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L’Intelligence Economique

Plan :
Introduction
Chap. I : Veille, protection de l’information benchmarking
Chap. II : Knowledge management
Chap. III : L’intelligence territoriale

Qu’est ce que l’intelligence économique ?


L’intelligence économique consiste à comprendre l’environnement économique de
l’entreprise de manière à s’approprier un avantage concurrentiel (par ex : faire des études de
marché : il faut obtenir des données). Il faut savoir également gérer les informations.

Qu’est ce que le benchmarking ?


Le benchmarking est utilisé principalement par les statisticiens. Cela permet de comparer avec
les autres entreprises pour savoir la rentabilité de telles ou telles entreprises.

Introduction
1) Exemples d’ (in)intelligence économique
2) Définitions et notions clés
3) Bref historique
4) La politique nationale

1) Exemples d’(in)intelligence économique

Cas de Fusion Systems : C’est une PME qui avait inventé un nouveau procédé : des
lampes à micro ondes. Puis pour élargir ses ventes il s’est implanté sur le marché
japonais. Aucun brevet n’étant déposé, Mitsubishi en a profité pour démonté le produit
et voir les étapes de la construction et puis Mitsubishi a déposé le brevet pour ce
produit, c’est ce que l’on appelle la veille technologique.
Certaines entreprises comme Coca Cola et Michelin n’ont pas voulu déposer des
brevets elles préfèrent garder leur secret.

Cas de Kodak : ils ont développé un système d’intelligence économique appelé


« compétitive intelligence » (renseignement) : avoir un avantage concurrentiel.
« Dans 6 mois Fuji lance le 1er appareil jetable » donc réaction de Kodak qui lance
immédiatement la production et la veille du lancement de Fuji, Kodak sort l’appareil
jetable et Fuji passe pour un suiveur. C’est presque de la veille concurrentielle car
l’information ne devait pas sortir de Fuji, la fuite étant au niveau interne de
l’entreprise.

Cas de Michelin : C’est une entreprise qui ne dépose aucun brevet c'est-à-dire qu’il
garde un énorme secret c’est ce que l’on appelle la culture du secret.
Durant un grand prix, Michelin s’est fait volé un pneu par la concurrence. Suite à ce
vol la concurrence aurait pu déposer un brevet mais rien n’a été fait.
Cas de Perrier : En décembre 1989, c’est une entreprise qui dégage beaucoup de
bénéfices. Une machine a été déréglée et il y a trop de benzine. Le 2 janvier 1990 la
FDA est prévenu de la présence d’une trop grande quantité de benzine. Cette
information est rendue publique. Pour ne pas ternir leur image de marque, Perrier se
voit obligé de retirer 3 millions de caisse. Et donc Perrier fait une campagne
d’information pour avertir les gens que cette substance trop élevé n’est pas
dangereuse. Au final, 7 pays on été interdit de vendre du Perrier et les produits ont été
retiré.
Bilan lourd : Lourde perte financière suite au retrait des produits. Suite à cette affaire,
il y a eu une OPA par Nestlé. Les analystes pensent que la fuite venait de l’intérieur de
Perrier, il pense que c’est Coca Cola car à ce moment là Perrier était entrain de s’allier
à Pepsi.

Cas « candidatures de Londres et Paris » : Le dossier qui était le mieux armé était le
dossier de Paris. Mais pour plusieurs raisons c’est le dossier de Londres qui a été pris :
- Tony Blair a reçu tout les membres du CIO pour les pousser à changer d’avis c'est-à-
dire à choisir Londres.
- Les parisiens se sont beaucoup adressés à Samaranch et à son réseau.
C’est un exemple de Lobbying : on pense que les parisiens n’ont pas fait un bon
lobbying.

