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Introduction générale

La profession bancaire est un métier risqué, et cette particularité associée aux banques oblige à
constater que ces dernières vivent dans un environnement de plus en plus instable, et le banquier
doit connaître le plus précisément possible la nature et la gravité des risques auxquels il est
exposé.

En fait, toute banque est exposée à un large éventail de risques qui peuvent affecter gravement sa
rentabilité et compromettre sa pérennité.

Par conséquent, la nature de l’activité bancaire comporte des risques et supporte en permanence
le risque de perte, et c’est ainsi que le contrôle et la gestion des risques bancaires sont devenus
l’un des principaux axes stratégiques des gestionnaires d’institutions bancaires, car une bonne
gestion avec des contrôles stricts peut réduire l’exposition de la banque à divers risques.

Les banques doivent désormais redoubler d'efforts, pour étudier les opérations bancaires, pour
identifier et évaluer les risques mais aussi pour contrôler, afin de maintenir la confiance, car c'est
l'épine dorsale de leur activité.1

Les banques islamiques doivent être financièrement solides en raison des effets de toute perte
imprévue sur la stabilité de leurs positions financières et au-delà sur la banque dans son
ensemble.

Depuis 1974, la solvabilité des banques est un sujet qui a été au centre des discussions entre
régulateurs financiers, en particulier le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire. Ce dernier est
déjà trois normes définissent les règles de précaution qui doivent être respectées par divers
organisations financières. Le premier a été publié sous le nom de Bâle I, la deuxième édition
Intitulé Bâle II en 2004, et plus récemment la dernière version de Bâle III en 2010. Ces les
normes sont devenues la base des réglementations bancaires de divers pays [Jackson et al.,
1999].

Bâle I fait référence à un ensemble de recommandations visant à garantir un niveau minimum de


fonds propres pour garantir la solidité financière. À cette fin, un minimum de 8% de fonds
propres a été déterminé par rapport à tous les prêts accordés par les banques.
1
https://www.academia.edu/36209046/Gestio_des_risques_bancaires?email_work_card=view-paper

1
Bâle II vise à mieux évaluer les risques bancaires et à mettre en place un système de surveillance
prudent et transparent. Par conséquent, en 2004, le comité a proposé un nouvel ensemble de
recommandations, à l'issue desquelles une mesure plus appropriée du risque de crédit serait
définie. Par ailleurs, les recommandations Bâle II visent à rendre les fonds propres en adéquation
avec les risques auxquels les institutions financières sont exposées. Cependant, la crise financière
de 2008 a mis en évidence les lacunes et les faiblesses du système Bâle II. De plus, Bale n'a pas
géré tous les risques et liquidités par exemple. Ainsi, des carences et des défauts ont été identifiés
et donc Bâle III était essentiel [Demetrio, 2016].

La réforme de Bâle III reposait sur le constat que la gravité de la crise s'expliquait en grande
partie par la croissance excessive du passif du bilan ainsi que du bilan des banques, par: Par
exemple, les produits dérivés, tout en dégradant le niveau et la qualité des fonds privés affectés à
la couverture des risques. L'un des principaux plans de réforme de Bâle III consiste à introduire
deux ratios de liquidité: le ratio de couverture de liquidité et le ratio de financement net stable.
Le ratio de couverture de liquidité vise à permettre aux banques de résister à de graves crises de
liquidité. Son principe est le suivant: la réserve de liquidité doit être supérieure à la fuite de
liquidité résultant de la perte des possibilités de refinancement sur le marché, notamment par la
fuite de dépôts, tandis que le ratio de financement net stable vise à permettre aux banques de
résister un an dans une situation de crise spécifique [Demetrio, 2016] .2

Problématique de l'étude

Les risques bancaires sont nombreux et constituent donc une menace majeure pour la solvabilité
du système bancaire, en particulier le risque de crédit, qui représente la plus grande partie de ces
risques. Ainsi, afin d'assurer un environnement bancaire et financier favorable à la solvabilité, la
banque doit se couvrir contre ces risques pour éviter ou au moins minimiser leur impact. À cette
fin, les banques conventionnelles utilisent le ratio d'adéquation des fonds propres. D'où l'objectif
de cette étude, qui vise à trouver des différentes méthodes et des nouvelles techniques qui aident
le banque à gérer au maximum ce risqué et une comparaison du méthode de la gestion de risque
entre la banque islamique et la banque conventionnelle .

https://www.academia.edu/6866404/20120910_L_impact_de_la_reglementation_de_Bale_III_sur_les_metiers_p
art_1?email_work_card=view-paper

2
La problématique de l’étude s’articule autour de la question suivante : Quelles sont les
techniques appliqués par les banques islamiques et les banques conventionnelles pour gérer
efficacement leurs risques ?

Méthodologie de l'étude

Pour obtenir une vue d'ensemble et comprendre la réalité du sujet, nous avons utilisé, dans un
premier temps, l’analyse descriptive, qui est basée sur la collecte de références et données sur le
sujet du banque et son risque et sa gestion. Puis, l’analyse normative consistante à déduire et
préparer des conclusions, à l’aide d’outils statistiques, en vue de leurs applications sur les
données réelles d’une banque islamique et l'autre conventionnelle. Et enfin, l’analyse
comparative par les deux types du banque sur l'importance et la réalité de la gestion du risque .

la méthode de recherche mise en place consiste en une lecture approfondie des ouvrages portant
la gestion des risques dans les banques islamiques et banques conventionnelles. Une grande
attention sera également accordée aux différents travaux empiriques et théoriques issus de
séminaires, de colloque ou de communications publiées dans des revues et magazines. Par
ailleurs, ils ne seront négligés tout type de documents et de rapports, les thèses et les mémoires,
ainsi que les différentes sources Internet pouvant enrichir ce travail.3

Notre mémoire serait reparti en deux parties principales ; une première partie réservée au partie
théorique qui est composé au trois chapitres , le premier chapitre est consacré au généralités des
banques ,les risques et comment gérer , le deuxième chapitre traite l’historique de la finance
islamique et enfin , un troisième , détaillant le fonctionnement des banques et celui des banques
classiques en adoptant une comparaison afin d’éclaircir les convergences et les divergences qui
existent entre les deux systèmes financiers et cela sur trois niveau différents :

- Au niveau des principes de fonctionnement.

- Au niveau de la gestion des opérations bancaires.

- Au niveau des postes de bilan.

Finalement il comprend également une brève comparaison entre les deux

3
https://www.academia.edu/32027768/SOMMAIRE?email_work_card=view-paper

3
systèmes en matière des risques encourus et leurs méthodes de gestion tout en présentant

les similitudes et les spécificités de chaque système dans ce contexte.

Le troisième chapitre, qui est le cas pratique, est intitulé «Comparaison entre l’offre de

crédit immobilier classique et islamique» où nous allons essayer de montrer par des chiffres, la
meilleure option pour le client qui souhaite avoir un appartement devant deux Options:

- L'utilisation des banques islamiques.

- Utilisation de banques conventionnelles.

4
CHAPITRE 1 : LA
BANQUE ET LA
GESTION DES
RISQUES

5
Chapitre 1 : La banque et la gestion des risques

Les banques sont un instrument fondamental pour le développement des structures productives et
assurent actuellement l'octroi de la plupart des prêts d'investissement et d'exploitation. Les
banques s'efforcent de financer les investissements nécessaires pour mobiliser une grande
quantité de fonds.

