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INTRODUCTION1.

PROBLEMATIQUE
Comme l'Etat projette les charges publiques, il cherche des moyens d'obtenir des fonds
(ressources) pour les couvrir. La DGDA étant une des régies financières s'engage dans cette
logique en mobilisant les recettes douanières et accisiennes au regard de la perception des droits et
taxes sur les marchandises qui franchissent les frontières nationales (à l'import comme à
l'export).Ainsi, la DGDA, dans le cas d'espèce, constitue l'un des piliers pourvoyeurs des recettes
publiques et occupe donc une place prépondérante dans l'exécution du budget de l'Etat.

Elle concourt au budget del'Etat en terme d'un certain seuil minimum fixé au préalable par le
législateur (assignation budgétaire) comme toute institution publique doit avoir une base juridique.
La DGDA, pour le contrôle de sa gestion respecte le règlement général appelé Code des Douanes
et en particulier le tarif des Droits et Taxes à l'importation et à l'exportation.Cependant, les Etats
modernes ont besoin des ressources fiscales et, tout naturellement les marchandises circulant en
trafic international, sources de richesses, ont de tout temps été soumises à l'impôt indirect à l'instar
de la TVA, péage, droit de port, contrôle, etc.

Dans certains pays comme en RDC les marchandises peuvent être taxées dans lesdeux sens càd à
l'importation et à l'exportation. A noter que depuis la réforme tarifaire de janvier 1987, et dans la
perspective de favoriser les industries locales, les produits fabriqués localement dans la plupart ne
sont plus taxés à l'exportation au Congo. Demeurent seuls soumis aux droits de sortie, les produits
miniers, les bois en grume et le café1(*).
On parle de l'impôt indirect lorqu'il y a répercution. Ainsi la plupart des impôts de consommation
et des dépenses (par exemple la TVA) sont des impôts qui frappent les acheteurs mais sont payés
parles vendeurs qui les incorporent dans le prix des produits2(*).

En outre, le principe universellement admisveut qu'il n'y ait pas d'impôt sans qu'une loi ne le
prévoie. Au cas particulier de l'impôt douanier, c'est la loi tarifaire qui fixe les impositions qui
seront prélevées sur les marchandises par les services des Douanes. Au Congo, la loi tarifaire est
composée de plusieurs rubriques : la nomenclature tarifaire, le niveau des droits, le tarif des droits
d'entrée et les tarifs des droits de sortie3(*).

Prenant en compte les différentes missionsque doit remplir la DGDA dont celle de percevoir les
droits des douanes sur les marchandises qui franchissent les frontières nationales, celle de protéger
l'espace économique nationale et celle de collecter les données statistiques dans le cadre du
commerce extérieur, la première nous intéresse dans la présente étude qui porte sur la mission
fiscale de la douane.Ainsi les questions fondamentales suivantes méritent d'être posées :

1. Quel est le rôle de la douane dans la perception de la TVA à l'importation ?


2. Quelle est l'importance de l'intégration de la TVA dans le tarif Douanier ?
3. Quels sont les moyens que la DGDA utilise pour recouvrer la TVA à l'importation ?
Ces quelques préoccupations constituent lathématique de notre travail et nous aideront à éclairer
au fil des pages le rôle de la Douane dans la perception de la TVA à l'importation.

2. HYPOTHESES

Aucune investigation ne peut se réaliser sans hypothèses posées au préalable.L'hypothèse est une
série de réponses supposées ou provisoires, mais vraisemblables au regard des questions soulevées
par la problématique4(*).

Ici, notre étude comprendra une triple hypothèse pour tirer notre fil d'Ariane

1° Le rôle de la Douane dans la perception de la TVA à l'importation serait de fixer la base


d'imposition, de liquider, de percevoiret de canaliser celle-ci au Trésor public.

2° L'importance de l'intégration de la TVA dans le tarif douanier serait de déterminer les produits
frappés par cette imposition et ceux exemptés mais aussi faire ressortir expressément le taux
unique de 16 % à l'importation et de 0% à l'exportation.

3° Pour recouvrer la TVA à l'importation, la DGDA utiliserait des moyens juridiques et


techniques : le tarif Douanier, le Code des douanes, les pièces jointes qui accompagnent la
marchandise,..

3. CHOIX ET INTERET DU SUJET

a. Choix du sujet Cette recherche est réalisé dans le souci d'une part de s'imprégner de la façon
dont s'organise la perception de la TVA à l'importation à la DGDA / Sous - Direction de Beni.
D'autre part, ce thème cadre avec notre formation et nous croyons que nous possédons des
connaissances théoriques nécessaires pour l'aborder.b. Intérêt du sujetL'intérêt de ce thème trouve
son sens pour cette recherche à travers notre compréhension facile de l'organisation de la
procédure fiscale appliquée à la DGDA lors du prélèvement de la taxe sur la valeur ajoutée à
l'importation.Du point de vue scientifique, cette étude seveut être une base d'informations aux
éventuels chercheurs qui se pencheront sur le mode de perception d'un impôt indirect après avoir
déterminer la base imposable ou assiette fiscale, le taux d'imposition, le modèle de liquidation et
éventuellement aborder les quelques cas litigieux pouvant survenir.4.

OBJECTIF DU TRAVAIL

De manière générale, ce travail constitue le point de référence, de repère et de réflexion pour les
gestionnaires de la douane en RDC, qui doivent percevoir la TVA sur les marchandises importées
tout en respectant les clauses et dispositions del'ordonnance-loi n°10/001 du 20 Août 2010qui
régie la taxe sur la valeur ajoutée.De manière spécifique, cette recherche poursuit l'objectif de
rendre compte de la faisabilité et pratique de prélèvement de laTVA par nos régies financières et
en l'occurrence la DGDA. A la fin de ce travail, cette étude se propose de fixer l'opinion publique
surtout celle des opérateurs économiques et des douaniers sur les techniques et procédés utilisés
lors du calcul et de la perception de la TVA avec ses implications dans la fixation des prix des
produits à la vente.

5. METHODOLOGIE DU TRAVAIL

Pour mieux présenter un travail scientifique, il est préconisé de faire recours à des méthodes et
techniques appropriées.Le terme méthodologie sert à désigner l'ensemble des méthodes et
techniques à utiliser soit pour rassembler les données, soit pour traiter les résultats des
investigations5(*).

5.1. MéthodesLa méthode est la démarche rationnelle del'esprit pour arriver à la connaissance ou à
la démonstration d'une vérité ou l'ensemble ordonné de manière logique deprincipes, de règles,
d'étapes permettant de parvenir à un résultat6(*).

Dans notre travail, nous avons utilisé les méthodes ci-après :


a) L'approche juridique sur base de laquelle nous avons interprété la loi portant sur la TVA en
RDC ;
b) La méthode descriptive qui nous a permis à faire connaître et décrire de façonobjective, exacte
et détaillée le prélèvement de la taxe sur la valeur ajoutée à l'importation ;
c) La méthode comparative qui nous a permis de déterminer la différence et les ressemblances qui
existent entre le prélèvement de l'ICA et le prélèvement de la TVA à l'importation mais aussi de
dégager l'imposition qui contribue plus auxfinances publiques.

5.2. TechniquesUne technique c'est un moyen concret au service de la méthode ou un ensemble


d'outils ou d'armes ou encore les procédés de collecte des données employés pour mieux
appréhender la réalité tout en palpant le résultat escompté7(*).Ainsi nous avons utilisé des
techniques suivantes :
a) La technique documentaire, nous a permis à collecter des données dans différents documents
douaniers, instructions et textes légaux mais aussi à élaborer l'aspect théorique de notre recherche.

b) La technique d'interview libre nous a favorisé d'acquérir des informations oralesauprès des
responsables de l'administration douanière
CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATIONS THEORIQUES

A chaque domaine de recherche correspond un vocabulaire technique. Dansle souci de mieux


appréhender le contenu de ce travail nous assignons à ce chapitre l'objectif de donner certaines
notions sur laTVA ainsi que sur la Douane.

I.1. NOTIONS SUR LA TVAI.

1.1. Définition

La TVA est un impôt général sur le dépensecollectée par un ou plusieurs assujettis pour le compte
de l'Etat et qui est supportée par le consommateur final8(*).
I.1.2. Champ d'application

Le champ d'application comprend les opérations imposables, les assujettis, les opérations
exonérées ainsi que la territorialité de la TVA.A. Les opérations imposables

1. Les opérations imposables par nature selon l'ordonnance-loi n°10/001 du 20 Août 2010 sont des
opérations soumises à la taxe parce qu'elles remplissent les critères imposés par la loi qui sont :ü
des livraisons des biens meubles corporels ou des prestations de services faites à des tiers ;ü entre
deux personnes juridiques distinctes ;ü à titres onéreux ;ü par les assujettis en tant que tel ;ü dans
le cadre d'une activité économique.

2. Selon l'Article 9 de l'ordonnance - loi n°10 / 001 du 20 Août 2010, les opérationsimposables par
une disposition expresse sont des opérations qui ne remplissent pas tous les critères sus décrits, en
vue de leur assujettissement à la taxe comme les opérations imposables par natures.L'inclusion de
ces opérations dans le champ d'application de la taxe, résulte simplement de la volonté expresse du
législateur.
a) Les livraisons des biens à soi - mêmeCe sont des prélèvements ou affectations faites par les
assujettis soit pour les besoins de l'entreprise, en matière de production des immobilisations ou des
biens exclus du droit à la déduction soit pour les besoins autres que ceux de l'exploitation càd les
besoins des tiers à l'entreprise qui sont ceux des dirigeants, dupersonnel ou tout autre tiers.
b) Les prestations de services à soi - mêmeCe sont des services que les assujettis réalisent soit
pour les besoins de l'entreprise soit pour d'autres besoins dansle cadre normal de leur activité.Il n'y
a prestation de services à soi - même que quand l'on a vocation à rendre les mêmes services aux
tiers.
c) L'importationC'est l'introduction en RDC d'une marchandise provenant d'un pays étranger, en
vue de la consommation. Qu'en est - il des assujettis de la TVA ?