Cas de Chrysler : C’est une entreprise qui est en dent de scie au niveau de la
rentabilité. A la fin des années 80, Chrysler était en difficulté financière. Dés l’arrivée
du président Glenn Gardnerex (ex président : de diamond star motors qui appartenait à
Chrysler/Mitsubishi) l’entreprise avait une situation financière plus confortable.
Exemple de benchmarking : Avant 4 à 5 ans pour développer un véhicule puis dés son
arrivée Chrysler est passé à 3ans et demi.
Trop de temps de fabrication : le véhicule peut être dépassé et donc une réactivité
s’impose.

La délocalisation va aller de moins en moins vite grâce à la mondialisation car les


salariés se révoltent même dans les pays à faible coût de main d’œuvre.

Cas de NASA : Plus capable d’aller sur la lune car incapacité du personnel présent.
C’est le Knowledge management.

Cas de la Sécurité Sociale française : Crée dans l’après guerre. Entre 45 et 55 il y a eu


beaucoup d’emplois créés et les salaires étaient assez conséquents. Plus de 50% des
effectifs ont été recruté dans cette période. De nos jours, les salariés de cette
génération sont partis à la retraite (perte de savoir faire).

L’intelligence économique n’est pas dans un champ bien précis et cela touche tous les
domaines dans l’entreprise.
2) Définitions et notions clés

Auteur important : Michel Porter

Définition d’Harold Wilensky:


« C’est l’activité de production de connaissance servant les buts économiques et stratégiques
dans l’organisation recueillis et produite dans un contexte légal et à partir de sources
ouvertes ».

Définition du Rapport Martre (1994) :


« L’intelligence économique peut être définis comme l’ensemble des actions coordonnées de
recherche, de traitement et de distribution en vue de son exploitation de l’information utile
aux acteurs économiques. Ces diverses actions sont menées légalement avec toutes les
garanties de protection nécessaires à la préservation du patrimoine de l’entreprise dans les
meilleures conditions de délai et de coût. L’information utile est celle dont ont besoin les
différents niveaux de décision de l’entreprise ou de la collectivité pour élaborer et mettre en
œuvre la stratégie et les tactiques nécessaires à l’atteinte des objectifs définis par l’entreprise
dans le but d’améliorer sa position dans son environnement concurrentiel. »

Pour résumer ce qu’est l’intelligence économique  :


- règles éthiques
- collecte / traitement / diffusion d’informations
- informations destinées à l’entreprise et aux collectivités
- but : obtenir un avantage concurrentiel
- comporte un caractère collectif / transversal
- activité de long terme

Les principales notions :

o La veille : cf la vigie (monsieur en haut du bateau qui regarde au loin s’il y a des
pirates, de la terre…).
La veille consiste à surveiller ce qui se fait autour de l’entreprise.
Difficulté : trop d’information, il faut donc cibler les bonnes informations.

Différents types de veilles :


Robert Salman (ancien président de l’Oréal) Yolaine de Linares (1997) :
- la veille technologique : consiste à surveiller les avancées fondamentales (découvertes
majeures), les innovations technologiques en général, l’évolution des normes, des process
(processus de production), des centres de recherche…
- la veille commerciale : (centrée sur les clients) consiste à suivre les clients, c'est-à-dire, la
qualité des relations entre les clients et l’entreprise, les prospects potentiels, l’évolution des
réseaux de distribution, les méthodes commerciales.
- la veille marketing : (marchés / produits) tendances du marché, nouveaux produits, évolution
des parts de marché…
- la veille concurrentielle : (exemple Perrier et Pepsi) prix, alliances potentielles, nouveaux
entrants.
- la veille achat : centré sur les relations avec les fournisseurs, consiste à surveiller les tarifs,
alliances, nouveaux produits.
- la veille juridique : consister à surveiller les nouveaux règlements, les lois, les décrets, les
normes, complexe car il faut surveiller la législation française et européenne, il faut aussi se
renseigner sur la jurisprudence (résultat des procès), et sur les tendances politiques…

o La protection de l’information : c’est le pendant logique de la veille.

