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lexique de
gestion et de
management
Sous la direction de
Jean-Philippe Denis
Alain-Charles Martinet
Ahmed Silem

9e édition
Mise en page : Lumina Datamatics

© Dunod, 2016
5, rue Laromiguière, 75005 Paris
ISBN 978-2-10-074499-2
Lexique de Gestion et de Management

Sous la direction de
Jean-Philippe Denis (Université Paris-Sud)
Alain-Charles Martinet (Université de Lyon)
&
Ahmed Silem (Université de Lyon)

Avec le concours de

Florence ALLARD-POESI Patrick HETZEL


Alain ASQUIN Marie-Rachel JACOB
Lamia AZOUAOU Rémi JARDAT
Christian BANLIAT Paul LAURENT
Christophe BENAVENT Serge Didier LENGA
Jacques BICHOT Alain MARION
Jacques BRASSEUL Alain-Charles MARTINET
Sandra CHARREIRE-PETIT Ulrike MAYRHOFER
Wafi CHTOUROU Imen MHEDHBI
Pascal CORBEL Robert PATUREL
Halim DABBOU Marielle A. PAYAUD
Jean-Philippe DENIS Claude PELLEGRIN
Emmanuelle DUBOCAGE Yvon PESQUEUX,
Hervé DUMEZ Xavier RICHET
Raffi DUYMEDJIAN Pierre ROMELAER
Christophe EVERAERE Pascale de ROZARIO
Fatma FOURATI-JAMOUSSI Khalissa SEMAOUNE
Jean-Jacques FRIEDRICH Achour SILEM
Fabien GARGAM Ahmed SILEM
Olivier GERMAIN Bérangère SZOSTAK
Riadh GHENIMA Alain TESTON
Vincent GIARD Paul VEYS
Soumaya HERGLI Michel WISSLER

III
Abréviations

Compt. Comptabilité analytique, comptabilité générale, systèmes


d’information comptable.
Cont. Contrôle de gestion, gestion budgétaire.
Doct. Doctrine.
Dr. Droit commercial, droit du travail, droit fiscal.
Éco. ind. Économie industrielle.
Env. Environnement.
Fin. Gestion financière, gestion fiscale.
Gén. Problèmes généraux communs à plusieurs champs.
Gest. adm. Gestion administrative, sociologie des organisations,
organisation et structure de l’entreprise.
Gest. appr. Gestion des approvisionnements, gestion des achats.
Gest. comm. Gestion commerciale, marketing.
Gest. prod. Gestion de la production.
Gest. ress. hum. Gestion des ressources humaines et du personnel, gestion
sociale.
Hist. Histoire.
Log. Logistique, transports.
Méth. Méthodes, méthodologie, mathématiques, statistiques.
Socio. Sociologie.
Strat. man. Politique générale, stratégie, management, planification,
théorie des organisations.

IV
Avertissement

Le langage économique est dominant dans les médias et les relations professionnelles
depuis plusieurs décennies.
Mais l’entreprise et sa gestion n’ont sans doute jamais occupé le devant de la scène
autant qu’aujourd’hui. Dans ce contexte, les dirigeants et cadres, les étudiants et plus
généralement ceux qui veulent comprendre le monde dans lequel ils vivent, sont
confrontés à un vocabulaire considérable, en perpétuelle évolution.
Au sens large, la gestion est en effet simultanément un ensemble de pratiques, de
méthodes et techniques et, plus récemment, de propositions à vocation scientifique.
De ce fait, elle accueille de nombreuses influences en provenance du droit, de l’écono-
mie, de la psychologie, de la sociologie, des mathématiques et statistiques, de l’infor-
matique…
En se bornant strictement aux classiques fonctions de l’entreprise – direction géné-
rale, marketing, finance, production, ressources humaines… –, on pressent déjà le
nombre des notions que le gestionnaire est invité à connaître.
Les auteurs de ce lexique n’ont pas voulu en faire une encyclopédie. Leur critère fonda-
mental de choix, pour retenir ou écarter telle notion, s’est fondé à la fois sur la pratique
courante des affaires et sur le contenu des enseignements des universités et écoles de
gestion. C’est pourquoi le présent ouvrage accorde une place beaucoup plus impor-
tante aux méthodes et techniques de gestion qu’aux aspects strictement scientifiques.
Les sciences de gestion n’ont été mises à contribution que lorsque leurs concepts ont
été jugés suffisamment diffusés dans les entreprises avancées.
De la même façon, les termes juridiques, économiques, statistiques… ont été retenus
lorsqu’ils font partie du paysage usuel de l’entreprise.

Liste des symboles utilisés

Le souligné et le gris pour certains mots indiquent qu’ils sont définis dans le
même article ou bien qu’ils invitent le lecteur à les consulter comme entrée
plus développée dans le lexique.

Le symbole précédant certains mots indique les termes (définis dans le


lexique) susceptibles de compléter sa recherche.

V
A
paramètres de celle-ci, la valeur cher- A
chée, directement sur le graphique.

Abattement [Fin.]
Mesure de caractère général ayant pour
conséquence de réduire la base d’impo-
sition.

ABC  [Gest. comm.]


Sigle en marketing direct dans lequel A
signifie le pays d’origine, B le pays de
AAA (Triple A) [Fin.] transit et C le pays de destination.
Notation attribuée par une agence de
notation internationale et exprimant la ABC (Analyse, méthode de classement) 
solidité financière d’un organisme, d’un [Log./Gest. prod./Gest. comm.]
emprunteur qui émet un emprunt, ou ABC : vient de l’American Audit Bureau
d’un placement dans un fonds qui of Circulation. Analyse qui consiste à
maximise le rendement et minimise les classer en ordre un stock d’articles, de
risques. Le triple A est la meilleure note. produits de détail, des consommateurs,
La dégradation du rang se traduit par les prix, territoires, etc., en trois grands
des lettres comme «  AAA (triple A groupes :
moins) ou bien aab, ou encore AA+ », A : Très important ;
etc. B : Important ;
C : Peu important.
Abandon de créance [Compt.] La méthode dite ABC s’apparente beau-
Décision d’une entreprise de renoncer à coup à la loi de Pareto, encore appelée
une créance sur un tiers. Il se traduit par loi des 20/80. Dans cette dernière, le
l’inscription d’une charge exception- groupe A représente 20 % des clients,
nelle chez l’entreprise qui le consent, mais 80 % des ventes de la firme. Dans
déductible fiscalement lorsqu’il procède une analyse des causes et des effets pour
d’un acte de gestion normal n’ayant pas un problème donné, la règle des 20/80
pour contrepartie une augmentation de signifie que 20 % des causes produisent
l’actif. L’annulation de la dette qui en 80 % des effets.
résulte se traduit chez l’entreprise béné- ➢➢ Gestion des stocks.
ficiaire de l’abandon par l’inscription
d’un produit exceptionnel. ABC (Activity-based Costing : Coûts à
base d’activité) [Compt.]
Abaque [Méth.] Méthode de comptabilité des coûts par
Graphique établi pour deux variables activité. Cette méthode de calcul du coût
dont l’une est observable et l’autre s’en de revient d’un produit ou d’un service
déduit à la suite d’un calcul long ou fas- consiste à identifier les activités ou les
tidieux. L’utilisateur évite ces calculs et processus requis par sa création et à
lit, en partant de l’observation et des prendre en compte leurs coûts respectifs.

1
ABC
A Source : liste officielle publiée au JO du valeur d’un produit, ce qui implique de
26 mars 2004. raisonner en termes d’activités et de
Selon la définition proposée par la chaîne de valeur. En d’autres termes, il
coopérative d’entreprises industrielles s’agit d’une méthode de calcul en coûts
américaine CAM-I (Computer Aided complets, qui met plus l’accent sur l’ex-
Manufacturing-International), la méthode plication des causes des coûts des acti-
ABC est conçue pour « mesurer les coûts vités (inducteurs de coûts), que sur le
et les performances d’activités et d’objets calcul du coût des produits obtenus.
générateurs de coûts (notamment les Les inducteurs d’activités (unités
produits). Les coûts sont affectés aux d’œuvre) permettent l’imputation aux
activités en fonction de leur consomma- coûts des produits des ressources
tion de ressources. Les coûts sont affec- consommées par les activités, sachant
tés aux objets générateurs de coût en qu’une activité est un ensemble de
fonction de leur utilisation d’activités. tâches ordonnées entre elles pour un
ABC identifie les relations causales entre objectif précis. Les activités concou-
facteurs de coût et activités ». Elle a été rant à un même but sont regroupées
inspirée par le mouvement de selon des processus transversaux.
recherche au début des années 1980 Les principales phases de la méthode
aux États-Unis dans le cadre du pro- ABC sont l’identification des activités
gramme Cost Management System, (connaître ce que chaque service de
avec pour principaux représentants l’entreprise fait), évaluer les ressources
Kaplan, Miller, Porter. L’objet de ces consommées par les activités sur la base
recherches est de dépasser les méthodes du postulat:
traditionnelles inadaptées de compta- « Les produits consomment les activités
bilité analytique qui découpent l’entre- et les activités consomment les res-
prise en fonction et par produit, alors sources ».
que l’objectif de l’entreprise est de pro- La matrice des ressources consommées
duire de la valeur ou d’augmenter la peut être représentée ainsi :

Centres d’analyse Achats et ……… Entretien Usinage Expéditions


Activités approvisionn.
Usinage xxxx
Contrôle des approvisionn. xx
Entretien matériel xxx
Gestion des fournisseurs xxxx
Ordonnancement
………
Total centres d’analyse xxxx xx xxx xxxx x

La troisième étape est la définition des peuvent être le temps consacré à une acti-
inducteurs de coûts par activité, l’équiva- vité, le nombre d’unités du produit
lent de l’unité d’œuvre de la comptabilité contrôlé, le nombre de fournisseurs ou de
analytique traditionnelle. Ces inducteurs clients gérés par les activités de gestion des

2
ABM
fournisseurs et gestion de la clientèle, etc. Abductif, Abduction [Méth.] A
En faisant une matrice dont les lignes cor- Démarche méthodologique, préconisée
respondent aux inducteurs et les colonnes notamment par le logicien américain
aux activités, il est alors possible d’identi- Charles S. Peirce (1839-1914), qui
fier les inducteurs les plus fréquents et de consiste à tirer de l’observation, sur un
repérer le nombre d’inducteurs par acti- nombre limité de cas, des conjectures
vité. À la suite de quoi, on calcule le coût qu’il convient ensuite de tester et de dis-
unitaire d’un inducteur par le rapport cuter.
entre, d’une part, le coût des ressources
attribuées à l’activité et, d’autre part, le Abilène (Paradoxe d’) [Socio.]
nombre d’inducteurs. La fin logique de Parabole énoncée par Jerry B Harvey
cette troisième étape est le calcul du coût (The Abilene Paradox and other Medita-
des produits ou tout autre élément pour tions on Management, Jossey-Bass, 1988)
lequel le calcul du coût est pertinent qui présente une famille qui, collective-
comme par exemple le coût d’une ligne ment, décide de se rendre à Abilene,
de produit, le coût des projets, etc. Texas, malgré le fait que, individuelle-
ment, aucun d’eux ne veut vraiment faire
A, B, C (Tranches)  [Gest. ress. hum.] le voyage, pour illustrer l’effet de confor-
Parties de la rémunération des cadres misme dans une organisation « où l’incli-
prises en compte pour le calcul des coti- naison de se conformer à l’action des
sations de retraite complémentaire des autres prend la priorité sur les processus
cadres. Ces parties sont définies par rap- décisionnels indépendants, rationnels ».
port au montant du plafond de la Sécu-
rité sociale. La tranche A représente la ABM (Activity Based Management) 
partie du salaire limitée à une fois ce [Strat. man.]
plafond ; la tranche B est comprise entre Habituellement traduit par « gestion par
une fois et quatre fois ce plafond ; la les processus ». Méthode de management
tranche C est la partie supérieure à transversal des activités de l’organisation
quatre fois ce plafond. à des fins de pilotage, suite logique de
l’utilisation du calcul des coûts à base
ABCD  [Gest. comm.] d’activités (ABC). Piloter l’entreprise par
Forme plus détaillée de la classification ses activités consiste à mettre au premier
ABC en gestion commerciale. Elle cor- plan celles qui ont un caractère straté-
respond à une classification des ménages gique et de les regrouper dans un tableau
selon leur revenu. Conventionnellement, de bord permettant de suivre les indica-
A est la classe la plus aisée qui réunit 15 % teurs favorisant la réactivité et la prise de
des ménages. B est la classe moyenne décisions. Ainsi l’ABM ne se limite pas à
supérieure (30 % des ménages), tandis des informations de nature comptable.
que C est la classe moyenne inférieure La recherche de la performance globale,
(40 % des ménages). D rassemble les en termes notamment de coûts, délais,
ménages ayant les revenus les plus faibles qualité, procède d’un changement des
(15 % des ménages) (d’après la défini- mentalités : en confiant aux acteurs de
tion de la SECODIP). terrain les moyens de définir et contrôler

3
Abo
A économiquement par eux-mêmes leur caires (prêts à la consommation,
action, on vise à améliorer le mode de encours de cartes de crédit…).
fonctionnement de l’organisation.
ABSA
Abondement [Fin.] ➢➢ Action à bons de souscription d’ac­
Versement fait par les entreprises qui tions (ABSA).
mettent en œuvre un plan d’épargne ou
système d’épargne collectif qui donne Absentéisme (Taux d’)  [Gest. ress. hum.]
au salarié d’une entreprise la possibilité Pourcentage du personnel d’une entre-
de participer avec celle-ci à la constitu- prise absent au travail pour une période
tion d’un portefeuille de valeurs mobi- déterminée par rapport au total des tra-
lières. vailleurs. On peut calculer ce taux égale-
➢➢ Intéressement, Participation. ment en rapportant le nombre d’heures
(ou de journées) perdues au nombre
Abonnement [Fin.] total d’heures de travail qui devaient
Technique qui consiste à répartir cer- être effectuées.
taines charges annuelles suivant cer- ➢➢ Coût caché.
taines périodes (par ex., abonnement
aux titres de transports, frais de télé- ABSO
phone, prime d’assurance). ➢➢ Action à bons de souscription d’obli­
gations (ABSA).
Above the Line  [Gest. comm.]
Littéralement, au-dessus de la ligne, qui Absorption [Strat.]
correspond dans le domaine de la com- Opération par laquelle une société,
munication publicitaire aux investisse- appelée société absorbante, qui conserve
ments publicitaires d’une entreprise dans sa personnalité juridique, reprend la
les grands médias (télévision, presse, totalité du patrimoine (actif et passif)
radio, affichage, cinéma). L’expression d’autres sociétés, dénommées sociétés
coûts médias est la traduction préconisée absorbées, dissoutes à la suite de leurs
pour éviter la polysémie de « au-dessus de apports. En contrepartie, les proprié-
la ligne » qui peut tout aussi bien s’appli- taires des sociétés absorbées reçoivent,
quer à la balance des paiements d’un pays le plus souvent, des titres (actions) de la
qu’au budget de l’État. société absorbante qui augmente son
capital social pour financer les actifs
Abri fiscal [Fin.] nets désormais possédés.
Activité ou placement financier permet- En gestion stratégique, il convient de
tant au contribuable de bénéficier d’exo- différencier les absorptions réalisées au
nération ou d’avantages fiscaux par sein d’un même groupe (absorptions de
rapport au régime normal d’imposition. filiales…) qui correspondent à de
simples restructurations ou réorganisa-
ABS (Asset-backed Securities) [Fin.] tions internes sans aucune conséquence
Titres représentatifs d’un portefeuille au niveau de la zone de contrôle ou d’in-
d’actifs financiers hors prêts hypothé- fluence du groupe, et les absorptions de

4
Abu
sociétés indépendantes financièrement du groupe BPCE - Banque Populaire et A
et économiques du groupe d’apparte- Caisse d’Epargne - condamné en 2013 à
nance de la société absorbante qui 315 millions d’€ de dommages et inté-
constituent une modalité juridique de rêts) ou encore «  Kerviel » (ancien
réalisation de la croissance externe. employé du groupe Société Générale
ayant fait perdre une somme de 4,9 mil-
Abus de biens sociaux (ABS) [Dr.] liards d’€ en trading à son employeur)
Délit commis par un responsable de démontrent la complexité du point de
société en utilisant les biens, le crédit ou vue managérial de tels dossiers.
la réputation de la société dans la pers-
pective d’en tirer un avantage personnel Abus de dépendance économique, Abus
direct ou indirect (en avantageant une de domination
autre entreprise dans laquelle il est inté- ➢➢ Abus de position dominante, Antitrust
ressé directement ou indirectement) au (Lois), Dépendance.
dépend de l’intérêt de la société et de ses
membres aussi bien associés que salariés. Abus de majorité [Dr.]
Décision majoritaire contraire à l’inté-
Abus de confiance [Dr.] rêt social, susceptible d’être annulée.
Infraction pénale qui est, selon l’article
314-1 du Code pénal, « le fait par une per- Abus de minorité [Dr.]
sonne de détourner, au préjudice d’au- Blocage par la minorité contraire à l’in-
trui, des fonds, des valeurs ou un bien térêt social d’une décision majoritaire.
quelconque qui lui ont été remis et qu’elle
a acceptés à charge de les rendre, de les Abus de position dominante [Dr.]
représenter ou d’en faire un usage déter- Pratique illicite anticoncurrentielle
miné ». Ce délit est constitué par trois élé- d’une entreprise en situation de mono-
ments : un détournement, un préjudice et pole ou de quasi-monopole, sans pour
une intention. Ce délit pour être caracté- autant que le monopole soit en lui-
risé comme tel suppose au préalable la même illicite. Ces abus peuvent être des
réunion de deux conditions : l’intention- refus de ventes, des pratiques discrimi-
nalité et la matérialité. Dans la mesure où natoires à l’égard des clients ou des four-
le management travaille précisément sur nisseurs, des prix très bas pour éliminer
la création des conditions de confiance, les concurrents de faibles capacités ou
on comprend aisément combien la pour établir une barrière à l’entrée pour
démonstration, par exemple de l’inten- des concurrents potentiels.
tionnalité, est susceptible de poser des ➢➢ Antitrust (Lois), Dépendance.
problèmes en termes de responsabilités
entre l’auteur dudit délit, une hiérarchie Abusus [Dr.]
qui pourrait être fautive de ne pas avoir su Un des attributs du droit de propriété
empêcher l’accomplissement ou encore qui consiste en un droit pour le proprié-
une organisation dont la culture, par taire d’une chose d’en disposer libre-
exemple, aurait pu y inciter. Les affaires ment aussi bien juridiquement (donner,
dites « Piccano-Nacci » (ancien employé vendre) que matériellement (détruire).

5
Acc
A Accident du travail  [Gest. ress. hum.] sociale entre l’employeur et une ou
Accident ayant entraîné un arrêt de tra- plusieurs organisations syndicales de
­
vail d’au moins 24 heures. salariés portant sur les salaires et les
En France depuis la loi du 9 avril 1898, conditions de travail.
les victimes d’accident du travail ➢➢ Convention collective.
reçoivent une indemnité de l’em-
ployeur. Accord de branche  [Gest. ress. hum.]
Depuis le 30 octobre 1946, l’assurance Accord conclu entre un ou plusieurs
accident du travail est obligatoire pour groupements d’entreprises de la même
l’employeur et le préjudice doit être branche d’activité et une ou plusieurs
intégralement réparé. Les entreprises, organisations syndicales représenta-
par le biais du Comité d’hygiène, de tives. Il ne s’impose qu’aux adhérents à
sécurité et des conditions de travail l’une des organisations patronales
(CHSCT), sont tenues de faire une poli- signataires du texte. Cependant l’exten-
tique de prévention et d’information. sion est possible par arrêté ministériel.
Le taux de fréquence et le taux de gravité
constituent des indicateurs sociaux. Accord de compensation
1) Taux de fréquence = nb d’accident ➢➢ Compensation, Compensation interen­
de travail/quantité d’heures de travail. treprises.
2) Taux de gravité = nb de journées
perdues/nb total d’heures de travail. Accord de régulation  [Gest. ress. hum.]
Accord d’entreprise entre la direction et
Accompagnement (Crédit d’) [Fin.] les représentants des salariés fondé sur
Concours financier apporté par une une répartition de la durée du travail
banque à une entreprise sur une attesta- pour toute ou partie de l’année, afin de
tion délivrée par l’administration rela- répondre rapidement aux fluctuations
tive à un marché public, l’attestation ne exceptionnelles ou saisonnières du
signifiant pas ouverture effective du niveau d’activité, tout en limitant le
droit à paiement. recours aux heures supplémentaires. Les
accords de régulation permettent un
Accord collectif  [Gest. ress. hum.] aménagement et une flexibilité du temps
Accord écrit relatif aux rémunérations de travail. Ils constituent une contrepar-
et aux conditions de travail, établi à la tie de la réduction du temps de travail
suite de négociations sociales au niveau consécutive à l’application des lois Aubry
de la branche, entre les représentants sur les 35 heures, adoptées en France.
des employeurs et une ou plusieurs Celles-ci concernent, plus spécifique-
organisations syndicales de salariés. ment, la définition de la durée légale de
➢➢ Accord d’entreprise, Convention collec­ travail hebdomadaire qui est ramenée à
tive. 35 heures.

Accord d’entreprise  [Gest. ress. hum.] Accord de règlement [Fin.]


Convention, au sein d’une entreprise, Transaction globale portant sur des sinist­
établie à la suite d’une négociation res, négociée par une société d’assurances

6
Acc
qui désire mettre un terme à la liquida- Accréditif [Fin.] A
tion d’une activité qu’elle ne pratique Opération par laquelle une banque met
plus. Lorsqu’un tel accord concerne l’in- à la disposition d’un client ou d’une
tégralité d’une catégorie de sinistres et tierce personne des fonds d’un montant
qu’il est conclu pour solde de tout et pour une durée déterminés, auprès
compte, mettant définitivement un terme d’une autre place financière (agence ou
aux engagements de l’entreprise dans correspondant).
cette catégorie, on parlera d’un « accord L’accréditif suppose la remise de docu-
de règlement définitif ». Angl. : Cut-off, ments. On parle souvent d’accréditif
Clean-cut (accord de règlement définitif). documentaire.

Accord de taux futur (ATF) [Fin.] Accroche  [Gest. comm.]


Instrument financier de couverture, Tout signe visuel ou sonore destiné à
matérialisé par un contrat à terme de attirer l’attention en communication
gré à gré (Futures en anglais) par lequel publicitaire. Une accroche peut être
les parties se garantissent mutuellement aussi bien une musique, des images, que
un taux d’intérêt fixe pour un montant des mots ou des phrases écrites ou dites.
donné (emprunt ou dépôt), une période
déterminée à venir et à une date future Accrual [Compt.]
précisée. À cette date future, l’une des Accumulation de paiements ou d’avan-
parties règle à l’autre la différence de tages au fil du temps.
rémunération de l’emprunt ou du dépôt
correspondant à la différence entre le Accruals [Compt.]
taux fixé et le taux du marché du Somme de la variation du BFR, des
moment. reprises de dotations aux amortisse-
Angl. : Future Rate Agreement (FRA). ments et aux provisions et des comptes
de régularisation (production immobili-
Account sales [Compt.] sée et stockée), moins celle des dotations.
Document que le consignataire établit à Soit de manière soustractive plus simple :
l’intention du consignateur concernant Accruals = Résultat − flux de trésorerie
les marchandises reçues en consigna- Cette définition s’applique aux accruals
tion, les produits non vendus, le chiffre totaux, dans la mesure où on distingue
d’affaires brut, les commissions qu’il a accruals normaux et accruals discrétion-
obtenues, les dépenses qu’il a financées naires dans le cadre de la gestion du
et, enfin, la somme qu’il doit au consi- résultat.
gnateur.
Accruals accounting [Compt.]
Accounting (Accruals) [Compt.] Trad. : Comptabilité d’engagement ou
Trad. : Comptabilité d’engagement ou Comptabilité patrimoniale.
Comptabilité patrimoniale.
Accruals discrétionnaires [Compt.]
Accounting (Cash flow) [Compt.] Différence entre accruals totaux et
Trad. : Comptabilité de caisse. accruals normaux.

7
Acc
A Accruals normaux [Compt.] d’une personne physique – le vendeur –
Ajustements comptables aux flux de tré- la propriété de biens ou le bénéfice d’une
sorerie de la firme permis par la régle- prestation de service en contrepartie du
mentation comptable et les organismes règlement, dans des conditions négo-
de normalisation comptable du pays ciées, d’un montant déterminé qu’elles
(adpatée de Paul Healy, « The effect of ont accepté. Cette définition juridique
bonus schemes on accounting deci- posée, il faut distinguer l’analyse comp-
sions », Journal of Accounting and Econo- table de l’achat et l’analyse commerciale
mics 7, 1985, p. 89). ou comportementale.
1° Les achats représentent une des prin-
Accruals totaux cipales charges de l’entreprise (compte
➢➢ Accruals 60 du PCG sauf le compte 603 « varia-
tions des stocks »). Au sens large, les
Accueil du personnel  [Gest. ress. hum.] achats comprennent, outre les marchan-
Ensemble des dispositions prises pour dises, matières premières, matières
rendre plus efficace et plus agréable le consommables et emballages, les fourni-
début du travail d’un salarié dans l’en- tures consommables stockées (combus-
treprise : remise d’un livret d’accueil, tibles, produits d’entretien, fournitures
visite des bureaux ou des installations, d’atelier et d’usine, fournitures de maga-
présentation aux autres responsables et sin et de bureau), les matières et fourni-
collaborateurs, formation à la sécurité, tures non stockées (eau, énergie, essence,
conférence de présentation de l’entre- fournitures d’entretien, de petit équipe-
prise (son histoire, ses produits et ser- ment, fournitures administratives…),
vices, l’évolution de son chiffre les études, prestations de service, équipe-
d’affaires), exposé sur l’organisation de ments et travaux incorporés directement
la production, présentation des procé- aux ouvrages et produits. Les achats sont
dures et types de services que le salarié enregistrés le plus souvent dans un jour-
doit connaître, entretien mensuel de nal auxiliaire des achats, au prix d’achat
suivi avec le supérieur hiérarchique et/ c’est-à-dire au prix facturé net des rabais
ou un membre du service du personnel. et remises figurant sur la facture, et des
taxes récupérables, auquel s’ajoutent les
Achalandage  [Gest. comm.] droits de douane se rapportant aux
Ensemble des clients habituels d’un biens acquis et, éventuellement, les frais
magasin attirés par l’emplacement ou accessoires d’achats payés à des tiers
par l’enseigne, la publicité d’un fonds de (transports, assurances, commis-
commerce. L’achalandage est une sions…) lorsque ces dépenses peuvent,
immobilisation incorporelle. sans ambiguïté, être affectées à une des
catégories d’approvisionnements ou de
Achat  [Gest. appr./Gest. comm./Compt.] marchandises existant dans l’entreprise
Opération par laquelle une entreprise ou (l’annexe doit alors fournir le détail des
une personne physique – l’acheteur – frais accessoires incorporés aux achats
acquiert auprès d’une autre entreprise ou de l’exercice).

8
Ach
Il convient encore de noter que :
−− les réductions financières (escompte
d’exploitation comme les matières pre- A
mières, les produits semi-finis et finis en
de règlement), par définition fonction quantité et qualité dans les délais répon-
du mode de règlement de l’achat et non dant aux besoins de l’entreprise.
de l’acte d’achat lui-même, ne sont pas Les actes de la fonction d’achat sont
enlevées du prix d’achat dont il a été notamment :
question ; −− la recherche des meilleurs fournis-
−− les réductions commerciales, seurs à la suite d’appels d’offre ;
connues postérieurement à la compta- −− l’établissement des commandes ;
bilisation des achats qu’elles concernent, −− la relance des fournisseurs ;
sont enregistrées dans le compte Rabais, −− la surveillance des livraisons et le
remises et ristournes obtenus sur achats, contrôle des factures.
à son crédit (compte de charges « néga-
tives ») ; Achat à terme [Fin.]
−− c’est la date de naissance de la dette de Opération d’achat réalisée sur un mar-
l’entreprise qui permet de connaître à ché à terme ou conclu dans le cadre d’un
quel exercice comptable rattacher les marché de gré à gré et dont le dénoue-
achats. ment n’interviendra qu’à une échéance
2° Du point de vue comportemental, on fixée d’avance.
distingue aussi bien pour l’achat effec- Les achats à terme ont un caractère spé-
tué par une personne physique à titre culatif, l’acheteur anticipant une hausse
individuel que pour un achat industriel probable des matières premières,
(Business to business) : devises, valeurs mobilières, taux d’inté-
−− l’achat impulsif (achat non prévu) ; rêt et contrats d’instruments financiers
−− l’achat réfléchi qui repose sur une sur lesquels porte la transaction.
démarche d’information et d’analyse de ➢➢ Marché à terme, MATIF.
la pertinence de la décision d’achat ;
−− l’achat routinier pour la satisfaction Achat automatique  [Gest. comm.]
d’un besoin courant qui se fait sans Achat correspondant à une habitude,
recherche d’information particulière. sans recherche d’information préalable,
d’analyse comparative et de réflexion.
Achat (Centrale d’)  [Gest. appr.] Syn. : Achat réflexe. Le contraire de
Organisme commun à plusieurs entre- l’achat prémédité ou achat réfléchi.
prises dont il centralise les achats dans la
perspective d’obtenir de meilleures Achat avec effet de levier
conditions auprès des fournisseurs. ➢➢ Leverage Buy Out (LBO).
Syn. : Groupement d’achat.
Achat d’espace  [Gest. comm.]
Achat (Fonction)  [Gest. appr.] Consiste à négocier avec les supports
La fonction achat, composante de la publicitaires (ou leurs régies) pour
fonction approvisionnement, a pour obtenir les insertions souhaitées dans
but de procurer à l’entreprise les valeurs les meilleures conditions possibles.

9
Ach
A Achat en retour (Buy back)  [Gest. comm.] chandises…)  + Stocks de début de
1° Promotion des ventes qui consiste à période (de matières, marchandises…)
proposer la reprise d’ancien matériel à – Stocks de fin de période (de matières,
un prix intéressant contre la vente d’un marchandises…).
nouveau produit de remplacement. En
anglais, on rencontre deux expressions Achats spéculatifs  [Gest. comm.]
synonymes : Buy back et Cash back. Achats anormalement élevés en vue de
2° Pour un exportateur de biens d’équi- bénéficier d’une tarification plus avan-
pement, et pour ceux qui en particulier tageuse.
réalisent des transferts de technologies,
engagement d’acheter auprès de l’im- Acheteur  [Gest. comm./Gest. appr.]
portateur une partie des produits fabri- Celui qui réalise un acte d’achat. Dans
qués avec ce matériel exporté. une organisation industrielle ou com-
merciale, l’acheteur négocie les prix
Achat impulsif  [Gest. comm.] d’achat pour un ou plusieurs produits et
Achat décidé d’une manière très rapide peut coordonner les approvisionne-
et sans préméditation, au moment où le ments.
client se trouve en présence du produit
dans un point de vente. Acheteur (Crédit) [Fin.]
➢➢ Achat. Procédure de crédit à l’exportation
caractérisée par un contrat de prêt et par
Achat industriel un contrat d’assurance crédit.
➢➢ Achat. Le prêt est octroyé par les banques
nationales à des acheteurs étrangers,
Achat réfléchi l’exportation étant payée comptant.
➢➢ Achat, Achat automatique.
Acheteur muet  [Gest. comm.]
Achat routinier Acheteur non effectif qui réalise des
➢➢ Achat. pseudo-achats dans le cadre de l’étude
du comportement du vendeur dans un
Achat sur simulation électronique  centre de distribution.
[Gest. comm.] Syn. : Client mystère, Visite mystère.
Traduction de Virtual Shopping propo-
sée par la commission de terminologie Acompte [Fin.]
« Économie et finances » (9e liste, Notes Somme versée en règlement de la frac-
bleues de Bercy, no 184, 1er au 15 juin tion exécutée d’une prestation, d’une
2000) et qui désigne un achat fondé sur production convenue.
une présentation simulée des produits. Il peut bien entendu être consenti ou
reçu. Dans ce dernier cas, l’acompte per-
Achats consommés [Compt.] met (comme l’avance) de bénéficier d’un
Ils sont obtenus, pour une période, moyen de financer des besoins de finan-
grâce au calcul suivant : Achats hors cement cycliques normaux de l’entreprise
taxes de la période (de matières, mar- et diminue par conséquent le besoin en

10
Act
fonds de roulement d’exploitation. Enfin, douanes… compris dans le coût d’ac- A
l’acompte est employé pour payer de quisition hors taxes récupérables, ser-
façon anticipée et partielle le travail effec- vant à l’enregistrement dans le compte
tué par les salariés de l’entreprise. d’immobilisation concerné. Par opposi-
➢➢ Arrhes, Avance, Avoir. tion, sont passés dans les comptes de
charges (avec étalement possible sur
Acompte sur dividendes [Compt.] plusieurs exercices) les droits de muta-
Somme versée aux associés à valoir sur tion, les frais d’actes, les honoraires et
les dividendes d’un exercice clos en commissions…
cours avant l’approbation des comptes
par l’assemblée générale. Des acomptes Acquisition (Opération de
sur dividendes ne peuvent être distri- rapprochement) [Strat.]
bués que lorsqu’un bilan, établi au cours Opération de rapprochement par
ou à la fin de l’exercice et certifié par un laquelle une entreprise prend le contrôle
commissaire aux comptes, révèle que la d’une autre société qu’elle intègre en
société a réalisé un bénéfice suffisant son sein.
depuis la clôture de l’exercice précédent.
Acquit [Fin.]
ACP (Analyse en/par composantes Acte écrit par lequel le créancier donne
principales) [Méth.] au débiteur décharge de son engagement.
Méthode d’analyse factorielle des don-
nées dont le but est de condenser et Acquit à caution [Dr./Fin.]
réduire des données quantitatives (elle Titre devant accompagner les mouve-
traite exclusivement des caractères numé- ments de certaines marchandises com-
riques on dit encore des variables portant une déclaration détaillée de
métriques). Le prétraitement est soit cen- celles-ci et l’engagement souscrit par
tré soit centré-réduit. La méthode de le redevable, contresigné par une cau-
calcul consiste à construire la matrice des tion solidaire, de s’acquitter dans les
covariances, pour la diagonaliser ensuite délais fixés et sous les peines de droit
en vue d’extraire les valeurs et les vecteurs des obligations concernant ces mar-
propres. Les axes factoriels sont définis chandises.
comme les vecteurs propres. Comme
pour toutes les méthodes d’analyse facto- Acte de commerce [Dr.]
rielle, la lecture et l’interprétation sont Opération réalisée par un commerçant
facilitées par le traitement graphique en au sens du droit commercial. Une opé-
projetant les données du tableau réduit ration est un acte de commerce soit par
sur les axes factoriels orthogonaux (i.e. les sa nature (comportement habituel
facteurs sont indépendants). d’achat en vue de la revente dans l’es-
poir de dégager des bénéfices), soit par
Acquisition (Frais d’acquisition des sa forme (les effets de commerce du type
immobilisations) [Compt.] lettre de change), soit de l’acte dont elle
Frais de transport, d’installation, de est accessoire, suivant l’adage l’accessoire
montage, de manutention, droits de suit le principal (par ex., achat d’une

11
Act
A v­ oiture par un industriel pour visiter ses Actif carbone
clients et/ou ses fournisseurs). ➢➢ Finance carbone.

Acteur du micro-environnement  Actif circulant ou Actif cyclique ou Actif


[Strat.] de roulement [Compt.]
Agent économique en contact direct Éléments de l’actif qui n’ont pas voca-
avec l’entreprise. tion à rester durablement dans l’entre-
prise du fait de leur destination ou de
Actif  [Gest. ress. hum./Compt.] leur nature. Il s’agit donc d’actifs qui
1° Personne exerçant une activité ou sont absorbés ou transformés au cours
ayant l’âge légal pour travailler et d’un même cycle de production ou
recherchant un emploi. d’exploitation :
2° Ressource contrôlée par l’entitée et −− les éléments d’actif liés à l’exploita-
permettant d’obtenir des avantages tion (stocks et en-cours, avances et
économiques futurs (définition adap- acomptes versés sur commandes d’ex-
tée de l’IFRS). Plus simplement, l’actif ploitation, créances d’exploitation) ;
est l’ensemble des biens et des droits −− les éléments d’actifs hors exploitation
dont dispose une personne physique (créances diverses, capital souscrit et
ou une personne morale pour exercer appelé mais non versé) ;
son activité. Du point de vue comp- −− les actifs financiers (valeurs mobi-
table, l’actif correspond aux emplois lières de placement et disponibilités).
des ressources inscrites au passif du Dans une conception financière clas-
bilan. sique, il est utile de modifier la valeur de
La définition liminaire correspond à l’actif circulant comptable en faisant
l’actif réel par opposition à l’actif fictif remonter dans les actifs immobilisés la
correspondant à des dépenses enga- valeur du stock outil et en prenant en
gées mais figurant à l’actif du bilan et compte les éléments de l’actif immobi-
ayant pour objet les frais d’établisse- lisé qui doivent devenir liquides dans un
ment, les frais de recherche, les charges délai inférieur à un an (cas des immobi-
à répartir sur plusieurs exercices, les lisations financières à moins d’un an
primes de remboursement des obliga- notamment).
tions.
Actif comptable, Actif du bilan [Compt.]
Actif amortissable [Compt.] Ensemble des éléments positifs du
Il est constitué de tous les éléments patrimoine d’une personne physique ou
immobilisés qui se déprécient nécessai- morale évalués selon les principes
rement avec le temps et pour lesquels il comptables fondamentaux. L’actif
convient de procéder à la constatation comptable d’une entreprise correspond
comptable de la perte de valeur qu’ils à son patrimoine commercial. Il est
subissent. Autrement dit, l’actif amor- essentiellement composé de l’actif
tissable se compose essentiellement des immobilisé (dans lequel se trouvent,
immobilisations corporelles à l’excep- outre le capital souscrit non appelé, les
tion, le plus souvent, des terrains. immobilisations incorporelles dont les

12
Act
frais d’établissement, les frais de conception plus large, il se composera, A
recherche-développement, le fonds outre des éléments précédents, des
commercial…, les immobilisations cor- créances pouvant être immédiatement
porelles et les immobilisations finan- mobilisées (effets bancables) et des
cières) et de l’actif circulant. Des valeurs mobilières de placement réali-
comptes de régularisation peuvent sables sans délai (dont les Bons du Tré-
venir encore compléter l’actif comp- sor notamment).
table de l’entreprise (charges constatées
d’avance et charges à répartir sur plu- Actif dominé [Fin.]
sieurs exercices notamment). Du fait Actif qui offre un rendement inférieur à
des conventions comptables existantes, celui d’un autre actif dans toutes les
l’actif comptable d’une entreprise com- conjectures face à un avenir incertain.
prend des actifs réels et des actifs fictifs.
Par contre, ne figurent pas dans l’actif Actif économique [Fin.]
comptable, certains actifs immatériels Montant des capitaux engagés dans l’ac-
comme les capacités de gestion de tivité productive. L’actif économique
l’équipe dirigeante, l’expérience et la correspond aux moyens mis en œuvre
formation du personnel qui influencent en immobilisations et aux capitaux
pourtant la valeur de l’entreprise. engagés dans le cycle d’exploitation, y
compris les biens en crédit-bail.
Actif disponible ou Valeurs disponibles Syn. : Capital économique.
ou Disponibilités ou Liquidités [Fin.]
Pour le plan comptable, il s’agit des Actif fictif [Compt.]
espèces ou valeurs assimilables à des Représenté par tous les éléments d’actif
espèces et, d’une manière générale, de sans valeur patrimoniale ou de valeur
toutes valeurs qui, en raison de leur patrimoniale discutable, mais devant
nature, sont immédiatement conver- figurer à l’actif du bilan du fait des
tibles en espèces pour leur montant conventions comptables. Il ne doit pas
nominal (y compris les bons qui sont être confondu avec la fictivité que
remboursables dès leur souscription à constitue la survaleur frauduleuse de
tout moment, et les comptes bancaires à certains éléments d’actif qui possède un
terme lorsqu’il est possible d’en dispo- caractère délictueux et qui est contraire
ser par anticipation). aux règles comptables.
Dans une acception étroite, il comprend Classiquement, l’actif fictif est surtout
les soldes des comptes caisses, banques, constitué des frais d’établissement cor-
diminués éventuellement des comptes respondant à des non-valeurs.
bancaires bloqués et de l’encaisse de
transaction (fonds de caisse) qui corres- Actif financier [Fin.]
pondent à des sommes indisponibles, et Élément du patrimoine positif (avoirs)
majorés des valeurs à l’encaissement correspondant à des titres de valeurs
(coupons échus à encaisser, chèques et mobilières ou à un placement auprès
effets remis à l’encaissement, effets d’agents économiques dits institutions
remis à l’escompte…). Dans une financières.

13
Act
A Actif hybride [Fin.] Actif immobilisé, fixe, stable durable,
Valeur mobilière complexe comprenant acyclique [Compt.]
à la fois des dettes et des titres représen- −− Selon la conception comptable, l’actif
tatifs du capital social. Les obligations immobilisé est l’ensemble des éléments
convertibles en action complétées par corporels, incorporels (enregistrés) et
des dettes financières assorties de droit financiers destinés à être utilisés de façon
de souscriptions sont une des formes durable dans le cadre de l’activité de l’en-
possibles, parmi beaucoup d’autres, treprise. Il s’agit d’éléments d’actif qui ne
d’actifs hybrides. se consomment pas par le premier usage ;
−− La conception financière reprend la
Actif immatériel, Actif incorporel, Actif conception comptable et y ajoute la par-
intangible [Compt.] tie des stocks et en-cours indispensable
Actif sans aucune constitution physique, au fonctionnement régulier de l’entre-
matérielle ou corporelle mais dont prise (stock outil), et les créances à plus
l’existence se justifie par les droits qu’il d’un an. Toutefois, les immobilisations
confère à son propriétaire. L’actif intan- financières à moins d’un an et le capital
gible désigne tous les éléments de l’en- souscrit-non appelé qui sera appelé et
treprise, qui participent à la réussite de versé au cours de l’année à venir seront
celle-ci en termes de revenus, autres que exclus des actifs stables pour l’analyse
ceux qui sont identifiés et qui corres- financière.
pondent aux équipements et autres
biens matériels et monétaires. Ces élé- Actif incorporel
ments de l’actif immatériel, ou actif ➢➢ Actif immatériel.
incorporel, richesse incorporelle, ou
encore capital immatériel sont en exten- Actif intangible
sion : ➢➢ Actif immatériel.
−− le savoir-faire industriel et organisa-
tionnel ; Actif liquide [Compt.]
−− la capacité de négociation ; Créances ou somme d’argent réalisables
−− les actifs relevant de la propriété à très court terme.
industrielle : les brevets, les dessins et
modèles, les marques, la propriété litté- Actif matériel
raire et artistique (les droits d’auteur et ➢➢ Actif tangible.
les droits de reproduction), les logiciels
et bases de données ; Actif net comptable (ANC) [Compt.]
−− les éléments nés d’autorisations Il s’obtient en ôtant de la valeur comptable
administratives : permis miniers, quo- nette des éléments de l’actif comptable le
tas (sucriers, laitiers, d’importa- passif exigible comptable. Il correspond
tion…), autorisations d’ouverture donc à une date donnée à la situation nette
d’exploitation (pharmacie, grandes comptable de l’entreprise. Il est souvent
surfaces…), autorisations diverses considéré comme la valeur minimale de
(atterrissage…). l’entreprise, car l’évaluation comptable

14
Act
−− grâce à l’utilisation d’un indice
retient systématiquement la valeur la plus A
basse entre le prix du marché et les coûts unique de prix pour réévaluer tous les
d’acquisition ou de production. éléments de l’actif ;
−− au moyen d’indices différenciés sui-
Actif net comptable corrigé (ANCC)  vant la nature des éléments de l’actif
[Compt.] concernés ;
Méthode d’évaluation financière d’une −− par des expertises, recours au marché
société. L’ANCC s’obtient en déduisant de l’occasion, aux valeurs d’assurances,
l’actif fictif de l’actif net comptable. aux cours moyens en Bourse… en fonc-
tion des types d’actif à évaluer.
ANCC = ANC − Actif fictif.
Actif sans risque [Fin.]
Actif – passif (Gestion) [Fin.] Désigne un actif dont la rentabilité est
Principe selon lequel les besoins en certaine avec un émetteur qui ne peut
financement d’emplois stables doivent pas faire faillite. Il sert de base pour
être satisfaits par des ressources stables. déterminer la rentabilité des autres
➢➢ ALM. actifs, la différence entre les deux renta-
bilités est la prime de risque.
Actif réalisable [Compt.]
Valeur de tous les éléments d’actif dont le Actif sous-jacent [Fin.]
degré de liquidité dans le cas du fonction- Désigne le support de l’option pouvant
nement normal de l’entreprise est à court être acquis ou cédé par le détenteur qui
terme c’est-à-dire à moins d’un an, sans lève l’option.
pour autant être des valeurs disponibles. Ce support peut être une valeur, une
Syn. : Valeurs réalisables. matière première ou tout instrument
financier.
Actif redéployable, Actif non spécifique
➢➢ Actif spécifique. Actif spécifique, Actif redéployable 
[Gén.]
Actif redressé (ou Actif estimé) [Compt.] Distinction proposée par Oliver Wil-
Il correspond à la traduction, sur une base liamson, qui va au-delà de la concep-
d’estimations économiques extra-comp- tion comptable, en intégrant la
tables des éléments positifs du patri- ressource humaine. Est actif spécifique
moine de l’entreprise. ce qui ne peut être utile que dans un
processus de production particulier. La
Actif réel [Compt.] spécificité empêche la mobilité de la
Le plus souvent, il se compose des mêmes main-d’œuvre, et lorsqu’elle concerne
éléments que l’actif comptable évalués les équipements, elle constitue une bar-
toutefois à leur valeur économique et rière à la sortie. Les actifs redéployables
non d’après les conventions comptables sont des actifs non spécifiques, qui
en vigueur. Le passage de l’actif comp- assurent une certaine flexibilité à l’or-
table à l’actif réel peut se faire : ganisation.

15
Act
A Actif tangible, Actif matériel, Actif valeurs composées de ce type, en plus des
corporel [Compt.] ABSA et ABSO, sont : les obligations à
Actif dont la constitution permet de le bons de souscription d’actions (OBSA)
percevoir d’une manière sensible. Un et les obligations à bons de souscription
actif tangible peut être par exemple un d’obligations (OBSO).
bâtiment, une machine-outil, un ordina-
teur, un camion, du mobilier de bureau. Action à dividende prioritaire sans droit
➢➢ Immobilisation. de vote (ADP) [Fin.]
Ne permet pas de participer aux assem-
Action [Fin.] blées générales, ni de voter, mais elle
Titre délivré par une société de capitaux bénéficie de tous les autres droits des
(société anonyme et de commandite par actionnaires.
action) qui confère à son détenteur la Ces actions prévues par la loi du 13 juil-
propriété d’une partie du capital avec let 1978 reformée par la loi du 3 janvier
tous les droits attachés à cette propriété : 1983 priment toutes les autres, même
cette action lui permet d’une part d’in- les actions privilégiées, le dividende
tervenir dans la gestion et, d’autre part, prioritaire sur le bénéfice étant prélevé
de retirer un revenu variable en fonction avant la constitution de réserves autres
des bénéfices réalisés par la société. Ce que la réserve légale.
revenu est appelé « dividende ». Plus
généralement, l’action fait partie des Action collective  [Socio./Gest. ress. hum.]
valeurs mobilières c’est-à-dire repré- Mouvement organisé associant plu-
sente une valeur susceptible d’être sieurs personnes qui cherchent à obte-
transformée en liquidité sur le marché nir un effet particulier. La grève de
financier (bourse). salariés pour obtenir une amélioration
Les actions des grandes entreprises sont des conditions de travail, le barrage des
souvent cotées en bourse. Les actions routes par les agriculteurs qui veulent
non cotées doivent être nominatives par une revalorisation des prix d’interven-
opposition aux actions « au porteur » tion sont, parmi beaucoup d’autres,
qui n’indiquent pas le titulaire des deux exemples d’action collective de
droits. nature conflictuelle. Mais toute action
collective ne relève pas nécessairement
Action à bons de souscription d’actions d’une logique de conflit social.
(ABSA), Action à bons de souscription
d’obligations (ABSO) [Fin.] Action commerciale  [Gest. comm.]
Titre complexe comprenant à l’émission Ensemble des moyens et des mesures
seulement des valeurs mobilières clas- adoptés pour pénétrer, développer ou
siques (action, obligation) et des bons de maintenir un marché. Les principales
souscription attachés. Une fois l’émis- variables de l’action commerciale sont
sion effectuée, le titre support (action ou la nature (qualité) du produit, le prix, la
obligation) et le bon de souscription distribution, la publicité et la communi-
sont scindés pour devenir indépendants, cation, le service après-vente.
et cotés séparément. Les différentes ➢➢ Marketing, 4 P.
16
Act
Action cyclique [Fin.] Action dépréciée [Fin.] A
Action pour laquelle le rapport bénéfice Action dont le cours évolue moins favora-
sur le cours de l’action (PER), est très blement que l’indice boursier de la place.
sensible aux fluctuations économiques
conjoncturelles. À l’inverse, une action à Action gratuite [Fin.]
faible sensibilité conjoncturelle est une Action qui provient de la conversion en
action défensive. capital des réserves, des bénéfices non
encore affectés ou des primes d’émission.
Action d’apport [Fin.] Les actions gratuites sont réparties entre
Contrepartie d’apports en nature (ter- les actionnaires au prorata de leurs
rains, matériel, clientèle…). Négociables droits sociaux antérieurs.
deux ans après leur création en principe.
Action privilégiée (Action de priorité) 
Action de capital [Fin.] [Fin./Dr.]
Dans une société où il y a coexistence Action qui confère à son détenteur des
d’actions de jouissance et d’actions droits plus grands que ceux attachés aux
dont le capital n’a pas été remboursé, actions ordinaires, soit lors de la distribu-
on qualifie ces dernières d’actions en tion des bénéfices lorsque ceux-ci sont
capital. insuffisants, soit lors du remboursement
de la valeur nominale au moment de la
Action défensive liquidation si l’actif ne permet pas de
➢➢ Action cyclique. rembourser toutes les actions, soit lors de
la distribution de bonis de liquidation.
Ces droits peuvent être cumulés.
Action de garantie [Fin./Dr.]
Action appartenant à un membre du Actionnaire [Fin.]
conseil d’administration et servant de Personne physique ou personne morale
garantie à ses actes de gestion. Elle est qui détient une fraction du capital social
nominative et inaliénable. d’une entreprise constituée sous la
forme d’une société de capitaux (société
Action de jouissance [Fin.] anonyme, société en commandité par
Remplace l’action dont le capital a été actions), qui est rémunéré, éventuelle-
totalement amorti, donc remboursé ment par une part des bénéfices (divi-
aux actionnaires. Si ces actions ne dendes). Un actionnaire est un
donnent plus droit au dividende statu- copropriétaire et à ce titre il assume sur
taire, elles permettent de participer aux ses apports les risques de l’activité de
assemblées générales et donnent droit à l’entreprise. En anglais on dispose de
la répartition éventuelle des réserves de deux mots : shareholder (plus courant)
la société. et stockholder.

Action de numéraire [Fin./Dr.] Actionnaire de référence [Fin.]


Action libérée en espèces par opposition Principal actionnaire d’une société de
à l’action d’apport. capitaux.

17
Act
A Actionnariat ouvrier  [Gest. ress. hum.] Activité normale [Compt.]
Système de participations ouvrières aux Niveau d’activité devant être atteint
bénéfices par répartition de l’actif de la pendant une période dans des condi-
société en actions. tions jugées normales d’exploitation
➢➢ Coopérative, Participation. compte tenu du potentiel existant. Elle
ne correspond généralement pas au
Activer [Compt.] niveau maximal théorique d’activité.
Inscrire à l’actif du bilan. Elle est utile dans la méthode de l’impu-
tation rationnelle des charges fixes et
Activité [Compt./Cont.] dans la méthode des coûts préétablis
Ensemble d’actions et de tâches de notamment.
même nature qui ont pour objectif de
réaliser ou de permettre, à plus ou Activité principale
moins long terme, un ajout de valeur à ➢➢ Chaîne de valeur.
un bien ou service (passation des com-
mandes, réception des livraisons…). Activité principale exercée (Code APE)
L’enchaînement d’un ensemble d’activi- ➢➢ APE (Code), NAF (Code).
tés constitue un processus. Le quasi
synonyme d’activité est production qui Activité standard
désigne également tout processus qui ➢➢ Activité normale.
ajoute de la valeur à un bien ou à un
service, mais la production étant plus Activités (Analyse de portefeuille d’)
englobante que l’activité, puisque la ➢➢ Analyse de portefeuille d’activités.
production peut se confondre avec le
processus en ce qu’elle est l’ensemble Actuaire
comprenant les activités passation des ➢➢ Actuariat.
commandes, de réception, de trans-
formation, de stockage, de livraison,
Actualisation [Méth.]
etc.
Méthode de calcul économique qui per-
➢➢ ABC (coût à base d’activité), Chaîne de
met d’évaluer aujourd’hui un revenu à
valeur, Production, Valeur ajoutée.
percevoir ou une dépense à engager
dans le futur. Elle est l’inverse de la capi-
Activité (Comptabilité à base d’, Coût
talisation. La valeur actuelle d’une unité
à base d’)
monétaire disponible dans le futur est
➢➢ ABC (Coûts à base d’activité).
inférieure à la valeur d’une unité moné-
taire disponible aujourd’hui.
Activité d’exploitation [Compt.]
La valeur actuelle du capital qui sera dis-
Activité pour laquelle un compte d’ex-
ponible au bout de n années est alors :
ploitation élémentaire distinct peut être
C0 Cn (1 + i )
−n
élaboré. =

Activité de soutien Le problème délicat est le choix de i,


➢➢ Chaîne de valeur. c’est-à-dire du taux d’actualisation.

18
Adj
Pour le calcul économique appliqué aux Adam (Méthode)  [Gest. comm.] A
choix des investissements, on peut utili- Test par sondage, destiné à établir pour
ser soit le taux d’intérêt du marché un produit donné, le prix acceptable par
financier, soit le coût du capital, soit le le plus grand nombre de consomma-
taux d’actualisation préconisé par les teurs possible. Ce « prix psychologique »
institutions. ou « prix optimal de vente » se situe dans
une fourchette limitée vers le haut par
Actuariat [Fin.] l’effet revenu et vers le bas par le rapport
Technique mise en œuvre par l’actuaire, qualité-prix.
faisant appel à la statistique et au calcul
des probabilités, dans le cadre des opé- Additivité de la valeur (Principe d’) 
rations d’assurance. [Fin.]
Principe qui stipule que, sur un marché
Actuariel (Taux, Rendement) [Fin.] parfait, la valeur actualisée des actifs est
Taux ou rendement qui prend en compte égale à la somme des valeurs actualisées
le taux d’intérêt nominal, la capitalisa- de chacun des actifs considérés séparé-
tion des intérêts (intérêts composés), les ment. En d’autres termes, la valeur de la
frais initiaux de l’emprunt, les primes firme sur un marché efficient est indé-
d’émission, les primes de rembourse- pendante de la répartition des flux de
ment, les frais annuels de gestion, les dif- liquidités allant aux actionnaires et aux
férés d’amortissement, les dates de créanciers.
jouissance, les décalages entre les dates ➢➢ Modigliani-Miller (Théorème de).
des appels de fonds, etc. Le taux actuariel
est dit également taux effectif ou rende- Adhocratie  [Gest. adm.]
ment effectif. Il est net s’il tient compte Structure d’organisation dans laquelle
de l’impôt sur le revenu, et il est brut les individus sont étroitement interdé-
dans le cas contraire. C’est le seul taux pendants les uns des autres et ont sou-
vraiment universel car donnant la réalité vent à affronter des situations complexes
des taux pour des opérations à échéances ou ambiguës. C’est une structure évolu-
différentes. tive peu formalisée, adaptée à des
En désignant par t le taux proportion­ activités de projets peu stabilisés ou
­
nel annuel en %, et par L le nombre de standardisés et lorsque les membres de
versements par an, le taux actuariel l’organisation sont pour l’essentiel des
annuel en % vaut : experts.

⎡⎛ t ⎞
L
⎤ Adjudication [Dr.]
100 ⎢⎜1 + ⎟ − 1⎥
⎣⎢⎝ 100 L ⎠ ⎥⎦ L’adjudication comporte deux sens :
1° Acte par lequel sont mis en libre
Syn. : Taux équivalent, Taux effectif. concurrence, soit des personnes qui
➢➢ Actualisation. désirent acquérir un bien, soit des entre-
preneurs qui s’offrent à prendre en
Actuelle (Valeur) charge des travaux ou des fournitures.
➢➢ Valeur actuelle. En principe pour l’acquisition d’un

19
ADL
A bien, l’adjudication est une enchère qui niveau de maturité d’un secteur (quatre
est remportée par celui qui propose le niveaux) et la position concurrentielle
prix le plus élevé, et pour l’exécution de de l’entreprise (cinq modalités). Les seg-
travaux, comme pour les marchés ments stratégiques de l’entreprise sont
publics, c’est l’entrepreneur qui propose ensuite placés dans cette matrice en les
le prix le plus bas qui emporte le mar- représentant par des cercles proportion-
ché. Mais il existe d’autres formes d’en- nels au chiffre d’affaires du segment.
chères comme par exemple les enchères Quatre choix stratégiques peuvent
à la Vickrey. découler du diagnostic qu’autorise cette
2° Au sens financier : procédé d’émis- matrice : le développement naturel pour
sion d’un emprunt. la position concurrentielle forte avec un
secteur en croissance ou à la maturité ;
Adjudication de bons du trésor un développement sélectif qui implique
Prix Montant en euros de privilégier l’activité à position
concurrentielle favorable ; la réorienta-
5% 1 500 millions
tion des activités en prenant appui sur
5,5 % 2 500 millions
les compétences du métier de base ;
6% 4 000 millions l’abandon pour les activités à position
concurrentielle défavorable ou margi-
On distingue, d’une part, l’adjudication nale dans des secteurs en maturité et sur-
« à la française » pour laquelle le prix à tout en déclin.
l’émission est unique pour toutes les ➢➢ Matrice d’analyse stratégique.
offres de souscription et il correspond au
prix marginal et, d’autre part, l’adjudica- Administrateur [Gén.]
tion « à la hollandaise » selon laquelle les Personne en charge de la gestion des
prix sont ceux proposés par les adjudica- affaires d’une personne physique ou
taires, mais, dans ce cas, les offres dont morale de droit privé ou de droit public.
les prix sont les plus élevés sont servies ➢➢ Conseil d’administration, Société ano­
en premier. Ainsi dans l’exemple suivant, nyme.
le prix unique marginal dans les enchères
à la française est de 5,5 % pour un mon- Administrateur judiciaire [Dr.]
tant global de 4 000 millions d’euros, Personne en charge de la gestion d’une
alors que la t­ echnique hollandaise donne entreprise placée, par le tribunal de
un montant de 1 500 millions d’euros à commerce, en redressement judiciaire.
5 % et 2 500 millions d’euros à 5,5 %. Il établit un plan de redressement, met
➢➢ Enchères, Hollandaise (Adjudication en place de nouveaux moyens de finan-
à la). cement, et opère éventuellement une
cession partielle ou totale de l’entre-
ADL (Matrice ou Modèle de la société)  prise. Celui auquel est cédée l’entre-
[Strat.] prise est le repreneur. Un débat s’est
La société de conseil Arthur D. Little a instauré sur le mode de désignation et
mis au point une matrice d’analyse stra- les qualifications des administrateurs
tégique résultant du croisement du judiciaires. On a pu dire que le

20
Adm
Maturité du secteur
A
Position concurrentielle marginale de l’entreprise

démarrage croissance maturité déclin

forte
dominante DÉVELOPPEMENT NATUREL

forte

favorable

rentabilité
DÉVELOPPEMENT
défavorable SÉLECTIF

RÉORIENTATION ABANDON
marginale

fort(s) faible(s)
besoins financiers

r­emplacement des cadres qui Elle ne participe pas à la prise de déci-


connaissent l’entreprise par un admi- sion dans le domaine de la politique
nistrateur désigné par le tribunal de générale.
commerce sans une connaissance des
spécificités de la firme et de son envi- Administration du personnel
ronnement conduirait souvent les ➢➢ Gestion ressources humaines.
redressements judiciaires à la liquida-
tion (disparition) des entreprises, l’ad- Administration publique [Gén.]
ministrateur devenant liquidateur. Unité institutionnelle (au sein du sec-
➢➢ Faillite. teur institutionnel administration) de la
comptabilité nationale dont la fonction
Administration [Gén.] principale est de produire des services
En gestion et organisation des entre- non marchands destinés à l’ensemble
prises, Henri Fayol, dans son ouvrage des agents économiques sur le territoire
Administration industrielle et générale national, en procédant également à des
(1916), définit l’administration par cinq opérations de redistribution du revenu,
verbes : « prévoir, organiser, comman- recourant à l’impôt et aux cotisations
der, coordonner, contrôler ». sociales obligatoires pour obtenir les
Administration au sens de Fayol appa- moyens financiers nécessaires à son
raît synonyme de plusieurs autres fonctionnement et à ses investisse-
notions plus employées de nos jours : ments.
gestion, direction.
Les auteurs modernes emploient Admission (à la cote) [Fin.]
administration pour désigner une Autorisation donnée par les dirigeants
fonction auxiliaire dans l’entreprise. d’une bourse des valeurs d’inscrire un

21
ADP
A titre à la cote et de la traiter. En France, Affacturage (Factoring) [Fin.]
cette autorisation est délivrée par l’AMF Opération de gestion des créances « des
(Autorité des marchés financiers). comptes clients  » par un organisme
financier extérieur à l’entreprise.
ADP (Action à dividende prioritaire sans L’organisme appelé factor prend en
droit de vote) charge le recouvrement des créances de
➢➢ Action à dividende prioritaire sans l’entreprise pour son propre compte et
droit de vote. avance à l’entreprise la valeur de ces
créances nettes d’une commission. Les
ADPIC (Accords sur les droits de risques d’insolvabilité du débiteur sont
propriété intellectuelle liés au commerce) pris en charge par le factor. C’est une
➢➢ Droit de propriété. opération de crédit à court terme et une
opération d’assurance.
ADV (Axe de visibilité)  [Gest. comm.]
Voie de circulation piétonne ou auto- Affectation (des éléments de coût) 
mobile d’où l’on peut voir un support [Compt.]
d’affichage (la distance de visibilité est Inscription directe, immédiate, sans
au maximum de 80 mètres). calcul intermédiaire, d’une charge à un
coût ou à un compte de coût.
Ad valorem [Fin.]
Locution latine signifiant « suivant Affermer (ou Affermage) [Dr.]
la valeur » et qui s’emploie pour Action de louer de façon contractuelle,
qualifier des marchandises sur les- par exemple : affermer une terre, un
quelles il faut payer des droits calcu- immeuble, une ligne de transport.
lés en fonction de leur valeur et non
pas en fonction de leur volume. Ad Affiliation  [Gest. comm./Info.]
valorem s’oppose à la commission 1) Programme par lequel une entreprise
fixe. rémunère par une commission les sites
partenaires qui établissent des liens vers
AFC (Analyse factorielle des ses produits ou son site.
correspondances) [Méth.] 2) Adhésion à un réseau ou à une cen-
Méthode d’analyse factorielle des don- trale d’achat.
nées qui consiste à rechercher la meil-
leure représentation simultanée de Affimétrie  [Gest. comm.]
deux ensembles constituant les lignes GIE fondé en 1992 par les sociétés d’affi-
(par ex., des individus) et les colonnes chage Avenir, Dauphin et Giraudy et
(par ex., des variables structurelles et ayant développé un logiciel de média-
de comportement) d’un tableau de planning permettant de déterminer
contingence, en vue de mettre en évi- l’audience précise des réseaux d’affi-
dence les « correspondances », c’est-à- chage exprimée en ODV (occasion de
dire les liaisons entre ces deux voir), couverture, répétition et GRP. Ces
ensembles. données sont obtenues par le ­croisement

22
Age
des déplacements effectués par les de l’agence) Dans la relation d’agence, le A
­individus et les ADV (Axe de visibilité) mandant, le délégant, ou principal dis-
des panneaux. pose d’une information partielle, insuf-
fisante par rapport au mandataire,
Affinité (d’une cible)  [Gest. comm.] délégué ou agent. La théorie de l’agence,
Désigne le rapport audience utile sur basée sur les contrats, notamment entre
audience totale d’un support déterminé. propriétaires et dirigeants des entre-
On parle également d’indice d’affinité. prises, étudie toutes les formes de coo-
On définit une échelle d’affinité pour pération et les systèmes d’incitation en
classer les supports. vue de susciter un comportement de
l’agent qui respecte les intérêts du prin-
Affrètement [Log.] cipal (théorie normative de l’agence).
Contrat par lequel le fréteur (loueur) Gérard Charreaux considère que l’hy-
met à la disposition d’un affréteur (loca- pothèse de séparation totale entre les
taire) un navire, un avion, un wagon, un actionnaires et les dirigeants est rare-
camion, etc., pour le transport de mar- ment vérifiée, notamment dans les
chandises ou de personnes, moyennant nations européennes. Cette approche
une rémunération. réduit les actionnaires à la seule fonc-
tion financière d’apporteurs de capitaux
AFNOR  [Gest. adm.] et à l’assomption du risque financier.
Association française de normalisation. Cette conception, indique-t-il, a un
Association reconnue d’utilité publique faible pouvoir explicatif au vu des struc-
qui élabore, homologue et diffuse les tures réelles d’actionnariat.
normes françaises. ➢➢ Droit de propriété, Gouvernance.

