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UE 2.2.

1 – BASES EN IMAGERIE MEDICALE

Bibliographie
Guide d’imagerie médicale pour l’ostéopathe – Thomas Matthew – ed. Elsevier Masson
2015 – ISBN : 978-2-294-74561-4

Imagerie médicale pratique – guide méthodologique pour l’externat – Constance de


Margerie Mellon – Ed. De Boeck estem 2011 – ISBN : 978-2-84371-542-6

Radiologie anatomique – Butler, Mitchell, Healy – Ed. De Boeck 2014 – ISBN : 978-2-
8041-8489-6

Imagerie médicale, radiologie et médecine nucléaire – collège des enseignants de radiologie


de France – Ed. Elsevier Masson 2015 – ISBN : 978-2-294-73150-1

Support théorique
Imagerie médicale – généralités

Radiographie
Définition :
La radiographie est une technique d'imagerie de transmission, par rayons X dans le cadre de
la radiographie X, ou par rayons gamma en gammagraphie.
Elle permet d'obtenir un cliché dont le contraste dépend à la fois de l'épaisseur et du coefficient
d'atténuation des structures traversées. Par extension, l'image obtenue et son support portent
aussi le nom de radiographie. L'abréviation du terme radiographie est fréquemment employée,
on parle alors de « radio ». La radiographie est utilisée en radiologie médicale, en radiologie
industrielle et en radiothérapie.
Les radiographies argentiques se lisent idéalement sur un négatoscope.

Les rayons X :
Les rayons X sont une forme de rayonnement électromagnétique à haute fréquence constitué
de photons dont la longueur d'onde est comprise approximativement entre 10 m et 10 m.
-12 -8

Ils ont été découverts en 1895 par le physicien allemand Wilhelm Röntgen, qui a reçu pour cela
le premier prix Nobel de physique ; il lui donna le nom habituel de l'inconnue en
mathématiques, X.

Histoire
À la fin du xixe siècle, Wilhelm Conrad Röntgen, comme de nombreux physiciens de
l'époque, se passionne pour les rayons cathodiques. Le 8 novembre 1895, Wilhelm Röntgen
manipulait un tube de Crookes recouvert par un carton noir lorsqu'il remarqua qu'un écran
fluorescent situé à proximité scintillait faiblement.

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Il comprit que des rayons invisibles issus du tube étaient capables de traverser le carton et de
faire fluorescer l'écran. Il découvrit qu'ils pouvaient également traverser livres et papiers sur
son bureau. Wilhelm Röntgen commença à étudier ces rayons à plein temps, et Le 28 décembre
1895, Röntgen publie sa découverte dans un article intitulé « Über eine neue Art von Strahlen
» (en français : « À propos d'une nouvelle sorte de rayons ») dans le bulletin de la Société
physico-chimique de Wurtzbourg.
C'est cette découverte qui lui vaudra le premier prix Nobel de physique en 1901.
Il tire quatre conclusions dans son article :
ü Les rayons X sont absorbés par la matière ; leur absorption est en fonction de la masse
atomique des atomes absorbants ;
ü Les rayons X sont diffusés par la matière ; c'est le rayonnement de fluorescence ;
ü Les rayons X impressionnent la plaque photographique ;
ü Les rayons X déchargent les corps chargés électriquement.
Les temps d'exposition sont alors longs et les effets secondaires notables5. Les cas de brûlures
sont nombreux. Certains praticiens, ne voyant pas le lien entre l'exposition aux rayons X et les
brûlures, concluent qu'elles sont dues aux rayons ultra-violets.
Röntgen laissa son nom à la première unité de mesure utilisée en radiologie pour évaluer une
exposition aux rayonnements. Le symbole des röntgens est R.
La découverte de Röntgen fit rapidement le tour de la Terre. En 1897, Antoine Béclère, pédiatre
et clinicien réputé, créa, à ses frais, le premier Laboratoire hospitalier de radiologie.
Tout le monde voulait faire photographier son squelette. Mais pendant longtemps, les doses
étaient trop fortes. Par exemple, Henri Simon, photographe amateur, a laissé sa vie au service
de la radiologie. Chargé de prendre les radiographies, les symptômes dus aux radiations
ionisantes apparurent après seulement deux ans de pratique. On lui amputa d'abord la main (qui
était constamment en contact avec l'écran fluorescent) mais ensuite, un cancer généralisé se
déclara.
Cent ans après leur découverte, on se sert encore des rayons X en radiographie moderne. On
les utilise aussi dans les scanners, pour effectuer des coupes du corps humain, et dans les
densitomètres pour détecter ou suivre l'ostéoporose. Plusieurs autres techniques sont
actuellement utilisées en imagerie médicale : l'échographie (qui utilise les ultrasons), l'imagerie
par résonance magnétique nucléaire, la scintigraphie ou encore la tomographie par émission de
positons.

