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N° 012 Décembre 2013

CAISSE AUTONOME D'AMORTISSEMENT

NOTE DE CONJONCTURE
TRIMESTRIELLE
DE LA DETTE PUBLIQUE DU CAMEROUN
3 ème TRIMESTRE 2013

Une Publication de la Caisse Autonome


d'Amortissement du Cameroun

B.P. : 7167 Yaoundé-Cameroun ✦ Tél. : +237 22 22 22 26 / +237 22 22 01 87 ✦ Fax : +237 22 22 01 29


Site internet : www.caa.cm ✦ E-mail : caa@caa.cm
NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

SOMMAIRE
Sommaire ..................................................................................................3
Missions de la Caisse Autonome d’Amortissement ...............................................4
Avant Propos ..............................................................................................5
Sigles et Abréviations....................................................................................6
Résumé Exécutif ..........................................................................................7
1. Environnement International .......................................................................9
2. Encours de la dette publique.......................................................................11
3. Évolution des nouveaux emprunts et engagements ...........................................12
3.1. Nouveaux Décaissements .................................................................................12
3.2. Nouveaux Engagements et Soldes Engagés Non Décaissés (SENDs) .................13
4.Évolution du service de la dette publique........................................................15
4.1. Amortissement.................................................................................................17
4.2. Charges en intérêts ...........................................................................................17
5. Caractéristiques, coûts et risques associés au portefeuille de la dette publique .........18
5.1. Portefeuille de la dette publique extérieure ..................................................18
5.1.1. Répartition par créancier ...............................................................................18
5.1.2. Répartition par monnaie et risque de taux de change. .....................................19
5.1.3. Répartition par taux d’intérêt .........................................................................20
5.2. Portefeuille de la dette publique intérieure...................................................21
5-3. Coûts et risques de la dette existante : estimations au 30/09/2013 .....................22
6. Perspectives et viabilité de la dette ...............................................................24
6.1. Opérations de la dette publique du quatrième trimestre 2013 et de l’année 2014.....24
6.2. Viabilité de la dette publique existante de 2013 à 2023 ....................................24
1. Ratio dette publique sur PIB : Critère de Convergence CEMAC ...........................25
2. VA de la dette publique extérieure sur le PIB ........................................................26
3. VA de la dette publique extérieure sur recettes d’exportations des biens et services.26
4. VA de la dette publique extérieure sur recettes budgétaires hors dons ....................27
5. ratios de liquidité ................................................................................................28
7. Annexes................................................................................................30
A.1. Projection de l’encours de la dette publique extérieure existante, de 2014 à 2023......30
A.2. Projection du Service de la dette publique extérieure existante de 2014 à 2023. ......31
A.3. Projection du Principal de la dette publique extérieure existante de 2014 à 2023. .....32
A.4. Plan d’Apurement de la dette publique intérieure de 2014 à 2023 . ....................33
A.5. Évolution de quelques agrégats macroéconomiques..........................................33
8. Réactions des lecteurs...............................................................................34

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

M ISSIONS DE LA CAISSE AUTONOME D’AMORTISSEMENT

Le Gouvernement de la République du Cameroun s’est doté par


décret N°85/1176 du 28 Août 1985, d'une structure de gestion de
l'ensemble des fonds d'emprunts publics de l'État et de ses dé-
membrements, des organismes publics et parapublics, des collec-
tivités locales, dénommée la Caisse Autonome d'Amortissement
(CAA) du Cameroun.

Elle a, entre autres, pour missions de :

Rechercher, étudier et négocier les financements extérieurs et


intérieurs de l'État, en liaison avec les Départements ministé-
riels intéressés ;
Gérer des fonds d'emprunts publics de l'État, des organismes
publics; parapublics et de ses correspondants ;
Mettre à la disposition du Gouvernement des éléments néces-
saires à l'élaboration de la politique d'endettement du pays ;
Participer au marché monétaire et financier ;
Réaliser les études prospectives relatives aux engagements de
l'État et de ses démembrements ;
Gérer les fonds de contrepartie et la part des fonds que le Tré-
sor peut lui confier sur les dépôts de ses correspondants ou
sur toute autre ressource suivant les modalités établies d'ac-
cord parties ;
Évaluer le service de la dette extérieure et intérieure ;
Étudier les demandes d'aval à soumettre au Ministère en
charge des Finances ;
Émettre les emprunts publics.

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

AVANT PROPOS
Chers lecteurs,
La présente Note de Conjoncture de la dette publique du Cameroun que la Caisse Autonome d’Amortissement
(CAA) met régulièrement à votre disposition est publiée alors que l’environnement économique mondial demeure
morose avec notamment la persistance des questions relatives à la qualité de la dette des pays du Nord.
Elle intervient également au moment où le Cameroun vient de lancer son deuxième grand appel public à l’épargne
d’un montant de 50 milliards de FCFA de cinq (05) ans de maturité et d’un coupon annuel de 5,9%. A l’instar de
l’emprunt obligataire de 200 milliards de FCFA de 2010 (ECMR 5,6% net 2010-2015), les Autorités camerounaises
bouclent ainsi de fort belle manière leur campagne de levée de ressources nécessaires à la réalisation des projets
structurants du programme des Grandes Réalisations.
Nonobstant ce recours désormais régulier à l’épargne publique et la mobilisation toujours plus importante des res-
sources budgétaires traditionnelles (fiscales et pétrolières), l’atteinte des objectifs de développement économique et
social prescrits dans le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi ne peut être garantie sans recours à
d’autres guichets de financement disponibles auprès de nos partenaires financiers tant bilatéraux que multilatéraux.
C’est dans cette perspective que notre pays a récemment initié auprès de la Banque Africaine de Développement
(BAD) et de la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (Banque Mondiale) des démarches
tendant à accéder respectivement aux guichets de financement non concessionnels BAD et BIRD, dont les ressources
sont plus importantes. L’évaluation du Cameroun à accéder au statut intermédiaire dit Blent, donnant accès aussi
bien aux ressources concessionnelles des guichets Fonds Africain de Développement (FAD) et International Deve-
lopment Association (IDA) qu’aux guichets non concessionnels sus évoqués a récemment eu lieu dans la sérénité.
Face à toutes ces évolutions et à leurs développement futurs la CAA, organisme en charge de la gestion de la dette
publique est naturellement, plus que jamais, appelée à jouer son rôle de Conseil de l’Etat en matière d’endettement
à travers notamment l’accomplissement de toutes ses missions statutaires dont l’élaboration et/ou le suivi, en liaison
avec les autres structures publiques, de la stratégie d’endettement et la soutenabilité de la dette.
En effet, la mise en œuvre de nouveaux modes de financement de notre développement à travers l’endettement
tant direct qu’indirect de l’Etat crée ou accentue autour du portefeuille de la dette des coûts et des risques à couvrir
tels que ceux liés aux taux de change, aux taux d’intérêts et aux passifs conditionnels.
Il s’agit là de défis nouveaux que la CAA entend relever au cours des prochains mois.
Comme dans ses éditions antérieures, cette nouvelle livraison de notre publication trimestrielle porte dans un premier
temps sur l’évolution des encours, des nouveaux emprunts et du service de la dette au cours du troisième trimestre
2013. Elle porte sur les cinq (05) précédents trimestres pour une meilleure observation des glissements trimestriels
et annuels, en faisant le point par rapport aux objectifs de la stratégie d’endettement de l’année en cours, et son éva-
luation après les trois premiers trimestres. Dans un second temps, elle présente les caractéristiques de la dette à la fin
du troisième trimestre 2013, les perspectives d’endettement en fin d’année 2013 et au cours de l’année 2014, confor-
mément à la stratégie d’endettement 2014, avec une mise à jour de la viabilité de la dette publique à l’horizon 2023.
La CAA reste à votre écoute pour d’éventuels commentaires et suggestions visant l’amélioration de ces notes de
conjoncture qui sont mises à votre disposition pour une gestion participative à la gestion de la dette publique du
Cameroun, grâce à l’intervention de l’ensemble de ses acteurs.
Enfin, en cette fin d’année 2013, permettez-moi de vous présenter au nom du personnel de la CAA et en mon nom
propre, les vœux les meilleurs de bonheur, de santé et de prospérité pour l’année 2014.
Bonne lecture.

Le Directeur Général de la CAA


D ieudonné EVOU MEKOU

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

SIGLES ET ABREVIATIONS

AFD Agence Française de Développement


APD Aide Publique au Développement
BAD Banque Africaine de Développement
BDEAC Banque de Développement des États de l'Afrique Centrale
BEAC Banque des États de l'Afrique Centrale
BEI Banque Européenne d’Investissement
BIRD /IBRD OU BM Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement
CAA Caisse Autonome d'Amortissement du Cameroun
CEMAC Communauté Economique et Monétaire des États de l'Afrique Centrale
CPIA Country Policy and Institutional Assessment

Commonwealth Secretariat Debt Recording and Management System


CSDRMS
(Système de Comptabilisation et de Gestion de la Dette)

CVD Cadre de viabilité de la dette


DSCE Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi
DTS Droits de Tirages Spéciaux
EPIN Évaluation des Politiques et Institutions Nationales
FAD Fonds Africain de Développement
FCFA Franc de la Coopération Financière d'Afrique centrale
FMI / IMF Fonds Monétaire International
IDA International Development Association
IDE Investissement Direct Étranger
KFW Kreditanstalt für Wiederaufbau (Allemagne)
MINFI Ministère des Finances
MINEPAT Ministère de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire
Opec Fund for International Development (Fonds de l’OPEP pour le Développe-
OFID (O PEC FUND )
ment International)
PIB Produit Intérieur Brut
PPTE Initiative des Pays Pauvres Très en Endettés
PVD Pays en Voie de Développement
SEND Solde engagés et non décaissés
UC Unité de Compte
USD Dollar Américain
VA Valeur actualisée