Les banques commerciales qui négocient de l'argent opèrent dans un environnement dynamique
qui entraîne des changements significatifs dans l'exposition à divers risques

C'est pourquoi ce chapitre vise à mieux comprendre le concept en examinant les différentes
définitions caractéristiques et les activités des banques, nous révélerons ainsi l'importante notion
de banque ou faire une présentation des différents risques liés aux opérations quotidiennes de la
banque.

Ainsi, la présentation de ce chapitre sera divisée en trois parties; la première présentation


d'informations générales sur les banques; la deuxième section fournira des définitions des risques
et de la gestion des risques, expliquera le concept de gestion des risques et présentera divers
risques bancaires, et la troisième. la section définira la réglementation prudente de la gestion des
risques bancaires.

Tout cela sera bien souligné, tout d'abord, en présentant les différentes opérations que les
banques ont utilisées pour créer de la valeur et en présentant les différents risques inhérents à la
banque, qui est un élément important de ce chapitre, ainsi que la gestion et l'administration... des
risques.

Ce chapitre sera composé donc des sections suivantes :

 Section 1 : Généralité sur les banques ;


 Section 2 : Le risque et la gestion des risques ;
 Section 3 : La gestion des risques bancaires.

SECTION 1 : GENERALITE SUR LES BANQUES

6
1.1 Définitions de la banque
<< C'est un terme général pour une entreprise qui a plusieurs activités et services bancaires et
financiers >>.4
La banque est une entreprise qui reçoit des fonds du public sous forme de dépôts ou
d'épargne. Il réutilise l'argent des déposants en distribuant des prêts tout en effectuant
diverses transactions financières. Elle gère et met à disposition de ses clients des moyens de
paiement (chèques, cartes de virement bancaire, etc.)
Il agit également en tant qu'intermédiaire sur les marchés financiers entre les émetteurs
d'actions et d'obligations (sociétés municipales publiques) et les investisseurs (épargnants,
associations d'investissement ou fonds de pension SICAV, etc.) Il crée de l'argent grâce aux
prêts qu'il accorde et achète. ceux remis entre eux par des agents non financiers (factures,
etc.) 5
La Banque est une personne morale habilitée à effectuer des opérations bancaires et d' autres
opérations liées à son activité en tant que profession ordinaire , dont l' activité principale
consiste à obtenir l' épargne des agents excédentaires entre les courtiers financiers ou les
investisseurs (ménages) et les agents (entreprises publiques) qui ont besoin d' un crédit ou d'
un capital important , en leur offrant des contrats de dépôt et en empruntant ces prêts à des
agents qui ne disposent pas du capital en leur offrant des contrats de crédit .
Ceci est conforme à l'article 66 du règlement 03-11 du 26 août 2003 sur la monnaie et le
crédit, qui stipule: «Les opérations bancaires comprennent la réception de fonds du public,
les opérations de crédit et la fourniture de moyens de paiement et administration. Parmi ceux-
ci >>.

1.2 Rôle et mission de la banque

Les différentes activités exercées par la banque, ainsi que le concept d'intermédiation
financière, peuvent expliquer le rôle et la mission principaux de la banque comme suit:

4
Thierry Duclos, dictionnaire de la banque, SEFI, 2eme édition, page 33.
5
Pierre Bezbakh et Sophie Gherardi, dictionnaire de l’économie, le monde, Larousse, page 82.

7
1.2 .1 Les différentes activités de la banque
Le règlement no 03-11 du 26 août 2003 relatif à la monnaie et au crédit décrit les différentes
activités de la Banque , à savoir les opérations bancaires et les opérations liées , en faisant la
distinction entre quatre types d' activités pouvant être exercées par une banque:
 Les opérations de la banque :

Ceux-ci sont réservés exclusivement aux prêteurs. La législation bancaire distingue trois
opérations bancaires:

 Collecte des dépôts (recevoir de l'argent du public):

<< Les fonds collectés auprès de tiers sont considérés comme des fonds reçus du public,
notamment sous la forme de dépôts avec le droit d'en disposer pour votre propre compte.

mais rends-les soigneusement>>6

Ce crédit est destiné à couvrir les engagements de la Banque.

 Les opérations de crédit : c’est l'acte par lequel une personne agit dans un but lucratif

fait ou accepte de fournir de l'argent à autrui en échange du paiement d'intérêts et de la


présentation d'une garantie de remboursement après la date d'échéance (ce sont des
engagements par signature).

Les transactions de crédit-bail qui sont accompagnées d'options d'achat telles que le crédit-
bail ou le crédit-bail sont également équivalentes à des transactions de crédit.7

 La mise à disposition et la gestion des moyens de payements :

Tous les instruments permettant à quiconque de transférer des fonds, quels que soient les
moyens utilisés ou les processus techniques, sont considérés comme ayant cours légal.

Les modes de paiement les plus importants sont: les chèques, les virements, la vente par
correspondance.

6
1 Art n° 67 de l’Ordonnance 03-11 du 26/08/2003, relative à la monnaie et au credit
7
Art n° 68 de l’Ordonnance 03-11 du 26/08/2003, relative à la monnaie et au crédit.

8
valeurs commerciales (factures-factures-billets cartes bancaires factures TIP ...) Les deux
premières catégories d'activités constituent le cœur de l'intermédiation financière, la
troisième étant incluse dans la prestation de services.

 Les opérations connexes :

Ce sont ces opérations qui développent la banque. Ces opérations sont les suivantes8:

- opérations de change;

- Exploitation des métaux et pièces d'or spéciaux;

- Investissements, souscriptions, achats, administration, conservation et vente de titres et autres


produits financiers;

- Conseil et accompagnement en gestion d'actifs;

- Conseil en gestion financière et ingénierie financière ou, plus généralement, sur des prestations
destinées à faciliter la création et le développement de l'entreprise dans le respect des
dispositions légales en la matière.

La plupart de ces opérations sont liées à la fourniture de services.

 Les activités non bancaires :

Ce sont des activités qui n'entrent pas dans les catégories mentionnées ci-dessus, parmi ces
opérations non bancaires on mentionne la vente de produits d'assurance ou de voyage ... ces
opérations sont très limitées car les revenus de cette activité ne doivent en aucun cas être
dépassés. un certain pourcentage du revenu net de la banque de l'institution. Cette limite est
déterminée par la loi. Vos exercices ne doivent pas interférer avec la restriction ou la distorsion
de la concurrence.

 Les prises de participation9 :

8
Idem, Art n° 72.

9
Idem, Art n° 73.

9
Ils correspondent à la détention à long terme par une banque d'actions émises par d'autres
entreprises ou établissements de crédit pour des raisons stratégiques.

On voit que la banque a une fonction d'intermédiaire financier qui consiste à collecter les surplus
disponibles pour les agents à capacité financière et à prêter aux agents en déficit. Cette fonction
de médiation a trois formes:

• L' attribution: il s' agit d' une combinaison de plusieurs ressources pour financer un seul
emploi et , inversement , d' une ressource spécifique qui finance plusieurs emplois .

• Le transfert des risques de défaillance de la contrepartie (les clients de l' établissement de


crédit) vers une économie indirecte (système bancaire) est transféré à l' établissement de crédit .