Principe
Les rayons déplacent en ligne droite. (Les photons X contiennent de l'énergie qui disparaît en
la cédant à la matière) à la vitesse de la lumière.
Ils traversent les corps de manière différente. La lumière ne traverse pas le bois qui est opaque,
et traverse le verre qui est transparent. Contrairement à la lumière les RX ne traversent pas la
matière, ils sont absorbés !
Effet secondaire : modification cellulaire peu importante.
L'image RX dépend du pouvoir d'absorption de l’objet traversé. L'absorption du rayonnement
X est une propriété anatomique : elle dépend de la nature chimique du corps considéré (et non
de son état physique).
De façon générale et schématique, l'absorption du faisceau de rayons X est une propriété
atomique, c'est à dire qu'elle dépend uniquement de la nature chimique du corps
considéré et non de son état physique (solide, liquide ou gazeux). Elle augmente avec le
poids atomique du corps considéré.

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Les atomes lourds (tel Ca, I, Ba) arrêtent les rayons X. Cette opacité produit une tâche blanche
sur le papier photo.

Le recueil de l'image :
Le faisceau émergeant (=image radiante) impressionne un film photo dont la couche sensible
est constituée par des cristaux de bromure d'argent qui se transforment, sous l'influence des
photons, en argent métal opaque d’où le noircissement proportionnel au faisceaux incident. Le
film obtenu reste sous forme de négatif.

Inconvénients et limites
La radiographie possède une bonne résolution spatiale, mais une faible résolution en contraste.
Selon le degré d'absorption il y a différentes teintes appelées nuances de gris ou encore densité,
allant du blanc (rayon X complètement absorbé) au noir (pas d'absorption) en passant par le
gris (partiellement absorbé).

Description :
Il existe 4 densités de base :
Densité calcique (métallique) :
l’os ou les autres structures radio opaques (Iode, Baryum produit de contraste) produisent une
opacité (zone blanche ou de forte densité).
Densité hydrique (eau) :
Elle caractérise les structures molles, glandulaire, vasculaire (sang, LCR, parenchyme,
vaisseaux … foie, rate) moins dense que calcique.
Densité graisseuse :
Elle correspond au tissu cellulaire sous cutané.
Densité aérique :
Elle caractérise toute structure avec de l'air (poumon, trachée, sinus, certains contenus digestifs)
et produit une clarté (zone noire).
NB :
ü Pour que l'image apparaissent sur le film il faut un contraste (par exemple : il est difficile
de voir des bronches car le contenu et le contenant sont de même densité, on verra une
différence s’il y a des vaisseaux fins et de densité différente de l'air.)
ü La radiographie est un cliché en 2D de ce qui est en 3D : toutes les structures se trouvent
sur le même plan d'où l'importance de faire des clichés de face et de profil. Il faut
diminuer le plus possible la distance entre le récepteur et l'objet pour éviter
l’agrandissement géométrique : plus l’objet est près de la plaque, moins grande est la
distorsion.
Observation :
Lacune : image de faible densité au sein d’une structure plus dense.

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Image d’addition : image supplémentaire (en saillie) sur des organes.

Image hydro-aérique : eau (en bas) + air (en haut), ne s’observe que debout.

