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Université sultan Moulay Slimane

Faculté Polydisciplinaire
Béni Mellal

Département des sciences économiques et de gestion

Mémoire de fin d’étude pour l’obtention de licence sous le thème

L’impact des réformes fiscales


sur les entreprises marocaines :
Cas de la loi de finance
2017 et 2018

Réalisé par : Encadré par :


Azar Khalid Mr. Mohamed Jallal El Adnani

Soutenu : le 14/07/2018 devant un jury compose de :


Mr. A. Zahid Professeur de l’Economie à FPBM, Présidant
Mr. M.J. El Adnani Professeur de l’Economie à FPBM, Encadrant
Mme. F. Touhami Professeur de l’Economie à FPBM, Examinatrice
Mme. A. El Alaoui Professeur de l’Economie à FPBM, Examinatrice

Année Universitaire : 2017-2018


Dédicace

A mes chers parents : rien au monde ne pourra compenser les


sacrifices que vous avez consentis pour mon éducation, ma formation,
que dieu vous protège, vous garde, vous prête longue vie et bonne
santé.

A mes sœurs et frères pour leur soutien moral et matériel

A toute mes familles

A mes adorables ami(e) s qui m’ont toujours soutenu et qui sont


tout le temps à ma disposition : Hicham, Majda, Saïda, Abdelhadi.

A la jeunesse marocaine et maghrébine, au nom de l’espoir que


nous partageons d’un avenir meilleur qu’il nous revient de construire
ensemble.
Remerciements

Je remercie tout d’abord Allah le tout puissant d’avoir m’aider et


m’a donner une patience et courage durant ces longues et dures
années d’études.
Mes remerciements s’adressent ensuite à :
Mon professeur encadrant Mr. MOHAMED JALLAL EL ADNANI
pour son encadrement et son soutien et qui n’a épargné aucun effort pour
m’aider à mener ce travail à bien et je veux tout d'abord lui
exprimer toute mon admiration pour ses qualités humaines et
professionnelles et lui exprimer toute ma gratitude.
Mes sincères considérations vont également à tous les enseignants
de la faculté polydisciplinaire de béni Mellal, et surtout ceux du
département Sciences Economiques et Gestion pour leurs efforts
considérables ou nous donner la meilleure formation possible.
En fin, je tiens à remercier tous les membres de mes familles, et
merci à toute personne qui a contribuée de près ou de loin à
l’accomplissement de ce modeste travail.
Liste des abréviations

DGI : la direction générale d’impôt

CGI : le code général d’impôt


PLF : le projet de loi de finance
IS : Impôt sur les sociétés
IR : Impôt sur le revenu
TVA : la taxe sur la valeur ajoutée
DE : droit d’enregistrements
TP : Taxe professionnelle
PTS : Prélèvement sur les traitements et salaires
TPI : Taxe sur les profits immobiliers
DEPF : La Direction des Etudes et des Prévisions Financières

CESE : Conseil Economique et Social et Environnemental


TIC : Taxe intérieure de consommation
OPCI : Organisme de placement collectif en immobilier
SOMMAIRE

Introduction général………………………………………………………...2
Chapitre I : Aperçu général sur le système fiscal marocain………….......3
Introduction………………………………………………………………....3

Section 1 : définition et historique………………………………………....3

Section 2 : caractéristiques du système fiscal marocain…………………......6

Section 3 : le système fiscal marocain moderne……………………………..9

Chapitre II : Les réformes fiscales au Maroc……………………………14


Introduction....................................................................................................14

Section 1 : Les impôts et les taxes principaux au Maroc....................................14

Section 2 : le projet de la loi de finance 2018 : Les principales mesures


fiscales……………………………………………………………………………....26
Chapitre III : Etude comparative sur les réformes fiscales entre PLF
2018 et CGI 2017 au Maroc……………………………………………......33
Introduction………………………………………………………………...33

Section 1 : l’impôt sur les sociétés (IS) entre PLF 2018 et CGI 2017…………..33

Section 2 : l’impôt sur le revenu (IR) entre PLF 2018 et CGI 2017...................37

Section3 : TVA et droit d’enregistrement (DE) entre PLF 2018 et CGI 2017…41

Conclusion générale………………………………………………………..46

1
Introduction Générale
Le Maroc après l’adoption du nouveau texte constitutionnel de 2011 et l'instauration
d'une politique fiscale juste et équitable constitue une condition majeure pour le
développement. Cette question est de fait abordé dans la nouvelle constitution, marquant de
façon claire le principe de l’égalité devant l’impôt, et attribuant aux représentants de la
nation au sein du parlement la compétence générale en matière fiscale, par le biais du vote
de la loi de finances.
La fiscalité marocaine est considérée comme l’expression et le résultat de son intégration à
l’économie de marché international. L'histoire de l'imposition au Maroc est dans une large
mesure celle du développement de l'administration centrale. S'appuyer au départ sur des
systèmes traditionnels, les impôts au Maroc ont connu différentes variantes, pour se fixer
sur des systèmes plus modernes au cours du 20ème siècle et aboutir, suite à la grande
réforme de 1984, à la structure fiscale telle qu’elle est connue aujourd’hui.
D'une autre cotée, le système fiscal marocain a connu une évolution régulière épousant les
mutations qui ont affecté ses structures économiques et sociales. L'appréciation de telles
mutations pousse, d'emblée, à préciser les périodes étudiées et les limites des changements
engagés.
Après avoir défini le du système fiscal marocain, il est clair que le sujet de notre projet
porte sur le système fiscal et son influence sur l'entreprise Marocaine. Ainsi, la
problématique de ce travail s'articule sur l'impact des réformes fiscales prévues par le projet
de loi de finances pour 2018 sur la compétitivité et la rentabilité des entreprises marocaines,
en mettant l’accent sur les nouvelles mesures fiscales proposées par le gouvernement
marocain.
Notre recherche sera basée sur trois axes :
Dans le premier chapitre, nous allons commencer par exposer l’historique et l'évolution du
système fiscal marocain. Dans le deuxième chapitre, nous allons mettre la lumière sur les
impôts et les taxes principaux au Maroc et les principales mesures fiscales du projet de la
loi de finance 2018. Le troisième chapitre sera consacré à l'étude comparative sur les
réformes fiscales entre la loi de finance 2018 et le code général des impôts 2017 et enfin, on
va évaluer l’impact de ces nouvelles réformes sur les petites et moyennes entreprises, en se
basant sur l’étude de comparaison.

2
Chapitre I
Aperçu générale sur le système fiscal marocain
Introduction
Le système fiscal marocain a, depuis la fin du 19° siècle, connu, sous la pression des
contraintes budgétaires, une évolution marquée par la période coloniale avec l’instauration
des premiers impôts modernes et fondée, depuis l’indépendance, sur le consentement, la
solidarité et l'incitation économique, pour aboutir actuellement à un système moderne,
cohérent, efficient et plus universaliste. Dans ce chapitre on va essayer de traiter le système
fiscal marocain et d’en enlever l’ambiguïté par une prospection dans son historique en
mettant en évidence sa définition.1
Section 1 : définition et historique
1.1: Définition

L’expression « système fiscal » est utilisée aujourd'hui par la plupart des fiscalistes
pour désigner « l'ensemble des impôts appliqués à un moment donné dans un pays
déterminé ». 2 Il peut paraître excessif de parler de système fiscal dans la mesure où la
formule semble impliquer l'existence d'une combinaison harmonieusement et logiquement
agencée alors que l'observation des diverses structures fiscales montre qu'elles sont le plus
souvent constituées d'éléments épars, plus ou moins cohérents.

Reflet de l'état d'une société, traduction de la nature de pouvoir, la structure fiscale d'un
pays dépend certes des choix du pouvoir politique mais demeure soumise à l'influence de
facteurs sociaux, économiques, psychologiques avec lesquels les gouvernements doivent
composer.

Le système fiscal marocain est très largement utilisé par l’autorité gouvernementale comme
levier économique d’incitation, soit à l’investissement de façon générale (charte de
l’investissement de 1995), ou à l’investissement plus particulièrement dans tel ou tel secteur
(logement économique, offshoring etc.). Certains secteurs bénéficient par ailleurs de
fiscalité allégée (taux de TVA ou d’IS réduits) ou sont exonérés (secteur d'agriculture).

Plus généralement, la fiscalité au Maroc est restée un domaine en perpétuelle réforme,

1
CESE, « le système fiscal marocain ». Rapport N° 9/2012 (page 57)
2
https://www.universalis.fr/encyclopedie/impot-histoire-de-l-impot/2-le-systeme-fiscal-francais/ (Consulté
le 22/04/2018)

3
ainsi, à chaque loi de finance, des nouveautés sont introduites, dans une logique d’incitation
économique nouvelle ou pour répondre au souci de tel ou tel secteur économique, ou telle
catégorie sociale. A la longue, le système a perdu en lisibilité et a très largement renforcé la
Doctrine Administrative, qui, via les circulaires de la Direction Générale des Impôts ou ses
autres publications, fixe la manière dont la loi doit être interprétée.3
1.2 : Aperçu historique sur le système fiscal marocain

L'histoire du système fiscal marocain est d'une grande importance en identifiant et en


développant les plus importantes gares historiques qui caractérisent et développent le
système fiscal marocain : depuis l'administration avant le protectorat, pendant la période
coloniale puis après l'indépendance.
1.2.1 : Le régime fiscal avant le protectorat

Avant le protectorat le système fiscal en vigueur était constitué par les principaux
prélèvements ci-après :

La Zakat : Le coran qui a institué la ZAKAT n’a fixé cependant aucune règle de
perception. Ce sont les gouvernements qui appliquent suivant les besoins du moment, la loi
de base et décident de la forme du prélèvement.

Les taux d’imposition applicable à l’époque :

- L’or et l’argent sont imposables à 2,5%.

-Les chameaux 2,17 et 1,5%.

-Les moutons 2,5 à 1%.4

L’Achour : Les terres productives soumises à l’autorité de l’Etat étaient frappées d’un
prélèvement égal à 10% des récoltes et des fruits. Ce prélèvement effectué sous le nom de
l’Achour était une forme de Zakat sur les revenus agricoles.

La Jezya : La Jezya ou « capitation » est un impôt versé par les non musulmans pour
bénéficier de la protection du sultan musulman.

La Harka, la Mouna, la Sokhra, Ghorama et la Touiza :

La HARKA est le contingent armé demandé à une tribu par le Sultan lorsqu’il voulait
entreprendre une exploitation militaire. Ce sont les notables des tribus qui participaient à

3
CESE, « le système fiscal marocain».Rapport N° 9/2012
4
http://www.tifawt.com/economie-et-gestion/historique-du-systeme-fiscal-marocain (Consulté le 26/04/2018)

4
cette contribution. Ils s’équipaient eux même, mobilisaient leurs serviteurs et recevaient, en
guise de compensation, une partie du butin récolté.

La Mouna fait référence aux fournitures de vivre que les tribus affectaient aux armées du
Sultan et aux auxiliaires du Makhzen en tournée.

La Soukhra représente les commissions remises par la tribu aux fonctionnaires qui
séjournaient sur son territoire pour quelque motif que ce soit.

La ghorama ou « Chomara » était la conséquence financière d’un dommage causé par un


membre d’une tribu (cas de révolte, de vols ou de crimes commis sur son territoire). Elle
découle du principe de la responsabilité collective.

Enfin, la Touiza est un impôt de prestations qui permettait de réaliser des équipements
d'intérêt commun ou d'effectuer des travaux de servitudes.5
1.2.2 : Le régime fiscal pendant le protectorat

L’évolution de la fiscalité marocaine pendant le protectorat s’est caractérisée par une


extrême mobilité de la législation qui est devenue de plus en plus complexe notamment
après 1939, date d’apparition des impôts sur le revenu.

Cette période s’était caractérisée par la réforme du système fiscale suite à la détérioration
progressive des finances du Maroc et à l’aggravation de son endettement. Cette réforme
s’était manifestée par la conservation de certains impôts, la modification, la création et
l’annulation d’autres :
 La conservation : les droits de porte, les droits de marché, les droits de douane.
 La modification : la zakat et l’achour ont été remplacés par « le Tertib ».
 La création : la France avait créé la taxe de transaction, la patente, la taxe urbaine,
L’impôt sur le bénéfice professionnel, le PTS…
 L’annulation : la France a annulé les impôts de souveraineté.

Sous le protectorat, le système fiscal marocain se caractérise par la prédominance des


impôts indirects avec un but essentiel d’alimenter le trésor public, et par une relative
stabilité et une permanence des impôts directs.6
1.2.3 : Le régime fiscal pendant l’indépendance
L'indépendance du Maroc est un évènement majeur qui va changer le cours des
événements. L'instauration d'un régime de monarchie constitutionnelle s'est accompagnée

5
CESE, « le système fiscal marocain », Rapport N° 9/2012 (page 51)
6
http://www.tifawt.com/economie-et-gestion/historique-du-systeme-fiscal-marocain/(Consulté le 26/04/2018)

5
d'un changement de philosophie de l'impôt, dorénavant fondée sur le consentement, la
solidarité et l'incitation économique.

