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ROYAUME DU MAROC

MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS


DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
ET DE LA FORMATION DES CADRES

DIRECTION DES ROUTES


ET DE LA CIRCULATION ROUTIERE

CAHIER DES PRESCRIPTIONS COMMUNES


APPLICABLES AUX ETUDES ROUTIERES

FASCICULE N° 4

PRESCRIPTIONS COMMUNES AUX


ETUDES D’OUVRAGES D’ART

EDITION 1990
-2-
PRESCRIPTIONS COMMUNES AUX ETUDES
D’OUVRAGES D’ART
SOMMAIRE

TITRE I : DISPOSITIONS COMMUNES A TOUS LES OUVRAGES D’ART . .7

Article 1 Champ d’Application du fascicule . . . . . . . . . . . . . .7


Article 2 Phases d’Etude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7
Article 3 Ouvrages Inclus dans un Projet Routier . . . . . . . . .8

TITRE II : PONTS ET OUVRAGES SPECIAUX . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .9

Article 4 Champ d’application du titre. . . . . . . . . . . . . . . . . .9

CHAPITRE I - Etude de définition

Article 5 Consistance de la phase d’Etude . . . . . . . . . . . . .10


5,1 Investigations Géologiques et Géotechniques . . .10
5,2 Investigations Hydrauliques et Hydrologiques . . .11
5,3 Travaux Topographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11
5,4 Recueil de Données Spécifiques . . . . . . . . . . . . . .11
5,5 Choix d’un Type d’Ouvrage . . . . . . . . . . . . . . . . . .12
5,6 Evaluation du Coût . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .12
5,7 Evaluation Economique Qualitative . . . . . . . . . . ..12
5,8 Définition des Etudes des Phases Ultérieures . . .13

CHAPITRE II – Etudes d’avant-projet

Article 6 Consistance de la Phase d’Etude . . . . . . . . . . . . .14


Article 7 Travaux Topographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
Article 8 Investigations Géotechniques et Hydrologiques . .15
8,1 Reconnaissance géologique . . . . . . . . . . . . . . . . .15
8,2 Etudes hydrologique et hydraulique . . . . . . . . . . .15

-3-
Article 9 Etude des Fondations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .16
Article 10 Adaptation d’un ouvrage – Type . . . . . . . . . . . . .16
Article 11 Etude d’Autres Ouvrages . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
Article 12 Etude d’Esthétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
Article 13 Equipements Particuliers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
Article 14 Evaluation des Quantités d’Ouvrages . . . . . . . . . .18
Article 15 Evaluation du Coût . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
Article 16 Appréciation Economique . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18

CHAPITRE III – Etude de projet d’exécution

Article 17 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20


Article 18 Reconnaissances Géotechniques
Complémentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .21
Article 19 Etude des Fondations et Superstructures . . . . . .21
Article 20 Etude des Equipements Particuliers . . . . . . . . . . .21
Article 21 Cas des Ouvrages-Types . . . . . . . . . . . . . . . . . . .22

CHAPITRE IV - Dossier de concours

Article 22 Dossier de Concours Etabli sur la Base de l’Etude


de Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .23
Article 23 Dossier de Concours Etabli sur la Base de
l’Avant-Projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .24
Article 24 Dossier de Concours Etabli sur la Base du Projet
d’Exécution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .24
Article 25 Etudes Menées Après Concours . . . . . . . . . . . . . .24

TITRE III : OUVRAGES A AMENAGER . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25

Article 26 Champ d’Application du Titre . . . . . . . . . . . . . . . .25

CHAPITRE I - Etude de définition

Article 27 Consistance de la Phase d’Etude . . . . . . . . . . . . .26


Article 28 Choix de l’Intervention . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .26
28,1 Reconnaissance et évaluation de l’état de l’ouvrage 27
28,2 Investigations préalables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27
28,3 Recherche des possibilités d’aménagement . . . .27

-4-
Article 29 Détermination des dimensions principales de
l’aménagement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .28
Article 30 Evaluation du Coût de l’Aménagement . . . . . . . .28
Article 31 Rapport d’étude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .29

CHAPITRE II - Etude d’avant-projet

Article 32 Consistance de la Phase d’Etude . . . . . . . . . . . . .30


Article 33 Examen de la Stabilité et de la Résistance
de l’Ouvrage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .30
Article 34 Note de Calculs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .31
Article 35 Choix entre Aménagement et Reconstruction . . .31
Article 36 Evaluation des Quantités d’Ouvrages . . . . . . . . . .31
Article 37 Evaluation du Coût de l’Aménagement . . . . . . . .32
Article 38 Rapport d’Etude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .32

CHAPITRE III - Etude de projet d’exécution

Article 39 Consistance de l’Etude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .33

CHAPITRE IV - Dossier de concours

Article 40 Etablissement d’un Dossier de Concours . . . . . . .34

TITRE IV : MURS DE SOUTENEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .35

Article 41 Champ d’Application du Titre . . . . . . . . . . . . . . . .35

CHAPITRE I - Etude de définition

Article 42 Murs de Soutènement Liés à un Projet Routier . .36


Article 43 Murs de Soutènement Objet Essentiel de l’Etude 37

CHAPITRE II - Etude d’avant – projet

Article 44 Etude Géotechnique et Hydrologique . . . . . . . . . .38


Article 45 Choix du Type d’Ouvrage . . . . . . . . . . . . . . . . . . .39
Article 46 Adaptation d’un Ouvrage Type . . . . . . . . . . . . . .39
Article 47 Etude d’Autres Ouvrages . . . . . . . . . . . . . . . . . . .40
Article 48 Evaluation des Quantités d’Ouvrages . . . . . . . . . .40

-5-
Article 49 Evaluation du Coût . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..41
Article 50 Dossier d’Avant-Projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .41

CHAPITRE III - Projet d’exécution

Article 51 Consistance de l’Etude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .42

TITRE V : OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .43

Article 52 Champ d’application du Titre . . . . . . . . . . . . . . . .43

CHAPITRE I - Etude de définition

Article 53 Consistance de l’Etude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .44

CHAPITRE II - Etude d’avant - projet

Article 54 Détermination des débits et débouchés superficiels .45


Article 55 Calage en niveau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .46
Article 56 Ouvrages extérieurs à la plate-forme . . . . . . . . . .47
Article 57 Adaptation d’un ouvrage – type . . . . . . . . . . . . . .47
Article 58 Evaluation des quantités d’ouvrages . . . . . . . . . . .48
Article 59 Evaluation du coût . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .48
Article 60 Dossier d’avant-projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..48

CHAPITRE III - Projet d’exécution

Article 61 Consistance de l’étude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .49

TITRE VI : MODE DE RÉMUNÉRATION DES ETUDES . . . . . . . . . . . . . .50

Article 62 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .50


Article 63 Travaux topographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .50
Article 64 Etude de définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .50
Article 65 Etude d’avant-projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..51
65,1 Ponts et ouvrages spéciaux . . . . . . . . . . . . . . . . .51
65,2 Ouvrages à aménager . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .52
65,3 Murs de soutènement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .52
65,4 Ouvrages d’assainissement . . . . . . . . . . . . . . . . .53
Article 66 Projet d’exécution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .53

-6-
TITRE I
DISPOSITIONS COMMUNES A TOUS LES OUVRAGES D’ART

ARTICLE 1 CHAMP D’APPLICATION DU FASCICULE

Les dispositions du présent fascicule s’appliquent à tous les ouvra-


ges d’art routiers, à tous les niveaux d’étude.

Quelque soit le type d’ouvrage d’art, il y a lieu de distinguer les


ouvrages ou parties d’ouvrage (tablier d’un pont par exemple) inclus
dans le Catalogue d’Ouvrages d’Art-Types de la Direction des Routes
et de la Circulation Routière (DRCR) et ceux qui ne le sont pas.

Lorsqu’un des ouvrages de ce catalogue est susceptible de satisfaire


aux objectifs fixés par le CPS, il sera adopté, à moins que des
circonstances particulières, que l’étude devra faire ressortir avec
précision, fasse qu’un autre type d’ouvrage présente un avantage
certain.

