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ROYAUME DU MAROC

MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS


DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
ET DE LA FORMATION DES CADRES

DIRECTION DES ROUTES


ET DE LA CIRCULATION ROUTIERE

CAHIER DES PRESCRIPTIONS COMMUNES


APPLICABLES AUX ETUDES ROUTIERES

FASCICULE N° 3

PRESCRIPTIONS COMMUNES AUX


ETUDES DE TRACES

EDITION 1990
-2-
CAHIER DES PRESCRIPTIONS COMMUNES
APPLICABLES AUX ETUDES ROUTIERES

FASCICULE N° 3

-3-
-4-
PRESCRIPTIONS COMMUNES AUX
ETUDES DE TRACES

SOMMAIRE

TITRE I – ETUDE DE DEFINITION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .9

CHAPITRE I- 1 CAS DES AUTOROUTES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .9


Article 1 Consistance de l’Etude de Définition . . . . . . . . . . . . .9
Article 2 Recueil de données géographiques . . . . . . . . . . . . .9
Article 3 Détermination de couloirs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10
Article 4 Sélection de couloirs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10
Article 5 Recueil de données complémentaires . . . . . . . . . .11
5,1 Données de trafic . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11
5,2 Données géotechniques . . . . . . . . . . . . . . . . . .12
5,3 Données hydrologiques . . . . . . . . . . . . . . . . . .12
5,4 Données spécifiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13
Article 6 Choix de normes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13
Article 7 Définition des Partis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13
Article 8 Proposition d’Etudes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14

CHAPITRE I- 2 CAS GENERAL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .15


Article 9 Consistance de l’Etude de Définition . . . . . . . . . . . .15
Article 10 Recueil des données de base . . . . . . . . . . . . . . . . .15
Article 11 Détermination des couloirs . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
Article 12 Recueil de données complémentaires . . . . . . . . . .17
Article 13 Choix de la catégorie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
Article 14 Définition des partis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .19
Article 15 Proposition d’Etudes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .19

CHAPITRE I- 3 COMPTAGES ET ENQUETES ORIGINE –


DESTINATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20
Article 16 Comptages de Trafic . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20

-5-
Article 17 Enquêtes Origine – Destination . . . . . . . . . . . . . . . .21

CHAPITRE I- 4 PRESCRIPTIONS DIVERSES . . . . . . . . . . . . . . . . .22


Article 18 Etapes d’Etude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .22
Article 19 Mode de rémunération des études . . . . . . . . . . . . .23

TITRE II – ETUDES D’AVANT PROJET . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .24

CHAPITRE II- 1 CONSISTANCE DES ETUDES . . . . . . . . . . . . . . . .24


Article 20 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .24
Article 21 Variantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25
Article 22 Travaux topographiques et méthodes d’Etude
Sections de route neuve . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .26
22,1 Implantation directe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .26
22,2 Implantation semi- directe . . . . . . . . . . . . . . . .27
22,3 Bande cotée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27
Article 23 Travaux topographiques – sections de routes
existantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .28
Article 24 Levé de plans de détail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .29
Article 25 Etude Géotechnique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .30
Article 26 Etude Hydrologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .30
Article 27 Localisation et dimensionnement des
Ouvrages d’Art . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .31
Article 28 Dimensionnement approché des chaussées . . . . .31
Article29 Définition du Tracé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .32
29,1 Recherche du Tracé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .32
29,1.1 Routes neuves . . . . . . . . . . . . . . . . . . .33
29,1.2 Aménagement de routes existantes . .33
29,2 Calcul et dessin du Tracé . . . . . . . . . . . . . . . .34
29,3 Mise en place des Ouvrages d’Art et
d’assainissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .35
29,4 Mise en place des aménagements ponctuels .36

-6-
Article 30 Métré des ouvrages et évaluation des coûts . . . . . .36
Article 31 Evaluation économique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .37
Article 32 Appréciation du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .38
Article 33 Balisage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .38

CHAPITRE II- 2 MODE DE REMUNERATION DES ETUDES . . . . . .39


Article 34 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .39
Article 35 Travaux topographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .39
Article 36 Etude des partis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .39
Article 37 Définition du Tracé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .40
Article 38 Evaluation économique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40

TITRE III – PROJET D’EXECUTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .41

CHAPITRE III- 1 CONSISTANCE DES ETUDES . . . . . . . . . . . . . . . .41


Article 39 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .41
Article 40 Travaux topographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .42
Article 41 Etude géotechnique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .42
Article 42 Etude géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .43
42,1 Fin calage de la ligne rouge . . . . . . . . . . . . . .43
42,2 Définition complète des terrassements . . . . .44
Article 43 Avant- métré des ouvrages . . . . . . . . . . . . . . . . . .44
Article 44 Préparation d’un dossier d’appel à la concurrence 44
Article 45 Implantation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .45

CHAPITRE III- 2 MODE DE REMUNERATION DES ETUDES . . . . . 46


Article 46 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .46
Article 47 Travaux topographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .46
Article 48 Etude géotechnique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .46
Article 49 Etude géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .47
Article 50 Avant- métré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .47
Article 51 Plan et état parcellaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .47

-7-
Est considérée ici comme étude de tracé, faisant ordinairement
partie d’une étude routière, la détermination des caractéristiques
géométriques d’une route projetée en plan, profil en long et profil en
travers avec la précision requise pour la phase d’études (au sens du
fascicule 1er du présent CPC). Elle ne comprend pas l'étude détaillée
des structures de chaussée, ouvrages d’art ni des aménagements
ponctuels, tels que définis par les fascicules du CPC dont ils sont
l’objet.

Toutefois, l’étude de tracé comporte la localisation et utilise le


dimensionnement de ces éléments avec la précision requise pour la
détermination des caractéristiques géométriques évoquées ci-dessus.

On distingue ci-dessous le cas des autoroutes et le cas général


des routes. Une autoroute est une artère routière désignée comme
telle par le CPS.

-8-
TITRE I – ETUDE DE DEFINITION

CHAPITRE I-1
CAS DES AUTOROUTES

ARTICLE 1 CONSISTANCE DE L’ETUDE DE DEFINITION

L’étude de définition d’un tracé autoroutier peut comprendre les


éléments ci-après, définis ci-dessous au présent chapitre :

– Recueil de données géographiques,


– Détermination de couloirs,
– Sélection de couloirs,
– Recueil de données complémentaires,
– Choix des normes,
– Définitions de partis,
– Proposition d’étude,

Le CPS précise lesquels des éléments ci-dessus font partie de


l’étude. Il peut prescrire pour tout ou partie d’entre eux la mise à jour
d’études antérieures ; sauf dérogation du CPS, celle-ci devra aboutir
à la production de données d’études satisfaisant aux prescriptions
ci-dessous.
ARTICLE 2 RECUEIL DE DONNÉES GEOGRAPHIQUES

Cet élément auquel s’appliquent les dispositions du fascicule 1


Titre 1, article 3, du présent CPC comporte la collecte des données
de géographie physique, économique et humaine utiles à l’intelligence
des fonctions de l'autoroute, à l'inventaire des principaux générateurs
de trafic potentiels et en fin de compte à la définition de couloirs
possibles au sens de l’article 3 ci-dessous.

-9-
ARTICLE 3 DETERMINATION DE COULOIRS

Le CPS définit les extrémités de l’autoroute à étudier et le degré


de précision avec lequel elles sont imposées ( par exemple, un point
kilométrique d’une route donnée ou au contraire les abords dans une
certaine direction d’une localité donnée). Il précise s’il y a lieu les
dessertes intermédiaires imposées.

La détermination de couloirs consiste à partir de là en la recherche


par le Bureau d’Etudes, sur carte à une échelle appropriée, au
moins égale à 1/1 000 000, de l’allure générale de tous les tracés
envisageables, assurant éventuellement des dessertes intermédiaires
différentes, évitant au mieux les obstacles naturels ou acceptant
d’en surmonter en vue de mieux desservir l’espace géographique
concerné ou de raccourcir le tracé ; les effets induits sur l’économie
régionale, écologiques et urbanistiques du projet, les données climatiques
susceptibles d’intervenir sur son niveau de service ( par exemple, risque
d’enneigement, de brouillard), l’intérêt touristique et les contraintes
financières seront obligatoirement évalués.