2 types d’actions aux quelles on est exposé :


- les actions ‘‘dures’’ : actions qui ne sont pas légales, par exemple : le vol, les attaques
informatiques, les copies (contrefaçons, plagiat).
- les actions ‘‘obliques’’ : actions qui ne sont pas éthiques mais qui sont légales, par
exemple : Mitsubishi avec le reverse engineering, les fausses négociations commerciales avec
pour objectif d’obtenir des informations sur le concurrent, la débauche pour obtenir des
informations…

La protection de l’information n’est pas une réponse ponctuelle mais une véritable culture qui
doit s’installer dans l’entreprise.

o Le lobbying : se traduit souvent par l’influence, consiste à essayer d’influer les


décideurs en notre faveur en diffusant des informations (≠ de la corruption).
(Ulysses Grant ancien président des Etats-Unis recevait chaque jour des personnes dans sa chambre d’hôtel)

o Le knowledge managment : c’est le management de la connaissance (savoirs et


savoir-faire), consiste à s’assurer que les savoir et les savoir-faire sont diffusés au sein
de l’entreprise aux bonnes personnes, cette notion se rapproche de la Gestion des
Ressources Humaines et de la Communication en entreprise.

3) Bref historique de l’intelligence économique

Dans l’Antiquité, le monde économique n’était pas beaucoup développé (très très peu de
marchands, et de diffusion de l’information).
A l’époque féodale, tout était très hiérarchisé (autarcie).
Les premières pratiques de l’intelligence économique sont apparus à la fin de l’âge féodal, un
petit peu avant la Renaissance. (Entre le XII et le XIVème siècle)
A ce moment là, les moyens de transports (maritimes) se développent pour le commerce, et de
grandes puissances commerciales voient le jour.
La République Vénitienne est la première à faire de l’intelligence économique, d’où nécessité
d’informations sur les marchés, par le biais de feuille de route en termes de marché et de
produits.
Entre le XIIIème et le XVème siècle, en Allemagne il y avait une guilde (association de
commerçant) qui s’appelait La Hanse. Le but de cette association était basé sur les problèmes
de sécurité.
A Florence, en 1357, ils ont crées une association dans le but était d’assurer un courrier aller
retour vers Avignon, (c’était la cité du Pape), beaucoup de décisions étaient prises et
d’informations circulées.
La Révolution Industrielle se caractérise par l’innovation technique, le développement du
transport, des marchés nationaux et internationaux, des entreprises (notion d’entreprise). Il y à
eu un besoin d’informations, on a donc du faire de la veille technologique.
Après la Seconde Guerre Mondiale, l’informatique s’est développé (puis internet (armé de
terre pour communiquer des informations confidentielles / université pour échanger)), les
Etat-Unis ont mis en place une coopération public/privé avec des agences pour la
collaboration des informations des entreprises.
Au Japon, ils se renseigner sur les informations des entreprises étrangères. Cela à aboutit à un
ministère (MITI) spécialisé dans l’information. Ce sont les premiers, suivis par les
Américains à avoir fait de l’Intelligence Economique.
En France, dans les années 70, le constat est navrant, c'est-à-dire, qu’il n’y a quasiment rien.
Les entreprises et l’Etat, ne pratiquait quasiment pas l’Intelligence Economique, bien
qu’existait un recueil de données économiques, le problème c’est qu’il était uniquement fait
pour l’Etat et pas du tout organisé pour les entreprises, contrairement à ce qu’avait fait les
Japonais et les Américains. Il y avait peu de liens entre la recherche et les entreprises, c’était
trop centralisé.
En 1981, le Centre de Prospective et d’Evaluation (CPE), a fait un rapport sur l’Intelligence
Stratégique, (les auteurs sont Bernard Nodavlek et Christian Harbulot) dans le but de faire de
la recherche, de la prospective et développer la veille technologique.
En 1994, le Commissariat Général au Plan, était un organe de centralisation de la France, ils
planifiaient l’économie française par période de cinq ans, ils ont constitués un groupe de
réflexion sur l’Intelligence Economique présidé par Henri Martre.
Les principales recommandations du rapport Martre sont :
- diffuser l’Intelligence Economique dans l’entreprise
- optimiser les flux d’informations public/privé
- concevoir des bases de données pour les besoins des utilisateurs
- mobiliser le monde de l’éducation et formation
- mettre en place de réseaux inter-entreprise par secteur d’activité
En 2003, le premier ministre Raffarin, demande au député Bernard Carayon, de faire un
rapport.
Mission du rapport :
- établir les lacunes et les insuffisances de l’Intelligence Economique en France
au niveau de sa pratique et de son enseignement
Un des freins venait des directions qui n’étaient pas convaincu de l’intérêt de l’Intelligence
Economique.
Il y avait aussi des carences pour formation.
Ce rapport à proposé la nomination d’un haut responsable (Alain Juillet) du développement de
l’Intelligence Economique.
A l’heure actuelle, la direction de la surveillance du territoire (DST) fait des formations aux
entreprises aux différents risques (menaces).