I.1.3. Les Assujettis

Sont assujettis à la TVA, les personnes physiques ou morales, y compris l'Etat, les provinces, les
ETD et les organismes de droit public qui effectuent de manière indépendante, à titre habituel et
occasionnel des opérations économiques.Il sied de préciser pour les personnes physiques ou
morales que pour être assujettis, elles sont en compte le chiffre d'affaire (C.A.) annuel.En effet, les
personnes physiques ou morales sont assujettis à la TVA lorsqu'elles réalisent un chiffre d'affaires
annuel égal ou supérieur à 80.000.000 de Francs Congolais. Ceci ne s'applique pas aux membres
de la profession libérale.

Lorsque le chiffre d'affaires annuel devientinférieur au seuil, l'assujetti conserve cette qualité les
deux années suivants celle de laconstatation de la diminution du chiffre d'affaires.Toute personne
morale et physique dont son chiffre d'affaires cumulé atteint en cours d'année le seuil
d'assujettissement devient de ce fait redevable de la TVA. Elle doit se faire connaître dans
l'Administration avant le quinze du mois qui suit au cours du quel ce seuil a été déposé.Notons
qu'il existe aussi des cas particuliers des personnes morales de droitpublic qui sont assujetties à la
TVA. Précisons vite qu'elles ne sont pas assujetties à la TVA pour l'activité de leurs services
administratifs, sociaux, éducatifs, culturels et sportifs, seulement lorsque leurnon assujettissement
n'entraîne pas de distorsions dans les conditions de la concurrence9(*).I.1.5. Le fait générateur et
l'exigibilité

A. Notion
Le fait générateur de la TVA est l'événement matériel ou juridique qui donne naissance à la dette
fiscale de l'assujetti envers le trésor public.L'exigibilité est l'événement matériel ou juridique qui
donne naissance d'une part, pour le Trésor, au droit à la déduction.Le fait générateur et l'exigibilité
peuvent seconfondre dans certains cas comme celui des livraisons de biens meubles corporels
tandis que pour les prestations de services,les deux événements différents.Le fait générateur
détermine la législation applicable à une opération en cas de changement de cette
dernière.L'exigibilité présente un intérêt essentiel dans l'application de la taxe car elle détermine
d'une part, la période (mois) de la déclaration des opérations imposables au Trésor et d'autre part la
date à laquelle font naissance les droits à la déduction de la taxe chez l'assujetti.

B. Fait générateur de la TVA13(*)Les éléments qui donnent concrètement lieu à la créance fiscale
au titre de la TVA ou faits générateur sont notamment :- la livraison des biens ;
- l'exécution de services et des travaux ;
- le franchissement de la frontière ;
- la mise en consommation.

C. L'exigibilité

L'exigibilité de la TVA est le droit dont disposent les services de l'Administration des impôts de
réclamer du redevable le paiement de la taxe à partir d'une date donnée.Toutefois, en ce qui
concerne les locations, les ventes effectuées dans le cadre de l'habitat social, les locations de
terrains non aménagés et des locaux non effectués par les promoteurs immobiliers,
l'exigibilitéintervient à la date de chaque échéance14(*).Dans plusieurs cas, l'exigibilité de la
créance fiscale équivaut au moment de son fait générateur.Cependant, en ce qui concerne des
prestations de services, l'exigibilité est postérieure au fait générateur.Par ailleurs, il est prévu à la
demande de l'assujetti, le paiement de la taxe d'après le débit, lequel est limité au seul cas de
prestation de service. Selon ce système, l'assujetti autorisé doit, sans attendre l'établissement d'une
facture, comprendre dans ses déclarations mensuelles, le montant des acomptes perçus, même s'ils
ne correspondent pas à une exécution partielle de service rendu15(*).

I.1.6. La base d'imposition

Il existe deux bases imposables à savoir : la base imposable dans le régime général et la base
imposable dans le régime particuliers.

A. Du régime généralLa base d'imposition est constituée par toutes les sommes, valeurs, biens ou
services perçus en contre partie de l'opération,y compris les subventions ainsi que tous frais,
impôts, droits en prélèvement de toute nature y afférente à l'exclusion de la TVA elle-même,

B. Des régimes particuliersLa base imposable est égale à la différencesoit de deux prix soit de
deux valeurs càd généralement entre la contrepartie de la transaction à la vente et celle relative à
l'achat soit sur la marge, c'est le cas de la vente de biens d'occasion acquis auprès denon assujettis
ou importés, des opérations d'entremise : les agences de voyages et lesorganisateurs de circuits
touristiques, les commissionnaires de transport et les commissionnaires en douane.

C. Le tauxLe taux est de 0% pour les exportations et opérations assimilées tandis qu'il est de 16%
pour les autres opérations.

I.2. NOTIONS SUR LA DOUANE

I.2.1. Définition

19(*)La Douane est une administration ou organisme public chargé (e) de l'application de la
législation douanière et de la perception des droits et taxes à l'importation et à l'exportation. Elle
est également chargé (e) de l'application d'autres lois et règlements relatifs à l'importation et à
l'exportation.

A. Le Bureau de douane

Le bureau de douane est une unité administrative compétente pour l'accomplissement des
formalités douanières ainsi que les locaux et autres emplacements approuvés à cet effet par
laDouane.

B. Lieu d'importation dans le territoire douanier

On entend par lieu d'importation dans le territoire douanier :


- Le port de débarquement pour les marchandises transportées par voie maritime, fluviale ou
lacustre ;
- Le premier bureau de douane pour les marchandises acheminées par voie ferrée ou par voie
routière.
- L'aéroport de débarquement pour les marchandises transportées par voie aérienne.