Etant donné que la radio n’amène que 4 densités, pour affiner le diagnostic on aura recours au
scanner.
Indication :

ü Grande valeur diagnostique si les clichés sont de qualité ;


ü Possibilité de réaliser des incidences multiples.

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Scanner
La tomodensitométrie (TDM), dite aussi scanographie, CT-scan (CT : computerized
tomography), ou simplement scanner pour l'appareil, est une technique d'imagerie médicale
qui consiste à mesurer l'absorption des rayons X par les tissus puis, par traitement informatique,
à numériser et enfin reconstruire des images 2D ou 3D des structures anatomiques. Pour
acquérir les données, on emploie la technique d'analyse tomographique ou « par coupes », en
soumettant le patient au balayage d'un faisceau de rayons X.
Ce n'est qu'au début des années 1970 qu'apparaissent les premiers imageurs couplés à ou «
assistés » par des ordinateurs suffisamment puissants pour être capables de réaliser rapidement
les calculs nécessaires à la reconstruction des images. Pour la mise au point de cette technique,
Godfrey Newbold Hounsfield et Allan MacLeod Cormack ont été récompensés par le Prix
Nobel de physiologie ou médecine en 1979.
L'émetteur de rayons X (tube à rayons X) effectue une rotation autour du patient en même temps
que les récepteurs situés en face, et qui ont pour fonction de mesurer l'intensité des rayons après
qu'ils ont été partiellement absorbés durant leur passage à travers le corps. Les données obtenues
sont ensuite traitées par ordinateur, ce qui permet de recomposer des vues en coupes
bidimensionnelles puis des vues en trois dimensions des organes.
Au lieu de 4 densités, on en a 2000 (Nuances de gris).

Echelle des densités de HOUNSFELD


L'ordinateur attribue à chaque pixel d'image une valeur d'échelle de gris proportionnelle à
l'absorption des rayons X par le volume corporel correspondant. La densité mesurée en unités
Hounsfield (UH) va de -1000 pour l'air à +1000 pour l'os dense cortical, en passant par -50 pour
la graisse et 0 pour l'eau.

-1000 0 1000
Aérique eau osseuse
L’œil ne distingue que 15 nuances de gris. L’ordinateur se cale donc sur une zone de nuances
en fonction de ce que l’on veut analyser pour obtenir une vingtaine de nuances de gris. (Par
exemple si l’on veut analyser l’os, on règlera l’ordinateur vers une fenêtre située entre 800 et
1000 et on aura une vingtaine de nuances captées par l’œil.)
Principes

Coupe axiale :
Par principe, le patient est allongé en décubitus, « coupé » de la tête aux pieds, on obtient donc
une vue inférieure de la coupe.

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Coupes en fenêtre :
On sélectionnera la fenêtre en fonction de ce que l’on cherche à mettre en évidence : entre -
1000 et 1000, il faudra choisir la fenêtre utile à ce que l’on recherche.

Scanner avec injection :


On peut faire ressortir le contraste de certains tissus, en particulier des vaisseaux sanguins, en
injectant un produit de contraste (un complexe de l'iode) qui a la propriété de fortement absorber
les rayons X et donc de rendre très visibles les tissus où ce produit est présent (qui apparaissent
alors hyperdenses, c'est-à-dire plus « blancs » sur l'image). Grâce aux tomodensitomètres
multidétecteurs (ou multi-barrettes) à acquisition spiralée (déplacement lent de la table
d'examen durant l'acquisition), on obtient depuis les années 1990 une exploration très précise
d'un large volume du corps humain pour un temps d'acquisition de quelques secondes.
Le scanner peut faire la différence entre les différents liquides (sang, bile, pu, eau…) on peut
donc distinguer les organes pleins, par contre les organes creux ne se distinguent que par
injection du liquide de contraste.
Le scanner permet la visualisation de structures jusqu’alors inexplorable (disque vertébraux,
cerveau...) à cause de la trop petite discrimination de densité.
Radio et Scanner utilisent tous les deux les RAYONS X