Agence (Théorie de l’, Relation d’)  Agence de notation [Fin.]


[Strat. man.] Agence indépendante chargée de l’éva-
Cette théorie trouve son fondement luation de la qualité de la dette d’une
dans l’évolution des grandes sociétés entreprise. Les principales agences sont :
par action ou sociétés de capitaux qui Standard and Poor’s, Fitch et Moody’s.
dégrade le pouvoir de contrôle des pro-
priétaires sur les actifs, phénomène mis Agence conseil en communication,
en évidence par Berle et Means dès 1932. Agence de publicité  [Gest. comm.]
Plus généralement, l’idée fondamentale Entreprise qui conçoit et réalise les cam-
de la théorie de l’agence repose sur pagnes de communication pour le
l’analyse des effets de la délégation ou de compte d’annonceurs. La conception
la décentralisation de la décision (théo- des messages (stratégie de « création »
rie positive de l’agence) et sur les actions publicitaire), et l’élaboration du plan
à mettre en œuvre en vue d’une déléga- médias (stratégie médias) sont les deux
tion dans laquelle le délégué ne perde principales tâches de l’agence conseil en
pas le point de vue et ne néglige pas les communication, nom qui a remplacé
intérêts du délégant (théorie normative celui d’agence de publicité dans les

23
Age
A ­ rganismes représentatifs de la profes-
o proposition faite par S. Milgram (1979)
sion. L’agence peut s’adresser éventuelle- est que le dispositif organisationnel
ment en sous-traitance à des spécialistes peut même conduire un individu à réa-
pour la réalisation des films ou des pho- liser des actes contraires aux valeurs
tos nécessaires. qu’il avait énoncées en dehors du
contexte d’expérience. La notion d’état
Agencements et aménagements  agentique s’oppose à celle d’acteur.
[Compt.]
Dépenses correspondant à des travaux Agglomération (Économies d’) [Gén.]
réalisés en vue de rendre utilisable les Formes particulières d’économies exter­
diverses immobilisations corporelles de nes ou effets de voisinage positifs. Les
l’entreprise et notamment les terrains et entreprises installées à faible distance les
les bâtiments. unes des autres peuvent profiter de la
main d’œuvre, des fournisseurs et des
Agent (Théorie principal) clients présents dans cette aggloméra-
➢➢ Agence (Théorie de l’). tion, chaque firme peut se spécialiser et
devenir le client ou le fournisseur des
Agent commercial  [Gest. comm.] autres (effets externes positifs réci-
Mandataire indépendant qui négocie proques) ; les consommateurs n’ont pas
des actes commerciaux (achat, vente, à faire de multiples déplacements pour
location), pour le compte d’industriels se procurer les biens dont ils ont besoin,
ou de commerçants. le grand nombre d’entreprises en
concurrence leur permet d’avoir des
Agent de maîtrise prix avantageux ; tout le monde peut
➢➢ Maîtrise. profiter des infrastructures publiques
ou des services d’intérêt général à faible
Agent représentatif [Méth.] frais : l’eau, le gaz, l’électricité sont dis-
Représentation théorique simplifiée à ponibles pour tous à partir de l’instant
l’extrême d’un agent économique pour où ils sont disponibles pour une per-
la modélisation d’un comportement sonne, sans engager des coûts aussi éle-
particulier. La notion de firme représen- vés que les coûts de la première
tative proposée par Alfred Marshall est installation, etc.
cependant plus réaliste que le produc-
teur maximisateur de la pure théorie Agio [Fin.]
néoclassique de l’équilibre général. Différence entre la valeur nominale et la
valeur réelle d’échange d’une monnaie
Agentique (État)  [Strat. man.] ou d’un effet de commerce.
Postulat selon lequel le comportement Ce terme, dans son acceptation géné-
d’un individu dans une organisation rale, est en voie d’extinction. Il est sur-
serait le résultat des contraintes posées tout usité dans le domaine bancaire
par celle-ci et non l’expression de ses pour désigner les conditions d’escompte
propres tendances psychologiques. La (intérêt plus commission du banquier).

24
À jo
Agiotage [Fin.] Aide à la décision (Outil d’)  A
Syn. : Spéculation au sens péjoratif du [Méth./Strat.]
terme. Technique et instrument qui assistent le
décideur dans le processus de prise de
AGIRC  [Gest. ress. hum.] décision. Ces outils relèvent de la
Association générale des institutions de recherche opérationnelle (par ex.,
retraite des cadres. Organisme de ges- méthode PERT, construction d’un arbre
tion du régime de retraite complémen- de décision, etc.), du calcul économique
taire des cadres qui recueille les (calcul de la valeur actuelle, analyse des
cotisations et verse les rentes. coûts comparatifs), des techniques d’ana-
lyse et de traitement de l’information.
Agrégats (Technique des) [Compt.] Selon R. Reix (Systèmes d’information et
Technique permettant à une entreprise management des organisations, Vuibert,
qui possède des produits multiples de 1995), contribution des systèmes d’infor-
ramener sa production hétérogène en mation qui peut se traduire par une inter-
une unité hypothétique représentée par vention à l’un des six niveaux possibles
un agrégat obtenu en faisant la somme dans le processus de décision : le stockage
des rapports des quantités vendues de de données élémentaires, la restitution
chaque produit. des données, la sélection de données per-
tinentes, l’élaboration de modèles partiels
Aguicher, Aguichage  [Gest. comm.] de décision, la simulation des résultats de
Phase de démarrage d’une campagne de la décision, la sélection et le choix d’une
publicité sous la forme de visuels énig- solution.
matiques, sans explication. Le modèle
du genre a été le lancement de la marque Aide de caisse  [Gest. comm.]
de distribution de carburants Elf dans Employé d’un magasin en libre service
les années 60 avec ce slogan « les ronds qui assiste la clientèle aux caisses de sortie.
rouges arrivent », qui a précédé l’asso-
ciation entre le rond rouge et la marque Aide publique
Elf. ➢➢ Subvention.
➢➢ Teasing.
Aimant (effet)
AID (Automatic Interaction Detector)  ➢➢ Seuil de réservation.
[Gest. comm.]
Méthode statistique de segmentation. AIO (Activités, Intérêts, Opinions) 
[Gest. comm.]
AIDA  [Gest. comm.] Thèmes des inventaires en vue de la
Modèle imaginé par E.-K. Strong décri- mise en évidence des styles de vie.
vant les quatre phases (attention –
intérêt – désir – action), par lesquelles À jour lendemain
passe un consommateur soumis à un Traduction de Tomorrow next.
message publicitaire. ➢➢ Jour lendemain (À).

25
Aju
A Ajustement [Méth.] retenue afin de rassembler des parti-
Dans le sens général, ajuster veut dire sans qui ont des intérêts divergents.
corriger, adapter, rectifier. Ces derniers entreraient alors en inte-
1° L’ajustement comptable. raction pour faire émerger de l’infor-
Adjonction d’éléments entre actif et mation, créer du sens, et même pour
passif, et ressources et emplois. faire évoluer leurs préférences. Loin
2° L’ajustement statistique. d’être un frein à la décision, l’ambi-
Opération qui a pour but de substituer guïté serait nécessaire à son adoption
aux valeurs observées d’un phénomène effective. Le système de décision est
une série de valeurs corrigées dans le but décrit comme déambulatoire.
d’éliminer les irrégularités pour obtenir
une certaine continuité. Akerlof George
−− L’ajustement graphique ; ➢➢ Asymétrie informationnelle.
−− l’ajustement analytique. Le principe
consiste à appliquer une fonction « À la française », « À la hollandaise »
mathématique à l’ensemble des valeurs ➢➢ Adjudication, Enchères.
observées ;
−− l’ajustement mécanique. Les Aléa, Aléatoire [Méth.]
méthodes plus utilisées sont : Caractère qui peut prendre un certain
−− la méthode des moyennes mobiles nombre de modalités, ou variable qui
échelonnées ; peut prendre différentes valeurs, sans
−− le lissage exponentiel ; que l’on puisse prévoir laquelle appa-
−− le double lissage exponentiel. raîtra, soit parce qu’elle résulte essen-
tiellement du hasard (jeu de dé) soit
Ajustement mutuel partisan  [Strat. man.] parce que les enchaînements causaux
Processus de décision décrit par C. sont trop compliqués pour être utili-
Lindblom (1959-1965) dans le sés en prévision (aléa climatique).
domaine des choix publics. Affectés ➢➢ Variable aléatoire.
par une rationalité limitée, les hommes
politiques ne pourraient comparer Aléa moral [Gén./Fin.]
qu’un nombre réduit d’options, essen- Phénomène qui relève de l’économie
tiellement celles qui sont proches des comportementale et correspondant à
pratiques en cours. Cela expliquerait un comportement probable de l’une
que les choix politiques ne provoquent des parties du contrat contraire aux
que rarement des ruptures. Cette intérêts de l’autre partie. L’aléa moral,
forme de rationalité ne leur permet- dit encore hasard moral ou risque
trait pas non plus d’avoir une apprécia- moral, peut être par exemple un com-
tion suffisamment précise de la portée portement d’un assuré qui déclarerait
des choix qui s’offrent à eux. Afin d’ob- le vol de son véhicule pour lequel il est
tenir le consensus nécessaire, les assuré à la place d’une déclaration
hommes politiques maintiendraient d’un sinistre à la suite d’un accident
une certaine ambiguïté sur l’option pour lequel il n’est pas assuré. L’aléa

26
All
moral se produit en situation d’asymé-
INIT A
trie d’information, une fois le contrat
établi.
➢➢ Asymétrie informationnelle, Risque
moral. Opération

Aléatoire (Échantillonnage, Tirage) Non

➢➢ Échantillonnage, Sondage.
? FIN

Alerte éthique (Whistleblowing) [Fin.]


Dispositif par lequel un membre
Oui
(ancien ou nouveau) d’une organisa-
tion, peut révéler l’existence de pra-
tiques illégales, immorales ou Allarde (Décrets d’) [Hist.]
illégitimes dont un décideur a la maî- Décrets des 2-17 mars 1791 mettant fin
trise, à une personne ou à un organisme au régime des corporations et des
susceptible d’y remédier. Il s’inscrit jurandes par l’institution de la libre
dans le prolongement de la loi Sar- entreprise et du libre commerce.
banes-Oxley en 2002 aux États-Unis
visant à renforcer la fiabilité de l’infor- Aller/retour [Fin.]
mation financière après les scandales Opération qui consiste à acheter puis
Enron, Worldcom, Andersen, etc. vendre un même titre dans un délai très
court (généralement dans une même
Alerte (Indicateur d’) [Cont.] séance de bourse).
Valeur d’une variable qui est suivie dans
le temps et à partir de laquelle, si elle est Alliance, Alliances stratégiques [Strat.]
franchie dans un certain sens, on doit Accord de coopération entre des
déclencher une ou plusieurs opérations firmes qui restent indépendantes mais
organisées à l’avance (par ex., stock qui partagent quelques objectifs com-
d’alerte). muns et qui décident de mettre en
commun des ressources et des compé-
Algorithme [Méth.] tences pour mener à bien leur(s) pro-
Ensemble de règles déterminées à jet(s) commun(s).
résoudre un problème au moyen d’un Lorsque l’alliance concerne des formes
nombre fini d’opérations en attribuant non concurrentes, elle se concrétise par
des valeurs numériques à des expres- des joint ventures (surtout au plan inter-
sions mathématiques. national), des partenariats verticaux ou
D’une autre manière, un algorithme des accords de coopération technolo-
est une suite d’opérations élémen- gique, industrielle, commerciale…
taires itératives avec un test de fin et Entre des firmes concurrentes, l’alliance
que l’on peut représenter par le prend la forme de production d’un
schéma suivant : composant ou sous-ensemble commun,

27
All
A du développement et de la fabrication Allocation optimale de ressources,
d’un produit radicalement nouveau ; allocation efficiente des resssources 
elle correspond parfois à une concentra- [Gén.]
tion déguisée dans la mesure où les acti- Répartition des ressources entre diffé-
vités indépendantes des entreprises rents emplois ou usages qui permet
alliées deviennent marginales, mais le d’obtenir le meilleur résultat ou la plus
résultat de l’alliance est un avantage haute satisfaction ou encore le bien-être
pour le client. Par conséquent une maximum. Une allocation des res-
alliance n’est pas un cartel ou toute sources est optimale ou efficiente,
autre forme d’entente à vocation anti- lorsque tout changement de la réparti-
concurrentielle négligeant les intérêts tion des dépenses entre les différents
des clients. emplois se traduit par une dégradation
Ainsi, les alliances peuvent prendre des résultats ou du bien-être.
diverses formes : la quasi-intégration, ➢➢ Optimum.
le partenariat, la coentreprise ou joint
venture, l’accord de coopération, l’en- Allotissement [Log.]
treprise-réseau (ensemble d’entre- 1° Opération qui consiste à allotir :
prises dans lequel chacune est répartir, diviser en lots des biens desti-
spécialisée dans une activité précise, nés à la vente.
ces entreprises étant rassemblées par 2° Opération consistant à entreposer
un contrat autour d’un projet – réalisa- des marchandises dans un port ou un
tion d’un produit, maîtrise d’un mar- aéroport, dans un ordre qui facilite leur
ché – coordonné par une firme pivot), reconnaissance par leur propriétaire et
le groupement d’intérêt économique leur enlèvement une fois faites les for-
(GIE), le groupement temporaire d’en- malités douanières.
treprises, le «  contrat d’entreprise
pilote » pour des collaborations limi- ALM (Asset Liability Management) 
tées dans le secteur du BTP, la sous-­ [Fin.]
traitance de capacité et la sous-traitance Gestion actif-passif. Il s’agit de faire cor-
de spécialité, la concession de la distri- respondre les emplois et les ressources à
bution d’une marque ou « franchise long terme du bilan d’une entreprise ou
commerciale  ». d’une banque en termes de risques de
Les alliances peuvent être instables en taux et de change au moyen de produits
raison de la multiplicité des centres hors bilan (produits dérivés de couver-
de décision, des risques de conflit ture).
d’intérêt, des changements d’orienta-
tion stratégique chez l’un des parte- Alpha (α.) [Fin.]
naires. Mesure, conçue par Michael Jensen
(d’où l’autre nom Alpha de Jensen), de
Allocation de ressources [Gén.] la surperformance d’un investissement
Choix de l’affectation de moyens rares ou d’un portefeuille par rapport à la
pour atteindre des objectifs déterminés, performance moyenne de fonds de
faisant eux-mêmes l’objet de choix. même catégorie. Un alpha de Jensen

28
Amo
positif (négatif) indique une perfor- produit ou d’un système de production ; A
mance supérieure (inférieure) à la elle est à usage préventif et permet d’ef-
moyenne rencontrée sur des fonds de fectuer des simulations avant même la
risque équivalent. phase d’industrialisation.

Alpha de Jensen (αj) =  AMEX (American Stock Exchange) [Fin.]


μfonds  − [Rƒ + β(μindice − Rƒ)] Marché privé boursier de New York à
Où : but non lucratif, fondé en 1842, spécia-
μfonds = Performance annualisée du fonds ; lisé dans les transactions boursières
μindice = Performance annualisée de l’in- portant sur les titres des PME.
dice,
Rƒ = Taux sans risque ; AMF
β = Bêta. ➢➢ Autorité des marchés financiers.

Alter consommateur  [Gest. comm.] Amodiation (ou Cession d’intérêt) [Dr.]


Consommateur consumériste et altruiste En agriculture, mode de faire-valoir
se battant pour défendre les intérêts de indirect. Extensivement, dans le
la collectivité et non pas uniquement les domaine de l’économie pétrolière,
siens propres. contrat par lequel le détenteur d’un titre
➢➢ Consumérisme, Consommatique. minier (bail ou concession) remet tout
ou partie de l’exploitation de ce titre à
Ambidextre (Organisation)  [Strat. man.] un tiers moyennant redevance.
Désigne selon R. Duncan (1976) la Angl. : Farm out.
double aptitude qu’une firme peut avoir ➢➢ Faire-valoir indirect.
à initier puis à implanter des innovations
technologiques. La reconnaissance d’une Amont
double aptitude vient en réponse aux tra- ➢➢ Aval.
vaux de Wilson (1966). Il indiquait que la
firme est victime d’un dilemme dans la Amortissement [Fin.]
mesure où les caractéristiques organisa- Action de « rendre comme mort ».
tionnelles propices à l’innovation tech- L’amortissement traduit l’amoindrisse-
nologique seraient contraires à celles ment de potentiel subi par les valeurs
favorables à sa mise en œuvre. immobilières, sauf les terrains (autres
que les carrières et les mines). Cet
AMDEC (Analyse des modes de amoindrissement s’explique par l’usure,
défaillances : effet et criticité)  [Gest. prod.] le vieillissement, la désuétude, la cadu-
Outil permettant de décomposer un cité, l’obsolescence.
produit et d’évaluer, pour ses compo- En comptabilité, c’est la reconnaissance
sants, la probabilité d’occurrence de comptable en termes monétaires de la
pannes ou de défauts chez le client ainsi dépréciation du matériel de production,
que la gravité de leurs conséquences. ce qui constitue une charge déductible
L’AMDEC sert principalement pour la du résultat imposable de l’entreprise.
conception ou la reconception d’un On distingue :

29
Amo
A 1° L’amortissement industriel ou tech- naires, avant la date normale de liquida-
nique. Il consiste en un étalement de la tion, du montant nominal de leurs
dépense initiale d’investissement sur la actions.
durée de vie probable du bien.
2° L’amortissement comptable ou fiscal. Amortissement accéléré
Il se déduit des bénéfices imposables car ➢➢ Amortissement (2°)
il constitue une charge. Le taux d’amor-
tissement comptable est défini par l’ad- Amortissement constant [Fin.]
ministration fiscale. Généralement on Expression caractérisant un mode de
applique un taux d’amortissement calcul de la dépréciation des immobili-
constant (ou linéaire) : on divise le sations (amortissement) et un mode
montant de l’immobilisation par le de remboursement des emprunts.
nombre d’années. Dans les emprunts dits à amortisse-
Dans le cadre d’une politique d’incita- ments constants (annuités constantes),
tion à l’investissement, on autorise la le montant de la partie rembourse-
technique de l’amortissement dégressif. ment de l’emprunt est de même valeur
Cette technique par annuités décrois- à chaque annuité. En conséquence, la
santes permet de récupérer, dès les pre- partie intérêt, qui porte sur le capital
mières années, une partie importante restant dû, diminuera à chaque
des capitaux investis. Une autre mesure annuité selon une suite arithmétique
exceptionnelle est l’amortissement décroissante.
accéléré de certains équipements. Il Syn. : Amortissement linéaire.
s’agit de récupérer par déduction de la
charge du résultat imposable sur une Amortissement d’un emprunt,
durée plus courte que celle normale- Amortissement du capital [Fin.]
ment prévue. Remboursement de l’emprunt, rem-
L’amortissement progressif (ou crois- boursement du capital.
sant) se fait par annuités croissantes. ➢➢ Amortissement (2° et 3°).
C’est donc une progression géomé-
trique croissante. Amortissement dégressif
L’amortissement fonctionnel variable. ➢➢ Amortissement (2°).
L’annuité est proportionnelle à l’utilisa-
tion qui a été faite du bien pendant Amortissement linéaire
l’exercice. ➢➢ Amortissement (2°), Amortissement
Il est enfin possible d’avoir une combi- constant.
naison d’annuités dégressives et d’an-
nuités linéaires. Amortissement progressif
3° L’amortissement financier. C’est l’ex- ➢➢ Amortissement (2°).
tinction graduelle d’une dette ou d’un
emprunt. Amortissement variable [Compt.]
4° L’amortissement du capital social. Amortissement qui tient compte de
C’est le remboursement aux action- l’usure réelle de l’actif.

30
Ana
Amortissements dérogatoires [Compt.] qu’elles existent, les corrélations A
Amortissements ne correspondant pas à linéaires entre un groupe de variables à
l’objet normal d’un amortissement expliquer et un autre groupe de
pour dépréciation et comptabilisés en variables explicatives.
application des textes particuliers. Ils ne
viennent pas en diminution de l’actif, Analyse chartiste (Analyse graphique)
mais sont inscrits en provisions régle- ➢➢ Analyse technique, Chartisme.
mentées dans les capitaux propres. Ils
présentent toujours le caractère de Analyse comparative (Benchmarking) 
charges exceptionnelles. [Strat./Méth.]
➢➢ Amortissements exceptionnels. Processus systématique par lequel on
mesure les produits, les services et les
Amortissements exceptionnels [Compt.] façons de faire des entreprises recon-
Amortissements spéciaux autorisés par nues comme des chefs de file. L’analyse
le législateur pour favoriser l’investisse- comparative est un aspect essentiel de
ment : amortissement accéléré, amortis- l’intelligence économique.
sement dégressif. Syn. : Analyse concurrentielle.

Analogie [Méth.] Analyse comparative fonctionnelle,


Méthode qui consiste à ramener l’in- Analyse comparative générique [Méth.]
connu au connu. En sciences de l’écono- L’analyse comparative fonctionnelle
mie et de la gestion, comme dans toutes consiste à comparer des fonctions simi-
les sciences, l’analogie joue un rôle laires dans des entreprises relevant d’in-
important lorsque les modes de pensée dustries ou de branches différentes.
plus scientifiques rencontrent des limites. L’analyse comparative générique porte
Mais pour certains « L’analogie est une sur les processus qui correspondent au
imprudence intellectuelle  » (B. Mon- même objectif, dans des industries dif-
tagne, Encyclopedia Universalis) car elle férentes.
ne saisit pas l’essence des phénomènes.
L’analogie s’appuie sur des ressem- Analyse comportementale d’une
blances fonctionnelles externes. Mais action [Fin.]
lorsque celles-ci sont fortes, elle peut Méthode d’analyse financière ou bour-
alors déboucher sur des savoirs à statut sière qui relève de la finance comporte-
scientifique, fait remarquer P. Louart. mentale et ayant pour objet la mise en
(« Analogie », EGM, Dalloz). relief du profil boursier d’une action, en
identifiant les facteurs de son évolution,
Analyse ABC dont le comportement des investisseurs,
➢➢ ABC. en vue de définir les paramètres d’éva-
luation afin d’estimer sa fourchette
Analyse canonique [Méth.] future de prix potentiels.
Méthode d’analyse des données dont ➢➢ Analyse financière (Méthodes d’),
l’objectif est de déterminer, lors- Analyse fondamentale, Analyse technique.

31
Ana
A Analyse concurrentielle  [Strat. man.] Analyse de cycle de vie  [Gest. prod.]
Elle consiste à évaluer les performances Évaluation des impacts sur l’environne-
et le potentiel d’une entreprise par rap- ment du cycle de vie de produits, de pro-
port à ceux de ses concurrents. Elle uti- cédés et de systèmes industriels tout au
lise les méthodes classiques fondées par long de leur cycle de vie. Méthode nor-
le cycle de vie des activités (portefeuilles mative ISO 14040.
d’activités) et la méthodologie de l’ana-
lyse industrielle. Cette dernière, déve- Analyse de données [Méth.]
loppée par des économistes industriels Ensemble de procédures de statistique
et des spécialistes en stratégie, s’efforce descriptive visant à mettre en évi-
de prendre en compte les spécificités des dence des corrélations entre des
structures industrielles. modalités des variables, d’une part, et
➢➢ Analyse comparative (Benchmarking). des ressemblances entre individus,
d’autre part, à découvrir les caractères
Analyse conjointe (Trade-Off) [Méth.] les plus discriminants et les individus
Méthode de traitement des données qui les possèdent. L’analyse des don-
consistant à faire classer par ordre de nées portant sur plusieurs variables
préférence, par les personnes inter- est encore appelée analyse multiva-
viewées, des combinaisons de trois ou riée.
quatre attributs, en vue de déterminer, (Ex. de méthodes : l’Analyse en compo-
par l’analyse, l’intérêt que ces personnes santes principales (ACP), l’Analyse fac-
attachent à chaque attribut. torielle des correspondances (AFC),
l’Analyse des correspondances multiples
Analyse coûts-avantages, Analyse (AFCM), l’Analyse factorielle discrimi-
coûts-efficacité [Méth.] nante (AFD), l’Analyse typologique, la
1° L’analyse coûts-efficacité est utilisée segmentation).
dans le cas où l’objectif est mesurable à
l’aide d’un indicateur d’efficacité Analyse de la valeur [Méth.]
(objectif qualitatif) ; elle permet de Méthode qui consiste à décrire et à
choisir le programme dont le coût est le recenser avec précision les différentes
plus faible pour une efficacité donnée, fonctions de produits (biens ou ser-
ou le programme le plus efficace pour vices) existants ou de produits nou-
un coût donné. veaux, de rechercher comment elles
2° L’analyse coûts-avantages s’applique peuvent être remplies au moindre coût,
dans les situations où les objectifs en prenant en compte les besoins des
peuvent être évaluables en termes clients.
monétaires. Dans ce cas on parle d’ » On se demande si ces fonctions sont
avantages », expression qui se substitue utiles ou pas et s’il n’est pas possible
à « efficacité ». On distingue les avan- d’envisager d’utiliser le produit dans
tages marchands (dont l’évaluation est d’autres fonctions. En France, la
aisée) et les avantages non-marchands norme NF X 50-152 donne la descrip-
(dont l’estimation est délicate). tion détaillée de l’analyse de la valeur.
➢➢ Rationalisation. Méthode qui s’est développée au États-

32
Ana
Unis sous des expressions diverses comparer la situation actuelle à une A
(value engineering, value analysis…). situation idéale, afin de déterminer les
mesures à prendre pour améliorer la
Analyse de marché [Fin.] gestion, les performances et la viabilité
Diagnostic effectué par des analystes de l’organisation ou du projet.
spécialisés sur les caractéristiques pré-
sentes et futures d’une économie ou Analyse de système (Analyse
d’une société, dans le but de déterminer systémique) [Gén.]
les meilleures possibilités de placement Méthode de modalisation d’un proces-
et d’investissement ou la meilleure sus complexe où un grand nombre de
manière de mettre sur le marché les phénomènes sont interdépendants :
ressources disponibles. chacune des variables pertinentes est
repérée par son « niveau » et son « taux
Analyse de portefeuille de variation  » puis les interactions
d’activités [Strat.] directes entre elles sont étudiées et for-
Méthode d’analyse stratégique qui per- malisées séparément, en les prenant par
met de situer les différents domaines couple.
d’activité stratégique de la firme. Il ➢➢ Cybernétique, Système.
existe plusieurs dizaines de méthodes
d’analyse de portefeuille d’activité Analyse de tendances [Méth.]
dont : méthode BCG, méthode ADL, Représentation des données numé-
méthode McKinsey dite méthode riques pour identifier aisément une
« attraits-atouts », le programme PIMS. augmentation, une diminution ou l’ab-
➢➢ Matrice d’analyse stratégique. sence de changement au cours d’une
certaine période.
Analyse de produits [Méth.]
Décomposition du produit dans ses élé- Analyse des coûts [Compt./Méth.]
ments constitutifs faite en vue de facili- Étude de la structure des coûts, de leur
ter leur identification à tous les niveaux évolution et de leurs effets sur le coût de
du processus de production. revient des biens et services. C’est aussi
un aspect de l’analyse de la valeur.
Analyse de sensibilité [Méth.] ➢➢ Comptabilité de gestion.
Démarche qui étudie les variations des
résultats consécutives aux variations Analyse des écarts [Gén./Méth.]
d’un paramètre clé. 1° Au niveau interne et dans le domaine
du contrôle de gestion, activité qui
Analyse de situation  [Strat. man.] consiste à comparer les résultats aux
Processus systématique d’analyse de prévisions budgétaires et à prendre des
l’environnement interne et des capaci- mesures correctives en cas d’écart jugé
tés d’une organisation, ainsi que de l’en- significatif.
vironnement externe (politique, social, 2° Au niveau externe, peut être consi-
économique) dans lequel fonctionne déré comme la conclusion d’une analyse
l’organisation ou un projet, en vue de comparative (benchmarking).

33
Ana
A Analyse des états financiers [Gén./Méth.] une enquête sur la demande existante,
Explicitation de l’information comp- une enquête sur les clients potentiels
table à propos de la rentabilité, de la (prix psychologique, niveau des reve-
structure financière et des performances nus, comportement d’achat, mobile
financières de l’entreprise. d’achat, etc.), une enquête sur des
clients actuels (pour connaître leur
Analyse des relations du travail  satisfaction, etc.).
[Gest. ress. hum.]
Selon le sociologue Alain Touraine, Analyse en (par) composantes principales
l’analyse des relations du travail com- ➢➢ ACP (Analyse).
prend trois aspects :
1° l’étude des revendications courantes Analyse en termes de stocks, Analyse en
(conditions de travail, défense du pou- termes de flux
voir d’achat, etc.) ; ➢➢ Stocks (Analyse en termes de).
2° l’étude des relations sociales ou
industrielles ; Analyse factorielle des correspondances
3° l’étude des modalités de représentation ➢➢ AFC.
des salariés dans les actions de revendica-
tions = sections syndicales, coordinations, Analyse FFOM (Forces-Faiblesses-
comités de grève, etc. Occasions ou Opportunités-Menaces)
ou analyse MOFF
Analyse diachronique ➢➢ Analyse stratégique.
Syn. : Analyse dynamique, Analyse longi-
tudinale, Analyse verticale. Analyse financière [Fin.]
Méthode d’analyse des documents
Analyse différentielle (Incremental comptables et financiers de l’entreprise
Analysis) [Méth.] permettant d’apprécier ses perfor-
Démarche qui fait ressortir les divers élé- mances économiques et financières. Ini-
ments de revenus et de coûts touchés par tialement, l’analyse financière désignait
une décision, en les considérants par rap- les méthodes d’examen des documents
port à une situation de référence. L’ana- comptables et reposait principalement
lyse différentielle est une forme d’analyse sur l’élaboration de tableaux de reclas-
comparative interne ou métastatique. sement des comptes de résultats et de
Elle met en évidence l’évolution ou la bilan. Aujourd’hui, le champ d’étude de
progression. À ne pas confondre avec l’analyse financière s’est sensiblement
l’analyse en psychologie différentielle qui élargi en intégrant notamment l’étude
étudie les différences entre individus. de l’environnement de l’entreprise
(analyses des tendances d’évolution du
Analyse du marché  [Gest. comm.] secteur et du champ concurrentiel).
Examen de l’environnement d’une Cette évolution résulte d’ailleurs de la
firme ou d’un projet dans la perspective place désormais prépondérante qu’oc-
de déterminer le potentiel commercial. cupe dans l’analyse financière, l’établis-
Une analyse du marché peut comporter sement de prévisions de résultats.

34
Ana
Utilisée dans une optique d’investisse- « figures », son évolution prévisible à A
ment boursier, l’analyse financière court terme.
débouche sur l’évaluation de l’entre- ➢➢ Tableau pluriannuel des flux finan­
prise réalisée à partir des bénéfices pré- ciers.
visionnels. Les valeurs ainsi attribuées à
une entreprise servent de recommanda- Analyse fonctionnelle [Méth.]
tion aux gestionnaires de portefeuilles. Démarche consistant à recenser, ordon-
L’analyse financière d’une entreprise ner, valoriser et hiérarchiser les fonc-
est souvent réalisée à partir des trois tions remplies par un produit ou un
ou des cinq derniers bilans. Le plan service. Le recensement et la classifica-
suivi est généralement le suivant : ana- tion des fonctions peut s’appuyer sur la
lyse de l’activité, de la rentabilité, de recherche intuitive, l’analyse des mou-
l’équilibre financier et de la structure vements, celle des séquences et des
financière. efforts. L’analyse fonctionnelle consti-
On parle aujourd’hui, de méthode des tue une phase essentielle de toute ana-
flux pour désigner le courant de lyse de la valeur.
réflexion qui fait prévaloir l’analyse des
surplus monétaires dégagés par l’acti- Analyse fondamentale [Fin.]
vité tel l’excédent de trésorerie d’exploi- En analyse financière, méthode qui
tation. cherche la valeur intrinsèque ou valeur
fondamentale d’un titre vers laquelle
Analyse financière (Méthodes d’- en convergeront à moyen ou long terme,
finance de marché) [Fin.] les prix imprévisibles du court terme.
Méthodes pour définir une stratégie de L’analyse fondamentale s’appuie sur
gestion de portefeuille. On distingue une analyse des données macroécono-
l’analyse fondamentale et l’analyse gra- miques susceptibles d’influer sur les
phique. marchés de capitaux. On l’oppose à
L’analyse fondamentale a pour objet la l’analyse technique qui porte spécifi-
détermination de la valeur intrinsèque quement sur l’étude des fluctuations
d’une entreprise principalement à par- de cours et des volumes de transac-
tir de l’analyse de ses bilans et résultats, tions. L’analyse technique développée
d’entretiens avec ses responsables, de par des praticiens (chartistes) repose
différents indicateurs permettant de sur l’interprétation de figures particu-
positionner l’entreprise dans son sec- lières qui apparaissent dans les repré-
teur. L’analyste comparera la valeur sentations graphiques des évolutions
intrinsèque de l’entreprise à sa valorisa- des cours.
tion boursière. Il fera ensuite une ➢➢ Chartisme.
recommandation d’achat ou de vente à
moyen terme. L’analyse graphique, dite Analyse graphique [Méth.]
encore analyse technique ou analyse Méthode d’analyse empirique en
chartiste consiste principalement à finance utilisée dans le cadre de la prévi-
suivre l’évolution quotidienne du cours sion à court terme de l’évolution du
d’un titre afin de déterminer, à partir de cours d’un titre à partir d’un graphique

35
Ana
A représentant l’historique des cours sur Analyse MOFF (Menaces–Occasions ou
une période donnée. Opportunités–Forces–Faiblesses)
➢➢ Chandelier, Drapeau, Fanion, Tête et ➢➢ Analyse stratégique, Analyse FFOM.
épaules, Triangle, Vagues d’Eliott.
Analyse qualitative [Méth.]
Analyse homme-machine  [Gest. prod.] Démarche discursive, interprétative,
Analyse du temps écoulé pour les dif- compréhensive, fondée sur l’étude des
férentes opérations exécutées par un caractéristiques non quantifiables. Dans
ouvrier conduisant une machine sur la le domaine scientifique, elle correspond
base d’un diagramme (le simo- à « l’ensemble des techniques interpré-
gramme). tatives qui cherchent à décrire, décoder,
traduire et généralement percer le sens
Analyse incrémentale [Méth.] et non la fréquence de certains phéno-
Méthode de choix ou de décision utili- mènes survenant dans le monde social.
sable lorsque l’analyse marginale est Opérer sur un mode qualitatif c’est trai-
inapplicable. Elle conduit à recom- ter des symboles linguistiques et donc
mander les actions qui augmentent le tenter de réduire la distance entre le
profit et à abandonner celles qui le signifié et le signifiant, entre la théorie et
diminuent. la donnée, entre le contexte et l’action »
(Denise Jodelet contribution au livre
Analyse japonaise collectif de Serge Moscovici et Fabrice
➢➢ Analyse technique, Analyse graphique, Buschini, Les méthodes des sciences
Chartisme, Chandelier. humaines, PUF Fondamental, 2003).
Sa mise en œuvre s’appuie sur une mul-
Analyse longitudinale ou verticale  titude de méthodes dont : l’étude de cas,
[Méth.] la recherche action avec ses multiples
Syn. : Analyse diachronique, Analyse variantes comme par exemple la
dynamique, Analyse historique. recherche ingénierique et la recherche
Il s’agit d’une analyse dans le temps. Elle intervention, la simulation avec ses ava-
s’oppose à l’analyse synchronique ou tars comme le jeu de rôle et la méthode
transversale ou encore horizontale, qui des incidents critiques. L’observation et
porte sur un phénomène à un moment l’entretien sont les deux moyens de
précis. recueil des données qualitatives. L’ana-
lyse des données qualitatives peut être
Analyse marginale [Méth.] effectuée selon des méthodes qui
Méthode de choix ou de décision qui est laissent une grande place à la linguis-
fondée sur le raisonnement margina- tique avec les différentes techniques
liste. Il s’agit de comparer l’évolution du d’analyse de contenu.
revenu marginal et l’évolution du coût
marginal. L’optimum est atteint lorsque Analyse quantitative [Méth.]
le revenu marginal est égal au coût mar- Démarche qui prend appui sur le trai-
ginal. tement mathématique et/ou statis-

36
Ana
tique des données standardisées. Ses en évidence de la stratégie des acteurs A
domaines d’application en gestion pour la maîtrise des zones d’incertitude
peuvent être aussi bien la finance, le dans les organisations, développée ini-
marketing, la GRH que la gestion de la tialement par M. Crozier dans le phéno-
production ou encore la logistique. mène bureaucratique (1964) et, plus
Syn. : Analyse mathématique. tard, avec E. Friedberg dans l’acteur et le
système. (1977). Cette analyse met en
Analyse stratégique [Strat.] évidence que l’information informelle –
Démarche qui a pour objet de porter un comme par exemple les compétences
diagnostic sur la situation de l’entre- spécifiques d’un employé acquises par
prise en vue de permettre la définition l’expérience –, constitue un espace de
d’une stratégie, eu égard à ses finalités liberté pour l’acteur et lui donne du
et après avoir étudié, d’une part, les pouvoir. Cette information rend l’em-
conditions de l’environnement par ployé qui la maîtrise non substituable,
l’identification des menaces et des donc non licenciable.
opportunités et, d’autre part, les poten- En tant que méthode, l’analyse straté-
tialités de l’entreprise par la mise en gique comporte 7 étapes : (1) identifica-
évidence de ses forces et faiblesses par tion des problèmes et des enjeux  ;
rapport à ses concurrents (MOFF : (2) identifier les acteurs majeurs  ;
menaces, opportunités ou occasions, (3) Qualification des acteurs suivant la
forces, faiblesses, en américain on parle matrice des caractéristiques – Enjeux/
de modèle SWOT). Les instruments Atouts/Handicaps/Stratégie  ; (4) Syn-
fondamentaux de l’analyse stratégique thèse des soutiens et des antagonistes ;
sont : la segmentation stratégique, l’ef- (5) Détermination de la zone d’incerti-
fet d’expérience, le cycle de vie, le porte- tude ; (6) Définition du système d’action
feuille d’activité. Il existe par ailleurs concret  ; (7) Proposition des plans
plusieurs méthodes de diagnostic stra- d’action.
tégique qui diffèrent principalement
par la dimension de l’environnement Analyse synchronique
pris en considération. Les principaux Syn. : Analyse horizontale, Analyse trans-
modèles sont ceux du Boston Consul- versale.
ting Group (avec plusieurs versions
BCG 1 en 1970 et BCG 2 en 1980) du Analyse technique [Fin.]
cabinet Arthur D. Little (ADL), du cabi- En finance, analyse qui étudie l’évolu-
net Mc Kinsey et Cie. tion du prix et des volumes des transac-
➢➢ Domaine d’activité stratégique, Matrice tions portant sur un actif, en utilisant la
d’analyse stratégique, Segment. méthode graphique ou chartiste, en vue
de prendre une décision d’achat ou de
Analyse stratégique (dans les vente à court terme.
organisations)  [Socio., Dest. Ress. Hum..] Syn : Analyse chartiste.
Théorie sociologique et méthode d’ana- ➢➢ Bande de Bollinger, Bar Chart, Char­
lyse de la relation de pouvoir avec mise tisme, Dow Charles, Drapeau, Drawdown,

37
Ana
A Droite de résistance, Elliott Ralph Nelson,
Fanion, Fibonacci, Homma Munehisa,
of Organizational Choice », Administra-
tive Science Quarterly, Vol. 17, No. 1,
MACD (Moving Average Convergence Mar., 1972, pp. 1-25) comme :
Divergence), Momentum, Moyenne −− n’ayant pas d’objectifs logiques et
mobile, Nombre d’or, Tête et épaules,
acceptés par tous ses membres qui,
Triangle, Vagues d’Eliott.
d’ailleurs, ne participent que faiblement
à la prise de décision. Celle-ci procède
Analyse transactionnelle  en outre du modèle de la poubelle (Gar-
[Gest. ress. hum.] bage can), i.e. de « la rencontre hasar-
Technique d’étude des transactions, deuse entre des solutions qui existent
mise au point par E. Berne, permettant déjà et des problèmes » ;
une meilleure compréhension des pro- −− ayant une technologie de production
cessus de communication. Le concept complexe fortement immatériel ;
fondamental de l’analyse transaction- −− sans qu’il soit possible de contrôler
nelle est celui des « états du moi » à les tâches réalisées.
savoir parent-adulte-enfant.
Anatocisme [Fin.]
Analyse transversale ou horizontale  Capitalisation des intérêts échus d’une
[Méth.] dette.
Analyse ou calcul à un moment donné
ou pour une période donnée sur la base Animateur des ventes [Gest.]
de plusieurs unités statistiques relevant Personne qui coordonne et stimule les
du même phénomène. En sociologie, on équipes de vente.
rencontre le synonyme analyse synchro-
nique. Elle se distingue de l’analyse lon- Annexe [Compt.]
gitudinale qui analyse le phénomène Document de synthèse obligatoire
observé au cours du temps pour une indissociable du bilan et du compte de
unité ou un agrégat d’unités statis- résultat. L’annexe est un état compor-
tiques, ce qui correspond à l’analyse dia- tant différents renseignements desti-
chronique. nés à compléter et éclairer les
informations fournies par le bilan et le
Analyse verticale compte résultat. Elle possède un rôle
➢➢ Analyse longitudinale. primordial dans l’obtention de l’image
fidèle que les documents de synthèse
Analystes financiers [Fin.] doivent donner de la situation de l’en-
Au sens large, praticiens de l’analyse treprise à la date de fin d’exercice. Son
financière dont le travail conduit à contenu est composé d’éléments ayant
apprécier les performances écono- une importance significative qui
miques et financières d’une entreprise. concernent :
−− les règles et méthodes comptables ;
Anarchie organisée [Socio.] −− divers compléments d’information
Organisation présentée par Cohen, portant notamment sur l’état de l’actif
March & Olsen (« A Garbage Can Model immobilisé, des amortissements et pro-

38
Ano
visions, des échéances des créances et le règlement des impôts sur les béné- A
des dettes, le montant des engagements fices…).
financiers, le tableau des affectations du
résultat, l’inventaire du portefeuille de Annuité [Fin.]
valeurs mobilières, l’effectif moyen Paiement fait chaque année, compre-
employé pendant l’exercice… nant à la fois le remboursement d’un
capital emprunté ou placé (amortisse-
Annonce, Annonceur [Gén]] ment) et le paiement des intérêts.
Message ou avis par lequel on informe L’annuité d’amortissement d’une valeur
ou on communique à un public large immobilisée apparaît sous l’expression
ou à un groupe particulier. L’annonceur comptable de dotation aux amortisse-
est celui qui a eu l’initiative de l’an- ments.
nonce et qui en assume les coûts. Le
média (presse, télévision, radio, affi-
chage, cinéma, prospectus, etc.) est le Annuité constante [Fin.]
canal choisi par lequel est transmise Mode de remboursement d’un emprunt
l’annonce, le support est le média parti- dans lequel chaque annuité, compre-
culier retenu (tel journal, ou telle radio nant l’amortissement (le rembourse-
et telle chaîne de télévision). ment avec les intérêts), est d’un même
➢➢ Communication, Information, Publicité. montant. De ce fait la partie amortisse-
ment diminuera à chaque annuité selon
Annonce (Effet d’) [Gén.] une suite géométrique décroissante et
Synonyme d’Effet Merton selon lequel les intérêts augmenteront selon une
l’information crée l’événement, i.e. les suite géométrique croissante. La for-
réactions des individus à l’information mule est :
entraînent la réalisation de l’événement.
Annuité cte = 
On parle dans ce sens d’anticipation
autoréalisatrice ou de prévision autoré- (
K emprunté i / 1 − (1 + i )
−n
)
alisatrice. i = taux d’intérêt.
➢➢ Anticipation (Effet d’). n = nombre d’annuités.

Annualité [Compt.]
Anomal (bien)
Principe de base de la comptabilité
➢➢ Bien anomal.
consistant à présenter annuellement
les documents de synthèse de l’entre-
prise. L’annualité répond à une néces- Anomie [Socio.]
sité juridico-économique (obligation Situation sociale se caractérisant soit
légale de l’établissement annuel de par l’affaiblissement des règles, des
l’inventaire, du bilan, du compte résul- contraintes sociales et morales, soit par
tat, de l’annexe afin notamment de l’absence de lois, de normes, de valeurs
permettre la tenue des comptes natio- communes aux membres de la société.
naux, la distribution de la rémunéra- Syn. : Désorganisation sociale, Déstructu-
tion de leurs placements aux associés, ration sociale, Entropie.

39
Ans
A Ansoff H.-I. (Théorie de)  [Strat. man.] plan interne qu’externe (du point de vue
H.-I. Ansoff (1918-2002), est né à Vladi- de l’entreprise).
vostock en Russie, puis émigra aux
États-Unis très jeune avec sa famille. Il Antériorité [Dr.]
suit des études d’ingénieur à New York, Droit de propriété intellectuelle ou
puis passa un doctorat en mathéma- industrielle, tel qu’un droit d’auteur,
tiques appliquées, qui lui servira dans une marque, un dessin, un modèle, un
ses premiers emplois à la Rand Corpora- brevet, une dénomination sociale, un
tion et à la Lockheed Aircraft Corporation nom commercial, une enseigne, une
où il occupa les fonctions de vice pré- appellation d’origine, etc., existant
sident de la planification et directeur de antérieurement et conférant à son titu-
la diversification. Sa carrière professo- laire le droit d’interdire l’utilisation de
rale et de chercheur commence au début son droit par un tiers, sans son consen-
des années 1960. On lui doit l’analyse de tement.
la décision en environnement turbulent,
le concept de planification stratégique. Antichrese
Il oppose les décisions stratégiques à ➢➢ Gage, Garantie.
celles qualifiées d’administratives ainsi
qu’aux décisions opérationnelles. Au Anticipation  [Strat./Gest. prod.]
début des années 1960, la stratégie 1° Au sens général, fait d’exécuter ou
consiste avant tout à choisir les couples d’imaginer une chose d’avance.
produits-marchés qui assureront la Les anticipations d’un agent écono-
meilleure rentabilité à l’entreprise. La mique sont des hypothèses subjectives
démarche stratégique commence par la plus ou moins pessimistes ou optimistes
fixation du système d’objectifs de l’en- permettant de fonder des prévisions en
treprise ; est ensuite défini le profil de vue d’une décision. On distingue, alors,
compétence de l’entreprise. La stratégie les anticipations extrapolatives (le futur
de développement repose soit sur la s’inscrit dans le prolongement de la ten-
croissance des activités existantes soit dance observée), les anticipations adap-
sur la diversification des activités et tatives (les prévisions tiennent compte
marchés s’appuyant sur des synergies des erreurs passées) et les anticipations
avec les activités existantes. rationnelles (les prévisions sont faites
À partir du milieu des années 1970, par des individus connaissant les théo-
H.-I. Ansoff milite en faveur du mana- ries et les modèles économiques).
gement stratégique (ou gestion straté- On peut calculer une élasticité d’antici-
gique) qui se substitue à la planification pation d’un sujet économique en faisant
à long terme. Ce nouveau concept, le rapport entre l’évolution (en pour-
englobant, recouvre l’analyse, la formu- centage) du prix du bien pour une
lation et la mise en œuvre stratégique ; il période donnée et l’évolution passée du
souligne la nécessité de prendre en prix de ce même bien pendant une
compte les dimensions technico-écono- période de durée égale. Cette expression
miques mais également sociales et poli- a été forgée par John Richard Hicks dans
tiques et d’envisager la stratégie tant au Valeur et Capital (1938).

40
Ant
2° Pour un industriel, décalage tempo- Antisélection (Sélection adverse) [Gén.] A
rel créé entre l’émission de la demande Phénomène qui relève de l’économie
et la mise à disposition des produits au comportementale en situation d’asy-
client. On distingue trois formes d’anti- métrie d’information pré-contrac-
cipation : l’anticipation totale (produc- tuelle et correspondant à un choix
tion pour stock) ou partielle des désavantageux ou à une décision défa-
produits (par ex., assemblage à la com- vorable pour la partie au contrat qui
mande à partir de composants standar- dispose moins d’informations que
disés fabriqués pour stock), l’anticipation l’autre partie sur sa situation avant la
de moyens (potentiel de moyens mis à signature du contrat. Dans l’exemple
disposition du client pour répondre à la célèbre des voitures d’occasions
commande à sa demande), l’anticipa- (lemons = voitures « pourries ») pro-
tion d’informations (par ex., la produc- posé par Georges Akerlof, le vendeur
tion de type « projet » dans laquelle des qui connaît la qualité des voitures
moyens sont mobilisés à partir une refuse de proposer un prix obtenu en
demande spécifique du client, puis mis faisant la moyenne du prix des voi-
en œuvre pour répondre à cette tures de mauvaise qualité et celui des
demande). On appelle stock d’anticipa- voitures de bonne qualité sur la base de
tion ce potentiel de produits finis (cas ce qu’accepteraient les clients poten-
de l’anticipation totale), de produits tiels ignorant la qualité des voitures. La
semi-finis (cas de l’anticipation par- meilleure qualité disparaît à ce prix
tielle), de moyens (cas de l’anticipation trop bas et il ne reste sur le marché que
de moyens) ou d’informations (cas de les voitures de mauvaise qualité (autre
l’anticipation d’informations) consti- forme de loi de Gresham : les mau-
tué par le producteur avant que la vaises voitures chassent les bonnes).
demande ne se manifeste avec certi- Mais les mauvaises voitures sont alors
tude. Le stock d’anticipation segmente trop chères pour les clients potentiels.
le système productif en segment dit Le marché des voitures d’occasion
« rigide  », protégé des aléas de la risque de disparaître sauf si un signal
demande et un segment dit « flexible », sur la qualité est donné pour éviter
sur lequel le producteur est en contact cette antisélection. Ce signal peut être
avec le client. une garantie spéciale pour les voitures
➢➢ Annonce (Effet d’), Production à la de bonne qualité.
commande, Production pour stock, Seg­ Dans le domaine de l’assurance de
mentation d’un système productif. complément santé, la santé du sous-
cripteur n’est pas observable. Ici
Anticipation adaptative encore, comme pour les voitures
➢➢ Anticipation. d’occasion, le prix moyen n’est pas le
prix optimal. Ceux qui sont en bonne
Anticipation autoréalisatrice ou Effet santé ne prendront pas d’assurance et
Merton ceux qui ont une mauvaise santé, avec
➢➢ Annonce (Effet d’), Prévision autoréali­ un fort risque de mortalité, prendront
satrice. une assurance. Il est de l’intérêt de la

41
Ant
A compagnie de pratiquer une tarifica- Antitrust (Lois) [Env./Gén.]
tion discriminatoire consistant en Série de lois américaines interdisant
une prime d’assurance faible et une toute forme de trust ou d’entente, ayant
franchise élevée (la partie des répara- pour objet de restreindre la liberté du
tions qui n’est pas prise en charge par commerce entre les États ou avec
l’assureur) pour les agents à faible l’étranger. Ce sont là les termes de la loi
risque et une prime élevée et une de Sherman (Sherman Antitrust Act) du
franchise faible pour les agents à haut 2 juillet 1890. L’inefficacité du Sherman
risque. Une franchise élevée pour les Act a amené l’adoption d’une nouvelle
agents à faible risque n’est pas un loi : le Clayton Act.
désavantage pour ceux-ci puisqu’ils Par la suite, les lois antitrust ont visé à
n’auront pas de risque et, s’il en démanteler toute entente ayant pour
advient un, le coût de la franchise objet de limiter la concurrence sur le
obtenu par le produit du montant de marché. En France, la pratique anti-
la franchise et de la faible probabilité concurrentielle, notamment par voie
du risque donne un faible montant. d’entente, est visée par les articles L.
Le problème dans ce cas est la néces- 420-1 et L. 420-2 et du Code de com-
sité d’avoir un historique des sinistres merce). L’article 101 du TFUE (Traité
pour identifier les bons et les mauvais sur le fonctionnement de l’Union
clients. La connaissance des facteurs européenne) donne la liste des ententes
de sinistrabilité (l’âge, le lieu, etc.), le qui seraient de nature à entraver la
système bonus-malus permettent une concurrence et qui de ce fait sont inter-
gestion qui contourne l’antisélection dites.
assurantielle.
De même une banque qui augmenterait AOC (appellation d’origine contrôlée)
ses taux d’intérêt risque de ne garder ➢➢ Appellation d’origine.
que les plus mauvais clients que d’autres
refusent. J. Stiglitz et A. Weiss ont
AOP (appellation d’origine protégée)
démontré (en 1981 et 1983 dans l’AER)
qu’il peut être plus avantageux de
➢➢ Appellation d’origine.
rationner le crédit sans augmenter les
taux d’intérêt pour sélectionner les APE (Code) [Gén.]
demandeurs de prêts que de procéder à Code attribué lors de l’inscription au
une sélection par les taux. Un taux élevé fichier SIRENE de l’INSEE par toute
qui peut être interprété comme un com- entreprise (APEN) et ses établisse-
portement de sélection des projets les ments (APET), en fonction de l’activité
plus risqués pour un rendement élevé, principale exercée en référence à la
puisque le risque est positivement cor- nomenclature des activités françaises
rélé avec le rendement. (NAF).
Dans le cadre de recrutement de tra­
vailleurs, le signal peut être le diplôme, APICS (American Production and
l’expérience professionnelle, les recom- Inventory Control Society)
mandations. ➢➢ Planification de la production.
42
App
Appariement  [Gest. ress. hum.] milieu géographique, comprenant des A
Traduction de matching proposée par la facteurs naturels et des facteurs
commission de terminologie « Écono- humains. On distingue, d’une part, l’ap-
mie et finances » (9e liste, Notes bleues de pellation d’origine contrôlée (AOC),
Bercy, no 184, 1er au 15 juin 2000) et qui qui est un agrément accordé en France
désigne, dans le cadre du marché du tra- par l’Institut national des appellations
vail seulement, la compatibilité entre les d’origine pour valoriser certains pro-
offres et les demandes de travail selon le duits agricoles comme le huiles, les pro-
secteur professionnel, le lieu et la quali- duits laitiers, les vins et eaux de vie et,
fication. La commission TEF note que d’autre part, l’appellation d’origine pro-
dans le domaine comptable, la traduc- tégée (AOP) qui est un agrément au
tion de matching est « rattachement ». niveau européen. L’AOP permet de cir-
conscrire une zone géographique déli-
Appel de marge [Fin.] mitée par le climat et le terroir. Comme
Sur les marchés à termes, demande de l’AOC, elle permet de valoriser un
règlement portant sur la différence savoir-faire.
entre le cours d’un contrat (il s’agit en
fait de la variation du cours du sous- Application de bourse [Fin.]
jacent) à la date t et celui de la veille Achat ou vente de valeurs mobilières
(t–1). Cette demande satisfaite permet exécutées aux conditions du marché
de reconstituer la couverture et donc de financier mais hors de l’enceinte de la
respecter le rapport imposé entre posi- bourse de valeurs mobilières.
tion et couverture. Le versement corres-
pondant à l’appel et doit être effectué Appointements  [Gest. ress. hum.]
dans des délais très brefs, faute de quoi le Rémunération d’un montant fixe, géné-
teneur de compte peut être amené à ralement mensuel, mais qui peut être
liquider tout ou partie de la position. annuel, payé pour un emploi régulier.
Avec la mensualisation la distinction
Appel d’offres  [Gest. comm.] entre « salaires » et « appointements »
Opération précédant la passation de disparaît.
marché par mise en concurrence des
différentes entreprises intéressées. L’ap- Apport [Fin.]
pel d’offres peut être ouvert (mise en Contribution, concours, appoint ou
concurrence des candidats) ou restreint participation à la création ou à l’aug-
(mise en concurrence de candidats pré- mentation des moyens d’activité d’une
alablement sélectionnés). entreprise, donnant droit à des titres de
L’appel d’offres précède l’adjudication. participation à son capital ou à son
bénéfice.
Appellation d’origine  [Dr./Gest. comm.] Les apports peuvent être effectués par
Dénomination d’un pays, d’une région une personne physique ou morale, sous
ou d’une localité servant à désigner un trois formes :
produit qui en est originaire et dont la 1° apports en numéraires : versement en
qualité ou les caractères sont dus au espèces ;

43
App
A 2° apports en nature : terrains, bâti- importante que l’augmentation de la
ments, outillage, dessin, clientèle, etc. ; production réalisée avec un change-
3° apports en industrie : travail, infor- ment de machine intégrant les tech-
mation, voire même un nom (nom niques de production de plus en plus
prestigieux d’une personnalité). modernes.
Les deux premières sont les seules
reconnues par la loi comme éléments du Apprentissage consommateur 
capital social. [Gest. comm.]
Modifications des comportements du
Apprentissage  consommateur tenant compte des
[Gest. ress. hum./Gest. prod.] bénéfices et des pertes antérieurs face à
Sens général : acte d’apprendre. des situations données.
• En cybernétique : aptitude d’un sys-
tème à améliorer son fonctionnement Apprentissage organisationnel 
par la prise en compte des résultats pas- [Strat. man.]
sés. L’application du concept cyberné- Processus de développement et de mise
tique à la gestion de l’entreprise permet en mémoire de connaissances et de
d’énoncer le principe de la courbe d’ap- compétences rendues ainsi accessibles à
prentissage (Learning curve). Cette la communauté des membres d’une
courbe traduit l’effet de réduction de organisation. Le niveau organisationnel
consommation de temps résultant a pour caractéristique de permettre aux
d’une meilleure adaptation de l’ouvrier individus qui n’ont pas produit ces
sur un poste donné quand la série s’al- apprentissages de pouvoir en partager
longe. les résultats. « Pour qu’il y ait apprentis-
Cette courbe explique, en partie, la loi sage organisationnel, les découvertes
de Caquot qui définit la tendance qui des agents apprenants, leurs inventions
relie les prix de revient unitaire de fabri- et leurs évaluations doivent être intégrés
cation à l’importance de la série : dans la mémoire de l’organisation. Elles
P1 : prix de revient unitaire pour une doivent être encodées dans les images
série d’importance S1 ; individuelles et les cartes (cognitives)
P2 : prix de revient unitaire pour une partagées qui constituent la théorie en
série d’importance S2. usage organisationnelle à partir de
La formule de la loi de Caquot est alors : laquelle les individus vont agir par la
suite. Si cet encodage ne se passe pas, les
P2 − P1 S −S individus auront appris mais pas l’orga-
=4 2 1
P1 S2 nisation » (Chris Argyris et Donald A.
Schön, Organizational Learning : A
Si l’importance de la série vient à dou- Theory of Action Perspective, Addison-
bler, le prix de revient diminue de 15 %. Wesley Massachussetts, 1978, trad.
Arrow démontre avec sa théorie du lear- 2002, de Boeck, nb. le traducteur a
ning by doing qu’il est possible d’avoir actualisé le travail originel). Comme le
une augmentation de la production fait remarquer J. March, l’apprentissage
sans changement de machine aussi organisationnel intervient dans la

44
App
construction ou la transformation de firme possèdent un caractère collectif A
savoirs dans et pour l’action, quand les et organisationnel marqué (cf. « Com-
procédures ne collent plus aux situa- ment envisager l’évolution écono-
tions. Il s’agit alors, selon divers auteurs mique sans concevoir une firme
analysés par B. Moingeon (Éduquer et évolutionniste, contributions de la
Former, «  l’apprentissage organisation- théorie des ressources à une théorie
nel », Éd. Sciences humaines, 1998), de évolutionniste de la firme  », www.
mise en place de nouvelles pratiques et strategie-aims.com). Le modèle de
modification de routines, d’acquisitions Prahalad et Hamel prolonge l’approche
de connaissances et compétences indivi- par les ressources en insistant sur les
duelles utiles à l’organisation, d’amélio- compétences (aptitudes à combiner les
rations de la capacité à réaliser des ressources) dans une perspective d’in-
actions efficaces, de détection et correc- novation. Ce qui est important c’est le
tion d’erreurs, de capacité collective à cœur de compétences et les capacités
interpréter et à donner du sens, etc. d’innovation. Il ne s’agit donc plus de
➢➢ Apprentissage, Routine organisation­ s’adapter aux contraintes du marché,
nelle. comme le laisse entendre le modèle des
cinq forces de Porter,
Approche axée sur les processus  Ce courant considère que les ressources
[Compt.] internes (matérielles et immatérielles)
Comptabilité conçue vers la gestion des sont, au regard de l’avantage concurren-
activités de l’entreprise, regroupées en tiel, plus déterminantes que les condi-
processus en vue d’offrir un produit ou tions externes. C’est ainsi que des
un service qui répond aux attentes du entreprises saines peuvent se dévelop-
client. per dans des secteurs pourtant peu favo-
rables.
Approche par les ressources et les
compétences [Méth.] Approvisionnement [Log.]
Conception essentialiste de la firme, Fonction correspondant à l’acquisi-
initiée par Edith Penrose (The Theory tion dans les meilleurs délais, en
of the Growth of the Firm, Oxford Uni- quantités souhaitées, dans les meil-
versity Press, 1959) puis par Birger leures conditions de qualité, de sécu-
Wernerfelt (« A Resource-based view of rité et de coût, des biens et services
the firm », Strategic Management Jour- nécessaires au fonctionnement de
nal, v. 5, n° 2, p. 171-180, 1984). La toute l’entreprise.
firme est présentée « comme un creuset La fonction approvisionnement dans
de ressources » ou capacités, fortement une entreprise comprend, générale-
idiosyncrasiques i.e. correspondant à ment, les actes classés dans la fonction
une forte spécificité des actifs aussi achat et la gestion des stocks ; mais cer-
bien tangibles qu’intangibles accumu- tains auteurs considèrent l’approvi-
lés au cours du temps. R. Durand et sionnement comme une sous-fraction
B. Quelin font remarquer que les capa- de la fonction achat ; l’approvisionne-
cités développées en interne par la ment joue dans ce cas le rôle de service

45
Arb
A l­ogistique : fourniture de matières pre- à un arbitre et, si encore, il y a insatisfac-
mières, de produits semi-ouvrés et pro- tion, on recourt à la cour supérieure
duits finis (dans les entreprises de d’arbitrage.
distribution). Angl. : Trade-off.
Dans le cas général, la fonction appro-
visionnement assure : l’établissement Arbre de décision [Méth.]
des programmes d’approvisionnement, Outil d’aide à la décision sous la forme
la gestion économique et matérielle d’une représentation graphique, d’une
(magasinage) des stocks, la recherche et suite d’actions alternatives et des consé-
la sélection des fournisseurs, la prépa- quences qu’elles suscitent, qui, à leur
ration, l’exécution et le contrôle des tour, peuvent être suivies de nouvelles
achats. actions alternatives avec leurs consé-
quences, chacune des différentes consé-
Arbitrage  [Fin./Gest. ress. hum.] quences pouvant être envisagée avec
1° Arbitrage commercial et financier. une certaine probabilité. Par exemple,
Opération financière qui porte sur des un investisseur en bourse envisage
valeurs mobilières, sur des devises, d’acheter des actions d’une société pour
consistant à profiter des différences de une somme de 10 000 euros. La pre-
cours qui existent pour un même bien, mière alternative est acheter ou ne pas
entre deux ou plusieurs places bour- acheter. S’il n’achète pas, il ne perd rien,
sières ou marchés. Équivalent Angl. : il ne gagne rien avec certitude (probabi-
Switch trading. lité égale à 1). S’il décide d’acheter, les
L’arbitrage peut avoir lieu à l’intérieur cours peuvent monter et lui permettre
de la même place financière entre le de faire une plus-value 10 000 euros en
marché au comptant et le marché à revendant un an après avec une proba-
terme. bilité de 0,5. Les cours peuvent aussi
2° Arbitrage social. En droit du travail, baisser avec une probabilité de 0,5 et
règlement d’un conflit (grève, lock out) une moins-value de 5 000 euros. La
entre employeurs et salariés par l’inter- valeur du jeu (➢  Théorie des jeux) est
vention d’une tierce personne choisie donc la somme des produits entre les
par les deux parties ou, éventuellement, probabilités et les conséquences soit :
imposée par l’État (le médiateur). Dans (0,5 × 10 000) + 0,5 (− 5 000) = +2 500
la loi de 1936, les arbitres étaient les ins-
Par conséquent placer en bourse son
pecteurs du travail. La loi du 11 février
épargne est dans cet exemple une bonne
1950, sur les conventions collectives,
décision, puisque le résultat est positif.
prévoit des commissions paritaires de la Conséquences
profession. La procédure de la média- nt
monte 10 000 euros
tion, puis celle de la conciliation ont été lescours 0,5
instituées. Le ministre du Travail les
investir cours 0,5
nomme des commissions régionale et bais
sen – 5 000 euros
t
nationale de conciliation sur proposi-
tion des syndicats représentatifs. En cas
ne pas investir 0 euro
d’échec de la commission, on fait appel

46
ARP
Arbre de segmentation [Méth.] immeubles tirés au sort sont des A
Représentation schématique d’un grappes de ménages parmi lesquels un
échantillon découpé selon les variables échantillon aléatoire est sélectionné.
structurelles (ou d’identification) perti- Un dernier tirage au sort permet de
nentes retenues. Par exemple, pour un désigner la personne interrogée dans
échantillon de 10 000 individus, une chaque famille.
première variable peut être l’habitat qui ➢➢ Échantillonnage aléatoire par grappes.
permet de distinguer les ruraux (4 000)
et les citadins (6 000), puis la variable Argument-clé de vente (ACV) 
sexe (M/F) avec 2 600 M et 1 400 F en [Gest. comm.]
zone rurale et 2 800 M et 3 200 F en zone Traduction de Unique Selling Point
urbaine, ensuite la variable niveau de (USP) proposée par la commission de
revenu, etc. terminologie « Économie et finances »
(9e liste, Notes bleues de Bercy, no 184,
Architecture de la communication  1er au 15 juin 2000) et qui désigne le
[Gest. comm.] principal argument mis en avant pour la
Programme d’une entreprise qui vente d’un produit. La commission TEF
consiste à décider sur quoi elle va com- propose également les expressions :
muniquer, auprès de quels publics, et −− « argument émotionnel de vente », en
quel poids relatif elle attribuera à cha- équivalent français de emotional selling
cune de ces communications. point, pour désigner l’argument de
vente qui s’adresse à la sensibilité du
Architecture de valeur [Strat.] prospect pour susciter une réaction
Représentation simplifiée des diffé- d’achat ;
rentes étapes du modèle économique de −− « argument publicitaire unique », en
l’entreprise (Business model), ce qui équivalent français pour unique selling
revient en une représentation des élé- proposition, pour désigner un argument
ments internes et externe de la chaîne de publicitaire qui ne met en avant qu’une
valeur. seule des caractéristiques du produit.