ARTICLE 4 SELECTION DE COULOIRS

La sélection de couloirs comporte :

– L’analyse, généralement multicritère, des avantages et inconvénients


des divers couloirs envisageables. A défaut de stipulations du
CPS relatives au choix des critères à prendre en considération,
le Bureau d’Etudes les choisira de manière à prendre en compte
au mieux les facteurs essentiels identifiés précédemment,
– Le classement, par ordre d’intérêt décroissant, des différents
couloirs envisageables,
– Les propositions du Bureau d’Etude quant aux couloirs méritant
d’être étudiés plus avant.

- 10 -
L’Administration notifie enfin au Bureau d’Etudes, dans le délai fixé
par le CPS , sa décision quant au choix des couloirs dont l’étude doit
être poursuivie.

ARTICLE 5 RECUEIL DE DONNEES COMPLEMENTAIRES

Sauf stipulation contraire du CPS, le Bureau d’Etude réunira, pour


chaque couloir sélectionné des données :

– de trafic,
– géotechniques,
– hydrologiques,
– spécifiques.

Ces différents aspects seront obligatoirement évoqués.

5,1– Données de trafic

Sauf disposition contraire du CPS, des données de trafic suffisantes


seront réunies pour permettre l’évaluation du trafic potentiel par section
homogène de l’autoroute projetée. Cette évaluation aura une précision
suffisante et distinction sera faite de diverses catégories de véhicules de
façon adéquate pour disposer des données de trafic utiles à l’appréciation
économique ultérieure à l’aide du modèle en usage dans l’Administration.

Le CPS précisera si le trafic escompté sera projeté dans le temps


par application de vecteurs de croissance standard ou si l’étude
comporte la tâche d’en proposer de spécifiques au projet.

Le CPS stipulera si l’évaluation du trafic doit être menée à partir


des résultats des comptages de l’Administration et autres données
disponibles ou s’il y a lieu pour le Bureau d’Etudes de procéder à des
comptages complémentaires ou à une enquête origine – destination ;
dans ce cas, ces opérations seront organisées, conduites et exploitées
selon les dispositions des articles 16 et 17 ci-dessous ; dans tous les
cas, le Bureau d’Etude tiendra l’Administration informée dans les

- 11 -
conditions prévues au fascicule 1, chapitre 2, article 6 du présent
CPC du déroulement de la collecte de données et des méthodes
envisagées, puis utilisées pour en déduire les prévisions de trafic.

5,2– Données géotechniques

Le Bureau d’Etude dressera, à partir des cartes géologiques,


données et informations disponibles, la carte géologique de chacun
des couloirs sélectionnés et en analysera les caractéristiques en ce
qui concerne :

– L’importance des massifs rocheux à traverser,


– La stabilité des versants,
– La présence éventuelle de formations impliquant des difficultés
géotechniques graves : marécages, tirs, nappes,
– La possibilité de réutiliser les déblais en remblais.

S’il ressort de cette analyse que la sélection des couloirs, au sens


de l’article 4 ci-dessus, est susceptible de dépendre de données ne
pouvant être recueillies que sur le terrain, le Bureau d’Etudes
procédera à une reconnaissance géotechnique visuelle.

Sauf disposition contraire du CPS, ou proposition du bureau


d’Etudes justifiée par des circonstances exceptionnelles et agréées
par l’Administration, le recueil de données géotechniques ne donnera
pas lieu à l’exécution de sondages.

5,3– Données hydrologiques

L’aspect hydrologique sera obligatoirement évoqué en ce qui


concerne l’existence éventuelle de cours d’eau importants à franchir,
d’une multiplicité de petit cours d’eau et ravines ou de zone inondable.

Il sera procédé à la collecte de toutes données disponibles utiles


pour déterminer l’incidence de ces obstacles sur la faisabilité du
projet dans le ou les couloirs concernés et permettra d’évaluer leur
incidence sur son coût.

- 12 -
5,4– Données spécifiques

Le Bureau d’Etudes réunira les données spécifiques de l’environ-


nement du projet dans les conditions précisées par le fascicule 1er,
article 5 du présent CPC.

ARTICLE 6 CHOIX DE NORMES

Les tâches à accomplir en matière de choix de normes seront


définies par le CPS.

ARTICLE 7 DEFINITION DES PARTIS

Cet élément est l’aboutissement et l’objet principal de l’étude. Il


comporte :

– Le dessin, sur carte à l’échelle de 1/50.000 à 1/200.000,


éventuellement agrandie à seule fin de faciliter le dessin et la
lecture, selon la difficulté du terrain, d’une ou exceptionnellement
plusieurs esquisses de tracé pour chacun des couloirs
sélectionnés,
– Si le CPS le prescrit, le report du tracé sur une photomosaïque,
il précise alors s’il s’agit d’un simple assemblage de photographies
aériennes ou d’un orthophotoplan avec ou sans altimétrie; il
spécifie l’échelle,
– Une analyse technico-économique sommaire définie par le CPS
et établie en concordance avec les hypothèses du modèle
d’appréciation économique des projets routiers de l’Administration,
– Le classement, par ordre d’intérêt décroissant, d’après les
conclusions de l’analyse technico-économique ci-dessus, des
variantes représentées par les esquisses de tracé,
– Les propositions du Bureau d’Etudes en matière de définition
des partis, c’est à dire des variantes à retenir pour étude plus
approfondie.

- 13 -
ARTICLE 8 PROPOSITION D’ETUDES

La proposition d’études consiste en la remise :

– d’une part, d’un dossier d’études de définition, conforme aux


dispositions de l’instruction sur la composition des dossiers de projet
en vigueur,
– d’autre part, si le CPS le prescrit, dans le cadre du dossier
d’études de définition ou en dehors selon ces dispositions, d’un
dossier d’appel à la concurrence pour la suite des études établies
selon les instructions de l’Administration quant au mode d’appel à la
concurrence, au niveau d’étude et au choix des partis. Ce dossier est
établi en conformité avec les documents normatifs (CPS type par
exemple) en vigueur. Il précise autant que possible, pour chacun des
partis la méthode d’étude à y appliquer, les limites de la bande
d’étude devant faire l’objet d’opérations topographiques.

- 14 -
CHAPITRE I - 2
CAS GENERAL

ARTICLE 9 CONSISTANCE DE L’ETUDE DE DEFINITION

L’étude de définition d’un tracé routier peut porter sur :

– la construction d’une route neuve, c’est à dire par convention,


d’une route n’incorporant pas dans son tracé de routes existantes sur
plus des deux tiers de sa longueur,
– l’aménagement d’une route existante dans le cas contraire ; on
distingue alors les aménagements de capacité, dont l’objet principal
est d’accroître la capacité d’une arète du réseau routier et les
aménagements d’itinéraire concernant habituellement des routes
à faible trafic et dont l’objet principal est d’améliorer le niveau de
service sans que le degré de congestion y joue un rôle essentiel.

Une étude de définition peut, dans l’un et l’autre cas, comporter les
éléments ci-dessous :

- recueil des données de base,


- détermination des couloirs,
- recueil de données complémentaires,
- choix de la catégorie,
- définition des partis.

ARTICLE 10 RECUEIL DES DONNEES DE BASE

Dans tous les cas, les données de base à recueillir sont :

– la topographie du terrain où le projet est susceptible de se


développer ; sauf disposition contraire du CPS, on utilisera la

- 15 -
carte au 1/50 000 disponible à la division de la carte de la Direction
de la Conservation Foncières et des Travaux Topographiques,
– des photographies aériennes éventuellement agrandies,
lorsqu’elles sont disponibles ;
– les données de trafic ; elles seront ordinairement déduites des
comptages de l’Administration. Le CPS prescrit éventuellement
l’exécution par le Bureau d’Etudes de comptages complémentaires
ou d’une enquête origine-destination. Ces opérations seront alors
organisées, conduites et exploitées selon les dispositions des
articles 16 et 17 ci-dessous.

