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EEA0501

Éléments de Mathématiques pour l'EEEA

Compéten es : A quérir et Consolider les outils mathématiques né essaires pour la L3 EEEA

Obje tif : Modélisation mathématique des phénomènes physiques pour un usage pratique en ingénierie
et plus parti ulièrement en EEEA.

Algèbre : Stru tures des ensembles, propriétés, arithmétique (nombres), géométrie analytique, nombres
omplexes, Cal ul matri iel

Analyse : Espa es métriques et topologiques, al ul innitésimal, notion de limite ontinuité, dérivabi-


lité, intégration

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 1


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1 Ensembles
1.1 Notions
 Notion de ontenant : Un ensemble formalise la notion de ontenant. Un ensemble ontient des
éléments. Un ensemble E de n élément s : e1 , e2 , ..., en . est noté : E = {e1 , e2 , ..., en }.

 Notion d'appartenan e : Les éléments appartiennent à l'ensemble : e1 ∈ E, e2 ∈ E, e3 ∈ E, ...


en ∈ E.

Symboles Signi ation


∈ "appartient à "

/ "n'appartient pas à "

 Notion d'in lusion : Soient deux ensembles A et B, si tout élément de A est ontenu dans l'en-
semble B, alors "A est in lus dans B" et on note : " A ⊂ B". Si A n'est pas in lus dans B, alors on
note "A 6⊂ B"

Symboles Signi ation Exemple


⊂ "est in lus dans " A A⊂B
6⊂ "n'est pas in lus dans " A 6⊂ B

 Notion d'interse tion et d'union : Soient deux ensembles A et B, l'interse tion de A et B, notée
A ∩ B regroupe les éléments qui appartiennent à la fois à A et à B.
L'union de A et B , notée A ∪ B regroupe les éléments qui appartiennent à la fois à A et à B.

Symboles Signi ation Exemple


∩ "Interse tion" A∩B
∪ "Union" A∪B

 Notion de sous-ensemble ou partie : Si A ⊂ E, on dit que A est une partie de E ou un sous-


ensemble de E.
Soient 3 ensembles A, B et E tels que A ⊂ E et B ⊂ E, A et B sont des sous-ensembles de E. On
note par la lettre x les éléments de E, on dénit :
(
A ∩ B = {x ∈ E tel que x ∈ A et x ∈ B} ;
(1)
A ∪ B = {x ∈ E tel que x ∈ A ou x ∈ B} ;

 Notion de diéren e et de omplémentarité :


(
A \ B = {x ∈ E tel que x ∈ A et x ∈
/ B} ;
(2)
CE A = {x ∈ E tel que x ∈
/ A} ;

Symboles Signi ation Exemple


\ "Diéren e" A \ B, e sont les éléments de A qui n'appartiennent pas à B.
CE A "Complémentaire de A dans E" CE A, e sont les éléments de E qui ne sont pas dans A.

 Notion de Cardinal : le ardinal d'un ensemble ni E est son nombre d'éléments, si E omprend
n éléments, il est noté :
card(E) = n (3)
Théorème : Soient A et B deux ensembles,
card(A ∪ B) = card(A) + card(B) − card(A ∩ B) (4)

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 Notions d'ensemble de parties, famille


Soit {Ei , i ∈ I} une famille de sous-ensembles de E :
(
∩i∈I Ei = {x ∈ E/∀i ∈ I, x ∈ Ei }
(5)
∪i∈I Ei = {x ∈ E/∃i ∈ I, x ∈ Ei }
Si un ensemble possède n éléments alors il a 2n parties et le ardinal de l'ensemble de toutes les
parties est 2n .

Si card(E) = n alors card(P(E)) = 2n . (6)


Exemple 1 : E = {e1 , e2 }
E1 = {∅} E2 = {e1 } E3 = {e2 } E4 = {e1 , e2 } (7)
Exemple 2 : E = {e1 , e2 , e3 }
E1 = {∅} E2 = {e1 } E3 = {e2 } E4 = {e3 }
(8)
E5 = {e1 , e2 } E6 = {e1 , e3 } E7 = {e2 , e3 } E8 = {e1 , e2 , e3 }
 Notion de partition
Soit Ei , i ∈ I une famille de sous-ensembles de E. Cette famille forme une partition de E si et
seulement si, 

 ∀i ∈ I, Ei 6= ∅
E = ∪i∈I Ei (9)
 2
∀(i, j) ∈ I , Ei 6= Ej ⇒ Ei ∩ Ej = ∅

C'est-à-dire les sous-ensembles sont non vides et disjoints, leur union est l'ensemble E.

Exemple 1 : Soit N, l'ensemble des entiers naturels, N = {0, 1, 2, 3, ...}, Soit I , l'ensemble des entiers
naturels impairs, I = {1, 3, ...} et P , l'ensemble des entiers naturels pairs, P = {0, 2, 4, ...}.
Les propriétés i-dessus sont bien vériées, don la famille de sous-ensembles de N formée par les
ensembles I et P, {I, P } forme une partition de N.

Exemple 2 : On onsidère un ensemble E et deux ensembles A et B tels que A ⊂ E , B ⊂ E, et


la famille de sous-ensembles {A ∩ B; A \ B; B \ A; CE (A ∪ B)}, au un de es ensembles n'est vide.
Cette famille forme une partition de E.

 Notations : Syntaxe et quanti ateurs

Syntaxe mathématique Signi ation Usage


, "tel que" CE A = {x ∈ E, x ∈/ A} ;
/ CE A = {x ∈ E/x ∈ / A} ;
| CE A = {x ∈ E/x ∈ / A} ;
: / A} ;
CE A = {x ∈ E : x ∈

Quanti ateurs Signi ation Usage


∀ "quelque soit" ou "pour tout" ∀i ∈ I, Ei 6= ∅ ;
∃ "il existe au moins un"
∃! "il existe un et un seul"

1.2 Propriétés des relations sur un ensemble


Soit un ensemble E munie d'une relation interne R dénie de E dans E. On dit que la relation est dénie
"sur E" ou "dans E".
On appelle "relation binaire" une relation entre deux éléments.

Propriétés des relations binaires sur un ensemble

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 Réexivité : R est réexive si et seulement si ∀xǫE , xRx,


 Symétrie : R est symétrique si et seulement si ∀(x, y)ǫE 2 , (xRy) ⇒ (yRx)
 Antisymétrie : R est antisymétrique si et seulement si ∀(x, y)ǫE 2 , ((xRy) et (yRx)) ⇒ (x = y)
 Transitivité : R est transitive si et seulement si ∀(x, y, z)ǫE 3 , ((xRy) et (yRz) ⇒ (x R z )

Relation d'ordre : R est une relation d'ordre si elle est binaire réexive, antisymétrique, transitive.
Exemple : " ≤ ", " ordre alphabétique ", " est in lus dans " .

Relation d'équivalen e : R est une relation d'équivalen e si elle est réexive, symétrique, transitive.
Exemple : " = ", "est parallèle à ", " égalité presque partout ".

1.3 Fon tion, Appli ation


Une fon tion ou appli ation est une relation entre deux ensembles telle que haque élément de l'ensemble
de départ est relié à un seul élément de l'ensemble d'arrivée.

Exemple d'appli ation : Un ensemble de voyageurs (E) arrive dans un htel omprenant un ensemble de
hambres (F). Tous les voyageurs auront une hambre mais plusieurs voyageurs peuvent avoir la même
hambre et des hambres peuvent rester vides.

Propriétés
 Inje tion : Soit f une appli ation de E vers F. f est inje tive si, et seulement si, tout élément de
F a au plus un anté édent :

∀(x, x′ ) ∈ E 2 (x 6= x′ ) ⇒ (f (x) 6= f (x′ ) ou ∀(x, x′ ) ∈ E 2 (f (x) = f (x′ ) ⇒ x = x′ )

Exemple d'inje tion


Chaque voyageur a une hambre individuelle mais il peut rester des hambres libres.

 Surje tion : Soit f une appli ation de E vers F. f est surje tive si, et seulement si, tout élément
de F a au moins un anté édent :

∀y ∈ F, ∃x ∈ E | y = f (x).
Exemple de surje tion
Toutes les hambres sont o upées et plusieurs voyageurs peuvent partager la même hambre.

 Bije tion : Soit f une appli ation de E vers F. f est bije tive si, et seulement si, f est inje tive
et surje tive, ie tout élément de F a un et un seul anté édent ou en ore :

∀y ∈ F, ∃!x ∈ E | f (x) = y .
Exemple de bije tion
Il y a autant de hambres que de voyageurs et haque voyageur a une hambre individuelle.

Nota 1 : Le symbole " ! " signie "unique". ∃!x signie "il existe un unique x".
Nota 2 : Les symboles " | " ou " : " signient "tel que".

Composition
Si f est une bije tion de E vers F et g une bije tion de F vers G alors g ◦ f est une bije tion de E vers G.

Ré iproque
 Si f est une bije tion de E vers F, on dénit l'appli ation ré iproque de f , notée f −1 de F vers E
et vériant
y = f (x) ⇔ f −1 (y) = x où x ∈ E y ∈ F .

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 Si f est une bije tion de E vers F alors f −1 est une bije tion de F vers E.

 f est bije tive si et seulement si f ◦ g = IdF et g ◦ f = IdE dans e as g = f −1 .

Exemple de omposition :
f : E → F g : F → G g◦f : E → G
x 7→ y = f (x) y 7→ z = f (y) z 7→ z = g ◦ f (x)
E : ensemble des voyageurs, F : ensemble des hambres, G : ensemble des salles de bain
f : Chaque voyageur a une hambre individuelle et toutes les hambres sont o upées.
g : Chaque hambre est munie d'une salle de bain unique.
g ◦ f : Chaque voyageur a une salle de bain et toutes les salles de bain sont o upées, et don haque
voyageur a une salle de bain et toutes les salles de bain sont attribuées.

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2 Espa es ve toriels
2.1 Introdu tion
Les éléments d'un espa e ve toriel sont appelés "ve teurs", il est possible de les additionner et de les
multiplier par un nombre ou s alaire.
Ils sont munis de lois de omposition internes qui sont des opérateurs arithmétiques "+" et "×" dont les
propriétés sont détaillées i-dessous.

Les ensembles de nombres sont des ensembles emboités vériant les in lusions suivantes N ⊂ Z ⊂ D ⊂
Q ⊂ R ⊂ C.

Un ensemble E muni d'une ou de plusieurs lois de omposition internes forme une stru ture algébrique.
Ainsi les ensembles de nombres sont des stru tures algébriques, d'où l'intérêt d'étudier les propriétés des
lois de omposition et les stru tures algébriques.

Chaque ensemble, privé de l'élément "zéro", est noté ave son nom suivi d'une étoile, par exemple N− {0}
est notée N∗ .

2.2 Propriétés des lois de omposition internes et stru tures engendrées


Dénition d'une loi de omposition interne
De manière générale, un ensemble E muni d'une loi interne notée "∗" est noté (E,*). Cela signie qu'à
tout ouple d'éléments (a,b) de E, est asso ié un élément de E. On é rit ∀ (a,b) ∈ E2 , ! | = a * b.

Propriétés des lois de omposition internes


Soit un ensemble E , soit a ∈ E , soit (−a) ∈ E l'élément symétrique de a dans E, soit 0E ∈ E l'élément
neutre de E, soit b ∈ E , soit c ∈ E , soit une loi interne dans E , notée "∗".

Stru ture de Groupe


 Asso iativité : a ∗ (b ∗ c) = (a ∗ b) ∗ c
 Élément neutre : a ∗ 0E = 0E ∗ a = a
 Élément symétrique : a ∗ (−a) = (−a) ∗ a = 0E
Si es 3 propriétés : asso iativité, existen e d'un élément neutre, existen e d'un élément sy-
métrique sont vériées, alors (E,*) est a une stru ture de groupe.
Stru ture de Groupe ommutatif
 Commutativité : a + b = b + a
Si de plus la loi interne est ommutative alors le groupe est ommutatif ou abélien.
Question 1 : On note la loi interne addition "+", les stru tures suivantes sont-elles des groupes ? des
groupes ommutatifs ?

stru ture (N,+) (Z,+) ( D,+) (Q ,+) ( R ,+) ( C ,+)

stru ture (N∗ ,+) (Z∗ ,+) ( D∗ ,+) (Q∗ ,+) ( R∗ ,+) ( C∗ ,+)

Question 2 : On note la loi interne multipli ation "×", les stru tures suivantes sont-elles des groupes ?
des groupes ommutatifs ?

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stru ture (N,×) (Z,×) (D,×) (Q ,×) (R ,×) (C ,×)

stru ture (N∗ ,×) (Z∗ ,×) ( D∗ ,×) (Q∗ ,×) ( R∗ ,×) (C∗ ,×)

Stru ture d'Anneau


Un anneau est un ensemble E non vide muni de deux lois de ompositions internes.
Comme on s'intéresse i i aux ensembles de nombres, on utilise les lois d'addition "+" et de multi-
pli ation "×". Ces lois sont telles que :
 (E,+) est un groupe abélien, l'élément neutre est noté 0,
 la multipli ation est asso iative : a×(b× ) = (a×b)×
 la multipli ation est distributive par rapport à l'addition à droite et à gau he :
a×(b+ )=(a×b)+(a× ) et ( a + b) × = (a × ) + ( b × )

Stru ture d'Anneau unitaire


Si de plus, la multipli ation admet un élément neutre, a × 1 = 1 × a = a, l'anneau est unitaire.

Stru ture d'Anneau ommutatif


De plus, que l'anneau soit unitaire ou non, si la multipli ation est ommutative, a × b = b × a,
l'anneau est ommutatif.

Exemple d'anneau : Anneau quotient Z/nZ ou Zn


Les éléments de Z ayant le même reste à l'issu de la division eu lidienne par n forment la lasse modulo
n ou résidus. Ils sont appelés lasses modulo n ou résidus.
Exemple : Mesure d'un angle : 9π 4 ⇐⇒ 4 modulo 2π
π

Question 3 : Les ensembles N, Z, D, Q, R, C munis des opérations "+" et "×" sont-ils des anneaux,
anneaux ommutatifs, anneaux unitaires, anneaux ommutatifs et unitaires ?

stru ture (N, +, ×) (Z, +, ×) (Z/nZ, +, ×) (D, +, ×) (Q, +, ×) (R, +, ×) (C, +, ×)

stru ture (N∗ , +, ×) (Z∗ , +, ×) (Z∗ /nZ, +, ×) (D∗ , +, ×) (Q∗ ,+, ×) (R∗ , +, ×) (C∗ , +, ×)

Stru ture de Corps


Un ensemble E vériant une stru ture de orps est noté K.
Un orps est un anneau unitaire, 'est à dire que tout élément de K possède un élément neutre pour
la multipli ation.
La multipli ation n'est pas for ément ommutative. C'est le as des matri es par exemple.

Dénition autrement dite : Un orps K est un ensemble muni de deux lois de omposition internes
(deux opérations), notées "+" et "×" vériant les propriétés suivantes :

1. Loi de omposition "+" :

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 asso iativité : ( a + b ) + = a + (b + ), ∀ (a, b, ) ∈ K3 ,


 ommutativité : a + b = b + a, ∀ (a, b) ∈ K2 ,
 élément neutre : 0 : a + 0 = a, ∀ a ∈ K,
 élément symétrique : a + (-a) = 0, ∀ a ∈ K.

2. Loi de omposition "×" :


 asso iativité : (a × b) × = a × ( b × ), ∀ (a, b, ) ∈ K3 ,
 distributivité par rapport à la loi "+" : a × (b + ) = (a × b) + (a × ) ∀ (a, b, ) ∈ K3 ,
 existen e d'un élément neutre "1" : pour tout "a" : a × 1 = 1 × a ∀ a ∈ K,
 existen e d'un inverse : tout élément a 6= 0 ∈ K, possède un inverse (a−1 ) par rapport "1" :
a × (a−1 ) = (a−1 ) × a = 1, ∀ a ∈ K.
Corps ommutatif
Si de plus, la multipli ation est ommutative a × b = b × a, ∀ (a, b) ∈ K2 , alors le orps est
ommutatif.

Autrement dit un orps ommutatif omprend :


 un groupe abélien (K, "+"),
 un groupe abélien (K,/{0}, "×"), dont l'élément neutre est 1,
 la loi "×" est distributive par rapport à "+",
Un nombre appartenant à un ensemble ayant une stru ture de orps ommutatif est appelé "s a-
laire".