• La transformation : De plus, si les emplois de la banque ne sont pas soutenus par ses
ressources, alors c'est la différence entre les caractéristiques des ressources et des emplois en
termes de taux d'intérêt, de durée et de devise. Cette transformation est à l'origine de la plupart
des risques financiers de cette réalisation qui affecte la valeur et la rentabilité des fonds propres
des banques et les incite à optimiser le rapport risque / rendement par une gestion efficace du
bilan.

La médiation diminue cependant; le ralentissement économique, d'une part, et le marketing 10,


d'autre part, ont considérablement modifié le comportement des acteurs économiques. Cette
baisse évidente à travers le courtage a entraîné une réduction des marges et une augmentation du
risque .

• La baisse des marges : En raison des pressions concurrentielles, les banques ont dû
rembourser leurs marges pour gagner des parts de marché et assurer leur rentabilité.

• L’expansion des risques : La conséquence directe de la déréglementation 11 est que la survie de


la banque elle-même est menacée par le risque que le risque de change (évolution négative des
taux d' intérêt et des taux de change) soit le risque de contrepartie pour lequel les clients ne

10
Développement des opérations de marché
11
L’ensemble des dispositions prises par les pouvoirs publics au niveau réglementaire en vue de faciliter
l’exercice de certaines opérations et l’accès à certains marchés.

10
remplissent pas leurs engagements et , enfin , le risque de liquidité pour lequel la banque ne peut
plus honorer ses engagements ou ses échéances .

1.2.2 L’intermédiation financière

La médiation financière est le métier fondamental du banquier. Il consiste à collecter les dépôts
des agents ayant la capacité financière de les distribuer sous forme de crédits aux agents qui ont
besoin de financement.

Nous avons entendu:

i. Agents à capacité de financement :


Acteurs économiques dont les revenus sont supérieurs aux dépenses.
ii. Agents besoin de financement :
Opérateurs économiques dont les dépenses sont supérieures aux recettes.

Le schéma suivant représente le rôle d’intermédiation financière :


Figure n° 1 : l’intermédiation financière

Agents à
capacité de
financement

Dépôts Banque

Agents à
crédits besoins de
financement

11
SECTION 2 : LE RISQUE ET LA GESTION DES RISQUES
La banque doit s'identifier pour définir, mesurer et évaluer les risques. Les limites doivent
ensuite être définies pour déterminer le suivi et le reporting de votre développement individuel et
global.

Afin de pouvoir maîtriser un tel risque, il est également nécessaire de bien le définir, de
déterminer les facteurs susceptibles de favoriser sa naissance, les conditions de sa réalisation et
le cadre juridique qui l'entoure.

2.1 Définition de la notion du risque

Le risque peut être défini comme un risque plus ou moins prévisible Il dépend d'un événement
fortuit et imprévisible qui pourrait affecter les résultats et les actifs de l'établissement Le risque
peut être défini comme la probabilité qu'un événement ou un acte puisse avoir un effet négatif
sur l'activité 12.

Le risque fait référence à l'incertitude qui pèse sur les résultats et les pertes qui peuvent survenir
si les changements de l'environnement les affectent négativement.13

2.2 Les risques majeurs liés l’activité bancaire

Le banquier demande de plus en plus de mesures, d'analyses et de contrôles

mais surtout, identifier et définir ces risques.

Les risques bancaires peuvent provenir:

- De l'environnement interne: défaillance humaine malhonnête, défaillance du système


d'information, etc.

- L'environnement extérieur: comportement des clients, réglementations, etc.


12
JACOB, H & SARDI, A. Management des risques bancaires, AFGES, 2001, Page 23.
13
Bessis.j, gestion des risques et gestion actif-passif des banques, Dalloz, paris 1995, p 2.

12
Dans un environnement volatil, le rôle d'intermédiaire pour les institutions financières est soumis
aux risques suivants:

- Les risques financiers ;

- Les risques commerciales ;

- Les risques de positionnement concurrentiel ;

- Les risques opérationnels ;

- Les autres risques.

2.2.1 Les risques financiers

Le risque financier est le risque de perdre de l'argent après une transaction financière ou une
transaction économique qui a un impact financier (par exemple, une vente à crédit ou dans une
devise étrangère), il est donc fortement associé à des changements dans les variables du marché
et affecte la rentabilité. forme une banque.

Il existe quatre risques financiers14 :

- Risque de liquidité;

- Risque de change;

- Risque de taux d'intérêt;

- Risque de contrepartie bancaire.

2.2.1.1 Risque de liquidité

14
Majdi Chaabouni, institut de financement de développement de Magreb Arabe, Séminaire “Gestion ActifPassif
dans les Banques”, Tunis, 2011.

13
"Le risque de liquidité présente une opportunité pour un établissement de crédit de ne pas être en
mesure de faire face à ses obligations ou à ses échéances dans un délai déterminé, même en
mobilisant ses actifs."15

Le risque de liquidité survient donc lorsqu'une banque n'est plus en mesure de rembourser ses
créanciers et que ses actifs ne peuvent plus être vendus rapidement et à des conditions
satisfaisantes.

Pour se prémunir de ce risque, la banque doit disposer de liquidités sans subir de pertes
significatives (certificat de depot ,Actions / obligations ...)

En vertu des règles algériennes, le risque de liquidité ne peut pas faire face à ses obligations ou
être incapable de desserrer ou compenser une position en raison de la situation du marché à un
moment donné et à un coût acceptable.

2.2.1.2 Risque de taux d’intérêt:

Le risque de taux d'intérêt peut être appréhendé de différentes manières selon qu'il menace la
marge de traitement ou le coût de la valeur, mais dans les deux cas, le risque pèse sur les
capitaux propres.

Définition 1: Le risque de taux d'intérêt est le risque que les résultats soient affectés par une
variation du taux d'intérêt.16

Définition 2: Le risque de taux d'intérêt présente une institution financière avec la possibilité que
sa rentabilité soit affectée par les fluctuations des taux d'intérêt.17

Ce risque peut se manifester, par exemple, dans le cas où une banque finance des travaux à long
terme à taux variable avec une ressource à court terme à taux fixe et les taux baissent.

15
J.C. AUGROS - M. QUERUEL, risque de taux d'intérêt et gestion bancaire, economica, janvier 2000.

16
Bessis.J, op.cit, 1995, p 17.
17
Idem, J.C. AUGROS - M. QUERUEL

14
2.2.1.3 Risque de change

Le risque de change correspond au risque de variation du résultat causé par les fluctuations du
taux de change. Cela est dû au fait que les sous-soldes en devises ne sont pas équilibrés (notion
de position). Son action est de rendre le résultat sensible aux variations de l'échange.18

En d'autres termes, le risque de change peut être défini comme le risque de dépenses plus élevées
ou de flux de trésorerie inférieurs en raison de l'utilisation d'une devise autre que la monnaie
nationale. Les fluctuations généreuses des taux de change ont un impact négatif sur les flux de
trésorerie futurs attendus par la banque.

2.2.1.4 Risque de contrepartie

Aussi appelé risque de crédit ou risque de signature, il peut être défini comme

défaut de la contrepartie sur laquelle il reçoit une dette ou une obligation .19

En réalité, il s'agit du premier risque auquel une banque peut faire face en tant que client en
défaut, qui entraîne la perte totale ou partielle de la dette.