I.2.2. Sortes des droits


La douane est une administration chargée de perception des droits et taxes sur toutesles
marchandises entrant au pays, produites au pays ou sortant du pays.Il est à souligner que les droits
sont classés selon trois points de vue : du point de vue de leur origine, du point de vue de leur
nature et du point de vue de leur base de calcul.1°/ Du point de vue de leur origine :Les droits
d'entrée et droits de sortie. Certains pays, dont la RDC taxent l'entrée et la sortie de certains
produits. Dans d'autres pays comme la Belgique, il n'existe que des droits d'entrés.2°/ Du point de
vue de leur natureLes droits de douane et droits d'Accises.- Les droits de douane : sont les Droits
que doivent payer les marchandises qui franchissent les frontières et sont déclarées en
consommation.- Les droits d'Accises : sont des impôts indirects qui frappent à l'excès pour
diminuer l'accessibilité à certains produits dont la consommation excessive peut avoirdes
conséquences négatives sur la santé humaine ou sur l'environnement20(*).3°/ Du point de vue de
leur base de calculLes droits ad valorem et les droits spécifiques.A. Droits ad valorem21(*)La
taxation ad valorem a été utilisée en RDC depuis l'indépendance dans des très larges proportions.
Les droits ad valorem sont des conceptions plus récentes et protègent la fixalité douanière contre
l'érosion monétaire puisque l'ajustement est automatiquement réalisé par le système. La taxation
ad valorem nécessité une définition claire de la valeur en Douane et exige une nomenclature de
classement tarifaire particulièrement sophistiquée (perfectionnée).Il convient, à cet égard
d'invoquer dans ce mode de taxation basé sur la valeur un inconvénient majeur. Cet inconvénient
résulte de la baisse des produits sur le marché au lieu de provenance bien que le taux doit rester
invariable, sa valeur FOB à la baisse aura d'importantes influences surles recettes douanières.B.
Droits spécifiquesCe fut le système employé pendant très longtemps par les douanes pratiquement
jusqu'après la première guerre mondiale.La taxation spécifique est loin la plus simple à mettre en
oeuvre. Les droits à percevoir sont basés sur de quantités mesurables telle que le nombre, le poids
ou les dimensions.A cette époque, le défaut majeur de ce système est apparu. La taxation
spécifique n'a pas résisté à l'instabilité monétaire qui a caractérisé les années 30 en Europe, aux
Etats - Unis22(*).Ce droit présente l'avantage sur une base tangible qui écarte toute interprétation
et par suite, tous discussion entre les services et les déclarants. L'inconvénient est la difficulté
d'évaluer les quantités présentement dans les bureaux ou des erreurs peuvent être
déterminées.Cependant, notons qu'il existe aussi les droits forfaitaires.En ce qui concerne ces
droits forfaitaires, ils peuvent être perçus dans des conditionsbien spécifiées de franchise ou
d'exonération.Dans le cas, des marchandises faisant l'objet de petits envois dressés à des
particuliers ou contenu dans lesbagagespersonnels des voyageurs, répondant aux conditions
prescrites par l'arrêté du 14 Avril 1962, fixant les conditions d'application du droit des douanes
forfaitaire qui figure en tête du tarif des droits de douane d'importation23(*)Ces marchandises
doivent être importées à des fins commerciales conformément au régime douanier. Dans le cas
particulier dutarif frontalier, certaines importations ou exportations à caractère commercial
pourront être effectuées sous le couvert d'une déclaration simplifiée. La valeur ne doit pas
dépasser le seuil fixé par l'administration des douanes (Seuil de 2.500 DTS, équivalent à 2.500
$)L'intéressé peut toujours demander l'application de la taxation prévue par le tarif des droits
d'entrée. Dans ce cas, une déclaration pour la mise à la consommation ID (IM4) doit être souscrite
et déposé chez le receveur suivant la procédure habituelle24(*).Après avoir été imposé
forfaitairement, si l'intéressé souhaite obtenir l'application dutarif normal, une demande écrite
appuyée des documents commerciaux doit être adressée à la direction provinciale au plus tard
après la date de l'importation. En cas de trop perçu, il y a application de la procédure en matière de
restitution.I.2.5. Missions de la Douane 27(*)Les missions confiées à l'administration des douanes
peuvent être complexes, même si en première vue la première idéequi vient en esprit donne à la
douane un rôle fiscal de percepteur des taxes. En RDC,le rôle fiscal de la douane est indéniable.
La douane perçoit au terme du tarif en vigueur, des droits qui sont décomposés endroits d'entrée,
de sortie et de consommation.Albert et Charles identifient le rôle de l'administration des douanes
sous un tripleaspect : le rôle fiscal, le rôle économique etle rôle statistique28(*).A. Rôle fiscalCe
fut historiquement le premier rôle de la Douane. Le droit de douane procure au trésor public
d'importantes ressources fiscales.En effet, Alexis S.THAMBWE MWAMBA reconnaît comme
rôle fiscal de la douane :1. La perception des taxes et droits de douane :Tout naturellement, les
marchandises qui circulent en trafic international, source des richesses, ont de tout temps été
soumise à l'impôt, péage, droit de poste, contrôle.En effet, l'importance du rôle fiscal du droitde
douane dans l'économie des pays en voie de développement n'est plus à démontrer car, au raison
du caractère très souvent totalement extravertie de l'économie. Ces pays en voie de développement
sont ceux qui ont une économie tournée vers l'extérieur. Ils importent beaucoup que d'exporter leur
production locale industrielle ou alimentaire.2. La perception des recettes non douanières :Dans
d'autres systèmes, la douane peut aussi percevoir des taxes diverses telle queles taxes sanitaires,
vétérinaires ou phytosanitaires sur les animaux, les viandes ou les végétaux.3. Application de la
législation douanière :La fiscalité douanière s'accompagne en règle générale d'une série des
dispositions légales plus ou moins contraignantes et quidoivent, régir la circulation, la détention et
la présentation à la douane des marchandises d'origine étrangère.La douane maximise aussi des
recettes parapplication des mesures restrictives de la loi en vigueur, des amendes, en cas des
contentieux douaniers et contentieux fiscaux.4. Les législations connexes :La douane peut
appliquer au moment du franchissement de la frontière :- La législation sur le change des
monnaies qui relèvent de la compétence de la banque centrale,- Les législations sanitaires et
phytosanitaires.B. Rôle économiqueCe rôle vise la protection de la production locale contre la
concurrence étrangère.La surveillance des échanges extérieursLa douane veille au respect des
pratiques commerciales loyales par la défense des entreprises.A cet effet, la protection ou la
défense consiste à freiner l'importation par des droits de douane relativement élevés appelés «
droits protecteurs » soit elle peutempêcher l'importation par des droits de douane très élevés
appelés « Droits prohibitifs ».Par ailleurs, la douane doit veiller à l'observation des prescriptions
commerciales. Cette dernière doit demander la licence d'importation ou d'exportation des biens
(LIB & LEB) sur certains produits importés29(*).CHAPITRE DEUXIEME : PRESENTATION
DE LA DIRECTION GENERALE DES DOUANES ET ACCISESII.1. NOTION SUR LA
DOUANELa loi Congolaise attribue à la DGDA, un statut juridique d'une entreprise publique
régie par la loi n°008/009 du 07 / Juillet / 2008 portant sur la transformation des entreprises
publiques.II.1.1. Généralités sur la DGDALa Direction Générale des Douanes et Accises DGDA,
en sigle, est un service administratif et financier de l'Etat placé à lafrontière et au bureau de
l'intérieur qui s'occupe des mouvements des marchandises faisant l'objet du commerce
international et de la gestion de quelques produits d'accises et de fabrication locale.Le mot «
Accise » est tiré de deux mots latins : « Accessus = qui veut dire « accès » et « excessus » qui veut
dire « excès », alors une accise est une taxe qui frappe certains produits énumérés expressément
par la loi et qui peuvent détenir des externalités (effets) négatives sur la santé humaine ou sur
l'environnement après leurs consommations30(*).II.1.2. Historique de la Douane 31(*)L'origine
de la douane semble être plus ancienne car elle date même avant la période médiévale, plus
précisément dans l'antiquité. Les origines lointaines de la douane proviennent de la perception des
impôts et taxes perçus sur les marchandises à l'entrée et à la sortie des pays au profit des grands
seigneurs féodaux.Le terme « douane » dérive des différents jargons : les perses (aujourd'hui