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

RESUME EXECUTIF
Environnement international
Selon l’édition d’octobre 2013 des « Perspectives de l’économie mondiale » du FMI, l’économie mondiale est
dans une nouvelle période de transition. Le taux de croissance de l’économie mondiale est désormais projeté
à 2,9% en 2013 et à 3,6% en 2014, contre respectivement 3,1% et 3,8% dans ses prévisions de juillet 2013.
Dans les pays avancés, la croissance est globalement faible, elle a ralenti dans les pays émergents, est restée
soutenue en Afrique subsaharienne et a connu une évolution positive aux Etats Unis. S’agissant de l’inflation,
elle devrait ralentir à l’échelle de la planète, et le taux d’inflation passerait de 2% en 2012 à 1,4% en 2013 dans
les pays avancés, de 6,1% en 2012 à 6,2% en 2013 dans les pays émergents et en développement.
Encours de la dette publique du Cameroun
A la fin du troisième trimestre 2013, l’encours de la dette publique du Cameroun est estimé à 2 416 milliards
de FCFA, soit une diminution de 0,1% en glissement trimestriel et une augmentation de 11% en glissement
annuel.
Au 30 septembre 2013, cet encours est composé de 68,6% de dette extérieure (1 657 milliards de FCFA) et
31,4% de dette intérieure (759 milliards de FCFA). Au 30 juin 2013, cette composition était de 69,3% de dette
extérieure (1 676 milliards de FCFA) et 30,7% de dette intérieure (744 milliards de FCFA), contre une com-
position au 30 septembre 2012 de 66,4% de dette extérieure (1 445 milliards de FCFA) et 33,6% de dette in-
térieure (731 milliards de FCFA).
Nouveaux emprunts
Les décaissements effectués au cours du troisième trimestre 2013 se sont élevés à 86,5 milliards de FCFA,
dont 54 milliards de FCFA à l’extérieur et 32,5 milliards de FCFA à l’intérieur. Sur les trois premiers tri-
mestres de l’année 2013, le total des émissions de titres publics s’élève à 108 milliards de FCFA et celui des
décaissements extérieurs à 264 milliards, montant supérieur à la prévision de la Loi de Finances 2013 fixé à
258 milliards de FCFA.
Ce dynamisme constaté depuis plus d’un an déjà, traduit la volonté gouvernementale de soutenir les investis-
sements nécessaires pour l’atteinte des objectifs du DSCE et la vision d’un Cameroun émergent à l’horizon
2035.
Au cours du trimestre de référence, les nouvelles conventions de dette signées se sont chiffrées à 130 mil-
liards de FCFA, soit un total de 285 milliards de FCFA de nouveaux engagements signés depuis le début de
l’année.
Au 30 septembre 2013, le montant des soldes engagés non décaissés s’évalue à 2 128 milliards de FCFA.
Service de la dette publique
Au cours du troisième trimestre 2013, le service total de la dette publique y compris les titres publics s’est éle-
vé à 48,5 milliards de FCFA, en diminution de 26,8% en glissement trimestriel et de 6% en glissement annuel.
Ce service a été destiné pour 29,9%, soit 14,5 milliards de FCFA aux créanciers non résidents et pour 70,1%,
soit 34 milliards de FCFA environ aux créanciers résidents.
Le remboursement du principal a porté sur 39,1 milliards de FCFA, soit 80,7% du service total, ce qui corres-
pond à une augmentation de 22,1% en glissement trimestriel et une diminution de 55,9% en glissement an-
nuel.
Le paiement des intérêts a représenté 19,3% du service de la dette correspondant à 9,3 milliards de FCFA,
soit une diminution de 26,3% en glissement trimestriel et une augmentation de 37,6% en glissement annuel.
Caractéristiques et risques associés au portefeuille de la dette publique
Au 30 septembre 2013, la dette publique du Cameroun est composée de 68,6% de dette extérieure et de
31,4% de dette intérieure suivant le critère de résidence du détenteur de la créance.
L’encours de la dette extérieure est composé de 41,7% de dette multilatérale à 691 milliards de FCFA, de
52,4% de dette bilatérale à 869 milliards de FCFA et de 5,9% de dette commerciale à 97,6 milliards de FCFA.
Quant à l’encours de la dette intérieure, sa composition est de 29,2% de titres publics évalués à 222 milliards

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

de FCFA, de 52,8% de dette structurée à 406 milliards de FCFA et de 18% de dette non structurée à 138 mil-
liards de FCFA.
Tenant compte de la parité fixe entre le FCFA et l’euro, environ 45,2% de l'encours de la dette publique, correspondant à
66% de l’encours de la dette extérieure (1092 milliards de FCFA), est soumis aux fluctuations de taux de
change. Près de 6% du portefeuille de la dette extérieure, soit environ 98 milliards de FCFA est soumis aux
variations des taux d’intérêts. La maturité moyenne du portefeuille de la dette publique est de 10,7 ans, soit
12,8 ans pour la dette extérieure et 5,1 ans pour la dette intérieure. Le taux d’intérêt moyen de portefeuille est
d’environ 2,3%, dont 2,1% pour la dette extérieure.
Perspectives d’endettement 2013-2014
Durant le quatrième trimestre 2013, le Gouvernement poursuivra l’exécution de sa stratégie d’endettement de
l’année 2013 et procédera entre autres : (i) aux émissions des titres publics pour un montant de 100 milliards
de FCFA, dont 50 milliards des BTA, et 50 milliards de FCFA pour les obligations du trésor de 5 ans de ma-
turité et de différé d’un an sur le capital, avec un taux de coupon net de 5,9%. (ii) au remboursement de sa
dette, dont environ 46 milliards de FCFA de dette extérieure et 75 milliards de titres publics, notamment 58
milliards de FCFA pour l’ECMR de décembre 2010. (iii) la mobilisation des financements extérieures, sous la
contrainte d’un plafond d’endettement à négocier et à conclure pour un montant de 500 milliards de FCFA,
conformément à l’Ordonnance du Chef de l’Etat du Cameroun du 6 novembre 2013.
Pour l’année 2014, et conformément à la Loi de Finances et à la stratégie d’endettement, le besoin
d’endettement s’établirait à 554 milliards de FCFA et sera couvert par les tirages extérieurs de 274 milliards
et les émissions des titres publics pour 280 milliards de FCFA.
Viabilité de la dette publique
Au 31 décembre 2013, tenant compte des hypothèses de réalisation des objectifs du DSCE, et celles du ca-
drage macro économique qui visent une croissance de 4,9% en 2014, une moyenne de 5% entre 2015 et 2016,
un objectif de 5,7% en 2017 et des taux de croissance soutenus de plus de 5,5% à l’horizon 2020,
Considérant que : (i) le Gouvernement camerounais poursuivra sa politique de mobilisation des financements
à moindres coûts et risques ; (ii) la priorité sera donnée autant que possible aux emprunts concessionnels, et
que les ressources non concessionnelles devront être orientées vers les projets dégageant de forte rentabilité
économique ; (iii) le Gouvernement poursuivra le développement du marché financier domestique à travers le
recours aux émissions de titres publics sur les marchés nationaux, voire sous régionaux ; (iv) le Cameroun vi-
sera une absorption régulière des ressources d’emprunts pour une moyenne de consommation annuelle équi-
valente au moins au cinquième du montant engagé, soit un décaissement annuel d’environ 400 milliards de
FCFA,
Les ratios de la dette publique du Cameroun sur les 10 prochaines années et à l’horizon de l’émergence en
2035 demeurent viables et les risques de non viabilité de cette dette par le suivi des ratios de solvabilité est
faible. Toutefois, des risques de non viabilité de la dette suivant les critères de liquidité ne sont pas minimes et
pourraient survenir en cas de stress test sur les recettes d’exportations et budgétaires dès 2014.
En effet, sur la période visée 2013-2023, considérant les stress test correspondant aux révisions à la baisse de
2 points de base sur la croissance de référence du PIB et les recettes d’exportations et budgétaires,
le ratio de la dette publique sur le PIB au 31 décembre 2013 s’établirait à 16, 4%. En cas de chocs ex-
trême sur le PIB, il se situera à 21, 2% et représentera le maximum sur la période ;
le ratio de la VA de la dette publique extérieure sur le PIB se situerait à 9,2% au 31 décembre 2013.
En cas de stress test, ce ratio s’établira à 11,6% en 2014, représentant le maximum de la période ;
le ratio de la Valeur actuelle de la dette sur les recettes d’exportations atteindra 51, 8% au 31 dé-
cembre 2013. En cas de stress test il se situera au maximum à 67,1% sur la période ;
le ratio de la VA sur les recettes budgétaires internes se situera à 53,4% au 31 décembre 2013 et le maximum en
cas de stress test à 69, 2% sur la période.
Quant aux ratios de liquidité à savoir : (i) le service de la dette publique sur les recettes d’exportations et (ii) le
service de la dette publique sur les recettes budgétaires, ils atteindront au 31 décembre 2013, respectivement un
maximum de 9, 5% comparé au seuil critique de 15%, et 9,4% pour un seuil de 18%. En cas de stress test, ces
ratios dépasseront rapidement les seuils ci-dessus décrits dès 2014. Une meilleure gestion de trésorerie sera
nécessaire pour faire face aux tensions de liquidités qui pourraient s’en suivre ./-

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

1. ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
Au terme du troisième trimestre 2013, l’économie mondiale est dans une nouvelle période de transition
selon l’édition d’octobre 2013 des « Perspectives de l’économie mondiale » du FMI. Dans les pays avancés
la croissance est globalement faible, elle a ralenti dans les pays émergents, est restée soutenue en Afrique
subsaharienne et a connu une évolution positive aux Etats Unis. Le taux de croissance de l’économie mon-
diale, est désormais projeté à 2,9% en 2013 et à 3,6% en 2014, contre respectivement 3,1% et 3,8% dans
ses prévisions de juillet 2013. Du fait des surcapacités de production, du fléchissement des prix de
l’énergie et des matières premières, et de la faible croissance de l’économie mondiale, l’inflation devrait
ralentir à l’échelle de la planète, le taux d’inflation passerait de 2% en 2012 à 1,4% en 2013 dans les pays
avancés, et de 6,1% en 2012 à 6,2% en 2013 dans les pays émergents et en développement. Mais, des
divergences sont observées aussi bien au niveau intra qu’extra régional.

Aux Etats unis, depuis le second trimestre 2013, le premier trimestre 2011. Mais, ce rebond n’a duré
l'horizon économique semble s'éclaircir plus vite qu’un trimestre puisqu’au troisième trimestre
que prévu. Le produit intérieur brut (PIB) est en 2013, la croissance est à nouveau descendue en
progression successive de 2,5 % au deuxième dessous de 0% (-0,8%).
trimestre en glissement annuel et de 3,1% au troi- Globalement, dans cette zone euro, l’amélioration
sième trimestre. Cette croissance est tirée par une des indicateurs de confiance des chefs d’entre-
accélération des exportations et des investissements. prises accompagne les signes de reprise dans les
Par ailleurs, l'indice des prix à la consommation a pays du cœur de la zone et permet d’anticiper une
progressé de 0,3 % au cours du troisième trimestre, stabilisation dans les pays de la périphérie. Mais,
après une hausse de 0, 3 % au deuxième. du fait notamment des bilans fragiles des banques,
En Amérique latine, les prévisions de croissance des marchés financiers fragmentés et d’une de-
pour l’année 2013 ont été revues à la baisse, à une mande atone, la croissance n’atteindrait que 1% en
moyenne de 3%, notamment en raison des perfor- 2014 après deux années de contraction : -0,6% en
mances plus faibles que prévues au Brésil et au 2012 et -0,4 en 2013
Mexique, selon la Commission économique pour Au niveau de l’Asie, la Banque asiatique de déve-
l'Amérique latine et les Caraïbes (Cepal). L'orga- loppement a abaissé sa prévision de croissance
nisme des Nations unies basé à Santiago avait tablé pour l'Asie émergente en 2013 et 2014 sous l'effet
sur une croissance moyenne de 3,5%, déjà infé- du ralentissement chinois qui pèse sur les échanges
rieure aux 3,8% prévus en décembre 2012. et l'investissement. Elle escompte désormais un
En Europe, et précisément dans la zone euro, il a taux de croissance de 6,3% cette année pour l'Asie
été constaté au troisième trimestre 2013 une faible en développement, contre 6,6% anticipé jusqu'ici.
croissance de 0,1% contre 0,3% au deuxième La banque table par ailleurs sur 6,4% en 2014 et
trimestre, croissance tirée par l’Allemagne, l’Angle- non plus 6,7% comme elle l'espérait il y a encore
terre et l’Espagne. quelques mois.
La croissance économique de l'Allemagne a aug- En Chine, la croissance économique s’est établi à
menté successivement de 0,8% au troisième tri- près de 7,8 % au troisième trimestre 2013, contre
mestre et de 0,7% au deuxième trimestre 2013, une croissance de 7,5% au deuxième trimestre, en
croissance due principalement à la consommation replie de 0,2 point par rapport au premier trimes-
des ménages. tre. Il y a lieu de noter qu’en 2012 la Chine a affi-
A la fin du deuxième trimestre 2013, La France ché une croissance de 7,8 %, la plus faible depuis
était sortie de la récession avec une croissance du treize ans. Le recul de la croissance s'explique par
produit intérieur brut (PIB) de 0,5%, progression "le déclin de la productivité", c'est-à-dire que les
inattendue, et la plus importante enregistrée depuis mêmes volumes d'investissements ne génèrent