La période qui a suivi l’indépendance fut caractérisée sur le plan fiscal par des
aménagements fragmentaires de portées très limitées. La première réforme fiscale du
Maroc indépendant fût réalisée en décembre 1961. Elle a intéressé la taxe urbaine et les
Prélèvement sur les traitements et salaires (P.T.S.) qui ont subi des modifications légères ;
quant à la patente et l’impôt sur les bénéfices professionnels (I.B.P.), ils ont fait l’objet
d’aménagements qui ont porté sur le taux et les modalités de calcul. Mais la modification la
plus importante a porté sur le « tertib » qui a été remplacé par l’impôt agricole. Cette
mesure a débouché sur la sous-imposition du secteur agricole dont le rendement ne
représentait que 6% des recettes fiscales et 1% seulement des recettes totales. 7

Section 2 : caractéristiques du système fiscal marocain


2.1 : les forces et les faiblesses
Le système fiscal marocain, avant sa réforme, était caractérisé par plusieurs
imperfections, parmi lesquelles :
 C’était un système incomplet : Dans la mesure où il n’existait pas d’impôt
général sur les revenus. Cette situation tendait à favoriser les contribuables qui
avaient plusieurs sources de revenus, cas fréquents au Maroc. Un effort a été fait
en 1972 avec la création de la contribution complémentaire sur les revenus des
personnes physiques (CCRPP), mais cette réforme avait de nombreuses limites,
notamment : Elle ne touchait que les personnes physiques, et les détenteurs de
gros revenus ont créé des sociétés holding pour échapper à l’impôt. Elle
maintenait le système des impôts cédulaires, à telle enseigne que le même revenu
était doublement imposé.
 C’était un système instable : Le Maroc connaissait un grand foisonnement de
textes fiscaux depuis plusieurs années on assistait à la promulgation
d’aménagement fiscaux introduits à l’occasion des lois de finances. Or, ces
aménagements constituaient souvent des retouches dont l’objectif était de
compléter des dispositions jugées imparfaites. Ces aménagements se traduisent
par de nouveaux prélèvements fiscaux à tel point que la ponction fiscale était
devenue presque insupportable, elle avoisinait 23% alors qu’en France elle était

7
M. SADDOUGUI « Les dysfonctionnements de l’impôt au Maroc : cas des revenus professionnels », 2014
(page 11)

6
21%. Devant cette situation, le problème d’une réforme en profondeur du système
fiscal marocain était devenu d’une brûlante actualité.8

Malgré toutes les réformes, le système fiscal actuel souffre encore d’un certain nombre de
problèmes qui nuisent à son efficacité et à son efficience et qui constituent ensemble une
taxe majeure sur l’entreprise marocain.
Bien que l'article 39 de la Constitution soit consacré au principe d’équité fiscale. Dans la
pratique, ce n’est qu’un simple décor pour au moins pour trois raisons :

 Tout d’abord, l’assiette fiscale est caractérisée par une concentration des recettes
fiscales sur un nombre limité de contribuables et ne semble pas traduire les
capacités contributives des acteurs économiques du Maroc. En ce qui concerne
l’IR, 75% des recettes de cet impôt proviennent de l’IR sur salaire. En matière
d’IS, moins de 2% des sociétés contribuent pour plus de 80% des recettes de l’IS ;
et plus de 60% des entreprises déclarent des déficits en matière d’IS. Dans le
même sens, selon les données de la DGI, 13 577 entreprises ont déclaré des
résultats déficitaires en 2010.

 Aussi, un autre exemple est révélateur de l’iniquité en matière de TVA : le taux de


TVA pour le service de l’eau potable et l’assainissement est de 7% que ce soit
pour remplir une piscine dans une villa ou dans un village touristique ou pour un
logement social de 50 mètres carrés qui contient 2 robinets d’eau. C’est le cas
aussi pour l’électricité soumis au taux réduit de 14%.
 Enfin, le système fiscal est inéquitable que les entreprises enregistrées soient les
seules à être contrôlées et redressées. Les opérateurs qui exercent dans le « noir »
ou dans le « sous-sol » ne sont pas appréhendés par les services des impôts et
échappent carrément au processus de contrôle fiscal. (Voir : (Rachid HASNAOUI.
ISSN : 2028-9324. Vol. 14 Nov. 3, Feb. 2016.)).9

2.2 : les avantages fiscaux au Maroc


Depuis des années, le Maroc a mis l'accent sur l’investissement étranger et fait tout
pour l’encourager. En 1995, le Maroc adopte une « charte de l’Investissement » dans le but
d’attirer les investissements étrangers, cette stratégie incitative repose sur les principales

8
Mémoire de PFE 2008-2009 : « le système fiscal marocain et son impact sur les investissements touristiques »
9
R. HASNAOUI. « Le système fiscal marocain ». ISSN 2028-9324 Vol. 14 No. 3 Feb. 2016, p.833

7
mesures suivantes :
 Exonération totale de l’impôt sur les sociétés les 5 premières années d’activité
puis un abattement de 50% sur le chiffre d’affaires à l’export pour les 5 années
suivantes.
 Exonération de la TVA et de la Patente pendant 5 ans.
 Exonération de la TVA pour les immobilisations acquises localement.
 Suspension de la TVA pour les produits et prestations de services qui font l’objet
d’exportation.
 Imposition au taux de 10% sur la plus-value de cession des stocks options sous
certaines conditions.
 Exonération des droits d’enregistrement sur les actes d’acquisition de terrains
destinés à la réalisation d’un projet. Ce régime s’applique également aux
entreprises investissant dans les régions de développement prioritaire.
 Régime de convertibilité pour les investissements étrangers réalisé au Maroc en
devises.
 Protection des investissements et du libre transfert des capitaux.
 Garantie de non-discrimination entre étrangers et nationaux. Avec des spécificités
concernant la province de Tanger :

– Pour les investissements dans la province de Tanger : réduction de 50% de


l’impôt sur les sociétés (IS), de la taxe professionnelle et de la patente.
– Pour les investissements dans la zone franche de Tanger, exonération totale
de l’IS pendant 5 ans et imposition à 8,75% pour les 10 années suivantes. A
partir du 1er janvier 2000, pour tout investissement dépassant les 200
millions de dirhams, en plus des avantages fiscaux pré cités l’investisseur
étranger pourra obtenir l’exonération des droits et taxes à l’importation et des
mesures en faveur de l’essor économique des régions.

Concernant le secteur de l'immobilier, le Maroc a fait d'exonérations et de réductions


sur les différentes taxes et impôts.
Les exonérations :
 Exonération pendant 5ans de la taxe urbaine pour les nouvelles
constructions,
 Exonération de la TPI (taxe sur les profits immobiliers) pour la première
vente de logements sociaux.
8
 Exonération pendant 5 ans (à partir du début de l’exercice) de l’impôt des
patentes pour toute industrie ou commerce.
 Exonération de la taxe d’édilité pour les terrains urbains non construits
acquis depuis moins de trois ans, qui y sont soumis et exploités par une
entreprise en activité.
 Exonération de la taxe sur les opérations de construction mais uniquement
pour les logements sociaux.
 Exonération totale ou partielle des plus-values immobilières sur les
résidences principales, sous réserve qu’il s’agisse de la vente de votre
résidence principale depuis plus de 8ans.
 Exonération de la TVA pour les biens d’investissement immobilisables,
biens d’équipement, transport international selon les conditions prévues par
la loi de finances 2007
Les réductions :
 Réduction de 2,5% des droits d’enregistrement pour l’achat d’un local
professionnel ou d’un terrain.
 Réduction de la TVA à 14% (20% habituellement) pour les travaux immobiliers.
 Réduction de l’IS (impôt sur les sociétés) : dans certaines zones abattement de
50% durant les 5 premières années.10

Section 3 : le système fiscal marocain moderne

3.1 : l’apparition de la modernisation du système fiscal marocain

Le système fiscal marocain a connu une grande réforme depuis le milieu de la


décennie 80, et l’objectif essentiel attendu de cette réforme était l’élaboration d’un système
fiscal moderne, cohérent, efficient et plus simple. La fiscalité marocaine s’est donc
rapprochée dans sa structure globale des grands systèmes d’imposition connus dans le
monde.
Cette réforme, dont les principes ont été énoncés par la loi-cadre 12 n° 3-83 relative à la
réforme fiscale adoptée par la chambre des représentants le 20 décembre 1982 et
promulguée par le dahir n° 1-83-38 du 23 Avril 1984, s’est fixée pour principaux objectifs :

10
https://caryl.fr/forums/sujet/la-fiscalite-marocaine-et-ses-avantages/ (consulté le 28/04/2018)

9
 La mise en place d’un système qui assure d’une part une meilleure répartition de
la charge fiscale et un élargissement de l’assiette et la réduction des taxes, et
d’autre part un renforcement des garanties que la loi accorde aux contribuables.
 Le remplacement de la taxe sur les produits et les services par la Taxe sur la
Valeur Ajoutée (TVA) en 1986.
 La suppression des impôts catégoriels appliqués par nature de revenu13 et leur
remplacement par l’impôt sur les sociétés (IS) en 1988 et de l’Impôt Général sur
le Revenu (IGR) en 1990.11

Selon la Direction des Etudes et des Prévisions Financières (DEPF), nous citons un
certain nombre d'indicateurs de la performance des recettes fiscales qui se caractérise
le système fiscal marocain moderne au cours de dernières décennies.
A la veille de la réforme fiscale (1980-1985), la pression fiscale (y compris la part de la
TVA des collectivités locales) était d’environ 19% du PIB. Avec la réforme fiscale, elle est
passée à 21,7% (1987-1993) en dépit d’une baisse généralisée des taux d’imposition.
Depuis 1993 (23%), le niveau de ce ratio a connu une tendance à la baisse pour se
stabiliser, lors des deux derniers exercices, à 22% grâce au comportement
exceptionnellement favorable des recettes de l’IR et de l’IS (dialogue social, mise à niveau,
amnistie) et aux recettes de la taxe sur le produit des placements à revenu fixe instituée en
1992.
Pour ce qui est des variations annuelles des recettes par impôt et taxe, elles se présentent
comme suit :
 Les recettes de l’IS ont cru de près de 10% entre 1980 et 1986. Celles de l’IS ont
progressé de manière remarquable, soit 15% entre 1987 et 1993. Cependant, entre
1993 et 1997-1998, leur croissance moyenne a été inférieure à 8%.
 Les recettes de l’IR ont connu la même évolution que celles de l’IS : 15% en
1980-1989 (PTS), 17,4% en 1990-1995, et 7,3% entre 1995 et 1997-1998.
 Les recettes de la TVA ont enregistré une forte hausse entre 1987 et 1992, soit
12,6% en moyenne. En revanche, cette progression n’a été que de 5,3% en
moyenne sur la période 1992-1998. En outre, la performance de l’exercice 1998-
1999 (-2%) suscitent des interrogations quant au comportement futur des recettes
de la TVA.12

11
CESE, « le système fiscal marocain », Rapport N° 9/2012 (page 54-55)
12
https://www.finances.gov.ma/depf/SitePages/publications/en_catalogue/doctravail/doc_texte_integral/dt4
3.pdf(consulté le 30/04/2018)
10
3.2 : Evolution des recettes fiscales totales 2006-2012

Dans cette partie, la structure des recettes fiscales sera présentée à travers leur
évolution globale et par type d’impôt et son évolution entre la période 2006-2012.
Tableau 1 : Les recettes fiscales total 2006-2012 (En millions de dirhams)

2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012

Impôts directes 50 639 60 308 81 827 71 734 65004 69 782 73 414

24 386 28 009 33 312 26 728 26 928 27 525 28 959


IR
24 182 30 013 46290 42395 35114 40250 41543
IS
280 278 213 180 205 212 264
Taxe Professionnelle
78 71 31 29 30 32 39
Taxe d'Habitation
1623 1865 1885 2315 2650 1681 2561
Majorations
90 72 96 87 77 82 48
Autres impôts directs
55127 67069 79943 74709 86325 93717 98534
Impôts Indirects
39087 49730 61250 55079 65193 71857 76367
TVA (1)
16587 20707 25817 22484 26759 27727 29810
Intérieure
22 500 29 ,023 35433 32 594 38434 44130 46557
Importation
16040 17339 18693 19630 21132 21860 22167
TIC
5617 6133 6983 6865 7502 7494 7500
Tabacs
9202 10159 10639 11708 12307 12943 13200
Produits énergétiques
1221 1047 1071 1057 1323 1423 1467
Autres
12344 13415 13706 11830 12242 10286 9913
Droits de Douane
7195 9331 10175 9104 9992 10571 11750
Enregistrement et
Timbre
125 305 150 123 185 651 167 377 173 563 184 356 193
Recettes Fiscales (1) 611
Source : Ministère de l'Economie et des Finances

11
Tableau 2 : Les recettes du budget général entre 2011 et 2012
Recettes du budget
Général 226 523 255 962
% des recettes fiscales 81% 76%

Source : Note de présentation de la LF 2012

(1) Y compris TVA des collectivités locales (30% des recettes de la TVA)

Selon le conseil économique et social et environnemental (CESE), Cette évolution de la


structure des recettes fiscales, au niveau de la part des impôts directs dans l’ensemble des
recettes fiscales connait une sensible régression (43% en 2011 au lieu de 45% en 2006),
mais au niveau de la part des impôts indirects dans l’ensemble des recettes fiscales passent
de 38% en 2006 à 44% en 2011. Quant à la part des droits de douane, elle enregistre une
régression en passant de 11% en 2006 à 6% en 2011. Cette tendance semble être confirmée
en 2012 sur la base des prévisions de recettes budgétisées.