Question 4 : Les ensembles N, Z, D, Q, R, C munis des opérations : "+" et "×" ont-ils des stru tures de
orps, de orps ommutatifs ?

stru ture (N, +, ×) (Z, +, ×) (D, +, ×) (Q, +, ×) (R, +, ×) (C, +, ×)

stru ture (N∗ , +, ×) (Z∗ , +, ×) (D∗ , +, ×) (Q∗ ,+, ×) (R∗ , +, ×) (C∗ , +, ×)

2.3 Espa e ve toriel


Les éléments d'un espa e ve toriel sont appelés "ve teurs", il est possible de les additionner et de les
multiplier par un nombre ou s alaire, élément d'un orps ommutatif, par exemple : D, Q, R ou C.
Il y a deux ensembles : l'espa e des ve teurs E et l'espa e des s alaires K qui est un orps.

Dénition : Un espa e ve toriel E sur K est muni de 2 lois vériant les propriétés suivantes :

1. une loi de omposition interne : "+" de E 2 −→ E ; (E,+) est un groupe abélien : asso iativité,
élément neutre (ve teur nul), élément symétrique (ou opposé), ommutativité,

2. une loi de omposition externe : "×" de K × E −→ E ;


 ∀ (a, b) ∈ E2 , ∀( λ, µ) ∈ K2 ,
 λ × (a+b) = (λ × a) + (λ × b)
 ( λ + µ )× a = (λ × a) + (µ × a)
 λ × ( µ × a) = (λ × µ)× a.
 1 × a = a où 1 est l'élément neutre pour la multipli ation dans K.

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Muni de la loi interne "+" et de la loi externe "×", (E,+,×) sur R ou C a une stru ture d'espa e ve toriel.

Exemple d'espa es ve toriels :


les ve teurs en géométrie, ertaines suites, ertains polynmes, des matri es, ..., .

Question 5 : Le orps K est-il un espa e ve toriel de dimension 1 sur lui-même ?

On parle de K-droite ve toriel où tout élément de K est une base ve toriel.

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3 Ensemble de Nombres
3.1 Généralités
Dénition
Les ensembles de nombres sont des ensembles emboités vériant les in lusions suivantes

N⊂Z⊂D⊂Q⊂R⊂C
Ils sont munis de lois de omposition internes qui sont des opérateurs arithmétiques "+" et "×".

3.2 Nombres entiers naturels N


L'ensemble des entiers naturels est noté N = { 0, 1, 2, ..., n, ... }.
N∗ = N − {0} est l'ensemble des entiers naturels sans l'élément "0" (zéro).

On dénit une addition interne notée "+" et une multipli ation interne. notée "×".

Notation symbolique ourante

Symbole Dénomination é riture expli ite notation à l'aide du symbole


Pk=n
somme 1 + 2 + 3 + 4 + ... + n k
P
k=1

Qk=n
produit 1 x 2 x 3 x 4 x ... x n k
Q
k=1

! fa torielle 1 x 2 x 3 x 4 x ... x n n ! (fa torielle n)

Division eu lidienne dans N


Soient (a,b) ǫ N × N∗ , il existe (q, r) ǫ N2 , unique, tel que :
a=b×q+r ave 0 ≤ r < b (10)
a est le dividende, b est le diviseur, r est le reste, et q est le quotient de la division eu lidienne de a par
b dans N.

Exemple : a = 11, b = 2, q = 5, r = 1

Prin ipe des démonstrations par ré urren e


Les propriétés de N se prêtent au raisonnement par ré urren e.

Soit p(n) un énon é mathématique (ou proposition) dépendant de n (entier naturel), et énon é est vrai
pour tout n de N si et seulement si :

(
Initialisation p(0) est vraie,
(11)
Hérédité p(k) est vraie ⇒ p(k + 1) vraie ∀kǫN

3.3 Nombres entiers relatifs Z


Dénition : Z = { ..., -n, ..., -1, 0, 1, 2, ..., n, ... } et Z∗ = Z -{0}

On dénit :
 une addition interne (notée "+") et une multipli ation interne (notée "." ou "×")

 une relation d'ordre ≤ telle que : a ≤ b ⇒ a + c ≤ b + c a ≤ b et c > 0 ⇒ a × c ≤ b × c

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 une division eu lidienne telle que :


pour tout ouple (a, b) ǫ Z × Z∗ , il existe un ouple unique (q , r) ǫ Z2 vériant a = bq + r ave
0 ≤ |r| < |b| où q est appelé quotient et r est appelé reste.

3.4 Nombres dé imaux D


Les nombres de la forme r = 10an , où a ∈ Z et n ∈ N, sont des nombres rationnels dé imaux.
Autrement dit r est une fra tion d'un entier par une puissan e de 10.

1 2
Exemples : , .
10 103
2

2
Question 6 : Montrer que ∈ D.
5

3.5 Nombres rationnels Q


a
On appelle fra tion tout ouple (a, b) ǫ Z × Z∗ noté .
b
a a′
Par dénition :
b
= ′
b
⇐⇒ a × b′ = b × a′
a a
L'ensemble des fra tions égales à dénit un nombre rationnel r = .
b b

3.6 Nombres réels R


L'ensemble des nombres réels est noté R.

Dans et ensemble, on dénit deux opérations internes :


 une addition ("+") et une multipli ation ("×" ou ".") omportant les propriétés :
• asso iativité,
• ommutativité,
• possédant un élément neutre,
• possédant un opposé.
• de plus la multipli ation est distributive par rapport à l'addition.

 une relation d'ordre.

(R, +, ×) est un orps ommutatif.

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4 Arithmétique
4.1 Notions de Partie entière, partie fra tionnaire
∀x ∈ R, on dénit :
 Partie entière : On appelle partie entière E(x) du réel x le plus grand entier inférieur
ou égale à x.
E(x) vérie : E(x) ≤ x < E(x) + 1
 Partie fra tionnaire :
[x] = x − E(x)
 Exemples
2 ≤ 2.5 < 3 [x] = 0.5 E(x) =2
0 ≤ 0.5 < 1 [x] = 0.5 E(x) = 0 (12)

−1 ≤ −0.5 < 0 [x] = 0.5 E(x) = −1

4.2 Notion de Valeur absolue


 Dénition

|x| = x si x ≥ 0
|x| = −x si x ≤ 0
 Propriétés

|x| = 0⇔x=0
|xy| = |x|.|y|
||x| − |y|| ≤ |x + y| ≤ |x| + |y|
 Exemples
x -2 -2 2 2
y -1 1 -1 1

|x| 2 2 2 2

|y| 1 1 1 1

|x| - |y| 1 1 1 1

|x + y| 3 1 1 3

|x| + |y| 3 3 3 3

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4.3 Puissan es et Radi aux

a0 = 1
an+1 = an xa
1
a−n = n a 6= 0.
a
ieme √
Pour a ≥ 0, on dénit la ra ine n notée n

√ 1
b= a, b ≥ 0, ⇔ a = bn ; b = a n , a ≥ 0
n
√n m
am = a n , a > 0, mǫZ
am an = am+n
(am )n = amn
(ab)m = am bm
√ √
Exemples de nombres réels : 2, 4 3, π , ...

4.4 Dénombrements
Arrangements
Dénition : E est un ensemble de ardinal n, n ∈ N∗ , p ∈ N∗ tel que n ≥ p, un arrangement
de p éléments de E est un p-uplet (x1 , x2 , ..., xp ) formé d'éléments distin ts deux à deux
de E.

Le nombre d'arrangements de p éléments de E est : Apn = n(n − 1)..(n − p + 1).


0
Pour tout n ∈ N, on pose : An = 0

Autre é riture : Pour tout n ∈ N, tout p ∈ N, tels que p ≤ n

n!
Apn = ave 0! = 1. (13)
(n − p)!
Exemples : Une urne ontient 5 billes U = {a, b, c, d, e}.
3 5! 5!
1. On tire su essivement 3 billes. Il existe A5 = = = 60 arrangements de 3 billes
(5−3)! 2!
parmi 5.

2 5! 5!
2. Si on tire 2 billes parmi 5, il y a A5 = = = 20 arrangements.
(5−2)! 3!

Permutation
Dénition : E est un ensemble de ardinal n ≥ 1, une permutation de E est un arrangement
des n éléments de E. Le nombre de permutations des éléments de E est :

Ann = n! = n(n − 1)(n − 2)..2x1. (14)

Exemples
1. Soit E = {e1 , e2 , e3 }, les permutations possibles sont : e1 e2 e3 ; e1 e3 e2 ; e2 e1 e3 ; e2 e3 e1 ;
e3 e1 e2 ;e3 e2 e1 .
3 3!
On obtient : A3 = = 6 arrangements.
(0)!

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5 5!
2. Si on tire su essivement les 5 billes de l'urne pré édente, on obtient A5 = = 120
(0)!
arrangements.

Combinaison
L'ordre dans lequel sont pla és les objets n'a pas d'importan e.
Dénition : E est un ensemble de ardinal n, p ∈N tel que p ≤ n, une ombinaison de p
éléments de E est une partie de E à p éléments. Le nombre de ombinaisons à p éléments
de E est :

Apn n!
Cnp = (np ) = = (15)
p! p!(n − p)!

Règles de al uls

∀n ∈ N, Cn0 = Cnn = 1



 ∀n ∈ N∗ ,

Cn1 = Cn(n−1) = n
(16)
 ∀n ∈ N, p ∈ N
 tel que p ≤ n, Cnp = Cnn−p

p−1 p
1 ≤ p ≤ n − 1, Cnp = Cn−1

∀n ∈ N, p ∈ N tel que + Cn−1

Exemple : Le nombre de ombinaisons de 2 billes parmi 5 est :


2 5 A2 5! 5!
C5 = (2 )= 5 = = = 10 ombinaisons.
2! 2!(5−2)! 2!(3)!
Le nombre d'arrangements de 2 billes parmi 5 billes est divisé par le nombre de permuta-
tions que l'on peut faire parmi les 2 billes.

On peut aussi dé omposer les ombinaisons ainsi :


- elles qui ontiennent "a" et 1 autre élément :
{a, b}, {a, c}, {a, d}, {a, e}, d'où C14 = 4,
- elles qui ne ontiennent pas "a" :
2
{b, c}, {b, d}, {b, e}, {c, d}, {c, e}, {d, e}, d'où C4 = 6,
2 1 2
et qui vérie : C5 = C4 + C4 = 4 + 6.

Triangle arithmétique de Pas al (triangle onnu hez les Perses, Al-Karaji 953-1029)

p 0 1 2 ... p-1 p ... n


n
0 (1 + a)0 1
1 (1 + a)1 1 1
2 (1 + a)2 1 2 1
p−1 p
n-1 (1 + a)n−1 1 1
Cn−1 2
Cn−1 Cn−1 Cn−1
n (1 + a)n 1 Cn1 Cn2 Cnp Cnn

p−1 p
ave Cnp = Cn−1 + Cn−1

Questions :
1. Combien y-t-il de hemins pour aller d'un n÷ud de valeur N au sommet du triangle ?

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 14


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2. Remarquer que les diagonales forment une suite de Fibona i.

4.5 Identités remarquables

1 − an+1 = (1 − a)(1 + a + a2 + ... + an ) ∀a ∈ R


Binme de Newton
n
X
(1 + a)n = Cnp ap
p=0
Xn
(a + b)n = Cnp ap bn−p
p=0
p n!
ave Cn = p!(n−p)!

Question :
Pn
Montrer que 2n i
i=1 Cn (somme des oe ients de la dernière ligne du tableau de
=
2
Pas al. Pour ela é rire l'expression de (1 + a) , puis prendre a = 1.

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5 Nombres omplexes
5.1 Dénition
L'ensemble des nombres omplexes est noté C.

On appelle nombre omplexe tout ouple (a, b) ∈ R2 tel que z = (a, b).

Sous sa forme algébrique ou artésienne, z = a + ib, où a est la partie réelle et b est la


partie imaginaire.

En maths, i
est la notation du nombre omplexe tel que i2 = −1.
2
En physique, ette notation est j et j = −1.

Représentation géométrique dans un plan

Notation ve torielle



u ve teur u
Base orthonormée

|−

u| module de


u |−

u| = 1 module du ve teur


u = 1



u ⊥−

v −

u perpendi ulaire à


u |−

v| = 1 module du ve teur


v = 1



u ⊥−

v −

u est perpendi ulaire à


u


u ,−
\ →
v angle entre


u et


v

arg(−

u,−

v) angle entre


u et


v

A tout ouple z = (a, b), on peut asso ier un point M déni dans le plan P (dit om-
plexe) muni du repère orthonormé (O,


u, −

v ).
−−→
OM = a−

u + b−

v ave |−

u| = |−

v| = 1 et


u ⊥− →v.
a et b sont les oordonnées de M dans l'espa e ve toriel de
→ −
− →
base ( u , v ).

−−→ \ −−→
|z| = |OM| = ρ≥ 0, Arg(z) = (Ox, OM) = θ (modulo 2π )

M est l'image de z et z est l'axe de M.

É riture d'un nombre omplexe


Coordonnées artésiennes :

z = a + i.b où a= partie réelle de z et b= partie imaginaire de z. (17)

Coordonnées ylindriques :

z = |z|.(cos θ + i. sin θ) où θ est déni à 2π près, θ modulo 2π, (18)

z = ρ.ei. θ (19)

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Passage entre les deux systèmes de oordonnées :



ρ = |z| =a2 + b2 ρ est le module de z (20)

a = partie reelle(z) = |z|.cos(θ) b = partie imaginaire(z) = |z|.sin(θ) (21)


b
θ = argument(z) ± 2π θ = arctan( ) ± π (22)
a
b b
θ = ± arccos( aρ ) θ = arcsin( ) ou π − arcsin( ) (23)
ρ ρ

5.2 Usage des é ritures


Soient z1 = (a1 , b1 ) = |Z1 |.ei. θ1
et z2 = (a2 , b2 ) = |Z2|.ei. θ2

Opérations d'addition, de soustra tion : représentation artésienne

z1 + z2 = (a1 + a2 , b1 + b2 ) = a1 + a2 + i(b1 + b2 ) (24)

z1 − z2 = (a1 − a2 , b1 − b2 ) = a1 − a2 + i(b1 − b2 ) (25)

λz1 = (λa1 , λb1 ) = λa1 + iλb1 λǫR (26)

Opérations de multipli ation, de division : représentation en oordonnées ylindriques

z = z1 .z2 = |Z|.ei. θ = |z1 |.|z2 |ei.( θ1 + θ2 )


(27)

|z| = |z1 |.|z2 | et θ = θ1 + θ2 (28)

(29)
i. θ i.( θ1 − θ2 )
z = z1 /z2 = |z|.e = |z1 |/|z2 |e (30)

|z| = |z1 |/|z2 | et θ = θ1 − θ2 (31)

Propriété : z∗ omplexe onjugué de z


z = a + i.b = |z|.ei. θ (32)

z ∗ = a − i.b = |z|.e−i. θ (33)

(34)
∗ ∗
(z ) = z (35)

(z1 . + z2 )∗ = z1∗ + z2∗ (36)

(z1 .z2 )∗ = z1∗ .z2∗ (37)

z.z ∗ = (a1 + i.b1 )(a2 − i.b2 ) = a2 + b2 = |z|2 (38)

Propriété :
e0 = 1 (39)

5.3 Inégalité triangulaire


Soient deux omplexes z et z ′ tels que z = a+ib et z ′ = a′ +ib′ , alors z+z ′ = a+a′ +i(b+b′ )
p b+b′
|z + z ′ | = (a + a′ )2 + (b + b′ )2 et Arg(z + z ′ ) = α ave tan(α) = a+a′

ou en ore
p p
|z+z ′ | = (r cos θ + r ′ cos θ′ )2 + (r sin θ + r ′ sin θ′ )2 |z+z ′ | = (r 2 + r ′2 + 2rr ′ cos(θ − θ′ )

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 17


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On remarque que : (r − r ′ )2 ≤ r 2 + r ′2 + 2rr ′ cos(θ − θ′ ) ≤ (r + r ′ )2 ; d'où :

||z| − |z ′ || ≤ |z + z ′ | ≤ |z| + |z ′ | (40)

5.4 Notation exponentielle


Formule d'Euler
z = |z|eiθ = |z|.(cos θ+i. sin θ) d'où eiθ = cos θ+i. sinθ et e−iθ = cosθ−i.sinθ
(41)
il en dé oule les formules d'Euler :

eiθ + e−iθ eiθ − e−iθ


cos θ = et sin θ = (42)
2 2i

Formule de Moivre
(cos θ + j sin θ)n = cos nθ + j sin nθ (43)

Ra ines niemes de l'unité


2kπ
z = rejθ , z n = r n ejnθ alors z n = 1 ⇐⇒ r n = 1 et θ= (44)
n

5.5 Appli ation à l'éle tronique


A toute grandeur sinusoïdale dépendante du temps, on asso ie une fon tion omplexe
par e que :
- les al uls sont plus simples ave des exponentielles,
iθ iθ
- il existe les relations R(e ) = cos θ et Im (e ) = sin θ

Soit un signal s(t) réel, il lui orrespond une forme omplexe S(t) telle que :

s(t) = A sin(ωt + φ) → S(t) = Aej(ωt+φ) = Aejφ eiωt

où Aejφ est appelée amplitude omplexe.