On distingue ci-dessous quatre types d’ouvrages dont chacun fait


l’objet des Titres II à V du présent fascicule :

– Ponts et ouvrages spéciaux (à construire ou à reconstruire)


– Ponts à aménager
– Murs de soutènement
– Ouvrages d’assainissement.

ARTICLE 2 PHASES D’ETUDE

Les études d’ouvrages d’art sont ordinairement menées en trois


Phases, au sens donné à ce terme par le fascicule 1 du présent CPC,
sauf les ouvrages d’assainissement, qui ne sont soumis à l’étude de
définition que si le CPS le stipule expressément.

-7-
ARTICLE 3 OUVRAGES INCLUS DANS UN PROJET ROUTIER

Lorsque l’ouvrage est inclus dans un projet routier, l’étude est soumise
aux prescriptions du fascicule 3 du présent CPC.

Pour tout ce qui n’y est pas contraire, l’étude de définition est
menée selon les principes énoncés ci-dessous pour le type d’ouvrage
en cause. Des allègements, s’ils sont prévus par le CPS, sont toutefois
permis, selon que l’ouvrage est un élément plus ou moins important
de l’ensemble du projet, sans que ces allègements puissent avoir
pour conséquence d’altérer les conclusions de l’ensemble de l’étude
de définition du projet ; les autres phases d’étude sont entièrement
soumises aux dispositions du présent fascicule.

-8-
TITRE II
PONTS ET OUVRAGES SPECIAUX

ARTICLE 4 CHAMP D’APPLICATION DU TITRE

Les prescriptions du présent Titre II sont applicables à l’étude


de ponts à construire ou reconstruire, dont une travée au moins
a une portée supérieure à 5 (cinq) mètres ainsi qu’aux radiers
submersibles simples ou évidés et aux ouvrages spéciaux, tels
que galeries, pareavalanches, trémies etc… qui y sont assimilés
par le CPS ; elles ne s’appliquent pas aux études de réparation,
renforcement ou adaptation d’ouvrages existants, qui sont soumises
aux prescriptions du titre III du présent fascicule.

Toutefois, les ouvrages ou parties d’ouvrages dont la structure,


l’importance ou les sollicitations qu’ils sont appelés à supporter sont
en dehors des cas courants, sont soumis aux dispositions du présent
fascicule applicables aux ouvrages courants du même type et aux
dispositions supplémentaires stipulées par le CPS.

-9-
CHAPITRE I
ETUDE DE DEFINITION

ARTICLE 5 CONSISTANCE DE LA PHASE D’ETUDE

L’étude de définition comporte :

– des études hydrologiques et hydrauliques,


– des investigations géologiques et géotechniques, dans la mesure
nécessaire à la définition sommaire des fondations,
– des travaux topographiques,
– la localisation, le choix d’une ou plusieurs variantes de type
d’ouvrage et la détermination de leurs dimensions principales,
– l’évaluation des coûts, l’évaluation qualitative des avantages
économiques que l’ouvrage est susceptible d’apporter et la
comparaison, s’il y a lieu, des variantes,
– le recueil de données spécifiques,
– la définition des études à mener aux phases d’étude supérieures.

Il est établi un dossier d’étude de définition comprenant les pièces


prescrites par l’instruction sur la composition des dossiers de projet
en vigueur.

5,1– Investigations géologiques et géotechniques

Les investigations géologiques et géotechniques ont pour objet la


détermination des données susceptibles d’influer sur le choix d’un
type d’ouvrage et l’évaluation sommaire de son coût. Elles comportent
la recherche des informations disponibles dans les ouvrages en vente
au public, dans les services de l’Administration, d’autres services publics
et parapublics ou auprès d’organismes privés. Elles sont complétées

- 10 -
par les données recueillies au cours d’une reconnaissance visuelle
effectuée par un spécialiste agréé par l’Administration. Celle-ci délivrera
au Bureau d’Etudes les autorisations nécessaires à lui faciliter l’accès
aux informations recherchées.

Le Bureau d’Etudes analyse ces informations, produit un rapport


de synthèse et en exploite la teneur.

Dans tous les cas, il consigne par écrit ses conclusions et formule
ses propositions pour une campagne d’investigations géotechniques,
à mener lors des phases d’étude ultérieures.

5,2– Investigations hydrauliques et hydrologiques

Les investigations hydrauliques et hydrologiques comportent la


collecte de toutes informations disponibles susceptibles d’intérêt
pour le choix d’un type d’ouvrage et la détermination de ses dimensions
essentielles, leur analyse et la rédaction des conclusions du Bureau
d’Etudes.

Celui-ci propose s’il y a lieu les méthodes à appliquer aux phases


d’étude ultérieures pour évaluer les données manquantes ou préciser
les données incertaines.

5,3– Travaux topographiques

Après le choix du site ou des sites potentiels par l’Administration sur


proposition du Bureau d’Etudes, celui-ci procède à l’établissement
d’un plan coté à l’échelle stipulée par le CPS, à défaut 1/1 000, en
vue de localiser les variantes susceptibles d’intérêt et déterminer
approximativement les dimensions essentielles des ouvrages.

5,4– Recueil des données spécifiques

Le Bureau d’Etudes procède, le cas échéant au recueil des données


spécifiques du projet.

- 11 -
5,5– Choix d’un type d’ouvrage et d’un procédé de construction

Le Bureau d’Etudes opère le choix, fondé sur les données qu’il


a recueillies, d’un ou plusieurs types d’ouvrages satisfaisants du
point de vue technique et économique ; il en définit les dimensions
essentielles ; si l’ouvrage n’est pas d’un type couramment réalisé,
ou dans le cas de contraintes d’environnement, le Bureau d’Etudes
définit en outre le procédé de construction.

Si plusieurs types d’ouvrages paraissent dignes d’intérêt, ils seront


proposés comme partis variantes.

5,6– Evaluation du coût

Le Bureau d’Etudes procède à l’évaluation du coût de l’ouvrage


autant que possible par référence à celui d’ouvrages analogues
récemment, à défaut par un procédé simple. Il sera en particulier tenu
compte s’il y a lieu du procédé de construction utilisé.

5,7– Evaluation économique qualitative

L’évaluation économique qualitative comporte :

– dans le cas d’un parti unique, la recherche des avantages de


toute sorte, susceptibles d’être procurés à la collectivité par
l’ouvrage étudié, à prendre en compte dans les analyses
économiques ultérieures,
– dans le cas de plusieurs variantes, la définition du cadre de
l’appréciation économique ou l’analyse multicritère à mener
aux phases d’étude supérieures.

Le Bureau d’Etudes formule enfin son avis sur l’intérêt économique


de l’ouvrage.

- 12 -
5,8– Définition des études des phases ultérieures

Le CPS précise pour quelles phases d’étude supérieures le


Bureau d’Etudes doit formuler une proposition d’études. Ses
recommandations sont présentées dans un rapport où sont exposés
les travaux accomplis.

Si le CPS le prescrit, le Bureau d’Etudes est en outre tenu de


rédiger un Cahier des Prescriptions Spéciales pour la suite des études,
accompagné des pièces utiles à la forme de traité envisagée par
l’Administration.

- 13 -
CHAPITRE II
ETUDES D’AVANT-PROJET

ARTICLE 6 CONSISTANCE DE LA PHASE D’ETUDE

Ce niveau d’étude comporte :

– les travaux topographiques définitifs, à l’exception de l’implantation ;


– les études hydrauliques et hydrologiques complémentaires
éventuelles nécessaires au dimensionnement de toutes les parties
de l’ouvrage,
– l’étude géologique et géotechnique détaillée nécessaire pour la
définition et le dimensionnement des fondations.
– L’étude des fondations,
– L’adaptation d’un ouvrage – type ou l’étude d’autres ouvrages,
– L’étude d’esthétique,
– L’étude des équipements particuliers,
– L’évaluation des quantités d’ouvrages,
– L’établissement d’un détail estimatif,
– L’appréciation économique du projet,

Il est établi un dossier d’avant-projet contenant les pièces prescrites


par l’instruction sur la composition des dossiers de projet en vigueur.

ARTICLE 7 TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES

Le Bureau d’Etudes propose s’il y a lieu le programme de travaux


topographiques complémentaires nécessaires à la localisation exacte
des ouvrages et à leur dimensionnement définitif ; il précise l’échelle
des plans et dessins en fonction de la nature du terrain, du type et
des dimensions de l’ouvrage. L’aire couverte par les travaux est aussi

- 14 -
restreinte que le permettent les conclusions de l’étude de définition
quant à la localisation des ouvrages.

