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Travaux dirigés de mécanique des sols - Mounir Bouassida ENIT 2019

Exercices du chapitre 6
Exercice 6.1
1) En adoptant la théorie de Rankine, déterminer l'expression du vecteur contrainte de poussée
s'exerçant en un point M du parement (AB) du mur de soutènement représenté sur la figure
6.1.
2) En déduire la valeur et le point d'application de la force de poussée s'exerçant sur le
parement (AB).

0,5 m
A

Argile remaniée

3,0 m  = 19 kN/m3
M
C=0
z  = 20°

2,1 m

Figure 6.1
3) En adoptant un angle de frottement sol-ouvrage nul, déterminer la force de poussée à l’aide
de la théorie de Coulomb.

Exercice 6.2
On considère le mur voile en béton armé représenté sur la figure 6.2 qui retient un massif de
sable. Le sol d'assise de la semelle du mur voile est une argile sableuse.
Pour étudier la stabilité du mur voile on adoptera les hypothèses suivantes :

- Le bloc de sable (ABCD) fait partie intégrante du mur voile.

- La poussée du sol, sur le mur fictif (BCG), sera calculée en adoptant la théorie de Rankine.

- La butée ne sera pas prise en compte dans les calculs. De même, on néglige le poids du sol
situé sur la semelle du côté aval.

- L'angle de frottement de l’interface « mur argile sableuse » est négligé.

- Le poids volumique du béton armé est  ba  25 kN / m3 .

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A B

Sable
 = 18 kN/m3
 = 30° 4m

1,5 m
D C
0,4 m
I G
1m 1,6 m
Argile sableuse 0,4 m

 = 19 kN/m3 Cu = 80 kPa u = 10°

Figure 6.2

1) Calculer la résultante des forces transmise par la semelle du mur voile sur la couche
d’argile sableuse. On déterminera l’inclinaison de cette force par rapport à la verticale et son
excentrement par rapport à l’axe géométrique de la semelle.

2) Vérifier la stabilité du mur vis à vis du glissement en adoptant un coefficient de sécurité


supérieur à 1,2.

3) Vérifier la stabilité du mur vis à vis du renversement en adoptant un coefficient de sécurité


supérieur à 1,5. Conclure.

Exercice 6.3
On considère le mur de soutènement représenté sur la figure 6.3 qui retient un massif
bicouche constitué d’une couche de limon surmontant une couche de sable dont on néglige
l’épaisseur du côté aval.
En vue d’étudier la stabilité du mur on adoptera les mêmes hypothèses énoncées dans
l’exercice 6.2 à la différence que le frottement entre la semelle et le sol de fondation sera égal
aux deux tiers de l’angle de frottement interne du sable. Alors que le parement fictif du mur
est (ACG).

1) Déterminer la résultante des forces de poussée s’exerçant sur (ACG).


2) Calculer l’intensité de la résultante des forces que transmet la semelle du mur sur la couche
de sable.
3) Analyser la stabilité de ce mur vis-à-vis du glissement et du renversement. Pour ce faire on
adoptera respectivement pour les coefficients de sécurité Fglis  1,3 et Frenv  1,5 . Conclure.
4) Dans le cas où les barbacanes, assurant le drainage des eaux accumulées derrière le mur,
sont partiellement obturées le niveau de l’eau monte jusqu'à l’interface qui sépare les couches
de limon et du sable. Reprendre la détermination de la résultante des forces de poussée

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s’exerçant sur le parement (ACG). On supposera que la pression interstitielle est nulle au
point I.
5) Déterminer le coefficient de sécurité vis-à-vis du glissement. Conclure.

0,5 m 2,5 m
A
E
Limon
3m  = 17 kN/m3
C=0  = 25°
B C

Sable

1m 3m  = 18 kN/m3
C=0  = 35°
1m D
0,5 m
G
I

Figure 6.3

Exercice 6.4
On se propose de dimensionner le mur de soutènement, représenté sur la figure 6.4. Ce mur
retient un remblai de sable sec de 2,5 m d’épaisseur reposant sur une couche d’argile. On
utilisera la théorie de Rankine en négligeant la butée sur (ED).