Aréolaire (Sondage) [Méth.] Argumentaire de vente  [Gest. comm.]


Cas particulier de la méthode de son- Documentation mise à la disposition
dage par grappes : les unités sont défi- des vendeurs d’un bien ou d’un service
nies géographiquement (zone, îlot, aire, contenant l’ensemble des arguments de
espace, immeuble). Il peut être simple nature à provoquer l’achat du bien ou
ou à plusieurs degrés (par ex. on peut des services, prévoyant les réponses à
avoir trois degrés : îlot, immeuble, des objections éventuelles des acheteurs.
ménages).
On tire au sort, au premier degré, des ARPP Argumentaire de vente 
îlots dans une ville. Les îlots consti- [Gest. comm.]
tuent des grappes d’immeubles. On Autorité de régulation professionnelle
établit la liste de ces immeubles et un de la publicité, remplaçant depuis 2008
tirage au second degré est effectué. Les le BVP. Organisation paritaire, elle vise à

47
Arr
A promouvoir une publicité saine, véri- l’agrégation des choix individuels tran-
dique et loyale ainsi qu’une communi- sitifs dit paradoxe de Condorcet, sans
cation responsable dans l’intérêt des avoir eu connaissance des débats entre
consommateurs, du public et des pro- Borda et Condorcet dans les années
fessionnels de la publicité 1780. Le théorème de Arrow s’énonce
ainsi :
Arrangement de Madrid  [Rel. int.] « Pour un ensemble fini d’individus
Accord international du 14 avril 1891 dans une société et un ensemble fini
signé par 22 pays concernant l’enregis- de projets (au minimum trois), il ne
trement international des marques et peut exister de règle d’agrégation
dont la dernière modification remonte capable de réunir les cinq conditions
au 28 septembre 1979. L’arrangement suivantes :
de Madrid est à l’origine de l’Organisa- 1° les préférences sociales sont transi-
tion mondiale de propriété industrielle tives (si A > B, et si B > C alors A > C) ;
(OMPI). 2° les préférences sociales sont compa-
tibles avec le critère de l’optimum de
ARRCO  [Gest. ress. hum.] Pareto. Sous cette condition, on admet
Association des régimes de retraite que si l’ensemble des individus pré-
complémentaire. Organisme de gestion fèrent tel état d’une variable à un autre,
du régime de retraite complémentaire il en sera alors de même pour la relation
des salariés non cadres qui recueille les de préférence collective ;
cotisations et verse les rentes. 3° les préférences sociales entre deux
projets ne dépendent pas des préfé-
Arrhes [Fin.] rences individuelles sur les autres pro-
Sommes versées par l’acheteur au ven- jets ;
deur en garantie lors de la conclusion 4° la règle d’agrégation ne relève pas de
d’un marché ou d’un contrat. L’aban- décision de type dictatorial ;
don par l’acheteur de l’acompte versé au 5° la règle d’agrégation est définie pour
vendeur délie l’acheteur de ses autres toute préférence transitive et totale sur
engagements. En ceci, l’acompte doit l’ensemble des projets ».
être différencié des arrhes.
Arthur Doo Little (ADL)
Arriéré [Compt.] ➢➢ ADL (Matrice).
Somme restant due en raison d’un
retard sur des délais de paiement conve- Article  [Gest. comm.]
nus. Par exemple, arriérés de loyer. Version particulière d’un produit qui a
une désignation distincte (référence)
Arrow (Théorème d’impossibilité de)  dans la ligne des produits.
[Strat. man.]
Théorème développé en 1952 par Ken- Article étalon [Compt.]
neth Arrow dans Choix social et valeur Unité de référence permettant de trans-
individuelle, en redécouvrant le pro- former, grâce à des coefficients d’équi-
blème de l’intransitivité qui résulte de valence, l’ensemble des produits réalisés

48
Ass
dans une entreprise en une production par l’agence de notation sociale Vigeo, A
homogène. repose sur six critères de responsabilité
sociale : insertion dans la société civile,
Artisan, Artisanat [Dr.] gouvernement d’entreprise, relations
Selon la loi française relative à la sim- clients et fournisseurs, santé, sécurité et
plification du droit et à l’allégement environnement, ressources humaines et
des démarches administratives du normes internationales et, enfin, droits
22.03.2012, la qualité d’artisan appar- humains.
tient aux personnes physiques et aux
dirigeants sociaux des personnes Aspiration (Niveau d’)  [Strat. man.]
morales immatriculées au répertoire Notion issue de la psychologie et déve-
des métiers. Cette qualité est reconnue loppée notamment par H. A. Simon
de droit si la personne justifie soit d’un (1959) dans le cadre de la théorie de la
diplôme (certificat d’aptitude profes- décision. Il rend compte que les déci-
sionnelle ou brevet d’études profession- deurs auraient pour but d’atteindre la
nelles), d’un titre homologué au moins satiation d’un niveau d’espérance rela-
équivalent dans le métier exercé ou un tif à leurs propres attentes plutôt
métier connexe, ou d’une durée mini- qu’une performance maximisatrice. Le
male (6 années) d’exercice du métier. niveau pourrait s’ajuster à la hausse
Une entreprise artisanale est une entre- lorsque les aspirations ont été atteintes
prise qui exerce une activité artisanale, et à la baisse lorsque la performance n’a
dont la liste est établie par décret, et qui pas été satisfaisante. Les implications
n’emploient pas plus de 10 salariés. en théorie de la décision sont fonda-
mentales. Il y a notamment une remise
Ask (Offer) [Fin.] en cause du postulat de maximisation
Cours vendeur fixé par le teneur de de leur utilité par les agents écono-
marché qui assure la liquidité du titre. miques, utilisé dans la caractérisation
Ce cours est le prix offert sur le marché. de l’homo-oeconomicus. On propose
Il est donc le haut de la fourchette de également que le niveau de perfor-
prix. Syn. : Cours offert. mance recherché dépend de l’histoire
des décisions précédentes, alors que
ASP (Application Service Provider)  traditionnellement le processus de
[Info.] décision est a-historique. Enfin, face à
Éditeur de logiciels proposant d’héber- un échec, ce n’est pas simplement la
ger l’application sur ses propres serveurs décision qui est remise en cause, mais
contre un paiement pour les consulta- le but assigné. « L’école de Carnegie »
tions. utilise largement ce concept dans sa
théorie du satisfacing.
ASPI Eurozone (Indice) [Gén.]
Indice qui rassemble les 120 sociétés de Assemblée générale [Dr.]
la zone euro les plus performantes en Réunions périodiques des membres
matière de développement durable. La d’une association ou des actionnaires
performance, évaluée sectoriellement d’une société. On distingue :

49
Ass
A • les assemblées générales constitutives Assiette [Gén.]
qui ont lieu dans des sociétés de capi- Base de calcul d’une prestation ou d’une
taux et qui font appel à l’épargne imposition, par exemple le loyer constitue
publique. Elles ont pour mission de la base de calcul de la taxe d’habitation.
constater la souscription du capital
(25 % au moins) et sa libération ; adop- Assistance à jeter  [Gest. comm.]
ter les statuts ; nommer les premiers Objectif assigné à l’emballage et au
administrateurs ou membres du conseil conditionnement en vue de permettre
de surveillance et de désigner les com- au consommateur de trier ses déchets et
missaires aux comptes ; de les mettre dans la bonne poubelle.
• les assemblées générales ordinaires,
annuelles, examinant le bilan, prenant Association [Dr.]
les décisions de politique générale, « Convention par laquelle deux ou plu-
répartissant les bénéfices de l’exercice et sieurs personnes mettent en commun
nommant les administrateurs nou- d’une façon permanente leurs connais-
veaux. Une assemblée générale ordi- sances ou leurs activités dans un but
naire ne peut se tenir que si 25 % du autre que le partage des bénéfices » (loi
capital social est réuni. Si le quorum du 1er juillet 1901, art. 1).
n’est pas atteint une seconde convoca- L’association en participation est une
tion permet de délibérer quelle que soit formule de société dont l’organisation
la part du capital social représentée ; est libre, regroupant des associés agis-
• les assemblées générales extraordi- sant dans le domaine financier leur per-
naires se tiennent pour modifier les sta- mettant de rester inconnus des tiers.
tuts de la société, augmenter le capital, ➢➢ Alliances, Cartel, Entente.
changer de nationalité ou proroger la
durée de la société ou prendre des déci- Association de consommateurs
sions graves lorsque les 3/4 du capital (ou d’usagers)
sont perdus. Elles exigent un quorum de ➢➢ Consommatisme.
50 % à la première convocation et de
25 % à la seconde. Association d’entreprises [Strat.]
Accord entre des entreprises sur un
Asset swap (Swap d’actif) [Fin.] point donné pour mener une action en
Combinaison d’un achat d’obligation et commun. Les entreprises gardent leur
d’un swap payeur de taux fixe et rece- autonomie et leur personnalité juri-
veur de taux variable. L’investisseur se dique, contrairement aux opérations de
dessaisit du revenu de l’obligation et concentration.
reçoit en échange un revenu variable qui L’association peut consister en un
est en phase avec le coût de sa ressource, accord de :
il assure donc la marge sur son investis- −− groupement d’intérêt économique ;
sement sans prendre de risque de taux. −− joint venture ;
On distingue l’asset swap de taux d’inté- −− cartel ;
rêt et l’asset swap de devises. −− consortium, etc.
➢➢ Swap d’actif. ➢➢ Alliance.
50
Ass
Association française de normalisation particulier, tandis que l’assurance collec- A
(AFNOR) [Env./Gén.] tive ou de groupe est un contrat souscrit
Elle étudie et publie des normes offi- par une personne en vue de l’adhésion
cielles dans tous les domaines. Par d’un ensemble de personnes ;
exemple : −− les assurances-dommages : elles cher­
−− présentation normalisée des organi- chent à réparer le préjudice que l’assuré
grammes ; a pu subir dans le domaine du vol, de
−− normes pour la fabrication des pro- l’incendie… ;
duits. −− les assurances de responsabilité : elles
concernent les dommages causés à un
Assortiment  [Gest. comm.] tiers dans des conditions engageant la
Ensemble des produits offerts par un responsabilité de l’assuré. C’est essen-
distributeur, dans un point de vente, à sa tiellement la responsabilité civile.
clientèle. L’assortiment se caractérise
par sa nature (produits alimentaires, Assurance collective, Assurance de
fournitures industrielles…), et par ses groupe [Fin./Ass.]
dimensions identifiées par la largeur Selon l’art. L. 140-1 du Code des assu-
(nombre de lignes de produits), par la rances, « est un contrat d’assurance de
profondeur (nombre de références par groupe le contrat souscrit par une per-
ligne) et par la hauteur (rapport qualité/ sonne morale ou un chef d’entreprise en
prix élevé, moyen ou faible). vue de l’adhésion d’un ensemble de per-
sonnes répondant à des conditions défi-
Assurance [Ass.] nies au contrat, pour la couverture des
Fonction économique dont la finalité risques dépendant de la durée de la vie
est de permettre l’indemnisation des humaine, des risques portant atteinte à
dommages survenus aux biens et aux l’intégrité physique de la personne ou
personnes grâce à la prise en charge liés à la maternité, des risques d’incapa-
d’un ensemble de risques et à leur com- cité de travail ou d’invalidité ou du
pensation moyennant le paiement risque de chômage. Les adhérents
d’une prime ou cotisation par l’assuré à doivent avoir un lien de même nature
l’assureur. avec le souscripteur ».
On distingue trois grandes variétés d’as-
surances : Assurance-crédit [Fin.]
−− les assurances de personnes (assu- Un des moyens par lequel, une entre-
rances contre les accidents, assu- prise qui vend, s’assure contre le risque
rance-maladie et assurance-vie), cette de défaillance de son client. Elle est pra-
dernière est un placement comportant tiquée principalement pour le marché
des avantages fiscaux. On distingue au extérieur qu’elle développe. L’assureur
sein des assurances de personnes l’assu- est la Coface (Compagnie française
rance individuelle et l’assurance de d’assurance pour le commerce exté-
groupe, dite encore collective. L’assu- rieur). Aux États-Unis, ce rôle est joué
rance individuelle est celle qui est sous- depuis longtemps par Export-Import
crite, de sa propre initiative, par un Bank.

51
Ass
A L’assurance-crédit existe à plus petite β2 > 0
Mo
β2 < 0
Mo
échelle sur le marché intérieur, princi-
Me Me
palement dans le système des ventes à m m
tempérament.
Mo m m Mo
Assurance de groupe Me Me

➢➢ Assurance collective. Il est égal β2 = (1/σ3) ∑(xi − m)3 Un coef-


ficient β2 égal à 0 signifie que la distribu-
Assurance de la qualité  [Gest. prod.] tion est symétrique (moyenne m, mode
Ensemble des actions préétablies et Mo et médiane Me se confondent), s’il
systématiques nécessaires pour don- est positif la série est plus concentrée à
ner la confiance appropriée en ce gauche (le mode est à gauche de la
qu’un produit ou service satisfera aux médiane qui est elle même à gauche de
exigences données relatives à la qua- la moyenne), s’il est négatif elle est plus
lité (d’après la norme française NF concentrée vers la droite.
X50-120 et la norme internationale
ISO 8402). Asymétrie d’information [Gén.]
Il s’agit de l’ensemble des dispositions Situation dans laquelle certaines carac-
mises en œuvre par une entreprise téristiques d’une transaction sont
depuis le stade de la conception jusqu’au connues d’une partie et ne peuvent pas,
suivi en clientèle et destinées à prévenir/ sans coût, être découvertes par l’autre
empêcher l’apparition de la non- partie (d’après M. Boutillier, S. Deran-
qualité. gère, Revue économique vol. 43, no 2,
➢➢ Certification, Qualité. mars, p. 375). L’asymétrie information-
nelle est au cœur de la relation d’agence
Assurance qualité ou du mandat. Elle permet aussi d’ex-
➢➢ Assurance de la qualité, Certification, pliquer le phénomène d’anti-sélection
Qualité. (sélection adverse) et l’aléa de moralité
(risque moral ou hasard moral).
Dans le modèle[UW25] de marché en
Asymétrie [Gén.] concurrence pure et parfaite généralisé,
Une variable engendre un effet asymé- tous les participants au marché dis-
trique chaque fois qu’elle peut exercer posent d’une information égale, gra-
un effet sur son environnement, beau- tuite et parfaite sous la forme du prix.
coup plus important que celui qu’elle L’article fondateur de la théorie des asy-
reçoit en retour du milieu environnant. métries d’information (G. Akerlof,
1971) étudie le marché des voitures
Asymétrie (Coefficient d’, ou Coefficient d’occasion. Il fait l’hypothèse, réaliste,
de Fisher), dissymétrie [Méth.] que le vendeur connaît mieux que les
Coefficient calculé sur des valeurs x1…xn acheteurs potentiels l’état du ou des
d’une série centrée et réduite, de véhicules qu’il met en vente. Il montre
moyenne m et d’écart-type σ (sigma). qu’alors, en quelque sorte pour un mar-

52
Aty
ché unique avec au départ des qualités At the Money [Fin.] A
différentes pour les produits, les mau- Littéralement « à l’argent ». Se dit d’une
vaises occasions (lemons ou tacots) option dont le prix d’exercice est égal au
chassent les bonnes. Le prix moyen anti- cours comptant de l’actif sous-jacent
cipé par l’acheteur est largement ou, pour l’option européenne, au cours
au-dessus du prix qu’espérait le vendeur à terme.
des produits défectueux, mais large-
ment inférieur au prix que ce dernier Attractivité commerciale
attendait pour les produits de haute ➢➢ Gravitation (Loi de), Modèle gravi­
qualité. Ce principe a été étendu au taire.
marché du travail, au marché du crédit,
au marché de l’assurance. Attrition (taux d’)  [Gest. comm.]
On peut éviter l’effet de sélection Pourcentage de clients perdus.
adverse par l’institution d’une garantie
qui justifiera un prix élevé pour les pro- Atypique (Emploi)  [Gest. ress. hum.]
duits de qualité supérieure. La garantie Emploi qui ne satisfait pas les critères de
est une procédure de signalement, tout l’emploi typique : temps plein, contrat à
comme peuvent l’être la nature et le durée indéterminée, une protection
niveau du diplôme pour un offreur de garantie par les conventions collectives.
travail. Le système de la combinaison
des primes et des franchises dans l’assu- Atypique (Offre) [Gén.]
rance est aussi une parade aux effets de Offre décroissante en fonction des prix.
sélection adverse. Elle correspond le plus souvent à une
Les travaux pionniers sur les asymétries offre de stocks à court terme et pour
d’information par George Akerlof, certains niveaux de prix de donnés. La
Michael Spence et Joseph Stiglitz ont été recherche d’un revenu minimum
distingués par le Prix Nobel d’économie donné conduit à adapter l’offre au prix
2001. du marché : une baisse de prix entraîne
une augmentation de l’offre, et une
Atawad [Info.] hausse des prix conduit à une baisse de
Acronyme des expressions anglaises : l’offre.
Any time, any where, any device. Il s’ap- Prix
plique au mode d’accès à l’information
multimédia, sans contrainte de temps,
de lieu et de support matériel/terminal. Courbe typique

Atelier flexible  [Gest. prod.] normal


Ensemble de machines reliées par un d’offre atypique
système de manutention automatique,
le tout contrôlé par un système central
informatisé.
➢➢ Automatisation. au prix normal de produit

53
Aub
A Aubry (Lois) système mis en œuvre à satisfaire la
➢➢ Accord de régulation. politique et les objectifs environnemen-
taux de l’entreprise.
Audience cumulée  [Gest. comm.] Angl. : Registration assessment.
Audience totale d’un message, relative à
un support donné, dans un espace de Audit de maintien, Audit
temps déterminé. d’enregistrement  [Gest. prod.]
Processus de vérification systématique
Audience utile  [Compt./Gest. comm.] et documenté permettant d’obtenir et
Partie de l’audience totale qui appar- d’évaluer, d’une manière objective, des
tient à la cible à laquelle est destinée un preuves afin de porter un jugement sur
message. le maintien de la conformité à la norme
de référence et le maintien de l’efficacité
Audit, Auditeur [Fin./Gén.] du système à satisfaire les objectifs envi-
Activité de contrôle et de conseil. L’audit ronnementaux de l’entreprise. Angl. :
de gestion certifie la régularité des Continuous assessment.
comptes d’une société ou d’une institu-
tion. Il peut proposer des mesures desti- Audit environnemental d’acquisition,
nées à améliorer le fonctionnement de Audit d’enregistrement  [Gest. prod.]
l’entreprise, s’il est jugé incorrect. Avec Diagnostic du sol préalable à la vente,
l’institution du bilan social, on parle de réalisé à la demande du vendeur ou de
l’audit social, d’où la définition générale l’acquéreur, permettant d’évaluer l’état
suivante : « l’audit, quel que soit son de pollution du site et de déterminer le
domaine, a pour tâche d’entreprendre montant des travaux éventuels à réaliser
des investigations systématiques afin de en cas de pollution reconnue.
dégager l’efficacité réelle dans le
domaine d’une organisation et de ses Au fil de l’eau [Fin.]
dirigeants ». Il participe de la sorte à Pratique adoptée pour traiter les ordres
l’élaboration du diagnostic de l’entre- de bourse dans le système de la Cotation
prise. assistée en continu (CAC) : les ordres
L’auditeur peut être interne (salarié de sont exécutés par ordre chronologique
l’entreprise) ou externe (entreprise de de leur entrée dans le système informa-
conseil). tisé de cotation.

Audit d’enregistrement  [Gest. prod.] Augmentation de capital [Fin.]


Processus de vérification systématique Vente d’actions au profit de l’entreprise.
et documenté permettant d’obtenir et L’augmentation de capital tend à favori-
d’évaluer, d’une manière objective, des ser les prêteurs au détriment des action-
preuves afin de déterminer si le système naires dans la mesure où les dettes se
de management environnemental d’une revalorisent du fait de la réduction du
entreprise est en conformité avec les exi- risque de la structure financière. Elle
gences de la norme de référence et de tend à favoriser l’ancien actionnaire par
porter un jugement sur l’efficacité du rapport au nouveau si la rentabilité des

54
Aut
nouveaux investissements est correcte- Depuis le 1er janvier 2011 les auto-entre- A
ment anticipée (transfert de valeur). preneurs peuvent bénéficier du statut
L’augmentation du capital qui risque de d’entrepreneur individuel à responsabilité
s’accompagner d’une baisse du cours du limitée (EIRL). En 2016, « l’auto-entrepre-
titre peut être considérée comme un neur » devient le « micro-entrepreneur ».
signal négatif. Il se produit des phéno-
mènes de dilution. La dilution réelle est Autofinancement [Fin.]
la réduction de droits sur l’entreprise Mode de financement réalisé par une
subie par un actionnaire qui ne met ni entreprise à l’aide de ses propres res-
ne retire aucun fonds lors d’une aug- sources correspondant aux amortisse-
mentation de capital. ments, provisions, bénéfices après
impôts non distribués. On distingue :
Au jour le jour −− l’autofinancement de maintien ;
Traduction de over night. −− l’autofinancement d’expansion.
➢➢ Jour le jour (Au). L’indicateur capacité d’autofinance-
ment mesure la capacité de l’entreprise
Autocontrôle  [Compt./Gest. prod./Fin.] à financer par ses propres ressources les
1° Contrôle budgétaire sur les lieux investissements et le remboursement de
même de l’action afin de permettre de la dette.
prendre des mesures correctives en ➢➢ Capacité d’autofinancement.
temps quasi-réel.
2° Même signification en contrôle de la Autogestion [Env./Gén.]
qualité. Forme d’organisation intérieure d’une
3° En matière financière l’autocontrôle entreprise dans laquelle la gestion serait
est la situation dans laquelle des actions assurée par l’ensemble du personnel soit
ou des droits de vote d’une société X directement, soit par l’intermédiaire de
sont détenus par une ou plusieurs autres représentants élus.
dont la société X détient elle-même L’autogestion se distingue aussi de la
directement ou indirectement le cogestion. Celle-ci est une organisation
contrôle. La société X est indirectement d’une participation des travailleurs avec
son propre actionnaire. les représentants du capital, à la gestion
d’une entreprise.
Auto-entrepreneur [Dr.]
Régime juridique en France qui, depuis le Automation, Automatisation 
1er janvier 2009, permet à un créateur [Gest. prod.]
d’entreprise (commerçant ou artisan) de Automation, anglicisme pour automati-
réaliser son projet grâce à un allègement sation, fonctionnement automatique
des formalités notamment fiscales. Le d’un ensemble productif sous le
commerçant bénéficie d’une dispense contrôle d’un programme unique.
d’immatriculation au registre du com- L’intervention humaine est limitée à la
merce des sociétés. L’artisan, s’il exerce son préparation préalable, intellectuelle et
activité à titre accessoire, est dispensé de matérielle, d’un programme incorporé
l’inscription au répertoire des métiers. à la machine qui l’exécutera.

55
Aut
A Autonomation  [Gest. prod.] régulation professionnelle de la publi-
L’autonomation (autonomie des cité, qui a succédé au BVP en 2008),
machines) désigne la capacité pour une l’ART (Autorité de régulation des télé-
machine à s’arrêter d’elle-même dès communications).
qu’un problème se manifeste dans la
production. Combinée avec le juste à Autorité des marchés financiers (AMF) 
temps, elle constitue le toyotisme. [Fin.]
Issue, depuis novembre 2003, du rappro-
Autonomie de la comptabilité chement de la COB (Commission des
analytique [Compt.] opérations de bourse), du CMF (Conseil
Les informations traitées par la compta- des marchés financiers) et du CDGF
bilité analytique sont en grande partie (Conseil de discipline de la gestion finan-
les mêmes que celles de la comptabilité cière), l’AMF est l’autorité publique indé-
générale. Cependant, pour éviter les pendante en charge de la réglementation
interférences, les deux comptabilités des marchés financiers. Elle a pour objet
sont séparées. d’accroître l’efficacité du système de régu-
Cette indépendance n’exclut pas la lation des marchés financiers et d’amélio-
nécessité d’établir une concordance rer sa visibilité à l’échelle internationale.
rigoureuse des deux comptabilités à des Elle dispose d’un pouvoir de sanction à
fins de contrôle. l’égard de ceux qui ne respectent pas la
réglementation. Elle a pour mission de
Autorité de marché, Autorité de veiller à la protection de l’épargne, à l’in-
tutelle [Fin.] formation des investisseurs et au bon
L’autorité de marché est l’organisme fonctionnement des marchés.
(qui peut être une société ou un conseil)
chargé de faire respecter les règles de Aval [Fin.]
fonctionnement du marché dans l’inté- 1° S’oppose à amont. Une entreprise est
rêt de tous les acteurs de la place. Le en aval lorsqu’elle est près du consom-
contrôle et la surveillance du marché, la mateur final.
délivrance de l’autorisation d’entrer sur 2° En matière financière, l’aval est un
le marché sont établis par l’autorité de engagement écrit pris par l’avaliseur ou
tutelle. avaliste (donneur de l’aval) de payer
➢➢ Autorité des marchés financiers tout ou partie du montant d’un effet de
(AMF). commerce, en cas de défaillance d’un
des signataires.
Autorité de régulation [Gén.] Syn. : Cautionnement (en matière finan-
Institution indépendante dont la mis- cière).
sion est l’organisation de l’offre d’un
service public en réseau dans le cadre Aval en pension [Fin.]
d’un système concurrentiel. Les Acte par lequel un emprunteur donne
exemples les plus notoires sont en en gage à son banquier des effets de
France : le CSA (Conseil supérieur de commerce dont il garantit le paiement
l’audiovisuel), l’ARPP (Autorité de par endossement.

56
Ava
Avance [Gén.] Avance sur différé ou Encaissement en A
Mot polysémique : compte [Fin.]
1° Versement partiel traduisant l’accord Opération de crédit par avance sur le
conclu pour l’exécution d’un contrat produit de l’encaissement des effets,
(livraison de marchandises, réalisation ceux-ci ayant été endossés « en blanc »,
de travaux, etc.), anticipant cette exécu- en prévision d’une telle éventualité.
tion, et cela sur la base d’une facture pro N’est consentie qu’à de bons clients.
forma. Dans le PCG (Plan comptable
général), ce sens est assimilé à acompte Avance sur garanties, Avance sur titre,
pour les écritures suivantes : avances et Avance sur marchandises [Fin.]
acomptes versés aux fournisseurs, Dans les opérations de crédit de trésore-
avances et acomptes sur immobilisa- rie ou de crédits à long terme, les établis-
tions incorporelles, etc. sements financiers et les banques
2° Concours financier à court terme. peuvent demander des garanties à leurs
clients sous forme de dépôt de gages, de
Avance en compte courant [Fin.] nantissements, de titre douanier de
Concours bancaire à court terme valeurs mobilières ou par constitution
consistant en une inscription d’un cré- d’hypothèque.
dit ou d’un découvert à un compte cou-
rant sur lequel le client peu prélever à Avances [Fin.]
concurrence d’une limite convenue Crédits accordés à titre de facilités de
entre les parties. trésorerie. C’est la forme la plus simple
Les avances en compte courant sont de des crédits bancaires, mais aussi des
trois types : opérations qui ne sont pas particulières
−− la facilité de caisse ; aux banques : les particuliers consentent
−− le découvert ; des avances, les banques entre elles s’ac-
−− les crédits de campagne. cordent des prêts au jour le jour. En tant
qu’opérations de banques, on peut dis-
Avance en devises [Fin.] tinguer plusieurs formes d’avances en
L’avance en devises est un mode de fonction des sûretés qui les garan-
financement des créances commerciales tissent :
qui est surtout utilisé par les exporta- −− avances sur salaires ;
teurs. L’avance accordée est remboursée −− avances sur commandes ;
au moment du règlement de l’exporta- −− avances sur marchés publics.
tion. De ce fait, l’entreprise bénéficiaire
du crédit ne supporte aucun risque de Avantage comparatif [Strat.]
change. Avantage concurrentiel lié aux res-
Les avances en devises sont évidemment sources de la firme.
exclusives du recours à un mode de
mobilisation des créances sur l’étranger. Avantage concurrentiel ou compétitif 
Elles sont normalement accordées pour [Strat.]
des durées courtes, correspondant à la Dans la théorie de M. Porter, l’avantage
durée d’exécution des marchés. concurrentiel, c’est-à-dire la supériorité

57
Ava
A par apport aux concurrents, peut être comptabilité l’« avoir » est en quelque
obtenu soit par les coûts, soit par la dif- sorte l’actif et le « doit » constitue le passif.
férenciation des produits. Un avoir est une créance, constituée
➢➢ Concentration (focalisation). pour un règlement d’une opération
Écart de compétence vis-à-vis des ultérieure, et consécutive à une remise, à
concurrents qu’une entreprise peut un retour de la marchandise, ou à une
chercher à valoriser tout particulière- erreur de facturation, qu’il ne peut utili-
ment s’il se rapporte aux principaux ser qu’à un nouvel achat auprès du
facteurs clés de succès de l’activité. Il même vendeur.
prend la forme d’écart de coût, de qua-
lité, de notoriété… Avoir fiscal [Fin.]
Montant que l’actionnaire, en tant que
Avantages en nature [Fin.] contribuable (physique ou moral) peut
Il s’agit de la mise à disposition de sala- déduire de l’impôt sur le revenu (ou sur
riés soit de biens dont l’employeur est les sociétés). Il correspond, en France, à
propriétaire ou locataire (logement, la valeur de la moitié des dividendes
véhicule), soit de services (nourriture, perçus pendant l’année.
énergie…), gratuitement ou moyennant
une retenue inférieure à leur valeur. Axe publicitaire  [Gest. comm.]
Élément moteur sur lequel est centré
Avec un message publicitaire. Il s’agit de
➢➢ Marché à options. l’orientation définie dans la stratégie
de communication, indiquant le levier
Avertissement sur les profits (Profit d’action retenu : stimulation d’une
warning) [Fin.] motivation ou réduction d’un frein.
Information effectuée selon laquelle les Comme l’indique le Mercator (Dunod),
résultats attendus seront différents de plusieurs termes ont un sens assez
ceux estimés précédemment. proche : bénéfice-consommateur, pro-
messe publicitaire, positionnement
Avoir [Fin.] publicitaire.
C’est ce que possède une personne phy-
sique ou morale. S’oppose à doit. En

58
B
Back office [Fin.]
Partie invisible de banque ou société de
bourse, chargée de comptabiliser et de B
gérer les ordres de bourse passés et exé-
cutés.
Le service back office est donc le service
assurant le traitement matériel des tran-
sactions négociées par les opérateurs
(traders) en front office i.e. dans la Salle
des marchés.

B (les 5 B de Kepner) ou 5 Rs en Back to Back Credit [Fin.]


anglais  [Gest. comm.] Ouverture de crédit en faveur d’un client
Cinq prescriptions définissant soit le A réalisable auprès d’une banque B suivie
marchandisage efficace énoncées par d’une seconde ouverture de crédit à la
Charles H. Kepner, soit le marketing demande de A en faveur de C auprès de B.
mix, soit encore les règles de la gestion Pratique qui accompagne les opérations
efficace de la chaîne logistique (supply de crédit-documentaire.
chain) en remplaçant la référence au
volume par celle du coût : Backward Induction (Induction à
−− les 5 B du marchandisage : le bon pro- rebours)  [Méth./Éco. ind.]
duit, au bon endroit, au bon moment, à Avec un arbre de décision fini, procé-
un bon prix et en bonne quantité ; dure qui consiste à explorer l’arbre en
−− les 5 Rs (r pour right qui signifie bon) remontant des branches vers la racine.
de la gestion de la chaîne logistique :
« the right product to the right place, at Badwill [Fin.]
the right time, at the right price, and at Écart d’acquisition négatif : la valeur des
the right cost ». actifs et des passifs exigibles d’une entre-
prise est supérieure au prix d’acquisition.
B2B, B to B  [Gest. comm.] Dans le cas contraire, on parle d’écart
Abréviation pour Business to business d’acquisition positif (la valeur d’une
qui désigne les relations commerciales entreprise sur le marché est supérieure à
entre firmes. Expression de plus en plus la valeur de ses capitaux propres), ou
réservée aux transactions commerciales goodwill, ou encore survaleur.
entre firmes par Internet.
Bagger, Bagman, Bag-boy, Bag-girl
B2C, B to C  [Gest. comm.] ➢➢ Aide de caisse.
Abréviation pour Business to consumer
qui désigne le commerce de détail. Bail [Dr.]
Mais l’expression est surtout utilisée Contrat par lequel le propriétaire d’un
dans le commerce électronique via bien en concède la jouissance à un tiers
Internet. pour une durée et un prix déterminés.

59
Bai
Le propriétaire est le bailleur. Le tiers solde débiteur ou créditeur suivant le
est le preneur. Il peut être locataire ou cas. Selon le moment de son élaboration,
B fermier selon la nature du bien et le prix la balance prendra le nom de balance
correspondant est le loyer ou le fer- journalière, mensuelle, trimestrielle,
mage. avant inventaire (établissement avec les
On parle également de «  bailleur de écritures d’inventaire), après inven-
fonds », i.e. de capitaliste qui prête ses taire… La balance constitue d’abord
capitaux. Dans ce cas, le prix est l’intérêt pour l’entreprise un moyen de contrôle.
ou un dividende. Dans la société en com- En effet, le principe de la partie double
mandite par action, les commanditaires qui s’applique en comptabilité générale,
sont des bailleurs de fonds qui reçoivent implique que la somme des débits des
des dividendes en contrepartie de leur comptes est égale à la somme des crédits
souscription. Ils se distinguent des com- des comptes (ce qui correspond encore à
mandités qui assument la responsabilité la somme des totaux du journal centrali-
de la société. sateur à la même date) et la somme des
soldes débiteurs est identique à la
Bail à construction [Dr.] somme des soldes créditeurs. La balance
Contrat de bail de longue durée avec peut ensuite servir pour la gestion de
obligation pour le preneur d’édifier des l’entreprise bien que les informations
constructions sur le terrain objet du qu’elle fournit soient souvent complé-
bail. À défaut de convention particulière tées, par des ratios notamment (elle per-
le bailleur devient, à l’expiration du bail, met de suivre toutes les variations de
propriétaire des constructions édifiées comptes d’une période à une autre, ce
par le preneur. qui incitera à rechercher les causes des
montants anormaux…).
Bail commercial [Dr.]
Bail d’un immeuble dans lequel un Balanced Scorecard (BSC)
commerçant ou un artisan exploite un ➢➢ Tableau de bord prospectif.
fonds de commerce.
Les baux commerciaux sont régis par le Balo (Bulletin des annonces légales
décret du 30 septembre 1953, très pro- obligatoires) [Dr.]
tecteur des intérêts du locataire (durée Bulletin créé par décret le 27 février
minimum neuf ans, droit au renouvelle- 1907, sous le gouvernement Clémen-
ment à l’échéance). ceau par Joseph Caillaux, sous la déno-
➢➢ Propriété commerciale. mination de Bulletin annexe au Journal
officiel. Il est consultable gratuitement
Balance [Compt.] sur Internet, l’édition papier ayant été
Document comptable établi régulière- supprimée en juillet 2005.
ment par l’entreprise, présentant sous Le Balo publie les avis à caractère obliga-
forme de tableau l’ensemble des comptes toire des sociétés faisant appel public à
ouverts avec indication pour chacun l’épargne. Les comptes provisoires (et
d’eux du total de leurs débits, du mon- annexes) des entreprises cotées doivent
tant de leurs crédits et la valeur et leur être publiés au plus tard quatre mois

60
Ban
après la clôture de l’exercice et quinze agents économiques non financiers,
jours avant la tenue de l’assemblée géné- octroi de crédits, offre de services ban-
rale. L’avis préalable de sa convocation caires de paiement. B
doit être publié trente jours avant sa Formellement, on distingue deux
tenue et la convocation envoyée quinze grandes catégories de banques : celles
jours avant (avec les projets de résolu- qui ont un réseau d’agences physiques et
tion). Le délai de publication des chiffres les banques en ligne (via Internet).
d’affaires trimestriels est de qua- La banque remplit de nombreux rôles à
rante-cinq jours. Il est de quatre mois l’égard de sa clientèle :
pour les résultats semestriels (soit avant 1° Service de caisse, ce qui recouvre tous
fin octobre, sauf exercice décalé). Le les services matériels que les banques
détail des opérations sur titres (fusions, offrent à leur clientèle pour leurs fonds :
scissions, réductions de capital, émis- pour les particuliers, il s’agit des
sions, assemblées…) doit être également comptes de chèques ou de dépôts, pour
publié. les entreprises des comptes courants.
La banque rend des services aux parti-
Bancable [Fin.] culiers : versements et retraits d’espèces,
Un effet est « bancable » s’il peut être encaissement et paiement de chèques,
présenté immédiatement à l’escompte virements… Aux entreprises s’ajoutent
en banque. Il doit, pour cela, remplir un des services particuliers : par exemple,
certain nombre de conditions, corres- encaissement et paiement des effets.
pondre à des créances commerciales à 2° Conseil pour des placements divers,
trois mois d’échéances au plus, compor- en faisant apparaître la disponibilité, la
ter des signatures notoirement solvables sécurité, la rentabilité et les avantages
sans que celles-ci mentionnent une fiscaux. Cela peut aller à la gestion de
limitation de leur responsabilité. portefeuille.
3° Octroi de crédits pour la trésorerie
Bande de Bollinger [Fin.] (court terme) et les investissements
Indicateur de la volatilité d’un titre (moyen et long termes).
conçu par John Bollinger. Il est construit 4° Opérations de change et financement
à partir d’une moyenne mobile, généra- des opérations avec l’étranger.
lement à 20 jours à laquelle on ajoute 5° Services divers, comme la location de
ensuite de part et d’autre une bande coffres-forts, les bulletins d’information
haute et une bande basse dont l’écarte- économique.
ment sera proportionnel à la volatilité :
plus la volatilité est forte, plus les bandes Banque universelle [Fin.]
sont éloignées l’une de l’autre. Banque dont les activités com-
➢➢ Analyse technique. prennent : les activités bancaires tradi-
tionnelles (dépôts et crédits), les
Banque [Fin.] activités dans le domaine des opéra-
Institution financière monétaire autori- tions d’investissements (opérations sur
sée à réaliser toutes les opérations dites titres), de la gestion de patrimoines et
de banque : collecte de fonds auprès des des assurances.

61
Ban
Banqueroute [Dr.] potentiels pour s’implanter dans une
Situation de cessation de paiements industrie ou un secteur d’activité.
B résultant de fautes du débiteur et décla- Le niveau de barrières à l’entrée
rée par les tribunaux. dépend des caractéristiques du secteur :
La banqueroute est punie par la loi. (­économies d’échelle, effet d’expé-
C’est une faillite personnelle du débi- rience, ­différenciation des produits) et
teur. Elle peut être simple, c’est-à-dire du comportement des firmes établies.
une faute par imprudence ou une négli-
gence, ou bien frauduleuse, si le débi- Barrières à la sortie  [Strat. man.]
teur a détourné une partie de l’actif. Éléments freins en matière de désinves-
La banqueroute est différente du règle- tissement, de désengagement d’un sec-
ment judiciaire : celui-ci ne porte pas de teur d’activité.
jugement sur l’attitude du débiteur. Le niveau élevé des investissements, la
perspective d’une faible valeur de liqui-
Bar chart [Méth./Fin.] dation, les pressions des pouvoirs
Représentation graphique de l’évolution publics ainsi que les considérations
des cours d’une valeur sous la forme sociales, constituent de puissantes bar-
d’une série de petites barres verticales. rières à la sortie et retardent la diminu-
tion du nombre de firmes en
Barème de prix  [Gest. comm.] concurrence dans des activités en sta-
Liste de prix. Les barèmes de prix gnation ou en régression.
peuvent être établis d’une part selon la
distance, d’autre part selon la période. Barter, Bartering [Gest.com]
Dans le premier cas, on distingue le prix Échange d’espace publicitaire contre
départ usine (on ne tient pas compte des des biens ou services fournis par l’an-
frais de transport et d’assurance), le prix nonceur.
franco pour lequel les coûts de trans-
port et d’assurance sont compris dans le Base [Fin./Gén.]
prix de base, et le prix de zone qui reste Mot ayant différents sens, en fonction
fixe à l’intérieur de chaque zone, qui du contexte :
varie quand on change de zone. Les 1° Référence : par exemple, Année de
barèmes de prix par période signifient base pour le calcul des indices.
que le prix évolue dans le temps en fonc- ➢➢ Budget base zéro.
tion de l’offre et de la demande. 2° En finance, différence de prix entre le
cours comptant d’un instrument finan-
Barnard Chester I. cier et le cours du contrat à terme.
➢➢ École classique. 3° Infrastructure : par exemple, investis-
sement de base.
Barrières à l’entrée  [Strat. man.]
Ensemble d’obstacles (réglementaires, Base de données [Méth.]
commerciaux, financiers, compétences) Ensemble de données organisé en vue
que doivent affronter les concurrents de son utilisation par des programmes

62
BCG
correspondant à des applications dis- avec deux modalités – faible et élevée –
tinctes et de manière à faciliter l’évolu- pour chaque critère, débouchant ainsi
tion indépendante des données et des sur quatre situations financières proto- B
programmes. typiques : les vedettes, les vaches à lait,
les dilemmes, les poids morts.
Base de sondage [Méth.] Dans cette matrice, il est possible de
Liste exhaustive de personnes suscep- représenter les différents domaines
tibles d’être interrogées au cours d’une d’activité de l’entreprise, chacun étant
enquête portant sur un échantillon aléa- représenté dans le quadrant par un
toire. cercle dont la surface est proportion-
nelle au chiffre d’affaires du domaine.
Basing point [Log.] élevée faible
« Point de référence  » surtout utilisé
dans le domaine du transport maritime.
élevée vedettes dilemmes
Cette méthode consiste à calculer le prix

?
du transport d’une marchandise à par-
tir d’un port de référence. Ce tarif s’ap-
plique même si la marchandise n’est pas
expédiée dudit port.

Basis swap (Swap de base) [Fin.]


$
Swap dans lequel les deux jambes sont vaches à lait poids morts
indexées sur des taux variables. faible

Avantage concurrentiel
Bazarette faible
nombreuses
➢➢ Libre-service.
Possibilités de différenciation

fragmentée spécialisation
BBZ
➢➢ Budget base zéro.

BCG (Modèles, Matrices du Boston


Consulting Group) [Strat.]
Le BCG est un cabinet de consultants en stratégique par les coûts
stratégie qui a mis au point successive-
limitées
ment deux modèles d’analyse straté-
gique. Le modèle BCG 1980 prend en compte
Le plus célèbre et le plus ancien (BCG le phénomène de turbulence de l’écono-
1970) évalue la compétitivité de l’entre- mie mondiale et la diversité des envi-
prise multiproduits pour chacun de ses ronnements concurrentiels. La matrice
produits en croisant deux critères : la BCG 1980 croise de la sorte l’avantage
part de marché de l’entreprise et la concurrentiel (faible ou élevé) avec les
croissance du marché ou de la demande possibilités (nombreuses ou limitées) de

63
Bed
différenciation concurrentielle. Si les le béhaviorisme a inspiré les travaux de
possibilités sont grandes et l’avantage l’École institutionnaliste.
B élevé, la spécialisation s’impose. En cas
de possibilités faibles et d’un avantage Benchmark [Strat.]
important, il faut augmenter la produc- Indicateur de référence, étalon.
tion pour dominer par des coûts faibles. ➢➢ Indice de référence, Veille straté­
Lorsqu’aucun concurrent ne peut gique, Intelligence économique.
dominer (faible avantage) en raison
d’absence de barrières à l’entrée sur le Benchmarking [Strat.]
marché (possibilités de différenciation Démarche d’étalonnage qui consiste à
limitées), l’entreprise est dans une identifier les pratiques les plus perfor-
impasse. Si l’avantage est faible avec des mantes pour une activité, un processus
possibilités de différenciation impor- ou une fonction et à les utiliser comme
tantes, alors la situation est fragmentée. cibles de progrès.
➢➢ Matrice d’analyse stratégique. La comparaison peut être réalisée avec
des entreprises concurrentes, avec des
Bedaux (Système)  [Gest. prod.] organisations d’autres secteurs ou entre
Système de rationalisation du travail les différents sites d’une société, dès lors
élaboré par un ingénieur français, qu’il y a des activités similaires dont l’ef-
Charles Bedaux (1888-1944). Ce sys- ficience est manifeste.
tème prend pour base la quantité opti-
male de travail d’un ouvrier moyen en Bénéfice [Compt.]
une minute. Il sert également pour le De façon générale le bénéfice est un gain
calcul du salaire à déterminer un temps réalisé lors d’une opération ou d’une
standard de travail au-dessus duquel entreprise. En comptabilité, le bénéfice est
l’ouvrier reçoit une prime. le résultat final d’un exercice venant aug-
menter la richesse de l’entreprise. À ce titre,
Béhaviorisme (comportementalisme)  il se place au passif du bilan. On distingue :
[Gén.] 1° le bénéfice brut : chiffre d’affaires
1° Doctrine et méthode psychologiques moins les valeurs d’achat des produits
d’analyse du comportement extérieur vendus. En d’autres termes, c’est le prix
des hommes. Le modèle S-R (Stimulus- de vente moins le coût de revient ;
Réponse) circonscrit l’objet de la psy- 2° le bénéfice net : il est égal au bénéfice
chologie. brut moins certaines charges supportées
2° Théorie de l’apprentissage social dans par l’entreprise, moins l’amortissement
laquelle les comportements des individus de l’actif social et les provisions pour
résultent de l’influence de l’environne- dépréciations. Il se calcule avant ou
ment et de conditionnements successifs. après prélèvement de l’impôt.
3° Les fondateurs du béhaviorisme, dit ➢➢ Compte de résultats.
encore psychologie de la réaction, furent,
après les précurseurs Thorndike et Bénéfice comptable [Compt.]
Pavlov, Watson aux États-Unis et Becte- Part des recettes que conservent les pro-
rev en Russie. En économie et en gestion, priétaires d’une entreprise après avoir

64
Bén
rémunéré tous les facteurs de produc- cession d’éléments d’actifs, les sur-­
tion, à l’exception du capital. salaires et avantages annexes du diri-
Le bénéfice net comptable est égal à la geant, la réévaluation des stocks, le B
différence entre : réajustement fiscal et économique des
−− les produits de l’exercice : produits amortissements…
d’exploitation, produits financiers et
produits exceptionnels ; Bénéfice potentiel [Compt.]
−− et les charges : charges d’exploitation Bénéfice maximal que pourrait réaliser
(« frais généraux  »), qui incluent les l’entreprise si elle fonctionnait à pleine
amortissements et les provisions, capacité.
charges financières, charges exception-
nelles. Bénéfice résiduel [Fin.]
➢➢ Profit, Bénéfice économique. Ce qu’il reste une fois que toutes les par-
ties prenantes ont été rémunérées
Bénéfice économique [Compt.] (créanciers, salariés, Etat). C’est le
Part des recettes que conservent les pro- revenu des actionnaires (dividende)
priétaires d’une entreprise après avoir dans les sociétés par action dans les-
payé tous les facteurs de production, y quelles le contrôle résiduel relève des
compris le capital. dirigeants.
➢➢ Profit, Bénéfice comptable.
Bénéfices industriels et commerciaux
Bénéfice d’exploitation [Compt.] (BIC) [Compt./Fin.]
Syn. : Résultat d’exploitation positif. Rentrent dans cette catégorie – outre les
➢➢ Résultat d’exploitation générale. bénéfices provenant de l’exercice habi-
tuel et pour son propre compte d’une
Bénéfice fiscal ou Bénéfice imposable  profession commerciale, industrielle ou
[Compt.] artisanale (art. 34 du Code général des
Différence entre la valeur de l’actif net à impôts) – notamment les profits réalisés
la clôture et à l’ouverture de l’exercice par les « marchands de biens » ainsi que
commercial diminuée des suppléments les profits de construction réalisés par
d’apports et augmentée des prélève- des personnes physiques.
ments effectués par l’exploitant ou par
les associés. Bénéfices non commerciaux (BNC) 
[Compt./Fin.]
Bénéfice net corrigé [Compt.] Bénéfices :
Réévaluation du bénéfice d’une entre- −− des professions libérales (par ex.,
prise ayant pour objectif de parvenir à experts-comptables, médecins, archi-
un résultat aussi significatif que pos- tectes) ;
sible, le plus proche du bénéfice écono- −− des charges et offices dont les titu-
mique, réel et courant de l’entreprise. laires n’ont pas la qualité de commer-
Sont notamment pris en compte : les çant (fiscalement parlant, bien que
dépenses d’entretien, les dépenses dis- soumis à des règles particulières, par ex.,
crétionnaires, les pertes et profits sur notaires, huissiers) ;

65
Ber
−− de toutes occupations, exploitations Bernoulli (Paradoxe de) [Méth.]
lucratives et sources de profits (opéra- Synonyme de Paradoxe de St Peters-
B tions de Bourse effectuées à titre habi- bourg. Il est issu des débats entre les
tuel par des particuliers, professionnels Suisses, et par ailleurs cousins, Nicolas et
du sport). Daniel Bernoulli. Ce dernier démontre
Deux régimes d’imposition des BNC : qu’il n’y a pas de symétrie entre les éva-
−− celui de la déclaration contrôlée : luations en termes monétaires et les éva-
possible pour tous ceux qui le désirent, luations en termes d’utilité. Le paradoxe
mais obligatoire pour les titulaires de de Saint Petersbourg, discuté dans les
charges et offices et quand les recettes Transactions de l’Académie de Saint-­
annuelles dépassent un certain plafond. Petersbourg, s’énonce ainsi dans la ver-
Il est fait obligation de tenir un livre sion amendée de Daniel Bernoulli :
journal et un registre des immobilisa- « Si un joueur a une chance sur deux de
tions et des amortissements ; gagner 20 euros à la loterie, le prix nor-
−− celui de l’évaluation administrative mal ou équitable du billet de loterie est
(forfait) pour tous les contribuables le produit de l’espérance mathématique
pour le régime de la déclaration contrô- du gain par le montant de ce gain, soit
lée n’est pas obligatoire ou qui n’ont pas donc 10 euros, mais celui qui a un
opté pour ce régime. revenu très faible sera heureux de céder
Il a été prévu des régimes particuliers le billet pour 2 euros seulement, car ces
par la loi (par ex., agents d’assurance), et 2 euros certains sont préférables à 20
par des instructions administratives euros seulement probables ». C’est dans
(par ex., médecins conventionnés). la Théorie de la mesure du risque (1738)
que Daniel Bernoulli expose pour la
Berle A. A. et Means G. C. [Gén.] première fois ce principe d’aversion
Auteurs dont les travaux publiés sous le pour le risque qui est la base de la théo-
titre The Modern Corporation and Pri- rie financière.
vate Property (Macmillan, New York) en ➢➢ Incertitude.
1932, ont révélé que la fragmentation
du capital social des grandes entreprises Besoin [Gén.]
des pays développés s’accompagne 1° Sentiment de privation qui porte à
d’une perte de pouvoir des actionnaires désirer et qui s’éteint par la consomma-
(propriétaires) au profit des dirigeants tion.
gestionnaires salariés. Ils sont, à ce titre, 2° En gestion financière, situation d’in-
les premiers à énoncer la théorie mana- suffisance ou de manque de ressources :
gériale ou directoriale de la firme. Leur besoin de trésorerie, besoin en fonds de
observation est en outre à la base de la roulement.
théorie de l’agence, des travaux récents ➢➢ Maslow (Pyramide de).
portant sur la gouvernance d’entreprise.
Besoin brut, besoin net  [Gest. prod]
Bermuda (Option) [Fin.] Le besoin brut pour un composant
Option que l’acheteur peut exercer à d’un article produit (par exemple le
plusieurs dates prédéfinies. besoin en volant pour une voiture que

66
Ber
fabrique la firme) est la somme des On distingue parfois les besoins en
besoins induits (par les besoins des pro- fonds de roulement d’exploitation et les
duits dont cet article est composant) et besoins en fonds de roulement hors B
des besoins externes (des commandes exploitation, ces derniers regroupant
de volants par réparateurs de voitures). alors les comptes qui n’ont pas un lien
Le besoin net est égal au besoin brut évident avec le cycle d’exploitation. Tel
moins les stocks et en-cours et après est le cas notamment des fournisseurs
application des règles de gestion de d’immobilisation et de l’impôt à payer
stock (groupages, quantité écono- sur les bénéfices.
mique, etc.).
« Besoin » orphelin, Demande orpheline 
Besoin dépendant, besoin indépendant  [Gest. comm.]
[Gest. prod] « Besoin » (ou demande) auquel aucune
Distinction de la méthode MRP offre ne correspond.
(Material Requirement Planning), le
besoin dépendant correspond aux élé- Bêta ou Coefficient Bêta (b  ) [Fin.]
ments nécessaires à la fabrication du Coefficient de volatilité ou de sensibilité
produit fini. Par exemple, pour une d’un titre financier ou d’un portefeuille
voiture, les besoins dépendants sont la par rapport à l’évolution du marché. Il
tôle pour la carrosserie, les plaquettes indique donc la relation qui existe entre
de frein, le moteur, etc., tandis que le les fluctuations de la valeur du titre ou du
besoin indépendant est le besoin qui portefeuille et les fluctuations du marché.
dépend de la demande extérieure en Il s’obtient en régressant la rentabilité du
produit fini qui, dans l’exemple retenu, titre ou du portefeuille sur la rentabilité
est la voiture. de l’ensemble du marché. Sa formule est :
ba = [Cov (rt, rm)]/[Var (rm)]
Besoin en fonds de roulement, BFR
(Working capital requirements) [Fin.] où :
Les besoins en fonds de roulement cor- Cov est la covariance, Var est la variance,
respondent à l’avance permanente de (rt) est le taux de rentabilité du titre, (rm)
fonds immobilisés dans le cycle d’ex- est le taux de rentabilité du marché.
ploitation, liée aux décalages de règle- Un Bêta égal à 0 signifie que le prix de
ment des clients et des fournisseurs et au l’actif (ou la valeur du portefeuille) est
besoin de financement des stocks. indépendant du marché dans son
Ils doivent être financés pour partie, par ensemble. Un Bêta positif indique qu’il
des ressources stables. suit la valeur du marché et un Bêta
Mode de calcul à partir du bilan : stocks négatif indique que le titre ou le porte-
+ avances sur commande + clients et feuille évolue en sens inverse du mar-
comptes rattachés + créances diverses + ché.
charges constatées d’avance – avance et ➢➢ Théorie du portefeuille.
acomptes reçus – fournisseurs d’exploi-
tation et comptes rattachés – dettes Bertrand (Duopole de)
diverses – produits constatés d’avance. ➢➢ Oligopole.
67
Bid
Bid [Fin.] privée : il y a ainsi des routes et des auto-
Cours acheteur fixé par le teneur de routes publiques financées par l’impôt,
B marché qui assure la liquidité du titre. et des autoroutes qui sont des biens col-
On dit encore prix demandé sur le mar- lectifs privés financés par des péages.
ché. C’est le prix le plus bas dans une L’éducation qui est assurée dans le cadre
fourchette de prix. d’un lycée public ou une université
d’État est un bien collectif public, mais
Bid and ask [Fin.] la formation par soi-même en achetant
Fourchette de cours acheteur/vendeur. des livres est à la fois un bien individuel
et un bien privé. L’offre de biens collec-
Bien anomal  [Gest. com.] tifs publics constitue une externalité
Bien pour lequel la demande est rare, sa positive pour les firmes.
consommation exceptionnelle comme
c’est le cas pour un bien de luxe, un Bien commun [Gen.]
bien durable onéreux (automobile par Expression polysémique qui peut être
exemple). un synonyme de bien collectif, ou qui
peut désigner à la fois des ressources
Bien banal  [Gest. comm.] naturelles antérieures à l’humanité
Bien qui fait l’objet d’une acquisition (l’air, l’eau, les forêts, les ressources
courante, par opposition ou bien anor- minérales, les ressources halieutique,
mal, et pour lequel la quantité deman- etc.) et des productions sociales utiles à
dée par les consommateurs augmente l’humanité comme par exemple les
lorsque leur revenu augmente. découvertes scientifiques, le savoir en
général les œuvres d’art. Ainsi les biens
Bien collectif [Gén.] communs peuvent être soit tangibles ou
Bien pour lequel la consommation par physiques (ressources naturelles), soit
un individu supplémentaire ne réduit intangibles i.e. immatériels (savoir, l’in-
pas la satisfaction des autres (cet aspect formation en accès libre sur internet).
correspond au « principe de non-riva- L’accès libre aux ressources naturelles
lité ») et pour la consommation duquel disponibles en quantité limitée peut
il est impossible d’en priver qui que ce aboutir à leur surexploitation et finale-
soit (cet aspect est le « principe de ment à leur disparition (c’est le thème
non-excluabilité »). Ces deux principes du livre The Tragedy of the Commons
caractérisent les biens collectifs purs (1968) de G. Hardin.
(défense nationale, représentation
diplomatique, police, éclairage des rues, Bien consomptible [Dr.]
etc.). Ils sont financés par l’impôt. On Bien dont on ne peut se servir sans le
parle alors de biens publics. Tout bien détruire.
collectif n’est cependant pas un bien Syn. : Bien non durable.
public et tout bien public, malgré l’ac-
ception courante, n’est pas un bien col- Bien contingent [Gén.]
lectif. Il s’agit alors de bien collectifs Bien payé dont la disponibilité est liée à la
impurs dont la production peut être réalisation de certaines conditions. C’est le

68
Bie
cas notamment des indemnités d’assu- machine-outil à commande numérique
rance qui ne sont versées qu’après un sont des biens de production indivisibles
sinistre pour lequel la police a été souscrite. à un moment donné. B
Bien d’équipement [Gén.] Bien durable, semi-durable, non
Biens durables achetés par les entre- durable [Gén.]
prises en vue de la production courante : Classement des biens en fonction de
machine, matériel de bureau, ordina- leur durée de vie. Les biens durables et
teurs… semi-durables permettent une utilisa-
tion répétée et prolongée dans le temps,
Bien de consommation [Gén.] contrairement aux biens non durables.
Bien durable ou non acheté par les Ainsi, à titre d’exemple pour les biens de
ménages à l’exclusion des biens immo- consommation, les biens durables
biliers. désignent les équipements (par ex.,
lave-linge, réfrigérateurs, cuisinières…),
Bien de production [Gén.] les biens semi-durables sont des biens
Ensemble de biens qui concourent à l’éla- qui se dégradent par une utilisation
boration des biens de consommation. Ce régulière ou par obsolescence sur une
sont des biens indirects qui n’ont pas d’uti- période moyenne (par ex., les vête-
lité propre, c’est-à-dire qui ne procurent ments), les biens non durables sont des
par eux-mêmes aucune satisfaction. Dans biens consomptibles c’est-à-dire dont
cette optique, les biens d’équipements on ne peut se servir sans les détruire
(capital technique) tout comme les (par ex., les biens alimentaires).
matières premières, constituent des biens
de production. L’opération de transforma- Bien économique [Gén.]
tion des matières premières correspond à Objet présentant à la fois les caractères
une destruction de celles-ci et on parle de rareté et d’utilité qui lui confère une
d’une opération de consommation inter- valeur économique.
médiaire dans cette situation.
Syn. : Biens instrumentaux. Bien de Giffen, Bien inférieur 
[Gest. com.]
Bien divisible, Bien indivisible [Gén.] Bien pour lequel la demande diminue
Un bien est divisible lorsqu’il est possible lorsque son prix relatif diminue ou
d’utiliser une partie du bien. Par exemple lorsque le revenu réel des consomma-
un bien de consommation comme un teurs augmente.
gâteau est un bien de consommation
divisible en plusieurs parts dont chacune Bien grevé [Dr.]
peut satisfaire le besoin de ceux qui en Bien personnel qui est assujetti à une
sont bénéficiaires. En revanche une che- sûreté.
mise n’est pas divisible à un moment
donné. Elle ne peut servir qu’à une seule Bien immatériel [Gen.]
personne à un moment donné. De la Bien sans consistance physique. On dit
même manière, un camion, une encore bien intangible. Il peut être privé

69
Bie
(ex.la consultation médicale dans un Big data [Inf.]
cabinet d’un médecin en profession L’expression big data désigne un certain
B libéral), ou commun. Les biens com- nombre de technologies autour de bases
muns immatériels (ex : les logiciels de données caractèrisées par les trois V
libres sur internet, creative commons de Doug Laney : Volume des échanges
qui sont des plateformes de création de de très grande taille (tera et hexa),
licences ouvertes pour les textes, Variété très large de formats et de conte-
images) nus, Vélocité ou rapidité dans l’accès, la
➢➢ Bien commun, Service. collecte et le traitement des données
Pour les sciences de gestion, il constitue
Bien indivisible un nouveau socle technique qui permet
➢➢ Bien divisible. à des modèles d’affaires différenciés de
se développer : certains exploitent la
Bien inférieur  [Gest. com.] connaissance qu’on peut tirer des don-
Bien pour lequel le coefficient d’élasti- nées, d’autres le mettent au service de
cité de la demande par rapport au l’automatisation, un troisième modèle
revenu est négatif. Synonyme Bien « capacite » les personnels pour en aug-
Giffen. menter la productivité, un quatrième
modèle est celui de la transformation
Bien intangible des données en services au sein des
➢➢ Actif intangible, Bien immatériel, Ser­ plateformes collaborative qui boule-
vice. versent des secteurs comme le trans-
port, l’hôtellerie où la distribution. Sur
Bien intermédiaire [Gén.] un plan plus technologique la vague des
Biens résultant de la transformation des objets connectés, les technologies pres-
biens naturels et qui sont combinés par criptives, le machine learning sont
l’entreprise pour obtenir le produit quelques-uns de ses enjeux principaux.
final.
Bilan [Compt.]
Bien matériel [Gén.] Le bilan est un état à une date donnée
Bien physique, dit encore bien tangible. (une photographie) des actifs et des
dettes du patrimoine de l’entreprise
Bien normal dont la différence correspond aux capi-
➢➢ Bien banal. taux propres.
D’un point de vue juridique, il présente
Bien supérieur  [Gest. com.] à gauche la liste des biens que possède
Bien pour lequel le coefficient d’élasti- l’entreprise (droits réels et droits per-
cité de la demande par rapport au sonnels) et à droite, l’ensemble de ses
revenu est supérieur à 1. obligations composées des dettes à
l’égard des tiers (banques, fournisseurs,
Bien tangible État, organismes sociaux…) et des
➢➢ Bien matériel, Actif corporel. engagements envers les associés. D’un

70
Bil
Modèle de bilan
ACTIF PASSIF
Capital (souscrit non appelé) Capital
B
Immobilisations incorporelles : Réserves :
– frais d’établissement – réserve légale
– frais de recherche et développement – réserves statutaires et contractuelles
– concessions, brevets, licences, marques, procédés, – réserves réglementées
droits et valeurs similaires
– fonds commercial
– autres immobilisations incorporelles Report à nouveau
Immobilisations corporelles : Résultat net de l’exercice
– terrains
– constructions Subventions d’investissement
– installations techniques, matériels et outillages
– autres immobilisations corporelles Provisions réglementées

Immobilisations financières : Produits des émissions de titres participatifs


– participations
– prêts Avances conditionnées
– autres
Stocks et en-cours : Provisions :
– matières premières et consommables – pour risque
– encours, – pour charge
– produits intermédiaires et finis
Créances Dettes :
– emprunts obligataires
Valeurs mobilières de placement :
– avances et acomptes reçus
– actions propres
– dettes fiscales et sociales
– autres titres
– dettes diverses
– instruments de trésorerie
Disponibilités Comptes courants d’associés
Charges Produits constatés d’avance
TOTAL TOTAL

point de vue financier, il présente à les capitaux étrangers (ou dettes) qui
droite la liste des ressources dont dis- comprennent l’ensemble des crédits
pose l’entreprise – il s’agit du passif – et octroyés par des tiers (crédits bancaires,
à gauche l’utilisation faite de celles-ci emprunts obligataires, crédits fournis-
(les emplois) – il s’agit de l’actif. Les res- seurs, crédits accordés par l’État…). Les
sources regroupent, d’une part, les capi- emplois comprennent les frais d’établis-
taux propres, formés des apports de sement, l’actif immobilisé (immobilisa-
capitaux effectués par les associés aug- tions incorporelles, immobilisations
mentés des bénéfices non distribués corporelles, immobilisations finan-
laissés à la disposition de l’entreprise, et cières), l’actif circulant (les stocks et

71
Bil
encours, les créances, les valeurs mobi- permettant la dépollution, le recyclage,
lières de placement, les disponibilités), les économies d’énergies et de matières
B les primes de remboursement des obli- premières. L’établissement du bilan éco-
gations. logique, dont le ministère de l’Environ-
nement (1978) et le Conseil national de
Bilan consolidé [Compt.] la comptabilité (1980) fournissent des
Bilan correspondant à l’image finan- modèles de tableaux, est toujours dans
cière d’un groupe de sociétés et dont la phase expérimentale.
l’obligation d’établissement en Europe
est réglementée par la 7e directive sur les Bilan financier [Fin.]
comptes consolidés. ➢➢ Bilan patrimonial.
➢➢ Comptes consolidés.
Bilan fonctionnel [Fin.]
Bilan de compétences  [Gest. ress. Hum.] Bilan présenté en regroupant les
Ouvert aux salariés à partir de deux ans emplois et les ressources selon le cycle
d’ancienneté, il leur permet d’analyser auxquels ils se rattachent. Dans ce cadre,
leurs compétences professionnelles et le solde des emplois et ressources liés au
personnelles ainsi que leurs aptitudes et cycle d’investissement donne le fonds de
motivations, en vue de définir un projet roulement défini comme l’excédent des
personnel et/ou professionnel dont ressources stables sur l’actif immobilisé.
éventuellement une évaluation des pos- Le solde des emplois et ressources liés au
sibilités d’évolution professionnelle. Les cycle d’exploitation correspond au
bilans de compétences sont réalisés par besoin en fonds de roulement. La diffé-
des CIBC (centres inter-institutionnels rence entre ces deux soldes définit la
de bilans de compétences) ou des cabi- trésorerie de l’entreprise.
nets spécialisés. ➢➢ Bilan patrimonial.