3.3 : Structure des dépenses fiscales


Dans cette partie, on va présenter la structure des dépenses fiscales au Maroc comme suit :
Tableau 3 : Les dépenses fiscales totales 2010-2011

Source : Rapport de CESE sur les dépenses fiscales pour l’année 2011

Figure 1 : Répartition des dépenses fiscales de 2011 selon type d’impôt

TVA
4% 2%
17% IS
41%
IR
DE
14%
TIC
22%
DD

Source : Rapport de CESE sur le système fiscal marocain pour l’année 2012

12
Figure 2 : Répartition des dépenses fiscales de 2011et 2012 selon type d’impôt

DD

TIC

DE 2012
IR 2011

IS

TVA

- 2 000 4 000 6 000 8 000 10 000 12 000 14 000 16 000

Source : Rapport de CESE sur le système fiscal marocain pour l’année 2012
Toujours Selon l’analyse de conseil économique et social et environnemental (CESE),
En matière de TVA, qui constitue la part la plus importante des dépenses fiscales, soit 41,3
%, le montant est passé de 13.758 MDHS en 2010 à 13.236 MDHS en 2011. De plus, Les
dépenses fiscales estimées au niveau de l’impôt sur le revenu ont atteint le montant de
4.326 MDHS soit 13,5% dont 2.506 MDHS en faveur des ménages. En matière d’impôt
sur les sociétés, le montant des dépenses fiscales estimées est de 7.069 MDHS en 2011 soit
22%. La plupart de ces dépenses bénéficient aux entreprises (6.744 MDHS dont 2.666
MDHS concernent les exportateurs).

Par ailleurs, la part des dépenses fiscales au Maroc représente 18,3 % dans les recettes
fiscales contre 17,4 % en 2010. Quant à la part des dépenses fiscales dans le PIB, elle est de
3,9 % en 2010 et en 2011.13

Conclusion

Pour conclure, le système fiscal marocain a traversé plusieurs étapes, de la non-


réglementation à la réglementation, d'un système traditionnel à un système
moderne. Aujourd'hui le système fiscal marocain est considéré parmi les systèmes fiscaux
des pays les plus avancés : c’est un système qui comporte des mesures d’incitation fiscal
aux investisseurs, à la création des entreprises, et garantissant les droits des contribuables,
malgré ces caractéristiques, il comporte aussi des contraintes.

13
CESE, « le système fiscal marocain », Rapport N° 9/2012 (pages 61- 62, 69-70)

13
Chapitre II
Les réformes fiscales au Maroc
Introduction
À chaque loi de finance au Maroc, un certain nombre d'innovations sont
introduites, dans une logique d’incitations fiscales nouvelles et des garanties aux acteurs
économiques, ainsi que la réforme fiscale nécessaire pour augmenter le nombre des
contribuables et réduire la pression fiscale sur les entreprises et leur permettre d'accroître
leur compétitivité. Dans ce chapitre, nous allons mettre la lumière sur les impôts et les taxes
principaux au Maroc et ainsi les principales mesures fiscales du projet de la loi de finance
2018.
Section 1 : les impôts et les taxes principaux au Maroc
1.1 : Définition et sources de l’impôt au Maroc
1.1.1 : Définition
On peut sommairement définir « un impôt » comme « un versement obligatoire et sans
contrepartie aux administrations publiques »14. Il sert principalement à financer les
dépenses publiques et peut constituer également un moyen de régulation de l’activité
économique. Les impôts se différencient notamment :
 Des cotisations sociales, car celles-ci ouvrent droit à une prestation.
 Des versements obligatoires à des agents économiques autres que des
administrations publiques (ex : l’assurance automobile).
 Des versements, obligatoires ou non, effectués au profit d’administrations
publiques en contrepartie de services dont le prix n’est pas hors de proportion
avec leur coût (ex : le timbre fiscal acquitté pour l’établissement d’un passeport).

Plusieurs distinctions peuvent être établies entre :

 Entre impôts directs, comme l’impôt sur le revenu, et indirects, comme la taxe
sur la valeur ajoutée ;
 Entre impôts nationaux et locaux ;

La dénomination d’impôt (ex. : impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés) n’est pas la

14
http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/ressources-depenses-
etat/ressources/qu-est-ce-qu-impot.html (Consulté le 03/05/2018)

14
seule pour désigner un prélèvement fiscal qui peut aussi prendre d’autres noms :

 Taxe (ex : taxe d’habitation, taxe sur la valeur ajoutée, qui malgré leur nom
sont des impôts).
 Contribution (ex : Contribution sociale de solidarité ).
 Redevance.

1.1.2 : Les sources de l’impôt au Maroc


La fiscalité marocaine tire ses lois de plusieurs sources notamment :

 La constitution : c’est la loi suprême qui contient des dispositions intéressant les
fondements de l’obligation fiscale et l’autorité compétente pour l’établir ;
 La loi des finances : conformément à l’article 49 de la constitution, la chambre
des représentants vote la loi de finances dans les conditions prévues par le dahir
portant loi organique des finances. Ainsi, cette loi de finances prévoit et autorise,
pour chaque année civile, l’ensemble des ressources et des charges de l’Etat que
seules les lois de finances dites « rectificatives » peuvent en cours d’année
modifier ;
 La loi rectificative : Généralement, on a recours à cette loi lorsque l’évaluation
de la conjoncture, en égard aux prévisions, rend nécessaire une réévaluation et une
actualisation des objectifs en matière de recettes et de dépenses ;
 La jurisprudence : Les contribuables qui ne sont pas satisfaits d’une décision
prise à leur encontre par l’administration ont le droit de contester la légalité de
cette décision devant les tribunaux ;
 La doctrine administrative : Ce sont l’ensemble des opinions émises par les
auteurs sur les problèmes juridiques. Elle s’exprime par des écrits qui peuvent
prendre des formes très diverses tel que les chroniques ou les notes d’arrêt, les
articles manuels, les traités, les thèses de doctorat…
 Les sources internationales : Inspiré de la législation française, le système fiscal
marocain prend place dans un cadre national et c’est ainsi que la Maroc a pu
passer, avec bien d’autres pays étrangers, des conventions fiscales de réciprocité
tendant à éliminer les doubles impositions ;
 Les circulaires : Ce sont l’ensemble des commentaires formulés par
l’administration à propos des textes législatifs et réglementaires. Ces

15
commentaires sont rédigés dans le but d’interpréter le contenu des dispositions
fiscales.15
1.2 : L’Impôt sur le Revenu
Au Maroc, l’impôt sur le revenu est prélevé à la source et est calculé sur le revenu
global des contribuables qui ont pour foyer principal le Maroc. Le revenu imposable prend
en compte la situation familiale de l’individu ainsi que les frais engagés par cette même
personne.
 Champ d’application de l’IR
L’IR s’applique aux revenus et profits des personnes physiques et des personnes
morales n’ayant pas opté pour l’IS. Sont concernés :
 Les revenus professionnels.
 Les revenus provenant des exploitations agricoles.
 Les revenus salariaux et revenus assimilés.
 Les revenus et profits fonciers.
 Les revenus et profits de capitaux mobiliers.
Sont assujetties à l’IR :
 Les personnes physiques qui ont au Maroc leur domicile fiscal, à raison de
l’ensemble de leurs revenus et profits, de source marocaine et étrangère.
 Les personnes physiques qui n’ont pas au Maroc leur domicile fiscal, à raison de
l’ensemble de leurs revenus et profits de source marocaine.
 Les personnes, ayant ou non leur domicile fiscal au Maroc, qui réalisent des
bénéfices ou perçoivent des revenus dont le droit d’imposition est attribué au
Maroc en vertu des conventions tendant à éviter la double imposition en matière
d’impôts sur le revenu.

Une personne physique à son domicile fiscal au Maroc lorsqu’elle a au Maroc son foyer
d’habitation permanent, le centre de ses intérêts économiques ou lorsque la durée continue
ou discontinue de ses séjours au Maroc dépasse 183 jours pour toute période de 365 jours.
Sont considérés comme ayant leur domicile fiscal au Maroc les agents de l’Etat qui
exercent leurs fonctions ou sont chargés de mission à l’étranger lorsqu’ils sont exonérés de
l’impôt personnel sur le revenu dans le pays étranger où ils résident. 16

15
http://www.tifawt.com/economie-et-gestion/historique-du-systeme-fiscal-marocain/ (Consulté le 03/05/2018)
16
https://portail.tax.gov.ma/wps/portal/DGI/Vos-impots-procedures/Impots-sur-le-revenu (Consulté le
05/05/2018)
16
 Barème de taux de l’IR
Les revenus de travail sont, à quelques exceptions près, imposés au Maroc selon le
barème progressif et s’applique aux :
 Revenus professionnels.
 Revenus salariaux.
 Revenus fonciers.
Tableau 4 : Barème et taux de l’impôt sur le revenu

Source : Rapport de CESE sur le système fiscal marocain pour l’année 2012

Ces revenus sont également soumis aux prélèvements à la source en matière de


contributions sociales.
Les revenus et profits de capital réalisés par des personnes physiques résidentes au titre des
revenus et profits de sources marocaines sont imposés selon les taux suivants :
 10% pour les dividendes ;
 15% pour les plus-values de cession des actions des sociétés cotées ;
 20% pour les plus-values de cession des actions des sociétés non cotées
 20% pour les plus-values de cession des obligations et titres de créances ;
 30% pour les intérêts perçus ;
 20% pour les profits fonciers (avec une cotisation minimale de 3% du prix de
vente).
 Application du barème pour les revenus fonciers.

Il ressort de ce qui précède que les taux d’imposition nominaux des revenus de capital sont
généralement moins importants que ceux appliqués pour les revenus de travail soumis au
taux marginal de 38% à partir d’un revenu net imposable annuel excédant 180.000 DH. Ce
constat est à nuancer pour plusieurs raisons. 17

17
CESE, « le système fiscal marocain », Rapport N° 9/2012 (page 111-112)

17
Tableau 5 : Calendrier des déclarations de l’IR au Maroc

Nature de déclaration Délais

 Déclaration d’identité fiscale  Trente (30) jours suivant soit la


date du début de leur activité, soit
celle de l’acquisition de la
première source de revenu.
 Déclaration des traitements et  Avant le 1er mars de chaque
Salaires. année.

 Déclaration de pensions et autres  Avant le 1er mars de chaque année


prestations servies sous forme de (en l’absence des pièces
capital ou de rentes. justificatives, le contribuable est
tenu de télé-déclarer ses revenus et
de télé-payer l’impôt y afférent sur
la base des éléments dont il dispose
avant l’expiration du délai légal.
Passé ce délai, il doit transmettre
aux services concernés lesdites
pièces justificatives dès leur
réception.
 Déclaration annuelle du revenu
 Avant le 1er mars de chaque année
global titulaire de revenus
Professionnels
 Déclaration des profits  30 jours qui suivent la date de la
immobiliers cession ou la date d’encaissement
de l’indemnité d’expropriation.

 Déclaration des profits de  Avant le 1er avril de l’année qui


capitaux mobiliers suit celle au cours de laquelle les
cessions ont été effectuées
 Déclaration en cas de départ du  Au plus tard 30 jours avant la date
Maroc ou en cas de décès. de son départ, et dans les 3 mois
qui suivent le décès.
 Télé déclaration et télépaiement
 Avant le 1er mars 2018, leur
de l’impôt sur le revenu pour les
revenu global et de payer l’impôt y
personnes physiques titulaires de
afférent, soit en ligne sur le Portail
revenus a
Internet de la Direction Générale
 Ures que professionnels des Impôts (DGI), soit en espèce
déterminés selon le régime du
auprès de leur banque ou par carte
bénéfice forfaitaire (Loi de
bancaire. 18
finances 2018).
Source : Rapport du Consulat Général de France sur le régime fiscal des revenus et
profits au Maroc, 2018.