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

plus la même rentabilité qu'auparavant, ainsi que Toutefois, suite à la reprise du financement exté-
par "un environnement international qui demeure rieur, les investissements dans les projets concer-
morose et difficile", pénalisant les exportateurs. nant les infrastructures, l’énergie et les ressources
Au Japon, la Banque du Japon (BoJ) a laissé sa po- naturelles, pourraient conduire à une accélération
litique monétaire inchangée en déclarant qu'une re- de la croissance, faisant ainsi passer le taux de
prise économique est engagée. La croissance du croissance de 4,9% en 2012 à 5% en 2013, puis
Produit Intérieur Brut pourrait atteindre 2,8 % à 6% en 2014.
pendant l'année budgétaire 2013-2014 (avril 2013 Dans cette région les recettes pétrolières élevées,
à mars 2014), contre 2,9 % lors des prévisions pré- ont également permis le financement de grands
cédentes publiées en avril, et 1,3 % pendant l'année projets d’infrastructures nécessaires. Cependant, les
budgétaire 2014-2015 (contre 1,4 % précédem- Etats membres de cette zone CEMAC n’ont pas
ment). La banque centrale a ainsi pris acte de l'im- accumulé des réserves budgétaires. La solution pré-
pact favorable de la dépréciation du yen et du conisée par le Fmi serait de créer des matelas bud-
soutien massif à l'économie et aux marchés finan- gétaires afin de financer le développement et de se
ciers mis en œuvre ces derniers mois par le biais protéger contre les crises futures éventuelles. De
d'achats d'actifs. manière générale, ces pays devraient mettre l’accent
Cependant, elle n'a pas modifié sa prévision d'une ac- sur une gestion plus optimale des ressources pétro-
célération de la hausse des prix au cours des prochaines lières non renouvelables en faisant en sorte que les
années, qui devrait rapprocher l'inflation à 2 % en dépenses publiques ne soient plus tributaires des
rythme annuel sur l'exercice budgétaire 2015-2016. recettes générées par ces ressources.
En Afrique subsaharienne et notamment dans la Par ailleurs, d’après les prévisions, le taux d’inflation
zone CEMAC, les perspectives économiques pour va s’établir autour de 3% en fin 2013 et les soldes
le reste de l’année 2013 indiquent un ralentissement budgétaires pourraient s’améliorer quelque peu. Il
existe cependant d’importants risques baissiers tels
de la croissance. Ainsi, la croissance du produit in-
une chute significative et prolongée des prix du pé-
térieur brut réel est projetée entre 3 et 3,5%,
trole et d’autres matières premières, et un ralentis-
contrairement à ce à quoi on s’attendait, soit 5,2%.
sement de la croissance globale.
Cette contreperformance trouve sa principale rai-
Au niveau national, d’après la Direction Générale
son dans la réduction anticipée des investissements
de l’Economie et de la Programmation des Inves-
publics en Guinée équatoriale. Le pays représente
tissements Publics au MINEPAT et l’Institut Na-
une part importante du PIB de la zone CEMAC
tional de la Statistique du Cameroun, la
depuis plusieurs années. Une réduction de ces in-
croissance observée depuis 2010 devrait se
vestissements publics entraînera immanquablement
consolider. Le taux de croissance de l’année en
un ralentissement de la croissance au sein de la cours est projeté à 5,3% contre 4,6% estimé en
sous-région. Par contre la situation en Centrafrique 2012 et 4,1%, en 2011. Cette croissance serait
ne devrait pas avoir un impact important sur cette soutenue par le secteur tertiaire avec une crois-
croissance, dans la mesure où ce pays n’a qu’un ap- sance de 5,6%. Les secteurs secondaire et pri-
port relativement infime au PIB de la sous région, maire enregistreraient respectivement des
soit 3% à peine, mais les externalités causées par croissances de 5,7% et 3,6%.
les troubles sociaux observées pourraient avoir des S’agissant de l’inflation, il est projeté à 2,4% pour
conséquences non négligeables sur la croissance de l’année 2013, en dessous du seuil de 3% fixé dans
la sous région. le cadre de la convergence sous régionale.

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

2. ENCOURS DE LA DETTE PUBLIQUE


Au 30 septembre 2013, l’encours de la dette pu- en valeur nominale d’environ 212 milliards de
blique du Cameroun est estimé à 2 416 milliards de FCFA en un an.
FCFA contre 2 419 milliards de FCFA constatés au En termes de structuration, au 30 septembre
30 juin 2013 et 2 176 milliards de FCFA au 30 sep- 2013, la dette extérieure est composée de
tembre 2012. 41,7% de dette multilatérale évaluée à 691 mil-
En glissement trimestriel, cet encours est en dimi- liards de FCFA, de 52,4% de dette bilatérale à 869
nution 0,1% et en glissement annuel il a augmenté milliards de FCFA et de 5,9% de dette commer-
de 11%. Ces évolutions traduisent entre autres, la ciale à 98 milliards de FCFA. Au 30 juin 2013,
relance observée au niveau des décaissements pour cette composition était de 41,5%, soit 696 mil-
l’exécution des projets structurants. liards de FCFA pour la dette multilatérale, de
Ainsi, à la fin du troisième trimestre 2013, l’encours 52,4%, soit 879 milliards de FCFA pour la dette
de la dette publique est composé de 68,6% de dette bilatérale et de 6,0%, soit 92 milliards de FCFA
extérieure correspondant à 1657 milliards de FCFA pour la dette commerciale. Pourtant, en glissement
et 31,4% de dette intérieure, soit 759 milliards de annuel, soit au 30 septembre 2012, cette dette était
FCFA. Un trimestre plus tôt, cette répartition était composée de 43,6% à 630 milliards de FCFA de
de 69,3% de dette extérieure correspondant à 1 676 dette multilatérale ; de 51,7% à 747 milliards de
milliards de FCFA et 30,7% de dette intérieure soit FCFA de dette bilatérale et de 4,7% à 68 milliards
744 milliards de FCFA. Un an auparavant, cette de FCFA de dette commerciale.
composition était de 66,4 de dette extérieure, soit Au cours du troisième trimestre, et en glissement
1445 milliards de FCFA et 33,6% de dette inté- trimestriel, les composantes de la dette multilaté-
rieure, soit 731 milliards de FCFA au 30 juin 2012. rale ont diminué respectivement de 0,7% et de
Le tableau 1 ci-après retrace l’évolution des com- 1,2% tandis que celle relative à la composante la
posantes de la dette publique du Cameroun au commerciale a augmenté de 6,2%.
cours des 5 derniers trimestres. En glissement annuel, la dette multilatérale a aug-
menté de 9,7%, la bilatérale de 16,3% et la com-
merciale de 44,1%.
Tableau 1: Évolution de l’encours de la S’agissant de la dette intérieure, au 30 septembre
dette publique (en milliards de FCFA) 2013, l’encours a augmenté de 2,1% en glissement
trimestriel et de 3,8% en glissement annuel, du fait
exclusivement des émissions des titres publics.
En effet, l’encours des titres publics est évalué à
222 milliards de FCFA, soit une augmentation de
11% en glissement trimestriel et de 15% en glisse-
ment annuel.
La dette structurée estimée à 401 milliards de
FCFA a baissé de 1,2% en glissement trimestre
(effet remboursement) et a augmenté de 4,5% en
glissement annuel (effet nouvelle titrisation, no-
Source : CAA tamment la dette de la SONARA).
La dette non structurée quant à elle, évaluée à 136
Il en découle que, relativement à la dette extérieure,
milliards de FCFA est en diminution progressive
au 30 septembre 2013, l’encours de la dette pu- de 1,2% en glissement trimestriel et de 11,7% en
blique est en légère baisse de 1,1% en glissement glissement annuel, du fait spécifiquement de la vo-
trimestriel et en augmentation de 16,4% en glis- lonté gouvernementale de reconstituer progressi-
sement annuel, soit une augmentation relative vement la trésorerie de la CAMPOST, dont environ

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

10 milliards de FCFA ont été mis à sa disposition En glissement trimestriel, soit au 30 juin 2013, l’en-
depuis 2 ans. cours de la dette intérieure, est constitué de 26,8%
Aussi, conviendrait-il de rappeler que le Ministre des titres publics évalué à 200 milliards de FCFA,
des Finances tient à ce que cette catégorie de dette de 54,5% de dette structurée à 406 milliards de
soit réduite au minimum dans les prochaines FCFA et de 18,6% de dette non structurée à 138
années. Des travaux d’audits finaux sont en cours milliards de FCFA.
pour un apurement définitif, soit par structuration, En glissement annuel, soit au 30 septembre 2012,
soit par paiement direct afin de ne disposer que de l’encours de la dette intérieure était constitué de
la dette structurée et les titres publics. 26,4% de titre publics évalué à 193 milliards de
Toutefois, les paiements de cette catégorie de dette FCFA, de 52,5% de dette structurée à 384 milliards
se font systématiquement et de façon progressive de FCFA et de 21,1% de dette non structurée à 154
sur demande et présentation des pièces justifica- milliards de FCFA.
tives par les bénéficiaires.

