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Un peuple-Un but-Une foi

Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de


l'innovation
Institut Africain de Management

Agrément n°002636 /ME/DES


du 30 Mai 1997
FILIERE: SUPPLY CHAIN MANAGEMENT
DEPARTEMENT: MANAGEMENT
SPECIALITE : GESTION

MEMOIRE
Présenté par
EKUE JOSEPH JONAS ADOKOU
Pour l’obtention du diplôme de
Master : SUPPLY CHAIN MANAGEMENT
SUJET :

L'impact de la technologie RFID sur la Supply Chain


Management : cas Décathlon Sénégal
Soutenu à Mermoz-Dakar le 24/10/2020 devant le jury composé de :
Président : Birahim GUEYE Professeur Agrégé des Universités Birahim UGB
GUEYE
Directeur de Mémoire : Alassane FALL Directeur TECH IAM

Examinateur 1 : Mohamadou Lamine SANO Professeur IAM

Examinateur 2 : Cheikh Tidiane DIAKHATE Professeur IAM

Année académique : 2019-2020

I
Résumé :

Définie comme une technologie d'identification automatique et de capture de données sans fil
(AIDC), la technologie d'identification par radiofréquence (RFID) émerge comme un système
inter-organisationnel (IOS) innovant qui transformera profondément les processus et les pratiques
de la chaîne d'approvisionnement. Cependant, l'importance de la co-adoption de la RFID et du
réseau EPC au sein de la chaîne d'approvisionnement n'a jusqu'à présent reçu qu'une attention
insignifiante dans la littérature et très peu d'études empiriques ont été menées sur la valeur et les
impacts de la co-adoption de la RFID et de l'EPC. Réseau dans un contexte de chaîne
d'approvisionnement. Cette recherche représente un effort initial pour combler le déficit de
connaissances existant sur ces questions spécifiques. Avec la mondialisation, la concurrence entre
les entreprises s'est renforcée, notamment au niveau de la supply chain. Elles cherchent à optimiser
le fonctionnement de leur supply chain (plus flexible, plus précise, moins de délais et de dépenses)
mais également à réduire leur impact sur l’environnement (nouvelles législations, amélioration de
leur image ou par convictions personnelles).

Mots clés :

RFID

SCM
EPC

EDI

II
L’université n’entend ni approuver ni désapprouver les opinions émises dans ce document.
Elles doivent être considérées comme propre à leur auteur.

III
Dédicace
Dédicace

Nous dédions l’ouvrage à mon père et à ma mère :

M. ADOKOU Folly Charles ;

Mme FOLLIGAN épse ADOKOU Ayélé Géraldine Florica

IV
Remerciements

Nos remerciements vont premièrement à l’endroit de notre directeur de mémoire ; Mr Alassane


FALL, Directeur TECH à l'I.A.M, qui a accepté nous conduire et nous guider lors de la rédaction
du mémoire.

Ainsi donc, nous voudrions :

➢ Dire infiniment merci à tous les professeurs de l'Institut Africain de Management (I.A.M)
;
➢ Merci à Mesdames et Messieurs les membres du jury pour leurs sagesses et leurs écoutes ;
➢ Congratuler le personnel de Décathlon Sénégal, en particulier à Koffi Daniel Elvis PLETH-
SUKA, Leader Co-Business Décathlon Sénégal pour l’accueil et leurs disponibilités à
répondre facilement à toutes nos questions ;
➢ Remercier du fond du cœur Daniel-Michel Ndiaye, Responsable Logistique à Décathlon
Sénégal, qui a consacré son précieux temps à la lecture et nous fournissent des informations
malgré ses nombreuses tâches professionnelles.
➢ Complimenter Mr Moustapha GUIRASSY pour ses conseils et encouragements à notre
égard ;
➢ Féliciter enfin, ceux qui ont contribué tant matériellement, financièrement que
spirituellement à la réalisation de cette œuvre, trouvez ici l’expression de notre profonde
gratitude.

V
Sommaire
Dédicace ........................................................................................................................................ IV
Remerciement ................................................................................................................................ V
Sommaire ...................................................................................................................................... VI
Listes des Tableaux. ..................................................................................................................... VII
Listes des figures........................................................................................................................ VIII
Liste des annexes. ......................................................................................................................... IX
Introduction ................................................................................................................................... 1
1- Première partie : Cadre théorique et méthodologique. ................................................. 3
Chapitre 1 : Cadre théorique. .................................................................................................. 3
Chapitre 2 : Cadre méthodologique. ..................................................................................... 33
2- Deuxième partie : Contexte de l'étude. ............................................................................. 38
Chapitre 1 : Cadre macro - Politique, Economique, Social, Technologique, Ecologique,
Légal de Décathlon Sénégal.................................................................................................... 38
Chapitre 2 : Présentation de l'entreprise. ............................................................................. 41
3- Troisième partie : Analyse et interprétation des résultats (Cadre analytique) ............. 49
Chapitre 1 : Présentation des résultats et argumentations. ................................................ 49
Chapitre 2 : Recommandations ............................................................................................. 58
Conclusion .................................................................................................................................... 62
Bibliographie................................................................................................................................. 65
ANNEXES .................................................................................................................................... 66
Table des matières......................................................................................................................... 71

VI
Listes des Tableaux.

Tableau 1 Les trois étapes majeures de l'évolution de la logistique ------------------------------- 5


Tableau 2 Comparaison de la technologie RFID avec des technologies de codes à barres. - 28
Tableau 3 Quelques définitions du concept de la gestion de la chaîne d'approvisionnement.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 31
Tableau 4 Identification des causes et problèmes. --------------------------------------------------- 54

VII
Listes des figures.

Figure 1 Principe de base de la RFID, source : Scholarvox Management. --------------------- 10


Figure 2 Lecteur RFID, source : Cours Supply Chain Digital, IAM.---------------------------- 11
Figure 3 RFID en pratique logistique, source : Scholarvox Management. --------------------- 15
Figure 4 Les types de lecteur de la technologie RFID ----------------------------------------------- 16
Figure 5 Exemple d'une chaîne d'approvisionnement, source DUNOD, 2019. ---------------- 32
Figure 6 Chiffres d'affaires Décathlon de 2010-2018, Source Statista 2020. ------------------- 44
Figure 7 L'impact de la RFID et le réseau EPC sur "l'envoie" et la "réception" du process,
source : Persée.fr -------------------------------------------------------------------------------------------- 51
Figure 8 Exemple d'un robot collaboratif ------------------------------------------------------------- 59
Figure 9 Dash Cart "Chariot intelligent" ------------------------------------------------------------- 61

VIII
Liste des annexes.

Annexe 1 La RFID dans la logistique Décathlon ..................................................................... 66


Annexe 2 Les Tags RFID ............................................................................................................ 67
Annexe 3 Les principaux tags utilisés dans le transport et la logistique ............................... 68
Annexe 4 Technologies inclued in SCM .................................................................................... 69
Annexe 5 Chiffres d'affaires Décathlon bel-Air du 01/01/20 au 13/10/20, Source : Décathlon
Sénégal. ........................................................................................................................................ 70

IX
Introduction

Assurer une bonne performance en termes de délais et de qualité de service et améliorer les
résultats financiers d’une entreprise grâce à la maîtrise de la supply chain management (SCM) sont
aujourd’hui des évidences. Au cours de ces dernières années, le domaine du supply chain
management s’est transformé : d’un ensemble de réflexes de bon sens promus par des amateurs
éclairés, la supply chain management est devenue une profession reconnue. Des techniques, des
méthodes, des outils sont venus soutenir les professionnels dans leur recherche d’amélioration de
la gestion des flux. La taille et la complexité des entreprises et des organisations industrielles
actuelles, la mondialisation, les nouveaux modes de consommation se sont révélés être de puissants
aiguillons poussant les entreprises à adapter leur supply chain afin d’atteindre de meilleures
performances. En constante évolution, la supply chain management s’est imprégné de la
numérisation dans tous les domaines auxquels elle est intégrée. Le concept de l’"industrie 4.0"
organisé en Allemagne, à partir de 2009, fondé sur la numérisation totale des processus, est la
quatrième révolution industrielle. Une nouvelle manière d’organiser les processus et les méthodes
de travail aboutissant à une conséquence inévitable la mondialisation et l’internationalisation des
entreprises. L’hyperconnectivité et les nouvelles technologies sont au cœur du concept. Systèmes
interconnectés, chaînes de processus automatisés et technologies innovantes façonneront
durablement la SCM dans les années à venir. La digitalisation, l’automatisation et la data analytics
seront les piliers de la logistique de demain, une logistique 4.0. Ces progrès créent les conditions
nécessaires à l’optimisation des processus de la chaîne d’approvisionnement. Dès lors, l’évolution
constante des besoins et la forte pression concurrentielle dans le secteur de la SCM réclament une
grande flexibilité des processus ; une situation qui offre un terreau idéal à la mise au point et au
développement des nouvelles technologies. L’inclusion des systèmes d’informations (SI) tels que :
ERP (Entreprise Ressource Planning), APS (Advanced Planning System), WMS (Warehouse
Management System), TMS (Transportation Management System), SCEM (Supply Chain Event
Management) ; qui sont des progiciels de gestion et d’optimisation de la chaîne logistique ainsi
que la technologie RFID (Radio Frequency Identification) dans la SCM répond aux enjeux de
croissance puis à la réduction de coûts et d’accélération des flux. Afin d’avoir une meilleure
compétitivité, les grandes surfaces se trouvant dans l’approvisionnement et la distribution, devront

1
se doter d’une technologie de pointe car la gestion apparente des produits ne crédibilise plus les
informations les concernant ainsi que l’état des produits lors du passage vers les différents canaux
de la SCM. Anticiper sur les marges d’erreurs que peut commettre le supply chain manager, c’est
se doter d’outils nécessaire pour atteindre les objectifs fixés. Depuis 2004, un mouvement
d’adoption des technologies d’Identification par Fréquences Radio (RFID) s’est amorcé au sein du
secteur de la vente au détail et de la défense nationale avant de se diffuser. Toutefois si elle ne
constitue pas en soit une nouveauté. En effet, les premiers brevets sur cette technologie remontent
à 1926 avec notamment le brevet de Baird sur la détection d’objet par radiofréquence. Cette
technologie a été utilisée lors de la Seconde Guerre mondiale par la Royale Air Force pour
favoriser l’identification de ses appareils. La technologie RFID connaît un nouvel intérêt
particulier grâce aux mandats que le géant américain du commerce de détail Wal-Mart et le
Département d’Etat à la Défense américaine (DoD) ont donnés à leurs cent plus grands
fournisseurs afin qu’ils adoptent cette technologie. Si les technologies RFID ne sont pas récentes,
les avancées des dernières années ont contribué à la mise en place de nouveaux modèles d’affaires
électroniques, particulièrement dans la gestion des chaînes d’approvisionnement. L’impact réel
sur les pratiques d’affaires est toutefois encore peu maîtrisé. Dans ce contexte d’incertitude, de
plus en plus d’entreprises se tournent vers des méthodes d’adoption plus prudentes, où les phases
amont du projet font l’objet d’une attention particulière (dont l’approche du « Living Lab. »)
L’intégration de la technologie RFID dans les réseaux de la SCM rend possible la mise en place
des applications de localisation en temps réel à travers une chaîne d’approvisionnement. En outre,
les réseaux de capteurs sans-fil à la base de la technologie RFID peuvent avoir un impact
significatif sur la société, potentiellement à travers une redéfinition de la façon dont nous vivons
et nous travaillons avec un large éventail d’applications militaires, scientifiques et industrielles,
ainsi que dans les domaines de la santé et de la sécurité. Dans le développement de ce mémoire,
les principaux objectifs à aborder dans les prochaines parties sont : (i) l’analyse des technologies
dans le réseau de la SCM dans la première partie ; (ii) Identifier l’impact de la technologie RFID
sur la performance de DECATHLON SENEGAL dans la deuxième partie puis en dernière partie
(iii) l'interprétation des résultats obtenus au sein de la SCM de DECATHLON SENEGAL.

2
1- Première partie : Cadre théorique et méthodologique.

Chapitre 1 : Cadre théorique.

L’objectif recherché à travers ce thème est de connaître l’impact des technologies au sein de la
SCM en mettant en lumière une qui est moins utilisée, et donnant des résultats très satisfaisante.
A travers les entretiens avec les différents acteurs, les recherches documentaires et les
observations sur le terrain qui seront évertuées permettront de répondre aux questions posées.

La Radio Frequency Indentification (RFID) est une technologie utilisée dans plusieurs domaines,
et ce dans le quotidien de la SCM dans les entrepôts, usines et grandes surfaces. Cette technologie
de pointe coûteuse à son installation, combine efficacité et expertise dans l’exécution de ses tâches.

3
1.1 Revu critique de littérature
Avec la mondialisation, la concurrence est exacerbée et les compagnies cherchent à améliorer leur
compétitivité à tous les niveaux de l’entreprise, et ce, en particulier, dans la chaîne logistique : "the
effective management of supply chain sis one of the key areas for firms to gain a competitive
advantage" (Dos Santos et Smith,2008). Les technologies RFID et EPC, avec leur vaste potentiel
d'application dans la supply chain, sont des outils particulièrement intéressants pour optimiser la
SCM. " Modern supply chains often have numerous problems often attributed to a lack of accurate
and integrated data" (Seymour and al, 2008). Les chaînes logistiques modernes doivent donc faire
face à des problèmes de précision des données et c'est notamment sur ce point précis que la
technologie RFID est particulièrement performante. En effet, l'identification par radio fréquence
est une technologie de pointe pour la traçabilité, la sécurité, le niveau de stock et pour réduire les
erreurs "humaines". La technologie RFID est principalement utilisée dans la gestion des stocks.
Par exemple, "des grandes chaînes, comme DECATHLON a vu son chiffre d'affaires augmenté de
11%, en 2016 et ceux grâce aux puces RFID" et elle permet de diminuer de 16% les erreurs
d'inventaires et de 22% les retours de marchandises, les erreurs de préparation (A. Ustundag et M.
Tanyas, 2009).

Le Supply Chain Management

Si dans les années 80, la mise en place de systèmes en juste-à-temps (JAT) a permis de rendre plus
performant le lien entre l’entreprise et ses fournisseurs, les années 90 ont mis l’accent sur la
nécessité d’une réponse appropriée au client. Le terme de « supply chain » apparaît au début des
années 80, dans un article du Financial Times (Zaccharia et al., 2014). Pour Metz (1998) cité par
Larson et al. (2007), la SCM est « la progression logique dans le développement de la logistique
». Même si elle reste fondamentalement la même, « une technologie de la maîtrise de la circulation
des flux » (Colin et Paché, 1988), la démarche logistique a profondément évolué (cf. Tableau 1.1).
Elle fut successivement une fonction « techniciste » centrée sur l’optimisation de sous-systèmes.
À partir du début des années 80, elle devient dans de nombreuses entreprises une fonction de
coordination des flux entre les sous-systèmes d’exploitation. À partir du milieu des années 90, elle
quitte sa dimension intra-organisationnelle pour devenir une démarche permettant la coordination
inter-organisationnelle des flux et place le client au centre de ses préoccupations. Elle prend alors

4
le nom de Supply chain ou chaîne logistique globale. Grâce au développement des technologies
de l’information et notamment d’Internet, le basculement vers une logistique collaborative où les
partenaires échangent et partagent des données va se faire très rapidement… en théorie au moins.

Tableau 1 Les trois étapes majeures de l'évolution de la logistique

1970-1980 1980-1995 Depuis 1995…


Place de la
logistique Optimisatrice Coordinatrice Collaborative
Source : DUNOD,2019.

Le terme « supply chain » communément admis et utilisé pose, à double titre, problème. D’abord
parce que sa traduction peut laisser penser que seul l’approvisionnement est concerné alors qu’il
s’agit bien de voir dans la demande, et notamment dans la demande du consommateur final, le
déclencheur du processus logistique global. Ensuite parce que la notion de chaîne est trompeuse
et réductrice. Il s’agit davantage d’un réseau de clients, de fournisseurs.

La supply chain est souvent définie comme composée de l’ensemble des participants à la chaîne
logistique étendue d’une entreprise incorporant les fournisseurs des fournisseurs jusqu’aux clients
des clients mais Li et al. (2006) rappellent qu’aucune définition consensuelle n’existe dans la
littérature académique.

Pour Cooper et Ellram (1993), trois raisons essentielles expliquent l’introduction d’une vision
supply chain dans les entreprises à partir du milieu des années quatre-vingt-dix. La première est la
réduction du montant des stocks sur la chaîne logistique étendue, tout en limitant les ruptures de
stocks. Colla (1997) montrait, pour les biens de consommation courante, que les stocks présents
dans les points de vente, les plates-formes des distributeurs et chez les industriels représentaient
entre 30 et 50 jours de consommation, selon les pays. Industriels et distributeurs ont rapidement
compris l’intérêt d’une gestion interentreprises des stocks. Grâce à un partage efficace de
l’information et à une coordination améliorée, les acteurs de la supply chain peuvent notamment
diminuer le niveau du stock, stock qu’ils constituent pour se protéger contre les fluctuations de la
demande. Échange d’information et coordination entre les acteurs permettent de contrecarrer
l’effet coup de fouet.

