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8 Journal de l’Economie - N° 96 du 30 Mars au 03 Avril 2011

Dossier Dossier Journal de l’Economie - N° 96 du 30 Mars au 03 Avril 2011


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Poivre, un produit très
Café, il a fallu réorganiser consommé

Produits agricoles la filière


Il existe plus d’une centaine d’espèces de caféier
sauvage, mais deux espèces d’origine africaine
sont principalement cultivées. Ce sont l’arabica et

Survol des quatre


le robusta, qui fournissent les neuf dixièmes de la
production mondiale. Madagascar produit ces deux
espèces de café.

Madagascar a procédé ces dernières années à la


réorganisation de sa filière café afin d’améliorer le
volume et la qualité de sa production. Il faut savoir

principaux produits
en effet qu’après la chute du café sur le marché in-
ternational, les planteurs ont préféré se tourner vers
d’autres produits agricoles. Cette initiative semble
commencer à porter ses fruits car les planteurs sont
de nouveau disposés à en produire et de plus en
plus d’acheteurs internationaux s’intéressent de
nouveaux au café de la Grande Ile qui exporte ac-

exportés ! tuellement entre 170 000 et 200 000 sacs de 60kg


par an. Pour améliorer le revenu des producteurs
et renforcer la place du café malgache sur le mar-
ché international, le gouvernement a privilégié la
promotion de la caféiculture l’amélioration de la
qualité. Ainsi, un programme de rajeunissement et

La vanille, le poivre, le girofle


régénération des caféiers a été mené parallèlement
Girofle, une production à la réhabilitation des plantations villageoises de
toujours aussi cyclique
et le café constitue le gros des
ont travaillé avec eux depuis des dizaines d’années. Robusta. La promotion de noyaux de production de
Les clous de girofle exportés sont soigneusement moyenne taille a également effectuée pour se défai-
triés et séchés. L’Indonésie et Singapour font partie re de l’atomisation effective des plantations. Enfin, La culture du poivrier est originaire de la côte ouest

produits agricoles exportés par


des principaux partenaires commerciaux de Mada- le suivi et l’encadrement de plusieurs milliers de de l’Inde dans l’état du Kérala puis a gagné d’autres
gascar à l’international pour le girofle. A savoir que producteurs pilotes ont été renforcés. pays d’Asie du Sud-Est, du Brésil et, bien sur, de
le giroflier est un arbre à feuillage persistant pou- Madagascar. Le poivre est le fruit du poivrier, liane

Madagascar.
vant atteindre 12 mètres de hauteur. Il est cultivé A Madagascar, les procédés et moyens utilisés pour qui produit des fruits sphériques, de la grosseur
pour ses boutons floraux, que l’on appelle girofles la préparation du café grain couvrent une large d’une petite groseille, charnus, d’abord verts puis
ou clous de girofle à cause de leur forme. Le girofle gamme de techniques, de l’artisanat à l’industriel. rouge foncé. Ces fruits, les grains de poivre, sont
commence à fructifier vers la 5ème année mais ce Au niveau des producteurs elle se fait de façon ma- disposés en épis de vingt ou quarante. Les feuilles
si l’on se réfère aux statistiques de ces 10 dernières n’est que vers 8 à 10 ans que la récolte de clous nuelle ou mécanisée. C’est dans les zones intertro- sont le plus souvent coriaces, munies de stipules.
Le secteur vanille à années. La Grande Ile fournit aussi l’Europe en va- commence à être appréciable. La pleine production picales que sont réunies les conditions idéales pour Les fleurs sont disposées en chatons filiformes et
la recherche d’une stabilité nille naturelle de première qualité. Mais les années
se suivent et ne se ressemblent pas. L’année 2003
est atteinte vers 20 ans, ce qui est le cas de la plu-
part des plantations de Madagascar. Dans les plan-
la culture du café. Le caféier exige un climat chaud
et humide, aux températures constantes. Les tem-
pendants. Le poivre est l’épice la plus importante au
monde. C’est un condiment à saveur piquante très
a été catastrophique en terme de volume de pro- tations soignées, la production se maintient jusque pératures moyennes se situent entre 20°C et 23°C, utilisé en cuisine. On le trouve sous forme moulue
duction (500 tonnes) et ahurissant en terme de prix vers l’âge de 75 ans. Madagascar fait partie de la et les précipitations varient de 1.500 mm et 1.800 à partir des graines décortiquées (poivre blanc) ou
(400 dollars le kilo), le secteur vanille malgache a dizaine de pays qui produisent du girofle de bonne mm par an. La dimension des exploitations est très non décortiquées (poivre gris), ou entière, à partir
retrouvé ensuite une certaine stabilité. Mais depuis qualité. Ses fleurs à petits pétales sont groupées en variable. La germination s’effectue au bout d’une de graines immatures séchées (poivre noir) ou de
l’année dernière, le prix très bas de ce produit de corymbes très agréablement parfumés. Ses feuilles dizaine de semaines. Les jeunes plants sont mis en graines immatures non séchées (poivre vert). Pour
rente a fait beaucoup de mal à la filière. Le pays et son écorce sont également aromatiques. Les ren- pépinière. Dix mois plus tard, lorsqu’ils atteignent obtenir le poivre blanc, on laisse tremper des grains
exporte actuellement environ 1500 tonnes de va- Avec Zanzibar, Madagascar est l’un des principaux dements à l’hectare en clous varient de 900 kg à 2 environ 30 centimètres, ils sont repiqués en pleine de poivre mûrs (rouges) dans de l’eau, ce qui éli-
nille par an. A noter que la vanille est très appréciée producteurs de clous de girofle. Dans la Grande Ile, tonnes. On cultive de plus en plus le giroflier pour terre, espacés les uns des autres de 2 à 5 mètres. mine leur pellicule externe.
depuis plusieurs dizaines de siècles surtout pour les clous de girofle sont surtout produits dans le ses feuilles dont est extraite une essence très riche L’humidité permet un meilleur contact entre la ter-
aromatiser le chocolat. Aujourd’hui, la vanille est centre est et le nord est, essentiellement en zones eugénol. La pluviométrie des mois de septembre- re et les racines. L’époque la plus favorable est le Le poivre est l’une des épices les plus ancienne-
utilisée par de nombreuses entreprises agroalimen- humides. Les plantations sont généralement im- octobre-novembre a une influence importante sur début de la saison des pluies. La culture du café ment connues, utilisée depuis au moins trois mille
taires à travers le monde. plantées à flanc de collines. Partout dans le monde, le volume de la production des clous l’année sui- nécessite des soins constants et un entretien parti- ans. Il contient des alcaloïdes, mais son âcreté est
la production de clous de girofle est cyclique mais, vante. Après une bonne campagne, Madagascar culier. Pour favoriser la croissance des caféiers, il due à une résine, la chavicine. L’espèce Piper ni-
Le fruit du vanillier, une gousse de 15 à 23 cm, est bon an mal an, Madagascar a toujours pu exporter arrive à exporter 24 000 tonnes girofle quand la faut désherber, tailler les arbustes, enrichir les sols grum produit suivant le stade de récolte et le type de
récolté vert, puis séché. Le séchage permet de libé- des produits de bonne qualité. A savoir que 2100 saison est bonne. avec des engrais, irriguer les régions arides et trai- préparation du poivre noir, blanc ou vert. Le poivre
rer des substances (vanilline et huile odorante) qui kg d’inflorescence donnent 1700 kg de clous frais ter contre les insectes et les maladies. noir est obtenu à partir de baies presque à maturité,
donnent à la vanille son parfum caractéristique. La et 500 kg de clous secs. 350 kg de feuilles donnent fermentées et séchées ; le poivre blanc est constitué
La Grande Ile détient plus de la moitié du marché pollinisation de ce vanillier (qui déclenche la fruc- 6 à 7 kg d’essence. Les clous produisent 11 à 13% des baies mures débarrassées de leur péricarpe ; le
mondial et demeure le premier exportateur de va- tification) ne pouvait auparavant se faire que par un d’essence riche en eugénol à 78 à 98%. Près de 20 poivre vert est obtenu par la conservation humide
nille de gousse de premier choix. Mais Madagas- insecte spécifique, qui ne vit qu’en Amérique. Mais 000 planteurs vivent à Madagascar de ce produit de baies immatures. La Grande Ile exporte moins
car ne tient plus le leadership en matière de fixa- les producteurs Malgaches savent parfaitement pol- sur une surface de 80 000 hectares. Le fruit du gi- de 5000 tonnes de poivre par an. Ce qui est très peu
tion de prix de la vanille naturelle sur le marché liniser chaque fleur de vanillier à la main, pour en roflier ressemble à maturité à une minuscule olive, comparé au volume réalisé par les pays concurrent
mondial. Les paysans et les préparateurs ont une obtenir les précieuses gousses. Le vanillier est une mais en diffère par sa couleur d’un beau rouge fon- comme l’Indonésie qui arrive à vendre 145 000
longue expérience dans l’élaboration de la vanille liane formant un genre d’orchidées. Cette liane à tige cé. Séchés au soleil ou à la fumée d’un feu de bois, tonnes rien que sur le marché américain. Les prin-
dont la qualité de la production nécessite un suivi cylindrique s’attache à un support par ses racines. les clous de girofle dégagent un arôme beaucoup cipaux importateurs de poivre de Madagascar sont
quotidien. Bien que la qualité de la vanille de Ma- Les fleurs sont grosses et charnues. Cette orchidée moins prononcé et servent en cuisine. Le girofle le Maroc et la France. Le prix unitaire à l’exporta-
dagascar soit déjà reconnue mondialement, les opé- lianescente produit des fruits qui sont cueillis verts donne par expression et distillation une essence, tion tourne autour de 1,5 dollar/kg mais la tendance
rateurs de la filière n’ont jamais cessé de réfléchir et mis à sécher jusqu’au noircissement, séchage dite essence de girofle, utilisée dans la fabrication semble être à la baisse ces dernières années à cause
sur la manière de préserver cette suprématie mal- qui conduit à l’élaboration et à la concentration des des parfums et des savons et en chirurgie dentaire d’une importante augmentation de l’offre et une
gache en améliorant l’organisation de la filière. La composés aromatiques. Seule une espèce à feuilles pour ses propriétés anesthésiques et antiseptiques. demande mondiale qui ne progresse que très lente-
région SAVA est traditionnellement la productrice verdâtres produit le fruit appelé vanille. Cette or- On utilise aussi les fruits de giroflier ou anthofles ment. Certains prévisionnistes soutiennent pourtant
de vanille avec près de 70 000 familles planteurs. chidée est originaire d’Amérique centrale bien que sont utilisés pour la confiserie. La plupart du temps que les prochaines campagnesseront marquée par
Aux Etats-Unis, la consommation de vanille natu- qu’une grande partie de la production actuelle de les exportateurs qui sont très peu à disposer de plan- un pic du prix du poivre sur le marché internatio-
relle dans les glaces et les boissons est à la hausse vanille provient de la Grande Ile. tation sont fidèles aux planteurs et préparateurs qui nal.
Dossier

Produits
agricoles
Survol
des quatre
principaux Hebdomadaire d’information et d’analyse économique N° 96 du 30 Mars au 03 Avril 2011 - Prix: 1.000 Ar

produits
exportés !
Pages 8 et 9

A ctualites
RECETTES
FISCALES
Prévisions dépassées
pour les deux premiers
mois
Informel
Page 2

E conomie
TIC
Outil complémentaire
de développement ?

