivi leurs études (master ou doctorat) 
Quelques précisions : 
 
3- En fonction du niveau d’études atteint. 
 
‐   2  ans  après  l’obtention  d’une  licence :  50  %  travaillent  avec  une  rémunération  moyenne  de 
1300 euros, alors que   43 % sont encore en études. 
‐   2 ans après le master, 89 % ont une activité  professionnelle avec une rémunération moyenne 
de  1450 euros. 
 
4- En fonction de la filière choisie : 

Niveau licence 
- La licence professionnelle est  la licence qui obtient le meilleur taux d’insertion : 
70  %  sont  en  CDI  ou  CDD  à  temps  plein  pour  une  rémunération  moyenne  de 
1300 euros  (+/‐ 200  €).  Les autres sont en poursuite d’étude en majorité mais 
pas dans les masters de l’UPFR, ou en recherche d’emploi. 
- Les titulaires d’une licence Entraînement sportif : 68 % ont un emploi pour un 
salaire moyen de  1450 euros (+/‐ 300 €) et 19 % poursuivent leurs études. 
- Les diplômés de la licence Activités physiques adaptées sont en emploi pour 64 
% d’entre eux pour un salaire moyen de 1150 euros (+/‐ 300 €) alors que 27 % 
continuent en master. 
- Les titulaires de la licence management obtiennent un emploi pour 47 % d’entre 
eux  pour  un  salaire  moyen  de  1400  euros  (+/‐  500  €),  alors  que  42  % 
poursuivent  souvent  en  master,  dont  une  majorité  dans  le  master  SLDT  de 
l’UPFR de Besançon, et aussi dans d’autres masters. 
- La  licence  Education  motricité  est  la  moins  professionnalisante  avec  40  %  de 
taux  d’insertion  pour  un  salaire  moyen  de  1200  euros  (+/‐  300  €),  et  51  %  
poursuivent  en  majorité  vers  les  concours  de    l’enseignement,  (professeur  des 
écoles  ou  professeur  d’EPS ;  15  à  25  postes/an  actuellement  pour  ces  2  voies) 
ou  en  minorité  vers  la  recherche.  Nombreux  repassent  1,  2  voire  3  fois  les 
concours tout en travaillant. 
 
Niveau Master 
‐  Le Master SLDT offre une très bonne insertion avec 92 % en emploi, pour un salaire moyen de 
1480 euros (+/‐ 300 €). 
‐  Le  Master  SPAPAS  apporte  aussi  de  bons  résultats  avec  84  %  d’insertion  pour  un  salaire 
moyen de 1420 euros (+/‐ 300 €). 
‐  Le Master enseignement n’a pas encore assez d’ancienneté pour avoir été évalué 
76 
 
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000453 
Domaine : Sciences humaines et sociales 
Mention : Sciences et développement du sport et des loisirs  évaluation AERES : B 
 
Réponse à l’évaluation 
 
Réponse à l’évaluation de l’AERES de l’équipe pédagogique  de l’UFRSTAPS de Bourgogne et de 
Franche‐Comté  de  la  Mention  et  de  la  Spécialité  Développement  scientifique,  commercial  et 
territorial du sport et des loisirs (DSCTSL) 

Mesdames, Messieurs, 

Le rapport relatif à l’évaluation des diplômes de master de la vague B a été remis aux responsables 
de l’équipe pédagogique de la mention le  13 mai 2011. Il fait suite à un travail conséquent des 
professionnels associés et des enseignants‐chercheurs  STAPS des universités de Franche‐Comté et 
de Bourgogne depuis septembre 2009. Dans le cadre du nouveau contexte universitaire, national 
avec  la  loi  relative  aux  libertés  et  responsabilités  des  universités  (LRU)  du  11  aout  2007  et  local 
avec  la  mise  en  place  d’un  PRES  uB‐UFC,  les  facultés  des  sciences  du  sport  et  de  l’éducation 
physique de Besançon et de Dijon ont décidé de mutualiser leurs offres de formation afin d’être 
plus attractives et compétitives dans l’espace universitaire français et européen.  

Les équipes pédagogiques des spécialités Socio‐psychologie et management du sport de Dijon et 
Sport, loisir et développement territorial de Besançon du master STAPS ont uni leurs forces au vu 
de  la  complémentarité  de  leurs  compétences  en  sociologie,  géographie,  histoire,  psychologie 
sociale  et  management  du  sport.  Cette  alliance  a  permis,  après  un  long  travail  commun,  la 
création  d’un  projet  cohérent  d’une  mention  « Développement  scientifique,  commercial  et 
territorial du sport et des loisirs (DSCTSL) » offerte sur les deux sites universitaires.  

A  ce  titre,  nous  avions  demandé  une  « co‐habilitation  STAPS »  avec  2  porteurs  de  projets 
identiques  (uB  et  UFC),  afin  de  mettre  en  perspective  le  renforcement  et  l’attractivité  de  notre 
offre  de  formation  en  termes  d’équipes  de  recherche,  de  viviers  d’étudiants,  d’équipes 
pédagogiques,  de  préprofessionnalisation  et  de  gisements  d’emplois  pour  l’insertion 
professionnelle  des  étudiants…,  grâce  à  cette  mutualisation.  Or,  le  fait  de  rentrer 
« intégralement »  dans  une  démarche  PRES  uB‐UFC  a  plutôt  été  perçu  négativement  par  les 
experts de l’AERES (trop de formations similaires, etc.). 

77 
 

Si  l’expertise  de  l’AERES  reconnaît  la  cohérence  du  programme,  la  qualité  des  partenariats, 
l’ancrage  professionnel  et    l’adossement  à  la  recherche  de  cette  mention,  elle  reproche  à  notre 
projet  PRES  (et  pour  cause)  son  manque  d’informations  sur  le  pilotage,  l’organisation,  le 
fonctionnement  concret  de  la  mention,  ainsi  que  son  recrutement  trop  local.  Si  cette  dernière 
remarque  est  recevable  et  judicieuse,  même  si  elle  omet  les  efforts  considérables  de 
communication  externe  et  d’ouverture  internationale,  engagés  depuis  quatre  ans,  les  autres 
éléments sont plus surprenants au regard  des demandes de nos universités respectives. Tous les 
éléments  concrets  sont  précisés  dans  les  annexes  de  la  spécialité  DSCTSL,  notamment  la 
présentation  des  enseignants‐chercheurs,  le  descriptif  précis  des  Unités  d’enseignement,  l’auto‐
évaluation des diplômes antérieurs. 

Au  niveau  de  la  spécialité  DSCTSL,  l’expertise  reconnaît  à  juste  titre  l’originalité  du  projet,  la 
progressivité  des  apprentissages,  la  cohérence  du  programme,  la  complémentarité  de  l’équipe 
pédagogique et surtout  le degré de professionnalisation (antérieur et potentiel) de la spécialité. Il 
faut  reconnaître  qu’il  aurait  été  plus  judicieux,  comme  l’avaient  proposé  les  responsables  de  la 
spécialité,  de  différencier  une  spécialité  Recherche  et  une  spécialité  professionnelle  (avec  deux 
parcours : l’une sur Consommations et commercialisation des marques de sport, l’autre sur Sport, 
loisir  et  développement  territorial  à  Besançon).  La  lisibilité  et  la  cohérence  en  auraient  été 
largement accrues pour les étudiants et les professionnels, notamment dans une perspective de 
formation continue et en apprentissage. 

Pour  finir,  il  convient  d’insister  sur  l’intérêt  de  la  mutualisation  des  enseignements  et  des 
enseignants‐chercheurs de la spécialité. A noter que le potentiel des spécialistes du management 
du sport (gestion, politiques publiques, développements des territoires) est important, autant en 
terme d’enseignement et de recherche. De plus, il faut souligner que les enseignements de Master 
seront assurés sur les deux sites (Besançon et Dijon) avec des cours par visioconférence. En master 
2, les enseignements sur le parcours Consommations et commercialisation des marques de sport 
auront  lieu  à  Dijon,  les  cours  du  parcours  Sport,  loisir  et  développement  territorial  à  Besançon. 
Pour le parcours (ou la spécialité) Recherche, les séminaires et enseignements auront lieu à Dijon 
et à Besançon (avec parfois le recours à la visioconférence) : les séminaires pluridisciplinaires et 
thématiques de recherche se dérouleront sur les deux sites alternativement. Au final, les diplômes 
seront bien délivrés par les deux facultés des sciences du sport, laissant aux étudiants la possibilité 
de bénéficier des compétences complémentaires de haut niveau des deux établissements. 

Pour finir, l’équipe pédagogique s’interroge, au vu des remarques assez élogieuses sur le fond et 
des  critiques  le  plus  souvent  axées  sur  des  aspects  formels  et  techniques,  sur    les  fondements 
objectifs de la notation globale à la fois de la spécialité et de la mention.  Elle s’étonne de ne pas  
avoir une grille rigoureuse de critères différenciant les échelles de notation (ici B) afin de situer les 
formations dans les différents champs disciplinaires.  

78 
 

En effet, le parcours Recherche de la spécialité DSCTSL, présenté de manière identique en tant que 
parcours  recherche  de  la  spécialité  Socio‐Psychologie  et  psychologie  du  travail  dans  la  Mention 
Psychologie  à  l’UB  (comme  c’était  le  cas  dans  la  spécialité  recherche  Socio‐Psychologie  et 
Management du Sport durant le précédent contrat), a été évalué au niveau A3. 

En  remerciant  les  experts  pour  leurs  remarques  et  suggestions  intéressantes,  veuillez  agréer, 
Mesdames, Messieurs, l’expression de nos sincères salutations 

3
Voici l’appréciation générale de cette autre évaluation : « La spécialité est originale, bien conçue et élaborée en
adéquation avec la demande réelle du marché de l’emploi. Les deux parcours sont lisibles et pertinents, toutefois les
articulations sous l’appellation d’une même spécialité doivent être renforcées ».

79 
 
Bilan de l’insertion professionnelle à l’UPFR des sports de Besançon 
 
Ce document synthétique fait le bilan de 4 années d’études concernant l’insertion professionnelle 
des étudiants diplômés de licence et de master de l’UPFR des Sports de Besançon. Du point de vue 
méthodologique,  les  titulaires  du  diplôme  sont  questionnés  2  ans  après  leur  réussite 
(méthodologie CEREQ). Sur les 630 étudiants qui ont répondu à l’enquête :  
 
- 56 % (soit 355) ont un emploi avec des salaires allant de 1000 à 1650 euros 
- 35 % (soit 220) ont poursuivi leurs études (master ou doctorat) 
Quelques précisions : 
 
5- En fonction du niveau d’études atteint. 
 
‐   2  ans  après  l’obtention  d’une  licence :  50  %  travaillent  avec  une  rémunération  moyenne  de 
1300 euros, alors que   43 % sont encore en études. 
‐   2 ans après le master, 89 % ont une activité  professionnelle avec une rémunération moyenne 
de  1450 euros. 
 