3. ÉVOLUTION DES NOUVEAUX EMPRUNTS


ET ENGAGEMENTS
Au cours du troisième trimestre 2013, les décaisse- développement en cours est estimé à environ 2 128
ments extérieurs et intérieurs ont porté respective- milliards de FCFA au 30 septembre 2013.
ment sur environ 32,5 milliards de FCFA et 54
milliards de FCFA, soit au total 86,5 milliards de 3.1. Nouveaux Décaissements
FCFA. Pour mémoire, il conviendrait de noter que
le deuxième trimestre 2013 restera celui ayant Au niveau intérieur, les tirages intérieurs du troisième
connu le niveau de décaissement extérieurs le plus trimestre 2013 ont porté sur 32,5 milliards de FCFA,
important de l’histoire de l’endettement du Came- dont 25 milliards de FCFA des Bons du Trésor As-
roun, avec un montant record de 166 milliards de similables (BTA) et 7,5 milliards des Obligations du
FCFA, portant ainsi à 264,4 milliards de FCFA le Trésor Assimilables (OTA) destinés aux barrages de
total des tirages extérieurs du Cameroun depuis le Lom Pangar et de Mekin. Un trimestre plus tôt, ces
début de l’année 2013, montant supérieur aux émissions étaient de 51 milliards de FCFA, dont 35
décaissements prévus dans la Loi de Finances 2013. milliards de FCFA de BTA et 16 milliards de FCFA
Ce dynamisme vient ainsi justifier les engagements des OTA, soit au total plus de 108 milliards de FCFA
que les autorités camerounaises ont eu à prendre de titres émis depuis le début de l’année 2013.
pour booster les investissements nécessaires pour Au niveau extérieur, les tirages effectués au cours du
l’atteinte des objectifs du DSCE et la vision d’un trimestre et enregistrés dans le système de gestion
Cameroun émergent à l’horizon 2035. de la dette de la CAA se chiffrent à 54,1 milliards de
Par ailleurs, en termes des nouveaux engagements, FCFA, soit environ le tiers des décaissements effec-
le Gouvernement a poursuivi au cours de la tués au cours du deuxième trimestre 2013.
période sous revue les négociations et a conclu Sur les trois premiers trimestres de l’année 2013,
certaines pour un montant d’environ 130 milliards ces décaissements comme précédemment relevés
de FCFA, portant à environ 285 milliards de FCFA ont atteint un niveau record des décaissements
le total des engagements déjà signés à fin septem- effectués, se situant au dessus des prévissions bud-
bre 2013. Le montant des soldes engagés non gétaires de l’année projetées à 258 milliards de
décaissés devant financer les grands projets de FCFA. Ce dynamisme devrait contribuer à l’atteinte

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

des objectifs de grandes réalisations des projets avec 60,8% des tirages, soit 53 milliards de FCFA,
pour le sentier de l’émergence du Cameroun. Selon suivi du FAD avec 19,4%, soit 17,1 milliards de
les prévisions, le montant des décaissements FCFA.
dépassera le cap de 300 milliards de FCFA au 31 Ces décaissements ont été destinés entre autres
décembre 2013. pour le financement des projets ci-après :
1. Le projet hydraulique de Lom Pan-gar ;
2. Le projet de facilitation des transports et du
Tableau 2: Évolution des décaissements
transit dans la CEMAC ;
de la dette publique extérieure (millions
3. Le projet d’amélioration de la compétitivité
de FCFA
agricole ;
4. Programme de facilitation des transports sur
le corridor Bamenda-Manfée-Abakali-Enugu.
Chez les bailleurs de fonds bilatéraux, la Chine
demeure incontestablement le premier fournisseur
des ressources d’emprunts avec un tirage de 130
milliards de FCFA environ correspondant à 94,4%
des ressources bilatérales, soit 57,8% des tirages
extérieurs totaux. Dans cette catégorie, la France
suit avec un total des tirages de 7 milliards de
FCFA, soit 3,2% des décaissements bilatéraux des
3 trimestres.
Ces décaissements ont été destinés au financement
de nombre de projets, notamment :
1. Le projet de construction de 1500 logements
sociaux ;
Source : CAA
2. Le projet National Broadband Net-work
Il ressort de ce tableau qu’au cours du trimestre (fibre optique) ;
d’étude, les décaissements extérieurs ont été effec- 3. Le barrage de Memve’ele… ;
tués auprès des bailleurs de fonds multilatéraux Chez les commerciaux, la Deutsche Bank d’Es-
pour 23,3%, soit environ 12,6 milliards de FCFA ; pagne vient en tête avec 26 milliards de nouvelles
auprès des bailleurs de fonds bilatéraux pour dettes, soit 69,3% de dette commerciale, suivi de
31,5%, soit 17 milliards de FCFA et chez les bail- la Société Générale de France (filiale) aux Etats
leurs de fonds commerciaux pour 45,2%, soit 24,4 Unis avec 11,6 milliards de nouvelles dettes émises
milliards de FCFA. au cours des trois trimestres.
Pour l’ensemble des 3 premiers trimestres, ces ti-
rages ont été effectués auprès des bailleurs de fonds 3.2. Nouveaux Engagements
multilatéraux à hauteur de 39,4%, soit 88,3 milliards
de FCFA, auprès des bilatéraux pour 61,24% cor-
et Soldes Engagés Non Décais-
respondant à montant de 137,5 milliards de FCFA, sés (SENDs)
dont 137 milliards de FCFA en provenance de la
Chine et pour 15,3% correspondant à 34,3 mil- Au cours du troisième trimestre 2013, les nou-
liards auprès des commerciaux. veaux engagements contractés par le Gouverne-
A la fin du troisième trimestre 2013, chez les Mul- ment pour le financement de ses projets sous
tilatéraux, l’IDA est le premier bailleur de fonds forme de prêts ont porté sur environ 120 milliards

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

de FCFA contre 101 milliards de FCFA au Prenant en compte les décaissements effectués, les
deuxième trimestre, portant ainsi à près de 285 mil- SEND au 30 septembre 2013 se situent à 2 129
liards de FCFA le total d’engagements effectués de- milliards de FCFA, soit une augmentation de 4,1%
puis le début de l’année. en glissement trimestriel et une baisse de 4,9% en
Ces engagements sont destinés entre autres au fi- glissement annuel.
nancement des projets ci-après : Ces SEND sont constitués de 36,6% des res-
1. La route Kumba-Mamfé pour un montant de sources multilatérales à 779 milliards de FCFA, de
47,2 millions d’unités de Compte BAD ; 61,4% des ressources bilatérales à 1 306 milliards
2. La route Kumba-Mamfé pour 25 milliards de de FCFA et de 2% des ressources commerciales à
FCFA auprès de la BDEAC ; 41,8 milliards de FCFA.
3. L’élevage et la pêche au Nord Ouest pour des Chez les multilatéraux, les SEND sont en augmen-
montants de 42,4 millions de dollar US et 6,6 tation de 5,5% en glissement trimestriel et en
millions de Dinar Islamique auprès de la BID diminution de 17,9% en glissement annuel. Ces res-
4. Divers programmes de plus de 270 millions de sources sont attendues pour 40,6% correspondant
Yuan auprès de la Chine à 317 milliards de FCFA de l’IDA, pour 32,3%, soit
5. Développement de l’industrie du café et du 252 milliards de FCFA auprès du FAD et pour
cacao pour 80 millions d’Euros auprès de la 11%, soit 86 milliards de FCFA de la BID. Les res-
Nouvelle Zélande sources attendues de l’IDA et du FAD sont essen-
Le tableau 3 ci-après présente l’évolution des tiellement concessionnelles et représentent ainsi
SEND par bailleurs de Fonds. plus de 26,7% du total des SENDs, soit environ
568 milliards de FCFA de ressources hautement
concessionnelles à décaisser au profit des projets
Tableau 3 : Évolution des Soldes Enga- à réaliser.
gés Non décaissés (milliards de FCFA) Les SENDs des bilatéraux sont également en aug-
mentation de 5,4% en glissement trimestriel et de
9,9% en glissement annuel. Ces ressources sont at-
tendues pour 69,8%, soit 912 milliards de FCFA
de la Chine, pour 20,7%, soit 271 milliards de
FCFA de la France et pour 4%, soit 52 milliards de
FCFA de la Nouvelle Zélande. La Chine a elle seule
détenant 42,9% des SENDs totaux.
Chez les commerciaux, ces SENDs sont en dimi-
nution de 2% en glissement trimestriel et de 58,2%
en glissement annuel. Ces diminutions traduisent
une évolution rapide des décaissements justifiée par
les faibles maturités des prêts et appelle davantage
de contrôle et de vigilance pour une utilisation ef-
ficiente desdites ressources afin d’atténuer au
mieux les coûts et risques onéreux y afférents.
Les engagements nouveaux et les SENDS y décou-
lant ont été effectifs suite aux divers décrets d’ha-
bilitation signés par le Chef de l’Etat du Cameroun,
Source : CAA
SE Paul BIYA (voir www.prc.cm, site de la Prési-
dence de la République du Cameroun) pour la mo-

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

bilisation des ressources nécessaires à la mise en mique de Développement (BID) et la République


œuvre du vaste programme des grandes réalisations du Cameroun, pour le financement du Pro-
du Cameroun, notamment : gramme d'Amélioration de la Productivité Agri-
• Le Décret N° 2013/227 du 8 juillet 2013 portant cole des Petits Exploitants (APAPE) ;
ratification de l'accord de prêt combiné des res- • Le Décret n° 2013/277 du 16 août 2013 habili-
sources de la Banque Islamique de Développement tant le Ministre de l'Economie, de la Planification
(BID) d'un montant de 1,74 million de dollars US,
et de l'Aménagement du Territoire à signer avec la
équivalent approximativement à 1,16 million de di-
Banque Africaine de Développement (BAD), un
nars islamiques, soit environ 922 millions de FCFA,
Accord de prêt d'un montant de 20,990 millions
et des ressources du Fonds de solidarité pour le dé-
veloppement (FSID) d'un montant de 2,54 millions d'Unités de Compte, soit environ 15,811 milliards
de dollars US, équivalent approximativement à 1,69 de francs CFA, pour le financement partiel de la
million de dinars islamiques, soit envi-ron 1,34 mil- deuxième phase du projet d'assainissement de la
liard de FCFA, conclu le 8 mai 2013 entre la ville de Yaoundé ;
Banque Islamique de Développement (BID) et la • Le Décret N° 2013/274 du 12 août 2013 portant
République du Cameroun, pour le financement du Habilitation du Ministre de l'Economie, de la Pla-
Programme d'Amélioration de la Productivité Agri- nification et de l'Aménagement du Territoire à
cole des Petits Exploitants (APAPE) ; signer avec l'Association Internationale de Déve-
• Le Décret N° 2013/225 du 8 juillet 2013 portant loppement (IDA), un accord de prêt d'un montant
ratification de l’accord de vente à tempérament de 71,6 millions de droits de tirage spéciaux (DTS)
d'un montant de 960 000 dollars US, équivalent à correspondant à 108 millions de dollars US, soit
640 000 dinars islamiques, soit environ 508 millions environ 54 milliards de francs CFA, pour le finan-
de FCFA, conclu le 8 mai 2013 entre la Banque
cement du projet d'intervention d'urgence contre
Islamique de Développement (BID) et la Répu-
les inondations dans la région de l'Extrême-Nord ;
blique du Cameroun, pour le financement du pro-
gramme d’Amélioration de la Productivité Agricole • Le Décret N° 2013/275 du 12 août 2013 portant
des Petits Exploitants (APAPE). Ratification de l'accord de prêt d'un montant de 7,5
• Le Décret N° 2013/226 du 8 juillet 2013 portant millions de dollars US, soit environ 3,75 milliards de
ratification de l'accord de financement dit FCFA, conclu le 30 avril 2013 entre la République
«ISTISNA' A» d'un montant de 7 790 000 dollars du Cameroun et la Banque Arabe pour le Dévelop-
US, équivalent approximativement à 5 190 000 pement Economique en Afrique (BADEA), pour le
dinars islamiques, soit environ 4,12 milliards de financement du projet de construction et d'équipe-
FCFA, conclu le 8 mai 2013 entre la Banque Isla- ment du Lycée Technique de Ombe ;