Bilan de liquidation [Fin.] Bilan intégré (ou développé)


Bilan établi lors de la cessation d’activité ➢➢ Bilan consolidé.
d’une société ou d’une entreprise. Il
permet de connaître la valeur résiduelle Bilan patrimonial [Fin.]
de l’entreprise une fois déduit le passif Bilan présenté en valeur actuelle (et non
exigible. en valeur historique comme le bilan
comptable) dans lequel les actifs sont
Bilan écologique [Compt.] jugés en fonction de leur liquidité (capa-
Document fournissant des données cité à être transformé en monnaie) et les
chiffrées concernant les relations de passifs en fonction de leur exigibilité
l’entreprise avec son environnement, en (durée s’écoulant jusqu’à leur échéance).
prenant en compte les problèmes de Ainsi, les dettes comprennent les dettes à
pollution et de diminution de res- long terme (dont l’échéance est supé-
sources naturelles liés à l’activité de rieure à un an) et les dettes à court terme
celle-ci. Il devrait prendre en compte (dont l’échéance est inférieure à un an).
l’acquisition et l’utilisation du matériel De même, les actifs sont scindés en actifs

72
Bla
à plus d’an et actifs à moins d’un an. Le Billet de trésorerie [Fin.]
bilan patrimonial est aussi connu sous le Billet à ordre émis par une entreprise et
terme de bilan financier ou bilan liqui- négociable sur le marché de l’argent à B
dité/exigibilité. Essentiellement utilisé court terme.
en analyse financière, il permet une Angl. : Commercial Paper.
bonne mesure de la liquidité et de la sol- ➢➢ Paper.
vabilité de l’entreprise.
Billets de fonds [Fin.]
Bilan prévisionnel [Cont.] Billets à ordre qui ont la particularité
Bilan montrant la situation financière d’être souscrits lors de l’achat d’un
prévue de l’entreprise à une date future, fonds de commerce, lorsque l’acquéreur
compte tenu des objectifs recherchés et ne paye pas celui-ci au comptant.
des contraintes envisagées. Il constitue
avec le compte de résultat prévisionnel BIT [Dr./Méth.]
le budget général. Unité élémentaire d’information qui ne
peut prendre que deux valeurs (Angl. :
Bilan proforma Binary digit) distinctes.
➢➢ Comptes pro forma.
Black et Scholes (Modèle de) [Fin.]
Bilan social  [Gest. ress. hum.] Modèle conçu[A36] en 1973 pour
Ensemble d’indicateurs sociaux relatifs déterminer la valeur théorique du prix
à la vie de l’entreprise de plus de 300 (ou prime) d’une option. Dans un
salariés établi chaque année sur une article, qui leur vaudra le prix Nobel
période de 3 ans, dont les règles de pré- (« The Pricing of Options and the Cor-
sentation et de diffusion sont définies porate Liabilities », Journal of Political
par la loi du 12 juillet 1977. Economy, mai-juin 1973), les Améri-
cains Fisher Black et Myron Scholes
Bilans (Centrale des) [Compt.] ont développé ce modèle d’évaluation
Organisme centralisant les documents qui permet d’intégrer la probabilité de
comptables transmis par les entreprises. variation du cours de l’action. Son
Il se charge de classer ces documents principe est de constituer un porte-
suivant une nomenclature, à partir des- feuille sans risque comprenant des
quels il calcule un certain nombre de options et la devise sur laquelle porte
ratios. l’option, en vue de couvrir une posi-
tion d’option par une position sur la
Billet à ordre [Fin.] devise. L’efficacité de la couverture
Effet de commerce par lequel une per- suppose une corrélation positive (voir
sonne (le souscripteur) s’engage à payer, coefficient delta) entre la variation du
à une autre personne (le bénéficiaire), cours de change et la variation de la
une somme déterminée, à une date prime. Toutefois le delta, qui est la
déterminée. À la différence de la lettre pente de la courbe d’évolution du prix
de change, l’initiative dans le billet à de l’option en fonction du cours de la
ordre appartient au tiré et non au tireur. devise, varie de 0 à 1 au fur et à mesure

73
Bla
que le cours comptant, d’abord très 3° Les options sont de type européen,
éloigné du prix d’exercice, se rapproche c’est-à-dire non exerçables avant la date
B pour être égal au prix d’exercice. La d’échéance.
variation du cours suit une loi normale 4° Le taux d’intérêt sans risque est sup-
(N) avec une moyenne et écart type s. posé connu et constant.
Sur ces bases, les formules de calcul des 5° L’action ne donne lieu à aucune dis-
primes sont : (x̄) tribution de dividendes au cours de la
durée de vie de l’option.
C × N ( d 2 ) E × N ( d2 ) 6° La variation relative du cours de l’ac-
=PA − tion suit une loi normale.
er1 ×t er2 ×t
Le modèle complexe présenté ci-dessus
pour l’option d’achat (call) : pour pour la valorisation d’un contrat d’op-
l’option de vente (put) : tion et élaboré à partir de ces différentes
hypothèses a rencontré des limites,
C(N(d1 ) − 1) E(N(d2 ) − 1) comme l’a montré la quasi-faillite en
=PV − 1998 de LTCM (Long Term Capital
er1 × t er2 × t
Management), un hedge fund lancé en
avec : 1994 et auquel étaient associés Myron
Scholes et Robert Merton (autre lauréat
2
Log(C / E ) [r2 − r1 + s / 2] t du prix Nobel). Malgré ces déboires, le
=d1 +
s t s t modèle sert toujours de base à de nom-
breux travaux pour valoriser les pro-
duits dérivés.
d=
2 d1 − s 2 t

s  = écart type des variations du cours Blake et Mouton


de la devise (volatilité). ➢➢ Grille du management.
C  = cours comptant de la devise.
Blanchiment (de l’argent, des profits
E  = prix d’exercice.
illégaux) [Fin./Dr.]
r1  = taux d’intérêt de la devise sur la
Opération qui consiste à transformer de
période t.
« l’argent sale » en créances afin de mas-
r2  = taux d’intérêt domestique sur la quer le caractère illégal de sa prove-
période t. nance.
t  = durée de l’option.
N  = fonction de densité cumulée de la Blue chip [Fin.]
loi normale. Valeur vedette dont la capitalisation
Le modèle de Black et Scholes s’appuie est très élevée. En 2008, on estime que
sur un certain nombre d’hypothèses. la capitalisation est supérieure à 3 mil-
1° Le marché est efficient : les cours liards d’euros. L’expression «  blue
reflètent toute l’information disponible. chip » trouve son origine dans la salle
2° Les frais de transaction, impôts et bleue de la Bourse de New York où
taxes, sont négligés dans le calcul des étaient cotées les principales valeurs
résultats. américaines.

74
Bon
BMTN [Fin.] Bon de réception [Log.]
Bon à moyen terme négociable. C’est, en Document provenant du service
France, un titre de créance négociable « réception » donnant une description B
sur le marché monétaire. détaillée des entrées en magasin à la
suite de commandes externes (à des
Bogof (ou Bogoff)  [Gest. comm.] entreprises fournisseurs) ou de com-
Acronyme de la technique de promo- mandes internes (produits fabriqués
tion « Buy one, get one free » (ou « buy par les ateliers de l’entreprise).
one, get one for free ») qui signifie : pour
un produit acheté, l’autre est gratuit. Bon de réintégration [Log.]
Document destiné à noter en détail les
Boîte à idées  [Gest. ress. hum.] retours en magasin d’articles non utili-
Système de suggestion permettant d’ob- sés par les services qui les ont demandés
tenir de la part des salariés des proposi- (y compris les retours des clients pour le
tions d’amélioration des techniques de service commercial).
productions ou de la qualité du produit.
Bon de sortie [Log.]
Bon de caisse [Fin.] Document utilisé pour constater les
Titre de créance remis à un prêteur. Il est sorties ordinaires de stocks. Il est rempli
utilisé généralement par les entreprises avec toutes les précisions utiles par les
et les banques afin de se procurer des services demandeurs (y compris les ser-
moyens de financement à court et vices commerciaux pour les produits
moyen terme (échéance de six mois à finis, marchandises… destinés aux
deux ans). clients) afin qu’ils puissent se procurer
Son avantage pour l’acquéreur réside les matières, fournitures, articles… qui
dans « l’anonymat » car seule la banque leur sont nécessaires pour leur activité.
connaît le créancier.
Bon de retour ou de refus [Log.]
Bon de capitalisation [Fin.] Document employé pour constater le
Titre financier. Il repose sur la capitali- retour de marchandises, matières,
sation annuelle des intérêts du (ou des) articles… aux fournisseurs, ou le refus
versement(s) effectué(s). Sa durée, dans de produits élaborés par les services de
la pratique actuelle, n’excède pas dix fabrication de l’entreprise, en raison de
ans. leur non-conformité avec les exigences
(de qualité par ex.) précisées lors des
Bon de livraison [Log.] commandes externes ou internes.
Document remis avec la marchandise
livrée par le vendeur à l’acheteur. Les Bon de souscription de parts de créateur
prix ne figurent pas sur cette pièce desti- (BSPC) [Fin.]
née au magasinier du client. Il est établi Bon conférant à des salariés et diri-
en deux exemplaires dont l’un, signé par geants le droit de souscrire une part du
l’acheteur, est conservé par le vendeur et capital de leur entreprise à un prix défi-
tient lieu de bon de réception. nitivement fixé lors de leur attribution.

75
Bon
Les gains réalisés lors de la cession des Bonification d’intérêt [Fin.]
titres acquis au moyen de ces bons En matière de crédit, certaines opéra-
B échappent entièrement au régime fiscal tions supportent des bonifications d’in-
et social des salaires et sont imposés térêt, c’est-à-dire que la banque accorde
selon le régime des plus-values de ces- des taux préférentiels à quelques clients.
sion de valeurs mobilières.
➢➢ Stock option. Bon matière [Log.]
Appelé aussi « bon de sortie de matières »,
Bon de souscription d’obligations [Fin.] ils désignent la matière à extraire du
Ces bons permettent de souscrire ulté- magasin, son emplacement de stockage, le
rieurement à une (ou à des) date(s) et à poste utilisateur. Ils tiennent lieu de pièce
un prix fixés à l’avance à des titres pré- justificative pour le magasinier. Ils sont
sentant les mêmes caractéristiques que établis par le bureau d’ordonnancement.
les obligations initiales.
Les marchés sont étroits, et le nombre de Bons du Trésor négociables (BTN) [Fin.]
bons traités faible, ce qui explique que la Bons du Trésor émis par adjudication
formule soit appelée à ne pas se perpétuer. pour des durées allant du très court
terme (13 semaines) jusqu’au moyen
Bon de travail [Compt.] terme (5 ans).
Document relevant les heures de travail
consacrées par différents salariés à une Bons IFS [Fin.]
commande, à un produit, à une série de Bons des institutions financières spécia-
produits. lisées admis au marché des titres de
créances négociables.
Boni de liquidation [Fin.]
Lors de la liquidation d’une société, le Bonus  [Gest. comm.]
solde de l’actif net social, après déduction Remise consentie dans la pratique com-
des apports correspond au boni de liqui- merciale, ainsi que lors du paiement
dation. Sauf dispositions particulières, le d’une prime d’assurance.
boni est réparti entre les actionnaires.
Book building [Fin.]
Boni de suractivité [Compt.] Forme de placement de titres par consti-
Différence entre le montant des charges tution d’un livre d’ordres d’intentions
fixes du coût complet réel et celui résul- d’achat. L’intention d’achat se distingue
tant de la méthode de l’imputation de la prise ferme (Angl. : bought deal),
rationnelle des frais fixes, qui sera pro- qui est l’autre forme de placement.
portionnellement plus important en cas
de suractivité. BoP (Bottom of the Pyramid) 
[Strat. Man. Gest. com]
Bonification  [Gest. comm.] Désigne le bas ou la base de la pyra-
Dans le langage commercial, la bonifi- mide économique mondiale. Celle-ci
cation est un rabais ou une remise sur stratifie la population mondiale selon
un prix marqué. les revenus moyens par tête : le sommet

76
Bra
de la pyramide identifie la population valeurs mobilières, les offres et
la plus aisée (0,5 milliard de personnes demandes relèvent donnent lieu à des
dispose d’un revenu supérieur à 100 $ contrats au comptant, contrats à termes B
par jour), le bas de la pyramide repré- (futures, forwards, option).
sente la population la plus pauvre (4,5 Les marchandises sur lesquelles portent
milliards de personnes ayant moins de les contrats peuvent être des matières
10 $ par jour). « BoP » est devenu un premières industrielles et agricoles :
qualificatif attribué aux populations, pétrole, nickel, blé, coton, sucre, etc.
aux pays, aux marchés, etc. pour signi- ➢➢ Marchandises.
fier leur situation de pauvreté ou d’ex-
trême pauvreté. En management Bourse des valeurs mobilières [Fin.]
stratégique, l’acronyme BoP a été asso- Marché où sont négociées et cotées les
cié à des stratégies menées par des valeurs mobilières inscrites à la cote. Les
entreprises qui conçoivent des produits entreprises, privées ou publiques, et
ou services à prix bas à destination des l’État au sens large, peuvent ainsi
plus démunis (jusqu’à dix fois infé- recueillir les capitaux nécessaires au
rieurs aux prix pratiqués dans les pays financement de leurs investissements.
développés). Ces stratégies BoP néces-
sitent le plus souvent des innovations Bovespa (indice) [Fin.]
d’offres et de process. Il s’agit en effet Indice de la Bourse des valeurs mobi-
de proposer des offres adaptées au lières de São Paulo (acronyme en portu-
besoin des plus pauvres en termes de gais qui donne Bovespa).
prix, de disponibilité, de compréhen-
sion d’usage, d’utilité d’usage, et Bowley (Duopole de)
d’autre part de reconfigurer les activi- ➢➢ Oligopole.
tés de la chaîne de valeur pour atteindre
l’ensemble de ces objectifs. Des straté- Box and Jenkins [Méth.]
gies BoP peuvent avoir aussi l’objectif Méthode utilisée pour la prévision des
d’inclure les plus démunis dans les chroniques s’appuyant sur des données
activités de la chaîne de valeur afin de passées et reposant sur une démarche
leur procurer une formation, un d’identification des composantes d’une
revenu, et ainsi espérer augmenter leur chronique, privilégiant, d’une part,
niveau de vie. l’utilisation des filtres «  différence 
»
pour parvenir à une estimation de la
Bought deal [Fin.] composante aléatoire, et d’autre part,
Trad. : Achat ferme, Prise ferme. l’utilisation des corrélogrammes et cor-
rélogrammes partiels pour identifier les
Bourse de commerce, Bourse de processus stationnaires.
marchandises [Env./Gén.]
Institution en un lieu physique ou vir- Brainstorming [Méth.]
tuel, qui a pour rôle d’organiser le fonc- Expression anglaise, littéralement
tionnement des marchés de biens et traduite par « assaut d’imagination ».
services. Comme pour les bourses des Elle consiste à réunir des individus de

77
Bra
l’entreprise invités à donner leur avis l’appréciation souveraine des tribu-
sur un sujet, afin d’exploiter au maxi- naux. L’état des techniques désigne l’en-
B mum les facultés d’imagination de cha- semble des informations (brevets,
cun et d’en tirer profit pour l’avenir. autres documents techniques ou com-
Terme français : Remue-méninges. merciaux, communications écrites ou
orales…) accessibles au public, de
Branche (accord de) manière écrite ou orale, antérieurement
➢➢ Accord de branche. à la date de dépôt d’une demande de
brevet et permettant d’apprécier la nou-
Branche (d’activité) [Env./Gén.] veauté et l’activité inventive d’une solu-
Ensemble des entreprises ou fraction tion technique.
d’entreprise d’un pays qui concourent à Ne sont pas brevetables :
la production d’un ensemble homogène −− les théories scientifiques, les modèles
de biens et services. mathématiques ;
−− les dessins et modèles ;
Branduit  [Gest. comm.] −− les jeux, les méthodes abstraites ;
Désigne un produit-marque, par −− les obtentions végétales, les races ani-
exemple : Frigidaire, Klaxon, Fermeture males ;
Éclair. −− les méthodes de traitement chirurgi-
cal ;
Brand switching  [Dr., Gest. comm.] −− les inventions contraires aux bonnes
Comportement d’infidélité d’un consom- mœurs ;
mateur qui procède à un changement de −− les logiciels d’ordinateur, mais le
marque lors de l’achat d’un produit. double click a pu être breveté en 2004.
Plus généralement, si l’objet revendiqué
Brevet d’invention  [Gest. prod.] apporte une réponse à caractère tech-
Titre de propriété industrielle conférant nique, la brevetabilité ne devrait pas être
un monopole d’exploitation temporaire déniée pour la simple raison qu’un pro-
(20 ans) qui, en contrepartie d’un paie- gramme d’ordinateur est impliqué dans
ment d’annuités, protège à la fois l’inven- la mise en œuvre comme c’est le cas, par
tion d’un produit ou d’un procédé de exemple, avec une machine à com-
toute reproduction et surtout les droits mande numérique.
de son ou de ses auteurs en cas d’exploi-
tation industrielle. Au delà des 20 ans, le Brevet européen  [Gest. prod.]
brevet tombe dans le domaine public et Titre délivré par l’Office européen des
chacun peut l’exploiter librement. brevets (OEB) au terme d’une procé-
Pour être brevetable, une invention doit dure d’examen unique. Le brevet euro-
être nouvelle (recherche d’antériorité péen produit les mêmes effets qu’un
qui peut représenter un coût élevé), ne brevet national dans l’ensemble des pays
pas découler de manière évidente de désignés.
l’état de la technique et être susceptible
d’application industrielle. L’apprécia- Brevetabilité
tion de la brevetabilité reste soumise à ➢➢ Brevet d’invention.
78
Bro
Brevets (Management stratégique des)  Bricolage, Bricolage entrepreneurial 
[Man. Strat.] [Gén.]
Le management des brevets implique Le concept de bricolage fait son appari- B
à la fois de mettre en place des critères tion vers le milieu des années 90 en
de décision concernant leur dépôt, sciences de gestion, irriguant des
leur extension à l’étranger, leur main- domaines aussi divers que le comporte-
tien ou leur abandon et de processus ment organisationnel, l’innovation, les
permettant d’assurer la mise en œuvre systèmes d’information ou l’entrepre-
de ces décisions, le plus souvent en neuriat. Trouvant son origine dans l’ou-
relation avec des conseils en propriété vrage de l’anthropologue français
industrielle. Il est à noter que le brevet Claude Levi-Strauss intitulé La Pensée
n’a pas seulement pour fonction de Sauvage, il décrit un art de faire avec les
protéger des caractéristiques des pro- moyens du bord, une forme d’ingénio-
duits ou procédés de production sité individuelle et collective apte à
d’une entreprise. Il peut parfois être maintenir en état des dispositifs organi-
utilisé pour gêner des concurrents, sationnels en crise mais aussi à même de
même quand l’invention brevetée générer des innovations. C’est en parti-
n’est pas utilisée, mais il peut aussi culier sous la désignation de « bricolage
être un moyen d’accès aux technolo- entrepreneurial » (Baker & Nelson) qu’il
gies des autres (via des accords de connaît un certain succès, en tant que
licences croisées), et plus globalement processus par lequel l’entrepreneur en
de préserver sa liberté d’exploitation phase de création mobilise son stock de
(la détention d’un portefeuille de bre- connaissances (ideational bricolage),
vets peut dissuader les attaques juri- son réseau de relations (network brico-
diques). C’est aussi un outil de lage) et son stock de ressources maté-
communication, de motivation du rielles (physical bricolage) plutôt qu’il
personnel de R&D, de veille technolo- ne cherche à accéder aux ressources qui
gique et de créativité. Enfin, en accor- seraient idéalement adaptées aux
dant des licences, une entreprise peut besoins de son projet.
utiliser ses brevets pour générer des
revenus directs. Souvent relativement Brief
secondaires dans les entreprises ➢➢ Campagne de communication.
industrielles, ces derniers peuvent
parfois être considérables et même Broker [Fin.]
représenter le fondement du modèle Trad. : Courtier.
d’affaires de certaines entreprises. Il ➢➢ Courtier.
est donc important de relier le mana-
gement des brevets à la stratégie de Brouillard [Compt.]
l’entreprise. Document servant à la notation des
opérations comptables au fur et à
Brick and mortar [Gén.] mesure qu’elles se présentent et qui
Entreprise traditionnelle (littéralement seront ultérieurement enregistrées dans
de briques et de mortier). les livres comptables officiels. De nos

79
Bru
jours le ruban de la caisse enregistreuse −− Salaire brut (salaire avant déduction
tient lieu de brouillard de caisse. Dans des cotisations de sécurité sociale).
B l’hôtellerie, on utilise l’expression −− Poids brut (le poids de l’emballage
« main courante ». n’est pas soustrait).
Contraire : Net.
Bruit (Ordre par le)  [Strat. man.]
Le principe d’ordre par le bruit a été BSC (Balanced Scorecard)
énoncé dans les années 50 par Von ➢➢ Tableau de bord prospectif.
Foerster, et a été renommé « complexité
à partir du bruit » par le biologiste H. Budget [Cont.]
Atlan dans les années 70. Pour obtenir État prévisionnel et limitatif des
un état stable et évoluer, un système dépenses et des recettes à réaliser au
« puise tout ou partie de l’information cours d’une période donnée par une
nécessaire dans le bruit (le désordre), unité économique. L’établissement d’un
c’est-à-dire dans une immense variété budget implique des choix, puis le res-
de signaux dépourvus de signification pect de ceux-ci lors de l’exécution, mais
au niveau global (…) ce qui a une signi- au préalable, une information sur l’ave-
fication à un niveau peut être du bruit à nir la plus satisfaisante possible est
un autre niveau et inversement  » nécessaire. La qualité de cette informa-
(Mélèse, 1979). C’est un principe d’au- tion dépend de la nature de l’unité éco-
to-organisation, engendré par l’ambi- nomique, de l’horizon temporel dans
guïté qui peut exister dans les relations lequel s’inscrit le budget. L’horizon d’un
qu’entretiennent entre elles à différents budget d’un ménage peut être d’un
niveaux les composantes d’un système. mois, celui d’une entreprise de trois
Selon J.-L. Le Moigne (1990) deux mois à un an, selon son activité et sa
conditions sont nécessaires à l’ordre par dimension. Celui de l’État est, en prin-
le bruit : cipe, d’un an, c’est la règle de l’annua-
−− que le système soit ouvert à des per- lité. Celui de la nation peut être d’un an
turbations aléatoires de son environne- ou de deux ans.
ment ; ➢➢ Budget de l’entreprise, Budget
−− que le système présente quelques flexible.
redondances internes, c’est-à-dire qu’il
existe des ressources qui ne soient pas Budget base zéro (BBZ) [Cont.]
toutes mobilisées par son fonctionne- Principe et méthode de construction
ment. budgétaire consistant à justifier chaque
poste budgétaire ; il s’agit d’éviter la
Brundtland (Rapport) reconduction automatique des budgets
➢➢ Développement durable. d’une année sur l’autre majorée de la
hausse des prix ou des coûts et de l’aug-
Brut [Méth.] mentation prévisible du niveau d’acti-
Utilisé pour désigner une grandeur vité. Ainsi, chaque responsable d’un
évaluée sans aucune déduction. budget doit montrer la nécessité des dif-
Exemple : férents moyens qu’ils demandent.

80
Bud
Budget de trésorerie [Fin.] sible de passer automatiquement de l’un
Instrument de prévision financière à à l’autre, quand l’hypothèse retenue en
court terme permettant de connaître premier lieu n’est plus conforme avec les B
mois par mois l’évolution de la position dernières informations disponibles. La
de trésorerie de l’entreprise. méthode des budgets flexibles permet
Le budget de trésorerie reprend l’en- donc à l’entreprise de s’adapter rapide-
semble des recettes et des dépenses. Elles ment aux circonstances.
sont classées en deux catégories : celles Le budget flexible ne doit pas être
liées à l’exploitation et celles hors exploi- confondu avec le budget variable qui est
tation, ces dernières étant les consé- un budget intégrant des variations
quences des politiques d’investissement d’origine externe telles que les prix.
et de financement de l’entreprise.
Les recettes d’exploitation proviennent Budgétisation avec compte de capital 
principalement des recettes sur ventes. [Compt.]
Les principales dépenses d’exploitation Procédure comptable qui tient compte
résultent des achats, des charges de des éléments d’actif autant que de passif.
personnel, des règlements de TVA et de État prévisionnel des recettes et des
diverses autres charges. dépenses de l’entreprise pour une
période donnée, généralement l’année.
Budget d’orientation [Cont./Strat.] Il peut être décomposé dans le temps,
Budget utilisé comme un moyen de par produits, par responsables, par
transmettre les stratégies et les pro- nature, etc.
grammes émanant de la direction, ainsi Il se décompose généralement en, budget
que comme un outil de diagnostic utile des ventes, budget de publicité, budget de
pour suivre les dépenses globales. Son production, budget des charges, budgets
caractère n’est pas contractuel, mais des approvisionnements, budget des
indicatif. investissements, budget de trésorerie.
Le budget des ventes est fait à la suite d’une
Budget étiré (Stretch budget)  étude de marché et de l’analyse d’un cer-
[Cont./Strat.] tain nombre d’informations écono-
Méthode de gestion qui consiste à fixer miques internes et externes à l’entreprise.
des cibles qui sont a priori inaccessibles, Le budget de production est établi en
mais l’entreprise investira des res- fonction du budget des ventes en tenant
sources additionnelles et facilitera la compte des capacités de production dis-
réorganisation nécessaire des processus ponibles.
en vue de les atteindre. Le budget des approvisionnements
dépend du précédent mais tient compte
Budget flexible [Cont.] des stocks disponibles et des délais de
Budget qui tient compte de plusieurs livraison.
hypothèses de niveau d’activité. Plu- Le budget des charges dépend des bud-
sieurs budgets sont établis, chacun cor- gets des ventes et de production. Il peut
respondant à une hypothèse différente. être fixe, échelonné ou flexible.
La flexibilité est réelle lorsqu’il est pos- ➢➢ Budget flexible.
81
Bud
Le budget des investissements est établi Bureaux [Gén.]
en fonction du budget de production. Désigne dans la théorie économique de
B Le budget de trésorerie regroupe en la bureaucratie, les organisations
tableaux périodiques la situation prévi- non-marchandes qui sont financées, au
sible des valeurs à réaliser et à payer. moins en partie, sur les fonds publics et
Le budget général est la synthèse de l’en- qui offrent un output global en échange
semble. Il comprend le compte de résul- d’un budget, opposées aux unités de
tat prévisionnel et le bilan prévisionnel. production qui produisent contre un
prix.
Budget publicitaire  [Gest. comm.] ➢➢ Weber (Max).
Le budget publicitaire correspond au
montant global d’investissement que
l’entreprise décide de consacrer à une Burns T., Stalker G.-M. (Théorie de) 
[Strat. man.]
telle activité. Les méthodes d’évaluation
du budget publicitaire se fondent sur les Sociologues anglais ayant travaillé dans
ressources disponibles, le pourcentage le cadre de la théorie de la contingence.
de chiffre d’affaires, l’alignement sur la Sur la base de leurs recherches cli-
concurrence ou sur les objectifs et les niques, ils ont établi que les structures
moyens. d’organisation dépendaient essentiel-
lement de l’incertitude de l’environne-
ment des entreprises, mesuré par la
Budgets financiers [Cont./Fin.]
fréquence des changements de la tech-
Ensemble des informations compre-
nique et du marché. Dans des condi-
nant l’état des résultats prévisionnels, le
tions d’environnement stables, la
budget de caisse, le bilan pro forma et
structure la plus efficace est de type
l’état de l’évolution prévisionnelle de la
mécanique. Ses caractéristiques sont
situation financière.
très proches de celles de l’organisation
bureaucratique de M. Weber. Lorsque
Build-Own-Operate [Dr.]
l’environnement est instable il est pré-
Contrat de concession dans lequel l’en-
férable de recourir à une structure de
treprise privée concessionnaire possède
type organique :
son investissement et en est responsable.
−− les définitions de tâches ne sont pas
figées ;
Bundle, Bundling  [Gest. comm.]
−− la participation de chacun va au-delà
Lot d’articles (littéralement paquet) des-
de ses limites de responsabilité ;
tiné à la vente dans le cadre d’une offre.
−− les communications internes et plus
particulièrement latérales sont très
Bureaucratie
nombreuses ;
➢➢ Crozier M., Weber (Max). −− la compétence est plus appréciée que
la loyauté.
Bureautique  [Gest. adm.]
Ensembles des machines, logiciels,
méthodes et processus qui concourent à Business intelligence
l’automatisation du travail de bureau. Syn. : Informatique décisionnelle.

82
BVP
Business model (modèle économique nant toute forme d’échange entre pro-
d’entreprise, modèle d’affaires) fessionnels.
Cadre décrivant la logique selon laquelle ➢➢ B2B, B to B. B
une entreprise crée de la valeur et la
redistribue entre les différentes parties Business to Consumer
prenantes. A. Osterwalder (http ://non- ➢➢ B2C, B to C.
linearthinking.typepad.com/nonli-
near_thinking/2008/07/the- Business to retail  [Gest. comm.]
business-model-canvas.html), présente Relations commerciales menées auprès
ce cadre sous la forme d’un canevas de 9 d’une cible de distributeurs/reven-
cases : proposition de valeur faite aux deurs.
clients, segmentation de la clientèle,
relation avec elle, canaux de distribu- Buy and sell back [Fin.]
tion, activités à maîtriser, ressources clés Technique consistant en l’achat spot et la
accessibles, réseaux de partenaires vente à terme simultanés d’un titre (ou
nécessaires, coût de la structure de l’en- vice versa). Elle est financièrement équi-
treprise, les flux de revenus. valente au REPO à taux fixe, mais s’en
distingue par les aspects juridiques.
Business plan
➢➢ Plan de développement commercial et Buy back  [Gest. comm.]
financier. Trad. : Achat en retour.

Business politics [Strat.] Buzz, Buzzing  [Gest. comm.]


Expression anglaise pour politique Bruit autour d’un sujet de communica-
d’entreprise. tion qui accroît sa notoriété. Technique
➢➢ Politique, Politique générale de l’en­ de communication consistant à inciter
treprise. une personnalité en vue à utiliser une
marque ou un produit lors de soirées
Business strategy [Strat.] VIP et de susciter ainsi un effet de
Expression anglaise pour stratégie d’en- bouche-à-oreille.
treprise.
➢➢ Stratégie, Stratégie de groupe. BVP  [Gest. comm.]
Bureau de vérification de la publicité. Il
Business to Business (B to B)  [Gest. comm.] est devenu en 2008 l’ARPP (Autorité de
(D’entreprise à entreprise). Expression régulation professionnelle de la publi-
utilisée en marketing industriel concer- cité).

83
C
le CAC 40, et des contrats d’options
négociables portant sur le CAC 40.

Cadre  [Gest. ress. hum.]


Salarié exerçant un poste de responsabi-
lités dans l’entreprise ou dans la fonc-
tion publique. Il dispose généralement
d’une formation supérieure, mais des
salariés sans diplôme de l’enseignement
supérieur peuvent accéder à un emploi
de cadre grâce à leurs capacités.
C (Quatre, 4)  [Gest. comm.] ➢➢ Catégorie socioprofessionnelle.
Expression mnémotechnique proposée
par Robert Lauterborn comme élé- CAF (Coût, assurance et fret) ou CIF
ments du plan de marchéage (marke- (Cost, Insurance and Freight)
ting mix) qui se seraient substitués au ➢➢ Incoterms.
4P (produit, prix, place, promotion)
entre 1960 et 1990 : Cahier des charges  [Gest. adm.]
−− client (désirs, besoins) ; Ensemble des conditions imposées dans
−− communication ; le cadre des concessions par le concé-
−− convenance pour l’acquisition du dant (maître d’ouvrage) et que doit
produit ; respecter le concessionnaire (maître
−− coûts pour satisfaire ces besoins. d’œuvre).
Par extension, dans le langage courant,
CAC (Indice) [Fin.] le cahier des charges est l’ensemble des
Indice boursier de la bourse des valeurs conditions ou contraintes liées à la réali-
de Paris conçu en juin 1988 par la sation d’un certain ouvrage ou d’une
Société des bourses françaises (SBF). prestation.
L’indice CAC 40 (Cotation assistée en
continu), avec une base 1 000 fin 1987, Caisse (Crédit par) [Fin.]
porte sur 40 valeurs du premier marché Terme de comptabilité correspondant à
parmi les cent premières capitalisations des avances ou des prêts accordés par
boursières françaises, relevant de tous une entreprise à un client.
les secteurs économiques. Il est pondéré
par la capitalisation boursière des Calcul à la marge [Méth.]
valeurs entrant dans sa composition. Calcul conduisant à apprécier l’in-
Cependant, suite à la constitution de la fluence d’une petite variation d’un des
bourse paneuropéenne Euronext, le cri- facteurs, tous les autres restants fixes,
tère de la pondération reposant sur le sur un résultat.
flottant entre en vigueur fin 2003.
L’indice CAC 40 sert de support à des Calcul des besoins  [Gest. prod.]
contrats à terme. Il existe aussi un Dernière étape d’un système de planifi-
contrat d’option à maturité longue sur cation de la production conduisant à

84
Cam
l’élaboration du programme des CAMM (Customer Attributes
besoins en matières et composants. Management Method)  [Gest. comm.]
➢➢ MRP, Planification de la production. Méthode d’évaluation des attributs
d’une offre reposant sur des interviews
Calcul économique [Méth.] en profondeur de clients auxquels sont C
Ensemble des opérations effectuées par proposés des arbitrages simples.
un agent afin de comparer les coûts et
les avantages liés à une action quel- Campagne (Crédit de) [Fin.]
conque. La « campagne » est un cycle complet
d’une entreprise à caractère saisonnier,
Californien (Modèle)  [Gest. ress. hum.] depuis l’achat des matières premières
Terminologie du courant de l’économie jusqu’à la revente. Les exploitations
de la régulation (Danielle Leborge et agricoles, les fabricants de jouets, les
Alain Lipietz) pour désigner un mode sucriers, les conservateurs, constituent
nouveau d’organisation du travail se les principales activités qui connaissent
caractérisant par une implication du tra- ce phénomène de cycle.
vailleur négociée de manière individuelle. Ces entreprises sont confrontées à des
➢➢ Fordisme, Taylorisme. problèmes délicats de trésorerie. Elles
dépensent sur une longue période et
Call [Fin.] font une importante recette en un court
Terme anglais signifiant Option d’achat. moment. Cette caractéristique justifie
➢➢ Monep, Option. l’existence du crédit de campagne.
Celui-ci peut être une avance en compte
Call center (Centre d’appel)  [Gest. comm.] courant, un crédit mobilisé, un crédit
Unité économique (qui peut être un documentaire, un crédit contre effet de
service interne à une entreprise ou une commerce (billet à ordre, lettre de
entreprise à part entière) spécialisée change, warrant).
dans le traitement et le suivi des appels
téléphoniques entrants suite à des opé- Campagne de communication 
rations marketing et/ou dans l’activa- [Gest. comm.]
tion via des appels téléphoniques de Une campagne de communication aussi
clients effectifs ou potentiels (pros- bien institutionnelle que publicitaire
pects), en vue de vendre un produit ou met en relation un annonceur et une
service, collecter des informations, agence de communication et elle est
effectuer une étude de marché, etc. destinée à un public précis en vue de
modifier le comportement de celui-ci.
Call of more Elle se déroule durant une période
➢➢ Option du double. donnée et recourt à plusieurs types de
supports (média et hors média) et tech-
Cambiste  [Fin./Rel. int.] niques de communication (relations
Terme boursier désignant un agent qui publiques, exposition, réunion d’infor-
effectue des opérations de change et de mation, communiqué de presse, etc.).
trésorerie en devises. La campagne de communication

85
Can
efficace prend appui sur le brief, qui est même, lorsque deux zones de chalan-
un document précisant le public cible, dise se recouvrent partiellement, le
les comportements cibles et les objectifs ­phénomène de cannibalisation est pos-
de communication. sible. On parle de zone de cannibalisa-
C tion pour la zone de recouvrement. Le
Canal de distribution  [Gest. comm.] phénomène peut être appliqué aux
Combinaison des intermédiaires utili- points de ventes de la même enseigne. Il
sés pour rendre disponible un produit s’observe aussi aux marques d’un même
sur le marché. type de produit d’une entreprise
➢➢ Distribution (Commerce). ­donnée.

Candidathèque  [Gest. ress. hum.] Cap [Fin.]


Syn : CVthèque. Cap, Floor, Collar sont des opérations
Base de données de candidatures à un sur les marchés des options qui ont pour
emploi. Les candidathèques se sont but de se prémunir contre une hausse
développées sur le réseau Internet. Elles ou une baisse de taux moyennant une
regroupent les curricula vitae de candi- prime.
dats. L’intérêt d’une base de donnée Le cap permet à l’acheteur de s’assurer
structurée est de permettre des un taux plafond correspondant à un
recherches multicritères : âge, forma- coût d’endettement maximal qu’il ne
tion, langues parlées, expériences, possi- souhaite pas dépasser, compte tenu du
bilité de déplacement à l’étranger, etc. montant de la prime, et tout en conser-
vant le bénéfice d’une baisse de taux
Cannibalisation (produit, canal, point éventuelle.
de vente, chalandise, clientèle, Le floor est l’opération opposée au cap.
marque)  [Gest. comm.] Le collar est la combinaison de l’achat
D’un certain point de vue, la cannibali- d’un cap et de la vente d’un floor, per-
sation produit est l’augmentation des mettant de garantir un taux d’intérêt à
ventes d’un produit au détriment d’un l’intérieur d’une fourchette définie par
autre proposé par la même entreprise. le taux plafond (cap) et le taux plancher
D’un autre point de vue le mot désigne (floor).
la chute des ventes, voire la disparition,
d’un produit engendrée par un autre Capacité (de production)  [Gest. prod.]
produit de la même entreprise. Par Synonyme de potentiel de production.
extension, on parle de la cannibalisation Elle se mesure par le volume maximal de
canal pour le développement d’un canal produits (extrants) qu’il est possible
de vente pour une entreprise qui se fait d’obtenir dans une structure ou un
au détriment d’un autre canal plus cadre donné.
ancien. Ce phénomène est quelquefois
désigné par l’expression de cannibalisa- Capacité d’absorption (Absortive
tion de clientèle, comme par exemple le capacity)  [Strat. man.]
développement du drive au détriment Concept développé par M. D. Cohen et
de la fréquentation du magasin. De D. Levinthal (1990) pour expliquer que

86
Cap
la capacité d’une firme à reconnaître la Capacité productive  [Gest. prod.]
valeur d’une information externe nou- Ressources directement engagées dans
velle et sa capacité à l’exploiter la fabrication d’un produit ou la presta-
dépendent de la base de connaissances tion d’un service.
dont elle dispose déjà dans le même C
domaine. Une faiblesse d’investisse- Capacités [Strat.]
ment dans une zone d’expertise particu- Dans l’approche par les ressources
lière compromettrait la capacité future à (resource based view), les capacités
développer une compétence technique désignent des configurations particu-
dans ce domaine. Ainsi, l’apprentissage lières de ressources et de compétences,
connaîtrait une dépendance de sentier permettant à l’entreprise de faire face
et serait alors essentiellement localisé. aux changements de l’environnement.
On remet alors en cause la vision épidé- Pour développer des capacités, l’entre-
miologique de l’innovation. prise doit construire, intégrer voire
reconfigurer des ressources et des com-
Capacité d’autofinancement (CAF)  pétences.
[Fin.]
Flux de liquidités potentiel sécrété au Capacité théorique  [Gest. prod.]
cours d’un exercice et imputable à l’acti- Volume maximal de produits (extrants)
vité globale de l’entreprise. La CAF qu’une entité peut produire en fonction
mesure l’aptitude de l’entreprise à de l’hypothèse selon laquelle il n’y a
financer par ses propres ressources le aucun arrêt de production, aucun gas-
paiement des dividendes de l’exercice, pillage, etc.
les investissements et le remboursement
des emprunts. Elle permet également Capital [Gén.]
d’estimer la capacité de rembourse- Étymologiquement, vient du latin capi-
ment, mesurée par le ratio Dettes finan- talis, dérivé du caput qui veut dire tête,
cières stables/CAF. Définie par le Plan chef.
comptable général, la CAF est calculée, Il désigne originellement le principal
soit de manière soustractive à partir de d’une dette, c’est-à-dire une somme
l’excédent brut d’exploitation, soit de placée qui procure des intérêts et, par
manière additive à partir du résultat net extension, tout patrimoine ou richesse
de l’exercice. susceptible de procurer un revenu. C’est
un stock, par opposition aux flux tels
Capacité d’endettement [Fin.] que la production, le revenu, la consom-
Concept qualitatif pour certains (Taba- mation, etc., qui se constitue par inves-
toni), quantitatif pour d’autres et indi- tissement ou accumulation. Il existe
quant, dans ce cas, la capacité de plusieurs classifications des capitaux.
remboursement des dettes mesurée Plus positivement le capital désigne à la
notamment par la capacité d’autofinan- fois le stock des infrastructures et des
cement, c’est-à-dire le rapport entre les équipements utilisés à des fins de pro-
dettes à plus d’un an et la marge brute duction (actif immobilisé ou actif fixe)
d’autofinancement (cash-flow). et les fonds (capitaux propres, réserves)

87
Cap
permettant le financement de ce capital Capital coté [Fin.]
défini en termes d’infrastructures et Synonyme de capital ouvert et corres-
d’équipement. pondant aux sociétés cotées en Bourse
des valeurs mobilières qui font appel
C Capital amorçage [Fin.] public à l’épargne. L’expression en
Opération en capital investissement anglais est public equity.
consistant en apport en capital, en
réseaux, etc. pour le lancement d’un Capital développement [Fin.]
projet entrepreneurial fondé sur la mise Opération en capital investissement
au point d’un prototype avant son consistant en apport en capital aux
industrialisation, qui exigera quant à entreprises généralement non cotées qui
elle le recours à d’autres formes de capi- ont un besoin de financements addi-
tal investissement : du capital-risque et tionnels en vue d’assurer dans de bonnes
du capital développement. conditions leur croissance interne
(financement du besoin en fonds de
Capital appelé [Fin.] roulement) et/ou leur croissance
Partie du capital qui n’a pas encore été externe.
libérée lors de la souscription et dont le
versement est réclamé aux actionnaires. Capital économique [Fin.]
Syn. : Actif économique.
Capital circulant-fixe
➢➢ Actif circulant, Actif stable. Capital fermé
➢➢ Capital investissement, Capital non
Capital clientèle coté.
➢➢ Capital immatériel
Capital humain de l’entreprise
Capital comptable, technique, ­social  ➢➢ Capital immatériel
[Gén.]
Distinction courante. Le capital tech- Capital immatériel [Gén.]
nique désigne l’ensemble des biens de Ensemble des éléments non moné-
production fixes et circulants, variables taires et non tangibles dans une organi-
et constants, matériels et immatériels, sation, partiellement appréhendé d’un
réels et monétaires. point de vue comptable par l’expres-
Le capital comptable est l’ensemble des sion actif immatériel. Il s’agit de la
valeurs, que la pratique de l’amortisse- combinaison des actifs intangibles, des
ment rend constant. savoirs, des connaissances, des compé-
Le capital social, ou capital juridique, est tences individuelles et des technologies
l’ensemble des droits qui donnent lieu à qui participent dans l’entreprise à la
une rémunération sans travail et repré- production de la richesse et permettent
senté par la valeur des apports en nature, avoir un avantage concurrentiel sur le
en numéraire et en industrie faits à l’en- marché.
treprise d’une façon permanente par les Le capital immatériel est présent dans
propriétaires ou associés. trois dimensions de l’entreprise- son

88
Cap
personnel, ses structures et ses clients, se Capital libéré et non libéré [Fin.]
traduisant respectivement par un capi- Capital libéré : part du capital souscrit
tal humain, un capital structurel ou mis à la disposition de l’entreprise par les
organisationnel et un capital relation- associés.
nel, dont fait partie le capital clientèle. Au contraire le capital non libéré est la C
Le capital humain désigne l’ensemble partie souscrite également mais dont
des talents, savoirs explicites et impli- l’entreprise n’a pas exigé le versement
cites des membres du personnel (capa- immédiat. Dans ce cas, l’entreprise peut,
cités individuelles, connaissances, à tout moment, faire appel au versement
expériences…) du solde dû.
Le capital structurel ou capital organisa-
tionnel correspond aux routines et aux Capital marque  [Gest. comm.]
structures de l’organisation qui per- Effet positif de la marque sur le prix que
mettent aux employés d’être efficaces et le client accepte de payer lorsqu’il
efficients connaît la marque apposée sur un pro-
Le capital relationnel désigne les rela- duit ou à un service donné.
tions de l’entreprise avec les acteurs
externes tels que les fournisseurs, les
Capital non coté [Fin.]
actionnaires, les partenaires externes, les
Synonyme de capital fermé et désignant
alliances, mais aussi les clients.
les sociétés non cotées à la Bourse des
valeurs mobilières. L’expression anglaise
Capital innovation [Fin.]
est private equity.
Expression qui désigne le financement
➢➢ Capital investissement.
du développement et la commercialisa-
tion des premiers produits de l’entre-
prise à sa création. Capital organisationnel
➢➢ Capital immatériel.
Capital investissement [Fin.]
Opération financière qui consiste à Capital ouvert
prendre une participation générale- ➢➢ Capital coté, Société cotée.
ment dans des sociétés non cotées en
Bourse des valeurs mobilières, dites Capital propre
encore sociétés au capital fermé. L’inves- ➢➢ Capitaux propres.
tisseur du capital investissement inter-
vient à différents stades de la vie de
Capital relationnel
l’entreprise : en amorçage, en dévelop-
pement et en transmission. Le capital
➢➢ Capital immatériel.
investissement (private equity) corres-
pond aux activités de capital-risque et Capital retournement [Fin.]
de LBO. Institution financière spécialisée dans la
reprise et le redressement des entre-
Capital juridique prises en difficulté.
➢➢ Capital social. Syn. Fonds de retournement

89
Cap
Capital-risque, Capital ­retournement  grande entreprise (trade sale), il donne
[Fin.] des conseils de nature stratégique aux
Fonds d’investissement en capitaux dirigeants des entreprises de son porte-
propres spécialisé dans le financement feuille.
C d’activités spéculatives, les activités
nouvelles, les opérations à rique élévé. Capital social [Fin./Socio.]
Les spécialistes de capital-risque consi- 1° Du point juridique et comptable :
dèrent que cette activité a existé de tout montant des apports en numéraires
temps. Le financement par Isabelle et (espèces monétaires), en industrie (tra-
Ferdinand d’Espagne de l’expédition de vail) et en nature (valeur des biens, des
Christophe Colomb constitue la réfé- brevets…) faits à une société lors de sa
rence historique classique. En effet, un constitution et de leurs accroissements
certain nombre d’ingrédients du capi- ultérieurs. Le capital social figure au
tal-risque moderne sont déjà rassem- passif du bilan, c’est-à-dire qu’il corres-
blés. L’aventure demande du temps et de pond à une dette de l’entreprise à l’égard
l’argent avant de devenir, éventuelle- de ses propriétaires. Il constitue un élé-
ment, un succès. Son financement est à ment du capital propre avec les réserves
haut risque. Accordé sans garantie, il est (➢ Capitaux propres).
assis sur la réputation du « capitaine » et Syn. : Capital juridique.
motivé par la perspective de résultats 2° Du point de vue sociologique, dans la
extraordinaires. conception de P. Bourdieu : ensemble
Pour le grand public, aujourd’hui, ce des réseaux de relations sociales dont
mode de financement est associé aux peut profiter un individu.
nouvelles technologies et à des réussites
célèbres : Apple, Intel, Microsoft. Il est Capital structurel
devenu l’affaire de spécialistes qui ➢➢ Capital immatériel.
reçoivent d’autres acteurs financiers, les
investisseurs institutionnels, un man- Capital technique
dat pour apporter des capitaux à de ➢➢ Capital comptable, Capital technique,
jeunes entreprises innovantes. Le capi- Capital social.
tal-risque peut se définir ainsi : c’est
une source de financement en fonds Capital technologique
propres qui concerne un nombre très ➢➢ Patrimoine technologique.
restreint d’entreprises nouvelles et
non-cotées. Le capital-risqueur est un Capitalisation [Fin.]
intermédiaire financier original : il se 1° Opération consistant à l’incorpora-
positionne entre l’investisseur institu- tion d’intérêts pour la constitution ou
tionnel et l’entreprise, sa rémunération l’accroissement d’un capital déjà exis-
vient essentiellement de la plus-value tant ; on parle dans ce cas d’anatocisme.
réalisée lorsqu’il revend la prise de par- 2° Système de gestion des capitaux dans
ticipation sur un marché financier spé- le domaine de l’assurance-vie ou des
cialisé dans les valeurs de croissance caisses de retraite, s’opposant au sys-
(NASDAQ, AIM, Alternext) ou à une tème de répartition.

90
Cap
Capitalisation (Société de) [Fin.] qui recouvre l’ensemble des biens utili-
Sociétés ayant pour objet d’effectuer des sés par l’entreprise qu’elle en soit pro-
placements dans le public, rembour- priétaire ou locataire.
sables soit à dates fixes, soit à des dates
tirées au sort. Ces sociétés fonctionnent Capitaux permanents nécessaires à C
à l’image des compagnies d’assu- l’exploitation (CPNE) [Fin.]
rance-vie, mais sans offrir de garantie. Notion utilisée dans les formules d’éva-
luation des entreprises pour désigner les
Capitalisation boursière (ou Valeur ressources permanentes affectées aux
boursière) [Fin.] biens et fonds engagés dans l’exploita-
Estimation d’une entreprise obtenue en tion. Cette notion est la contrepartie au
multipliant la valeur de ses actions niveau des ressources de l’entreprise de
cotées en Bourse par le nombre des celle d’actif économique.
actions. Les capitaux permanents nécessaires à
l’exploitation sont utilisés pour l’éva-
Capitaux empruntés [Fin.] luation goodwill. On calcule ce dernier
Ensemble des moyens financiers mis à la en actualisant le super-bénéfice obtenu
disposition d’une entreprise par des par différence entre le bénéfice dégagé et
tiers (sous forme de prêts) donnant lieu la rémunération jugée normale des
à intérêt fixe. Il s’oppose au capital- capitaux permanents nécessaires à l’ex-
risque dont le coût et la rémunération ploitation.
sont liés au résultat positif ou négatif de ➢➢ Valeur substantielle brute.
l’entreprise.
Capitaux propres [Fin.]
Capitaux engagés [Fin.] Sommes engagées par les fondateurs et
Ensemble des moyens d’exploitation actionnaires d’une entreprise à l’exclu-
mis en œuvre dans l’entreprise ou dans sion des dettes et emprunts à moyen et
une partie de l’entreprise (établisse- long terme, et comprenant :
ment, division, centre de rentabilité ou −− le capital social ;
d’investissement…) pour réaliser son −− les primes d’émission d’action ;
activité quels que soient leur rangement −− les réserves ;
dans le bilan (actif immobilisé ou actif −− le report à nouveau positif ;
circulant) ou leur degré d’acquisition −− les fonds de renouvellement ;
(achat ou location). −− les profits, jusqu’à leur répartition ;
−− les écarts de réévaluation ;
Capitaux investis [Fin.] −− les plus-values réalisées à l’occasion
Montant des capitaux engagés dans l’ac- de certaines opérations (fusion, etc.) ;
tivité productive sous forme d’immobi- −− les subventions d’investissements.
lisations (corporelles, incorporelles et Les capitaux propres, ou fonds propres
financières) et dans le cycle d’exploita- désignent ainsi les ressources de l’entre-
tion (besoin en fonds de roulement). prise – autofinancement – ou de ses pro-
La notion de capitaux investis est plus priétaires – apport en numéraire des
restreinte que celle d’actif économique actionnaires. L’ampleur des capitaux

91
Cap
propres influe sur la solvabilité de l’en- Carry-back
treprise, sur sa capacité à régler ses ➢➢ Report du déficit.
dettes et sur son indépendance finan-
cière. Carte cognitive  [Méth./Gest. ress. hum.]
C Mode de représentation du discours
Capitaux stables d’un individu mettant en évidence les
➢➢ Capitaux permanents. concepts utilisés et les liens, notamment
de causalité, unissant ces concepts.
Capitaux tournants Elle sert, entre autres, à révéler la vision
➢➢ Actif circulant. ou le paradigme des cadres dirigeants
d’une entreprise et à communiquer, de
Capping (Taux de)  [Gest. comm.] façon à les faire partager, ces schémas
Sur Internet, nombre d’affichages d’un fondamentaux de réflexion.
bandeau par visiteur. Il nécessite l’utili-
sation de cookies. Carte d’exportateur  [Rel. int.]
Instituée par un décret du 10 août
Capture de la réglementation [Strat.] 1957, la carte d’exportation a pour
Situation dans laquelle le régulateur est objectif de développer la mentalité
dépendant de l’opérateur, en raison d’exportateur chez les dirigeants des
d’une asymétrie d’information ou de la grandes entreprises françaises. Cette
dépendance des agents contrôleurs carte octroie en effet à ses détenteurs de
eux-mêmes vis-à-vis de l’opérateur nombreux avantages financiers, fis-

perspective de carrière dans l’entre- caux, chaque fois que des ventes à
prise). l’étranger sont réalisées par des natio-
naux.
Caractéristiques de distribution
statistique [Méth.] Cartel  [Rel. int./Gén.]
Une distribution statistique (appelée Association ou entente horizontale
aussi sous certaines conditions série sta- d’entreprises de même nature, mettant
tistique) est le résultat d’une mise en en commun certains services ou cer-
ordre de données observées. Cette mise taines politiques dans le but de contrô-
en ordre peut consister par exemple, à la ler un marché, une zone, un produit et
constitution d’une ou plusieurs classes de pratiquer un système de prix hors
de valeurs identiques (n valeurs obser- concurrence. Les entreprises restent
vées). toutefois indépendantes les unes des
La caractéristique d’une distribution autres, juridiquement.
statistique est représentée par une
valeur type représentative pour per- Cash, cash and carry [Gén.]
mettre des comparaisons avec une ou 1° En gestion commerciale, achat ou
plusieurs autres séries de même nature. vente de marchandises ferme ou au
Les caractéristiques d’une distribution comptant. (Trad. : Payer et prendre).
pouvant ainsi être : la médiane, le mode, Très utilisé aux États-Unis, ce terme se
le quartile, la moyenne… répand en France, sous deux aspects :

92
Cat
−− paiement cash : paiement au comp- On définit par ailleurs la notion de cash
tant en totalité ; flow disponible ou cash flow libre qui
−− magasin cash : contraction de cash désigne le flux de trésorerie disponible.
and carry – magasin d’approvisionne- Il est obtenu de la manière suivante :
ment (épicerie en gros) où les détail- Cash flow disponible = Excèdent brut C
lants viennent se fournir eux-mêmes, d’exploitation − Frais financiers + Pro-
dans le style des supermarchés. duits financiers − Participation des
2° En finance, opérations d’arbitrage salariés − Impôt sur Sociétés +/– varia-
par achat des titres au comptant et vente tion du besoin en fonds de roule-
simultanée des contrats à terme corres- ment − remboursement en capital des
pondants en vue de bénéficier des déca- emprunts
lages de cours.
3° Cash market : marché au comptant. Cash flow libre, Cash flow disponible
➢➢ Cash flow.
Cash back  [Gest. comm.]
Trad. : Achat en retour. Casseur de prix
Syn. : Discompteur spécialisé.
Cash flow [Fin.]
Trad. : Marge brute d’autofinancement. Castors
Se réfère au solde des entrées et sorties ➢➢ Coopérative
de fonds dans l’entreprise. Le cash flow
brut comprend : Catégorie socioprofessionnelle (CSP)
−− amortissement ;  [Gén.]
−− impôt sur bénéfice ; Ensemble d’individus ayant la même
−− bénéfice net après impôt ; activité professionnelle (commerce,
−− provisions non exigibles. agriculture, fonction publique, etc.), le
L’étude du cash flow permet d’éclairer la même statut (patron, salarié…) en dis-
politique d’autofinancement de l’entre- tinguant éventuellement les niveaux de
prise. Pour cela, on peut aussi distin- formation. En France, l’INSEE, à l’ori-
guer : gine de la nomenclature CSP en 1954, a
−− le cash flow opérationnel découlant remplacé celle-ci par celle des profes-
des dépenses et encaissements occasion- sions et catégories socioprofessionnelles
nés par la conduite même de l’entre- (les PCS) en 1982, comprenant huit
prise ; grandes catégories subdivisables en
−− le cash flow extra-opérationnel vingt-quatre postes, puis quarante-deux
découlant d’entrées et sorties de fonds postes plus fins.
provenant d’opérations occasionnelles ; 1° Agriculteurs exploitants.
−− le cash flow actualisé permettant en 2° Artisans, commerçants, chefs d’en-
cas d’investissement de choisir par treprise.
exemple entre plusieurs équipements. 3° Cadres, professions intellectuelles
Le pré-tax cash flow, quant à lui est la supérieures.
différence entre la marge d’exploitation 4° Professions intermédiaires (ensei-
et les charges de gestion générale. gnement, santé, fonction publique,

93
Cat
administration, commerce des entre- Cautions de marché [Ass.]
prises, techniciens, contremaîtres, Le crédit-caution et l’assurance-crédit
agents de maîtrise). sont des techniques associées sur le mar-
5° Employés. ché intérieur et international. Les cau-
C 6° Ouvriers (y compris ouvriers agri- tions sont demandées pour se prémunir
coles). contre l’insolvabilité des intermédiaires,
7° Retraités. entreprises ou acquéreurs particuliers
8° Autres personnes sans activité profes- (crédit à la consommation). L’assu-
sionnelle. rance-caution concerne les ventes de
biens d’équipement à l’étranger et les
Category buster (Discompteur spécialisé) opérations de transferts technologiques,
  [Gest. comm.]
tels que les livraisons d’usines clés en
Magasin spécialisé dans une catégorie main.
de produits, dont l’objectif est d’élimi-
ner la concurrence en pratiquant des Cavalerie (Effet de)
marges très faibles. La commission de ➢➢ Effet de cavalerie.
terminologie (liste officielle publiée au
J.O. du 12 mai 2000) propose la CBO (Collateralised Bond Obligations)
­traduction «  discompteur spécialisé ».  [Fin.]
C’est donc un casseur de prix dans des Catégorie de CDO où le portefeuille
­catégories particulières de produits. sous-jacent est composé d’obligations.

C-commerce (Collaborative commerce)


Category killer (Casseur de prix)    [Gest. comm.]
[Gest. comm.]
Commerce collaboratif ou communau-
Grande surface spécialisée pratiquant taire, facilitant la gestion des achats et
des prix très agressifs pour dominer le des approvisionnements par des
marché dans une zone de chalandise échanges d’informations au sein d’une
donnée. communauté.

Caution, Cautionnement [Fin.] CDD, CDI  [Gest. ress. hum.]