ARTICLE 8 INVESTIGATIONS GÉOTECHNIQUES ET HYDROLOGIQUES

8,1– reconnaissance géotechnique

Sur la base du rapport géotechnique et suivant la ou les variantes


d’ouvrages retenues par l’étude de définition, l’Administration fait
exécuter le programme de sondages et essais de laboratoire jugé
nécessaire à l’étude des fondations de l’ouvrage avec la précision
requise pour l’évaluation de leur coût. Ces sondages et essais
tendront à déterminer la nature, l’épaisseur et les caractéristiques
géotechniques utiles des diverses couches de sol jusqu’à rencontrer une
couche suffisamment résistante pour servir d’assise aux fondations ;
cette dernière est explorée à une profondeur suffisante pour se
prémunir des risques de discontinuité, cavités et surprises géologiques
diverses ; s’il y a des raisons de craindre des surprises pouvant
renchérir notablement l’ouvrage, il sera procédé avec l’accord
préalable de l’Administration à des sondages et essais complémentaires.

8,2– études hydrologique et hydraulique

Le Bureau d’Etudes procédera d’autre part, s’il y a lieu, aux


investigations hydrauliques et hydrologiques complémentaires
nécessaires à la prévision définitive de la hauteur des crues du
cours d’eau franchi par l’ouvrage, tant en vue de l’évaluation des
risques d’affouillement que de la détermination du tirant d’air et du
débouché superficiel nécessaires. Il s’appuiera à cet effet sur les
observations effectuées pendant une période aussi longue que
possible. A défaut d’observations ou si leur fiabilité est douteuse pour
une raison quelconque, il soumettra à l’accord de l’Administration
l’approche théorique la plus indiquée pour établir des prévisions.

Il procède enfin s’il y a lieu aux investigations et calculs hydrauliques


nécessaires à l’évaluation des risques d’affouillement avec une

- 15 -
précision suffisante, tant pour l’étude des fondations que de celles
des protections d’appuis et de berges.

ARTICLE 9 ETUDE DES FONDATIONS

Les fondations de chacun des appuis de l’ouvrage seront étudiées


avec toute la précision permise par les résultats des investigations
décrites à l’article 8 ci-dessus.

Sauf dérogation du CPS ou accord préalable de l’Administration en


cours d’étude, les éléments constitutifs des fondations seront d’un
type couramment réalisé ou réalisable avec les moyens de l’entreprise
nationale.

Elles feront l’objet de notes de calcul précises établies conformément


aux prescriptions des textes généraux cités par le CPS.

Le Bureau d’Etudes est tenu d’affecter à l’étude des fondations au


moins un Ingénieur parfaitement averti des problèmes rencontrés
dans le cas spécifique de l’étude en cause.

ARTICLE 10 ADAPTATION D’UN OUVRAGE – TYPE

Le catalogue des ouvrages d’art-type de la DRCR précise, pour


chaque type d’ouvrage, le domaine de validité à l’intérieur duquel
l’adaptation est possible par interpolation ou application de formules.
Toute adaptation en dehors de ce domaine est considérée comme
l’étude d’un autre ouvrage, passible des prescriptions de l’article 11
ci-dessous.

A moins que le Bureau d’Etudes dispose déjà d’une reproduction


exacte et complète des documents du Catalogue afférents au type
d’ouvrage en cause, il est tenu d’en faire l’acquisition dans les
conditions fixées par l’Administration. Toute reprise d’étude qui serait
nécessaire par suite de l’usage de documents erronés ou incomplets
serait entièrement à la charge du Bureau d’Etudes.

- 16 -
Le Bureau d’Etudes est tenu de produire des documents exactement
semblables à ceux du catalogue et aussi complets, à la seule différence,
s’il y a lieu, des dimensions qui ont rendu l’adaptation nécessaire ; il
est également tenu de le faire lorsqu’un ouvrage type est emprunté
au Catalogue sans aucune modification.

ARTICLE 11 ETUDE D’AUTRES OUVRAGES

Le dimensionnement des éléments constitutifs des ouvrages ou


parties d’ouvrage autres que les ouvrages d’art-types comprend la
définition, justifiée par une note de calculs, de leurs dimensions
principales et des matériaux entrant dans leur composition avec une
précision suffisante pour :

– permettre de vérifier la validité de la solution proposée de tous


les points de vue, y compris celui de leur aspect,
– d’en évaluer le coût avec la précision requise à ce niveau d’études.

La note de calcul doit être établie conformément aux textes


réglementaires en vigueur. Elle peut être limitée à la justification des
dimensions principales, mais elle doit être aussi exacte et précise que
le permettent les données disponibles.

A moins que l’ouvrage, bien que ne figurant pas au catalogue des


ouvrages d’Art-Types, soit d’un type couramment réalisé, le procédé
de construction est défini avec précision, sans qu’il soit toutefois
exigé de notes de calcul des ouvrages provisoires.

ARTICLE 12 ETUDE D’ESTHETIQUE

Dans tous ces cas le Bureau d’Etude produira une vue perspective
permettant d’apprécier l’aspect de l’ouvrage et son intégration au site.

Si le CPS le prescrit, il sera fait appel à un homme de l’art


expérimenté dans l’étude esthétique des ponts en vue d’assurer
l’intégration de l’ouvrage dans le site environnant.

- 17 -
ARTICLE 13 EQUIPEMENTS PARTICULIERS

Les équipements particuliers de l’ouvrage, appareils d’appui, dalles


de transition, garde-corps, étanchéité, joints, appareils d’évacuation
des eaux etc… pourront, à ce niveau d’études, n’être définis
qu’approximativement dans la mesure toutefois où l’exactitude
des notes de calcul ne risquerait pas d’en être affectée.

Les équipements susceptibles d’influer sur la qualité esthétique du


projet seront obligatoirement figurés exactement.

ARTICLE 14 EVALUATION DES QUANTITES D’OUVRAGES

L’évaluation des quantités d’ouvrages repose obligatoirement sur


un avant-métré, qui est joint au dossier d’avant-projet.

La distinction entre ouvrages de diverse natures sera, autant qu’il


est possible à ce niveau d’étude, fondée sur la liste du prix du Cahier
des Prescriptions Communes applicables aux travaux de construction
des ouvrages d’art, à défaut, sur l’usage courant.

ARTICLE 15 EVALUATION DU COUT

Il est établi un détail estimatif du coût de l’ouvrage objet de l’étude, en


vue d’évaluer son coût avec la précision requise à cette phase d’étude.
Les natures d’ouvrages y sont distinguées comme il est dit à l’article
14 ci-dessus. Il y est appliqué des prix unitaires déduits autant que
possible des prix de marchés passés récemment pour des ouvrages
analogues, prix corrigés s’il y a lieu pour tenir compte des particularités
du projet, des spécificités régionales et des conditions conjoncturelles.

ARTICLE 16 APPRECIATION ECONOMIQUE

Si le CPS le stipule, il est procédé à l’appréciation économique du


projet et, si plusieurs variantes ont été étudiées, à leur comparaison
économique.

- 18 -
L’analyse prend en considération :

– le coût de construction,
– les coûts d’entretien,
– la valeur résiduelle en fin de période d’étude,
– s’il y a lieu, le bilan des usagers,
– éventuellement, tous autres avantages pour la collectivité
identifiés au niveau de l’étude de définition comme devant être
pris en compte.

Le CPS précise s’il est demandé au Bureau d’Etudes de mener


l’appréciation économique entièrement par ses propres moyens, ou à
l’aide des moyens informatiques de l’Administration et des modèles
qui y sont installés, ou encore de fournir seulement à l’Administration
les données nécessaires à l’utilisation de ces modèles.

Dans tous les cas, le Bureau d’Etudes formule son avis sur
l’opportunité du projet et, si plusieurs variantes ont été étudiées,
sur le choix de la variante la plus avantageuse.

