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Bureau d’étude Electricité.

Ha Thuc Truong Son


Mahiant Frédéric
Série 4 Binôme 4

Dimensionnement d’un

Electroaimant.

Année 1997/98
Données :

• U=48 Volts
• P=2 Kg
• x = 15 mm
• Noyau : acier, carcasse : Acier.

Première estimation :

• D = 20 mm
• Force portante : Ft = 9.81*(2 + poids du noyau)
Poids du noyau : (0.01)2 * pi * 0.05 *7850 = 0.123 kg
à Ft = 9.81*(2+.0123)=20.8 soit 20 N
• φφ e
B 0
φφ T o t a l 1

B I ( r 1 )
B I ( r 2 )

B I I ( h 1 )

B e φφ e

B I I ( h 2 )

B I I I I ( h 1 ) φφ T o t a l 2 B I I I ( r 2 )


B I I I I ( h 2 ) B I I I ( r 1 )
B e a n n u l a i r e

On majore de 20 % le nombre d’At nécessaire à magnétiser l’entrefer de manière à idéaliser les At pour
magnétiser la carcasse.

à nI = 6202 At

• Induction dans l’entrefer : Be = µ 0*He= µ 0 * nIe / x = 4 10-7 *pi * 5168 / 16 10-3 = 0.406 T
• φe=Be*Se =0.406*pi *.012 =127.5 *10-6 Wb

2 * pi * µ * nI * h 12
Φ = 0

 r 2 
fuite 1
• 2 * h * ln   Avec h1=H/2 et H=0.036 m
 r1 
r1=D/2=0.01 m
r2= 0.025 m
φfuite 1=240*10-6

à φtotal 1=φe+φfuite 1=368*10-6 Wb

φFuite 2 = 240*10-6 Wb

à φtotal 2=φe+φfuite 2=366*10-6 Wb

• Vérification des coefficients d’Hopkinson :

ν1=1+φfuite 1/φe =2.88

ν2=1+φfuite 2/φe =2.9

Les coefficients doivent êtres compris entre 2 et 3 …

Remarques :

Notre première approche du problème est assez proche des valeurs espérées, néanmoins, nous avons du
itérer et retourner le problème quelques fois avant d’y arriver. Cela à été fait rapidement, à l’aide de la
calculatrice et avec intuition, ce pourquoi nous n’avons pas repris tous les détails.
Les coefficients d’Hopkinson sont principalement fonction des flux de fuite, qui eux dépendent de la
hauteur et dans une moindre mesure des rayons de la bobine, si on avait pris une plus grande hauteur ou un rayon
R2 plus grand, les coefficients auraient chuté d’une manière non négligeable.
De même, prendre un noyau de plus grand diamètre n’aurait fait qu’accroître le nombre d’At
nécessaire.
L’entrefer principal est situé à mi-hauteur, dans le but d’avoir une symétrie afin d’avoir plus ou moins les même
flux de fuite en haut qu’en bas et de ce fait les même coefficients d’hopkinson.

Dimensionnement de la carcasse.

• Calcul de l’épaisseur de E1 :

E1=φtotal 1/B*2*pi *r1 c’est sur la surface cylindrique de rayon R1 que le flux sera maximum, on
l’impose à 1.1 T à E1=364.7 10-6 /1.1*2 * pi* 0.01 = 0.0053 m
Nous prendrons une valeur plus standard de 5.5 mm àBI(r1)=1.05 T

BI(r2)=φ/E1 * r2 * 2 *pi = 0.464 T

è BI=BI(r1)+BI(r2) /2 = 1.05 + 0.464 /2 = 0.782 T ce qui correspond à HI =490 A/m

• Calcul de E2 :

E3=φtotal 2/B*2*pi *r1 c’est sur la surface cylindrique de rayon R1 que le flux sera maximum, on l’impose à
1.1 T à E2=366 10-6 /1.1*2 * pi* 0.01 = 0.0052 m
Nous prendrons une valeur plus standard de 5 mm à BIII(r1)=1.16 T

BIII(r2)=φ/E2 * r2 * 2 *pi = 0.466 T

è BIII=BIII(r1)+BIII(r2) /2 = 1.16 + 0.466 /2 = 0.813 T ce qui correspond à HIII =520 A/m

• Calcul de E3

φ=B*S : S= pi *((r2+E3)² - r2²) = pi * (E3² +2* E3* r2)

φ = B* pi * (E3² +2* E3* r2) à E3 = 2 mm

BII=0.755 T à HII =460 A/t

• Calcul de He annulaire :

He annulaire =φtotal 2/2*pi *r1 *4*pi* 10-7 = 885305 A/m

• Calcul de HIIII :

BIIII=0.785 ce qui correspond à un HIIII = 490 A/m

• Calcul du He :

He=φe/Se* µ 0 = 3230.84 A/m

Remarque : Les inductions imposées aux divers endroits de la carcasse sont juste à la limite supérieure de la
linéarité, car elles décroissent très vite avec le rayon ou la hauteur, de ce fait nous employons très peu de
matières et elle est utilisée au maximum de ces capacités.