A moins qu’il soit procédé à une enquête, il sera distingué que deux
catégories de véhicules : dans le cas d’une enquête, distinction sera
faites de diverses catégories de véhicules de façon adéquate pour
disposer des données de trafic utiles à l’appréciation économique
ultérieure du projet à l’aide du modèle en usage dans l’Administration.

– données de géographie physique, économique et humaine.


– les données particulières : elles seront recueillies conformément
aux dispositions du fascicule 1er, article 5 du présent CPC.

Dans le cas des aménagements de routes existantes, la collecte


des données de base comporte en outre l’établissement d’un schéma
itinéraire, où sont représentées les caractéristiques en plan, profil en
long et profil en travers de la route existante, ainsi que la position et
les caractéristiques essentielles des ouvrages d’art et
d’assainissement. Le schéma itinéraire, qui doit permettre de décider
quelles sections de la route existante seront conservées, avec ou
sans aménagements ponctuels, a habituellement la forme d’un
graphique linéaire, où est figurée la localisation ( point kilométrique )
des points remarquables du tracé en plan, en profil en long, profil en
travers, des ouvrages d’art etc… ; les caractéristiques
correspondantes sont données sous le graphique en forme de
tableau ; le CPS précise quels documents contenant tout ou partie

- 16 -
des données nécessaires pourront éventuellement être
communiqués au Bureau d’Etudes. L’existence de tels documents
ne dispose pas celui-ci de vérifier sur le terrain l’exactitude des
informations qu’il contient. En l’absence de tels documents, ou s’ils
sont incomplets, le Bureau d’Etudes procédera à la collecte des
données utiles sur le terrain, par des méthodes simples et avec des
instruments portatives : hodomètre décamétrique, clisimètre,
boussole, ruban etc…

Dans tous les cas, le schéma itinéraire sera finalement dressé à


l’échelle convenable, de l’ordre du 1/5 000 au 1/10 000 pour permettre
la lecture et l’exploitation aisée des données.

ARTICLE 11 DETERMINATION DES COULOIRS

Le CPS définit les extrémités du projet et éventuellement d’autres


points de passage obligé, et le degré de précision avec lequel ils sont
imposés.

La détermination des couloirs consiste, à partir des données de


base recueillies, à rechercher sur les documents topographiques
disponibles, généralement la carte au 1/50 000, les bandes de terrain
où le projet est susceptible de se développer.

Dans le cas des aménagements de routes existantes, la détermination


des couloirs comporte en outre la détermination des parties de tracé à
conserver ; plusieurs variantes, correspondant à des niveaux de service
différents seront autant que possible envisagées ; entre les sections
conservées, les couloirs sont déterminés comme il est dit ci-dessus.

S’il apparaît que la sélection des couloirs est susceptible de


dépendre de données ne pouvant être recueillies que sur le terrain, il
sera procédé à une reconnaissance visuelle.

ARTICLE 12 RECUEIL DE DONNEES COMPLEMENTAIRES

- 17 -
Le recueil de données complémentaires consiste en la collecte :
– des données géotechniques : cet aspect sera obligatoirement
évoqué en ce qui concerne l’existence éventuelle de massifs
rocheux à traverser, de versants instables, ou de formations
impliquant des difficultés géotechniques graves (marécages, tirs,
etc ...). En l'absence de telles particularités, il sera admis de
simplement constater que le projet ne se heurtera à aucune
difficulté géotechnique particulière ; dans le cas contarire, il sera
procédé à une reconnaissance géotechnique, avec le concours
d’un spécialiste, en vue de reporter sur la carte des couloirs
l’emplacement des passages difficiles et d’apprécier qualitativement
leur degré de difficulté,
– de données relatives aux ouvrages d’art, inventaire des ouvrages
d’art importants à construire et recueil des données géotechniques
disponibles permettant d’apprécier les difficultés de fondations
éventuelles,
– des données hydrologiques : l’aspect hydrologique sera
obligatoirement évoqué, en ce qui concerne l’existence éventuelle
de cours d’eau importants à franchir, d’une multiplicité de petits
cours d’eau et ravines, ou de zones inondables. En l’absence de
telles particularités il sera admis de simplement constater que le
projet ne se heurtera pas à des difficultés de nature à en renchérir
notablement le coût. Dans le cas contraire, il sera procédé à la
collecte de toutes données disponibles utiles : largeur du lit au
niveau des plus hautes eaux et débit des cours d'eau importants,
configuration des ravines, niveau des plus hautes eaux des
zones inondables.

ARTICLE 13 CHOIX DE LA CATEGORIE

Le choix de la catégorie consiste à choisir la catégorie, au sens de


l’Instruction sur les Caractéristiques Géométriques des Routes de Rase
Campagne, des sections de routes neuves ou de routes à aménager.

A moins que le CPS le stipule expressément, le choix de la catégorie


ne repose pas sur une analyse technico-économique formelle ; il

- 18 -
s’opère en étroite liaison avec l’Administration, compte tenu des
divers facteurs susceptibles d’influer sur le choix, trafic et difficulté du
terrain notamment ; des catégories différentes sont adoptées s’il y a
lieu pour des sections homogènes vis-à-vis des mêmes facteurs.

ARTICLE 14 DEFINITION DES PARTIS

Cet élément est l’aboutissement et l’objet principal de l’étude. il


comporte :

– l’élimination éventuelle des couloirs que les données complémentaires


ou l’examen plus attentif de la configuration du terrain feraient
apparaître certainement moins intéressants que d’autres,
– le dessin, sur les documents topographiques disponibles,
généralement la carte à l’échelle de 1/50 000, ou sur photographies
aériennes disponibles, d’une esquisse de tracé pour chacun
des couloirs retenus ; cartes et photographies aériennes sont
agrandies s’il y a lieu pour faciliter le dessin et la lecture,
– une analyse technico-économique sommaire définie par le CPS
et établie en concordance avec les hypothèses du modèle
d’appréciation économique des projets routiers de l’Administration

ARTICLE 15 PROPOSITION D’ETUDES

La proposition d’études consiste en la remise :

– d’un dossier d’étude de définition, conforme aux dispositions de


l’instruction sur la composition des dossiers de projet en vigueur,
– dans le cadre de ce dossier ou en dehors selon ces dispositions,
d’un dossier d’appel à la concurrence pour la suite des études
établi selon les instructions de l’Administration quant au mode
d’appel à la concurrence, au niveau d’étude et au choix des
partis. Ce dossier sera établi en conformité avec les documents
normatifs (CPS type par exemple ) en vigueur.

Ce dossier précise autant que possible, pour chacun des partis, les
méthodes d’étude à leur appliquer et les limites de la bande d’étude

- 19 -
devant faire l’objet d’opérations topographiques.
CHAPITRE I– 3

COMPTAGES ET ENQUETES ORIGINE – DESTINATION

(dispositions communes au cas des autoroutes et au cas géné-


ral)

ARTICLE 16 COMPTAGES DE TRAFIC

Le Bureau d’Etudes ne procède à des comptages de trafic que si


le CPS le prescrit.

Le CPS indique le nombre approximatif de points de comptage, le


nombre de périodes de comptages et la durée de ces périodes.

Le CPS précise enfin quels moyens, en personnel et en matériel,


l’Administration entend mettre à la disposition du Bureau d’Etudes et
éventuellement quels moyens en matériel le Bureau d’Etudes devra
se procurer et mettre en oeuvre ; sauf dérogation du CPS, ce matériel
devient la propriété de l’Administration en fin d’étude.

Pour le reste, le Bureau d’Etudes est responsable de l’organisation


et de l’exécution des comptages, en particulier du choix des
emplacements et époques auquel il est procédé après analyse des
résultats des comptages de l’Administration. Il avertit l’Administration
suffisamment à l’avance pour permettre à celle-ci de contrôler la bonne
exécution des comptages.