L’intelligence économique à l’étranger :


- Au Japon l’Intelligence Economique est enraciné dans les esprits. Ere Meiji, Zaibatsus,
MITI devenu Ministère de l’Information Industrielle et Commerciale (MITE) consacré à la
formation (par les anciens membres du renseignement)
- Aux Etat-Unis, l’Intelligence économique est longtemps resté au niveau national, et
commercial.
En 1986, le SCPI (société pour les professionnels de l’Intelligence Economique)
(www.scpi.com)est créé, il est composé de 3200 membres.
- En Europe, le rapport Martre à indiqué que 2 pays, la Suède et l’Allemagne, étaient assez
avancé en Intelligence Economique.
- Allemagne : XXème il y à eu des Konzerns, c'est-à-dire des ententes entre industriels
- Suède : BISNES (réseau, association entre entreprises), bonnes formations
Niveaux d’Intelligence Economique :
- niveau de base : c’est l’entreprise.
- niveau intermédiaire : interprofessionnel / branches d’activité
- niveau nationale : centres de décision nationaux
- niveau transnational : multi-nationales
- niveau international : Etats

Nous allons nous focaliser sur le niveau de base.


CHAPITRE I – L’Intelligence Economique en entreprise

I) La veille

- Veille Technologique
- Veille Commerciale
- Veille Concurrentielle
- Veille Marketing
- Veille Juridique

Exemple :
Production des bouteilles d’eau
-Veille Technologique : machines de mise en bouteille, fabrication du plastique…
Quels sont les secteurs à surveiller :
- secteurs des technologies utilisées par l’entreprise
- secteurs connexes
Il existe un document au niveau du Secrétariat d’état à ‘industrie :
- publié en 2000 : ‘‘Technologies clés 2005’’ : ils ont identifiés les technologies
d’avenir
- publiée en 2006 : ‘‘Technologies clés 2010’’.
8 domaines / 119 technologies clés :
- TIC : Technologies de l’Information et de la Communication
- Matériaux et chimie
- Construit et infrastructure, habitat
- Environnement et énergie
- Technologie du vivant, agroalimentaire
- Transport, aéronautique
- Biens et Servies de consommation
- Technologie et méthodes de conception, gestion, production
(Technologies au sens large)

Biens et services de consommation :


- Outils de personnalisation de la relation client
- Agents intelligents
- Offre de produits et services à base de réalité virtuelle
- Outils de santé à la disposition
- Design sensoriel (métrologie sensorielle)
- Méthodologie de marketing lié aux TIC

Méthode CSF = Critical Sucess Factors


(J-F Rockart – 1979)
On identifie les domaines critiques pour la survie de l’entreprise.