5
La seconde raison est l’augmentation du niveau de service offert aux clients en réduisant
notamment les délais des cycles de commandes, en assurant une meilleure disponibilité des
produits. La troisième et dernière raison est la création d’un avantage concurrentiel. Le terme
d’avantage concurrentiel fait directement référence aux travaux de Porter (1986). Il considère
l’entreprise comme constituée par des activités principales (conception, fabrication,
commercialisation, distribution…) et des activités de soutien (approvisionnements, gestion des
ressources humaines…) qui sont créatrices de valeur. Elles sont la base de l’avantage
concurrentiel. L’organisation de chaque activité créatrice de valeur détermine le niveau des coûts
de l’entreprise, ainsi que sa contribution à la satisfaction des besoins des clients. Quel que soit le
secteur d’activité, les activités principales sont au nombre de cinq. Porter (1986) définit quatre
fonctions de soutien :

• Les approvisionnements qui se rapportent aux achats des matières premières, fournitures et
articles consommables.

• Le développement technologique qui peut être aussi bien un savoir-faire que des procédures ou
des technologies intégrées dans les équipements de traitement ou de transformation.

• La gestion des ressources humaines qui inclut les activités de recrutement, formation,
développement personnel et rémunération de l’ensemble du personnel de la firme.

• L’infrastructure de la firme : dans cette dernière activité, sont inclus la direction générale, la
planification, les finances, la comptabilité, le service juridique, les relations extérieures et la
gestion de la qualité.

Selon le secteur, l’une ou l’autre de ces activités peut avoir une importance vitale pour l’avantage
concurrentiel mais quelle que soit la firme, toutes les catégories d’activités principales seront
présentes et joueront un rôle dans l’avantage concurrentiel (Porter, 1986). L’avantage
concurrentiel ne peut prendre que deux formes : la différenciation ou la baisse des coûts. Grâce au
supply chain management, les entreprises peuvent agir tout à la fois sur la réduction de leurs coûts
(par une meilleure utilisation de leurs ressources, par la synchronisation des flux entre les
acteurs…) et sur la différenciation par rapport aux concurrents (segmentation des réponses,
fiabilité des délais, réactivité…). L’encadré 1.9 fournit un exemple des bénéfices attendus par

6
l’implémentation d’une vision supply chain. Deux domaines sont fondamentaux dans
l’implémentation de la SCM :

• La relation partenariale avec les fournisseurs car l’idée de supply chain est indissociable de celle
de coordination avec les autres participants de la chaîne logistique globale ; il s’agit donc bien ici
d’une forme particulière de relation entre des partenaires commerciaux qui se situe entre le marché
et la hiérarchie. Mais aussi avec les clients car elle permet à l’entreprise de se différencier de ses
concurrents, de s’assurer de la fidélité de ses clients.

• L’échange d’information parce qu’il permet de mieux comprendre les attentes du consommateur
et de répondre plus rapidement aux changements du marché, parce qu’il permet d’augmenter la
réactivité du système de gestion des flux. C’est non seulement le niveau de l’échange qui est
important mais aussi la qualité de l’information échangée qui peut être affectée par des
comportements opportunistes des partenaires, des intérêts divergents ou encore par une asymétrie
de l’information. Il y a souvent une réticence forte dans les organisations à fournir plus que
l’information minimum car cela est perçu comme une perte de pouvoir (Li et al., 2006).

Sabath et Fontanella (2002) rappellent que la collaboration dans la supply chain ne tient pas
toujours ses promesses. Ils citent notamment comme barrières la dépendance excessive à la
technologie et le manque de confiance entre les partenaires.

D'après Lavoisier (2018), la transversalité des flux et des processus de la SCM a tout de suite posé
la question du décloisonnement pour créer de la valeur pour les entreprises (offre) et les
clients(demande) ! Ainsi, dès le début, la SCM est à la fois très ancrée dans les opérations (la
gestion des flux et des activités), réfléchit à la manière d’organiser et de piloter les processus de la
SCM, ce qui demande une réflexion sur la structure des entreprises et leurs outils de gestion, et
s’inscrit dans une perspective éminemment stratégique. Le pilotage des supply chains soulève donc
très vite la question de « qui » dans les entreprises –et dans les supply chains –conçoit, maîtrise et
contrôle les flux et les processus, puis profite de la valeur ainsi créée…Après des années de conflits
de territoires entre professionnels au sein des entreprises, mais aussi entre chercheurs (et
spécialités)en sciences de gestion, revendiquant si ce n'est la paternité du moins leur légitimité à
incarner le supply chain management(Livolsi, 2009), les débats se sont progressivement apaisés
sur le périmètre et la finalité de la démarche, tout en réalisant que la représentation même de ces
supply chains et de ce qui y est effectivement « managé »ne va pas de soi (Mentzer et al., 2001

7
;Supply chain management Fabbe-Costes, 2017). Globalement, les visions convergent pour
considérer que le périmètre du management des supply chains doit s’étendre depuis le fournisseur
du fournisseur jusqu’au client du client, en n'oubliant pas les processus de retour, et accompagner
quatre grands phénomènes qui impactent les organisations.

➢ D’abord, en lien avec les stratégies de recentrage sur les compétences clés (core
competencies), l’essor des démarches d’externalisations (au premier rang desquelles celle
des activités de transport et de logistique) nécessite de piloter des flux mobilisant, plus
encore qu’avant, de nombreux acteurs dans des chaînes aux configurations plus ou moins
stables.
➢ Ensuite, la mondialisation des échanges a entraîné à la fois des problématiques de refonte
des stratégies industrielles et commerciales des acteurs en quête de nouveaux marchés,
mais aussi de captation des opportunités offertes par la délocalisation de certaines activités,
ou des politiques d’achats plus efficientes. Le supply chain management s’inscrit dans –
autant qu’il permet –le développement de global value chains qui accompagnent la
recherche d’avantages concurrentiels, d’opportunités commerciales (nouveaux marchés)
mais aussi d’optimisations sociales, fiscales, ou en termes de coûts, et d’accès aux
compétences, partout sur la planète.
➢ L’essor fulgurant du e-commerce, en lien avec le phénomène Internet et la diffusion des
nouvelles technologies mobiles et connectées, bouscule les canaux de distribution
classiques et appelle une réflexion sur le pilotage des flux et les systèmes d’information qui
le sous-tendent dans une perspective d’omnicanalité qui suppose une coordination et une
visibilité intra et inter-organisationnelle permanente.
➢ Enfin, le développement de préoccupations en lien avec le développement durable poussé
dans un premier temps à réfléchir à la gestion, revalorisation ou, mieux, réduction des
déchets, amenant à développer une vision « en boucle » des supply chains, puis à envisager
des supply chains « durables ».Si l’on se réfère à la définition du CSCMP(très citée par les
chercheurs en SCM), le supply chain management englobe donc aujourd’hui la
planification et le management de toutes les activités relevant de la recherche de
fournisseurs et de l’approvisionnement, de la transformation, de la logistique, et toutes les
activités relevant de la relation clients sur tout le cycle de vie du produit (ce qui inclut les
« clients » des produits en fin de vie et des déchets). Il comprend aussi la coordination et

8
la collaboration entre les partenaires de la chaîne qui peuvent être des fournisseurs, des
intermédiaires industriels et commerciaux, des prestataires de services logistiques et
informatiques, et des clients. Au niveau des pratiques, et même si le lien entre performance
SCM et performance globale est complexe à établir (Camman et al., 2017).

Le supply chain management est apparu comme un élément clé de la compétitivité des
entreprises, quels que soient les secteurs d’activité, et les hommes et femmes qui l’incarnent
de véritables « héros organisationnels » ! Nous pourrions ainsi affirmer une
institutionnalisation du supply chain management. Pourtant, comme évoqué précédemment,
professionnels et chercheurs pourraient avoir l’impression d’une forme de statu quo aussi bien
dans les réflexion théoriques que dans les projets conduits au sein des entreprises. La crise
financière mondiale de 2008 et ses conséquences sur l’ensemble des secteurs économiques ne
sont sans doute pas étrangères à ce phénomène. Bien-sûr, les stratégies opérationnelles
développées au sein des supply chains ont été impactées, mais la priorité a été donnée aux
choix stratégiques globaux, aux questions de performances économique et financière. Sans nier
l’importance des questions de supply chain management dans cet environnement post-crise, la
visibilité des recherches et des démarches a été de facto réduite. Les propos tenus, en septembre
2014 (rapportés par Laurent Grégoire, alors président de la Commission nationale des services,
dans la newsletter du 9 mai 2017de Supply Chain Magazine), par Emmanuel Macron, alors
ministre de l’Economie, de l'industrie et du Numérique, confirment en tous cas l’intérêt de la
diffusion du supply chain management, dont des potentialités restent à exploiter : « Le
développement des méthodes de supply chain management est porteur d’immenses marges de
progrès pour les entreprises françaises. Parce qu’au fond, qu’est-ce que visent ces méthodes ?
Elles visent à considérer l’entreprise comme un tout. Elles visent à gérer les flux de manière
cohérente : les achats, les produits-finis, les stocks…tout cela est un processus. Améliorer la
coordination au sein de nos entreprises, et particulièrement nos PME, c’est la clef pour qu’elles
soient plus performantes encore ». Selon nous, le supply chain management et ses principes de
pilotage des flux et des processus est encore loin d’avoir donné la mesure de ses potentialités
au plan managérial. Par ailleurs, des questions demeurent sur son effectivité et les conditions
de son déploiement en entreprise ainsi que des nouvelles formes qu’il pourrait prendre, ce qui
in fine soulève pour les chercheurs des questions d’ordre ontologique et téléologique
incontournables. Cette rapide entrée en matière pour positionner le supply chain management

9
et la question fondatrice, mais toujours d’actualité, du décloisonnement pour créer de la valeur
laisse à penser qu’un numéro de la Revue Française de Gestion (RFG), même double, ne
suffirait pas à épuiser le sujet.

La RFID

Tout comme le code-barres, la technologie RFID permet l'identification des objets, à travers la
lecture d'un code, mais en utilisant une technologie différente "électromagnétique" comportant de
nombreux avantages.

Le principe de base est simple (voir illustration 1). Il nous faut un lecteur, un dispositif électronique
capable de créer un champ magnétique et une étiquette composée principalement d'une antenne et
d'une puce électronique, les deux éléments étant fixés sur un support physique appelé "inlay".

Le lecteur génère un champ électromagnétique à travers sa propre antenne. L'énergie de ce champ


captée par l'antenne de l'étiquette, sert à alimenter et activer la puce. Cette énergie permet la
transmission en retour des données contenues dans l'étiquette vers le lecteur. Un traitement
informatique s'ensuit la plupart du temps. (Voir illustration 2)

Figure 1 Principe de base de la RFID, source : Scholarvox Management.

10
Les fréquences utilisées, les puissances, les types d'étiquettes et leurs formes permettent des
applications de tout type sur les distances de quelques centimètres à plusieurs mètres.
Contrairement aux codes-barres, il n'y a pas besoin d'une lecture optique. Les étiquettes peuvent
être lues à travers des emballages cartons ou être intégrées dans des cartes plastique. Certains
lecteurs peuvent lire simultanément et très rapidement de nombreuses étiquettes avec une fiabilité
nettement supérieure à la lecture de codes-barres. Enfin, les lecteurs peuvent également écrire des
informations sur l'étiquette et la mettre à jour (Pierre Metvier, 2015)

Figure 2 Lecteur RFID, source : Cours Supply Chain Digital, IAM.


Avant d'analyser plus en profondeur l'impact des technologies RFID et EPC sur la supply chain,
on distinguera d'abord deux "types" de technologies RFID : Les transpondeurs (tag) (voir annexe
2), actifs et passifs. Ces derniers peuvent stocker les données (quantité beaucoup plus importante
qu'avec les codes à barres) et être lus simultanément et à distance par des lecteurs. A la différence
des tags passifs, les actifs possèdent leur propre source d'alimentation. Celle-ci leur permet de
stocker un plus grand nombre de données, d'être lus à une plus grande distance, d'émettre leur
position (localisation à distance). Sur les modèles les plus cher, équipés d'un capteur sensoriel, elle
donne aussi la possibilité d'enregistrer les données de son environnement et de les stocker dans la
mémoire de la puce (la température par exemple). Les tags passifs conviennent à la plupart des
secteurs et produits. En revanche, les tags actifs visent des produits à plus forte valeur ajoutée ou
des produits plus sensibles aux conditions de transport et de stockage (périssables par exemple).
Qu'ils soient actifs ou passifs, les tags RFID, permettent une meilleure visibilité pour la SCM : des
informations plus précises et en temps réel. En effet, l'information est essentielle pour le bon
fonctionnement de la SCM : la précision et la quantité plus importante des données reçues en temps
réel par les managers grâce aux technologies RFID et EPC font de celle-ci un précieux outil d'aide
à la décision. D'ailleurs, selon une étude de S. Li, D. Godon et J Visich (2010), l'aide à la prise de

11
décision est la motivation principale des entreprises à la mise en place de ces technologies : le
partage d'informations en temps réel, à tous les niveaux de la supply chain, est un avantage
primordial pour la prise de décision. (Voir annexe 3).

Une meilleure visibilité sur l'état des stocks permet également l'adéquation entre les stocks
physiques et les stocks théoriques et ainsi limiter les ruptures de stock. De plus, si la technologie
d'identification par radio fréquences est intégrée à tous les niveaux de la supply chain (en amont
et en aval) dans un système de partage des données, cela renforce la coordination et la coopération
entre les différents acteurs de la chaîne logistique et la rend plus efficace en permettant notamment
de limiter le "bullwhip effect1". Mais il faut au préalable, adapter son ERP aux technologies RFID.
Elles doivent avoir une place centrale dans la stratégie de l'entreprise et l'ERP doit être construit
autour de ce système pour optimiser l'utilisation des EPC (RFID).

Selon G. Ferrer et all (2010), ces technologies permettent d'améliorer la supply chain sur des
variables clés : l'inventaire, la sécurité (des produits et des employés), l'identification, la perte des
produits, la traçabilité, l'automatisation, la personnalisation, les temps de cycles, la préparation et
l'entreposage. Ces variables clés ont un impact sur quatre caractéristiques clés du supply chain
management : la qualité, le délai, la flexibilité et les coûts.

En effet, le temps est un facteur essentiel pour avoir une supply chain efficace et l'incorporation
de la technologie RFID dans la chaîne d'approvisionnement permet le gain de temps tant dans
l'identification multiple à distance, le "tracking" (localisation à distance) et accélère le processus
de préparation de commandes, de chargement et de déchargement de camions. L'automatisation
des processus grâce aux technologies RFID et EPC, comme l'inventaire à l'entrée et à la sortie de
stock (avec des lecteurs de tag RFID), permet aussi des gains de temps non négligeable. Ceci a un
impact direct sur les coûts : l'accélération des processus permet à l'entreprise de réaliser des

1
Bullwhip effect "L'amplification de la variabilité de la demande ou Bullwhip effect représente l'incertitude
causée par un manque de communication entre les différents maillons de la chaîne d'approvisionnement. La
déformation de l'information empêche les compagnies de prévoir correctement la demande, ce qui entraîne des
coûts importants pour les intervenants. Ces coûts sont générés entre autres par une augmentation du niveau de
stock, une baisse du niveau de service et une augmentation des heures supplémentaires." http://www.faq-
12
logistique.com/GCL-Logiguide-Vol06Num09-Bullwhip-Effect.htm
économies notamment grâce à une répartition de la main d'œuvre plus optimale et la diminution
des erreurs dites "humaines" lors des phases de chargement, déchargement, de préparation de
commandes et d'inventaire. Ainsi la qualité, le niveau du Service-Après-Vente (SAV) sont aussi
améliorés par l'utilisation de la RFID dans la supply chain. Rebecca Angeles (2005) donne
l'exemple de la compagnie Procter&Gamble qui a amélioré la vitesse de chargement de 40%
(temps) et diminué les erreurs de chargement et préparation grâce à la RFID (qualité). Ce qui a
permis par la suite à une réorganisation de la main d'œuvre (diminution des coûts).