Ce risque peut également être défini comme une détérioration de la situation financière de
l'emprunteur .20

D'un autre côté, le risque de crédit correspond aux pertes potentielles résultant de l'incapacité du
débiteur à remplir ou à remplir partiellement ses obligations.

Selon la réglementation algérienne, le risque de crédit est un risque soudain en cas de non-
paiement par une contrepartie ou des contreparties considérées comme co-bénéficiaires au sens
de l'article 2 du décret n ° 91-09 du 14 août 1991, modifié et complété par règles prudentielles
pour les banques et les institutions financières.

18
Xerion Finance (www.clicatis.org).

19
Coussergues Sylvie & Bourdeaux Gautier, Gestion de la banque du diagnostic à la stratégie, DUNOD, Paris, P
121.
20
Bessis Joёl, op.cit, 1995, p15.

15
2.2.2 Les risques commerciaux

Ce sont les risques découlant des activités commerciales, il existe deux types de risques21:

2.2.2.1 Le risque de défaut de la clientèle :

- Risque que les clients d'une banque ne remplissent pas leurs obligations

- Peut être géré pour fournir du crédit et du recouvrement, notamment en décrivant des
techniques et des systèmes specializes.

2.2.2.2 Le risque des options cachées :

- Ce sont des options qui sont intégrées dans les produits et vendues aux clients à un prix nul ou
inférieur22.

2.2.3 Les risques de positionnement concurrentiel

- Le risque de réduction des marges de production futures en raison des fluctuations des taux
d'intérêt du marché.

2.2.4 Les risques opérationnels

Le risque opérationnel couvre tous les processus de gestion bancaire 23

Il s'agit d'un risque qui comprend tous les événements pouvant être source de perte, tels que:
fraude, actions externes ou internes, illégales, dommages matériels, échec de processus, etc.

Les principaux risques opérationnels sont les risques administratifs (liés au traitement
informatique et aux procédures de contrôle) Risques d'indisponibilité d'un outil opérationnel
Risques d'erreur ou de malveillance humaine

21
Majdi Chaabouni, institut de financement de développement de Magreb Arabe, Séminaire “Gestion ActifPassif
dans les Banques”, Tunis, 2011.
22
Majdi Chaabouni, Op.cit, 2011.
23
Desmicht François, Pratique de l’activité bancaire, DUNOD, Paris, 2007, p 259.

16
L'ordonnance n. Le 11-08 du 28 novembre 2011 définit le risque opérationnel comme: le risque
découlant du non-respect ou du non-respect des procédures personnelles et des systèmes internes
ou d'événements externes. Il inclut les risques de fraude interne et externe.

2.2.5 Les autres risques bancaires

Il existe différents risques bancaires associés aux activités quotidiennes de la banque, il s'agit des
risques suivants:

2.2.5.1 Risque de concentration

Cela est dû à une diversification insuffisante du portefeuille bancaire; elle peut être heureuse si la
banque concentre ses prêts sur un groupe de clients, un secteur d'activité ou un pays

Selon la législation algérienne, le risque de concentration est le risque associé aux prêts ou
engagements accordés à la même contrepartie à des contreparties considérées comme les mêmes
bénéficiaires au sens de l'article 2 du règlement n. 91-09.

modifié et ajouté ci-dessus en ce qui concerne les contreparties opérant dans le même secteur de
l'économie ou dans la même zone géographique, ou accordant des prêts relatifs à la même
activité, ou appliquant des méthodes de réduction du risque de crédit, en particulier des titres
émis par le même émetteur.24

2.2.5.2 Le Risque de Règlement

Le risque qui survient notamment dans le cas d'opérations de change dans l'intervalle entre le
moment ou l'instruction de paiement d'une transaction ou d'un instrument financier vendu ne peut
plus être annulé unilatéralement et la réception définitive de la devise ou de l'instrument acheté.
ou ressources financières correspondantes Ce risque comprend notamment le risque
d'engagement de contrepartie (risque de défaut de contrepartie) et le risque de livraison (risque
de non-livraison d'instrument) .25

2.2.5.3 Risques de taux de change


24
Art. 2, de règlement n° 91-09, 29/08/ 2012.
25
Idem, Règlement n° 91-09.

17
Le risque de change découle de la détention d'actifs ou de passifs en devises dont les prix varient,
ce qui génère des gains ou des pertes.

Plus précisément, il s'agit du risque de perdre après un changement défavorable du taux de


change d'une devise

Il représente l'opportunité de voir la rentabilité de l'installation affectée par les fluctuations des
taux de change 26

Cela s'applique principalement aux banques qui détiennent des actifs ou des passifs en devises
étrangères.

2.2.5.4 Risque de Marché


En général, il peut être défini comme le risque de perte pouvant résulter des fluctuations du prix
des instruments financiers d'un portefeuille. Il peut être généré en faisant varier les cours des
actions, les taux des obligations, les taux d'intérêt ou les taux d'intérêt appliqués. en d'autres
termes, les paramètres du marché

Le règlement 91-09 définit le risque de marché comme le risque de pertes sur les éléments du
bilan et du hors-bilan résultant de l'évolution des prix de marché, notamment en ce qui concerne:
- les risques liés aux taux d'intérêt et aux instruments liés à des titres. Propriété du grand livre;

- risque de change

2.2.5.5 Le Risque Juridique


Risque de litige avec une contrepartie en raison d'inexactitudes ou de carences de toute nature
imputables à la banque ou à l'institution financière dans le cadre de son activité.27

2.2.5.6 Le Risque de non-conformité

Le risque de sanctions administratives ou disciplinaires et le risque de perte financière


importante ou d'atteinte à la réputation du fait du non-respect des dispositions légales régissant
les activités des banques et des établissements financiers normes ou instructions réglementaires
26
Michel Dubernet, gestion actif-passif et tarification des services bancaires, Economica. Page 93.
27
Idem, Art n ° 2 du Règlement n° 91-09.

18
ou professionnelles et déontologiques de l'organe exécutif, en particulier appliquées aux lignes
directrices de l'organe consultatif.

Le risque de non-conformité peut également survenir dans les banques islamiques en raison du
non-respect des règles et principes de la charia, entraînant le non-respect des activités de la base
et de l'origine de la charia. Une confirmation et une étude de l'activité doivent être effectuées
pour déterminer ce type de risque pour le comité SHARI'A BOARD.

2.2.5.7 Risque de Solvabilité

Le risque de solvabilité est le manque de capital suffisant pour couvrir d'éventuelles pertes28.

2.2.5.8 Risque de pays

C'est le risque qu'un emprunteur étranger (État ou entreprise) ne remplisse pas ses obligations.
Ce risque est lié à la situation économique et financière du pays.