Exemples :
1. Cal ul de l'impédan e omplexe d'un diple traversé par un ourant sinusoïdale i(t)
dont la tension à ses bornes est u(t).
2. Asso iations d'impédan es omplexes en série et en parallèle.

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6 Algèbre linéaire - Appli ation linéaire


Dénition d'une fon tion ou une appli ation quel onque
On dénit deux ensembles quel onques : un ensemble de départ E et un ensemble d'arrivée
F, et une relation f asso iant à haque élément x de l'ensemble de départ un et un seul
élément y de l'ensemble d'arrivée F.
L'élément y est appelé image de x par f, y = f (x).
On dit alors que f est une appli ation de E dans F (notée f : E −→ F).

Dénition d'une appli ation linéaire


On dénit deux espa es ve toriels E et F sur un orps K, une appli ation de de E vers F
est dite linéaire si elle vérie :
2
 ∀ (a,b) ∈ E , f(a+b)= f(a) + f(b)
 ∀λ ∈ K, ∀ a ∈ E, f(λ a) = λ f(a)

Notion de Noyau et d'image d'une appli ation linéaire Soit f une appli ation de
E vers F.
 Le noyau d'une appli ation linéaire est l'ensemble des éléments de E tel que
Kerf := {x ∈ E|f (x) = 0}
 L' image d'une appli ation linéaire est l'ensemble des éléments de F tel que
Imf := {y ∈ F |∃x ∈ E : f (x) = y}

Exemple de noyau et d'image : Soit l'appli ation proje tion p : R3 −→ R3 tel que p :=
(x, y, z) −→ (x, y, 0).

Kerf := {(x, y, z) ∈ E|p(x, y, z) = 0}, le noyau est formé des points situés sur l'axe
verti al x = y = 0, 'est la droite telle que x = y =0, ∀ z

Imf := {(x, y, z) ∈ F |∃(x, y, z) ∈ E : p(x, y, z) = (x, y, z = 0)}, l'image est le plan


d'équation z = 0.

Exemple de noyau : résoudre un système d'équations linéaires revient à trouver son noyau
(trouver les valeurs de l'ensemble de départ pour lesquelles le résultat est nul dans l'en-
semble d'arrivée).

Exemple d'espa es ve toriels : les ve teurs en géométrie, ertaines suites, ertains poly-
nmes, des ensembles de matri es, ..., .

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7 Suites numériques et Séries numériques


7.1 Suites
Dénition
Une suite est une fon tion dénie sur N ou une partie de N dans R.
N → R, n → u n ; u n est le terme général.

Suite arithmétique de raison r


u0 , u1 = u0 + r , u2 = u0 + 2r , u3 = u0 + 3r , un = u0 + nr , r = un+1 − un

Suite géométrique de raison a


un+1
u0 , u1 = au0 , u2 = a2 u0 , un = an u0 , a= un

Exemple d'appli ation :


Un signal ontinu é hantillonné aux instants nTe onstitue une suite f (nTe ) = f (n) = un .

Convergen e d'une suite


La suite (un ) est onvergente, de limite l , si pour tout réel ε>0 on peut asso ier N ǫN
tel que |un − l| < ε pour tout n> N
On note limn→∞ un = l

Si la suite n'est pas onvergente, elle est divergente.

Combinaison linéaire de deux suites onvergentes


Si (un ) et (vn ) sont deux suites onvergentes, de limites lu , et lv , alors les suites : (un +λvn )
de terme général un + λvn ; et (un .vn ) de terme général un .vn ; sont onvergentes de limite
lu + λlv ; lu .lv ;

En adrement d'une suite à partir d'un ertain rang par deux suites onver-
gentes vers la même limité
Si (un ) et (vn ) onvergent vers la même limite l et si, à partir d'un ertain rang un ≤
wn ≤ vn alors (wn ) onverge aussi vers l.

Suites monotones
La suite (un ) est monotone roissante si un+1 ≥ un pour tout n.
S'il existe M tel que un ≤ M pour tout n, (un ) est majorée par M.

La suite est monotone dé roissante si un+1 ≤ un pour tout n .


S'il existe m tel que un ≥ m pour tout n, (un ) est minorée par m.

Toute suite roissante et majorée est onvergente.


Toute suite dé roissante et minorée est onvergente.

Suites adja entes


Deux suites (un ) et (vn ) sont adja entes si :
(un ) est roissante, (vn ) est dé roissante et limn→∞ (un − vn ) = 0.

Deux suites adja entes sont onvergentes et admettent la même limite.

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Suites ré urrentes
On appelle suite ré urrente une suite dénie par un+1 = f (un ) ave u0 ǫ[a, b] donné.

Si la suite onverge vers une limite l , ette limite est l'abs isse du point
I(l, f (l)), qui est

l'interse tion de l'ar AB et de la première bisse tri e des axes et la dérivée vérie |f | < 1.

Exer i es :
1. Étudier la onvergen e des suites dénies i-dessous.
1 ∗
1.1 un = , pour n ǫN
n
1 ∗
1.2 un = n + , pour n ǫN
n
nπ ∗
1.3 un = sin , pour n ǫN
4

2. Suite ré urrente
2.1 Construire les termes su essifs de la suite un = 4(1 + ln(un−1 )) dénie sur [a, b℄ en
onsidérant l'ar AB d'équation y = f (x) où xǫ[a, b] en plaçant les points M0 (u0 , f (u0 ),
M1 (u1 , f (u1),M2 (u2 , f (u2), ...
2.2 Quelles est la limite de la suite,

2.3 Cal uler la dérivée f .

3. Suite géométrique (un ) de terme général un = an , nǫN, aǫR.


Étudier la onvergen e dans les as suivants.
3.1 Cas 1 : a > 1; as parti ulier : a = 1 + α, ave α >0
3.2 Cas 2 : a=1
3.3 Cas 3 : a < 0.

4. Exemple d'appli ation : Représentation des signaux numériques ou é hantillonnés.

7.2 Séries numériques


Soit (un ) une suite numérique.

Dénition P
On appelle série de terme général un , notée un , la suite dont les termes su essifs sont :

n
X
S0 = u 0 , S1 = u 0 + u 1 , Sn = u0 + u1 + ... + un = uk (45)
k=0

Pn(Sn ) est dite "suite des sommes partielles". P


La suite
Sn = k=0 uk est la nième somme partielle de la série un .
ime
P P∞
La somme Rn est appelée le n reste de la série un Rn = k>n+1 uk .
P
Si la suite (Sn ) possède
P une limite S, la série un est onvergente de somme S.
On note S = limn→∞ un
P
Si la suite (Sn ) est divergente, la série un est divergente.

Autrement dit : si ∀p, q à partir d'un ertain rang, |Sp − Sq | < ε, alors la série est onver-
gente.

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 21


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Exemple d'appli ation : Le développement en série de Fourier est un outil d'analyse des
signaux analogiques.

Théorème de l'équivalent
limn→∞ uvnn = 1,
P P
Si deux séries à termes positifs un et vn sont telles que alors elles
sont de même nature. On é rit : un ∼ vn (équivalent à).

Majoration
Si une série de terme général (un ) est majorée par une série onvergente (vn ) alors (un )
onverge.

Remarques P P
Remarque 1 : un 6= 0 ⇒ un divergente

n 1
P
exemple :
3n+1
diverge ar lim un = 2
P P
Remarque 2 : un = 0 n'implique pas un onvergente

1
P
exemple :
n
ave n>0 diverge même si lim un −→ 0 ;

ar
1 1 1 1 1
S2n − Sn = + + ... + >n· > (46)
n+1 n+2 2n 2n 2
Si la série était onvergente on aurait lim Sn = S et lim S2n = S et la diéren e ne pourrait
1
pas être majorée par .
2

Série géométrique
∞ 1−an+1
an ; Σni=0 an =
P
n=0 Démontrer que
1−a
; Cas 1 : |a| ≥ 1, Cas 2 : |a| < 1.

Série de Riemann
1
On appelle série de Riemann une série de terme général : un = nα
, αǫR∗+ , n ≥1
Sn est dite somme partielle Sn = 1 + 21α + ... + n1α
Cas 1 : α ≤ 1 ; α = 1 ; Cas 2 : α > 1 ; α = 2.

Rayon de onvergen e et ritère de onvergen e


un+1
On appelle rayon de onvergen e le rapport :
un
Si à partir d'un ertain rang n > N,

un+1 P
Critère de D'Alembert
un
≤ l < 1, la série un onverge,

un+1 P
un
≥ 1, la série un diverge.

√ P
Critère de Cau hy n
u n ≤ l < 1, la série un onverge,

√ P
n u n ≥ 1, la série un diverge.

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 22


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On al ule l = limn→∞ uun+1
n
ou l = limn→∞ n un ,
P P
si l < 1, la série un onverge, si l >, la série un diverge.

Série absolument onvergente


Si |u1| + |u2 | + |u3 | + .... + |un | , la série des valeurs absolues est onvergente, on dit que
la série est onvergente absolument.
Si la série des valeurs absolues est divergente et la série est onvergente, on dit que la série
onverge simplement ou est semi- onvergente.

Série alternée
Une série est dite alternée si (un ), n ≥ k est tel que ∀n ≥ k , un .un+1 < 0

Critère de Leibnitz (pour une série alternée)


Pour qu'une série alternée onverge, il sut que la suite (un ) pour n ≥ k soit dé roissante
et onverge vers zéro.

Remarque
1. Il est é rit "il sut". Il existe des as où le ritère n'est pas vérié et pour lesquels la
série onverge.
1 2(−1)n
2. Le ritère ne donne pas la somme. Exemple : (vn ) = 2n
+ 2n
.

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8 Polynmes, Fra tions rationnelles


8.1 Polynmes
Dénition
On note
P (x) = a0 + a1 x + a2 x2 + ...an xn (47)

le polynme déni par la suite (ap )p∈N ave ap = 0 pour p > n.

Pnk
Si P(x)= k=p ak x ave p ≤n et ap 6= 0, an 6= 0, on appelle degré de P l'entier n et
valuation de P l'entier p.

Formule de Taylor
n
X p(k) (a)
P (x) = (x − a)k (48)
k=0
k!
La formule de Taylor est un développement polynomial.
Appli ation : Modélisation d'un phénomène physique, d'un volume, surfa e, ourbe,

8.2 Division polynomiale


La division d'un polynme peut être ee tuée suivant :
 les puissan es dé roissantes : division eu lidienne
 les puissan es roissantes : division non eu lidienne.

8.3 Fra tions rationnelles


Une fon tion rationnelle est un rapport de fon tions polynmes à valeurs dans un ensemble
K. Cet ensemble est généralement R (ensemble des réels) ou C (ensemble des omplexes).
Si P(x) etQ(x) sont deux fon tions polynmes et si Q(x) n'est pas une fon tion nulle, la
P(x) P(x)
fon tion f (x) = Q(x) est dénie pour tout x tel que Q(x) 6= 0 par f (x) = Q(x)

Les ra ines du polynme Q(x) sont appelées ples de la fon tion rationnelle.

Rédu tion des fra tions rationnelles en éléments simples dans C


Une fra tion rationnelle irrédu tible de C peut s'é rire :

P (x) P (x)
F (x) = = Qp ki
(49)
Q(x) i=1 (x − ai )

où ai est un ple d'ordre ki ave ki ≥ 1

F(x) admet une dé omposition unique sous la forme


 
p kj
X X αij 
F (x) = E(x) +  (50)
i=1 j=1
(x − αi )j

où E(x) ∈ C, E(x) est la partie entière de F(x), E(x) est le quotient de la division eu li-
dienne de P(x) par Q(x).

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Si a est un ple simple de F(x) alors :


P (x) P (x) α S(x)
F (x) = = = + (51)
Q(x) (x − a)Q1 (x) x − a Q1 (x)
P (a) P (a)
ave α= Q1 (a)
= Q′ (a)

Si a est un ple d'ordre k


P (x)
F (x) = où Q(x) = (x1 − a)k Q1 (x) (52)
Q(x)
alors la partie relative au ple a,

α1 α2 αk
+ 2
+ ... (53)
(x − a) (x − a) (x − a)k
est al ulée en ee tuant la division suivant les puissan es roissantes de P par Q à l'ordre
(k-1)

Rédu tion des fra tions rationnelles en éléments simples dans R


Une fra tion rationnelle irrédu tible de R peut s'é rire :

P (x) P (x)
F (x) = = Qp ki
Qp 2 lj
(54)
Q(x) i=1 (x − ai ) j=1 (x + bj x − a+ cj )

ave b2j − 4cj < 0, (j=1, ..., q) et où ai est un ple d'ordre ki ave ki ≥ 1.

F(x) admet une dé omposition unique


   
kj p lj
q
X X αik X X βlj x + γlj
F (x) = E(x) +  +   (55)
i=1
(x − αi )k j=1
(x2 + bj x + cj )l
k=1 l=1

αik
est appelé élément de première espè e,
(x − αi )k
(56)
βlj x + γlj
est appelé élément de deuxième espè e,
(x + bj x + cj )l
2

Re ette
 Pour les éléments de première espè e, on pro ède omme dans C.
ak k
Pour déterminer , on peut multiplier par (x − a) et substituer x par la valeur
(X−a)k
de a.

 Pour les éléments de deuxième espè e, on peut dé omposer dans C et regrouper les
éléments relatifs aux ples onjugués.

2
 Si Q(x)=(x + px + q)N on peut pro éder à des divisions eu lidiennes su essives du
numérateur.

 il est possible de substituer x par une valeur parti ulière,

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 25


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 il est possible de multiplier F(x) par x et de faire tendre x vers ∞.

 on utilise la parité de F(x) ou son onjugué.

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9 Fon tions numériques


9.1 Dénition d'une fon tion
Rappel : Une fon tion (ou appli ation) numérique est dénie sur un ensemble E, sous-
ensemble de R si à tout x de E, on peut asso ier un nombre unique noté f (x) dans
l'ensemble d'arrivée F.
E est appelé l'ensemble de dénition de la fon tion. y = f (x) est l'équation artésienne
de f.

9.2 Fon tion ou Appli ation ré iproque


Rappel : Si une appli ation f : E → F est bije tive, à tout élément de F est asso ié
un unique anté édent par f dans E. Ce i dénit don une appli ation, que l'on appelle
appli ation ré iproque de f , et qui, dans e as, est également une bije tion, dite aussi
−1
bije tion ré iproque de f notée f .
−1
Le graphe de f est le symétrique du graphe de f.

Exemple
La fon tion des réels positifs dans eux-même qui à x asso ie x2 est une bije tion, sa
ré iproque est la ra ine arrée, et le graphe de l'une se déduit de l'autre par symétrie par
rapport à la droite d'équation y =x.

9.3 Prin ipales propriétés pour l'étude d'une fon tion


Parité : soit f dénie sur E,
f est paire si pour tout xǫE et −xǫE , f (−x) = f (x),
f est impaire si pour tout xǫE et−xǫE , f (−x) = −f (x)

Si le système d'axe de représentation de la fon tion est orthonormée :


si f est paire, la ourbe de f admet Oy omme axe de symétrie,
si f est impaire, la ourbe de f admet O pour entre de symétrie.

Périodi ité :
f est périodique de période T, si f (x + T ) =f (x) ∀ x ǫ E. T est le plus petit réel positif
vériant ette relation. L'étude de la fon tion f (x) se fait sur l'intervalle ε = [x0 , x0 +T[
. Dans et intervalle, la fon tion est appelée fon tion motif.
Appli ation : Une fon tion périodique de période T est une fon tion modulo T.

Monotonie
f (x2 )−f (x1 )
f est monotone sur I = [x1 , x2 [ de E si son taux de variation τ = x2 −x1
garde le même
signe.
Si τ ≥ 0, la fon tion est roissante, si τ ≤ 0, la fon tion est dé roissante, si τ = 0, la
fon tion est onstante.

Asymptotes (ou bran hes innies)


Si lim f (x) → ∞ pour x → x0 la droite d'équation x = x0 est une asymptote.
Si lim f (x) → y0 pour x → ∞ la droite d'équation y = y0 est une asymptote.
Si lim [f (x) − f (ax + b)℄ = 0 pour x → ∞(a 6= 0) la droite d'équation y = ax + b est une

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 27


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asymptote. Alors on peut é rire f (x) = ax + b + ε(x), pour x → ∞, ε(x) = 0.