La puce RFID, qui contient plus d'informations que les codes à barres traditionnels, permet aussi
de supprimer "la paperasse" : les informations contenues sur les documents sont maintenant dans
la puce et tout acteur de la chaîne logistique peut y avoir accès avec un lecteur portable. Cela
permet, non seulement d'avoir une meilleure traçabilité du produit mais aussi d'éviter les erreurs
liées aux documents (inversion, oubli…) et de diminuer les coûts de collaboration entre les
maillons de la supply chain. Le gain de temps et d'argent grâce aux technologies RFID apportent
plus de flexibilité aux managers. En effet, les coûts revisités pourront être réinvesti et les gains de
temps dans le processus permettent aux entreprises d'être plus réactives aux demandes du marché.
De plus, la possibilité de personnalisation, avec les nombreux types de technologies RFID, permet
aux entreprises de s'adapter aux marchés et donc d'améliorer la qualité perçue par le dernier
consommateur. Ces technologies, notamment grâce à la traçabilité et au "tracking" pour les puces
équipées, améliorent la sécurité des produits. Par exemple, dans le secteur pharmaceutique, les
compagnies luttent contre la contrefaçon en traçant les produits de la sortie des entrepôts jusqu'à
la mise en rayon avec les puces RIFD (C. Quingnon, 2012). La technologie RFID permet aussi de
renforcer la sécurité du site de l'entreprise (accès contrôlés par les badges avec des puces RFID),
mais également celle des employés, car avec ces badges, la compagnie peut savoir, en cas
d'incendie par exemple, combien d'employés étaient présent sur le site.

Ashgar Sabbaagi et Ganesh Vaidyanathan, dans "Effrctiveness and efficiency of RFID technology
in Supply Chain Management : Strategic values and Challenges" (2008), expliquent comment la
technologies RFID permet d'améliorer le rendement et l'efficacité de la supply chain. En effet, ils
montrent que cette technologie permet d'optimiser la chaîne logistique sur trois plans : les facteurs
internes, les facteurs externes et les processus du supply chain management. Illustration 3 "
illustrates the challenges and values of RFID in the supply chains of firms. Internal process

13
integration and interdependence in firms as well as external variables such as security, privacy and
standards play a vital role in moderating the effectiveness and efficiency of RFID" (A. Sabbaghi
et G. Vaidyanthan, 2008).

La technologie RFID est idéale pour faciliter des actions comme l'identification, l'authentification
et l'autorisation. La lecture d'une étiquette peut permettre :

L'identification, par exemple, cet objet est un pantalon de taille 44 ;

L''authentification qui s'utilise, par exemple, dans la lutte anti-contrefaçon. Chaque étiquette
peut avoir une identification unique. S'il est facile de dupliquer un code-barres par simple
photocopie, les étiquettes RFID comportent des numéros uniques et peuvent contenir des systèmes
de protection les rendant beaucoup plus complexes à dupliquer ;

 L'autorisation de déclencher l'ouverture d'une porte de bureau, d'hôtel, l'accès à bord de l'avion
ou un paiement.

Toutes ces actions ne sont pas toujours activées directement par l'échange entre le lecteur et
étiquette. Le plus souvent, ce sont les services d'information des sociétés gérant le service qui
reçoivent les données de l'étiquette, les interprètent et ainsi déclenchent l'action correspondante.
On peut, dès à présent, comprendre que toutes ces actions associées à des traitements informatique
peuvent avoir un grand nombre d'applications pratiques.

L'usage commercial du terme RFID est la plupart du temps associé avec la bande de fréquence
spécifique, dite Ultra High Frequency (UHF). Cette application particulière de la technologie est
plutôt utilisée à des fins logistiques ou supply chain comme prolongement des utilisations type
code-barres centrés autour du "produit". L'étiquette RFID UHF associé au produit va ainsi servir
à l'identifier, à l'authentifier, à être utilisée à des fins de traçabilité et à faciliter les inventaires. Ces
étiquettes vont se retrouver sur des vêtements, sur des bijoux, dans la distribution, dans les
domaines de la santé, des hôpitaux, dans l'aéronautique, dans les armées (premier client de la RFID
UHF aux Etats-Unis), dans l'industrie de la pharmacie, dans les bouteilles de parfums, les
compagnies aériennes pour suivre les bagages, pour ne citer que ces exemples. En revanche,
contrairement au code-barres, il n'est actuellement pas possible de mire étiquette RFID UHF avec
un mobile du commerce sans lui connecter un lecteur spécifique.

14
Si nous reprenons notre schéma de principe et l'appliquons à un entrepôt industriel : un colis
contenant des objets à livrer passe dans un portique -- le lecteur. Le portique émet un champ
électromagnétique et va, en retour, recevoir les informations en provenance des étiquettes collées
sur les produits dans le colis. Cela permet de vérifier son contenu sans l'ouvrir et de l'acheminer
vers sa destination (voir Illustration 3).

Dans la famille des radiofréquences normalisées regroupées sous le terme RFID, en plus de l'UHF,
il existe d'autres fréquences comme la Low Frequency (LF) utilisée pour la traçabilité des animaux
domestiques, la High Frequency (HF) que nous allons bientôt retrouver, la Super High Frequency
(SHF) pour les péages d'autoroutes, par exemple, mais aussi des technologies cousines comme le
Bluetooth ou le Wi-Fi. (Pierre Metrevier, 2015)

Figure 3 RFID en pratique logistique, source : Scholarvox Management.

15
L'implémentation de la RFID permet sur le plan externe à l'entreprise d'améliorer la sécurité des
sites et des produits mais surtout de renforcer la collaboration avec les autres acteurs de la supply
chain. Les puces RFID contenues dans les EPC facilitent le partage d'information entre les acteurs
de la chaîne logistique (stockage des informations sur la puce). Cela participe à la mise en place
d'une standardisation des données, voire même des processus interentreprises (inventaire
automatique des produits à la réception et à l'expédition pour chaque maillon de la supply chain
grâce à des lecteurs de tag bien situés) et à l'optimisation du fonctionnement de la supply chain, en
amont comme en aval. Cela permet de développer des alliances stratégiques entre les maillons de
la chaîne logistique mais également d'obtenir des avantages concurrentiels : une supply chain plus
intégrée et interconnectée gagne en efficacité et facilite la planification. Par exemple, Décathlon a
travaillé avec sa filiale Embisphère pour la mise en place de technologies RFID dans leur processus
de la SCM, d'où travailler avec les utilisateurs qui vont valider le processus est essentiel. Ce qui a
posé problème, ce n'est pas la technologie RFID, assez simple à mettre en œuvre, c'est la fluidité
de notre informatique et de nos réseaux qu'il a fallu pousser au maximum pour obtenir les résultats
que nous souhaitons. Nous travaillons sur des datacenters centralisés. Il a fallu organiser des flux
d'informations en temps réel entre les collaborateurs et le serveur des magasins parfois situé à des
milliers de kilomètres. En matière de sécurité, cela pris un temps pour affiner et améliorer le
processus. Il nous reste à améliorer notre fluidité informatique. (Jean-marc Lieby, Directeur des
programmes RFID chez Décathlon, 2015).

Lecteur mobile Lecteur portatif Lecteur fixe

Figure 4 Les types de lecteur de la technologie RFID


(Source : www.symbol.com)

16
Sur le plan interne à la compagnie, la technologie RFID facilite la mise en place des processus et
leur automatisation et améliore la traçabilité des produits. Associée à un ERP adapté, elle permet
surtout l'optimisation du supply chain management : les processus de gestion des flux, de gestion
de la demande, de préparation de commandes et de retour de produits sont améliorés. Selon S. Li,
D. Godon et J. Visich (2010), la technologie RFID peut être mise en place seulement au niveau de
la logistique dite de "distribution physique" (optimisation du fonctionnement de la réception /
expédition , de la préparation de commandes, de l'inventaire, du réapprovisionnement et du
stockage) ou au niveau de la chaîne logistique en entière, du premier fournisseur jusqu'au dernier
consommateur : optimisation du fonction de la supply chain dans son ensemble, de la collaboration
entre ses maillons et des relations avec le client (promotion à la vente, partage d'informations,
traçabilité des origines du produit…). En effet, la technologie RFID a un fort potentiel
d'application "B to C",2 c'est pourquoi cette technologie peut participer à l'amélioration de la
gestion de la demande du management du SAV et du cycle de vie des produits.

Mais actuellement, la grande majorité des entreprises restent plus favorables à l'utilisation des
codes-barres tout au long de leur supply chain. Pourtant l'Electronic Product Code, qui utilise la
technologie d'identification par radio fréquences, possède de nombreux avantages.

Selon la définition de R. Angeles (2009) la RFID est une technologie qui utilise les radiofréquences
pour l'identification unique d'objets. Les informations contenues dans la puce sont lues grâces à
des lecteurs spéciaux "Tag reader" qui transforment les radiofréquences en données lisible sur une
plateforme numérique. Cette technologie, est donc en concurrence directe avec les codes-barres,
la technologie la plus utilisée pour identifier les objets.

La RFID est une technologie de traçabilité de pointe. Afin d'éviter un coût trop important pour les
entreprises, il y a différents niveaux d'implémentation des puces RFID : au niveau du produits, des
cartons, des palettes ou des conteneurs. " Le remplacement de la technologie codes-barres par des
étiquettes RFID constitue un grand avantage pour tous les acteurs de la chaîne logistique. Par
exemple, elles peuvent améliorer la traçabilité des produits alimentaires grâce à la création d'un
historique des températures de chaque produit, permettre une localisation rapide de lots
défectueux… Et pour les acteurs d'une chaîne logistique, cela permet de connaître en permanence

2
"B to C" (Business to Consumer) ; Ensemble des interactions, initiées par l'entreprise, entre une firme et ses
consommateurs.

17
et instantanément l'état des stocks, voire de suivre à la trace un produit volé" (S. KHADER et al,
2011).

Selon Quignon (2012), les secteurs du transport, de l'entreposage, de construction automobile et


aéronautique sont les principaux bénéficiaires (et utilisateurs) des puces RFID. Mais le choix de
l'adoption de la RFID à la place des codes-barres, et du type de technologie (tag passif ou actif,
avec ou sans le capteur sensoriel) se fait en fonction des besoins de l'entreprise. Les PME, même
si elles sont encore peu nombreuses à utiliser la technologie RFID, peuvent tout aussi bien que les
grandes entreprises accéder à cette technologie. En effet, même si elles ont moins de liquidités, les
PME peuvent plus facilement implémenter la technologie RFID car en général elles ont moins de
partenaires dans leur supply chain.

Plus la supply chain est restreinte, plus il est facile de mettre en place les étiquettes RFID : Les
négociations et la coordination avec les autres partenaires sont simplifiées. En revanche, remplacer
les codes-barres par des étiquettes RFID passe forcément par une modification de l'ERP : "if
business view RFID simply as à replacement for barcodes and do not change or redesign thier
business proccesses based on RFID's capabilities, the return on investment will be suboptimal"
(Sabbaghi et Vaidyanathan, 2008).

RFID is a technology that has a wide array of potential uses. Although there are real challenges in
implementing an RFID system, with proper implementation, RFID is a technology that can
improve your supply chain process --- and your bottom line. In applying automated identification
to your system, you are only limited by your imagination --- and your wallet. Applications can be
simple ones involving bar code scan boards or can be complex, utilizing lasers scanners, radio
frequency, and sophisticated sharing of information throughout the system at the time of
information capture. (Muller Max, 2011)

Le Réseau EPC

Le réseau EPC a été proposé et développé par l’Auto-ID Center du Massachusetts Institute of
Technology (MIT). Il offre une norme pour les transpondeurs RFID ainsi qu’un réseau de
communication associant ceux-ci à des serveurs de données via Internet. L’objectif ultime de ce
réseau est de relier tous les objets à Internet (Internet des objets) (Ranasinghe et al., 2004) et offrir

18
dans un contexte de B2B des services à valeur ajoutée tels que la localisation et le traçage des
objets en temps-réel dans la chaîne d’approvisionnement (Schuster et al., 2007 ; Roure et al., 2005).

Autrement dit, le réseau EPC est constitué de cinq composantes principales, à savoir :

(i) le code EPC, qui est une codification permettant d’identifier de manière unique tout article-
produit tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Il sert en quelque sorte de « numéro de
série ou de certificat de naissance numérique et peut être utilisé pour distinguer un objet (palette,
boîte, carton ou produit) d’un objet similaire » (Zebra Technologies, 2004, p. 5). Contrairement au
transpondeur RFID standard dont les données produits sont inscrites sur la puce, le code EPC agit
comme un pointeur vers des données sur Internet, on parle alors de données sur le réseau ou «
data-on the network » en anglais (Thomas et al., 2007). Lorsqu’un code EPC est encodé dans une
puce RFID, on parle alors de transpondeur EPC ou étiquette EPC. Les étiquettes EPC disposent
des fonctionnalités telles que ‘lock’, ‘kill’, ‘access control’. Celles-ci permettent, respectivement,
de verrouiller le code EPC, de le détruire ou tout simplement d’accéder au mot de passe du code.
En outre, les étiquettes EPC sont organisées selon des classes. On distingue ainsi les étiquettes de
classes 0, 1 et 2 qui sont des étiquettes passives, les étiquettes de classe 3 qui sont semi-passives
et les étiquettes de classes 4 et 5 qui eux sont des étiquettes actives. Toutefois, seules les étiquettes
de classe 0 et classe 1 sont actuellement commercialisées. Les étiquettes de classe 0 sont en lecture
seulement tandis que les étiquettes de classe 1 sont en lecture et écriture (EPCglobal, 2004) ;

(ii) le lecteur EPC, qui fonctionne selon le même principe qu’un lecteur RFID ;

(iii) l’intergiciel. Dans l’infrastructure du réseau EPC, il fonctionne selon le même principe que
son équivalent dans un système RFID ;

(iv) l’Object Numbering System (ONS)- Ce serveur de données est considéré comme un
système de nommage ; il fonctionne selon le principe d’un annuaire. Il fournit les adresses
correspondant aux codes EPC lues sur les produits, fournit une description détaillée de toutes les
étiquettes EPC utilisées dans une chaîne d’approvisionnement donnée et interagit avec l’intergiciel
et l’EPC-IS ;

(v) l’EPC Information System (EPC-IS), muni des adresses EPC fournies par l’ONS, gère les
requêtes d’accès à l’information produit en interagissant avec les applications de gestion intra-
organisationnelle (ex. WMS, ERP) et les bases de données internes ainsi que les systèmes de

19
gestion des partenaires d’affaires. C’est l’EPC-IS qui assure également l’accès et l’échange de
l’information entre les partenaires d’affaires d’une chaîne d’approvisionnement (Letellier, 2006).

Le couplage de la technologie RFID et le réseau EPC permet la fusion des flux informationnels et
des flux physiques dans une chaîne d’approvisionnement. Il sert aussi de plate-forme solide pour
la mise en place des stratégies innovantes d’automatisation des processus d’affaires et de
l’informatique ubiquitaire indispensables au support et à la gestion des prochaines générations
d’objets dits intelligents qui peupleront les chaînes d’approvisionnement de l’avenir (Schuster et

Al., 2007).

Emergence des mandats d'adoption de la technologie RFID

Bien que les applications de la technologie RFID soient nombreuses et variées (ex. contrôle des
accès, paiement automatique, gestion des actifs, gestion de la maintenance, etc.), c’est dans le
domaine de la gestion de la chaîne d’approvisionnement qu’elle représente des opportunités
d’optimisation les plus significatives. Elle permet par exemple, dans un contexte de gestion
d’entrepôt, de réaliser un contrôle d’inventaire en temps réel, d’optimiser les processus
d’entreposage (réception, rangement, cueillette et envoi) et de réduire le temps de cycle de
distribution (Lefebvre et al., 2005). Le réseau EPC, de son côté, est considéré comme le medium
par excellence de support et de transmission des données RFID dans une perspective de B2B
(Konomi et Roussos, 2007). En outre, plusieurs auteurs considèrent que la technologie RFID et le
réseau EPC constitueront les prochaines vagues technologiques à intégrer et qui transformeront
considérablement la gestion de la chaîne d’approvisionnement (Ngai et Riggins, 2008 ; Pramatari,
2007). À ce sujet, Market Research (2006, p. 17) affirme: “Radio Frequency Identification (RFID)
is a cutting-edge technology that will fundamentally change the processes involved in the
consumer goods industry for years to come”.

Plusieurs auteurs qui avancent ces arguments ont bien connaissance des mandats que Wal-Mart,
géant américain du commerce de détail, et le Département d’État à la Défense américaine (DoD)
ont donnés à leurs cent plus grands fournisseurs aux fins d’adoption de la technologie RFID au
début de l’année 2005 (Sliwa, 2004 ; Barlas, 2003). Depuis lors, tous les principaux acteurs de
l’industrie du commerce de détail à travers le monde conduisent des pilotes afin d’évaluer le

20
potentiel de cette technologie comme outil d’optimisation de la chaîne d’approvisionnement
(White et al., 2008).