Un secteur Pages 7

hégémonique
Page 4

S ecteurs
TOURISME
Une poussée de plus

SOLUTIONS DE VEILLE
CAPDEV
Page 6

E ntreprises Garder un oeil vigilant sur


G
s environnement, surveiller
son
AIR MADAGASCAR sses concurrents c’est souvent
ET AIR FRANCE
La coopération
redémarre
Page 12 Entretiens pour a
avoir un don d’ubiquité

SOLUTION
BTP
24 nouveaux sortants
de l’Ecole des maçons
de Holcim
booster le textile Page 5
DE VEILLE :

Recherche et acquisition
Validation et stockage
DEVISES Euro : Ar 2 843,97 / Dollar : Ar 2 006,89
Analyse et synthèse
18/03/11 17/03/11 16/03/11 15/03/11 14/03/11
Diffusion
2 843,97 2 839
839,30
30 2 840
840,67
67 2 844
844,70
70 2 829
829,54
54
12,46 6,19 8,54 1,28 33, rue Ratsimilaho
Antaninarenina
2 006,56 2 005,68 2 004,34 2 005,04 2 004,61 Antananarivo 101
0,88 1,34 - 0,7 0,43 Tel. 020 24 800 07
Page 13
contact.consilio@gmail.com
10 Journal de l’Economie - N° 96 du 30 Mars au 03 Avril 2011
Secteurs
THB

Energie Lancement du nou-


veau logo dans une
ambiance torride

Des partisans du nucléaire à THB a choisi le Glacier Ana-


lakely pour le premier lance-
ment de son nouveau logo
après sa présentation offi-

Madagascar ne désarment pas cielle au Carlton Anosy. Le


vendredi 25 mars dernier, ce
haut lieu de l’ambiance tro-
picale de la capitale s’était
transformé en un véritable
village du « Soa Ny Fihara-
Avec le pétrole cher, le débat sur la nécessité ou non pour Mada- hantsika ». Plusieurs centai-
gascar de réfléchir aux moyens de disposer à l’avenir de l’énergie nes de personnes ont contri-
bué à l’événement qui réuni
nucléaire a connu une nouvelle intensité. Et même avec le drame de nombreux noctambules
que vit actuellement le Japon, les partisans de cette source d’éner- amateurs de bonne mousse
et de chaude ambiance. De
gie controversée ne s’avouent pas vaincus. leur côté, les trois chefs cui-
siniers de l’établissement

M
Zo Tsitohaina d’énergie, les partisans du nucléaire sou- se sont surpassés pour que
tiennent que ce qui se passe au Japon est la fête soit complète. Par
adagascar dispose de- « exceptionnel ». ailleurs, des artistes qui tra-
puis 1988 d’une loi vaillent avec THB n’ont pas
régissant toutes les Notons qu’à Madagascar, le Laboratoire manqué de faire remarquer
activités rentrant dans de Physique Nucléaire et de Physique leurs présences, visant une
l’utilisation pacifique Appliquée (L.P.N.P.A) a été créé en prestation scénique mémori-
de l’énergie nucléai- 1976 avec l’aide du Ministère de l’En- sable. Tearano et ses tubes
re. La loi garantit en premier lieu la pro- seignement Supérieur Malagasy et de indémodables ont ouvert le «
bal », Tsiliva et son kilalaka
tection des personnes et de l’environne- l’A.I.E.A. en lui donnant une envergure
ont ensuite donné un carac-
ment ainsi que la sûreté des sources qui nationale et internationale. Le L.P.N.P.A tère explosif à l’événement.
y sont associées. Elle s’applique égale- a été transformé ensuite en Institut Natio- Des DJ ont également animé
ment aux autres activités impliquant une nal des Sciences et Techniques Nucléai- la scène jusqu’au petit matin.
exposition aux rayonnements ionisants res (I.N.S.T.N). Si le pays décidait de Les nombreux adeptes de la
provenant de sources non radioactives. donner sa chance au nucléaire, c’est cet THB ont apprécié dans l’es-
L’article 2 de la loi définit divers termes, institut qui devrait être renforcé en pre- prit « Soa Ny Fiarahantsika ».
dont « limite » (la valeur d’une grandeur mier. De leur côté, les pays industrialisés
employée dans certaines activités ou cir- qui se sont orientés vers une politique
constances spécifiées et qui ne doit pas accrue du nucléaire semblent se remettre
être dépassée) et « risque » (une gran- créer ou enceinte dans une activité im- en question. On constate cependant tous
deur à attributs multiples, qui exprime pliquant une exposition à des sources de les jours que l’énergie devient un enjeu
SERVICE ABONNEMENT:
le risque, le danger ou l’éventualité de rayonnements ionisants doit se confor- planétaire. La question vitale pour tous
conséquences nocives ou préjudiciables mer aux dispositions des textes pris en les états nations devient : comment sécu-
33, rue Ratsimilaho
associées à des expositions effectives ou application de la présente loi. riser son approvisionnement énergétique Antaninarenina
potentielles. Le risque est lié à des gran- à long terme. Car sans carburant énergé- 020 24 800 07 - 034 19 925 73
deurs telles que la probabilité que se pro- Mieux informer tique, pas de croissance, et donc pas de
duisent des conséquences préjudiciables l’opinion publique consommation, etc. Et c’est tout le sys-
particulières, ainsi qu’à l’ampleur et à la tème sur lequel repose notre mode de vie
nature de ces conséquences). L’article 3 Il est aussi cité dans l’article 15 que qui s’effondre. Et certains estiment tou-
précise qu’il appartient à l’Autorité na- l’emploi de toute personne dans de telles jours qu’un des meilleurs moyens pour
tionale de protection et de sûreté radiolo- activités doit se conformer aux prescrip- pallier à ce manque demeure l’atome.
giques de préparer les textes législatifs et tions des textes pris en application de la Les annonces politiques et industrielles Hebdomadaire d’information et d’analyse économique

réglementaires se rapportant au domaine présente loi et des normes internationa- de projets ou de programmes nucléaires
Hebdomadaire
de l’activité rappelé à l’article 1er ; de les de radioprotection pour les exposi- se sont multipliées ces dernières années. d’information et
définir et de clarifier les responsabili- tions professionnelles, sans préjudice Les États-Unis ont injecté six milliards d’analyse économique
tés des différentes entités concernées ; des autres dispositions législatives et de dollars pour construire de nouveaux
DIRECTEUR DE PUBLICATION
de donner toutes les autorisations sous réglementaires en vigueur relatives au réacteurs. En Russie, Vladimir Poutine Liva Rakotondrasata
toute leur forme prévue dans la présente travail. Dans son titre III, la loi traite des exige que la part du nucléaire civil soit
loi ; de prendre des décisions relatives à principes fondamentaux de la gestion portée à plus de 20 % de la production PUBLICITÉ
Group Media Madagascar
l’application effective des prescriptions des déchets radioactifs, de l’autorisation, d’énergie. Le Japon, par lequel le doute lot IIK13bis Antaninandro
et des mesures édictées dans le cadre de du contrôle, des mesures conservatoires sur le nucléaire s’instaure, a bâti cinq 020 22 308 41
la présente loi et de ses textes d’appli- et des dispositions fiscales. Pour les nouvelles centrales nucléaires ces cinq
Imp°. L’Express de Madagascar
cation ; de réglementer tous les aspects partisans de l’utilisation de cette source dernières années. La Finlande, a décidé Tirage . 5.000 ex
de la protection et de la sûreté radiolo- d’énergie dans la Grande Ile, la loi de de construire le premier réacteur de
giques à Madagascar. Les articles 4 à 7 1988 peut être renforcée mais suffit déjà troisième génération au monde, à tech- D.L: 5360 04/10
définissent les missions respectives de à réglementer dans un premier temps le nologie EPR (Réacteur européen à eau
l’Organe technique de radioprotection secteur. Et ces mêmes partisans du nu- pressurisée), produisant 1600. En Fran-
et de l’Office central de gestion de dé- cléaire de poursuivre qu’il est temps de ce, le premier réacteur EPR, sera mis en
chets radioactifs. Pour ce qui est de la mieux informer l’opinion publique sur service en 2012 à Flamanville (Manche).
protection contre les rayonnements ioni- les avantages écologiques de l’énergie La spéculation va bon train sur la mise
sants (articles 9 à 19) la loi précise qu’il nucléaire. Il faut reconnaître que ces en chantier d’un second réacteur EPR. 33, rue Ratsimilaho
est interdit d’employer une personne de derniers temps, la presse internationale Antaninarenina
moins de 18 ans dans toutes les activi- s’en est fait l’écho. Certains articles par- Les deux types de Antananarivo
020 24 800 07
tés impliquant un risque d’exposition à lent même du nucléaire comme la seule réactions nucléaires contact.consilio
des sources de rayonnements ionisants. solution écologique. Quant aux risques @gmail.com
L’emploi d’une femme en état de pro- encourus en optant pour cette source
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Il faut savoir que les réactions nucléaires dépend du taux de disponibilité des cen- coût de l’énergie nucléaire dépend peu du l’énergie nucléaire. Face aux perspectives
produisent une quantité d’énergie très trales, c’est-à-dire le pourcentage de coût de la matière première uranium, mais de développement des pays du tiers monde,
importante. Cette énergie est exploitée temps durant lequel la centrale est dis- est lié aux opérations de transformations l’AIEA estime que le nucléaire devrait de-
pour produire de l’électricité (la chaleur ponible pour produire de l’énergie, par réalisées dans le pays. Son utilisation réduit venir l’énergie de référence car elle serait la
dégagée par une réaction nucléaire est opposition aux temps d’arrêt pour main- donc la facture énergétique du pays, tout plus propre et la plus économique. Certains
ensuite convertie en électricité comme tenance. Ces considérations sont surtout en créant et maintenant des emplois indus- soutiennent également que les pays les plus
dans une centrale thermique classique). favorables pour les électriciens de taille triels et scientifiques. En outre, les centrales avancés en matière de nucléaire auraient in-
La seconde application majeure est la importante, tels qu’Électricité de France nucléaires ne produisent pas de gaz à effet térêt à vendre l’énergie atomique aux pays
bombe nucléaire. Les armes nucléaires (EDF) ou HydroQuébec, pour lesquels de serre. C’est aujourd’hui la seule source en voie de développement, même dans le
comprennent les armes atomiques, ou la standardisation de la conception des d’énergie disponible capable de produire cadre de financement en coopération. Cela
de fission, et les armes thermonucléai- centrales, de leur maintenance et de leur de l’électricité en abondance pour les be- éviterait la dissémination de technologies
res, ou de fusion. L’énergie libérée par la exploitation permettent de réduire les soins de l’industrie (exemples : aluminium, nucléaires moins fiables. Par exemple, les
fission ou la fusion de l’atome provoque coûts et d’obtenir des taux de disponibi- transports ferroviaires) et de nos modes de Russes ont vendu deux réacteurs nucléaires
une explosion qui se compose à la fois de lité élevés. Mais de nombreux spécialis- vie, sans émissions de gaz à effet de serre. à l’Inde. Pour certains observateurs mal-
l’effet de souffle, de l’effet thermique et tes estiment que les centrales de moin- Au niveau international, l’Agence interna- gaches, le gazole vert à partir du jatropha
des radiations nucléaires. Actuellement, dre importance devraient aussi gagner tionale de l’énergie atomique (AIEA) est et le nucléaire devraient être l’énergie de
seule la fission nucléaire est utilisée dans à long terme. Il y a aussi le fait que le le principal promoteur de l’utilisation de demain.
l’industrie nucléaire civile pour produire
de l’électricité, mais des recherches sont
en cours afin de pouvoir utiliser la fusion
à une échelle industrielle.

Lorsqu’un neutron percute le noyau de


certains atomes lourds, alors ce dernier
peut se scinder en deux noyaux plus
légers. Cette réaction, qui porte le nom
de fission, se traduit par un dégagement
d’énergie très important (de l’ordre de
200 MeV par fission à comparer aux
énergies des réactions chimiques qui
sont de l’ordre de l’eV). Cette fission
émet également des neutrons qui vont à
leur tour percuter d’autre noyaux, provo-
quant une réaction en chaîne. Dans les
centrales nucléaires, la chaleur produite
par la fission de l’uranium dans le coeur
est convertie en électricité par l’intermé-
diaire de turbines. Le premier parc mon-
dial de réacteurs est celui de États-Unis
(59 réacteurs nucléaires pour une puis-
sance de 98 GW), puis de la France. En
proportion, la Lituanie est le pays le plus
dépendant de l’énergie nucléaire, avec
81% de son électricité produite à partir du
nucléaire selon l’AIEA, la France venant
en deuxième position avec 78% de son
électricité produite à partir du nucléaire.
La production d’énergie nucléaire est
controversée : à cause de la radioactivité
au coeur des réacteurs nucléaires et de
la production de déchets nucléaires, il
existe un risque de contamination pour
l’homme et son environnement, risque
qui n’est pas évalué de la même façon
par les pro- et les antinucléaires.