Caution  : du latin cavere « prendre Sigles pour contrat (de travail) à durée
garde ». déterminée et contrat (de travail) à
Engagement pris par une personne de durée indéterminée.
satisfaire à une obligation souscrite par Dans d’autres contextes, le CDD désigne
une autre personne en cas de défaillance un disque compact interactif, et le CDI
de celle-ci. Expression : se porter cau- peut être un centre de documentation et
tion de quelqu’un. d’information d’une organisation.
Cautionnement : somme d’argent ou
valeur déposée en garantie d’une obli- CDO (Collateralised Debt Obligations)
gation contractive (peut se confondre  [Fin.]
avec gage). Titres représentatifs de portefeuilles
➢➢ Acceptation. d’instruments ou d’actifs financiers de

94
Cen
nature diverse destinés au transfert de l’indemniser en cas d’événement de cré-
risque de crédit par une institution dit sur l’entité référencée par le contrat.
financière. Comme c’est souvent le cas
dans les opérations de titrisation, les CECEI (Comité des établissements
CDO combinent généralement trois de crédit et des entreprises C
mécanismes : d’investissement) [Fin.]
−− la construction d’un portefeuille de Autorité administrative collégiale dont
référence composé de créances ban- le rôle est de délivrer des agréments, des
caires et/ou d’instruments financiers autorisations ou des dérogations aux
négociables (obligations, autres titres de établissements de crédit et aux entre-
créances…) et/ou de dérivés de crédit ; prises d’investissement qui souhaitent
−− la déconnexion entre le risque de cré- exercer leurs activités en France. Il est
dit du portefeuille et celui de l’initiateur aussi chargé de gérer les procédures
du montage via le recours à un véhicule d’exercice du libre établissement et la
ad hoc qui peut être en France, un fonds libre prestation de service au sein de
commun de créances ; l’Espace économique européen.
−− le découpage en plusieurs
tranches − senior, mezzanine, equity − de Centrale d’achat
l’émission des CDO adossés à ce porte- ➢➢ Achat (Centrale d’).
feuille. À ce découpage correspond une
hiérarchie décroissante quant aux droits Centrale de bilans [Fin.]
des différentes tranches émises sur les Source d’informations utilisée en ana-
revenus tirés des actifs ou des dérivés de lyse financière pour la réalisation de
crédit sous-jacents, mais symétrique- comparaisons intrasectorielles. Les
ment les niveaux de risque sont crois- documents publiés par une centrale de
sants. bilans permettent de comparer les per-
D’après Olivier Cousseran et Imène formances d’une entreprise particulière
Rahmouni, «  Le marché des CDO. en les rapprochant des ratios établis à
Modalités de fonctionnement et impli- partir de la centralisation des docu-
cations en termes de stabilité finan- ments individuels.
cière », Revue de la stabilité financière,
n° 6, Banque de France, juin 2005. Centralisation-décentralisation 
[Gén./Dr.]
CDO 2 (CDO de CDO) [Fin.] 1° La centralisation est l’exercice du
Catégorie de CDO où le portefeuille pouvoir de décision dans un système
sous-jacent est lui-même composé de hiérarchique, par l’échelon supérieur de
tranches de CDO. cette hiérarchie ou par des autorités
médiatement ou immédiatement sou-
CDS (Credit Default Swap) [Fin.] mises à cet échelon supérieur.
Contrat financier bilatéral par lequel un 2° La décentralisation est un système
acheteur de protection paie périodique- dans lequel une collectivité humaine ou
ment une prime en échange de l’engage- un service disposent d’une autonomie
ment du vendeur de protection à de décision vis-à-vis d’un organe

95
Cen
central ayant une fonction de fédérateur Centre d’appel (Call center) 
des différentes collectivités humaines [Gest. comm.]
du territoire ou des différents services Structure interne (service) d’une orga-
de l’administration ou de l’entreprise. nisation, ou entreprise autonome spé-
C ➢➢ Centre, Structure fonctionnelle, Struc­ cialisée, qui réalise le traitement et le
ture hiérarchico-fonctionnelle, Structure suivi des appels téléphoniques entrants,
hiérarchique. suite à des opérations marketing, ou
d’activation via des appels télépho-
Centre auxiliaire [Compt.] niques de clients et/ou prospects, en vue
Centre d’analyse dont la quasi-totalité de vendre un produit ou service, collec-
des coûts totaux est destinée à d’autres ter des informations, effectuer une
centres d’analyse (sous-répartition ou étude de marché, etc.
répartition secondaire). ➢➢ Call center.

Centre d’affaires  [Gest. comm.] Centre d’évaluation  [Gest. ress. hum.]


Lieu spécifique où sont regroupés des Traduction de assessment center propo-
entreprises et des services de toute sée par la commission de terminologie
nature. Équivalent français de Business « Économie et finances » (9e liste, Notes
center proposé par la commission de bleues de Bercy, no 184, 1er au 15 juin
terminologie « Économie et finances ». 2000) et qui désigne l’organisme ou le
« service chargé d’évaluer les compé-
Centre d’analyse  [Cont. de Gest.] tences et les aptitudes du personnel
Correspond à une division de l’unité notamment par des mises en situa-
comptable dans laquelle seront analysés tions ».
des éléments de charges indirectes avant
leur imputation aux coûts des produits Centre d’investissement [Compt.]
intéressés. Les opérations d’analyse Centre de responsabilité mais dans
comprennent : lequel son responsable n’a pas la possi-
−− l’affectation des charges pouvant bilité de décider lui-même de ses inves-
directement être rattachées aux centres tissements : ceux-ci s’inséreront dans le
(charges semi-directes) ; processus habituel de décision des
−− la répartition entre les centres des investissements de l’entreprise. Toute-
autres charges qui les concernent fois, il peut être amené à participer avec
(charges indirectes au sens étroit) ; les autres responsables de centres d’in-
−− la cession de prestations entre centres vestissement et la direction générale à la
(qu’elles soient réciproques ou simples). prise de décision dans le domaine des
Au terme de ces opérations, le coût total investissements à entreprendre par l’en-
de chaque centre peut être imputé aux treprise au cours de la prochaine année.
coûts de production intéressés grâce au Dans la plupart des cas, les responsables
procédé de l’unité d’œuvre ou au pro- de centres d’investissement peuvent se
cédé du taux de frais. voir confier les préétudes de rentabilité
Les centres d’analyse sont des centres de des investissements qu’ils souhaitent.
travail ou des sections. ➢➢ Centre de rentabilité.
96
Cen
Centre de calcul Centre de frais [Compt.]
➢➢ Sections de calcul. Centre de responsabilité sans objectif de
profit dont la production est mesurable.
Centre de chiffre d’affaires [Compt.] Il sera donc possible de déterminer les
Centre de responsabilité dont le respon- consommations de moyens alloués au C
sable doit réaliser un chiffre d’affaires centre pour effectuer la production
fixé ou un volume de ventes donné. Le réelle selon la technique du budget
responsable d’un centre de chiffre d’af- flexible. Le responsable d’un centre de
faires n’a pas d’objectif de profit, ni la frais devra :
maîtrise des prix de vente (qui sont −− atteindre l’objectif de production
déterminés par ses supérieurs) ni celle fixé ;
de ses coûts. −− respecter les normes de consomma-
tion (qu’elles soient établies en coûts
Centre de coût [Compt.] complets ou coûts d’activité unique-
Groupement de charges en fonction ment) ;
d’un critère particulier tel qu’une −− ne pas dépasser le budget de charges
période, un atelier, un chantier, un pro- de structure prévu (lorsque ces charges
duit, une commande… facilitant le rap- sont exclues des normes de consomma-
prochement des réalisations avec les tion et contrôlées élément de coût par
prévisions. Les centres de coût sont élément de coût).
aussi définis comme des centres de res-
ponsabilité sans objectif de profit Centre de gestion agréé [Fin.]
(exemples des centres de dépenses, des Organisme qui fournit aux PME, aux
centres de chiffre d’affaires et des centres professions libérales, une assistance
de frais). technique et de formation en matière de
gestion, et qui dans le domaine fiscal
Centre de dépenses [Compt.] vérifie la cohérence et la vraisemblance
Centre de responsabilité dont les presta- des données fournies. En contrepartie,
tions fournies sont très difficiles à mesu- les adhérents bénéficient d’un abatte-
rer (grande hétérogénéité des moyens ment de 10 % sur leur déclaration. En
de production employés et de la pro- contrepartie, les adhérents au centre
duction réalisée) rendant de ce fait toute bénéficient d’un abattement fiscal de
prévision de consommation en fonc- 10 % sur leur déclaration de revenu.
tion des prestations attendues quasi Les associations agréées constituent
impossible. Le responsable d’un centre pour les professions libérales et les titu-
de dépenses n’a donc pas d’objectif de laires de charges et offices l’équivalent
profit et sa responsabilité financière se des centres de gestion agréés (catégorie
limitera au respect du budget de des BNC).
consommations (appelé encore budget
de dépenses) alloué (ce qui ne doit pas Centre de profit [Compt.]
exclure la recherche de la production du Centre de responsabilité pour lequel a
meilleur service possible sous cette été fixé un objectif de profit ou de
contrainte financière). marge. La performance de ce centre

97
Cen
étant déterminée par le profit ou la pondre à un échelon de responsabilité
marge dégagée, il est dès lors possible dans l’entreprise. Un centre de respon-
de donner à son responsable toute sabilité sera donc caractérisé par :
liberté dans le domaine des prix (dans −− des objectifs spécifiques compatibles
C la mesure toutefois où la fixation des avec les objectifs généraux de l’entre-
prix n’est pas incompatible avec la stra- prise ;
tégie marketing de l’entreprise…) et de −− des moyens propres pour atteindre
l’engagement des coûts (inutilité d’un ses objectifs ;
budget détaillé imposé). Un centre de −− une certaine indépendance pour
profit doit être de préférence en l’utilisation de ses moyens, faisant du
contact avec le marché, ce qui n’éli- centre de responsabilité un centre de
mine pas les cessions d’une partie de décision dont les performances seront
ses prestations à d’autres divisions de contrôlées.
l’entreprise (ces transactions internes Le centre de responsabilité recevra donc
s’effectuant alors à des prix de cessions toutes les charges le concernant qu’elles
internes). soient directes ou indirectes (sens Plan
comptable général).
Centre de rentabilité [Compt.]
Centre de responsabilité qui possède un Centre de structure  [Cont. de Gest.]
objectif de rentabilité des capitaux qu’il Centre d’analyse pour lequel aucune
emploie. L’objectif fixé peut être l’at- unité d’œuvre physique ne peut être
teinte d’un taux de rentabilité des capi- définie. L’imputation aux coûts des pro-
taux engagés dans le centre obtenu par duits ou des commandes se fera donc
le rapport : obligatoirement au moyen d’une clé de
Résultat ou contribution du centre à la répartition adéquate.
couverture des charges communes des
capitaux engagés dans le centre. Centre de travail  [Gest. adm.]
Il peut encore s’agir de faire supporter Centre d’analyse correspondant à une
au centre une rémunération des capi- division de l’organigramme de l’entre-
taux engagés qui viendra grever ses prise telle que bureau, service, atelier,
coûts. Cette rémunération calculée à magasin… Les centres de travail
partir d’un taux fixé par la direction peuvent être des centres opérationnels
(après éventuelle participation du res- ou des centres de structure. Les centres
ponsable du centre) représente une de travail opérationnels peuvent à leur
charge supplétive pour le centre dont le tour être distingués en centres princi-
résultat final sera net de ces intérêts des paux et centres auxiliaires. Enfin, un
capitaux utilisés. centre de travail peut être composé de
plusieurs sections.
Centre de responsabilité [Compt.]
Centre d’analyse qui peut être un centre Centre opérationnel [Compt.]
de travail, un centre de coût, un centre Centre d’analyse dont l’unité d’œuvre
de profit ou de rentabilité ou un centre est physique (heure ouvrier, heure
d’investissement conçu pour corres- machine, tonne consommée…). Les

98
Cer
centres opérationnels peuvent être actions composant le capital de la
­principaux ou auxiliaires. société, ils procurent le versement du
dividende normal, mais ils ne donnent
Centres principaux [Compt.] pas le droit de voter ou de participer aux
Centres d’analyse dont l’essentiel des assemblées. C
œuvres est imputé aux coûts des pro-
duits ou des commandes, quelques Certificat d’origine  [Rel. int.]
œuvres pouvant être destinées à d’autres Document attestant l’origine d’une
centres d’analyse. marchandise vendue. Il peut être exigé à
des fins commerciales (label) ou admi-
Cercle de qualité  [Strat. man.] nistratives liées à la réglementation du
Petit groupe de salariés, ouvriers ou commerce extérieur. En France les certi-
employés, animé par le supérieur hié- ficats d’origine sont généralement déli-
rarchique direct et composé de cinq ou vrés par les Chambres de commerce et
dix volontaires appartenant à un même quelquefois par l’administration des
secteur de l’entreprise, atelier ou bureau. douanes.
Structure permanente ou temporaire
chargée de résoudre des problèmes quo- Certificat d’utilité
tidiens qui concernent l’ensemble des ➢➢ Brevet d’invention.
membres du cercle.
Le travail en groupe s’appuie sur des Certificat de dépôts
méthodes et des outils simples d’analyse Titres courts librement négociables que
de problèmes et de créativité. Les des établissements de crédit émettent.
membres des cercles se réunissent régu- Accessibles à tout investisseur, leur
lièrement à raison d’une fois par durée se situe entre dix jours et sept ans.
semaine ou par quinzaine jusqu’à ce Depuis juillet 1988 le montant mini-
qu’ils soient à même de présenter des mum a été ramené à un million de
propositions d’amélioration de la qua- francs.
lité des produits, des procédés ou des
conditions de vie au travail. Certificat de qualification  [Gest. comm.]
Toute inscription, tout signe distinctif,
Certificat d’investissement [Fin.] tout document tendant à attester, à des
Valeur mobilière donnant droit à un fins commerciales, qu’un produit in­
dividende comme une action mais ne dustriel, un produit agricole non
comportant pas de droit de vote. Il s’agit alimentaire transformé ou un bien
­
d’une extension des certificats pétroliers d’équipement commercialisé en France,
émis dans les années 50 par la Compa- présente certaines caractéristiques spé-
gnie française des pétroles et Elf Aqui- cifiques ayant fait l’objet d’un contrôle
taine. par un organisme distinct du fabricant,
Institués par la loi du 31/1983, les certi- de l’importateur ou du vendeur.
ficats d’investissement permettent à la
société nationalisée qui les émet de col- Certificat de valeur garantie (CVG)
lecter des fonds. Étant représentatifs des ➢➢ CVG.
99
Cer
Certification  [Gest. prod./Strat.] servent de base de négociation entre
Opération par laquelle un organisme annonceurs et médias pour les contrats
indépendant atteste qu’un produit ou de publicité.
qu’une organisation présente des carac-
C téristiques reconnues  : conformité à Cessation de paiements [Dr.]
des normes, respect de dispositions Situation d’une entreprise incapable
contractuelles… À l’origine la certifica- d’honorer par son actif disponible ses
tion se rapportait au produit ; l’article dettes à court terme et qui a épuisé
22 de la loi du 10 janvier 1978 précise toutes ses disponibilités de recours aux
ainsi : « constitue un certificat de quali- avances des institutions de crédit. Elle se
fication, quelle que soit la dénomina- distingue de l’insolvabilité par son
tion qui lui est donnée, toute inscription, caractère irrémédiable.
tout signe distinctif, tout document, ou La conséquence de la cessation de paie-
tout titre joint tendant à attester à ments est la mise en état de redresse-
des fins commerciales, qu’un produit ment judiciaire ou de liquidation
industriel, un produit agricole non
­ judiciaire.
alimentaire transformé ou un bien
­
d’équipement commercialisé en France, Cession-bail [Fin.]
présente certaines caractéristiques spé- Technique de crédit-bail dans laquelle,
cifiques ayant fait l’objet d’un contrôle dès le départ, l’emprunteur transfère au
par un organisme distinct du fabricant, prêteur la propriété d’un bien qu’il
de l’importateur ou du vendeur ». rachète progressivement suivant une
formule de location assortie d’une pro-
Certification (comptable) [Compt.] messe unilatérale de vente.
La certification comptable a pour objet ➢➢ Crédit-bail.
de garantir aux actionnaires et aux tiers
qu’un professionnel qualifié a acquis la Cession de créance [Dr.]
conviction, au terme d’une mission Convention par laquelle un créancier
d’audit, que les comptes sont réguliers, (cédant) cède son droit de créance sur
sincères et qu’ils reflètent une image ses débiteurs à un tiers (cessionnaire)
fidèle des résultats, de la situation finan- qui devient créancier.
cière et du patrimoine de l’entreprise.
En France, cette certification est assurée Cessions internes [Compt.]
par des commissaires aux comptes Cessions de produits intermédiaires, de
généralement dans le cadre d’une mis- produits finis, de prestations de services,
sion légale. d’immobilisations… entre deux ou plu-
sieurs établissements ou centres d’ana-
CESP (Centre d’études des supports de la lyse distincts d’une même entreprise.
publicité)  [Gest. comm.]
Organisme fondé en 1957 par des CFE (cotisation foncière des entreprises)
agences de publicité qui a pour mission  [Dr.]
de mesurer l’audience des médias et des Une des deux composantes de la contri-
supports. Les résultats de ces mesures bution économique territoriale (CET)

100
Cha
avec la cotisation sur la valeur ajoutée Chaîne de valeur  [Strat. man.]
des entreprises (CVAE). la CFE est basée Outil de découpage et d’analyse des
sur les biens soumis à la taxe foncière. activités de toute entreprise. Elle
Cette taxe est due dans chaque com- décompose une firme en activités de
mune où l’entreprise dispose de locaux telle façon qu’il soit possible de repérer C
et de terrains. les avantages ou les handicaps en
termes de coûts ainsi que les sources
Chaîne (de fabrication, Production présentes ou potentielles de différen-
à la, Travail à la)  [Gest. prod.] ciation. M.-E. Porter, qui est à l’origine
Technique de production développée en de cette notion (L’Avantage concurren-
premier lieu dans les usines d’automo- tiel : comment devancer ses concurrents
biles Ford et se caractérisant par une et maintenir son avance, 1982), dis-
installation productive formée de plu- tingue des activités principales (logis-
sieurs postes successifs de travail, avec tique interne et externe, production,
un convoyeur qui transporte le produit commercialisation, services) et des
sur lequel les travailleurs opèrent. activités de soutien (infrastructures,
gestion des ressources humaines, déve-
Chaîne (volontaire de distribution) loppement technologique, approvi-
  [Gest. comm.] sionnements).
Contrat passé entre un (ou des) gros- La notion de chaîne de valeur répond à
siste(s) situé(s) en tête de chaîne, et les la préoccupation du positionnement de
détaillants choisis en fonction de l’im- l’entreprise dans un environnement
portance de leurs commandes, dans concurrentiel.
l’optique de lutter contre la concurrence La firme est considérée sous cet angle
d’association de détaillants. comme un lieu de combinaison des res-
sources (matérielles, humaines, finan-
Chaîne de transport [Log.] cières, d’information) pour produire
Un maillon de transport est un couple des biens et des services ayant la plus
(vecteur de transport, lot transporté). grande valeur possible.
Un changement de vecteur de transport Plus tard, Porter (1986) recense à l’inté-
dans un maillon de transport est une rieur de chaque catégorie d’activité
rupture de charge. Une chaîne de trans- créatrice de valeur trois types d’activité
port est une succession de maillon de classées selon le rôle joué dans l’obten-
transport et de ruptures de charge. tion de l’avantage concurrentiel :

infrastructure de l’entreprise
activités développement de la technologie
de
soutien gestion des ressources humaines Valeur
Marges
du produit
approvisionnements

activités Logistique Opérations Logistique Marketing


Services
prioritaires interne (productions) externe & vente

Chaîne de valeur de M. Porter (1982)

101
Cha
−− les activités directes engagées princi- de représenter les intérêts collectifs
palement dans la création de la valeur des artisans.
pour le client ;
−− les activités indirectes qui permettent Chandelier [Fin.]
C d’exécuter de façon continue les activi- En analyse technique, représentation
tés directes ; graphique complète des cours d’une
−− les activités permettant de garantir la séance boursière, mise au point initiale-
qualité des autres activités. ment par le Japonais Munehisa Homma
➢➢ ABC, Coûts à base d’activité, Valeur. pour analyser les prix des contrats sur le
riz, affichant les cours d’ouverture et de
Chalandise clôture ainsi que les extrêmes (plus-
➢➢ Achalandise, Clientèle, Zone de cha­ haut et plus-bas) de la journée.
landise.
Change
Chambre d’agriculture [Env./Gén.] ➢➢ Cambiste, Change à terme, Risque de
Organisme départemental à statut d’éta- change.
blissement public composé d’élus issus
des différentes catégories agricoles et des Change (Risque de)
organismes, ayant pour fonction de ➢➢ Risque de change.
représenter les intérêts agricoles auprès
des pouvoirs publics et fournir des ser- Change à terme [Fin.]
vices aux agriculteurs, telle que la promo- Technique financière combinant une
tion, la vulgarisation des techniques, etc. opération de change au comptant et une
L’Assemblée permanente des présidents double opération de trésorerie à prix
des chambres d’agriculture constitue connus dès le départ, garantissant un
l’organisme national. cours de change futur.

Chambre de commerce et Chaos (Théorie du) [Méth.]


d’industrie [Env./Gén.] Théorie mathématique qui a investi un
Organisme professionnel local ou grand nombre de disciplines, dont l’éco-
départemental ou régional à statut nomie, pour rendre compte de systèmes
d’établissement public, composé de dynamiques qui, à partir d’un état
commerçants et d’industriels élus, dont d’équilibre initial, évoluent de manière
la fonction est de représenter la profes- anarchique à la suite d’un choc aussi
sion et de développer les activités com- faible soit-il. Ce dernier aspect est illus-
merciales et industrielles par des services tré par le phénomène dit « effet papil-
d’animation technique, de formation, lon » présenté par le météorologue
d’information, de promotion, etc. Lorenz : les petits battements de l’aile
d’un papillon à Pékin en Chine peut
Chambre des métiers [Env./Gén.] déclencher une tornade à Miami en
Organisme départemental à statut Floride, comme il peut au contraire
­
d’établissement public composé d’élus éviter qu’une tornade annoncée ne se
maître-artisans et compagnons, chargé déclenche.

102
Cha
Charge [Compt.] Charges à répartir sur plusieurs
1° En comptabilité, toute dépense dont exercices [Compt.]
l’effet est inférieur à la durée de l’exercice. Elles se composent des charges différées
Les charges font l’objet de plusieurs et de certains frais concernant plusieurs
classifications : exercices tels que les frais d’émission C
−− Charges incorporables et charges non d’un emprunt qui peuvent être répartis
incorporables ; sur la durée de l’emprunt qui les a géné-
−− Charges supplétives et charges rés. Il s’agit donc d’une exception au
constatées ; principe de déduction du résultat d’un
−− Charges directes et charges indirectes ; exercice de toutes les charges qui ont été
−− Charges fixes ou de structures et consommées durant cet exercice. Autre
charges variables (proportionnelles ou exemple  : les frais d’acquisition des
non). Cette distinction est utilisée dans immobilisations (droits de mutation,
les méthodes du direct costing de l’im- honoraires, frais d’actes, commis-
putation rationnelle ; sions…).
−− Charges par nature et charges par
destination. On distingue les charges Charges abonnées
d’exploitation, les charges financières et ➢➢ Abonnement.
les charges exceptionnelles.
2° Quantité de travail exprimée en Charges calculées [Compt.]
heures de travail ou en nombre ou Les charges calculées sont des charges
en volume de produits que doit fournir dont le montant est évalué selon des cri-
un sous-ensemble de l’entreprise – tères appropriés.
usine, atelier, services, un poste de tra- En comptabilité analytique, pour le
vail, etc., pour satisfaire au carnet de calcul des coûts seront distinguées :
commande en cours dans des délais −− les charges de substitution parmi les-
­donnés. quelles figurent :
➢➢ Coût. −− les charges d’usage qui se substituent
aux amortissements fiscaux ;
Charges à payer [Compt.] −− les charges étalées qui remplacent les
Charges nettement précisées quant à dotations aux provisions de la compta-
leur objet qui doivent être rattachées à bilité générale ;
l’exercice qu’elles concernent au −− valeur de remplacement des matières
moment de ses écritures d’inventaire ou une valeur conventionnelle de sortie
bien que leur échéance ou leur mon- qui prend la place de la valeur des
tant puissent être incertain du fait de matières à utiliser en comptabilité
la non-réception des pièces justifica- ­générale  ;
tives par exemple. Elles vont donc −− les charges supplétives.
intervenir dans le compte résultat (par
le biais des comptes de charges par Charges constatées d’avance [Compt.]
nature correspondante) et dans le Charges enregistrées durant un exercice
bilan (en tant que dette) de l’exercice mais se ne rapportant pas à cet exercice
en question. car la fourniture ou la prestation

103
Cha
n’interviendra qu’au cours de l’exercice service quelle que soit sa situation vis-
(ou d’un exercice) suivant. Ne concernant à-vis de l’amortissement fiscal.
pas l’activité de l’exercice qui s’est ter-
miné, les montants correspondants sont Charges de structure [Compt.]
C enlevés des charges et mis à l’actif du bilan Charges liées à l’existence même de l’en-
dans un compte équivalent à un compte treprise et de son outil de production et/
de créance sur l’exercice (ou un des ou de distribution. Elles correspondent,
­exercices) suivant(s) – compte intitulé pour chaque période, à une capacité de
« charges constatées d’avance » –, puis production déterminée. Les charges de
repris (par écriture inverse) dans les structure varient par paliers, chaque
comptes de charges adéquates dès l’ou- palier indiquant un changement de
verture du prochain exercice. Le compte structure augmentant (investissement)
« charges constatées d’avance » est utile ou réduisant (désinvestissement), la
pour affecter à un exercice les seules capacité de production de l’entreprise
charges qui l’intéressent. ou d’une partie de l’entreprise (d’un
centre de responsabilité par ex.). Entre
Charges d’activité deux paliers, l’hypothèse de fixité des
➢➢ Charges opérationnelles. charges de structure est couramment
admise (ignorance des changements de
Charges d’usage [Compt.] prix ou de coût de certaines natures de
En comptabilité analytique, les charges charges fixes).
d’usage sont des charges qui se substi-
tuent, pour le calcul des coûts, aux Charges directes [Compt.]
charges d’amortissement constatées en Le Plan comptable général les définit
comptabilité générale. Les charges comme des charges qu’il est possible d’af-
d’usage diffèrent des dotations aux fecter immédiatement sans calcul inter-
amortissements sur trois points fonda- médiaire au coût d’un produit déterminé.
mentaux : Par extension, les charges seront considé-
−− la charge d’usage d’une immobilisa- rées comme directes lorsqu’elles sont sus-
tion est obtenue à partir de sa valeur ceptibles d’être affectées sans ambiguïté
actualisée et non de sa valeur d’acquisi- non seulement à un produit, mais à une
tion. La charge d’usage tend donc à commande, ou une famille de produits, à
fournir une dotation pour un renouvel- une activité particulière, à un centre
lement effectif de l’immobilisation ; d’analyse (➢ Charges semi-directes)…
−− la charge d’usage retient la durée pro-
bable d’utilisation de l’immobilisation, Charges étalées [Compt.]
au moment où elle est calculée. Cette Charges qui, en comptabilité analy-
durée est donc souvent différente de la tique, se substituent aux dotations aux
durée fiscale retenue pour calculer les provisions inscrites en comptabilité
amortissements de la comptabilité générale.
générale ;
−− la charge d’usage est incorporée aux Charges fixes
coûts tant que l’immobilisation est en ➢➢ Charges de structure.
104
Cha
Charges incorporables [Compt.] une contraction des charges de struc-
Charges dont l’incorporation aux coûts ture). Il s’agit donc de charges fixes
est jugée raisonnable par le chef d’entre- réversibles telles que les dépenses de
prise. Elles peuvent comprendre aussi réception, de publicité, de déplace-
bien des charges enregistrées en comp- ments, de recherche… C
tabilité générale que des charges fictives
(par ex., la rémunération du travail de Charges non incorporables [Compt.]
l’exploitant dans les entreprises indivi- Charges qui, du fait de leur caractère, ne
duelles ou la rémunération convention- doivent pas intervenir dans le calcul des
nelle des capitaux propres) ou des coûts de l’entreprise désirant obtenir des
charges qui se substituent aux charges coûts significatifs d’une période à une
de la comptabilité générale (cas des autre. Seront donc exclues des charges
amortissements calculés sur la valeur de à incorporer aux coûts les charges pré-
remplacement…). sentant un caractère exceptionnel ou
ne relevant pas de l’exploitation nor-
Charges incorporées [Compt.] male et courante de l’entreprise d’après
Montant des charges à retenir pour l’appréciation de son responsable
­
déterminer les coûts d’une période. (exemples des charges exceptionnelles,
des dépenses ne restant pas à la charge
Charges indirectes [Compt.] de l’entreprise, des impôts sur les béné-
Charges qui nécessitent un calcul inter- fices, de la participation des salariés…).
médiaire pour être imputées au coût Ces charges non incorporables enregis-
d’un produit déterminé. Le verbe trées en comptabilité générale vien-
« imputer » se rapporte donc exclusive- dront gonfler les différences de
ment aux charges indirectes. traitement comptable qui, en fin d’exer-
➢➢ Imputation. cice, permettront de vérifier que le
résultat de la comptabilité analytique
Charges mixtes [Compt.] correspond bien au résultat de la comp-
Charges qui, pour des raisons de com- tabilité générale.
modité, d’économie, d’organisation, se
composent à la fois de charges fixes et de Charges opérationnelles [Compt.]
charges variables dont la part respective Charges liées au fonctionnement de
non saisie à l’origine sera déterminée l’outil de production et/ou de distribu-
par l’utilisation de méthodes diverses tion de l’entreprise. Elles sont donc
(graphique, statistiques…). fonction notamment du degré d’utilisa-
tion et du rendement des moyens
Charges modulables [Compt.] employés pour mettre en activité le
Charges qui, comme les charges de potentiel productif de l’entreprise ou
structure, n’évoluent pas avec le niveau celui d’une de ses parties. Les charges
d’activité de l’entreprise ou celui d’une opérationnelles sont le plus souvent
de ses parties, mais qui peuvent être variables avec le niveau d’activité de
diminuées sans modifier le potentiel de l’entreprise ou de la division de l’entre-
production existant (contrairement à prise suivie sans que cette variation soit

105
Cha
nécessairement proportionnelle (si tou- exemple, séparer la partie abonnement
tefois, c’est le cas – rare en pratique – les (fixe) de la partie consommation
charges opérationnelles sont appelées (variable) d’une quittance de téléphone,
charges proportionnelles). soit d’effectuer un ajustement linéaire à
C partir d’un échantillon de l’évolution
Charges par destination [Compt.] des charges en fonction de l’activité.
Charge reclassée en comptabilité analy-
tique, affectée ou imputée à un coût. Charges sociales [Fin.]
Charges qui correspondent aux cotisa-
Charges par nature [Compt.] tions patronales et aux cotisations sala-
Charge correspondant à un compte du riales qui ont pour affectation en France :
plan comptable. −− les assurances sociales (assurance
maladie, maternité, invalidité, décès,
Charges payées d’avance [Compt.] assurance vieillesse et assurance veu-
À la fin d’un exercice, charges qui ont été vage) ;
comptabilisées dans cet exercice alors −− les allocations familiales ;
qu’elles concernent en tout ou en partie −− l’assurance chômage ;
un exercice ultérieur. −− l’assurance accidents du travail ;
−− les retraites complémentaires ;
Charges proportionnelles −− la participation des employeurs à la
➢➢ Charges opérationnelles. construction et au logement.
À cela s’ajoutent d’autres charges obli-
Charges récurrentes [Compt.] gatoires sur les salaires : la participation
Syn. : Dépense de fonctionnement et à la formation professionnelle continue,
d’entretien, Dépense liée. la taxe d’apprentissage, la taxe sur les
Elle est la conséquence d’une dépense salaires, parfois le versement transport.
initiale.
Charges supplétives [Compt.]
Charges semi-directes [Compt.] Charges n’apparaissant pas en compta-
Il s’agit de charges incorporables fixes bilité générale (pour des raisons fiscales
ou variables, indirectes par rapport aux ou, plus généralement, juridiques) mais
produits dont il faut calculer les coûts, que la recherche de coûts normaux et
mais directes par rapport aux centres économiques comparables avec ceux
d’analyse ou aux sections aux coûts des- d’autres entreprises (non soumises aux
quels elles peuvent être rattachées sans mêmes contraintes juridiques), exer-
aucune répartition préalable. çant le même type d’activité, exige de
retenir (par ex., rémunération du travail
Charges semi-variables [Compt.] de l’exploitant, rémunération conven-
Certaines charges comprennent une tionnelle des capitaux propres).
partie fixe et une partie variable. La Les charges supplétives font partir des
modélisation des coûts implique de dif- différences de traitement comptable qui
férencier ces deux catégories de charges permettent en fin d’exercice de vérifier
soit par une analyse a priori, par l’égalité Résultat de la comptabilité

106
Chè
analytique = Résultat de la comptabilité ponsable de la gestion stratégique d’un
générale. produit ou d’une ligne de produits. Il
gère donc dans une optique moyen ou
Charges variables long terme, alors que la force de vente
➢➢ Charges opérationnelles, Coût, Coût gère dans une optique court terme. C
variable. Équivalent étranger : Product manager.

Chargement [Fin.] Chemin critique (Méthode du) ou CPM 


En matière d’assurance, désigne la frac- [Méth.]
tion de la prime visant à couvrir les frais Méthode d’ordonnancement d’un
de commercialisation et de gestion ensemble de tâches conduisant à définir
pesant sur l’assureur. les tâches critiques, c’est-à-dire celles
dont la durée totale détermine celle de
Chartisme [Méth.] l’ensemble du projet : les tâches sont
Méthode d’analyse graphique des cours représentées par les arcs d’un graphe
se basant sur l’apparition périodique de dont les sommets sont les événements
certaines figures (par ex., tête-épaule), « fin » et « début » de ces tâches.
ce qui peut faciliter la prévision des Le chemin critique est la suite des arcs
cours d’une valeur pour le futur. représentant les tâches critiques.
Les tâches non critiques peuvent être
Chef d’entreprise  [Dr./Strat. man.] plus ou moins déplacées ou allongées
Expression désignant le responsable de dans le temps sans augmenter la durée
l’entreprise, sans qu’il soit nécessaire- totale du projet, ce qui peut permettre
ment propriétaire de celle-ci. Sa fonc- une économie de moyens et de coûts.
tion est d’assurer la cohérence de la ➢➢ Ordonnancement, PERT.
firme pour atteindre avec efficacité les
buts qu’il a fixés à cette firme. Chèque [Fin.]
➢➢ Entrepreneur, Politique générale, Écrit au moyen duquel une personne (le
Stratégie. « tireur ») donne l’ordre à une autre per-
sonne (par ex., le « tiré » – banque) de
Chef de file [Fin.] payer une certaine somme à une tierce
Les banques peuvent se grouper en pool personne (le « bénéficiaire ») du chèque.
bancaire offrant ainsi à leur clientèle une
puissance d’intervention considérable. Chèque certifié [Fin.]
Le chef de file joue le rôle de leader Chèque assorti de la garantie par la
parmi les banquiers de l’entreprise. Sou- banque du tireur, que la provision cor-
vent il y a même des co-chefs de file pro- respondante est bloquée et affectée au
venant de luttes d’influence entre les paiement de ce chèque jusqu’au terme
banques et leurs clients. légal de présentation.

Chef de produit  [Gest. comm.] Chèque-emploi-service [Compt.]


Dans l’organisation commerciale de Instrument mis en place en 1993 (loi
l’entreprise le chef de produit est le res- Giraud) simplifiant la déclaration et le

107
Chè
règlement des cotisations sociales pour pour lequel le bénéfice est nul. Il cor-
les emplois de service et de proximité à respond au chiffre d’affaires pour
caractères familiaux (garde d’enfants, lequel la marge sur coût variable
soutien scolaire, aides ménagères…). Il a (MCV) est égale aux charges fixes,
C pour fonction de limiter le « travail au sachant que la MCV est égale au
noir », d’augmenter le nombre de coti- chiffre d’affaires moins les charges
sants et le montant des cotisations variables. Le point mort en volume est
sociales. Il est également une incitation à le nombre d’unités physiques vendues
la création de tels emplois en accordant qui correspond au seuil de rentabilité
des déductions fiscales à l’employeur. en valeur.

Chèque-restaurant  [Gest. ress. hum.] Chiffre d’affaires critique


Permet aux entreprises astreintes à pré- ➢➢ Seuil de rentabilité.
voir une cantine ou une salle de réfec-
toire de s’y soustraire en remettant en Choix [Gén.]
quelque sorte à leur personnel des Adoption de quelque chose, de
tickets-repas cofinancés. ­préférence aux autres possibilités. Fon-
damentalement, dans le calcul écono-
Chi 2 (ou Khi carré, Khi deux) mique, le choix se traduit par le coût
➢➢ Pearson (Critère c 
2
de). d’opportunité ou coût de renonciation.
Autrement dit, choisir c’est renoncer.
Chiffre d’affaires  [Gest. comm./Compt.] ➢➢ Décision.
Montant des ventes au cours d’une
période donnée pour un espace géogra- Choix de portefeuille
phique donné. Il est généralement établi ➢➢ Théorie du choix de portefeuille.
pour l’ensemble des produits de l’entre-
prise, mais il est possible d’établir un Choix des investissements (Méthodes de)
chiffre d’affaires analytique par produit  [Fin.]
et par client pour une période donnée. Méthodes de calcul économique per-
Dans ce cas, le chiffre d’affaires pour un mettant d’éclairer la décision de l’inves-
produit est la recette moyenne (prix de tisseur par comparaison des coûts et des
vente) multipliée par la quantité ven- recettes liés à un ou plusieurs investisse-
due. Mais comme une entreprise peut ments.
faire une discrimination en pratiquant Il existe des méthodes avec ou sans
des prix différents pour différents actualisation, avec ou sans prise en
clients, le prix de vente n’est plus une considération de l’incertitude et du
donnée, il est plutôt le résultat de la divi- risque.
sion du chiffre d’affaires par les quanti- −− Les critères de choix sans recours à
tés vendues. Le chiffre d’affaires peut l’actualisation sont notamment  : les
être établi hors taxes (CA HT) ou pour bénéfices, le coût initial de chaque pro-
toutes taxes comprises (CA TTC). jet, le délai de récupération qui est le
Le chiffre d’affaires critique, ou seuil rapport entre les bénéfices attendus et le
de rentabilité, est le chiffre d’affaires coût initial du projet, etc. ;

108
Cib
−− Les critères de choix avec actualisa- de nouveaux marchés (expansion géo-
tion (préférence pour le présent et graphique, par l’accentuation de la
dépréciation du futur) sont principale- pénétration [marketing]).
ment : la maximation du bénéfice actua-
lisé ou de la valeur actuelle nette, et la Chronique ou Série ­chronologique  C
maximation du taux interne de rende- [Méth.]
ment ou taux de rentabilité interne ou Ensemble de valeurs prises par une
taux de rentabilité actuarielle (taux variable pour des périodes, ou à des
auquel l’actualisation des bénéfices soit dates successives, régulièrement espa-
égale à la valeur initiale de l’investisse- cées dans le temps. Se dit d’une suite
ment) ; d’observations d’un même processus,
−− L’introduction du risque se traduit espacé régulièrement dans le temps. (Par
par l’affectation de probabilité aux dif- ex., produit des ventes chaque mois.)
férentes prévisions de bénéfices et on
applique les critères précédents ; Chronométrage  [Gest. ress. hum.]
−− L’incertitude conduit à des critères Élément introduit par le taylorisme, le
élaborés par la théorie des jeux ; chronométrage est la mesure des temps
−− La théorie du choix s’est développée nécessaires à l’élaboration d’un produit
avec la prise en compte de critères mul- et permettant après analyse d’aboutir
tiples. Les méthodes multicritères de aux meilleures méthodes de fabrication
choix les plus courantes sont  : la en éliminant les travaux inutiles et à une
méthode Marsan, les méthodes Électre. meilleure productivité en réduisant les
temps trop longs.
Choix multicritères (Méthode des) C’est encore une pratique employée
➢➢ Choix d’investissement, Multicritère néo-taylorisme dans les entreprises uti-
(Choix). lisant des formules de rémunération au
rendement.
Choix stratégiques [Strat.] ➢➢ Standard de temps et de mouvements.
Expression qui recouvre la pratique
stratégique dans ses différents champs. CHSCT
Par exemple, les choix stratégiques ➢➢ Comité pour l’hygiène, la sécurité et
selon les marchés se résument à l’alter- les conditions de travail.
native spécialisation ou diversification.
À l’intérieur de chaque aire, plusieurs Churns  [Gest. comm.]
choix sont possibles. Par exemple, dans Consommateurs qui abandonnent une
l’aire de la diversification, on peut marque et se tournent vers une autre.
envisager le développement de pro- Traduction proposée : Abandonnistes.
duits de remplacement, la diversifica-
tion dans les activités nouvelles, la Cible  [Gest. comm.]
diversification dans les activités tradi- S’applique à des clients à l’intérieur d’un
tionnelles. segment ou à des segments à l’intérieur
Dans l’aire de la spécialisation, l’expan- d’un marché ; indique que les clients ou
sion peut être obtenue par la conquête segments auxquels le terme s’applique

109
CIF
sont ceux sur lesquels l’entreprise fait Circularisation [Compt.]
porter ses efforts. ➢➢ Confirmation directe.

CIF (Congé individuel de formation) CIRI (Comité interministériel de


C ➢➢ Congé individuel de formation. restructuration industrielle) [Gén.]
Comité d’étude et d’octroi des concours
CIF (Cost, Insurance and Freight) financiers accordés par l’État aux entre-
➢➢ Incoterms. prises en difficulté de grande taille
(effectifs supérieurs à 400 salariés).
Cinq forces concurrentielles
➢➢ Forces concurrentielles de M. Porter. City [Fin.]
Bourse des valeurs de Londres. Elle
Cinq zéro [Man.] constitue, par sa capitalisation et par le
Slogan correspond aux : zéro défaut, nombre de sociétés cotées, la principale
zéro papier, zéro stock, zéro délai, zéro place financière européenne.
panne. On ajoute un sixième zéro en
GRH pour le zéro mépris. Classe (Statistique) [Méth.]
➢➢ Qualité totale. Une classe d’objets caractérisés par une
variable continue, comprend tous ceux
Circuit de distribution  [Gest. comm./Log.] pour lesquels la variable est dans un
Ensemble des canaux ou des intermé- intervalle donné. La répartition en
diaires ou des étapes empruntés par les classe peut se faire soit sur la base d’in-
produits pour transiter du centre de tervalles successifs égaux soit en choisis-
production au consommateur. sant les intervalles de façon à avoir le
On dit qu’un circuit est long ou court même nombre d’objets dans chaque
selon qu’il comporte ou non des inter- classe.
médiaires nombreux entre le produc- Pour la suite des calculs, on considère
teur et l’utilisateur. que tous les objets d’une classe ont la
➢➢ Canal de distribution, Chaîne de dis­ valeur moyenne de la variable.
tribution.
Classification des emplois 
Circuit de fabrication  [Gest. prod.] [Gest. ress. hum.]
Succession des étapes depuis les Grille ou tableau permettant de posi-
matières premières jusqu’au produit tionner l’ensemble des fonctions de la
commercialisé pour une série de fabri- société selon des critères. La classifica-
cation. tion des emplois est prévue par chaque
À ne pas confondre avec le cycle de convention collective en fonction des
fabrication qui désigne la période ou le spécificités de la branche d’activité
temps nécessaire au circuit. Il com- concernée. L’employeur doit position-
mence aux dates de passation des com- ner chaque salarié dans cette grille afin
mandes de matières premières et se de pouvoir lui attribuer un coefficient
termine après les essais de contrôle de la hiérarchique, et/ou un niveau, une posi-
série fabriquée. tion. Ce mécanisme sert notamment à

110
Cli
déterminer le salaire minimum auquel ment (usine clés en main), un certain
peut prétendre le salarié. niveau de production ou de producti-
➢➢ Parodi (grille), Qualification profes­ vité (produits clés en main) ou à assurer
sionnelle. des débouchés à la production réalisée
(marchés clés en main). C
Classification des emplois (Grille de)
➢➢ Classification des emplois, Parodi Clic (Taux de)  [Gest. comm.]
(Grille de), Qualification professionnelle. Indice de performance d’une campagne
de publicité obtenu en faisant le rapport
Clause de forfait [Fin.] entre le nombre de clics constaté sur
Traduction de walk-away clause propo- une publicité et le nombre d’exposi-
sée par la commission de terminologie tions.
« Économie et finances » (9e liste, Notes
bleues de Bercy, no 184, 1er au 15 juin Click and mortar [Gén.]
2000) et qui désigne la clause contrac- Entreprise distribuant ses produits à la
tuelle précisant, dans une convention de fois sur Internet (click) et par des canaux
compensation avec déchéance du terme, traditionnels (mortar : mortier).
que la partie non défaillante est libérée
de ses obligations, totalement ou partiel- Client
lement, vis-à-vis de la partie défaillante. ➢➢ Achalandage, Acheteur, Clientèle,
Client mystère.
Clearing
➢➢ Compensation. Clientèle  [Gest. comm.]
Ensemble d’individus ou de sociétés
Clearing house [Fin.] ayant l’habitude de se fournir chez un
Chambre de compensation centralisant commerçant ou auprès d’une indus-
les ordres financiers (achat, vente), les trie.
règlements, et assurant les fonctions de Élément du fonds de commerce. La
garantie financières. clientèle potentielle est encore appelée
« prospects ».
Clé de répartition [Compt.] ➢➢ Achalandage.
Règle adoptée pour la répartition des
frais d’un centre comptable entre Clientèle (Effet de) [Gén.]
d’autres. Explication donnée aux comporte-
Par exemple, les frais d’entretien ments destinés à accroître la clientèle
peuvent être répartis au prorata du effective de l’agent agissant.
volume de production de chaque atelier. L’effet de clientèle a été mis en évidence
➢➢ Sections homogènes (Méthodes des). dans diverses recherches portant sur des
problèmes différents.
Clés en main  [Rel. int.] En théorie financière, par exemple, F.
Caractéristique d’opérations de trans- Modigliani et M. Miller décrivaient un
ferts de technologies dans lesquelles le effet de clientèle à propos de la poli-
vendeur s’engage à fournir effective- tique de distribution des dividendes de

111
Cli
la firme face aux préférences des tuels et non tendus et qui favorise
actionnaires ou investisseurs poten-
­ ­l’effort et l’accroissement de la produc-
tiels. Les différentes clientèles de la tivité.
firme pour une opération d’émission ➢➢ Bilan social, Concertation, Indicateurs
C d’actions sont constituées d’investis- sociaux.
seurs qui préfèrent des gains en capital,
des investisseurs qui préfèrent perce- CLO (Collateralised Loan Obliga-
voir un dividende maximum chaque tions) [Fin.]
année, des investisseurs qui envisagent Catégorie de CDO où le portefeuille
des gains en capital et des dividendes sous-jacent est composé de prêts ban-
substantiels. La firme par sa politique caires.
de distribution des dividendes don-
nera satisfaction à l’une de ces clien- Closed-end [Fin.]
tèles. Sociétés d’investissements fermées, à
capital fixe, chargées de gérer des porte-
Client mystère feuilles d’actions ou de titres.
➢➢ Acheteur muet. ➢➢ SICAV.

Client potentiel  [Gest. comm.] Closed-shop  [Gest. ress. hum.]


Personne susceptible d’être transformée Pratique du monopole d’embauche par
en client effectif. les syndicats dans les pays anglo-saxons
Syn : Prospect. et, dans une certaine mesure, par le syn-
dicat unique du livre en France et le syn-
« Client/serveur » (Architecture) [Info.] dicat des dockers. La première
Mode de communication entre des ordi- interdiction officielle de cette pratique,
nateurs et des logiciels. Les mots « ser- aujourd’hui abandonnée partout, eut
veur » et « client » désignent les logiciels lieu aux États-Unis à la suite de la loi
dans cette architecture, logiciels fonc- Taft-Hartley en 1947. On oppose l’open
tionnant sur les ordinateurs dont les uns shop à closed shop.
sont des ordinateurs serveurs (stockent
et traitent l’information) et les autres Close-out netting
sont des postes clients (expression de ➢➢ Compensation avec déchéance du
requête, consultation des résultats affi- terme.
ché sur l’écran du client). Le Web est une
représentation de cette architecture. Club (Effet de)
➢➢ Effet de Club.
Climat social  [Gest. ress. hum.]
Notion quantitative se rapportant à Club de Londres  [Rel. int./Fin.]
l’ambiance générale dans un milieu de Organisme qui réunit les banques
tension sociale ou d’harmonie dans un créancières et qui gère la dette privée
groupe social. Un bon climat social est mondiale et la dette commerciale sans
jugé comme une situation caractérisée garantie publique.
par des rapports sociaux non conflic- ➢➢ Dilemme bancaire.
112
Coa
Club de Paris  [Rel. int./Fin.] CNC
Organisation fondée en 1956 qui réu- ➢➢ Conseil national de la comptabilité.
nit les créanciers publics des pays en
voie de développement pour tenter de CNCC
trouver une solution aux difficultés de ➢➢ Conseil national des commissaires C
paiements que l’un de ces pays peut aux comptes.
rencontrer. Le Club de Paris ne se
contente pas de gérer la dette publique CNPF  [Gest. ress. hum.]
par des procédures de rééchelonne- Conseil national du patronat français.
ment ou de refinancement, il a égale- Depuis novembre 1998, le CNPF a été
ment pris des initiatives d’annulation transformé en MEDEF : Mouvement
d’une partie de la dette des pays les des entreprises de France.
pauvres.
➢➢ Dilemme bancaire. Coaching  [Gest. ress. hum.]
Terme anglais qui désigne un style de
CMA-CMP [Fin.] management qui s’inspire du modèle de
Abréviation boursière pour cours l’entraîneur sportif et qui privilégie des
modifié argent et cours modifié fonctions de soutien vis-à-vis des colla-
papier. Le CMA est un cours offert borateurs et des équipes de travail.
(acheteurs sans vendeurs), le CMP est
un cours laissé (vendeur sans ache- Coase (Théorème de Ronald)  [Éco. gén.]
teur). Théorème implicite déduit de l’analyse
des déséconomies externes par R.
CMBS (Commercial Mortgage Backed Coase en 1960 (« The problem of social
Securities) [Fin.] cost », Journal of Law and Economics)
Titres représentatifs d’un portefeuille et des solutions éventuelles pour arri-
de prêts hypothécaires liés au finance- ver à une meilleure allocation des
ment de biens immobiliers non résiden- ­ressources. La solution coasienne (celle
tiels. qu’on attribue à Coase, même si
celui-ci n’a pas donné la solution)
CMPC (Coût moyen pondéré du consiste à attribuer un droit de
capital) propriété, indifféremment soit au
­
➢➢ Création de valeur. ­producteur ou au consommateur de
l’externalité négative, ce droit étant
CMS (Constant Maturity Swap) [Fin.] négociable sur le marché pour des
Swap dans lequel l’une au moins des coûts de transaction nuls. Reformulé
jambes est indexée sur un taux de swap sous l’expression de théorème de l’in-
long terme, réévalué périodiquement. variance, notamment par J.-L. Cole-
L’autre jambe peut être à taux fixe, man (« Economics and the law », Ethics,
indexée sur un taux monétaire ou sur 1984), le théorème de Coase peut alors
un autre taux de swap. Par extension, un s’énoncer ainsi : « Lorsque les coûts de
taux CMS est un taux de swap long transaction sont nuls et que les indivi-
terme, réévalué périodiquement. dus agissent de manière coopérative,

113
COB
aucune définition des droits de pro- Code de la propriété intellectuelle (CPI)
priété sera efficace ». Le cas de l’entre-  [Dr.]
prise qui pollue une rivière en amont Ensemble des dispositions législatives et
des consommateurs d’eau, ou bien réglementaires relatives à la propriété
C celui proposé par Coase comportant littéraire et artistique, dont relève le
un éleveur de bétail et un producteur droit d’auteur, et à la propriété indus-
de blé mitoyen, mais sans barrière trielle qui concerne la protection des
séparant les deux exploitations pour dessins et modèles, la protection des
empêcher le bétail de paître le blé en inventions et connaissances techniques,
herbe, sont les exemples les plus utilisés ainsi que la protection des marques.
pour illustrer ce théorème. Dans ce
dernier cas, les deux solutions équiva- CODEFI (Comité départemental
lentes en termes de volume du cheptel d’examen des problèmes de financement
sont : soit l’éleveur paie une indemnité des entreprises) [Env.]
au céréalier, ce qui élève le coût de pro- Comité d’étude et d’octroi des concours
duction obligeant à réduire le cheptel, financiers accordés par l’État aux entre-
soit le céréalier indemnise l’éleveur prises de moins de 400 salariés, tous
pour qu’il réduise son cheptel. secteurs confondus (les grandes entre-
prises sont traitées par le CIRI) et qui
COB connaissent des difficultés d’origines
➢➢ Autorité des marchés financiers structurelles ou conjoncturelles.
(AMF).
Code ISO [Fin.]
Code APE, Code NAF Code standard pour désigner chaque
➢➢ APE (Code), NAF (Code). devise par trois lettres. En général, les
deux premières codent le pays et la troi-
Code barres  [Gest. comm.] sième le nom de la devise. Les codes ISO
Système de codification à lecture des principales devises sont :
optique utilisant une succession de −− CAD : dollar canadien ;
chiffres et de barres imprimées de lar- −− CHF : franc suisse ;
geurs différentes permettant une iden- −− EUR : euro ;
tification rapide des caractéristiques et −− GBP : livre sterling ;
du prix des produits. Utilisation géné- −− JPY : yen ;
ralisée de ce procédé pour les produits −− USD : dollar américain.
de grande distribution et extension
rapide à de nombreuses activités liées Coefficient Bêta
à la gestion : production, logistique, ➢➢ Bêta (coefficient), Medaf.
­sécurité…
Coefficient d’activité ou Coefficient
Code de déontologie [Gén./Dr.] d’imputation [Compt.]
Ensemble des règles écrites qui énoncent Rapport entre l’activité réelle et l’acti-
les obligations et les devoirs des vité normale. On le calcule notam-
membres d’une procession. ment pour déterminer le montant

114
Coe
d’imputation des frais fixes dans la Coefficient ou Indice de concentration
méthode de l’imputation rationnelle. de Gini [Méth.]
Mesure le degré du voisinage entre les
Coefficient d’élasticité [Méth.] observations dans une distribution. Il
Rapport entre la variation relative d’une est égal au quotient de l’aire entre la C
variable Y et la variation relative de la courbe de Lorenz à 45°, d’une part, et
variable X. On parle du coefficient d’élas- l’aire en dessous de la bissectrice à 45°.
ticité de Y par rapport à X. l’élasticité ➢➢ Concentration (Courbe de), Indice de
mesure la sensibilité d’une variable déter- concentration.
minée à la variation d’une variable déter-
minante. Par exemple, on peut calculer Coefficient de confiance [Méth.]
l’élasticité du montant des ventes (Y) par Probabilité associée à un intervalle de
rapport au budget publicitaire (X), l’élas- valeurs que l’on s’attend à observer pour
ticité des ventes (Y) par rapport au une variable aléatoire à l’issue d’une
nombre de passages (X) du spot de publi- épreuve ou pour un paramètre calcu-
cité à la télévision, l­’élasticité de la lable sur un échantillon aléatoire ou,
demande (Y) par rapport au prix (X), enfin, pour l’estimation d’un paramètre
l’élasticité-revenu des dépenses de loisirs inconnu de la population mère.
(le revenu étant la variable X et les
dépenses étant Y), etc. Mathématique- Coefficient de corrélation
ment le coefficient d’élasticité correspond ➢➢ Corrélation.
à la dérivée logarithmique. Si (d) désigne
la variation (dY = Y1 – Y0), si Y0 et X0 Coefficient de corrélation des rangs (ou
désignent les valeurs au départ, alors le Coefficient de Spearman) [Méth.]
coefficient d’élasticité de Y par rapport à X Coefficient de corrélation calculé sur les
se calcule ainsi : numéros d’ordre respectifs des deux
variables étudiées, chacune d’entre elles
E Y X = ( dY / Y0 ) / ( dX / X 0 )
ayant préalablement fait l’objet d’un tri
Coefficient d’équivalence par valeur croissante.
➢➢ Méthode des équivalences.
Coefficient de dispersion [Méth.]
Coefficient d’intensité capitalistique  Rapport de l’écart-type σ à la moyenne
[Éco. gén.] (x̄).
Rapport entre le stock de capital en On parle encore de coefficient de varia-
valeur disponible pour une production tion V = σ/ x̄.
donnée et la valeur de la force de travail
employée pour cette production. Coefficient de variation
➢➢ Coefficient de dispersion.
Coefficient de capitalisation des résultats
(CCR) [Fin.] Coefficient de volatilité ou Levier
Quotient entre le cours boursier et le opérationnel [Fin./Compt.]
bénéfice par action. 1° En finance, le coefficient de volatilité
Angl. : Price Earning Ratio (PER). correspond au Bêta qui indique le

115
Cœu
pourcentage de variation d’un titre, −− permet d’accèder à de nombreux
d’une devise, etc. par rapport à la varia- marchés ;
tion d’un indice du marché correspon- −− augmente les avantages perçus par les
dant. Par exemple un coefficient βz de clients ;
C l’action Z de 1,4 signifie que si le taux de −− est difficilement imitable.
rentabilité du marché varie de 1 %, le ➢➢ Approche par les ressources et les
taux de rentabilité requis sur l’action Z compétences.
variera de 1,4 %. Son calcul s’obtient par
application de la formule suivante : Cœur (d’un jeu)  [Strat. man.]
β = ⎡Cov τ ,τ ⎤ / ⎡ Var r ⎤ Solution d’un jeu dans lequel des coali-
Z ⎣ ( l m )⎦ ⎣ ( m )⎦ tions entre joueurs sont possibles. Le
où : cœur est alors une coalition formée par
Cov est la covariance, Var est la variance, des joueurs dont aucun ne peut amélio-
(rt) est le taux de rentabilité du titre, (rm) rer ses gains ou sa position en entrant
est le taux de rentabilité du marché. dans l’une quelconque des autres coali-
➢➢ Bêta, Medaf. tions possibles. On dit que le cœur cor-
2° En contrôle de gestion, on désigne respond à une coalition non dominée.
par coefficient de volatilité du résultat ➢➢ Concept de solution, Optimum, Théo­
par rapport au chiffre d’affaires le levier rie des jeux.
opérationnel qui se calcule comme un
coefficient d’élasticité du résultat par Coface
rapport au chiffre d’affaires, soit : ➢➢ Compagnie française d’assurance du
(% de variation du résultat)/(% de commerce extérieur.
variation du chiffre d’affaires)
On le calcule également en faisant le Cogestion  [Gest. ress. hum.]
rapport entre la marge sur coût variable Forme de participation des salariés à la
prévisionnelle et le résultat prévision- gestion des entreprises développée en
nel. Allemagne de l’Ouest à partir de 1951 et
➢➢ Levier d’exploitation. dans d’autres pays européens sous des
modalités diverses. Elle implique à la
Cœur de compétences ou compétences fois l’information et la consultation des
clés  [Strat. man.] représentants des salariés et également
Ce que l’entreprise fait mieux que les un pouvoir effectif d’intervention dans
entreprises rivales. Synonyme : Compé- les décisions.
tences distinctives. Elles constituent le En Allemagne, la cogestion paritaire –
« domaine d’expertise qui résulte de représentation en nombre égal des sala-
l’harmonisation de technologies et riés et des propriétaires du capital dans le
­d’activités professionnelles complexes », conseil de surveillance – prévu en 1951
selon G. Hamel et C. K.Prahalad (“The pour les entreprises de plus de 1 000
Core Competence of the Corporation”, salariés a été complétée en 1952 par une
H.B.R., vol. 68, n° 3 1990, voir aussi loi généralisant la cogestion à toutes les
Competing for the Future, H.B.S. Publi- entreprises mais dans le rapport un tiers-
shing.1994). Le cœur de compétences : deux tiers en faveur du capital. En

116
Com
1976 une nouvelle loi relance la coges- Collège  [Gest. ress. hum.]
tion paritaire, mais elle rencontre les Il s’agit de la catégorie des salariés affi-
obstacles du côté syndical qui y voit un liés à un contrat collectif (cadres,
recul par rapport au projet de 1951. employés, ouvriers, agents de maîtrise,
etc.). Le collège peut comporter des cri- C
Colinéarité [Méth.] tères d’ancienneté. Il peut préciser un
Liaison statistique entre des variables niveau de rémunération (salariés ayant
explicatives d’une régression linéaire un niveau de salaire compris entre 1 fois
multiple, à l’origine de problèmes ren- et 4 fois le plafond de la Sécurité sociale).
contrés dans la détermination des coef- Il peut enfin faire référence à la conven-
ficients de régression. tion collective dont relève l’entreprise
en utilisant des coefficients ou des posi-
Collaboratif (commerce) tions hiérarchiques définis dans la
➢➢ C.-Commerce. convention.

Collaboratif (travail) Cols bleus, Cols blancs


➢➢ Travail collaboratif. ➢➢ Division horizontale du travail, Divi­
sion verticale du travail.
Collar [Fin.]
Option de taux. Contrat de gré à gré Combinaison productive ou
dans lequel l’une des contreparties, Combinaison des facteurs de
l’acheteur du collar, achète un cap et production  [Gest. prod.]
vend un floor à l’autre contrepartie, le Réunion des facteurs de production
vendeur du collar, moyennant le verse- dans une certaine proportion. Une
ment d’une prime de l’une à l’autre des combinaison productive est capitalis-
deux contreparties. Cette prime du collar tique, pour une production d’un bien
correspond au différentiel entre la prime donné, si le facteur capital est utilisé de
du cap et celle du floor. Le taux plafond manière intensive. La combinaison est
du collar est le prix d’exercice du cap, et le travaillistique lorsque le facteur travail
taux plancher du collar est le prix d’exer- est utilisé de manière intensive. La com-
cice du floor. Généralement, les prix binaison productive est économique si
d’exercice à la hausse et à la baisse, pour une production donnée, une aug-
compte tenu du niveau du taux du mar- mentation de l’un des facteurs implique
ché monétaire, sont choisis de telle façon de réduire la quantité de l’autre facteur
que la prime du collar soit nulle. afin d’éviter un gaspillage. L’augmenta-
➢➢ Cap. tion de l’ensemble des facteurs doit, par
conséquent, être suivie par l’augmenta-
Collatéralisation (Contrat de) [Fin.] tion de la production.
Convention de versements réguliers
d’appels de marges entre deux parties Comité d’entreprise, d’établissement 
afin de réduire le risque de contrepartie. [Gest. ress. hum.]
Cette technique est inspirée des marchés Organisme de représentation au sein
organisés. des entreprises et des établissements

117
Com
occupant au moins cinquante salariés urgent. Il doit statuer dans un délai de
(ordonnance du 22 février 1947 et du trois mois.
16 mai 1966). Il est présidé par le chef
d’entreprise ou le directeur de l’établis- Comité de la réglementation comptable
C sement et comprend les représentants (CRC) [Compt.]
des différentes catégories de personnel Organisme associé au Conseil national
élus à partir des listes proposées par les de la comptabilité (CNC), composé de
organisations syndicales représenta- quinze membres, chargé d’établir des
tives. prescriptions comptables générales et
C’est un organisme de consultation sectorielles au vu des recommandations
mais qui doit être informé sur toutes les du CNC. Il est investi du pouvoir
décisions importantes : concentration, d’adopter des règlements qui seront
licenciements, organisation, gestion et homologués par arrêté ministériel pour
marche de l’entreprise. avoir force obligatoire. La création de
Il est doté d’un budget pour l’action cette nouvelle institution répond à un
sociale et participe en coopération avec triple besoin : contribuer à la transpa-
la direction à l’amélioration des condi- rence de l’information financière,
tions de vie au travail. rendre plus cohérent le processus d’éla-
➢➢ Participation. boration des normes comptables et
favoriser l’utilisation des règles interna-
Comité d’hygiène, de sécurité et des tionales dans les comptes consolidés.
conditions de travail (CHSCT) 
[Gest. ress. hum.] Commandes publiques (Financement
Organisme consultatif obligatoire dans des) [Fin.]
les établissements industriels occupant Les financements des commandes
au moins cinquante personnes et dans publiques concernent les commandes
les établissements administratifs et des marchés publics de l’État, des
commerciaux de trois cents personnes régions, des départements, des com-
et au-delà. munes, des différents services publics et
Il fonctionne comme commission du des sociétés d’économie mixte. Ils sont
Comité d’entreprise, et il est autonome assurés par l’octroi de crédits bancaires
en cas d’absence de Comité d’entre- à court terme.
prise. Les besoins de trésorerie à couvrir
résultent du décalage entre les dépenses
Comité d’urgence [Compt.] supportées par le titulaire de la com-
Comité institué au sein du Conseil mande, consécutives à l’exécution des
national de la comptabilité (CNC) com- travaux, et les règlements correspon-
posé de onze membres, saisi par le pré- dants.
sident de ce dernier ou par le ministre On distingue les crédits de mobilisation
chargé de l’Économie, chargé de et de préfinancement des crédits globa-
répondre à toute question relative à l’in- lisés. Ces derniers sont accordés aux
terprétation ou à l’application d’une entreprises qui réalisent un volant d’ac-
norme comptable nécessitant un avis tivité permanent avec le secteur public.