L’Imagerie par Résonnance Magnétique


Histoire
En 1973, un progrès important est accompli : s'inspirant des méthodes de reconstruction
d'images utilisées en tomodensitométrie, Paul Lauterbur 3 réalise pour la première fois une «
imagerie basée sur la RMN en utilisant le principe des gradients qui permettent de capturer
l'image d'une « coupe virtuelle » d'un objet en deux dimensions. Simultanément mais de façon
indépendante, Peter Mansfield propose une méthode similaire et introduit en 1977 la
2

technique d'imagerie écho-planaire permettant la capture de nombreuses images en un temps


relativement court.
Le premier objet connu du grand public à avoir été étudié par IRM est un poivron, après un
essai sur deux tubes capillaires.
Les premières images de tissus humains seront produites en 1975 par Mansfield ; en 1977 sera
réalisée la première image d'un corps humain vivant par Raymond Vahan Damadian qui 3

dirigera ensuite la fabrication des premiers appareils commerciaux.

Définition :
L'imagerie par résonance magnétique (IRM) est une technique d'imagerie médicale permettant
d'obtenir des vues en deux ou en trois dimensions de l'intérieur du corps de façon non invasive
avec une résolution en contraste relativement élevée. L'IRM repose sur le principe de la
résonance magnétique nucléaire (RMN) qui utilise les propriétés quantiques des noyaux
atomiques pour la spectroscopie en analyse chimique. L'IRM nécessite un champ magnétique
puissant et stable produit par un aimant supraconducteur qui crée une magnétisation des tissus.
Des champs magnétiques oscillants plus faibles, dits « radiofréquence », sont alors appliqués
de façon à légèrement modifier cet alignement et produire un phénomène de précession qui
donne lieu à un signal électromagnétique mesurable. La spécificité de l'IRM consiste à localiser
précisément dans l'espace l'origine de ce signal RMN en appliquant des champs magnétiques

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non uniformes, des « gradients », qui vont induire des fréquences de précession légèrement
différentes en fonction de la position des atomes dans ces gradients.
Il est alors possible de reconstruire une image en deux dimensions puis en trois dimensions de
la composition chimique et donc de la nature des tissus biologiques explorés.
ü L’atome est constitué d’un noyau (nucléon = proton (+) +neutron (0)) entouré d’électron
(-) ;
ü Les nucléons se comportent comme des petits aimants appelés dipôles qui engendrent
un champ magnétique ;
ü Les atomes pairs ont un nombre de protons égal au nombre de neutrons : ils ne génèrent
pas de champs magnétiques ;
ü Les atomes impairs ont un nombre différent de protons et de neutrons : ils génèreront
un champ magnétique. Ce champ magnétique augmente avec le déséquilibre proton
/neutron.
L’élément possédant le plus grand déséquilibre magnétique est l’hydrogène car il ne possède
qu’un seul proton.
Le contraste de l’image IRM dépend de la concentration de noyaux d’H des tissus : on parlera
2

de densité protonique.

Les noyaux d’H ont des orientations différentes à l’état naturel (image de gauche), sous l’action
2

d’un champ magnétique, ils s’orientent dans la direction du champ (image de droite).
Après excitation, le signal émis par les protons est directement proportionnel à
l’aimantation des tissus et donc à leur densité protonique.

L’image
La vitesse d’aimantation n’est pas constante et varie au cours du temps : c’est le temps
nécessaire à l’aimantation et à la restitution du signal qui sera étudié.
Contrairement à la radiographie, on ne parle plus de clarté ou d’opacité, on a deux façons
d’obtenir l’image en fonction du temps de réponse au signal, en T1 ou en T2, on parle alors
ð D’hyper signal
ð D’hypo signal
ð Selon deux pondérations T1 ou T2
T1 = temps de relaxation longitudinal
C’est le temps nécessaire pour que l’aimantation atteigne 2/3 de sa valeur définitive
Graisse = hyper signal (T1 court = grande quantité de proton)
Eau = hypo signal (T1 long = petite quantité de proton)
T2 = temps de relaxation transversal
C’est le temps nécessaire pour que l’intensité du signal décroisse de 2/3 de sa valeur initiale.
Graisse = hypo signal (T2 court)