Des arguments
parfois convaincants

Les principaux avantages de l’énergie


nucléaire avancés par ses défenseurs
sont parfois convaincants pour un pays
comme Madagascar qui souffre du-
rement d’une insécurité énergétique.
L’utilisation civile de l’énergie nucléaire
présenterait plusieurs avantages écono-
miques par rapport aux énergies fossiles
comme le pétrole : la production serait
insensible à l’évolution des relations
internationales ; son prix serait stable ;
il ne rejette pas de gaz à effet de serre,
ce qui évite les pénalités dans le cadre
du protocole de Kyoto. L’exploitation
des centrales nucléaires est générale-
ment rentable, et l’est d’autant plus que
les prix du gaz ou du pétrole augmen-
tent en flèche. Outre les prix locaux des
énergies concurrentes, cette rentabilité
12 Vie des entreprises
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Eau Vive
Au chevet des enfants malades
Profitant de la célébration de la journée mondiale de l’eau du 22 mars 2011, la marque
Eau Vive a offert des équipements d’une valeur de 1,5 millions Ariary à l’Hôpital des En-
fants de Tsaralalàna. Elle s’est aussi engagée à assurer les besoins en eau des patients
de cet hôpital durant les 12 prochains mois. 3000 bouteilles d’eau de 150cl d’une valeur
de 3,6 millions Ariary seront distribuées durant cette période.

«
Antsa Ramaroson son l’établissement. « L’eau
pure, accompagné par l’oxygène
L’amélioration et le SRO, favorise les soins et
du bien-être, fac- permet la réhydratation par gas-
teur majeur du troclyse », a-t-elle expliqué. Elle
développement a également profité de l’occa-
humain », est le leitmotiv de la sion pour informer l’assistance
marque Eau Vive et de l’Hôpi- composée en grande partie par
tal des Enfants. Eau Vive a ainsi des journalistes que l’hôpital a
décidé de faire un don composé bénéficié d’une extension. No-
de 4 kits tables, chaises et para- tons que cette structure hospita-
sols d’une valeur de 1,5 millions lière a été fondée en 1928 et re-
d’Ariary, et de 3000 bouteilles çoit chaque année, en moyenne,
d’eau de pour les enfants hos- 3000 patients de zéro à 14 ans.
pitalisés dans cet établissement. Le professeur Annick Robinson
Ces bouteilles pourront assurer a cependant laissé entendre que
les besoins en eau des patients cet hôpital n’arrive pas encore à
de cet hôpital durant 12 mois, marque depuis maintenant plu- accompagne ainsi dans leur plein satisfaire la demande actuelle-
à compter de ce mois de mars. sieurs années. Mais Eau Vive n’a épanouissement ». ment. Cet établissement n’a en
D’après la représentante d’Eau pas aussi raté l’occasion pour effet qu’une capacité d’accueil
Vive, ce don s’inscrit dans le ca- se mettre en valeur en insistant Le professeur Annick Robinson, de 80 patients. Avant, l’exten-
dre de la poursuite des actions sur le fait que « la marque d’eau représentant l’Hôpital des En- sion, il ne pouvait traiter qu’une
pour le bien-être de la mère et pure, sans nitrate convient parti- fants, a insisté sur l’importance cinquantaine de patients.
de l’enfant, entreprises par cette culièrement aux plus petits, et les de ce genre de partenariat pour

Air Madagascar et Air France


La coopération redémarre
Les deux compagnies aériennes ont décidé de coopérer à nouveau. Elles ont signé un
accord commercial sur la ligne Antananarivo-Paris-Antananarivo. Cet accord concerne
dans un premier temps des sièges supplémentaires pour Air Madagascar sur les vols
d’Air France à destination de la capitale française.

U
Antsa Ramaroson Air France a déjà mis à la disposi- Dominique Patry, directeur des af- trateur délégué d’Air Madagascar
tion d’Air Madagascar des sièges faires internationales et des allian- a déclaré que « le nouveau parte-
n nouvel accord sur une partie des vols qu’elle ex- ces d’Air France. nariat décidé entre Air France et
commercial a été si- ploite entre Paris et Antananarivo. Air Madagascar élargit et conforte
gné entre Air Mada- Air Madagascar dispose de ces Notons qu’un accord est déjà en l’offre assurée jusqu’à maintenant
gascar et Air France sièges, d’abord sur les vols Paris- vigueur entre les deux compagnies par le transporteur national mal-
après plusieurs an- Antananarivo tous les mercredis et qui permet aux passagers d’Air gache, et lui permettra, à l’avenir,
nées de « chacun les dimanches, ensuite, sur le vol Madagascar de bénéficier de tarifs de mieux participer au développe-
pour soi ». D’après le communiqué Antananarivo-Paris tous les lundis directs entre Madagascar et certai- ment du trafic entre Madagascar et
conjoint diffusé par les signataires, et les jeudis. Air Madagascar offre nes destinations desservies par Air la France, et au-delà vers l’Europe
cette signature dit de « partage de donc actuellement cinq vols par se- France au-delà de Paris. En contre- ». Dominique Patry a indiqué qu’en
codes » s’inscrit dans une perspec- maine sur cette ligne si la fréquence partie, les passagers d’Air France renouant leur partenariat historique,
tive de coopération à long terme. n’était que de trois auparavant. « peuvent bénéficier de tarifs directs et en l’étendant au fil du temps, Air
Notons que cet accord a déjà pris C’est dans l’intérêt mutuel de déve- sur des destinations desservies par Madagascar et Air France pourront
effet avant la signature officielle. lopper la ligne France-Madagascar Air Madagascar au-delà d’Antana- mieux répondre à la demande de
En effet, depuis le 2 mars 2011, que cet accord a été signé», selon narivo. Fidy Rakotonirina, adminis- leurs clients respectifs.
Vie des entreprises 13
Journal de l’Economie - N° 96 du 30 Mars au 03 Avril 2011

BTP
24 nouveaux sortants de l’Ecole
des maçons de Holcim
Holcim Madagascar a tenu une cérémonie officielle de sortie de la 5ème promotion
de son Ecole des maçons, le mercredi 23 mars dernier. Les responsables ont tenu à
souligner que les certificats délivrés aux sortants de cette école sont reconnus par le
ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle.

E
Antsa Ramaroson Holcim Madagascar ont reconnu
l’importance des normes dans leur
n général, le savoir métier. Andriamasimanana Jean Ru-
faire dans le métier de phin, major de cette 5ème promotion
maçon se transmet de a déclaré que les entreprises opérant
père en fils à Madagas- à Madagascar doivent suivre la voie
car. Mais depuis quel- de Holcim car est le pilier du déve-
ques années, Holcim loppement aussi bien pour un secteur
Madagascar a monté l’Ecole pour les donné que pour le pays tout entier.
maçons dans la Grande-île. Mirana Pour sa part, le major de la promotion
Ranarivelo, responsable de la com- de 2007 a soutenu que les construc-
munication de cette entreprise produc- tions doivent s’évoluer. « Il est vrai
trice de ciment, a indiqué que Holcim que nos clients sont parfois « radins
Madagascar a fondé cet établissement » mais cela ne doit pas influer sur le
en tant qu’acteur de premier plan dans respect des normes », a-t-il expliqué.
le domaine de la construction à Ma- « Il vaut mieux annuler le contrat s’il
dagascar. L’Ecole des maçons de Hol- le faut, plutôt que d’accepter de réali-
cim affirme viser à professionnaliser
Tâche d’huile toujours les responsables. Notons que ser une construction qui ne durera pas
les maçons malgaches dans l’appli- Le processus pédagogique engagé Holcim a plusieurs partenaires pour et qui pourrait causer un accident »,
cation des règles de l’art et du savoir par Holcim a pour but de provoquer cette formation des maçons, entre conseille-t-il aux nouveaux maçons
être. En outre, Hocim rappelle que un effet amplificateur selon les res- autres, CITE, BAT PRO, ININFA et diplômés. Rappelons que la première
le marché a besoin de main d’œuvre ponsables. Les maçons sont formés le Ministère de l’Enseignement tech- promotion de l’école des maçons Hol-
qualifiée. « Les sortants de notre école pour qu’ils puissent devenir autono- nique et de la formation profession- cim est sortie à Antsirabe, la deuxiè-
peuvent répondre à la demande car ils mes et pour qu’ils aient la capacité nelle. me à Antananarivo, la troisième à Fort
promeuvent la construction durable de partager leurs acquis. Ceci est une Dauphin, la quatrième à Toamasina.
grâce à des ouvrages de qualité », a contribution de Holcim pour le dé- Suivre les normes Quant à cette 5ème promotion, elle est
expliqué Mirana Ranarivelo. veloppement économique de Mada- la deuxième pour Antananarivo.
gascar, d’une manière durable, selon Les maçons sortants de l’école de

Construction navale du cratère. Ce chantier construit de petites unités à coques en


bois et métalliques, et effectue des réparations mécaniques et
électriques. A Mahajanga se trouve l’Ecole de la charpenterie
marine. Cet atelier assure la construction d’embarcations en

La Secren et les autres


bois atteignant 15 m, ainsi que des réparations. Toujours à Ma-
hajanga, la Compagnie malgache de cabotage dispose d’un sli-
pway et d’ateliers équipés pour les réparations mécaniques ou
les remises en état des coques. Sur la côte est, les Ateliers du

L
port de Toamasina sont aussi équipés en machines-outils, mais
Zo Ranarivelo Elle dispose également de la seule cale sèche du pays d’une les surfaces couvertes sont insuffisantes. Dans ces ateliers des
es chantiers navals sont pour Madagascar d’une longueur de 200 m et d’un bassin de radoub (long de 199 m). barges de 20 m à coques métalliques ont été construites. Les
grande importance pour le développement de la Depuis 1985, le chantier attire de nombreux thoniers étrangers ateliers effectuent également diverses réparations mécaniques.
pêche artisanale, semi-industrielle et industrielle. travaillant dans l’Océan Indien. La réparation de ces thoniers Citons enfin l’Atelier de construction navale de Mananjary qui
La construction navale de niveau industriel du apporte une contribution très importante dans le chiffre d’af- a déjà construit 28 barges de 70 tonnes, des vedettes de 170
pays se trouve concentrée à Antsiranana avec le faires de la société et dépasse largement le chiffre d’affaires CV, 2 automoteurs de transport avec 100 places, 1 catamaran.
chantier de la Société d’Etudes de Construction issu de la réparation des bateaux malgaches. La SECREN a L’atelier effectue également diverses réparations et est prêt à
et de Réparation Navale ou SECREN. La SECREN est située cependant besoin de nouveaux investissements pour se moder- construire des petits bateaux de pêche en polyester renforcé
à l’intérieur de la baie d’Antsiranana. Elle est dotée d’équi- niser. Certains estiment ce besoin en investissement à plus de de fibres de verre. Malheureusement, l’atelier est en perte de
pements que l’on peut qualifier « de pas trop vieux » pour 10 millions dollars. vitesse. A noter également que plusieurs entreprises sont sur
la construction et la réparation des bateaux. En effet, depuis le créneau de la fabrication de bateaux en polyester depuis
1984, plusieurs dizaines de milliards ont été engagés dans les L’Atelier de construction navale de maintenant 10 ans. Si Polyma est la plus connue, il y aussi les
travaux de réhabilitation de la société qui dispose actuellement Mananjary en perte de vitesse nouveaux comme Toky Naval ou Tropical Boat. Côté concur-
des moyens techniques plus ou moins appropriés pour tous les rence régionale, il faut savoir que Maurice, convaincu que le
types de constructions : coque en bois, en plastique et métal- D’autres chantiers et ateliers navals existent à Madagascar service portuaire a un rôle vital à jouer dans le développement
lique. Ce chantier a déjà construit des chalutiers crevettiers et mais ils sont de moindre importance. Toutefois, ils disposent de son fameux seafood hub, a aujourd’hui Taylor Smith, pion-
d’unités de pêche artisanales type «catcher» de 7 – 9 m. La SE- de possibilités de construction de bateaux tant en bois qu’en nier local dans le domaine, le Chantier naval de l’océan Indien
CREN possède aussi toutes les installations nécessaires pour acier et en polyester. Leur expérience dans ce domaine reste (CNOI), qui est opérationnel depuis 2004, et Casamar, spécia-
la réparation et le carénage des cargos et bateaux de pêche. limitée. On trouve par exemple à Nosy Be l’Atelier et chantier lisé dans l’assemblage et les réparations.
14 Science et Technologie
Journal de l’Economie - N° 96 du 30 Mars au 03 Avril 2011

