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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP 1ère ANNEE DIC 2020

Ecole Supérieure Polytechnique


Département Génie CIVIL

Chapitre 2:
DISTRIBUTION DES CONTRAINTES
EN PROFONDEUR

Dr NDEYE MAGATTE FALL/DIOP


• - Introduction
• - Etat initial des contraintes ou état « ko »
• - Calcul des contraintes en profondeur par la
théorie de l’élasticité

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Du point de vue de la mécanique des sols, le chargement d’un massif
de sol par un ouvrage constitue une modification de la condition
aux limites.

Lorsqu’il s ’agit du cas le plus courant d’un bâtiment ou plus


simplement d’un remblai, il est d’usage de considérer que ce
dernier agit comme un chargement à l’interface sol-ouvrage.

Il peut être ponctuel ou continu suivant des répartitions différentes en


intensité et en direction.

Le calcul de stabilité d’ouvrages a pour but de définir la


géométrie de l’ouvrage – surface d’une fondation, pente de
talus d’un remblai- compatible avec les capacités de
résistance du sol.

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• Le calcul de stabilité d’ouvrages a pour but de définir la
géométrie de l’ouvrage – surface d’une fondation, pente de
talus d’un remblai- compatible avec les capacités de
résistance du sol.

• Le sol est étudié comme un milieu déformable

• Sous l’action de la charge de l’ouvrage, il subit des


déformations qui se traduisent par des déplacements.

• Ceux-ci doivent rester compatibles avec les fonctions de


l’ouvrage, celles pour lesquelles il a été construit.

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• L’ingenieur de construction s’interesse à deux types de
problèmes:

• 1- aux déplacements d’ensemble de l’ouvrage ou


tassements, et surtout aux déplacements en différents points
de l’ouvrage ou tassements différentiels. Ils ne doivent pas
altérer la structure de l’ouvrage ni son usage.

• 2-la rupture du massif de sol. Cette dernière provoque


bien sûr l’anéantissement de l’ouvrage .

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Les calculs en petites déformations ou à rupture font appel à deux
états de contraintes:

- l’état initial ou quelque fois appelé état géostatique. Il


correspond à l’état de contrainte du sol avant travaux. Il sera
détaillé dans la suite du cours sur la compressibilité des sols , le
rôle de l’histoire en chargement d’un sol et son expression par
la préconsolidation.
- l’état final du chargement égal à la somme de l’accroissement de
chargement causé par la surcharge à la frontière du massif de
sol et de l’état de contrainte initial

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1- Etat initial des contraintes ou état
« Ko »
• Le principe de calcul de l’état initial des contraintes repose sur la
considération que la couche de sol (ou massif) est constitué au
cours des âges géologiques par sédimentation sur une étendue
suffisamment grande pour considérer que la limite de la couche
soit rejetée à l’infini de part et d’autre.

• Cette considération conduit à l’hypothese que le chargement du


sol à un niveau donné se fait par accumulation de grains de sol
sur un élément infinitésimal sans déformation latérale.

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Ce type de chargement est connu en mécanique des sols par la
terminologie chargement à Ko.
Nous verrons plus tard que ce chargement est celui appliqué lors
d’un essai oedometrique.
Par extension, on l’appelle aussi chargement oedometrique.

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• En système plan, le coefficient Ko appelé coefficient de
poussée des terres au repos se définit par le rapport de la
contrainte effective horizontale sur la contrainte effective
verticale:

ko = σ’h / σ’v

en milieu semi infini, la contrainte total verticale est égale à:


σv = ϒ * z

z, représente la profondeur du point considéré par rapport au


niveau du terrain naturel(symbolisé par les lettres TN)

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• ϒ, représente le poids volumique apparent du sol en place

Lorsque la couche de sol est hétérogène, alors le calcul se fait en


sommant les poids des différentes couches.

La contrainte effective verticale s’écrit suivant le postulat de


Terzaghi en retranchant la pression interstitielle u.

σ’v = (Z * ϒ) – u
• La contrainte effective horizontale se calcule par application
du coefficient Ko:

σ’h = ko * σ’v = ko ( (ϒ * z) -u)

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Et la contrainte totale horizontale en ajoutant la pression
interstitielle à la contrainte effective :

σh = σ’h + u = ko ((ϒ*z) -u) + u

le coefficient ko prend de multiples formes. Il ne peut être


déterminé qu’experimentalement en procédant à un essai de
chargement à déformation latérale nulle.

Cet essai est réalisé au moyen de l’appareil triaxial. La figure 1


montre un résultat type obtenu avec un sable.

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Chargement Ko à l’essai triaxial
indice des vides au début du chargement : e=0.682

σ’3(kpa) Sable – chargement Ko

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Néanmoins, pour les calculs courants, on retrouve dans la
littérature un certain nombre de formules, la plus connue et la
plus utilisée étant la formule de Jaky. Elle s’applique pour des
sols normalement consolidé. Elle s’exprime par:
ko = 1-sinϕ’ dans le cas des sables
ko = 0.9(1-sinϕ) dans le cas des argiles

Brooker et Ireland ko = 0,95-sinϕ’

Lambe et Withman

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• En élasticité linéaire, le calcul du coefficient ko conduit à
l’expression:

υ est le coefficient de poisson

• En sol surconsolidé, le coefficient ko augmente dans certains


cas pour dépasser la valeur unite. La formule à appliquer doit
alors prendre en compte le ceofficient de surconsolidation
« OCR » du sol.
Wroth a proposé la relation:

Kon coefficient de poussée des terres au repos d’un matériau


normalement consolidé

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2-Calcul des contraintes en profondeur
par la théorie de l’élasticite
I. CONTRAINTES DUES A UNE CHARGE PONCTUELLE NORMALE A LA
SURFACE
II. CONTRAINTES DUES A UNE CHARGE NORMALE UNIFORMEMENT
REPARTIE
II.1 Cas d’une surcharge sur une surface circulaire
II.2 Cas d’une bande de longueur infinie
II.3 Cas d’une bande de longueur finie
II.4 Cas d’une surcharge sur une surface de forme quelconque
III. CONTRAINTES DUES A DES CHARGES VERTICALES NON
UNIFORMEMENT REPARTIES
III.1 Cas d’une bande infinie avec une charge triangulaire
III.2 Cas d’une bande infinie avec une charge trapézoïdale isocèle
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Voir Annexe 1

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Voir ANNEXE 2

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Annexe 3

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Abaque de Newmark: Annexe 4

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Voir ANNEXE 5

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