RFID et innovation

Les recherches sur l’innovation sont nombreuses et variées. Mais elles ont toutes la particularité
d’être de nature pluridisciplinaire, intégrant ainsi des différentes approches et théories qui se
penchent sur les raisons pour lesquelles les firmes innovent, explorent les facilitateurs et les
obstacles à l’innovation, et identifient les méthodes utilisées pour promouvoir l’innovation
(OCDE, 2005). Par exemple, la théorie économiste (générale et néo-classique) considère
l’innovation comme étant une création de patrimoine doublée d’une expérience commerciale.
Schumpeter (1934), quant à lui, a tendance à insister sur l’innovation comme étant une expérience
commerciale et cherche à explorer les grands changements provoqués par celle-ci en termes de
restructuration en profondeur des industries et des marchés. Pour l’auteur, tout développement
économique est régi par l’innovation à travers un processus dynamique de « destruction - création
» dans lequel de nouvelles technologies remplacent les anciennes. Dans ce contexte, l’innovation
s’insère dans la stratégie globale de l’entreprise pour la mise au point de nouveaux produits et
l’amélioration de la performance organisationnelle afin d’assurer sa pérennité économique
(OCDE, 2005, Schumpeter, 1934). La théorie de l’organisation industrielle, quant à elle, insiste
sur l’importance du positionnement stratégique de la firme par rapport à la concurrence (OCDE,
2005 ; Tirole, 1995). En effet, pour les partisans de cette théorie, les firmes « innovent pour
défendre leur position actuelle par rapport à leurs concurrentes ainsi que pour se procurer de
nouveaux avantages concurrentiels. Une firme peut réagir en innovant pour éviter de perdre une
part de marché au profit d’une concurrente innovante. Elle peut aussi prendre l’offensive pour se
tailler une position stratégique sur le marché par rapport à ses concurrentes, par exemple en
élaborant et en s’efforçant d’imposer des normes techniques plus rigoureuses pour les produits
qu’elle fabrique » (OCDE, 2005 p. 36-37).

Tel que le fait remarquer si bien Dosi (1988), il est souvent difficile de définir avec précision la
notion d’innovation. Toutefois, tout le monde s’accorde à établir une distinction nette entre
innovation et invention. Une innovation peut se concevoir comme étant un processus de
changement touchant à la fois l’aspect technique, les ressources et la structure organisationnelle
d’une firme ; contrairement à une invention, elle englobe des orientations vers la mise en marché

21
d’un nouveau concept ou d’un nouvel objet (Freeman et Soete, 1997). L’innovation permet aux
entreprises de mettre de nouveaux biens et services sur le marché afin d’assurer leur pérennité
économique (Boly, 2004) et constitue un excellent véhicule permettant aux entreprises de réaliser
des avantages concurrentiels (Drucker, 1988 ; Cooper, 1998). Porter (1990) abonde dans le même
sens et soutient que ces avantages concurrentiels seront substantiels si l’innovation contribue à
abaisser les coûts transactionnels ou à renforcer la différenciation de manière durable en faveur de
l’entreprise qui l’adopte. Pour Rogers (2003, p.11), une innovation est « une idée, une pratique ou
un objet qui est perçu comme nouveau par l’individu ou l’unité qui l’adopte ». Lorsque
l’innovation implique l’adoption d’une idée qui influe directement sur les processus clés de
l’entreprise, on parle alors d’innovation technologique. L’innovation organisationnelle ou
administrative, quant à elle, inclut les changements qui ont un impact sur les politiques
organisationnelles, l’affectation des ressources, ou tout autre facteur lié à la structure sociale de
l’entreprise (Cooper, 1998). En général, l’innovation organisationnelle est indirectement liée à la
base des activités d’une entreprise et plus directement liée à sa gestion interne (Henriques et
Sadorsky, 2007). Par exemple, l’adoption d’un système de production afin de soutenir les activités
d’une entreprise manufacturière peut être considérée comme une innovation technologique, tandis
qu’un changement au niveau de la structure organisationnelle d’une firme, destiné à faciliter la
mise en place et l’exécution d’une nouvelle stratégie d’affaires, se classe comme une innovation
organisationnelle (Hadaya, 2004). De l’avis de Swanson (1994), une innovation technologique
peut être classée selon trois types, à savoir : (i) l’innovation de type I qui se limite à des tâches
techniques ; (ii) l’innovation de type II qui sert de soutien à l’administration des affaires ; et enfin
(iii) l’innovation de type III, qui est entièrement intégrée dans les activités clés de l’entreprise. Sur
la base de cette typologie, Zhu et al. (2003) classent le commerce électronique dans le registre des
innovations technologiques de type III puisque la réalisation du plein potentiel du commerce
électronique exige des entreprises de l’intégrer dans leurs processus d’affaires clés. Toutefois,
l’étude d’une innovation seulement sous l’angle technologique ou organisationnel n’est pas
souhaitable à cause de la relation de réciprocité qui existe entre les deux types d’innovations
(Damanpour et al., 1989 ; Cooper, 1998). En effet, selon Cooper (1998), l’introduction d’une
innovation technologique au sein d’une entreprise s’accompagne généralement d’un processus de
changement organisationnel dicté par les exigences de l’innovation organisationnelle, et vis-versa.

22
De ces quelques définitions, nous retenons que la technologie RFID représente à la fois une
innovation technologique et une innovation organisationnelle. En effet, la technologie RFID
correspond à une pratique perçue comme nouvelle par les entreprises de l’industrie du commerce
de détail (Gogan et al., 2007 ; Wyld, 2006 ; Wyld, 2005 ; Loebbecke, 2005 ; Loebbecke et Palmer,
2006 ; Hardgrave et al., 2005). Par ailleurs, la technologie RFID se présente comme un facilitateur
de la mise en place des pratiques de collaboration telles que le CPFR et le VMI (Lefebvre et al.
2005 ; Pramataris et al., 2005) ou de fabrication à la commande (Gunasekaran et Ngai, 2005). En
outre, l’adoption de la technologie RFID au sein d’un réseau d’affaires exige une redéfinition en
profondeur (i) de la stratégie d’affaires de chaque membre du réseau (par exemple, le passage
d’une vision centrée sur l’optimisation intra-organisationnelle vers une vision plus globale, centrée
sur l’optimisation du réseau tout entier); (ii) des rôles au sein du réseau, et (iii) des compétences
au sein du réseau d’affaires (par exemple, les compétences pour analyser la masse énorme de
données générées par les systèmes RFID.) (Fosso Wamba et al., 2008 ; Loebbecke et Palmer,
2006). De plus, la technologie RFID permet par exemple aux entreprises de collecter en temps réel
et de manière automatique des données produits (Cannon et al., 2008 ; Wyld, 2006), ce qui
contribue à accroître l’exactitude des données, réduire le niveau d’incertitude dans la chaîne
d’approvisionnement (Cannon et al., 2008) et améliorer le processus de prise de décisions au sein
des organisations (Lin et al., 2006).

De façon classique, une innovation peut impliquer un produit ou un processus de production.


L’innovation produit correspond à l’introduction sur le marché d’un nouveau produit ou d’une
version améliorée d’un produit précédent ; alors que l’innovation processus est liée, d’une part,
aux changements se produisant dans la séquence des activités et, d’autre part, à l’émergence de
nouvelles techniques ou l’amélioration des techniques existantes pour supporter la production du
bien et/ou du service (Habhab, 2006 ; OCDE, 2005 ; Cooper, 1998 ; Utterback, 1994).
L’innovation produit à une orientation commerciale et est principalement axée sur la satisfaction
des besoins du client final. Tandis que l’innovation processus a une orientation interne, visant à
développer de nouvelles capacités, des compétences ou des routines afin d’accroître l’efficacité
organisationnelle (Utterback et Abernathy, 1975). Cela dit, de nombreux auteurs soutiennent qu’il
existe une interdépendance importante entre l’innovation produit et l’innovation processus. En
effet, les changements opérés dans un produit induisent généralement d’autres changements dans
les processus de production supportant la fabrication dudit produit. De plus, des études ont établi

23
l’existence d’une relation entre la structure organisationnelle, la stratégie d’entreprise et
l’innovation produit (Cooper, 1998 ; Parthasarthy et Sethi, 1992) d’une part, et d’autre part, avec
l’innovation processus (Cooper, 1998). Même si les deux types d’innovation représentent des
sources importantes d’avantages compétitifs, leur adoption varie selon la taille de l’entreprise et
l’industrie (Cooper, 1998). Par exemple, Scull (1998) est arrivé aux conclusions selon lesquelles
dans le secteur bancaire, les organisations de grande taille sont plus enclines à adopter des
innovations produites tandis que les entreprises de petite taille ont plus tendance à adopter les
innovations processus. Finalement, l’adoption d’une innovation produit peut apparaître comme la
réponse d’une entreprise aux exigences ou aux mandats de ses partenaires d’affaires les plus
influents. Dans ces cas-là, l’entreprise n’a d’autre choix que d’adopter ladite innovation. Par
exemple, dans plusieurs industries ou secteurs d’activités (bancaires, hospitaliers, commerce de
détail, etc.), l’adoption de l’EDI (type d’innovation produit) par les entreprises est le plus souvent
issue des demandes provenant des donneurs d’ordres du réseau d’affaires (Cooper, 1998).

En ce qui concerne la technologie RFID, l’innovation est clairement axée à la fois sur le produit et
sur les processus (Chao et al., 2007 ; OCDE, 2006 ; Roberts, 2006 ; Wyld, 2006 ; OCDE, 2004).
En effet, depuis le premier brevet sur la technologie RFID en 1926, une variété de systèmes RFID
ayant des formes, des modalités de fonctionnement et des performances différentes ont été mis au
point afin de tenir compte des différents besoins et contraintes des applications RFID (Gogan et
al., 2007). Cette multiplicité en termes d’innovation produit concernant les systèmes RFID se
traduit par (i) le taux élevé des brevets de ces systèmes (environ 3952 brevets entre 1973 et 2008,
avec le chiffre record de 2781 brevets pour l’Amérique du Nord de 1987 à 2007 (Govada et al.,
2008)) et (ii) l’arrivée massive sur le marché de nouveaux types de composants RFID. Par
exemple, l’étiquette « Memory Spot » récemment développée par les chercheurs des laboratoires
HP représente une grande avancée en termes d’innovation produit. Cette nouvelle génération
d’étiquette RFID dispose d’ailleurs de caractéristiques impressionnantes : une taille inférieure à
celle d’un grain de riz (entre 2 à 4 mm2), une mémoire en mode lecture et écriture, d’une capacité
de stockage de plusieurs mégabits, une antenne intégrée, un taux de transfert de données d’environ
10 mégabits par seconde (10Mbps) (HP, 2006). Par ailleurs, les composantes RFID sont de plus
en plus utilisées comme facilitateurs pour l’émergence de nouveaux produits à haute valeur
ajoutée. À titre d’illustration, l’utilisation des étiquettes RFID par les acteurs de l’industrie du
conditionnement est en train de redéfinir la vision que l’on a des unités d’emballages des produits.

24
De manière plus générale, la mise en place des technologies RFID et EPC en même temps qu'un
ERP adapté, permet des gains de temps et la baisse des coûts à tous les niveaux de la supply chain
: l'optimisation des processus de la SCM (la gestion des stocks, du réapprovisionnement, de
l'entreposage, de la préparation de commandes, la traçabilité des produits et la gestion des flux-
expédition, réception et retours de marchandises), l'aide ) la prise de décisions, l'amélioration de
la collaboration entre les différents acteurs de la supply chain ( plus d'informations et plus
d'exactitude dans les données) et le renforcement de la sécurité. Cela se traduit par une
amélioration de la compétitivité de l'entreprise, si l'on compare à celles qui utilisent les codes-
barres. Cependant le prix de ces derniers est beaucoup plus attractif et ils sont nettement plus
faciles à mettre en place dans la logistique de l'entreprise et celle des autres maillons de la supply
chain. Le prix des technologies RFID et les difficultés d'implémentation sont d'ailleurs les
principaux freins à leur utilisation. Pour C. Quingnon (2012), "L'enjeu pour les fabricants de RFID
est de développer le plus d'applications possibles liées à cette technologie, afin de la rendre
indispensable pour améliorer l'efficacité de sa Supply Chain et diminuer ses coûts".

Selon Pierre Metvier (2015), pour conclure cette partie sur la technologie RFID, signalons qu'il
existe toute une série d'étiquettes RFID dites actives, contenant non seulement une puce, mais
également de la mémoire, une antenne, un émetteur radiofréquence et une batterie. Elles peuvent
être associées à des capteurs de toutes sortes des accéléromètres, des captures de mouvement, de
température, de poids ou de pollution. Ces étiquettes sont capables de stocker des informations et
des résultats de mesure et de les restituer. L'association des technologies de l'information et de la
communication (TIC) avec ces objets dits intelligents et communicants (étiquette RFID et autres
technologies de communication + énergie + capteurs) permet de fournir à ces objets les moyens
d'interagir sans intervention humaine. Nous sommes dans le domaine de l'internet des objets,
l'intégration des objets dans l'internet des humains et des machines.

1.2 Problématique
La mondialisation des échanges commerciaux entraîne des enjeux énormes pour les entreprises,
qui représentent autant de nouveaux challenges à relever. A ce niveau, la SCM représente l’arsenal
permettant d’accroître la performance globale des entreprises. Pour atteindre cet objectif, les
entreprises doivent réviser leurs activités logistiques, afin de favoriser le passage d’une logique de
flux poussés à une logique de flux tirés par la demande des clients. De même, le renforcement de

25
l’activité logistique oblige les entreprises à investir massivement dans leur Système d’Information
Logistique (SIL), visant ainsi à rationaliser les coûts logistiques, d’améliorer le niveau des
satisfaction clients et d’améliorer les pratiques logistiques.

Pour DECATHLON, l’innovation doit être au service du client. L’enseigne de sport compte 1400
magasins dans le monde, dont 2 à Dakar. L’objectif étant la satisfaction tout amateur de sport, il a
mis en place des systèmes d’information et une technologie de pointe dans le développement de
leur produit. Ceci donnant plus d’élan aux secteurs qui lui sont affiliés. L’apport de la RFID au
sein de sa chaîne d’approvisionnement influe sur la croissance de la structure et pérennise les
facteurs clés de succès utilisés pour les prévisions à venir.

Dans l’optique d’une amélioration continue de la visibilité et la prévision de la demande, la


RIFD a quel impact dans l’émergence de la Supply Chain Management de DECATLHON ?

1.3 Objectif de recherche


L’objectif de ce mémoire est de comprendre les apports avantageux que la technologie RFID
au sein de l’enseigne de sport, qui lui réfère une grande renommée dans le secteur du sport.
Editer cette partie en reprenant le sujet comme suit : Analyser l’impact de la RFID. Cet
objectif se spécifiera dans différents sous catégories afin valoriser cette technologie.

1.3.1 Objectif général


L’objectif général est d’analyser l’impact de la RFID à Décathlon Sénégal.

1.3.2 Objectif spécifique


Cette partie rassemble toutes les étapes qui mèneront vers l’objectif général. Les sous
catégories qui seront cités et détaillé ci-dessous permettront d’élucider les postulats qui se
présenteront face à nous.

Comme objectifs spécifiques :


➢ L’apport des technologies dans la gestion des opérations en SCM
➢ La technologie RFID
➢ L’impact de la RFID à travers les autres technologies.

26
1.4 Hypothèse de recherche
Pour M. GRAWITZ (2001), l'hypothèse est définie comme étant une explication provisoire de la
nature des relations entre deux ou plusieurs phénomènes. L'hypothèse scientifique doit être
confirmée ou infirmée par les faits.

En se référant aux questions soulevées dans la problématique, nous avons émis les hypothèses
suivantes afin de guider notre démarche.

1.4.1 Hypothèse générale


La notion de visibilité sur les flux, est depuis toujours une composante critique du pilotage
de la logistique et de la supply chain. Sauf que la donne a changé récemment, avec l’arrivée
des trackers IoT, des réseaux longues portée et basse consommation comme LoRa et Sigfox
et des plateformes digitales capables d’agréger et d’analyser des masses considérables
d’informations et de remonter des alertes en temps réel.

1.4.2 Hypothèse spécifique


o L’apport des technologies dans la gestion des opérations en SCM.
Les nouvelles technologies de l’information de la communication (NTIC)
transforment également la SCM. En effet, elles jouent un rôle prépondérant
dans la gestion des organisations (Sheu et al, 2006 ; Gunasekaran et Ngai,
2004 ; Graham et Hardaker 2000). Les NTIC permettent aux organisations
d’offrir des produits plus adaptés aux exigences des consommateurs,
transformant ainsi les chaînes d’approvisionnement en chaîne axées sur la
demande des clients (ou selon l’expression en anglais « customer-driven
supply chains ») (OIT, 2007 ; Gunasekaran et Ngai, 2005)
L’utilisation des technologies facilite la gestion des activités de la SCM et
constitue un élément essentiel à l’établissement de réseaux de collaboration
efficaces, ce qui permet aux entreprises d’offrir le bon produit au bon client,
au bon moment et au meilleur moment. Dans l’industrie du commerce en
détail, il existe des pressions croissantes sur les coûts ; en même temps la
présence des clients de plus en plus exigeants et moins fidèles, ainsi que
l’émergence des conditions de plus en plus strictes au niveau de la

27
traçabilité des produits, se font sentir (Kärkkäinen, 2003 ; Eleni et Vlachos,
2005).
o La technologie RFID.
Elle fait partie de l’auto-ID ou AIDC (Automatic identification and Data
Capture). Les avancées technologiques dans les domaines des
microprocesseurs, de l’électronique embarqué et de l’infrastructure de la
technologie RFID ainsi que les mandats d’adoption émis par les décideurs
ont conduit à un nouveau regain d’intérêt pour la technologie RFID (Cea,
Ramirez, 2006, Curtin et al., 2007). En effet, la technologie RIFD offre de
nombreux avantages par rapport aux technologies AIDC traditionnelles
(ex : code à barres). Elle permet d’identifier à temps réel et de manière
unique des articles/entités et des produits munis d’étiquettes ou de puces
dites intelligentes à travers une chaîne d’approvisionnement, d’assurer un
haut niveau d’intégrité de donnée et offre l’accès à des données beaucoup
plus riches et ce selon le niveau de granularité désiré.
o L’impact de la RFID à travers les autres technologies.
De manière générale, toute infrastructure de base de la technologie RFID
est constituée de puces encore appelés étiquettes ou transpondeurs, d’un ou
plusieurs lecteurs ou interrogateurs d’un intergiciel (middleware) qui assure
la communication entre l’infrastructure RFID et les différents systèmes
intra organisationnels tel que les ERP, les WMS, les bases de données et les
systèmes d’information des partenaires d’affaires (SIPA).