6- En fonction de la filière choisie : 

Niveau licence 
- La licence professionnelle est  la licence qui obtient le meilleur taux d’insertion : 
70  %  sont  en  CDI  ou  CDD  à  temps  plein  pour  une  rémunération  moyenne  de 
1300 euros  (+/‐ 200  €).  Les autres sont en poursuite d’étude en majorité mais 
pas dans les masters de l’UPFR, ou en recherche d’emploi. 
- Les titulaires d’une licence Entraînement sportif : 68 % ont un emploi pour un 
salaire moyen de  1450 euros (+/‐ 300 €) et 19 % poursuivent leurs études. 
- Les diplômés de la licence Activités physiques adaptées sont en emploi pour 64 
% d’entre eux pour un salaire moyen de 1150 euros (+/‐ 300 €) alors que 27 % 
continuent en master. 
- Les titulaires de la licence management obtiennent un emploi pour 47 % d’entre 
eux  pour  un  salaire  moyen  de  1400  euros  (+/‐  500  €),  alors  que  42  % 
poursuivent  souvent  en  master,  dont  une  majorité  dans  le  master  SLDT  de 
l’UPFR de Besançon, et aussi dans d’autres masters. 
- La  licence  Education  motricité  est  la  moins  professionnalisante  avec  40  %  de 
taux  d’insertion  pour  un  salaire  moyen  de  1200  euros  (+/‐  300  €),  et  51  %  
poursuivent  en  majorité  vers  les  concours  de    l’enseignement,  (professeur  des 
écoles  ou  professeur  d’EPS ;  15  à  25  postes/an  actuellement  pour  ces  2  voies) 
ou  en  minorité  vers  la  recherche.  Nombreux  repassent  1,  2  voire  3  fois  les 
concours tout en travaillant. 
 
Niveau Master 
‐  Le Master SLDT offre une très bonne insertion avec 92 % en emploi, pour un salaire moyen de 
1480 euros (+/‐ 300 €). 
‐  Le  Master  SPAPAS  apporte  aussi  de  bons  résultats  avec  84  %  d’insertion  pour  un  salaire 
moyen de 1420 euros (+/‐ 300 €). 
‐  Le Master enseignement n’a pas encore assez d’ancienneté pour avoir été évalué 
80 
université
de franche-comté

Q Q offre des formations 2012/2016


masters
Q Q domaine STS
Sciences, technologies, santé

w w w. u niv - f c o m t e . f r
 
 
Evaluation des diplômes 
Masters – Vague B 
 
ACADÉMIE : BESANÇON 
 
Établissement : Université de Franche‐Comté 
Demande n°S3MA120000455 
Domaine : Sciences, technologies, santé 
Mention : Biologie santé 
 
Réponse à l’évaluation 
 
Réponse concernant la mention 
 
Les deux porteurs de la mention de master biologie santé (BS) du PRES remercient les évaluateurs 
de leurs remarques et conseils ainsi que de leur évaluation positive de la mention objectivée par la 
notation  A.  L’apport  du  PRES  B/FC  devrait  être  déterminant  pour  le  développement  et  la 
valorisation de cette mention en suivant les recommandations formulées. 
 
A propos des indicateurs 
Concernant certains indicateurs, nous souhaitons apporter les précisions suivantes : 
‐ les effectifs attendus en M2 sont de l’ordre de 160 à 165 (cf. tableaux p6 et p7 du dossier de la 
mention) et non de 245 comme cela est indiqué dans le rapport d’expertise en p1, 
‐ le taux de réponse sur l’évaluation des enseignements par les étudiants est effectivement non 
renseigné (NR) au niveau de la mention mais figure au niveau de certaines spécialités (NS, RHG, 
ICT, en particulier) pour lesquelles il est globalement de 60 %. À l’avenir le taux de réponse sera 
précisé au niveau de la mention (M1 et spécialités de M2) selon les missions du comité de pilotage 
et du conseil de perfectionnement dont la mise en place est décrite ci‐après, 
‐ le résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponse) sera suivi pour 
toutes les spécialités par le comité de pilotage. 
Le recueil et l’analyse de ces indicateurs sont perfectibles et bénéficieront largement du travail du 
comité de pilotage. 
 
Appréciation globale 
Malgré la reconnaissance par l’expertise de la complémentarité, de la pertinence et de l’originalité 
de l’offre de formation des 12 spécialités, ainsi que du travail de structuration réalisé par le PRES 
UB/UFC, plusieurs points relevés méritent d’être clarifiés et d’autres améliorés. 
 
Points à clarifier 
La  remarque  concernant  l’absence  de  dispositifs  centralisés  efficaces  permettant  d’avoir  une 
vision  précise  de  l’insertion  professionnelle  et  de  la  poursuite  d’étude  est  à  moduler.  En  effet,  
l’Université de Franche‐Comté (UFC) dispose de ce type d’enquête centralisée par  l’Observatoire 
de la Formation et de la Vie Étudiante OFVE. La publication du suivi de l’insertion professionnelle, 
certes présentant une analyse récente (24/09/2010) avec un recul limité à une seule promotion, 
est mentionnée en p11 du dossier de la mention.  

81 
 
À l’Université de Bourgogne ce dispositif centralisé se met actuellement en place pour les masters, 
celui‐ci étant maintenant fonctionnel en licence. Un outil commun PRES UB/UFC est envisagé pour 
cette mention de master, incluant une analyse par spécialité. 
 
Points à améliorer 
‐  L’offre  de  formation  apparaît  manquer  de  lisibilité  pour  les  étudiants,  malgré  le  travail  de 
structuration  déjà  réalisé.  On  compte  encore  6  premières  années  de  master  divisées  en  9 
parcours. Nous  envisageons  de  réviser  cette  structuration.  Premièrement,  en  individualisant  un 
seul parcours pour les étudiants de santé (médecine et pharmacie de l’UB) à l’instar de celui mis 
en place à l’UFC et qui pourrait porter le même intitulé « BIOlogie et Produits de Santé BIOPS », 
ainsi  qu’en  regroupant  les  M1  Sciences  Vie  de  l’UB  en  un  seul  M1  à  3  parcours,  réduisant  le 
nombre de M1 à 2 et celui des parcours  à 3. Deuxièmement, en mutualisant les 2 M1 organisés à 
l’UFR  ST  de l’UFC  en  1  seul  M1  orientant,  selon  un  système  d’UE  optionnelles,  vers  un  parcours 
SCM ou PNC. Ainsi l’offre serait regroupée à l’UFC en 2 M1 et 3 parcours, et à l’UB en 2 M1 et 5 
parcours. 
‐  L’hétérogénéité  de  la  qualité  des  spécialités  soulignée  par  l’expertise  doit  se  lire  à  2  niveaux.  
D’une part au niveau de la forme qui pourrait s’expliquer à notre décharge (pour les spécialités de 
l’UFC)  par  un  format  limité  à  6  pages  et  par  une  saisie  en  ligne  pas  toujours  aisée  sur  l’ENT  (le 
manque  de précision  a été  relevé  par  l’expertise  comme  péjoratif  pour  les  spécialités  PNC,  RHG 
notamment).  D’autre  part  au  niveau  de  la  qualité  de  la  formation  dispensée,  qualité  qui  devrait 
être améliorée et harmonisée par les mesures suivantes pour lesquelles  nous nous engageons à 
porter  un effort particulier : 
‐ l’harmonisation des volumes horaires en S3 sera obtenue en fixant des volumes compris 
entre 150 et 170 h, et entre 250 et 300 h d’enseignement pour les M2 à finalité recherche et les 
M2 à finalité Pro/mixte), respectivement, 
 ‐ les options seront ouvertes en fonction de l’effectif étudiant, 
‐ une meilleure attention sera portée à la description des compétences transversales lors 
du prochain contrat. 
‐  Nous  veillerons  à  ce  que  les  projets  émergents concernant  l’ouverture  à  l’international  se 
concrétisent (master Erasmus mundus). 
‐ Comme nous l’avions annoncé dans notre projet, nous nous engageons à généraliser l’utilisation 
centralisée  des  dispositifs  d’évaluation  et  de  suivi.    Un  comité  de  pilotage  de  la  mention 
travaillera à son propre fonctionnement (composition, mission, moyen…) à l’ouverture du contrat. 
‐ L’expertise souligne que la procédure d’auto‐évaluation mise en place ne semble pas avoir été 
suivie d’effet. A l’UB, comme à l’UFC, la procédure à souffert du faible délai entre le retour des 
remarques suite à l’autoévaluation et leur traduction en action d’amélioration. Par ailleurs, notre 
procédure  a  manqué  de  pertinence  par  manque  de  recul  sur  les  années  évaluées  (évaluation 
débutée en avril 2010 sur 2 promotions, la troisième en cours et la quatrième à venir). Un contrat 
sur 5 ans devrait permettre une autoévaluation mieux adaptée. 
‐  Enfin,  l’expertise  souligne  que  les  recommandations  émises  par  l’AERES  lors  de  l’évaluation 
précédente n’ont pas été suivies d’effets pour certaines spécialités, notamment APAS, RHG, ICT et 
PNC. Pour autant ces spécialités vont tenter de démonter dans leurs éléments de réponse qu’elles 
en  ont  tenue  compte.  La  mise  en  place  du  comité  de  pilotage  de  la  mention  et  d’une 
autoévaluation à mi‐parcours à l’échelle du PRES devrait permettre de gommer ce déficit. 

82 
 
A propos des points forts 
L’offre  unifiée  à  l’échelle  du  PRES,  l’adossement  recherche  de  qualité,  l’appui  important  aux 
secteurs professionnels, la structuration adaptée à l’articulation L3/M1/M2 associant un effort de 
mutualisation au sein de la mention et avec d’autres mentions, et la mixité positive entre filière 
scientifique et filière de santé, sont autant d’atouts que nous nous engageons à maintenir, voire à 
améliorer. Nous chercherons à étendre à toutes les spécialités la bonne insertion professionnelle 
ainsi que l’attractivité jugées satisfaisantes  par les experts.  
 