A
0,5m
Sable Mur de soutènement
en béton b = 25 kN/m3
2,5 m d = 17 kN/m3

' = 35°

B E
Argile
 = 19 kN/m3 CU = 45 kPa
M 1,5 m

C' = 10 kPa ' = 20° C D


b

Figure 6.4
1) Déterminer la largeur b de la semelle pour que le mur soit stable vis à vis du glissement et
vis à vis du renversement en adoptant un coefficient de sécurité de 1,5.
2) Que peut-on déduire à partir du dimensionnement de ce mur ? Justifier votre réponse.

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Exercice 6.5
En adoptant la théorie de Rankine, on se propose d'étudier la stabilité du mur de soutènement
représenté sur la figure 6.5 vis à vis du glissement.
L'étude de l'écoulement d'eau dans le sol en régime permanent montre que la perte de charge
entre les points A et M représente 80% de la perte de charge totale.
Le frottement entre le sol et le mur suivant la base B est caractérisé par l'angle 2/3 et
l'adhérence sera prise égale à la cohésion du sol de fondation.

0,5 m
q = 30 kPa
A

 = 20 kN/m3

6m CU = 40 kPa

z C' = 20 kPa ' = 26°


béton
=
O N 25 kN/m3 M

Figure 6.5

En considérant un coefficient de sécurité vis-à-vis du glissement égal à 1,2 quelle est la valeur
à prévoir pour la largeur B du mur ?

Exercice 6.6
1) Déterminer la force de poussée s'exerçant sur le mur de soutènement représenté sur la
figure 6.6, en adoptant les hypothèses suivantes:
a. (AB) est la surface de rupture;
b. la force de poussée est inclinée de 20° par rapport à la normale du parement (AC).
2) En supposant que le niveau de la nappe phréatique est situé à 1,5 m au dessus du point A,
en amont et en aval du mur, calculer la force de poussée s'exerçant sur le mur en considérant
les mêmes hypothèses faites en 1.

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1,5 m 1m
B
0,5 m
C
Sable
3,0 m  = 19 kN/m3

 = 30°
A

1m

Figure 6.6

Exercice 6.7
On se propose de dimensionner le mur de butée, qui est constitué en béton de poids
volumique  b  23 kN m3 . C'est un ouvrage qui sert à reprendre un effort horizontal, noté
Fac, exercé par un navire lors de son accostage à proximité d'un quai (figure 6.7). Cet effort
est transmis à mi-hauteur d'une poutre de rive dont le contact avec le mur de butée est supposé
parfait. B et H désignent respectivement la largeur et la hauteur du mur de butée; La longueur
du mur est très grande par rapport à B et à H.

Poutre de rive B
N O

Fac 1,0 m  = 25°


H 2Hm Filtre :
M  = 17 kN/m3
Mur de butée
A O
Enrochement

Filtre
z (m)

Figure 6.7

Les hypothèses du dimensionnement sont:


Le contact entre le mur de butée et le matériau "filtre" se produit, lorsqu'il a lieu, avec un

angle de frottement  f  .
3

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La force de poussée développée sur AM est négligée. On ne tient pas compte de la présence
de la nappe. Il n'y a pas de surcharges à la surface du sol.
Le mur de butée, supposé indéformable, subit un déplacement horizontal et une rotation par
rapport à l'arête arrière (point O) suffisants pour développer un équilibre limite dans le sol
constitutif du filtre.