2.2.5.9 Risque Systémique

Les institutions financières sont interdépendantes. Les pertes résultant de la faillite d'une
institution sont principalement influencées de manière contagieuse par le système bancaire. La
défaillance d'un établissement de crédit comme un jeu de dominos peut donc entraîner des
difficultés pour d'autres établissements et mettre en danger l'ensemble du système bancaire.29

2.3 Définition et processus du « management des risques »

La définition et le processus du concept de gestion des risques peuvent être expliqués comme
suit:

2.3.1 Définition de la notion « management des risques »

La gestion des risques est un processus mis en œuvre par le conseil d'administration, la haute
direction et tous les employés de l'organisation. Il est pris en compte dans l'élaboration de la

28
Bessis J, Op.cit, p20.
29
Antoine SARDI, audit et contrôle interne bancaire, Ed. AFGES, 2002, p44.

19
stratégie et également dans toutes les activités de l'organisation. Il est conçu pour identifier les
événements potentiels qui pourraient affecter l'entreprise et pour gérer le risque dans les limites
de son appétit pour le risque. Le but est de fournir une sécurité adéquate pour la réalisation des
objectifs de l'organisation.30

La gestion des risques est un ensemble d'outils, de techniques et de systèmes organisationnels


permettant de mesurer et de maîtriser les risques.

2.3.2 Le processus de management des risques

La gestion des risques est un outil essentiel dans les opérations quotidiennes de la banque.
Comme pour tous les processus, l'application d'une gestion des risques adéquate nécessite la
mise en œuvre d'une séquence d'étapes sous la forme d'un processus logique composé de six
phases générales qui peuvent être définies comme suit31:

1. Identification des risques

2. Evaluation et mesure des risques

3. Analyse, décision et planification des mesures

4. Gestion opérationnelle des risques

5. Surveillance des risques

6. Reporting des risques

2.3.2.1 Identification des risques :

L'identification des risques est un exercice continu car les risques évoluent constamment en
fonction des données de l'environnement interne et / ou externe. Nous assistons à l'émergence de
nouveaux risques lors: de nouveaux produits bancaires, de nouvelles performances.

Changements de loi, changements économiques, financiers ... etc.

2.3.2.2 Evaluation et mesure des risques :


30
Gestion des risques et processus, Séminaire AFAI, 4 Avril 2006.
31
JACOB H. et SARDI A., op.cit, 2001, page 22.

20
Elle consiste à quantifier la probabilité de survenance du risque et les pertes qui en résultent. Une
bonne évaluation des risques sera cruciale dans le choix de votre institution.

2.3.2.3 Analyse, décision et planification des mesures :

Ce n'est qu'après l'analyse des variables à l'origine du risque que les ressources seront
recherchées, puis les mesures à prendre seront décidées et planifiées.

2.3.2.4 Gestion opérationnelle des risques :

Dans cette étape, des stratégies et des ressources sont mises en œuvre. Chaque risque est géré par
l'unité à cet effet Aujourd'hui, il est parfois admis qu'il y a quatre manières de réagir aux risques,
quatre T 32:

Résister ou accepter (le risque à son niveau actuel);

Traiter (le risque de réduire la gravité à un niveau acceptable);

Transfert (le risque ou l'activité qui le génère à quelqu'un d'autre);

Complet (la mesure qui génère le risque) .33

2.3.2.5 Surveillance des risques :

Au fil du temps et selon les circonstances, de nouvelles expositions aux risques peuvent
apparaître, les informations sur la probabilité et l'importance des risques peuvent être mises à
jour. La gestion des risques nécessite un suivi régulier de ces derniers pour s'assurer que les
solutions sont toujours optimales et que les limites établies sont toujours respectées.

2.3.2.6 Reporting des risques :

Le système de reporting est le résultat logique de l'ensemble du processus. Les résultats de la


gestion des risques sont évalués dans des rapports qui seront transmis aux différents centres de
responsabilité de la banque (direction générale, comité des risques, etc.).

32
Idem
33
Jacques WALTER ; Philippe NOIROT, le contrôle interne pour créer de la valeur, éditions Afnor, 2008, P 99

21
Les résultats de la gestion des risques sont évalués dans des rapports de synthèse et d'analyse. Et
ces rapports sont communiqués à plusieurs destinataires.

Figure n° 2 :Etapes et techniques de gestion du risque34

Risque

6 étapes dans le processus de gestion

Analyse,
Identification Evaluation Gestion
décision et Surveillance Reporting
du risque du risque opérationnelle
planification

du risque
4 stratégies de gestion

Eviter le Limiter Transférer Payer le

risque le risque le risque risque

Se
Se couvrir S’assurer
diversifier

2.4 La fonction et la mise en œuvre d’un dispositif de management des risques


La mise en place d'un système de gestion des risques ou d'une fonction de gestion des risques
nécessite des éléments qui peuvent s'expliquer par les points suivants:

34
Source : Jacob.H et SARDI.A, management des risques bancaires

22
2.4.1 Mise en œuvre d’un dispositif de gestion de risque35

La gestion des risques, qui est assez difficile à définir comme une profession particulière, doit
avant tout refléter un état d'esprit.

Pour gérer les risques, vous devez les connaître. Par conséquent, ils doivent être identifiés et
évalués à l'avance. Ces connaissances nous permettent de développer une politique des risques et
de construire une stratégie adaptée aux risques identifiés. Il permet également l'application d'une
méthodologie administrative adaptée aux ressources matérielles et humaines. et outils de gestion
des risques: cet ensemble constitue la gestion des risques

Bien entendu, la maintenance de cet appareil doit être constante par sa surveillance et son
contrôle, ce qui conduit à une amélioration continue de cet appareil.

2.4.1.1 La demarche

L'approche de la gestion des risques dans une banque comporte plusieurs étapes, à commencer
par la formulation de la politique et de la stratégie, l'élaboration d'un plan d'action, la mise en
œuvre et enfin la supervision et le contrôle.

2.4.1.2 La connaissance

Nous ne pouvons mettre en œuvre une politique de gestion des risques que si nous connaissons
bien les risques et leurs impacts, cette connaissance diffère du type de risque.

2.4.1.3 La fonction « stratégique » de gestion du risque

Les fonctions de la gestion stratégique des risques sont de planifier les mesures nécessaires avant
que le risque ne se concrétise. Cette fonction stratégique doit également prendre en charge la
gestion des risques.

2.4.1.4 La stratégie de couverture des risques

La banque doit faire face aux risques auxquels elle est exposée, ainsi qu'aux risques qu'elle
impose aux tiers. Ainsi, la stratégie de couverture des risques peut être résumée comme suit:

35
JEAN-LUC SIRUGUET, Le contrôle interne bancaire et la fraude, France, 2006, p 118 à 133.

23
Figure n°3 : Actions pour amener le risque au niveau souhaité

Risque Eviter / Réduire Couvrir Transférer

Total Eliminer

Niveau de En interne : En interne : Assurance Niveau de


EXTERNALIS

risque Mesures Mesures risque

souhaité préventives correctives souhaité


et

correctives

Source : JEAN-LUC SIRUGUET, « Le contrôle interne bancaire et la fraude », France,

2006

En maintenant les risques, la banque peut supporter les coûts occasionnés par un événement
imprévu.

2.4.2 Fonction de gestion du risque36

La fonction de gestion des risques couvre tous les domaines bancaires et doit avoir une pleine
légitimité au sein du département.

Pour assurer la pérennité des opérations, le risque manager assiste dans ses analyses en mettant
en place des dispositifs coordonnés pour toutes les unités de la banque. Sa mission est de
protéger les ressources financières humaines.

36
JEAN-LUC SIRUGUET, Op.cit, 2006, p 119.

24
les aspects techniques de la banque concernant les risques générés par ses opérations ou
découlant de son environnement. Pour ce faire, le risk manager met en place une politique de
gestion des risques pour optimiser les coûts des risques.