A propos des points faibles  
‐ 6 M1 et 11 M2 (se reporter à la rubrique points à améliorer) 
‐ Le pilotage de la mention risque d’être difficile 
Les  responsables  de  la  mention  en  sont  bien  conscients.  La  construction  du  PRES,  avec  en 
particulier  la  mise  en  place  de  nouveaux  dispositifs  de  suivi  et  d’évaluation  centralisés,  devrait 
nous permettre de déployer un pilotage satisfaisant au regard des exigences de l’AERES.  
‐  La  procédure  d’évaluation  des  enseignements  n’est  pas  harmonisée,  le  suivi  des  étudiants 
diplômés ou non est perfectible 
Les  outils  d’évaluation  des  enseignements  déjà  mis  en  place  par  les  observatoires  seront 
systématiquement  déployés.  Le  suivi  précis  des  évaluations  des  enseignements  et  les  actions 
adaptées  à  mener  seront  pilotés  par  le  conseil  de  perfectionnement,  et  le  comité  de  pilotage 
(décrits en p35 du dossier de la mention) veillera aux suivis des étudiants sortants. Enfin, la mise 
en  place  par  le  PRES  d’une  procédure  d’autoévaluation  à  mi‐parcours  et  à  5  ans, extérieure  aux 
responsables de spécialités, viendra compléter ce pilotage. 
‐ La qualité des spécialités est inégale 
Ce point est détaillé au niveau de la réponse de chacune des spécialités visées.  
Ce sera également le rôle du conseil de perfectionnement d’identifier les problèmes et les dérives, 
ainsi que de veiller à l’harmonisation des pratiques et de proposer les actions d’amélioration.  
‐ Certaine UE possèdent des coefficients en inadéquation avec le nombre d’ECTS 
Ce point est corrigé dans les spécialités concernées. 
 
A propos des recommandations pour l’établissement   
Ces recommandations s’adressent maintenant à l’échelle du PRES. 
Les  réponses  couvrant  l’ensemble  des  recommandations  formulées  par  les  experts  sont 
développées  ci‐dessus  dans  la  rubrique  « points  à  améliorer ».  Elles  portent  notamment  sur  les 
actions suivantes : le renforcement du pilotage de la mention à l’échelle du PRES pour éviter une 
dérive de fonctionnement,  la  poursuite de l’effort de structuration pour augmenter la lisibilité, 
et l’harmonisation des procédures d’évaluation des enseignements et des formations ainsi que 
celles portant sur le suivi des diplômés. Enfin, dans une perspective à cinq ans, les apports et les 
acquis du PRES permettront de ne déposer qu’un seul dossier, de fait homogène. 
  

83 
 
Réponses concernant les spécialités 
 
Réponse concernant la spécialité Gestion des risques infectieux et sanitaires, GERIS (R&P) 
 
Le  responsable  de  la  spécialité  remercie  les  experts  pour  leur  analyse  encourageante  pour 
l’ouverture de cette nouvelle spécialité et leurs recommandations. 
Il  souhaite  apporter  les  réponses  suivantes  quant  aux  points  faibles  et  aux  recommandations 
formulées. 
 
A propos de l’appréciation  
‐ Le volume horaire du 3ème semestre de 330h, jugé trop important pour une finalité mixte sera 
réduit à 250 h. 
‐  L'organisation  du  4ème  semestre  est  revue  comme  pour  les  spécialités  RHG  et  ICT  :  1  seule  UE 
« Stage » sur 6 mois correspondant à 30 ECTS  
‐ Certaines précisions concernant le public visé sont apportées : les étudiants inscrits en formation 
initiale suivront préférentiellement la finalité recherche et ceux déjà engagés dans une profession 
opteront  majoritairement  pour  la  finalité  professionnelle  et  bénéficieront  d’un  complément  de 
formation pour atteindre 250h. 
‐  le  maintien  des  DU  et  DIU  :  les  DU  et  DIU  dont  les  thématiques  sont  proches  sont  maintenus. 
L'enseignement de ces 2 DU est plus approfondi dans leur discipline propre (Hygiène hospitalière 
et  thérapeutiques  anti‐infectieuses).  L'UE  3  du  M2  GERIS  (Prévention  de  l’infection  associée  aux 
soins) ne correspondra qu'à une partie de l'enseignement du DU d'hygiène hospitalière. L'UE 4 du 
M2 GERIS (Thérapeutiques anti‐infectieuses) ne correspondra qu'à une partie de l'enseignement 
du DIU Thérapeutiques anti‐infectieuse.  
 
 
A propos des points faibles 
 
‐  Manque  d'argumentation  sur  la  viabilité  du  projet  :  la  demande  d'une  création  s'expose 
forcément à un doute quant à la viabilité du projet. Le vivier principalement constitué de médecins 
et  pharmaciens  semble  suffisant  pour  assurer  la  pérennité  de  cette  formation.  L'existence  de 
formations dans le domaine (DU et DIU) garantit l'expérience des intervenants.  
‐ Concurrence avec les DU et DIU existants : la spécialité ne devrait pas être en concurrence avec 
les DU et DIU existants. Elle permet à un certain nombre d'étudiants qui s'inscrivaient à ces DU, de 
valoriser leur formation. Concrètement, les étudiants ayant validé leur M1 pourront s'inscrire en 
M2  et  bénéficier  d'une  formation  élargie  à  l'ensemble  des  disciplines  de  la  maîtrise  du  risque 
infectieux. Les étudiants (médecins, pharmaciens, biologistes, infirmières) qui n'ont pas validé de 
M1 ou qui ne souhaitent pas poursuivre en M2 continueront de s'inscrire en DU. 
‐ La différenciation entre le parcours recherche et le parcours professionnalisant sera basée sur 
le  choix  du  lieu  de  stage  du  4ème  trimestre  et  donc  sur  les  objectifs  qui  seront  différents, 
n’associant pas obligatoirement pour la finalité Pro une démarche de recherche et d’innovation. 
Les étudiants en M2 Recherche feront ce stage dans une équipe de recherche labellisée associée, 
les étudiants en M2 Pro feront leur stage en milieu professionnel (hôpitaux, ARLIN, CCLIN, InVS....). 

84 
 
‐ Clarté des objectifs : le diplôme vise à former les spécialistes de la gestion du risque infectieux : 
médecins,  pharmaciens,  hygiénistes,  scientifiques.  Chaque  structure  hospitalière  doit,  à  l'heure 
actuelle,  disposer  d'un  praticien  responsable  de  la  gestion  du  risque  infectieux.  De  plus  de 
nombreux scientifiques recrutés sur des postes d'ingénieurs participent aux actions de maîtrise du 
risque  infectieux.    L'objectif  du  M2  est  de  proposer  une  formation  complète  sur  l'ensemble  des 
domaines de compétences futures de ces praticiens. 
‐ Le vivier de recrutement reposera sur les étudiants ayant validé leur M1 BIOPS. Ce recrutement 
ne  devrait  pas  empiéter  sur  les  M2  ICT  et  RHG,  les  objectifs  pédagogiques  étant  très  différents. 
Cette  nouvelle  spécialité  devrait  permettre  de  conserver  des  étudiants  locaux,  et  d'attirer  des 
étudiants  nationaux  (peu  de  M2  nationaux  proposant  cette  spécialité).  Le  M2  GERIS  pourrait 
également recruter des étudiants ayant validé un M1 EcoS (autre mention de master de l’UFC) et 
souhaitant s'orienter vers les métiers de la santé. 
 
A propos des recommandations pour l’établissement 
‐ Maintien du DU et DIU : les DU et DIU dont les thématiques sont proches sont maintenus (voir 
argumentaire ci‐dessus). 
‐  Le  placement  des  étudiants  diplômés  ou  non  sera  suivi  individuellement  par  l'utilisation  des 
outils centralisés de pilotage adaptés à la mention Biologie Santé et propre au PRES UB/UFC. 
Enfin,  le  dossier  sera  mieux  renseigné  à  l'avenir,  la  mise  en  place  de  l'enseignement  permettra 
d'apporter des réponses aux interrogations légitimes des experts. 
 
Réponse concernant la spécialité Ingénierie Cellulaire et Tissulaire, ICT (R&P) 
 
Malgré  la  reconnaissance  par  l’expertise,  de  la  pertinence  de  la  formation  aux  regards  des 
métiers  visés  dans  le  domaine  des  biothérapies   (ingénierie  cellulaire  et  tissulaire),  de 
l’adossement  à  de  nombreux  partenaires  de  qualité,  et  d’une  insertion  professionnelle 
satisfaisante, nous souhaitons apporter des précisions sur un certain nombre de commentaires. 
En  premier  lieu,  nous  souhaitons  souligner  que  le  partenariat  avec  l’ISIFC  n’a  pas  été  compris, 
probablement  n’avons‐nous  pas  été  assez  clairs.  Ce  partenariat  représente  un  atout  et  une 
originalité  unique  au  sein  des  Écoles  d’Ingénieurs  en  génie biomédical,   et  non  une  concurrence 
propre à justifier un avis négatif voire péjoratif par les experts. L’historique et la justification de ce 
partenariat,  ainsi  que  l’articulation  de  la  spécialité  ICT  avec  l’option  de  3ème  année  de  l’École 
d’Ingénieurs  en  génie  biomédicale  ISIFC  seront  précisés  dans  la  partie  recommandations  pour 
l’établissement. 
 
A propos des Indicateurs  
‐  Concernant  les  effectifs  constatés  il  convient  de  préciser,  que  bien  que  très  faibles  (3)  puis 
faibles (6) ils sont en progression et maintenant stabilisés à 13 étudiants deux années consécutives 
2009 et 2010 (effectif 2010 non pris en compte dans les indicateurs).  Ils sont donc conformes aux 
objectifs  attendus  (12  à  15),  auxquels  on  pourrait  rajouter  les  effectifs  des  étudiants  suivant  la 
spécialité ICT de l’ISIFC (cf. plus loin). 

85 
 
‐  L’évaluation  des  enseignements  par  les  étudiants  existe  et  a  été  présentée  dans  le  document 
d’autoévaluation  de  l’UFC.  Le  taux  de  réponse  des  étudiants  est  en  moyenne  de  80  %  (2009‐
2010). Par ailleurs, le dispositif d’évaluation centralisé (application EVAL) mis en place et analysé 
par  l’OFVE  (Observatoire  de  la  Formation  et  de  la  Vie  Étudiante)  de  l’UFC,  exploité  sur  la 
promotion  2010‐2011,  montre  un  retour  globalement  positif  (taux  de  réponse  de  4/9  hors 
étudiants  inscrits  en  double  diplôme  master/ISIFC).  Toutefois,  la  publication  de  ces  données  n’a 
été disponible qu’en avril 2011. 
‐ Le résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés est connu  et rapporté dans le 
dossier  de  la  spécialité  p7.  En  effet  le  taux  de  réponse  n’est  pas  donné,  et  le  sera  à  l’avenir. 
Toutefois  il pouvait être calculé à partir des effectifs étudiants ayant répondu et qui sont donnés : 
soit 100 % en 2007, 2008 et 2009.  Globalement 13/15 étudiants ont trouvé un emploi ou sont en 
poursuite d’études (doctorat, second master).   
‐ Nous reconnaissons que le résultat de l’évaluation à 2 ans de la formation par les sortants n’est 
pas donné. Toutefois il était indiqué (p7) que ce type d’enquête serait mis en place par l’OFVE en 
2011.  
 