18
https://ma.consulfrance.org/IMG/pdf/fiscalite_des_ressortissants_francais_2.pdf?3138/c79c36d76313051f1c2f
a5eba353fd6b43c6c5da (Consulté le 05/05/2018)

18
1.3 : L’Impôt sur les sociétés
L'impôt sur les sociétés ou l'impôt sur les bénéfices est un impôt général qui concerne
la totalité du revenu fiscal acquis par les sociétés et autres personnes morales qui entrent
dans le champ d'application du dit impôt.
Il est calculé à taux proportionnel sur le bénéfice fiscal de la société selon des règles
d'assiette en grande partie communes à toutes les entreprises. L'IS est un impôt annuel,
calculé et liquidé spontanément par la société.19
 Champ d’application de l’IS

A) Personnes imposables

L’IS s’applique obligatoirement aux produits, bénéfices et revenus des :

 Sociétés quels que soient leur forme et leur objet (exclusion des sociétés de fait
ne comprenant que des personnes physiques et des sociétés immobilières dites
transparentes).
 Établissements publics et autres personnes morales réalisant des opérations à
caractère lucratif.
 Fonds créés par voie législative ou par convention.
 Centres de coordination de sociétés non résidentes.

L’IS s’applique sur option irrévocable aux sociétés de personnes :

Sociétés en nom collectif, sociétés en commandite simple ne comprenant que des personnes
physiques et les sociétés en participation.

B) Territorialité

Les sociétés, qu’elles aient ou non un siège au Maroc, sont imposables à raison de
l’ensemble des produits, bénéfices et revenus :

Se rapportant aux biens qu’elles possèdent, à l’activité qu’elles exercent et aux opérations
lucratives qu’elles réalisent au Maroc, même à titre occasionnel ; dont le droit d’imposition
est attribué au Maroc en vertu des conventions tendant à éviter la double imposition en

19
http://www.fiscamaroc.com/l-impot-societes-1.htm (Consulté le 05/05/2018)

19
matière d’impôts sur le revenu.20

 Barème de taux de l’IS

 Taux normal

L’impôt sur les sociétés est calculé comme suit :


 Aux taux proportionnels ci-après :
Tableau 6 : Barème de taux de l’IS

Montant du bénéfice net (en dirhams) Taux

Inférieur ou égal à 300 000 10%

De 300 001 à 1 000 000 20%

De 1 000 001 à 5 000 000 30%

Au-delà de 5 000 000 31%

Source : Ministère de l’Economie et des Finance, « Le code général des impôts » 2017.

 37 % : Taux fixé pour les établissements de crédit, Bank Al Maghrib, la Caisse de


Dépôt et de Gestion (CDG), les sociétés d’assurance et de réassurance, et les
sociétés de crédit-bail.

 Taux spécifiques : 8,75% - 10% - 17,5%.

 Taux et montants de l’impôt forfaitaire : 8% - 25.000 dollars US – 500 dollars


US.

 Taux de l’impôt retenu à la source : 10% -15%- 20%.

 Minimum d'imposition (cotisation minimal-CM)

 Le montant de l’IS ne peut être inférieur à une cotisation minimale (CM) dont la
base de calcul est constituée par le montant (hors taxe) des produits d’exploitation
visés par la loi.
 Le taux de la CM est fixé à 0,50%. Il est de :
 (0,25% pour les opérations effectuées par les entreprises commerciales

20
https://portail.tax.gov.ma/wps/wcm/connect/a969821b-acf7-4cd4-9f68-
3579d3dc0101/impot+sur+societe.pdf?MOD=AJPERES&CACHEID=a969821b-acf7-4cd4-9f68-
3579d3dc0101 (Consulté le 05/05/2018)

20
au titre des ventes portants sur certains produits).
 6% pour certaines professions.
 Le montant de cette CM ne peut être inférieur à 3 000 MAD même en l’absence
de chiffre d’affaire, elle doit être effectuée en un seul versement, avant
l’expiration du 3ème mois suivant la date d’ouverture de l’exercice en cours y
compris les revenus agricoles.
 Les sociétés, autres que les sociétés concessionnaires de service public sont
exonérées de la cotisation minimale pendant les 36 premiers mois suivant la date
du début de leur exploitation. Toutefois, cette exonération cesse d’être appliquée à
l’expiration d’une période de 60 mois qui suit la date de constitution des sociétés
concernées. 21

1.4 : Droit d’enregistrement


L’enregistrement est une formalité à laquelle sont soumis les actes et conventions soit
obligatoirement, soit sur option. Il donne lieu à la perception d’un impôt dit « droit
d’enregistrement ».
 Droits proportionnels : 1%, 1,5%, 3%, 4% ET 6%.

 Pour le taux de 6 % :

Les mutations entre vifs, à titre gratuit ou onéreux, d’immeubles ou de droits


réels portant sur de tels immeubles, de propriété, de nue-propriété ou d’usufruit de
fonds de commerce ou de clientèle ;  les cessions à titre gratuit ou onéreux,
d'actions ou de parts sociales des sociétés immobilières transparentes et des
sociétés à prépondérance immobilière ;
Les baux à rentes perpétuelles de biens immeubles, les baux emphytéotiques, ceux
à vie et ceux dont la durée est illimitée ;
Les cessions de droit au bail ou du bénéfice d'une promesse de bail.
 Pour le taux de 4 % :

L'acquisition de locaux construits, par des personnes physiques ou morales autres


que les établissements de crédit, Bank Al-Maghrib, la Caisse de dépôt et de gestion
et les sociétés d'assurances et de réassurances, que ces locaux soient à usage
d’habitation, commercial, professionnel ou administratif.

21
http://www.invest.gov.ma/index.php?Id=73&lang=fr (Consulté le 05/05/2018)

21
L'acquisition, à titre onéreux, de terrains nus ou comportant des constructions
destinées à être démolies et réservés à la réalisation d'opérations de lotissement ou
de construction de locaux à usage d'habitation, commercial, professionnel ou
administratif, dans un délai de 7 ans à compter de la date d’acquisition.
 Pour le taux de 3 % :

Les cessions à titre gratuit, d’immeubles ou de droits réels immobiliers, de fonds


de commerce ou de clientèle, de parts dans les GIE, de parts ou d’actions dans les
sociétés immobilières transparentes ou à prépondérance immobilière, lorsqu’elles
interviennent en ligne directe, entre époux ou entre frères et sœurs.
Les partages de biens meubles ou immeubles entre copropriétaires, cohéritiers et
coassociés, à quelque titre que ce soit. Toutefois, lorsque le partage comporte une
soulte ou une plus-value, les droits sur ce qui en est l’objet sont perçus aux taux
prévus pour les mutations à titre onéreux, au prorata de la valeur respective des
différents biens compris dans le lot comportant la soulte ou la plus-value.
 Pour le taux de 1,5% :

Les cessions à titre gratuit, d’immeubles ou de droits réels immobiliers, de fonds


de commerce ou de clientèle, de parts dans les GIE, de parts ou d’actions dans les
sociétés immobilières transparentes ou à prépondérance immobilière, lorsqu’elles
interviennent en ligne directe, entre époux ou entre frères et sœurs.
Les antichrèses et nantissements de biens immeubles.
Les actes portant constitution d'hypothèque ou de nantissement sur un fonds de
commerce, en garantie d'une créance actuelle ou éventuelle.
Les louages d'industrie, marchés pour constructions, réparations et entretiens et
tous autres biens meubles susceptibles d'estimation faits entre particuliers et qui
ne contiennent ni vente, ni promesse de livrer des marchandises, denrées ou autres
biens meubles.
 Pour le taux de 1 % :

Les cessions de titres d'obligations dans les sociétés ou entreprises et de titres


d'obligations des collectivités locales et des établissements publics ;
Les cautionnements de sommes, valeurs et objets mobiliers, les garanties
mobilières et les indemnités de même nature ;
Les constitutions ou augmentations de capital des sociétés ou des GIE réalisées
par apports nouveaux, à titre pur et simple.
22
Les marchés de l'Etat dont le prix doit être payé par le Trésor public.
Les inventaires établis après décès.
 Minimum de perception

Un minimum de 100 DH est perçu pour les actes et mutations passibles des droits
proportionnels. Ce montant est porté à 1.000 DH en ce qui concerne les actes de
constitution et d’augmentation de capital des sociétés et des groupements d’intérêt
économique. 22

1.5 : la taxe sur la valeur ajoutée


La TVA est une taxe sur le chiffre d’affaires (CA) qui s’applique aux activités
industrielles, artisanales, commerciales, aux professions libérales, aux travaux immobiliers
et opérations immobilières ainsi qu’aux opérations d’importation.

 Régimes de TVA : la TVA à l’intérieur et la TVA à l’importation.


 Types d’exonération : avec ou sans droit à déduction.

 Territorialité de la tva

Une opération est réputée faite au Maroc (article 88) :

 S’il s’agit d’une vente, lorsque celle-ci est réalisée aux conditions de livraison de
marchandises au Maroc.
 S’il s’agit de toute autre opération, lorsque la prestation fournie, le service rendu,
le droit cédé ou l’objet loué sont exploités ou utilisés au Maroc.

 Champ d’application

Ils entrent dans le champ d’application de TVA toutes les opérations et activités a caractère
industriel commercial ou artisanal ainsi que les professions libérales quelle que soit la
nationalité et le statut juridique des personnes exerçantes lesdites activités.
La TVA ne constitue pas généralement une charge pour l’entreprise car cette dernière joue
seulement un rôle d’intermédiaire entre le consommateur finale et l’Etat.
 Les Taux de la TVA :

22
https://portail.tax.gov.ma/wps/portal/DGI/Vos-impots-procedures/Droits-d_enregistrement (Consulté
le 06/05/2018)

23
Taux normal :

Le taux normal de la taxe sur la valeur ajoutée est fixé à 20%.

Taux réduire :

 7% avec droit à déduction, les ventes et les livraisons portant sur :

L’eau livrée aux réseaux de distribution publique ainsi que les prestations
d’assainissement fournies aux abonnés par les organismes chargés de
l’assainissement ;
La location de compteurs d’eau et d’électricité
Les produits pharmaceutiques, les matières premières et les produits entrant
intégralement ou pour une partie de leurs éléments dans la composition des produits
pharmaceutiques ;
Le sucre raffiné ou aggloméré, y compris les vergeoises, les candis et les sirops de
sucre pur non aromatisés ni colorés à l’exclusion de tous autres produits sucrés ne
répondant pas à cette définition ;
Les conserves de sardines ;
Le lait en poudre ;
Le savon de ménage (en morceaux ou en pain) ;
La voiture automobile de tourisme dite « voiture économique » et tous les produits
et matières entrant dans sa fabrication ainsi que les prestations de montage de ladite
voiture économique.
 10% avec droit à déduction :

Les opérations de vente et de livraison portant sur les œuvres et les objets d’art ;
Les huiles fluides alimentaires ;
Le sel de cuisine (gemme ou marin) ;
Le riz usiné ;
Les pâtes alimentaires ;
Le gaz de pétrole et autres hydrocarbures gazeux ;
Les huiles de pétrole ou de schistes, brutes ou raffinées ;
Les opérations de banque et de crédit et les commissions de change ;
 14% avec droit à déduction :

Le beurre à l’exclusion du beurre de fabrication artisanale.

24
Les opérations de transport de voyageurs et de marchandises.
L’énergie électrique.
 14% sans droit à déduction :

Les prestations de services rendues par tout agent démarcheur ou courtier


d’assurances à raison de contrats apportés par lui à une entreprise d’assurances.