Physique
Lumière sur l’interaction entre les rayons
UVA et l’ADN
L
vis des photons UVA. Ils ont en- des bases induits par les photons
es rayons ultra-vio- suite comparé son comportement UVA. Suite à l’absorption d’un
lets A (UVA) sont avec celui des deux simples brins photon, la nouvelle configuration
connus aujourd’hui complémentaires (constitués uni- électronique adoptée par l’ADN,
pour provoquer des quement de thymines ou unique- appelée état excité, persiste plus
cancers de la peau. ment d’adénines). longtemps pour un double brin
Les premières in- que pour les simples brins com-
formations sur la façon dont les Résultat: la capacité de l’ADN à plémentaires. Les thymines ont
UVA agissent directement sur absorber des photons UVA résul- alors plus de temps à leur dispo-
l’ADN sont révélées par une te d’un comportement collectif sition pour subir des altérations
équipe CNRS du Laboratoire de ses bases. Etudiées individuel- définitives.
Francis Perrin (CNRS/CEA-Ira- lement, les bases de l’ADN (dont
mis, à Saclay), en collaboration la thymine), sont «transparentes» Reste désormais à étendre ces
avec un laboratoire du CEA- aux UVA. Mais dans cette étude, études expérimentales à des sé-
Inac, à Grenoble. L’interaction les scientifiques ont montré que quences d’ADN plus complexes,
entre UVA et ADN résulte d’un l’absorption des rayons UVA semblables à l’ADN naturel. Les
comportement collectif des bases augmente sensiblement suite à enjeux en termes de santé publi-
de la double hélice d’ADN qui l’appariement des deux simples que sont majeurs d’autant que la
conduit à des lésions chimiques brins pour former une double hé- quantité d’UVA qui nous parvient
pouvant induire des mutations lice. De plus, la probabilité qu’un est très importante comparée aux
cancérigènes. Ces travaux ont été photon UVA absorbé conduise à rayons UVB (représentant moins
publiés en ligne le 18 mars 2011 la formation des cyclobutanes est de 5% des rayons ultraviolets at-
dans le Journal of the American au moins dix fois plus élevée dans teignant la surface de la Terre) et
Chemical Society. le cas d’un double brin que pour que ces mêmes UVA sont encore
un simple brin. Ces différences largement utilisés dans les cen-
Les rayons ultra-violets A (UVA) s’expliqueraient par des change- tres de bronzage.
représentent plus de 95% du ments de la structure électronique
rayonnement UV solaire qui at-
teint la surface de la Terre. Ces
UVA sont aujourd’hui connus
pour engendrer des cancers de
la peau dûs à des mutations can-
cérigènes provoquées par des
altérations chimiques des bases
de l’ADN (adénine, thymine,
guanine, cytosine). La modifica-
tion chimique la plus importante
correspond à la dimérisation des
thymines: deux thymines pro-
ches l’une de l’autre sur l’ADN
s’associent pour former une nou-
velle entité, appelée «dimère de
cyclobutane».

Une équipe CNRS du Laboratoi-


re Francis Perrin (CNRS/CEA),
en collaboration avec des cher-
cheurs du laboratoire Lésions des
Acides Nucléiques du CEA, s’est
intéressée aux toutes premières
étapes de la formation de telles
lésions chimiques. Ils publient
la toute première étude décrivant
des effets physicochimiques, en
amont des effets biologiques, du
rayonnement UVA sur de l’ADN
modèle. Les physico-chimistes
ont examiné le comportement
d’une double hélice d’ADN syn-
thétique (formée uniquement de
paires adénine-thymine) vis-à-
Océan Indien 15
Journal de l’Economie - N° 96 du 30 Mars au 03 Avril 2011

Comores : Ma-mwe De la production jusqu’à la com-


mercialisation. “Lorsque je suis ar-
rivé là, j’ai trouvé qu’on nous livrait

La fraude avec la complicité des agents


par jour 40 000 litres de gazole avec
deux groupes électrogènes dont la
consommation moyenne journalière
était de 14 000 litres. Cela veut dire
que vous brûlait 14 000 litres et les
26 000 se sont évaporés. Mais où sont

serait en train de tuer l’entreprise allés les 26 000 litres restant, puisque
aujourd’hui on nous livre la même
quantité journalière pour faire fonc-
tionner dix groupes“.

Q
u’est ce qui se passe à la Ma-mwe? Actuellement, conforment au proto-
Une question qu’on cole signé entre les deux parties, la
peut se poser après Ma-mwe est appelée à payer 40 mil-
cette sortie très inha- lions de francs à la société comorien-
bituelle de son direc- ne des hydrocarbures. 60% de recettes
teur général, Mlanao de la Ma-we vont vers la société des
Alphonse qui fête, ce Hydrocarbures. Enfin, le patron de la
mois de mars ses deux ans à la tête de Ma Mwe s’est dit prêt à mettre fin à ce
l’entreprise publique de production et qu’il a appelé la filière “Ma Mwe 2“.
de distribution d’eau et d’électricité. Ceci en commençant par la gestion
Alors qu’il nous recevait à son bureau des quotas d’électricité accordés aux
sis à côté du marché Volo-volo, il a eu agents de la boite : “Jusqu’aux nou-
ces mots peu tendres à propos de la velles mesures que nous avons mis en
gestion de son entreprise que l’on sait place, des agents vendaient leurs quo-
croulant sous les difficultés : “peut- tas à des commerçants.
être que je signe là mon arrêt de mort après des changements significatifs visible à partir de notre système in-
en le disant, mais après deux années des postes, nous découvrons avec la formatique“, s’est demandé le patron Nous avons ce cas où nous avons un
au poste de directeur général je décou- nouvelle équipe beaucoup de choses de la Ma-mwe. Autre révélation du agent qui a chargé 800 000 francs dans
vre que le véritable problème pour la vraiment lamentables“. Et le direc- directeur, la généralisation du vol de son compteur à prépayer (compteur à
Ma Mwe c’est le personnel de la Ma teur de lancer : “Sur les 7500 abon- l’électricité même au sein des groupes carte). Après vérification, on me dit
Mwe. Ce sont des mentalités héritées nés aux compteurs à carte enregistrés et personnes que l’on croyait excep- que cet agent n’avait pas chargé son
depuis des années“. entre le mois de décembre dernier tes de telles pratiques : “Comment tu compteur depuis 2005 jusqu’à 2009,
jusqu’en ce mois de mars, 1600 n’ont, peux expliquer qu’investisseurs étran- donc il accumulait son quota électri-
Et le directeur n’y est pas allé de main jusqu’aujourd’hui, jamais rechargé gers installés au pays fraude ou frau- cité pour le recharger en 2010. Pour
morte en donnant des exemples de cas leurs compteurs. dait l’électricité. Ceci aussi se faisait faire quoi? Pour vendre à un client“.
“flagrants“ dont il n’aurait eu connais- avec la complicité de nos agents bien Actuellement, quinze agents sont sous
sance que récemment : “J’avais la tête Comment une chose pareil peut-elle sûr“. A en croire Mlanao, ces prati- une procédure de suspension pour fau-
sur les problèmes relatifs à l’exten- être possible sans la complicité de ques gangrènent tous les services de tes aggravées. Mais on ne nous a pas
sion du réseau et à la production. Mais nos agents, dès lors que tout cela est l’établissement public. donné les détails de leurs méfaits.

Chômage - La Réunion : mente de 1,5 % pour les femmes (14,8 %


sur un an) et de 1,2 % pour les hommes
(9 % sur un an). Globalement, les de-
Pôle emploi en catégorie A, B, C, soit
210 inscriptions en plus qu’en janvier
2011. Les inscriptions des trois derniers

+1,4% en un mois, +11,9% sur un an mandeurs d’emploi de catégorie A, B et


C de moins de 25 ans augmentent le plus.
Ils sont 2,3 % de plus qu’à fin janvier.
mois sont en baisse de 3,2 % par rapport
aux trois mois précédents. Les entrées
pour licenciement économique sont en

F
Le nombre de demandeurs d’emploi de hausse de 11,8 % en variation trimes-
50 ans et plus augmente de 1,8 %, alors trielle.
in février 2011, 117 290 tent de 11,9 %. que celui des 25 à 49 ans est celui qui a
réunionnais sont inscrits connu la hausse la plus modérée : 1,1 % Parallèlement, 9 930 demandeurs d’em-
à Pôle emploi en catégo- Demandeurs d’emploi sur un mois. ploi sont sortis des fichiers de Pôle em-
rie A (en recherche active selon le sexe et l’âge ploi, en février 2011, soit 850 sorties
disponible et sans em- Demandeurs d’emploi de moins qu’en janvier 2011, du fait de
ploi), soit une hausse de Fin février 2011, à La Réunion, le nom- selon l’ancienneté la diminution du nombre d’entrées en
1,7 % par rapport au mois précédent et bre de demandeurs d’emploi de catégorie d’inscription stage. Les sorties des trois derniers mois
de 11,9 % sur un an. Le nombre d’ins- A augmente de 1,9 % pour les femmes sont en hausse de 5 % par rapport aux
criptions à Pôle emploi augmente de (+ 15,7 % sur un an). Celui des hommes Fin février 2011, 63 860 réunionnais trois mois précédents.
210 alors que le nombre de sorties est augmente moins vite avec une hausse de sont inscrits à Pôle emploi en catégorie
en baisse (- 850), notamment du fait de 1,5 % sur un mois (+8,3 % sur un an). Le A, B, C depuis plus d’un an. Ils sont 14 Les offres collectées
la diminution des entrées en stage. Le nombre de demandeurs d’emploi est en 000 de plus, par rapport à février 2010, par Pôle emploi
nombre d’offres d’emploi collectées par hausse pour tous les âges. La plus forte soit une augmentation de 27,2 %. En
Pôle emploi au cours du trimestre est en hausse concerne les jeunes (2,7 %), les France, les demandeurs d’emploi ins- En février 2011, Pôle emploi a collecté
hausse de 29,4 % par rapport aux trois jeunes hommes augmentant de 2 % et les crits depuis plus d’un an, en catégorie A, 3 740 offres d’emploi à La Réunion. Sur
mois précédents. jeunes femmes de 3,4 %. Le nombre de B, C augmentent de 0,3 % sur un mois et les trois derniers mois, cette collecte est
séniors demandeurs d’emploi augmente augmentent de 14,6 % sur un an. en hausse de 29,4 % par rapport au trois
Fin février 2011, les demandeurs d’em- aussi, de 1,6% globalement (celui des mois précédents et en baisse de 1,1 %
ploi réunionnais de catégories A, B, C femmes séniors augmente de 1,5 % et Les entrées et sorties par rapport aux mêmes trois mois un an
(en recherche active, avec ou sans acti- celui des hommes séniors de 1,7 %). de Pôle emploi auparavant. Le nombre d’offres d’em-
vité) inscrits à Pôle emploi sont 132 580, plois durables est en hausse de 23,3 %
soit une augmentation de 1,4 % par rap- Concernant les demandeurs d’emploi de En février 2011, 11 470 demandeurs sur le dernier trimestre.
port à fin janvier. Sur un an, ils augmen- catégorie A, B et C, leur nombre aug- d’emploi réunionnais se sont inscrits à
16 Secteurs
Journal de l’Economie - N° 96 du 30 Mars au 03 Avril 2011