Quelle que soit la méthode de comptage, des comptages manuels

- 20 -
sont effectués pour déterminer, de façon statistiquement significative,
la proportion des véhicules de différentes catégories.

ARTICLES 17 ENQUETES ORIGINE – DESTINATION

Le Bureau d’Etudes ne procède à une enquête Origine–Destination


que si le CPS le prescrit.

Le CPS indique le nombre approximatif de postes d’enquête,


précise si l’enquête y sera uni– ou bidirectionnelle, stipule le nombre
de périodes d’enquêtes et la durée de ces périodes ; il peut prescrire
le recueil de certaines informations, utiles ou non à l’étude.

L’enquête est toujours assortie de comptages à tous les postes


d’enquête ; les dispositions de l’article 16 ci-dessus s’y appliquent.

Pour le reste, le Bureau d’Etudes est responsable de l’organisation


et de l’exécution des enquêtes, opérations qui comportent :

– la définition des informations utiles à l’étude, qui englobent


obligatoirement toutes celles ultérieurement nécessaires à
l’application économique,
– le découpage de la zone d’influence (généralement le Maroc
entier) en un nombre suffisant de zones pour prévoir correctement
l’affectation du trafic à l’arête projetée,
– le choix des points d’enquête, aux même fins,
– le choix des époques auquel il est procédé après analyse des
fluctuations saisonnières révélées par les résultats des comptages
de l’Administration,
– la formation des enquêteurs, y compris au moins une journée
d’enquête-pilote sur le terrain pour tous les enquêteurs,
– l’exécution de l’enquête sur le terrain,

- 21 -
– son dépouillement, par les méthodes statistiques adéquates,
pour aboutir à une matrice des flux entre zones telle que leur
émission soit égale à leur réception.
CHAPITRE I–4

PRESCRIPTIONS DIVERSES

(cas des autoroutes et cas général)

ARTICLE 18 ETAPES D’ETUDE

Dans le cas des autoroutes, sauf disposition contraire du CPS,


l’étude de définition comporte deux étapes :

– étape I, se terminant par la sélection de couloirs (article 4 du


chapitre I-1),
– étape II, aboutissement à la proposition des partis à retenir et
des méthodes d’étude à leur appliquer.

Ces deux étapes font l’objet de délais d’exécution distincts.

Etape I donne lieu à la remise d’un rapport présentant l’ensemble


des tâches accomplies et les propositions du Bureau d’Etudes quant
aux couloirs dont l’étude doit être poussée.

Etape II donne lieu à la remise d’un dossier d’étude de définition


conforme à l’Instruction sur la composition des dossiers de projets en
vigueur.

Un délai, dont le CPS fixe la durée, est laissé à l’Administration,


entre les deux étapes, pour examen des propositions du rapport
étape I et prise de décision.

- 22 -
Dans le cas général, sauf disposition contraire du CPS, l’étude de
définition est menée en une seule étape.
ARTICLE 19 MODE DE RÉMUNÉRATION DES ÉTUDES

Les études de définition, comptages, et enquêtes origine–destination


s’il en est demandé, non compris, sont payées :

– par un forfait pour chacune des deux phases de l’étude dans le


cas des autoroutes,
– par un forfait unique dans le cas général.

Les comptages, dans leur ensemble, s’il en est demandé d’indé-


pendants d’une enquête origine–destination, sont payés par un forfait
unique, payable, sous réserve des dispositions du fascicule 2 relatives
au paiement d'acomptes, à la présentation, par le Bureau d’Etudes,
des résultats des comptages mis en forme définitive. Toutefois si le
CPS prescrit la mise en oeuvre, par le Bureau d’Etudes, de matériel
destiné à devenir la propriété de l’Administration, un prix distinct sera
prévu pour le paiement de cette prestation, payable à la remise du
matériel en bon état de marche à l’Administration.

L’enquête origine–destination, y compris les comptages qui y sont


associés, est payée le cas échéant par un forfait unique, payable, sous
réserve des dispositions susvisées relatives au paiement d’acomptes,
à la présentation par le Bureau d’Etudes, des résultats de l’enquête
après dépouillement complet. Si le CPS prescrit la mise en oeuvre

- 23 -
par le Bureau d’Etudes, de matériel destiné à devenir la propriété de
l’Administration, cette prestation fait l’objet d’une rémunération distincte,
dans les conditions précisées ci-dessus à propos des comptages.
TITRE II : ETUDES D’AVANT PROJET

CHAPITRE II - 1

CONSISTANCE DES ETUDES

ARTICLE 20 GENERALITES

Une étude d’avant-projet, telle que définie par le Fascicule 1, article 4


du présent CPC, peut comporter en ce qui concerne seulement l’étude
du tracé, au sens de l’introduction du présent fascicule 2, les éléments
ci-dessous ; le CPS précise lesquels de ces éléments font effectivement
partie de l’étude ; il peut stipuler que tout ou partie de ces éléments
consistent en la mise à jour d’une étude antérieure. Dans tous les
cas, sauf dérogation du CPS, l’étude doit aboutir à la production d’un
dossier d’avant-projet conforme aux dispositions de l’instruction sur la
composition des dossiers de projets en vigueur.

Les éléments d’étude sont les suivants dans l’ordre où il sont, en


principe, exécutés :

– travaux topographiques, sections de route neuve,


– travaux topographiques, sections de route existante incorporées
au projet, sous réserve éventuellement d’aménagements ponctuels,
– étude géotechnique
– étude hydrologique
– localisation et dimensionnement de tous les ponts et ouvrages
d’art assimilés au sens du fascicule 4 du présent CPC,
– localisation et dimensionnement dans la mesure utile à l’étude

- 24 -
du tracé, des autres ouvrages d’art,
– dimensionnement approché des chaussées,
– définition du tracé,
– métré des ouvrages et évaluation des coûts,
– appréciation du projet,
– évaluation économique,
– implantation ou balisage du tracé.

Cette énumération suppose que les partis sont définis par le CPS ou
des documents auxquels il se réfère, comme par exemple un dossier
d’Etude de Définition par :

– un couloir ;
– des normes (cas des autoroutes) ou une catégorie (caractéristiques
géométriques et profil en travers type),
– une esquisse de tracé.

En l’absence d’un ou plusieurs de ces éléments, il sera procédé


à leur détermination conformément aux prescriptions communes
du Titre I ci-dessus et, le cas échéant, aux prescriptions spéciales
du CPS. Les prestations correspondantes font alors partie de la
définition du tracé.

On notera qu’il n’est pas fait distinction du cas des autoroutes et du


cas général ; les méthodes d’étude ne présentent pas en effet, d’un
cas à l’autre, de différence de structure.

ARTICLE 21 VARIANTES

Le CPS définit le ou les partis (au sens du Titre I du présent fascicule)


à étudier. Ces partis, sauf disposition contraire du CPS font l’objet de
travaux topographiques, correspondant au cas d’espèce, d’une étude
géotechnique et d'une étude hydrologique ; lorsque ces éléments
d'étude ont été accomplis, l’Administration se réserve de décider, de
sa propre initiative ou sur proposition du Bureau d’Etudes , de ne pas

- 25 -
poursuivre l’étude de tout ou partie des partis. Ceux éventuellement
retenus sont alors qualifiés de variantes.
ARTICLE 22 TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES ET METHODES D’ETUDE
SECTIONS DE ROUTE NEUVE

Le CPS définit les partis soumis à ce type de travaux.

Les méthodes ci-après peuvent être envisagées :


- implantation directe,
- implantation semi-directe,
- bande cotée, au sol ou par photorestitution.

Le CPS précise lesquelles de ces méthodes sont admises.

22,1– Implantation directe

Cette méthode comporte :

– le balisage d’un tracé, reconnu sur le terrain, avec l’aide, en terrain


mouvementé, d’un clisimètre,
– la définition et l’implantation, par des mesures topographiques,
d’une polygonale dont les côtés portent les alignements droits du
tracé, et dont les sommets constituent des points de polygonation,
au sens du Fascicule 1er, Article 16 du présent CPC,
– la définition et l’implantation des courbes,
– le nivellement du profil en long,
– le levé de profils en travers,
– le report du tracé en plan et de ses éléments d’implantation, du
profil en long ainsi que des profils en travers aux échelles
prescrites par le CPS.