 Périodicité de déclaration

Déclaration mensuelle :
Sont obligatoirement imposés sous le régime de la déclaration mensuelle :

 Les contribuables dont le chiffre d’affaires taxable réalisé au cours de l’année


écoulée atteint ou dépasse un million (1.000.000) de dirhams.
 Toute personne n’ayant pas d’établissement au Maroc et y effectuant des opérations
imposables.
Déclaration trimestrielle
Sont imposés sous le régime de la déclaration trimestrielle :

 Les contribuables dont le chiffre d’affaires taxable réalisé au cours de l’année


écoulée est inférieur à un million (1.000.000) de dirhams.
 Les contribuables exploitant des établissements saisonniers, ainsi que ceux exerçant
une activité périodique ou effectuant des opérations occasionnelles.
 Les nouveaux contribuables pour la période de l’année civile en cours.
 Les contribuables visés ci-dessus qui en font la demande avant le 31 janvier sont
autorisés à être imposés sous le régime de la déclaration mensuelle. 23

1.6 : La taxe professionnelle

La taxe professionnelle est « due chaque année par les personnes physiques ou morales qui
exercent au Maroc, à titre habituel, une activité professionnelle non salariée ».24
 Champ d’application

Toute personne physique ou morale de nationalité marocaine ou étrangère qui exerce au

23
https://portail.tax.gov.ma/wps/portal/DGI/Vos-impots-procedures/Taxe-sur-la-valeur-ajoutee
(Consulté le 07/05/2018
24
https://www.doc-etudiant.fr/Gestion/Finance/Expose-Taxe-professionnelle-au-maroc-62641.html
(Consulté le 07/05/2018
25
Maroc une activité professionnelle est assujettie à la taxe Professionnelle. Sont également
soumis à cette taxe, les fonds créés par voie législative ou par convention ne jouissant pas
de la personnalité morale et dont la gestion est confiée à des organismes de droit public ou
privé. L’imposition est établie au nom de leur organisme gestionnaire. Les activités
professionnelles sont classées, d’après leur nature, dans l’une des classes de la
nomenclature des professions, annexée à la présente loi.

 Taux et droit minimum

Taux d’imposition :

Tableau 7 : Les taux de la taxe professionnelle applicables à la valeur locative sont fixés.

Classe3 (C3) 10%

Classe2 (C2) 20%

Classe1 (C1) 30%

Source : La Direction générale d’impôt (DGI), la taxe professionnelle

Droit minimum

Le droit minimum de la taxe due par les redevables visés à l’article 10-I-2°-b ci- après
ne peut être inférieur aux montants ci-après :25

Tableau 8 : Le droit minimum de la taxe due par les redevables.

Classes Communes urbaines Communes rurales

Classe 3 (C3) 300 DH 100 DH

Classe 2 (C2) 600 DH 200 DH

Classe 1 (C1) 1200 DH 400 DH

Source : La Direction générale d’impôt (DGI), la taxe professionnelle

25
https://portail.tax.gov.ma/wps/portal/DGI/Vos-impots-procedures/Taxe-professionnelle (Consulté le
07/05/2018
26
Section 2 : le projet de la loi de finance 2018 : Les principales
des mesures fiscales

Au Maroc, le projet de loi de finances (PLF) est présenté chaque année par le
Gouvernement marocain. Il prend la forme d’un document unique qui rassemble l’ensemble
des recettes et des dépenses de l’État pour l’année à venir. Ce projet de loi propose le
montant, la nature et l’affectation des ressources et des charges de l’État selon un équilibre
économique et financier déterminé. Le PLF émane obligatoirement du Gouvernement et est
soumis à une procédure parlementaire particulière.
Le projet de loi de finance pour l'année 2018 comporte plusieurs mesures fiscales, des
dispositions relatives au recouvrement des créances publiques, à l'amélioration du dispositif
d'incitation à l'emploi et à l'affectation des ressources aux régions. Nous présentons, ci-
après, les principales mesures de ce projet de loi de finances, en commençant par l'IS, l'IR,
TVA, et les DE (droits d’enregistrement).

2.1 : Mesures spécifiques à l’IS


 Institution d’un barème progressif au lieu d’un barème proportionnel

Une révision des taux et des tranches est envisagée. Trois taux sont proposés :

 Inférieur ou égal à 300.000 : 10%


 De 300.001 à 1.000.000 : 20%
 Plus de 1.000.000 : 31%

 Amélioration du régime de la transparence fiscale des organismes de


placement collectif Immobilier

Les bénéfices réalisés par les OPCI et distribués comme dividendes à leurs actionnaires
seront imposables entre les mains des sociétés qui en bénéficient car ils sont considérés
comme des produits financiers sans aucun abattement fiscal. Une proposition de
nivellement des activités bénéficiant du régime de transparence fiscale prévu par le Code
général des impôts sur celles autorisées à être exercées par les OPCI.
 Report du déficit fiscal cumulé par les sociétés absorbantes dans le cadre
d’une opération de fusion ou de scission

27
Dans la déclaration du dernier exercice précédant la fusion ou la scission, les déficits
cumulés des sociétés absorbantes ne sont pas reportables sur les bénéfices des exercices
suivants, l’Exécutif propose de leur accorder le report des déficits correspondant aux
amortissements régulièrement comptabilisés sur les bénéfices des exercices suivants.
2.2 : Mesures spécifiques à l’IR
 Transfert d’un contrat de retraite complémentaire d’une compagnie
d’assurance à une autre

Les dispositions de l’article 28-III-CGI seront modifiées. Cela dit, auparavant l’article
stipulait que le contribuable pouvait déduire le montant des cotisations ou primes se
rapportant aux contrats d’assurance-retraite dans la limite de 10% de son revenu global
imposable ou 50% de son salaire net imposable, tout en tenant à quelques conditions
concernant la durée et l’âge du souscripteur, dorénavant une proposition visant la souplesse
du plan-épargne-retraite permettra au souscripteur de continuer de bénéficier de la
déduction en cas de transfert de cotisation ou primes d’un contrat de retraite
complémentaire d’une compagnie d’assurance vers une autre, à condition que ledit transfert
porte sur la totalité des montants des primes ou cotisations versés au titre du contrat
initialement souscrit.
 Exonération des indemnités pour dommages et intérêts accordées en cas de
licenciement

Instantanément les indemnités pour dommages et intérêts accordées en cas de licenciement


par les tribunaux sont exonérées de l’IR dans la limite de 36 mois fixée par le législateur
du Code du travail mais les dispositions ne prévoient pas le traitement fiscal à appliquer à
certaines indemnités pour dommages et intérêts accordées par une sentence arbitrale rendue
exécutoire par le tribunal après et par conséquent il faut souligner que cette exonération est
accordée en matière d’IR pour les indemnités qui résultent d’une procédure judiciaire ou
arbitrale.
 Dispositif Tahfiz plus smart

Les dispositions de l’article 57-20 du CGI prévoient l’exonération de l’IR au titre de salaire
mensuel brut plafonné à 10000 DH la durée à condition qu’elle remonte à 24 mois à
compter de la date d’embauche et la limite de 5 salariés pour renforcer le caractère incitatif.
Maintenant, l’entreprise bénéficiera des avantages prévus en termes d’exonération de l’IR
si le recrutement s’effectue dans une période de 2 ans à compter de la date du début de son
exploitation et non pas de la création. Cette exonération bénéficierait en termes d’effectif à
28
10 salariés contre 5 actuellement. Le délai d’application pour les entreprises créées au 1er
janvier 2018 sera prorogé jusqu’au 31 décembre 2022.
 Exonération de l’IR sur profit foncier au titre d’une donation effectuée
dans le cadre de la « Kafala »

Dans le cadre de la loi n° 15-01 qui permet aux personnes « kafils » de prendre en charge
des enfants abandonnés, il est suggéré d’exonérer les cessions d’immeubles à titre gratuit
dans ce cadre, de l’IR afférent au profit foncier en présentant l’ordonnance du juge des
tutelles.
 Héritage et prix d’acquisition de biens immeubles

Il a été constaté que la plus-value latente antérieure à la date d’héritage se trouve taxée
entre les mains des héritiers ; pour une équité fiscale, il faut prévoir que le prix
d’acquisition à considérer en cas de cession d’immeubles acquis par héritage soit : la valeur
vénale, au jour du décès de cujus, des immeubles inscrits sur l’inventaire dressé par les
héritiers ; à défaut, c’est la valeur vénale des immeubles au jour du décès de cujus, qui est
déclarée par le contribuable.
 Cession de terrains urbains non bâtis

Suppression de la multitude des taux et la conservation d’un taux unique de 20% une
modification des dispositions de la loi de Finances de 2013 qui avait institué trois taux en
matière d’IR applicables aux cessions de terrain urbains non bâtis en fonction de la durée.
Ces mesures ont été faites pour pallier l’optimisation fiscale agressive.
 Recouvrement auprès du RAF receveur de l’administration fiscale de l’IR
afférent à certaines catégories de revenus

Il a été proposé d’étendre le recouvrement (par voie de paiement spontané de l’IR auprès du
RAF au lieu du percepteur relevant de la TGR aux catégories de revenus et profits suivants:
Retenues à la source au titre des revenus salariaux et assimilés, des revenus des capitaux
mobiliers et des produits bruts perçus par des personnes physiques non résidentes et de l’IR
dû par les contribuables tenus de souscrire la déclaration de leur revenu global (revenu
foncier, revenu et profits de sources étrangères) à l’exclusion des revenus professionnels
déterminés selon le régime du bénéfice forfaitaire.

29
2.3 : Mesures spécifiques à la TVA
 TVA non apparente sur les dérivés laitiers

Le droit à la récupération de la TVA non apparente sur les achats de lait d’origine locale
non transformé servant à la production des dérivés laitiers taxables.
 Atténuation du crédit de la TVA par le relèvement des taux applicables à
certains produits et prestation

Pour limiter les situations de crédits de TVA générées par la différenciation des taux, il est
proposé d’homogénéiser les taux pour n’en garder que deux grands taux 20% et 14% pour
cela : les prestations de services réalisées par les courtiers d’assurance dont le taux était de
14% sans droit à déduction se verront appliquer le taux de 20% ; le carburant qui était
imposé à 10% sera imposable à 14%.
 Exonération de la TVA des intrants du secteur aquacole

Il est proposé d’exonérer de la TVA à l’intérieur et à l’importation certains intrants destinés


exclusivement à l’aquaculture tels les aliments destinés à l’alimentation des poissons et des
autres animaux de l’aquaculture ; les alevins de poissons et les larves des autres animaux de
l’aquaculture ; les naissains de coquillage.
 Harmonisation des exonérations à l’importation avec celles prévues
dans le Code des douanes

Insérer au CGI les 5 exonérations à l’importation suivantes :

 Les envois exceptionnels dépourvus de tout caractère commercial.


 Les marchandises et produits reçus à titre de dons destinés à être distribués à titre
gratuit à des nécessiteux ou à des sinistrés.
 Les matériels destinés à rendre des services humanitaires gratuits par certaines
œuvres de bienfaisance.
 Les biens et équipements de sport, destinés à être livrés à titre de dons aux
Fédérations sportives, à la Fédération national du sport scolaire ou à la
Fédération nationale des sports universitaires.
 Les envois destinés aux ambassadeurs ; aux services diplomatiques et consulaires
et aux membres étrangers d’organismes internationaux officiels siégeant au
Maroc.
 Exonération de la Fondation Mohammed V pour la solidarité

30
Accorder l’exonération en matière de TVA à l’intérieur et à l’importation aux biens,
matériels, marchandises et services au profit de la Fondation Mohammed V pour la
solidarité.
2.4 : Mesures spécifiques aux droits d’enregistrement
Exonération en matière de droits d’enregistrement : les actes constatant les opérations de
constitution et d’augmentation de capital des sociétés ou des groupements d’intérêt
économiques réalisées par apport en numéraire à titre pur et simple ou des créances en
compte courant d’associés ou par incorporation des bénéfices et réserves au lieu des anciens
taux et droits fixes qui étaient :
 Droit fixe de 1000 DH lorsque le capital social souscrit ne dépasse pas 500.000
dirhams et droit proportionnel de 1% lorsque ce seuil est dépassé. Ce même taux
est applicable aux augmentations de capital par incorporation de réserves ou de
plus-values résultant de la réévaluation de l’actif social.
 - Imposition au taux réduit des actes de cession à titre gratuit réalisés par le kafil
au bénéfice de l’enfant pris en charge.
 Enregistrement des actes portant mutation de biens immeubles et de fonds de
commerce non-inscrits sur les rôles de la taxe d’habitation et de la taxe
professionnelle (il est proposé d’insérer parmi les obligations des notaires et des
adoul, l’obligation de mentionner sur les actes rédigés par leurs soins l’article de
l’inscription sur les rôles de la taxe d’habitation ou de la taxe professionnelle, des
biens objet de mutation ou de cession.
 Incitations fiscales en faveur des actes réalisés dans le cadre de la vente en l’état
futur d’achèvement « VEFA »
 Exonération des actes d’acquisition des terrains nus destinés à la construction des
établissements hôteliers : au lieu du taux de droit commun de 5%, cette
exonération est conditionnée par l’engagement par l’acquéreur de réaliser les
opérations de construction dans un délai maximal de cinq ans à compter de la date
d’acquisition, l’inscription d’une hypothèque de premier rang au profit de l’Etat
sur ledit terrain ; la conservation du terrain et des constructions réalisées à l’actif
de l’entreprise bénéficiaire pendant au moins 10 ans à compter de la date
d’exploitation.
 Dématérialisation de la formalité de l’enregistrement au bénéfice des « Adoul » à
partir du 1er janvier 2019.