PME et approche HIMO


Des adaptations à apporter
P
our que les PME puissent jouer un rôle majeur «salaire d’équilibre», c’est-à-dire le salaire en dessous duquel le projet. Les expériences réussies doivent être suffisamment
dans les marchés HIMO, il est nécessaire de la méthode HIMO reste rentable est de loin supérieure au sa- documentées sur cette base pour convaincre les plus septiques
tenir compte des capacités de ces dernières. laire minimum fixé par l’Etat. Ceci montre dans que le salaire mais également pour servir d’exemples à d’autres projets
moyen d’un travailleur HIMO dans ces pays peut être fixé au HIMO. C’est le cas du projet HIMO Urbain conçu pour ré-
Afin de permettre aux PME nationales d’ac- dessus du SMIG, sans toutefois compromettre la rentabilité pondre à une urgence exprimée après la crise de 2002 qui a
céder aux marchés HIMO, des efforts doivent financière des travaux HIMO. gravement détérioré les conditions de vie des populations. Sa
être entrepris au niveau des maîtres d’ouvrages. Les reformes mise en œuvre s’inscrit dans une logique de démonstration
à mener doivent viser notamment l’accès de ces PME aux L’impact de l’approche HIMO se mesure par rapport à la si- quant à la faisabilité d’un tel projet de développement dans un
marchés des travaux, la réduction des délais de paiement des tuation de référence, c’est-à dire à la situation de départ, sans contexte particulier de post-crise.
factures, la restitution rapide des cautions de soumission et
l’allégement des critères techniques et administratives de pré
qualification en faveur des PME par la constitution anticipée
des dossiers administratifs. Le paiement rapide des PME est
une condition de l’application de l’approche HIMO. Le mau-
vais traitement de cette question est susceptible de remettre en
cause ou de freiner l’avancement d’un projet HIMO. En prati-
que le délai de paiement ne doit pas dépasser deux mois si l’on
veut éviter de fragiliser davantage l’équilibre financier des pe-
tites entreprises locales. L’élaboration des dossiers d’appels
d’offres (DAO) offre la possibilité aux bureaux d’études aux
consultants de proposer l’approche à haute intensité de main
d’œuvre comme option technologique à privilégier dans les
travaux publics ou communautaire. Ils peuvent inclure dans

les DAO des dispositions concernant l’utilisation des maté-


riaux locaux, la promotion de l’emploi, la formation des PME,
la prise en charge de l’entretien par les bénéficiaires des tra-
vaux. Le rattachement institutionnel des projets à haute inten-
sité de main d’œuvre (HIMO) au niveau décisionnel les plus
élevés (souvent au niveau de la présidence, de la primature)
traduit l’engagement politique en faveur de l’approche HIMO.
Il est clair que la création des cellules HIMO placées au sein
du ministère en charge de la planification des investissements
(cas du Mali) pourrait traduire aussi cet engagement.

Le niveau des salaires constitue un critère décisif

Il faut reconnaître cependant que les projets HIMO s’im-


plantent plus facilement dans un contexte qui bénéficie du
soutien de personnes sensibilisées à l’approche et disposées
à porter le plaidoyer directement au niveau des décideurs
ou par l’intermédiaire de projets d’investissements, de pro-
grammes et fonds sociaux et qui bénéficient des appuis en
formation pour les divers acteurs impliqués dans la mise en
œuvre des travaux. Le niveau des salaires versés à la main
d’œuvre constitue un critère décisif à prendre en compte dans
la justification économique et l’évaluation de la faisabilité de
l’approche HIMO. Le respect du salaire minimum (SMIG) et
son paiement à temps procurent aux travailleurs des revenus
compétitifs et motivants susceptibles d’amplifier les avanta-
ges économiques que l’on reconnaît à l’approche HIMO : ré-
duction des coûts de construction, économies en devises. Des
études effectuées dans certains pays nous montrent bien que le
2 Actualités
Journal de l’Economie - N° 96 du 30 Mars au 03 Avril 2011

Recettes fiscales
Prévisions dépassées pour les deux premiers mois
L’élargissement de l’assiette fiscale semble en bonne voie. Jusqu’en fin février de
cette année, les réalisations du fisc ont atteint 103% des prévisions indiquées dans la
loi de finances 2011. Par contre, nombreux sont les industriels qui attendent encore
les résultats de l’assainissement des marchés et de la lutte contre les fraudes. Ces
opérateurs locaux sollicitent depuis fort longtemps des actions plus « musclées » pour
contrer la concurrence déloyale.
« Pseudo-industries »

L
Antsa Ramaroson tion de taux n’a été effectuée. De même, trie se pratique dans plusieurs filières.
aucun nouvel impôt n’a été mis en pla- Selon André Ramaroson, les sociétés
a situation fiscale à ce. Bref, l’administration a surtout fait Pour ce qui est de la « concurrence dé- qui importent des produits presque fi-
Madagascar est encore en sorte que les contribuables paient loyale des produits importés » décriée nis et non des produits semi-finis font
compliquée, même si le comme il faut leurs impôts. D’après les par le secteur privé, il se présente sous beaucoup de mal à l’industrie locale et
pays souhaite avoir un explications du directeur général des plusieurs formes dans la Grande-île. à l’économie. Des milliards d’impôts
système fiscal simple. impôts, Tazafy Armand, les actions me- Pour les capitaines d’industrie dont sont en effet perdus à cause de cette
Certains spécialistes nées par la DGI constituent une bonne André Ramaroson de la Savonnerie pratique. Certains n’ont même plus
soutiennent même que les réformes chose pour ceux qui ont toujours payé Tropicale, qui se plaint des mauvais ef- besoin de transformation mais sont
trop fréquentes rendent le système fis- les impôts car lorsque tout le monde fets du phénomène depuis 1994, l’Etat juste emballés et mis sur le marché. «
cal plus complexe. En effet, l’Etat vise contribue, « les charges fiscales sont reconnait son existence et sa capacité Le problème est que les opérateurs qui
à augmenter les recettes fiscales, surtout plus légères pour chacun ». Et le patron de nuisance, mais les entreprises loca- effectuent ce genre d’opération préten-
en ce moment où les bailleurs de fonds des impôts n’a pas manqué de rappeler les attendent toujours la concrétisation dent être des industriels. Se prévalant le
font défaut. De leurs côté, les industriels que depuis 2008, certains impôts ont pu des résolutions prises. Les industriels statut d’industriel, ces opérateurs béné-
souhaitent que l’on diminue leurs char- être diminués d’un point par an, grâce montrent surtout du doigt les « pseudo- ficient de TVA et de charges douanières
ges fiscales pour favoriser la relance. Si à l’élargissement de l’assiette fiscale, a industries », c’est-à-dire les entreprises moins élevées.
l’administration fiscale accepte de cher- annoncé le DG des impôts, lors de sa qui importent et qui font semblant de
cher les moyens pour ne pas pénaliser dernière rencontre avec la presse. produire. Notons que la pseudo-indus-
le secteur privé, sa priorité est de faire
en sorte que les objectifs en termes de
recettes soient atteints. Et elle peut être Entreprises, institutions publiques et privées, orga-
satisfaite de ce côté car selon son rap- nismes, pour être sûr que vos appels d’offres, vos
port les prévisions ont été dépassées. communiqués et vos petites annonces soient vus et
103% de réalisations
lus par les opérateurs économiques, les décideurs,
les cadres privés et publics du pays,
Afin de ramener le taux de pression fis-
cale à 11,5%, le Ministère des Finances le Journal de l’Economie
et du Budget s’est décidé à élargir l’as-
se propose d’être votre support.
Hebdomadaire d’information et d’analyse économique

siette fiscale. En effet, la Direction gé-


nérale des impôts (DGI) a déjà entamé
plusieurs actions dans le cadre de l’as- Appels d’offres et communiqués :
sainissement du marché, de l’élargisse-
ment de l’assiette fiscale et de la lutte - Noir et blanc
contre les fraudes. Parmi ces actions,
les plus connues sont les coopérations Format 1 : (1/8) 8x12cm ........... 70.000 ArTTC
de la DGI avec d’autres entités comme Format 2 : (1/4) 12,5x16,5cm ........ 120.000 ArTTC
la gendarmerie nationale et la direction Format 3 : (1/2) 16,25x25,25cm ...... 200.000 ArTTC
des douanes. D’après les évaluations Format 4 : (1/1) 24,5x34cm ........... 350.000 ArTTC
des deux premiers mois de l’année, les
actions ont donné leurs fruits car les Petites annonces :
réalisations de cette période ont été de
103%, d’après les données du Minis- - Noir et blanc
tère des Finances et du Budget (MFB). Format 1 : (1/64) 4x4cm .................. 12.000 ArTTC
Notons que le pays a engagé plusieurs
Format 2 : (1/32) 8x4cm .................. 22.500 ArTTC
réformes depuis l’année 2001. Mais
c’est à partir de 2008 de grands change-
Format 3 : (1/24) 12x4cm .................. 35.000 ArTTC
ments ont été apportés. Selon le MFB,
Format 4 : (1/16) 8x8cm .................. 45.000 ArTTC
ce bon résultat trouve sa source dans Format 5 : (1/8) 12x8cm .................. 70.000 ArTTC
l’efficacité des réformes administrati-
ves menées jusqu’à aujourd’hui. Et à la
fin de mois de mars, les réalisations, par
Contact :
rapport aux prévisions, pourront encore
s’améliorer selon le ministère.
Tel: 020 24 800 07 | 034 19 925 73
journaldeleconomie@gmail.com
Bon point pour ceux qui 33, rue Ratsimilaho Antaninarenina
paient les impôts (en face du parking du pergola)
ANTANANARIVO | MADAGASCAR
Malgré ce dépassement des prévisions,
le MFB a précisé qu’aucune augmenta-
Actualités 3
Journal de l’Economie - N° 96 du 30 Mars au 03 Avril 2011

Direction Générale des Impôts


De nouveaux directeurs
régionaux mis en place
Le 15 mars dernier, une délégation de la Direction générale des Impôts a mis en place
le directeur régional des impôts Anosy Fort Dauphin. En février, dans la région SAVA, la
première femme en tant que DRI a pris ses fonctions. Pour l’administration des impôts,
les directeurs régionaux ont un rôle majeur à jouer dans l’atteinte des objectifs fixés
en matière fiscale.