-Veille commerciale, marketing et concurrentielle :

Commerciale :
- identifier les clients potentiels (prospects)
- suivre la clientèle
- surveiller les campagnes commerciales

Marketing : produits
- nouveaux besoins, tendances
- produits de substitution
- contrefaçons
- parts de marché
- design, packaging

Concurrentielle :
- entreprises concurrentielles
- nouveaux entrants
- alliances

-Veille Juridique :
3 différentes sources d’information :
a) Détection des avancées technologiques
4 principaux types d’informations :
- Sites internet spécialisés
- Bases de données spécialisés
- Revues concernant les brevets
- Publications des institutions de dépôt de brevets
Qu’est ce qu’un brevet ?
Protéger la propriété intellectuelle en France : 4 types de propriétés intellectuelles
- Brevets (20 ans)
- Certificats d’utilité
- Marques
- Dessins et modèles
(LV décrit l’apparence des produits)
Sites internes spécialisés
- INPI (www.npi.fr)
- OMPI (WIPO) (www.wipo.org)
- Bureau américain des brevets et marques (US patent and tardemark office,
(www.uspto.gov))
Interrogation de la base de données CBI : Classification Internationale des Brevets, par
requête sur une périodicité en fonction du secteur dans lequel on travaille.
Site OMPI requête : ‘’high definition TV’
Publication N° : W0/1998/010053 International application n°
PCT/NL1988…..
Publication date : 15/12/1988
ETC …
 Bases de données : (payantes) mises à jour quotidiennes.
Plus connue : Derwent publications (Londres).
Derwent World Btent Index (DWPI).
- OEB
- French patent
b) L’information publiée

- internet
- presse quotidienne (nationale et locale)
- presse spécialisée (technique, consacrée aux entreprises…)
- autres média
- rapports financiers

Support papier ou non 

 Bases de données économique :


Depuis 1974, DIALOG (www.dialog.com), cette base de données est payante, la mise à jour
est quotidienne.
- par marché
- par produit
- par technique de fabrication
- par groupes et filiales

 Rapports annuels :
Des concurrents : - santé financière
- parts de marché
- nouvelles activités
- dirigeants
- acquisition / filiales
- méthodes de management
- réorganisations

 Internet :
- www.fuld.com Internet intelligence index (sites répertoriés contenant des informations
d’intelligence économique) : - rapports annuels
- brevets
- prévisions de marché
- techniques
- ‘‘rumeurs’’
- www.bottin.fr
- www.societe.com
- www.dafsa.fr
- www.europages.com

Pour internet, il existe des systèmes permettant de gérer les recherches d’information :
- Google alert (est gratuit)
- Métamoteurs de recherche : strategic finder
c) L’information informelle

L’information informelle c’est l’information qui n’est pas formalisé à travers des supports.
Information informelle = info non mises sur support
Historiquement : services de renseignement
Sun Tzu ‘‘L’art de la guerre’’
Les militaires avaient bien compris l’intérêt de l’information avant que les économistes ne
s’en occupent. (Renseignement militaire => renseignement économique)

1) Les principaux organismes de renseignement :

- En France : - DGSE Direction Générale de la Sécurité Extérieure


pas concernée par l’Intelligence Economique de manière explicite
- DST Direction de la Surveillance du Territoire
missions : ‘‘luter contre les activités d’espionnages et conte l’ingérence des
puissances étrangères sur les territoires relevant de la souveraineté française’’
Fin des années 70, missions ouvertes aux domaines économique, scientifique
et technique.
Formations : protection de l’information. Ils dépendent du Ministère de la
Défense.
- RG Renseignements Généraux (‘‘La centrale’’) dépendent du
Ministère de l’Intérieur, ils collectent les renseignements pour le
Gouvernement.
Les RG et la DST sont en train de fusionner pour devenir la DCRI Direction
Centrale du Renseignement Intérieur.

- Aux Etats-Unis : - CIA est basée à Langley. C’est le renseignement autant


intérieur, qu’extérieur.
- NSA est basé Fort Meade. Est spécialisé dans tous ce qui
est techniques d’écoute. Ils sont spécialistes en cryptologie.