Sa fonction principale est d'identifier et de quantifier les risques de proposer des solutions pour
les réduire et contribuer à la mise en œuvre de la solution choisie.

Il est souhaitable qu'il soit indépendant des autres fonctions afin de pouvoir voir les risques de la
banque d'une manière différente.

SECTION 3 : LA GESTION DES RISQUES BANCAIRES

La gestion et l'évaluation des risques sont l'une des principales tâches que les banques doivent
accomplir pour leur donner confiance.

Et aussi l'efficacité de ces opérations. Le cadre réglementaire et juridique de la gestion des


risques bancaires peut être représenté par les points suivants:

3.1 Les accords de comité de Bâle

Le Comité de Bâle joue le rôle d'un forum de discussion informel sur la surveillance bancaire et
la surveillance réglementaire, visant à promouvoir la coopération internationale et à renforcer la
sécurité et la fiabilité du système financier. La présentation de ce comité et de ses différentes
conventions est la suivante:

3.1.1 Présentation du comité de Bâle37 :

Le Comité de Bâle a été fondé en 1975 par les gouverneurs des banques centrales du Groupe des
Dix (G10)38, à Bâle (ville suisse) après de graves perturbations sur les marchés bancaires et
monétaires internationaux (notamment la faillite de la banque Herstatt en Allemagne de l'Ouest,
qui dominait plusieurs autres banques) 13 pays suivants: Allemagne Belgique Canada
37
Bâle II ; étape importante de la réglementation bancaire, Séminaire Crédit suisse ; Économic & Policy
Consulting, Avril 2004.
38
Les Etats du G-10 comprennent les sept pays les plus industrialisés que sont les Etats-Unis, le Japon,
l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie et le Canada ainsi que la Suisse, la Suède, la Belgique et les
Pays-Bas (en fait 11 pays au total).

25
Espagne États-Unis France Italie Italie Japon Luxembourg Luxembourg Royaume-Uni Suède et
Suisse Depuis lors, trois ou quatre réunions ont lieu chaque année.

Le comité s'est ensuite concentré sur des études sur la qualité et l'efficacité de la supervision
bancaire. Le comité sert également de forum informel de discussion sur la supervision et la
supervision bancaires, et vise à promouvoir la coopération internationale et à renforcer la sécurité
et la fiabilité du système financier.

3.1.2 L’accord de Bâle I:

En 1988, l'Accord de Bâle a introduit de nouvelles obligations pour les fonds propres des
banques, appelées ratio de capital ou ratio Cooke39.

Selon Bâle I, le capital requis est calculé sur la base d'une somme pondérée des différents types
d'actifs bancaires; Ces pondérations visent à refléter le risque de chaque classe d'actifs

Ce ratio a été introduit dans la plupart des pays de l'OCDE au début des années 90. Il a été
adapté en 1996 pour intégrer la gestion des risques de marché.

Encadré 1 : De Cooke à Bâle II : les principales étapes

39
La définition du ratio Cooke, ainsi que son équation sera présentée par la suite.

26
- Juillet 1988 : Adoption de l’accord sur la convergence internationale de la mesure des normes de fonds
propres (≪ ratio Cooke ≫)

- Novembre 1991 : amendement relatif à l’inclusion des provisions générales ou réserves générales pour
créances douteuses dans les fonds propres

- 31 décembre 1992 : mise en application du ratio Cooke

- juillet 1994 : amendement portant sur les critères de pondération des risques pour les pays de l’OCDE.

- avril 1995 : amendement relatif à la compensation bilatérale des expositions des banques sur instruments
dérivés.

- Janvier 1996 : amendement a l’accord pour son extension aux risques de marche.

- Janvier 1998 : accord des gouverneurs des Banques centrales des pays du Groupe des dix pour reformer
l’accord de 1988.

- 3 juin 1999 : publication du premier document consultatif sur un nouveau dispositif d’adéquation des fonds
propres présentant le cadre général de la reforme.

- 16 janvier 2001 : publication du second document consultatif élargissant le champ des options.

- 29 avril 2003 : publication du troisième document consultatif finalisant les propositions.

- 5 mai 2003 : publication des résultats de la troisième étude d’impact.

- 11 octobre 2003 : nouvelle proposition de calibrage des exigences de fonds propres, soumise à consultation
jusqu’au 31 décembre 2003.

- Juin 2004 : publication de l’accord final.

- 31 décembre 2006 : mise en application de Bale II.

- 1er janvier 2007 : entrée en vigueur en France de la directive CRD (capital

requirements directive) pour les approches standard et notation interne fondation.

- 1er janvier 2008 : entrée en vigueur, en France, de l’approche notation interne avancée de la CRD, la
nouvelle réglementation, y compris les piliers 2 et 3, s’applique à l’ensemble des banques. Pour les Etats Unis,
l’entrée en vigueur de Bâle II est prévue en janvier 2009.

27
Source : Pujal, 2003 et Fédération Bancaire Française, 2008.

3.1.3 L’accords de Bâle II

L'Autorité a noté que le niveau fixe du ratio Cooke, bien que avantageux pour la simplicité du
calcul, ne prend pas en compte la diversité et la complexité des marchés et des produits utiles. En
effet, en 1996, le rapport Cooke ne couvre que les risques. crédit, mais à partir de cette date, il a
introduit le concept de risque de marché, négligeant complètement les risques opérationnels.
Dans ce contexte, le Comité de Bâle s'est réuni en décembre 1997 sous la présidence de Tom de
Swaan pour proposer des initiatives visant à développer une nouvelle norme d'adéquation des
fonds propres.

Dans le document de juin 1999, le Comité a défini ses objectifs pour mettre en œuvre une
stratégie globale de qualité du capital tout en continuant à affiner le nouveau système. Le 16
janvier 2001, la commission a préparé un deuxième document visant à une profonde réforme du
premier accord de surveillance.

3.1.3.1 La synthèse des grands principes de la réglementation Bâle II

Le nouveau système repose sur trois piliers: les exigences de capital minimum.

surveillance par des autorités raisonnables d'adéquation des fonds propres et de discipline de
marche.

Figure n°4 : Les trois piliers de la réglementation Bâle II

Accords de Bale II

Pilier 2 : Pilier 3 :
Pilier 1 :
Surveillance Discipline de
Exigences
Prudentielle marche
minimales de
-Renforcement de
fonds propres
- supervision de la
l’évaluation des communication
- risque de crédit
fonds propres - publication des
- risque de
- rôle préventif méthodes
marche
du régulateur et d’évaluation des
- risque
mesures
28 risques
opérationnel
correctrices
Tableau n°1 : Pondération des différents risques sous Bâle II

Type de risque Exigence en fonds propres Répartition


Crédit 6.8% 85%
Marché 0.24% 3%
Opérationnel 0.9% 12%
Total 8% 100%

Source : DOV Ogien « comptabilité et audit bancaire », Dunod, Paris, 2004, p303.

3.1.4 L’accord de Bâle III

Après la sub-crise qui a secoué le système financier mondial, le Comité de Bâle a développé une
série de nouvelles ressources appelées Bâle III.

Ces mesures visent à renforcer la réglementation et la gestion des risques dans l'environnement
bancaire et à améliorer la capacité du secteur bancaire à absorber les chocs des pressions
financières et économiques.