A
Antsa Ramaroson la région Anosy connait n’est pas en est en effet habilitée à traiter tous les Tazafy Armand, le DG des Impôts,
retard, par rapport aux autres », a ex- dossiers même ceux des grandes en- Andrianarison Benjamin, Directeur
nosy Fort Dauphin pliqué la délégation venue sur place. treprises. De son côté, le représen- de la coordination et des opérations
Tsaramandihy Aris- Notons que cette dernière a été com- tant du Chef de région Anosy a insis- de la DGI et de Jacques Solo Ndrian-
tide a pris la tête de posée de représentants du Ministère té sur l’importance des impôts sur le tody, analyse économique et fiscale
la DRI dans la région des Finances et du Budget (MFB) et développement de la région surtout auprès du MFB. Contrairement à
Anosy. Une région de la Direction Générale des Impôts que cette dernière cherche actuelle- l’Anosy qui n’a vu son économie
qui a beaucoup évo- (DGI). Vonintsalama Andriambolo- ment les moyens de lutter contre le se développer que récemment, la
lué économiquement ces dernières lona, Secrétaire générale du MFB, prolifération du secteur informel. SAVA est connue depuis longtemps
années suite au lancement de l’ex- Tazafy Armand, Directeur général pour ses produits d’exportation,
ploitation de l’ilménite par la société des impôts et six autres représen- Dans la région SAVA, la DGI a notamment la vanille. M. Abdillah,
Rio Tinto – QMM. Autour de ce tants de ces deux entités ont fait le choisi Randrianarisoa Voahangiari- Chef de région SAVA, a noté que les
projet minier, plusieurs entreprises déplacement. velo comme directrice régionale des efforts déployés par l’administration
ont vu le jour. La Direction générale impôts. C’est la première femme à centrale contribueront à dynamiser
des impôts a déclaré que la présence Pour sa part, le secrétaire générale occuper ce poste à Madagascar. Lors le développement de cette partie
d’un directeur régional des impôts du MFB a soutenu que la mise en de sa mise en place, la délégation du de l’île. Après la mise en place de
« met en valeur » la région concer- place du DRI contribue à la création MFB et de la DGI était composée de la nouvelle DRI, Vonintsalama An-
née. « La mise en place du DRI est d’emplois et facilitera la vie des opé- Vonintsalama Andriambololona, re- driambololona a tenu une rencontre
la preuve que Fort Dauphin et toute rateurs économiques. Cette direction présentant le ministre des Finances, avec les étudiants de la région.
4 Journal de l’Economie - N° 96 du 30 Mars au 03 Avril 2011
Economie
TIC
Outil complémentaire
de développement ?
Face aux objectifs nationaux et aux ambitions
proclamées par les objectifs du Millénaire pour
le développement (OMD), certains s’interrogent
sur l’opportunité d’investir dans les technolo-
gies de l’information et de la communication.

L
Mbola Ranarivelo de la communication apparaît, se concentrent d’abord sur le tissu TIC gravitait ces dernières années
d’une certaine façon, comme un urbain. En effet, la société Telma autour de l’offre, c’est-à-dire du
es critiques ne se phénomène irrésistible. Malgré n’aurait pas par exemple eu be- déploiement des infrastructures
gênent pas pour tout ce qui a été dit sur la frac- soin de s’engager sur contrat avec réseaux sur les marchés non des-
affirmer que les ture numérique, les faits montrent l’Etat de désenclaver une centaine servis. Or, s’il y a un consensus
moyens limités dis- que l’écart entre pays développés de localités de l’île si ce créneau qui se dégage, c’est pour souli-
ponibles seraient et pays en développement tend à était rentable. Parce que générale- gner que la clé du succès pour
mieux employés à diminuer dans ce domaine. Plus ment plus réactif à une demande l’innovation privée dans les TIC
combattre les causes profondes de préoccupantes sont les fractures et à un environnement en évolu- réside d’abord dans une bonne
l’extrême pauvreté et de la faim. numériques intranationales, qui tion rapide, l’investissement privé compréhension de la demande.
Une affirmation qui est bien sur risquent de s’aggraver à mesure constitue cependant un levier es- A noter qu’une étude sur cette
critiquée par de nombreux obser- que les utilisateurs précoces, les sentiel pour la généralisation des économie de la demande a été
vateurs et surtout par les opéra- riches et la diaspora adoptent les TIC dans un pays constitué en effectuée par InfoDev, organisme
teurs du secteur qui soutiennent TIC. La perspective de faciliter majorité par des ruraux pauvres multilatéral hébergé par la Ban-
que les TIC sont en passe de de- l’accès des ruraux pauvres aux comme Madagascar. que Mondiale, et Alcatel, équipe-
venir un pilier du développement TIC et de réduire les fractures mentier français en télécommuni-
et un outil de choix pour lutter numériques internes devrait sans Non que l’investissement public cations. On s’accorde à dire que
contre la pauvreté. Des spécialis- doute suffire, à elle seule, à justi- n’ait pas un rôle important, mais, le prochain milliard d’abonnés
tes expliquent alors que les TIC fier la nécessité de promouvoir la vu l’ampleur des investissements mobiles, à l’horizon 2015, vien-
ne viennent pas en substitution, diffusion des TIC dans les pays en nécessaires et les fortes tensions dra des « BRIC » (Brésil, Russie,
mais en complément de l’investis- développement. Or on remarque à budgétaires que doivent affronter Inde et Chine). L’Afrique subsa-
sement consenti dans le cadre des Madagascar comme dans d’autres le gouvernement, c’est essentiel- harienne (hors Afrique du Sud)
efforts de développement « clas- pays économiquement faible que lement par l’effet démultiplicateur ne fournira pour sa part qu’entre
siques ». Les TIC des objectifs de c’est dans les zones urbaines que qu’il peut induire sur l’investis- 20 et 40 millions de nouveaux
développement aussi fondamen- les opérateurs télécoms peuvent sement privé que l’apport public consommateurs. C’est pourquoi
taux que la santé et l’éducation en toucher le plus de clients poten- s’avère le plus efficace. Nom- il est de plus en plus urgent de se
permettant aux populations pau- tiels avec des coûts d’infrastruc- bre de petites entreprises privées pencher sur la manière d’accélérer
vres des zones rurales, de s’auto- ture réduits, ce qui explique qu’ils constituent de véritables moteurs le développement technologique
nomiser, de participer directement d’innovation dans les TIC. Cer- de cette partie du monde dont Ma-
à l’identification des problèmes tains pays en développement sont dagascar fait partie. Il faut savoir
qui les concernent et de s’infor- même déjà très avancés dans la toutefois que l’Afrique subsaha-
mer sur les sujets les plus divers, constitution d’un secteur TIC di- rienne connaît une croissance plus
qu’il s’agisse de renseignements gne de ce nom. Mais la montée rapide que partout ailleurs dans le
sur la prévention de maladies ou en puissance de l’investissement secteur de la téléphonie mobile. Il
d’informations commerciales, et de l’innovation privés dans les se trouve pourtant des sceptiques
sur les marchés…Ainsi mises en TIC reste un défi majeur pour la qui remettent en cause la valeur
perspectives, les TIC apparaissent Grande Ile malgré les résultats des données relatives à la pénétra-
comme des outils particulièrement déjà enregistrés. tion des communications mobiles
adaptés pour compenser les han- dans un pays à très faible revenu
dicaps dont souffrent les ruraux Comprendre par habitant comme Madagascar.
pauvres. la demande Très concrètement, s’interrogent
ces critiques, doit-on considérer
Fractures numériques L’une des principales difficultés quelqu’un qui possède une carte
intranationales réside dans le développement de SIM, mais qui n’a pas de télépho-
nouveaux modèles économiques ne, comme un utilisateur du réseau
D’autre part, les zones non en- et de nouvelles structures de servi- ? Et la télédensité ou pénétration,
core desservies constituent un po- ces qui répondent directement aux ne répond pas aux questions : elle
tentiel de profits et de croissance besoins des usagers. L’essentiel se contente de mesurer le nombre
important pour les opérateurs du du débat sur la facilitation de l’ac- de téléphone par habitant, et non
secteur. La mondialisation des cès aux nouvelles technologies et pas le niveau d’accès à la télépho-
technologies de l’information et sur le développement des services nie.
Secteurs
Journal de l’Economie - N° 96 du 30 Mars au 03 Avril 2011
5

CAPDEV
Entretiens pour booster le textile
C’est dans le cadre du projet CAPDEV que vont se dérouler les « 4ème entretiens tex-
tiles de l’Océan Indien » du 4 au 6 avril prochain. Rassurer les donneurs d’ordres et
renforcer le positionnement de l’Océan Indien dans le secteur textile, constituent les
principaux enjeux de cette manifestation.

L
Mbola Ranarivelo seurs traditionnels comme la Tunisie dans les salons de l’hôtel Carton.
(voire l’Egypte), traversent quelques
e projet CAPDEV périodes troublées. Le lundi 4 avril de 9h à 12h 45
qui est arrivé à la puis de 14h15 à 16h 15, différentes
moitié de son par- Madagascar doit, plus que jamais, conférences sur les thèmes de « la
cours (il s’achèvera démontrer son savoir faire d’ex- complémentarité régionale » et de «
fin septembre 2011) cellent niveau dans la fabrication la valeur ajoutée » animées par une
a pour but essentiel de produits à forte valeur ajoutée quinzaine de conférenciers de tous
de booster des partenariats technico- (broderie main, sérigraphie spéciali- horizons, permettront de recadrer les
commerciaux entre les entreprises sée…). Un créneau est à prendre en- enjeux de ces entretiens. Une soirée,
de l’Océan Indien et les entrepri- tre les spécialistes de « l’ultra court agrémentée d’un défilé de mode,
ses européennes. Ceci, à travers » (pays de l’Europe de l’Est et du complètera le programme de cette
le renforcement des capacités des pourtour méditerranéen) qui peuvent journée.
organisations intermédiaires (OI), livrer en 3/4 jours des commandes
auxquelles ces entreprises sont ratta- de quelques dizaines de milliers de Le mardi 5 avril se dérouleront, tou-
chées. Une vingtaine d’organisations pièces et les chinois, adeptes des sé- te la journée, des rencontres « B to B
intermédiaires bénéficient de ce pro- ries qui peuvent atteindre le million » entre professionnels. Les prises de
jet géré par la CCIFM (Chambre de de pièces (où nul, actuellement, ne rendez-vous ont été coordonnées par
Commerce et d’Industrie France- peut les concurrencer). le cabinet Harson Development afin
Madagascar) et financé par l’Union de mettre en contact les donneurs
Européenne. Une quarantaine de d’ordres avec leurs fournisseurs,
Ces rencontres La crise politico-économique, qui donneurs d’ordres mais aussi les prestataires de servi-
Des séries d’enquêtes de satisfaction « B to B » sont vient d’entrer dans sa 3ème année, attendus ces et stylistes…
suivies d’audits et séminaires straté- l’occasion de avait entraîné dès 2009 la perte de
giques afin d’améliorer les aspects conclure des l’AGOA (African Growth and Op- Une vingtaine de clients importants Le mercredi 6 avril sera consacré à la
partenariats
organisationnels des OI ont déjà été portunity Act) et de tous ses avanta- de la filière venus d’Europe ainsi visite des outils de production afin de
effectués. ges (entrée des produits hors taxes et qu’une vingtaine d’autres en pro- finir de concrétiser des partenariats.
hors quota) à destination du marché venance de la région (Afrique du Ces visites d’usines permettront de
Dans le cadre de ce programme américain. Ce sont environ 40% des Sud et île Maurice) séjourneront la rassurer les donneurs d’ordres sur la
CAPDEV, sont prévus des cas pra- 120 000 emplois de la filière qui ont semaine prochaine à Antananarivo pérennité et la performance des en-
tiques dénommés « convention d’af- ainsi disparu. Les entreprises chinoi- afin de rencontrer les membres de treprises textiles malgaches.
faires » : ses (Hong-kongaises notamment) Text’île Mada mais aussi ceux du
- le programme de 15 mis- se sont repliées sur des pays, jugés GEFP (Groupement des Entreprises A noter que le grand public peut ac-
sions de compagnonnage a déjà vu à leurs yeux plus stables, comme le Franches et Partenaires) lors de cette céder à cette manifestation en s’ins-
la réalisation de cinq d’entre elles Lesotho, le Botswana ou le Bangla- manifestation qui va se dérouler sur crivant sur le site www.textile-mada.
alors que huit autres cas sont déjà desh. trois jours. Durant tout les entretiens, com.
identifiés, (essentiellement malga- un show-room permanent se tiendra
ches). Parmi les faiblesses, citons égale-
- la réunion multisectorielle ment certaines déficiences de l’admi- Text’île Mada group
dénommée OSEANA EUROPA, qui nistration douanière qui contraignent
se déroulera les 3 et 4 mai à Rouen régulièrement les professionnels du Le cluster (groupe d’entreprises) Text’île Mada qui a initié les « En-
(France) , est assurée de voir plus secteur, qui travaillent souvent en tretiens textiles de l’Océan Indien » depuis 2007 et grâce au soutien
de 80 entreprises de l’Océan Indien. flux tendus à voir leurs chaînes de de l’AFD, est né quelques années auparavant grâce à l’appui de
L’objectif étant d’établir des parte- production perturbées par quelques l’Union Européenne et d’experts du Centre pour le Développement
nariats techniques, des homologues « incohérences ». de l’Entreprise (CDE) de Bruxelles.
et experts européens.
- les réunions sectorielles On comprendra aisément que dans Ce sont, aujourd’hui, 11 entreprises qui valorisent leur savoir-faire
textiles dites « Entretiens Textiles de ce contexte, le repositionnement du dans différents secteurs du textile et de l’habillement.
l’Océan Indien » (ETOI) se déroule- secteur textile de l’Océan Indien
ront du 20 au 22 septembre à Paris vis-à-vis de l’Europe soit devenu Les adhérents de Text’île Mada s’inscrivent dans une démarche
(dans le cadre de la grande manifes- prépondérant. Même si les nou- qualité et le respect de hautes exigences de responsabilité socia-
tation biannuelle « Zoom by fatex veaux accords de partenariat entre le et emploient environ 6 000 salariés pour un CA de 50 millions
») et, la semaine prochaine, du 4 au l’Europe et les pays ACP ne sont d’Euros.
6 avril à Antananarivo. Elles sont toujours pas signés, les produits tex-
organisées par le cluster Text’île tiles en provenance des zones Afri- 3 permanents accompagnent les entreprises membres dans leurs
Mada, organisation partenaire du que-Caraïbes-Pacifique continuent démarches commerciales et marketing. Cette mutualisation des
projet CAPDEV. de bénéficier de larges avantages coûts est particulièrement efficaces lors des indispensables et coû-
(hors quota - hors duty) afin de pé- teuses formations techniques du personnel. La participation com-
Faiblesses et oppor- nétrer le marché Européen qui, en mune à des salons internationaux (en moyenne 3 par an) sous le
tunités du secteur outre, se prolonge aujourd’hui vers label Text’île Mada permet aux entreprises membres de rester en
textile. l’Est (Russie). Une place est à pren- contact avec les principaux donneurs d’ordres à moindre coût.
dre au moment où des pays, fournis-
6 Secteurs
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Tourisme FIM 2011