Tableau 2 Comparaison de la technologie RFID avec des technologies de codes à barres.


Caractéristique Technologie RFID Code à barres 1-D Code à barres 2-D
Capacité mémoire Importante Faible Moyenne
Coût étiquette Élevé Faible Faible
(Ex. 10 cents et plus pour (Moins de 0.01$) (Moins de 0.01$)
les transpondeurs passifs)
Coût lecteur Élevé Faible Moyen
Identifications simultanées Oui Non Non
Nature des données Réinscriptible Lecture seulement Lecture seulement

28
Niveau d’identification Multiple Classe de produit (ou Niveau article
(Article, caisse, type de produit grâce
palette, etc.) au SKU)
Niveau de sécurité Grand Faible Moyen
Objets problématiques (ex. Oui Non Non
métal)
Portée Grande Moyenne Moyenne
Robustesse Forte Moyenne Faible
Standards établis Non Oui Oui
(En développement)
Visibilité/lisibilité Cachée Visible, peut-être Visible
par l’homme lisible
Visée directe nécessaire ? Non Oui Oui
Source : adapté de (Wyld, 2006 ; Hodges et McFarlane ; 2004)

1.5 Justification du choix du sujet

Opter pour analyser l'impact de la RFID au sein des technologies de la Supply Chain
management, met tout d'abord en exergue ladite technologie et son application dans la chaîne.
La technologie RFID, tout comme le téléphone, l’Internet et le commerce électronique,
constitue, pensons-nous, une innovation interactive. Dans le contexte de gestion d’une chaîne
d’approvisionnement, plus les acteurs de la chaîne adoptent la technologie RFID, plus les
impacts sont considérables et distribués le long de la chaîne. Il convient de noter que l’intérêt
de la communauté scientifique et industrielle pour la technologie RFID est en sans cesse
croissant dans presque tous les secteurs. Et dans ce contexte, c’est la chaîne
d’approvisionnement qui est largement identifiée comme étant le domaine où la technologie
aura le plus d’impact (Leung et al., 2007), ce qui suscite de ce fait une série d’appels que font
de nombreux chercheurs en direction davantage de recherches sur ce sujet. Par conséquent, le
présent projet doctoral correspond aux premiers efforts de recherche visant à améliorer nos
connaissances pour l’instant fort limitées quant à l’adoption de la technologie RFID et le réseau
EPC dans un contexte de chaîne d’approvisionnement. Plus spécifiquement, cette recherche
vise à analyser les impacts de la technologie RFID et du réseau EPC sur les pratiques de gestion
de la chaîne d’approvisionnement dans l’industrie du commerce de détail, dans un contexte de
commerce électronique entreprise à entreprise (B2B).

29
DECATHLON se montre pionnière en la matière du commerce en détail en déployant cette
technologie. Pour satisfaire ces clients, la disponibilité des produits doit être le plus grand
possible. L'utilisation de la RFID leur permet d'ajuster avec encore plus de précision le stock
aux besoins de leurs clients.

1.6 Définitions des concepts

• RFID (La radio-identification) : le plus souvent désigné par le sigle RFID (de
l'anglais Radio-frequency) est une méthode pour mémoriser des données à distance en
utilisant des marqueurs appelés "Radio-étiquettes" ("RFID tag" ou "RFID transporder")
en anglais.
Les radio-étiquettes sont de petits objets, tels que les étiquettes autoadhésives, qui
peuvent être collés ou incorporés dans des objets ou produits et même implantés dans
des organismes vivant (animaux, corps humain). Les radio-étiquettes comprennent une
antenne associée à une puce électronique qui leur permet de recevoir et de répondre
aux requêtes radio émises depuis l'émetteur-récepteur. La RFID à DECATHLON (voir
annexe 1). Source : www.rfid.com

• Engineering Procurement and Construction : désigné par EPC peut être défini sous
une forme d'entente contractuelle qui sera utilisée dans deux parties : l'industrie ou
MOA, et le contractant en fonction du secteur d'activité concernant l'offre. On retrouve
ce type de contrat en particulier au sein des entreprises de génie civil, de logistique, des
mines…
Le MOA fournit au contractant EPC les spécifications techniques et fonctionnelles du
projet, et ce dernier a en charge de réaliser l'ensemble des tâches (conception,
approvisionnement, mise en opération…) pour livrer le projet dans un état opérationnel
à son client.

• Gestion de la chaîne d'approvisionnement : aux yeux de plusieurs gestionnaires et


académiciens, la gestion de la chaîne logistique ou de la chaîne d'approvisionnement
(ou encore appelé Supply Chain Management (SCM)) se présente comme un levier
d'avantages concurrentiels. Malgré cette importance, peu d'auteurs s'accordent sur une

30
définition (voir tableau 1.3). La chaîne d'approvisionnement ou chaîne logistique
(Bertrand,2003 ; Michrafy et al ; 2006) est considéré comme "Le point de rencontre
des pratiques provenant de multiple horizon comme la gestion de la qualité, la
conception des produits, le service à la clientèle, ou la gestion des données".
Pour Christopher (1992), la chaîne d'approvisionnement est un réseau de firmes qui
participent, en amont et en aval, aux différents processus et activités qui créer de la
valeur en termes de produit et/ou de services pour le client final. Michrafy et al. (2006),
qui corroborent cette opinion, entendent par chaîne d'approvisionnement "un ensemble
de personnes (morales ou physiques) qui participent directement un aux flux en amont
et en aval de produits, de services, d'information et de produits financiers qui vont d'un
point jusqu'au client".

Tableau 3 Quelques définitions du concept de la gestion de la chaîne d'approvisionnement.


Auteur, année de publication Définition
et numéro de page

Lambert and Cooper (2000), p. 66 “Supply chain management is the integration of key business
processes from end user through original suppliers that provides
products, services and information that add value for customers and
other stakeholders.”
Mentzer et al. (2001), p. 18. “SCM is the systemic, strategic coordination of the traditional
business functions and the tactics across business functions within a
particular company and across businesses with the supply chain, for
the purpose of improving the long-term performance of the
individual companies and the supply chain as a whole.”
Christopher (2005), p. 5 “SCM is the management of upstream and downstream relationships
with suppliers and customers to deliver superior customer value at
less cost to the supply chain as a whole.”
Source : Cairn.info
Quant à Mentzer et al (2001), la chaîne d'approvisionnement est un regroupement d'au
moins trois acteurs qui sont directement impliqués dans les flux en amont et en aval de
produits, de services, des finances et/ou d'informations, qui vont d'une source jusqu'à
un client. (Voir figure) 1.2 Exemple d'une chaîne d'approvisionnement

31
Figure 5 Exemple d'une chaîne d'approvisionnement, source DUNOD, 2019.

EDI : L'échange de données informatisés (EDI) est un échange ordinateur-à-ordinateur des


documents commerciaux dans un format électronique standard entre partenaires
commerciaux. En passant d’un échange physique de documents commerciaux à un échange
électronique, les entreprises bénéficient d’avantages significatifs tels que la réduction des
coûts, l’amélioration de la vitesse de traitement, la diminution des erreurs et l’amélioration
des relations avec leurs partenaires commerciaux.

Ordinateur-à-ordinateur – l’EDI remplace les lettres, les fax et les courriels. Même si un
courriel est envoyé par voie électronique, les documents qu’il permet d’échanger doivent
tout de même être traités par les personnes au lieu des ordinateurs. Cette manière d’échange
qui implique des personnes ralentit le traitement des documents et également provoque des
erreurs. Au contraire, les documents EDI peuvent être transmis directement vers
l’application appropriée sur l’ordinateur du destinataire (par exemple, le système de gestion
des commandes) et le traitement commence ainsi immédiatement.

Documents commerciaux – Ce sont les documents échangés quotidiennement entre les


entreprises. Les documents échangés le plus souvent via l’EDI sont les bons de commande,
les factures et les avis préalables à l’expédition (ASN). Toutefois, il existe de nombreux
autres types de document tels que les connaissements, les documents douaniers, les
documents de stock, et les documents de statut d’expédition.

32
Chapitre 2 : Cadre méthodologique.

2.1 Cadre de l'étude

Situé à 14° 40′ 20″ nord, 17° 25′ 54″ ouest, la ville de Dakar (en wolof : Ndakaaru) est la capitale
de la République du Sénégal et de la région de Dakar. Elle compte 1 056 009 habitants sur les 3
630 000 habitants (estimation 2018) que compte l'ensemble de la région de Dakar. C'est une des
quatre communes historiques du Sénégal et l'ancienne capitale de l'Afrique Occidentale Française
(AOF). Notre étude sur les technologies de la supply chain s'est opéré dans cette magnifique ville.

Dakar est située à 167 km au nord-ouest de Banjul, à 408 km au sud-sud-ouest de Nouakchott, à


705 km au nord-ouest de Conakry et de 1046 km à l'ouest-nord-ouest de Bamako. La cité se trouve
sur un ancien volcan – aujourd'hui surmonté par le phare des mamelles – qui aura donné, après une
longue érosion, le promontoire rocheux de la presqu'île du Cap-Vert, l'île de Gorée au sud, les îles
de la Madelaine à l'ouest et l'île de Ngor au nord. Du plateau administratif aux faubourgs
tentaculaires de Pikine et Guédiawaye, le Grand Dakar s'étend sur la quasi-totalité de la presqu'île
du Cap-Vert.

Dans une zone subtropicale désertique, Dakar bénéficie d'un microclimat de type "désert doux"
(BWn) dans la classification de Köppen, influencé par les alizés maritimes et la mousson. La saison
chaude et humide s'étend de juin à octobre avec des températures avoisinant 27 °C et un pic de
précipitations en août (250 mm). Des inondations exceptionnelles se sont produites en août 2005.
Pendant la saison sèche et un peu plus fraîche qui commence en novembre et dure jusqu'en mai, il
ne pleut pratiquement pas (environ 1 mm par mois).

Dakar est l'une des plus grandes villes d'Afrique, sa croissance démographique est importante et
son nombre d'habitants s'élève rapidement. D'une population de 400 000 habitants dans les années
1970, l'exode rural l'a fait plus que quadrupler en 20 ans. Lors du recensement de 2002 la
population de 19 communes d'arrondissement s'élevait à environ 955 897 personnes pour 143 165
ménages et 77 960 concessions.

Au dernier recensement général de la population, de l'habitat, de l'agriculture et de l'élevage


(RGPHAE) publié en septembre 2014, Dakar comptait 3 139 325 habitants en 2013, soit près du
quart de la population totale du Sénégal (23,2% - 13 508 715 habitants) sur une superficie

33
représentant seulement 0,3% de la superficie totale du pays. Avec 139 325 personnes, la région se
classe parmi les 50 premières villes les plus peuplés d'Afrique.

L'économie numérique n'est pas en reste et commence à trouver son modèle entre secteur formel
(surtout constitué par les opérateurs télécoms et beaucoup de TPE) et informel (une myriade de
prestataire de service et auto-entrepreneurs). En effet, depuis 2010, la ville monde Dakar voit de
nouvelles initiatives innovantes se lancer comme un premier espace coworking d'Afrique et action
tank, qui depuis s'étend en France (à Nanterre), au Mali (Bamako), Burkina Faso
(Ouagadougou)…et relié à plus de 200 espaces dans le monde, créant ainsi une nouvelle
dynamique pour les entrepreneurs de l'économie créative et permettant aux talents qui s'expriment
souvent dans le secteur informel de se mettre en réseau et s'internationaliser différemment.

En résumé, Dakar est une ville qui participe pleinement au concert des nations, pour citer le
président Senghor notamment économique au regard de son rôle de plateforme pour les échanges
avec la région Afrique de l'Ouest.

2.2 Délimitation du champ d'investigation.


L'implantation du géant mondial d'équipement sportif au Sénégal apporte une démocratisation du
sport sur tout le pays. Décathlon Sénégal a trois magasins dans la capitale sénégalaise. Le siège se
trouvant dans le quartier Nord foire sous la dénomination "Décathlon Yoff", la plaque tournante
des activités administratives et comportant un magasin. Celui situé dans la zone industrielle dans
le quartier Hann Bel-Air, a le dénominatif " Décathlon Bel-Air". Elle est à la fois le magasin et
l'entrepôt de tous les magasins de l'enseigne sportif. Puis le magasin situé dans le quartier de
Mermoz, est associé à l'hypermarché Auchan sous le dimunitif de " Décathlon Mermoz".

Chaque magasin dispose de tous les équipements sportifs permettant de satisfaire du débutant au
passionné du sport. Pour Pape Faye (2018, Jeune Afrique.), il faut dire que, contrairement à ce qui
se passe ailleurs, la pratique du sport est un peu diversifiée dans le cursus scolaire des jeunes
sénégalais. Décathlon Sénégal a diversifié son organigramme, en mettant dans chaque rayon
sportif un responsable en charge et passionné de ledit sport, pouvant répondre favorablement aux
attentes qui lui feront face. Elle comporte précisément 36 sports dans les 3 magasins ci-dessus,
avec une équipe 50 coéquipiers. Les corps de métier qui œuvrent au bon fonctionnement de
Décathlon Sénégal sont : Commerce/Métier magasin, Juriste, Digital/E-commerce, Finance,
Logistique, Informatique et Communication. (Voir en annexe 5 le CA des magasins).

34
2.3 Techniques d'investigation

Les techniques d'investigation reposent sur le recueil des données et sur l'analyse de ces dernières.
Avant toute prise de note et de décision, l'observation de diverses activités sous la RFID de
l'entrepôt au magasin est nécessaire.

Après introspection des produits destinés au rayonnage, le système RIFD récolte toutes les
informations nécessaires à chaque responsable et selon la discipline sportive.

Du fait de sa capacité à interagir avec les autres technologies comme la WMS (Warehouse
Management System), la technologie RFID incrémente et facilite la mise à jour des données, ceci
permet d'éviter les grosses ruptures et de pallier aux vols ou aux pertes.

2.3.1 Recueil des données

a) La documentation

Après le choix du thème, nous avons entrepris des recherches en consultant des bibliothèques et
une médiathèque offrant des ouvrages qui ont trait à notre sujet. Ces recherches ont été fait aussi
par l'appui des mémoires de nos prédécesseurs, ainsi que les informations retrouvées sur le net.

Pour commencer la médiathèque de l'Institut Français de Dakar est un bon repère aux articles et
documents, qui m'y ont permis d'étoffer le travail ; les documents relatant la Supply chain
Management, qui a permis de se ressourcer dans les technologies de la supply chain management
grâce à l'ouvrage de Barbara LYONNET & Marie-pascale SENKEL. Elle a apporté son appui dans
l'exécution des outils de travail tel que PESTEL et la matrice SWOT afin d'immerger le secteur de
la supply chain de Décathlon Sénégal à travers ces outils.

La bibliothèque de l'Institut Africain de Management (I.A.M.), y regorgeait des mémoires de


prédécesseurs détaillant méticuleusement le contour de la supply chain management et des articles
concernant les technologies utilisées dans ce domaine.

Concernant l'enseigne Française, les informations éditées sur la présentation de l'entreprise ont été
pris sur le site dédié de DECATHLON, ainsi que d'autres informations pertinentes dans la
Décathlon-presse.

35
Les plateformes numériques "Cairn.info", "Scholarvox" et "Persée" étaient aussi des références
concernant les quelques articles qui ont été sondés dans tous les recueils proposés par les auteurs

b) L'entretien

L'entretien a eu lieu au magasin de Décathlon Bel-Air, auprès du Responsable des opérations


Logistique où il nous donne ses appréhensions sur la gestion de la chaîne d'approvisionnement
depuis le "Booster" à Tanger jusqu'au hub logistique de Bel-Air. Il a abordé les différentes phases
de l'utilisation de la RFID au sein du hub logistique et du magasin. Un scannage rapide des produits
(qui contient depuis l'usine les tag RFID (voir annexe 1)), suffit à répertorier tous les produits et
ceux dans chaque type de discipline. Des bugs avec la connexion font partie des mésaventures que
rencontre les utilisateurs de la RFID, ce qui peut par la suite envoyer des informations erronées
dans le système mis en place.