appelés les iraniens), ils appelaient « DIVANE » pour signifier le lieu où se tenait la réunion des
administrateurs des finances. Les arabes quant à eux, parlaient de « DIOUAN » et les italiens
parlaient de « DOGANA ou DOANA ».L'histoire nous renseigne que l'Inde, l'Egypte, la Chine, la
Grèce pratiquaient déjà des impôts sur les marchandises étrangères et à Rome on parlait de «
PORTARIA », pour signifier les droits perçuspar les receveurs tout dans les ports à l'entrée qu'à la
sortie des marchandises.II.2. NOTION DE LA DIRECTION GENERALEDES DOUANESET
ACCISES EN RDCII.2.1. Historique de la Douane en RDCEn RDC, la connaissance des services
douaniers est liée à la celle de la colonisation lors de l'Etat Indépendant du Congo (E.I.C.)
constitué le 26 Février 1985.Afin de permettre la liberté du commerce dans le bassin du fleuve
Congo, il fut adopté une politique douanière selon laquelle la marchandise entrant dans la colonie
n'était soumise à aucune taxe autre que la taxe rémunératoire en compensation du service
rendu.Les droits de douane étaient considérés comme patrimoine du Roi Léopold II.Le décret du
29 Janvier 1949 coordonne et révise le régime douanier de la colonie belge et l'ordonnance n°33/9
du 06 Janvier1950 portant règlement d'exécution du décret ci-dessus sont à la base de grande
reforme de la politique douanière en vigueur dans la colonie, qui a été inspirée de la métropole
jusqu'au 15 mai 1979, date à la quelle fut crée l'office des douanes et accises32(*).Ainsi ces
différentes dates ont marqué l'histoire juridique de la douane Congolaiseaprès l'accession du
Congo à l'indépendance :Le 1erJanvier 1962 : Une nouvelle organisation douanière ;Le 23 Janvier
1964 : Création d'un service des informations douanières et financières, la police douanière ou la
brigade douanière.Le 7 Janvier 1968 : Création d'un tarif douanier à l'importation et à
l'exportation.En 1972 : Adhésion de notre pays au conseil de coopération douanière et adoption de
la nomenclature des Bruxelles.Le 15 Mai 1979 : Création de l'office des douanes et accises
(OFIDA)En 1985 : Adhésion de notre pays aux dispositions du système harmonisé (SH).Le 4
Octobre 1987 : Ratification de l'accord pour adhésion au S.H.Le 10 Mars 1988 : La mise en
application du S.H.Le 13 Mars 2003 : Promulgation de la loin°002/03 du 13 Mars 2003 instituant
un nouveau tarif des droits et taxes à l'importation et à l'exportation.Le 16 Mai 2008 : Arrêté
ministériel n°01/CAB/MIN/FINANCE/2008 du 16/05/2008 relatives aux Droits de consommation
ou droits d'Accises.Le 3 Décembre 2009 : Création de la Direction Générale des Douanes et
Accises (DGDA).Le 20 Août 2010 : Promulgation de l'ordonnance loi n°10/002 du 20 Août
2010portant Code des Douanes.Le 25 Janvier 2011 : Décret n°011 / 06 du 25 Janvier 2011 portant
institution du cadre organique de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA).II.2.2. La
structure organisationnelle et fonctionnelle de la DGDAA. Structure
organisationnelleDIRECTION GENERALE· Directeur Général· Directeur Général
AdjointBUREAU DE COORDINATIONDirection DES STATISTIQUES, DOCUM.ET ETUDES
ECONOMIQUESDirection DE LA VALEURDirection DE L'AUDIT INTERNEDirection DES
SYSTEMES ET TECHNOLOGIE D'INFORMATIONDirection DES AFFAIRES JURIDIQUES
ET CONTENTIEUXDirection DES EQUIPEMENTS ET LOGISTIQUEDirection DES
FINANCES INTERNESDirection DES RESSOURCES HUMAINESDirection DES RECETTES
DU TRESORDirection DES HUILES MINERALESDirection. DES AUTRES PRODUITS
D'ACCISESDirection DU TARIF ET REGLES D'ORIGINEDirection DE LA BRIGADE ET
LUTTE CONTRELA FRAUDEDirection DE LA RÉGLEMENTATION ET
FACILITATIONDirection de REFORME et MODERNISATIONSource :Journal Officiel, N°
Spécial du 18 Mars 2011, p.8B. FonctionnementLa Direction Générale des Douanes et Accises est
dirigée par le comité de Gestionqui comprend le Directeur Général, le Directeur Général Adjoint
chargé de l'Administration et Finance et le Directeur Général Adjoint chargé des questions et
techniques.Après le comité de gestion, il y a l'Administration Centrale qui est composé des
services ci-après :Bureau de coordination ;Direction des ressources humaines ;Direction de
réglementation et facilitation ;Direction de la brigade et lutte contre la fraude ;Direction du tarif et
règles d'origine ;Direction de la valeur ;Direction des huiles minérales ;Direction des autres
produits d'accises ;Direction des recettes du trésor ;Direction finances internes ;Direction des
équipements et logistique ;Direction des statistiques, documentation et études économiques
;Direction des affaires juridiques et contentieuses ;Direction des systèmes et technologies
d'information ;Direction de l'audit interne ;Direction des reformes et modernisations.Les
Directions provinciales sont établies dans les provinces douanières. Ces provinces douanières sont
:· Kinshasa Est : qui contrôle la Ville de Kinshasa ;· Kinshasa Aéro : pour l'Aéroport international
de N'djili ;· Bas - Congo ;· Katanga ;· Nord-Kivu ;· Sud-Kivu ;· Province Orientale ;· Equateur ;·
Kasaï Oriental ;· Kasaï Occidental ;· Bandundu ;· Maniema.II.2.3. Tableau de correspondance
entre les grades et les fonctions au sein de la DGDACATEGORIESGRADES ET
FONCTIONS/OFIDAGRADES DE LA DGDAFONCTIONS DE LA
DGDACOMMANDEMENT- DIRECTEUR- DIRECTEUR- DIRECTEUR DES DOUANES ET
ACCISES- SOUS DIRECTEUR- CHEF DE DIVISION- SOUS DIRECTEUR DES DOUANES
ET ACCISES- INSPECTEUR- CHEF DE DIVISION- INSPECTEUR DES DOUANES ET
ACCISES- CONTROLEUR- CHEF DE BUREAU- CONTROLEUR DES DOUANNES ET
ACCISES / RECEVEUR PRINCIPAL DES DOUANES ET ACCISECOLLABORATION-
VERIFICATEUR- ATTACHE DE BUREAU DE IèreCLASSE- VERIFICATEUR DES
DOUANES ET ACCISES/RECEVEUR DES DOUANES ET ACCISES/COMMANDANT DE
BRIGADE- VERIFICATEUR- ATTACHE DE BUREAU DE IIèmeCLASSE- VERIFICATEUR
ASSISTANT DES DOUANES ET ACCISES / RECEVEUR ADJOINT DES DOUANES ET
ACCISES- ASSISTANTREDACTEUR PRINCIPAL- AGENT DE BUREAU DE IèreCLASSE-
REDACTEUR PRINCIPAL / BRIGADE CHEFEXECUTION- REDACTEUR- AGENT DE
BUREAU DE IIèreCLASSE- REDACTEUR / BRIGADIER- COMMIS PRINCIPAL- AGENT
AUXILIAIRE DE IèreCLASSECOMMIS PRINCIPAL / SOUS BRIGADIER- COMMIS-
AGENT AUXILIAIRE DE IIèmeCLASSE- COMMIS- HUISSIER- HUISSIER- HUISSIER-
MESSAGERSource :JOURNAL OFFICIEL NUMERO SPECIAL 18 Mars 2011, P.83.II.3.
PRESENTATION DE LA DGDA / Sous - Direction de BeniII.3.1. Situation GéographiqueLa
Direction Générale des Douanes et Accises / Sous - Direction de Beni se situe àl'Est de la RDC, en
province du Nord-Kivu, au Territoire de Beni, en Ville de Beni, en Commune de Beu, Quartier
Malepe, sur la route qui mène vers Kasindi, à environ 1300m du Rond - Point du trente Juin, au
TCB Mupanda.II.3.2. Historique de la DGDA / BeniAvant 1982, l'époque à la quelle le Président
MOBUTU dirigeait notre pays, le bureau principal des recettes fonctionnait àKASINDI depuis
1925 parallèlement au bureau secondaire installé à Beni.Pour prévenir des risques que couraient
lesdouaniers qui acheminaient des fonds pourleur dépôt en Banque à Beni, en 1982 le bureau
principal fut déplacé de Kasindi à Beni.Suite à l'importance des recettes générées par le bureau de
Beni, ce dernier fut élevé en une inspection locale en 1987 avec l'inspecteur SHAMSA.En 2001,
avec la rébellion du front de libération du Congo, Beni acquiert le statut de la sous - direction, une
décision qui seraeffective en 2003.II.3.3. Les ressources de la DGDA / BeniLa Direction Générale
des Douanes et Accises de la Sous - Direction de Beni dispose deux catégories des ressources.A.
Les ressources humainesL'effectif du personnel de la DGDA / Beni s'élève à 222 unités réparties
en trois catégories qui sont :1) 14 cadres de commandement2) 145 Agents de collaboration3) 63
Agents d'exécution.B. Les ressources financièresLa DGDA / Beni vit de l'autofinancement ainsi
que des rétrocessions telle que prévue par la loi.II.3.4. Organisation de la DGDA / BeniA.
Organigramme de la DGDA / BeniSous - DirectionSecrétariatComptabilitéContrôleur
personnelInspecteur de la prise en chargeContrôle de ButemboContrôle de KasindiInspecteur de
brigade et de contentieuxInspecteur des douanes et accisesContrôleur de brigadeReceveur
principalContrôleurs des douanes et accisesContrôleursCommandants des douanes et
accisesReceveursVérificateursCommandants des recherchesCommandants
PDP/ERTEVérificateursVérificateursVérificateurs assistantsReceveurs adjointsCommandant
adjointCommandant adjointCommandant adjointVérificateurs assistantsAgents des
recettesBrigadiersBrigadiersBrigadiersSentinellesSource :Archives de la DGDA / Sous Direction
de Beni.B. Description des certains cadres et Agents de la DGDA / Beni1. Le Sous - Directeur : Il
est le chef du ressort, il veille à la bonne marche et au fonctionnement des activités à tous les
niveaux. Il supervise l'administration de sous-direction. De même, il supervise le bureau de Beni,