La détermination et l’implantation des éléments du tracé, le nivellement


du profil en long ainsi que le levé de profils en travers se font par
des méthodes et à l’aide d’instruments permettant d’atteindre la
précision ordinaire stipulée à l’article 25 du fascicule 1 pour les
plans topographiques à l’échelle prescrite par le CPS. Il est levé

- 26 -
suffisamment de points d’axe et de points de profil en travers pour
satisfaire aux conditions de densité du même article ; il n’est imposé de
lever de points durs et de détail au sens de l’article 17 du fascicule 1
que pour autant que nécessaire pour définir le raccordement du profil
avec des sections de route existante ou figurer convenablement les
accidents de terrain et éléments isolés situés dans l’emprise des
terrassements.

Le tracé ainsi défini en plan et implanté est considéré comme


définitivement arrêté.

22,2– Implantation semi-directe

L’implantation semi-directe comporte les mêmes tâches que


l’implantation directe définie ci-dessus au présent article. Toutefois la
polygonale et les courbes de raccordement ne sont considérées que
comme une ébauche du tracé , celui-ci étant appelé à être optimisé
au bureau.

A cet effet, il est levé des profils en travers et des points de détail
dans une bande suffisamment large, le Bureau d’Etudes étant tenu
de compléter le levé si nécessaire sans que l’obligation de retourner
sur le terrain lui ouvre de droit à rémunération spéciale.

22,3– Bande cotée

On entend par bande cotée un plan topographique, au sens du


fascicule 1ER du présent CPC, représentant le terrain où se
développe un parti dont l’étude est prescrite par le CPS ; celui-ci
en stipule l’échelle. Il peut en définir l’étendue. A défaut :

– si l’établissement de la bande cotée est, selon les dispositions


du CPS, payé à l’unité de surface, le Bureau d’Etudes est tenu d’en
soumettre l’étendue à l’accord préalable de l’Administration ; si la
bande cotée s’avère insuffisante en cours d’étude, le Bureau d’Etudes
est tenu de procéder, avec l’accord préalable de l’Administration, aux

- 27 -
levés complémentaires nécessaires. Leur règlement s’effectuera aux
prix de base du marché, sauf disposition contraire du CPS.
– si, au contraire, l’établissement de la bande cotée est payée par
un forfait, le Bureau d’Etudes en fixera librement l’étendue ; il sera
tenu de procéder, sans pouvoir prétendre à aucune rémunération
complémentaire, aux levés complémentaires qui s’avèreraient
nécessaires en cours d’étude.

ARTICLE 23 TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES – SECTIONS DE ROUTES


EXISTANTES

Les travaux topographiques portant sur les sections de routes


existantes incorporées au tracé, comportent :

– la détermination générale du tracé,


– le levé des plans de détail nécessaires à l’étude.

La détermination générale du tracé comporte le levé de l’axe, en


plan et profil en long, et le levé de profils en travers ainsi que des
détails compris dans l’emprise du projet.

Le CPS stipule :

– les sections de route à traiter,


– s’il est demandé un levé tachémoètrique ou un levé régulier au
sens du fascicule 1er du présent CPC, les échelles en plan, profil en
long et en profil en travers.

L’espacement des points levés sur l’axe est régi par les règles de
densité énoncées, pour les levés linéaires, par le fascicule 1er du présent
CPC pour l’échelle prescrite ; il est en outre levé un point d’axe au
droit de tout ouvrage d’assainissement, au sens du fascicule 4 du
présent CPC et au moins 3 (trois) points d’axe au droit de tout mur de
soutènement, avec un espacement maximal de 5 (cinq) mètres.
Sauf stipulation contraire du CPS, il est levé un profil en travers au
droit de chaque point d’axe.

- 28 -
L’espacement des points levés sur le terrain naturel est régi par les
règles de densité applicables aux levés linéaires, à l’échelle prescrite
pour les profils en travers, par le fascicule 1er du présent CPC.

Les travaux topographiques susvisés aboutiront obligatoirement à


la production d’un plan du tracé, d’un profil en long et d’un cahier de
profils en travers aux échelles prescrites. Le plan du tracé fera apparaître
tous les éléments énoncés ci-dessus à propos des profils en travers
ainsi, s’il y a lieu, que tous obstacles naturels ou artificiels dans la
bande correspondant à la largeur des profils en travers. Le Bureau
d’Etudes procédera en outre à l’analyse du tracé en plan et du profil
en long, qui seront décomposés en éléments :

– alignements droits, courbes circulaires et s’il y a lieu courbes de


raccordement progressif (clothoïdes) en ce qui concerne le
tracé en plan,
– alignements droits, dont la pente sera précisée, et raccordements
paraboliques en ce qui concerne le profil en long.

Cette décomposition en éléments sera figurée, selon les conventions


en usage pour les projets, sur le tracé en plan et le profil en long ; la
position en plan et l’altitude théoriques correspondant à cette
décomposition seront calculées pour chaque point d’axe.

ARTICLE 24 LEVE DE PLANS DE DETAIL

Qu’il s’agisse de sections de route neuve ou de sections de route


existante, il est procédé à des levés de plan de détail :

– pour les aménagements de carrefours,


– partout où c’est nécessaire, en vue d’aménagements ponctuels
ou en raison des particularités de l’environnement.

La localisation, l’étendue et l’échelle des levés de plan de détail


peuvent être spécifiées par le CPS ou peuvent être arrêtées par

- 29 -
l’Administration sur proposition du Bureau d’Etudes.

Les levés de plan de détail sont effectués et aboutissent à la


production de documents graphiques et écrits conformément aux
dispositions du fascicule 1er du présent CPC.

ARTICLE 25 ETUDE GEOTECHNIQUE

L’étude géotechnique est soumise aux dispositions du fascicule


1er du présent CPC.

Elle est obligatoire, sauf dérogation du CPS, et consiste notamment


en :
– l’identification des familles des sols rencontrées en vue de
déterminer leur aptitude à constituer des remblais ainsi que les
pentes à donner aux talus,
– la délimitation précise des zones d’instabilité avec la détermination
des procédés de consolidation les mieux adaptés à chaque cas,
– dans tous les cas, l’examen visuel soigné du terrain où se
développent les partis étudiés, examen dont l’Administration est
prévenue au moins quinze jours à l’avance et auquel elle se
réserve d’assister ; il en est rendu compte par un rapport
appuyé de photographies,
– toutes opérations complémentaires, sondages et essais de
laboratoire notamment, prescrites par le CPS ou proposées par le
Bureau d'Etudes et agréés par l'Administration, ou prescrite par
celle-ci à la suite de l’examen visuel.

L’examen visuel précèdera obligatoirement l’étude du tracé ;


l’Administration peut prescrire par ordre de service de surseoir à
celle-ci jusqu’à ce que tout ou partie des résultats des opérations
complémentaires soient acquis ; le cours du délai contractuel est alors
suspendu, sans que le Bureau d’Etudes puisse prétendre à rémunération
complémentaire ou indemnité du fait de l’interruption de l’Etude.

ARTICLE 26 ETUDE HYDROLOGIQUE

- 30 -
Le Bureau d’Etudes procède aux investigations hydrologiques et
hydrauliques dont la consistance est définie pour cette phase d’étude par
le fascicule 4 du présent CPC, pour les ponts, ouvrages d’assainissement
et ouvrages spéciaux de chacun des partis d’études.