Rencontre d’informa-
tion ce jour

Une poussée de plus A l’occasion d’une rencontre


avec la presse, le Comité
d’Organisation de la 6ème
édition de la FIM (Foire In-
ternationale de Madagascar)
présentera ce jour le Sponsor
Officiel de la foire ainsi que
PRO€INVEST est un programme de partenariat UE-ACP supervisé les différents partenaires. Un
par la Commission européenne au nom des pays ACP, lancé en 2002 point général sur l’organisa-
tion de la FIM va aussi être
et prolongé en 2008 et finira bientôt en mars 2011. Le programme effectué et sera l’occasion
a pour objectif de promouvoir les flux d’investissements et de tech- d’annoncer une amélioration,
par rapport à l’année der-
nologies en faveur des entreprises opérant dans les secteurs clés nière, de près de 66% de la
des pays ACP. Pour cette fois, le programme sera tourné vers le surface effective exposable.
Affichant complet après 49
tourisme. jours de commercialisation,
la FIM constituera, à Mada-

L
Rija Ranjohanison rencontre se présentent comme gascar et pour cette année
l’amélioration de l’accessibilité 2011, la plus grande offre
économique concentrée en
a conférence de entre les quatre îles, une formation
un même lieu. La FIM, évé-
presse sur l’Ate- commune ainsi qu’une meilleure nement économique multi-
lier régional pour promotion. Naturellement, cha- sectoriel, accueillera des so-
le renforcement cun dans ce sens donnera et valo- ciétés en provenance d’une
de la compétitivité risera ce qui rend particulier son quinzaine de pays et sera le
du tourisme dans île. Dans un deuxième temps, ces point d’orgue événementiel,
l’Océan Indien a eu lieu le 23 mars derniers seront mis dans un seul pour ce premier semestre
à l’Hôtel Colbert, présenté par produit pour n’en faire qu’un. Le 2011, en faveur de la relance
Patricia Rajeriarison, Conseiller nouveau concept « Iles Vanille économique de Madagascar.
en Développement dans le cadre » en fait parti. Présenté aux pro-
du tourisme. Dans l’optique d’un fessionnels pour la première fois
échange de connaissance et d’ex- lors du salon ITB de Berlin. Ce
périences entre les experts de cha- nouveau concept a été créé pour
que pays présents, les principaux la valorisation touristique des îles SERVICE ABONNEMENT:
problèmes freinant le tourisme de l’Océan Indien. Les Iles Vanille 33, rue Ratsimilaho
dans les quatre pays présents y ont ble. Pour qu’ils puissent créer des rassemblent Madagascar, l’île Antaninarenina
été invoqués et étudiés durant cet projets en commun, afin de va- Maurice, la Réunion et Seychel-
020 24 800 07 - 034 19 925 73
atelier. Comme dans le cas de Ma- loriser et commercialiser le pro- les. Ce concept a pour objectif de
dagascar par exemple, le problème duit touristique. Cela dans le but permettre aux touristes de décou-
d’accessibilité a été plusieurs fois d’affronter le marché mondial. vrir toutes les îles incluses dans le
évoqué. Dans ce cas, la solution la Les objectifs subalternes de cette concept en même temps.
plus logique avancé a été la faci-
litation à l’accès et l’amélioration
de l’outil de transport aérien.

Plus d’une vingtaine de représen-


tants des divers Organisations In-
termédiaires (acteurs, facilitateurs
et opérateurs privé ou public actifs
dans le tourisme par exemple le
Ministère pour le public et l’office
du tourisme ou encore les tours
opérateurs pour le privé) ont été
présents. Ainsi que 6 représentants
de chaque Pays Afrique Caraïbe
Pacifique (ACP) de l’Océan In-
dien (Maurice, les Seychelles, les
Comores et Madagascar). L’ob-
jectif que se pose cet atelier sera
de renforcer les capacités des Or-
ganisations Intermédiaires parti-
cipants sur les thèmes prioritaires
communs aux quatre îles. Financé
par PRO€INVEST, cet atelier a été
organisé à l’hôtel Colbert par le
cabinet d’étude Hermès Conseil.
L’atelier est étalé sur trois sessions
: du 21 au 22 Mars à Tananarive,
du 23 au 24 Mars à Nosy-Be et en-
fin du 28 au 31 mars à Maurice.

Cet atelier a aussi et surtout pour


but de permettre aux quatre pays
participant de travailler ensem-
Secteurs
Journal de l’Economie - N° 96 du 30 Mars au 03 Avril 2011
7

Informel
Un secteur hégémonique
La recherche sur le secteur informel s’est amplifiée avec la complexité du phénomène
et l’intérêt qui s’attachent à sa maîtrise pour la définition de politiques et programmes
de développement pertinents et adaptés.

C
Zo Tsitohaina Les travailleurs et opérateurs du sec-
teur informel exercent, à titre indé-
onsidéré à priori pendant ou dans un cadre convivial
comme un «acci- ou familial, des activités ayant des
dent» transitoire caractéristiques générales commu-
du processus de nes, à savoir: capital modeste, peu de
construction d’une main-d’œuvre qualifiée, accès limité
économie moderne aux marchés organisés et à la tech-
dans les pays en voie de dévelop- nologie, revenus faibles et irrégu-
pement, le secteur informel a révélé liers, conditions de travail médiocres;
par la suite une dynamique d’expan- autrement dit, des activités qui échap-
sion et de renforcement de son rayon pent pour l’essentiel aux statistiques
d’action qui fournit des raisons ob- officielles et aux réglementations pu-
jectives de penser qu’il continuera bliques et qui ne bénéficient point des
durablement à occuper une part systèmes classiques de protection so-
importante de la population active. ciale. Crise économique et croissance
Cette tendance se vérifie à Madagas- urbaine constituent, assurément, les
car où le secteur informel absorbe deux mamelles nourricières de l’ex-
plus de la moitié de la main-d’œu- pansion du secteur informel qui offre
vre urbaine, et on estime qu’il est un cadre d’insertion socio-écono-
probablement à l’origine de plus de mique à des migrants saisonniers et
90% des nouveaux emplois créés de- autres agents économiques déflatés
puis 10 ans. Selon les observateurs, ou exclus du secteur moderne, qui y
le lourd passif du legs de la coloni- exploitent des unités de production
sation, amplifié par les contre-per- de biens et services en vue de créer
formances économiques du modèle de mondialisation - Madagascar, biliser et intégrer leurs approches de principalement des emplois et des re-
étatique postcolonial, et les résultats conscient et sensible à ses effets sur cette problématique complexe, dans venus. La dégradation continue a en-
mitigés des politiques d’ajustement la marginalisation rampante du pays, le but de promouvoir un travail dé- traîné un accroissement considérable
structurel qui leur sont consécutives, s’est engagé dans des stratégies d’in- cent pour les hommes et les femmes, du niveau de pauvreté. A Madagascar
ont conjugué leurs effets pour consa- tégration économique et de solidarité qui continueront durablement à s’em- comme dans la plupart des pays de
crer la marginalisation et la paupéri- internationale au sein d’organisations ployer dans ce secteur hégémonique l’Afrique subsaharienne, le taux de
sation croissantes de larges couches telles que la COI, la SADC ou la Co- dans l’économie du pays. croissance du PNB est souvent infé-
de la population, qui initient des mesa. Ces institutions sous-régiona- rieur au taux de croissance démogra-
stratégies alternatives de survie fai- les, régionales ou internationales dont Pour contribuer à l’édification des phique. La faible croissance du PNB
tes d’activités précaires multiformes. l’action s’inscrit dans une perspecti- bases solides de ce partenariat, il est est plus généralement une des princi-
Dans le secteur artisanal, par exem- ve d’élargissement de la production fondamental que les acteurs clés que pales caractéristiques économiques
ple, les enquêtes révèlent que ce sec- et des marchés nationaux ne suffisent sont le gouvernement, les partenai- du pays, qui subit les conséquences
teur compte des centaines de milliers pas toujours à lever les craintes des res sociaux, les agences bilatérales de la détérioration des termes de
de travailleurs (artisans, compagnons investisseurs privés dont l’attention et multilatérales des Nations Unies, l’échange, de l’ajustement structurel
et apprentis) qui s’activent dans des se focalise sur la situation politique l’OIT et les ONG, etc. partagent une et de la dévaluation. Ces facteurs ont
corps de métier dont le nombre va- et les orientations des régimes en même appréciation du phénomène cumulativement contribué à la mon-
rie de 91 à 150. La faiblesse de la place dans les pays concernés. Aussi, dans ses diverses composantes et ma- tée du chômage et au développement
monnaie nationale a par ailleurs pro- les acteurs à l’avant-garde du secteur nifestations et s’informent mutuelle- concomitant du secteur informel.
voqué le renchérissement des pro- informel s’engagent dans la création ment sur les enseignements tirés de Depuis 1975, le poids du secteur in-
duits importés et quelque peu dopé d’organisations de plus en plus repré- leurs expériences variées. formel s’est considérablement accru,
la demande adressée aux entreprises sentatives de leurs intérêts matériels consacrant son rôle d’absorption de
du secteur informel. De manière glo- et moraux et investissent le champ la main-d’œuvre excédentaire sur le
bale, le changement de parité Ariary/ politico-syndical pour constituer une Crise économique et marché du travail.
Euro a eu des effets positifs et/ou né- force de proposition et de négociation croissance urbaine
gatifs sur la consommation des biens capable de réaliser la prise en charge
et services, en fonction de la nature effective de l’amélioration de leurs
et du degré des relations existant en- conditions de vie et de travail dans Le meilleur outil
de défense individuelle au monde !
tre les secteurs formel et informel de les politiques et programmes publics Autorisation ministérielle N° 1690/PM/INT/SG/DAPMOSP/SASE
SE
production de biens et services. de développement économique et Le Guardian Angel immobilise instantanément votre agresseur
N
SU
IS

social. Considérant l’ampleur, l’hété- Sécurité à 4 m. de distance, en moins d‛une seconde, et pour 30 mn minimum FA
BRI
CAT
IO