Butembo et Kasindi.2. Les inspecteurs : la sous - direction de Beni fonctionne avec trois
inspecteurs notamment :§ L'inspecteur des douanes et accises qui coordonne les activités des
contrôleurs desaccises, des containers et marchandises conventionnelles et ces derniers ont chacun
un groupe des vérificateurs regroupés en « Pool » ;§ L'inspecteur de la brigade et contentieux qui
coordonne le travail du contrôleur de surveillance des frontières, celui de recherche et préventions
et celui de la protection du patrimoine et enquêtes des renseignements (P.D.P./ERE) ;§
L'inspecteur de la prise en charge qui coordonne la gestion des stocks des marchandises sous
douane, de même il estcelui qui gère l'entrepôt et donne sortie des marchandises.3. Le receveur
principal : il supervise les encaissements et tient la comptabilité. Il est le comptable public de la
douane. Il valide et liquide toutes les déclarations.4. Le contrôleur de vérification : il est le chef du
service de la vérification et se charge de coter les vérificateurs. Ces derniers établissent le
certificat de vérification (C.V.) après la vérification de la marchandise.5. Le contrôleur de
brigade : il est le chef de la brigade et chargé de coter les brigadiers pour le dépotage des
marchandises. Il supervise le commandant de douanes et accises, commandant de recherche et
commandant de PDP/ERE.6. Le vérificateur : il est chargé de vérifier la concordance entre la
déclaration et les marchandises physiques inscrit sur la déclaration ensuite établir le contentieux
qu'il propose au contrôleur de vérification.7. Le receveur : il seconde le receveur principal dans les
calculs. Il collabore avec les receveurs adjoints et les acceptateurs.8. Le vérificateur assistant : il
est chargé decontrôler la véracité de la marchandise lorsdu déchargement et faire le pointage et /
ou jaugeage.9. Les brigadiers : ils assurent la fonction de la police pour détecter la fraude et la
contre-bande, aussi l'escorte des marchandises de transfert.10. Le secrétaire : s'occupe des
relations épistolaires avec les différents services, la hiérarchie, l'extérieur et se charge de
l'arrangement des dossiers.11. L'intendance : s'occupe de la gestion des mobiliers,
desfournituresde bureau etdes imprimés de valeur et autres.12. La sentinelle et le huissier :
s'occupent de la garde-nuit et jour aussi de la distribution des messages.CHAPITRE
TROISIEME : PRESENTATION, TRAITEMENT ETINTERPRETATION DES RESULTATSA
travers ce chapitre, nous allons montrer le rôle que joue la Douane dans la perception de la taxe
sur la valeur ajoutée à l'importation. Par ailleurs, nous chercherons la part de la TVA dans les
recettes globales de 2012 et allons aussi parler de la comparaison des recettes de laTVA 2012 et
celles de l'ICA 2011 afin de dégager lequel a beaucoup contribué aux recettes du Trésor
Public.III.1. PRESENTATION ET TRAITEMENT DES DONNEES CHIFREESDans ce point,
nous allons présenter les recettes globales de la DGDA-BENI ICA 2011 et TVA 2012 à Mars
2013.Ainsi, nous présentons le tableau des recettes globales de la DGDA-BENI après
laconversion des Francs Congolais en DollarsAméricains avec un taux de 920 FC = 1 $.Tableau
n°2 : Recettes globales de la DGDA-BENI, ICA 2011 et TVA 2012à Mars
2013Mois201120122013Recettes GlobalesICARecettes GlobalesTVARecettes
GlobalesTVAJANV555.962,50293.088,10879.400,10600.112,701.189.623,61468.652,51FEV567.
569,60320.053,101.256.469,101080.818,001.469.570,38686.880,17MARS730.422,40342.958,10
2.346.519,30946.110,101.452.969,00585.763,55AVRIL480.076,60202.295,202.047.205,20644.74
0,60--MAI512.195,30239.354,002.564.877,10701.570,60--
JUIN954.872,10537.006,102.773.605,30732.703,60--
JUILL796.070,10421.845,701.982.464,30782.112,40--
AOUT624.327,20295.679,701.339.373,50776.958,00--
SEPT884.185,00511.035,301.660.405,101.079.692,33--
OCT1.036.562,00539.642,401.132.882,10842.100,16--
NOV957.216,40532.993,701.248.243,20783.379,15--
DEC997.382,20815.950,101.969.035,60667.797,10--
TOTAL9.098.841,405.051.901,5021.200.480,009.638.094,744.112.163,001.741.296,23Source
:Service de la Recette de la DGDA-BENI.Tableau n°3 : Evolution de l'ICA en
2011MOISMONTANT DE
L'ICAJANVIER293.088,10FEVRIER320.053,10MARS342.958,10AVRIL202.295,20MAI239.35
4,00JUIN537.006,10JUILLET421.845,70AOUT295.679,70SEPTEMBRE511.035,30OCTOBRE5
39.642,40NOVEMBRE532.993,70DECEMBRE815.950,10TOTAL5.051.901,50Nous constatons
à partir de ce tableau qu'au mois de Décembre la DGDA-BENI a maximisé plus des recettes de
l'ICA par rapport à d'autres mois. Par ailleurs le mois d'Avril semble être le moins rentable pour
l'ICA. Cependant nous constatons queles recettes de l'ICA ont été progressives en 2011.Graphique
n°1 : Evolution de l'ICA en 2011Montant de l'I.C.A.Au vu du graphique ci-dessus, nous
constatons que les recettes de l'ICA ont évolué à dent de scie au cours de l'année 2011. Cependant
c'est au cours du dernier trimestre que l'on constate une performance jusqu'à atteindre même
815.950,10 $ au mois de Décembre.Tableau n°4 : Evolution de la TVA 2012 à Mars 2013Mois
2012 à Mars 2013Montant de la
TVAJANVIER600112,7FEVRIER1080818MARS946110,1AVRIL644740,6MAI701570,6JUIN7
32703,6JUILLET782112,4AOUT776958SEPTEMBRE1079692,33OCTOBRE842100,16NOVE
MBRE783379,15DECEMBRE667797,1JANVIER (2013)468652,51FEVRIER
(2013)686880,17MARS (2013)585763,55Source :Service de la Recette de la DGDA-BENINous
constatons que le montant de la TVA au cours de l'année 2012 à Mars 2013 varie avec faible
tendance. Il y a des mois où il y a augmentation progressive tel le mois de Février 2012, et d'autres
mois on observe une très grande diminution tel le mois de Janvier 2013. Nous allons bien
visualiser cette variation sur le graphique ci-dessous :Graphique n° 2 : Evolution de la TVA de
2012 à Mars 2013De Janvier 2012 à Mars 2013Au vu de ce graphique n°2, nous constatons que le
montant de la TVA évolue à dent de scie. D'où au mois de Février 2012 il y a eu une grande
croissance et d'autres mois comme celui d'Avril au mois d'Août voir le mois de Janvier, Février et
Mars 2013.On a observé une faible évolution de la TVA et cela a été du surtout aux multiples cas
d'exonérations partielles ou définitives qui se font au bureau de Beni pour le compte de
SINOHYDRO, BRASIMBA et autres investisseurs locaux, lors de l'importation des matières
premières.Tableau n°5 : La part de l'ICA dans les recettes globales de 2011MOISICARECETTES
TOTALESLA PART EN %JANVIER293 088, 10557 962, 5052, 5 %FEVRIER320 053, 10567
569, 6056, 4 %MARS342 958, 10730 422, 4047 %AVRIL202 295, 20480 076, 6042, 1 %MAI239
354, 00512 195, 3046, 7 %JUIN537 006, 10954 872, 1056, 2 %JUILLET421 845, 70796 070,
1053 %AOUT295 679, 70624 327, 2047, 3 %SEPTEMBRE511 035, 30884 185, 0058
%OCTOBRE539 642, 401 036 562, 0052 %NOVEMBRE532 993, 70957 216, 4055,7
%DECEMBRE815 950, 10997 382, 2082 %TOTAL5 051 901, 509 098 841, 4055,5
%MOYENNE420 992, 00758 237, 0055,5 %Source :Nos calculs à partir du tableau n°2Nous
constatons que la part de l'ICA dans les recettes globales de 2011 est de 5.051.901, 50 $ sur 9.098.
841 $ soit 55, 5%. La performance annuelle a été réalisée au mois de Décembre avec un montant
de 815.950, 10 $ sur 997.382,20 soit 82% et lemois qui a produit moins est celui d'Avril avec
202.295, 20 $ soit 42, 1 %.De ce tableau, il ressort aussi que sur les 557.962, 50$ des recettes
globales réalisées par la DGDA-BENI en Janvier 2011, l'ICA a généré elle-même 293.088, 10$
soit 52,5%, en Février l'apport de l'ICA a été de 320.053, 10$ sur 567.569, 60 $ soit 56, 4%, en
Mars 342.958, 10 $ sur 730.422, 40 soit 47%, en Avril 202.295, 20$ sur 480076, 60$ soit 42,1 %,
en Mai 239.354, 00 $ sur 512.195, 30$ soit 46,7 %,en Juin 537006, 10 $ sur 954.872, 10$ soit
56,2 %, en Juillet 421.845, 70$ sur 796.070,10$ soit 53%, en Août 295.679, 70$ sur 624.327, 20$
soit 47, 3 %, en Septembre 511.035, 30 $ sur 884.185, 00 $ soit 58%, en Octobre 539.642, 40 $
sur 1.036.562, 00$ soit 52 %, en Novembre 532.993,70 $ sur957.216, 40$ soit 55,7%, en
Décembre 815.950, 10$ sur 997.382, 20 $ soit 82 %.Graphique n°3 : La part de l'ICA dans les
recettes globales de 2011La part de l'ICA dans les recettesglobales de 2011.Autres recettes de la
DGDA-BENI2011Au vu de ce graphique circulaire qui représente les recettes globales de la
DGDA-BENI 2011, nous constatons que la part de l'ICA est de 55,5 % dans les recettes globales.
Elle est la plus importante car les autres droits est taxes perçus par la DGDA - BENI en 2011 ont
prisseulement 44,5 % des recettes globales.Tableau n°6 : La part de la TVA dans les recettes
globales de 2012 à mars 2013MOIS (2012 à Mars 2013)Recettes totalesTVALa part en
%JANVIER879.400, 10600.112, 7068, 2 %FEVRIER1.256.469, 101.080.818, 0086