- 19 -
CHAPITRE III
ETUDE DE PROJET D’EXECUTION

ARTICLE 17 GENERALITES

Cette phase d’étude comporte :

– en cas d’insuffisance des données réunies au niveau de


l’avant-projet, les investigations géotechniques et hydrologiques
complémentaires nécessaires à l’étude,
– l’étude des fonctions et des superstructures,
– l’étude détaillée des parties d’ouvrage accessoires,
– si le CPS le prévoit, l’étude du raccordement au réseau routier.

Il est établi un dossier de projet contenant obligatoirement toutes


les pièces prévues par l’instruction sur la composition des dossiers de
projet en vigueur, et en tout cas :

– toutes les notes de calculs ; l’utilisation de l’informatique est


soumise aux dispositions en vigueur s’y rapportant ; en l’absence
de telles dispositions, le logiciel utilisé devra obligatoirement
être d’usage courant pour l’exécution d’études pour le compte
d’organismes officiels et permettre la stricte application des
normes et règlements en vigueur ; le Bureau d’Etudes est en outre
tenu de produire toutes les sorties de machines, lesquelles font
obligatoirement apparaître toutes les données d’entrée,
– tous les avant-métrés, lesquels doivent justifier toutes les
quantités élémentaires d’ouvrages,
– un détail estimatif en tout point conforme aux dispositions des
Cahiers des Prescriptions Communes applicables aux travaux

- 20 -
des ouvrages de l’espèce, sauf dérogation du CPS ou cas reconnu
exceptionnel par l’Administration.

Si le CPS le stipule, le dossier comprend un dossier complet d’appel


à la concurrence.

ARTICLE 18 RECONNAISSANCES GEOTECHNIQUES COMPLEMENTAIRES

Les reconnaissances géotechniques complémentaires de cette


phase d’études ont pour objet de définir aussi exactement que possible
les fondations de chaque appui de l’ouvrage ; dans le cas de fondations
profondes l’Administration fait procéder aux forages complémentaires
de ceux de la phase d’étude de l’avant-projet pour que chaque appui
ait fait l’objet d’au moins un forage ; si la comparaison des coupes
laisse craindre des surprises de nature à entraver l’exécution des
travaux, le Bureau d’Etudes propose le programme de reconnaissance
spécifique jugée opportune.

ARTICLE 19 ETUDE DES FONDATIONS ET SUPERSTRUCTURES

L’étude des fondations et superstructures a pour objet la description


exacte et détaillée de tous les éléments constitutifs de l’ouvrage tant
en ce qui concerne la nature des matériaux que toutes dimensions et
assemblages.

Les fondations sont autant que possible décrites avec la même


précision que les superstructures.

ARTICLE 20 ETUDE DES EQUIPEMENTS PARTICULIERS

Font partie des équipements particuliers les organes :

– indispensables au tablier (les appareils d’appui, les joints de


dilatation),
– assurant le drainage de l’ouvrage (gargouilles, barbacanes,
tranchées drainantes),

- 21 -
– destinés à la protection de l’ouvrage contre l’érosion (gabions,
enrochements),
– utiles aux services concédés (gaines sous trottoirs),
– nécessaire à la sécurité et au confort des usagers (garde-corps,
appareils d’éclairage, glissières de sécurité),
– contribuant à l’esthétique de l’ouvrage (corniches), ces derniers
pouvant être l’un de ceux cités ci-dessus (appareils d’éclairage).

Tous ces équipements doivent être décrits avec précision ; ceux


qui sont normalement acquis, prêts à poser, par opposition à ceux
fabriqués en place ou préfabriqués sur le chantier, sont, dans toute la
mesure utile, définis par référence à leur désignation commerciale,
sans qu’il puisse en résulter qu’une marque ou un fournisseur soit de
ce fait imposé.

ARTICLE 21 CAS DES OUVRAGES-TYPES

Le Bureau d’Etudes est tenu de produire, adaptées s’il y a lieu, toutes


les pièces écrites et dessinées du dossier de l’ouvrage type de la
D.R.C.R. en cause ainsi que tous les éléments complémentaires
nécessaires pour satisfaire aux dispositions énoncées ci-dessus pour
les autres ouvrages.

Il est toutefois dispensé de justifier par une note de calculs les


dispositions figurant au dossier d’ouvrage-type ou qui en sont déduites
par le procédé qui y est défini.

- 22 -
CHAPITRE IV
DOSSIER DE CONCOURS

LE CPS précise la phase à laquelle l’Administration compte arrêter


l’étude et si celle-ci inclut ou non l’élaboration d’un dossier de
concours ; suivant la difficulté du projet et l’urgence de sa réalisation,
le lancement d’un concours peut se faire sur la base :

– de l’étude de définition,
– de l’avant-projet,
– du projet d’exécution.

ARTICLE 22 DOSSIER DE CONCOURS ETABLI SUR LA BASE DE


L’ETUDE DE DEFINITION

Les prescriptions du chapitre I titre II restent valables, sauf en ce


qui concerne les travaux topographiques et les investigations
hydrologiques et géotechniques qui seront suffisamment poussées
pour permettre les études des phases supérieures et l’exécution
des travaux par l’entrepreneur.

L’élaboration du dossier de concours consiste ensuite en


l’établissement des pièces écrites et dessinées faisant ressortir sans
ambiguïté les contraintes à respecter pour satisfaire aux objectifs du
projet. Il est assorti des pièces nécessaires au déroulement de la
procédure de consultation des entreprises.

- 23 -
ARTICLE 23 DOSSIER DE CONCOURS ÉTABLI SUR LA BASE DE
L’AVANT-PROJET

Le dossier de concours est soumis aux prescriptions du chapitre II


titre II ; il est complété par toutes pièces écrites et dessinées faisant
ressortir clairement les contraintes à respecter pour satisfaire aux
objectifs du projet. Il est assorti des pièces nécessaires au déroulement
de la procédure de consultation des entreprises.

ARTICLE 24 DOSSIER DE CONCOURS ETABLI SUR LA BASE DU PROJET


D’EXECUTION

Le Bureau d’Etudes présentera un dossier conforme aux prescriptions


du chapitre III titre II, complété par toutes pièces écrites et dessinées
jugées nécessaires à l’intelligence du projet et au déroulement de la
procédure de consultation des entreprises.

ARTICLE 25 ETUDES MENEES APRES CONCOURS

Quelque soit le niveau d’étude du dossier de concours, sauf


stipulation expresse du CPS, les études menées après concours par
l’adjudicataire aboutissent obligatoirement à la production d’un projet
d’exécution conforme aux stipulations du chapitre III du présent titre,
hormis le cas où la solution retenue est celle du projet d’exécution
établi par l’Administration.

- 24 -
TITRE III
OUVRAGES A AMENAGER

ARTICLE 26 CHAMP D’APPLICATION DU TITRE

Entrent dans le champ d’application du présent titre les études


portant sur des ouvrages en service dont les caractéristiques ou l’état
d’entretien nécessitent une intervention consistant en :

– leur remise en état, c’est-à-dire leur restituer leur aptitude initiale


à supporter le trafic,
– leur renforcement, c’est à dire les rendre aptes à supporter des
charges plus lourdes que celles pour lesquelles ils ont été
conçus,
– leur adaptation, c’est à dire toute opération tendant à améliorer
les conditions de circulation en agissant sur le gabarit et la
géométrie.

- 25 -
CHAPITRE I
ETUDE DE DEFINITION

ARTICLE 27 CONSISTANCE DE LA PHASE D’ETUDE

Cette phase d’étude comporte les tâches énumérées ci-dessous :

– choix de l’intervention, y compris :


l reconnaissance et évaluation de l’état de l’ouvrage,

l investigations préalables,

l recherche des possibilités d’aménagement,

– détermination des caractéristiques principales de l’aménagement,


– évaluation du coût de l’aménagement,
– production d’un rapport d’étude de définition.

ARTICLE 28 CHOIX DE L’INTERVENTION

Le CPS précise les raisons pour lesquelles l’ouvrage existant est


jugé non satisfaisant.

Le choix du type d’intervention comporte s’il y a lieu :

– le choix entre l’aménagement de l’ouvrage existant et sa


reconstruction, totale ou partielle,
– la définition du type d’aménagement.