4.ÉVOLUTION DU SERVICE DE LA DETTE PUBLIQUE


Au cours du troisième trimestre 2013, le Gouver- du service de la dette publique à moyen et long ter-
nement a poursuivi sa logique de rembour-sement mes par la CAA a porté sur environ de 28,5 mil-
de sa dette à bonne date, afin de garantir sa solva- liards de FCFA, soit une diminution de 49,4% en
bilité et d’améliorer sa signature. C’est ainsi qu’en glissement trimestriel (effet C2D) et une augmen-
marge du remboursement de nombreuses dettes de tation de 32,1% en glissement annuel.
courts termes et des titres publics qui se font sys- Le service total de la dette publique y compris les
tématiquement à partir du Compte Unique du Tré- titres publics a porté sur 48,44 milliards de FCFA,
sor du Cameroun auprès de la BEAC, le règlement soit une diminution de 26,8% en glissement trimes-

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

triel et une diminution de 6% en glissement annuel. 27,9% (1,2 milliard de FCFA) suivi du Fonds Spé-
Ce service a été destiné aux créanciers non rési- cial de l’OPEP avec 21,8% (0,9 milliard de FCFA)
dents à hauteur de 29,9%, soit 14,5 milliards de et de la BADEA avec 15,5% (0,7 milliard de
FCFA et aux créanciers résidents à hauteur de FCFA).
70,1%, soit 34 milliards de FCFA environ. Le service de la dette bilatérale quant à lui s’est chif-
Le remboursement du capital (principal) a repré- fré à 8,3 milliards de FCFA, représentant 57,3% du
senté 80,7% du service total, correspondant à en- service de la dette extérieure, en baisse de 61,9%
viron 39 milliards de FCFA, soit une augmentation en glissement trimestriel et, par contre, en hausse
de 22,1% en glissement trimestriel et une diminu- de 26,1% en glissement annuel. Ce service a été
tion de 55,9% en glissement annuel. destiné à hauteur de 26,6%, soit 2,2 milliards de
Le paiement des intérêts quant à lui, a représenté FCFA aux créanciers membres du Club de Paris et
19,3% du service de la dette correspondant à 9,4 de 73,4%, soit 6,1 milliards de FCFA aux Créan-
milliards de FCFA, soit une diminution de 26,3% ciers non membres du Club de Paris.
en glissement trimestriel et une augmentation de Chez les créanciers membres du Club de Paris, ce
37,6% en glissement annuel. service a été destiné pour 43,5%, soit 0,96 milliards
Le tableau 4 ci-après retrace l’évolution du service de FCFA à l’Allemagne ; pour 26,6%, soit 0,59 mil-
effectif de la dette publique au cours des 5 derniers liard de FCFA à l’Espagne, et pour 23,3%, soit 0,51
trimestres : milliard de FCFA au Pays Bas.
Chez les pays non membres du Club de Paris, la
Tableau 4 : Évolution du service de la Chine, 98,9% du service, soit 6 milliards de FCFA
Dette publique (millions de FCFA) ont été versés à la Chine.
S’agissant du service réglé aux créanciers commer-
ciaux, il s’est établi à 1,8 milliard de FCFA en dimi-
nution de 82% en glissement trimestriel. Aucun
règlement n’avait été effectué à la même période de
l’année précédente.
Le service effectif de la dette intérieure quant à lui
a porté sur environ 34 milliards de FCFA, soit une
augmentation de 16,5% en glissement trimestriel et
Source : CAA une diminution 18,8% en glissement annuel.
Ce service a été destiné pour 58,9%, soit 20 mil-
Le service effectif de la dette extérieure du troi- liards de FCFA aux règlements des titres publics,
sième trimestre s’est chiffré à 14,5 milliards de notamment les Bons du Trésor Assimilable, pour
FCFA, soit une diminution de 60,9% en glissement 26,4%, soit 8,9 milliards de FCFA au règlement de
trimestriel (effet C2D du 2ème trimestre) et une aug- la dette structurée et pour 14,7%, soit 5 milliards
mentation de 48,7% en glissement annuel du fait environ au règlement de la dette non structurée.
du dé-but de remboursement de la dette com-mer- Le service de la dette structurée a diminué de
ciale (dette de faible maturité). 45,3% en glissement trimestriel et a augmenté de
Le service réglé aux créanciers multilatéraux s’est 21,6% en glissement annuel
élevé à 4,3 milliards de FCFA, soit 30% du service Quant au service de la dette structurée réglé, il a di-
de la dette extérieure, en diminution de 12,7% en minué de 44,3% en glissement trimestriel et a aug-
glissement trimestriel et en augmentation de 37,8% menté de 15,9% en glissement annuel.
en glissement annuel. S’agissant du service de la dette non structurée, il a
Ce service a été réglé en faveur de huit principaux augmenté successivement de 63,5% en glissement
créanciers, dont les plus importants sont l’IDA avec trimestriel et de 23% en glissement annuel.

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

4.1. Amortissement 4.2. Charges en intérêts


Le remboursement effectif de la dette publique a Les charges d’intérêts payées du troisième trimes-
porté sur 39,1 milliards de FCFA au troisième tri- tre 2013 se sont élevées à plus de 9,3 milliards de
mestre 2013, dont 17% (6,6 milliards de FCFA) de FCFA, soit une diminution de 26,3% en glisse-
dette extérieure et 83% (32,5 milliards) de dette in- ment trimestriel et une augmentation de 37,6% en
térieure. glissement annuel.
Ce remboursement est en diminution de 26,9% en glis- Ces charges ont été pour 84%, soit 7,9 milliards
sement trimestriel et de 12,6% en glissement annuel. de FCFA liées à la dette extérieure et pour 16,1%,
Le remboursement de la dette extérieure a baissé soit 1,5 milliard de FCFA à la dette intérieure.
de 75,2% en glissement trimestriel et a augmenté Les charges de la dette extérieure ont di-minué de
de 46% en glissement annuel. Ce règlement a été 23,6% en glissement trimestriel et ont augmenté
destiné pour 34,3%, soit 2,3 milliards de FCFA aux de 51,1% en glissement annuel.
créanciers multilatéraux, pour 49,5%, soit 3,3 mil- Ces charges ont été orientées pour 26,4%, soit 2
liards de FCFA aux créanciers bilatéraux et pour milliards de FCFA aux créanciers multilatéraux ;
16,2% correspondant à 1 milliard de FCFA aux pour 64%, soit 5 milliards aux créanciers bilatéraux
créanciers commerciaux. et pour 9,6%, soit 0,8 milliard de FCFA.
Le remboursement de la dette intérieure s’est Quant aux charges de la dette intérieure, elles ont
chiffré à environ 32,5 milliards de FCFA au troi- diminué respectivement de 38,1% en glissement
sième trimestre 2013, soit une hausse de 21,4% en trimestriel et de 6,5% en glissement annuel.
glissement trimestriel et une baisse de 19,3% en Le tableau 6 ci-après, présente l’évolution récente
glissement annuel. Ce règlement du principal a été de ces charges
orienté pour 61,6%, soit 20 milliards de FCFA aux
titres publics, pour 23%, soit 7,5 milliards de FCFA Tableau 6 : Paiement des charges
aux créanciers de la dette structurée et pour 15,3%, d’intérêts de la dette publique
soit 4,98 milliards de FCFA aux bénéficiaires de la (millions de FCFA)
dette non structurée.
Ces évolutions et grandeurs sont récapitulées dans
le tableau 5 ci-après :
Tableau 5 : Paiement du Principal de la
dette publique (millions de FCFA)

Source : CAA

Source : CAA

17
NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

5. CARACTERISTIQUES, COUTS ET RISQUES


ASSOCIES AU PORTEFEUILLE DE LA DETTE PUBLIQUE
A la fin du troisième trimestre 2013, la dette publique du Cameroun est composée de 68,6% de dette exté-
rieure et de 31,4% de dette intérieure suivant le critère de résidence du détenteur de la créance. Cette com-
position est de 67,2% dette extérieure et 32,8% de dette intérieure selon le critère de devise. Pour une
meilleure présentation et analyse des caractéristiques du portefeuille de la dette publique, les analyses por-
teront tout d’abord de façon séparée sur le portefeuille de la dette extérieure, suivi du portefeuille de la
dette intérieure et enfin sur l’ensemble du portefeuille.

5.1. Portefeuille de la dette publique extérieure

5.1.1. Répartition par créancier


L’encours de dette extérieure au 30 septembre est composé de 41,7% de dette multilatérale, de 52,4% de
dette bilatérale et de 5,9% de dette commerciale.
Le tableau ci-après fait ressortir la composition du portefeuille de la dette extérieure par créancier et groupe
de créanciers au cours des 5 derniers trimestres.
Il ressort de cette répartition que :
Chez les multilatéraux, il est dénombré 10 créanciers effectifs dont les trois plus importants sont :
i) L’IDA avec 44,1% de créances, soit 18,6% du total de la dette extérieure, correspondant à 304,8 milliards
de FCFA. Cette créance est en diminution de 0,9% en glissement trimestriel et en augmentation de 14,6%
en glissement annuel.
Tableau 7: Dette publique extérieure ii) Le FAD avec 26,8% de créances, soit 11,2% de
du Cameroun par créancier (en milliards dette extérieure correspondant à 185,4 milliards de
de FCFA) FCFA. Cette créance est en diminution de 0,9% en
glissement trimestriel et en augmentation de 20,4%
en glissement annuel ;
iii) Le FMI avec 11,8% de créances, correspondant
à 4,8% de dette extérieure totale, soit environ 80
milliards de FCFA ;
Concernant la dette bilatérale, elle est présentée en
deux groupes constitués d’une part, des pays mem-
bres du Club de Paris et d’autre part des pays non
membres de ce Club.
Les créances des pays membres du Club de Paris
représentent au 30 septembre 2013, environ 48,5%
de la dette bilatérale et 25,4% de dette extérieure,
évaluée à 421 milliards de FCFA. Ces créances sont
en baisse de 1% en glissement trimestriel et de
8,1% en glissement annuel, traduisant ainsi le rem-
boursement régulier de cette dette, mais surtout la
faiblesse des tirages auprès des pays concernés.
Le créancier le plus important de ce Club demeure
Source : CAA la France avec 84% desdites créances, représentant

18
NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

40,9% de dette bilatérale et 21,5% de dette exté- Graphique 1 : Répartition de la dette


rieure totale, évaluée à 355,7 milliards de FCFA. publique extérieure par devise
Après ce créancier, l’Allemagne et la Belgique sui- de remboursements
vent respectivement avec chacune, des créances
évaluées à 25,6 milliards de FCFA et 15 milliards
de FCFA respectivement.
Quant aux créanciers non membres du Club de
Paris, ils détiennent désormais 51,5% de la dette bi-
latérale, soit 27% de dette extérieure totale évaluée
à 447,6 milliards de FCFA. L’encours de la dette de
ce sous-groupe a diminué de 1,3% en glissement
trimestriel, mais a fortement augmenté de 57,4%
en glissement annuel.
Dans ce sous groupe, la Chine à elle seule détient
90% des créances, correspondant à 46,4% de dette Source : CAA
bilatérale et 24,3% de dette extérieure totale, soit
une créance évaluée à 402,9 milliards de FCFA. De l’analyse de ce graphique, et tenant compte de
Cette dette est en diminution de 1,1% en glisse- la parité fixe entre le FCFA et l’euro, il est à retenir
ment trimestriel et en augmentation de 70% en glis- que plus de 66% de l’encours de la dette extérieure
sement annuel. est soumis aux fluctuations de taux de change.
L’Inde et le Koweït suivent respectivement avec des Mais, cette composition ne permet pas de mieux
créances évaluées à 17,1 milliards de FCFA et 14,7 mil- apprécier l’impact des fluctuations de taux de
liards de FCFA correspondant à 3,8% et 3,3% de dette change élémentaires entre le FCFA et les devises.
dudit groupe, soit 2% et 1,7% et de dette bilatérale. Le graphique ci-après permettra d’avoir la compo-
S’agissant des créances commerciales, la plus im- sition de la dette extérieure en devises élémentaires.
portante, est détenue par la Deutsche Bank d’Es-
pagne avec 37% de cette catégorie (36,1 milliards
de FCFA), soit 2,2% de dette extérieure, suivie de la
part de l’emprunt obligataire émis en décembre 2010 Graphique 2 : Répartition de la dette
et détenue par les non-résidents, représentant 32,5% publique extérieure par devise élémentaires
de cette catégorie (31,5 milliards de F CFA) , soit
1,9% de la dette extérieure.