118
Com
Commandite [Dr.] domaines de la comptabilité, de la fisca-
1° Forme commerciale d’entreprise en lité, de la législation sociale, etc.
société dans laquelle le bailleur de fonds Au sens étroit et commun, le commerce
appelé commanditaire fait un apport au est l’activité de distribution ou com-
capital de la société exploitée par un mercialisation. On retrouve ce sens dans C
entrepreneur appelé commandité, sans les entreprises avec la fonction commer-
prendre part à la gestion. La responsabi- ciale, la gestion commerciale, le service
lité du commanditaire est limitée à ses commercial, la politique commerciale,
apports. Il perçoit un revenu variable en la commercialisation. Dans le même
fonction des bénéfices réalisés et en pro- sens on parle de commerce extérieur
portion de ses parts ou de ses actions pour un pays.
dans la société. ➢➢ Distributeur, Distribution.
Il existe deux sortes de sociétés en com-
mandite : Commerce associé
−− la société en commandite simple qui ➢➢ Chaîne volontaire de distribution.
est une société de personnes dont les
apports sont représentés par des parts Commerce de détail  [Gest. comm.]
sociales incessibles ; Point de vente de marchandises et
−− la société en commandite par action fourniture de services connexes au
qui est une société de capitaux dont les consommateur final. Il se situe au bout
apports sont représentés par des actions de la chaîne de distribution, de sorte
négociables. que les marchandises vendues au détail
2°  Désigne également l’association sont généralement sans transforma-
coopérative d’ouvriers typographes. tion. Ce commerce de détail peut être
un commerce de proximité (moins de
Commerçant, Commerce [Dr.] 40 m2 de surface de vente), une grande
Au sens large et juridique : le commer- surface (supermarché, hypermarché
çant est soit celui qui achète des biens, généralement à la périphérie des agglo-
des services ou des valeurs, les trans- mérations), un grand magasin, ou bien
forme ou non, pour les revendre, les la vente peut se faire à distance (vente
louer ou pour en céder l’usage ou par correspondance, commerce élec-
l’avantage contre un prix, soit celui qui tronique – B2C ou B to C –). L’établis-
décide d’adopter une forme d’entre- sement commercial peut relever d’un
prise commerciale pour des activités de commerce indépendant (magasin qui
toute nature : société en nom collectif, appartient à une personne physique ou
société en commandite simple ou par morale qui définit de manière
action ; société à responsabilité limitée, ­autonome sa politique d’approvision-
société anonyme. nement et sa gestion) ou d’un com-
Le commerce désigne l’activité du com- merce intégré (les établissements sont
merçant. La qualité de commerçant au affiliés à une enseigne commune, à une
sens juridique est liée à l’inscription au ­centrale d’achat, le commerce de gros
registre du commerce. Elle implique un et le commerce de détail sont alors
certain nombre d’obligations dans les ­cumulés).

119
Com
Commerce de gros  [Gest. comm.] distance utilisant les procédés électro-
Établissement qui vend des produits aux niques de liaison directe et instantanée
détaillants (commerce de détail), aux (en ligne, se substituant à on-line) ou
industriels, aux agriculteurs et plus différée (hors ligne, se substituant a
C généralement à des acheteurs qui ne off-line) entre le vendeur et le client.
sont pas les consommateurs finals.
Commerce équitable [Gén.]
Commerce de proximité Selon la définition de synthèse que pro-
➢➢ Commerce de détail. pose le site Artisans du Monde : « Le
commerce équitable est un partenariat
Commerce électronique  [Gest. comm.] commercial fondé sur le dialogue, la
Ensemble des ventes ou des achats effec- transparence et le respect, dont l’objectif
tués par Internet que le paiement soit est de parvenir à une plus grande équité
fait en direct ou non. Le rapport Lorentz dans le commerce mondial. Il contribue
consacré au commerce électronique au développement durable en offrant de
(1998) donne une définition en exten- meilleures conditions commerciales et
sion qui «  s’étend à l’ensemble des en garantissant les droits des producteurs
échanges électroniques liés aux activités et des travailleurs marginalisés, tout par-
commerciales. Il s’agit donc aussi bien ticulièrement au sud de la planète. Les
de relations inter-entreprises que de organisations du commerce équitable
relations entre entreprises et adminis- (soutenues par les consommateurs) s’en-
trations et des échanges entre entre- gagent activement à soutenir les produc-
prises et consommateurs (…). Le teurs, à sensibiliser l’opinion et à mener
commerce électronique couvre, à la fois, campagne en faveur de changements
les échanges d’information et les tran- dans les règles et pratiques du commerce
sactions concernant des produits, équi- international conventionnel ».
pements ou biens de consommation ➢➢ Consom’action.
courante, et des services d’information,
financiers, juridiques… Les moyens ou Commerce indépendant
modes de transmission utilisés peuvent ➢➢ Commerce de détail.
être divers : téléphone, télévision, Mini-
tel, réseaux informatiques, Internet… Commerce intégré
Leur caractéristique commune est de ➢➢ Commerce de détail.
traiter de l’information numérisée
incluant données, texte, son et images ». Commerce parallèle  [Gest. comm.]
Flux de marchandises et de services non
Commerce en ligne, Commerce hors prévus par le fabricant. Le risque existe
ligne  [Gest. comm.] lorsque l’entreprise applique une poli-
Expressions proposées par la commis- tique tarifaire différenciée ou lorsqu’elle
sion de terminologie «  Économie et décide de lancer le produit à des périodes
finances » (9e liste, Notes bleues de Bercy, différentes selon les marchés. Dans ces
no 184, 1er au 15 juin 2000) pour dési- cas, les acheteurs peuvent être incités à
gner les techniques d’achat et de vente à s’approvisionner dans d’autres pays.

120
Com
Commercialisation  [Gest. comm.] ment sportif, établissement public…)
Opération de mise sur le marché qui soient réguliers, sincères et qu’ils
suit la conception, la fabrication et la reflètent une image fidèle des résultats,
diffusion d’un produit. de la situation financière et du patri-
moine. C
Commissaire [Dr.] L’opinion du commissaire aux comptes,
Personne chargée de fonctions délé- exprimée dans un rapport présenté tous
guées. les ans à l’assemblée générale, prend la
➢➢ Commissaire aux comptes. forme d’une certification, avec ou sans
réserves, ou d’un refus de certifier les
Commissaire à la fusion [Dr.] comptes.
Désigné par le président du Tribunal de Il est désigné par l’assemblée générale
commerce et chargé de vérifier que les pour une durée de six exercices.
valeurs attribuées aux sociétés qui
fusionnent sont pertinentes et que le Commission  [Gest. comm.]
rapport d’échange est équitable, compte 1) Système de rémunération du
tenu de la méthode d’évaluation rete- vendeur qui accorde un pourcentage
nue. fixe ou variable sur les ventes ou sur les
bénéfices réalisés.
Commissaire aux apports [Compt.] 2) Institution réunissant plusieurs
Personne mandatée dans une SA ou une personnes ayant le plus souvent un rôle
SARL pour apprécier, sous sa responsa- consultatif et plus rarement un rôle
bilité, la valeur des apports en nature décisionnel.
effectués dans le cadre d’une constitu-
tion, d’une augmentation de capital ou Commission des marchés à terme de
d’une fusion. Cette procédure de marchandises [Fin.]
contrôle fait l’objet d’un rapport conte- Organisme institué en octobre 1984,
nant une description des apports, le avec pour but, après l’élaboration d’une
mode d’évaluation adopté ainsi qu’une nouvelle réglementation des marchés à
opinion sur la sincérité et l’exactitude terme, d’une information améliorée de
de l’évaluation des apports. la clientèle privée, et d’un développe-
Les commissaires aux apports sont ment des marchés porteurs.
choisis parmi les commissaires aux
comptes sur la liste prévue par la loi Commission des opérations de bourse
sur les sociétés commerciales ou parmi (COB) [Fin.]
les experts inscrits sur l’une des listes Instituée en 1967, sa mission consistait à
établie par les cours et tribunaux. veiller à la fois au bon fonctionnement
des Bourses de valeurs, et aux informa-
Commissaire aux comptes [Compt.] tions données aux actionnaires par les
Professionnel qualifié chargé, dans le sociétés faisant appel public à l’épargne.
cadre d’une mission légale, de certifier Sa compétence s’applique, depuis 1983,
que les comptes d’une entité (société, à tous les placements donnant lieu à
groupe, mutuelle, association, groupe- appel public à l’épargne. La COB

121
Com
donnait son agrément notamment aux Cultivating Communities of Practice,
sociétés de gestion de portefeuille, et 2002).
aux Organismes de placements collec-
tifs, en valeurs mobilières. Communauté épistémique, Commu-
C Depuis la loi sur la sécurité financière nauté de savoir [Méth.]
d’août 2003, la COB ainsi que le Conseil En épistémologie constructiviste,
des marchés financiers (CMF) et le groupe d’experts qui partagent des
Conseil de discipline de la gestion finan- valeurs communes, s’inscrivent dans le
cière (CDGF) ont été fusionnés au sein même paradigme scientifique et appré-
de la nouvelle instance de régulation du hendent, de façon identique, la résolu-
marché français : l’Autorité des marchés tion des problèmes. Ils adoptent les
financiers (AMF) entrée en vigueur mêmes procédures (tests) de validation
depuis janvier 2004. des théories.
➢➢ Constructivisme.
Commission de souscription
Syn. : Droit d’entrée. Communication [Gén.]
➢➢ Prix de souscription de part ou d’ac­ Processus d’échange entre deux pôles qui
tion d’OPCVM. sont tour à tour émetteur et récepteur. La
communication se distingue de l’infor-
Commissionnaire [Dr.] mation dans la mesure où cette dernière
Intermédiaire qui vend ou qui achète n’implique pas la bipolarisation.
pour le compte d’autrui moyennant un Le schéma de la communication, d’un
revenu appelé soit remise soit commis- point de vue cybernétique, comprend
sion. en plus des pôles « émetteur-récepteur »,
La fonction de commissionnaire peut un canal de transmission du message, le
prendre un sens particulier dans les message lui-même, un système d’enco-
expressions suivantes : dage, à l’émission, et de décodage, à la
−− le commissionnaire en douane réception. La relation du récepteur à
accomplit, pour autrui, les formalités de l’émetteur constitue une rétroaction
douane ; (feedback). Le message, lors de la trans-
−− le commissionnaire de transport se mission, peut subir des déformations du
charge, pour autrui, du transport des fait de perturbations dues à l’environ-
marchandises. nement (bruits).
Au-delà du modèle cybernétique, la
Communauté de pratique [Gén.] communication est souvent considérée
Groupe ou réseau de professionnels qui comme étant toute action d’un agent
partagent des informations, destinée à modifier le comportement,
construisent et mutualisent des l’attitude, l’opinion, les représentations
connaissances et des expériences rela- du public cible (destinataire – rempla-
tives à leur domaine d’intervention, en çant le terme récepteur). Les relations
vue de résoudre les problèmes auxquels publiques internes (communication à
ils sont confrontés (adapté de : E. Wen- l’égard des salariés) et externes, la publi-
ger, R. Mc Dermott et W. Synder in cité, les communiqués de presse, le

122
Com
discours des vendeurs, l’emballage et 5° la mesure des effets avec proposition
l’apparence des produits, le service éventuelle de modification du plan
après-vente, l’accueil des clients, la média.
manière de répondre au téléphone, etc.
constituent autant de formes de com- Communication corporate
C
munication de l’entreprise. ➢➢ Communication institutionnelle.

Communication commerciale  Communication de crise


[Gest. comm.] ➢➢ Communication externe.
Ensemble des actions en vue de faire
connaître un produit et/ou une marque Communication d’entreprise
(dimension cognitive), de faire aimer le ➢➢ Communication, Communication com­
dit produit et/ou la dite marque (dimen- merciale, Communication institutionnelle,
sion affective) et enfin de faire agir en Communication externe, Communication
déclenchant l’acte d’achat (dimension interne, Communication hors média, Com­
conative). Ces objectifs de la stratégie de munication média, Communication de
communication commerciale s’inscrivent crise, Communication événementielle,
dans la stratégie marketing de la firme. Publicité, Mécénat, Parrainage, Marketing
direct, Affichage.
Par ses destinataires ou son public, on
distingue la communication grand
public dite encore, dans l’anglicisme, Communication événementielle
communication B to C ou B2C, et la ➢➢ Communication externe.
communication vers un public indus-
triel, dite communication B to B ou B2B. Communication externe 
La mise en œuvre conduit à distinguer [Gest. comm./Fin./Strat.]
la communication hors média (marke- Communication en direction des parte-
ting direct, promotion des ventes, rela- naires, des différents publics ou diffé-
tions publiques, mécénat, parrainage) et rentes parties prenantes de
la communication média (affichage, l’organisation. Bien que les partenaires
cinéma, Internet, presse, radio, télévi- internes soient des vecteurs pour l’exté-
sion). rieur, en ce sens que les salariés parti-
Les étapes de cette mise en œuvre de la cipent ainsi à la diffusion d’une certaine
stratégie de communication commer- image de leur entreprise à l’extérieur,
ciale sont notamment : néanmoins on distingue, parmi un
1° le diagnostic de la marque, de la com- grand nombre de typologies, les princi-
munication passée et de celle des pales catégories de communication
concurrents ; externe suivantes :
2° le choix des stratégies : quel but, quel −− Communication commerciale (com-
positionnement, quelles cibles ; munication hors média et communica-
3° définition du plan média avec son tion média).
budget ; −− Communication de recrutement
4° la mise en œuvre de la communica- (annonces, entretien dans les écoles et
tion suivant le plan média ; dans les universités).

123
Com
−− Communication financière (vers les scripturale, qu’iconique. Du point de
milieux d’affaires, les autorités de régu- vue de la stratégie des responsables de
lation des marchés financiers, les épar- l’organisation, la communication
gnants, les banques, etc.). interne a pour objectif de développer la
C −− Communication d’influence (lob- cohésion sociale, d’instaurer un climat
bying, syndicats, associations). social favorable à l’action collective en
−− Communication de crise (communi- vue d’améliorer l’efficacité du travail
cation qui tente de réduire l’impact sur dans l’organisation. En termes de
son image de problèmes de toute nature, contenu, la communication interne
industrielle, environnementale, finan- présente l’organisation aux salariés, en
cière, sociale, etc., liés à son activité et indiquant si possible ses buts, ses pro-
susceptibles de lui nuire gravement). duits, ses marchés. En tant qu’instru-
−− Communication institutionnelle. ment de motivation, la communication
−− Communication événementielle en interne valorise les réussites de chacun,
vue d’accroître l’impact d’un événe- développe les actions qui renforcent la
ment programmé. Les moyens sont cohésion du groupe social que consti-
ceux de la communication hors média tuent l’entreprise et ses différentes com-
(relations publiques, mécénat, parrai- posantes économiques ou techniques
nages, etc.). (filiale, division, atelier, etc.). Cette
communication interne ne se limite
Communication hors-médias  cependant pas à la communication ver-
[Gest. comm.] ticale hiérarchique descendante. La
Forme de communication qui permet recherche de l’efficacité de cette der-
de toucher des cibles plus restreintes et nière suppose pour le responsable d’être
d’établir des relations étroites avec le attentif aux besoins et aux idées des
public visé. Elle inclut le marketing membres de l’organisation. La commu-
direct, la promotion des ventes, le par- nication interne ascendante est ainsi
rainage, les relations publiques et la préconisée dans cette perspective, sans
communication événementielle. oublier le développement des commu-
nications latérales. Ces différentes
Communication institutionnelle  formes de communications internes
[Strat.] font usage de médias les plus divers :
Communication qui, au lieu de porter livret d’accueil, journal d’entreprise ou
sur un produit particulier, porte sur une journal interne, revue de presse, intra-
marque, une entreprise ou, plus globa- net, courriel, SMS ou texto, affichage,
lement, sur un groupe. vidéo, notes de service, réunion, entre-
tien individuel d’évaluation, boîte à
Communication interne  idées, etc.
[Gest. ress. Hum.]
Dans un sens général, au sein d’une Communication médias  [Gest. comm.]
organisation, tout échange social aussi Forme de communication qui couvre
bien spontané qu’organisé et cela sous les formes de communication non inte-
forme aussi bien verbale, gestuelle, ractives et qui permet de toucher un

124
Com
large public. Six grands médias peuvent avant ou après expédition, fait généra-
être distingués : la presse, la télévision, la teur politique ou commercial, crédit
radio, le cinéma, l’affichage et l’Internet. fournisseur ou crédit acheteur.
Il existe enfin des polices particulières
Communication publicitaire (Stratégie pour couvrir le risque de change sur C
de) rapatriement, les risques économiques
➢➢ Stratégies publicitaires. liés à la hausse des coûts de préfinance-
ments, etc.
Compagnie [Dr.]
Terme synonyme de société commer- Compatibilité (Stratégie de la)
ciale, plus souvent employé dans les ➢➢ Effet de club, Effets de réseau.
activités de service assurances, trans-
ports, banque. Le terme ajouté après un Compensation [Fin.]
nom de personne, désigne une société Opération qui consiste à comptabiliser
de personnes et résume les noms de tous les dettes et les créances que se sont
les associés tenus solidairement respon- échangées mutuellement deux ou plu-
sables de la gestion commerciale et sieurs parties pendant une période don-
financière de l’entreprise indépendam- née, afin de déterminer le montant du
ment de leur apport. solde final qui donne lieu à un règle-
ment. Cela a pour effet de limiter les
Compagnie française d’assurance pour échanges de fonds par un simple jeu
le commerce extérieur (COFACE)  d’écritures.
[Env./Gén.] Angl. : Clearing.
Société nationale constituée sous forme
d’une société par actions, assumant Compensation (Vente en)  [Rel. int.]
pour le compte de l’État ou sous son Vente de marchandises contre des mar-
contrôle, la gestion du service public de chandises. On parle encore de troc.
l’assurance-crédit et garantissant la Forme impliquant souvent soit un pays
bonne fin des opérations de commerce sous-développé, soit un pays socialiste.
extérieur.
Les polices COFACE classiques sont de Compensation avec déchéance du terme,
trois types : Compensation sans déchéance du
−− polices court terme pour les biens de terme [Fin.]
consommation ; Expressions proposées par la commis-
−− polices moyen terme pour biens sion de terminologie «  Économie et
d’équipements légers ; finances » (9e liste, Notes bleues de Bercy,
−− polices moyen et long termes pour no 184, 1er au 15 juin 2000) et qui
biens d’équipements lourds et grands désignent deux clauses contractuelles
ensembles. prévoyant, avec la première expression,
Pour chacun de ces types on peut envi- la déchéance du terme de l’ensemble des
sager des subdivisions pour tenir obligations réciproques en cas de défail-
compte de diverses situations : risque lance de l’une des parties et le paiement
sur un acheteur étranger, risque couvert du solde net des obligations (Angl. :

125
Com
close-out netting), et, avec la deuxième Compétitif, Compétitivité  [Strat. man.]
expression, des obligations réciproques Aptitude pour une entreprise, un sec-
par solde net au fur et à mesure de leur teur ou l’ensemble des entreprises d’une
exigibilité (Angl. : on-going netting). économie à faire face à la concurrence
C effective ou potentielle. La compétiti-
Compensation interentreprises [Fin.] vité correspond à une position domi-
Au niveau international, accord finan- nante sur un marché interne et/ou
cier entre deux entreprises, pour alléger étranger.
les contraintes liées à l’entrée et aux sor- Du point de vue microéconomique, il
ties de capitaux dans un pays donné. n’y a pas de critère unique définissant la
Cette technique permet de contourner compétitivité. On peut ainsi atteindre la
les barrières douanières du pays donné : compétitivité par les prix, par la qualité,
par exemple, une société A demande à par le service après-vente, flexibilité et
une autre société B un prêt dans une élasticité de l’offre, etc.
monnaie donnée, en échange la société
A donnera à la société B un prêt équiva- Complaisance (Papier de)
lent dans une autre monnaie étrangère. ➢➢ Effet de cavalerie.

Compétence  [Gest. ress. hum.] Complétude


Ensemble des savoirs et savoir-faire ➢➢ Information complète.
mobilisés et combinés par les individus
dans un contexte productif qui ont fait Complexe (agroalimentaire, industriel,
preuve de leur efficacité et qui sont militaro-industriel) [Gén.]
reconnus comme pertinents et perfor- Ensemble d’industries complémen-
mants par les tiers. taires concourant à une production par-
Les aptitudes qui recouvrent la compé- ticulière. Ce sens général correspond
tence concernent aussi bien les activités également à la définition de la notion de
de sélection, de mobilisation, de trans- filière. Le complexe se distingue de la
fert de savoirs théoriques, méthodolo- filière dans l’expression composée –
giques (procéduraux) et de savoir-faire complexe industriel – qui implique la
méthodologiques, relationnels et combinaison en un même lieu d’indus-
sociaux. tries complémentaires ou successives
comme c’est le cas avec le combinat
Compétences [Strat.] soviétique synonyme de complexe
Dans l’approche par les ressources industriel. Le phénomène est encore
(resource based view), les compétences plus clair avec l’expression de complexe
désignent les capacités d’une organisa- sidérurgique.
tion à déployer des ressources pour Les activités intégrées dans une filière
atteindre un objectif fixé. Pour réaliser peuvent être quant à elles réparties sur
une activité, l’entreprise doit ainsi com- tout le territoire national.
biner différents types de ressources On retrouve l’idée de filière avec les
(actifs tangibles et intangibles). expressions de complexe agroalimen-
➢➢ Cœur de compétences. taire et complexe agro-industriel.

126
Com
La notion de complexe militaro-indus- de décision collective, leadership et
triel due au président américain D. confiance) ;
Eisenhower désigne les liaisons étroites −− l’organisation (gestion des ressources
aux États-Unis entre l’armée et l’indus- humaines, culture organisationnelle,
trie de l’armement. structure et conception de l’organisa- C
tion).
Comportement d’achat  [Gest. comm.] Parmi les thèmes d’analyse dans le
Ensemble des manières d’agir ou de réa- champ du comportement organisation-
gir d’un acheteur entre le moment où il nel, on signalera : les styles des mana-
est conscient du besoin et celui où il gers, le phénomène de leadership, la
prend la décision d’acheter un produit motivation dans le travail, les commu-
identifié à un fournisseur identifié. Le nications interpersonnelles dans l’en-
comportement d’achat comprend des treprise, la dynamique de groupe et la
motifs d’achat, de nature rationnelle, et dynamique entre les groupes, la culture
des motivations, qui relèvent de l’irra- d’entreprise et son évolution, l’appren-
tionnel. tissage organisationnel, la gestion des
conflits, le processus de prise décision et
Comportement organisationnel [Méth.] de définition des objectifs (cf. Don
Branche de la psychosociologie ou psy- Hellriegel, John W. Slocum, Richard W.
chologie sociale qui étudie l’activité des Woodman, Michèle Truchan-Saporta,
membres (individus, groupes ou Management des organisations, De
équipe) d’une organisation, leurs inte- Boeck, 1992).
ractions au sein de l’organisation, les
moyens que l’individu utilise pour Composantes principales (Analyse en,
régler les problèmes (conflits) et, enfin, Méthode des) [Méth.]
la façon dont ces différents comporte- Méthode d’analyse factorielle des don-
ments affectent les performances de nées appliquées à un espace à n dimen-
l’organisation. sions, dont chacune représente une des
Le manuel Comportements organisa- variables et chaque observation repré-
tionnels de Stephen Robbins, Timothy sentée par un point ayant pour coor-
Judge et Philippe Gabilliet pour l’édi- données la valeur propre de l’individu
tion française (Pearson Éducation, 12e étudié dans chacune de ces variables.
éd., 2006) indique que le comportement L’ensemble des points forme un nuage
organisationnel oriente son modèle dont les axes permettent d’obtenir les
selon trois axes : coefficients des facteurs multiples.
−− l’individu (caractéristiques biogra-
phiques, personnalité et émotions, per- Comptabilité [Gén.]
ception, valeurs et attitudes, motivation, Technique de mesure qui constate, enre-
prise de décision individuelle, compé- gistre et mémorise l’activité écono-
tences, apprentissage individuel) ; mique d’un agent économique, privé ou
−− le groupe (communication, conflit, public, ou de la nation.
pouvoir et jeu politique, structure Elle est destinée à servir d’instrument
du groupe, équipes de travail, prise d’information à l’agent lui-même, ou au

127
Com
public, en vue soit de répondre à l’obli- −− de faire connaître les coûts des
gation légale et fiscale, soit de l’analyse diverses fonctions assurées par l’entre-
de la gestion et de la prévision. prise
La comptabilité désigne aussi l’en- −− de déterminer la valeur de certains
C semble de livres et documents comp- éléments du bilan de l’entreprise (stocks
tables d’une entreprise ou d’un et en cours de toute nature, immobilisa-
particulier. tions créées par l’entreprise…) ou de
On distingue trois grandes catégories de coûts utiles dans l’application de
comptabilité : privée, publique et natio- modèles de gestion (exemple du coût de
nale. passation d’une commande en gestion
scientifique des stocks…) ;
Comptabilité à base d’activité −− de fournir les éléments de coûts pou-
➢➢ ABC (coût à base d’activité). vant faciliter la fixation des prix de vente
(choix des politiques de prix) – prix
Comptabilité à partie simple, double  unique ou prix différenciés…) et l’éla-
[Compt.] boration des devis (cas pour les
Systèmes d’enregistrement des écritures sous-traitants…) ;
comptables. −− d’expliquer le résultat par calcul des
Dans la comptabilité à partie simple, il coûts des produits pour les comparer
n’y a qu’un seul compte pour toute opé- aux prix de vente correspondants afin
ration. Ainsi en cas d’achat de matières de faire apparaître des résultats par
premières seul le compte fournisseur produits ;
enregistre l’opération au crédit. −− de mettre en évidence des rentabilités
Dans la comptabilité à partie double, il partielles par clientèle, circuit de distri-
y a écriture à la fois au débit d’un ou bution, saison, fonction, famille de pro-
plusieurs comptes recevant les flux et duits, produit… ;
au crédit d’un ou plusieurs comptes −− d’établir des prévisions de charges et
d’où émanent les flux. Ainsi l’achat, à de produits (coûts préétablis, budgets
crédit de matières premières entraîne d’exploitation…) ;
un enregistrement au crédit du −− de rapprocher les réalisations des
fournisseur et au débit des valeurs
­ prévisions effectuées et d’expliquer les
d’exploitation ou compte matières
­ écarts qui en découlent (contrôle des
premières. coûts et des budgets…) ;
−− de permettre des comparaisons entre
Comptabilité analytique [Compt.] périodes et entre firmes concurrentes.
Système de saisie et de traitement de Utilisant surtout des documents
l’information permettant une analyse et internes créés par l’entreprise elle-
un contrôle des coûts dans l’entreprise même pour suivre ses flux internes, la
par des reclassements, regroupements, comptabilité analytique doit être orga-
ventilations, abonnements, calculs de nisée en fonction des besoins spéci-
charges… en utilisant l’information fiques de chaque entreprise et fournir
comptable élémentaire rectifiée ou non. des informations rapides et actuelles
Elle a pour objectifs essentiels : afin de donner tous les éléments

128
Com
susceptibles de faciliter la prise de sentation des états financiers, en raison
­décision. du principe dominant de true and fair
La comptabilité analytique n’est pas view auquel le droit comptable euro-
obligatoire au regard de la loi. Les outils péen s’est rallié plus tardivement avec
de la comptabilité analytique sont l’objectif d’« image fidèle », et du prin- C
aujourd’hui intégrés dans le champ de cipe de l’importance relative (materia-
la comptabilité de gestion. lity concept), également repris en France,
➢➢ ABC (coûts à base d’activité). mais dont l’application ne concerne en
pratique que l’établissement de l’an-
Comptabilité anglo-saxonne [Compt.] nexe.
Fortement influencées par le caractère De cette volonté de traduire le plus
coutumier du droit, les normes comp- exactement possible la réalité écono-
tables anglo-saxonnes sont principale- mique découle le principe de préémi-
ment issues des directives élaborées par nence de la réalité sur l’apparence
la profession comptable. Aux États- (substance over form). Ce principe per-
Unis, celle-ci est représentée par l’Ame- met notamment aux entreprises anglo-
rican Institute of Certified Public saxonnes de déroger à une règle
Accountants (AICPA) qui joue un rôle comptable lorsque son application
primordial en matière de normalisa- aurait pour conséquence de fausser la
tion, surtout depuis que cet organisme réalité économique. Ce principe n’a été
a favorisé la création en 1973 d’un repris, ni dans les directives euro-
organisme indépendant de normalisa- péennes, ni dans la réglementation fran-
tion, le Financial Accounting Standards çaise. Il est cependant indirectement
Board (FASB) qui constitue la appliqué en France, car l’objectif
­principale source du droit comptable d’image fidèle permet également de
­américain. déroger aux règles comptables lorsque
Contrairement au droit français, où la la qualité de l’information en dépend,
comptabilité sert les intérêts d’une mais incontestablement avec moins de
multiplicité d’utilisateurs (créanciers, force. L’exemple du crédit-bail illustre
actionnaires, salariés, État, statisti- bien les hésitations du droit comptable
ciens…), l’information comptable dans français qui préfère suivre l’apparence
les pays anglo-saxons doit surtout per- juridique (location) dans les comptes
mettre aux investisseurs de prendre des individuels, mais qui autorise les
décisions rationnelles. Dans ce contexte, groupes, dans leurs comptes consolidés,
la protection des actionnaires est un à traduire la réalité économique (acqui-
souci constant dans l’élaboration des sition avec financement).
états financiers. En revanche, le principe de prudence
La hiérarchie des objectifs et des prin- (conservatism), fortement ancré dans la
cipes comptables est également une culture comptable des pays d’Europe
source de disparités entre les deux sys- continentale (Allemagne, France, Italie,
tèmes. Dans les pays anglo-saxons, une Espagne…), où la défense des intérêts
plus grande liberté est accordée au chef des créanciers a toujours été privilégiée
d’entreprise dans l’élaboration et la pré- par rapport à celle des actionnaires, est

129
Com
un principe secondaire dans les pays −− un tableau de variation des capitaux
anglo-saxons. propres (statement of changes in
Les autres principes fondamentaux stockholders equity) ;
anglo-saxons sont assez similaires à −− un tableau des flux de trésorerie (sta-
C ceux que l’on trouve dans les pays d’Eu- tement of cash flows) ;
rope continentale : −− des notes annexes (notes to the finan-
−− coût historique (historical cost) ; cial statements).
−− indépendance des exercices (time La certification des comptes annuels
period concept) ; n’est pas, comme en Europe, une obliga-
−− permanence des méthodes (consis- tion légale. Cependant, les tiers (action-
tency) ; naires, banquiers, fournisseurs…) ou la
−− continuité d’exploitation (going SEC aux États-Unis (pour les sociétés
concern). cotées) imposent le plus souvent que les
Concernant les obligations de tenue des états financiers annuels soient certifiés
livres comptables et d’établissement de par des auditeurs indépendants.
documents de synthèse, celles-ci varient S’agissant de la présentation des
selon les lois sur les sociétés commer- comptes, aucune forme stricte n’est
ciales propres à chaque pays ou même exigée pour la présentation du bilan et
chaque État (aux États-Unis). Comme du compte de résultat. Néanmoins, en
en France, les livres comptables obliga- pratique, les présentations sont assez
toires consistent généralement en un standardisées, les sociétés pouvant
livre-journal (record general entry) et un regrouper certains postes lorsque le
grand-livre général (general ledger). En détail n’est pas significatif ou, au
revanche, il n’existe pas de plan comp- contraire, fournir une information
table obligatoire dans les pays anglo- plus complète quand elles l’estiment
saxons, chaque entreprise pouvant nécessaire. Toutefois, comme en
déterminer le sien en fonction de ses Europe, chaque entreprise doit
besoins. Notons également que la conserver la même présentation d’une
comptabilité analytique est souvent année sur l’autre, les changements
intégrée dans la comptabilité générale éventuels devant être expliqués dans
ce qui facilite la rapidité de la produc- l’annexe.
tion de situations financières intermé-
diaires. Comptabilité commerciale
Les états financiers (financial state- ➢➢ Comptabilité générale.
ments) obligatoires sont généralement
les suivants : Comptabilité créative [Compt.]
−− un bilan (balance sheet) ; Euphémisme désignant les pratiques
−− un compte de résultat (statement comptables, légales ou illégales, desti-
income) ; nées à rendre le tableau comptable diffé-
−− un état des mouvements dans les rent de la réalité.
comptes de réserves et de report à nou-
veau (statement of changes in retained Comptabilité d’entreprise
earnings) ; ➢➢ Comptabilité privée.
130
Com
Comptabilité d’inflation [Compt.] Comptabilité générale [Compt.]
Comptabilité qui vise à tenir compte des La comptabilité générale, encore appe-
effets de l’inflation en indexant les lée comptabilité financière, est à la fois
comptes annuels sur le niveau général une technique d’enregistrement, de
des prix. En France, seule la comptabi- stockage et de traitement de l’informa- C
lité aux coûts historiques (coûts d’ori- tion et un système d’information nor-
gine) est fiscalement admise, en cas malisé et réglementé ayant pour objet
d’inflation importante t durable la solu- d’offrir une image fidèle du patrimoine,
tion retenue est celle de la réévaluation de la situation financière et des résultats
des bilans. de l’entreprise.
L’article 8 du Code de commerce oblige
Comptabilité de gestion [Compt.] toute personne physique ou morale
La comptabilité de gestion est un outil ayant la qualité de commerçant de pro-
de management qui répond au besoin céder à l’enregistrement des mouve-
d’informations chiffrées externes et ments qui affectent son patrimoine et
internes des dirigeants, en vue de mesu- d’établir, au moins une fois tous les dou-
rer la performance de l’organisation et zièmes mois, un jeu de comptes annuels
de disposer de données pour aider à la comprenant un bilan, un compte de
prise de décisions. La comptabilité de résultat et une annexe.
gestion permet une action sur le com- À la différence des pays anglo-saxons où
portement des personnes qui com- l’information comptable est essentielle-
posent l’organisation, en particulier ment destinée à aider les investisseurs à
leur implication et leur motivation. Elle prendre des décisions rationnelles, en
utilise les techniques de la comptabilité France, les états financiers ont pour
analytique en les actualisant (par ex., objectif de répondre aux besoins d’une
méthode des coûts à base d’activités) et multiplicité d’utilisateurs : dirigeants,
en élargissant le champ d’analyse (par salariés, actionnaires, fisc, statisticiens,
ex., coût de la qualité, coût caché, ana- créanciers, etc.
lyse de la valeur et coût cible).
➢➢ Comptabilité analytique d’exploita­ Comptabilité industrielle
tion. ➢➢ Comptabilité analytique d’exploita­
tion.
Comptabilité de responsabilité [Compt.]
La responsibility accounting est un sys- Comptabilité magasin
tème de comptabilité managériale ➢➢ Comptabilité matière.
adapté à la structure de l’organisation
de façon à ce que chaque manager ne Comptabilité matière [Compt.]
visualise que le résultat des aspects dont Souvent appelée comptabilité magasin,
il est responsable, c’est-à-dire qu’il est elle est tenue par le service magasin à
censé gérer. partir des bons d’entrées (réception et
réintégration) et de sorties (sorties
Comptabilité financière ordinaires et retours aux fournisseurs
➢➢ Comptabilité générale. et aux services de fabrication) et p
­ ermet

131
Com
de connaître en permanence les mou- Compte courant [Fin.]
vements de stock et l’existant en quan- Contrat par lequel deux parties qui sont
tité. périodiquement créancières et débi-
Elle concerne tous les éléments de stock trices réciproques, disposent que les
C et non exclusivement les matières différentes opérations de règlement
comme son nom pourrait le laisser (créance et dette) soient enregistrées
penser. dans un compte indivisible durant un
certain délai, seul le solde étant dû après
Comptabilité privée [Gén.] clôture, en vertu de la règle de la nova-
La comptabilité privée comprend d’une tion.
part la comptabilité générale dite encore Le compte courant est un moyen de
comptabilité commerciale ou compta- financement à court terme très employé
bilité financière et, d’autre part, la par les entreprises industrielles et com-
comptabilité analytique ou comptabi- merciales.
lité industrielle dite aujourd’hui comp- ➢➢ Avances.
tabilité de gestion.
Compte d’attente [Compt.]
Comptabilité verte [Compt.] Compte utilisé dans le cas où une opéra-
Comptabilité qui fournit des informa- tion qui vient d’être réalisée ne peut être
tions relatives à l’environnement, par comptabilisée de façon définitive.
exemple les dépenses engendrées par le
recyclage des produits vendus, par la Compte d’exploitation fonctionnel 
remise en état des sites après usage, etc. [Compt.]
Plus généralement, la comptabilité envi- Tableau permettant de connaître les
ronnementale, fruit du concept de déve- coûts de chaque fonction de l’entre-
loppement durable, est souvent dite prise, de mettre en évidence les marges
« comptabilité verte ». et le résultat.
Résultant d’une analyse verticale des
Comptant [Gén.] charges, il est surtout employé dans les
On dit d’une opération qu’elle a été réa- entreprises de faible dimension, peu
lisée au comptant si elle a donné lieu à structurées et à activité commerciale.
un règlement immédiat (en valeur
monétaire). Compte d’exploitation générale 
[Compt.]
Compte [Compt.] Ancien document de synthèse issu du
Unité de classement en deux parties, PCG 1957 qui regroupait l’ensemble
enregistrant quantitativement les opé- des charges et des produits courants
rations selon un ordre défini. de l’exercice. En y ajoutant les élé-
Les entrées dans un compte appa- ments exceptionnels (qui étaient l’ob-
raissent du côté où le compte est situé jet d’un état séparé dans le PCG 1957
dans les documents comptables fonda- appelé compte de pertes et profits), on
mentaux : bilan et comptes de obtient le compte de résultat du PCG
résultats. actuel.

132
Com
Compte de pertes et profits [Compt.] tissements et aux provisions. Les charges
Ancien document de synthèse issu du financières correspondent aux intérêts
PCG 1957 qui comprenait l’ensemble et charges assimilées, dotations aux
des charges et des produits exception- amortissements et provisions, charges
nels de l’exercice pour déterminer le nettes sur cession de valeurs mobilières C
résultat net de l’entreprise. À ne pas de placement, différence négative de
confondre avec le terme profit and loss change. Les charges exceptionnelles
account qui est l’expression anglo- concernent les opérations de gestion, les
saxonne utilisée, en particulier au opérations en capital et les dotations
Royaume-Uni, pour désigner le compte aux amortissements et aux provisions.
de résultat. À ces trois catégories de charges
s’ajoutent la participation des salariés,
Compte de reclassement [Compt.] les résultats de l’entreprise et les impôts
Compte transitoire entre les comptes sur les bénéfices.
réfléchis et les comptes de coûts (des Les produits d’exploitation com-
centres d’analyse ou des produits, com- prennent les ventes de marchandises, la
mandes, familles de produits…). production vendue, la production stoc-
kée, la production immobilisée, les sub-
Compte de résultat [Compt.] ventions d’exploitation, la reprise sur
Document de synthèse qui récapitule provisions. Les produits financiers sont
l’ensemble des produits et des charges principalement les revenus des titres de
de l’exercice en fonction de leur date participation, les revenus des valeurs
d’engagement et non d’encaissement et mobilières de placement, la différence
de décaissement. Il fait apparaître, après positive de change. Les produits excep-
déduction des amortissements et des tionnels portent sur les opérations de
provisions, le bénéfice ou la perte de gestion, les opérations de capital et la
l’exercice. reprise sur provisions et transferts de
Les charges et les produits sont ventilés charges.
en trois catégories : les éléments d’ex- L’équilibre entre les produits et les
ploitation, les éléments financiers et les charges est obtenu par l’adjonction d’un
éléments exceptionnels. Les charges solde créditeur du côté des charges en
correspondent aux dépenses qui n’ont cas de bénéfices (produits supérieurs
pas comme contrepartie une augmenta- aux charges), ou d’un solde débiteur ou
tion du patrimoine. Il s’agit donc uni- négatif du côté des produits en cas de
quement de flux, et les stocks pertes. Toutefois différents soldes inter-
n’apparaissent ainsi que par leurs varia- médiaires peuvent être dégagés : l’Excé-
tions. dent brut d’exploitation (EBE) en
Les charges d’exploitations sont notam- faisant la différence entre les produits
ment : les variations de stocks, les mar- d’exploitation et les charges d’exploita-
chandises, les approvisionnements, les tion hors dotation aux amortissements
impôts et taxes, les travaux et services et aux provisions, le résultat d’exploita-
utilisés par l’entreprise, les salaires, les tion par la prise en compte des dota-
charges sociales, la dotation aux amor- tions aux amortissements et aux

133
Com
provisions, le résultat financier pour les Compte notionnel  [Gest ress. hum.]
opérations financières, le résultat excep- En Suède et dans les pays qui ont imité
tionnel pour les opérations exception- la réforme suédoise des retraites,
nelles. compte d’un assuré social sur lequel
C Si l’article 9 du Code de commerce laisse sont portées ses cotisations de retraite
la possibilité de présenter le compte de comme si elles étaient épargnées. En
résultat, soit sous forme d’un tableau, fait, s’agissant d’un système par réparti-
soit en liste, la présentation la plus large- tion, ces cotisations servent à payer les
ment répandue en France, comme au pensions des retraités, mais le compte
niveau international, est la présentation notionnel fournit la base sur laquelle
en liste. sera calculée la pension de l’assuré
social le jour où il partira à la retraite. La
Compte de résultat anglo-saxon  méthode des points en vigueur dans les
[Compt.] régimes de retraite complémentaire
Les expressions pour désigner le compte français, plus ancienne, relève du même
de résultat aux États-Unis et au principe.
Royaume-Uni sont respectivement  :
income statement (ÉU) et profit and loss Compte-titres [Fin.]
account (RU). Comme en France, on Compte qui enregistre les opérations
distingue plusieurs présentations : sur les titres représentatifs d’actions,
−− une présentation simplifiée (single- d’obligations ou de bons qui sont la
step), qui met en évidence uniquement plupart dématérialisés : ils ne se pré-
le résultat global de l’exercice ; sentent plus comme jadis sous la forme
−− une présentation détaillée (multi- d’une feuille de papier imprimé indi-
ple-step), qui distingue le résultat prove- quant les caractéristiques de la valeur
nant de l’activité d’exploitation et celui (action, etc.), mais comme une ins-
provenant des éléments hors exploita- cription en compte – un compte de
tion. titres ou compte-titres. Un agent
La deuxième forme est en pratique la économique non financier dispose
plus souvent utilisée. d’un compte-titres chez un « intermé-
Comme en Europe, c’est la présentation diaire » (une banque ou une société de
en liste qui est généralement utilisée. bourse) qui elle-même dispose de
La différence essentielle avec le compte de comptes-titres chez des « dépositaires »
résultat français est que les charges sont pratiquant ce qu’on appelle la conser-
présentées par destination et non par vation des titres. Pour les valeurs qui
nature. Ainsi, par exemple, les charges de sont représentées par des titres papier
personnel sont ventilées dans les coûts au porteur, la conservation requiert
d’acquisition ou de production, de com- des chambres fortes ; quand la dématé-
mercialisation et d’administration et rialisation est totale, c’est une opéra-
n’apparaissent pas sur une ligne distincte. tion purement comptable  ; celle-ci
Les dotations aux amortissements quant requiert un système informatique
à elles sont ventilées par destination ou aussi difficile à pénétrer qu’une
apparaissent sur une ligne distincte. chambre forte.

134
Com
Comptes annuels [Compt.] chiffres d’affaires net, effectif salariés, les
Ensemble indissociable comprenant le niveaux étant définis pour chaque année.
bilan, le compte de résultat et l’annexe
devant être établis à la clôture de chaque Comptes de régularisation [Compt.]
exercice au vu des enregistrements Les bilans étant dressés à la fin de chaque C
comptables et de l’inventaire par toute exercice il se trouve que certaines
personne physique ou morale ayant la charges sont réparties entre deux exer-
qualité de commerçant. Établis en cices.
conformité avec les dispositions du Les comptes de régularisation inter-
Code de commerce et du Plan comp- viendront pour répartir ces charges sur
table général, les comptes annuels les deux exercices.
doivent être réguliers et sincères et don- On y trouvera les charges à payées
ner une image fidèle du patrimoine, de d’avance, les produits à recevoir ou per-
la situation financière et du résultat de çus d’avance.
l’entreprise. Ces comptes ont été abandonnés dans le
PCG adopté en 1999.
Comptes consolidés [Compt.]
La consolidation des comptes consiste Comptes de surplus
à présenter le patrimoine, la situation ➢➢ Surplus.
financière et les résultats d’un
ensemble de sociétés formant un Comptes pro forma [Compt.]
groupe, comme si celui-ci ne formait États financiers historiques d’une
plus qu’une seule entité. Les comptes société, objets d’un retraitement en vue
consolidés qui en résulte comprennent, de leur comparabilité à la suite de
comme pour les comptes individuels, diverses opérations qui peuvent être
un bilan, un compte de résultat et une aussi bien une acquisition, une cession
annexe. qu’un changement de méthodes comp-
La loi du 3 janvier 1985, qui constitue le tables dans, par exemple, l’annexe. Ces
texte d’adaptation de la 7e directive euro- comptes pro forma peuvent être des
péenne, a modifié la loi sur les sociétés bilans (bilan pro forma), des comptes de
commerciales du 24 juillet 1966 et a résultats.
introduit en droit français les règles
d’établissement et de publication des Comptes réfléchis [Compt.]
comptes consolidés. En vertu de ces Comptes permettant le passage entre la
textes, l’établissement des comptes comptabilité générale et la comptabilité
consolidés est obligatoire pour toutes les analytique d’exploitation.
sociétés cotées sur un marché régle-
menté ainsi que les autres sociétés com- Comptoir  [Rel. int./Fin.]
merciales et les établissements publics à 1° Agence de commerce d’une nation
caractère industriel et commercial en pays étranger. Forme ancienne des
(EPIC) d’une certaine taille, déterminée sociétés de commerce international.
par référence au dépassement de deux 2° Établissement de commerce (distri-
des trois critères suivants : total du bilan, bution) ou financier. On retrouve ce

135
Con
sens avec le Comptoir des entrepreneurs minorité de blocage. La concentration
qui est un établissement financier filiale financière prend le nom de Holding
du Crédit foncier de France, accordant ou de Groupe et elle est souvent la
des crédits à la construction. forme conglomérale, c’est-à-dire d’un
C 3° Cartel de vente qui se substitue aux ensemble de filiales dans les produits
entreprises adhérentes dans les rapports sont sans aucun lien technique.
avec la clientèle. 4°  La concentration économique est au
sens large l’ensemble des formes précé-
Concentration [Strat.] dentes et au sens étroit la tendance à
Action de rassembler ou de réunir en un l’augmentation de la dimension des
même centre, en un même point ou en entreprises soit par l’élimination
un même espace, des éléments dispersés concurrentielle soit pas extension secto-
ou épars, aboutissant à donner plus de rielle et géographique des activités et des
pouvoirs à ce centre, à ce point, ou à cet débouchés de l’entreprise.
espace. −− L’élimination concurrentielle est une
L’effet d’augmentation du pouvoir per- concentration horizontale. C’est le
met d’éviter de s’en tenir au seul sens regroupement d’entreprises fabriquant
courant de réduction des éléments ou le même produit, recherchant des éco-
du volume. La concentration est aussi nomies d’échelles (pour abaisser les
une augmentation de la sphère d’in- coûts de production) et l’augmentation
fluence économique de la taille d’un du pouvoir de négociation (pouvoir de
centre par fusion, par fission (création domination) face aux clients et aux
de filiales, succursales, prises de partici- fournisseurs. Le stade ultime de la
pation). concentration horizontale est le mono-
1° La concentration industrielle est la pole.
réunion et le développement de divers −− L’extension du circuit productif de
types d’industries en une même zone l’entreprise peut prendre plusieurs
géographique. formes :
2° La concentration technique est un −− l’intégration ou concentration verti-
rassemblement de moyens de produc- cale qui est un regroupement des entre-
tion en un nombre réduit d’établisse- prises situées aux différents stades du
ment de taille croissante. On parle processus productif (filières indus-
encore de concentration de la produc- trielles). Son objectif est d’une part la
tion. réduction des coûts par suppression des
3°   La concentration financière ou marges bénéficiaires des stades intermé-
concentration du capital est la réunion diaires entre la matière première et le
d’entreprises qui se placent directement produit fini et, d’autre part, d’assurer la
ou indirectement sous une direction sécurité, soit des approvisionnements
financière commune qui est soit une (intégration ascendante) soit des
banque contrôlant diverses sociétés, soit débouchés (intégration descendante) ;
une société mère qui contrôle des filiales −− la diversification ou conglomérat est
ou des entreprises où elle possède une un regroupement d’entreprises dont les
prise de participation lui donnant une productions sont situées dans des

136
Con
branches d’activités différentes et non sieurs espaces territoriaux (régionaux
complémentaires techniquement. L’ob- ou nationaux). Elle peut être une
jet est financier. Il s’agit d’améliorer la concentration horizontale et conglomé-
rentabilité des capitaux en répartissant rale par la production de différents
les risques sur plusieurs activités en biens dans plusieurs espaces. La concen- C
application de l’adage « ne jamais mettre tration géographique au niveau interna-
ses œufs dans le même panier ». On tional se manifeste par le phénomène de
parle de firme multiproduits ou de la firme multinationale. Les motivations
firmes multibranches, bien que ces de la multinationalisation sont multi-
expressions n’indiquent nullement l’ab- ples : recherche de biens au coût de pro-
sence de liens de complémentarité. duction faible, à législation avantageuse,
−− Les modalités techniques, juridiques aux débouchés importants, à stabilité
et financières des concentrations écono- politique assurée, etc.
miques sont nombreuses :
−− fusion : les entreprises A et B dispa- Concentration (Courbe et coefficient de) 
raissent pour constituer une entreprise [Méth.]
unique C ; Méthode d’appréciation de l’inégalité
−− fusion-scission : disparitions d’une de répartition d’une variable entre les
société par la transmission de son patri- individus d’une population statistique.
moine à des sociétés nouvelles ou Par exemple, pour les entreprises d’un
pré-existantes, moyennant attribution même secteur, on indiquera que 20 %
aux associés de la société scindée de des entreprises réalisent 80 % du chiffre
parts ou d’actions issues de la scission ; d’affaires du secteur.
−− absorption : une entreprise transmet
à une autre entreprise préexistante tout 100 % B
son patrimoine ;
−− prise de participation : une entreprise
acquiert des actions dans une autre etc.
entreprise sans en détenir la majorité
ite
rfa

−− la filialisation : détention par une


pa

nz
re
ité

lo
al

société-mère de plus de 50 % du capital D


de
ég

be

d’une société dite filiale ;


ur
co

−− la sous-traitance et l’impartition qui C


permettent d’avoir les avantages de la A 100 %
concentration verticale sans courir les (ménages, entreprises, etc.)
risques liés à la concentration juridique
du capital. COURBE DE CONCENTRATION LORENZ-GINI
5° La concentration géographique est
une concentration horizontale du point La courbe de concentration est établie
de vue de l’espace. Elle peut être une en mettant, en abscisse, les pourcentages
concentration horizontale au sens de cumulés des entreprises par ordre de
production dans une seule branche par chiffres d’affaires croissants et, en
réduction de la concurrence sur plu- ordonnée, les pourcentages cumulés

137
Con
correspondants du chiffre d’affaires du Dans la production scientifique le théo-
secteur. La courbe s’écarte d’autant plus ricien forge des concepts.
de la 1re bissectrice que l’inégalité est Dans la pratique de la gestion commer-
plus grande entre les entreprises, c’est- ciale ou mercatique, le concept est la
C à-dire que le secteur est plus concentré. définition d’un besoin largement par-
La surface comprise entre la courbe et tagé dans la société et auquel peut cor-
cette bissectrice mesure le coefficient de respondre un bien déjà existant ou
concentration de Gini. nouveau.
➢➢ Indice de concentration.
Concept de produit  [Gest. comm.]
Concentration (Focalisation)  [Strat. man.] Description verbale ou imagée d’une
Choix stratégique à l’intérieur d’une idée sous l’angle des avantages qui
industrie ou d’un secteur d’activité seront proposés aux acheteurs. Le
consistant à ne retenir qu’un segment concept de produit détermine la catégo-
limité (niche). L’entreprise – le plus sou- rie de produits dans laquelle le nouveau
vent de petite taille – qui suit une telle produit devra être positionné et la
stratégie cherche à exploiter un avan- concurrence. Il est important de tester le
tage concurrentiel auprès d’une cible de concept élaboré auprès des acheteurs
clientèle relativement étroite. potentiels.

Concentration conglomérale Concept de solution en théorie des jeux 


➢➢ Concentration. [Méth.]
Représentation stylisée de la grande
Concentration des entreprises diversité de comportements humains
➢➢ Concentration, Croissance externe. (prises de décisions) présents dans des
situations de conflit analysées en théorie
Concentration géographique des jeux et correspondant à un équilibre
➢➢ Concentration. stable. Chaque définition de stabilité est
un ensemble particulier d’hypothèses
Concentration horizontale sur les conséquences d’une action unila-
➢➢ Concentration. térale. Les principaux concepts de solu-
tion sont : l’équilibre de Nash, le cœur ou
Concentration industrielle noyau, le stable set, la valeur de Shapley).
➢➢ Concentration.
Conception du système
Concentration verticale d’information [Méth.]
➢➢ Concentration, Intégration. Étape capitale dans la mise en place
d’une solution informatique. Indépen-
Concept [Méth.] dante d’une solution machine, elle
Construction de l’esprit, être de raison consiste en :
ou encore notion abstraite fondée sur la −− une réflexion préalable sur les besoins
généralisation permettant ainsi d’orga- en information au sein de l’organisme et
niser les perceptions et les connaissances. sur la nécessité de leur automatisation ;

138
Con
−− une phase d’élaboration du schéma Conception pour un coût objectif 
conceptuel des données à automatiser. [Cont.]
L’application d’un modèle de données Méthode de gestion prévisionnelle des
permet d’obtenir une représentation des coûts permettant de respecter des
données à gérer en ordinateur sous contraintes budgétaires tout particuliè- C
forme optimale, c’est-à-dire sans rement dans le cas de projets ou de pro-
­redondance et avec indication des liens grammes pluriannuels (aéronautique,
sémantiques significatifs entre ces équipements militaires, grands chan-
­données  ; tiers…).
−− une phase de détermination des trai-
tements à automatiser pour obtenir les Concession [Dr.]
besoins demandés et pour maintenir la 1° Autorisation accordée pour une
fiabilité de la base de données. durée déterminée, à un particulier ou à
Des méthodes d’analyse, telle que une entreprise, de réaliser un ouvrage
MERISE, décrivent la démarche com- public et de l’exploiter à ses risques ou
plète de l’élaboration du schéma direc- de gérer un service public à ses risques
teur informatique, de la conception du par des perceptions prélevées sur les
système d’information et du passage à la usagers.
réalisation informatique. 2° Autorisation d’occupation d’une
partie du domaine public pour un usage
Conception et fabrication assistées privatif en contrepartie d’une rémuné-
par ordinateur (CFAO)  [Gest. prod.] ration.
Ensemble des aides apportées par l’in- 3° En Chine entre 1840 et 1914, affecta-
formatique dans le processus d’élabo- tion d’un quartier de ville aux étrangers
ration d’un produit industriel depuis qui y résident avec le droit pour eux
l’approche de sa définition jusqu’à sa d’avoir leur propre système administra-
mise en fabrication. Le dessin assisté tif et juridique.
par ordinateur (DAO) enregistre sous 4° Monopole de vente accordé par une
forme numérique des dessins qui entreprise dans un rayon géographique
seront restitués après traitement (chan- donné. On parle encore de concession
gement d’échelle, rotation, coupe, mise commerciale.
à jour…) sur tables traçantes. La
conception assistée par ordinateur Concessionnaire  [Gest. comm.]
(CAO) combine du calcul scientifique Caractérise un distributeur par rapport
et des procédés de numération automa- à un fabricant. Le contrat de concession,
tique des formes à des fins de simula- complexe, s’articule autour de trois
tion d’un article que l’on envisage de points essentiels :
fabriquer. La fabrication assistée par −− la durée, toujours longue et souvent
ordinateur (FAO) vise à préparer des non limitée ;
éléments pour le service de fabrication −− l’utilisation de la marque du fabri-
et l’aider dans ses tâches de préparation cant ; en milieu industriel, elle devient
du travail et de pilotage du système souvent l’une des enseignes du distribu-
productif. teur ;

139
Con
−− l’exclusivité sur un secteur donné ; le Concurrence imparfaite 
secteur est délimité de manière précise, [Strat./Éco. ind.]
étant entendu que le fabricant peut se Forme de marché de concurrence par le
réserver certains clients. grand nombre d’intervenant, soit du
C Dans les cas extrêmes, le contrat de côté de l’offre, soit du côté de la
concession s’apparente à une fran- demande, soit des deux côtés et auquel
chise. manque l’une (ou plusieurs) des autres
conditions de la concurrence pure et
Concordat [Fin.] parfaite. L’oligopole par le faible
Accord amiable ou judiciaire conclu nombre d’offreurs, l’oligopsone, par le
entre un débiteur et ses créanciers par faible nombre de demandeurs, la
lequel ceux-ci leur consentent des délais concurrence monopolistique par
de paiement et/ou une remise partielle l’hétérogénéité des produits sont les
de sa dette. principales formes de concurrence
imparfaites.
Concours bancaires courants [Compt.]
Dettes bancaires contractées par les Concurrence monopolistique 
entreprises en raison de leurs besoins [Strat./Éco. ind.]
de trésorerie. Pour la présentation du Forme de marché de concurrence
bilan, ils se fondent avec l’ensemble imparfaite par l’hétérogénéité de pro-
des dettes bancaires dans le poste duits destinés à la satisfaction du même
« Emprunts auprès des établissements type de besoin. L’hétérogénéité est la
de crédit  ». Le montant de ces conséquence de l’existence de diffé-
concours de trésorerie, dans lequel le rences dans les labels, les marques, les
PCG inclut les découverts bancaires, présentations, l’information (la publi-
fait l’objet d’un renvoi au pied du cité de marque), les conditions de crédit,
bilan. de livraisons, d’accueil des clients, d’em-
Il convient de retrancher les concours ballages. Cette forme a été étudiée par
bancaires courants des disponibilités l’Américain Chamberlin et par la Bri-
pour déterminer la trésorerie d’une tannique Robinson dans les années 30.
entreprise. L’équilibre en concurrence monopolis-
tique, c’est-à-dire la production qui
Concurrence [Gén.] assure le bénéfice le plus élevé est obtenu
Structure d’un marché caractérisée par l’application du théorème fonda-
par une confrontation libre d’un mental de l’équilibre microéconomique
grand nombre d’offreurs et de deman- par l’égalisation de la recette marginale
deurs dans tout domaine, pour tout avec le coût marginal. À long terme, par
bien et service : matières premières, l’arrivée de concurrents, le profit dispa-
travail, biens d’équipement, fonds raît et l’équilibre obtenu toujours par
préalables etc. Dans le sens courant : l’égalisation de la recette marginale et
situation correspondant à la présence du coût marginal correspond à l’égalité
de plusieurs entreprises sur le même entre la recette moyenne (prix de vente)
marché. et le coût moyen complet ou coût

140
Con
synthétique moyen, comme le montre la entrer et liberté totale pour sortir) et en
figure ci-dessous. conséquence la parfaite mobilité des
Équilibre en concurrence facteurs. Dans ces conditions irréalistes,
la quantité optimale de production à
monopolistique
mettre sur le marché est déterminée par C
prix l’égalité de l’offre et de la demande sur le
coût marginal
à long terme marché, sachant que la demande corres-
pond à la recette moyenne ou prix du
prix = marché, l’offre correspond au coût mar-
coût coût moyen
à long terme
ginal à la condition que celui-ci soit
moyen
supérieur au coût complet moyen ou
coût synthétique moyen.
recette
moyenne Dans les figures ci-contre sont représen-
recette ou demande tés les équilibres à court et à long termes
marginale
pour la firme – le prix est une donnée, la
quantité d’équilibre quantité
à long terme firme est preneur de prix – et pour le
marché ou l’industrie (c’est-à-dire pour
Concurrence pure et parfaite  [Éco. ind.] l’ensemble des entreprises), le prix n’est
Forme théorique de marché se caracté- plus une donnée. L’égalité correspond à
risant par l’homogénéité des biens ou l’intersection du coût marginal et de la
des services, l’atomicité des unités éco- recette marginale qui est ici égale à la
nomiques (une multiplicité de vendeurs recette moyenne pour la firme. À court
et une multiplicité d’acheteurs, tous de terme, la différence entre la recette
faible dimension), la transparence du moyenne ou prix et le coût complet
marché (l’information se réduit au prix constitue le profit. Ce profit est maxi-
et se fait par le prix connu de tous), la mum lorsque la recette marginale est
fluidité sur marché (liberté totale pour égale au coût marginal. L’existence du

Équilibres de concurrence pure parfaite

FIRME MARCHÉ

Prix Demande du marché

coût offre à court terme


marginal
demande de court terme
prix à la firme offre à long terme
d’équilibre
C.T.
PROFIT
coût moyen

demande de L.T.
à la firme
prix
d’équilibre
long terme

Q. d’équilibre Q. d’équilibre Q. d’équilibre à C.T. Q. d’équilibre à L.T.


à L.T. à C.T.

141
Con
profit attire de nouvelles entreprises dans Conditions de travail  [Gest. ress. hum.]
l’industrie. Le prix baisse comme le Ensemble des règles et des variables
montre la figure de droite et la part de matérielles du milieu ou cadre dans
marché de chaque firme diminue comme lequel s’exécute le travail.
C le montre la figure de gauche. Le proces- On parle également de conditions de
sus s’arrête lorsque le profit est nul, ce qui vie au travail. Les éléments constitutifs
correspond à la téra-égalité suivante : des conditions de travail matériels et
coût marginal  = coût moyen com- juridiques sont notamment : la durée
plet = recette moyenne = recette margi- du travail, les rythmes de travail, le
nale. C’est l’équilibre de long terme. bruit, la lumière, l’humidité, la chaleur
et la salubrité du cadre de travail, les
Concurrence virtuelle conditions de sécurité, le règlement
➢➢ Marché contestable. d’atelier, le système de l’horaire du
­travail (horaire souple ou à la carte,
Concurrentiel [Gén.] horaire fixe).
État d’un secteur ou d’une économie Certains auteurs font figurer le niveau et
soumise à la concurrence interne ou le système de rémunération dans les
externe, sans que l’affrontement soit conditions de travail. Le comité d’hy-
conforme au modèle de concurrence giène et de sécurité, et le comité d’entre-
pure et parfaite. prise œuvrent en vue de l’amélioration
des conditions de travail dans l’entre-
Concurrentiel (Univers, Contexte) prise.
➢➢ Univers concurrentiel, Contexte
concurrentiel. Confédération [Dr.]
Au sens du droit du travail, regroupe-
Conditionnement  [Gest. comm.] ment des fédérations de syndicats de
Désigne l’enveloppe d’un lot de vente travailleurs ou de syndicats profession-
tel qu’il se présente sur le rayon d’un nels et des Unions professionnelles.
magasin.
Le conditionnement a un double rôle : Confirmation directe [Compt.]
de protection du contenu et de commu- Procédure de contrôle, souvent utilisée
nication avec le consommateur. par les commissaires aux comptes visant
à obtenir directement d’un tiers en rela-
Conditions de banque [Fin.] tion d’affaires avec l’entreprise révisée,
Taux minimaux consentis par les la confirmation écrite d’une informa-
banques à leurs meilleurs clients pour tion susceptible d’être recoupée avec
toutes les opérations de prêts et une opération effectuée par l’entreprise
d’avances qu’elles leur accordent. et dont le réviseur cherche à vérifier
Les conditions minimales de banques l’exactitude (confirmation d’un solde
correspondent au taux de base des bancaire, d’une créance sur un client,
banques américaines (prime rate). d’une dette envers un fournisseur, etc.).
➢➢ Base (Taux de), Escompte, Lombard Cette procédure est également appelée
(Taux). circularisation.