L'entretien s'est poursuivi avec le responsable de la discipline natation qui a briefé son quotidien
et l'adéquation de ses tâches avec la RFID. L'inventaire se fait en début de journée afin d'avoir une
vue complète sur les produits manquant ou qui sont en pré-commandes par les clients. Suite à cela,
muni du smartphone du magasin, elle procède à l'actualisation des produits nouvellement mis dans
ses rayons grâce à la manche télescopique.

Ensuite s'en suivit un autre avec le Leader Co-Business de DECATHLON Sénégal, qui nous a
introduit aux différents avantages qu'a DECATHLON d'équiper tous les magasins ainsi que son
hub logistique du système RFID avec le réseau EPC. Selon lui, l'investissement dans ce domaine
est fortement nécessaire suite à l'évolution croissante des NTIC et de la logistique 4.0. Une bonne
stabilité des moyens et système d'information, permet d'anticiper toute forme d'imprévu, qui
parfois est le véritable casse-tête d'une chaîne d'approvisionnement.

2.3.2 Analyse des données.

Le traitement des données s’est fait grâce aux logiciels Word 2019 pour la saisie du mémoire et
Excel 2019, Sphinx Plus V5 pour la conception des questions et la fourniture des données chiffrés
(tableau et en graphiques).

36
2.4 Difficultés et limites.

Lors de nos entretiens au sein du hub logistique de DECATHLON Sénégal, nous avons rencontré
quelques difficultés où l'accès à cette plateforme était sensiblement confidentiel. Nous avons pu
apercevoir de loin les différents étapes lors du dépotage d'un conteneur, suivi de la description de
ses étapes, fait par le responsable logistique.

La collecte des données a été ardue suite à la non disponibilité des responsable dans les rayons et
selon leur disciplines assignées. Un temps consacré de leur part s'écourtait rapidement à cause
d'une réunion en urgence, ou de l'accueil d'un ou des clients ou bien du non vouloir communiquer.
D'où dans certains de nos traitement, suite aux questionnaires soumis, nous trouvons des réponses
neutres (sans prise de partie). Sur le nombre de ceux qu'on a pu avoir des interactions et échangés,
la plupart du personnel n'était pas présent.

Les informations sur DECATHLON Sénégal, son historique et la gestion de ces divers magasins
ont été complexe à trouver et parfois incomplet pour l'associer à certaines suggestions. Les détails
approfondies sur le système d'informations utilisés entre l'enseigne française et ses partenaires ne
nous ont pas été dévoilés.

37
2- Deuxième partie : Contexte de l'étude.

Chapitre 1 : Cadre macro - Politique, Economique, Social, Technologique,


Ecologique, Légal de Décathlon Sénégal

SOCIOCULTUREL
• Démographie
• Pyramide des ages
ECONOMIQUE • Santé
TECHNOLOGIQUE
• Croissance
• Imposition • Innovation
• Transfert de
• Confiance des
technologies
ménages

DECATHLON
SENEGAL
POLITIQUE
• Environnement
relativement ECOLOGIQUE
stable. • Recyclage
• L'intégration • Industries
sous-régional vertes
LEGAL
• Sécurité
• La loi
hamon

Source : Travaux de Terrains,2020.

38
L'analyse PESTEL qui va suivre a pour objectif de mieux connaître le groupe. En effet, nous
analyserons dans un premier temps les contextes politiques, économiques et socioculturels avant
de nous diriger vers des données technologiques, écologiques et légales.

Sur le plan Politique, le climat politique est relativement stable et apaisé. Il existe différents
courants d'affaire qui favorise la création des entreprises et d'emplois. Sport et politique sont
souvent mélangés, et on parle couramment de "sportif d'état" pour décrire un athlète de haut
niveau. Ce parallèle entre les deux notions qui n'ont à priori rien à avoir montre que le sport
influence beaucoup la politique et inversement. Le sport possède par ailleurs une grande influence
sur les différentes nations et représente un excellent moyen de propagande et de communication à
travers le monde. Son intégration au sein de la sous-région, communique certaines valeurs et
certains principes souvent, à travers des post publicitaires.

Au niveau de l'Economie, le secteur de la distribution compte plus de 12.000 points de vente au


Sénégal, situés pour la plupart dans les grandes villes (Dakar, Saint-Louis, Thiès). Les chaînes de
magasins sont très présentes dans la capitale3. Le site internet propose une plus grande quantité de
produit, et la possibilité pour les clients de venir les retirer directement en magasin selon le system
du "click and collect". Cette nouvelle façon d'acheter un vrai succès, car permet aux clients
d'acheter les produits de chez eux, et de prendre davantage de temps pour pouvoir choisir sans
pour autant passer des heures en magasin. Cela permet également de détrôner d'une certaine
manière le commerce électronique et les boutiques concurrentes (CitySport, les boutiques du
marché Colobane).

Dans un environnement Socioculturel, le groupe connaît un succès au sein de la capitale et


certaines surfaces de ventes sont très importantes. A Mermoz, il fait presque la taille d'un petit
hypermarché. Pour les clients d'aujourd'hui, avoir une meilleure hygiène de vie est quelque chose
de primordial. Ils souhaitent rester en forme plus longtemps, et ceci passe par le fait de manger
plus sainement et de faire davantage de sport. Ceci est prouvé par la recrudescence des produits
issus de l'agriculture biologique dans les commerces traditionnels. En outre le respect des règles
d'hygiène, le sport est perçu comme un moyen d'inclusion dans la société. De nos jours, le sport à

3
Source : Export Entreprises SA, Mai 2020.

39
une forte valeur éducative et sociale. Pour les parents, faire du sport est essentiel pour se vider la
tête et se défouler.

Sur le plan Technologique, L'enseigne française a compris l'importance du commerce


électronique et a développé son propre site, où les clients peuvent commander leurs articles et les
recevoir soit chez eux soit directement aux magasins. L'appui du e-commerce, est dû à la volonté
évidente des clients de gagner du temps, mais pas seulement. Chez eux, ils se sentent plus libres
de leurs choix, et peuvent passer plus de temps à regarder et comparer les différents articles
disponibles. Le choix est également un critère à prendre en compte, puisque le nombre, puisque le
nombre de produits est généralement bien supérieur en ligne que dans la plupart des enseignes
physiques. En magasin les caisses automatiques ont commencé à voir le jour. On en compte trois
à quatre selon l'importance du magasin. Par ailleurs, les innovations technologiques ne s'arrêtent
pas là. Comme il l'a prédit précédemment, les articles de sport doivent répondre à de plus en plus
de besoins. Désormais, les clients pourront trouver dans les rayons des habits connectés pour
faciliter la pratique de leur sport favori. On assiste enfin très régulièrement à un développement
constant des appareils et des accessoires sportifs. C'est une enseigne au très large choix présent en
magasin et aux prix qui sont très abordables.

Au niveau Ecologique, le groupe est soucieux du développement durable et de la protection de


l'environnement. Comme dans beaucoup d'enseignes, les sacs plastiques ne sont plus distribués
gratuitement en caisse, mais achetés par les clients. Les sacs de Décathlon sont des sacs en toiles
pliables qui peuvent se glisser dans le sac à main, pour un côté pratique. L'image de qualité de
Décathlon est aussi liée à cette préservation de l'environnement. Le groupe souhaite faire
progresser ces magasins, dans une optique de constructions de plus en plus basée sur l'écologie.
Dans les nouvelles constructions, l'électricité est réduite et l'eau est récupérée. Les vêtements
vendus sont pour certains fabriqué en coton recyclé.

Et sur le plan Légal, tout d'abord les lois concernant la sécurité des personnes, puisque les
enseignes physiques sont conçues pour accueillir du public. Qui dit accueil du public dit forcément
un certain agencement visant à garantir la sécurité de tout un chacun. Dans un premier temps, les
magasins doivent être équipés de défibrillateurs. Ensuite, elles doivent avoir des portes coupe-feu.
Les clients doivent avoir accès au plan d'évacuation en cas d'incendie, ainsi que le personnel. Ce
plan doit de ce fait être présent dans le magasin, dans les réserves et dans les locaux administratifs.

40
Le géant mondial du sport est soumis aux règles concernant la concurrence, renforcée par la loi
Hamon en 2014. Cette loi proclame que toute concurrence déloyale est interdite et fixe des règles
strictes afin de garantir la bonne marche des commerces. Ces lois s'appliquent aux commerces
physiques comme aux commerces électroniques.

Chapitre 2 : Présentation de l'entreprise.

Le 27 Juillet 1976, Michel Leclercq, cousin germain de Gérard Mulliez, fondateur de Auchan,
ouvre un magasin de type grande surface de vente d'articles de sport. En libre-service sur le parking
du centre commercial Auchan d'Englos, près de Lille, ils équipent sous un même toit au meilleur
prix tous les sportifs, du débutant au passionné. Le nom retenu, "Décathlon", rappelait les dix
principaux sports présentés en magasin.

Dès 1976, l'entreprise Leleu fournit les premiers vélos Décathlon.

En 1986, « Decathlon Production » voit le jour, avec la mission d'assurer la conception et la


fabrication d'articles signés Decathlon. La même année, l'entreprise ouvre son premier magasin en
dehors du territoire français, à Dortmund, en Allemagne. Dès 1988, la production s'internationalise
avec l'ouverture par Olivier Leclercq du premier bureau de production en Asie. En 1996, elle crée
ses deux premières marques de distributeur, (dites "marques passions" en interne), Tribord, la
marque des sports aquatiques, et Quechua pour la montagne. En 1999, elle ouvre ses premiers
magasins aux Etats-Unis (autour de Boston), et en Grande-Bretagne à Londres. La même année,
Quechua, la marque des sports de montagne s'installe à Domancy au « Pays du Mont-Blanc ».

En 2003, le développement international de l'entreprise prend une nouvelle dimension avec


l'ouverture par Matthieu Leclercq du premier magasin chinois à Shanghai. En 2004, Tribord et ses
équipes s'installent à Hendaye au bord de l'océan Atlantique pour concevoir leurs produits et être
encore plus proches des utilisateurs. Aptonia et Géonaute, marques destinées au bien être des
sportifs épris d'aventure sont créées. En 2005, Kalenji (running) et Fouganza (équitation) font leur
apparition. En 2006, c'est la création d'Artengo pour les sports de raquette, et implantation en
Russie.

41
En 2006, l'entreprise ferme quatre magasins (sur dix-huit à l'origine) et se retire du marché
américain, ses résultats outre-Atlantique étant en forte dégradation.

En 2008, le Groupe Décathlon devient Oxylane. Le nom "Décathlon" était en effet devenu
réducteur par rapport à l’ensemble des activités développées au sein du groupe. Ce changement de
nom reflète aussi une nouvelle organisation plus verticalisée, par filiales. Certaines s’adressent
directement au client, par le biais de la vente, avec notamment Décathlon, filiale historique, mais
aussi d’autres formes de vente telles que Decathlon Essentiel, Atos, Decathlon city, Decathlon
Village, Decathlon Mobility, Chullanka, Cabesto, Terres et Eaux, DecaPro, Fonisto,
Skimium.com. D’autres filiales sont plutôt tournées vers le B to B. C’est le cas des « marques
passion » et des « marques de composants (technique) » qui reçoivent l’appui du centre de design
intégré et des laboratoires de recherche et développement.

Le 26 mars 2009, Olivier Leclercq remplace son père à la présidence du réseau Oxylane. Il est
aussi à cette date l'un des sept gérants commandités élus de l'AFM (Association Familiale Mulliez)
gérant les affaires de la famille Mulliez. Olivier Leclercq a travaillé quinze ans à implanter
Decathlon Production en Asie (Taïwan, Corée, Hong-Kong, Chine, Thaïlande, Inde, Singapour,
Indonésie, Pakistan). En 3 ans, il aura littéralement catapulté le groupe vers les pays du BRICS4 et
réalisé une augmentation de la valorisation de 66 % (record en euros du groupe Mulliez).

En 2009, la marque du golf Inesis, installe son siège international à Marcq-en-Barœul (Lille). Cette
même année, Kipsta (sports collectifs) annonce son implantation sur la zone de l'Union à
Tourcoing. Oxylane implante son centre international de logistique à Delta à Dourges (entre Lille
et Lens). C'est à la fois le siège international des équipes logistiques mais aussi un entrepôt de 51
000 m2 où l'innovation dans les procédures de réception et d'expédition joue un rôle important10.
Enfin, Décathlon s'implante en Roumanie.

En 2010, ouvre à Lille le b’Twin Village. Ce site entièrement consacré au vélo rassemble les
équipes de la marque b’Twin, une usine d’assemblage et un magasin destiné aux amoureux du
vélo11. Décathlon s'installe dans deux nouveaux pays : en République tchèque et en Turquie.

4
Les pays du BRICS : En 2001, un économiste de Goldman Sachs, Jim O'neill, affirmait que les économies du
Brésil, de la Russie, de l'Inde et de la Chine étaient appelées à connaitre un développement rapide, donnant ainsi
naissance à l'acronyme BRIC, qui s'enrichira de la lettre S suite à l'inclusion de l'Afrique du Sud en 2011.
42
En 2011, création de FLX. Marque spécialisée pour le cricket, développée pour l'Inde mais aussi
l'Australie et le Royaume-Uni. Prise de participation dans le magasin spécialisé Au vieux plongeur.

Le 22 juin 2012, Matthieu Leclercq succède à son frère senior Olivier à la présidence du réseau
Oxylane.

En 2014, Oxylane reprend le nom de Decathlon.

En 2015, Michel Aballea devient directeur général du groupe Decathlon. La même année,
Decathlon ouvre 140 magasins à l’étranger dont 51 en Chine12.

Decathlon concède le 15 février 2019 avoir vécu une "année 2018 maussade" en France en raison
de plusieurs facteurs : une réorganisation de ses magasins, un changement de stratégie et un effet
lié à la crise des gilets jaunes. La direction explique toutefois avoir anticipé cette année difficile.
L'objectif du groupe Decathlon étant sur l'année 2018 de maintenir des prix bas tout en développant
l'expansion de ses magasins.

En septembre 2019, Decathlon acquiert Alltricks, spécialiste de l’équipement du vélo, du running


et du triathlon, créée par Gary Anssens en 2008.

Début février 2020, Décathlon annonce un accroissement de ses ventes mondiales de plus de 9 %,
ce qui porte son chiffre d'affaires à plus de 12,4 milliards d'euros sur l'année 2019. Le succès de
Décathlon, présent dans 69 pays et qui touche 87 disciplines sportives distinctes, se bâtit désormais
autour de la concentration sur ses propres marques au détriment des grandes marques de sports
pour un ratio d'environ 80 % -20 %. (Source : Wikipédia entreprise)

Decathlon regroupe deux activités : la création de produits sportifs d’une part et la distribution
d’autre part. Decathlon maîtrise donc l'ensemble de la chaîne de développement du produit : de la
recherche et développement à la vente en passant par la conception, la production et la logistique.
Decathlon et les autres enseignes de vente, locale ou en ligne, diffusent les produits des marques
du groupe, telles que Tribord, Quechua, Domyos, B'Twin ou Kalenji.

43
Figure 6 Chiffres d'affaires Décathlon de 2010-2018, Source Statista 2020.
Decathlon est implanté avec plus de 1 176 magasins dans 34 pays, en France et à l'étranger,
notamment en Europe, mais aussi ailleurs dans le monde : Australie, Nouvelle-Zélande, Brésil,
Chine, Inde, Maroc, Sénégal, Mexique, Colombie, Russie, Turquie. Le record d'ouvertures a été
battu en 2016 avec 164 inaugurations et 9 fermetures. L'enseigne s'était retiré d'Argentine et du
Danemark en 2002 après un avoir essuyé un refus pour la création d'un magasin de 10 000 m2 à
Copenhague en 2000. Depuis 2008, la moitié du chiffre d’affaires du réseau Oxylane est réalisé
hors de France. Cela s’explique en partie par la volonté de l’entreprise de se développer notamment
dans les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud)

Début 2019, Decathlon est implanté dans 51 pays à travers le monde13.

2020 : Ouverture à Dublin juin 2020, le premier magasin en Irlande. Prévue au mois de mars,
elle avait été reportée à cause de la pandémie.

44
• Le hub logistique de Décathlon Sénégal
Etant situé dans la zone industrielle, à côté de Bolloré Transports et Logistics services,
il se forme à l’arrière du magasin de Décathlon Bel-Air, sur la route du Rufisque. Ce
hub dessert tous les autres magasins y compris celui de Bel-Air, et achemine toutes les
procédures douanières et manutentionnaire pour l’enseigne Française.

Image 1 Magasin de Décathlon Bel-Air, Source : Auteur.