A propos de l’appréciation  
‐ L’expertise souligne un S3 trop chargé avec un volume horaire de 300h. Nous pensions que ce 
volume était adapté à une formation professionnalisante. Il sera réduit à 250h pour rentrer dans la 
fourchette  du  volume  horaire  des  spécialités  à  finalité  Pro  de  la  mention  Biologie  Santé  (cf 
réponse mention points à améliorer).  
‐ La logistique mettant en jeu une soixante d’intervenants pour 22 étudiants formés sur 3 ans (en 
fait 35 sur 4 ans), apparaît trop lourde et ne justifierait pas le maintien de cette spécialité. Cette 
appréciation  est  jugée  excessivement  sévère  et  doit  être  modulée.  Il  est  toutefois  possible  que 
l’effectif global des étudiants bénéficiant de l’enseignement de 60 intervenants n’ait pas été aisé à 
comprendre par les experts. Ce sont en réalité 21 étudiants de plus qui on été formés avec cette 
logistique si on rajoute les étudiants suivant le cursus de l’ISIFC option ICT qui ne bénéficient pas 
d’enseignants  supplémentaires.  La  majorité  des  UE  (une  partie  de  l’UE1,  UE2  et  UE3)  est 
mutualisée à l’exception de l’UE4 proposée uniquement aux étudiants en master ICT. Par ailleurs, 
ces  effectifs  d’enseignants  intègrent  également  les  enseignants  des  2  UE  communes  avec  la 
spécialité RHG (UE1 et UE2), cette dernière spécialité totalisant sur les 4 ans 67 inscrits. Au total ce 
sont 123 étudiants (35 + 21 + 67) sur 4 ans (2008 à 2011) qui on été formés par 60 intervenants, 
soit une moyenne de 30 étudiants par an. 
 
A propos des points faibles  
- Les effectifs de M2 jugés faibles doivent être analysés dans leur ensemble et prendre en 
compte les effectifs 2010 (cf. ci‐dessus). L’attractivité locale considérée comme très limitée (est‐ce 
vraiment un point faible ?) doit être analysée sur les 4 années du contrat. Ainsi, si effectivement 
en 2008, aucun étudiant de l’UFC ne s’était inscrit, ce déficit est rééquilibré par les années 2007, 
2010  et  2011  qui  comptent  15  étudiants  d’origine  UFC,  soit  40  %  (15/35)  d’étudiants  d’origine 
locale sur 4 ans. Le fait que 60 % des étudiants suivant cette formation aient une origine nationale 
voire internationale ne paraît pas de nature à être jugée péjorativement mais serait d’avantage le 
reflet  de  l’attractivité  et  de  l’originalité  de  cette  formation.  Enfin  le  PRES  B/UFC  devrait  nous 
permettre  d’atteindre  une  zone  géographique  plus  étendue  ce  qui  de  fait  augmentera  le 
pourcentage d’étudiants considérés comme « locaux ». 

86 
 
- La logistique liée au nombre importants d’intervenants – qui se justifie par la spécialisation 
des  domaines  couverts  par  la  formation ‐    pourrait  rendre  difficile  l’organisation  des 
enseignements.  A cette remarque il convient de rappeler que cette logistique concerne en réalité 
une moyenne de 30 étudiants /an (cf. plus haut). Certes nous ne contestons pas que la logistique 
demande  une  mobilisation  relativement  lourde  de  nature  à  justifier  le  recrutement  d’un 
enseignant  supplémentaire  qui  serait  impliqué  dans  le  pilotage  et  apporterait  un  domaine 
d’expertise  qui  fait  appel  à  un  nombre  important  d’intervenants  experts  extérieurs  (par  ex  le 
domaine des biomatériaux et de l’interface cellule/tissu). 
‐  L’absence  d’enseignements  pratiques  est  à  moduler.    A  la  demande  des  étudiants,  ce  type 
d’enseignement est dispensé depuis 2010 sous forme d’ateliers pris en compte dans la maquette 
en heures TD et non TP, simple question de vocabulaire, soit au total 50 h de TD au cours du S3 (cf. 
p3 du dossier de la spécialité ICT). Le choix de TD, en partie organisés sous forme d’ateliers au sein 
des  structures  professionnelles,  est  principalement  dicté  par  la  grande  expertise  et 
l’environnement  réglementaire  particulier  propres  à  l’ingénierie  cellulaire,  et  nécessaires  à  la 
préparation, qualification et délivrance des produits de thérapie cellulaire et tissulaire. L’ingénierie 
cellulaire  est  basée  sur  de  la  culture  cellulaire  dans  un  environnement  réglementaire  contrôlé 
(salle  blanche).  Le  matériel  biologique  utilisé  est  précieux.  Il  est  difficilement  concevable 
d’organiser  des  TP.  En  revanche,  des  visites  d’unité  de  thérapie  cellulaire  et  tissulaire  sont 
organisées par petites groupes sous forme d’atelier (préparation, qualification, cession…) 
- Les points concernant la concurrence avec les ingénieurs biomédicaux de l’ISIFC, et l’absence 
de  prise  en  compte  de  la  précédente  évaluation  sont  discutés  au  niveau  des  recommandations 
pour l’établissement. 
 
A propos des recommandations pour l’établissement 
Le  fait  que  l’expertise  ait  perçu  la  formation  de  l’ISIFC  comme  une  concurrence  mérite  d’être 
précisée. En 2008 ce sont les responsables du M2 ICT qui ont proposé à l’ISIFC d’ouvrir cette 3ème  
option  au  sein  de  leur  filière  volontairement  sous  le  même  intitulé  ICT  de  manière  à  mettre 
l’accent sur la mutualisation de l’enseignement, les objectifs et les débouchés visés communs. Ce 
rapprochement avait par ailleurs été suggéré par l’expertise précédente et cette option a été très 
bien  évaluée  par  le  dernier  audit  de  la  commission  des  titres  d’ingénieurs  CTI  en  2009.  Il  faut 
souligner que les compétences et expertises nécessaires pour enseigner la formation du M2 ICT ne 
sont pas enseignées au sein de cette école d’ingénieurs biomédicaux et que ni les enseignants de 
l’ISIFC,  ni  ceux  de  l’UFR  ST  ne  possèdent  l’expertise  requise  pour  ouvrir  une  telle  formation.  Ce 
partenariat a été très fructueux et a permis aux deux formations des interactions uniques mises à 
profit par la formation, en 2009 de 11 diplômés (6 M2, 9 ingénieurs dont 6 en double diplôme), en 
2010  de  19  diplômés  (13  M2,  12  ingénieurs  dont  6  en  double  diplôme),  et  pour  2011  de  la 
formation en cours de 23 étudiants (13 en M2, 14 en ingénieurs dont 4 en double diplôme). Dans 
l’éventualité où ce M2 ICT ne serait pas ouvert en 2012, le partenariat avec l’ISIFC et le maintien 
de  l’option  ICT  serait  fortement  compromis.    Enfin,  si  ces  deux  filières,  M2  et  option  ICT  ISIFC, 
étaient maintenues, l’élargissement du double diplôme « master/ingénieurs » aux étudiants des 
filières scientifiques et de santé (pharmacie), suggérée par l’expertise,  serait étudiée.  
‐  Un  effort  particulier  sera  porté  à  la  communication  nationale  voire  internationale  sur  cette 
formation,  dont  nous  reconnaissons  le  déficit,  malgré  notre  présence  sur  les  forums  locaux  et 
l’affichage assorti d’une description détaillée sur le site de l’UFC, ainsi que sur les sites des collèges 
d’association d’enseignants et sociétés savantes d’immunologie, en particulier. A ce titre, depuis 2 
ans  ce  M2  ICT  représente  un  débouché  important  pour  les  M1  locaux,  BBCM  et  à  un  moindre 
degré PNC (plus de 40 % des effectifs de M1 entrent en M2 ICT). 
87 
 