Si, au cours de cette phase d’étude, il est conclu en accord avec


l’Administration que la reconstitution totale de l’ouvrage doit être
envisagée, soit comme solution seule possible, soit comme variante,
son étude est soumise aux dispositions du Titre II du présent fascicule.
Que l’ouvrage soit susceptible d’aménagement ou qu’il doive être
reconstruit, sa localisation est à peu près imposée ; l’étude examinera
la compatibilité de son emplacement ou de celui envisagé pour sa

- 26 -
reconstruction avec le maintien de la circulation routière, ferroviaire
ou de la navigation sur l’infrastructure portée ou traversée.

Le choix du type d’intervention s’appuie sur une reconnaissance


et une évaluation de l’état de l’ouvrage, sur des investigations
géotechniques et hydrologiques, et sur la recherche des possibilités
d’aménagement.

28,1– Reconnaissance et évaluation de l’état de l’ouvrage

Dans tous les cas, le Bureau d’Etudes procède à une visite


préalable des lieux, l’Administration en étant avisée suffisamment
à l’avance pour pouvoir y faire participer un représentant. Cette
visite donne lieu à la production d’un compte rendu comportant
un relevé exact des dégradations éventuelles.

28,2– Investigations préalables

Le choix d’un type d’intervention comporte l’examen approfondi des


conditions géotechniques et, s’il y a lieu, hydrologiques (régime des
crues, position de la nappe phréatique), susceptibles de le commander.

Si la documentation disponible laisse subsister un doute sérieux


sur l’opportunité, technique et économique, de choisir tel ou tel type
d’intervention, il sera procédé, avec l’accord préalable de l’Administration,
aux investigations nécessaires pour opérer le choix ; on recourra
autant que possible à des essais rapides et peu onéreux tels que
reconnaissance du niveau de fondation, de la structure du sol de fondation
(géométrie et nature des couches), à la charge de l’Administration
s’ils nécessitent l’intervention d’un laboratoire.

28,3– Recherche des possibilités d’aménagement

L’étude consiste alors à rechercher les possibilités d’aménagement


de l’ouvrage et, s’il existe, à évaluer l’intérêt d’y recourir par une
analyse économique sommaire tenant compte des coûts et de l’é-
chelonnement des dépenses ainsi que du bilan des usagers.

- 27 -
Sauf stipulation contraire du CPS, l’étude sera fondée sur les
conclusions de la visite des lieux et de la documentation disponible.
Des mesures de flèche sous charge ou auscultations sont effectuées
avec l’accord préalable de l’Administration et à ses frais par un
organisme agréé, si la documentation est insuffisante.

Si plusieurs modes d’aménagement paraissent dignes d’intérêt, ils


seront proposés comme partis variantes. Dans tous les cas où
l’aménagement envisagée comporte le renforcement ou l’élargissement
de l’ouvrage en cause, la solution variante de reconstruction est
obligatoirement étudiée.

ARTICLE 29 DETERMINATION DES DIMENSIONS PRINCIPALES DE


L’AMENAGEMENT

La détermination des dimensions principales de l’aménagement


comporte pour les interventions :

– sur les fondations, celles de leur profondeur approximative


qu’elles soient superficielles, semi-profondes ou profondes et
leurs caractéristiques plausibles indispensables à l’évaluation
de leur coût,
– sur les superstructures, les dimensions essentielles des
ouvrages et, en outre, les caractéristiques indispensables à
l’évaluation de leur coût, qui seront déduites de cas analogues
ou de calculs sommaires dont la production ne sera pas exigée.

ARTICLE 30 EVALUATION DU COUT DE L’AMENAGEMENT

L’évaluation sera décomposée s’il y a lieu en :

– coût des superstructures,


– coût des piles et culées,
– coût des fondations.

Chaque fois que ce sera possible, l’évaluation reposera sur le

- 28 -
précédent de marchés passés récemment par l’Administration pour
la réalisation d’ouvrages analogues et communiqués au Bureau
d’Etudes.

A défaut de référence valide à un traité récent, le Bureau d’Etudes


procédera à une évaluation fondée sur le calcul des principales
quantités d’ouvrages.

ARTICLE 31 RAPPORT D’ETUDE

Cette phase d’étude donne finalement lieu à la production d’un


rapport d’étude de définition, où sont exposées toutes les démarches
accomplies, présentés les divers partis envisagés, y compris s’il y a
lieu les partis de reconstruction, et proposées les variantes dont l’étude
à la phase de l’avant-projet est jugée opportune, toutes justifications
technico-économiques à l’appui.

Si le CPS le prescrit, le Bureau d’Etudes établit un dossier d’appel


à la concurrence pour la poursuite de l’étude.

- 29 -
CHAPITRE II
ETUDE D’AVANT-PROJET

ARTICLE 32 CONSISTANCE DE LA PHASE D’ETUDE

Cette phase d’étude comporte les tâches ci-après :

– les travaux topographiques et les investigations géotechniques,


hydrologiques et hydrauliques définitifs,
– l’évaluation technico-économique permettant de choisir entre
toutes les variantes et en particulier entre un aménagement et
une reconstruction de l’ouvrage, le prédimensionnement de ses
éléments constitutifs justifié par une note de calcul,
– la production de tous les dessins nécessaires à la compréhension
du projet,
– l’évaluation des quantités d’ouvrages fondée sur un avant-métré,
– l’évaluation du coût de l’aménagement.

ARTICLE 33 EXAMEN COMPLET DE LA STABILITE ET DE LA RESISTANCE


DE L’OUVRAGE

En vue d’évaluer l’état dans lequel se trouve l’ouvrage, ainsi que


sa stabilité, et de déterminer, note de calcul à l’appui, les sollicitations
et les contraintes auxquelles il est soumis, il est procédé à toutes les
investigations prescrites au titre II, article 8.

Il est procédé s’il y a lieu, sur proposition du Bureau d’Etudes


agréée par l’Administration, aux prélèvements d’échantillons sur les
parties d’ouvrage ou le sol porteur et aux essais de laboratoire
nécessaires à l’appréciation exacte de la situation. Ces derniers
essais sont exécutés aux frais de l’Administration dans les conditions
stipulées au fascicule 1 du présent CPC.

- 30 -
ARTICLE 34 NOTE DE CALCULS

La note de calcul doit être aussi précise que possible ; elle doit
permettre de définir les dernières investigations à effectuer si la solution
retenue est celle d’une remise en état. Une attention particulière doit
être apportée aux quatre points suivants :

– les hypothèses de calcul,


– la stabilité et la résistance de l’ouvrage,
– les caractéristiques des matériaux,
– la définition du procédé d’exécution des travaux dans ses
grandes lignes.

ARTICLE 35 CHOIX ENTRE AMÉNAGEMENT ET RECONSTRUCTION

Si le choix entre aménagement et reconstruction reste à faire


en cette phase d’étude, il sera opéré en fonction d’une étude
technico-économique des deux solutions.

Il est fait distinction :

– des superstructures,
– des appuis et fondations.

ARTICLE 36 EVALUATION DES QUANTITES D’OUVRAGES

Les principales quantités d’ouvrages seront évaluées par un


avant-métré conforme à l’article 14 titre II du présent fascicule et qui
sera joint au dossier d’avant-projet.

Les parties d’ouvrages non encore définies avec précision seront


suivant les cas soit simplement énoncées (comme par exemple les
équipements particuliers) soit estimées forfaitement (comme par
exemple les travaux de réparation : injections, étanchéité etc…)

- 31 -
ARTICLE 37 EVALUATION DU COUT DE L’AMENAGEMENT

Il est établi un détail estimatif du coût de l’aménagement objet de


l’étude, en vue d’évaluer son coût avec la précision requise à cette
phase d’étude. Les natures d’ouvrages y sont distinguées comme il
est dit à l’article 36 ci-dessus. Il y est appliqué des prix unitaires
déduits autant que possible des prix de marchés passés récemment
pour des ouvrages analogues, prix corrigés s’il y a lieu pour tenir
compte des particularités du projet, des spécificités régionales et des
conditions conjoncturelles.

ARTICLE 38 RAPPORT D’ETUDE

L’étude d’avant-projet donne lieu à la production d’un dossier


d’avant-projet pour chaque variante, conforme aux dispositions de
l’instruction sur la composition des dossiers de projet et d’un rapport
où sont présentées les caractéristiques des ouvrages et les raisons
de leur choix, notamment les résultats des investigations accomplies.