Le Guardian Angel est 8 fois plus rapide q‛un spray lacrymogène classique. Il
A l’heure de la libéralisation des rogénéité et les multiples facettes du Rapidité propulse à 145 km/h sa substance contre vents ou pluies, et permet d‛atteindre
le(s) agresseur(s), même protégé(s) d‛une cagoule !
échanges commerciaux et des flux fi- secteur informel dans les contextes
Aucune fuite possible contrairement aux sprays classiques, le Guardian Angel est
nanciers, de l’accélération du progrès nationaux, voire régionaux, les par- Fiabilité garanti et offre une position de tir instinctive avec prise en main ultra- rapide.

technique et de sa diffusion - toutes tenaires sociaux parties prenantes et Parce que votre sécurité n’a pas de prix, Soyez enfin libres de ne plus avoir peur !
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8 Dossier
Journal de l’Economie - N° 96 du 30 Mars au 03 Avril 2011

Produits agricoles
Survol des quatre
principaux produits
exportés !
La vanille, le poivre, le girofle Girofle, une production
toujours aussi cyclique
et le café constitue le gros des
produits agricoles exportés par
Madagascar.
Le secteur vanille à si l’on se réfère aux statistiques de ces 10 dernières
années. La Grande Ile fournit aussi l’Europe en va-
la recherche d’une stabilité nille naturelle de première qualité. Mais les années
se suivent et ne se ressemblent pas. L’année 2003
a été catastrophique en terme de volume de pro-
duction (500 tonnes) et ahurissant en terme de prix
(400 dollars le kilo), le secteur vanille malgache a
retrouvé ensuite une certaine stabilité. Mais depuis
l’année dernière, le prix très bas de ce produit de
rente a fait beaucoup de mal à la filière. Le pays
exporte actuellement environ 1500 tonnes de va- Avec Zanzibar, Madagascar est l’un des principaux
nille par an. A noter que la vanille est très appréciée producteurs de clous de girofle. Dans la Grande Ile,
depuis plusieurs dizaines de siècles surtout pour les clous de girofle sont surtout produits dans le
aromatiser le chocolat. Aujourd’hui, la vanille est centre est et le nord est, essentiellement en zones
utilisée par de nombreuses entreprises agroalimen- humides. Les plantations sont généralement im-
taires à travers le monde. plantées à flanc de collines. Partout dans le monde,
la production de clous de girofle est cyclique mais,
Le fruit du vanillier, une gousse de 15 à 23 cm, est bon an mal an, Madagascar a toujours pu exporter
récolté vert, puis séché. Le séchage permet de libé- des produits de bonne qualité. A savoir que 2100
rer des substances (vanilline et huile odorante) qui kg d’inflorescence donnent 1700 kg de clous frais
donnent à la vanille son parfum caractéristique. La et 500 kg de clous secs. 350 kg de feuilles donnent
La Grande Ile détient plus de la moitié du marché pollinisation de ce vanillier (qui déclenche la fruc- 6 à 7 kg d’essence. Les clous produisent 11 à 13%
mondial et demeure le premier exportateur de va- tification) ne pouvait auparavant se faire que par un d’essence riche en eugénol à 78 à 98%. Près de 20
nille de gousse de premier choix. Mais Madagas- insecte spécifique, qui ne vit qu’en Amérique. Mais 000 planteurs vivent à Madagascar de ce produit
car ne tient plus le leadership en matière de fixa- les producteurs Malgaches savent parfaitement pol- sur une surface de 80 000 hectares. Le fruit du gi-
tion de prix de la vanille naturelle sur le marché liniser chaque fleur de vanillier à la main, pour en roflier ressemble à maturité à une minuscule olive,
mondial. Les paysans et les préparateurs ont une obtenir les précieuses gousses. Le vanillier est une mais en diffère par sa couleur d’un beau rouge fon-
longue expérience dans l’élaboration de la vanille liane formant un genre d’orchidées. Cette liane à tige cé. Séchés au soleil ou à la fumée d’un feu de bois,
dont la qualité de la production nécessite un suivi cylindrique s’attache à un support par ses racines. les clous de girofle dégagent un arôme beaucoup
quotidien. Bien que la qualité de la vanille de Ma- Les fleurs sont grosses et charnues. Cette orchidée moins prononcé et servent en cuisine. Le girofle
dagascar soit déjà reconnue mondialement, les opé- lianescente produit des fruits qui sont cueillis verts donne par expression et distillation une essence,
rateurs de la filière n’ont jamais cessé de réfléchir et mis à sécher jusqu’au noircissement, séchage dite essence de girofle, utilisée dans la fabrication
sur la manière de préserver cette suprématie mal- qui conduit à l’élaboration et à la concentration des des parfums et des savons et en chirurgie dentaire
gache en améliorant l’organisation de la filière. La composés aromatiques. Seule une espèce à feuilles pour ses propriétés anesthésiques et antiseptiques.
région SAVA est traditionnellement la productrice verdâtres produit le fruit appelé vanille. Cette or- On utilise aussi les fruits de giroflier ou anthofles
de vanille avec près de 70 000 familles planteurs. chidée est originaire d’Amérique centrale bien que sont utilisés pour la confiserie. La plupart du temps
Aux Etats-Unis, la consommation de vanille natu- qu’une grande partie de la production actuelle de les exportateurs qui sont très peu à disposer de plan-
relle dans les glaces et les boissons est à la hausse vanille provient de la Grande Ile. tation sont fidèles aux planteurs et préparateurs qui
Dossier 9
Journal de l’Economie - N° 96 du 30 Mars au 03 Avril 2011

Café, il a fallu réorganiser Poivre, un produit très


la filière consommé
Il existe plus d’une centaine d’espèces de caféier
sauvage, mais deux espèces d’origine africaine
sont principalement cultivées. Ce sont l’arabica et
le robusta, qui fournissent les neuf dixièmes de la
production mondiale. Madagascar produit ces deux
espèces de café.

Madagascar a procédé ces dernières années à la


réorganisation de sa filière café afin d’améliorer le
volume et la qualité de sa production. Il faut savoir
en effet qu’après la chute du café sur le marché in-
ternational, les planteurs ont préféré se tourner vers
d’autres produits agricoles. Cette initiative semble
commencer à porter ses fruits car les planteurs sont
de nouveau disposés à en produire et de plus en
plus d’acheteurs internationaux s’intéressent de
nouveaux au café de la Grande Ile qui exporte ac-
tuellement entre 170 000 et 200 000 sacs de 60kg
par an. Pour améliorer le revenu des producteurs
et renforcer la place du café malgache sur le mar-
ché international, le gouvernement a privilégié la
promotion de la caféiculture l’amélioration de la
qualité. Ainsi, un programme de rajeunissement et
régénération des caféiers a été mené parallèlement
à la réhabilitation des plantations villageoises de
Robusta. La promotion de noyaux de production de
ont travaillé avec eux depuis des dizaines d’années. moyenne taille a également effectuée pour se défai-
Les clous de girofle exportés sont soigneusement re de l’atomisation effective des plantations. Enfin,
triés et séchés. L’Indonésie et Singapour font partie le suivi et l’encadrement de plusieurs milliers de La culture du poivrier est originaire de la côte ouest
des principaux partenaires commerciaux de Mada- producteurs pilotes ont été renforcés. de l’Inde dans l’état du Kérala puis a gagné d’autres
gascar à l’international pour le girofle. A savoir que pays d’Asie du Sud-Est, du Brésil et, bien sur, de
le giroflier est un arbre à feuillage persistant pou- A Madagascar, les procédés et moyens utilisés pour Madagascar. Le poivre est le fruit du poivrier, liane
vant atteindre 12 mètres de hauteur. Il est cultivé la préparation du café grain couvrent une large qui produit des fruits sphériques, de la grosseur
pour ses boutons floraux, que l’on appelle girofles gamme de techniques, de l’artisanat à l’industriel. d’une petite groseille, charnus, d’abord verts puis
ou clous de girofle à cause de leur forme. Le girofle Au niveau des producteurs elle se fait de façon ma- rouge foncé. Ces fruits, les grains de poivre, sont
commence à fructifier vers la 5ème année mais ce nuelle ou mécanisée. C’est dans les zones intertro- disposés en épis de vingt ou quarante. Les feuilles
n’est que vers 8 à 10 ans que la récolte de clous picales que sont réunies les conditions idéales pour sont le plus souvent coriaces, munies de stipules.
commence à être appréciable. La pleine production la culture du café. Le caféier exige un climat chaud Les fleurs sont disposées en chatons filiformes et
est atteinte vers 20 ans, ce qui est le cas de la plu- et humide, aux températures constantes. Les tem- pendants. Le poivre est l’épice la plus importante au
part des plantations de Madagascar. Dans les plan- pératures moyennes se situent entre 20°C et 23°C, monde. C’est un condiment à saveur piquante très
tations soignées, la production se maintient jusque et les précipitations varient de 1.500 mm et 1.800 utilisé en cuisine. On le trouve sous forme moulue
vers l’âge de 75 ans. Madagascar fait partie de la mm par an. La dimension des exploitations est très à partir des graines décortiquées (poivre blanc) ou
dizaine de pays qui produisent du girofle de bonne variable. La germination s’effectue au bout d’une non décortiquées (poivre gris), ou entière, à partir
qualité. Ses fleurs à petits pétales sont groupées en dizaine de semaines. Les jeunes plants sont mis en de graines immatures séchées (poivre noir) ou de
corymbes très agréablement parfumés. Ses feuilles pépinière. Dix mois plus tard, lorsqu’ils atteignent graines immatures non séchées (poivre vert). Pour
et son écorce sont également aromatiques. Les ren- environ 30 centimètres, ils sont repiqués en pleine obtenir le poivre blanc, on laisse tremper des grains
dements à l’hectare en clous varient de 900 kg à 2 terre, espacés les uns des autres de 2 à 5 mètres. de poivre mûrs (rouges) dans de l’eau, ce qui éli-
tonnes. On cultive de plus en plus le giroflier pour L’humidité permet un meilleur contact entre la ter- mine leur pellicule externe.
ses feuilles dont est extraite une essence très riche re et les racines. L’époque la plus favorable est le
eugénol. La pluviométrie des mois de septembre- début de la saison des pluies. La culture du café Le poivre est l’une des épices les plus ancienne-
octobre-novembre a une influence importante sur nécessite des soins constants et un entretien parti- ment connues, utilisée depuis au moins trois mille
le volume de la production des clous l’année sui- culier. Pour favoriser la croissance des caféiers, il ans. Il contient des alcaloïdes, mais son âcreté est
vante. Après une bonne campagne, Madagascar faut désherber, tailler les arbustes, enrichir les sols due à une résine, la chavicine. L’espèce Piper ni-
arrive à exporter 24 000 tonnes girofle quand la avec des engrais, irriguer les régions arides et trai- grum produit suivant le stade de récolte et le type de
saison est bonne. ter contre les insectes et les maladies. préparation du poivre noir, blanc ou vert. Le poivre
noir est obtenu à partir de baies presque à maturité,
fermentées et séchées ; le poivre blanc est constitué
des baies mures débarrassées de leur péricarpe ; le
poivre vert est obtenu par la conservation humide
de baies immatures. La Grande Ile exporte moins
de 5000 tonnes de poivre par an. Ce qui est très peu
comparé au volume réalisé par les pays concurrent
comme l’Indonésie qui arrive à vendre 145 000
tonnes rien que sur le marché américain. Les prin-
cipaux importateurs de poivre de Madagascar sont
le Maroc et la France. Le prix unitaire à l’exporta-
tion tourne autour de 1,5 dollar/kg mais la tendance
semble être à la baisse ces dernières années à cause
d’une importante augmentation de l’offre et une
demande mondiale qui ne progresse que très lente-
ment. Certains prévisionnistes soutiennent pourtant
que les prochaines campagnesseront marquée par
un pic du prix du poivre sur le marché internatio-
nal.