 Ainsi,  le  M2  ICT  est  une  nécessité  pour  justifier  le  maintien  à  Besançon  de  ces  M1,  et  il  faut 
rappeler que l’UB ne développe pas ce type de formation ICT. 
‐  Nous  sommes  et  resterons  attachés  à  l’articulation  avec  les  écoles  doctorales,  du  PRES  en 
particulier,  ce  qui  se  justifie  en  raison  de  la  poursuite  en  doctorat  d’en  moyenne  30  %  des 
étudiants  diplômés.  Les  étudiants,  ayant  réalisé  leur  stage  sur  un  sujet  de  recherche  et 
développement, recevront une préparation pour postuler aux concours d’attribution des contrats 
doctoraux  comme  cela  a  été  le  cas  avec  succès  en  2010  pour  2  étudiants  (ED  HES  de  l’UFC  et  
ED de l’U de St Etienne). 
‐  La  remarque  concernant  la  non  prise  en  compte  des  recommandations  de  l’expertise 
précédente mérite d’être discutée, bien que nous reconnaissons que ce point aurait du apparaître 
sous forme d’un paragraphe spécifique et probablement mieux explicité lors de l’autoévaluation. 
Les remarques et les réponses de l’évaluation précédentes sont listées en italique : 
‐  L’existence  d’une  compétition  avec  d’autres  formations  du  même  type :  nous  avions  déjà 
répondu qu’il n’existe pas d’offre de formation de ce type dans l’interrégion Grand Est. Par ailleurs, 
au niveau national, les offres de formation apparaissent beaucoup plus larges que le domaine de la 
thérapie cellulaire et tissulaire. La justification de cette spécialité se résume par les points suivants : 
1°)  s’appuyer  sur  un  partenaire  reconnu  de  la  thérapie  cellulaire  en  France :  l’Etablissement 
Français du Sang (EFS) et 2°) constituer un vivier de responsables de production, de contrôle qualité 
ou  de  directeurs  de  banque  pour  les  organismes  publics  impliqués  dans  la  thérapie  cellulaire  ou 
tissulaire en France (les CHU, centres de lutte contre le cancer et l’EFS) …/…Par ailleurs, les autres 
formations,  du  domaine  Ingénierie  pour  la  santé,  concernent,  d’une  manière  plus  générale  les 
Biotechnologies,  l’Ingénierie  Diagnostic  et  Thérapeutique,  ou  le  développement  des  produits  de 
santé. Les Biotechnologies de l’UE2 S1 (commun aux 2 spécialités) sont abordées d’un point de vue 
"outil/méthodes",  notamment  pour  qualifier  les  greffons  ou  produits  de  thérapie  cellulaire  ou 
tissulaire  (ICT  Pro)  ou  comme  techniques  sophistiquées  pour  soutenir  des  travaux  de  recherche 
(RHG, ICT recherche). 
Cette  analyse  reste  toujours  d’actualité  et  peut  être  compétée  par  les  éléments  suivants :  en 
2010  il  semble  qu’à  l’échelle  nationale  il  n’y  ait  toujours  pas  de  filières  d’ingénieurs  sur  ces 
compétences et que seules 3 à 5 formations de master créées récemment traitent de domaines 
équivalents  ou  proches.  Il  s’agit  notamment  des  spécialités  de  master  suivantes :  Biothérapie 
génique, cellulaire et tissulaire (Paris 12), Rééducation et ingénierie médicale (Paris P et M Curie), 
Bio‐ingénierie  (Paris  Descartes).  La  compétition  semble  limitée  à  l’échelle  nationale  et  notre 
master se justifie notamment dans l’Est. 
‐  Effectif  trop  faible  et  augmenter  le  recrutement  en  sciences :  ces  faibles  effectifs  peuvent 
s’expliquer par le fait qu’il s’agit d’une jeune formation  mise en place à mi‐parcours du précédent 
contrat  quadriennal,  ne  bénéficiant  ainsi  que  de  deux  ans  de  recul.  Ces  effectifs  devraient  être 
largement  confortés  par  l’ouverture,  en  septembre  2008,  d’une  troisième  option  du  même  nom  
« Ingénierie Cellulaire et Tissulaire » de la 3ème année de l’Institut Supérieur d’Ingénieur en Génie 
Biomédical  (ISIFC).  ../..Par  ailleurs,  la  mise  en  place  d’un  réseau  EFS  Recherche/Formation, 
associant  les  unités  de  thérapie  cellulaire  et  tissulaire  les  plus  performantes  dans  ce  domaine, 
devrait  favoriser  le  recrutement  national  et  augmenter  les  effectifs  des  étudiants,  en  particulier 
ceux d’origine scientifique. Ainsi pour la rentrée 2008 nous estimons pouvoir inscrire au moins 12 
étudiants../..La  réunion  artificielle  au  sein  du  Master  avec  « RHG »  et  SBAS.  Le  lien  entre  ICT  et 
SBAS  peu  effectivement  apparaître  ténu,  d’où  la  proposition  de  faire  évoluer  la  spécialité  SBAS 
dans la spécialité ICT en ne retenant que les UE tournées vers l’ingénierie cellulaire (voir annexe 4), 
et  de  renforcer  les  liens  entre  les  spécialités  RHG  et  ICT  dont  les  interactions  apparaissent 
évidentes…/..Le  maintien  en  deux  spécialités  se  justifiant  principalement  par  les  débouchés 
88 
professionnels  différents  pour  la  spécialité  professionnelle  ICT,  en  particulier,  insertion  dans  des 
unités de thérapies cellulaires publics ou privés. 
Ces  argument  sont  toujours  d’actualité  et  les  objectifs  fixés  on  été  atteints  en  2009  et  2010 : 
l’ouverture en 2008 de l’option ICT de l’ISIFC, un minimum de 12 étudiants inscrits (13 en 2009 et 
13  en  2010)  et  l’appui  sur  le  réseau  des  unités  de  thérapie  cellulaire  et  tissulaire  de  l’EFS  (cf. 
description  du  partenariat  avec  l’EFS  en  p1  du  dossier  spécialité).  Il  faut  noter  que  le    parcours 
Systèmes Biologiques Analytiques et Santé SBAS, individualisé au sein de la spécialité ICT, et dont 
les liens avec ICT avaient été jugés comme ténus par l’expertise précédente, est abandonné dans 
notre projet 2012‐2015 ; ce parcours n’ayant recruté que 2 étudiants sur 4 ans. 
‐  Adossement  à  la  recherche  insuffisant  et  Augmenter  la  masse  critique  de  chercheurs  et 
d’industriels. Ce point sera renforcé par le fait que 9 sur 19 des sites de stages en entreprise sont 
associés à un département Recherche labellisé soit par l’Inserm, par le CNRS, soit par le Ministère 
(cf.  tableau  des  sites  de  stages  ci‐dessous).  A  noter  que  2  sites  de  stage  supplémentaires  sont 
apportés  par  l’intégration  du  Centre  d’Investigation  Clinique  intégré  en  Biothérapies  (CIC‐BT)  du 
CHU de Besançon, labélisé par l’Inserm et tout récemment du CIC innovations thérapeutiques (CIC‐
IT MicroTech‐Santé, label Inserm et DHOS ../... Enfin, les entreprises associées sont des « start‐up » 
dont l’activité est très largement tournée vers l’innovation et le transfert, activités le plus souvent 
en  partenariat  avec  des  structures  labellisées  de  Recherche  (cf.  tableau  des  sites  de  stages  ci‐
dessous).  
Cet  adossement  à  la  recherche  à  été  conservé  et  même  consolidé  (cf.  p5  du  dossier  de  al 
spécialité), les EA de la spécialité  RHG sont aussi celles d’ICT et les unités des EFS dans lesquelles 
les  étudiants  s’orientent  vers  une  finalité  recherche,  sont  souvent  adossées  à  des  structures  de 
recherche labellisées. 
 
En  conclusion,  forts  de  cette  expertise  et  des  recommandations  formulées  et  pour  asseoir  un 
projet  de  master  « Biologie‐Santé »  cohérent,  ambitieux  à  l’échelle  du  PRES  et  pour  être  en 
phase avec nos projets LABEX, EQUIPEX (liés au grand emprunt)  nous souhaitons maintenir  de la 
spécialité  ICT  telle  que.  Nous  l’avons  défini  en  suivant  l’intégralité  des  recommandation  et  en 
travaillant sur l’articulation avec l’ISIFC. Un pilotage pédagogique renforcée sera mis en place dès 
la rentrée 2011. Une convention de co‐habilitation est prévue pour septembre 2012 et enfin une 
démarche  qualité  sera  engagée  afin  de  mesurer  la  performance  et  proposer  une  amélioration 
continue de ce master. 
 
 

89 
 
Réponse concernant la spécialité Physiologie, Neurosciences et Comportements, PNC (R) 
 
Le  texte  de  l’AERES  est  repris  ci‐dessous  (en  italique).  Les  réponses  sont  données  à  la  suite  de 
chacune des observations. 
 
A propos de l’appréciation :  
‐  Cette  spécialité  offre  à  l’échelle  régionale  une  formation  généraliste  en  Neurosciences. 
Cependant,  aucun  objectif  clair  n’est  donné  pour  le  Master  2.  Le  dossier  insiste  beaucoup  sur  la 
formation  des  étudiants  en  M1,  mais  celle  de  M2  semble  délibérément  éludée.  Le  manque  de 
détails des objectifs au niveau du Master 2 est une carence involontaire. Comme indiqué dans le 
dossier, en ce qui concerne les objectifs scientifiques, il s’agit d’intégrer un public au parcours plus 
diversifié  et  d’assurer  une  culture  générale  dans  le  domaine  des  Neurosciences  sur  le  plan 
théorique  (conceptuel)  par  des  conférences  de  spécialistes  d’origine  différente  (Neurosciences 
cellulaires, comportementales, cognitives, cliniques) et également pratique (méthodologique) par 
des exposés ou workshops (applications médicales à visée diagnostiques ou thérapeutiques, post‐
traitement  en  Imagerie  Cérébrale,  etc.).  Le  stage  d’initiation  à  la  recherche,  en  immersion  dans 
une  équipe  agréée  (Universités,  INRA,  INSERM,  CNRS,  etc.)  permet  à  l’étudiant  d’assumer  en 
autonomie  les  capacités  de  synthèse,  d’analyse,  de  rigueur  méthodologique,  de  communication 
écrite  et  orale  au  niveau  pré‐requis  à  l’admission  en  Doctorat.  En  ce  qui  concerne  les  objectifs 
professionnels,  le  M2  poursuit  les  buts  d’une  formation  à  la  recherche  et  par  la  recherche :  les 
conférences  et  workshops  mentionnés  ci‐dessus  (UEs  « Approches  Pluridisciplinaires »  et 
« Méthodologies »)  permettent  à  l’étudiant  de  situer  son  propre  champ  disciplinaire  et 
d’investigation au milieu d’un corpus étendu relatif aux Neurosciences et donc doit permettre, de 
par la culture générale acquise, un élargissement de ses possibilités d’adaptabilités, d’interactions 
et d’intégrations ultérieures. De même, ces enseignements lui apportent des connaissances sur les 
applications concrètes et professionnelles liées aux Neurosciences. Ces objectifs sont approfondis 
par une UE « Familiarisation à la recherche » dans laquelle l’étudiant doit construire un projet de 
recherche  sur  sa  propre  thématique  mais  avec  une  autre  approche  conceptuelle  ou 
méthodologique.  Une  UE  « Expression  et  Communication »  assure  la  maîtrise  des  bases 
nécessaires de rédaction écrite et de présentation orale. Une UE optionnelle en S3 (complément 
de  formation)  permet  à  l’étudiant  de  compléter  son  parcours  initial  de  formation  et  de 
l’individualiser en fonction de ses motivations propres en suivant une UE de 6 ECTS parmi les UE 
de  master  proposées  par  l’UFC,  choix  effectué  en  accord  avec  son  tuteur  de  recherche.  Enfin  le 
stage de recherche en S4 constitue l’application pratique finalisée par la soutenance du mémoire : 
cette  expérience  permet  à  l’étudiant  de  déterminer  et  d’affirmer  son  choix  d’orientation 
ultérieure (poursuite en thèse, insertion dans un domaine professionnel, ...). 
‐ La filière apparaît repliée sur elle‐même avec un M1 comportant un volume horaire élevé (558 h) 
et avec des effectifs faibles. En M1, sur 8 UE obligatoires, 4 sont mutualisées avec la spécialité SCM 
(+  1  avec  la  spécialité  SVT)  et  sur  5  UE  optionnelles,  3  sont  mutualisées  (cf.  dossier).  Le  volume 
horaire mentionné ci‐dessus inclut la somme des différents optionnels alors que l’étudiant ne suit 
qu’un seul optionnel, en fait la charge pour les étudiants est de 472 heures maximum. Les effectifs 
constatés  en  M1  depuis  2008  (date  d’habilitation  du  M1)  sont  de  11,  de  5  et  de  12  (NB :  30 
dossiers reçus) pour 2010‐2011. Le faible nombre d’inscrits en 2009‐2010 peut être attribué à un 
déficit de l’information donnée aux étudiants de L3. Une séance d’information générale sur l’offre 
de formation en Master est depuis organisée au bénéfice de ces étudiants. 

90 
‐  Ceux  de  M2  sont  stables,  mais  l’attractivité  est  presque  exclusivement  régionale.  Le  dossier 
mentionnait sur 33 admis (2007 à 2009) 9 étudiants provenant hors région Franche‐Comté (27%). 
Ces  pourcentages  sont  proches  de  la  moyenne  constatée  pour  l’ensemble  des  spécialités  de  la 
mention à l’UFC (33%).  
 