La réforme du cadre réglementaire obligera les banques à adapter fondamentalement leur


perception du risque bancaire, même si elles ne maîtrisent pas les enjeux liés à Bâle II. Bâle III
les oblige à modifier le processus de gestion des risques. Ce changement doit d'abord affecter
l'aspect technique. Les risques complexes et variables qui résultent des innovations financières
échouent en raison des approches traditionnelles de gestion bancaire. Cela inclut le
développement d'outils alternatifs permettant une meilleure évaluation et maîtrise des risques40.

3.2 Les recommandations réglementaires de Bâle sur la gestion des risques bancaires

Afin de protéger l'ensemble du système bancaire contre toutes les menaces susceptibles de
générer des risques inhérents à l'activité bancaire, les autorités compétentes (Comité de Bâle)
publient des réglementations fixant le montant minimum de capital pour couvrir les pertes

40
1 GERARD HIRIGOYEN, Management de la banque : risques, relation client, organisation, 3eme édition,
France, 2012, p82.

29
éventuelles. et éviter ainsi des crises systémiques très dangereuses pour la stabilité financière
nationale et internationale.

A cet effet, les autorités de contrôle ont imposé certaines règles aux banques qu'il faut respecter
pour assurer leur liquidité et leur solvabilité vis-à-vis des tiers, ces règles sont présentées sous
forme de règles prudentielles, qui s'expriment le plus souvent sous forme de ratios. de la manière
suivante. :

 Le capital minimum ;
 Le ratio de solvabilité (Cooke / Mc Donough) ;
 Les fonds propres ;
 Le ratio de liquidité ;
 Le coefficient des fonds propres et des ressources permanentes ;
 La division des risques ;
 Les réserves obligatoires ;
 Le niveau des engagements extérieurs .

3.2.1 Le capital minimum41

Il s'agit de la première solution de garantie de la banque et de la principale garantie pour les


déposants.
L'article 2 du règlement no. 08-04 du 23 décembre 2008 qui fixe un capital minimum pour les
banques et institutions financières opérant en Algérie à:
- Dix milliards de dinars (100000000 DA) intégralement versés aux banques à l'article 70 de
l'ordonnance no. 03-11 du 26 août 2003)
- Trois milliards cinq cent millions de dinars (3.500.000.000 DA) entièrement versés aux
établissements financiers (en application de l'article 71 de l'ordonnance n ° 03-11 du 26 août
2003.

3.2.2 Les ratios de solvabilité

41
Règlement BA n°04-01 du 4 Mars 2004 relatif au capital minimum des banques et établissements financiers
exerçant en Algérie, article 2.

30
L'indice de règlement de la banque fixe une limite au solde débiteur pondéré des prêts accordés
par une institution financière en fonction de ses fonds propres. Ainsi, le niveau d'engagement des
banques est limité par leur propre solidité financière42.
L'objectif central du taux de résolution est de garantir la capacité des établissements de crédit à
faire face au défaut de leurs contreparties.
Depuis sa création en 1988, le ratio de solvabilité a évolué pour identifier les principaux risques
auxquels un établissement est crédité.

*Ratio Cooke :
Le nom de cette relation est en l'honneur du premier directeur du Comité de Bâle, PeterCooke43,
introduite en 1988 et utilisée dans les pays du G10 depuis 1992 pour définir les limites de
responsabilité que les banques peuvent assumer en fonction de leur niveau de fonds propres, qui
doit atteindre au moins 8% de tous les actifs et risques hors bilan.
L’équation de ce « ratio Cooke » est la suivante :
fonds propresnet
Ratio Cooke = ≥ 8%
total des encours pond é r é s par ≤risque

En Algérie44, les pondérations applicables aux risques reconnus au bilan sont les suivantes: - 0%
pour les créances sur l'État et les dépôts auprès de la Banque d'Algérie;
- 5% pour l'assistance aux banques et institutions financières établies en Algérie;
- 20% pour les prêts aux établissements de crédit à l'étranger;
- 100% sur les crédits à la clientèle et tous les autres actifs
Cependant, le ratio Cook présentait / présentait certains inconvénients, principalement liés à la
non-intégration du risque opérationnel. De plus, ce ratio utilise des pondérations fixes et ne prend
pas en compte la signature de la société / contrepartie (valorisation).
À cette fin, le Comité de Bâle a recommandé en janvier 2001 un projet de nouveau ratio de lisier
appelé Mc Donough, à mettre en œuvre en 2006 (cette réforme du ratio de lisier est appelée Bâle
II). le risque de crédit et le risque de marché opérationnel, qui dépendent d'exigences de fonds

42
www.vernimmen.net
43
Un directeur de la Banque d’Angleterre, il avait été un des premiers à proposer la création du Comité de Bâle
et fut son premier président.
44
Instruction Ba N° 74-94 Du 29 Novembre 1994 relative à la fixation des règles prudentielles de gestion des
banques et établissement financiers.

31
propres spécifiques. Ainsi, l'intégration des risques opérationnels génère de nouvelles relations
représentées par la nouvelle équation.

*Le ratio Mc Donough :


Comme la relation Cooke, la relation Mc Donough comprend l'égalité dans le numérateur et la
pondération des risques dans le dénominateur. De plus, la participation reste inchangée puisque
les fonds propres doivent constituer au moins 8% des risques de pondération inclus dans le calcul
des risques opérationnels et de marché ainsi que des risques de crédit.
La relation de Mc Donough est donc la suivante:
fonds propres nets
Ratio Mc Donoug = ˃= 8%
Risque de cr é dit + Risque de march é + Risque op é rationnel

3.2.3 Les fonds propres45


Les fonds propres constituent le dernier recours en cas de difficultés dues à des pertes
qui ne pourraient être absorbées par les bénéfices ou les provisions. Ceci a pousse les autorités
de tutelle à faire des fonds propres le pivot de la réglementation prudentielle. Ils comprennent
les éléments ci-après :

Les stocks sont l'épine dorsale d'une réglementation prudente, assurant la sécurité des déposants
en dernier recours en cas de difficultés d'installation.
Selon le Comité de Bâle, nous nous efforçons d'obtenir la somme de nos fonds propres et des
fonds propres supplémentaires avec nos propres fonds.

Les fonds propres de base: le premier pilier est principalement réservé à la couverture du risque
de crédit et se compose des parties suivantes:
- partage le capital;
- Réserves: en plus des réserves de réévaluation;
- FRBG: les fonds propres pour risques bancaires généraux sont des réserves destinées à couvrir
des risques indéterminés.

45
Règlement banque d’Algérie n°95-04 du 20 Avril 1995 modifiant et complétant le règlement n°91-09 du
14/08/1991 fixant les règles prudentielles de gestion des banques et des établissements financiers.

32
Le capital social défini comme tel doit être déduit:
- de la partie non désirée du capital social;
- Actions spécifiques à la société détenues directement ou indirectement;
- immobilisations incorporelles;
- les bénéfices non répartis, si débiteur, ainsi que les pertes de l'année.

Fonds actions complémentaires: la deuxième étape, dédiée aux risques de marché (risques d'un
portefeuille commercial), comprend les éléments suivants:
- réserves de réévaluation;
- Financer l'émission de titres ou de prêts subordonnés d'une maturité d'au moins 5 ans ou
remboursables uniquement avec un préavis de 5 ans.