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Eau = hyper signal. (T2 long) (les deux dépendent de la quantité de protons + capacité
d’émission)

Exemples :
Si l’on veut voir :

ü Les corps vertébraux : T1 ;


ü La moelle épinière : T2 ;
ü Les processus pathologiques, tumeur, œdème, infection : T2 (pour étudier les tendinites,
ruptures etc.… si hypersignal => problème !)
ü La corticale osseuse, cartilage, tendons, ligaments : hypo-signal en T1 et T2.
ü La moelle osseuse possédant beaucoup de graisse : T1
ü Le LCR : T2
Indications :
En imagerie médicale, l'IRM est principalement dédiée à l'imagerie du système nerveux central
(cerveau et moelle épinière), des muscles, du cœur et des tumeurs. Grâce aux différentes
séquences, on peut observer les tissus mous avec des contrastes plus élevés qu'avec la
tomodensitométrie ; en revanche, l'IRM ne permet pas l'étude des corticales osseuses (tissus «
durs ») trop pauvres en hydrogène, ni donc la recherche fine de fractures où seul l'œdème péri-
lésionnel pourra être observé.

Contre/indications :

ü La présence d’un corps étranger métallique (pacemaker, clou…) d’où l’utilité de faire
une radio avant un IRM (surtout au niveau des yeux).
ü Des problèmes de claustrophobie.

L’échographie :
L'échographie est une technique d'imagerie employant des ultrasons. Elle est utilisée de
manière courante en médecine humaine et vétérinaire, mais peut aussi être employée en
recherche et dans l'industrie.
Histoire
L’histoire commence par la découverte de l’effet piezzo-électrique par Pierre et Jacques
Curie.
Qu’est-ce que l’effet piezzo-électrique : certains cristaux ont la propriété de se déformer et
d’émettre des vibrations s’ils sont soumis à un courant électrique alternatif. Inversement, la
réception de vibrations par le cristal entraine la production d’un courant électrique.
1917 : en utilisant l’effet piezzo-électrique, Paul Langevin et Constantin Chilowski étudient
la propagation dans l’eau des ultrasons et inventent le système SONAR permettant en
particulier la détection des sous-marins. Le développement de la technique devient alors
« secret défense ».
1947 : Le médecin autrichien Karl Dussik et son frère physicien Friederick, décrivent la
première utilisation des ultrasons pour le diagnostic médical. Ils tentent de visualiser les
ventricules cérébraux et appellent leur technique l’hypersonographie.

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Dans les années 50 : l’application de l’effet Doppler en ultrasonographie est à mettre au crédit
de chercheurs japonais, qui l’utilisèrent pour des investigations cardiovasculaires. L’effet
Doppler est décrit en 1842 par le physicien et mathématicien autrichien Christian Doppler à
propos des ondes sonores, dont la fréquence apparente varie quand la source se déplace.
Principes
C’est une technique d’investigation qui ne génère nid rayons, ni champ magnétique.
Ultra-sons = Vibrations mécanique générant des oscillations mécaniques dans un milieu donné et qui sont plus
ou moins arrêtés selon les tissus qu’ils traversent.

Technique ou les rayons voyagent dans le corps et reviennent par réflexion à l’observateur via
une sonde (qui est émettrice et réceptrice). C’est le quartz qui permet la transformation de
l’énergie électrique en énergie mécanique.
Les US ne se déplacent que dans un milieu élastique et déformable, ils sont arrêtés par l’os et
l’air.
ð Les US ne traversent ni l’air ni l’os.
Définitions :
L’impédance :
C’est la résistance du milieu à la propagation des US.
Elle augmente pour les solides, elle baisse dans les liquides, les tissus mous et les gaz.

Interface :
C’est la surface de séparation entre deux milieux d’impédance différente.