ARTICLE 27 LOCALISATION ET DIMENSIONNEMENT DES OUVRAGES


D’ART

Les prescriptions du présent article étant relatives à l’étude des


tracés ne sauraient en aucun cas contrevenir aux dispositions du
fascicule 4 du présent CPC. Il est procédé à la localisation et au
dimensionnement approché des ouvrages d’art en deux temps :

– avant la définition du tracé :


l pour les ouvrages dont le coût est susceptible de varier
notablement d’un point à l’autre du terrain où se développe le
parti étudié en raison soit de la configuration du terrain, soit de
conditions variables de fondations.
l pour les ouvrages susceptibles de constituer un point obligé
en plan ou profil en long,

– après la définition du tracé, pour tous les ouvrages d’art et


d’assainissement.

En fin de compte, la localisation et le dimensionnement approché


des ouvrages d’art comportent :

– le choix, autant que possible par référence aux catalogues


d’ouvrages-types de l’Administration, à défaut par référence à
des ouvrages construits au Maroc ou ailleurs, d’un type d’ouvrages
et de ses caractéristiques de construction essentielles,
– son positionnement en plan et profil en long.

ARTICLE 28 DIMENSIONNEMENT APPROCHE DES CHAUSSEES

Les prescriptions du présent article étant relatives à l’étude du

- 31 -
tracé ne sauraient en aucun cas contrevenir aux dispositions du
fascicule 5 du présent CPC.
Le dimensionnement approché des chaussées consiste en la
distinction, sur le terrain où se développe un parti objet de l’Etude,
de zones homogènes du point de vue de l’épaisseur totale à donner
à la chaussée, pour le type de chaussée le plus usité pour la classe
de trafic de la route objet du projet selon les normes de dimen-
sionnement des chaussées en vigueur.

ARTICLE 29 DEFINITION DU TRACE

La définition du tracé est l’élément essentiel de l’étude d’avant-


projet ; les éléments précédemment décrits fournissent les moyens
d’y parvenir.

Le CPS précise lequel des deux degrés de précision ci-après est


exigé :

– calage définitif de la ligne rouge (c’est à dire de l’axe de la


chaussée, défini en plan et en profil en long),
– calage approximatif de la ligne rouge ; même dans ce cas, le
calage définitif de la ligne rouge est exigé pour tous les ponts et
ouvrages assimilés au sens du fascicule 4 du présent CPC.

Dans l’un et l’autre cas, la définition du tracé comporte les étapes


suivantes :

– recherche du tracé,
– calcul et dessin du tracé en plan et du profil en long,
– mise en place des ouvrages d’art et d’assainissement,
– mise en place des aménagements ponctuels.

29,1– Recherche du tracé

Il n’y a pas lieu à la recherche du tracé dans le cas de l’implantation


directe, au sens de l’article 22.1 du présent chapitre, puisque le tracé

- 32 -
a été fixé définitivement sur le terrain au moment des opérations
topographiques.
Dans tous les autres cas, il sera procédé à la recherche du tracé
pour toutes les variantes, au sens de l’article 21 ci-dessus du présent
chapitre. Elle consiste essentiellement à passer de l’esquisse de
tracé d’une variante à une ligne rouge calée définitivement ou
approximativement, selon les prescriptions du CPS. On distingue
ci-dessous le cas de routes neuves et celui des aménagements de
routes existantes.

29,1.1– Routes neuves


La recherche du tracé comporte en premier lieu une réflexion sur
les données topographiques, géotechniques et hydrologiques en
vue de définir une conception générale du mouvement des terres,
fondée sur l’appréciation de la difficulté d’extraction des déblais, de
leur aptitude au réemploi en remblai, de la disponibilité à plus ou
moins grande distance de matériaux d’emprunt de bonne qualité, de
la plus ou moins grande facilité de disposer des déblais en excédent
et, d’une manière générale, de toutes les circonstances particulières
au projet susceptibles d’influencer notablement sur la structure des
prix de terrassements.

Il est ensuite procédé à la recherche, par des méthodes en général


graphiques, à la détermination d’un tracé en plan et en profil en long
qui, dans le cadre de la conception générale du mouvement des terres,
du respect des normes imposées et des règles de l’art, minimise
approximativement le coût du projet.

29,1.2– Aménagement de routes existantes


La recherche du tracé est, dans ce cas simplifiée par la contrainte
de conserver la majeure partie du tracé existant.

Elle consiste essentiellement :

– à affiner s’il y a lieu la délimitation, définie pour la variante

- 33 -
considérée, des sections conservées et des sections de route
neuve,
– à appliquer aux sections de route neuve les méthodes d’étude
définies ci-dessus à l’article 29,1.1,
– à définir sommairement les aménagements ponctuels, dont
l’étude est ensuite soumise aux prescriptions du fascicule 6 du
présent CPC.

29,2– calcul et dessin du tracé


Le tracé ayant été déterminé graphiquement comme il est dit au
paragraphe 29,1 ci-dessus, il est défini par ses éléments :

– alignements droits, courbes circulaires, courbes de raccordement


progressif (clothoïdes) en plan,
– alignements droits, raccordement paraboliques en profil en long.

Les coordonnées des points remarquables du tracé en plan sont


calculées dans le système utilisé par les travaux topographiques, de
façon à garantir, à la précision près des données topographiques, la
possibilité d’implanter ultérieurement le projet.

Le Bureau d’Etudes n’aura pas, sauf dispositions contraires du


CPS, à produire de cahier complet de profils en travers dans le cadre
du dossier d’Avant- projet ; il n’en est pas moins tenu :

– de définir et présenter le ou les profils en travers-types, et


notamment les pentes de talus les caractéristiques géotechniques
des massifs naturels,
– de produire un profil en travers- type adéquat aux diverses sections
du profil en long, d’en tenir compte dans le calage de la ligne
rouge ainsi que du profil en travers du terrain naturel, il le fera
par les méthodes de son choix ; l’Administration se réserve
toutefois de demander la production de profils en travers minutes
aux points caractéristiques des sections où se concentrent les

- 34 -
terrassements, sans que le Bureau d’Etudes puisse prétendre
de ce fait à aucune rémunération spéciale,
– de produire un profil en travers à l’échelle du plan, tracé au droit
de tous les ouvrages d’assainissement transversaux, en vue de
déterminer ceux où la configuration du terrain ne garantit pas
l’écoulement facile des eaux.

Dans le cas où le CPS prescrit le calage définitif de la ligne rouge, le


Bureau d’Etude procédera à son optimisation ; en d’autres termes, les
opérations ci-dessus décrites seront s’il y a lieu réitérées, entièrement
ou partiellement après métré des ouvrages (élément d’étude décrit à
l’article 30 ci-dessous)

Dans tous les cas, le tracé en plan, le profil en long, le ou les profils
en travers-types seront représentés en fin de compte conformément
aux dispositions de l’instruction sur la composition des dossiers de
projet en vigueur, aux prescriptions du CPS et à défaut à l’usage courant.

29,3– Mise en place des ouvrages d’art et d’assainissement

Sauf, le cas échéant, l’étude de grands ouvrages, l’étude des


ouvrages d’art et d’assainissement fait ordinairement partie de l’étude
d’avant-projet et est menée entièrement à ce niveau dès que le
tracé est suffisamment défini pour le permettre. Elle est soumise
aux prescriptions fascicule 4 du présent CPC et n’est évoquée ici
que pour autant qu’elle conditionne la définition précise du tracé. La
mise en place des ouvrages d’art et d’assainissement consiste
essentiellement en leur report sur le tracé en plan et le profil en
long. Pour ce dernier le report fait usage des données issues de la
localisation et du dimensionnement des ouvrages d’art, élément
d’étude décrit ci-dessus à l’article 27.

Si le CPS prescrit le calage définitif de la ligne rouge, il n’y sera


procédé qu’après que l’étude des ouvrages d’art et d’assainissement
soit assez avancée pour que ne risquent plus d’apparaître de
contraintes précédemment ignorées ; il est notamment procédé, avec

- 35 -
l’accord préalable de l’Administration, aux levés de détail nécessaires
à l’étude de l’écoulement des eaux.
29,4– Mise en place des aménagements ponctuels

La même remarque préliminaire que ci-dessus pour les ouvrages d’art


et d’assainissement s’applique à la mise en place des aménagements
ponctuels, dont l'étude, sauf cas exceptionnel donnant lieu à dérogation
par le CPS, fait obligatoirement partie de l’étude d’Avant-projet et est
menée parallèlement à celle du tracé, selon les dispositions du fascicule
6 du présent CPC. Cette obligation s’applique tout particulièrement
aux échangeurs autoroutiers et aux aménagements de carrefour.