1) Représenter clairement, sur une figure, les forces extérieures agissant sur le mur de butée;
le poids de la poutre de rive ne sera pas pris en compte. On précisera, pour chaque force, le
point d'application, le sens et la direction en justifiant votre réponse. La force de butée est
supposée appliquée à z = 2 H/3, son expression est :
PB  0,5K B H 2 . Dans la suite on adoptera la valeur : K B  12 .
2) Donner l'expression des forces extérieures s'exerçant sur le mur de butée.
3) Ecrire la condition (C1) traduisant que la stabilité du mur vis à vis du glissement est
assurée avec un coefficient de sécurité égal à 1,5.
4) Ecrire la condition (C2) traduisant que la stabilité du mur vis à vis du renversement est
assurée avec un coefficient de sécurité égal à 1,5.
5) A partir de la condition (C2) vérifier que H = 0,52 m est une solution de l'équation.
Déterminer la hauteur du mur de butée H. Que peut-on en conclure à propos de la prise en
compte du niveau de la nappe pour le dimensionnement.
6) En utilisant la condition (C1) y a-t-il un risque concernant la stabilité vis à vis du
glissement? Justifier votre réponse.
Conclure à propos du dimensionnement fait.

Exercice 6.8
On envisage d'assurer la stabilité d'un déblai de 6 m de profondeur par un mur de soutènement
poids. Sur la figure 6.8 on représente les coupes du sol et du mur. La couche de sable fin est
immergée dans une nappe alimentée par la couche de sable grossier qui est très perméable.

Dans les conditions hydrauliques les plus défavorables pour la stabilité du mur, un
écoulement dont les lignes équipotentielles extrêmes sont BB' et EE' s'établit entre l'amont et
l'aval du mur. L'étude du réseau des lignes équipotentielles de cet écoulement a montré que
les pertes de charge entre B et C, et C et D sont respectivement égales à 25% et 55% de la
perte de charge totale.

1) Calculer les valeurs de la pression interstitielle aux points C et D. En déduire l'intensité des
forces hydrauliques agissant sur le mur. Pour ce faire on suppose que la pression interstitielle
varie linéairement entre B et C, C et D, D et E).
2) Tracer le diagramme des contraintes de poussée le long de AC, et le diagramme des
contraintes de butée le long de DE. Calculer leurs résultantes respectives.
3) La stabilité du mur vis à vis du glissement est-elle assurée ? On fera deux calculs: en
tenant compte de la butée le long de DE, et en négligeant cette butée. Donner la valeur du
coefficient de sécurité lorsque la stabilité est assurée.

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Figure 6.8

Exercice 6.9
On considère le rideau de palplanches représenté sur la figure 6.9, utilisé lors de la réalisation
d'une fouille excavée dans une couche de sable hors nappe.

Figure 6.9

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En utilisant la théorie de Rankine, déterminer la hauteur d'encastrement Hf du rideau dans les


cas suivants:
1) le rideau est encastré (buté) en pied;

2) le rideau est ancré en tête, et encastré en pied, par un tirant placé à une profondeur de 2 m
sous le niveau du terrain naturel.
Dans le deuxième cas déterminer:
- la hauteur de la plaque d'ancrage, en adoptant un coefficient de sécurité égal à 2 entre la
force de butée mobilisée devant la plaque et l'effort appliqué par le tirant;
- la longueur à prévoir pour le tirant.

Exercice 6.10
On se propose de déterminer la fiche d'une paroi moulée qui servira, entre autre, de
soutènement pour l'exécution d'un sous-sol à deux niveaux (figure 6.10). Le dimensionnement
de la paroi est fait lors de la phase "fin de construction du deuxième niveau du sous-sol" à
court terme.
Les forces B(1) et B(2) représentent les forces exercées par les dalles-plafonds sur la paroi
moulée, elles ont pour valeurs: B(1) = 174 kN/ml, et B(2) = 122,7 kN/ml.
On suppose qu'il n'y a pas un régime d'écoulement d'eau établi entre les côtés amont et aval,
l'action de l'eau est, par conséquent, statique.

1) Déterminer les digrammes des contraintes exercées par le sol sur la paroi moulée. On
précisera clairement, à cet effet, les états d'équilibre considérés pour le sol situé aussi bien du
côté amont que du côté aval. Calculer les forces correspondantes à ces diagrammes.
2) Déterminer la valeur de la fiche, f, à partir de la résolution de l'équation d'équilibre (en
résultante) sous l'action des forces exercées sur la paroi. A quelle(s) autre(s) vérification(s) il
faut procéder pour retenir la valeur définitive de la fiche f?

