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Chapitre 1 : OUTILS MATHEMATIQUES DE BASE

1. Fonctions de base utilisées en physique

1.1. Echelon unité


1
u ( t )= 1 sit ≥ 0
{
0 si t < 0 0

Fig1 : Echelon unité

1.2.Fonction signe

1 si t> 0 1

{
sgn ( t )= −1 si t< 0 ou encore
0 si t=0 0

-1
|t|
{
sgn ( t )= t ,∧t ≠ 0
0 sit=0
Fig2 : fonction signe

1.3.  Rampe
t
r ( t )=∫ u ( v ) dv= t si t ≥ 0
0
{
0 si t < 0 1

0 1
Fig3 : fonction rampe
On définit aussi r a ( t )= at sit ≥0
{
0 sit <0

1.4. Fonction porte ou rectangle


1
Π ( t ) =rect ( t ) = 1 si|t |≤1 /2
{ 0 sinon
0
-1/2 1/2
On définit aussi
Fig4 : fonction porte

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T
Π T ( t )=rect T ( t )=rect
t
T
=
1 si|t|≤
( )
0 sinon
{2

1.5.Fonction triangle
1
Λ ( t )=tri(t)= 1−|t |si|t |≤1
{
0 si|t|≥ 1

-1 0 1
|t|
Λ T ( t )= Λ
t
T {
= 1− T si|t|≤ T
() 0 si|t|≥ T
Fig5 : fonction triangle

1.6. Sinus cardinal


1
sinc ( πt)
sinc ( t )=
{ πt
1 si t=0
si t ≠ 0

 Propriétés
Fig6 : sinus cardinal
+∞ +∞

∫ sinc ( t ) dt= ∫ sin c 2 ( t ) dt =1


−∞ −∞

1.7. Impulsion gaussienne


1
ig(t)= exp(- πt ² )

+∞

∫ ig ( t ) dt=1
−∞

Fig7 : impulsion gaussienne

1.8. Impulsion de Dirac

 Rappels sur le produit de convolution

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+∞ +∞

x(t)*y(t) = y(t)*x(t) = ∫ x ( u ) y ( t−u ) du= ∫ x ( t−u ) y ( u ) du pour les signaux


−∞ −∞
continus

+∞ +∞
x(k)*y(k)= ∑ x ( n ) y (k −n)= ∑ x ( k −n ) y (n) pour les signaux discrets
−∞ −∞

 Impulsion de Dirac ou distribution de Dirac

1 1 𝛿(t)
δ (t)= lim Π T (t )= lim ΛT ( t )
T→0 T T→0 T =

 Propriétés Fig8 : impulsion de Dirac

1/ x(t)*δ (t)= x(t)

2/x(t)*δ (t–t0) =x(t-t0)

+∞

3/ ∫ δ ( α ) dα = 1
−∞

4/ x(t) δ (t)=x(0) δ (t)

5/ x(t) δ (t-t0)= x(t0)δ (t-t0)

1.9.Opération de répétition

 Soit x(t) un signal défini sur l’intervalle [0,T] (x(t)= 0 en dehors de l’intervalle
[0,T])

+∞
y(t)= repT{x(t)}= ∑ x(t−nT )
n=−∞

1.10. Peigne de Dirac


+∞
C’est une suite d’impulsions de Dirac : Ш T (t) =repT {δ (t)}= ∑ δ( t−nT )
n=−∞

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Fig9 : peigne de Dirac
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2. Série de Fourier

2.1.Préliminaires
2.1.1. Séries trigonométriques

On appelle série trigonométrique une série de fonction de la forme :

a0 ∞ a N
S (t)= + ∑ an cos ( nωt ) +bn sin ( nωt )= 0 + lim ∑ an cos ( nωt ) +b n sin ( nωt )
2 n=1 2 N →∞ n=1