%MARS2.346.519, 30946.110, 1040, 3 %AVRIL2.047.205, 20644.740, 6031, 5 %MAI2.564.877,
10701.570, 6027, 3 %JUIN2.773.605, 30732.703, 6026, 4 %JUILLET1.982.464, 30782.112,
4039, 4 %AOUT1.339.373, 50776.958, 0058 %SEPTEMBRE1.660.405, 101.079.692, 3365
%OCTOBRE1.132.882, 10842.100,1674,3 %NOVEMBRE1. 248.243, 20783.379, 1562, 7
%DECEMBRE1.969.035, 60667.797, 1034 %JANVIER (2013)1.189.623, 61468.652, 5139, 4
%FEVRIER (2013)1.469.570, 38686.880, 1746, 7 %MARS (2013)1.452.969, 00585.763, 5540, 3
%TOTAL25.312.64311.379.391, 0045 %MOYENNE1.687.509, 53758.626, 0645 %Le tableau ci-
haut nous présente la part dela TVA dans les recettes totales de 2012 à Mars 2013. Après analyse
nous constatons ce qui suit :- Les recettes de la TVA ont représenté en moyenne 45 % de recettes
totales de la DGDA / Beni de 2012 à mars 2013- Les recettes du mois de Février 2012 ont été plus
élevés avec un taux de 86 % sur les recettes de ce même mois.- Les recettes totales du mois de
Juin ont joué une grande part dans les recettes de l'année 2012 à mars 2013 avec un montant de
2.773.605, 30 $ sur 25.312.643$, mais c'est encore un mois qui a apporté une petite part de la TVA
avec une moyenne de 26, 4 % dont 732.703, 60 $ sur 2.773.605, 30 $.Graphique n°4 : La part de
la TVA dans les recettes globales de 2012 à mars 2013La part de la TVA de 2012 à Mars
2013Autres recettes de la DGDA - Beni de2012 à mars 2013Au vu de ce graphique qui représente
les recettes globales de la DGDA - BENI de janvier 2012 à mars 2013, nous constatonsque la TVA
n'a pas contribué en grande partie dans les recettes globales. Elle représente seulement 45 % des
recettes globales et les autres droits et taxes représentent 55%. Cela est expliqué du faitque le taux
de la TVA est unique de 16% alors que pour les autres droits et taxes perçus à la DGDA il y a
même des taux qui vont jusqu'à 20%. Cependant, bien que la TVA semble intervenir moins dans
les recettes totales que l'ICA, il est à signaler que les recettes globales ont presque doublées à
l'époque de la TVA.Tableau n°7 : Comparaison des recettes globales pendant la période de l'ICA et
les recettes globales pendant la période de la TVAMOISRecettes Globales 2012Recettes Globales
2011EcartPerformanceJANVIER879400,
10557.962,50321.437,6057,60FEVRIER1.256.469,10567.569,60688.899,50121,37MARS2.346.5
19,30730.422,401.616.097,00221,25AVRIL2.047.205,20480.076,601.567.128,60326,43MAI2.56
4.877,10512.195,302.052.682,00400,76JUIN2.773.605,30954.872,101.818.733,20190,46JUILLE
T1.982.464,30796.070,101.186.394,20149,03AOUT1.339.373,50624.327,20715.046,30114,53SE
PTEMBRE1.660.405,10884.185,00776.220,1087,78OCTOBRE1.132.882,101.036.562,0096320,1
09,30NOVEMBRE1.248.243,20957.216,40291.027,0030,40DECEMBRE1.969.035,60997.382,2
0971.653,4097,42TOTAL21.200.480,009.098.841,4012.101.638,60133,00Source :Nos calculs à
partir du tableau n°2Au vu de ce tableau, nous constatons que les écarts sont favorables, càd que
les recettes réalisées à la DGDA-BENI pendantla perception de la TVA ont été plus favorables à
celle de la période de l'ICA.Ainsi partant de ce qui précède, nous confirmons notre première
hypothèse selon laquelle la TVA a permis à maximiseret à canaliser plus des recettes dans le trésor
public.En outre, pour visualiser cette performance, voici ci-dessous le graphique retraçant les
recettes globales de 2012 et les recettes globales de 2011 et leur performance :Graphique n°5 :
Comparaison des recettes globales pendant la période de l'ICA et les recettes globales pendant la
période de la TVAGraphique n°6 : Représentation visuelle dela performance de la TVAA la lecture
de ces graphiques, nous constatons que les recettes réalisées pendants l'application de la TVA
évolue à dents de scie d'une manière croissante parrapport aux recettes réalisées pendant la période
de l'ICA.Par ailleurs, les écarts croissent au rythme d'évolution des recettes pendant l'application
de la TVA.Tableau n°8 : Tableau comparatif des recettes et la TVA 2012 et celles de l'ICA
2011MOISRecettes TVA 2012Recettes ICA 2011EcartsEcarts en
%PerformanceJANVIER600.112,
70293.088,10307.024,606,70%104,75FEVRIER1080.818,00320.053,10760.765,0016,58%237,70
MARS946.110,10342.958,10603.152,0013,15%176,06AVRIL644.740,60202.295,20442.445,409,
64%218,71MAI701.570,60239.354,00462.216,6010,07%193,11JUIN732.703,60537.006,10195.6
97,504,26%36,44JUILLET782.112,40421.845,70360.266,707,85%85,40AOUT776.958,00295.67
9,70481.278,3010,50%162,77SEPTEMBRE1.079.692,33511.035,30568.657,0312,40%111,27OC
TOBRE842.100,16539.642,40302.457,766,60%56,04NOVEMBRE783.379,15532.993,70250.385
,455,45%47,07DECEMBRE667.797,10815.950,10-148.153,00-3,23%-
18,15TOTAL9.638.094,745.051.901,504.586.193,24100%90,70Source :Nos calculsA la lecture de
ce tableau, nous constatons que l'écart du mois de décembre est négatif. Cela est lié au cas
d'exonérations des produits de l'entreprise BRASIMBA qui ont été élevé au mois de Décembre
2012 àla DGDA-BENI.Cependant la majorité des écarts sont positifs càd que la TVA est plus
productif que l'ICA.Ceci explique en outre l'efficacité de l'application de la perception de la TVA à
l'importation sur les recettes douanières.En outre, pour expliquer cette efficacité, voici ci-dessous
les graphiques qui représente les courbes de la TVA et ICA ; Ecart et la performance en ordonnées
et le temps en abscisse.Graphique n°7 : Représentation de la comparaison des recettes de la TVA
2012 et celles de l'ICA 2011Au vu de ce graphique, nous constatons que les recettes de la TVA
sont plus élevées que celles perçues lors de l'ICA.Ceci implique que la TVA a été plus rentable que
l'ICA pendant notre période d'étude. On observe l'inverse seulement en Décembre 2011 où les
recettes de l'ICA dépensent de loin les recettes de la TVA dumois de Décembre 2012. C'est ce qui
explique le signe négatif devant les écarts.III.2. CANALISATION DES RECETTES DE LA TVA
AU TRESOR PUBLICNotons que toute la procédure d'envois des recettes douanières se fait
maintenant dans le système informatisé SYNONIA + +.Nonobstant, il y a de fois que le réseau
soitperturbé et on est obligé dans ce cas d'utiliser ou de recourir à l'ancien système manuel pour
l'envois des recettes de la TVA dans le trésor.Ainsi, les recettes douanières doivent être tel versé au
trésor public au jour le jour. Pour certains bureaux douaniers tel celui de Beni, les envois peuvent
se faire périodiquement pour les recettes peu importantes couvrant l'intégralité de recettes
enregistrées pendant le mois.Tout mouvement de fonds donne lieu à l'établissement d'un bordereau
d'envoi desfonds, « B.E.F. »33(*)Le B.E.F. destiné au compte du trésor 11050/1550 série A est
celui qu'on utilise pour la canalisation de recettes de la TVA dans le trésor public. Le BEF série A
comporte 7 exemplaires :- Original pour le destinataire ;- Copie pour le destinataire ;- Accuser de
réception ;- Copie pour l'antenne DGDA-Banque Centrale du Congo ;- Copie pour la trésorerie /
finances ;- Copie pour la Division Financière ;- La minute pour le receveur.Il est à noter que cette
canalisation de la TVA dans le système SYDONIA ++ s'effectue de la manière suivante à la
banque :Il y a liquidation qui est une opération qui consiste à calculer et à percevoir les droits et
taxes dus pour le compte du trésor public.Après cette étape, le service d'impression de la
déclaration fait sortir d'abord le bulletin de liquidation provisoire et en second lieu, le bulletin de
liquidation définitif établit par le receveur principal.Le bulletin de liquidation permet au déclarant
d'aller verser l'argent à payer à la Banque.Une fois l'argent versé à la banque, les agents de la
banque établissent une Quittance englobant le montant à payer et le bordereau de versement pour
affecter lemontant de chaque service entre autres DGDA, DGI, FPI, FONER, DGRAD, OCC,
SONAS, OGEFREM,... dans le trésor public.Après paiement, le déclarant amène les preuves de
paiement (quittances et bordereau de versement) chez le receveur principal, et ce dernier vérifie
dans sa machine si celles-ci ont été établies suivantles références du bulletin de liquidation.Après
s'être assuré des preuves de paiement, le receveur principal établit un document appelé « Bon à
enlever » qui atteste que le déclarant vient de s'acquitter.III.3. MARCHANDISES EXONERES
ET EXEMPTEES DE LA TVA A L'IMPORTATIONSont admis en exonération de la TVA à
l'importation, dans les limites des dispositions légales en vigueur et aux conditions déterminées
par le Ministre ayant les Finances dans ses attributions lesproduits déterminés et énumérés par ce
dernier.A cet effet, les marchandises concernées doivent satisfaire aux conditions ci-après :1. Etre
couvertes par un arrêté interministériel pris par les Ministres ayant le plan et les Finances dans