Si plusieurs variantes ont été retenues en cette phase d’étude, le


Bureau d’Etudes propose obligatoirement le choix de celle qu’il estime
la plus avantageuse, comparaison technico-économique à l’appui.

Si le CPS le prescrit, le Bureau d’Etudes établit un dossier d’appel


à la concurrence pour la poursuite de l’étude.

- 32 -
CHAPITRE III
ETUDE DE PROJET D’EXECUTION

ARTICLE 39 CONSISTANCE DE L’ETUDE

L’étude du projet d’exécution d’ouvrages à aménager est menée


conformément aux dispositions du chapitre III du titre du présent
fascicule.

Le cas échéant, l’étude comporte en outre, en premier lieu,


l’exécution et l’exploitation des dernières investigations décidées au
cours de la phase d’étude précédente.

La note de calculs est complétée et précisée dans toute la mesure


utile.

- 33 -
CHAPITRE IV
DOSSIER DE CONCOURS

ARTICLE 40 ETABLISSEMENT D’UN DOSSIER DE CONCOURS

Si le CPS le spécifie, le Bureau d’Etudes procède à l’établissement


d’un dossier de concours conformément aux dispositions du chapitre
IV du titre II du présent fascicule.

- 34 -
TITRE IV
MURS DE SOUTENEMENT

ARTICLE 41 CHAMP D’APPLICATION DU TITRE

Le présent titre est applicable à l’étude des murs de soutènement en


maçonnerie, béton et béton armé, ainsi que des massifs de gabions
tenant lieu de murs de soutènement, à l’exclusion des massifs de terre
armée et autres ouvrages spéciaux.

- 35 -
CHAPITRE I
ETUDE DE DEFINITION

Il est fait distinction ci-dessous :

– des murs de soutènement étudiés à l’association de l’étude d’un


projet routier comportant une étude de tracé,
– des murs de soutènement qui sont l’objet principal de l’étude.

ARTICLE 42 MURS DE SOUTÈNEMENT LIES A UN PROJET ROUTIER

Lorsque la construction de murs de soutènement est évoquée


dans le cadre d’un projet routier comportant une étude de tracé,
ceux-ci sont à considérer comme un accessoire dont on cherche
essentiellement à évaluer l’incidence sur le coût du projet.

Sauf stipulation contraire du CPS, il ne sera pas procédé à des


investigations géotechniques ni hydrologiques, celles menées pour
l’étude du tracé étant réputées suffire.

L’importance des murs de soutènement à prévoir sera évaluée


d’après la difficulté du terrain, en matière de pentes transversales
notamment, et exprimée comme la longueur d’un petit nombre de
types de murs du Catalogue d’Ouvrages d’Art Types de la DRCR.

Dans le cas exceptionnel de murs ayant une incidence importante


sur le coût du projet et tels qu’aucun des murs de soutènement types
de la DRCR ne peut convenir au cas d’espèce, il sera procédé
comme il est dit ci-dessous des murs de soutènement qui sont l’objet
essentiel de l’étude.

- 36 -
ARTICLE 43 MURS DE SOUTENEMENT OBJET ESSENTIEL DE L’ETUDE

Lorsqu’un ou plusieurs murs de soutènement sont l’objet essentiel


de l’étude, soit parce que des désordres ont eu lieu, soit parce qu’il y
a de sérieuses raisons d’en craindre, l’étude de définition a pour
objectifs principaux l’analyse des phénomènes survenus ou redoutés
et la définition des études à mener aux phases d’étude supérieures,
les autres composantes habituelles d’une étude de définition n’étant
qu’esquissées.

En vue de comprendre les phénomènes survenus ou de couvrir


ceux qui peuvent être redoutés, le Bureau d’Etudes s’assurera le
concours d’un expert hydrogéologue. Il pourra proposer à
l’Administration l’exécution de sondages (en général puits ou
tranchées à ciel ouvert) en nombre limité et d’essais de laboratoire
simples (identification des sols, humidité naturelle). Il consignera
enfin par écrit les conclusions de ses investigations en ce qui
concerne :

– les investigations complémentaires à mener aux niveaux


d’étude supérieurs,
– l’explication provisoire des phénomènes survenus ou à craindre.
– La description des solutions envisageables.

- 37 -
CHAPITRE II
ETUDE D’AVANT–PROJET

L’étude d’avant-projet d’un mur de soutènement présente les


particularités ci-dessous, en matière :

– de géotechnique et hydrologique,
– de choix du type d’ouvrage et étude du drainage.

ARTICLE 44 ETUDE GEOTECHNIQUE ET HYDROLOGIQUE

Si cela n’a pas été fait au niveau de l’étude de définition, le Bureau


d’Etudes proposera un programme d’investigations géotechniques et
hydrologiques dont l’objet, dans tous les cas, est de déterminer avec
certitude :

– la nature des sols dans le massif à retenir.


– La profondeur des couches susceptibles de servir d’assise aux
fondations du mur et leurs caractéristiques,
– Les écoulements d’eau souterrains.

Dans le cas où le massif à retenir a été affecté par des désordres


antérieurs, les investigations porteront en outre sur son état de
désorganisation et de ses implications sur la poussée des terres et
les écoulements souterrains.

Le Bureau d’Etudes exploitera les résultats des investigations


géotechniques et hydrologiques. Il déterminera le niveau de fondation,
et les dispositions à prendre en matière de protection contre les eaux
superficielles et souterraines.

- 38 -
ARTICLE 45 CHOIX DU TYPE D’OUVRAGE

Le choix du type d’ouvrage est opéré en fonction de la hauteur du


mur à construire, des caractéristiques du massif à retenir, du terrain
de fondation et du régime d’écoulement des eaux souterraines.

Il sera tenu compte des considérations d’aspect.

Le choix aboutit à la détermination exacte et précise des


caractéristiques du mur de soutènement ou du massif de gabions et
du système de drainage tant au contact du mur (maçonnerie de
pierre sèche, écrans drainants, barbacanes etc…) qu’au sein du mas-
sif à retenir (tranchées drainantes, éperons drainants etc…)

ARTICLE 46 ADAPTATION D’UN OUVRAGE TYPE

Le catalogue des ouvrages d’art types de la DRCR précise, pour


chaque type de mur, le domaine de validité à l’intérieur duquel
l’adaptation est possible par interpolation ou application de formules.
Toute adaptation en dehors de ce domaine est considérée comme
l’étude d’un autre ouvrage, passible des prescriptions de l’article 47
ci-dessous.

A moins que le Bureau d’Etudes dispose déjà d’une reproduction


exacte et complète des documents du Catalogue afférents au type
d’ouvrage en cause, il est tenu d’en faire l’acquisition dans les
conditions fixées par l’Administration. Toute reprise d’étude qui
serait nécessaire par suite de l’usage de documents erronés ou
incomplets serait entièrement à la charge du Bureau d’Etudes.

Le Bureau d’Etudes est tenu de produire des documents


exactement semblables à ceux du catalogue et aussi complets, à la
seule différence, s’il y a lieu, des dimensions qui ont rendu l’adaptation
nécessaire ; il est également tenu de le faire lorsqu’un ouvrage type
est emprunté au Catalogue sans aucune modification.

- 39 -
ARTICLE 47 ETUDE D’AUTRES OUVRAGES

Le dimensionnement des éléments constitutifs des ouvrages ou


parties d’ouvrage autres que les ouvrages d’art-types comprend la
définition, justifiée par une note de calculs, de leurs dimensions
principales et des matériaux entrant dans leur composition avec une
précision suffisante pour :

– permettre de vérifier la validité de la solution proposée de tous


les points de vue, y compris celui de leur aspect,
– d’en évaluer le coût avec la précision requise à ce niveau d’études.

La note de calcul doit être établie conformément aux textes


réglementaires en vigueur. Elle peut être limitée à la justification
des dimensions principales, mais elle doit être aussi exacte et précise
que le permettent les données disponibles.

ARTICLE 48 EVALUATION DES QUANTITES D’OUVRAGES

Dans le cas de murs objet principal de l’étude, l’évaluation des


quantités d’ouvrages repose obligatoirement sur un avant-métré, qui
est joint au dossier d’avant-projet ; dans le cas de l’étude de murs
dans le cadre d’un projet routier, il sera procédé à une évaluation des
quantités d’ouvrages simplifiée, qui devra néanmoins permettre
l’évaluation du coût global du projet avec la précision requise à cette
phase d’étude.