‐  Concernant  l’organisation,  la  1ère  année  ne  semble  pas  mutualisée  avec  d’autres  M1  de  la 
mention. 
Le  dossier  précisait  en  M1  des  UE  en  S1  et  S2  mutualisées  au  sein  de  la  mention  (rubrique  2 : 
Organisation en termes d’UE et de CE, présentation de la spécialité dans la mention). Au total 8 UE 
sont mutualisées avec d’autres spécialités de la même mention.  
‐  Le  tableau  des  enseignements  du  2ème  semestre  est  incomplet  et  ne  compte  que  24  CE.  Des 
omissions  concernaient  3  UE :  Travail  d’Étude  et  de  Recherche ;  Anglais ;  Complément  de 
formation (optionnel à prendre dans une autre spécialité). Toutes sont équivalentes à 6 ECTS. Le 
total du semestre est donc bien égal à 30 ECTS. 
‐ Le contenu des UE n’est pas présenté dans le dossier. Chacune des UE de M1 et M2 a été détaillée 
dans une fiche annexe. La totalité des fiches UE de M1 et M2 a été jointe à l’envoi du dossier. Elles 
sont à nouveau annexées à la présente réponse. 
‐ Au 4ème semestre, l’intitulé des UE ne reflète pas une spécialisation en Neurosciences dans le but 
de  former  des  experts.  Au  4ème  semestre  une  seule  UE  est  proposée  « Stage  d’initiation  à  la 
recherche » (30 ECTS). Comme détaillé dans la fiche unité correspondante, il s’agit de la  pratique 
d'une  problématique  de  recherche  sous  la  responsabilité  d'un  tuteur  de  recherche  HDR.  Cette 
activité est réalisée dans une des unités de recherche labellisées (EA ou UMR) présentées en appui 
dans  le  dossier  et  donc  dont  l’activité  de  recherche  est  liée  aux    Neurosciences.  Le  stage  donne 
lieu  à  rédaction  d'un  mémoire  et  à  sa  soutenance  orale  devant  un  jury.  Le  terme 
« Neurosciences » sera explicitement mentionné dorénavant dans l’intitulé de l’UE. 
‐ De même, le stage de 14 semaines est relativement court comparativement aux autres spécialités 
de  la  mention.  Dans  les  faits,  les  étudiants  se  familiarisaient  déjà  avec  leur  problématique  de 
recherche,  en  S3  notamment  au  travers  de  l’UE  « Familiarisation  à  la  pratique  de  recherche ». 
Pour  homogénéiser  avec  les  autres  spécialités  et  suivre  les  recommandations,  nous  instituerons 
dorénavant un stage de 23 semaines au cours du 2ème semestre. 
‐  L’adossement  recherche  semble  faible  avec  3  équipes  d’accueil  (EA)…/  Effectivement  au  niveau 
de l’UFC il y a 3 EA (dont 2 intégrées dans la SFR‐133 et 1 dans la MSHE CNRS Ledoux). Ces 3 EA 
représentent entre 40 et 50 enseignant‐chercheurs. Au niveau de l’UB (et donc du PRES) figurent 1 
TGU CNRS & INRA  et 1 UMR INSERM comme mentionné dans le dossier.  
‐ /…dont les enseignant‐chercheurs effectuent la quasi‐totalité des enseignements. Le nombre de 
pages du dossier étant limité à 5, seuls étaient mentionnés les enseignants assurant le plus grand 
nombre d’heures. Au niveau du Master 2 (UE1  et UE2) sur un total de 35 intervenants, 14 sont 
extérieurs aux 3 EA mentionnées de l’UFC (9 intervenants d’équipes extérieures au PRES UFC‐UB). 
‐ A nouveau, on constate un défaut de pilotage au regard de l’absence de référence à la précédente 
évaluation de la spécialité. La précédente évaluation indiquait les éléments suivants : 
« Avis par spécialité (Physiologie, Neurosciences et Comportements) 
Points faibles : 
‐ le faible effectif pour une mention de Master 
‐ un parcours tubulaire et très peu identifié en M1 
‐ seulement 2 EA d’accueil locale pour 25 stages de M1 envisagés 

91 
 
Recommandations 
Demander la création d’une spécialité dans le cadre d’un master mention « Sciences de la 
Vie  et  de  la  Santé »  et  pas  une  mention  de  master  ce  qui permettrait à  l’UFC  d’offrir  une 
réelle formation en T. » 
Les  recommandations  ont  été  intégralement  suivies  par  l’inscription  dans  le  précédent 
quadriennal  de  cette  spécialité  dans  la  mention  « Biologie‐Santé »,  schéma  de  formation  dont 
nous demandons ici le renouvellement. Les points faibles ont été améliorés : 3 EA locales en appui 
au  lieu  de  2,  parcours  de  M1  comprenant  une  majorité  d’enseignements  mutualisés,  effectif  de 
M2 satisfaisant pour une spécialité « recherche » (l’effectif de M1 ne pouvant guère être évalué 
avec un seul recul de 2 années). 
 
 
 
A propos des points faibles : 
‐ L’adossement recherche est limité à 3 EA et semble faible au regard des autres spécialités de la 
mention.  Comme  mentionné  ci‐dessus  et  s’agissant  d’un  dossier  évalué  au  niveau  PRES  (UB  et 
UFC)  il  faut  tenir  compte  de  2  structures  d’accueil  affiliées  aux  EPST  de  l’UB.  NB  :  au  niveau  de 
l’UFC, il existe une EA supplémentaire par rapport au dossier précédent.  
‐ Les effectifs de M1 sont très faibles (11 et 5 les deux dernières années). 12 étudiants sont inscrits 
cette  année  comme  mentionné  ci‐dessus.  On  peut  penser  que  ce  M1  (créé  ex  nihilo  depuis 
seulement  3  ans,)  sera  de  mieux  en  mieux  identifié  comme  possibilité  de  formation  au  niveau 
national. Nous avons déjà pris des mesures pour mieux la faire connaître et la présenter au niveau 
local (séance d’information auprès des étudiants de L3). 
‐ La qualité du dossier est insuffisante car il manque des informations sur l’insertion professionnelle 
(type  de  métiers)  et  la  poursuite  d’études  en  doctorat  (laboratoires,  écoles  doctorales).  Les 
données fournies par l’OFVE étaient indiquées dans le dossier comme demandé, et  concernaient 
les  réponses  de  6  étudiants  (2006/07)  comme  il  était  spécifié.  Nous  précisons  ci‐dessous  les 
données pour les 4 dernières années du M2 : 
2006/2007 
Nombre d’inscrits : 12 
Nombre de diplômés : 6 (6 internes médecine ou PRAG  STAPS font le master sur 2 ans) 
Devenir :  3  inscriptions  en  thèse  (2  EA  481,    ED  HES  +  1  Univ  Lyon) ;  1  neurologue ;  1 
attaché de recherche clinique CHU ; 1 cadre B fonction publique 
2007/08 : 
Nombre d’inscrits : 12 
Nombre de diplômés : 7 (5 internes en médecine font le Master sur 2 ans) 
Devenir :  6  en  thèse  (4  EA481,  ED  HES;  1  UMR  6174,  ED  SPIM ;  1  Dijon  UMR  887) ;  1 
neuropsychologue CHU 
2008/09 : 
Nombre d’incrits : 14 
Nombre  de  diplômés :  11  diplômés  (2  internes  médecine  font  le  master  sur  2  ans ;  1 
abandon) 
Devenir : 2 inscriptions en thèse (1 EA 481, ED HES ; 1 UB Dijon ‐Psychiatrie) ; 1 contractuel 
recherche (secteur SLHS) ; 2 devenir inconnu dont 1 recherche de financement de thèse qui 
n’a  pas  abouti  dans  l’immédiat ;  2  neuropsychologues  CHU ;  1  psychiatre ;  1  chef  de 
clinique  (neurochirurgie,  Liban) ;  1  PH  (Soins  palliatifs) ;  1  interne  médecine  (inscription 
ultérieure en thèse envisagée) 
92 
2009/10 :  
Nombre d’inscrits : 16 
Nombre de diplômés : 12 (3 étudiants internes méd. font le Master sur 2 ans, 1 étudiant 
refusé) 
Devenir : 4 inscriptions en thèse (EA 481, ED HES) ; 2 formations complémentaires (Master 
2 Neuropsychologie ou autre) ; 1 devenir inconnu (recherche de financement de thèse qui 
n’a pas abouti) ;  4 internes en médecine (certains prévoient une thèse ultérieurement) 
 
 ‐ La finalité recherche n’est pas justifiée aux regards des 30% seulement de diplômés poursuivant 
en  doctorat.  Sur  les  4  dernières  années,  15  étudiants  (dont  7  internes  en  médecine)  sur  36 
diplômés  se  sont  inscrits  en  thèse  (42%).  De  plus,  outre  le  bénéfice  d’une  formation  à  et  par  la 
recherche pour les étudiants de 3ème cycle en médecine, certains de ceux‐ci sont susceptibles de 
s’inscrire  en  thèse  ultérieurement.  Certains  étudiants  souhaiteraient  s’inscrire  en  thèse  mais  ne 
trouvent  pas  actuellement  le  financement  correspondant  (sur  les  3  dernières  années,  chaque 
année plusieurs demandes faites à l’École Doctorale HES restent insatisfaites vu le faible nombre 
d’allocations établissement attribuées : 5 en moyenne pour l’ensemble de cette ED). La recherche 
de thèses financées au niveau national est actuellement un exercice difficile en dehors de toutes 
centralisations des informations. On peut espérer une amélioration de ces dispositifs.  
‐ L’attractivité à l’échelle nationale est inexistante. Au cours des 3 dernières années (2007‐2009) 
pour  le  master  2,  sur  29  diplômés,  9  sont  d’origine  extrarégionale  (31%).  Ce  %  se  situe  dans  la 
moyenne de la mention Biologie‐Santé pour l’UFC. Ce pourcentage ne peut qu’évoluer à la hausse, 
notamment dans le cadre du PRES, cette formation étant reconnue par le rapport comme unique 
dans le paysage Bourgogne & Franche‐Comté. 
‐  Le  pilotage  de  la  formation  est  insuffisant.  En  dehors  des  réunions  de  concertation  et 
d’aménagement qui concernent l’ensemble de l’équipe pédagogique, nous mettrons en place un 
Comité de pilotage opérationnel comprenant le responsable de la spécialité et du niveau Master 2, 
le responsable du Master 1, un représentant de chacune des 3 EA bisontines, 1 représentant de 
chacune des 2 équipes de l’UB, le VP de l’UFC chargé des relations avec le CHU de Besançon et un 
représentant  des  étudiants  de  M1  et  de  M2.  Ce  comité  veillera  à  l’amélioration  du 
fonctionnement  du  master,  notamment  en  ce  qui  concerne  l’attractivité  extrarégionale  et 
l’accompagnement des étudiants diplômés pour la recherche de financements de thèses éventuels 
ainsi que pour la recherche d’emploi. 
 