Re ette pour étudier une fon tion


1. Re her her l'ensemble de dénition,

2. Re her her l'ensemble d'étude pour une fon tion périodique

3. Étude du sens de variation

4. Re her he de bran hes innies

5. Tra er la ourbe

9.4 Continuité
Dénition de la ontinuité
f est dénie sur E et elle est ontinue en x0 ǫ E si : limf (x) = f (x0 ) pour x → x0

Continuité sur un intervalle


f est ontinue sur [a, b], si elle est ontinue en tout x0 ǫ]a, b[ et elle est ontinue en x=a
et en x = b.

Borné
f est bornée sur [a, b] si m ≤ f (x) ≤ M où m = inf f (x) pour x ǫ[a, b] et M = sup f (x)
pour x ǫ[a, b].
Tout µǫ [m, M] est l'image d'au moins un xǫ[a, b].

9.5 Lien entre Parité, Continuité et Fon tions ré iproques


Une fon tion f est ontinue et stri tement roissante sur un intervalle [a, b] ⊂ R,
∀xǫ[a, b], f (a) ≤ f (x) ≤ f (b), toute valeur de yǫ[f (a), f (b)] est l'image d'un x unique de
[a, b].
L'appli ation f : [a, b] → [f (a), f (b)] est alors une bije tion.
De même si l'appli ation est stri tement dé roissante, 'est une bije tion.

Conséquen e 1
Si f est ontinue et stri tement roissante sur un intervalle [a, b℄ de R, et si f (a) · f (b) < 0,
l'équation f (x) = 0 possède une ra ine unique rǫ]a, b[

Conséquen e 2
∀yǫf (I), ∃x unique de I tel que f (x) = y . Il existe don une bije tion de f (I) vers I, notée
f −1 telle que : x = f −1 (y), f −1 est appelée fon tion ré iproque de f .

Propriétés de f −1
f −1 est monotone de même sens de variation que f, les ourbes de f et de f −1 sont
symétriques par rapport à la première bisse tri e des axes.

9.6 Fon tions usuelles


9.6.1 Fon tions "Puissan es"
Fon tion linéaire
f (x) = ax où xǫR

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Fon tion ane


f (x) = ax + b où xǫR
Fon tion valeur absolue
f (x) = |x| où xǫR
Fon tion é helon unité

u(x) = 0 si x < 0; xǫR


u(x) = 1 si x ≥ 0; xǫR
Fon tion quadratique
f (x) = ax2 où xǫR
Fon tion homographique
a
f (x) = où xǫR
x
Fon tion ra ine quadratique

f (x) = x où xǫR+
Fon tion "Puissan e"

f (x) = xn où xǫR et nǫN

9.6.2 Fon tions "Trigonométriques"

f (x) = sin x où xǫR


g(x) = cos x, xǫR et T = 2π
π
h(x) = tan x où (xǫR/ + kπ, T = π).
2
On remarque que | sin x| ≤ 1 ; | cos x| ≤ 1 ; | sin x| ≤ |x|.

9.6.3 Fon tions "logarithme népérien et exponentielle"

f (x) = ln x, xǫR∗+ et g(x) = ex , xǫR


y = ln x et x = ey
Ces deux ourbes sont symétriques par rapport à la première bisse tri e des axes. Plus
généralement
ln x
loga x =
ln a
Propriétés algébriques des fon tions logarithmiques
Quels que soient x et y positifs, et α ∈ R,

ln(xy) = ln(x) + ln(y) (57)


 
x
ln = ln(x) − ln(y) (58)
y
(59)

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Dérivée des fon tions logarithmiques


u′
(ln)′ (u) = pour tout x ∈ R∗+ (60)
u
Croissan e omparée
Pour x susamment grand et pour tout α > 0,
ln x < x · α < ex
Pour x tend vers l'inni et pour tout α > 0,
ln x
limx→+∞ =0

ex
limx→+∞ = +∞

Propriétés algébriques des fon tions exponentielles
Quels que soient x et y ∈ R, et α ∈ R,
ex+y = ex ey (61)
ex
ex−y = ex e−y = y (62)
e
(63)

Dérivée des fon tions exponentielles


(exp)′ (x) = exp(x) pour tout x ∈ R (64)

(exp)′ (u) = u′ exp(u) si u est une fon tion (65)

9.6.4 Fon tions hyperboliques


Cosinus hyperbolique
ex + e−x
cosh x =
2
Sinus hyperbolique
ex − e−x
sinh x =
2
Tangente hyperbolique
sinh x
tanh x =
cosh x
Relations :

cosh x + sinh x = ex cosh x − sinh x = e−x


1
cosh2 x − sinh2 x = 1 1 − tanh2 (x) =
cosh2 (x)

9.6.5 Fon tions exponentielles


Les phénomènes exponentielles sont dé rits par des fon tions de la forme

f (t) = keαt , kǫR+ , αǫR.


Si α > 0, f est roissante, si α < 0, f est dé roissante.

Les phénomènes vibratoires amortis sont dé rits par de fon tions de la forme :

f (t) = Ae−αt cos(ωt − ϕ), AǫR+ , αǫR+ .

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9.7 Transformations trigonométriques


Formule de Moivre
∀n ∈ Z, ∀θ ∈ R, (cos(θ) + i sin(θ))n = cos(nθ) + i sin(nθ) (66)

Formule d'Euler
eiθ + e−iθ eiθ − e−iθ
∀θ ∈ R cos(θ) = ; sin(θ) = (67)
2 2i
Ra ines n-ième
∀n ∈ N∗ , ∀z ∈ C∗ , z = reiθ , z admet n ra ines n-ièmes

k ∈ [0, n − 1]
θ 2ikπ
zk = n
rei n + n

Relations trigonométriques usuelles


Ces relations se déduisent de la relation suivante :

ei(a+b) = ei(a) .eib (68)

d'où :

cos(a + b) = cos(a) cos(b) − sin(a) sin(b)


cos(a − b) = cos(a) cos(b) + sin(a) sin(b)
sin(a + b) = sin(a) cos(b) + sin(b) cos(a)
sin(a − b) = sin(a) cos(b) − sin(b) cos(a)
On en déduit :

cos(2a) = 2 cos2 (a) − 1 = 1 − 2 sin2 (a)


sin(2a) = 2 sin(a)cos(a)
Soient a et b ∈ R,
  
a+b a−b
sin a + sin b = 2 sin cos
2 2
   
a+b a−b
cos a + cos b = 2 cos cos
2 2
Soit x ∈ R, on pose t = tan x2 , alors :

2t 1 − t2 2t
sin x = ; cos x = ; tan x =
1 + t2 1 + t2 1 − t2

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10 Dérivation
10.1 Dérivabilité
La fon tion f (x) est dénie sur un intervalle I de R. Elle est dérivable en x0 s'il existe
un réel A et une fon tion ε tels que : f (x) = f (x0 ) + A(x − x0 ) + (x − x0 )ε(x) et pour
x → x0 , lim ε(x) = 0.

Cette é riture de f (x) est appelée développement limité à l'ordre 1 de f en x0 . On note


A = f ′ (x).
f (x)−f (x0 )
On en déduit :
x−x0
= f ′ (x0 ) + ε(x),
f (x)−f (x0 )
d'où f est dérivable en x0 pour x → x0 , si lim
x−x0
= f ′ (x0 )

Si une fon tion est dérivable en un point alors elle est ontinue en e point, la ré iproque
n'est pas vraie.

L'interprétation géométrique de la dérivée onduit à la Notion de tangente.

10.2 Classe C n sur un intervalle I


Soit f dénie sur un intervalle I.
′ ′
Si f est dérivable sur et intervalle, on dénit f , si f est ontinue sur I, f est dite de
1
lasse C .
′ ′ ′ ′′
Si f est dérivable , on dénit la dérivée se onde (f ) = f ...
n−1 ieme n−1 ′
Si f est dérivable , on dénit la dérivée n , (f ) = f n , si f n est ontinue, f
n
est dite de lasse C sur I.

10.3 Opération sur les dérivées


f
Si f et g sont deux fon tions dérivables sur I, les fon tions : λ.f , f.g , g
sont dérivables
(pour λ réel et g 6= 0).

10.3.1 Dérivées de Somme et de Produit de deux fon tions

(f + g)′ = f ′ + g ′ (λf )′ = λf ′ (69)


 ′ ′
f g′
(f g)′ = f ′ g + f g ′ g
= f g−f
g2
(70)

′ ′ ′
Si f est dérivable en x0
et g est dérivable en y0 = f (x0 ), alors : (gof ) = g [f (x0 )].f (x0 )
−1
Si f
est dérivable sur I, f est l'appli ation ré iproque
′ −1
Si fest dérivable est x0 et si f (x0 ) 6= 0, alors f est dérivable en y0 = f (x0 ) , d'où :
−1 ′ 1
(f ) (y0 ) = f ′ (x0 )

10.3.2 Dérivée partielle


On dénit une fon tion f de deux variables x et y omme une appli ation de E, sous-
2
ensemble de R dans R. On onsidère : f1 (x) = f (x, y0 ) si (x, y0 )ǫ E dérivable en x0 et
f2 (y) = f (x0 , y) si (x0 , y)ǫ E dérivable en y0 , la fon tion f est dite partiellement dérivable

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par rapport à x et à y en (x0 , y0 ).

On utilise les notations suivantes :


 
′ f (x, y0 ) − f (x0 , y0 )
fx (x0 , y0) = f1′ (x0 ) = limx→x0 (71)
x − x0
 
′ f (x0 , y) − f (x0 , y0 )
fy (x0 , y0 ) = f2′ (y0 ) = limy→y0 (72)
y − y0
∂f
fx′ (x, y) ou
∂x
∂f
fy′ (x, y) ou
∂y
É riture diérentielle totale :
PN ∂f
Soit f (x1 , x2 , ..., xN ), df = i=1 ∂xi dxi où N est le nombre de variables xi dont f
dépend.
Cette é riture est utilisée pour ee tuer des al uls d'erreur.

10.3.3 Dérivée partielle du se ond ordre


Soit f (x, y)
une fon tion de deux variables, ontinue et dérivable sur un intervalle I dont
′ ′ ′′
les dérivées partielles fx (x, y) et fy (x, y) sont ontinues et dérivables alors fxy (x, y) =
′′
fyx (x, y).

10.3.4 Interprétation des dérivées


Soit une fon tion dérivable sur [a, b]. Si f ′ (x) = 0, alors f est onstante sur [a, b], ou elle
possède un extrémum en x0 : un minimum, un maximum ou un point d'inexion.

Si f (x) > 0, alors f est stri tement roissante sur [a, b],

Si f (x) < 0, alors f est stri tement dé roissante sur [a, b].

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Formulaire

fon tion f(x) dérivée f '(x) fon tion f(x) dérivée f '(x)

k, kǫR 0 xn , nǫN∗ nxn−1


√ 1 √ √
1 nx
x, xǫ]0, +∞[ √
2 x
n
x, nǫN∗ , xǫ]0, +∞[, n x


si n est pair, R si n est impair

1
x
, xǫR∗ − x12 1
xn
, nǫN∗ , xǫR∗ 1
−n xn+1
1
xα , αǫR, xǫ]0, +∞[ αxα−1 ln(x), xǫ]0, +∞[ x

ex , xǫR ex

cosh(x), xǫR sinh(x) sinh(x), xǫR cosh(x)

tanh(x), xǫR 1 − tanh2 (x) cos(x), xǫR − sin(x)


π  1
sin(x), xǫR cos(x) tan(x), xǫR − 2
+ kπ , kǫZ cos2 (x)
= 1 + tan2 (x)

Fon tions omposées, u est dérivable sur I

1 u ′
un , nǫN∗ nu′ un−1 un
, nǫN∗ −n un+1
√ u′
uα , αǫR et u(α) > 0 αu′.uα−1 u, u(α) > 0 √
2 u

u′
ln ◦u, u(α) > 0 u
eu u′ eu

sin ◦u u′.(cos ◦u) cos ◦u −u′ . sin ◦u

10.4 Formule de Taylor


Soit une fon tion f possédant des dérivées ontinues à l'ordre n sur [a, b] et dérivable à
l'ordre n+1 sur ]a, b[. Il existe cǫ]a, b[ tel que :
(b − a)n n (b − a)n+1 n+1
f (b) = f (a) + (b − a)f ′ (a) + ... + f (a) + f (c) (73)
n! (n + 1)!
Si a= 0 et b = x, et que l'on pose c = θx ave θǫ[0, 1[, on obtient la formule de Ma
Laurin :
n
X (x)p (x)n+1 n+1
f (x) = f p (0) + f (θx) (74)
p=0
p! (n + 1)!
Pn (x)p p
P (x) = p=0 p!
f (0) est appelé Polynme de Taylor de f en x=0

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(x)n+1 n+1
(n+1)!
f (θx) est appelé le reste de Lagrange.

Le polynme de Taylor sert à appro her une fon tion. On utilise ouramment les fon tions
suivantes :

x2 xn
ex = 1 + x + + ... + + xn+1 εn+1 (x) (75)
2! n!
x3 x5 x2n+1
sin x = x− + + ... + (−1)n + x2n+2 ε2n+2 (x) (76)
3! 5! 2n + 1!
x2 x4 x2n
cos x = 1− + + ... + (−1)n + x2n+1 ε2n+1 (x) (77)
2! 4! 2n!
1 2 17 7
tan x = x + x3 + x5 + x + x2n+1 ε2n+1 (x) (78)
3 15 315
1 x3 1 3 x5 13 5 2n − 1 x2n+1
arcsin x = x+ . + . + ... + . ..... + x2n+2 ε2n+2 (x) (79)
2 3 24 5 24 6 2n 2n + 1
1 1 (−1)n 2n+1
arctan x = x − x3 + x5 − ... + x + x2n+2 ε2n+2 (x) (80)
3 5 2n + 1
1 x3 1 3 x5 1 3 5 2n − 1 x2n+1
argsh x = x − . + . . − ... + (−1)n . . . ..... . + x2n+2 ε2n+2 (x)
(81)
2 3 2 4 5 2 4 6 2n 2n + 1
1 1 1
argth x = x + x3 + x5 + ... + x2n+1 + x2n+2 ε2n+2 (x) (82)
3 5 2n + 1
x3 x5 x2n+1
sinh x = x+ + + ... + + x2n+2 ε2n+2 (x) (83)
3! 5! 2n + 1!
x2 x4 x2n
cosh x = 1+ + + ... + + x2n+1 ε2n+1 (x) (84)
2! 4! 2n!
x2 x3 xn
ln(1 + x) = x− + + ... + (−1)n+1 + xn+1 εn+1 (x) (85)
2 3 n
α(α − 1) 2 α(α − 1)(α − 1)...(α − n + 1) n
(1 + x)α = 1 + αx + x + .... + x + xn+1 εn+1(86)
(x)
2 n!

10.5 Opérations sur les développements limités


Somme, Produit, quotient
Soient deux fon tions f et g dénies au voisinage de 0 et développables à l'ordre n.
f (x) = Pn (x) + xn .ε1 (x) ave limx→0ε1 (x) = 0
g(x) = Qn (x) + xn .ε2 (x) ave limx→0ε2 (x) = 0
f
Les fon tion f + g, f g, et
g
(si g(0) 6= 0) sont développables à l'ordre n au voisinage de
0. De plus :
- la partie régulière de f + g est Pn + Qn ;
- la partie régulière de f g est le polynme obtenu en ne onservant dans Pn Qn que les
termes de degré inférieur ou égal à n.
f
- la partie régulière de
g
est le quotient à l'ordre n dans la division en puissan es
roissantes de Pn par Qn

Fon tions omposées


Soient deux fon tions f et g dénies au voisinage de 0 et développables à l'ordre n. La
fon tion omposée gof admet un développement limité d'ordre n en 0.

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Exemples
f (x) = ln( 1+x
1−x
)
2 3 4 2 3 4
f (x) = ln(1 + x) − ln(1 − x) = (x − x2 + x3 − x4 + x5 ε1 (x)) − (−x − x2 − x3 − x4 + x5 ε2 (x))
3 5
f (x) = ln(1 + x) − ln(1 − x) = 2x + 2 x3 + 2 x5 + x5 ε3 (x)
1+x
Si x = 0.9 ; f (x) = 2.28 à l'ordre 3 ; f (x) = 2.52 à l'ordre 5 ; f (x) = ln( 1−x ) = 2.94 .