• Calculs des At consommés par le circuit.

nI = H0*(h1+E1/2) + HI*(r2+E3/2)+ HII*(hc-E1/2-E2/2) + HIII*(r2+E3/2)+He annuaire0.001 +


r
nI = ∫ H * dL = ∑ H i * Li
i
HIIII * (h2-0.015+E2/2)+He*0.016

= 6093 At

Ce qui correspond à une majoration de 17% du nIe, ce qui est tout à fait raisonnable compte tenu des
approximations faites.

Les At se divisent comme ceci : 60.6 At pour l’acier en lui-même


885.305 pour l’entrefer annulaire
5147 pour l’entrefer principal.

Nous apercevons que la carcasse ne consomme que très peu d’At, l’entrefer annulaire, même sans compter
l’épanouissement de son flux, en consomme plus de 10 fois plus.

Calcul du bobinage.

Lm=[pi*(di+de)]/2 à avec di = 0. 022 et de = 0.05 à Lm=0.112 m

Sestimée= (ρt*Lm*nI)/(k*U) à Sestimée=0.263 mm² à Dfil nu estimée=0.57 mm

D’après les catalogues de fils normalisés, nous avons choisi Dfil nu =0.56 mm

n = [H*(de-di)]/[2*(1.1*Dfil isol)²] à n=1036 spires

R20 =8.01 ohms

I=k*U/R20 à I20=50.9 A

nI = 5273 ! ! ! Largement en dessous de ce qu’on à besoin !

Nous avons alors pris un fil plus épais afin d’avoir moins de spires mais un courant plus élevé ce qui, l’un
dans l’autre nous permettras d’obtenir un nombre d’At suffisant.

Pour un fil de 0.710 de diamètre :

n=657 spires, R20=3.163 Ohms, I20=12.89 A è nI=8473 At C’est maintenant largement suffisant mais la
densité de courant J=32 A/mm² ce qui est beaucoup trop élevé (sauf si on admet un fonctionnement
intermittent avec des mises en charge rapides et très espacées dans le temps, avec évidemment une
résistance d’économie abaissant le courant lorsque l’entrefer est réduit au minimum ).

Néanmoins, afin d’avoir des valeurs plus raisonnables et un mode de fonctionnement plus normal, nous avons
décidé d’agrandir un peu la carcasse afin d’y loger le nombre de spires adéquat. Nous avons choisi
d’augmenter r2 ce qui, au niveau des flux de fuites, fera augmenter le rapport r2/r1 dans le Ln au
dénominateur qui, fera diminuer les flux de fuites et de ce fait les coefficients d’hopkinson (qui étaient
déjà à la limite supérieur)

Après recalcul avec un R2=0.03 m :

• Au niveau des flux : (φe est inchangé φe=127.5 10-6 Wb)


φfuite 1 =200 10-6 Wb
φfuite 2=178 10-6 Wb
φtotal 1= 327.5 10-6 Wb
φtotal 2= 305.5 10-6 Wb
v1 = 2.57
v2 = 2.40
remarque : Nous ne pouvons pas changer beaucoup plus nos valeurs, les coefficients d’hopkinson et les flux de
fuite en seraient trop modifiés, les flux de fuite étant trop faible nous n’auront plus assez d’At pour
magnétiser la carcasse et l’entrefer annulaire et le total des At serait loin des 20% due nI estimés.
Il nous faudrait alors reprendre tout depuis le début et à ce stade du travail, ce n’est plus concevable.

• Au niveau de la carcasse :

E1 = 3 mm à BI(r2)=0.353 T avec un BI(r1) =1.061 T


è B1=0.707 T à H1=490 A/m

E2=2.5 mm à BIII(r2)=0.377 T avec un BIII(r1)=1.13 T


è BIII=0.755 à HIII=460 A/m

E3=1 mm à BII(h1)=1.04 T,BII(h2)=0.928 Tà BII=0.986 T à HII=770 A/m

BIIII =486 Wb à 200 A/m

He annulaire= 430558 A/m


He=323084 A /m

• Vérification de At consommés par le circuit :

nI = 5092 At dont 62.38 pour la carcasse au lieu des 60.6 précédents. Cela parce que nous avons réduit
l’épaisseur des parois afin de les solliciter au maximum en utilisant le moins de matière possible.

Nous en avons aussi profité pour augmenter le jeu au niveau de l’entrefer annulaire afin d’y glisser un support
permettant de guider le noyau lorsque celui ci est à fond de course et qu’il ne reste que quelques
millimètre dans la carcasse. Ceci explique pourquoi, avec des flux totaux plus faibles, nous avons
toujours plus ou moins le même nombre d’ampère tours nécessaire à magnétiser le circuit. Nous
sommes toujours aux environs des 17% de nIe ce qui est tout à fait raisonnable.

