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REPUBLIQUE DES CHAMPS ELYSEES, ecu MONDE ANCIEN, Ouvrage dans lequel on démontre principalement + Que les Champs ¢lys¢es et !"Enfer des Anciens sont le nom dune ancienne République d’hommes justes et religieux, situde a extremite sepren- trionale de Ia Gaule, et surtout dans Jes tles du Bas-Rhin 5 Que cet Eufer a été le premier sanctnaire de Vinitistion aux mystéres , et qu’Ulysse y a été initle 5 Que La déesse Circé est ’embléme de 1’Eglise élysiennes Que I’Elysée est le berceau des Arts, des Sciences et de Ia Mythologies Que les Elysiens, nommés aussi, sous d'autres rapports, Atiantes, Hyperboréens, Cimmériens, &., ont civilisé les anciens peuples, y compris tes Egypriens et les Grecs3 Que les Dieux de Ia Fable ne sont que les emblémes des institutions sociales de I’Biysde 5 Que la Votite célesre est le tableande ces institutions et. den Philosophie des Législareurs Atlantes; Que I’Aigle celeste est Pembléme des Fondateurs de 1a Nation gauloise 5 Que les podtes Homére et Heslode sont originaires de le Belgique, &c, OUVRAGE POSTHUME De M. CHARLES-JOSEPH DE GRAVE, ancien Conseiller du Conseil en Flandres, Membre du Conscil des Anciens, &c. Vererum voivens monumenta Deoram 2 6 Patria! 6 divom Genust ES, REPUBLIQUE DES CHAMPS ELYSEES, ou MONDE ANCIEN. aneneneee, Circé, embléme de UEglise élysienne : source des erreurs sur sa nature : origine du mot Saint. Das Yantiquité il n’y a pas de déesse plas intéressante , plus vénérable que Crack; et cependant il n'y en a pas qui ait été plus in— dignement traitée. Depuis qu’on a perdu la clef de la mythologie, on a regardé Circé , on la regarde mdme encore comme une courtisanne, qui, magicienne en méme temps, faisoit usage de son art pour séduire les hommes et assou- vir ses desirs voluptueux. On fonde cette ab- surde opinion sur une interprétation matérielle de quelques circonstances de Vhistoire d’Ulysse. Homére atiribue & Cireé quelques actes qui, pris an pied de la lewre, semblent supposer ea I. . x 2 REPUBLIQUE elle quelque pouvoir surnaturel. Mais le bon sens d’abord permet-il de croire 4 cette sorte de magie? Si plusieurs savans ont eu cette foi- blesse , c'est que, bien souvent , une profonde érudition est Vécueil of la raison vient échouer. La nature n’a jatnais abandonné T'empire de ses loix au caprice des femmes. Les sorciéres des temps fabuleux n’étoient pas plus sorciéres que celles du temps présent. Homére n’a certainernent pas pu _prévoir qu'un jour on traiteroit Circé , son heéroine, de magicienne et de femme perdue de mecurs : car en faisant abstraction des faits racontés en style mystique , auquel il auroit fallu chercher un sens raisonnable , puisque toutes les avantu- res d'Ulysse sont écrites en langage allégorique ’ il ne donne aucun sujet & une imputation si odieuse. Loin de se servir d'une phrase ou dune épithéte quelconque , propre a. jeter quel- que ombrage sur les mours, ou sur. le carac-, tére de Circ¢, il parle toujours de cette déesse dans les termes les plus respectueux : le moin- dre titre qu'il lui donne c'est celui de vénina- siz: il Yappelle communément. viva DEARUM , (dia theancn) qualité auguste qui dit autant que déesse des déesses, ou déesse supréme ; et lorsqu’il fait mention de la demeur il Yappelle maison -sainte , SACRA AIDES, Cinczs. Ce nest pas ainsi. qu'on parle d'une co. dune sorcitre., ni-d'une maison. de, prostituion.