Le hub logistique est équipé d’une technologie de pointe pouvant référencer les
produits dans l’inventaire du Magasin, ainsi que dans les données centrales de
Décathlon. Comment se déroule la passation de commande jusqu’ à la mise en
rayonnage d’un produit ?
Le responsable logistique est abordé par ses collègues avec les prévisions à effectuer
pour chaque rayonnage sportif, afin de ne pas retarder les diverses commandes
éventuellement soumissent par les consommateurs. Avec le rapport prévisionnel, il
prend contact avec le « booster » de Décathlon se trouvant à Tanger Med au Maroc. Le
booster de Décathlon, est un dépôt de plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés
comme hub pour ses livraisons un peu partout dans le continent africain, y compris
dans le royaume du Maroc. Un dépôt ultra-moderne où travaillent seulement cinq

45
cadres de Décathlon qui supervisent la centaine d’employés de la SNTL, son sous-
traitant local.
Le booster convoie les commandes de Décathlon Sénégal par containers. Ces derniers
après avoir subi les procédures afférentes, seront dépotés dans l’espace aménagé au
sein du hub logistique. A l’aide d’un smartphone de l’entreprise, le Mobistore.
L'application stock in business lisible et accessible sur mobile (Smartphones et
tablettes) de chaque agent de Décathlon. C’est un outil complet d’aide à la décision et
permettant de scanner les tag RFID de chaque produit, de chaque discipline sportive.

Image 2 Le Mobistore de Décathlon


Sénégal, Source : Décathlon Sénégal
Après avoir disposé les produits selon le rayon qui lui ai attribué, chaque responsable
de chaque sport fais l’inventaire du stock à sa disposition. Grâce à la manche
télescopique, le responsable de la section tennis par exemple, passera la manche dans
les produits reçu, qui depuis l’usine, sont étiquetés des tag RIFD. Au fur et à mesure,
que ce dernier passera à travers les produits, il notifiera directement sur le mobistore le
nombre de produit scanné ainsi que le ratio de tout sa section.
Suite au choix du ou des consommateurs, l’article sera acheminé à la caisse du magasin,
où le bac de caisse contrôlera à nouveau l’identité du produit puis procédera à la
désactivation de la puce RFID et à la facturation de ce dernier.

46
Analyse SWOT (Strengh, Weakness, Opportunities, Threats)

Strengh  Weakness 
• Forte image de
• Business model
marque
facilement imitable
• Orienté client
• Présence physique
• Différenciation et limitée
innovation
• Grande sélection
des produits.

Opportunities  Threats 
• Etendre ses • Augmentation de la
activités cybercriminalité
• Plus de magasins • Concurrence
physique. Agressive
• Elagir son offre de • Imitation facile
produit.

L'enseigne française a une forte notoriété sur le marché mondial dans les disciplines
sportives ainsi que les accessoires qui y sont reliés. Elle propose une gamme de produits
de différentes marques à tout consommateur ayant une passion ou non pour le sport ; ce
qui lui permet d'avoir une clientèle orientée à des produits à prix abordables et disponible
selon le besoin. Sa stratégie sur l'innovation et la différenciation accès sur la recherche et
le développement est le fer de lance de cette entreprise. Elle apporte souvent des idées
novatrices grâce à l'incubation des projets, l'organisation des ateliers créatifs ou coworking
entre les différentes équipes. Elle tente d'élargir constamment sa gamme d'offres grâce à
une stratégie de différenciation savamment élaborée afin de véhiculer l'image d'un univers
sportif accessible et de donner envie d'en faire. « L’idée du "sport pour tous" permettrait
de se démarquer des grandes marques, au discours axé sur la compétition, la
performance ». Les commerces de détail en ligne sont devenus assez communs dans ce
monde du numérique. Donc, imiter le modèle d’affaires de Décathlon Sénégal pour les
entreprises rivales n’est pas si difficile. Sa présence physique est très limitée. Son impact
sur le marché Sénégalais est en expansion mais nécessite plus de communication
(publicité) sur les produits qu’elle propose en combinaison avec une stratégie de
pénétration. D’élargir les magasins physiques, pour améliorer sa compétitivité face aux

47
grands détaillants et mobiliser les clients avec ses marques. La cybercriminalité est l’une
des menaces récurrentes des sites e-commerce, et qui peut jusqu’à affecter le système de
sécurité du réseau de Décathlon Sénégal. Elle est une cible de choix pour les pirates et les
hackers. L’enseigne française fait face à trois géants sur le marché Sénégalais, en termes
de concurrence. CitySport Dakar, est la figure de proue de cette concurrence. Elle est une
enseigne multi-marque qui propose une gamme presque textuelle d’articles de sport et de
vêtements de mode au grand dam de ses consommateurs. Derrière Décathlon Bel-Air, se
trouve le deuxième concurrent qui est le marché Colobane. Marché où toute sorte de
qualité (de la basse à la bonne) se liquide et y exposer. Le prix imposé par les acteurs du
marché, fragilise la politique de prix qu’adopte tous les magasins de Décathlon Sénégal.
Et enfin le dernier concurrent qui n’est d’autre que les particuliers qui publient leurs offres
sur les réseaux sociaux tels que : Instagram, Facebook, Twitter… et aussi sur les sites de
ventes en ligne comme Expat-Dakar. Ils occupent la messagerie et l’intérêt du client en
leur proposant des produits à des prix très abordable et une disponibilité sans égard.

48
3- Troisième partie : Analyse et interprétation des résultats (Cadre
analytique)
Chapitre 1 : Présentation des résultats et argumentations.
Comme nous l'avons souligné dans la recueil des données, nous présentons ici les résultats de cette
étude et leur analyse surtout ceux du questionnaire soumis aux différents acteurs opérant dans la
SCM de DECATHLON Sénégal. Tout d'abord nous allons exposer les graphiques du
questionnaire, ensuite analyser puis interpréter les résultats dans la troisième partie du mémoire.

Graphique 1 : Les infrastructures technologiques et infrastructures physique.


L'indispensabilité de la technologie RFID au sein de la SCM de DECATHLON Sénégal
est marquée de 66,7% sur l'impact qu'il occasionne.

Quel est l'impact de la technologie RFID au niveau de


l'infrastructure technologique et l'infrastructure
physique de DECATHLON Sénégal ?

Nb. cit. Fréq.


Les infrastructures

Positif 8 66,7%
Négatif 4 33,3%
TOTAL OBS. 12 100%

Les infrastructures

Positif
Négatif
33,3%

66,7%

Source : Travaux de terrain,2020.

49
Interprétation du graphique 1
La technologie RFID a un impact positif au sein du hub logistique de DECATHLON Sénégal à
hauteur de 66,7%, et ceux dans au niveau interne et informatique. Son adéquation avec les
infrastructures physique, répond à l'ossature qu'a adopté l'enseigne Française afin d'optimiser les
processus de commerce électronique entreprise-à-entreprise. Ceux dans une structuration des
disciplines dans les magasins, et toute la Supply Chain Management depuis le fournisseur du
fournisseur (Booster) au consommateur Final. Cette technologie a fait croître, depuis sa mise en
place en 2014, dans tous les 1570 magasins et hubs logistique de DECATHLON dans le monde,
le chiffres d'affaires du Géant mondial du sport de 8,2 à 11,3%. (Voir illustration 4). Au niveau
de l'infrastructure technologique la technologie de RFID et le réseau d’EPC peuvent améliorer les
activités liées à « l’expédition » et à « la réception » des produits dans un entrepôt ; qu’en fonction
des règles de décision préconfigurées dans l’intergiciel, ces technologies peuvent
automatiquement déclencher des processus d’affaires sans aucune intervention humaine,
favorisant ainsi l’émergence d’une nouvelle catégorie de processus dits « intelligents ». Par le
biais des EDI, la RFID customise les flux d'informations afin de rendre plus accessible les données
autour du produit ou de la commande à prendre ou bien de l'inventaire d'une ou de plusieurs
disciplines.

50
Figure 7 L'impact de la RFID et le réseau EPC sur "l'envoie" et la "réception" du process,
source : Persée.fr

51
Graphique 2 : Les ressources humaines.
L'innovation apporté par la RFID influence à 58,3% les acteurs de la SCM contre 41,7% qui
dénonce une vision plus sévère au recrutement et formation du personnel.

Quel est l'influence de la RFID sur les ressources humaines


?

Nb. cit. Fréq.


Les ressources hum aines

Majoritaire 7 58,3%
Minoritaire 5 41,7%
TOTAL OBS. 12 100%

Les ressources humaines

Majoritaire
Minoritaire

Source : Travaux de terrain,2020.

52
Interprétation du graphique 2

Les ressources humaines misent aux services des consommateurs devront être optimal afin d'être
les plus satisfait possible, afin de réitérer leur commandes selon leurs besoins. L'implication de la
technologie RFID s'incrémente au sein de toute la chaîne d'approvisionnement, tant au niveaux
des ressources matérielles qu'humaines. Par exemple, la réalisation du plein potentiel de la
technologie RFID et du réseau EPC dans la chaîne d'approvisionnement exige, d'une part, que les
différentes stratégies d'adoption de ces technologies qui sont adoptées par les acteurs de la chaîne
soient intégrés selon une vision plus globale, c'est-à-dire "d'optimisation du réseau dans son
ensemble" et d'autres part que les acteurs de la chaîne d'approvisionnement repensent en
profondeur leur d'affaires intra et inter-organisationnelles. Une statistique de 41,7% sur
l'échantillonnage, ont une tendance minoritaire face à l'influence de la RFID dans les locaux de
DECATHLON Sénégal ; son adaptation réhausse la qualité du personnel sur le plan interne mais
fragilise le recrutement de la main-d'œuvre. Une technologie à la pointe nécessite un background
qui est parfois considéré par un demandeur d'emploi comme la première barrière avant une
inclusion dans le système de travail de la structure.

Dans notre analyse, l’outil pour rechercher les causes des défauts et qualifier leur impact, celui de
Ishikawa, le diagramme d'Ishikawa Kaoru Ishikawa ou diagramme de causes et effet (synonyme :
diagramme en arêtes de poisson), a été utilisé afin d'examiner les causes profondes des problèmes.
En posant continuellement la question « Pourquoi ? », on finit par découvrir la véritable cause du
problème. Généralement utilisé pour mettre en évidence les causes d'un problème et les regrouper
dans des catégories distinctes (par. ex. méthode, main-d’œuvre, matériel, machines, matières).

Avec cinq question commençant par "Pourquoi", on essaie de retrouver les raisons les plus
importantes ayant provoqué la défaillance pour provoquer la cause principale. (Voir Tableau 4)

53
Tableau 4 Identification des causes et problèmes.

Causes Problèmes

L'influence de la technologie
RFID est positive quand ce
dernier est dans son plein Pourquoi vous êtes dans une tendance
potentiel avec des ressources minoritaire par rapport à l'influence
Pourquoi hautement qualifiés. de la RFID en SCM ?

Leurs expériences et
connaissances dans le
domaine doivent être Pourquoi des ressources hautement
Pourquoi pointilleux. qualifiés ?

Une gestion optimisée de tous


les facteurs clés de succès au
sein du tableau de bord de la Pourquoi de telles exigences dans le
Pourquoi structure domaine ?

La disparition de toute activité


à non-valeur ajoutée dans la
SCM
L'automatisation d'un grand
Pourquoi nombre de processus

Source : Travaux de terrain,2020.

54
Graphique 3 : Les tags RFID.

Les tags ou étiquettes RFID constituent les éléments clés dans la description de la nature du
produit. Leurs installations défavorisent certains dans leur adéquation au sein de la chaîne.

Les tags RFID contribuent-elles à l'émergence de DECATHLON Sénégal ?

Nb. cit. Fréq.


Tags RFID

Favorable 7 58,3%
défavorable 5 41,7%
TOTAL OBS. 12 100%

Tags RFID

Favorable 58,3%
défavorable 41,7%

Source : travaux de terrain,2020.

Interprétation du graphique 3
Les tags RFID font partie intégrante de la technologie. Il serait impossible d'insérer une dichotomie
entre les tags et le lecteur RFID, ainsi que du réseau EPC. Une tendance favorable l'emporte de
58,3% suite à son indispensabilité dans toute la chaîne d'approvisionnement. Depuis Tanger, chez
le booster, les tags sont incorporés dans chacun des articles destinés à DECATHLON Sénégal.
Associer les conteneurs à la technologie RFID, optimise, lors de son dépotage, l'inventaire de ces
différents articles qui sont connectés à leurs tags. Ces tags sont activés fournissent la visualisation
en temps réel des différents articles réceptionnés par l'enseigne Française. Elle assure une
traçabilité de pointe à tous équipement sportif ayant sa destination programmée dans le Progiciel
de Gestion Intégré (PGI). Les tags RFID contiennent toutes les informations nécessaires et requises
pour chaque article, de son origine jusqu'à sa nomenclature dans le magasin DEACTHLON qui se
réfère. Les tags RFID peuvent "upgrader" la SCM en processus "intelligent", mais rencontre un
avis défavorable de 41,7% où quelques fois se produisent de bugs lors de la désactivation de la
puce à la caisse, ou d'une surcharge de prise d'information.

55
Graphique 4 : L'intra-organisationnelle.

DECATHLON Sénégal uniformise tout échange de données informatique par le biais de son
écosystème intra-organisationnelle incorporant les données relevées par la RFID.

Quel est la qualité de l'apport la RFID sur la collaboration


intra-organisationnelle de Décathlon Sénégal ?

Nb. cit. Fréq.


L'intra-organisationnelle

Satisfaisant 5 41,7%
Insatisfaisant 4 33,3%
Neutre 3 25,0%
TOTAL OBS. 12 100%

L'intra-organisationnelle

Satisfaisant
25,0%
Insatisfaisant
Neutre
41,7%

33,3%

Source : Travaux de terrain,2020.

56
Interprétation du graphique 4

Les technologies peuvent contribuer à améliorer la performance opérationnelle intra-


organisationnelle, ce qui peut être répercuté au niveau inter-organisationnel, dépendant du niveau
de la collaboration des acteurs de la chaîne d'approvisionnement. Dans une étroite collaboration
avec le WMS permettant d'avoir une visibilité et une gestion des flux, la technologie RFID et le
réseau EPC ayant un apport de 41,7% favorisent une synchronisation des flux informationnels et
des flux physiques dans la chaîne d'approvisionnement de DECATHLON Sénégal et, par
conséquent, améliore l’intégrité des données, le niveau de visibilité et de partage d’informations
au sein de la chaîne. Les étiquettes RFID, grâce à la lecture multiple et à distance, permettent tout
commandes, ce qui permet une meilleure utilisation de la main d'œuvre disponible. Avec la mise
en place des EPC, l'entreprise peut également optimiser sa gestion des flux et ainsi réduire la
particulièrement d'améliorer la précision de l'inventaire tout en le rendant plus rapide. De la même
manière, des gains de temps sont réalisés lors des processus de réception / expédition et de
préparation liée aux phases de déplacement de la marchandise. De plus la RFID permet la
standardisation des processus avec l'intégration totale de cette technologie dans le système
d'informations (SI) de l'entreprise. La mise en place de la technologie RFID s'accompagne d'un
"redesign" de la structure des SI. Ce qui permet un partage des informations plus efficace et plus
précis tout au long de la supply chain (plus de données disponibles en temps réel et plus de
précision), facilitant ainsi le suivi des produits tout au long de leur cycle de vie, dans le but de
limiter leur impact sur l'environnement.

57
Chapitre 2 : Recommandations

L'écosystème des technologies de la SCM doit favoriser l'implantation des technologies RFID et
réseau EPC dans l'environnement dédié. Etant une technologie de pointe, ses avantages ne pourront
s'imprégner totalement au sein de la SCM, tant qu'il existera des maillons faibles. L'accroissement
fulgurant des NTIC, met en alerte, les pratiques jadis utilisés par la SCM. Dans un élan de
conversion et de modernisation, l'industrie 4.0, 4ème Révolution Industrielle apporta un nouveau
souffle aux pratiques de la SCM. De la conception virtuelle aux logiciels de modélisation, nous
détaillerons les quelques recommandations pour soutenir la RFID.

L'industrie 4.0 promeut un environnement dans lequel les machines communiquent entre elles pour
permettre l'automatisation des lignes de production mais aussi pour collecter, traiter, analyser des
données qui permettront de prendre des décisions adéquates avec une intervention humaine
minimum, indissociable d'une logistique elle-même digitalisée ou (4.0). Dans cet industrie l'accent
est mis sur la collaboration et les technologies innovantes qui permettent de réduire les coûts,
d'accroître la flexibilité et de personnaliser les produits.

Digitaliser la SCM, serait un paramètre à inclure, de sa référence à l'utilisation d'outils digitaux


pour réaliser de façon plus efficace des activités ou des processus qui le sont manuellement ainsi
que l'utilisation de ces outils pour répondre au mieux avec ces clients. Pour soutenir ces
perspectives, les concepts liés à la donnée comme le Big Data, la Blockchain, l’IoT (Internet of
Things) et l’IA (Intelligence Artificielle) sont utilisés. Ils se couplent à des moyens mécanisés et à
des technologies diverses (robots, cobots, AGV5, drones, ergo- et exosquelettes, imprimantes 3D,
réalité virtuelle et augmentée…) comme l'illustre l'annexe 4.