31
 Exonération des cessions d’actions ou de parts sociales : il est proposé d’exonérer
les cessions à titre onéreux ou gratuit, d’actions ou de parts sociales desdites
sociétés autres que les sociétés immobilières transparentes et les sociétés à
prépondérance immobilière dont les actions ne sont pas cotées ou groupements
des droits d’enregistrement au lieu du taux proportionnel de 4%. 26

Conclusion
L'objectif essentiel attendu de cette réforme fiscale du projet de loi de finances 2018
est de stimuler l'économie et de couper la tension qui prévaut dans le secteur privé et
d'instaurer un nouvel esprit de confiance dans l'entreprise, en particulier les petites et
moyennes entreprises, qui bénéficieront de la réduction de la pression fiscale et des
procédures d'incitations aux investissements.

26
https://www.libe.ma/PLF-2018-Imperatifs-du-projet-et-menu-des-nouvelles-mesures-fiscales-
proposees_a91767.html (Consulté le 07/05/2018

32
Chapitre III
Etude comparative sur les réformes fiscales entre
PLF 2018 et CGI 2017 au Maroc
Introduction
Dans ce chapitre, nous ferons une étude comparative sur les réformes fiscales au Maroc
entre la loi de finance de 2018 et le code général des impôts de 2017. Alors que nous allons
diagnostiquer les nouvelles taxes pour la réforme fiscale en mettant l'accent sur, (l'impôt sur
le revenu, l'impôt sur les sociétés, la taxe sur la valeur ajoutée et droit
d'enregistrement). Enfin, nous essaierons d'évaluer l'impact de ces réformes sur l'activité
des entreprises marocaines.

Section 1 : L’impôt sur les sociétés (IS) entre PLF 2018 et CGI
2017

L’IS devient progressif, le PLF 2018 contient bon nombre de dispositions qui ont trait
directement à la fiscalité des entreprises, mais la plus importante concerne l’instauration
d’un barème progressif (au lieu du barème proportionnel actuel) pour le taux d’impôt sur
les sociétés.
Les
articles CGI 2017 PLF 2018
I Taux normal de l’impôt I Taux normal de l’impôt
Article L'impôt sur les sociétés est calculé L'impôt sur les sociétés est calculé
19 : comme suit : comme suit :
Taux Aux taux proportionnels ci-après Aux taux progressifs ci-après
d’impo
sition MONTANT DU BÉNÉFICE MONTANT DU BÉNÉFICE
NET (en dirhams) TAUX NET (en dirhams) TAUX
Inférieur ou égal à 300 000
Inférieur ou égal à 300 000 10%
10%
De 300.001 à 1.000.000 20% De 300.001 à 1.000.000
20%
De 1.000.001 à 5.000.000 30% Supérieur à 1.000.000
30%
Au-delà de 5.000.000 31%

33
II Taux spécifiques de l’impôt II Taux spécifiques de l’impôt
-Les taux : 8.75% - 10% -Sans -Les taux : 8.75% - 10% -Sans
modification. modification.
-17,50% pour les entreprises hôtelières -17,50% pour les entreprises hôtelières et
prévues à l’article 6 du CGI. les établissements d’animation touristique
de l’article 6 du CGI.

Source : Réalisé par nous-mêmes

Article III- Les personnes physiques exerçant III- Les personnes physiques exerçant
19 : leurs activités à titre individuel dans le leurs activités à titre individuel dans le
(La cadre de l’auto entrepreneur prévu à cadre de l’auto entrepreneur prévu à
l’article 42 bis sont soumises à l’impôt sur l’article 42 bis sont soumises à l’impôt
suite)
le revenu, selon l’un des taux suivants : sur le revenu, selon l’un des taux
- 1% du chiffre d’affaires encaissé et dont suivants :
le montant ne dépasse pas 500 000 DH - 1% du chiffre d’affaires encaissé et
pour les activités commerciales, dont le montant ne dépasse pas 500 000
Industrielles et artisanales. DH pour les activités commerciales,
- 2% du chiffre d’affaires encaissé et dont Industrielles et artisanales.
le montant ne dépasse pas 200 000 DH - 2% du chiffre d’affaires encaissé et
pour les prestataires de services. dont le montant ne dépasse pas 200 000
DH pour les prestataires de services.
IV Taux de l'impôt retenu à la source Les
taux de l'impôt sur les sociétés retenu à la IV Taux de l'impôt retenu à la source
source sont fixés à : Les taux de l'impôt sur les sociétés retenu
à la source sont fixés à :
20 % du montant, hors taxe sur la valeur
ajoutée, des produits de placements à 20 % du montant, hors taxe sur la valeur
revenu fixe énumérés à l’article 14 du ajoutée, des produits de placements à
CGI. revenu fixe visés à l'article 14 et des
revenus des certificats de Sukuk visés
à l'article 14 du CGI.
Selen l’Article 14 « Revenus des
certificats de Sukuk Sont soumis à la
retenue à la source, au taux applicables
aux produits de placements à revenu
fixe, les revenus versés par les fonds de
placements collectifs en titrisation
(FPCT) aux porteurs des certificats de
Sukuk, correspondant à la marge
bénéficiaire réalisée par ces derniers au
titre de l'opération de titrisation ».

34
Article Les exonérations Les exonérations
6:
Exonér I Exonérations et imposition au taux I Exonérations et imposition au taux
ations réduit permanentes : réduit permanentes :

A : Exonérations permanentes Sont A : Exonérations permanentes Sont


totalement exonérées de l'impôt sur les totalement exonérées de l'impôt sur
sociétés : les sociétés :
ORGANISME N° 31 - les organismes de ORGANISME N° 31 - les organismes
placement collectif immobilier (O.P.C.I), de placement collectif immobilier
régis par la loi n° 70-14 promulguée par (O.P.C.I), au titre de leurs activités et
le dahir n° 1-16- 130 du 21 kaada 1437 opérations réalisées conformément aux
(25 août 2016), pour les bénéfices immobiliers promulgués par le dahir n°
correspondant aux produits provenant de 1-16-130 du 21 kaada 1437 (25 août
la location d’immeubles construits à 2016). Cette exonération est accordée
usage professionnel. Cette exonération dans les conditions prévues à l’article 7
est accordée dans les conditions prévues du CGI.
à l’article 7 du CGI.
ORGANISME N° 32 - la Fondation
Les organismes précités N° 30, N° 31 ci- Mohammed VI pour la Protection de
dessus, sont exclus du bénéfice de l’Environnement, pour l’ensemble de
l’abattement de 100%. ses activités ou opérations et pour les
revenus éventuels y afférents.

ORGANISME N° 33 - la Ligue
Marocaine pour la Protection de
l’Enfance, pour l’ensemble de ses
activités ou opérations et pour les
revenus éventuels y afférents.

Article ORGANISME N° 34 -les fédérations


6: sportives reconnues d'utilité
(La publique, pour l’ensemble de leurs
suite) activités ou opérations et pour les
revenus éventuels y afférents.

Les organismes précités, N° 30, N° 31,


N° 32 et 33° ci-dessus, sont exclus du
bénéfice de l’abattement de 100%.

B : Exonérations suivies de B : Exonérations suivies de


l’imposition permanente au taux l’imposition permanente au taux
réduit : réduit :

- Les entreprises hôtelières : - Les entreprises hôtelières :


-Bénéficient également de l’exonération - Bénéficient également de
et de l’imposition au taux réduit. l’exonération et de l’imposition au taux
réduit citées ci-dessus pour la partie de
-les sociétés de gestion des résidences la base imposable correspondant à leur

35
immobilières de promotion touristique, chiffre d’affaires réalisé en devises
telles que définies par la loi n° 01-07 dûment rapatriées directement par elles
édictant des mesures particulières ou pour leur compte par l’intermédiaire
relatives aux résidences immobilières de d’agences de voyages :
promotion touristique et modifiant et
complétant la loi n° 61-00 portant statut -les sociétés de gestion des résidences
des établissements touristiques, immobilières de promotion touristique,
promulguée par le dahir n° 1-08-60 du 17 telles que définies par la loi n° 01-07
joumada I 1429 (23 mai 2008).27 édictant des mesures particulières
relatives aux résidences immobilières de
promotion touristique et modifiant et
complétant la loi n° 61-00 portant statut
des établissements touristiques,
promulguée par le dahir n° 1-08-60 du
17 joumada I 1429 (23 mai2008).

– les établissements d’animation


Touristique dont les activités sont fixées
par voie réglementaire.28

Source : Réalisé par nous-mêmes

D'après notre comparaison concernant les mesures d'impôt sur les sociétés (IS) prévu par la
nouvelle loi de finance 2018, on constate qu'un certain nombre de mesures fiscales
incitatives ont été introduites ciblant les entreprises marocaines, notamment des petites et
moyennes entreprises. Puisque c'est la première fois que l'Etat institut un barème progressif
au lieu d’un barème proportionnel. Ce qui permettra d'alléger la charge fiscale des acteurs
économique et de dégager un gain financier supplémentaire pour le financement de leurs
investissements. Dans cette volonté de booster les investissements, la loi de finance 2018 a
institué aussi une prime de transport au profit des industries exportatrices. Ainsi, l'Etat
prendra en charge les frais d'acheminement de la marchandise depuis les sites de production
jusqu'au port en vue de maintenir la compétitivité des entreprises marocaines.

27
Le code général des impôts 2017
28
Le code général des impôts 2018
36
Section 2 : L’impôt sur le revenu (IR) entre
PLF 2018 et CGI 2017
L’IR s’applique aux revenus et profits des personnes physiques et des personnes
morales n’ayant pas opté pour l’IS. Les catégories de revenus et profits concernés sont :
 Les revenus salariaux et revenus assimilés.
 Les revenus professionnels.
 Les revenus et profits fonciers.
 Les revenus et profits de capitaux mobiliers.
 Les revenus provenant des exploitations agricoles.

Les
articles CGI 2017 PLF 2018

Article I Barème et taux de l’impôt sur le I Barème et taux de l’impôt sur le


73 : revenu revenu
Taux (Sans modification) (Sans modification)
de
l’impôt Tranches de revenu (en DH/an) TAU Tranches de revenu (en DH/an) TAUX
sur le X
revenu 0 - 30 000 0% 0 - 30 000 0%
30 001-50 000 10% 30 001-50 000 10%

50 001-60 000 20% 50 001-60 000 20%

60 001-80 000 30% 60 001-80 000 30%

80 001-180 000 34% 80 001-180 000 34%

Au-delà de 180 000 38% Au-delà de 180 000 38%

II Taux spécifiques II Taux spécifiques

Les taux : 1% - 2% - 10% - 15% - 17% - Les taux : 1% - 2% - 10% - 15% - 17% -
20% Sans modification. 20% Sans modification.

37
– Pour le taux spécifique de 30% : – Pour le taux spécifique de 30% :
Article • Aux rémunérations et indemnités • Aux rémunérations et indemnités
73 : occasionnelles versées aux personnes ne occasionnelles versées aux personnes
(La faisant pas partie du personnel ne faisant pas partie du personnel
suite) permanent de l’entreprise, ainsi qu’aux permanent de l’entreprise, ainsi
rémunérations versées aux voyageurs, qu’aux rémunérations versées aux
représentants et placiers de commerce voyageurs, représentants et placiers
ou d’industrie travaillant pour le compte de commerce ou d’industrie
d’un ou plusieurs employeurs établis au travaillant pour le compte d’un ou
Maroc. plusieurs employeurs établis au
• Aux honoraires et rémunérations versés Maroc.
aux médecins non soumis à la taxe • Aux honoraires et rémunérations
professionnelle qui effectuent des actes versés aux médecins non soumis à la
chirurgicaux dans les cliniques et taxe professionnelle qui effectuent
établissements assimilés. des actes chirurgicaux dans les
• Pour les produits des placements à cliniques et établissements assimilés.
revenu fixé énumérés à l’article du CGI, • Pour les produits des placements à
en ce qui concerne les bénéficiaires revenu fixe et les revenus des
personnes physiques, à l’exclusion de certificats de Sukuk visés à l'article
celles qui sont assujetties audit impôt 66 du CGI, en ce qui concerne les
selon le régime du résultat net réel ou bénéficiaires personnes physiques, à
celui du résultat net simplifié. l'exclusion de celles qui sont
assujetties audit impôt selon le
régime du résultat net réel ou celui
du résultat net simplifié.