Figure 6.10

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Exercice 6.11
On se propose d’étudier la stabilité d’un mur de soutènement en béton armé (BA) de hauteur
6 m qui sert de séparation entre deux parcelles de terrains, situées sur un terrain en pente. On
distingue entre deux études de stabilité de ce mur en BA correspondant à deux états
indépendants (I) et (II) tels que détaillés dans la suite.

Etat (I) : Il correspond à la fin de la construction d’une villa dans la parcelle (1), alors que la
parcelle (2) est un terrain non encore exploité. On suppose que le massif de sol situé derrière
le mur de soutènement est hors nappe d’eau (figure 6.11). On suppose, en outre, que le
dallage est une liaison rigide avec le mur en BA empêchant tous déplacements. Pour calculer
l’action du massif de sol de la parcelle (2) sur le mur en BA on adopte l’état des terres au
repos.
1) Pourquoi une telle hypothèse est justifiée d’après vous ? En supposant que le coefficient de
pression latérale des terres au repos soit K0 = 1 – sin , tracer le diagramme des contraintes
horizontales s’exerçant sur le mur de soutènement en BA du côté du massif de sol au repos.
2) Calculer la force due à l’action des terres au repos, préciser son point d’application par
rapport à la base de la semelle du mur en BA de largeur égale à 1,2 m

Etat (II) : Il correspond à l’ouverture d’une fouille, de largeur 5 m du côté de la parcelle (2)
dont la profondeur maximale atteint 5,5 m, juxtaposée au parement du mur de séparation entre
les deux parcelles. Le propriétaire de la parcelle (2) entame la construction d’une villa située
bien loin d’un 2ème mur de soutènement en BA tel qu’illustré sur la figure 6.12.
3) Quelle est la conséquence de l’excavation de la fouille vis-à-vis du déplacement du mur de
séparation en BA entre les deux parcelles?
4) On analysera la stabilité du mur de séparation entre les deux parcelles comme étant sujet à
une poussée et une butée qu’on négligera. Le constat réalisé était comme suit : un
basculement du mur de séparation en BA allant côté de la parcelle (1) vers la parcelle (2).
Schématiser ce basculement à l’aide d’un schéma explicatif. Pour éviter un tel désordre pour
quelle(s) solution(s) le propriétaire de la parcelle (2) aurait pu faire recours ? Expliquer
comment la solution peut résoudre le problème ?
5) Dans la suite du calcul, on ne tient pas compte de la solution de confortement que vous
auriez dû proposer. En adoptant le schéma esquissé sur la figure 6.12, tracer le diagramme des
contraintes de poussée et la force résultante de poussée qui lui correspond.
6) Etudier la stabilité du mur de soutènement en BA vis-à-vis du glissement en négligeant le
frottement à la base du mur
7) Etudier la stabilité du mur de soutènement en BA vis-à-vis du renversement.

Figure 6.11

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Figure 6.12

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Eléments de correction
NB. Pour tous les exercices le calcul des efforts intervenant dans les études de stabilité est fait
par mètre linéaire. Cette hypothèse reste valable lorsque la longueur de l’ouvrage est très
grande par rapport à ses dimensions dans le plan de sa section transversale.

Exercice 6.1
1. L’état de contraintes est déterminé à partir de la représentation du cercle de Mohr de
poussée sur lequel  désigne l’angle orienté de l’horizontale vers le parement incliné du mur
(AB). En un point M situé à la profondeur z, par rapport à la surface à la surface du massif, la
contrainte principale majeure est celle due au poids du sol sur une facette horizontale,
soit 1  z . A l’équilibre de poussée, cercle de Mohr tangent à la droite intrinsèque
d’équation   tg , la contrainte principale mineure, sur une facette horizontale, est :
1  sin 
 3  z .
1  sin 

En un point M du parement (AB), le vecteur « contraintes de poussée » a pour composantes :

z
Normale :  1  cos 2 sin  
1  sin 

sin  sin 2
Tangentielle :    z
1  sin 

Cependant, en adoptant la théorie de Rankine on ne tient pas compte du frottement entre le sol
et l’ouvrage (raisonnement du côté de la sécurité) d’où la composante tangentielle ne sera pas
prise en compte pour le calcul de la force de poussée.