Sauf stipulation expresse du CPS, la distinction entre ouvrages de


diverses natures sera, autant qu’il est possible à cette phase d’étude,
fondée sur la liste de prix du Cahier des Prescriptions Communes
applicables aux travaux de construction des ouvrages d’art, à défaut,
sur l’usage courant.

- 40 -
ARTICLE 49 EVALUATION DU COUT

Il est établi un détail estimatif du coût des murs objet de l’étude, en


vue d’en évaluer le coût avec la précision requise à cette phase
d’étude. Dans le cas de murs étudiés dans le cadre d’un projet
routier, ce degré de précision s’entend du coût global du projet. Les
natures d’ouvrages y sont distinguées comme il est dit à l’article 48
ci-dessus. Il y est appliqué des prix unitaires déduits autant que
possible des prix de marchés passés récemment pour des ouvrages
analogues, prix corrigés s’il y a lieu pour tenir compte des particularités
du projet, des spécificités régionales et des conditions conjoncturelles.

ARTICLE 50 DOSSIER D’AVANT-PROJET

Le Bureau d’Etudes est tenu :

– dans le cas de murs de soutènement objet principal de l’étude,


de produire un dossier complet d’avant-projet conforme à
l’instruction sur la composition des dossiers de projet en vigueur,
– dans le cas de murs étudiés dans le cadre d’un projet routier,
d’inclure dans le dossier d’avant-projet de celui-ci les pièces
stipulées par la même instruction.

Si le CPS le prescrit, le Bureau d’Etudes est enfin tenu de


produire un dossier d’appel à la concurrence pour la phase d’étude
du projet d’exécution.

- 41 -
CHAPITRE III
PROJET D’EXECUTION

ARTICLE 51 CONSISTANCE DE L’ETUDE

L’étude du projet d’exécution d’un mur de soutènement est menée


conformément aux dispositions du chapitre III du Titre II du présent
fascicule.

- 42 -
TITRE V
OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT

ARTICLE 52 CHAMP D’APPLICATION DU TITRE

Les ouvrages d’assainissement auxquels s’applique le présent titre


comprennent :

– les ouvrages transversaux (dalots, buses etc…) destinés à


assurer le franchissement de petits cours d’eau et ravines ou
l’écoulement des eaux de ruissellement d’un côté de la
plateforme à l’autre et leurs accessoires (puisards, têtes de
buse etc…) ; les petits ouvrages destinés au franchissement de
la route étudiée en passage inférieur y sont assimilés.

– Les ouvrages longitudinaux : fossés en terre, fossé bétonnés,


canalisations enterrées et leurs accessoires : tranchées
drainantes, regards et ouvrages de collecte, de jonction et
d’évacuation des eaux sur le terrain naturel.

– Les ouvrages extérieurs à la plateforme, généralement destinés


à protéger les talus ou le terrain naturel de l’érosion : descentes
d’eau sur talus de déblai et remblai, ouvrages destinés à ralentir
l’écoulement de l’eau à l’amont et à l’aval des ouvrages
transversaux et ouvrages destinés à protéger les berges des
petits cours d’eau et ravines.

- 43 -
CHAPITRE I
ETUDE DE DEFINITION

ARTICLE 53 CONSISTANCE DE L’ETUDE

Il n’est pas effectué d’étude de définition des ouvrages


d’assainissement sinon dans le cadre d’une étude de tracé ; leur
étude est alors soumise aux dispositions du fascicule 3 du présent
CPC.

- 44 -
CHAPITRE II
ETUDE D’AVANT-PROJET

L’étude à ce niveau comporte les particularités ci-dessous en


matière de :

– détermination des débits et débouchés superficiels,


– calage en niveau,
– ouvrages extérieurs à la plateforme.

ARTICLE 54 DETERMINATION DES DEBITS ET DÉBOUCHÉS


SUPERFICIELS

Qu’il s’agisse d’ouvrages transversaux ou longitudinaux, le débit à


traiter sera évalué, dès ce niveau d’études, avec toute la précision
permise par les données disponibles de telle sorte qu’il ne soit pas
utile d’y revenir, sauf fait nouveau ou données disponibles nouvelles,
lors de l’étude du projet d’exécution.

Il en sera de même, s’agissant d’ouvrages transversaux, de la


détermination des débouchés superficiels nécessaires.

Les données à utiliser et les méthodes de calcul sont stipulées par


le CPS, à défaut soumises par le Bureau d’Etudes à l’agrément de
l’Administration.

Le CPS précise si les débits transitant par les fossés doit être
systématiquement calculé en vue de vérifier :

– que la section de fossé standard suffit à assurer l’écoulement


des eaux,
– que la vitesse d’écoulement n’excèdera pas le maximum
admissible dans les terrains traversés.

- 45 -
Dans l’affirmative, les prévisions sont soumises aux mêmes
prescriptions que celles relatives aux autres ouvrages transversaux
et longitudinaux.

Dans la négative, le Bureau d’Etudes n’en est pas moins tenu de


vérifier :

– que les fossés de grande longueur ont une capacité d’écoulement


suffisante,
– que la vitesse d’écoulement des fossés en forte pente, supposés
remplis à ras bord, n’est pas excessive.

Si l’une de ces conditions n’est pas remplie, le Bureau d’Etudes


détermine la solution adéquate. En cas d’insuffisance de la capacité
d’écoulement, la solution consistant à accroître la vitesse d’écoulement
par le choix d’un matériaux plus lisse (fossé bétonné au lieu d’un
fossé en terre) est illusoire et n’est pas admise.

ARTICLE 55 CALAGE EN NIVEAU

Le calage en niveau des ouvrages transversaux est, dans toute la


mesure du possible, définitif dès ce niveau d’étude.

A cet effet, le Bureau d’Etudes dresse le profil en long dans l’axe


de l’écoulement, pour chaque ouvrage transversal, avec toute la
précision permise par les données topographiques disponibles.

Si aucune difficulté comportant des implications sur le calage


définitif de la ligne rouge n’apparaît, l’ouvrage est définitivement calé
en niveau.

Dans le cas contraire, ou s’il y a doute, le Bureau d’Etudes procède,


avec l’accord préalable de l’Administration, aux levés complémentaires
de détail nécessaires au calage définitif de l’ouvrage et à la définition,
s’il y a lieu, de la cote minimale imposée à la ligne rouge au droit de
l’ouvrage.

- 46 -
Il n’est pas admis d’assurer l’écoulement des eaux par des ouvrages,
fossés en terre en particulier, hors emprise nécessitant un entretien
régulier.

ARTICLE 56 OUVRAGES EXTERIEURS À LA PLATEFORME

Les ouvrages extérieurs à la plate forme sont autant que possible


définis en position et en caractéristiques avec toute la précision
stipulée par le titre II du présent fascicule pour cette phase d’étude.

Il n’est toutefois pas exigé un degré de précision qui nécessiterait


des opérations topographiques complémentaires.

ARTICLE 57 ADAPTATION D’UN OUVRAGE –TYPE

Sauf stipulation contraire du CPS, les ouvrages types figurant au


Catalogue d’Ouvrages d’Art Types de la DRCR seront étudiés par
adaptation de ceux-ci.

Le Catalogue précise, pour chaque type d’ouvrage, le domaine de


validité à l’intérieur duquel l’adaptation est possible par interpolation
ou application de formules. Toute adaptation en dehors de ce
domaine est considérée comme l’étude d’un autre ouvrage, passible
des prescriptions du CPS.

A moins que le Bureau d’Etudes dispose déjà d’une reproduction


exacte et complète des documents du Catalogue afférents au type
d’ouvrage en cause, il est tenu d’en faire l’acquisition dans les conditions
fixées par l’Administration. Toute reprise d’étude qui serait nécessaire
par suite de l’usage de documents erronés ou incomplets serait
entièrement à la charge du Bureau d’Etudes.

Le Bureau d’Etudes est tenu de produire des documents exactement


semblables à ceux du Catalogue et aussi complets, à la seule différence,
s’il y a lieu , des dimensions qui ont rendu l’adaptation nécessaire ; il
est également tenu de le faire lorsqu’un ouvrage type est emprunté
au Catalogue sans aucune modification.