5.1.2. Répartition par monnaie et


risque de taux de change.

Au 30 septembre 2013, la dette publique extérieure


est libellée en 11 principales devises, dont les plus
importantes sont (i) l’Euro, avec 32,1%, soit plus
de 532 mil-liards de FCFA, (ii) le DTS avec 24,7%,
soit plus de 408 milliards de FCFA ; (iii) le dollar Source : CAA
US avec 20,8%, soit plus de 344milliards de FCFA
; (iv) le BUA avec 9,2%, soit 152 milliards de FCFA. Il ressort de ce graphique que la devise prédomi-
Le graphique ci-après fait ressortir la composition nante du portefeuille reste l’euro avec environ 50%
du portefeuille de la dette extérieure en devise à la de l’encours de la dette, soit 823 milliards de
fin du trimestre. FCFA, suivi du dollar US avec 35,0% correspon-

19
NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

dant à 579 milliards de FCFA et du yuan Renminbi 5.1.3. Répartition par taux d’intérêt
avec 7,7%, correspondant à 129 milliards de FCFA. A la fin du troisième trimestre 2013, le taux d’inté-
Considérant la parité fixe actuelle entre le FCFA et rêt moyen du portefeuille de la dette extérieure de-
l’Euro, 48,4% du portefeuille de la dette extérieure, meure inférieur à 2%. Près de 6% du portefeuille,
soit un peu plus de 800 milliards de FCFA sont ef- soit environ 98 milliards de FCFA est contracté aux
fectivement soumis aux fluctuations de taux de taux d’intérêts variables.
change. Cette proportion du portefeuille peut être Quant à la répartition par taux d’intérêt, il ressort
qualifié d’acceptable pour une meilleure gestion de du tableau 7 ci-après que :
la dette du Cameroun. Toutefois, des travaux en • 10% de l’encours de la dette, soit un peu plus de
cours pour la détermination optimale du porte- 153 milliards de FCFA ont été contractés sans
feuille de la dette devraient permettre de mieux intérêts ;
orienter les devises des nouveaux emprunts pour • 56% environ de l’encours de la dette sont
une maitrise des risques de change. contractés aux taux d’intérêt supérieur à 0% et au
S’agissant de l’évolution des taux de chan-ge, et plus égaux à 2%, soit un encours de 975 milliards
comme observé à partir du graphique 3 à la fin du de FCFA ;
3ème trimestre 2013, le FCFA s’est légèrement ap- • 11,8% de l’encours de la dette, soit environ 195
précié par rapport au dollar US, contribuant ainsi à milliards de FCFA sont contractés aux taux d’inté-
faire diminuer l’encours de la dette nominale, mais rêts supérieurs à 2% et au plus égaux à 3% ;
cette appréciation temporaire ne saurait contribuer • Plus de 20% de l’encours de la dette, soit 334 milliards
significativement à la réduction de l’endettement et de FCFA ont des taux d’intérêts supérieurs à 3%.
des risques liés aux variations des taux de change. Il conviendrait que, pour ces emprunts aux taux
Il conviendrait tout de même de bien analyser et d’intérêts élevés, des dispositions soient prises pour
choisir les devises adéquates de remboursement des veiller à l’exécution à bonne date des projets béné-
prêts, pour un endettement moins risqué du Came- ficiaires et viser une bonne rentabilité économique
roun et de préférence, compatible à la stratégie desdits projets afin que l’endettement puisse effec-
d’endettement adoptée. tivement contribuer à la croissance.

Graphique 3: Évolution des taux de change Tableau 8 : Répartition de la dette publique


des principales monnaies extérieure par taux d’intérêt
(en unités de FCFA) (en milliards de FCFA)

Source : CAA

Source : CAA

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

5.2. Portefeuille de la dette Tableau 9: Composition de la dette publique


intérieure (en milliards de FCFA)
publique intérieure
Au 30 septembre 2013, la dette publique intérieure
est composée de 29,2% de titres publics évalués à
222 milliards de FCFA, de 52,8% de dette structu-
rée à 406 milliards de FCFA et de 18% de dette non
structurée à 138 milliards de FCFA.
Au 30 juin 2013, cette composition était de 26,8%
de titres publics, soit 200 milliards de FCFA ; de
54,5% de dette structurée, soit 406 milliards de
FCFA et de 18,6% de dette non structurée, soit 138
milliards de FCFA.
Un an plus tôt ce portefeuille était composé de
26,4% de titres publics évalués à 193 milliards de
FCFA de 52,5% de dette structurée à 384 milliards
de FCFA et de 20,7% de dette non structurée à 154
milliards de FCFA.
Le tableau 9 ci-contre fait ressortir la structuration
et l’évolution des différentes rubriques de la dette
intérieure.
Source : CAA
Il y ressort que, s’agissant de la première rubrique,
à savoir les titres publics, elle est constituée au 30
septembre 2013 de (i) 53,4% des Obligations du La seconde rubrique/catégorie de la dette inté-
Trésor, soit 119 milliards de FCFA, issues de l’em- rieure est constituée de la dette dénommée dette
prunt obligataire ECMR 5,6% net émis en décem- structurée. Cette dette est composée au 30 sep-
bre 2010 de maturité initiale de 5 ans et de maturité tembre 2013 de 28,3% de dette bancaire, soit 113
restante de 3ans. La 3ème échéance de cette obliga- milliards de FCFA et de 71,7% de dette non ban-
tion étant fixée au 29 décembre 2013 ; (ii) 10,6% cai-re, soit 28 milliards de FCFA.
des obligations du Trésor Assimilables d’un en- La dette structurée bancaire est composée de
cours de 24 milliards de FCFA environ, émises à 80,3% des obligations ordinaires de banques
travers le marché des adjudications de la BEAC au (OOB) à 91 milliards de FCFA, de 19,2% de dette
taux de 4% de 2 ans de maturité et, (iii) 36% des destinée au Programme Thermique d’Urgence
Bons du Trésor Assimilables, d’un encours de 80 (PTU) à 22 milliards de FCFA et 0,6% de dette
milliards de FCFA, de maturité de 13 semaines, 26 consolidée BEAC à 0,7 milliard de FCFA.
semaines et 52 semaines. Les détails des caracté- Les caractéristiques des OOB sont de maturités
ristiques de ces titres sont présentées dans une allant de 12 à 30 ans aux taux d’intérêt correspon-
note synthétique et trimestrielle de la Direction dant au coût moyen des ressources bancaires de
Générale du Trésor, de la Coopération Financière l’exercice précédent, établit par le Conseil National
et Monétaire. de Crédit, augmenté d’une marge de 1,25 point.
Celles de la dette destinée au PTU a
une maturité de 5 ans acquis au taux d’intérêt d’en-
viron 7,5% l’an.
La dette structurée non bancaire, au 30 septembre
2013, est composée de 62% de dette titrisée à 178

21
NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

milliards de FCFA et 38% de dette non titrisée à 5-3. Coûts et risques de la dette
112 milliards de FCFA.
La troisième rubrique de la dette intérieure est existante : estimations au
constituée des arriérés de paiement de l’état qui 30/09/2013
n’avaient pas fait l’objet de convention de structu- En seconde analyse, et pour une meilleure percep-
ration pour son apurement, notamment certaines tion des coûts et risques de la dette publique du
dettes commerciales, la reconstitution de la tréso- Cameroun au 30 septembre 2013, quelques hypo-
rerie Campost, les émoluments de justice, la dette thèses sont formulées notamment :
des missions diplomatiques, les fonds de contre- (i) le souci de considérer toute la dette libellée en
partie, les indemnisations, les loyers… FCFA comme étant une dette intérieure pour
Ces arriérés de dette consolidés depuis l’audit de mieux isoler l’effet de change ;
2004, couramment appelés dettes non structurées, (ii) la décomposition des devises composites telles
sont évaluées au 30 septembre 2013 à 136 milliards que les DTS, les Unités de compte BAD…, en de-
de FCFA. vises élémentaires suivant la répartition suivantes 1
Il conviendrait de noter ici que, cette catégorie de DTS= 49,4% d’euro+39,9% de dollar US +
dette fait l’objet d’un ultime audit pour sa structu- 10,7%de Yen
ration finale, afin de ne plus désormais disposer (iii) Le regroupement des prêts du portefeuille esti-
que de la dette structurée. Le Ministre des Finances més à plus de 240 en une quinzaine d’instruments
ne souhaite plus disposer de la dette non structurée, de dette publique pour une meilleure caractérisation.
surtout en ce moment où de nombreux instru- Tenant compte de cette nouvelle approche métho-
ments de financement sont mis à la disposition du dologique, les nouveaux indicateurs de dette sont
Gouvernement, notamment le recours aux Bons et calculés et comme l’indique le tableau 10 ci après,
Obligations du Trésor Assimilables pour soutenir l’encours de la dette publique au 30 septembre
sa croissance et son développement. 2013 est désormais composé de 67,3% de dette ex-
térieure, soit 1 626 milliards de FCFA et de 32,7%
Tableau 10: Composition de la dette de dette intérieure, correspondant à 790 milliards
publique intérieure (en milliards de FCFA) de FCFA. Un an plus tôt, cette composition était
de 64,1% de dette extérieure, soit 1 382,5 milliards
de FCFA et 35,9% de dette intérieure, soit 773,5
milliards de FCFA.