La mise en place des aménagements ponctuels, dans le cadre de


la définition du tracé, comporte :

– le report sur le tracé en plan, avec toute la précision permise par


son échelle, des divers éléments de ces aménagements,
– le calcul des raccordements en plan et en profil en long et
d’une manière générale la vérification de leur compatibilité avec
le tracé principal.

ARTICLE 30 METRE DES OUVRAGES ET EVALUATION DES COUTS

Les quantités afférentes aux ouvrages d’art, aux chaussées et aux


aménagements ponctuels seront évaluées separément. Cette
évaluation, ainsi que celle des coût correspondants, sera menée
conformément aux dispositions des fascicules 4,5,6, du présent CPC.

L’évaluation des quantités de terrassements et de leur coût sera


menée, sauf stipulation contraire du CPS comme suit :
– les volumes de déblais seront évalués en distinguant les sols
selon :
– la difficulté de leur extraction,
– leur aptitude au réemploi en remblai ; à cet effet, il sera établi s’il
y a lieu un tableau de correspondance des sols au sens de
l’article 9,2 du fascicule 3 (Terrassements) du CPC applicable
aux travaux routiers courants.

- 36 -
On distingue d’autre part :
– les déblais mis en remblai dans l’entre-profils,
– les déblais transportés pour être mis en remblai,
– les déblais impropres et excédentaires à évacuer,
– les emprunts éventuellement nécessaires à la constitution des
remblais.

La confection des remblais sera comptée à part.

Le métré des diverses quantités de cette décomposition pourra


être effectué :

– en terrain plat, à partir du profil en travers type en négligeant la


pente transversale du terrain naturel,
– en terrain vallonné ou montagneux, par le calcul des sections de
profils en travers ; il sera admis d’assimiler la coupe du terrain à
une droite, définie par son altitude sur l’axe du projet et sa pente
transversale.

L’espacement des profils en travers ne pourra pas dépasser celui


prescrit par le fascicule 1 du présent CPC à propos de la densité des
levés topographiques linéaires, l’échelle prise en compte étant celle
du fond de plan utilisé pour l’étude du tracé.

Il sera tenu compte de l’épaisseur de terre végétale à décaper


avant exécution des déblais et mise en place des remblais sur la base
de l’étude géotechnique.

L’évaluation des coûts de terrassements sera ensuite menée par


référence aux séries de prix établies par l’Administration ou, à défaut,
aux prix pratiqués récemment pour des travaux analogues, autant
que possible dans la région du projet.

ARTICLE 31 EVALUATION ECONOMIQUE

Si l’évaluation de la rentabilité économique du projet fait partie de


l’Etude, il y est obligatoirement procédé, à l’aide d’un modèle agréé

- 37 -
par l’Administration ou si le CPS le prescrit, mis par celle-ci à la
disposition du Bureau d’Etudes.
Le Bureau d’Etudes est tenu de prendre les dispositions nécessaires
pour que toutes les données nécessaires au fonctionnement normal
du modèle soient réunies par l’Etude.

L’évaluation économique du projet comporte, s’il y a lieu, la


comparaison des variantes.

Le Bureau d’Etudes formule en conclusion son opinion en matière


d’opportunité générale du projet et, si plusieurs variantes ont été étu-
diées, sur le choix de l’une d’elles.

ARTICLES 32 APPRECIATION DU PROJET

Dans tous les cas, le Bureau d’Etudes formule son opinion sur le
projet fondée sur des arguments techniques et de coûts.

Si plusieurs variantes ont été étudiées, il justifie le choix de celle


qu’il propose de retenir.

ARTICLE 33 BALISAGE

Sauf disposition contraire du CPS, le tracé de toutes les variantes

- 38 -
fait l’objet d’un balisage, au sens de l’article 20 du fascicule 1er du
présent CPC.
CHAPITRE II - 2

MODE DE REMUNERATION DES ETUDES

ARTICLE 34 GENERALITES

Il est fait distinction, pour la rémunération de l’étude d’avant-projet :

– des travaux topographiques,


– de l’étude des partis, aboutissant éventuellement à la sélection
comme variantes de tout ou partie d’entre eux,
– de l’étude complète des variantes.

ARTICLE 35 TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES

Les travaux topographiques sont évalués suivant leur nature à


l’unité de longueur de tracé ou à l’hectare en fonction de l’échelle et
éventuellement des difficultés du terrain :

a) pour les routes neuves, la longueur prise en compte est celle de


l’itinéraire retenu à l’intérieur de chacun des partis dont l’étude est
prescrite par le CPS ou par les ordres de service de l’Ingénieur
d’Arrondissement,

b) pour les routes existantes, la longueur prise en compte est celle


comptée sur l’axe de la route existante.

ARTICLE 36 ETUDE DE PARTIS

L’étude de l’ensemble des partis définis par le CPS est payée, sauf
stipulation contraire du CPS, par un forfait unique, qui rémunère le

- 39 -
Bureau d’Etudes de ses prestations en matière de :

– étude géotechnique,
– étude hydrologique, sauf lorsqu’elle est incluse dans le prix
rémunérant l’étude de l’ouvrage ou partie d’ouvrage auquel elle
s’applique,
– localisation et dimensionnement approché des ouvrages d’art,
– dimensionnement approché des chaussées, sauf lorsqu’une
étude de structure de chaussée est rémunérée par un prix spécial,

Telles ces prestations sont que définis aux articles 25, 26, 27, et 28
ci-dessous.

ARTICLE 37 DEFINITION DU TRACE

La définition du tracé, au sens de l’article 29 ci-dessus est payée


au kilomètre :

a) pour les routes neuves, la longueur prise en compte est celle de


l’itinéraire retenu à l’intérieur de chacune des variantes dont l’étude
est prescrite par le CPS ou par les ordres de service de l’Ingénieur
d’Arrondissement,

b) pour les routes existantes, la longueur prise en compte est celle


comptée sur l’axe de la route existante.

Le CPS peut aussi prévoir des prix distincts pour des sections
homogènes en fonction de la difficulté du terrain.

ARTICLES 38 EVALUATION ECONOMIQUE

L’évaluation économique du projet est l’objet d’un prix forfaitaire,

- 40 -
qui est payé autant de fois que le nombre des variantes qui y sont
soumises.
TITRE III : PROJET D’EXECUTION

CHAPITRE III - 1

CONSISTANCE DES ETUDES

ARTICLE 39 GENERALITES

Une étude de projet d’exécution, telle que définie par le fascicule 1,


chapitre 2, article 4 du présent CPC, peut comporter, en ce qui
concerne seulement l’étude du tracé, au sens de l’introduction du
présent fascicule 3, les éléments ci-dessous ; le CPS précise lesquels
de ces éléments font effectivement partie de l’étude ; il peut stipuler
que tout ou partie de ces éléments consistent en la mise à jour d’une
étude antérieure. Dans tous les cas, sauf dérogation du CPS, l’étude
doit aboutir à la production d’un dossier de projet d’exécution conforme
aux dispositions de l’instruction sur la composition des dossiers de
projet en vigueur.

Une étude de projet d’exécution peut, exceptionnellement, comporter


l’étude à ce niveau de plusieurs variantes, au sens du titre II, chapitre
1er, article 21 ci-dessus ; les dispositions du présent titre III, relatives à
l’étude d’une variante unique s’appliquent à toutes les variantes.

Les éléments d’étude sont les suivants, dans l’ordre où ils sont, en
principe, exécutés :

– travaux topographiques,
– étude géotechnique,

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– étude géométrique,
– métré des ouvrages,
– préparation d’un dossier d’appel à la concurrence,
– implantation du tracé,
– plan et état parcellaire éventuellement.