142
Con
Congé individuel de formation (CIF)  savent que cette information est connue
[Gest. ress. hum.] de tous.
Possibilité offerte à tout salarié de suivre,
au cours de sa vie professionnelle, à son Connaissance formalisée, Connaissance
initiative et à titre individuel, différentes implicite C
formations, indépendamment des ➢➢ Gestion des connaissances.
stages compris dans le plan de forma-
tion de l’entreprise où il est employé. Connaissance implicite, Connaissance
Ces actions de formation, que ne peut tacite, Connaissance formalisée,
refuser l’employeur, doivent permettre Connaissance explicite
aux bénéficiaires aussi bien d’accéder à ➢➢ Gestion des connaissances.
un niveau supérieur de qualification, de
changer de profession ou d’activité, que Connaissement maritime [Log.]
de s’intéresser plus ouvertement à la Reconnaissance écrite des marchandises
culture et à la vie sociale. prises en charge par le capitaine d’un
navire. Il vaut reçu de marchandises et
Conglomérat [Strat.] contrat de transport.
Forme nouvelle de concentration dans
les économies de marché se caractéri- Conseil d’administration, Conseil de
sant par la diversification des produits surveillance  [Gest. adm.]
afin d’éviter les aléas de la conjoncture. 1° Organe supérieur d’une société ano-
Le conglomérat est une firme mul- nyme (de la loi 1867) dont les membres
tibranches ou multiproduits dont les dif- sont désignés par l’assemblée générale
férentes activités sont dénuées de toute des actionnaires et qui est investi du
complémentarité technique. Il corres- pouvoir de gestion.
pond généralement à une stratégie finan- Il choisit en son sein le président du
cière et adopte la structure de holding. conseil d’administration que la cou-
tume appelle le président directeur
Congruence [Ass.] général.
Contrainte financière imposée aux 2° Dans les sociétés anonymes de la loi
sociétés d’assurance, dans le but de pré- du 20 juillet 1966, le conseil d’adminis-
server leur solvabilité, quand celles-ci tration est remplacé par un directoire
prennent des engagements en devises contrôlé par un conseil de surveillance
étrangères. lui-même élu par l’assemblée générale
des actionnaires. Les membres du direc-
Connaissance commune (Common toire ne sont pas nécessairement des
Knowledge) [Méth.] actionnaires, à la différence des
Notion empruntée au philosophe D. K. membres du conseil d’administration.
Lewis par les théoriciens des conven-
tions et des jeux pour désigner l’infor- Conseil des bourses de valeurs [Fin.]
mation dont disposent tous les agents Composé de douze membres, il est l’au-
qui savent que cette information est torité morale de la place. Ses pouvoirs
connue de tous et qui savent que tous sont de trois types :

143
Con
−− organisationnel, donnant son agré- recommandations destinées à définir les
ment lors de la création de sociétés de normes de révision et de contrôle des
bourse (possible seulement à compter comptes.
du 1er janv. 1992), et décidant de l’ad-
C mission – et de la radiation – aux négo- Consignation [Dr.]
ciations de valeurs mobilières ; Dépôt de valeurs ou de fonds effectués à
−− réglementaire avec l’établissement titre de garanties ou en attendant la
d’un règlement général ; solution d’un litige.
−− disciplinaire, sanctionnant les infrac-
tions aux textes en vigueur, et le non res- Consolidation [Fin.]
pect aux obligations professionnelles. 1° Affermissement, renforcement,
accroissement du pouvoir et de l’indé-
Conseil du marché à terme (CMT) [Fin.] pendance économique et financière
À une compétence sur l’ensemble des d’un individu, d’une entreprise, d’un
marchés à terme, marchandises et pro- État, par le report de sa dette. On parle
duits financiers. Il en réglemente le dans ce cas de consolidation d’un crédit
fonctionnement. lorsqu’un crédit à moyen ou long terme
se substitue à un crédit à court terme.
Conseil national de la comptabilité 2° En matière de comptabilité, la conso-
(CNC) [Compt.] lidation d’un compte, d’un chiffre d’af-
Organisme placé sous la tutelle du faires ou d’un bilan est le compte, le
ministère de l’Économie et première chiffre d’affaires ou le bilan obtenu pour
source doctrinale du droit comptable un groupe d’entreprises ou pour un
français, le CNC est investi d’une mis- ensemble d’agents, décrivant leur acti-
sion de coordination et de synthèse en vité ou leur patrimoine en annulant les
ce qui concerne les recherches théo- opérations qu’ils effectuent entre eux.
riques et méthodologiques menées en ➢➢ Intégration globale, Intégration pro­
comptabilité ainsi que leurs applica- portionnelle.
tions pratiques.
Consolidation (Bourse) [Fin.]
Conseil national des commissaires aux Terme usuel utilisé en langage boursier
comptes [Compt.] pour illustrer, après un mouvement de
Organisme chargé d’administrer la hausse des cours, un certain tassement
Compagnie nationale des commissaires correspondant de la part des interve-
aux comptes, de définir et de faire res- nants à une prise de bénéfices.
pecter la déontologie de la profession,
de représenter la Compagnie auprès des Consolidation fiscale
pouvoirs publics et de donner son avis ➢➢ Intégration fiscale.
sur des questions relatives à l’organisa-
tion professionnelle et à la mission des Consom’acteur ou Consommacteur 
commissaires aux comptes. [Gest. comm.]
Le CNCC est également un organisme Relation dans laquelle le consommateur
de doctrine comptable qui élabore des est coproducteur grâce à son expérience

144
Con
et à son expertise. Cela ne se confond Consommation (Bien de)
pas avec le service, une relation qui sup- ➢➢ Bien de consommation.
pose une coprésence nécessaire du pres-
tataire et du bénéficiaire, comme par Consommation (Crédit à la, Papier de) 
exemple le coiffeur et son client. La [Fin.] C
coprésence n’est pas la coproduction. Crédit consenti aux particuliers pour
régler au comptant des biens de
Consom’action [Gén.] consommation pour lesquels ils se
Néologisme consumériste, s’inscrivant portent acquéreurs. Il constitue une des
dans la logique du développement formes de crédits pour achats à tempé-
durable et du commerce équitable. rament.
➢➢ Consommatique. Le papier de consommation désigne les
effets de commerce tirés sur des particu-
Consommateur  [Gest. comm.] liers en représentation des ventes à
Toute personne qui consomme un bien crédit.
considéré comme potentiel de satisfac-
tion de ses besoins et désirs. Consommation collaborative 
Par extension, un consommateur est un [Gest. comm.]
utilisateur et/ou un usager. Phénomène qui consiste pour des
consommateurs à partager sous forme
Consommation [Gén.] payante ou gratuite l’usage d’un bien ou
Emploi d’un bien ou d’un service en vue d’un service. Le covoiturage, la location
soit de sa transformation dans la pro- d’un chalet en montagne à plusieurs,
duction (consommation intermé- l’achat d’un camping-car à plusieurs, les
diaire), soit de la satisfaction d’un échanges de compétence sur internet
besoin (consommation finale) impli- sont quelques exemples de cette
quant la destruction immédiate ou pro- consommation qui participe de l’éco-
gressive du bien. nomie collaborative.
Les déterminants de la consommation
finale sont à la fois économiques et Consommation de capital fixe
socioculturels. Les principaux détermi- ➢➢ Amortissement.
nants économiques sont le patrimoine,
le revenu, le prix des produits, le taux Consommation intermédiaire
d’intérêt (dans le cadre de l’arbitrage ➢➢ Consommation.
avec l’épargne). Les principaux déter-
minants socioculturels sont le sexe, Consommatique  [Gest. comm.]
l’âge, le niveau d’étude, la position Ensemble des études et recherches en
sociale (profession), le lieu d’habitation, matière de consommation.
la religion, l’influence par les autres
consommateurs, la publicité. Consommatisme  [Gest. comm.]
➢➢ Lois d’Engel, effet de démonstration, Action des consommateurs, notam-
effet de snobisme, effet Veblen, bien de ment au moyen d’associations ou d’or-
Giffen, effet Tarde. ganisations en vue de faire prendre leurs

145
Con
points de vue en considération par les inexorablement inconnaissable et que
pouvoirs publics et par les profession- l’on ne pouvait prétendre connaître que
nels. la réalité telle que l’esprit humain est
Syn. : Consommaction, Consommérisme. capable de la saisir à travers ses cadres
C Angl. : Consumerism. mentaux (qu’il appelle « phénomène »
ou réalité en soi).
Consortial (Crédit) Le constructivisme a reçu au XXe siècle
➢➢ Consortium. des impulsions majeures en philosophie
des sciences avec Gaston Bachelard et en
Consortium [Gén./Fin.] psychologie avec Jean Piaget. Pour ce
Groupement d’entreprises ou de dernier, la construction scientifique est
banques pour réaliser ensemble une un processus semblable à la construc-
commande, un crédit ou une opération tion de l’intelligence chez l’enfant. Nous
bancaire dont l’importance ou les diver- procédons tous par assimilation-acco-
sités des tâches dépasse les possibilités modation, c’est-à-dire que nous
ou les compétences de chacune d’elles. essayons d’assimiler les données nou-
On trouve la forme de consortium dans velles de l’expérience dans nos schémas
la construction, l’importation, l’expor- mentaux. Lorsque nous n’y parvenons
tation (compromis de vente), les opéra- pas, nous sommes amenés à recons-
tions de crédit (on parle de crédit truire de nouveaux schèmes mentaux.
consortial ou de consortium bancaire). Les spécialistes des « nouvelles sciences »
➢➢ Cartel, Entente. (cybernétique, informatique, intelligence
artificielle…) ont beaucoup contribué
Consortium bancaire depuis 1950 à la légitimation du
Syn. : Pool bancaire. constructivisme. En France, Jean-Louis
➢➢ Consortium. Le Moigne et Edgar Morin en particulier,
lui ont consacré de nombreux travaux.
Constructivisme [Méth.] ➢➢ Communauté épistémique.
Attitude épistémologique et méthodo-
logique qui considère que toute Consultation [Gén.]
connaissance, notamment scientifique, Opération qui consiste à obtenir, d’un
est nécessairement une construction du ou plusieurs fournisseurs connus, une
sujet connaissant obtenue par interac- proposition concernant un besoin pré-
tion avec le monde ou l’objet qu’il étu- cis. En tant que procédure, la consulta-
die. Cette attitude se distingue du tion s’oppose à l’appel d’offres.
positivisme en ce sens qu’elle refuse la
notion de connaissance objective de la Consumerism
réalité, « image fidèle » qui pourrait être ➢➢ Consommatisme.
obtenue par un sujet indépendant de
cette réalité. Le philosophe Emmanuel Contact  [Gest. comm.]
Kant a donné une base fondamentale au En communication commerciale, expo-
constructivisme en argumentant que la sition d’un individu au message publici-
réalité en soi (le « noumène ») était taire contenu par un support. Pour la

146
Con
presse, on parle d’occasion de voir etc.), le recours à d’autres hypothèses
(ODV), pour la radio d’occasion d’en- d’évaluation devra être envisagé (valeur
tendre (ODE). de marché ou valeur liquidative).

Contact utile, Contact argumenté  Contrainte [Méth.] C


[Gest. comm.] Limitations physiques, économiques,
Contact en marketing téléphonique légales ou contractuelles à l’exercice de
avec la bonne personne dans lequel l’ar- l’activité d’un agent économique.
gumentaire est présenté en entier, peu En recherche opérationnelle, les con­
importe la nature de la réponse du pros- traintes sont représentées par des iné-
pect par la suite. quations  : par exemple, dans un
programme de production, des con­
Content Management System (CMS) traintes proviennent des disponibilités
➢➢ Logiciel de gestion de contenu (SGC). en capital, matières premières ou per-
sonnel, de contrats obligeant à un niveau
Contexte concurrentiel minimum de production de certains
➢➢ Univers concurrentiel, Tableau de biens, d’impératifs budgétaires, etc.
Stackelberg.
Contrainte budgétaire [Gén.]
Contingence [Méth.] Limite imposée par le revenu à la
Corrélation entre deux caractères quali- dépense. Une contrainte budgétaire
tatifs ou quantitatifs. intertemporelle est une contrainte bud-
gétaire affectant la dépense et le revenu
Contingence pendant plus d’une période de temps.
➢➢ Burns-Stalker, Lauwrence P. R. et
Lorsch J. W. (Théorie de la), Tableau de Contrainte cumulative [Méth.]
contingence. Désigne, dans les méthodes « poten-
tiel-tâches » ou « potentiel-étapes », une
Continuité de l’exploitation (Principe de)  contrainte liée à l’utilisation simultanée
[Compt.] par plusieurs tâches et sur une même
Principe comptable énoncé dans le Code période, d’un facteur productif dispo-
de commerce (art. 14) selon lequel les nible en quantité limitée.
comptes annuels doivent être établis en
présumant que l’entreprise poursuivra Contrainte de financement [Fin.]
normalement son activité. Ce principe Limitation du volume des financements
est à la base des règles d’évaluation des qu’une firme peut trouver, notamment
actifs préconisées par le PCG. Il implique par l’emprunt, en vue d’acheter
la prise en compte d’une perspective des biens de d’équipement durables
économique sans perturbation grave de (immobilisations).
l’activité. Lorsque la continuité de l’ex-
ploitation n’est plus assurée (cession Contrainte de liquidité [Fin.]
d’une branche d’activité, interruption Restriction de la quantité qu’il est pos-
de l’exploitation, liquidation judiciaire, sible d’emprunter auprès des institutions

147
Con
financières, qui limite la capacité de ceux Contrat à coût remboursé (Cost plus
et celles qui en font l’objet de dépenser contract) [Dr.]
aujourd’hui leurs revenus futurs ; appelée Contrat de concession, dit à incita-
aussi restriction ou rationnement du cré- tions faibles, dans lequel le producteur
C dit. a l’assurance que ses coûts seront cou-
verts.
Contrainte de localisation temporelle 
[Méth.] Contrat à terme  [Dr., Fin.]
Désigne, dans les méthodes « poten- Engagement ferme sur un marché à
tiel-tâches » ou « potentiel-étapes », des terme organisé de livrer à une date (ou
contraintes portant sur les dates de échéance) et à un lieu donnés, d’une
programmation d’une tâche d’un pro- quantité déterminée d’un actif sous-
jet. Ces contraintes sont généralement jacent défini. En anglais  : Future.
liées à une indisponibilité de certains Lorsque le contrat à terme n’est pas
facteurs productifs sur certaines standardisé et ne relève pas d’un mar-
périodes. ché organisé, il ne s’agit plus de future
mais de contrat forward (forward agree-
Contrainte de succession [Méth.] ment)
Désigne, dans les méthodes « poten-
tiel-tâches » ou « potentiel-étapes », Contrat contingent [Dr.]
l’impossibilité de débuter une tâche i Ce type de contrat porte sur une com-
avant que ne soient achevées toutes les binaison bien-date-événement appelé
tâches considérées comme ancêtre de bien-contingent qui spécifie la quan-
cette tâche i. tité du bien à livrer et la date si tel
événement s’est réalisé. La police d’as-
Contrainte disjonctive [Méth.] surance est le type même du contrat
Désigne, dans les méthodes « poten- contingent.
tiel-tâches » ou « potentiel-étapes »,
l’impossibilité de programmer simulta- Contrat de gré à gré [Dr.]
nément deux (ou plusieurs) tâches sur Accord à l’amiable entre deux parties
une même période. informées et libre de contracter.
➢➢ Gré à gré, Marché de gré à gré.
Contrainte potentielle [Méth.]
Désigne, dans les méthodes « poten- Contrat de réglementation par les prix
tiel-tâches » ou « potentiel-étapes », une (Cost of service regulation) [Dr.]
contrainte de succession ou une Contrat de concession, dit à incita-
contrainte de localisation temporelle. tions faibles, dans lequel le prix à la
consommation est fixé à niveau qui
Contrat [Dr.] permet de couvrir les coûts du produc-
Convention (écrite ou verbale) par teur.
laquelle une ou plusieurs personnes
s’obligent envers une ou plusieurs autres Contrat forward
à faire ou ne pas faire quelque chose. ➢➢ Contrat à terme.
148
Con
Contrat psychologique  Denise M. Rousseau décrit ce phéno-
[Gest. Ress.Hum.] mène dans les entreprises américaines
Théorie ou cadre d’analyse des nou- contemporaines et montre que coopé-
velles relations de travail fondée « sur les rer correspond à de multiples contrats
perceptions des obligations entre psychologiques qui s’élaborent et C
employeur et salarié nées des promesses prennent sens au niveau individuel (ils
réciproques » (V. Rogard & L. Perez- sont subjectifs et idiosyncratiques),
Becerra, Revue Pto, vol. 17, 2013) et même s’ils sont influencés par le droit
­diffusée via le courant nommé « Com- du travail, la stratégie de l’entreprise, les
portement Organisationnel » ou « OB », réseaux sociaux et les médias, les instru-
Organizational Behavior. ments de gestion, etc. La crise financière
Dans les sociétés fondées sur le libre et la médiatisation de l’affaire Kerviel
choix (free will), la coopération ne s’ob- (trader qui a fait perdre 5 milliards d’₠ à
tient ni par violence, ni par obéissance sa banque) depuis 2008 ont durable-
mécanique à un ordre ou à une autorité ment modifié les contrats psycholo-
(ce que J.-J. Rousseau appelait des giques des employés de la Société
« contrats de soumission » en 1762). Générale, ce qu’ils attendaient/pen-
Chacun décide volontairement de s’en- saient pouvoir attendre de leur organi-
gager et de respecter ses engagements, sation et étaient prêts à faire et donner
de croire ou ne pas croire aux promesses en contrepartie.
faites. Nous contractons ainsi des obli- Références Rousseau, D., De Rozario, P.,
gations et des devoirs perçus comme Jardat, R., Pesqueux, Y., 2014, Contrat
plus ou moins impliquant d’un indi- Psychologique et Organisations. Com-
vidu et d’une situation l’autre, à partir prendre les accords écrits et non-écrits,
de nos expériences d’engagements Pearson, 320 p. (Édition originale de
antérieurs et de la perception de ce qui 1995).
nous semble juste d’attendre, de rece-
voir et de donner. D’où la diversité des Contrats (Économie des, Théorie de) 
réactions individuelles à un même évé- [Strat./Éco. ind.]
nement : certains maintiennent leur Théorie des relations entre un nombre
contrat psychologique tandis que limité d’individus (généralement deux)
d’autres considèrent qu’il y a violation qui, tout en ayant des intérêts spéci-
contractuelle, voire rupture lors d’une fiques, ont cependant un intérêt plus
fusion-acquisition, un changement de important à collaborer, bien que chacun
contrat, une fermeture d’usine, un cherche à être le principal ou même
changement d’objectifs, de hié- l’unique bénéficiaire de cette coopéra-
rarchie… Cette incertitude sociétale est tion forcée. L’asymétrie de l’informa-
le dilemme de gestion ordinaire du tion et ses effets de selection adverse
manager dans les organisations, d’où et de risque moral avec le phénomène
l’intérêt d’une théorie anthropologique de comportements opportunistes
du contrat qui ne le limite pas aux coûts (➢ Opportunisme) sont les principaux
de transaction ou à la limitation de phénomènes analysés par la théorie d es
l’opportunisme individuel. contrats, dont les développements les

149
Con
plus importants sont la théorie de La contribution additionnelle de solida-
l’agence, la théorie des incitations, et la rité pour l’autonomie (Casa) est préle-
théorie des contrats implicites de tra- vée sur les retraités au taux de 0,3 % à
vail. partir du 1er avril 2013.
C
Contrefaçon  [Dr./Gest. comm.] Contribution au remboursement de la
Usurpation du droit de propriété intel- dette sociale (CRDS) [Dr.]
lectuelle d’autrui par la fabrication, la Prélèvement fiscal à la source sur tous
vente ou l’usage d’un bien, service, les revenus créé en 1996 à titre tempo-
modèle, marque ou œuvre ressemblant. raire jusqu’au 31 janvier 2014 pour
La contrefaçon d’une invention ou contribuer à résorber la dette de la Sécu-
innovation brevetée ainsi que d’une rité Sociale, mais maintenue après cette
marque, œuvre ou modèle déposé peut date au taux unique 0,5 %.
faire l’objet d’une action judiciaire et
donner lieu à des sanctions pénales et Contribution sociale généralisée
civiles en dommages-intérêts. (CSG) [Fin.]
Prélèvement fiscal, institué depuis le 1er
Contremaître  [Gest. ress. hum.] février 1991, et destiné à diversifier le
Salarié qui dirige les ouvriers dans leur financement de la sécurité sociale. Il est
travail. assis use l’ensemble des revenus d’acti-
➢➢ Maîtrise. vité, de remplacement et du patrimoine
ainsi que sur les produits de placements
Contrepartie [Fin.] soumis au prélèvement libératoire de
Ordre de bourse aux mêmes cours, sur l’impôt sur le revenu (revenus profes-
les mêmes quantités, mais de sens sionnels non salariés, pensions de
opposé à un autre ordre de bourse, dans retraite, allocations chômage, revenus
le but d’assurer l’exécution de l’ordre. fonciers, revenus de capitaux mobiliers,
Soumise au règlement général du plus-values, etc.). Sont assujetties à la
Conseil des bourses de valeurs, elle ne CSG, les personnes physiques domici-
peut qu’être effectuée par un contrepar- liées en France. Depuis 2015, son taux
tiste, intermédiaire agréé appartenant à dépend à la fois de la nature du revenu et
une catégorie prévue. de la situation fiscale des déclarants.

Contrepartiste Contrôlabilité  [Gest. ress. hum.]


➢➢ Contrepartie. Principe qui garantit au subordonné
mandaté qu’il ne sera évalué par son
Contribution 0,3 % [Compt./Fin.] supérieur que sur des éléments dont il a
Contribution versée au bénéfice de la la maîtrise.
Caisse nationale de solidarité pour l’au-
tonomie (CNSA). Cette contribution, Contrôle [Cont.]
additionnelle au prélèvement social de Examen des opérations successives afin
2 %, frappe les produits de placement et de s’assurer de leur régularité et de leur
revenus du patrimoine soumis à la CSG. conformité au but poursuivi.

150
Con
On parle d’audit pour la vérification matières jusqu’à la vente du produit)
des documents comptables d’une des investissements et de la trésorerie.
société par une personne ou un orga- Le contrôle de gestion est assuré par un
nisme extérieurs à celle-ci. L’expression contrôleur de gestion qui a aussi la tâche
d’audit interne s’applique à un contrôle de proposer des solutions pour corriger C
par un service spécialisé d’une société, les coûts constatés.
de la gestion de celle-ci ou d’un de ses
services. Dans ce dernier cas, la com- Contrôle de la qualité  [Gest. prod.]
mission de terminologie économique Acte technique permettant de déter-
et financière propose de remplacer miner la conformité d’un produit aux
audit interne par contrôle ou par vérifi- exigences préalablement spécifiées
cation. avec indications des tolérances pour
les écarts. Le contrôle technique est
Contrôle budgétaire [Cont.] suivi d’une décision pour accepter le
Contrôle de gestion par la méthode produit conforme en l’état, pour refu-
budgétaire, c’est-à-dire par comparai- ser le produit non conforme, pour
son entre les objectifs assignés et les retoucher le produit non conforme ou
résultats obtenus. pour l’accepter en dérogation lorsque
le dépassement des tolérances est
Contrôle conjoint [Compt.] négligeable.
Se dit d’un contrôle d’une société sur ➢➢ Diagramme de Pareto, Qualité.
une autre, caractérisé par le partage du
contrôle d’une société exploitée en Contrôle exclusif [Compt.]
commun par un nombre limité d’asso- Forme de contrôle utilisée pour déter-
ciés, de sorte que les décisions sont miner le périmètre de consolidation
prises d’un commun accord. Cette d’un groupe ainsi que la méthode appli-
notion est utilisée pour déterminer le cable, en l’occurrence l’intégration glo-
périmètre de consolidation d’un groupe bale. Elle résulte :
ainsi que la méthode applicable, en l’oc- −− soit de la détention directe ou indi-
currence l’intégration proportionnelle. recte de la majorité des droits de vote ;
−− soit de la désignation, pendant deux
Contrôle d’exploitation exercices successifs, de la majorité des
➢➢ Contrôle de gestion. membres des organes d’administration
ou de direction (elle est présumée
Contrôle de gestion [Cont.] lorsque la société consolidante dispose
Étude, préparation et coordination des d’un pourcentage de contrôle d’au
décisions de gestion qui s’assure que les moins 40 % sans qu’aucun autre associé
ressources de l’entreprise sont acquises en détienne plus) ;
et utilisées efficacement afin d’atteindre −− soit de l’exercice d’une influence
les objectifs fixés. dominante en vertu d’un contrat (la
C’est le contrôle « de ce qui est par rap- société consolidante doit toutefois déte-
port à ce qui doit être  » dans les nir une participation dans la société
domaines de l’exploitation (achat de consolidée).

151
Con
Contrôle interne la propriété industrielle du 2e au 4e ali-
➢➢ Contrôle. néa :
« (2) La protection de la propriété
Contrôle résiduel (droit de) industrielle a pour objet les brevets d’in-
C ➢➢ Droit de contrôle résiduel, Bénéfice vention, les modèles d’utilité, les dessins
résiduel. ou modèles industriels, les marques de
fabrique ou de commerce, les marques
Contrôle total de la qualité  [Gest. prod.] de service, le nom commercial et les
Gestion de la qualité étendue à l’en- indications de provenance ou appella-
semble de l’entreprise, dans toutes les tions d’origine, ainsi que la répression
activités et pour l’ensemble des fonc- de la concurrence déloyale.
tions et personnes. NF X 50 – 120. (3) La propriété industrielle s’entend
dans l’acception la plus large et s’ap-
Convention [Gén.] plique non seulement à l’industrie et au
« Forme d’accord entre individus ; résul- commerce proprement dits, mais égale-
tats de leurs actions, elle est, en même ment au domaine des industries agri-
temps, un cadre s’imposant à eux et coles et extractives et à tous produits
contraignant la coordination de leurs fabriqués ou naturels, par exemple :
comportements » (R. Salais). vins, grains, feuilles de tabac, fruits, bes-
➢➢ Conventions (Économie des). tiaux, minéraux, eaux minérales, bières,
fleurs, farines.
Convention collective  (4) Parmi les brevets d’invention sont
[Dr./Gest. ress. hum.] comprises les diverses espèces de brevets
Accord conclu entre un employeur ou industriels admises par les législations
un groupement d’employeurs et une ou des pays de l’Union, telles que brevets
plusieurs organisations syndicales de d’importation, brevets de perfectionne-
salariés (à caractère représentatif) en ment, brevets et certificats d’addition,
vue de fixer les conditions minimales de etc. ».
travail.
Conventions (Économie des) [Gén.]
Convention de Paris pour la protection Courant d’analyse économique qui a
de la propriété industrielle  [Rel. int.] pris naissance au milieu des années
Convention intégrée dans l’Organisa- quatre-vingt en France et qui s’est déve-
tion mondiale de la protection indus- loppé à la suite de la publication collec-
trielle (OMPI). Elle a été adoptée le 20 tive du numéro spécial de la Revue
mars 1883, révisée à Bruxelles le 14 économique de mars 1989. Puisant ses
décembre 1900, à Washington le 2 juin racines dans les travaux précurseurs
1911, à La Haye le 6 novembre 1925, à des institutionnalistes américains (T.
Londres le 2 juin 1934, à Lisbonne le 31 Veblen, J. R. Commons, etc.), de J. M.
octobre 1958 et à Stockholm le 14 juillet Keynes et ceux qui se sont intéressés à
1967, et modifiée le 28 septembre 1979. l’économie des organisations, les mou-
L’article premier de cette convention vements de recherche conventionna-
précise en quoi consiste la protection de listes, ont conduit à renouveler les thèses

152
Con
institutionnalistes en faisant du marché (1960) souligne que les conventions
une convention sociale, avec des acteurs font office de « point focal » dont la force
qui agissent en ayant des représenta- intrinsèque les conduit à s’imposer à
tions collectives de ce qui est convenable tous comme une évidence. Les conven-
et ne l’est pas, sans que cela soit exprimé tions engendrent réellement des perfor- C
dans des règles formalisées. mances cognitives collectives par le biais
Ce caractère tacite trouve sa justifica- de « dispositifs cognitifs collectifs » (O.
tion, entre autres, dans la distinction Favereau, RE, 1989) sorte de capital
opérée par K. Arrow (Les limites de l’or- cognitif engendré par les expériences et
ganisation, Dunod, 1974) lorsqu’il sou- les apprentissages communs. On parle
tenait l’existence de deux formes alors de conventions au sens « d’objets
d’institutions sociales : les institutions construits dans l’interaction et qui
visibles et les institutions invisibles engendrent une production cognitive
comme les règles de droit, les principes collective ».
éthiques ou les relations de confiance, Ainsi, l’économie des conventions pro-
de loyauté, de franchise entre des pose un projet de recherche qui met
­individus. l’accent sur l’analyse du rôle des règles et
Pour les auteurs de l’économie des conventions dans la coordination éco-
conventions, « l’accord entre des indivi- nomique. Or un tel postulat pose en
dus, même lorsqu’il se limite au contrat retour des interrogations quant à l’hy-
d’un échange marchand, n’est pas pos- pothèse de rationalité qu’il convient de
sible sans un cadre commun, sans une prêter aux agents. Celle ci appelle elle-
convention constitutive » (Revue écono- même une théorie de l’émergence et de
mique, no spéc. mars 1989). Il existe la dynamique des conventions (P. Y.
donc une variété de formes de coordi- Gomez, Le gouvernement de l’entreprise,
nation, non exclusivement marchandes, Interéditions, 1996).
qui vont des institutions, aux organisa- Les conventionnalistes s’accordent sur
tions, des standards techniques aux le fait que la place admise à une conven-
comportements, règles, normes et tion commune ne doit pas conduire à
accords les plus divers que l’on a renoncer aux préceptes de l’individua-
regroupé sous le vocable de conventions lisme méthodologique : les seuls acteurs
(A. Orléan, Analyse économique de sont des personnes, qu’on les saisisse ou
conventions, PUF, 1994). non comme membres d’un collectif ou
À l’inverse des normes, les conventions d’une institution, ou dans l’exercice
ont toujours un caractère explicite qui d’une fonction de représentation d’un
font que les premières restent tributaires groupe. L’individu est la plus petite
de considérations morales, alors que les partie du corps social, doté de facultés
secondes ont avant tout un rôle cognitif. de décision, d’adaptation et d’action
Pour les promoteurs de l’économie des (échanger des biens et des services, pro-
conventions, les conventions sont des duire des biens et services).
« repères cognitifs » qui permettent aux On retient la posture de l’individu
membres d’un réseau économique de rationnel, mais avec une prise en compte
coordonner leurs actions. T. C. Schelling des facultés cognitive de l’acteur,

153
Con
basculant d’une logique interprétative −− La conversion industrielle ou conver-
de l’action vers une logique cognitive sion économique est la transformation
qui laisse prise à l’analyse et l’explica- ou le changement de production rendu
tion : on remplace par conséquent l’hy- nécessaire par la modification des
C pothèse de rationalité instrumentale conditions de l’économie (progrès tech-
parfaite et substantielle par celle de nique, concurrence, etc.).
rationalité limitée et procédurale, mais −− La conversion professionnelle pour
néanmoins instrumentale. un individu pour s’adapter aux nou-
En définitive, l’entreprise ainsi que le velles conditions du marché du tra-
marché, véritables constructions vail.
sociales, exigent une sorte d’entente La formation professionnelle perma-
conventionnelle entre les acteurs nente est un moyen de faciliter sans
sociaux. C’est ce que L. Thévenot heurts les opérations de conversion pro-
(1986) a appelé les investissements de fessionnelle ;
forme. Le marché est désormais inscrit −− La conversion d’une monnaie est
dans la société et la durée par la conven- l’échange d’une monnaie nationale
tion tacite ou par un contrat juridique contre une autre monnaie étrangère.
implicite ou explicite. Autrement dit, L’aptitude à la conversion est la conver-
« la réconciliation des intérêts privés tibilité.
grâce au marché repose sur l’existence
d’un accord préalable concernant la Convexité [Méth.]
définition des produits soumis à Deux ensembles envisageables sont
l’échange » (A. Orléan, 1991). Cette convexes lorsque toute combinaison
mise en forme des marchandises est intermédiaire de ces deux ensembles est
une des dimensions essentielles de également envisageable.
la convention fondatrice qui permet
l’accord marchand. COOC  [Gest. Ress. Hum.]
Acronyme de Corporate Open Online
Conversion [Gén./Fin.] Course qui désigne une formation en
1° Au sens large : ligne dans l’entreprise, sur le mode du
Transformation, mutation, changement MOOC, pour éventuellement faire
dans les éléments constitutifs d’un connaître la culture de l’entreprise, de
patrimoine réel, monétaire, ou intellec- permettre aux salariés d’acquérir
tuel et professionnel. de nouvelles compétences. Il com-
2° Au sens étroit on distingue : prend les caractéristiques suivantes :
−− La conversion d’une dette ou d’un mélange de théorie et de pratique,
emprunt. Opération financière qui aspect ludique, communauté de par-
consiste à remplacer une dette anté- tage regroupant apprenants et anima-
rieure ou un emprunt antérieur par une teurs. Il récompense les meilleurs
dette ou un emprunt comportant de participants avec des certifications
­
nouvelles conditions (taux, échéance, ­symboliques qui attestent de la valida-
avantages fiscaux, personne du débi- tion de l’ensemble ou d’une partie de
teur) ; la formation.

154
Coo
Coopérative [Gén./Dr.] les achats ou approvisionnements,
« Groupement de personnes poursui- l’utilisation du matériel ou des équipe-
vant des buts économiques, sociaux et ments, la vente, la transformation du
éducatifs communs par le moyen d’une produit.
entreprise » (Charles Gide) géré par ses C’est généralement dans le secteur agri- C
membres et à leurs risques, sur la base cole que les coopératives sont le plus
de l’égalité de leurs droits et obliga- développées : coopérative d’achat de
tions. matériel agricole, coopérative de trans-
L’égalité des droits et des obligations, formation et de vente des produits agri-
selon le principe « un homme, une coles, coopérative d’utilisation du
voix », la fonction non exclusivement matériel agricole (CUMA), coopéra-
économique et le système de rémuné- tives d’exploitations en commun
ration éloignent la coopérative de l’en- (appelé groupement agricole d’exploi-
treprise capitaliste. La propriété tation en commun : GAEC).
collective mais qui demeure privée 3° La coopérative de consommateurs ou
(réduite à un groupe d’individus, et de consommation est une société à capi-
non étendue à la nation tout entière) tal variable ayant pour fonction l’appro-
n’en fait pas une entreprise socialiste. visionnement de ses membres en vue
Elle constitue avec la mutuelle, le syn- de satisfaire à meilleur compte leurs
dicat et l’association, le secteur écono- besoins propres. Les bénéfices sont
mique dit de l’économie sociale ou tiers répartis entre les membres (ristournes)
secteur. ou investis dans le secteur social.
À l’origine la coopérative est liée aux La première forme de coopérative de
courants socialistes idéalistes (Fourier, consommateurs est la coopérative des
Owen, Saint Simon, Cabet) qui a inspiré « Équitables pionniers de Rochdale »
le mouvement des coopératives ouv­ apparue en Angleterre en 1844.
rières de production (SCOP). 4° À ces trois formes dominantes de
1° La société coopérative ouvrière de coopérations s’ajoutent :
production ou SCOP est une société à −− des coopératives d’habitations  :
capital variable ayant la forme de la HLM, mouvement des castors (groupe-
société anonyme ou de société à respon- ment de personnes construisant leur
sabilité limitée, constituée par des sala- maison) etc.,
riés en vue de l’exercice en commun −− des coopératives de crédit.
d’activités de production ou de service.
Elle peut faire appel au capital de socié- Cook (Ratio)
taires, non coopérateurs, qui demeurent ➢➢ Ratio Cook.
minoritaires dans les organes de ges-
tion. Cookies (Mouchards) 
2° La coopérative de production est [Info./Gest. comm.]
une société à capital variable consti- Fichiers envoyés par les serveurs sur le
tuée par les petits entrepreneurs sou- disque dur de l’utilisateur pour dresser
cieux de faire face à la concurrence. son profil, connaître la dernière page
L’action en commun peut porter sur qu’il a consultée et le reconnaître à

155
Coo
chaque nouvelle arrivée (au cours d’une Corporate strategy [Strat.]
même session). L’éditeur est tenu de Équivalent français proposé par la com-
prévenir l’internaute de l’utilisation de mission de terminologie « Économie et
cookies. finances » : stratégie de groupe. Expres-
C sion qui désigne le choix des orienta-
Coopétition  [Info./Gest. comm.] tions structurelles et concurrentielles
Stratégie de collaboration et d’entente communes à plusieurs unités ou entre-
entre plusieurs concurrents. Nalebuff et prises appartenant à un même groupe
Brandenburger sont à l’origine de l’in- économique (financier ou industriel).
troduction de ce concept en manage- ➢➢ Stratégie.
ment stratégique (G. B. Dagnino, La
dynamique des stratégies de coopéti- Corporation [Gén.]
tion, RFG, n° 176, 2007, p.87). Pour for- Sous l’Ancien Régime, union profes-
maliser la coopétition , un modèle dit sionnelle regroupant tous les membres
« maillage de la valeur » a été développé. d’un même métier, leur imposant une
Il comprend les concurrents, les four- discipline collective dans les domaines
nisseurs, les clients et les complémen- de la qualité et des prix et de la solida-
taires. L’analyse dans ce modèle est rité.
inversée par rapport au modèle de Por- Le mot semble avoir été employé pour la
ter : on recherche des sources d’oppor- première fois par Turgot dans l’Édit de
tunités plutôt que des sources de prescription de la maîtrise et des
menaces. Jurandes (1776). Il s’appliquait à la réa-
lité ancienne de ces corps de métiers
Copartnership  [Gest. ress. hum.] organisés qui tendaient à freiner le déve-
Association désignant plusieurs for- loppement de la production, en blo-
mules de participations des travailleurs quant les passages de compagnons à
aux résultats de l’entreprise. Peut être maîtres, en réduisant de plus en plus les
traduit par intéressement. entrées nouvelles dans le métier.
C’étaient des pratiques restrictives qui
COQ entraînaient la vie chère qui ont motivé
➢➢ Coût d’obtention de la qualité. les mesures de prescription contenues
dans l’Édit de Turgot et plus tard l’aboli-
Corbeille [Fin.] tion des corporations par la loi Le Cha-
Marché boursier où sont traités les titres pelier (1791).
cotés à terme et au comptant.
La corbeille se différencie du parquet Corporatisme [Gén.]
par la possibilité d’établir plusieurs Doctrine et régime économique diri-
cours par séance boursière. Le Parquet giste faisant de la corporation la struc-
est un marché uniquement au comp- ture fondamentale de la société.
tant. Comme doctrine, l’inspirateur en fût le
marquis de La Tour du Pin (1836-1924).
Corporate governance Il proposait que chaque corporation
➢➢ Gouvernement d’entreprise. soit dotée d’un patrimoine collectif et

156
Cot
d’un pouvoir judiciaire. La corporation l’intensité de la relation, l’autre est
est un corps formé par les patrons, les l’établissement de la nature de la liai-
ouvriers, les techniciens de la même son.
industrie. La doctrine corporatiste pré-
conise ainsi la collaboration et l’entente Corrélogramme [Méth.] C
entre les différentes catégories sociales. Graphique donnant les coefficients
Comme régime, certains auteurs assi- d’autocorrélation d’ordre k (en ordon-
milent au corporatisme les expériences née) pour les différentes valeurs rete-
fascistes italiennes, portugaises, et nues pour le décalage k (en abscisse).
nationales socialistes allemandes appa- ➢➢ Indice.
rues entre 1926 et 1934.
Corridor (Obligation) [Fin.]
Corrélation [Méth.] Produit structuré (le plus souvent, obli-
Intensité de la relation entre deux ou gation corridor) qui offre un paiement
plusieurs variables. Il y a corrélation proportionnel au nombre de constata-
lorsqu’à la variation de l’un, ou des tions, sur une période prédéterminée,
unes, correspond une variation de pour lesquelles l’indice de référence
l’autre, ou des autres, de même sens ou choisi vérifie certaines conditions (par
de sens opposé. exemple l’inclusion dans un intervalle
Les variations dans le même sens for- donné).
ment une corrélation positive. Les
variations de sens inverse forment une Cotation [Fin.]
corrélation négative. Le coefficient de Détermination du prix auquel les tran-
corrélation varie de – 1 à + 1. La valeur sactions se font sur un marché. La cota-
nulle indique une indépendance entre tion en bourse est l’inscription à la cote
les variables. du cours constaté pour une valeur
Il existe plusieurs formules de coeffi- mobilière admise à la bourse des valeurs.
cients de corrélation dont le choix est Il existe plusieurs méthodes de cota-
fonction de la nature des variables, du tions :
nombre des variables et de ce qu’on veut −− la cotation à la criée, par débats
mettre en évidence. Il y a ainsi : publics entre agents de change qui
−− la corrélation linéaire simple (entre achètent et vendent pour le compte des
deux variables) ; clients ;
−− la corrélation des rangs (s’applique à −− la cotation par opposition s’applique
des classements ordinaux) ; aux titres moins traités. Les proposi-
−− la corrélation multiple (entre une tions de vente et d’achat sont remises à
variable endogène et plusieurs variables des agents de changes et qui en fin de
exogènes) ; bourse, déterminent les offres et les
−− l’autocorrélation (entre deux vari­ demandes qui seront satisfaites compte
ables aléatoires d’une chronique sta- tenu des cours indiqués ;
tionnaire, séparées par un temps T). −− la cotation par casiers : les ordres
La corrélation ne doit pas être confon- d’achat et de vente, établis sur des
due avec la régression. L’une mesure fiches, sont déposés dans des casiers de

157
Cot
l’armoire métallique dont dispose blie, cette nouvelle méthode de cota-
chaque agent de change. La confronta- tion enregistre sans interruption
tion a lieu en fin de bourse. Cette durant la journée une succession de
­cotation s’applique surtout aux obliga- prix sur chaque action ou obligation
C tions. admise.
Introduit le 23 juin 1986, le marché
Cotation des postes  [Gest. ress. hum.] continu s’est considérablement déve-
Classification des postes – on dit encore loppé depuis.
classification des emplois – pour le per-
sonnel d’exécution, pour les techniciens Cote (Bourse) ou Cote officielle [Fin.]
et les agents de maîtrise en vue de déter- Document public de référence, faisant
miner les rémunérations pour chaque apparaître le cours officiel des valeurs
poste. Il existe plusieurs méthodes de cotées à la bourse.
classification dont les deux plus repré-
sentatives sont : Cotisation foncière des entreprises (CFE)
−− La méthode normative qui repose sur ➢➢ CFE
une convention collective, des grilles
de classification comme les points Cotisation sociale  [Fin./Gest. ress. hum.]
Bedeaux, la grille Parodi. Cette méthode Versement à caractère obligatoire effec-
a l’inconvénient de ne pas pouvoir tué au profit des organismes de Sécurité
s’adapter aisément aux évolutions tech- Sociale ou de l’État, en contrepartie des
nologiques. droits à prestations sociales.
−− La méthode analytique qui prend en Le recouvrement est assuré par les
compte une diversité de critères parmi Unions de recouvrement de la Sécurité
lesquels on signalera l’aptitude à tenir le sociale et des Allocations familiales
poste, l’autonomie de décision, la diffi- (URSSAF). Les assujettis sont des tra-
culté des relations, la diversité des vailleurs indépendants, les salariés et les
tâches, le niveau de responsabilité. employeurs. Les versements sont effec-
tués par les employeurs et les travail-
Cotation en continu [Fin.] leurs indépendants.
À la différence de la pratique du fixing La base de la cotisation sociale est le
conduisant à collecter tous les ordres revenu pour les travailleurs indépen-
accumulés sur chaque valeur entre la dants, le salaire pour les salariés et la
clôture précédente et la séance en masse salariale pour les employeurs. Le
cours, et à fixer pour chacune d’elles taux de la cotisation est variable selon la
un seul cours par jour, à heure prééta- nature du risque ou du besoin social à

158
Cou
couvrir et s’applique soit à la totalité de intérêts courus s’expriment en % de la
la base soit à une partie seulement. valeur nominale, variant chaque jour de
1/365e de l’intérêt annuel.
Coulage  [Gest. comm.]
Se dit des vols, disparitions, destruc- Coupon zéro (Obligation à) C
tions, dommages concernant les pro- ➢➢ Obligation à coupon zéro, Zéro-
duits dont sont victimes les entreprises, coupon.
notamment les magasins en libre ser-
vice. Ce coulage donne lieu à une comp- Couponnnage (Couponning) 
tabilité qui s’appelle un taux de [Gest. comm.]
démarque inconnue. Technique de promotion des ventes
consistant en l’attribution de coupons
Coulisse [Fin.] au consommateur, c’est-à-dire de bons
Marché de valeurs non inscrites à la cote de réduction.
officielle de la bourse de Paris, avant
janvier 1962. Cour des comptes [Dr.]
Juridiction administrative française,
Couple produit/marché  [Gest. comm.] soumise au contrôle du Conseil d’État,
Ensemble des clients actuels ou poten- qui juge les comptes des comptables
tiels utilisateurs d’un produit donné. publics, et exerce un contrôle sur les
Chaque couple produit/marché est ordonnateurs. Depuis 1977 elle contrôle
donc différent des autres sur les deux aussi la gestion et les résultats des entre-
dimensions ; en corollaire, le couple prises publiques. Il existe depuis la loi
produit/marché relève d’une stratégie sur la régionalisation (1982) des cours
d’approche commerciale et d’un mar- régionales des comptes appelées
keting mix spécifique. chambres régionales des comptes.
Les stratégies de croissance en fonction
du couple produit x marché présentées Courbe d’apprentissage
par Igor Ansoff sont au nombre de ➢➢ Apprentissage.
quatre : la pénétration, l’extension de
gamme, l’expansion du marché et la Courbe de Gauss (ou de Laplace-Gauss,
diversification. ou en cloche) [Méth.]
Courbe de fréquences distribuées d’une
Coupon [Fin.] manière synthétique selon la loi nor-
Partie détachable d’une valeur mobilière male ou loi de Laplace-Gauss, ayant une
et qui représente le droit d’encaisser le forme en cloche ou de courbe normale.
dividende ou l’intérêt correspondant Le sommet de la courbe est à la fois le
au revenu de cette valeur. point de plus grande fréquence et la
moyenne des fréquences.
Coupon couru [Fin.] Les deux paramètres fondamentaux
Pour une obligation désigne la fraction sont : la moyenne et l’écart-type.
du coupon acquise depuis la date de Celui-ci est la distance qui sépare les
détachement du dernier coupon. Les points d’inflexion de l’axe symétrique

159
Cou
dont l’abscisse représente la moyenne Cours-acheteur, Cours-vendeur [Fin.]
et le point de plus grande fréquence. Pour une devise, le cours acheteur est le
cours auquel la banque est prête à acheter.
Courbe en S ou logistique [Méth.] C’est le cours demandé. Il est le plus bas.
C Courbe représentative d’une croissance Le cours vendeur est le cours auquel la
logistique, donnant une forme de S banque est prête à le vendre. C’est le
majuscule étirée. cours offert. C’est le cours le plus élevé.
La courbe en S décrit la phase d’expan-
sion dans le phénomène des fluctua- Cours demandé, Cours offert
tions économiques : la reprise se fait ➢➢ Cours acheteur, Cours vendeur.
d’une manière exponentielle, puis une
inflexion se produit, le taux de crois- Court terme [Méth.]
sance diminue et l’évolution tend vers Période pendant laquelle les structures et
une limite asymptotique. les équipements demeurent constants et
où seuls peuvent varier les actifs circulants
Produit
Plafond
et la durée du travail. Notion variable
selon les opérations et les entreprises.

Courtage, Courtier [Dr.]
Contrat commercial par lequel une per-
sonne appelée Courtier met en relation
deux personnes qui désirent contracter
et en contrepartie d’une rémunération.
Facteur Les domaines du courtage et du courtier
sont divers.
Cournot (Duopole de)
➢➢ Oligopole. Courtage international  [Rel. int.]
Opérations de commerce international
Cournot-Nash (Équilibre de) sur des marchandises qui donnent lieu à
➢➢ Équilibre de Cournot-Nash. des achats à l’étranger non suivis d’im-
portation, et à la revente de ces mar-
Courrier (Crédit de) [Fin.] chandises à d’autres pays.
Découvert consenti par une banque à
ses correspondants étrangers (générale- Courte (Position)
ment une autre banque) en attendant ➢➢ Position de change.
l’arrivée de la couverture.
Courtier [Dr.]
Cours [Gén.] Commerçant qui met en relation deux
Prix unitaire, susceptible de varier dans personnes qui souhaitent conclure en
le temps, établi sur un marché pour des sens opposé un même contrat. Le cour-
biens ou des valeurs d’usages polyva- tier n’est jamais le représentant de l’une
lents (fongibilité) qui font l’objet de des parties. Sa rémunération est dénom-
nombreux échanges. mée commission de courtage.

160
Coû
Coût [Compt.] (coût complet, coût partiel) et son
Un coût est une somme de charges champ d’application (coût par fonction,
réelles ou supplétives ou de substitution centre de responsabilité, magasin,
ou abonnées concernant un moyen rayon, atelier, usine…).
d’exploitation ou un produit (bien ou En théorie microéconomique, on cal- C
service) ou un stade d’élaboration du cule le coût total variable, le coût total
produit… Parce qu’il est une accumula- fixe, le coût total synthétique (somme
tion de charges, un coût est toujours des deux précédents), les coûts moyens
spécifique à l’entreprise qui le déter- ou coûts unitaires soit variable, soit fixe,
mine. Il s’agit donc d’un terme utilisé soit synthétique et le coût marginal.
pour qualifier les regroupements de
charges à l’intérieur de l’entreprise. Coût à base d’activités
Il convient encore de préciser que le ➢➢ ABC (coûts à base d’activité).
terme de coût n’est pas réservé exclusi-
vement aux produits mais « à toute Coût approché [Compt.]
chose désignée pour laquelle il est jugé Coût théorique estimé, proche du coût
utile d’attribuer des charges et d’en faire réel, utilisé en cours de période pour des
le total » (Plan comptable général), que raisons de commodité et parce que sou-
ce soit a posteriori (coûts constatés) ou vent le coût réel n’est pas connu. Ce coût
dans le cadre de prévisions (coûts préé- est employé à des fins de calculs et non
tablis). en vue d’analyses de gestion. Le coût
Un coût est donc défini au moyen de approché est fréquemment déterminé
trois caractéristiques indépendantes les en retenant le coût réel de la période
unes des autres : le moment de son précédente éventuellement modifié, ou
calcul (ex-post ou ex-ante), son contenu en prenant le prix de vente de l’élément

CFT CVT
coût variable total

coût fixe total

Quantités Quantités

coût variable moyen =


CFM CVT/ quantités Cm
CVM
coût fixe moyen =
coût fixe total / quantités

coût marginal =
var. CVT / var. quant
Quantités Quantités
1

161
Coû
concerné et en y déduisant un taux for- des manques à gagner (coûts d’opportu-
faitaire correspondant aux frais de dis- nité). Les coûts cachés trouvent leur ori-
tribution et à la marge bénéficiaire… gine dans des dysfonctionnements
organisationnels résultant souvent de
C Ce coût est notamment utilisé pour comportements humains. Absentéisme,
valoriser les sorties de stocks en cours de rotation excessive du personnel, pro-
période alors que la méthode du coût duits de mauvaise qualité, délais non res-
unitaire moyen pondéré préconisée par pectés… sont des indicateurs de
le Plan comptable général exige la fin de dysfonctionnements qui engendrent des
la période pour donner le coût d’évalua- coûts pour leur régulation. La diminu-
tion des sorties. Une régularisation sera tion des dysfonctionnements réduit le
effectuée en fin de période pour consta- montant des coûts cachés et des outils
ter l’écart entre le coût approché et le d’analyse plus précis permettent de révé-
coût réel, dans le compte d’inventaire ler et évaluer les coûts qui demeurent
permanent considéré avec pour contre- diffus dans la masse des charges.
partie un compte d’écart qui, après
divers regroupements, viendra influen- Coût cible
cer le résultat de la comptabilité analy- ➢➢ Coût objectif.
tique.
Coût complet [Compt.]
Coût administré [Compt.] Traduction de full cost. Méthode de
Coût imposé de l’extérieur de l’organi- calcul des coûts qui a chaque stade du
sation par l’administration ou les processus industriel ou commercial
pouvoirs publics (charges fiscales, prend en compte la totalité des charges
sociales…). le concernant. Par exemple, le coût com-
plet d’acquisition est la somme de l’en-
Coût-avantage semble des charges concernant la
➢➢ Analyse Coût-Avantage. fonction d’approvisionnement, qu’elles
soient directes, indirectes, variables ou
Coût budgété [Compt.] fixes, chacune de ces charges constituant
Coût, complet ou partiel, déterminé a un coût partiel. Le coût complet sera dit
priori à partir de prévisions réalisées traditionnel s’il est calculé exclusive-
dans le contexte de budgets. ment à partir des charges de la compta-
bilité générale. Il sera dit économique
Coût caché  [Gest. ress. hum./Compt.] s’il intègre des modifications de charges
Traduction de hidden cost qui désigne le permettant de mieux cerner la réalité de
coût dû à des phénomènes habituelle- l’entreprise. Le coût complet corres-
ment non pris en compte par les sys- pond à l’ancienne expression de prix de
tèmes comptables officiels. Les coûts revient qui a été remplacée par celle de
cachés désignent à la fois des coûts qui coût de revient. (P. Lassègue Lexique de
sont pris en compte mais dilués dans dif- comptabilité, Dunod) attire l’attention
férents postes et des coûts qui ne sont pas sur la distinction corrélative entre
pris en compte et qui correspondent à marge qui résulte de la différence entre

162
Coû
un prix et un coût partiel et résultat qui posent des problèmes pour leur impu-
est la différence entre un prix et le coût tation.
complet. La détermination des coûts d’achat est
➢➢ Coût d’absorption, Coût de revient. indispensable par bien, nature de mar-
chandises ou de matières ou de fourni- C
Coût constant tures (exceptionnellement par groupe
Syn. : Coût fixe. de marchandises ou de matières)… afin
➢➢ Coût. de permettre l’enregistrement dans les
comptes d’immobilisations ou de stocks
Coût constaté conformément aux directives de la loi
➢➢ Coût historique, Coût réel. comptable de 1983.

Coût contrôlable [Compt.] Coût d’acquisition [Compt.]


Coût dont le responsable a l’entière Le Plan comptable général utilise de
maîtrise sur les facteurs qui en sont à préférence coût d’acquisition à coût
l’origine. d’achat. Le coût d’achat s’identifiant au
coût d’acquisition lorsque l’opération
Coût d’absorption [Compt.] d’acquisition stipule un prix d’achat.
Coût calculé par la méthode des centres
d’analyse intégrant la totalité des Coût d’obtention de la qualité (COQ) 
charges. [Gest. prod.]
Syn. : Coût complet. Coût correspondant à la somme des
coûts de prévention, d’évaluation et de
Coût d’achat [Compt.] défaillance. La prévention et l’évalua-
Le coût d’achat est constitué de tout ce tion sont des coûts de conformité, tan-
qu’a coûté l’élément pour lequel il est dis que la défaillance est un coût de
calculé, hors taxes récupérables, jusqu’à non-conformité.
son entrée en magasin ou sa mise en état
d’utilisation. Il est donc composé : Coût d’opportunité [Compt.]
−− du montant figurant sur les factures Gains auxquels on renonce du fait de ne
d’achat nettes de réductions commer- pas placer une somme donnée ou de ne
ciales et hors taxes récupérables ; pas pouvoir investir ailleurs une somme
−− de tous les frais liés à l’achat (frais déjà immobilisée ou de ne pas employer
accessoires à l’achat) tels que les trans- ou pouvoir utiliser ailleurs un facteur de
ports réalisés par des tiers (par ex., production particulier. Le coût d’op-
départ usine), les droits de douane, portunité ne correspond pas à une
commissions et courtages, les frais de charge réelle enregistrée en comptabi-
montage et d’installation… retenus lité générale mais n’en demeure pas
hors taxes également ; moins un concept é­ conomique de pre-
−− et, éventuellement, des frais d’appro- mière importance pour aider à la prise
visionnement (frais d’acquisition, de de décision dans ­l’entreprise.
réception, de manutention, de compta- ➢➢ Syn. : Coût d’option, Coût de substi­
bilité…) dont certains composants tution.

163
Coû
Coût d’internalisation, Coût de les coûts spécifiques pour prendre les
coordination mesures appropriées. Ces coûts sont
➢➢ Théorie des coûts de transaction. notamment :
−− le coût de détection : dépenses enga-
C Coût de coordination gées pour vérifier la conformité des
➢➢ Théorie des coûts de transaction. produits aux exigences de qualité ;
−− le coût de prévention : investisse-
Coût de détection ments de toute nature engagés pour
➢➢ Coût de la non-qualité. vérifier, prévenir et réduire les anoma-
lies ;
Coût de détention  [Gest. prod.] −− le coût des anomalies internes qui
Coût utilisé principalement dans les correspond à un produit non satisfai-
modèles d’optimisation de la gestion sant au regard des exigences avant
des approvisionnements. Si l’on a d’avoir quitté l’entreprise ;
affaire à des références de type « stock −− le coût des anomalies externes pour
à rotation nulle », e coût est égal au coût le produit qui ne répond pas aux exi-
d’acquisition, net de la valeur de récupé- gences de qualité après avoir quitté
ration. Si l’on a affaire à une référence de l’entreprise.
type « stock à rotation non nulle », ce
coût se définit comme un coût d’oppor- Coût de la qualité [Compt.]
tunité. Se conformer à des critères élevés de
qualité implique un coût maîtrisable de
Coût de lancement  [Gest. prod.] prévention et de détection des anoma-
Coût de commande associé au lance- lies.
ment en fabrication d’une référence La non qualité a également un coût,
ou d’une série de la même référence. résultant d’une part du coût des défail-
Par rapport à la définition du coût de lances et malfaçons dû aux insuffi-
commande, le coût de lancement sances de la prévention et d’autre part
inclut le coût de changement d’outil- du coût indirect, difficilement mesu-
lage et de réglage préalables au lance- rable, induit par l’insatisfaction des
ment d’une série, ainsi que les pertes clients.
de matières liées à ces opérations ; les L’élévation du coût consacré à la pré-
problèmes posés par la standardisa- vention et la détection entraînent une
tion de certaines charges fixes restant diminution du coût de la non-qualité.
les mêmes. L’entreprise devra arbitrer pour que la
somme des coûts liés à la qualité soit
Coût de la non-qualité [Compt.] minimale.
Catégorie de coût caché correspondant
aux pertes consécutives par une mau- Coût de la sous-activité
vaise qualité. Leur suppression devient ➢➢ Imputation rationnelle.
un facteur clé de succès en termes de
compétitivité. Encore faut-il identifier Coût de menu [Strat]]
les facteurs de la non-qualité et analyser Coût de modification d’un prix.

164
Coû
Coût de portage [Fin.] tion jusqu’au stade qui précède immé-
Coût de détention d’un actif financier diatement celui de la vente.
pendant une certaine période. Cet actif
doit alors être financé par des emprunts Coût de remplacement [Compt.]
de liquidité. Méthode de calcul des coûts consistant C
On appelle également portage l’écart pour chaque élément de coût à retenir la
entre le taux de financement sur la somme qu’il serait indispensable de
période et le taux de rendement de l’actif. payer pour obtenir les mêmes services le
Coût de la non-qualité. jour de leur utilisation ou de leur
consommation. Cette méthode pré-
Coût de possession des stocks [Compt.] sente l’intérêt de permettre à l’entre-
Il est constitué de l’ensemble des frais se prise qui l’utilise et qui vend à des prix
rapportant à la détention des stocks : au moins égaux à ses coûts de revient
primes d’assurances, location ou amor- complets de connaître son véritable
tissement du local servant de magasin ou résultat c’est-à-dire son bénéfice ou sa
d’entrepôt, frais de garde, de chauffage, perte en l’absence de toute ponction sur
de nettoyage, de manutention en cours sa valeur réelle. L’évaluation au coût
de stockage ou pour la mise à disposition de remplacement, appelée également
des services demandeurs… et perte due méthode NIFO (next in, first out) peut
à l’immobilisation des capitaux dans les être utilisée pour la valorisation des sor-
stocks qui pourraient être placés ailleurs. ties de stocks.
Dans la pratique, le coût de possession
des stocks est souvent imputé aux sor- Coût de revient [Compt.]
ties de chaque période et vient donc C’est le dernier stade dans le calcul des
majorer les coûts de production ou de coûts de l’entreprise. Le coût de revient
revient concernés. représente tout ce qu’a coûté un pro-
➢➢ Gestion des stocks. duit, une commande… au stade final,
distribution comprise. Il est donc une
Coût de prévention [Compt.] somme de coûts n’intéressant par défi-
Coût des processus mis en œuvre pour nition que des produits, commandes…
éliminer les sources de non qualité dès vendus.
la conception des produits et des pro- Le coût de revient est un coût complet
cessus de production, puis dans les dans lequel il convient de distinguer
processus eux-mêmes (formation du
­ pour chaque catégorie de produits,
personnel, maintenance, traitement des chaque commande… vendus :
commandes). Le coût de prévention est −− le coût de production ;
un des éléments du coût d’obtention de −− le coût hors production qui regroupe
la qualité. le coût de la distribution, les charges
➢➢ Coût de la non-qualité. d’administration générale, de gestion
financière, le coût de la recherche déve-
Coût de production [Compt.] loppement, pour une quote-part obte-
Coût d’achat majoré de toutes les nue par utilisation d’une clé de
charges directes et indirectes de fabrica- répartition appropriée.

165
Coû
Comme tous les autres coûts, le coût de treprise affectée au financement de son
revient peut être calculé a posteriori actif. Le coût du capital est déterminé à
(coût de revient constaté) ou a priori partir d’une certaine structure de capi-
(coût de revient préétabli). Enfin il tal. Toute modification de cette struc-
C convient de noter que l’expression ture est de nature à influencer son coût.
« coût de revient » a remplacé celle de
« prix de revient » dans la terminologie Coût du stockage  [Gest. prod.]
officielle du Plan comptable général Il peut sommairement être défini
1982. comme la somme du coût de passation
Syn. : Coût complet. des commandes. et du coût de posses-
sion du stock.
Coût des anomalies internes, Coût des ➢➢ Quantités économiques des com­
anomalies externes mandes.
➢➢ Coût de la non-qualité.
Coût-efficacité
Coût de transaction ➢➢ Analyse Coût-Efficacité.
➢➢ Théorie des coûts de transaction.
Coût estimé [Compt.]
Coût différentiel Prévision de ce que serait le coût com-
➢➢ Coût marginal. plet sur la base des techniques et de l’or-
ganisation existante et en fonction d’un
Coût discrétionnaire [Compt.] volume de production déterminé. Le
Coût qui ne peut pas être mesuré avec coût estimé étant le plus souvent supé-
objectivité et dont le responsable peut rieur au coût cible, il convient de l’abais-
user selon son appréciation. C’est sou- ser en modifiant des caractéristiques du
vent le cas pour le coût d’administration bien ou service sans en altérer la valeur
en raison du lien indirect entre la attribuée par le consommateur et en
consommation de ressource et le service améliorant les conditions d’approvi-
rendu. sionnement, de fabrication et de com-
mercialisation actuelles.
Coût du capital [Fin.]
Notion définie en 1958, par deux écono- Coût évitable [Compt.]
mistes américains : F. Modigliani et H. Ensemble des charges que l’entreprise
Miller, comme la rentabilité minimale peut éviter d’engager en optant pour
exigée par les pourvoyeurs de fonds qui une solution de gestion ou d’organisa-
acceptent de courir le risque de l’entre- tion plutôt qu’une autre.
prise. Utilisé dans la méthode du taux
interne de rentabilité (TRI), le coût du Coût externé [Compt.]
capital définit le taux de rejet des projets Coût provoqué par une action de l’orga-
d’investissement. Autrement dit, le coût nisation, mais supporté en totalité ou en
du capital proprement dit est le coût partie, par un ou plusieurs autres agents
moyen pondéré des différentes sources économiques. Ce concept est semblable
de financement à la disposition de l’en- à celui de déséconomie externes.