Source : CAA

22
NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

Tableau 11 : Indicateurs des coûts et risques pour le portefeuille de la dette existante


à fin septembre2013

Source : CAA

Il ressort également de ce tableau que : ans. Il est de 12,8 ans pour la dette extérieure du fait
En termes d’analyse des coûts, le taux d’intérêt de la longue maturité des emprunts extérieurs et de
moyen du portefeuille de la dette publique est de 5,1 ans pour la dette intérieure ;
2,3%, légèrement supérieur à celui de la dette exté- Par ailleurs, les échéances de dette extérieure et in-
rieure. Celui de la dette intérieure, sans prise en térieure s’étendent respectivement jusqu’en 2067
compte de la dette non structurée qui n’a pas d’in- et au delà de 2026 pour les récents OTZ. Les pics
térêt, est en moyenne égale à 3%, les taux rées- de remboursement sont observés en 2014 pour
comptés des BTA étant en moyenne de 2%. environ 240 milliards de FCFA et en 2026 pour
L’encours de la dette publique représente 16,6% du près de 130 milliards de FCFA sans prise en
PIB, dont 11,2% pour le ratio de dette extérieure compte des SENDs et des nouveaux emprunts.
et 5,4% pour la dette intérieure. La Valeur actuelle • Pour le risque de taux d’intérêt, plus de 6% du
de la dette publique quant à elle représente 15,1% portefeuille de la dette sont contractés aux taux
du PIB, dont 9,1% de dette extérieure. Ces ratios d’intérêts variables contre 4,5% à la même période
sont largement inférieurs aux seuils de viabilité de de l’année dernière.
la dette et justifient implicite-ment un faible niveau Les termes des intérêts à payer d’environ 18,5%
de coût d’endettement du Cameroun et de risque de la dette totale seront à refixer dans moins d’un
de surendettement. an, dont environ 34% de dette intérieure et 7,8%
S’agissant des risques, il est à retenir que : de dette extérieure ;
• Pour le risque de refinancement, il faudrait en • Pour le risque de change, y compris l’euro, 67,3%
moyenne 10,7 ans pour reconstituer l’encours de la du portefeuille de la dette est exposé aux variations
dette existante. En d’autres termes le nombre d’année de change. Tenant compte de la parité du FCFA
nécessaire pour refinancer la dette totale avoisine 10,7 et de l’euro, ce taux est de 33,1%.

23
NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

6. PERSPECTIVES ET VIABILITE DE LA DETTE


6.1. Opérations de la dette publique du quatrième trimestre 2013
et de l’année 2014
Pour le quatrième trimestre 2013, le Gouvernement liards auprès des bailleurs de fonds extérieurs et
poursuivra l’exécution de sa stratégie d’endette- pour 280 milliards de FCFA par émissions des ti-
ment 2013 et procédera : tres publics.
Au niveau intérieur, aux émissions des titres La décision prise en octobre 2013 au niveau de la
publics pour un montant de 100 milliards de BEAC d’admettre les titres publics comme moyen
FCFA, dont 50 milliards sur le marché de la BEAC de refinancement des banques auprès de la BEAC
et plus précisément les BTA, et 50 milliards de devrait faciliter l’atteinte de cet objectif.
FCFA pour les Obligations du Trésor de 5 ans de La mobilisation de 274 milliards de FCFA de dette
maturité et d’un an de différée sur le capital, au extérieure, découlera principalement des décaisse-
taux d’intérêt net de 5,9%. ments issus des conventions de prêts déjà signées,
Au niveau extérieur, le Gouvernement poursuivra dont les Soldes Engagés Non Décaissés à fin 2013
la mobilisation des ressources nécessaires pour s’élèveraient à plus de 2000 milliards de FCFA.
financer ses grands projets, les décaissements Cette mobilisation des emprunts extérieurs visera
attendus sur les emprunts déjà signés pourront une augmentation progressive des flux de finance-
atteindre 50 milliards de FCFA, le niveau de 258 ment en provenance des pays émergents, notam-
milliards de FCFA prévu dans la Loi de Finances ment la Chine et l’Inde.
2013 étant déjà dépassé au 30 septembre 2013. Le plafond d’endettement extérieur à né-gocier et
En terme de service, le Gouvernement poursuivra à signer au cours de l’année 2014 est fixé à 550 mil-
a bonne date le remboursement de sa dette, dont liards de FCFA.
entre autres 46 milliards de FCFA de dette exté- L’endettement intérieur d’un montant de 280 mil-
rieure et environ 75 milliards de titres publics dont liards, soit 51% du total des nouveaux emprunts,
près de 58 milliards de FCFA pour l’ECMR de dé- sera couvert par des Bons du Trésor Assimilables
cembre 2010. pour un encours ne dépassant pas 100 milliards de
Pour l’année 2014, et conformément à la loi de FCFA en fin d’année 2014 et des obligations du tré-
Finances et à la stratégie d’endettement, le besoin sor de 180 milliards de FCFA à émettre soit par
d’endettement s’établirait à 554 milliards de FCFA adjudication via la BEAC, soit par syndication à tra-
et sera couvert par les décaissements de 274 mil- vers la DSX.

6.2. Viabilité de la dette publique existante de 2013 à 2023


La présente analyse de la viabilité de la dette est une mise à jour de l’analyse de la viabilité de la dette
effectuée en mai 2013 sur un horizon de 20 ans, prenant également en compte les nouvelles hypothèses
macro économiques du Cameroun ayant sous-tendu le cadrage macro économique à moyen terme et le ca-
drage budgétaire de l’année 2014.

Ces hypothèses presque identiques à celles formu- terme avec notamment l’entrée en exploitation du
lées il y a un an, visent l’atteinte des objectifs du Programme thermique d’urgence, de la centrale à
DSCE et de l’émergence du Cameroun à l’horizon gaz de Kribi et, à moyen terme, de l’entrée en
2035, notamment : activité des autres infrastructures énergétiques ;
• l’amélioration de la production agricole ; • le regain de la production pétrolière avec no-
• l’affermissement de l’offre énergétique à court tamment l’amélioration des taux d’extraction des

24
NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

anciens puits et l’entrée en exploitation de nou- exigibles et initialement payées avant d’être
veaux puits ; remboursés sous forme de dette.
• l’amélioration des infrastructures de transport, De même les hypothèses de croissance écono-
avec notamment la réalisation des grands projets mique ne sont pas les mêmes, celles des autorités
routiers et du programme spécial de construction camerounaises sont plus optimistes et sont en adé-
et de réhabilitation des grands axes routiers et quation avec le DSCE et visent bien la réalisation
ouvrages d’art ; de la vision d’un Cameroun émergent à
• l’amélioration de la production industrielle grâce l’horizon 2035, tandis que celles du FMI sont plus
notamment à celle de l’offre énergétique, des in- modérées avec des risques non négligeables de
fras-tructures de transport et à la poursuite des ac- non atteinte de la vision du Cameroun émergent
tions visant l’assainissement du climat des affaires. à cet horizon.
La réalisation de ces objectifs permettra d’atteindre Toutefois, pour atténuer cet optimisme, les chocs
les niveaux de croissance de 4,9% en 2014, une les plus extrêmes pour la présente analyse de via-
moyenne de 5% entre 2015 et 2016, et un objectif bilité portent sur une baisse continue de 2 points
de 5,7% en 2017. Au delà de cette date et sur les 4 de croissance du PIB, des recettes d’exportation
années suivantes, le taux de croissance pourrait se et budgétaire. Le taux d’escompte utilisé pour la
stabiliser autour de 5,5%. VA de la dette extérieure est de 4% au lieu de 5%
En termes d’endettement, le Gouverne-ment pour- dans les travaux du FMI, (surévaluation de la VA
suivra sa politique de mobilisation des finance- par le Cameroun….)
ments aux moindres coûts et risques. Priorité sera Prenant en compte ces différentes hypothèses, il
donnée autant que possible aux emprunts conces- ressort des différentes analyses ci-après que les
sionnels, mais les ressources non concessionnelles ratios de la dette du Cameroun sur les 10
et disponibles devront être orientées vers les pro- prochaines années et à l’horizon de l’émergence
jets dégageant de forte rentabilité économique (fi- du Cameroun sont viables et que le risque de non
nancière et socioéconomique…). viabili-té de cette dette par le suivi des ratios de
Le Gouvernement poursuivra de ce fait le dévelop- solvabilités sont faibles. Toutefois, des risques de
pement du marché financier domestique à travers non viabilité de la dette suivant les critères de
le recours aux émissions de titres publics sur les liquidités sont à craindre et pourront survenir dès
marchés nationaux, voire sous régionaux. 2014 aux moindres chocs importants sur les
Il visera une absorption régulière des ressources recettes d’exportations et budgétaires.
d’emprunts pour une moyenne de consommation
annuelle équivalente au moins au cinquième des 1. Ratio dette publique sur PIB :
montants engagés et non décaissés, soit un décaisse- Critère de Convergence CEMAC
ment annuel d’environ 400 milliards de FCFA.
A titre de comparaison avec les analyses menées Au 31 Décembre 2013, ce ratio s’établirait à
par les Institutions de Brettons Wood sur la viabi- 16,4%. En cas de chocs extrême précédemment
lité de la dette, il est à relever que, l’encours de la décrit sur le PIB, il se situera à 21,2% et représen-
dette publique analysé par le Cameroun prend en tera le maximum sur la période. En 2015 ce ratio
compte les montants éligibles au C2D pour un s’établira à 18,6% et baissera de 7 points environ
montant d’environ 350 milliards de FCFA, soit en 5 ans. Cette baisse s’explique beaucoup plus par
2,4% du PIB. En fait, pour ces Institutions, le C2D un accroissement plus important du PIB par rap-
est un allégement de dette et son montant ne port à l’encours de la dette.
devrait plus figurer dans le traitement de la dette, Ce ratio a augmenté de 1,4 point par rapport au niveau
bien que les échéances de dette y afférentes soient constaté à la fin du troisième trimestre de l’année 2012.

25
NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

Comparé au seuil critique correspondant au critère Afin de ne pas être en défaut de viabilité de la dette
de convergence sous régionale en matière de niveau par rapport à ce critère, le gouvernement devrait
d’endettement fixé à 70%, il est constaté un écart veiller à ce que la VA de ces nouveaux emprunts
minimum de 48,8% du PIB de l’année 2013, soit ne dépasse pas 4000 milliards de FCFA au 31 dé-
en va-leur un montant de 7000 milliards de FCFA. cembre 2013.
Cet écart représente le niveau d’endettement sup- Cet écart considérable dénote le faible risque de
plémentaire que le Cameroun peut prendre sans non viabilité de la dette par ce critère (VA dette ex-
être en violation du critère de convergence térieure/PIB). Toutefois, des mesures sont à pren-
CEMAC. Toutefois, la prudence devrait rester de dre pour maitriser les conditions des nouveaux
mise dans les termes des nouveaux emprunts et le emprunts dont les termes peuvent rapidement
choix des projets bénéficiaires de ces ressources contribuer à l’augmentation de la valeur actuelle.
pour une réelle capacité d’absorption.