A propos des recommandations pour l’établissement 
Il serait nécessaire, à l’avenir, d’argumenter de façon concise le dossier. Compte‐tenu de la faible 
proportion  de  diplômés  poursuivant  en  doctorat,  la  finalité  recherche  devrait  être  reconsidérée. 
Comme mentionné pour les spécialités RHG et ICT, il paraît souhaitable de préciser comment ont 
été prises en compte les recommandations de l’AERES lors de la précédente évaluation. Les effectifs 
très  faibles  en  M1  devraient  amener  les  responsables  à  mener  une  réflexion  sur  la  spécificité  de 
celui‐ci, le recrutement en M2 étant essentiellement local et comportant en majorité des internes 
en  médecine  qui  ne  poursuivent  pas  en  doctorat.  Des  mesures  mériteraient  d’être  prises  pour 
améliorer l’attractivité de la formation, en particulier vers les étudiants des filières scientifiques. 
 Les précédentes recommandations de l’AERES ont été prises en compte comme détaillé ci‐dessus. 
La proportion d’étudiants provenant de filières scientifiques dépend en grande partie du nombre 
d’étudiants en M1 : sur 10 étudiants diplômés de M1 en 08/09, 4 ont été acceptés au M2 PNC (ils 
sont inscrits en thèse cette année), 4 ont été acceptés dans un autre M2 (2 à Besançon en RHG et 
Neuropsychologie, 1 à Lyon, 1 à Strasbourg). Le choix présent d’une mention commune Biologie‐
Santé  UB  &  UFC  dans  le  cadre  du  PRES  contribuera  à  l’attractivité  de  notre  M1  auprès  des 
93 
étudiants de filières scientifiques de Dijon. L’effectif de 12 étudiants en M1 cette année (dont  3 
hors  Bourgogne  &  Franche‐Comté)  peut  être  considéré  comme  une  base  a  minima  des  effectifs 
pour  les  prochaines  années.  En  ce  qui  concerne  le  M2  les  chiffres  constatés  (cf.  ci‐dessus) 
montrent un % de poursuite en doctorat semblable pour les internes en médecine et les étudiants 
d’autres origines. 
 
Il  conviendrait  de  préciser  les  emplois  occupés  par  les  étudiants  diplômés  afin  de  vérifier 
l’adéquation  avec  la  formation.  Il  en  est  de  même  avec  les  poursuites  d’études,  quels  sont  les 
laboratoires qui ont accueillis les diplômés. 
Ces précisions sont données ci‐dessus pour les années 2007 à 2010. 
Les  relations  internationales  devraient  être  développées  en  s’appuyant  entre  autres  sur  le 
partenariat avec la Suisse. 
Nous  nous  y  emploierons  en  encourageant  les  stages  recherche  du  M2  chez  nos  partenaires 
helvétiques et en prospectant les aides financières susceptibles d’aider ces séjours. 
Les  responsables  ont  pour  prévisions  d’augmenter  le  flux  étudiant  de  M2  de  100%  ce  qui  paraît 
déraisonnable et mériterait d’être mieux argumentée. 
Les prévisions des effectifs attendus 2012‐2015 mentionnées dans le dossier concernent la totalité 
M1+M2 et non pas les seuls M2. Nous avions mentionné une estimation entre 25 et 36 étudiants 
pour le total des 2 années de master et en aucun cas une augmentation de 100% du flux de M2. 
Cette année, l’effectif des inscrits est de 28 étudiants (12 M1 + 16 M2) et s’inscrit donc dans cette 
estimation. 

94 
Réponse concernant la spécialité Relation hôte‐greffon RHG, (R) 
 
Malgré la reconnaissance de l’originalité de la formation, de son audience nationale et de la bonne 
attractivité  nationale  et  internationale,  nous  souhaitons  apporter  des  précisions  sur  un  certain 
nombre des commentaires de l’évaluation AERES.  
En premier lieu, nous souhaitons rappeler que l’année 2009‐2010, dernière année de la période 
évaluée  dans  le  dossier  soumis  à  l’AERES  est  en  fait  la  1ere  année  en  ce  qui  concerne  la 
cohabilitation  avec  Tours  (et  Paris  XI).  Le  recul  est  donc  très  insuffisant  pour  porter  une 
appréciation robuste sur la qualité du Master dans son format quadri‐sceaux. 
 
A propos des Indicateurs :  
L’évaluation  des  enseignements  par  les  étudiants  existe  et  a  été  présentée  dans  le  document 
d’autoévaluation de l’UFC (document N° 3) à la page 4/6. Le taux de réponse de l’évaluation des 
enseignants par les étudiants est en moyenne de 60 %. Il est très positif mais il est vrai que le M2R 
dans  sa  dernière  configuration  est  relativement  jeune. Par  ailleurs,  le  dispositif  d’évaluation  
(application EVAL) mis en place et analysé par l’OFVE (Observatoire de la Formation et de la Vie 
Étudiante)  de  l’UFC  et  qui  est  exploitée  sur  la  promotion  2010‐2011,  montre  un  retour 
globalement positif (taux de réponse de 5/9 étudiants inscrits à l’UFC). Toutefois, la publication de 
ces données n’a été disponible qu’en avril 2011. 
Le résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non est connu  et rapporté 
dans le dossier de la spécialité p6. Celui‐ci fait d’ailleurs l’objet d’un commentaire de l’AERES (cf. 
points faibles ci‐dessous). En résumé et à 2 ans, 30% des diplômés poursuivent en Doctorat : le % 
important de médecins (souvent internes) conduit d’une part à une fréquente inscription en thèse 
plus de 2 ans après le M2 (non mesurable avec l’indicateur à 2 ans) et d’autre part à un taux de 
poursuite à plus long terme (Praticiens Hospitaliers, AHU, internes, etc.) plus faible (mais supérieur 
à  30%  et  estimé  à  50  %)  que  dans  les  M2  à  composante  scientifique  prédominante.  Enfin,  ces 
données  sont  superposables  à  celles  observées  par  l’OFVE  –UFC :  en  moyenne  plus  de  50  %  de 
poursuite en doctorat (cf. p11 dossier mention). Il faut noter que les deux tiers des étudiants sont 
d’origine médicale et ont une insertion hospitalo‐universitaire. Ils ne poursuivent pas leur M2R par 
une  thèse  parce  qu’ils  sont  encore  dans  le  cursus  médical.    Aujourd’hui,  la  majorité  des  cadres 
actuels  de  la  transplantation  en  France  ont  été  étudiants  de  cet  unique  Master  national  sur  la 
transplantation.  
 
A propos de l’appréciation : 
Les enseignements de ce Master sont indépendants et multi‐sites, Paris XI, Tours, Dijon, Besançon. 
L’UE  1  et  UE2  se  passent  à  Besançon,  l’UE3  à  Paris  XI,  l’UE4  à  Tours  et  l’UE  5  à  Dijon.  La  part 
importante d’intervenants extérieurs est un choix délibéré de privilégier pour ce M2 (à « audience 
nationale » comme le rappelle l’AERES) des enseignants experts dans leurs champs respectifs et en 
forte  interaction  avec  des  activités  de  recherche  de  haut  niveau  et  ce  sur  tout  le  territoire 
national.  En  tout  état  de  cause  le  ratio  de  20  intervenants  locaux  pour  une  cinquantaine 
d’intervenants extérieurs est inexact et dans le cadre du PRES, la distinction entre UFC et UB n’est 
plus d’actualité. Le dossier remis à l’AERES permet d’objectiver un ratio de 1 intervenant extérieur 
pour  4  intervenants  PRES  UFR/UB  (page  4  et  5  du  dossier  spécialité  RHG).  Ces  données  sont 
superposables à celles mentionnées dans le dossier d’autoévaluation (hors intervenants M1 BIOPS 
et M2 ICT). 
Chaque  semestre  comportant  5UE,  il  nous  avait  été  proposé  lors  du  précédent  quadriennal  de 
structurer le stage S4 en 5 UE de 6 ECTS avec le même intitulé. Lors de l’évaluation précédente il y 
a 4 ans, cette « nomenclature » n’avait pas fait l’objet de commentaires particuliers par l’AERES. Il 
95 
paraît clair qu’il est possible de la noter comme une UE unique de stage avec 30 ECTS, c’est une 
simple question de convention.  
Concernant  les  UE  du  3ème  semestre :  seules  les  UE  1  et  UE  5  sont  accordées  de  façon 
indépendante.  La  validation  des  UE2,  UE3  et  UE4  est  obtenue  de  façon  groupée  (moyenne 
supérieur  à  10  pour  les  3  UE)  et  répondent  au  principe  de  compensation  des  UE  entre  elles. 
Toutefois, en l’absence de moyenne supérieure à 10, l’étudiant doit repasser les UE non validées 
individuellement.  Ces  modalités  d’attribution  des  UE peuvent  bien  entendu  faire  l’objet 
d’évolution si cela est nécessaire au plan réglementaire ou simplement souhaité par le comité de 
perfectionnement du master BS du PRES UB/UFC. 
Le comité AERES a trouvé que le pilotage du M2R RHG n’est pas patent : il est possible que dans 
son  expression,  nous  n’ayons  pas  été  assez  clairs  sur  l’organisation,  c’est  à  dire  un  comité 
pédagogique avec un responsable de la formation, un  responsable par Université, chaque UE est 
dirigée  par  des  responsables  clairement  définis  (cf.  tableau  d’organisation  des  cours).  Le 
programme d’enseignement, l’agrément des laboratoires d’accueil, la validation des candidatures, 
le choix des sujets pour les examens écrits, et enfin l’évaluation des écrits, des mémoires de stages 
et  leur  présentation  orale  sont  assurés  par  le  comité  pédagogique  du  Master  qui  se  réunit  en 
formation plénière au moins 2 fois par an. 
Nous  souhaitons  souligner  que  la  co‐habilitation  des  différentes  universités  pour  ce  Master  est 
particulièrement  pertinente  en  regard  du  choix  d’un  Master  à  audience  nationale.  Nous  tenons 
aussi  à  rappeler  que  seul  ce  Master  offre  une  formation  pluridisciplinaire  et  nationale  aux 
personnes concernées par la transplantation et plus généralement par les interactions entre l’hôte 
et un greffon ou une tumeur. Nous acceptons aussi que du fait de la « jeunesse » du quadri‐sceaux 
certaines maladresses aient pu apparaître dans le dossier.  
 