Interaction :
Quand les US interagit au niveau de l’interface il y a des phénomènes de transmission,
réflexion, réfraction diffusion

Si l’angle de réfraction est = à 90° il n’y a alors pas de transmission d’énergie des US. On parle
d’angle critique.

Diffusion :
Au niveau des organes, le rayon incident est réfléchi dans toutes les directions, la diffusion
augmente quand la fréquence augmente ce qui permet de reconnaitre la structure.

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L’image :
On ne parlera pas de densité mais d’architecture tissulaire et de nombreuses interfaces (=
structures anatomiques)
Les structures liquidiennes sont dépourvues d’écho, elles n’arrêtent pas les US :

ð Image noire => zone ANECHOGENE.


Les structures denses renvoient complètement l’onde :
ð Image blanche => zone HYPERECHOGENE.
Entre ces deux types de structures, il y a tous les intermédiaires allant de l’anéchogène à
l’hyperéchogène.

Sur le plan sémiologique :

Face à une structure anéchogène (exemple : kyste = structure pleine de liquide)


Les structures postérieures à ces structures anéchogènes (kystes) sont renforcées par
l’anéchogénécité du liquide (kystique). On parlera alors de :
ð Zone de renforcement postérieur.

Face à une structure hyperéchogène (exemple : lipome, calcul)

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Toute structure située en arrière de cette structure hyperéchogène (qui arrêtent et réfléchissent
totalement les US) est suivi :
ð D’un cône d’ombre

NB 1 : une image hyperéchogène non suivie d’un cône d’ombre implique des tissus et non un
calcul ou un lipome.
NB 2 : Cet examen est opérateur dépendant c’est à dire que personne mieux que l’échographiste
n’est à même d’analyser les images.
Intérêts :
L’échographie :
ü Permet des coupes dans toutes les directions ;
ü Ne nécessite pas de préparation ;
ü Apprécie le volume et la structure des organes
ü Est particulièrement indiquée dans l’investigation du système uro-gynécologique.

Le Doppler
Présentation
Le doppler est un examen médical qui permet d’étudier le débit sanguin (c’est-à-dire la vitesse
et la direction du sang) dans les artères et les veines.

Cet examen sert à rechercher des anomalies du flux sanguin :


ü Un obstacle comme un caillot bloqué dans une veine en cas de phlébite ;
ü Un rétrécissement des vaisseaux sanguins à cause des plaques d'athérome ;
ü un défaut des valvules du cœur

Il permet de vérifier l’irrigation des organes et quand il est couplé avec une échographie de
visualiser la forme des vaisseaux.
Il peut être utilisé sur les vaisseaux du cou, de l’abdomen ou des membres.

Comment ça marche ?
Le doppler n’utilise pas des rayons X mais des ultra-sons, tout comme l’échographie, à laquelle
il est très souvent associé. Le plus souvent, le doppler est en effet intégré dans l’appareil

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d’échographie : on parle alors d’échographie doppler ou écho doppler.

Pour étudier l’écoulement du sang dans un vaisseau, on applique une sonde émettant des ultra-
sons sur la zone à examiner. Les ultra-sons se propagent dans les tissus et sont renvoyés sous
forme d’écho par les différents organes.

Le signal ainsi obtenu est analysé et transformé :


• soit en un son (doppler continu)
• soit en un graphique (doppler pulsé)
• soit en une couleur (doppler couleur).

A noter : cet appareil d’imagerie médicale est fondé sur l'effet Doppler et doit son nom au
physicien Christian Doppler4 qui l’a découvert.

Déroulement de l'examen
Le doppler est un examen complètement indolore. Il ne nécessite aucune préparation (pas
besoin d’être à jeun ni de boire) et ne présente aucun risque.
Il ne présente aucune contre-indication et peut être pratiqué sur les femmes enceintes et les
enfants en bas âge.

Le radiologue étale du gel sur la peau pour permettre une bonne transmission des ultra-sons et
place la sonde en regard des vaisseaux à explorer. Il peut vous demander de changer de position
au cours de l’examen et/ou de bloquer votre respiration.
L’examen dure 10 à 20 minutes environ.