166
Coû
Coût externe de décision [Méth.] nistration générale, gestion financière,
Différence entre les niveaux d’utilité qui autres frais à couvrir…). Ceci afin de
auraient été atteints pour une minorité réduire l’arbitraire du calcul des coûts
dans une assemblée qui engage une pro- de production et aussi d’inclure la tota-
cédure de vote pour prendre une déci- lité de ces charges d’une période dans les C
sion avec la règle d’unanimité et ceux coûts de revient de la même période, du
qui sont atteints sans cette règle. La règle fait de leur exclusion du calcul de la
de l’unanimité quant à elle impose des valeur des stocks.
coûts en termes de temps de négocia-
tion pour arriver à emporter la convic- Coût irrécupérable, Coût irrécouvrable 
tion ou l’adhésion de tous. [Strat./Éco. ind.]
Traduction de sunk cost. Dépenses effec-
Coût fixe [Compt.] tuées pour entrer sur un marché ou une
Coût constitué de charges réputées non industrie qu’il n’est pas possible de
variables pendant une période détermi- récupérer en sortant de l’industrie en
née. cas d’échec. Ainsi la construction d’un
Syn. : Charge fixe, Frais fixes, Coût bâtiment peut toujours donner lieu à
constant, Charge de structure. une récupération par la vente de ce
bâtiment pour faire éventuellement
­
Coût global [Compt./Cont.] une autre activité. En revanche les
Ensemble des dépenses engagées par dépenses en équipements spécifiques,
l’utilisateur d’un bien durable tout au les dépenses d’information et de docu-
long de sa vie depuis son acquisition. Il mentation, d’étude de marché, etc. sont
recouvre le coût d’achat, le coût de des dépenses irrécupérables. Celles-ci,
maintenance et le coût de destruction en rendant la sortie du marché difficile
éventuel de ce produit. Il sert de plus en puisque coûteuse, participent par leur
plus souvent comme critère de choix montant élevé à la constitution de bar-
d’investissement. rières à l’entrée.
➢➢ Coûts irrécupérables.
Coût historique ou à l’origine [Compt.]
Coût du bien constaté au moment où il Coût irréversible [Compt.]
entre dans la comptabilité. Il est syno- Dépense sur laquelle il n’est plus pos-
nyme de coût d’acquisition ou coût sible de revenir sans dommage excessif
d’achat ou encore de coût de produc- pour l’organisation.
tion si c’est l’entreprise qui le produit.
Coût joint (ou Coût lié ou Coût indivi) 
Coût hors production [Compt.] [Compt.]
Ensemble de coûts qui ne peuvent Coût qui résulte de la production simul-
qu’être imputés aux coûts de revient des tanée de plusieurs produits distincts, en
produits vendus. Il s’agit traditionnelle- raison des caractéristiques des techniques
ment des coûts de distribution et depuis de fabrication ou des qualités des matières
le Plan comptable général 1982 des premières. Dans cette situation le coût de
charges à caractère très général (admi- production est commun à tous les

167
Coû
produits joints. Les méthodes de réparti- un coût partiel comme le coût fixe total
tion du coût joint entre les différents pro- qui en le divisant par les quantités
duits présentent une part d’arbitraire. totales d’un bien donne le coût fixe
moyen, et le coût variable total qui
C Coût marginal [Compt.] divisé par les quantités totales d’un bien
Coût d’une série supplémentaire lancée donne le coût variable moyen. Il peut
en fabrication. Le coût marginal est éga- être calculé aussi pour un coût complet
lement utilisé pour calculer le coût pré- ou synthétique. Dans ce cas le coût com-
visionnel de nouveaux produits ou de plet ou synthétique moyen est la somme
produits fabriqués grâce à une extension des coûts partiels moyens ou le rapport
de la capacité de production ou en pré- entre, d’une part, la somme des coûts
vision de développements d’activités. partiels totaux (coût fixe total + coût
Le coût marginal comprend toujours variable total = coût complet total ou
des charges variables supplémentaires synthétique total) et d’autre part, les
(directes et indirectes) et, en cas de quantités totales du bien.
modification de structure, il compor- Syn. : Coût unitaire.
tera aussi des charges fixes généralement ➢➢ Coût.
liées directement à la production. En
adoptant l’hypothèse simplificatrice de Coût moyen pondéré (Méthode) 
la continuité de la fonction de coût avec [Compt.]
pour variable déterminante les quanti- Méthode de valorisation des sorties de
tés produites, on peut alors assimiler le stocks en faisant le rapport entre la
coût marginal ou différentiel à la déri- somme des valeurs et la somme des
vée du coût total. On le calcule en faisant quantités pour le stock initial et les
le rapport entre la variation du coût entrées.
variable total et la variation des quanti- ➢➢ FIFO, LIFO.
tés produites. Il est égal au coût moyen
lorsque celui-ci est à son minimum, ce Coût moyen pondéré du capital (CMPC)
qui détermine le niveau de production ➢➢ Création de valeur.
pour lequel le bénéfice unitaire est
maximum, appelé optimum technique Coût objectif ou coût cible [Compt.]
ou optimum de productivité. Le béné- Niveau de coût qui tient compte du prix
fice global est maximum quand le coût acceptable par la clientèle cible d’un
marginal est égal à la recette marginale, produit à développer et de la marge
ce niveau de production est appelé attendue sur ce produit.
optimum économique ou optimum Il constitue alors une référence et une
de rentabilité. base de négociation dès la phase de
➢➢ Concurrence monopolistique, Concur­ conception vis-à-vis des fournisseurs et
rence pure et parfaite, Coût monopole. des services de développement indus-
triel et de fabrication.
Coût moyen [Compt.] Le coût global objectif peut être décom-
Coût total divisé par le nombre d’unité. posé en coût objectif pour chacun des
Ce coût moyen peut être obtenu pour principaux éléments constitutifs d’un

168
Coû
produit, d’un équipement, d’un sys- Coût proportionnel ou variable
tème. (Méthode du) [Compt.]
Le recours au coût objectif vise à instau- Méthode de calcul du prix de revient
rer un processus continu de réduction direct (ou Direct costing) qui ne prend
des coûts qui s’appuie très souvent sur pas en compte les charges fixes. C
l’analyse de la valeur. Celles-ci sont imputées au profit mar-
ginal correspondant à la différence
Coût partiel [Compt.] entre le prix de vente et le prix de
Partie du coût complet ou synthétique. revient direct.
Un coût fixe lorsque les coûts de pro- À ne pas confondre avec le coût direct.
duction comportent en outre des coûts
qui varient avec les quantités produites Coût rationnel [Compt.]
constitue un coût partiel. Si seul le coût Coût préétabli obtenu à partir des
variable est pris en compte en négli- normes relatives aux charges variables
geant le coût fixe, il s’agit encore d’un et aux charges fixes.
coût partiel. La différence entre un prix
et un coût partiel est une marge, alors Coût réel [Compt.]
que la différence entre un prix et un Coût (complet ou partiel) calculé posté-
coût complet est un résultat (P. Las- rieurement aux faits qui l’ont impliqué,
sègue : Lexique de comptabilité, Dunod). par opposition aux coûts préétablis.

Coût pertinent [Compt.] Coût spécifique [Compt.]


C’est le choix de la méthode de calcul Méthode de calcul des coûts prenant en
des coûts la plus adaptée pour répondre compte l’ensemble des charges identi-
aux problèmes posés. La pertinence fiables se rapportant à un produit, une
d’un coût ne résulte donc pas des quali- activité, un centre de responsabilité… à
tés intrinsèques de celui-ci. savoir les coûts variables directs et indi-
rects et la partie directe des coûts fixes.
Coût préétabli [Compt.] Un produit, une activité, un centre de
Coût calculé a priori c’est-à-dire anté- profit seront qualifiés de rentables s’ils
rieurement aux faits qui pourraient le dégagent une marge sur coût spécifique
faire naître. Ce coût, partiel ou complet, contribuant à la couverture des charges
a pour objectif de rendre plus aisés cer- fixes indirectes (communes).
tains traitements analytiques et/ou de Syn. : Coût direct, Direct costing évolué,
permettre le contrôle de la gestion par Coût variable évolué.
l’analyse des écarts notamment. Un
coût préétabli est déterminé sur la base Coût standard
d’hypothèses rationnelles. Coût préétabli présentant souvent le
caractère d’une « norme » du fait de
Coût prévisionnel [Compt.] l’analyse détaillée, sur les plans technique
Nom donné à tout coût calculé ex ante à et économique, qui a servi à sa détermi-
partir de prévisions, sur la période envi- nation. Il s’agit donc d’un coût préétabli
sagée. partiel ou complet, correspondant

169
Coû
généralement à des conditions normales Coût variable
d’exploitation. Coût composé de charges réputées
variables en fonction de l’activité, cette
Coût sur le cycle de vie [Compt.] variabilité peut être proportionnelle ou
C Prend en compte la totalité des coûts non.
des différentes phases de l’existence ➢➢ Coûts.
d’un bien ou service. Les décisions Syn. : Charge opérationnelle, Charge pro-
prises lors des phases de conception et portionnelle, Charge variable, Coût pro-
de mise en place de la structure produc- portionnel, Frais variables.
tive (industrialisation) ont des consé-
quences importantes et souvent Coûts de structure [Compt.]
irréversibles sur la phase de production Charges incorporables évoluant par
elle-même. La différenciation des paliers successifs en fonction des déci-
périodes permet de mieux appréhender sions de modification de la structure
qu’aujourd’hui environ 80 % des coûts productive de l’entreprise ou d’une de
sont engagés et 20 % réellement sup- ses divisions (investissements ou désin-
portés lors des premières phases du vestissements).
cycle de vie, alors qu’à l’inverse environ
20 % des coûts sont engagés et 80 % Coûts de transaction [Gén./Compt.]
réellement supportés lors de la phase de La firme opérant sur un marché sup-
production proprement dite. Cette porte une série de coûts liés à l’échange
méthode qui permet de comparer des de biens. On distingue deux types de
produits similaires et de rechercher coûts. Les premiers ont trait au transfert
celui dont le coût total sur le cycle de vie physique de la possession, nécessitant
sera le moins élevé ou le plus en adéqua- des opérations de stockage, de trans-
tion avec le prix de marché éventuel est port, d’assurance dont le coût s’ajoute à
un outil d’aide pertinent à la prise de ceux de la production. Les coûts de tran-
décision. saction concernent plus précisément les
ressources utilisées pour effectuer le
Coût synthétique [Gén.] transfert des droits de propriété qui
Somme des coûts variables et coûts incluent la recherche de l’information,
fixes. la négociation des contrats, la standar-
Syn : Coût complet. disation des biens, les honoraires des
conseils juridiques, la fiscalité appliquée
Coût total à ces transactions. Le choix entre faire
➢➢ Coût de revient. (internalisation) et «  faire faire  »
(recours au marché) dépend de la fré-
Coût unitaire [Compt.] quence des commandes et de l’éven-
Coût calculé à partir du coût d’un tuelle spécificité du produit acheté.
ensemble ou d’un sous-ensemble par le
quotient : coût de l’ensemble/nb d’uni- Coûts directs (Méthodes des) [Compt.]
tés de l’ensemble. Méthode de calcul de coûts partiels
Syn. : Coût moyen. reposant sur la distinction entre les

170
Coû
charges directes et les charges indirectes, voir d’achat dues à l’évolution du niveau
consistant à retenir pour déterminer les général des prix. La réévaluation des
coûts de produits, familles de produits, bilans constitue une exception à ce prin-
activités… les charges directes et les cipe, autorisée de manière restrictive.
charges transitant par les centres d’ana- C
lyse (charges indirectes) qui leur sont Coûts irrécupérables [Compt.]
imputables sans ambiguïté (qu’elles Coûts qui ne peuvent être éliminés,
soient opérationnelles ou de structure). même par cessation complète de l’acti-
Le chiffre d’affaires réalisé par produit, vité. Une fois engagés, ils ne sont plus
famille de produits, activité… diminué considérés comme des coûts alternatifs
du coût direct correspondant ainsi cal- de la firme car ils n’ont pas d’utilisation
culé, donne la marge sur coût « direct » alternative. Des coûts de ce type créent
ou marge de contribution à la couver- une asymétrie entre la firme déjà instal-
ture des charges indirectes non impu- lée et la firme entrante. Pour la pre-
tables sans ambiguïté (frais communs). mière, cette part de l’investissement
Les charges indirectes communes sont n’est plus comptée comme une dépense
donc des charges de période qui contrairement à la firme entrante qui
viennent réduire la somme des marges doit la comptabiliser. Cette dernière
sur coût direct afin de fournir le résultat estime que la valeur de cessation de son
de la période (qui sera différent du investissement sera inférieure par rap-
résultat pour la même période de la port à son coût initial ou nulle ; en
comptabilité générale du fait outre des conséquence elle doit s’assurer que le
différences de traitement comptable profit attendu permettra de couvrir le
habituelles), du non-stockage ou de risque qu’elle prend de perdre une part
l’absence de déstockage des charges irréversible de son capital.
indirectes communes lorsque les quan-
tités produites ne sont pas égales aux Coûts opérationnels [Compt.]
quantités vendues. Charges incorporables liées aux opéra-
À ne pas confondre avec la méthode du tions d’exploitation de l’outil de pro-
direct costing ou méthode des coûts duction existant dans l’entreprise ou
variables. dans une de ses divisions. Ces coûts sont
étroitement fonction de l’entité analy-
Coûts historiques (Principe des)  sée. Toutefois, leur évolution demeure
[Compt.] souvent complexe.
Principe comptable énoncé dans le
Code de commerce (art. 12) selon Coûts variables (Méthode des) [Compt.]
lequel, à l’entrée dans le patrimoine, les Fondée sur la distinction entre les
biens acquis à titre onéreux doivent être charges de structure et les charges opéra-
enregistrés à leur coût d’acquisition et tionnelles, cette méthode ne retient dans
les biens produits à leur coût de produc- le calcul des coûts que les charges d’acti-
tion. Il consiste donc à respecter la vité qu’elles soient directes ou indirectes.
valeur nominale de la monnaie sans Les charges de structure jouent globale-
tenir compte des variations de son pou- ment en diminution des marges sur coût

171
Coû
variable obtenues pour chaque produit, comptabilité générale car les charges
famille de produits, activité… Autre- indirectes et les charges fixes sont consi-
ment dit, la méthode des coûts variables dérées comme des coûts de période et,
est une méthode de calcul de coûts par- par conséquent, non stockées). Enfin, la
C tiels mesurant la performance des pro- méthode des coûts variables directs éli-
duits, familles de produits, activités, mine un grand nombre de difficultés de
marchés… par une marge de contribu- répartition ou d’imputation des charges
tion à la couverture des charges fixes non indirectes et/ou fixes, ainsi que les effets
retenues dans les coûts. Elle élimine donc d’une variation d’activité sur les coûts
toute ventilation des charges de structure des produits, familles de produits, acti-
communes (qui deviennent des charges vités, marchés…
de période) et permet de déterminer
aisément le ou les seuils de rentabilité « Coût, volume, profit » [Compt.]
grâce aux marges sur coût variable Modèle élémentaire qui repose sur la
qu’elle dégage. Enfin, elle permet de distinction entre les charges opération-
contrôler la gestion des responsables nelles qui sont supposées varier propor-
opérationnels sur les seules charges sur tionnellement aux quantités produites
lesquelles ils ont un pouvoir d’action, à et les charges de structure indépen-
savoir les charges variables (élimination dantes à court terme du niveau d’acti-
des effets d’une variation d’activité sur vité. La méthode du coût variable
les coûts des prestations des centres de procure les éléments constants de ce
responsabilité provenant de l’étalement modèle (frais fixes et taux de marge sur
de la masse des charges fixes sur le coût variable) et met en évidence le seuil
nombre de prestations fournies). de rentabilité.

Coûts variables directs (Méthode des)  Couverture du risque de change


[Compt.] ➢➢ Risque de change.
Fondée sur la double distinction entre
les charges de structure et les charges Covariance [Méth.]
opérationnelles d’une part, les charges Moyenne (ou espérance mathématique)
directes et les charges indirectes d’autre du produit des écarts de deux variables
part, cette méthode ne retient dans les statistiques (ou de deux variables aléa-
coûts calculés que les charges variables toires) à leurs moyennes respectives.
directes. Elle permet donc de dégager
pour chaque produit, famille de pro- CPMPAP (Coût pour mille pages avec
duits, activité, marché… une marge sur publicité vues)  [Gest. comm.]
coût variable direct. L’ensemble des Coût d’achat de l’espace publicitaire sur
charges variables indirectes et des un site Internet, ramené à une base de
charges fixes vient réduire la somme des 1 000 pages vues avec publicité.
marges sur coût variable direct ainsi
mises en évidence afin de faire appa- CRC [Compt.]
raître le résultat de la période (qui sera ➢➢ Comité de la réglementation comp­
en général diffèrent du résultat de la table.

172
 Cré
CRDS [Dr.] nouvelle entité à la condition que la
➢➢ Contribution au remboursement de la composition ou la localisation aient été
dette sociale. modifiées.

Créance, Créancier (chirographaire, « Création de valeur » [Fin.] C


privilégié) [Dr.] Rentabilité recherchée et/ou constatée
Contrepartie d’une dette et se tradui- supérieure à celle du marché. La notion
sant par un droit d’exiger soit la remise de « création de valeur » est étroitement
d’une somme d’argent soit l’exécution liée au coût du capital. Une condition
d’une prestation en nature. sine qua non de « création de valeur » est,
Les créances d’un agent constituent des pour n’importe quelle firme, de servir
éléments de l’actif de son patrimoine une rémunération qui soit au moins
(bilan). égale au rendement d’un placement
Le titulaire d’une créance est un créancier. sans risque augmenté d’une prime de
S’il ne possède aucune garantie pour le risque. En dépit de cette apparente sim-
recouvrement de son dû, il est un créan- plicité, les méthodes comptables tradi-
cier chirographaire. tionnelles peuvent s’avérer insuffisantes,
Un créancier privilégié est celui qui peut voire inadaptées pour rendre compte de
obtenir paiement avant d’autres créan- la « création de valeur ».
ciers. La première et la principale difficulté
réside dans l’hétérogénéité des normes
Créances nées [Fin.] comptables utilisées d’un pays d’un
Créances devenues effectives après exé- pays à l’autre. En outre, la variation des
cution des travaux ou livraison des régimes fiscaux ne fait qu’amplifier ces
marchandises. distorsions comptables. Dans ces
Elles sont exigées dans certaines opéra- conditions, comparer les performances
tions de financement. Le préfinance- des firmes de même secteur et/ou de
ment précède en revanche la naissance taille semblable mais obéissant à des
des créances. régimes comptables et fiscaux diffé-
rents s’apparente à de l’approximation.
Création d’entreprise [Dr.] C’est pourquoi les firmes multinatio-
Mise en œuvre de nouveaux moyens de nales qui cherchent à accroître leur
production, selon la définition harmo- notoriété ainsi que la base de leur clien-
nisée européenne. tèle (et donc de leurs ressources) par le
En France, les statistiques de l’INSEE biais de la cotation sur le plus grand
retiennent comme situation conforme marché du monde, qui est le marché
au concept : américain, doivent-elles au préalable
−− Les nouvelles immatriculations au présenter leurs comptes conformément
répertoire SIRENE. aux règles fixées par la SEC (security
−− La reprise d’activité après plus d’un exchange commission). De ce fait, le
an d’interruption. recours à un indicateur très utilisé tel
−− La reprise totale ou partielle des acti- que le bénéfice net par action peut être
vités et moyens de production par une sujet à caution.

173
Cré
Enfin, la méthode de calcul du résultat Créativité  [Gest. ress. hum.]
comptable semble contestable et, en Aptitude particulière de l’esprit permet-
tout état de cause, inappropriée pour tant d’assurer l’efficacité dans les articles
rendre compte de la «  création de les plus variés. Parmi de nombreuses
C valeur ». Dans le résultat comptable, la méthodes de créativité citons :
rémunération prise en compte corres- −− remue-méninges (brainstorming) ;
pond au seul coût de la dette. La rému- −− eurématique (appliquée à l’analyse
nération des fonds propres est par de la valeur) ;
conséquent ignorée. Or le coût réel du −− méthode synapse (décomposer un
capital est un coût global dans lequel problème complexe en une multitude
figure la composante fonds propres. de problèmes élémentaires pour aboutir
Pour le déterminer, on utilise le coût à la solution).
moyen pondéré du capital. Celui-ci est
une moyenne pondérée par les quanti- Crédit [Fin.]
tés relatives de dettes et de fonds 1° En comptabilité, partie droite d’un
propres entrant dans le financement compte où l’on écrit ce qui est dû ou ce
total. Le coût moyen pondéré du capital qu’a donné le titulaire du compte. Il
(CMPC) est une expression du rende- s’oppose au débit. Il est aussi synonyme
ment qu’une firme doit atteindre pour de avoir : le crédit d’impôt est un avoir
prétendre obtenir le capital financier fiscal.
qu’elle sollicite. Il exprime le coût d’op- 2° En finances publiques, a) ensemble
portunité de l’actif ainsi immobilisé. Le des sommes qui peuvent être dépensées
CMPC établit donc, « le taux étalon en vertu de la loi de finances (autorisa-
correspondant par rapport auquel tion de dépenses) et b) délai accordé
la performance doit être mesurée  » pour le règlement de certains droits ou
(A. Black et al., p. 46). Cette mesure taxes normalement payables au comp-
du risque pondéré est donc sensible à tant.
la variation de la structure financière 3° Acte de confiance se traduisant par
et notamment le ratio dettes/fonds un prêt en nature ou en espèces consenti
propres. Mais plus fondamentalement, en contrepartie d’une promesse de rem-
il montre que la création de valeur sup- boursement dans un délai généralement
pose pour chaque entreprise d’at- convenu à l’avance. Crédit implique
teindre des rendements supérieurs à donc une réputation de solvabilité.
son CMPC. La classification des différents crédits
Étant donnée les insuffisances et autres peut se faire selon plusieurs critères :
imperfections des mesures comptables leur durée, leur objet, des garanties dont
traditionnelles, d’autres approches de ils sont assortis, etc.
mesure de la valeur créée, telles le Le critère le plus utilisé, la durée, permet
CFROI, l’EVA et la MVA sont apparues. de distinguer :
Loin de se baser sur les indicateurs clas- −− les crédits au jour le jour (moins d’un
siques tels que le profit, elles privilégient mois) ;
les flux de cash flows. −− les crédits à court terme (moins de
➢➢ EVA, MVA, Q de Tobin. trois mois, peut aller jusqu’à deux ans),

174
Cré
mais il perd la possibilité du réescompte compte courant – facilités de caisse ou
sauf autorisation préalable de la Banque découverts), les crédits de campagne.
centrale ; Syn. : Crédit commercial.
−− les crédits à moyen terme (de deux à
cinq ou sept ans) sont destinés au finan- Crédit à l’exportation C
cement des investissements. Ils peuvent ➢➢ Crédit acheteur, Crédit fournisseur,
être mobilisés moyennant certaines Crédit à moyen terme.
garanties ;
−− les crédits à long terme (au-delà de Crédit à l’importation
sept ans). ➢➢ Crédit documentaire.
Le critère de l’objet ou de la destination
peut s’illustrer par les exemples sui- Crédit à long terme [Fin.]
vants : Crédit consenti dans le cadre du marché
−− crédit de trésorerie ; financier pour une durée supérieure à
−− crédit à l’exportation ; sept ans. Les différentes opérations de
−− crédit d’équipement ; cette catégorie sont :
−− crédit à la construction ; −− le financement d’investissements ;
−− crédit à la consommation ; −− la mobilisation de créances commer-
−− crédit de campagne. ciales détenues sur l’étranger.
Le critère de la garantie correspond aux Les formes du crédit à long terme pour le
exemples suivants : financement des investissements sont :
−− crédit documentaire (contre remise −− emprunt obligataire ;
des documents représentatifs de la pro- −− prêt du FDES ;
priété des marchandises) ; −− prêt direct du Crédit national ;
−− crédit hypothécaire (garanti par des −− prêts des intermédiaires spécialisés et
bâtiments ou des terrains). des banques.
Sur la base de la garantie on oppose le
crédit personnel et le crédit réel. Le cré- Crédit à moyen terme [Fin.]
dit personnel est consenti en fonction Crédit consenti dans le cadre du marché
de la personnalité de l’emprunteur, le financier pour une échéance comprise
crédit réel est attaché aux choses à finan- entre deux et cinq ans ou sept ans pour
cer. Le crédit personnel et le crédit réel les crédits d’équipement.
peuvent être assortis ou non de garan- Rentrent dans cette catégorie :
ties. −− les crédits d’équipement destinés à
financer un investissement ;
Crédit à court terme [Fin.] −− les crédits d’exportation qui sont des
Crédit dont la durée est inférieure à crédits de mobilisation d’une créance
deux ans généralement consenti par les commerciale.
banques de dépôts.
Peuvent rentrer dans cette catégorie : les Crédit acheteur  [Fin./Rel. int.]
Bons du Trésor, les engagements par Crédit à l’exportation octroyé par la
signature (aval, caution, acceptation) les banque du pays exportateur aux ache-
crédits par caisse (escompte, avance en teurs étrangers qui se traduit par un

175
Cré
paiement au comptant à l’exportateur. ment de la dette (annuité constante,
Il est complété en France par un contrat progressive, remboursement in fine),
d’assurances crédit entre la banque et la sur la nature du taux d’intérêt (fixe,
COFACE qui donne une garantie à la variable, etc.), sur le nombre de banques
C banque à concurrence de 95 % du crédit impliquées, etc.
accordé. ➢➢ Crédit 3e.

Crédit-bail [Fin.] Crédit client [Fin.]


Contrat de louage assorti de promesse Crédit à court terme correspondant au
de vente au profit du locataire. Pour le délai de paiement accordé par l’entre-
locataire, le crédit-bail est un finance- prise à ses clients.
ment des investissements avec possibi-
lité de disposer du matériel de son choix Crédit consenti sur créances
sans avoir à immobiliser au départ des commerciales [Fin.]
fonds propres ou empruntés. Nouvelle forme de financement du
Angl. : leasing. cycle d’exploitation qui repose sur
une formule simplifiée de mobilisa-
Crédit bancaire [Fin.] tion du compte clients et qui a été
Financement consenti par les banques à conçue par les banques spécialement
des personnes physiques (particuliers) en faveur de petites et moyennes
et à des personnes morales (entre- entreprises.
prises). Un crédit bancaire aux per- Le crédit consenti sur créances commer-
sonnes physiques peut être un crédit à la ciales met en œuvre certaines des facili-
consommation (ex. : crédit pour l’achat tés apportées à la loi du 2 janvier 1981,
d’un appareil électroménager, celui dite Loi Dailly, et par la loi bancaire du
d’une automobile), un crédit-bail, un 24 janvier 1984.
crédit immobilier, une garantie ban- Financièrement dissociée des instru-
caire. La catégorie crédit aux entreprises ments de recouvrement, cette procé-
comprend les crédits d’exploitation dure de financement correspond à un
(escompte, facilité de caisse, affacturage, crédit à court terme renouvelable et non
crédit documentaire, etc.), les crédits mobilisable, utilisable par escompte de
d’investissement pour l’équipement, le billets à échéance comprise entre dix et
crédit-bail, etc. quatre-vingt-dix jours.
Au-delà de leur destination, les crédits
bancaires sont aussi classés : Crédit consortial [Fin.]
−− par leur durée (très court terme – Crédit accordé par un consortium ban-
moins de 3 mois –, court terme – de 3 caire (ou pool bancaire) réunissant plu-
mois à 2 ans –, moyen terme – de 2 à 7 sieurs établissements financiers sous
ans –, long terme – de 7 à 20 ans – et très l’autorité d’une banque arrangeuse
long terme pour les crédits de plus de 20 mandatée. Syn : crédit syndiqué.
ans) ;
−− par leur forme qui porte sur la nature Crédit d’escompte
de la monnaie, sur le mode d’amortisse- ➢➢ Crédit à court terme, Escompte.
176
Cré
Crédit d’exploitation [Fin.] dit documentaire correspond à l’acte
Crédit à court terme adossé à une recette par lequel un banquier accepte de se
anticipée et dont les formes principales substituer à un importateur pour régler
sont l’escompte et l’affacturage. à un exportateur étranger (ou à son
banquier à l’étranger), en devises ou en C
Crédit d’impôt [Fin.] francs, le prix des marchandises expé-
Créance sur le Trésor bénéficiant aux per- diées de l’étranger par voie maritime,
sonnes ayant des produits d’obligations aérienne ou terrestre. Le crédit docu-
ou de placements ayant subi une retenue mentaire prend fin à la remise des docu-
à la source. Cette perception anticipée est ments à l’importateur, au plus tard à
à valoir, sous forme de crédit d’impôt, sur l’arrivée des marchandises en douane.
l’impôt personnel ultérieurement à ver-
ser par le bénéficiaire des revenus. Crédit fournisseur [Fin.]
➢➢ Avoir fiscal. Forme de crédit inter-entreprises cor-
respondant aux délais de paiement
Crédit de campagne accordés à l’entreprise par son fournis-
➢➢ Campagne (Crédit de), Embouche seur.
(Crédit d’).

Crédit de comptes courant Crédit inter-entreprise [Fin]]


➢➢ Avances, Comptes courants. Crédit à court terme correspondant à
deux catégories de délais de paiement :
Crédit de mobilisation de créances le crédit client et le crédit fournisseur.
commerciales (CMCC) [Fin.]
Technique destinée à se substituer à l’es- Crédit mobilisable [Fin.]
compte dont elle constitue une variété. Crédit offrant à la banque une possibi-
La banque escompte un billet à ordre lité de refinancement spécifique auprès
souscrit par l’entreprise qui fait l’em- de la Banque centrale par mobilisation
prunt en représentation d’un certain de l’effet représentatif du crédit accordé.
nombre de créances qu’elle a sur ses
clients et dont les échéances sont à dix Crédit moyen terme innovation [Fin.]
jours au plus. Certains auteurs parlent Crédit à moyen terme accordé aux
d’escompte collectif. entreprises innovantes pour financer les
Ainsi au lieu d’escompter les effets, un à dépenses engendrées par l’industrialisa-
un, l’entreprise escompte un ensemble. tion et la commercialisation d’un pro-
L’opération est plus simple pour elle et duit nouveau. Dans ces dépenses, sont
pour la banque et elle est moins coûteuse. inclus les besoins en fonds de roulement
afférents. D’une durée de deux à sept
Crédit de trésorerie ans, le crédit à moyen terme innovation
➢➢ Avances, Crédit à court terme. couvre 70 % du montant du besoin.

Crédit documentaire [Fin.] Crédit revolving [Fin.]


Mode de financement des opérations Autorisation accordée par un banquier
d’un importateur. L’ouverture d’un cré- à un client de pouvoir effectuer de nou-

177
Cré
veaux retraits d’un montant équivalent Critère de décision
aux premiers paiements. ➢➢ Choix des investissements, Incerti­
tude.
Crédit par caisse
C ➢➢ Crédit à court terme. CRM (Customer Relationship
Management)
Crédit par signature ➢➢ Gestion de la relation client.
➢➢ Signature (engagement).
Croissance contractuelle [Strat.]
Crédit populaire [Fin.]
Stratégie de croissance des firmes sous
Réseau de banques en forme de Sociétés
forme d’alliance, de coopération entre
coopératives.
entreprises qui gardent leur indépen-
dance juridique.
Credit pool
➢➢ Crédit syndiqué.
Croissance interne, Croissance externe 
Credit scoring [Strat.]
➢➢ Score (Méthode des). 1° Croissance interne est un processus
de développement par lequel des
Crédit syndiqué [Fin.] unités économiques se développent
­
Crédit accordé par un syndicat bancaire en investissant dans des capacités
– ou consortium bancaire ou pool ban- ­nouvelles de production et de vente
caire ; on dit aussi crédit consortial et, en utilisant des ressources propres
plus rarement cependant, credit pool ou empruntées (sans l’intervention
– réunissant plusieurs établissements d’autres acteurs).
financiers pour financer un projet La croissance interne peut se traduire
donné ou une entreprise donnée. Le par des investissements autofinancés ou
chef de file de ce syndicat bancaire est financés par emprunt, l’augmentation
appelé banque arrangeuse. Elle est le des effectifs par l’embauche, l’implanta-
plus souvent la banque principale du tion de nouveaux sites, etc.
client. 2° Croissance externe est une modalité
de développement qui implique plu-
Créneau [Strat.] sieurs entreprises concurrentes (straté-
Partie de marché où la concurrence est gie de spécialisation) ou non (stratégie
réduite. La stratégie industrielle de cré- de diversification), qui aboutit à un
neau est une stratégie de spécialisation transfert d’actifs existants, d’un acteur
étroite. On l’oppose à la stratégie de vers un autre et se traduit finalement
filière qui est une spécialisation par une acquisition/cession de droits
plus large puisqu’elle touche tout un de propriété. Juridiquement, elle peut
secteur depuis les matières premières prendre la forme de fusion, absorp-
jusqu’aux différents débouchés en tion, fusion-scission, apport partiel
produits finis. d’actifs.
➢➢ Segmentation. ➢➢ Concentration, Franchisage.
178
CVG
Crowdfunding CSP (Catégorie socioprofessionnelle) 
➢➢ Financement participatif. [Méth./Socio.]
Code dans une grille sociale qui permet
Crowdsourcing  [Strat. man] de classifier les individus. En France,
Littéralement approvisionnement par la l’INSEE a élaboré une première C
foule ou par un grand nombre de nomenclature au début des années cin-
­personnes. Les traductions qui reflètent quante. Une deuxième nomenclature
le sens de cette notion sont « Imparti- est mise au point en 1982 et diffusée
tion à grande échelle » « externalisation sous le nom de « nomenclature des pro-
distribuée à grande échelle 
­ » ou fessions et catégories socioprofession-
« ­exter­nalisation ouverte ». Il s’agit du nelles » (PCS).
développement du travail collaboratif ➢➢ Catégorie socioprofessionnelle.
de masse que permet l’internet et la
technologie du Web 2.0. CUB (Contacts uniques bandeaux) 
➢➢ Impartition, Sous-traitance, Externali­ [Gest. comm.]
sation.
Nombre de personnes différentes, donc
Crozier M. (Méthode de)  [Strat. man.] identifiées, qui ont visualisé le bandeau
Sociologue des organisations français publicitaire sur un site Internet au
(1922-2013) ayant étudié les caractéris- moins une fois.
tiques des organisations bureaucra-
tiques. Il a souligné les dysfonctions qui Culture d’entreprise  [Strat. man.]
se développent au sein des grandes Ensemble des attitudes communes à la
organisations, la bureaucratie étant un plupart des membres d’une entreprise
système d’organisation incapable de se et des principales valeurs partagées. La
corriger en fonction de ses erreurs et corporate culture s’exprime à travers un
dont les dysfonctions constituent une système de valeurs, des rites, des sym-
condition même d’équilibre. boles, des mythes… qui résultent de
Michel Crozier intègre le raisonnement l’histoire des dirigeants et des salariés.
stratégique – au sens de stratégie des Elle influence, le plus souvent de façon
acteurs – et le raisonnement systémique inconsciente, les pratiques des entre-
pour comprendre le fonctionnement prises, en particulier dans le domaine de
réel des organisations. la gestion.
Analyse stratégique des organisations,
zone d’incertitude. CVG (Certificat de valeur garantie) 
[Fin.]
CSG Valeur mobilière émise par une per-
➢➢ Contribution sociale généralisée. sonne morale de droit privé, négociable
et transmissible par inscription en
CSO (Collateralised Synthetic compte. Elle confère un droit de créance
Obligations) [Fin.] sur le patrimoine de la société émettrice.
Catégorie de CDO où le portefeuille La variation de cours du CVG est en
sous-jacent est composé de dérivés de principe inverse du cours de l’action
crédit. support.

179
CVM
CVM (Customer Value Management =  tingue quatre phases : le lancement, la
Gestion de la valeur client)  croissance, la maturité et le déclin.
[Gest. comm.]
Stratégie et application effective de Cyert R.-M. et March J.-G. (Théorie de) 
C celle-ci plaçant les valeurs du client au [Strat. man.]
cœur des préoccupations de l’entre- Spécialistes de science politique et
prise. science économique, ils proposent une
théorie de l’entreprise ou plus précisé-
Cx+  [Gest. comm.] ment de la prise de décision au sein des
Fraction (exprimée en %) de la cible entreprises. Leurs travaux recoupent
ayant au moins x occasions de voir un ceux de H. A. Simon avec lequel J.-G.
message. March a collaboré à plusieurs reprises.
L’entreprise est un corps social com-
Cycle d’exploitation [Fin.] posé d’individus et de groupes ayant
Ensemble des opérations successives des buts et des contraintes assez divers.
contribuant à l’activité productive de Les buts sont le résultat de négocia-
l’entreprise, (phases d’approvisionne- tions entre des coalitions plus ou
ment de production et de commerciali- moins stables et revêtent un caractère
sation). On parle de cycle d’exploitation flou qui les rend acceptables pour le
compte tenu du caractère répétitif et plus grand nombre. La fixation du
ordonné des différentes phases. niveau des objectifs dépend, quant à
➢➢ Besoin en fonds de roulement. elle, en grande partie, de l’apprentis-
sage de l’organisation et de ses
Cycle de fabrication membres.
➢➢ Circuit de fabrication. Cyert et March mettent également en
évidence le fait que toute firme cherche
Cycle de vie (Théorie du)  à réduire l’incertitude qui pèse sur elle et
[Gén./Gest. comm.] à traiter les problèmes de façon séquen-
À l’origine théorie libérale des échanges tielle et non globale.
internationaux de R. Vernon. Elle fut
ensuite appliquée à différents domaines. Cycliques (Ressources)
Sa forme la plus popularisée est le cycle Syn. : Ressources à court terme ou dettes à
de vie du produit pour lequel on dis- court terme.

180
D
DAR (Day After Recall)  [Gest. comm.]
Évaluation de l’efficacité d’une annonce
publicitaire par sondage le lendemain
de cette annonce. On parle aussi de
mémorisation un jour après, de test du
lendemain. D
Darwinisme (Néo)  [Strat. man.]
Courant de pensée fondé sur la théorie
de l’évolution des espèces énoncée par
Ch. Darwin dans la première moitié du
DAFIC [Fin.] xixe siècle et sur les algorithmes
Disponible après financement interne ­génétiques de G. Mendel puis de H. de
de la croissance. Il est égal au EBE moins Vries. Les mécanismes mis en œuvre
variations du BFR moins investisse- intéressent de manière analogique des
ments (hors croissance externe). théories traitant de l’évolution des sys-
tèmes sociaux. Ainsi certaines
DAGMAR  [Gest. comm.] approches en théorie des organisations
Acronyme de l’expression anglaise considèrent une firme comme un sys-
­defining advertising goals for measuring tème ouvert sur son environnement, en
advertising research qui correspond au compétition pour y obtenir les res-
modèle de comportement du consom- sources rares nécessaires à sa survie. Sa
mateur que l’on résume en quatre capacité à obtenir ces ressources
étapes : 1° Attirer l’attention, 2° Favori- dépend de la qualité de son organisa-
ser la compréhension, 3° Susciter la tion, et de son aptitude à réagir dans
­conviction, 4° Entraîner l’action. son milieu. L’évolution des formes
➢➢ AIDA. organisationnelles est le produit d’un
mécanisme de sélection naturelle. Le
Dailly (Loi) [Fin.] néodarwinisme considère que les phé-
Loi du 2 janvier 1981 qui permet la mise notypes (qui déterminent les caractères
en œuvre d’un mode simplifié de ces- visibles de l’être) sont influencés à la
sion et de nantissement des créances fois par les génotypes (les gènes hérédi-
commerciales par la remise d’un simple taires de l’être) et par l’expérience qu’a
bordereau pouvant regrouper plusieurs le système de son milieu. Cependant,
créances. cette expérience n’a pas d’influence à
➢➢ Mobilisation des créances commer­ rebours sur les génotypes. On considère
ciales. que les génotypes peuvent connaître
une ­mutation lors de la combinaison
Dans la monnaie [Fin.] des informations issue de la reproduc-
Position pour une option d’achat, tion. Ce sont les transformations qui se
lorsque le cours de l’actif sous-jacent est révéleront par chance les plus perti-
supérieur au prix d’exercice. Traduction nentes par rapport au milieu qui pour-
pour : in the money. ront être perpétuées par la descendance

181
DAS
des ­vainqueurs dans la lutte pour la sur- Datamart  [Syst. inf.]
vie. En théorie des organisations, les Terme anglais que l’on traduit par mini
routines jouent le rôle des gènes hérédi- entrepôt de données et qui désigne un
taires, transmis aux différentes généra- sous-ensemble d’un entrepôt de don-
tions d’individus qui rejoignent nées lié à un métier particulier de l’orga-
D l’entreprise. Le néodarwinisme consi-
dère alors que les apprentissages locaux
nisation.

faits dans le milieu d’activité ne sont Datamining  [Syst. inf./Log.]


pas susceptibles de transformer les rou- Littéralement : forage de données.
tines foncières de l’organisation. Avec le Logiciel de découverte de données par
temps, celles-ci deviennent trop inter- l’accroissement des performances de
dépendantes pour pouvoir être modi- l’exploitation des informations d’un
fiées. L’évolution au niveau de entrepôt de données ou d’une base de
l’individu n’est possible qu’au travers données.
de la mutation aléatoire des routines,
généralement par « accident », et non en Date d’exercice [Fin.]
fonction d’un programme volontariste Date à laquelle peut être acheté ou
de changement. L’évolution est essen- vendu l’actif sous-jacent d’une option
tiellement analysée au niveau des popu- d’achat (call) ou d’une option de vente
lations de firmes où des formes (put) par le détenteur de l’option.
d’organisation concurrentes entrent en
compétition pour obtenir des res- Dates de valeur [Fin.]
sources vitales. Le changement d’orga- Il s’agit, d’une part, de la date à partir de
nisation dans un domaine d’activité laquelle une somme créditée à un
s’explique par l’intrusion de nouveaux compte peut être soit retirée sans paie-
entrants dont l’organisation s’est révé- ment d’agios débiteurs (compte à vue),
lée plus performante, et qui ont éliminé soit porte intérêt lors d’un encaissement
les firmes caractérisées par les (compte rémunéré), et, d’autre part, de
anciennes structures organisation- la date à partir de laquelle une somme
nelles. Les formes anciennes ne pour- débitée en compte soit devient indispo-
ront survivre que dans des zones nible (compte à vue), soit cesse de por-
protégées de l’entrée des concurrents, ter un intérêt (compte rémunéré) lors
comme certaines formes animales d’un décaissement. Ainsi la date pour
avaient pu survivre sur des îles éloi- une somme créditée est postérieure à
gnées. l’opération, et une somme débitée com-
Une vision alternative de l’évolution, porte une date de valeur antérieure à
utilisée en sciences sociales, est le l’opération.
Lamarckisme. Syn. : Jours de valeur.
➢➢ Écologie des populations d’organisa­
tion, Évolutionnisme. DAU  [Gest. comm./Log.]
Document administratif unique qui
DAS regroupe l’ensemble des déclarations en
➢➢ Domaine d’activité stratégique. douane pour les importations et les
182
Déb
exportations de marchandises au sein mesure l’activité d’une organisation
de l’Union européenne. (firme, administration, etc.) se situe à la
frontière des possibilités de production
DAX 30 ou en deça de celle-ci. Deprins et al.
➢➢ Indice boursier. (1984) ont proposé une analyse de l’effi-
cacité par une approche non paramé-
trique sans l’hypothèse de convexité,
D
Day After Recall
➢➢ DAR. dite analyse Free Disposal Hull (FDH).

DCF (Discounted Cash-Flows) [Fin.] DEA (Durée d’écoute par auditeur) 


Méthode fondamentale de valorisation [Gest. comm.]
de l’actif économique d’une entreprise. Durée moyenne d’écoute mesurée sur
En français, il s’agit de l’actualisation les interviewés ayant regardé la télévi-
des flux de trésorerie disponible. Les sion ou écouté la radio au moins 1/4
flux de trésorerie disponible après d’heure.
impôt sont la différence entre l’excédent ➢➢ Audience.
brut d’exploitation et la somme consti-
tuée par l’impôt théorique sur les socié- Débauche-embauche  [Gest. ress. hum.]
tés, la variation du besoin en fonds de Traduction (avec modification de
roulement et les investissements nets l’ordre des mots) de hiring and firing
des désinvestissements. proposée par la commission de termi-
nologie «  Économie et finances  » (9e
DEA (Data Envelopment Analysis)  liste, Notes bleues de Bercy, no 184, 1er-15
[Méth.] juin 2000) et qui désigne la pratique
Traduction : Analyse d’enveloppement d’ajustement des effectifs des entre-
des données (AED). Méthode non para- prises en fonction de la conjoncture, en
métrique utilisée afin d’évaluer l’effica- licenciant (firing) et en recrutant
cité ou l’efficience des organisations (hiring).
avec convexité de la frontière de produc-
tion. Par enveloppement on entend le Debet [Dr.]
fait que la frontière d’efficacité est obte- Ce qui reste dû après l’arrêt d’un
nue en reliant les résultats des meil- compte. C’est le constat d’un déficit.
leures organisations. Sur une idée de Arrêt pris par la Cour des comptes à
Farell (1957) cette méthode a été déve- l’égard des comptables publics en faute.
loppée par Charnes A., Cooper W.W., Le comptable est mis « en debet », c’est-
Rhodes E. (1978), « Measuring the Effi- à-dire avec obligation de rembourser
ciency of Decision Making Units  », sur ses ressources personnelles, en cas de
European Journal of Operational déficit ou d’irrégularités commises et
Research, 2, pp. 429-444). Son intérêt est non réparées.
de pouvoir prendre en compte une mul-
titude de facteurs de production, diffé- Débit [Compt.]
rentes productions, les rendements En comptabilité en partie double
d’échelle, etc. pour voir dans quelle chaque opération est enregistrée dans

183
Déb
un compte divisé en deux parties exercer un pouvoir de décision véri-
(compte en T). La colonne de gauche table.
des comptes en T s’appelle toujours le ➢➢ Déconcentration.
débit, il représente l’acquisition d’un
bien ou d’un service, la constatation Déchets [Compt.]
D d’une entrée en numéraire ou de
valeurs, ou celle d’une charge supportée
➢➢ Produits résiduels.

par l’entreprise. Déciles [Méth.]


En théorie microéconomique, dans l’ex- Intervalles successifs sur une variable
pression « loi du débit » de A. A. Cour- observée sur un ensemble d’individus
not (1838), le débit est synonyme de la de façon que chaque intervalle
demande. contienne un dixième des individus. On
utilise de la même façon les quartiles
Débiteur [Compt./Fin.] (par quart ou 25 %), centiles (par cen-
Un compte est débiteur lorsque la valeur tième)…
inscrite au débit est supérieure à celle
inscrite au crédit. Décimalisation [Fin.]
Un agent économique est débiteur vis- Opération sur un OPCVM et corres-
à-vis d’un autre, lorsqu’il possède une pondant à une décision de fractionne-
dette vis-à-vis de cet autre agent. ment des parts ou actions de l’OPCVM,
rendant possible l’acquisition des frac-
Débordement publicitaire  [Gest. comm.] tions de parts exprimées en 1/1 000,
Diffusion publicitaire au-delà de la zone 1/100 000, etc. Cette opération ne
prévue dans le plan de campagne. change pas la valeur liquidative de la
part ou action mais le nombre de parts
Débouché [Env.] de l’OPCVM qui sera exprimé avec des
Marché où il existe une demande non décimales. À l’occasion d’une opération
encore satisfaite. de décimalisation affectant un OPCVM,
le code ISIN de l’OPCVM change.
Débrayage
➢➢ Grève. Décision [Méth./Strat.]
1° Action mentale volontaire de faire le
Debriefing [Gén.] choix d’une solution à un problème
Réunion d’échange d’informations et identifié. Le processus décisionnel com-
d’opinions à la suite d’une action ou porte quatre étapes :
d’une opération. −− identification du problème ;
−− étude des réponses possibles ;
Décentralisation  [Gest. adm.] −− choix de la solution soit optimale,
Délégation du pouvoir de décision aux soit seulement satisfaisante ;
échelons hiérarchiques inférieurs. Dans −− mise en œuvre de la décision et
le cas d’une entreprise on ne parlera de contrôle des effets.
décentralisation que si les responsables On distingue les macro et les micro déci-
des différentes unités locales peuvent sions. Les premières sont prises par des
184
Déc
unités économiques complexes (État, modèle décisionnel de rationalité
groupe d’entreprises…) et les secondes ­limitée  ;
sont le fait d’unités économiques −− le modèle décision de type politique
simples (entreprise, individu…). La pro- qui, confronté au phénomène de multi-
cédure de prise de décision peut être, rationalité et de multidimensionnalité
dans chaque cas, soit individuelle, soit dans les choix collectifs, tente de conci- D
collective. La décision individuelle au lier des intérêts plus ou moins diver-
niveau d’une macrodécision étatique gents des divers acteurs au pouvoir
peut être par exemple celle d’un dicta- inégal (cf. groupe de pression).
teur ou de tout autocrate. La décision À ces trois grands types, on peut ajouter
collective au niveau de l’entreprise peut le point de vue contestaire de l’idée de
être par exemple celle adoptée après la décision intentionnelle dans les organi-
recherche d’un consensus parmi les dif- sations de James March. Le modèle de la
férents responsables fonctionnels. poubelle (garbage can), qui caractérise
2° D’un point de vue théorique, on peut les anarchies organisées du type établis-
distinguer trois grands types de modèle sements universitaires étudiés par
de prise de décisions : March, indique que la prise de décision
−− le modèle du décideur individuel est le produit du hasard en présence
rationnel, sans histoire et sans épaisseur concomitante de décideurs, de pro-
sociale, de la théorie économique néo- blèmes ou de questions et de solutions.
classique et de la théorie des jeux. La Au mieux, les problèmes sont posés en
rationalité substantive dans ce modèle fonction des solutions disponibles.
est compatible avec les situations Les outils d’aide à la décision, pertinents
d’incertitude et de risque, via le critère pour les deux grands types de modèles
de décision retenu (maximisation ; de et pour les décisions aussi bien indivi-
l’espérance mathématique, minimax, duelles que collectives, comprennent
etc.). Le processus de décision est notamment : les arbres de décisions, les
logique et linéaire. Toutes les consé- SIAD (Système interactif d’aide à la
quences pour chaque stratégie possible décision ou Decision Support System
sont identifiées et évaluées. La solution proposé par Scott Morton).
choisie est optimale. Les modèles de pla- Dans l’entreprise les décisions ont fait
nification stratégique, comme ceux de l’objet de plusieurs essais de classifica-
LCAG et d’Igor H. Ansoff, dans les tions dont rend compte J.-L. Le Moigne
entreprises dans les années 60, sont très (Les systèmes de décisions dans les organi-
proches de ce modèle rationnel ; sations, PUF, coll. SD, 1974).
−− le modèle organisationnel de ratio- 3° La classification la plus tradition-
nalité limitée plus réaliste, selon H. A. nelle par niveau (proposée ­notamment
Simon, car l’individu ne peut pas par J. Darden en 1964, et R. N. Anthony
connaître toutes les conséquences pour en 1965) distingue : les décisions opé-
tout choix, avec une évaluation objec- rationnelles les décisions tactiques et
tive de ces conséquences. La recherche les décisions stratégiques : les pre-
de solutions empiriques, satisfaisantes mières sont prises à la base, et elles cor-
et non pas optimales, caractérise le respondent aux petites décisions ; les

185
Déc
deuxièmes dites moyennes, intermé- −− les décisions répétitives, routinières,
diaires ou de gestion consistent à choisir obéissant à des procédures standards et
entre un petit nombre d’actions possibles réglementaires, susceptibles de relever
qui rentrent dans le cadre des grandes d’une démarche de calcul économique et
lignes définies par les décisions straté- de recherche opérationnelle, suivant une
D giques prises au niveau le plus élevé de la
hiérarchie. À titre d’exemple, la décision
logique algorithmique, d’une part, et,
−− les décisions moins courantes voire
d’investir à l’étranger est une décision imprévisibles, plus ou moins faiblement
stratégique, le recrutement du personnel structurées, faisant appel à l’intuition
pour cette implantation nouvelle (choisir du décideur dans un environnement
entre une mobilité interne avec expatria- marqué par une information imparfaite
tion et le recrutement sur place) est une et incomplète, qui exigent une procé-
décision tactique, la publication de l’an- dure particulière de nature donc plus
nonce d’offre d’emploi pour ce recrute- heuristique qu’algorithmique, d’autre
ment est une décision opérationnelle. part. Les décisions non programmables
4° La classification par la méthode de peuvent être subdivisées en séparant les
prise de décision la plus souvent reprise décisions structurées et les décisions
est celle de H. A. Simon (The New non structurées.
Science of Management Decision, Harper 5° Des tentatives ont été effectuées pour
& Row, Publishers, 1960) qui aboutit à combiner les deux classifications précé-
deux catégories : Les décisions pro- dentes, comme celle de G.C. Gorry et
grammables, et les décisions non pro- MS. Scott-Morton (1971) et celle de
grammables. Par cette distinction, H. A. J.-L. Le Moigne (1974) conduisant au
Simon désigne : tableau type suivant :

Par niveau Décision Décision tactique ou Décision stratégique


­opérationnelle ou de gestion ou planification
Par méthode d’­exploitation
Décisions programmables

Décisions non programmables


structurées
Décisions non programmables
non structurées

Décision (Arbre de) Décision d’exploitation ou


➢➢ Arbre de décision. ­opérationnelle
➢➢ Décision.
Décision (Système interactif d’aide à la)
Décision non programmable, Décision
➢➢ Système interactif d’aide à la décision programmable
(SIAD). ➢➢ Décision.
186
Déc
Décision stratégique cielle. La décote permet de rendre cette
➢➢ Décision. valeur plus proche de la réalité du mar-
ché. Il existe plusieurs types de décote
Décision tactique (source : P. Quiry et Y. Le Fur : Pierre
➢➢ Décision. Vernimen Finance d’entreprise, Dalloz,
2002) :
−− décote de liquidité lors d’une intro-
D
Décisionnaire  [Gest. comm.]
En mercatique, personne qui prend la duction en bourse pour le vendeur. On
décision d’achat. le décisionnaire n’est l’observe aussi pour les sociétés non
pas nécessairement l’acheteur. cotées, pour les sociétés cotées mais au
flottant réduit et dont le capital est vér-
Décision stratégique [Strat.] rouillé ;
« Comportement de l’homme qui opère −− décote de holding en ce sens que la
des choix dans une situation d’informa- valeur du holding est inférieure à la
tion partielle. », Jacques Mélèse, Approches somme de ses participations, en raison
systémiques des organisations. Vers l’entre- soit du portefeuille d’activité imposé
prise à complexité humaine, 1979. par le holding, soit du verrouillage du
capital du holding dont le flottant est
Déclin  [Gest. comm.] limité ne facilitant pas la sortie, soit en
Il s’agit de la 4e et dernière phase de la raison de divers frottements fiscaux
courbe de cycle de vie du produit au (multiplicité des impositions, lenteur
cours de laquelle le produit devient des calculs et des versements des divi-
obsolète. Dès lors l’entreprise opère un dendes) et administratifs (frais gestion
désinvestissement et une reconversion lourds) ;
en dégageant le produit du marché. −− décote de conglomérat qui est assez
Syn. : Sénescence. analogue à la décote de holding.

Décomposition des tâches Découvert [Fin.]


➢➢ Division du travail, Taylorisme. Compte bancaire débiteur. Le découvert
correspond à une opération de crédit
Déconcentration  [Gest. adm.] par laquelle une banque autorise son
Délégation de pouvoir aux échelons client à tirer des chèques pour un mon-
hiérarchiques inférieurs dont les déci- tant supérieur à la provision de son
sions restent soumises à l’approbation compte.
du pouvoir central.
➢➢ Centralisation, Décentralisation. Découvert (Vendre à) [Fin.]
➢➢ Vente à découvert
Décorrélée (Gestion)
➢➢ Gestion alternative. Découverte de données
➢➢ Datamining.
Décote [Fin.]
Abattement sur une valeur faisant géné- Décroissance externe
ralement l’objet d’une évaluation offi- ➢➢ Croissance externe, Désinvestissement.
187
Déc
Décroissance interne par échec du marché) dans l’analyse de
➢➢ Croissance interne, Désinvestissement. O. E. Williamson pour justifier l’inté-
gration verticale (« The Vertical Integra-
Decrutement  [Gest. ress. hum.] tion of Production : Market Failure
Réduction des effectifs obtenue par des Considerations », AER, mai 1971).
D départs en préretraite, des contrats avec
le Fonds national pour l’emploi, des Défaisance (Defeasance [in
retours aidés dans leurs pays d’origine ­substance]) [Fin.]
pour les immigrés… et éventuellement Opération financière consistant en un
des licenciements « secs ». transfert simultané à une entreprise, de
valeurs mobilières ou de liquidités et
Dédit [Dr.] d’un emprunt obligataire. Ce qui per-
Somme versée par un débiteur s’il use de met de garantir un remboursement de
la faculté qui lui est reconnue de ne pas l’emprunt (amortissement et intérêts)
exécuter son obligation. sans risque de non-paiement pour les
obligataires. Ce type d’opération est
Déductions (fiscales) [Fin.] actuellement peu pratiqué en France.
Correspondent aux « charges à déduire L’expression anglaise l’in-substance
du revenu », donc aux sommes que le defeasance ou plus simplement defea-
contribuable retranche de son revenu sance est encore largement utilisée,
imposable avant le calcul de l’impôt. malgré la francisation proche de la
Comme elles profitaient davantage aux forme originelle. La commission de
détenteurs de revenus élevés, depuis terminologie propose cependant une
1983 en France leur champ d’action fut traduction plus longue : désendette-
peu à peu réduit au profit des réduc- ment de fait qui a l’avantage d’être plus
tions. explicite.

Défaillance [Fin./Dr.] Défaut de coordination [Strat.]


Carence ou défaut de paiement d’un Situation dans laquelle les décideurs
débiteur. La défaillance est synonyme de obtiennent un résultat moins bon pour
faillite au sens financier : la valeur des chacun d’entre eux, en raison de leur
dettes est supérieure à la valeur des incapacité conjointe à choisir des straté-
actifs. On se sert de techniques statis- gies qui offriraient à tous un résultat
tiques (le scoring) et qualitatives (nota- meilleur.
tion) pour mesurer le risque de
défaillance dit encore risque de défaut Défense des consommateurs
de paiement, risque de défaut de ➢➢ Consommatisme.
créances, risque de faillite.
Deferred liabilities [Fin.]
Défaillance transactionnelle, Défaillance Dettes dont on a différé le règlement
du marché  [Éco. ind.] au-delà du délai qui caractérise les dettes
Traduction proposée par Michel Glais à court terme et qui, de plus, ne peuvent
de market failure (plus souvent traduit être qualifiées de dettes à long terme. En

188
Dél
Grande-Bretagne, elles font l’objet d’une Dégrèvement [Fin.]
inscription distincte au bilan. Diminution d’un impôt, d’une taxe ou
d’une charge fiscale pouvant avoir un
Defining Advertising Goals for Measur- caractère général ou particulier.
ing Advertising Research
➢➢ DAGMAR. Dégroupage D
➢➢ Allotissement.
Déficit [Compt.]
Différence positive entre les charges et DEI (Durée d’écoute par individu) 
les produits d’un agent ou entre les [Gest. comm.]
besoins et les ressources. Le déficit fait Temps moyen passé devant la télévision
ressortir une insuffisance des produits ou à l’écoute de la radio par individu et
ou des ressources de cet agent au cours par jour. Cette notion est à distinguer de
d’un exercice donné. la durée d’écoute par auditeur (DEA)
➢➢ Pénurie. qui est le temps moyen quotidien passé
devant la télévision ou à l’écoute de la
Définition de poste  [Gest. ress. hum.] radio par les seuls individus ayant effec-
Ensemble des exigences en termes de tivement regardé la télévision ou écouté
missions principales et secondaires la radio.
affectées à un métier en vue de per- ➢➢ Audience.
mettre la description du profil requis
tant sur le plan des compétences que sur Délai d’écoulement  [Gest. comm./Log]
celui de la personnalité. Nombre de jours nécessaires pour écou-
ler la totalité du stock. Il est calculé sui-
Déflateur [Méth.] vant l’une ou l’autre des deux formules
Coefficient par lequel il faut corriger la ci-après :
valeur d’un ensemble de biens pour en (Stock moyen en valeur) × (nombre de
estimer la variation globale en volume jours de la période de référence)/le
par rapport à une autre date, en éliminant chiffre d’affaires.
de la variation en valeur, la composante (Stock moyen en volume) × (nombre de
simplement due à l’élévation des prix. jours de la période de référence)/nb
d’unités vendues.
Degré de liquidité [Fin.] Syn. : Couverture-stock.
Aptitude d’un bien ou d’une opération
à se transformer plus ou moins rapide- Délai de planche
ment en monnaie. ➢➢ Starie.
Critère de classement des postes de l’ac-
tif du bilan (degré de liquidité crois- Délai de priorité [Fin.]
sante). Ainsi, les immobilisations sont Délai au cours duquel, lors d’augmen-
classées dans le haut du bilan et les tation de capital, les anciens action-
comptes « banque » et « caisse » dans le naires ont la faculté de souscrire par
bas du bilan. priorité aux actions nouvelles, et cela
➢➢ Liquidité (Coefficient ou Ratio de). de manière proportionnelle. Ce délai
189
Dél
de priorité n’est pas négociable sur le public, obtenue dans le cadre de sa pro-
marché. fession ou de ses fonctions (on parle
ainsi d’information privilégiée), pour
Délai de récupération (Payback) [Fin.] acheter ou vendre, directement ou par
Délai nécessaire pour que les bénéfices personne interposée, les titres d’une
D attendus d’un investissement rem- société cotée avant que le marché en ait
boursent le capital engagé. connaissance.
➢➢ Initié.
Délégation
➢➢ Décentralisation, Théorie de l’agence. Delivery order [Log.]
Document émanant du propriétaire
Délégué du personnel  [Gest. ress. hum.] d’un chargement en cours de transport
Représentant élu disposant d’un crédit maritime qui donne ordre au capitaine
d’heures chargé d’exposer à l’employeur du navire de livrer à une personne dési-
les revendications individuelles et col- gnée, une partie de la marchandise
lectives du personnel. Peut remplacer le transportée.
comité d’entreprise si celui-ci n’existe ➢➢ Connaissement.
pas et peut saisir l’inspection du travail
pour tout ce qui est relatif aux prescrip- Délocalisation [Strat.]
tions légales et réglementaires et notam- Transfert d’activités d’un espace à un
ment l’hygiène, la sécurité et la autre pour profiter des différences de
prévoyance sociale. L’obligation d’avoir coûts de production, pour se rappro-
un délégué du personnel élu s’applique cher des consommateurs, ou pour
à tous les établissements industriels, contourner des barrières à l’entrée sur
commerciaux ou agricoles, les offices un marché.
publics et ministériels, les professions ➢➢ Filiale, Firme multinationale.
libérales, les sociétés civiles, les syndicats
professionnels, les sociétés mutualistes, Delphi (Méthode) [Méth./Strat.]
les organismes de Sécurité sociale (à Méthode de prévision qualitative à long
l’exception de ceux qui ont le caractère ou très long terme (prospective) ayant
d’établissement public administratif) et pour fondement le point de vue des
les associations ou tout organisme de experts qui expriment un avis dans
droit privé, quels que soient leur forme l’anonymat, puis prennent connais-
et leur objet,