Appli ation à la Re her he de limites ou à l'étude lo ale d'une fon tion

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11 Intégration
11.1 Dénition de l'intégrale
Soit la fon tion f supposée bornée sur [a, b]. On onsidère la subdivision de [a, b] tel que
a = x0 , x1 , ..., xn = b ave xi = a + ih, 0 ≤ i ≤ n. Par dénition, f est dite intégrable sur
[a, b] si laPsomme
n−1
Sn = b−a n i=0 f (ξ), ξǫ[xi , xi+1 ] admet une limite lorsque n → ∞.
Cette limité est appelée intégrale de f sur [a, b].

b n−1
b−aX
Z
f (x)dx = limn→∞ f (ξ)
a n i=0
Toute fon tion bornée et monotone est intégrable sur [a, b]
Toute fon tion ontinue sur [a, b] est intégrable sur [a, b]

Appli ation : Interprétation géométrique de la somme

11.2 Propriétés de l'intégrale


Formule de Chasles
Z b Z c Z c
f (x)dx + f (x)dx = f (x)dx
a b a
Linéarité Z b Z b Z b
(f (x) + λg(x)) dx = f (x)dx + λg(x)dx
a a a

Inégalités
Rb
Si f est positive sur [a, b℄ (a<b), f (x)dx ≥ 0, alors :
a
Z b Z b
f (x) ≤ g(x) sur [a, b] ⇒ f (x)dx ≤ g(x)dx
a a
Z b Z b


f (x)dx
≤ |f (x)|dx
a a

Théorème de la moyenne Rb
Si f est ontinue sur [a, b], il existe cǫ[a, b] tel que
a
f (x)dx = (b − a)f (c)
Rb
Démonstration : est ontinue sur [a, b] et m ≤ f (x) ≤ M ⇒ m(b − a) ≤
f f (x)dx ≤
Rb a
1
M(b − a) m ≤ b−a a f (x)dx ≤ M ; f (x) est ontinue, elle prend au moins une fois
1
Rb
toute valeur de [m, M], il existe don cǫ[a, b] tel que f (c) = f (x)dx
b−a a

11.3 Méthodes d'intégration


11.3.1 linéarisation
Z b Z b Z b
(f (x) + λg(x)) dx = f (x)dx + λ g(x)dx (87)
a a a

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1) Utilisation de la linéarisation des fon tions trigonométriques

1
sin a cos b = (sin(a + b) + sin(a − b)) (88)
2
1
cos a cos b = (cos(a + b) + cos(a − b)) (89)
2
1
sin a sin b = (cos(a − b) − cos(a + b)) (90)
2
1 − cos(2a)
sin2 (a) = (91)
2
1 + cos(2a)
cos2 (a) = (92)
2
(sin(a) + cos(a))n = sin(na) + cos(na) nǫN (93)

2) Utilisation de la dé omposition en fra tions rationnelles

11.3.2 Changement de variable


Rb
Soit f une fon tion ontinue sur [a, b] telle que I= a
f (x)dx = F (b) − F (a)
On onsidère la fon tion φ, dérivable sur [a, b] telle que x = ϕ(t) ; a = ϕ(α) ; b = ϕ(β).

La fon tion omposée G(t) = F [ϕ(t)] est don dérivable : F ′ [ϕ(t)]ϕ′ (t) = f [ϕ(t)].ϕ′ (t)

De plus : G(β) = F [ϕ(β)] = F (b) et G(α) = F [ϕ(α)] = F (a)


Rβ Rβ
F (b) − F (a) = G(β) − G(α) = α
G′ (t)dt = α
f [ϕ(t)]ϕ′ (t)dt
Rb Rβ
et don
a
f (x)dx = α
f [ϕ(t)]ϕ′ (t)dt

Remarque : Si x = ϕ(t) ; dx = ϕ′ (t)dt.

11.3.3 Intégration par parties


Soit f et g deux fon tions dérivables sur [a, b] alors (f g)′ = f ′ g + f g ′
Rb Rb Rb
a
f (x)g ′(x)dx = a
[f (x)g(x)]′ dx − a
f ′ (x)g(x)dx
Rb Rb
a
f (x)g ′(x)dx = [f (x)g(x)]ba dx − a
f ′ (x)g(x)dx
Rb Rb
ou en notation diérentielle :
a
f dg = [f.g]ba − a
g.df .

11.3.4 Intégration numérique


Méthode des trapèzes

Méthodes de Simpson

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11.4 Intégrales généralisées ou impropres


11.4.1 Intégration de fon tions non bornées
On parle d'intégrale généralisée ou impropre quand il y a un problème de onvergen e sur
une des bornes.

Soit f une fon tion lo alement intégrable sur [a ,


b[ , où aǫR mais b peut-être +∞ (respe -
tivement ℄a , b℄ −∞). On dit que l'intégrale de f sur [a , b[ est onvergente
où a peut être
Rx Rb
(ou existe) si la fon tion F (x) = f (t)dt où xǫ [a , b[ (respe tivement F (x) = x f (t)dt
a
où xǫ℄a , b℄) a une limite nie quand x tend vers b par valeurs inférieures (respe tivement
quand x tend vers a par valeurs supérieures). Cette limite est alors appelée intégrale gé-
Rb
néralisée de f sur [a , b[ (respe tivement ]a, b]) et notée f (t)dt.
a

Si ette limite n'existe pas, on dit que l'intégrale de f sur [a , b[ (respe tivement ℄a ,
b℄) est divergente (ou n'existe pas).

RX
Par dénition, l'intégrale est dite onvergente si ϕ(X) = f (x)dx
R admet une
a  limite
Rb X
lorsque X tend vers b par valeur inférieure.
a
f (x)dx = limx→b− a f (x)dx . Sinon
Rb
l'intégrale
a
f (x)dx est dite divergente.

Rb Rb Rb
Si l'intégrale
a
|f (x)|dx onverge, alors a
f (x)dx onverge également et a
f (x)dx est
dite absolument onvergente.

Généralisation Plus généralement, soit f dénie sur ℄a , b[ privé d'un nombre ni de
points ci ave a < c1 < c2 < … < cn < b et f lo alement intégrable sur haque intervalle
℄c i , ci+1 [ où i = 0 , 1 , … , n en posant a = c0 et b = cn + 1. On dit que l'intégrale de f
sur ℄a , b[ est onvergente si toutes les intégrales de f sur ℄ci , ci+1 [ où i = 0 , … , n sont
onvergentes et on pose alors :

Z b n Z
X ci +1
f (t)dt = f (t)dt
a i=0 ci

Exemples de référen e
1) Intégrales de Riemann : soit γǫR
b
dt
Z
R +∞ dt
a) a tγ
ave a > 0, (resp. , ave b < 0 ) onverge si et seulement si γ > 1.
−∞ tγ
Z b
Rb dt dt
b) a (t−a)γ
ave b > a, (resp.
γ
, ) onverge si et seulement si γ < 1.
a (b − t)
R1 R1
2) L'intégrale
0
ln tdt est onvergente et
0
ln tdt = −1
R +∞ dt
3) L'intégrale
a t ln(t)γ
, ave a > 1 et γǫR onverge si et seulement si γ > 1.

11.4.2 Intégration de fon tions non bornées sur [a, +∞[


Même dénition sauf que b est rempla é par +∞. R +∞
Une ondition né essaire et susante pour que l'intégrale
a
f (x)dx onverge et que la

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 39


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RX
fon tion ϕ(X) = a
f (x)dx soit majorée.

Formulaire

Fon tion f (x) Primitive Fon tionf (x) Primitive


α 1
a, aǫR ax x , αǫR a α+1 xα+1

1 1 αx
x
ln |x| eαx , αǫR∗ α
e

cos(x) sin(x)| sin(x) − cos(x)


1 1 1 1
cos2 (x)
1 + tan2 (x) = tan(x) sin2 (x)
1+ tan2 (x)
= − tan(x

cosh(x) sinh(x) sinh(x) cosh(x)


1 1
ch2 (x)
tan(x) 1+x2
arctan(x)

x 1 √ 1
1+x2 2
ln(1 + x2 ) 1−x2
arcsin(x)
√ √ √ √
√ 1 arg sinh(x) = ln(x + 1 + x2 ) x2 + 1 1
(x x2 + 1 + ln(x + x
1+x2 2

√ 1
√ √ √ 1

x2 − 1 2
(x x2 − 1 − ln |(x + x2 + 1)|) 1 − x2 2
(x 1 − x2 + arcsin(
1 1 1
rǫR − {−1}, (ax + b)r (r+1)a
(ax + b)r+1 ax+b a
ln |ax + b|

Condition Fon tion Primitive


si xǫ]1; +∞[, √ 1 arg cosh(x) = ln(x + x
x2 −1

si xǫ] − ∞, −1[∪]1; +∞[, √ 1 ln x + x2 − 1
x2 −1

1 1 1+
sur tout intervalle in lus dans ] − 1, +1[, 1−x2
arg tan(x) = 2
ln 1−

1 1 1+x
sur tout intervalle in lus dans ] − ∞, −1[∪]1; +∞[, 1−x2 2
ln | 1−x |

1
ωǫR∗ , ϕǫR, cos(ωx + ϕ) ω
sin(ωx + ϕ)

ωǫR∗ , ϕǫR, sin(ωx + ϕ) − ω1 cos(ωx + ϕ)

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 40


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12 Cal ul diérentiel
12.1 Équations diérentielles du 1er ordre
12.1.1 Dénition générale
er
On appelle équation diérentielle du 1 ordre, toute relation entre la variable x, une

fon tion y(x) et sa dérivée première y (x). On note :

F (x, y(x), y ′(x)) = 0.


Résolution : Toute fon tion ϕ, dérivable, telle que : F (x, ϕ(x), ϕ′(x)) = 0 pour tout x ǫ
I est solution sur I (ou intégrale sur I) de l'équation diérentielle.

Intégrer une équation revient à trouver toutes ses solutions en pré isant leurs domaines
de validité.

La solution générale d'une équation diérentielle du premier ordre dépend d'une onstante
arbitraire.

Exemple : y ′(x) = 0 admet pour solution sur R toute fon tion onstante, ϕ(x) = λ
(λǫR).

12.1.2 Équations à variables séparables


Dénition : On appelle équation à variables séparables, toute équation diérentielle de
la forme :

f (x) = g(y).y ′(x) où f et g sont ontinues sur I.

Résolution : En utilisant l'é riture diérentielle de la dérivée, on obtient une équation


dite à variables séparables.

dy
f (x) = g(y).y ′(x) = g(y). ⇒ f (x)dx = g(y)dy
dx
Soit F une primitive de f et G une primitive de g , alors :

(F (x) − G(y))′ = 0 ⇒ F (x) − G(y) = λ, λǫR.


 La solution de l'équation générale f (x) = g(y).y ′(x) est don la fon tion ϕ dénie
par y = ϕ(x) ave F (x) = G(y) + λ, et λǫR.
 La solution parti ulière dénie ϕ(x0 ) = y0 est obtenue par : F (x0 ) = G(y0 ) + λ,
 d'où la solution omplète :
Z x Z y
F (x) − F (x0 ) = G(y) − G(y0 ), 'est-à-dire : f (u)du = g(v)dv.
x0 y0

Exemple : Soit y ′(x) + y 2 sin x = 0 et y(0) = 1 ( ondition initiale ou solution parti u-


lière de y ).

En séparant les variables, on obtient :

Z y Z x
dy du
= − sin(x)dx, d'où : =− sin vdv
y2 1 u
2
0
1 1
soit : 1− = cos x − 1, et don y(x) = .
y(x) 2 − cos(x)

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 41


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12.1.3 Équations linéaires


Dénition :
On appelle équation linéaire du 1er ordre, toute équation de la forme :

y ′ (x) + a(x)y(x) = f (x). (94)

Les fon tions f et y sont supposées ontinues sur l'intervalle I de R.

On appelle équation sans se ond membre asso iée à l'équation pré édente, l'équation :

y ′ (x) + a(x)y(x) = 0
Théorème fondamental
La solution générale de l'équation diérentielle y ′(x) + a(x)y(x) = f (x) est la somme :
 d'une solution parti ulière,
 de la solution générale de l'équation sans se ond membre.

Démar he
Soit y(x) la solution générale et y1 (x) une solution parti ulière :

y ′ (x) + a(x)y(x) = f (x) et y1 (x) + a(x)y1 (x) = f (x).
Par diéren e : (y − y1 )′ (x) + a(x)(y − y1 )(x) = 0.
La fon tion Y = y − y1 est solution de l'équation et don y(x) = y1 (x) + Y (x)

Résolution

1) Intégration de l'équation sans se ond membre : y (x) + a(x)y(x) = 0.
A(x) ′ Ax ′ ′
On remarque que : [y(x)e ] = e [y (x) + A (x)y(x)]
′ ′ A(x) ′
Si A (x) = a(x), alors y (x) + a(x)y(x) = 0 ⇔ [y(x)e ] = 0 ⇔ y(x)eA(x) =λ
La solution générale de l'équation sans se ond membre s'é rit : Y (x) = λe−A(x) pour λǫR

2) Re her he d'une solution parti ulière


Si on ne onnait pas de solution parti ulière y1 (x) de l'équation omplète, on utilise la
méthode de Variation de la onstante.

Cette méthode onsiste à re her her des solutions sous la forme :


y(x) = λ(x)e−Ax où λ(x) représente une fon tion dérivable à déterminer pour que y(x)

soit solution de l'équation omplète. On tient ompte que A (x) = a(x)

y ′(x) + a(x)y(x) = e−Ax [λ′ (x) − λ(x)a(x)] + a(x)λ(x)e−A(x) = f (x),

les termes ontenant λ(x) se simplient : e−A(x) λ′ (x) = f (x) et λ′ (x) = eA(x) f (x)

B(x) = eA(x) f (x)dx, y(x) = [B(x) + k]e−A(x) , kǫR,


R
alors si on a don 'est à dire :
y(x) = y1 (x) + ke−A(x)

Exemple
Soit l'équation (1 + x2 )y ′(x) − xy(x) = 1

1) Équation sans se ond membre : (1 + x2 )y ′(x) − xy(x) = 0

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 42


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a(x) = − yy(x)
′ (x) =
−x
1+x2
= − 21 1+x
2x
2 don A(x) = − 21 ln(1 + x2 ), d'où : y(x) = λ 1 + x2
ave λǫR
y(x) 1 2x 1 (1+x2 )′
On é rit :
y ′ (x)
=
2 1+x2
=
2 1+x2
d'où Y (x) = λ(1 + x2 )1/2

2) On observe que y = x est solution parti ulière, on obtient nalement : y = x+λ 1 + x2 .

12.1.4 Appli ation aux systèmes linéaires


La harge d'un ondensateur à travers une résistan e est dé rite par l'équation diéren-
du
tielle : τ c + uc (t) = E et uc (0) = 0
dt

t
On déduit : uc (t) = λe− τ + E
−t
La ondition initiale impose λ = −E , d'où : uc (t) = E(1−e τ ). Remarque : limt→∞ uc (t) =
E.

12.2 Équations diérentielles du se ond ordre


1. Dénition : On appelle équation linéaire du deuxième ordre, toute équation de la
forme :

F (x, y(x), y ′(x) + y ′′(x)) = 0.


Toute fon tion ϕ, deux fois dérivable, telle que : F (x, ϕ(x), ϕ′(x) + ϕ′′ (x)) = 0 pour xǫI
est solution sur I de l'équation. (Rappel : Intégrer l'équation, 'est trouver l'ensemble des
solutions.)

La solution générale d'une équation diérentielle du se ond ordre dépend de deux onstante
arbitraires. On la note : x → ϕ(x, λ1 , λ2 ). Les ourbes d'équation y = ϕ(x, λ1 , λ2 ) sont
des ourbes intégrales.

La donnée de onditions initiales y(x0 ) = a0 et y ′(x0 ) = a1 détermine les valeurs de λ1 et


de λ2 et dénit une solution parti ulière.

2. Appli ation aux systèmes linéaires : On appelle équation diérentielle linéaire du


deuxième ordre toute équation de la forme :

y ′′(x) + a(x)y ′ (x) + b(x)y(x) = f (x)


Les fon tions a(x) et b(x) sont supposées ontinues sur un intervalle I.

L'équation sans se ond membre asso iée est y ′′(x) + a(x)y ′ (x) + b(x)y(x) = 0

Théorème fondamental
La solution générale de l'équation linéaire y ′′ (x) + a(x)y ′ (x) + b(x)y(x) = f (x) est la
somme :
 de la solution générale de l'équation sans se ond membre asso iée,
 et d'une solution parti ulière de l'équation ave se ond membre.

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 43


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Théorème : La solution générale de l'équation sans se ond membre :


y ′′ (x) + a(x)y ′ (x) + b(x)y(x) = 0
est de la forme : Y (x) = λ1 y1 (x) + λ2 y2 (x)

où y1 (x) et y2 (x) représentent deux solutions parti ulières indépendantes.

La solution parti ulière de l'équation générale

y ′′(x) + a(x)y ′ (x) + b(x)y(x) = f (x)


est obtenue par tâtonnement selon la nature de la fon tion f (x) au se ond membre. On
peut utiliser la méthode de variation des onstantes.