3.2.4 Le ratio de liquidité


L'objectif du ratio de liquidité est de permettre aux banques de faire face au risque de liquidité.
Cette relation oblige les banques à maintenir un montant minimum de liquidités pour faire face à
leurs obligations à très court terme.
Des coefficients sont établis pour couvrir le risque de liquidité
“L'indice de liquidité reflète la capacité des établissements de crédit à respecter leurs taux de
maturité dans les mois à venir”.46
Le premier coefficient est calculé mensuellement et le minimum de 100% doit être respecté en
tout temps. Il existe également trois autres connexions; Après 3 mois, 6 mois et 1 an, ce sont des
relations d'observation qui ne sont pas soumises à un minimum réglementaire. Ils permettent
d'anticiper la liquidité et les éventuelles difficulties.
La formule réglementaire est la suivante:
actifs liquide à court terme
Ratio de liquidité = ≥100%
passifs exigible à court terme

3.2.5 Le coefficient des fonds propres et des ressources permanentes47

46
Michel DUBERNET, Gestion Actif Passif Et Tarification des Services Bancaires, page 131.
47
Règlement BA n°04-04 du 19 Juillet 2004 fixant le rapport dit "coefficient de fonds propres et de ressources
permanentes".

33
Créé en 1987, cet indice vise à éviter une augmentation excessive du risque de transformation en
limitant la capacité à financer des emplois pendant plus de cinq ans en espèces. Il s'agit d'une
sorte d'indice de liquidité sur cinq ans.
Parallèlement au ratio de liquidité, qui permet à la banque de faire face à ses obligations à très
court terme, le ratio de fonds propres et de ressources constantes permet de limiter la
transformation entreprise par les banques en contrôlant l'équilibre entre utilisation et ressources
sur le long terme.
Les banques doivent disposer de ressources permanentes pour plus de 60% des emplois à moyen
et long terme. La proportion est exprimée comme suit:

Fonds Propres+ Ressources de plus de 5 ans


COEFFICIENT = ≥ 60%
Emplois à plus de 5 ans

Ce coefficient vise à maintenir une certaine cohérence dans le comportement des banques vis-à-
vis des ressources à long terme. Le respect de la règle d'équilibre minimum exige que les
ressources à court terme ne soient pas converties en utilisations à court terme.

En Algérie:
L'objectif de ce règlement est d'établir un soi-disant «coefficient de fonds propres et de
ressources constantes» que les banques et les établissements financiers doivent respecter afin de
maintenir un certain équilibre entre leur utilisation et les ressources à long terme en monnaie
nationale.

3.2.6 La division des risques48


Le principe de sécurité pour toutes les transactions financières reste la division des risques. Les
banques doivent donc éviter la concentration des risques en une seule contrepartie et garantir la
diversification de leurs portefeuilles, en respectant un standard basé sur une double fonction
constante:
-Le risque total pour un bénéficiaire ne doit pas dépasser 25% du capital de la propriété.

48
Instruction B.A n° 74-94 du 29 Novembre 1994 relative à la fixation des règles prudentielles.

34
- Tous les risques pour les bénéficiaires qui dépassent individuellement 15% du capital de
l'établissement ne peuvent excéder dix fois leurs ressources propres.

Toutes les théories financières montrent que la diversification d'un portefeuille d'actifs réduit le
risque.

En Algérie, les règles de partage des risques sont mises en œuvre par l'Instruction No. 74-94 du
29 novembre 1994 sur la définition des règles prudentielles pour la gestion des banques et des
établissements financiers.

Une telle relation consiste donc à éviter une forte concentration des risques sur une seule
contrepartie en cas de non-paiement de cette contrepartie, qui peut conduire à une défaillance
bancaire, ce qui confirme la théorie financière montrant que la diversification du portefeuille
actif se réduit à risque minimal.
3.2.7 Les réserves obligatoires49
Ces réserves sont l'instrument de détermination de la politique monétaire. Ils visent à contrôler la
liquidité des banques et à réguler leur capacité à octroyer des prêts et leurs risques de crédit
inhérents. Sa base comprend des dépôts dans tous les types de devises locales, tels que les dépôts
avant l'importation des livrets et des certificats d'épargne certificats d'espèces et autres dépôts ...
Le taux de réserve minimum est fixé à 11% de l'assiette des réserves définie à l'article 2 ci-
dessus.

3.2.8 Le niveau des engagements extérieurs50


Ce sont tous les engagements du département envers le monde extérieur, comme les activités
externes. Leur niveau ne peut excéder quatre fois les ressources propres de l'institution.

49
Instruction N°01-12 du 29 avril 2012 modifiant et complétant l’instruction N°02-04 du 13 mai 2004 relatives
au régime des réserves obligatoires.
50
Instruction de la banque d’Algérie n° 08-02 du 26-12-2002 fixant le niveau des engagements extérieurs des
banques.

35
Conclusion du premier chapitre

Il semble clair que le risque bancaire est l'un des facteurs très importants qui affectent la
rentabilité et la création de valeur d'une banque, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de rendement sans le
prix à payer dans les transactions risquées.
Après avoir présenté les différents risques directement liés à la banque, on peut conclure dans ce
chapitre que ces risques doivent être identifiés et mesurés de manière radicale et précise, chaque
risque par ces composantes et ces variables internes et externes. afin que l'organisation puisse les
minimiser. C'est ce qu'on a appelé le contrôle et la gestion des risques, cette dernière permettant
à la banque de franchir plusieurs étapes, commençant par l'identification des risques et se
terminant par un lancement pilote.
Par conséquent, ces risques associés à toute activité bancaire nécessitent une organisation
internationale pour définir et préciser ces risques et les identifier et les mesurer par la banque
elle-même. C'est la tâche du Comité de Bâle à travers ses trois accords. Bâle1,Bâle 2 et Bâle 3,
qui sont agréés pour les enquêtes sur les risques et chercheront donc à garantir que minimiser les
effets et les conséquences des risques face à une situation de risque zéro est impossible et
irréaliste.
Il est à noter que la gestion et le contrôle des risques font l'objet de nombreux débats. Cependant,
l'organisation internationale de Bâle a fixé des normes spécifiques afin que cette gestion puisse
être appliquée par toutes les banques avec les mêmes diplômes et intentions. Les banques
doivent adhérer aux normes de gestion requises. Garantir leur liquidité et leur solvabilité vis-à-
vis des déposants et des tiers en général, ainsi que l'équilibre de leur structure financière.
Bon nombre des risques mentionnés dans ce chapitre sont des risques inhérents à toute banque,
quelle que soit la nature de ses performances.
Enfin, et dans ce chapitre, nous pouvons dire que chaque banque est confrontée à une situation
qui nécessite une maîtrise et une gestion des risques. C'est un défi qui ne peut être relevé s'il
existe un système de gestion des risques bien défini et très rigoureux pour votre organisation.

36
CHAPITRE 2 :
ORIGINE ET
PRINCIPE DE LA
FINANCE
ISLAMIQUE

Introduction :
La finance islamique est apparue aux XVIIIe et XIXe siècles à une époque où la plupart des pays
musulmans étaient colonisés par des colons européens qui ne gouvernaient que leurs systèmes
économiques.

37
38