- En Grande Bretagne : -MIS


-SIS

- En Russie : le KGB est décédé à la place il y à maintenant le FSB et le SVB

2) Information et cycle du renseignement

Types d’information :

- Ouvertes (accès légal)


- Fermées (accès illégal)

Autres typologie d’information : (norme AFNOR)

- Blanche (largement diffus et facilement accessible)


- Grise (par diffusée et difficile à recueillir)
- Noire (fermée)
Cycle du renseignement : (4étapes)

- acquisition (tous concernés) : lorsqu’on a une info on la note pour pouvoir les
différencier
- interprétation : c’est le moment où l’on va comprendre ce que signifie
l’information et avoir des confirmations des informations (expert de
l’Intelligence Economique)
- appréciation : moment où l’on va la mettre avec d’autres informations et où
elle a été déjà confirmée. (centraliser l’information).
- diffusion : (décideurs) dépend du contexte. C’est l’étape la plus importante.

Exemples d’espionnage : en 1996, chez W ils ont trouvés un appareil photo équipé d’une
cellule infrarouge qui déclenché un ordinateur à chaque passage des voitures (espionnage
industriel).

Cours du 17/10/2008 :

Le Directeur Général d’une entreprise qui produit une gamme variée de réfractaires et de
céramiques dit dans un quotidien nationale que « la société X construit une usine près de
Sisteron pour produire des céramiques de haute performance ».
Il contacte le responsable de l’IE, et lui demande de mener une enquête.
Le responsable appel donc la CCI, ‘‘pas d’info’’, puis le responsable téléphone à la Mairie car
elle a sans doute mené une enquête publique, mais on refuse de lui communiquer les
informations au téléphone.
Il se rend donc à Sisteron et consulte l’affichage, il apprend que l’usine en question fait 2800
m² sur 100000m² et il apprend également qu’il va produire des nitrures de box et de la nano
composites.
Il apprend que la société X est une filiale d’un concurrent américain et que le directeur M
Giraud (ancien concurrent belge).
Il rachète le lendemain, la presse locale et il a l’info que le directeur est bien M Giraud et que
le responsable de production est m James F Leroy, et que les responsables américains
viendront visiter les chantiers la semaine prochaine.
Questions :
- Quelles sont les informations stratégiques collectées ?
- Quel est leur intérêt ?
- De quel type sont-elles ?
- Quelles actions doivent être mises en œuvre ?

Réponses :

Informations : Intérêt : Type :


Surface de l’usine Capacité Gris
Surface du terrain Extension ? Gris
Type de produits En concurrence ? Gris
Société mère Atouts et défauts Blanc
Directeur Compétences ? Noir / Blanc
Responsable production ??? Blanc
Visite responsable X Blanc
Actions devant être mises en forme : abonnement à la presse locale
3) Le plan de renseignement

Pour faire la veille dans l’entreprise, il faut fonctionner par un groupe thématique, avec
chacun son responsable et par directeur de groupe, il faut élaborer un plan de renseignement :
Les rubriques sont :
- liste des correspondants (nom/prénom/coordonnées)
- sujets prioritaires
- formulaire type de captation
- règles de mémorisation
- règle du jeu

Les correspondants sont des gens qui sont susceptibles d’avoir des informations sur ce sujet
là. Ce sont les spécialistes soit qui ont la possibilité d’avoir des renseignements.

Les sujets prioritaires sont ceux qui sont susceptibles d’évoluer rapidement, ou soit un but
stratégique, soit une grande importance.

Formulaire de captation :
Exemple de formulaire de captation
Thème :
Information :
Estimation de validité : 1 à 4
(1 certaine et validée, 2 probable, 3 rumeur / douteux, 4 hors cotation)
Code expéditeur :
Code destinataire :
La source :
La date :

Règles de mémorisation : parfois c’est sensible, et il faut les détruire donc il faut savoir
comment stocker une information, combien de temps…

Règles du jeu : code de déontologie et d’éthique. Les règles proviennent de l’ensemble des
entreprises, ce sont des règles dites transparentes, il ne faut pas cacher le but, les questions ou
ne pas usurper l’identité de quelqu’un.

II) La protection de l’information

C’est le volet défensif de l’intelligence économique. Avant de se protéger, il faut savoir de


quoi il faut se protéger.