3. Cas parti ulier de l'équation à oe ients onstants


y ′′ (x) + a(x)y ′ (x) + b(x)y(x) = f (x) où a(x) et b(x) sont des réels. (95)

Re her he de la solution générale :


Intégration de l'équation sans se ond membre :

y ′′ (x) + a(x)y ′ (x) + b(x)y(x) = 0


Re her he de solutions parti ulières : On her he des solutions parti ulières de la forme
erx où rǫC.

erx (r 2 + ar + b) = 0, r est don solution de l'équation, r 2 + ar + b est appelée "équation


ara téristique ".

 1er as : △ > 0, on a deux ra ines réelles : r1 et r2 et don y1 = er1 x et y2 = er2 x sont


deux solutions parti ulières indépendantes.

La solution générale est : Y = λ1 y1 + λ2 y2 = λ1 er1 x + λ2 er2 x ave λ1 et λ2 deux réels.

 2eme as : △ < 0, l'équation ara téristique a deux ra ines omplexes onjuguées :

r1 = α1 + jω1 et r2 = α2 − jω2
don y1 = e(α1 +jω1)x = eα1 x (cos ω1 x+j sin ω1 x) et y2 = e(α2 −jω2)x = eα2 x (cos ω2 x−
j sin ω2 x) sont deux solutions parti ulières indépendantes.

Par linéarité, il est possible d'obtenir deux autres solutions :


y1 +y2
2
= eαx (cos ωx) et y1 −jy 2
2
= eαx (sin ωx)

La solution générale s'é rit : Y = eαx (λ1 cos ωx + λ2 sin ωx) ave λ1 et λ2 deux réels.

ou en ore : Y = eαx (A cos(ωx − ϕ)) ave A et ϕ deux réels.

 3eme as : △ = 0,
l'équation ara téristique a une ra ine double : r = − ab
rx
On ne onnait qu'une solution : y1 (x) = e .z(x)
rx
y(x) = e .z(x)
y ′(x) = erx .[rz(x) + z ′ (x)]
y ′′(x) = erx .[r 2 z(x) + 2rz ′ (x) + z ′′ (x)]

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On rempla e dans l'équation diérentielle :


rx 2 ′ ′′
e [(r + ar + b)z(x) + (2r + a)z (x) + z (x)] = 0
2 ′′
or r + ar + b = 0 et 2r + a = 0, d'où z (x) = 0 et en onséquen e z(x) = λ1 x + λ2
rx
La solution générale s'é rit don : Y = e (λ1 x + λ2 ) ave λ1 et λ1 réels.

Prise en ompte du se ond membre : y ′′(x) + a(x)y ′ (x) + b(x)y(x) = f (x)


Si f (x) est une exponentielle, la re her he d'une solution parti ulière est simple.
Par linéarité :
si ϕ1 est une solution parti ulière de y ′′ + ay ′ + by = f1
′′ ′
si ϕ2 est une solution parti ulière de y + ay + by = f2
alors ϕ1 + kϕ2 est une solution parti ulière de y ′′ + ay ′ + by = f1 + kf2

 1er as : f (x) = P (x)


On her he une solution parti ulière de la forme Q(x), Q(x) est un polynme.
De plus :
d(degré Q) = d(degré P ) si b 6= 0
degré Q = d(degré P ) + 1 si b = 0 et a 6= 0
d(degré Q) = d(degré P ) + 2 si b = 0 et a = 0.

 2eme as
f (x) = emx où mǫ C.
On her he une solution parti ulière de la forme la plus simple possible, y0 (x) = emx
x z(x). d'où
mx
e [m z(x) + 2mz ′ (x) + z ′′ (x)] + aemx [mz(x) + z ′ (x)] + bemx = emx
2

ou en ore
z (x) + (2m + a)z ′ (x) + (m2 + am + b)z(x) = 1
′′

1
si m2 + am + b 6= 0 ; on peut hoisir z(x) = m2 +am+b

1 x
si m2 + am + b = 0 et 2m + a 6= 0 ; z ′ (x) = 2m+a
; d'où z(x) = 2m+a

x2
si m2 + am + b = 0 et 2m + a = 0 ; z ′′ (x) = 1 ; d'où z(x) = 2

La solution parti ulière est de la forme :


y0 = Cemx si m n'est pas ra ine de m2 + am + b ;
y0 = Cxemx si m est ra ine simple,
y0 = Cx2 emx si m est ra ine double.
La onstante C est obtenue par identi ation.

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13 Cal ul matri iel


13.1 Dénition d'une matri e
On dénit une matri e omme un tableau de nombres réels ou omplexes ayant I lignes
et J olonnes. Ces nombres réels sont appelés éléments de la matri e ou oe ients et sont
notés aij où i est l'indi e de la ligne et j l'indi e de la olonne.
 
a11 a12 a1n
 
A= 
 aij 
ap1 apn
T
La matri e sert à modéliser un système linéaire de ve teurs d'entrée X = [x1 , x2 , ..., xn ] ,
T
et de ve teurs de sortie Y = [y1 , y2 , ..., yp ] ; on é rit : Y = AX.
T
( indique qu'il s'agit du ve teur transposé, 'est-à-dire que les lignes et les olonnes ont
été permutées).

13.2 Propriétés
Matri es re tangulaires
L'ensemble des matri es M(p, n), muni de l'addition et de la multipli ation par un réel a
une stru ture d'espa e ve toriel (M(p, n), +, 0) sur R ou C.

Loi interne : +
 Asso iativité :M1 + (M2 + M3 ) = (M1 + M2 ) + M3
 Élément neutre : M +0=0+M =M
 Élément symétrique : M + (−M) = (−M) + M = M
 Commutativité : M1 + M2 = M2 + M1
Muni de la loi interne (M(n, n), +) sur R ou C est un groupe ommutatif.

Loi externe : × ; ∀λ, µǫ R ou C


 (λ + µ) × M = (λM) + (µM)
 λ × (M1 + M2 ) = (λM1 ) + (λM2 )
Muni de la loi interne et de la loi externe (M(p, n), +, 0) sur R ou C a une stru ture
d'espa e ve toriel.

Matri es arrées
(M(n, n), +, ×) sur R ou C a une stru ture d'anneau non ommutatif.
Remarque : L'anneau a deux opérations internes alors que l'espa e ve toriel en a une seule.

Les matri es arrées admettent deux lois internes : + et ×

Muni de la loi interne (M(n, n), +) sur R ou C est un groupe ommutatif.

Loi interne : M1 × M2
 Asso iativité : (M1 × M2 ) ×M3 = M1 ×(M2 x M3 )

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 Élément neutre : M ×I = I ×M M où I est la Matri e


= unité :
 
1 0 0 0
 0 1 0 0 
I =
 0 0 1 0 

0 0 0 1
 Distributivité
Distributivité à gau he : M1 ×(M2 + M3 ) = (M1 × M2 ) + (M1 × M3 )
Distributivité à droite : (M1 + M2 ) ×M3 = (M1 × M3 ) + (M2 × M3 )

Remarque : La multipli ation n'est pas ommutative.

Opérations simples sur les matri es


 Égalité : A = B ⇔ aij = bij
 Addition : C = A + B ⇔ cij = aij + bij
 Multipli ation par un réel : C = λA ⇔ cij = λaij
Pq
 Multipli ation de deux matri es : C = B x A ⇔ cij = k=1 bik akj . C'est le as de la
omposition de deux systèmes.

13.3 Inverse d'une matri e arrée et al ul des déterminants


Famille libre
Une famille libre est une famille de ve teurs linéairement indépendants, 'est-à-dire qu'au-
un des ve teurs qui la omposent ne peut s'é rire omme une ombinaison linéaire des
autres.

Une famille F=(f1 , f2 , ...fn ) d'éléments d'un K-espa e ve toriel E est dite K-libre si et
seulement si :
Pn
∀λ1 , λ2 , ...λn ǫK n ,
k=1 λk fk = 0 , ∀kǫ1, ...n, λk = 0.
Une famille de ve teurs qui n'est pas libre est dite liée.

Famille génératri e
Une famille génératri e est une famille de ve teurs d'un espa e ve toriel dont les ombi-
naisons linéaires permettent de onstruire tous les autres ve teurs de l'espa e.

Une famille F = (f1 , f2 , ...fn ) d'éléments d'un K-espa e ve toriel E est dite génératri e
∀ǫE, ∃λ1 , λ2 , ...λn ǫK n , x = nk=1 λk fk
P
de E si et seulement si :

On note alors E = vect(f1 , ..., fn ) .

Autrement dit, une famille (v1 , ..., vn ) est génératri e de E si tous les ve teurs v de
l'espa e E s'expriment omme ombinaisons linéaires des ve teurs v1 , ..., vn .

Base d'un espa e ve toriel


Soit E un espa e ve toriel de dimension nie nǫN ∗ . Une famille de ve teurs E est une
base, si :
- soit ette famille est libre et possède n éléments,

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 47


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- soit ette famille est génératri e et possède n éléments.

ou en ore : Si la famille est génératri e et si en plus la famille est libre, alors 'est une
base de E.

ou en ore : Si la famille est libre et si en plus la famille est génératri e, 'est une base
de E.

Rang d'une matri e


Le rang d'une matri e A, noté rg A, est :
- le nombre maximal de ve teurs lignes (ou olonnes) linéairement indépendants,
- la dimension du sous-espa e ve toriel engendré par les ve teurs lignes (ou olonnes) de
A,
- le plus grand des ordres des matri es arrées inversibles extraites de A,
- la taille du plus grand mineur non nul de A, la plus petite des tailles des matri es B et
C dont le produit est égal à A,
tous es nombres étant égaux.

Notion de Déterminant
La forme n-linéaire alternée est dénie omme une appli ation de En dans R, elle est
linéaire en haque variable. Ainsi pour des ve teurs x1 , ..., xn , xi ' et deux s alaires a et b

f (x1 , x2 , xi−1 , ax1 + bx′i ,i+1 , ..., xn ) = af (x1 , x2 , xi−1 , x1 ,i+1 , ..., xn ) + bf (x1 , x2 , xi−1 , x′i ,i+1 , ..., xn )
∃i 6= j, xi = xj , ⇒ f (xi ) 6= f (xj )
Alternée, signie qu'elle s'annule à haque fois qu'elle est évaluée sur un n-uplet onte-
nant deux ve teurs identiques.

Cal ul pratique des Déterminants


Développement suivant une ligne ou une olonne.

a11 ... ... a1n


... ... ... ... Pn
= i=1 Aij
... ... ... ...
an1 ... ... ann
Aij est le ofa teur relatif à aij , il est déni par Aij = (−1)i+j Mij
Mij est le mineur relatif à aij . C'est le déterminant obtenu en enlevant la ligne i et la
olonne j dans le déterminant à al uler.

Exemple ave une matri e 3 ×3.

Cal ul rapide
On utilise la Propriété de la forme alternée qui fait que si on rempla e des olonnes (ou
lignes) qui sont des ombinaisons linéaires des autres olonnes (ou lignes), on ne hange
pas le déterminant.
Pour simplier les al uls, on fait apparaître le plus de zéro possible.

Exemple ave une matri e 4 ×4.

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 48


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Inverse d'une matri e arrée


Une matri e est inversible si et seulement si les ve teurs olonnes de A forment une base
n
de K .

M est inversible si det(M) 6= 0.

1 t
M −1 = detM
Adj(M).
t
La matri e adjointe de M, notée Adj(M) est la matri e des o-fa teurs et Adj(M) est
sa transposée obtenue en é hangeant les lignes et les olonnes de même indi e.

Exemple : al ul de l'inverse d'une matri e 3 ×3.

13.4 Valeurs propres


On appelle valeur propre λ d'une appli ation linéaire de matri e A un ve teur


v tel
que son image par l'appli ation lui soit olinéaire (ou proportionnel).



v vérie : A−→
v = λ−→v


(A − λ.I) v = 0 où I est la matri e identité.

On appelle valeur propre de la matri e A les ra ines de l'équation ara téristique :

dét(A − λ.I ) = 0

Les ve teurs propres de l'appli ation orrespondent à es valeurs propres λi . Ils onsti-
tuent une nouvelle base de l'appli ation.

Si les n valeurs propres sont distin tes, alors les ve teurs propres onstituent une base
linéairement indépendante.

Si la matri e A est symétrique, les ve teurs propres onstituent une base orthogonale.

13.5 Appli ation aux hangements de base


Si la matri e A est arrée, dans la base des ve teurs propres, la matri e de l'appli ation
est diagonale.
 
λ1 0 0 0
 0 λ2 0 0 
D= 
 0 0 λ3 0  (96)

0 0 0 λn
La matri e de passage de la base initiale à la base des ve teurs propres est formée par
des ve teurs propres disposés en olonne, elle vérie les relations matri ielles suivantes.

D = P −1.A.P et A = P.D.P −1

13.6 Forme quadratique


On appelle "forme quadratique" de n variables, une forme ne ontenant que des termes
de degré 2.

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 49


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2 2
 a b x
Q(x, y) = ax + 2bxy + cy ⇔ Q(x,y) = x y
c d y

13.7 Systèmes d'équations linéaires


13.7.1 Dénition
Un système de n équations linéaires à n in onnues x1 , x2 , ..., xn est un ensemble d'équa-
tions dans lesquelles es in onnues n'interviennent qu'au premier degré.

a11 x1 + a12 x2 + ... + a1n xn = b1


a21 x1 + a22 x2 + ... + a2n xn = b2
...................................................
an1 x1 + an2 x2 + ... + ann xn = bn
On appelle déterminant du système, le déterminant d'ordre n dont les éléments de
haque ligne sont les oe ients des in onnues de haque équation.

a11 ... ... a1n


... ... ... ... Pn
△ = = i=1 Aij
... ... ... ...
an1 ... ... ann
Un système est dit homogène lorsque tous les oe ients des se onds membres sont
nuls.

b1 = b2 = ... = bn = 0
Un système est dit non homogène lorsqu'au moins un des oe ients est non nul.

13.7.2 Résolution par la méthode de Cramer


Théorème de Cramer
Si la valeur du déterminant △=
6 0, le système admet une solution unique.

△1 △2 △n
x1 = △
, x2 = △
, ..., xn = △

où △1 , △2 , ..., △n sont les valeurs des déterminants que l'on obtient en remplaçant
dans △ respe tivement la 1ere , 2eme , ... nieme olonne par la olonne des oe ients des
se onds membres du système.

13.7.3 Résolution par la méthode des pivots de Gauss


Le système est rempla é par un système triangulaire équivalent.

13.7.4 Notion de programmation linéaire


Une forme linéaire représente une fon tion obje tif que l'on her he à optimiser en
prenant en ompte les ontraintes qui s'exer ent sur les variables du problème.

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 50


URCA - Eisine Département EEA

Exemple : Soit un problème à 3 variables x1 , x2 , x3 , la fon tion à optimiser est =


c1 x1 + c2 x2 + c3 x3

Les 3 ontraintes sont représentées par les inégalités :

a11 x1 + a12 x2 + ... + a1n xn ≤ α


a21 x1 + a22 x2 + ... + a2n xn ≤ β
..........................................................
an1 x1 + an2 x2 + ... + ann xn ≤ γ
ave α, β, γ sont positifs.

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 51


URCA - Eisine Département EEA

Bibliographie

Hervé Reinhard Eléments de mathématiques du signal, Tome 1, Signaux déterministes,


Dunod 1995.
Mathématiques appliquées EEA, B Dequatre, Etapes, Nathan
Mathématiques pour l'éle tronique, J.Cl. Bello , P S hiller Masson

et bien d'autres livres à onsulter ....

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 52


URCA - Eisine Département EEA

TD 1 Numération - Identités remarquables - Valeurs absolues - Tra és

1. Cal ul proportionnel
Une re ette de fruits au sirop indique que pour obtenir 1 litre de sirop il faut de l'eau et
290 grammes de su re. La densité de l'eau su rée est de 1,12 et la densité de l'eau est de
1.
Quels poids d'eau et de su re sont né essaires pour obtenir un litre de mélange ?

2. Divisions
1. Ee tuer la division eu lidienne 99 ÷ 10.

2. Ee tuer la division dé imale 99 ÷ 10.

3. Somme de Nombres entiers


PN N (N +1)
1. Montrer que , i=1 i= 2
.
PN
2. Démontrer par ré urren e que , i = N (N2+1) .
i=1
n(n+1)2 (n+2)
∀n ≥ 1, np=1 p(p + 1)(2p + 1) =
P
3. Démontrer par ré urren e que ,
2

Pn−1
4. Démontrer par ré urren e que , ∀n ≥ 1, p=0 (2p + 1) = n2

4. Identités remarquables
1. Rappeler la formule du binme et l'expression de oe ients Cnp .

p−1 p p
2. Vérier que Cnp = Cn−1 + Cn−1 et que Cn+1 = Cnp−1 + Cnp .