leurs attributions, après l'avis préalable du Ministère concerné ;2. Etre utilisées exclusivement
pour les besoins de l'association sans but lucratif visée et en conformité avec objet tel que défini
par ses statuts ;3. Etre importées dans le respect de la procédure douanière en vigueur.Ainsi, ces
marchandises sont :- Les échantillons sans valeur commerciale qui sont considérés par la Douane
comme étant de valeur négligeable et qui ne sont utilisés que pour rechercher des commandes de
marchandises du genre de celles qu'ils représentent ;- Les biens mobiliers, à l'exclusion des
matériels à caractère industriel ou commercial, destinés à l'usage personnel d'une personne ou des
membres de sa famille qui sont amenés en RDC en même temps que cette personne ou à un autre
moment aux fins du transfert de sa résidence ;- Les biens recueillis par voie de successionpar une
personne ayant, à la date du décèsdu decujus, sa résidence principale en RDC,à condition que ces
biens aient été affectésà l'usage personnel du défunt ;- Les récompenses décernées à des personnes
ayant leur résidence en RDC, sous réserve du dépôt des documents justificatifs jugés nécessaires
par la douane;- Les cercueils contenant les dépouilles mortelles et les urnes funéraires
contenantdes cendres des dépouilles incinérées, ainsi que les objets d'ornement qui les
accompagnent ;- Les produits en vue de subir des essais, à condition que les quantités ne
dépassent pas celles strictement nécessaires aux essais et que les produits soient entièrement
consommés au cours des essais ou que les produits non consommés soient réexportés ou traités,
sous le contrôle de la douane, de manière à leur ôter toute valeur commerciale ;- Les dons, legs ou
matériels fournis gratuitement à l'Etat, aux Provinces, aux entités territoriales décentralisées et aux
organismes de droit public ;- Lesbagagesdes voyageurs non passibles des droits et taxes prévus par
la législation douanière.- les marchandises importées par les associations sans but lucratif établies
en RDC, pour la réalisation des opérations présentant un caractère social, sportif, culturel,
réligieux et philanthropique conformes à leur objet.- Les organes et le sang humains rélèvant des
positions tarifaires 30.01 et 30.02 ainsi que les articles et appareils d'orthopédie, pour fractures ou
de prothèses médicales de la position tarifaire 90.21 sont exonérésde la TVA lorsqu'ils sont
importés par les institutions médicales ou organismes agréés par le Ministère ayant la santé
dansses attributions.- Les produits et intrants pharmaceutiques ainsi que les matériels médicaux ;-
Les timbres officiels et papiers timbrés ;- Les équipements agricoles repris sur arrêté
interministériel ;- Les bateaux et filets de pêche ;- Les équipements et matériels réactifs et autres
produits chimiques destinés exclusivement à la prospection ou à l'exploration et à la recherche
minière et pétrolière ;- Les marchandises importées pour l'usage officiel des missions
diplomatiques, des consulats et organisations internationales ;- Certains produits des premières
nécessités (blé, pain, farine de froment de fabrication locale, lait, produit alimentairespour enfants,
ciments gris) ;- Etc.Notons que ces marchandises sont reprisesdans le tarif des droits et taxes à
l'importation et à l'exportation en franchisedes droits afin de promouvoir les activités économiques
au pays mais aussi de faire respecter quelques réglementations internationales en matière des
franchises diplomatiques.III.4. DOCUMENTS UTILISES A LA DGDA-BENI POUR
PERCEVOIR LA TVA A L'IMPORTATIONLes documents dont il est question sont utilisés
séparément, les uns par la Douane et les autres par les opérateurs économiques.A. Le tarif des
droits et taxes à l'importation et à la l'exportation34(*)Le tarif de douane est un document de
référence indispensable à la taxation douanière.Il contient et renferme toutes les marchandises qui
franchissent la frontière, c'est-à-dire ce qui font l'objet du commerceinternational. Dans le tarif les
marchandises portent leur dénomination tarifaire appelée « espèce tarifaire » et nonleur
dénomination commerciale.Les droits et taxes de douane applicables aux marchandises importées
en RDC sont les droits de douane (DD) mentionnés dansla colonne 4 ainsi que la taxe sur la valeur
ajoutée (TVA) et les droits de consommation (DC) repris dans la colonne 5 du tableau des
droits.Le tarif douanier est modifié périodiquement soit pour favoriser les industries locales soit
pour stabiliser la conjoncture.B. L'Ordonnance-loi n°10/002 du 20 Août 2010 portant Code des
DouanesLe code des douanes c'est l'ensemble des dispositions légales et règlementaires édictées
pour l'application de la législation douanière.Ainsi la législation douanière s'applique
surl'ensemble du territoire douanier de la République Démocratique du Congo et sans égard à la
qualité des personnes qui détiennent les marchandises.L'article 137 du Code des Douanes stipule
que : sans préjudice des dispositions des articles 317 point 2 et l'article 322 point 1 du présent
Code, les droits et taxes liquidés par le receveur sont payables au comptant avant l'enlèvement des
marchandises suivant les modalités déterminées par arrêté du ministre ayant les finances dans ses
attributions35(*).Cet article stipule autrement que la TVA doit aussi être payé au comptant (cash)
et non en crédit (dette).C. L'Ordonnance-loi n°10/001 du 20 Août 2010 portant institution de la
taxe sur la valeur ajoutée36(*)Promulguée le 20 Août 2010 par le Président de la République,
l'O.L. n°10/001du 20 Août 2010 portant institution de la taxe sur la valeur ajoutée est un document
juridique très nécessaire lors de la perception de la TVA par la DGDA - BENI.Ainsi à son article
1eril est dit que : « Il est institué, conformément aux articles 122 point 10 et 174 de la constitution,
un impôt général sur le consommation dénommé « Taxe sur la valeur ajoutée », TVA en sigle.A
son article 9, point 3 il est institué que lesimportations sont également imposables à la taxe sur la
valeur ajoutée.Pour toutes les importations, l'article 35 du présent O.L. stipule que : « Le taux de
la taxe sur la valeur ajoutée est fixé à 16% ; ce qui est un taux unique.Le recouvrement de la TVA
est assuré par l'Administration des Impôts (DGI). Toutefois à l'importation, la TVA est perçue par
l'Administration des Douanes (DGDA) «Article 62 ».D. Les autres pièces jointes qui accompagne
la marchandise- La facture37(*)C'est le document essentiel constatant la vente d'une marchandise
ou la prestation d'un service, les conditions de cette vente ou de cette prestation.L'entête de la
facture comporte des renseignements utiles quant au vendeur, sa raison sociale, son enregistrement
au registre du commerce, ses références bancaires,...Le corps de la facture comprend l'état détaillé
des marchandises, leur nature, la marque et le numéro des colis, le prix unitaire, le prix total, la
monnaie de facturation, les prix lors - taxes, les conditions.- La lettre de transport ou note de
fretDans le mode transport, la marchandise est couverte par un document appelé lettrede
transport ; LTA pour le transport Aérien, LDV en cas de transport par voie routière ou ferroviaire ;
connaissement ou BL dans le transport par voie maritime.La lettre de transport, quelqu'en soit sa
forme devra comporter :· Le nom et l'adresse du transporteur ;· Le nom et l'adresse du
destinataire ;· Le lieu de départ et celui d'arrivée (port d'embarquement, port de débarquement,
aéroport de départ, aéroport d'arrivée, gare de départ, gare d'arrivée, etc.) ;· La valeur de la
marchandise ;· Le nombre de colis ;· L'espèce, la marque, les numéros des colis ;· Le coût du
transporteur ;· La date et le lieu d'établissement du document.- La police d'assuranceLe contrat
d'assurance est un contrat par lequel une personne « l'assureur » s'oblige moyennant une prime à
indemniser une autre personne « l'assuré » des dommagesque cette dernière pourrait subir.Les frais
d'assurance sont un des éléments de la valeur en douane ; parfois on applique à l'importation un
taux forfaitaire de 2% sur la valeur.Tous les documents ci-dessus ont un rôle à jouer lors de la
perception de la TVA. Ceux - ci sont des pièces à conviction qui sont indispensable à la liquidation
de cette imposition. Après nos enquêtes effectuées au Bureau de la DGDA / Beni, nous avons
constaté qu'effectivement tous les documents ci-haut sont exigés aux différents opérateurs
économiques lors de l'importation et la DGDA se réfère toujours aux textes législatifs et
règlementaires qui régissent la perception de la TVA. Au vu de ce qui précède, toutes nos
hypothèses de base se sont vérifiées.
CONCLUSION