Article
57 : Exonérations Exonérations (Le programme Tahfiz
Exonér amélioré)
ations
 20° – le salaire mensuel brut plafonné à  20°- le salaire mensuel brut
dix mille (10.000) dirhams, pour une plafonné à dix mille (10.000)
durée de vingt-quatre (24) mois à dirhams, pour une durée de vingt-
compter de la date de recrutement du quatre (24) mois à compter de la date
salarié, versé par une entreprise créée de recrutement du salarié, versé par
durant la période allant du 1er janvier une entreprise créée durant la
2015 au 31 décembre 2019 dans la période allant du 1er janvier 2018
au 31 décembre 2022 dans la limite
limite de cinq (5) salariés.
de dix (10) salariés.
 Cette exonération est accordée au
salarié dans les conditions suivantes :  Cette exonération est accordée au
salarié dans les conditions suivantes :

- le salarié doit être recruté dans le cadre


– le salarié doit être recruté dans le
d’un contrat de travail à durée
cadre d’un contrat de travail à durée
indéterminée
indéterminée
- le recrutement doit être effectué dans les
– le recrutement doit être effectué dans
deux premières années à compter de la
les deux premières années à compter
date de création de l’entreprise.
de la date du début d’exploitation
de l’entreprise.

38
Article Détermination du profit foncier Détermination du profit foncier
65. – imposable imposable
Déterm II Héritage et prix d’acquisition de
ination II Héritage et prix d’acquisition de biens biens immeubles
du immeubles En cas de cession d'immeubles acquis
profit En cas de cession d'immeubles acquis par par héritage, le prix d'acquisition à
foncier héritage, le prix d'acquisition à considérer, considérer, sous réserve des dispositions
imposa est : de l’article 224 du CGI, est :
ble  Soit la valeur vénale, au jour du
 Le prix d’acquisition par le de cujus à décès du de cujus, des immeubles
titre onéreux du bien hérité par le inscrits sur l'inventaire dressé par
cédant augmenté des dépenses les héritiers.
d’investissement visées ci-dessus y  Soit, à défaut, la valeur vénale des
compris les dépenses de restauration et immeubles au jour du décès du de
d’équipement ou son prix de revient en cujus, qui est déclarée par le
cas de sa construction par le de cujus. contribuable.
 Ou, à défaut, la valeur vénale des
immeubles au moment de leur
mutation par voie d’héritage ou de
donation au profit du de cujus qui est
déclarée par l’héritier cédant sous
réserve des dispositions de l’article 224
ci-dessous

Article Déductions sur le revenu global Déductions sur le revenu global


28 : imposable imposable
Déduct • A – Dans la limite de 10% du revenu
ions • Dans la limite de 10% du revenu global global imposable, prévues à l’article
sur le imposable, prévues à l’article 82 du 82 du CGI.
revenu CGI. • B. – En cas de transfert des primes
global ou cotisations se rapportant à des
imposa contrats individuels ou collectifs
ble d’assurance- retraite d’une entreprise
d’assurances ou d’un organisme de
retraite vers un autre, le souscripteur
continue à bénéficier des
dispositions visées au A ci-dessus, à
condition que ledit transfert porte sur
la totalité des montants des primes
ou cotisations versées dans le cadre
du contrat initial.

Source : Réalisé par nous-mêmes

39
Déclaration annuelle du revenu global
Déclaration annuelle du revenu global
Article
82 : Tous les documents de déclaration sans Tous les documents de déclaration sans
Déclar modifications sauf : modifications sauf :
ation
annuell • La déclaration doit être accompagnée
e du • La déclaration doit être accompagnée des pièces annexes prévues par le
revenu des pièces annexes prévues par le présent code ou par les textes
global présent code ou par les textes règlementaires pris pour son
réglementaires pris pour son application et d’un état des ventes
application. 29 indiquant l’identifiant commun de
l’entreprise par client selon un
modèle établi par
l’administration.30

Source : Réalisé par nous-mêmes

À partir du tableau au-dessus, qui nous donne une idée sur les modifications réalisées au titre
du projet de la loi de finance 2018, on déduire que l'objectif principal de ces réformes, c'est de
réduire la pression fiscale, stimuler la compétitivité des entreprises marocaines et les
encourager à embaucher des jeunes. Ainsi d'après ces nouvelles mesures concernant l'IR,
l'entreprise marocaine exonérer de l'IR durant les 24 premiers mois à démarrer son activité, si
l'ensemble de leur salaries ne dépasse pas 10 personnes, et leur salaire brut n'excède pas 10
000 DH brut mensuel et qu'il s'agit de leur premier emploi.

29
Le code général des impôts 2017
30
Le code général des impôts 2018

40
Section 3 : TVA et droit d’enregistrement (DE) entre PLF 2018 et
CGI 2017
3.1 La taxe sur la valeur ajoutée
Les mesures relatives à la taxe sur la valeur ajoutée se présentent en PLF 2018 et CGI 2017
comme suit :

Les
articles CGI 2017 PLF 2018

Articl Exonérations sans droit à Exonérations sans droit à


e 91 : déduction déduction
Exoné Sont exonérées de la taxe sur la valeur Sont exonérées de la taxe sur la valeur
ration ajoutée : ajoutée :
I Les ventes, autrement qu’à I Les ventes, autrement qu’à
s sans
consommer sur place (Sans consommer sur place (Sans
droit modification) modification)
à
déduc II. 1° Les ventes et prestations réalisées II. 1° – (abrogé)
tion par
Les petits fabricants et les petits
prestataires qui réalisent un chiffre
d’affaires annuel égal ou inférieur à cinq
cent mille (500.000) dirhams. Toutefois,
lorsque ces derniers deviennent assujettis,
ils ne peuvent remettre en cause leur
assujettissement à la taxe sur la valeur
ajoutée que lorsqu’ils réalisent un chiffre
d’affaires inférieur audit montant pendant 2°- Les opérations d'exploitation des
trois (3) années consécutives. douches publiques, de "Hammams" et
2°- Les opérations d'exploitation des fours traditionnels.
douches publiques, de "Hammams" et V- les opérations portant sur :
fours traditionnels.
V- les opérations portant sur : 1° sans modification
Articl 2° sans modification
1°- les opérations d'escompte, de 3° sans modification
e 91 :
réescompte et les intérêts des valeurs de 4° sans modification
(La
l'Etat et des titres d'emprunt garantis par
suite)
lui ainsi que les diverses commissions 5° - les produits provenant des opérations
allouées pour le placement des mêmes de titrisation pour l’émission des
valeurs. certificats de sukuk par les Fonds de
2°- les opérations et les intérêts afférents Placement Collectif en Titrisation,
aux avances et aux prêts consentis à l'Etat conformément aux dispositions de la loi
par les organismes autorisés à cet effet. n°33-06 relative à la titrisation des actifs,
L’exonération s'applique à tous les stades lorsque l’Etat est initiateur, ainsi que les
des opérations aboutissant à la réalisation différentes commissions qui sont liées à
des avances et des prêts et à la l’émission précitée, en vertu des

41
mobilisation des effets créés en dispositions de la loi précitée
représentation de ces prêts. La Fondation Mohammed V pour la
3°- les intérêts des prêts accordés par les solidarité bénéficierait de l’exonération
établissements de crédit et organismes de la TVA à l’intérieur et à
assimilés aux étudiants de l'enseignement l’importation des biens, matériels,
privé ou de la formation professionnelle marchandises et services. Ce qui
et destinés à financer leurs études. permettra de l’aligner sur les autres
4°- les prestations de services afférentes à fondations.
la restauration, au transport et aux loisirs La Ligue Marocaine pour la Protection
scolaires fournis par les établissements de de l’Enfance, pour l’ensemble de ses
l'enseignement privé au profit des élèves activités ou opérations et pour les revenus
et des étudiants qui sont inscrits dans éventuels y afférents
lesdits établissements et y poursuivent Les fédérations sportives reconnues
leurs études. d'utilité publique, pour l’ensemble de
leurs activités ou opérations et pour les
(La suite sans modification) revenus éventuels y afférents
(La suite sans modification)

Articl Exonération s avec droit à Exonération s avec droit à


e 92 : déduction déduction
Exoné I – Sont exonérés de la taxe sur la I – Sont exonérés de la taxe sur la
ration valeur ajoutée avec bénéfice du droit à valeur ajoutée avec bénéfice du droit à
déduction prévu à l’article 101 ci- déduction prévu à l’article 101 ci-
s avec
dessous : dessous :
droit 1° sans modification
à 1° sans modification 2° sans modification
déduc 2° sans modification 3° sans modification
tion 3° sans modification 4° sans modification
4° sans modification 5° sans modification
5° sans modification 6° Les biens d'investissement à inscrire
6° Les biens d'investissement à inscrire dans un compte d'immobilisation et
dans un compte d'immobilisation et ouvrant droit à la déduction prévue à
ouvrant droit à la déduction prévue à l'article du CGI, acquis par les entreprises
l'article du CGI, acquis par les entreprises assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée
assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée pendant une durée de trente-six (36) mois
pendant une durée de trente-six (36) mois à compter du début d’activité, à
à compter du début d’activité, à l’exclusion des véhicules acquis par les
l’exclusion des véhicules acquis par les agences de location de voitures.
agences de location de voitures. -Par début d’activité, il faut entendre la
-Par début d’activité, il faut entendre la date du premier acte commercial qui
date du premier acte commercial qui coïncide avec la première opération
coïncide avec la première opération d’acquisition de biens et services à
d’acquisition de biens et services à l’exclusion :
l’exclusion :  Des frais de constitution des
 Des frais de constitution des entreprises ;
entreprises ;  Et des premiers frais nécessaires
 Et des premiers frais nécessaires à l’installation des entreprises
à l’installation des entreprises dans la limite de trois (3) mois.
dans la limite de trois (3) mois. -Pour les entreprises qui procèdent aux
-Pour les entreprises qui procèdent aux constructions de leurs projets

42
constructions de leurs projets d’investissement, le délai de trente-six
d’investissement, le délai de trente-six (36) mois commence à courir à partir de
(36) mois commence à courir à partir de la date de délivrance de l’autorisation de
la date de délivrance de l’autorisation de construire.
construire. -Pour les entreprises existantes qui
-Les biens d’investissement précités sont procèdent à la réalisation des projets
exonérés durant toute la durée d’investissement portant sur un
d’acquisition ou de construction à montant égal ou supérieur à cent (100)
condition que les demandes d’achat en millions de dirhams, dans le cadre
exonération soient déposées, auprès du d’une convention conclue avec l’Etat,
service local des impôts dont dépend le le délai d’exonération précité
contribuable, dans le délai légal de trente- commence à courir, soit à compter de
six (36) mois précité.31 la date de signature de ladite
convention d’investissement, soit à
compter de celle de la délivrance de
l’autorisation de construire pour les
entreprises qui procèdent aux
constructions liées à leurs projets.

En cas de force majeure, un délai


supplémentaire de six (6) mois,
renouvelable une seule fois, est accordé
aux entreprises qui construisent leurs
projets ou qui réalisent des projets
dans le cadre d’une convention conclue
avec l’Etat
-Les biens d’investissement précités sont
exonérés durant toute la durée
d’acquisition ou de construction à
condition que les demandes d’achat en
exonération soient déposées, auprès du
service local des impôts dont dépend le
contribuable, dans le délai légal de trente-
six (36) mois précité.32

Source : Réalisé par nous-mêmes

Au niveau de la TVA, on trouve plusieurs changements effectués par la loi de finance 2018,
parmi ces changements, il y a des exonérations soit au niveau du secteur aquacole, soit au
niveau des fondations, soit au niveau des douanes, et en même temps il y a des pourcentages et
des règles qui restent fixent de l'année précédant.
Au niveau du secteur aquacole :
Dans le but d’encourager le secteur aquacole, PLF est proposé d’exonérer de la TVA, à
l’intérieur et à l’importation, certains intrants destinés exclusivement à l’aquaculture.
Au niveau des fondations :

31
Le code général des impôts 2017
32
Le code général des impôts 2018
43
Exonération de la Fondation Mohammed V pour la solidarité.
Exonération de l’institut de recherche sur le cancer.

3.2 Droit d’enregistrement

Les droits d’enregistrement sont un impôt perçu par l’Etat a l’occasion de l’enregistrement
d’un acte ou d’un écrit auprès d’un service spécialise de l’administration fiscale.

Les
articles CGI 2017 PLF 2018

Droit fixe
Article I Sont enregistrés au droit fixe de mille I Sont enregistrés au droit fixe de mille
135 : (1000) dirhams (1000) dirhams
Droit Les constitutions et les augmentations 1°– les constitutions et les augmentations
fixe de capital des sociétés ou des de capital des sociétés ou des groupements
groupements d’intérêt économique d’intérêt économiques réalisées par apport,
réalisé par apport, à titre pur et simple, à titre pur et simple, lorsque le capital
lorsque le capital social souscrit ne social souscrit ne dépasse pas cinq cent
dépasse pas cinq cent mille (500.000) mille (500.000) dirhams ;
dirhams.
2°– les opérations de transfert et d’apport
visées à l’article 161 du CGI.