3. Construire le triangle arithmétique de Pas al pour n = 7,

4. Combien y-t-il de hemins pour aller d'un n÷ud de valeur N au sommet du triangle ?

Pn
5. Montrer que 2n =
i
i=1 Cn (somme des oe ients de la dernière ligne du tableau
2
de Pas al. Pour ela é rire l'expression de (1 + a) , puis prendre a = 1.

6. Cal uler (a + b)n pour a = 1, b = 1 et n = 5.


PN 1−xN+1
7. Démontrer que n=0 xn = 1−x
, ∀NǫN.

8. Cal uler (a + b)n pour a = 100, b = 10, n =5 ; puis pour a = 100, b = −10 et n = 5.

5. Partie entière, partie fra tionnaire


1. Tra er la ourbe partie entière y2 = E(x) pour xǫR

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 53


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2. Tra er la ourbe partie fra tionnaire y3 = [x] = (x − E(x)) pour xǫR

3. Tra er la ourbe y4 = 2(x − E(x)) pour xǫR et pré iser sa période.

6. Valeurs absolues
1. Tra er la ourbe valeur absolue y1 = |x| pour xǫR

2. Tra er la ourbe valeur absolue y5 = |x − 3| pour xǫR

3. Tra er la ourbe valeur absolue y6 = |x + 3| pour xǫR

4. Tra er la ourbe valeur absolue y7 = ||x − 3| − 1| pour xǫR.

5. Tra er |(x − 2)2 − 3|.

6. Tra er ||(x + 1)2 − 6| − 3|.

7. Résolution d'équations et d'inéquations et mise en équation


1. Résoudre les équations suivantes en pré isant l'ensemble des solutions S.
|x + 4| = −3 |x − 4| = 23
5
|x + 2| = 3

2. Résoudre les inéquations suivantes en pré isant l'ensemble des solutions S.


|x − 4| < 23
5
|x + 2| > 3

3. Ré-é rire l'ensemble des solutions sous la forme d'une équation


x ∈] − 3; 4[ x ∈] − ∞; −4[∪]2; +∞[ S = {− 15 ; 41 5
}.

8.
 Résolution de systèmes d'inégalités
5
 |x − 1| < (1)
 
4 |x − 1| < 2 (1)
1 1 |2 − x| ≤ 2 (2)
 x − ≤
 (2)
5 20

9. Compression, Dilatation, translation des abs isses


Tra er f (θ), f (θ − θ0 ), f ( θ−θ
a
0
) en on ordan e des abs isses pour :

π
1. f (θ) = sin(θ) pour −4π ≤ θ ≤ +4π , θ0 = 4
, a=2

π
2. f (θ) = sin(θ) pour −4π ≤ θ ≤ +4π , θ0 = 4
, a = 1/2

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 54


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3. f (θ) = sin(θ) pour −4π ≤ θ ≤ +4π , θ0 = − π4 , a = 2

4. f (θ) = sin(θ) pour −4π ≤ θ ≤ +4π , θ0 = − π4 , a = 1/2

1
5. Tra er
a
cos( a1 θ + θ0 ) pour a= 2 et θ0 = π
4
.

10. Simpli ation de fra tions


Simplier les fra tions sous la forme d'un nombre rationnel, puis donner une valeur ap-
pro hée dans R.
1
2
+ 35 1
8
+ 5
6
1
2
+ 5
3
1
8
+ 5
6
3 +
5
+ 71 3
5
+ 1
2
3
5
+ 1
7
3
5
+ 1
2

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TD 2 Nombres Complexes

1. Impédan e omplexe d'un ir uit série


j
Soit U = I(R −

), l'expression omplexe de la tension aux bornes d'un ir uit série
omportant un ondensateur et une résistan e.

1.1 Déterminer le module et l'argument de I (nombre omplexe asso ié à l'intensité i


du ourant dans le ir uit).

π
1.2 A t = 0, la tension U vaut U = U0 ejϕ où U0 = 10 Volts et ϕ = 4
. La fréquen e est
telle que la pulsation ω = 100π rd/s. Les onstantes du ir uit sont R = 10 kΩ et C =
100 µF. Cal uler le module et l'argument de I.

2. Impédan e omplexe d'un ir uit parallèle


On onsidère un ir uit RLC parallèle.

2.1 Cal uler son admittan e Y, puis son impédan e Z.

2.2 Pour quelle pulsation ω0 l'impédan e est-elle réelle ?

2.3 É rire l'expression de l'impédan e en introduisant ω0 .

2.4 La réé rire en faisant apparaître le oe ient de qualité du ir uit Q = RCω0

2.5 Déduire le module et l'argument de Z.


|Z| ω
2.6 Tra er la fon tion
R
et arg(Z) en fon tion de
ω0
.

2.7 Représenter Y dans le plan omplexe lorsque ω varie de 0 à ∞.

2.8 Déduire Z dans le plan omplexe - Diagramme de Nyquist - lorsque ω varie de 0 à ∞.

3. Impédan e omplexe d'un quartz


On onsidère un ir uit RLC série en parallèle ave C0 (s héma équivalent d'un quart).

3.1 Montrer que l'impédan e Z peut s'é rire :

ωs2 − ω 2 + jαω 1
Z= 2
×
ωsp2 − ω + jαω jC0 ω
et déterminer ωs , ωp et α.

3.2 Comparer ωs et ωp .

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 56


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C1
3.3 Sa hant que
C2
est très faible, tra er |Z| et ArgZ , puis déterminer les fréquen es
pour lesquelles Z est réelle.

4. Tra és é helle log log, plan omplexe

1. Tra er en on ordan e des ω é helle log - log en base 10, le module et la phase des
expressions omplexes i-dessous.

2. Tra er les expressions omplexes dans le plan omplexe.


On onsidère : ω0 ≪ ω1 ≪ ω2

ω 1 1
Z1 = 1 + j Z2 = 1+j ωω
Z3 =   (97)

ω0 0
1 + j ωω0 1 + j ωω1
1 + j ωω0 1+j ωω 1 + j ωω2
Z4 =    Z5 =   1  Z6 =   (98)
ω ω 1+j ωω 1+j ωω ω ω
1 + j ω1 1 + j ω2 0 2 1 + j ω0 1 + j ω1

Appli ation s : Diagramme de Nyquist (Harry Nyquist (1889-1976, né en Suède, améri ain,
Bell Telephone Laboratories, éle tronique, traitement du signal, théorie de l'information).

En éle tronique, le tra é de la fon tion de transfert en bou le ouverte d'un système à
rétro-a tion négative permet de déduire sa stabilité en bou le fermée ave un retour uni-
taire. Le système est stable si le point ritique de oordonnées (-1, 0) est à gau he de la
ourbe quand la pulsation varie de zéro à l'inni.

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 57


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TD 3 Suites et Séries

Intérêt : Représentation des signaux numériques ou é hantillonnés

Suites
1. Suite monotone Pn 1
Soit la suite (un ) dénie par ∀n ∈ N∗ , un = k=1 k! .
Montrer que ette suite est onvergente.
k−1
Remarque : ∀k ≥ 1, k! ≥ 2

2. Suite arithmétique
un
Soit (un ) la suite arithmétique dénie par : u0 = 1, ∀n ∈ N, un+1 = .
1+un
1
On pose ∀n ∈ N, vn = . Montrer que vn est une suite arithmétique.
un

3. Appli ation
Cal uler la somme : S=4+8+16+ .....+1024

4. Suite géométrique
Soit la suite (un ) de terme général un = an , nǫN, aǫR.
Étudier la onvergen e dans les as suivants.
4.1 Cas 1 : a > 1; as parti ulier : a = 1 + α, ave α >0
4.2 Cas 2 : a=1
4.3 Cas 3 : a < 0.

5. Suite arithméti o-géométrique


Dénition : ∀n ∈ N, un+1 = a.un + b où a 6= 1 et b 6= 0
Déterminer le terme général (un ) tel que : u0 = 1 et ∀n ∈ N, un+1 = 2.un − 3

6. Suite ré urrente
6.1 Construire les termes su essifs de la suite un = 4(1 + ln(un−1 )) dénie sur [a, b℄ en
onsidérant l'ar AB d'équation y = f (x) où xǫ[a, b] en plaçant les points M0 (u0 , f (u0 ),
M1 (u1 , f (u1),M2 (u2 , f (u2), ...
6.2 Quelle est la limite de la suite,
6.3 Cal uler la dérivée f ′.

7. Étude de onvergen e
Étudier la onvergen e des suites dénies i-dessous.
7.1 un = n1 , pour n ǫN∗
1 ∗
7.2 un = n + , pour n ǫN
n

7.3 un = sin(
4
), pour n ǫN∗

8. Suites adja entes


Soient (un ) et (vn ) dénies pour n ≥1 par :
Pn 1
P2n 1
un = k=1 k+n et vn = k=1 k

Montrer que les 2 suites sont adja entes et déduire leur onvergen e.

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 58


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Série
1. Série entière
Le terme général un (x) d'une série entière s'é rit toujours sous la forme : un = an xn , nǫN,
an ǫR, xǫR ou C.
1.1 On hoisit an = 1, ∀nǫN. Montrer que si la somme d'une série entière onverge, alors
'est une fon tion.
P∞
1.2 On hoisit an ǫR, ∀nǫN. Montrer que si la série n=0 an xn onverge en x0 , alors elle
est absolument onvergente pour tout x tel que |x| < |x0 |
1.3 Déterminer le rayon de onvergen e en appliquant le ritère d'Alembert à la série
P∞ n
n=0 an x , puis en utilisant la règle de Cau hy.

2. Série de Riemann
P∞P∞ 1 ∗+
n=1 un = n=1 nα pour α > 0 , αǫR
Dis uter la onvergen e de ette série en fon tion de la valeur de α, 1) pour α = 1, 2)
α ≤ 1, 3) α ≥ 2.

3. Série entière xn
P∞
n=1 n où xǫR
3.1 Justier qu'il s'agit d'une série entière.
3.2 Si x = 1, étudier la onvergen e de la série.
3.3 Si x = −1, la série est dite harmonique Palternée, étudier sa onvergen e.
∞ xn
3.4 Con lure sur la onvergen e de la série n=1 n où xǫR.

4. Étude de la Convergen e des Séries suivantes


P ∞ xn
4.1 Soit la série entière où x ǫR. Étudier la onvergen e de la série.
P∞ 1 n=0 n!
4.2 Soit la série , ette série est-elle onvergente ?
Pn=0

n!
1
4.3 Soit la série n=0 2n . Cette série est-elle onvergente ? Quelle est la raison du terme
général ?
P∞ 1
4.4 Soit la série n=0 n+2n . Cette série est-elle onvergente ? Trouver une série équiva-
lente.
P∞ 1
4.5 Soit la série n=0 ln(n) . Cette série est-elle onvergente ?

5. Série alternée
5.1 Rappeler la dénition d'une série alternée.
5.2 Rappeler le ritère de Leibnitz.
P∞ (−1)n−1
5.3 Étudier la onvergen e de la série alternée suivante
P∞ (sin n) n=0 n ∗
5.4 Étudier la onvergen e de la série suivante n=0 n2 pour nǫN , utiliser la propriété
de majoration.
P∞ 1+2(−1)n ∗
5.4 Étudier la onvergen e de la série suivante n=0 pour nǫN , dé omposer le
2n
terme général en somme de 2 termes, utiliser l'inégalité triangulaire et la propriété de
majoration.

6. Propriétés des Séries



an xn de
P
Soit la série onvergente n=0 rayon de onvergen e R. La fon tion somme S(x)
est ontinue sur l'intervalle] − R, +R[.

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 59


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6.1 Cal uler l'intégrale de la fon tion Somme de la série entière et pré iser sur quel do-
maine est dénie ette intégrale et quel est le rayon de onvergen e.
6.2 Cal uler la dérivée de la fon tion somme de la série entière et pré iser le rayon de
onvergen e. Puis al uler la dérivée se onde de la fon tion somme de la série entière et
pré iser le rayon de onvergen e.
6.3 La somme d'une série entière est inniment dérivable sur l'intervalle ] − R, +R[. Ex-
(n)
primer an , puis S(x) en fon tion de S (0) et de n!.
1
6.4 On pose an = , pré iser le domaine de onvergen e, que vaut S(x) ?
n!
6.5 On pose an = 1, pré iser le domaine de onvergen e, que vaut S(x) ?

7. Étude de la onvergen e des séries suivantes


Les séries suivantes sont-elles onvergentes ? Si oui al uler leur somme. Pré iser le rayon
de onvergen e.

1 2n +1
P (−1)n
√ 1
P ln n n √
P P P P
; ; ; ; ; ;
n2 +1 n2 +1 3n +n n2 n2 (n)
PN PN 1 2(−1)n
n=0 cos(nθ) ; n=0 2n + 2n

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 60


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TD 4 Polynmes et Fra tions rationnelles

1. Division eu lidienne
Ee tuer la division eu lidienne de A par B
1.1 dans R :

A(x) = x7 + 2x4 + x + 1
B(x) = x2 + x
1.2 suivant les puissan es roissantes à l'ordre 2 :

A(x) = x2 + 1
B(x) = 1 + x
1.3 suivant les puissan es roissantes à l'ordre 2 :

A(x) = x3 + 5x
B(x) = 1 + x3
1.4 suivant les puissan es roissantes à l'ordre 2 :

A(x) = nxn+1 − (n + 1)xn


B(x) = (x − 1)2

2. Fra tions rationnelles


2.1 Dé omposer dans C :

x2 + 1
F1 (x) =
(x − 1)(X + 2)(x − 2)
3
F2 (x) = 3
(x − 1)
2.2 Dé omposer dans R :

4x2 + x + 4
F3 (x) =
(x − 1)(x + 2)2
2
F4 (x) =
x(x − 1)2

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TD 5 Étude de fon tions

1. Notion d'inje tion, de√surje tion, de bije tion


Soit f la fon tion x → y = x dénie de E (ensemble de départ) dans F (ensemble d'ar-
rivée). La fon tion f est-elle : a) inje tive, b) surje tive, ) bije tive pour ha un des as
suivants.
Cas A : E = R+ et F = R. Cas B : E = R+ et F = R+ .

2. Étude de la fon tion tangente


sin x
f (x) = tan x = est dénie pour cos x 6= 0
cos x
a) Re her her l'ensemble de dénition, b) Re her her l'ensemble d'étude, ) Étudier le
sens de variation, d) Re her her les bran hes innies, e) Tra er la ourbe.

3. Tangente d'une ourbe translatée


Soit la fon tion f (t) dénie par mor eaux où t0 ǫR∗+
−(t + 4t0 )2 + 4 −5t0 ≤ t ≤ −3t0

 si
+(t + 2t0 )2 + 2 −3t0 ≤ t ≤ −t0



 si
−t2 + 4 si −t0 ≤ t ≤ +t0

f (t) =
 +(t − 2t0 )2 + 2 si t0 ≤ t ≤ 3t0
2

 −(t − 4t0 ) + 4 si 3t0 ≤ t ≤ 5t0



0 si |t| > 5t0

Tra er f (t). Établir les équations des tangentes en a) −3t0 , b) −2t0 , ) −t0 , d) 0, e) t0 , f )
2t0 , g) 3t0 .

4. Étude de la fon tion ré iproque


On restreint la fon tion f (x) = tan x au domaine ] − π2 , π2 [
a) Justier que ette fon tion admet une ré iproque tel que x = arctan(y).
b) Quel est le domaine de dénition de arctan(y) ?
) Étudier la parité et déduire l'ensemble d'étude.
d) Établir le tableau de variations et noter s'il existe des bran hes innies.
e) Tra er la ourbe x = arctan(y)
sur le même graphe par symétrie par rapport à la
π π
première bisse tri e de l'ar d'équation y = tan x pour xǫ] − , [.
2 2

5. Phénomènes exponentiels
La harge initiale d'un ondensateur est notée Q. La dé harge du ondensateur dans une
résistan e est dé rit par l'équation :

t
q(t) = Qe− τ où τ = RC, onstante de temps.

a) Dresser la tableau des variations de q(t) et pré iser les valeurs de q(t) pour t = 0,
t = 0.7τ ; t = 2.3τ ; t → ∞. b) Tra er q(t) en fon tion de t.

6. Phénomènes vibratoires amortis, phénomènes transitoires


Soit f (t) = Ae−αt cos(ωt − ϕ), A > 0, α > 0

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 62


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2πα
6.1 Montrer que f est pseudo-périodique où e− ω est le fa teur d'amortissement
 
2π 2πα
f t+ = e− ω f (t)
ω
6.2 Quelles sont les équations des ourbes enveloppes et les positions des points de onta t
de la ourbe ave ses enveloppes. Pré iser les asymptotes. Tra er la ourbe.