La scintigraphie
La scintigraphie est une méthode d'imagerie médicale de médecine nucléaire qui produit une
image fonctionnelle par l'administration d'un médicament radiopharmaceutique (MRP) dont on
détecte les rayonnements qu'il émet une fois qu'il a été capté par l'organe ou la cible à examiner.

Généralités
Le patient reçoit des molécules ou des isotopes radioactifs qui vont se fixer sur les organes ou
les tissus que l'on cherche à explorer. Ensuite une machine, en général une gamma-caméra,
détecte les rayons émis par le corps. Enfin, on reconstruit l'image obtenue. La dose de
radioactivité est maintenue faible de manière à minimiser les risques liés à l'irradiation. Par
exemple, une scintigraphie osseuse n'irradie pas plus que d'autres examens d'imagerie comme
une radiographie ou un scanner.
Elle peut être utilisée pour visualiser plusieurs parties du corps, selon le traceur utilisé et ce que
l'on veut voir. Elle permet de voir la forme et le fonctionnement de l'organe, la présence de
tumeur primaire ou secondaires, l'origine de douleurs ou de maladies. Elle peut aussi servir à
confirmer un diagnostic incertain.

Principe
La scintigraphie est une imagerie d'émission (c’est-à-dire que le rayonnement vient du patient
après injection du traceur appelé radiopharmaceutique), par opposition à l'imagerie
radiographique qui est une imagerie de transmission (le faisceau est externe et traverse le
patient).

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On injecte au patient un traceur : c'est l'association d'une molécule vectrice et d'un marqueur
radioactif. La molécule vectrice est choisie pour se localiser de façon sélective sur une structure
particulière de l'organisme (un organe, un secteur liquidien, une lésion). Dans cette molécule
se trouve un isotope radioactif. Ce marqueur radioactif permet de suivre la position de la
molécule dans l'organisme, car il émet un rayonnement gamma qu'on peut visualiser à l'aide
d'une gamma-caméra (c'est une caméra à scintillation qui donne les scintigraphies).
Ce traceur est un médicament, appelé radiopharmaceutique, qui n'a pas d'effet sur l'organisme
étant donné les doses massiques extrêmement faibles utilisées. Il émet un rayonnement à la fois
adapté à sa détection et de très faible toxicité sur le plan biologique et radiotoxicologique.
L'irradiation n'est pas plus importante qu'une radiographie du thorax ou de l'abdomen.
Pour acquérir des images, la scintigraphie utilise une Gamma Caméra. La gamma-caméra
permet la localisation spatiale des photons émis par l'organe cible.
On peut obtenir :
ü Des images statiques : dont la durée d'acquisition peut varier de 1 à 20 min environ.
ü Un balayage du corps entier : la caméra "balaye" le corps de haut en bas pour avoir
une vision d'ensemble (comme sur l'illustration jointe) ;
ü Des images dynamiques : une séquence d'images, dont la durée de chaque image varie
d'1s à plusieurs minutes et dont la durée totale peut varier de plusieurs secondes à
plusieurs heures en fonction du processus physiologique observé. Cet enregistrement
temporel permet par exemple de voir le drainage du traceur injecté sous la peau par les
vaisseaux lymphatiques jusqu'aux premiers relais ganglionnaires (lymphoscintigraphie
pour la détection d'un ganglion sentinelle) ;
ü Des images tomographiques : l'enregistrement se fait autour d'un axe et permet d'avoir
une reconstruction en trois dimensions.

Scintigraphie osseuse révélant une lésion sous le bord inférieur droit de l'orbite.
Utilisation

ü La scintigraphie myocardique ;
ü La scintigraphie pulmonaire ;
ü La scintigraphie osseuse ;
ü La scintigraphie Cérébrale ;
ü La scintigraphie rénale ;
ü La scintigraphie thyroïdienne ;
ü La scintigraphie digestive…

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1 Paul Christian Lauterbur (6 mai 1929 - 27 mars 2007) est un chimiste américain qui a partagé le prix

Nobel de physiologie ou médecine en 2003 avec Peter Mansfield pour son travail qui a rendu possible le
développement de l'imagerie par résonance magnétique (IRM). En 1984, il reçoit le Prix Lasker.