La somme partielle d’ordre N vaut donc :

a0 N einωt + e−inωt
SN ( t ) = + ∑ an cos ( nωt )+ bn sin ( nωt ); en posant cos ( nωt ) = et
2 n=1 2
N
e inωt −e−inωt inωt a − j bn an + j b n a0
sin ( nωt )= ; on a : S N ( t ) = ∑ c n e avec c n= n ,c−n = et c 0=
2 n=−N 2 2 2

2.1.2. Produit scalaire, norme

Considérons l’ensemble des fonctions T-périodiques définies sur R , continues par morceaux et
à valeurs dans C ; on définit le produit scalaire de deux fonctions f et g de cet ensemble (
T
1
0
C (R) ¿ par ¿ f , g≥
T ∫ f (t) g ´(t)dt.
T 0


T


La norme associée est ‖f ‖= ¿ f , f >¿= 1 ∫|f (t)|2 dt ¿
T 0

2.1.3. Familles orthonormées


i) Un vecteur x est dit unitaire ou normé si ‖x‖=1
ii) Deux vecteurs x et y sont dits orthogonaux si <x,y>=0
iii) Une base (e 1 ,… .. , e n) est dite orthogonale si les vecteurs de la base sont deux à deux
orthogonaux.
iv) Une base (e 1 ,… .. , e n) est dite orthonormale ou orthonormée si elle est orthogonale et si
tous ses vecteurs sont tous unitaires.

Exemple

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La famille (e inωt )n ∈Z constitue une base orthonormée pour l’ensemble des fonctions T-

périodiques (ω= ). En effet on a :
T


{
1 | inωt|2
‖e inωt‖=¿ e inωt , e imωt ≥ ∫ e dt=1
T 0
T
1
¿ einωt , eimωt ≥ ∫ einωt e−imωt dt=0 si n≠ m
T 0

2.2. Expression de la série de Fourier


Soit f une fonction To -périodique ; on appelle série de Fourier de f la série trigonométrique
notée S F (f ; t) définie par :
a0 ∞ 2π
S F ( f ; t )= + ∑ ¿¿ b n sin n ω 0 t ) avec ω 0= T . a n et b n représentent les coefficients de
2 n =1 0

Fourier.

inωt
On a aussi : S F ( f ; t )= ∑ c n e (expression complexe); les c n sont les coefficients
n=−∞

complexes de la série de Fourier.

2.3. Expressions des coefficients de Fourier


 Expressions des a n et bn
T0
a0 1
= ∫ x ( t ) dt valeur moyenne du signal
2 T0 0

T0
2
a n= ∫ x ( t ) cos ( n ω0 t ) dt
T0 0

T0
2
b n=¿ ∫ x ( t ) sin ( n ω 0 t ) dt
T0 0

- Le terme h n ( t )= a n cos (n ω 0 t) + b n sin ¿ représente l’harmonique de rang n.


- L’harmonique de rang 1 s’appelle le fondamental.

 Expression des c n

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an− j bn an + j b n a0
En posant : c n= ,c−n = et c 0= on a :
2 2 2
T0 T0
1 1
c n=
T0 ∫ x (t) e− jnw t dt et c 0=
0

T 0∫
x ( t ) dt
0 0

2.4. Autres expressions de la série de Fourier


S F ( f ; t )=d 0+ ∑ d n cos (n ω 0 t ¿ ¿+φ n)¿ ¿
n =1

a0 2 2
bn
Avec d 0= , d n=√ an +b n et φ n=−¿ arctan ⁡( )
2 an

2.5.Conditions de convergence
2.5.1. Convergence simple

La série de Fourier converge si les conditions suivantes sont respectées :

- Si la fonction f est continue alors la SF converge vers f(t) et on a :


S F ( f ; t )=f ( t ) ∀ t ∈ R

- Si la fonction f est continue par morceau et présente des discontinuités de première


espèce en des points tk alors la SF converge vers x ¿ ¿ en tk et S F ( f ; t )=f ( t ) ∀ t ≠ t k

2.5.2. Convergence normale- uniforme

Si f est continue de classe C1 par morceaux alors la série de Fourier de f converge (et donc
uniformément) vers f.