A propos des points faibles : 
- Taux  de  poursuite  en  doctorat  faible  et  suivi  des  diplômés  en  général  lacunaire (cf. 
commentaires et démentis ci‐dessus). 
- Typologie  des  métiers  non  identifiés  pour  16%  des  diplômes.  Nous  regrettons  cette 
absence d’identification qui porte malgré tout sur une petite minorité des étudiants. 
- Pertinence du quadri‐sceaux : Comme rappelé ci‐dessus, la co‐habilitation des différentes 
universités  pour  ce  Master    nous  parait  particulièrement  pertinente  en  regard  du  choix  d’un 
Master à audience nationale. 
- Pilotage  de  la  formation  et  absence  apparente  de  prise  en  compte  des  précédentes 
évaluations.  Comme développé ci‐dessus, le pilotage du Master est assuré de façon précise et a 
été probablement insuffisamment détaillé dans le dossier. La précédente évaluation AERES avait 
recommandé de centraliser les enseignements sur 2‐3 universités et de favoriser l’utilisation de la 
visio‐conférence.  La  visio‐conférence  a  été  en  effet  introduite  depuis  avec  succès.  En  revanche, 
nous  avons  jugé  pertinent  de  maintenir  des  enseignements  dans  chaque  ville  universitaire 
habilitée en s’appuyant sur les expertises présentes dans chacun de ses 4 sites.  
- Modalité  d’attribution  des  UE  non  satisfaisante.  Comme  indiqué  ci‐dessus,  nous  sommes 
entièrement disposés à modifier les modalités d’attribution des UE. 
- L’absence  de  rattachement  des  intervenants  de  l’Université  de  Bourgogne  et  de 
l’Université de Franche‐Comté. Ces rattachements étaient précisés p4 et p5 du dossier spécialité 
RHG  et  avaient  en  effet  malencontreusement,  été  omis  pour  certains  enseignants ;  ils  figurent 
maintenant en annexe de notre réponse. 

96 
 
A propos des recommandations pour l’établissement 
- Prise  en  compte  des  recommandations  de  l’AERES :  cf.  ci‐dessus  en  ce  qui  concerne  les 
recommandations dans l’offre de formation master de l’UFC (2008). 
- Typologie  des  étudiants  :  La  typologie  des  étudiants  est  évoquée  dans  le  dossier  (p9  du 
dossier mention et p6 de celui de la spécialité). Le cursus  d’origine est précisé dans le tableau ci‐
dessous.  
- Augmentation  du  flux  de  50% :  nous  pensons  qu’une  partie  de  cette  augmentation 
correspond  en  effet  à  des  possibilités  d’insertion  professionnelle  dans  le  domaine  de  la 
transplantation  (en  France  et  à  l’étranger,  notamment  les  pays  du  pourtour  méditerranéen). 
L’autre  partie  de  cette  augmentation  correspond  aux  possibilités  d’insertion  professionnelle  en 
relation avec les  thématiques hôte‐tumeur et de l’immuno‐intervention en général 
- Co‐habilitation et structuration S4 : cf. ci‐dessous 
- Maquette déposée par l’UB différente : ce point n’est pas partagé ni par les 2 responsables 
UFC et UB de la spécialité, ni par les porteurs de la mention qui confirment que les dossiers étaient 
identiques.  Seules  des  différences  seraient  notées  au  niveau  des  données  figurant  dans  les 
dossiers  d’autoévaluation  en  raison  de  la  démarche  propre  et  autonome  de  chacune  des  2 
universités UB et UFC. 
 
Cursus d’origine des étudiants à l’entrée en M2 RHG. 
  2008‐2009  2009‐2010  2010‐2011 
M1 Santé Pharmacie    2/14  2/16 
M1 Santé Médecine  13/19  6/14  4/16 
M1 Santé Vétérinaire      1/16 
M1 Biologie Sciences  6/19  6/14  9/16 
 
Articulation M1/M2 ainsi qu’avec l’ED HES  
 Articulation M1/M2 : 68 % en 2008‐2009, 57 % en 2009‐2010, 44 % en 2010‐2011 soit au total 
56  %  des  étudiants  entrant  dans  le  M1  RHG  proviennent  d’un  cursus  de  santé  (Médecine, 
Pharmacie, Vétérinaire).  
 Articulation M2 RHG et ED HES (UFC) et ED E2S (UB) :  
Plusieurs  UE  de  M2  RHG  sont  des  modules  ouverts  à  l’ensemble  des  étudiants  de  ces  ED.  Le 
séminaire de Beaune « Recherche en Transplantation » est organisé depuis 2000 sous l’égide des 
ED permettant d’apporter un lien fort entre cette spécialité et les ED. 
Plus de 80 % des étudiants du M2 RHG poursuivant en doctorat préparent leur doctorat au sein 
d’une de ces 2 ED. 

97 
 
Liste des Intervenants M2RHG (le rattachement aux structures de recherche est précisé) 
Enseignants de l’université de Franche‐Comté : 
Sectio Laboratoire de  Enseignements  Heure
Nom, Prénom  Statut 
n CNU  recherche  dispensés  s ETD 
Immunologie, 
Inserm, UFC EFS, UMR 
ANGELOT Fanny  AHU  87  communication  10 
645 
scientifique 
AUBIN François  PU‐PH  50‐03  UFC, EA 3181  Relation hôte‐tumeur  2 
Inserm, UFC EFS, UMR  Relation hôte‐tumeur, 
BORG Christophe  PU‐PH  47‐02  6 
645  biotechnologies 
CNRS, UFC FEMTO,   Nanobiotechnologies, 
BOIREAU Wilfrid  CR  21  8 
UMR 6174  protéomique 
DELAGE‐MOUROUX 
PU  64  UFC, EA3922  Biotechnologies  2 
Régis 
CNRS, UFC FEMTO,   Nanobiotechnologies, 
ELIE‐CAILLE Céline  MCU  87  9 
UMR 6174  protéomique 
Hématologie, 
GARNACHE‐OTTOU  MCU‐ Inserm, UFC, EFS,  
87  communication  4 
Francine  PH  UMR 645 
scientifique 
Inserm, UFC, EFS,   Immunologie, 
SAAS Philippe  PU‐PH  87  11 
UMR 645  biotechnologies 
Immunologie, 
Inserm, UFC, EFS,  
SEILLÈS Estelle  PU‐PH  82  communication  14 
UMR 645 
scientifique 
Inserm, UFC, EFS,  
TIBERGHIEN Pierre  PU‐PH  4703  Immunologie  5 
UMR 645 

Enseignants de l’université de Bourgogne : 

Sectio Laboratoire de  Enseignements  Heure


Nom, Prénom  Statut 
n CNU  recherche  dispensés  s ETD 
BONNOTTE, Bernard  PU‐PH  4703  Inserm, UB, UMR 866  Relations hôte‐tumeur  2 
CHLUBA, Johanna  PU  65  Inserm, UB, UMR 866  Relations hôte‐tumeur  2 
GHIRINGHELLI,  MCU‐
47‐02  Inserm, UB, UMR 866  Relations hôte‐tumeur  2 
François  PH 
Relations hôte‐tumeur, 
MARTIN, Laurent  PU‐PH  42‐03  Inserm, UB, UMR 866  2 
projet tutoré 
Projet tutoré, analyse 
MOUSSON, Christiane  PU‐PH  52‐04  Inserm, UB, UMR 866  7 
articles scientifiques 
Inserm, UFC, EFS,   Immunologie, relations  
REBIBOU, Jean‐Michel  PU‐PH  52‐03  4 
UMR 645  hôte‐tumeur 

98 
 

Enseignants d’autres établissements d’enseignement supérieur : 

Secti
Établissem Unité de  Enseignements  Heure
Nom, Prénom  Statut on 
ent  recherche  dispensés  s ETD 
CNU 
CHARPENTIER,  Paris‐Sud  Inserm, Paris  Immunologie de la 
PU  52‐03 2 
Bernard  XI  XI, UMR542   transplantation 
Immunologie de la 
transplantation, 
DURRBACH,  Paris‐Sud  Inserm, Paris  immuno‐intervention, 
PU  52‐03 5 
Antoine  XI  XI,  UMR 542  atelier thématique 
rejet chronique, atelier 
ischémie reperfusion 
Université de 
LEBRANCHU, Yvon  Tours  PU  47‐03 Tours, EA  Immuno‐intervention  3 
4245  
CNRS, 
PU‐ Université de 
PAINTAUD, Gilles  Tours  48‐03 Pharmaco‐intervention 3 
PH  Tours,  
UMR 6239 
 
Réponse concernant la spécialité Signalisation Cellulaire et Moléculaire, SCM (R) 
 
Les responsables du M2R Signalisation Cellulaire et Moléculaire (Prs. Michel Jouvenot, Université 
de Franche‐Comté et D. Wendehenne, Université de Bourgogne) remercient les experts de l'AERES 
pour leur analyse et recommandations afin d'améliorer cette formation. Ils souhaitent apporter les 
réponses suivantes quant aux points faibles évoqués. 
1)  L'organisation  en  parcours/options  n'est  pas  claire,  ceux‐ci  ne  se  différencient  que  par  un 
enseignement de 40h 
Le  M2R  SCM  propose  un  enseignement  commun  constitué  des  Unités  d'Enseignement 
Méthodologie  (32h),  Signalisation  Cellulaire  (32h)  et  Anglais  et  Déontologie  (37h).  A  cela  ce 
rajoute  40h  de  module  optionnel  au  choix.  Les  40h  d'options  ont  été  définies  en  fonction  des 
spécialités  de  recherche  des  laboratoires  d'accueil  du  M2R  SCM:  Cancer  et  Mort  Cellulaire, 
Nutrition, Neurosciences, Signalisation Cellulaire Végétale. Ainsi, les étudiants bénéficieront d'une 
part  d'un  enseignement  commun  leur  assurant  les  bases  indispensables  à  la  compréhension  et 
l'étude  des  mécanismes  de  signalisation  cellulaire,  d'autre  part  d'un  enseignement  hautement 
spécialisé leur permettant de s'insérer au mieux dans les laboratoires de recherche adossés à ce 
M2.  Notons  que  l'enseignement  de  l'option  représente  environ  30%  du  total  des  heures 
enseignées  (sans  compter  le  stage  de  recherche).  Il  s'agit  donc  d'une  part  conséquente  de 
l'enseignement. 

99 
 
2) Le nombre d'intervenants suggère un émiettement de l'enseignement 
Bien au contraire, il s'agit d'un point fort du M2R. Chaque intervenant (enseignants‐chercheurs et 
chercheurs) enseigne au maximum 4h et dispense un enseignement hautement spécialisé basé sur 
ses  activités  de  recherche/compétences  techniques.  La  multitude  d'intervenants  est  donc  une 
richesse  indéniable  pour  la  qualité  de  la  formation  et  les  étudiants  apprécient  fortement  cet 
aspect  du  M2R.  A  ce  titre,  lors  de  nos  enquêtes  auprès  des  étudiants  (voir  point  5),  plusieurs 
étudiants  ont  souligné  que  la  multitude  d'intervenants  procure  au  M2R  un  aspect 
professionnalisant  en  termes  de  recherche  scientifique.  Nous  souhaitons  vivement  continuer  à 
travailler  sur  cette  base.  Précisons  également  que  des  chercheurs  et  enseignants‐chercheurs 
sollicitent régulièrement le comité pédagogique afin d'enseigner dans ce M2R. Cela témoigne de 
l'intérêt  de  cette  formation  pour  la  communauté  scientifique  dijonnaise  et  bisontine,  mais 
implique également une sélection des intervenants.  
 
3) L