Né à Sidney, dans l'Ohio, Lauterbur est diplômé du lycée de Sidney, où une nouvelle aile de chimie, de
physique, et de biologie a été consacrée en son honneur. Il a préparé une licence à l'université occidentale
de Cleveland. Diplômé en 1962 de l'université de Pittsburgh, il attribue l'idée de l'IRM à un éclair de génie
un jour dans un wagon-restaurant suburbain de Pittsburgh, le premier modèle d'IRM étant griffonné sur
une serviette de table. La recherche qu'il a effectuée à l'université de l'État de New York à Stony Brook l'a
mené au prix Nobel. Le Dr Lauterbur a été professeur à l'université de l'Illinois à Urbana-Champaign jusqu'à
sa mort.

2 Sir Peter Mansfield (né le 9 octobre 1933 à Lambeth en Londres) est un physicien britannique qui a reçu

le prix Nobel de physiologie ou médecine 2003 pour ses découvertes concernant l'imagerie par résonance
magnétique (IRM). Le prix Nobel fut partagé avec Paul Lauterbur, qui contribua également au
développement de l'IRM. Sir Peter est professeur à l'université de Nottingham.

Mansfield est crédité pour avoir montré comment les signaux radio de l'IRM peuvent être analysés
mathématiquement, rendant possible la conversion de ces signaux en une image exploitable. Il est aussi
crédité pour avoir démontré que l'imagerie rapide était possible en développant le protocole IRM appelé
echo-planar imaging. Le protocole Echo-planar imaging permet de collecter les images pondérées T2*
beaucoup plus rapidement qu'auparavant. Il a également rendu l'imagerie par résonance magnétique
fonctionnelle (IRMf) réalisable.

3 Raymond Vahan Damadian (né le 16 mars 1936), est un scientifique américain d'origine arménienne

ayant participé au développement de l'imagerie par résonance magnétique (IRM) dans les années 1970.
En 1970, il rapporte un travail sur les réponses différentes en résonance magnétique entre des tissus sains
et cancéreux dans le journal Science. Il pense pouvoir améliorer le diagnostic du cancer, il a alors mis au
point l'IRM.

Quoique ayant construit, dans des conditions incroyablement difficiles, le premier système d'imagerie
(allant, faute de crédits, jusqu'à usiner de ses propres mains les différentes pièces constitutives de sa
machine avec l'aide de deux étudiants) le jury du Prix Nobel 2003 ne reconnaîtra pas ses travaux, créant un
scandale sans précédent dans l'histoire de ce prix prestigieux.

Sa biographie, émouvante et exemplaire, est relatée dans le livre "A machine called indomitable".

4 Christian Andreas Doppler (Salzbourg, 29 novembre 1803 - Venise, 17 mars 1853) est un mathématicien
et physicien autrichien, célèbre pour sa découverte de l'effet Doppler.

Son travail scientifique est varié : optique, astronomie, électricité… Sa publication la plus célèbre a été
présentée le 25 mai 1842 à l'Académie royale des sciences de Bohème et a pour titre Sur la lumière colorée
des étoiles doubles et d'autres étoiles du ciel, utilisant l'effet Doppler. Ses calculs étaient erronés, le décalage
réel de la fréquence lumineuse étant trop faible pour pouvoir être détecté à l'époque.

En 1846, Doppler publie une correction de son travail initial où il tient compte des vitesses relatives de la
source de lumière et de l'observateur.

En 1850, il fonde l'Institut de Physique de l'Université de Vienne dont il est seul professeur et le premier
directeur. Atteint d'une tuberculose, il quitte ses fonctions en 1852.

Cahier des charges de réalisation de cours : Bases en Imagerie médicale – 04 08 17

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