A) Risques, menaces et dangers :

Typologie :

- risques accidentels :
- catastrophes naturelles : incendie, tremblement de terre, foudre, tsunami…
- erreurs : (ex : pertes de données…, mail envoyé à une mauvaise personne
Le mieux serait de former les gens pour une meilleure protection.

- risques intentionnels ou menaces :


de caractère : - idéologique : (ex : manifester contre les nucléaires, ce
qui pose problème pour les entreprises nucléaires).
- stratégique : (ex : vol d’infos) protéger par des brevets
pour éviter les vols d’informations.
- cupide : (ex : collecter des informations pour les vendre)
- ludique : (ex : CIA entreprise ou il y a beaucoup qui
essaient de s’introduire pour avoir des informations.)
- vengeance : (ex : salarié viré)

Répondre aux questions suivantes :


- Chasseurs de tête ? = (il faut mettre dans le contrat de travail de non
concurrence).
- Niveau de protection des systèmes d’informations
- Des informations format papier sont-elles protégées ou détruites quand il le
faut ?
- Stagiaires ? Intérimaires ? Commerciaux extérieurs ? (=les sources de dangers)
- Est-ce qu’il y a eu des vols ?
- Est-ce qu’il y a eu des pressions sur le personnel ?
- Etc…

B) Le niveau de protection des systèmes d’informations = risques liés à


l’informatique et aux NTIC :

Les risques sont liés principalement aux réseaux.


On est exposé : - aux virus
- au cheval de Troie (en anglais : Trojan)
- spyware
- vers (worms) : petit exécutable indépendant

Les différentes parades aux risques informatiques :


-anti-virus, anti-spam, firewall, antispywares
ISO : - authentification (utilisateur)
- contrôle d’accès (adresse IP)
- confidentialité des données (cryptage)
- intégrité des données (hachage…)
- non répudiation (traçage de l’info)

Remarque : Sites sécurisés (cryptée)


Il existe une direction de la SSI
Au ministère de la défense (DCSSI)
Groupement très actif : CLUSIF = Club de la Sécurité de l’Info français

III) Le lobbying

Lobbying : c’est un terme qui vient de l’anglais fait avec un minimum légal mais cela ne peut
être étique
Influence : à un coté péjoratif c’est l’utilisation offensive de l’information. Il faut faire la
différence entre les pratiques d’influence (corruption).
Différence entre influence et guerre de l’information = contre information
La contre information c’est la diffusion de la vérité
La guerre de l’information vient de la pratique des rumeurs, manipulation de l’information,
propagande.

Pays reconnus dans le domaine du lobbying :


- Japon : pratique le lobbying vers les états unis depuis longtemps
- US : cabinets spécialisés en lobbying

Remarque : pratiqué historiquement surtout au niveau des états : les grandes entreprises
continuent toujours en s’appuyant sur leur gouvernement.

Comment pratiquer le lobbying :


- Sous traiter
- Syndicats
- Internaliser : liste des personnes ou organisations clés

Agir :
- La réciprocité
- L’escalade d’engagements
- La preuve sociale
- La sympathie
- L’autorité
- La confidentialité

Large public :
- Interventions sur forums et autres
- Argumentaires ciblés pour les clients
- Campagnes publicitaires

Areva travaille avec 10 cabinets de lobbying à Washington.


Leçons de l’exemple de 2012 : voir le cas des JO : mauvaise listes de personnages clés.

IV) Le Benchmarking

Benchmark = banc d’essai


Se comparer avec d’autres entreprises et notamment les meilleurs pour mesurer les écarts, en
comprendre l’origine et les relectures voir les supprimer.
3 types de benchmarking :
- Interne (différentes unités d’une même entreprise)
- Concurrentiel (plusieurs entreprises concurrentes)
- Générique (plusieurs entreprises dans différents secteurs).
Que comparer ? :
- Ratios financiers : bénef/CA
- Ratios non monétaires

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