3°- les opérations d’apport de patrimoine


visées à l’article 161 du CGI.

Article Exonérations Exonérations


129 : IV Actes relatifs à l’investissement : IV.- Actes relatifs à l’investissement :
Exonér 10°– les actes relatifs aux variations du 10°– les actes relatifs aux variations du
ations capital et aux modifications des statuts capital et aux modifications des statuts ou
ou des règlements de gestion des des règlements de gestion des organismes
Organismes de placement collectif en de placement collectif en valeurs
valeurs mobilières, soumis aux mobilières (OPCVM) et des organismes de
dispositions du dahir portant loi n° 1- placement collectif immobilier (OPCI)
93-213 précité.33 précités.34

Source : Réalisé par nous-mêmes

D'après notre comparaison effectuée concernant les droits d'enregistrement, on constate des
exonérations au niveau des actes et des opérations de constitution et d'augmentation de
capital des sociétés ou des groupements d'intérêt économique (GIE) réalisées par apport en

33
Le code général des impôts 2017
34
Le code général des impôts 2018
44
numéraire à titre pur et simple ou des créances compte courant d'associé ou par incorporation
des bénéfices et réserves.

Par cette mesure, le gouvernement veut encourager l'investissement et stimuler la création


d'entreprises.

Conclusion

De ce qui précède, on peut conclure qu’à chaque année financière, la loi de finance
prévoit toujours des nouvelles réformes au niveau d’impôts, parmi lesquelles :
-des reformes pour encourager les investissements : Le PLF 2018 vise à encourager les
entreprises à investir à travers la transition de l’IS du modèle proportionnelle ou progressif.
-pour digitalisation des procédures fiscales : Le PLF somme les acteurs économiques a
utilisé les logiciels de facturation, notamment celles relatives à l’IS et a l’IR, effectues auprès
de la DGI.
-pour stimuler l’employabilité : de nouvelles mesures visant à stimuler l’employabilité
sont proposées par le PLF 2018 dans le cadre de programme TAHFIZ.
-pour des exemptions en masse : Plusieurs exonérations sont au programme de PLF 2018
les exonérations de l’IR concernant les cessions immobilières du foncière destine à la
KAFALA. Les exonérations s’étendront pour les entreprises lors de l’établissement de leurs
activités, dans le but d’encourager l’investissement et la création de l’emploi. Par ailleurs les
établissements hôteliers seront eux aussi exonères du droit d’enregistrement fixe à 5% pour
l’acquisition d’une unité hôtelière, à condition de termine les travaux dans un délai de 5 ans
à partir de la date d’acquisition du foncières.

45
Conclusion générale

Les PME sont stratégiquement placées dans le processus de développement, étant la


plus grande partie du tissu industriel, fournissant une large part des opportunités d'emploi et
participant à la production de valeur ajoutée. Au Maroc, 93 % des entreprises industrielles
sont des PME. Le secteur industriel génère également 45 % des opportunités d'emploi,
contribuant à 38 % de la production, 38 % de l'investissement et 31 % des exportations 35,
dans le secteur agricole, 53 % des exploitations agricoles s'étendent au moins de 3 hectares. 36

Cette importance des petites et moyennes entreprises au Maroc a été clairement et fortement
démontrée par leur inclusion comme l'une des principaux axes les plus importantes dans le
projet de loi de finances de 2018.Ce qui repose sur plusieurs éléments clés, à savoir le
soutien aux secteurs sociaux (santé, éducation, emploi, etc.). Soutenir l'investissement privé
et les petites et moyennes entreprises.

Par conséquence, la loi de finances de 2018 prévoit un ensemble des mesures fiscales et
incitatives pour les petites et moyennes entreprises, qui bénéficieront de la réduction de la
pression fiscale, puisque cette loi vise à bouger l'économie, et de couper avec les attentes
prévalant dans le secteur privé, et partager un nouvel esprit de confiance.

Au terme de notre étude, nous pouvons déduire que :

Bien que ces nouvelles réformes fiscales soient importantes et contribuent à réduire la
pression sur les PME, elles restent insuffisantes. Ainsi, elles ne peuvent être un levier de
croissance que s'il est plus équitable et moins contraignant, que si le contribuable marocain
paye son impôt avec un sens de civisme et de loyauté. Telles doivent être désormais les
nouvelles bases d'une réforme fiscale qui favorise la croissance, l'expansion des entreprises
et donc la création d'emplois et de richesses.

C'est dans ce sens que l'Etat devra poursuivre une politique de rationalisation, de lutte contre
le gaspillage et de mobilisation en vue de gagner le pari de l'édification d'une société
solidaire et de construire une économie réelle.

35
http://www.cgem.ma/ consulté le 06/07/2018
36
http://www.agriculture.gov.ma/ consulté le 06/07/2018

46
Références bibliographiques
CESE, « le système fiscal marocain ». Rapport N°9/2012
SADDOUGUI M. 2014« Les dysfonctionnements de l’impôt au Maroc : cas des
revenus professionnels », Projet pour obtenir Doctorat en droit.
Mémoire de PFE 2008-2009 : « le système fiscal marocain et son impact sur les
investissements touristiques »
HASNAOUI R. 2016. « Le système fiscal marocain ». Revue “Innovative Space of
Scientific Research Journal” 2028-9324 Vol. 14 No. 3 Feb.
Ministère de l’Economie et des Finance, « Le code général des impôts » 2017.
Ministère de l’Economie et des Finance, « Le code général des impôts » 2018.

Webographie
https://www.universalis.fr/encyclopedie/impot-histoire-de-l-impot/2-le-systeme-fiscal-
francais/ (Consulté le 22/04/2018)
http://www.tifawt.com/economie-et-gestion/historique-du-systeme-fiscal-marocain (Consulté
le 26/04/2018)
http://www.tifawt.com/economie-et-gestion/historique-du-systeme-fiscal-marocain/(Consulté
le 26/04/2018)
https://caryl.fr/forums/sujet/la-fiscalite-marocaine-et-ses-avantages/(consulté le 28/04/2018)
https://www.finances.gov.ma/depf/SitePages/publications/en_catalogue/doctravail/doc_text
e_integral/dt43.pdf (consulté le 30/04/2018)
http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/ressources-
depenses-etat/ressources/qu-est-ce-qu-impot.html (Consulté le 03/05/2018)
https://portail.tax.gov.ma/wps/portal/DGI/Vos-impots-procedures/Impots-sur-le-revenu
(Consulté le 05/05/2018)
https://ma.consulfrance.org/IMG/pdf/fiscalite_des_ressortissants_francais_2.pdf?3138/c79c
36d76313051f1c2fa5eba353fd6b43c6c5da (Consulté le 05/05/2018)
http://www.fiscamaroc.com/l-impot-societes-1.htm (Consulté le 05/05/2018)
http://www.invest.gov.ma/index.php?Id=73&lang=fr (Consulté le 05/05/2018)
https://www.doc-etudiant.fr/Gestion/Finance/Expose-Taxe-professionnelle-au-maroc-
62641.html (Consulté le 07/05/2018)
https://www.libe.ma/PLF-2018-Imperatifs-du-projet-et-menu-des-nouvelles-mesures-
fiscales-proposees_a91767.html (Consulté le 07/05/2018)
http://www.cgem.ma/ (consulté le 06/07/2018)

http://www.agriculture.gov.ma/ consulté le 06/07/2018

47
Liste des tableaux et figures

 Tableau 1 : Les recettes fiscales totales 2006-2012…………………………….11

 Tableau 2 : Les recettes du budget général entre 2011 et 2012………………12

 Tableau 3 : Les dépenses fiscales totales 2010-2011…………………………..15

 Tableau 4: Barème de taux de l’IR ……………………………………………17

 Tableau 5 : Calendrier des déclarations de l’IR au Maroc…………………..18

 Tableau 6 : Barème de taux de l’IS ...................................................................20

 Tableau 7 : Les taux de la taxe professionnelle applicables à la valeur locative

sont fixés. ……………………………................................................................26

 Tableau 8 : Le droit minimum de la taxe due par les redevables…………….26

 Tableau 9 : La comparaison entre PLF 2018 et CGI 2017…………………...33

 Fig1 : Répartition des dépenses fiscales de 2011 selon type d’impôt…………12

 Fig2 : Répartition des dépenses fiscales de 2011et 2012 selon type d’impôt...13

48
Table des matières

Dédicaces ..................................................................................................................................
Remerciements ............................................................................................................................
Sommaire ..............................................................................................................................1
Introduction générale : ......................................................................................................2
CHAPITRE I : APERCU GENERAL SUR LE SYSTEME FISCAL MAROCAIN……..2
Introduction ..........................................................................................................................2
Section1 : Définition et Historique .......................................................................................2
1.1 Définition ........................................................................................................................2
1.2 Apercu histrique sur le système fiscal marocain. ..............................................................4
Section 2 : Cractéristiques du système fiscal marocain.......................................................6
2.1 Les forces et les faiblesses ...............................................................................................6
2.2 Les avantages fiscaux au Maroc. ......................................................................................8
Section 3 : Le système fiscal marocain moderne ............................................................. …9
3.1 L’apparition de la modernisation du système fiscal marocain….………………..…....…...9
3.2 L’evolution des recettes fiscales totales 2006-2012….. .................................................. 11
3.3 Structure des dépenses fiscales ……………………………………………………...…..12

CHAPITRE Ⅱ :LES REFORMES FISCALES AU MACOC. ........................................ 14


Introduction :...................................................................................................................... 14
Section1 : Les impôts et les taxes principaux au Maroc ................................................... 14
1.1 Définition et sources de l’impôt au Maroc. .................................................................... 14
1.1.1 Définition ................................................................................................................... 14
1.1.2.les sources d’impôt au Maroc. ...................................................................................... 15
1.2 L'impôt sur le revenu………………………………………………………………………...…….16
1.3 L’impôt sur les sociétés…………………………………………………………………………....19
l.4 Droits d'enregistrement…………………………………………………………………………….21
1.5 La taxe sur la valeur ajoutée………………………………………………………………………..23
1.6 La taxe professionnelle……………………………………………………………………………. 26
Section 2 : le projet de la loi de finance 2018 : Les principales mesures
fiscales……...………………………………………………………………………………....27
2.1 Mesures spécifiques à l’IS ............................................................................................. 27
2.2 Mesures spécifiques à l’IR ............................................................................................. 28
2.3 Mesures spécifiques à la TVA........................................................................................ 30

49
2.4 Mesures spécifiques aux Droits d’enregistrement ........................................................... 31

CHAPITRE Ⅲ : ETUDE COMPARATIVE SUR LES REFORMES FISCALES DE PLF


2018 et CGI 2017 au
Maroc……………………...……………………...…………………………….…………….33
Introduction :...................................................................................................................... 33
Section1 : l’impot sur les societéssn entre PLF 2018 et CGI 2017 ................................... 33
Section2 : l’impot sur le revenu entre PLF 2018 et CGI 2017 ......................................... 37
Section3 : la taxe sur la valeur ajoutée et Droits d'enregistrement entre PLF 2018 et CGI
2017…………………………………………………………………………………………...41
3.1 La taxe sur la valeur ajoutée entre PLF 2018 et CGI 2017………………………….......................41
3.2 Droits d’enregistrement entre PLF 2018 et CGI 2017………………………………......................44
Conclusion générale ............................................................................................................ 46
Références bibliographique ................................................................................................ 47
Liste des tableaux et des figures ......................................................................................... 48
Table des matières .............................................................................................................. 50

50
Résumé
L'objectif de ce travail est d'essayer de traiter le système fiscal
marocain et d’en enlever l'ambiguïté de lui à travers une prospection
dans son historique, en mettant l'accent sur les impôts et les taxes
principaux au Maroc.

En plus, mettre la lumière sur les principales mesures fiscales du


projet de la loi de finance 2018 et ses impacts probables sur la
compétitivité et la rentabilité des entreprises marocaines.

D'après notre étude, nous pouvons conclure que, malgré


l'importance de ces nouvelles réformes fiscales qui contribuent de façon
claire à réduire la pression sur les PME, elles restent insuffisantes. Ainsi,
elles ne peuvent être un levier de croissance que s'il est plus équitable et
moins contraignant, que si le contribuable marocain paye son impôt avec
un sens de civisme et de loyauté. Telles doivent être désormais les
nouvelles bases d'une réforme fiscale qui favorise la croissance,
l'expansion des entreprises et donc la création d'emplois et de richesses.

C'est dans ce sens que l'Etat marocain devra poursuivre une


politique de rationalisation, de lutte contre le gaspillage et de
mobilisation en vue de gagner le pari de l'édification d'une société
solidaire et de construire une économie réelle.

Les mots clés : Réforme fiscale -Système fiscal - Impôt-PLF


2018 - CGI 2017.

51