7. Phénomènes périodiques
Tra er la ourbe pour kǫN, puis kǫZ en distinguant K pair et K impair.

K
X
f (t) = (−1)k U(t − kT ) où U(t) est l'é helon unité.
k

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 63


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TD 6 Dérivation

1. Fon tion triangulaire


Soit la fon tion triangulaire de période T telle que f (t) = t si tǫ[0, T /2] et f (t) = T − t si
tǫ[T /2, T ].
a) Tra er f (t) sur l'intervalle [−3T, +3T ], b) Étudier la dérivabilité de ette fon tion et
tra er f '(t).

2. A roissements nis
Soit l'ar AB d'équation y = f (x), xǫ [AB℄. Si f est dérivable sur ℄a, b[, il est évident
graphiquement qu'il existe au moins un point de C de AB, distin t de A et B, auquel la
tangente est parallèle à la orde (AB).

f (b) − f (a)
f ′ (c) = , cǫ]a, b[
b−a
Le théorème des a roissements nis s'énon e ainsi.
Soit f ontinue et dérivable sur [a, b℄, il existe au moins un réel cǫ]a, b[ tel que

f (b) − f (a) = (b − a)f ′ (c)


En onséquen e si |f ′ (x)| ≤ M sur ℄a, b[, si on applique le théorème sur tout [x, x′ ] ⊂ [a, b].
f (x) − f (x′ ) = (x − x′ )f ′ (c) cǫ]x, x′ [, |f (x) − f (x′ )| ≤ M|x − x′ |
2.1 Montrer que | sin(x) − sin(x′ )| ≤ |x − x′ |.

3. A roissements nis - Méthode de Newton


Soit l'ar AB d'équation y = g(x), xǫ [a, b℄. La tangente en un point Mn (xn , g(xn )) de
l'ar a pour équation :
y − g(xn ) = g ′ (xn )(x − xn )
Elle oupe l'axe Ox en x = xn − gg(x n)
′ (x ) .
n
En par ourant le segment [A, B℄, en haque point

du segment [A, B℄ on peut dénir une tangente don on peut dénir une suite

g(xn )
xn+1 = xn − = f (xn ) ave x0 = a
g ′ (xn )
La suite xn onverge vers la ra ine rǫ [a, b℄ de g(x) = 0.

3.1 Soit l'équation g(x) = x2 - a que l'on résout par la méthode de Newton. Montrer que
1 a
la suite de Newton s'é rit : xn+1 = (xn + ) et pré iser sa valeur de onvergen e.
2 xn

4. Diérentielle d'une fon tion


4.1 Rappeler l'expression de la diérentielle d'une fon tion de plusieurs variables.
y
4.2 Soit f (x, y) = arctan( ). Cal uler l'expression de la diérentielle df .
x
−2 −2
4.3 Si x = 1 et dx = 2.10 , y = 1 et dy = - 10 , al uler ∆f , df , |∆f − df |.

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5. Cal uls d'in ertitudes


∆x
Soit une variable x, on appelle in ertitude relative le nombre positif noté qui représente
x
dx
le maximum de . On onsidère une loi du type
x
i
xαi
Q
f = Qi i
i yiβ
df ∆f
5.1 Cal uler , puis déduire
f f
1
5.2 Appli ation ν = √
2π LC

6. Cal uls de Dérivées


Pré iser le domaine de dénition des fon tions suivantes, dire si elles sont ontinues et
al uler les dérivées.

1
1) f (x) = x3 + 3x2 + 3x + 1 2) f (x) = x+ x
pour xǫR∗

x+1

3) f (x) = x−1
pour x 6= 1 4) f (x) = x2 + 1

x 1 2
5) f (x) = x2 +1
6) f (ω) = (Lω − Cω
)
√ √
7) f (ω) = R2 + L2 ω 2 8) i(t) = I 2 cos(ωt + ϕ)

1 1 Q2
9) f (C) = √
2π LC
10) W (C) = 2 C

1 Q2 σ
√ 
11) W (Q) = 2 C
12) V (X) = 2ε0
X 2 + R2 − X

7. Cal uls de Tangentes


1) Quelle est l'équation de la tangente à la ourbe f (t) = sin(t) pour tǫ[0, π] aux points
π
d'abs isses : a) t = 0, b) t = , ) t = π .
2
2) Tra er la ourbe f (t) et représenter graphiquement es tangentes.

8. Sens de variation
Soit la fon tion f (x) = 2x − 1 − ln(x) où xǫR.
1) Pré iser le domaine de dénition.

2) Cal uler la dérivée f (x)
3) En déduire les sens de variation de f (x).

9. Cal uls de tangente, appli ation des Développements limités


x
Étudier la ourbe y=
1−ex
au voisinage de x = 0. Pour ela ee tuer un développement
limité de la ourbe au voisinage de 0, donner l'équation de sa tangente, tra er la, puis
positionner la ourbe (toujours au voisinage de 0).

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10. Développement limité


1. Rappeler : a) la formule de Taylor, b) omment obtient-on la formule de Ma Laurin,
) le polynme de Taylor, d) le reste de Lagrange.

2. Soit la fon tion f (x) = (x + 1)2 e−x ,


a) Pré iser don domaine de dénition.
b) Quel est son développement limité à l'ordre 2 au voisinage de "0".

ex −1
3. Soit la fon tion f (x) =
ex +1
; quel est son développement limité à l'ordre 3 en x ≃ 0,
(x ≪ 2).

4. Soitf (x) = (1 + x)α


a) Cal uler dl(f (x), 0, n)
b) Que devient-il si α = 1, si α = -1 ?
) Cal uler dl(ln(1 + x), x, n)
   
1+x
d) Cal uler dl ln , x, n
1−x

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TD 7 Intégration

Cal uler les primitives ou intégrales suivantes.

1. Intégration par linéarisation


Z Z Z Z
2 2
1) sin (x)dx 2) cos (x)dx ; 3) sin(ω1 t) cos(ω2 t)dt ; 4) cos(ω1 t) cos(ω2 t)dt ;

Z Z Z π
4
5) sin(ω1 t) sin(ω2 t)dt ; 6) (sin(ωt) + cos(ωt)) dt ; 7) | cos(θ)|dθ
0

2. Intégration par parties


Z π Z x1 Z x1 Z π
1) xsin(ax)dx 2) ln(x)dx 3) arctan(x)dx ; 4) x2 sin(x)dx ;
0 x0 x0 0

Z e Z 1 Z x
2
5) x ln(x)dx ; 6) ln(1 + x)dx ; 7) cos(θ)3 sin(θ)2 dθ
0 0 0

3. Intégration par hangement de variable


Z 1 √ Z x1
1
Z x1
1
Z x1
1
1) 1− x2 dx ; 2) dx ; 3) dx ; 4) dx ;
0 x0 sin(x) x0 cos(x) x0 x2 +x+1

1 1 1
1 x x2
Z Z Z
5)
2
dx ; 6) √ dx ; 7) dx
0 x +1 0 x+1 0 (3x − 2)5

4. Proje tion d'une fon tion f (t) = t2 sur une fon tion trigonométrique
1
R 2π 1
R 2π 1
R 2π
1) a0 = 2π 0
t2 dt ; 2) an = π 0
t2 cos(nt)dt ; 3) bn = π 0
t2 sin(nt)dt

5. Convergen e des intégrales généralisées


x 1 ∞ 1 1
1 1 1
Z Z Z Z Z
−t
1) e dt ; 2) dx ; 3) dx ; 4) ln(x)dx ; 5) p dx
0+ 0+ x 1 x 0+ 0+ x(x − 1)

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TD 8 Résolution des équations diérentielles

1. Équations diérentielles du 1er ordre


1) Re her her les solutions des équations diérentielles i-dessous, pré iser le domaine
de validité de la solution.

y ′(x) = 0
y ′(x) + y(x) = 0
xy ′(x) + y(x) = 0
2) On introduit une ondition supplémentaire notée y(x0 ) = y0
xy ′ (x) + y(x) = 1 telle que y(1) = 0
3) Équation à variables séparables

y ′ (x) + y 2 (x) sin(x) = 0 telle que y(0) = 1


3) Équation linéaire
(1 + x2 )y ′(x) − xy(x) = 1
a) Résoudre l'équation sans se ond membre,
b) Cher her une solution parti ulière que l'on trouve en observant l'équation
) É rire la solution nale

4) Résoudre l'équation linéaire suivante par une méthode de variation de la onstante


en suivant la démar he indiquée.

xy ′ (x) − y(x) = 2x
a) Résoudre l'équation sans se ond membre,
b) Trouver la onstante par la méthode de variation de la onstante, ie onsidérer que la
onstante dépend de x,
) É rire la solution nale.

5) Soit un système linéaire S qui à l'entrée e(t) fait orrespondre s(t).

s′ (t) + as(t) = e(t) pour t ≥ 0eta > 0

a) Ce système est-il un système linéaire du 1er ordre ? pourquoi ?


b) Résoudre.

6) On onsidère la harge d'un ondensateur C à travers une résistan e R

duc (t)
τ + uc (t) = E
dt
uc (0) = 0
a) Résoudre
b) Tra er uc (t).

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2. Équations diérentielles du 2me ordre


1) Résoudre
y ′′ (x) = 0
2) Quelle est la forme des solutions de

y ′′ (x) + ω 2 y(x) = 0
3) Résoudre en répondant aux questions

x2 y ′′ (x) + xy ′ (x) − y(x) = x2


Équation sans se ond membre
a) Quelle est l'équation sans se ond membre ?
b) Quelle est la forme des solutions parti ulières à her her ?
) Quelle est la solution générale ?

Équation ave se ond membre


a) Trouver une solution parti ulière de l'équation ave se ond membre (polynme du se-
ond degré),
b) Trouver la solution générale de l'équation.

4) Résoudre
y ′′(x) + 2y ′(x) − 3y(x) = 0
a) Remarquer les oe ients devant y(x), y'(x) et y(x) et donne leurs valeurs
b) Résoudre l'équation diérentielle.

5) Résoudre

y ′′(x) + y ′(x) + y(x) = 0


y ′′ (x) + 4y ′ (x) + 4y(x) = 0

6) Résoudre
y ′′ (x) + 2y ′(x) = x2 + 1
a) Résoudre l'équation sans se ond membre
b) Quelle est la forme du se ond membre : polynme, exponentielle ... ?
) En déduire la forme de la solution parti ulière que l'on her he.
d) Résoudre l'équation omplète.

7) Résoudre
y ′′ (x) + ω 2 y ′ (x) = sin(x)
a) Résoudre l'équation sans se ond membre
b) Quelle est la forme du se ond membre : polynme, exponentielle ... ?
) En déduire la forme de la solution parti ulière que l'on her he
d) Dis uter l'équation ara téristique en fon tion des valeurs de ω, déduire dans ha un
des as la solution parti ulière, puis résoudre l'équation omplète.

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TD 9 Cal ul matri iel

1. Opérations sur les matri es


Soient les matri es A B C suivantes :
       
2 1 1 3 1 1 3 2 1 1 0 0
A =  0 2 4 B =  2 2 4 C =  5 2 4 I =  0 1 0 
1 1 6 1 0 1 1 3 2 0 0 1
Loi interne : +
Cal uler D = A+B, E = B+A, ommenter.
Cal uler F = (A+B)+C, G= A+(B+C), ommenter.

Loi interne ×
Cal uler H = A×B, J=B×A, ommenter.
Cal uler K = A×I, L = I×A, ommenter.
Cal uler M = (A×B)×C, N= A×(B×C), ommenter.

Distribution
Cal uler P = (A+B)×C, Q= (A×C) + (B×C), ommenter.
Cal uler R = A×(B+C), S= (A×B) + (A×C), ommenter.

Loi externe, soient (λ, µ) ∈ R2 ouC2


Cal uler T = λ× A + µ× B

2. Appli ation à la représentation matri ielle des quadriples


Cette représentation s'applique quand le quadriple ne ontient que des éléments linéaires.

 Matri e
  Impédan e
   
u1 z11 z12 i1
= .
u2 z21 z22 i2
 Matri e
  Admittan e
   
i1 y11 y12 u1
= .
i2 y21 y22 u2
 Matri e
  detransfert   
u2 t11 t12 u1
= .
i2 t21 t22 −i1
 Matri e
  hybride
   
u1 h11 h12 i1
= .
i2 h21 h22 v2

1. Un diple est tel que

i1 = −i2 et u1 = Zi1 + u2 (77)

Dessiner le s héma, puis al uler les éléments de la matri e de transfert

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2. Un diple est tel que

u1 = u2 et I = i1 + i2 (78)

Dessiner le s héma, puis al uler les éléments de la matri e de transfert

3. Un diple est tel que

di1 di2 di1 di2


u1 = L1 +M et u2 = M + L2 (79)
dt dt dt dt
Dessiner le s héma, puis al uler les éléments de la matri e d'impédan e

4. On asso ie en série de deux quadriples. Ils sont don traversés par les même ou-
rants :i1 = i′1 = i′′1 eti2 = i′2 = i′′2 et les tensions aux bornes des quadriples s'ajoutent :
u1 = u′1 + u′′1 et u2 = u′2 + u′′2 .
Dessiner le s héma, puis al uler les éléments de la matri e d'impédan e

′ ′′
5. On asso ie en parallèles de deux quadriples. Les lois des ourants sont i1 = i1 +i1
′ ′′ ′ ′′ ′
et i2 = i2 + i2 et les tensions aux bornes des quadriples sont : u1 = u1 = u1 et u2 = u2
′′
= u2 .
Dessiner le s héma, puis al uler les éléments de la matri e d'admittan e


6. On asso ie en as ade de deux quadriples. Les lois des ourants sont i1 = i1 , i2 =
i2 , i2 = −i1 et les tensions aux bornes des quadriples sont : u1 = u1 , u2 = u2 , u′′2 = u′2 .
′′ ′ ′′ ′ ′′

Dessiner le s héma, puis al uler les éléments de la matri e d'admittan e

7. La matri e Hybride sert à modéliser le transistor bipolaire en fon tionnement li-


néaire (petits signaux). Vérier que vbe = h11 ib + h12 vce et ic = h21 ib + h22 vce

3. Cal ul de déterminants et de valeurs propres


3.1 Cal uler le déterminant des
 matri es suivantes
 :
  4 2 8 −5
3 1 0  3 1 3
 2 2 2  1 
A = B =  
 2 1 −1 2 
1 −1 4
1 3 1 4
3.2 Inverser la matri e en suivant la démar he proposée : al uler le déterminant,
−1
trouver la matri e adja ente, la transposer, al uler la matri e C
 
2 1 1
C =  1 −1 1 
1 2 3

4. Changement de base, Diagonalisation  


1 1
Soit B (e
~1 , e~2 ) une base de E, soit la matri e M =
1 −1

f (e~1 ) = e~1 + e~2
1. Vérier que
f (e~2 ) = e~1 − e~2

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2. Déterminer les valeurs propres de M,

3. Déterminer la forme des ve teurs propres asso iés à ha une des valeurs propres,
puis hoisir les ve teurs propres le plus simplement possible.
(
~′ , f (e~′1 ) = λ1 .e~′1
4. La base B' = (e e~′2 ) est une base de ve teurs propres qui vérie :
f (e~′2 ) = λ2 .e~′2
1

Pour e qui suit, prendre les ve teurs propres trouvés pré édemment.
4.1 Cal uler la matri e de passage P de la base B' = (e ~′ , e~′ ) vers la base B = (e~1 , e~2 ),
1 2
4.2 Faire apparaitre les oordonnées de e~′ et de e~′ dans B.
1 2

−1 −1 −1
5. Cal uler la matri e P , puis vérier P.P = P .P = I.

6. Matri e diagonale M' de la transformation dans la base B'


−1
Quelle est M' ? Vérier que M' = P .M.P.

7. Représentation graphique

7.1 préalablement au tra é, exprimer les ve teurs suivants :

* e~′1 en fon tion de f(e


~1 ) et de f(e~2 ) puis e~′2 en fon tion de f(e
~1 ) et de f(e~2 )

* ~′ ) en fon tion de f(e~1 ) et de f(e~2 )


f(e1
~′ ) en fon tion de f(e~1 ) et de f(e~2 )
puis f(e2

* ~′ ) en fon tion de
f(e1 e~′1 et de e~′2 ~′ ) en fon tion de
puis f(e2 e~′1 et de e~′2

7.2 Tra er dans le même plan :


(e
~1 , e~2 ), ~′ , e~′ ),
(e f(e
~1 ), f(e
~2 ), ~′ ),
f(e ~′ )
f(e
1 2 1 2

7.3 Vérier que les relations en 7.1 et la représentation en 7.2 sont bien ohérentes.

22 o tobre 2019 Éléments de Mathématiques pour l'EEEA 72