L’automatisation des tâches dans la chaîne logistique s’est développée depuis longtemps (machine
à emballer, à filmer, machine à trier les colis…). La robotisation utilise des automates capables de
recueillir, traiter des informations et d’interagir avec leur environnement. À la différence de la
mécanisation ou de l’automatisation, la robotisation offre des solutions plus flexibles en interaction
avec les opérateurs.

5
Automatic Guided Vehicles (AGV)

58
➢ L’utilisation de drones n’est pas uniquement réservée aux livraisons de colis. Des
expériences de drones « indoor » pour la réalisation des inventaires sont en cours
d’expérimentation chez FM Logistic, chez Géodis… Équipé de capteurs, le drone
inventoriste peut se déplacer au sein de l’entrepôt de façon autonome, sous le contrôle d’un
opérateur. Il dispose d’une caméra embarquée, qui lui permet d’identifier et de capturer les
données d’inventaires, qui sont ensuite transmises au WMS. Sur le modèle du drone
inventoriste, la société Pilgrim Technology et TGO (Terminal Grand Ouest) veulent
développer un drone qui permettra de connaître en temps réel la position des conteneurs
sur un site et relever les températures des conteneurs sous température dirigée. La mission
est actuellement réalisée par du personnel TGO manuellement, avec ses contraintes (durée,
risques d’accidents, accès complexes…). Le drone sera équipé d’une Intelligence
Artificielle pour cartographier précisément la position du conteneur sur le site.
➢ Le cobot ou robot collaboratif est installé sur le même poste que l’opérateur, complète
son action et le soulage de certaines tâches pénibles, répétitives, engendrant
potentiellement des troubles musculosquelettiques (TMS). Ainsi, le robot collaboratif
Sawyer, chez GT Logistics dans la comestic valley travaille avec l’opératrice et s’adapte à
son rythme. (Voir illustration 7)

Figure 8 Exemple d'un robot collaboratif

59
➢ La réalité virtuelle intéresse également les professionnels de la logistique. L'enseigne
Française du sport un nouveau concept store, le DX qui bouleverse les codes classiques
pour permettre aux clients de se projeter dans l'expérience shopping de demain. Ce lieu
d'expérience est accessible uniquement aux clients membres. Dans ce magasin
"showroom", l'objectif est avant tout d'appréhender les nouvelles technologies de demain
(merchandising, encaissement, communication, métiers, produits…)
➢ On a, un temps, voulu croire que l’impression 3D permettrait de relocaliser la production
et de produire à nouveau au plus près des besoins. Même si l’enjeu au final ne se situe pas
à ce niveau, elle offre des perspectives intéressantes dans le développement de nouveaux
produits et la réalisation de prototypes. Quelques exemples montrent que des enjeux se
trouvent aussi au niveau de l’optimisation de la supply chain.
➢ L'Internet of Things (IoT), ce sont des objets, équipés de capteurs, avec une certaine
autonomie, pour interagir avec leur environnement, être identifiés, et transmettre (mais
aussi recevoir) des données via un réseau de télécommunication. L’IoT regroupe donc
quatre éléments principaux :
• Des objets connectés ;
• Des infrastructures pour communiquer et transporter sur courte distance via une
technologie NFC (Near Field Communication) ou RFID (Radio Frequency
Identification), via des technologies Bluetooth, Wi-Fi… ou sur longue portée via les
réseaux cellulaires (GPRS, 4G à terme 5G) ou via des réseaux de transmission basse
consommation d’énergie et bas débit comme Sigfox, LoRa ou plus haut débit tel N. B.-
IoT ;
• Des serveurs pour stocker les données ;
• Des outils pour analyser ces données.
➢ La blockchain comme « une technologie de stockage et de transmission d’informations,
transparente, sécurisée et fonctionnant sans organe central de contrôle », donc distribuée
entre les différents utilisateurs. Il s’agit d’une base de données avec l’historique des
transactions effectuées, sorte de grand livre de comptes où chacun peut venir inscrire sa
transaction, de façon infalsifiable et indestructible. Kin et al. (2018) rappellent que la
blockchain est principalement connue pour son application dans le cadre de la monnaie
Bitcoins et dans les smart contracts où elle permet d’assurer avec transparence des

60
transactions sécurisées. Dans le cadre de la supply chain, la blockchain permet de sécuriser
les échanges, coordonner les acteurs, améliorer la traçabilité voire diminuer le nombre
d’intermédiaires. Pour Korpela et al. (2017), la technologie Blockchain permet de fournir
sécurité et flexibilité à un coût moindre que les formes de transactions traditionnelles.

Dans l'optique d'une digitalisation de la SCM, les rayons des magasins devront s'élancer dans la
même optique afin de faciliter les clients dans leur choix. L'usage du Dash Cart serait une
innovation au sein de toute structure exerçant dans le commerce en détail.

Le Dash Cart est un chariot intelligent qui scanne les courses effectués dans un magasin. C'est un
caddie qui a pour fonction de scanner chacun de vos articles, de payer vos achats, sans avoir à
passer par la caisse. Ceci permettra aux clients d'effectuer plus rapidement leurs courses. Pour
accéder à ce chariot, le client devra d'abord afficher un QR code sur leur smartphone avec
l'application approprié. Ce code sera ensuite scanné par un lecteur placé sur le Dash Cart : cela
permettra au chariot de reconnaître l'utilisateur et de le connecter à son compte. Par la suite il
suffira de placer des sacs à l'intérieur du chariot et de faire ses courses comme à l'accoutumée. En
effet, le Dash Cart scanne automatiquement les produits qui sont placés en son intérieur grâce à
des capteurs et des caméras qui utilisent la technologie de la vision par ordinateur. Une fois les
courses terminées, le client pourra alors s'en aller du magasin en empruntant la sortie réservée aux
Dash Cart, et ses courses lui seront automatiquement facturés sur le moyen de paiement enregistré
sur son compte.

Figure 9 Dash Cart "Chariot intelligent"

61
Conclusion

Avec la mondialisation, la concurrence entre les entreprises s'est renforcée mais aussi déplacée au
niveau de la supply chain : "the effective management of supply chains is one of the key areas for
firms to gain a competitive advantage" (Dos Santos and Smith, 2008).

La mise en place des technologies RFID dans la chaine logistique permet l'optimisation de celle-
ci et une réduction des coûts de fonctionnement de la supply chain. "Potential benefits for the
supply chain include: increased inventory and asset visibility; reduced inventory levels; improved
customer satisfaction; reduced stock-outs; improved efficiency; reduced labor costs; increased
collaboration and planning; improved information sharing; increased sales revenue; and improved
security" (Li et al, 2006). Le vaste potentiel d'application "B to C" et les nombreuses données
auxquelles les acteurs de la supply chain ont accès en "quasi temps réel" font des puces RFID
(utilisées en tant qu'étiquettes : Electronic Product Code) un concurrent sérieux aux codes-barres.
Elles jouent activement le rôle d'outil d'aide à la décision pour les entreprises : plus d'informations,
plus de précision et optimisation des temps de cycle, en particulier le "dwell time" 6 des chaines
logistiques de denrées périssables. En effet, l'application de la technologie RFID peut très
fortement améliorer le fonctionnement de la supply chain et diminuer les gaspillages, notamment
grâce aux capteurs sensoriels intégrés aux étiquettes RFID qui permettent une meilleure traçabilité
et le calcul d'un "indice de fraicheur" des aliments. Cet indice permet d'optimiser la gestion des
flux et des stocks : utiliser tout d’abord les produits les "moins frais" et conserver plus longtemps
ceux en très bon état.

Malgré son efficacité dans l’optimisation du supply chain management et son énorme potentiel, la
technologie RFID peine à s'imposer sur le marché de l'identification électronique. Il y a dix ans
certains experts planifiaient même la disparation des codes-barres au profit des étiquettes RFID,
mais la grande majorité des entreprises lui préfère toujours son concurrent. En effet, la RFID fait
doit faire face depuis plusieurs années à des problèmes récurrents. Tout d'abord, son prix, la mise
en place d'une supply chain basée sur la technologie RFID coûte beaucoup plus cher qu'une
utilisant les codes-barres. De plus, il faut revoir complètement ses processus et repenser le design
du système d'information dans sa totalité pour intégrer pleinement la RFID dans l'ERP. Ces

6
Le "Dwell time" est temps d'attente entre la fin de la production et l'expédition du produit.

62
modifications en profondeur rendent le calcul du retour sur investissement incertain. Le manque
de connaissances du grand public sur cette technologie et l'incertitude qui l'entoure sont des
véritables limites à sa généralisation. L'absence de législation sur la technologie RFID mécontente
les clients qui redoutent une atteinte à leur vie privée, alors que la mise en place potentielle d'une
loi sur l'utilisation de la RFID refroidit les managers qui craignent de ne pas pouvoir utiliser
pleinement le potentiel de RFID. En effet, les polémiques liées à l'utilisation des puces RFID, par
exemple dans le cas de Benetton, peuvent décourager certaines entreprises. Il existe une autre
incertitude, mais cette fois sanitaire, autour de cette technologie : il n'y a pas assez de recul pour
être certain que son utilisation en masse ne soit pas dangereuse à la santé. De plus, au cours de son
cycle de vie, la puce RFID pollue, en particulier à cause de sa fabrication qui nécessite des
ressources non renouvelables mais aussi parce que son recyclage est difficile.

Les managers sont peu enclins à prendre le risque de modifier complètement leur supply chain
pour mettre en place quelque chose qui n'est pas sûr d'être rentable. La nécessité de collaboration
des partenaires, l'absence de législation et d'uniformisation de la technologie, le risque de
détérioration de l'image de l'entreprise, la connaissance encore incertaine des dangers de la RFID
et de son potentiel (certaines applications potentiellement révolutionnaires de la RFID sont trop
onéreuses et complexes à mettre en place, par exemple un supermarché où tous les produits seraient
équipés d'étiquettes RFID) , ou encore le coût de la RFID sont autant de freins à la généralisation
de son utilisation.

Les prochaines années seront charnières pour la technologie RFID. La baisse du prix de la RFID
étant faible et l'écart restant important avec les codes-barres, il faut que les acteurs de l'industrie
de la RFID développent de nouvelles applications qui apporteront de la valeur ajoutée aux
entreprises qui l'utilisent mais également aux clients finaux. L'utilisation de la RFID dans des
applications "B to C" peut être vue comme une intrusion dans la vie privée, c'est pourquoi l'apport
(la valeur ajoutée) de la RFID pour le client doit être plus fort que le désagrément qu'elle peut
engendrer : " the most valuable impact of RFID will be realized from new applications that use the
technology's intelligence" (Sabbaghi et Vaidyanathan, 2008). La prise de conscience
environnementale de ces dernières années peut être une chance pour la technologie RFID. En effet,
l'intégration d'une dimension écologique dans la prise de décision peut être un facteur de
modification des processus logistiques et de réflexion sur l'optimisation de ceux-ci. La technologie

63
RFID pourrait alors jouer le rôle d'accélérateur à la mise en place d'une chaine logistique plus
verte, en particulier grâce à l'amélioration de la traçabilité des produits, l'optimisation des flux et
la diminution des gaspillages.

Au niveau des tags, l’utilisation d’antennes magnétiques constitue une première piste. Le champ
proche de ce type d’antennes étant en effet essentiellement magnétique, on s’attend à une
insensibilité naturelle à la permittivité du milieu environnant. La difficulté consiste probablement
alors à réaliser une véritable antenne magnétique dont l’impédance est « adaptable » c'est-à-dire
de l’ordre de grandeur de celle du chip. En effet, les antennes réellement magnétiques sont
typiquement de très petites tailles (ex : boucle de courant) et de réactance très élevée.

Traçabilité distante d'objets (fixes ou mobiles) : Par exemple, des palettes et conteneurs peuvent
être suivis dans des entrepôts ou sur les docks via des tags UHF (Figure 1-14). Des tags actifs
micro-ondes (2.45 GHz) permettent le contrôle d'accès à longue distance de véhicules, comme par
exemple sur de grandes zones industrielles. Dans la chaîne du froid, des aliments peuvent
théoriquement être suivis par une puce enregistrant les variations de température.

64
Bibliographie

ABERDEEN GROUP. (2007). RFID: Roadmap for retail-visibility beyond the supply chain.
Disponible en ligne :
http://www.aberdeen.com/summary/report/benchmark/3949_RA_RFIDRetail.asp.

ANGELES Rebecca. "RFID technologies : Supply-Chain applications and implementations


issues". Information Systems Management, 2005.

PIERRE METVIER, le mobile NFC, (2015).

DELEN Dursun, Bill C. HARDGRAVE, Ramesh SHARDA. "RFID for Better Supply-Chain
Management through Enhanced Information Visibility". Production and operations management
Vol. 16, No. 5, September-October 2007, p. 613–624.

KHADER S., V. BOTTA-GENOULAZ, Y. REKIK, JP. CAMPAGNE. "Impact de la technologie


RFID sur le management des chaines logistiques", publié dans 9ème congrès international de
Génie Industriel, CIGI, Saint Sauveur (Canada), 2011.

MULLER MAX, Essentials of Inventory management (2011).

ADNER, R. (2006). Match your innovation strategy to your innovation ecosystem. Harvard
Business Review, 84 (4), 98-107.

ANGELES, R. (2005). RFID technologies: Supply chain application and implementation issues.
Information System Management, 22 (1), 51-65.

BERTRAND, N. (2003). Supply chain et NTIC : Les leviers de création de valeur. Les Éditions
du Savoir, 126 p.

LYONNET BARBARA, SENKEL MARIE-PASCALE, CLAMENS SYLVIE ; Supply chain


Management, DUNOD. (2019).

65
ANNEXES

Annexe 1

Annexe 1 La RFID dans la logistique Décathlon


Source : LeParisien.fr

66
Annexe 2

Annexe 2 Les Tags RFID


Source : www.rfid.com

67
Annexe 3 Source : www.rfid.com

Annexe 3 Les principaux tags utilisés dans le transport et la logistique

68
Annexe 4

Annexe 4 Technologies inclued in SCM


Source: Cap Gemini Research Institute

69
Annexe 5

5 Chiffres d'affaires Décathlon Bel-Air du 01/01/20 au 13/10/20, Source : Décathlon Sénégal.

70
Table des matières
Dédicace -------------------------------------------------------------------------------------------------------IV
Remerciement --------------------------------------------------------------------------------------------------V
Sommaire ------------------------------------------------------------------------------------------------------VI
Listes des Tableaux.-----------------------------------------------------------------------------------------VII
Listes des figures. ------------------------------------------------------------------------------------------VIII
Liste des annexes. --------------------------------------------------------------------------------------------IX
Introduction --------------------------------------------------------------------------------------------------- 1
1- Première partie : Cadre théorique et méthodologique. ------------------------------------- 3
Chapitre 1 : Cadre théorique. -------------------------------------------------------------------------- 3
1.1 Revu critique de littérature --------------------------------------------------------------------- 4
1.2 Problématique ----------------------------------------------------------------------------------- 25
1.3 Objectif de recherche -------------------------------------------------------------------------- 26
1.3.1 Objectif général --------------------------------------------------------------------------- 26
1.3.2 Objectif spécifique ------------------------------------------------------------------------ 26
1.4 Hypothèse de recherche ----------------------------------------------------------------------- 27
1.4.1 Hypothèse générale ----------------------------------------------------------------------- 27
1.4.2 Hypothèse spécifique --------------------------------------------------------------------- 27
1.5 Justification du choix du sujet ---------------------------------------------------------------- 29
1.6 Définitions des concepts ----------------------------------------------------------------------- 30
Chapitre 2 : Cadre méthodologique.----------------------------------------------------------------- 33
2.1 Cadre de l'étude ------------------------------------------------------------------------------------ 33
2.2 Délimitation du champ d'investigation.--------------------------------------------------------- 34
2.3 Techniques d'investigation ----------------------------------------------------------------------- 35
2.3.1 Recueil des données -------------------------------------------------------------------------- 35
a) La documentation ----------------------------------------------------------------------------- 35
b) L'entretien -------------------------------------------------------------------------------------- 36
2.3.2 Analyse des données. ------------------------------------------------------------------------ 36
2.4 Difficultés et limites. ------------------------------------------------------------------------------ 37
2- Deuxième partie : Contexte de l'étude. ----------------------------------------------------------- 38
Chapitre 1 : Cadre macro - Politique, Economique, Social, Technologique, Ecologique,
Légal de Décathlon Sénégal ---------------------------------------------------------------------------- 38
Chapitre 2 : Présentation de l'entreprise. ---------------------------------------------------------- 41

71
3- Troisième partie : Analyse et interprétation des résultats (Cadre analytique) ---------- 49
Chapitre 1 : Présentation des résultats et argumentations. ------------------------------------- 49
Chapitre 2 : Recommandations ----------------------------------------------------------------------- 58
Conclusion----------------------------------------------------------------------------------------------------- 62
Bibliographie -------------------------------------------------------------------------------------------------- 65
ANNEXES ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 66
Table des matières -------------------------------------------------------------------------------------------- 71

72

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