• Dimensionnement de la bobine :

Lm =0.122
Sestimée=0.3166 è on prend du fil de 0.710mm de diamètre à 0.3957 mm²

n = 1121 spires
R20=5.87 ohms
I20=6.94 A
J20=17.54 A/mm² cette densité de courant est raisonnable, à condition que l’on ne reste pas trop
longtemps à ce régime, de toutes façons, la résistance d’économie s’enclenche quelques
secondes seulement après la mise en marche, quand le noyau est en haut.

nI réel à 20°c = 7784 At ce qui nous est bien suffisant.

R130= 8.29 ohms


I130= 4.91 A
nI130=5513 At Ce qui est trop peu mais c’est vraiment la situation la plus catastrophique : T° max et 15% de
chute de tension… Avec une tension de 48 V, nous obtenons 6487 At avec une tension réduite de 15%
nous pouvons monter jusqu’à 87°c pour encore assurer le bon fonctionnement.

Maintenant que la carcasse et la bobine sont bien dimensionnées, nous pouvons passer à la suite.
Calcul de la résistance d’économie.

La FEM nécessaire avec un entrefer égal à l’entrefer résiduel vaut : 320.093 At


Avec la majoration de 20% nécessaire à magnétiser le circuit et pour tenir compte des flux de fuites,
nI = 384 At
Avec nos 1121 spires , I=0.342 A sous une tension de 0.85*48 volts (si 15%de chute de tension)
è Rtot=119.07 ohms.

On considère le circuit activé depuis longtemps, avec alors une température de régime de 130 °c

R130=8.29 ohms à Rec 130=119.07 –8.29 =110.78 ohms

à 20°c si on prend 0.0001 pour le coefficient de T° de la résistance Rec=109.57 è 100 ohms en valeur
normalisée (le courant sera un petit peu plus élevé que le minimum imposé)
Puissance que la résistance devra dissiper : 11.69 Watt à 20 Watt
J avec rec=I/s = 0.86 A/mm² ce qui est bien raisonnable pour un fonctionnement en régime.

Récapitulatif :

Rc

Dimension :
Dc

R2

R1

E1

h1

x1

Hc
H

h2

E2

Di
E3

De
R2c

H h1 h2 D Di De R1 R2 Rc R2c Hc X X1 E1 E2 E3
0.036 0.018 0.017 0.02 0.022 0.06 0.01 0.03 0.031 0.018 0.0445 0.015 0.001 0.003 0.0025 0.001
Flux et induction : φTotal 1
φe
B0 BI(r1) BI(r2)

BII(h1)

Be φe

BII(h2)

BIIII(h1) φTotal 2 BIII(r2)


BIIII(h2) BIII(r1)
Be annulaire
φe φtotal φtotal Be B0 BI(r1) BI(r2) BII(h1) BII(h2) BIII(r1) BIII(r2) BIIII(r1) BIIII(r2) Be ann
1 2
127.5 327.5 305.5 0.406 0.406 1.06 0.35 1.04 0.93 1.13 0.38 0.972 0.406 1.13
10-6 10-6 10-6

Bobine :

n Dfil nu Dfil isol Sfil R20 R130 I20 I130 J20 J130
1121 0.710 0.767 0.3957 5.87 8.29 6.94 4.91 17.54 12.4
mm mm mm² ohms ohms A A A /mm² A/mm²

Résistance d’économie

Rec Théorique PRec Théorique Rec Pratique PR ec Pratique


109.57 ohms 11.69 Watt 100 Ohms 20 Watt

I20 J
à Ces valeurs sont calculées en tenant
0.408 A 1.03 A/mm² compte d’une baisse de tension de 15%
Conclusions :

Notre électroaimant répond bien au cahier des charges imposé, toutefois, nous avons voulu le faire le
plus petit possible afin de n’employer très peu de matières premières. De ce fait, les courants qui le traversent
sont intenses et ne permettent pas un emploie intermittent à fréquence élevée, la densité de courant circulant
dans la bobine pendant la phase active (déplacement de la charge) échauffe énormément les fils et risque de les
faire fondre si cette opération est répétée souvent. Néanmoins, dès que le noyau se trouve en position haute, la
résistance d’économie s’enclenche et fait chuter le courant, la bobine à alors le temps de se refroidir. Pour
faciliter ce refroidissement, nous avons placé le bord extérieur de la carcasse tout contre la bobine, afin
qu’aucune couche d’air ne freine le flux thermique vers l’extérieur.
Un espace de 1 mm à l’intérieur, au-dessus, et en dessous de la bobine est prévue pour insérer un
support de celle-ci. Un autre support devra être prévu pour maintenir le noyau lorsqu’il est en position basse.

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