ARTICLE 40 TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES

D’une manière générale, les travaux topographiques sont ceux


nécessaires à la production de documents topographiques aux échelles
prescrites par le CPS, satisfaisant, en matière de densité et de précision
notamment, aux prescriptions du fascicule 1er, chapitre III du présent
CPC.

Toutes ces opérations sont soumises aux prescriptions des articles


22, 23, et 24 du titre II, chapitre 1er du présent fascicule 3.

ARTICLE 41 ETUDE GÉOTECHNIQUE

L’étude géotechnique est soumise aux dispositions du fascicule 1er


du présent CPC.

Si l’étude géotechnique effectuée au niveau de l’avant- projet révèle


un site homogène et l’absence de difficulté, les renseignements
géotechniques réunis au stade de l’avant-projet seront directement
utilisés pour l’étude du projet d’exécution.

Dans le cas contraire, une reconnaissance complémentaire sera


menée afin :

– de définir avec précision les sections auxquelles s’appliquent


éventuellement des profils en travers différents (pentes de
talus, risbermes etc…),
– de fournir les données nécessaires s’il y a lieu à l’établissement
du tableau de correspondance et :
– de localiser les zones d’emprunt et de les évaluer,
– d’effectuer les études spécifiques telles que celle du traitement

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des pentes et talus instables, du franchissement des zones
compressibles, des déblais et remblais de grande hauteur.
Cette reconnaissance comporte des sondages et essais en nombre
suffisant pour préciser quantitativement les problèmes susvisés.

ARTICLE 42 ETUDE GEOMETRIQUE

C’est l’élément essentiel d’une étude de projet d’exécution. Son


objectif est d’aboutir aux documents permettant à l’Entrepreneur
d’effectuer toutes opérations préalables à l’exécution des terrassements,
en particulier le piquetage des crêtes et pieds de Talus. Elle se
décompose en deux tâches principales :

– fin calage de la ligne rouge,


– définition complète des terrassements.

L’une et l’autre interagissent avec les études de chaussée, d’ouvrages


d’art et d’aménagements ponctuels qui sont l’objet des fascicules 4,5
et 6 du présent CPC. L’étude géométrique est menée en parallèle
avec ces études ; elle est, le cas échéant, reprise aussi souvent que
nécessaire pour s’adapter aux ouvrages qu’elles définissent, cette
obligation faisant partie des sujétions de l’étude et ne pouvant en
conséquence donner lieu à aucune rémunération spéciale.

42,1– Fin calage de la ligne rouge

A moins qu’il ait été procédé, au niveau de l’avant- projet, au calage


définitif de la ligne rouge du sens de l’article 29 du titre II, chapitre 1er
ci-dessus, cette tâche comporte en premier lieu le calcul et le dessin
de celle-ci (c’est à dire de l’axe de la chaussée, en plan et profil en
long) avec une précision de calcul du centimètre. Dans tous les cas,
elle comporte, si nécessaire, les adaptations évoquées ci-dessus, en
particulier celles permettant l’optimisation du mouvement des terres,
compte tenu des données géotechniques et de leurs implications en
matière de couche de forme et d’épaisseur de la chaussée proprement
dite. Elle comporte enfin, s’il y a lieu, la coordination fine du profil en long

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et profil en travers (dévers) en vue d’éviter la stagnation des eaux de
pluie sur la chaussée.
42,2– DEFINITION COMPLETE DES TERRASSEMENTS

Cette tâche consiste essentiellement en la définition détaillée :

– des profils en travers- type, profil en section courante, dévers


en virage et raccordement des dévers, profil de l’arase des
terrassements en fonction du profil de la chaussée,
– du profil en travers en chaque point du profil en long,
– des profils en travers caractéristiques (configuration du terrain
naturel justifiant un profil spécial, virages de court rayon, ouvrages
d’assainissement, murs de soutènement).

Le CPS peut prescrire de faire apparaître, sur les profils en travers,


l’horizon des couches de roche présentant des différences en matière
de difficulté d’extraction ou d’aptitude au réemploi en remblai.

ARTICLE 43 AVANT-METRE DES OUVRAGES

Au niveau du projet d’exécution, l’avant-métré des ouvrages a pour


objet non seulement l’évaluation aussi précise que possible des
quantités d’ouvrages, mais en outre la production de documents
permettant autant que possible le paiement des travaux sans qu’il soit
nécessaire de procéder à des mesures sur le terrain.

A cet effet, il est présenté dans la forme prescrite par l’instruction


sur la composition des dossiers de projet, les stipulations du CPS et,
en tout cas, fait apparaître les hypothèses, données et résultats des
calculs de façon à permettre leur vérification par l’Entrepreneur chargé
des travaux.

ARTICLE 44 PREPARATION D’UN DOSSIER D’APPEL A LA CONCURRENCE

L’étude de projet d’exécution comporte si le CPS le prescrit, la


préparation d’un dossier d’appel à la concurrence conforme aux
textes généraux en vigueur en la matière pour le mode d’appel à la

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concurrence choisi par l’Administration. Dans tous les cas, le dossier
contient une estimation détaillée du coût du projet, fondée sur les
quantités d’ouvrages du métré.

ARTICLE 45 IMPLANTATION

Le projet d’exécution fait obligatoirement l’objet d’une implantation


au sens du fascicule 1er, chapitre III du présent CPC, s’il n’ a pas été
procédé lors des travaux topographiques nécessaires à l’établissement
de l’avant-projet.

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CHAPITRE III - 2
MODE DE REMUNERATION DES ETUDES

ARTICLE 46 GENERALITES

L’étude du projet d’exécution est rémunérée comme il est stipulé


ci-dessous.

ARTICLE 47 TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES

Les travaux topographiques sont évalués suivant leur nature à


l’unité de longueur de tracé ou à l’hectare en fonction de l’échelle et
éventuellement des difficultés du terrain, pour les routes neuves et
pour les routes existantes, la longueur ou la superficie prise en
compte est celle afférente au tracé réellement étudié et approuvé ;
si, exceptionnellement, le CPS ou les ordres de service prescrivent
l’étude de plusieurs variantes, la longueur ou la superficie à prendre
en compte est la somme de celles afférentes au tracé approuvé et
aux variantes.

ARTICLE 48 ETUDE GEOTECHNIQUE

Le CPS précise lequel des deux modes ci-après de rémunération


du Bureau d’Etudes est applicable à l’étude du projet d’exécution :

– prix au kilomètre de tracé réellement étudié et approuvé, payant


toutes les prestations revenant au Bureau d’Etudes ; le CPS peut
alors prévoir des prix distincts pour des zones homogènes en
difficulté géotechnique ; si, exceptionnellement, le CPS ou les
ordres de service prescrivent l’étude de plusieurs variantes, la
longueur à prendre en compte est la longueur cumulée du tracé

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approuvé et des variantes,
– prix forfaitaire payant l’ensemble des prestations revenant au
Bureau d’Etudes.

ARTICLE 49 ETUDE GÉOMÉTRIQUE

L’étude géométrique du projet d’exécution, telle que définie à


l’article 42 ci-dessus, est payée au kilomètre de tracé réellement
étudié et approuvé ; si, exceptionnellement, le CPS ou les ordres
de service prescrivent l’étude de plusieurs variantes, la longueur à
prendre en compte est la somme de celles afférentes au tracé
approuvé et aux variantes, le CPS peut prévoir des prix distincts
des zones homogènes en difficulté de terrain où se développe le
tracé.

ARTICLE 50 AVANT- METRE

L’avant-mètre, tel que défini à l’article 43 ci-dessus, est payé au


kilomètre de tracé réellement étudié et approuvé. Le CPS prévoit, le
cas échéant, autant de prix distincts qu’il en est prévu pour l’étude
géométrique.

ARTICLE 51 PLAN ET ETAT PARCELLAIRES

Si le CPS prescrit l’établissement d’un plan et d’un état parcellaires,


cette prestation est payée soit au kilomètre de tracé réellement étudié
et approuvé, soit à la parcelle.

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