Exemple  :

Soit le signal périodique x(t) de période T représenté ci- dessous, on pose α=d/T  

E Donner la décomposition en série de


d Fourier de x(t)
T

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3. Propriétés de la série de Fourier


3.1.Parité

T0
2
 Si f est paire alors on a : b n=0 ; c n= c−n et a n= 4
T0
∫ f ( t ) cos ( n ω0 t ) dt
0
T0
2
 Si x(t) est impaire alors on a : a n=0; c n=−c−n et b n= 4
T0
∫ x ( t ) sin ( n ω0 t ) dt
0

3.2. Translation temporelle


Si g(t) = f(t−θ ) alors c n ( g)= e− jnω θ c n (f )
0

3.3. Translation de niveau

Si g(t) = f(t) + E alors c n(g) = c n(f) pour n>1


a0 a
(g) = 0 ( f ) + E
2 2

3.4. Dérivation
Soit f est une fonction T-périodique continue et à dérivée continue par morceaux

d f (t)
Si g(t) = alors c n ( g)= inω 0 cn (f)
dt

3.5. Théorème de Parseval

Il est défini par la relation :

T0 ∞ ∞
1 2 a0 2 1
2
Pm= ∫ ¿ f (t)∨¿ dt ¿ = n=−∞
∑ ¿ c n∨¿ ¿= 4 + 2 ∑ ¿¿)
T0 0 n =1

Cette relation traduit le fait que la puissance moyenne d’un signal peut être calculée à partir de la
somme des puissances portées par chaque harmonique.

4. Spectre d’un signal périodique


On appelle spectre d’un signal périodique la représentation de d n et φ n en fonction de n f 0. La
représentation de d n représente le spectre unilatéral d’amplitude et celle de φ n le spectre de phase.
On peut aussi représenter |c n| en fonction de n f O; on parle de spectre bilatéral d’amplitude du signal f(t).

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Exemples  : Représenter les spectres d’amplitudes et de phase des signaux suivants :


π π
- x 1 ( t )=cos ( ωt )−0,8 sin 3 ωt − ( 3 )
+ 4 sin2 ωt+ (
6 )
π
- (
x 2 ( t )=2 cos 5 ωt+
4)−3 sin (3 ωt )

5. Distorsion harmonique

Elle représente le rapport entre la valeur efficace des harmoniques de rang supérieur à 1 et celle du
fondamental.

∞ ∞

√∑

2 2 2
Dh= ∑ dn = n=2
(a n ¿+b n )
n =2
¿
d1 2
d1
 Interpretations
 Ce rapport caractérise la pureté du signal
 Il permet de quantifier la quantité d’harmoniques présentes dans le signal

6. Réponse d’un système linéaire à un signal périodique

x(t) H( jw) y(t)


On rappelle : x(t)= d 0+ ∑ d n cos (n w 0 t ¿ ¿+φ n)¿ ¿
n =1
On montre en utilisant le théorème de superposition que :


y(t) = d 0 H(0) + ∑ d n|H ( jnw 0 )|cos( n w0 t ¿ + φn +θn )¿
n =1

Avec θn = Arg[H(jnw 0 ¿ ]

7. Phénomène de Gibbs
N
jnw t
Essayons de reconstruire un signal x(t) à partir de ses coefficients. Posons x N (t)= ∑ c n e 0
=
n=−∞
N
d 0+ ∑ d n cos (n w 0 t ¿ ¿+φ n)¿ ¿
n =1

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On remarque une convergence rapide de x N (t) vers le signal original x(t). Cependant cela n’est
plus vrai lorsque le signal possède des points de discontinuité de première espèce. Il apparaît alors
à l’endroit de la discontinuité que l’on désigne sous le nom de phénomène de Gibbs.

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