Nous voici au terme de notre travail de fin de cycle portant sur le rôle de la Douane dans la
perception de la TVA à l'importation.Dans cette recherche il été question de déterminer le rôle que
joue la DGDA dans la perception de la TVA à l'importation.Cette problématique nous a poussé à
répondre aux questions majeurs et fondamentales ci-dessous :1. Quel est le rôle de la Douane dans
la perception de la TVA à l'importation ?2. Quelle est l'importance de l'intégration de la TVA dans
le tarif Douanier ?3. Quels sont les moyens que la DGDA utilise pour recouvrer la TVA à
l'importation ?Comme hypothèses à ces questions, nous avons pensé que :- Le rôle de la Douane
dans la perception de la TVA à l'importation serait de percevoir et de canaliser celle-ci au trésor
public.- L'importance de l'intégration de la TVA dans le tarif Douanier serait de déterminerles
produits frappés par cette imposition et ceux exemptés mais aussi faire ressortir expressément le
taux unique de 16% à l'importation et de 0% à l'exportation.- Pour recouvrer la TVA à
l'importation, la DGDA utiliserait des moyens juridiques et techniques : le tarif Douanier, le Code
des douanes, les pièces jointes qui accompagnent la marchandise.Comme champ d'investigation,
nos enquêtes se déroulent essentiellement en Ville de Beni et plus précisément à la sous Direction
de la DGDA / BENIPar ailleurs, cette recherche mises à part l'introduction et la conclusion
comprend trois chapitres ; le premier traite des considérations théoriques ; le deuxième porte sur la
présentation de la DGDA/BENI et le troisième enfin se focalise à la présentation, au traitement
des données età l'interprétation des résultats.Pour atteindre à nos objectifs nous avons fait recourt à
trois approches méthodologiques :- La méthode juridique sur base de laquelle nous avons
interprété la loi portant sur la TVA en RDC ;- La méthode descriptive qui nous a permit à faire
connaître et décrire de façon objective, exacte et détaillée le prélèvement de la taxe sur la valeur
ajoutée à l'importation ;- La méthode comparative qui nous a permit de déterminer la différence et
les ressemblances qui existent entre le prélèvement de l'ICA et le prélèvement de la TVA à
l'importation mais aussi de dégager l'imposition qui contribue plus auxfinances publiques.Celles -
ci ont été appuyées par deux techniques :a) La technique documentaire qui nous a permis à
collecter des données dans différents documents douaniers, instructions et textes légaux mais aussi
à élaborer l'aspect théorique de notre recherche.b) La technique d'interview libre qui nous
afavorisé d'acquérir des informations oralesauprès des responsables de l'administration
douanière.A l'issue de nos enquêtes, nous avons abouti aux résultats ci-dessous :Durant nos deux
années d'étude càd de 2011 à 2012 et mars 2013, la TVA a été plus productive que l'ICA. En effet,
en 2012à mars 2013, les recettes issues de la TVA représentent environ 45% de recettes globales
de 25.312.643$. Par contre en 2011 les recettes issues de l'ICA ont représentées en tout 55,5% du
total général de 9.098.841,40$.En comparant le deux types d'impôt, il s'estdégagé que la TVA a été
plus performante que l'ICA. En outre, nos enquêtes nous ont révélé que toutes les perceptions
collectées à la DGDA pour compte du trésor public atteignent bel et bien ce dernier.Ceci a été
visualisé grâce à la procédure d'envois de fonds à la banque pour comptedu trésor public avec
toutes les pièces jointes recquises.En outre, nous avons pu déterminer toutes les marchandises
exemptées du paiement de la TVA en dépit de quelques exonérations momentanées accordées à
quelques entreprises locales telles la BRASIMBA, le SINOHYDRO,...Signalons aussi que la TVA
a permit à la DGDA/Beni de dédoubler ses recettes comparativement à l'époque de l'ICA. Ceci
avons-nous dit serait du au taux unique de 16%.Au vu de ces résultats, toutes nos hypothèses se
sont vérifiés et nous ont permis d'atteindre les objectifs nous assignés au début de la
recherche.Nous ne pouvons clore cette monographie sans pour autant émettre une suggestion à la
DGDA :Vu l'élargissement du champ d'application de la TVA par rapport à l'ICA, la DGDA
devrait tripler soit quadripler ses recettes. Ceci n'implique pas que nous négligeons pour autant les
efforts fournis par cette dernière.Pour finir, nous ne pensons pas avoir épuiser la totalité de la
matière afférente àcette recherche ; d'où nous invitons nos prédécesseurs intéressés par ce thème
de nous compléter.BIBLIOGRAPHIEI. OUVRAGES- Alexis TAMBWE MWAMBA, Droit
Douanier Zaïrois, P.U.F., Kin 1996- COPIN P. et GERVAISE G., Fiscalité Pratique des Affaires,
11eéd., Paris 1987.- Dictionnaire Français le petit LAROUSSE, éd.2008.- FRAGNIERE. J.P.,
Comment rédiger un mémoire et présenter un travail scientifique, Paris 1980.- NGOMA
MAVUNGA ISSA, Principes et mécanismes de la TVA au regard de la loi congolais, Kin 2010.-
Alphonse VERHUEST, Technique du commerce extérieur et compte courant, éd.CRP, Kin 2002.-
J.P. Duminieux et alii, Les Douanes, 1eéd., Paris 1959.II. NOTES DES COURS- Bernard
KAMBERE MUHIWA K., Initiation à la recherche scientifique, inédit G2TC, ISC / Beni, 2010.-
KAMBALE KYAKAKALA Semy, Procédure de dédouanement, cours inédit G2D & A, ISC/Beni
2011-2012.- KATEMBO KIMBESA L. Cours de Comptabilité Douanière, inédit G3 D & A,
ISC/Beni 2012 - 2013- Jules KASEREKA NDENGANIA ; Technologie tarifaire des
marchandises, inédit G2D & A, ISC / Beni 2011 - 2012.III. INSTRUCTIONS- Ordonnance - loi
n°10/002 du 20 Août 2010 portant Code des Douanes.- Ordonnance-loi n°10/001 du 20 Août 2010
portant Institution de la TVA.- Journal officiel numéro spécial du 18 mars2011.IV.
MONAGRAPHIE- KASEREKA KAINGYA, Le rôle des Institutions financières dans la
maximisation des recettes de la DGDA-BENI, TFC inédit, G3 D & A, ISC-BENI, 2009 - 2010.V.
AUTRES DOCUMENTS- http // www yav & Associates du 09/01/2012, Perspectives de la TVA
en RDCconsulté le 20 mars 2013 à 20h30'- Archives de la Recette DGDA - BENILISTE DES
TABLEAUX, GRAPHIQUES ET SCHEMAS1. LISTE DES TABLEAUXTableau n°1 : Tableau
de Correspondance entre les Grades et les fonctions au sein dela DGDA.Tableau n°2 : Recettes
globales de la DGDA-BENI, ICA 2011 et TVA 2012 à Mars 2013.Tableau n°3 : Evolution de
l'ICA 2011Tableau n°4 : Evolution de la TVA 2012 à Mars 2013Tableau n°5 : La part de l'ICA
dans les recettes globales de 2011Tableau n°6 : La part de la TVA dans les recettes globales de
2012 à Mars 2013.Tableau n°7 : Comparaison des recettes globales pendant la période de l'ICA et
les recettes globales pendant la période de la TVA.Tableau n°8 : Tableau comparatif des recettes
de la TVA 2012 et celles de l'ICA 2011.2. LISTE DES GRAPHIQUESGraphique n°1 : Evolution
de l'ICA 2011.Graphique n°2 : Evolution de la TVA de 2012 à Mars 2012Graphique n°3 : La part
de l'ICA dans les recettes globales de 2011.Graphique n°4 : La part de la TVA dans les recettes
globales de 2012 à Mars 2013.Graphique n°5 : Comparaison des recettes globales pendant la
période de l'ICA et les recettes globales pendant la période de la TVA.Graphique n°6 :
Représentation visuelle dela performance de la TVAGraphique n°7 : Représentation de la
comparaison des recettes de la TVA 2012 et celles de l'ICA 2011.3. LISTE DES
SCHEMASSchéma n°1 : Structure organisationnelle de la DGDA.Schéma n°2 : Organigramme de
la DGDA / BENITABLE DES
MATIERESDEDICACE......................................................................................................................
................IREMERCIEMENTS...........................................................................................................
.iiSIGLES ET
ABREVIATIONS..............................................................................................iiiINTRODUCTION
11.PROBLEMATIQUE12. HYPOTHESES23. CHOIX ET INTERET DU SUJET34. OBJECTIF
DU TRAVAIL35. METHODOLOGIE DU TRAVAIL46. DELIMITATION DU SUJET57.
DIFFICULTES RENCONTREES58. SUBDIVISION DU TRAVAIL5CHAPITRE PREMIER :
CONSIDERATION THEORIQUES6I.1. NOTIONS SUR LA TVA6I.1.1. Définition6I.1.2. Champ
d'application6I.1.3. Les Assujettis7I.1.4. Les exonérations8I.1.5. Le fait générateur et
l'exigibilité9I.1.6. La base d'imposition11I.1.7. Régime de déduction11I.1.8. De la liquidation et
du recouvrement12I.2. NOTIONS SUR LA DOUANE13I.2.1. Définition13I.2.2. Sortes des
droits14I.2.3. La loi tarifaire16I.2.4. Le Système Harmonisé (H.S.)17I.2.5. Missions de la
Douane18CHAPITRE DEUXIEME : PRESENTATION DE LA DIRECTION GENERALE DES
DOUANES ETACCISES20II.1. NOTION SUR LA DOUANE20II.1.1. Généralités sur la
DGDA20II.1.2. Historique de la Douane20II.2. NOTION DE LA DIRECTION GENERALE DES
DOUANES21ET ACCISES EN RDC21II.2.1. Historique de la Douane en RDC21II.2.2. La
structure organisationnelle et fonctionnelle de la DGDA22II.2.3. Tableau de correspondance entre
lesgrades et les fonctions au sein de la DGDA24II.3. PRESENTATION DE LA DGDA / SOUS -
DIRECTION DE BENI25II.3.1. Situation Géographique25II.3.2. Historique de la DGDA /
Beni25II.3.3. Les ressources de la DGDA / Beni25II.3.4. Organisation de la DGDA /
Beni26CHAPITRE TROISIEME : PRESENTATION, TRAITEMENT ETINTERPRETATION
DES RESULTATS29III.1. PRESENTATION ET TRAITEMENT DES DONNEES
CHIFREES29III.2. CANALISATION DES RECETTES DE LA TVA AU TRESOR
PUBLIC36III.3. MARCHANDISES EXONERES ET EXEMPTEES DE LA TVA A
L'IMPORTATION36III.4. DOCUMENTS UTILISES A LA DGDA-BENI POUR PERCEVOIR
LA TVA A L'IMPORTATION36CONCLUSION36BIBLIOGRAPHIE36LISTE DES
TABLEAUX, GRAPHIQUES ET SCHEMAS36TABLE DES
MATIERES...................................................................................................50ANNEXEINSTITUT
SEPURIEUR DE COMMERCEI.S.C. / BENISCIENCE COMMERCIALE ET
FINANCIEREOPTION : DOUANE ET ACCISESGUIDE D'ENTRETIENT AVEC LES
AGENTS DELA DGDA / BENIDans le cadre de l'élaboration de notre travail de fin d'étude,
option Douane et Accises portant sur le rôle de la Douane dans la perception de la taxe sur la
valeur ajoutée à l'importation cas de la DGDA / BENI.Nous sollicitons votre collaboration en
vousdemandant de bien vouloir répondre à nosquestions. Nous vous remercions d'avance,de votre
compréhension.1. Quelle est la procédure pour percevoir la TVA à l'importation ?2. Comment
détermine t - on l'assiette fiscale lors de la perception de la TVA ?3. Comment liquide t - on la
TVA à l'importation ?4. Quelles sont les exemptions et les exonérations à matière de la TVA ?5.
Selon vous pourquoi les législateurs accordent - ils alors ces exemptions ou exonérations.6. Quels
sont les documents ou pièces jointes indispensables pour la détermination de la TVA ?7. Pourquoi
selon vous les législateurs ont -ils institués un taux inique de 16% à l'importation et de 0% à
l'exportation ?8. La TVA à l'importation a t - elle permis à la DGDA / BENI de maximiser ces
recettes douanières ?9. A quoi la TVA est elle avantageuse ?