- 47 -
ARTICLE 58 EVALUATION DES QUANTITES D’OUVRAGES

L’évaluation des quantités d’ouvrages repose obligatoirement sur


un avant-métré, qui est joint au dossier d’avant-projet.

La distinction des ouvrages de diverses natures sera, autant qu’il


est possible à cette phase d’étude, fondée sur la liste de prix du
Cahier des Prescriptions Communes applicables aux travaux de cons-
truction des ouvrages d’art, à défaut, sur l’usage courant.

ARTICLE 59 EVALUATION DU COUT

Il est établi un détail estimatif du coût des ouvrages objet de


l’étude, en vue d’évaluer le coût avec la précision requise à cette
phase d’étude.

Les natures d’ouvrages y sont distinguées comme il est dit à l’article


58 ci-dessus. Il est appliqué des prix unitaires déduits autant que
possible des prix de marchés passés récemment pour des ouvrages
analogues, prix corrigés s’il y a lieu pour tenir compte des particularités
du projet, des spécificités régionales et des conditions conjoncturelles.

ARTICLE 60 DOSSIER D’AVANT-PROJET

Le Bureau d’Etudes est tenu :

– dans le cas d’ouvrages d’assainissement objet principal de


l’étude, de produire un dossier complet d’avant-projet conforme
à l’instruction sur la composition des dossiers de projet en
vigueur,
– dans le cas d’ouvrages d’assainissement étudiés dans le cadre
d’un projet routier, d’inclure dans le dossier d’avant-projet de
celui-ci les pièces stipulées par la même instruction.

Si le CPS le prescrit, le Bureau d’Etudes est enfin tenu de produire


un dossier d’appel à la concurrence pour la phase d’étude du projet
d’exécution.

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CHAPITRE III
PROJET D’EXECUTION

ARTICLE 61 CONSISTANCE DE L’ETUDE

L’étude du projet d’exécution des ouvrages d’assainissement est


menée conformément aux dispositions du chapitre III du Titre II du
présent fascicule.

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TITRE VI
MODE DE REMUNERATION DES ETUDES

ARTICLE 62 GENERALITES

Lorsque l’étude d’ouvrages d’art, à une phase d’étude quelconque,


est incluse dans l’étude d’un projet routier, le CPS stipule si :

– elle ne donne lieu à aucune autre rémunération que celle prévue


au titre de l’étude de tracé dans les conditions stipulées au
Fascicule 3 du présent CPC,
– au contraire les dispositions ci-dessous du présent Titre VI y
sont applicables.

ARTICLE 63 TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES

Quelle que soit la phase d’étude et le ou les types d’ouvrages étudiés,


les travaux topographiques spécifiques, distingués par le CPS de
ceux relevant d’une étude de tracé font l’objet d’une rémunération
spéciale, dans les conditions précisées par le CPS.

ARTICLE 64 ETUDE DE DEFINITION

L’étude de définition de l’ouvrage d’art ou de l’ensemble d’ouvrages


d’art faisant l’objet de l’étude est, selon les dispositions du CPS, payée :

– par un forfait unique qui comprend toutes prestations nécessaires


à l’accomplissement de l’étude y compris les investigations
géotechniques, hydrauliques et hydrologiques relevant du Bureau
d’Etudes, à l’exclusion des travaux topographiques. Toutefois,
ce forfait, dans le cas d’une étude de définition ayant lieu dans

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le cadre d’une étude de tracé est réputé inclus dans les prix
destinés à payer cette dernière,
– par un forfait applicable à chaque ouvrage, à l’exclusion des
ouvrages d’assainissement, qui comprend les mêmes prestations.

L’étude de définition d’ouvrages d’assainissement est, sauf disposition


contraire du CPS réputée faire partie des études à l’occasion desquelles
elle est menée et ne donne lieu à aucune rémunération.

ARTICLE 65 ETUDE D’AVANT-PROJET

L’étude d’avant-projet est payée comme il est stipulé ci-dessous


selon le ou les types d’ouvrages qui en sont l’objet.

65,1– Ponts et ouvrages spéciaux

Sauf disposition contraire du CPS, l’étude d’avant-projet est payée :

– par un forfait pour chaque pont, radier ou ouvrage spécial, neuf ou


à aménager qui en est l’objet, forfait qui comprend toutes les
prestations nécessaires à l’accomplissement de l’étude,
notamment les investigations géotechniques et hydrologiques
relevant du Bureau d’Etudes ne font partie de ce forfait ni les
travaux topographiques, ni, le cas échéant, l’étude de fondations
profondes ni, dans le cas de plusieurs variantes, l’analyse
technico-économique menée en vue de leur comparaison ni, si
elle est prescrite par le CPS, l’étude d’esthétique.
– par un forfait pour chaque pont ou ouvrage spécial faisant l’objet
d’une étude de fondations profondes. Sont considérées comme
fondations profondes les semelles fondées sur massif en dessous
d’une cote précisée par le CPS, les pieux forés ou battus, les
barrettes, les caissons de toute nature.
– par un forfait pour chaque pont, radier ou ouvrage spécial donnant
lieu à analyse technico-économique en vue de la comparaison
de variantes,

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– par un forfait pour l’étude d’esthétique de chaque pont ou
ouvrage spécial si elle est prescrite par le CPS.

65,2– Ouvrages à aménager

L’étude d’ouvrages à aménager est payée comme suit sauf


dispositions contraires du CPS :

– par un forfait pour chaque ouvrage objet de l’étude, rémunérant


toutes les prestations nécessaires au choix entre aménagement
et reconstruction, y compris toutes investigations géotechniques,
hydrauliques ou hydrologiques, toutes investigations,
interprétations d’essais et notes de calculs destinées à apprécier
l’état et la résistance de l’ouvrage relevant du Bureau d’Etudes,
à l’exclusion des travaux topographiques,
– comme il est stipulé ci-dessus à propos des ponts et ouvrages
spéciaux pour la suite de l’étude.

65,3– Murs de soutènement

A moins que le CPS, en application des dispositions de l’article 62


ci-dessus du présent Titre VI stipule que l’étude de murs de
soutènement ne donne lieu à aucune rémunération spéciale, il
précise lequel des deux modes de paiement ci-après est applicable :

– forfait unique pour l’étude de l’ensemble des murs de


soutènement du projet,
– forfait applicable à l’étude de chaque mur de soutènement.

Dans l’un et l’autre cas, ces forfaits comprennent toutes les


prestations nécessaires à l’accomplissement de l’étude, notamment
les investigations géotechniques relevant du Bureau d’Etudes, à
l’exclusion des travaux topographiques.

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65,4– Ouvrages d’assainissement

A moins que le CPS, en application des dispositions de l’article 62


ci-dessus du présent Titre VI stipule que l’étude des ouvrages
d’assainissement ne donne lieu à aucune rémunération spéciale, et
sauf stipulations contraires de celui-ci, l’étude des ouvrages
d’assainissement est payée par un forfait unique pour l’ensemble de
ceux qui sont inclus dans le projet ; ce forfait comprend toutes
prestations nécessaires à l’accomplissement de l’étude, notamment
les investigations et notes de calculs hydrauliques et hydrologiques,
à l’exclusion des travaux topographiques.

ARTICLE 66 PROJET D’EXECUTION

Sauf stipulations contraires du CPS, l’étude de projet d’exécution


d’ouvrages d’art est payée comme suit :

– pour les ponts, ouvrages spéciaux et ouvrages à aménager, par


un forfait applicable à chaque pont ou ouvrage spécial,
– pour les murs de soutènement, à moins que le CPS, en
application des dispositions de l’article 62 ci-dessus du présent
Titre VI, stipule que leur étude ne donne lieu à aucune
rémunération spéciale, par un forfait unique applicable à
chaque mur de soutènement.
– pour les ouvrages d’assainissement, à moins que le CPS, en
application des dispositions de l’article 62 ci-dessus du présent
Titre VI, stipule que leur étude ne donne lieu à aucune
rémunération spéciale, par un forfait unique applicable à
l’ensemble des ouvrages d’assainissement inclus dans le projet.

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