En désignant par H la hauteur du parement vertical du mur l’expression de la force de poussée


notée Pp est :
1 2 1  cos 2 sin 
Pp  H .
2 1  sin 
2
Le point d’application de Pp , noté I, appartient à (AB) est tel que AI  AB . La direction de
3
Pp est perpendiculaire à (AB).

Exercice 6.2
1. a) Force de poussée sur (BG) :
Pp  48kN / ml .
2
Le point d’application de Pp , noté N, appartient à (AB) est tel que BN  BG .
3
b) Poids total du mur :

W  169,7 kN / ml .

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Le point d’application de W , noté O, est tel que (on prend comme origine le point I):

xO  1,864m .

L’inclinaison par rapport à la verticale de la résultante, notée R , des forces Pp et W est


définie par l’angle  tel que :
Pp
tg   0,2828 (   15,79 ).
W

L’excentrement de R est alors x e  0,013m .

2. La force motrice (favorisant le glissement du mur) est Pp . La force résistante est :


Prés  C u IG  240kN / ml .

La stabilité vis-à-vis du glissement est définie par le rapport :

Prés
Fglis   5  1,2 ;
Pp
Elle est, donc, largement vérifiée.

3. La stabilité vis-à-vis du renversement est définie par le rapport :

M rés ( I ) W.x O
Frenv    4,9  1,5 ;
M mot ( I ) P x 4
p
3
Elle est, donc, largement vérifiée.
On conclut que la stabilité globale du mur est bien vérifiée.

Remarque : On peut dire que le mur voile est relativement surdimensionné comme étant un
ouvrage de soutènement, en l’occurrence la largeur de la semelle.

Exercice 6.3
1. Les diagrammes de contraintes de poussée. On désigne par S le point situé à l’interface
« limon sable » au niveau duquel il y a une discontinuité de la contrainte de poussée dont
 
l’expression est (cas d’une cohésion nulle):  p   v tg 2 (  ) .
4 2

En désignant par z la profondeur du point par rapport à la surface du massif :

z  3m :  lim
p
on
(C)  20,69kN / m 2 ;  sable
p (C)  13,81kN / m 2 .

z  6,5m :  p (G )  30,88kN / m 2 .

Les forces de poussée sont :

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Pplim on  31,03kN / ml ; Ppsable  78,2kN / ml

La résultante des forces de poussée est : Pp  109,23kN / ml .

2. Le poids total du mur s’écrit : W  Wsol  Wbéton  387,5kN / ml .

La résultante des forces, notée R , transmise au sol de fondation par la semelle est :

R  402,6kN / ml .

3. Analyse de la stabilité du mur :

3 .1 Vis-à-vis du glissement

La force résistante s’écrit :


Prés  167,15kN / ml .
Le coefficient de sécurité est :
Prés
Fglis   1,54  1,3 .
Pp
Le mur est stable vis-à-vis du glissement.

3.2 Vis-à-vis du renversement

Le coefficient de sécurité est :


M rés ( I) 915
Frenv    3,53  1,5 Le
M mot ( I ) 259
mur est stable vis-à-vis du renversement.

On conclut que le mur est stable.


6. Si les barbacanes sont partiellement obturées, la nappe remonte à l’interface sable-
limon alors Pp  153,88kN / ml
Prés
7. Fglis   1,08  1,3 Mur n’est plus stable au glissement
Pp

Exercice 6.4
A court terme :  arg
p
ile
 0 : Pas de poussée dans l’argile
Pp  14,39kN / ml
A long terme :
Pp  40,82kN / ml
La stabilité du mur est donc vérifiée à long terme.
W  2,75b  0,625 b
Pour que le mur soit stable au glissement et au renversement : b  1,17m

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