Graphique 4 Evolution du ratio stock Graphique 5: Evolution du ratio VA de la


de la dette/ PIB(%) dette/ PIB(%)

Source : CAA
Source : CAA

2. VA de la dette publique exté- 3. VA de la dette publique


rieure sur le PIB extérieure sur recettes d’expor-
Le ratio de la VA de la dette publique extérieure sur tations des biens et services
le PIB quant à lui se situera à 9,2% au 31 décembre
2013. En cas de chocs extrêmes conduisant à une Dans les conditions actuelles, ce ratio atteindra
baisse de 2 points du PIB en valeur, ce ratio s’éta- 51,8% au 31 décembre 2013. En cas de stress test
blira à 11,6% en 2014 et atteindra 8,9% du PIB en caractérisé par la baisse de 2 point des recettes
2017. En 2023, il est projeté à 5,1%. d’exportations, il se situera à 67,1%, niveau maxi-
Ce ratio est en augmentation de 1,6 point environ mum sur toute la période d’étude.
par rapport au niveau constaté à la fin du troisième En cas de stress test, ce ratio augmentera de plus
trimestre de l’année 2012. de 10 points par rapport au niveau constaté à la
L’écart minimum de ce ratio par rapport au seuil fin du troisième trimestre de l’année 2012.
critique de 30% est de 27,6% en cas de stress test Comparé au seuil critique de 100%, le Gouverne-
correspondant à 4 000 milliards de FCFA de valeur ment dispose d’une marge supplémentaire d’envi-
actuel de la dette. ron 33% des recettes d’exportations en termes de

26
NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

valeur actualisée des nouveaux emprunts, sans 4. VA de la dette publique exté-


risque d’être en situation de non viabilité de la dette
par ce critère. rieure sur recettes budgétaires
En valeur nominale, cette marge correspond à hors dons
environ 872 milliards de FCFA en VA de dette. Au Ce ratio sera à son maximum de 53,4% au 31
moment où de nombreux financements aux condi- décembre 2013. En cas de stress test correspon-
tions de marché sont proposés au Cameroun pour dant à une baisse de deux points des recettes bud-
financer son économie, il conviendrait de veiller à gétaires sur toute la période, il se situera à 69, 2%.
l’amélioration des recettes d’exportation et des En 2014 il se situera à 62%, baissera d’environ 15
réserves de change nécessaires pour faire face au point en 3 ans du fait des recettes importantes en
service future de la dette. Ces niveau de ratios qui 2017 pour se situer autour de 21% en 2023.
pourrait s’établir au dessus de 50% jusqu’en 2017, Ce ratio est en hausse de 6 points en moyenne par
traduire un risque non négligeable de non viabilité rapport au niveau constaté à la fin du troisième
de la dette à cause de ce critères. trimestre de l’année 2012.
Il y a donc lieu de veiller à la qualité des projets bé- L’écart minimal entre ce ratio et le seuil critique de
néficiaires qui en retour devrait contribuer à l’ac- 200%, fait ressortir que le Gouvernement pourrait
croissement de la richesse nationale, mais utiliser encore 131,2% des recettes budgétaires pour
également à l’augmentation des recettes d’exporta- payer le service de sa dette supplémentaire d’un
tion. Afin de pénétrer ces nouveaux marchés des montant de 3300 milliards de FCFA, sans rompre
efforts seront également nécessaires au niveau des la viabilité de sa dette par le biais de ce critère.
normes internationales en matière de fourniture Le graphique ci-après fait ressortir l’évolution de
des produits concurrentiels. ce ratio au cours des 10 prochaines années

Graphique 6: Evolution du ratio VA de la Graphique 7 : Evolution du ratio VA de


dette / exportations de biens et services la dette/ recettes budgétaires

Source : CAA
Source : CAA

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

5. ratios de liquidité Il ressort des deux graphiques que le service de la


L’analyse de la viabilité de la dette par le suivi de la dette sur les recettes exportations atteindra un
liquidité porte sur les ratios du service de la dette maximum de 9,5% en 2015 comparé au seuil cri-
publique totale par rapport aux recettes d’exporta- tique de 15%, tandis que le maximum de ce service
tions de biens et services d’une part, et par rapport par rapport aux recettes budgétaires se situera à
aux recettes budgétaires hors dons d’autres part. 9,4% en 2013 pour un seuil de 18%.
Les évolutions de ces ratios sont présentées dans Mais, en cas de stress test sur la baisse des recettes
les graphiques 8 et 9 ci après. d’exportations et des recettes budgétaires de deux
points par an sur l’ensemble de la période, les
risques de non viabilité de la dette par le suivi de
Graphique 8: Evolution du ratio service de ces critères sont à craindre et sont même élevés.
la dette / exportations de biens et services En effet, des 2014, si les recettes d’exportions ne
suivent pas, ce critère sera en défaut, puisque le ser-
vice de la dette représentera 16,9% desdites re-
cettes, il atteindra 19,7% en 2017, ensuite connaitra
un léger fléchissement entre 2019 et 2021, avant
d’atteindre un pic de 18% en 2022 pour revenir au
niveau du seuil de 15% en 2023
Aussi, le ratio du service de la dette sur les recettes
budgétaires en cas de chocs atteindra 18,4% en
2017, niveau supérieur au seuil critique de 18%.
En définitive, compte tenu des niveaux de ratios de
solvabilité de la dette publique du Cameroun consi-
dérablement bas, les risques de voir la dette
Source : CAA
publique du Cameroun devenir non viable par ces
critères sont très faibles. Les capacités d’absorption
des ressources de dette de l’économie du Cameroun
sont davantage à développer. Avec un rythme de dé-
Graphique 9 : Evolution du ratio service de caissement annuel qui atteindra progressivement le
la dette / recettes budgétaires cap de 350 à 400 milliards de FCFA par an, il fau-
drait encore redoubler d’effort dans la réalisation
des projets structurants porteurs de croissance, pour
absorber plus de 500 milliards de FCFA de dette par
an et maintenir ce rythme sur une longue période.
Le niveau des SEND actuel étant de plus de 2000
milliards de FCFA par an et considérant les nou-
veaux engagements, dont la moyenne annuelle
pourrait se situer à 600 milliards de FCFA, absorber
plus de 3000 milliards en moins de 4 ans relève
d’un véritable défi et appelle un réel engagement
de toutes les parties.
Ainsi, les problèmes de viabilité de la dette sont
Source : CAA pour l’instant loin d’être des problèmes de solvabi-
lité. Les risques de non viabilité de la dette et de

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

non soutenabilité des finances publiques, provien- points pour la période 2010-2012, soit un accrois-
dront plus rapidement des problèmes de liquidité sement de 0.056 point.
que de solvabilité. Il reviendra, en conséquence aux Si ce rythme d’amélioration de la signature de
autorités camerounaises de faire des efforts pour la l’Etat se maintien pour l’année 2013, le Ca-meroun
mise en œuvre d’une véritable stratégie d’endette- pourrait passer du statut des pays à faible perfor-
ment. Il devrait s’en suivre une meilleure gestion mance, ou à faible résultat (en ma-tière des insti-
de la trésorerie, des choix optimaux des ressources tutions et des politiques), à un statut de pays à
d’emprunts et leur affectation aux projets ayant de performances moyennes. Ce reclassement devrait
réelles rentabilités économiques capables de contri- contribuer à voir les seuils de viabilité relevés et
buer aux remboursements de ces ressources. donnera plus de possibilité au Cameroun d’avoir
Seule, la qualité de l’endettement et des dépenses y accès au financement de son économie.
Il ne serait pas superflu de relever que depuis
afférentes garantirait la viabilité de la dette du
quelques années déjà le Cameroun est considéré
Cameroun sur une longue période. Par ailleurs, des
comme un pays à revenu intermédiaire tranche
efforts sur le plan institutionnel sont à maintenir
inferieure si l’on s’en tient au critère de revenu na-
pour une meilleure gouvernance économique et fi- tional par tête. Nombre de bailleurs de fonds,
nancière, notamment celle des finances publiques. fournisseurs des ressources concessionnelles en-
A cet effet, il conviendrait de noter que des progrès visagent de plus en plus la possibilité de laisser le
ont été réalisés jusqu’ici et que, le Cameroun pour- Cameroun recourir également aux ressources non
suit le respect des critères de convergence de la concessionnelles, nécessaires pour le financement
CEMAC, témoignant de ce fait de la bonne qualité de son développement.
de la signature de l’Etat. De même, à l'issue de la Il conviendrait donc de rester en état de veille pour
notation des pays par la Banque Mondiale et la une meilleure utilisation des ressources d’endette-
BAD pour l'année 2012 au titre de la réévaluation ment nécessaires au réel soutien à la croissance
du CPIA, le score du Cameroun est passé de 3,18 économique et indispensable pour la réalisation
en 2011 à 3,75 en 2012, portant la moyenne trien- d’un Cameroun émergent démocratique et uni
nale de 3,19 points la période 2009-2011 à 3,26 dans sa diversité à l’horizon 2035.

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

7. ANNEXES
A.1. Projection de l’encours de la dette publique extérieure existante,
de 2014 à 2023.

Source : CAA

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

A.2. Projection du Service de la dette publique extérieure existante


de 2014 à 2023.

Source : CAA

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

A.3. Projection du Principal de la dette publique extérieure existante


de 2014 à 2023.

Source : CAA

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

A.4. Plan d’Apurement de la dette publique intérieure


de 2014 à 2023.

Source : CAA

A.5. Évolution de quelques agrégats macroéconomiques


(En milliards de FCFA)

CAA/MINFI/MINEPAT

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

8. REACTIONS DES LECTEURS


• Présidence de la République • Ministère des Transports
Services Chargés des Relations J’accuse réception de votre dernière publication
avec les Assemblées sur la « Dette publique et à garantie publique
J’accuse réception de votre document intitulé du Cameroun », édition de mai 2013.
« Dette publique et à garantie publique du Came- Cette publication fait l’objet d’une exploitation
roun, portefeuille au 31 décembre 2012 et viabilité minutieuse par les services compétents de mon
à l’horizon 2032 », et je vous en remercie. Département ministériel.
Ce document constitue à n’en point douter, (é), Pr Robert NKILI, Ministre des Trans-ports
le tableau de bord à consulter régulièrement par les
décideurs pour un endettement public maitrisé de • Ministère des Petites et Moyennes Entreprises,
notre pays. de l’Economie Sociale et de l’Artisanat
Aussi, je profite de l’occasion qui m’est offerte pour J’accuse réception de votre dernière publication
adresser à vous-même, ainsi qu’à vos collabora- intitulée, « Dette publique et à garantie publique
teurs, mes encouragements pour la continuité de du Cameroun, portefeuille au 31 décembre 2012 et
ce travail de veille. viabilité à l’horizon 2032 » et je vous en remercie.
(é), AMADOU Ali, Vice-Premier Ministre, Ministre Délégué à Cette publication présente la politique de gestion de
la Présidence Chargé des Relations avec les Assemblées la dette susdésignée et les éléments de la stratégie
d’endettement au cours de la période 2013-2017.
• Ministère de l’Administration Territoriale (é), Pr Laurent Serge ETOUNDI NGOA,
et de la Décentralisation Ministre des Petites et Moyennes Entreprises,
En accusant réception de la dernière publication de de l’Economie Sociale et de l’Artisanat
votre structure sur l’état de la dette publique et à
garantie publique du Cameroun au 31 décembre • Ministère de la Promotion de la Femme
2012, je vous adresse en retour mes remerciements et de la Famille
ainsi que mes compliments pour la qualité du do- J’accuse réception de votre document intitulé
cument qui participe de la stratégie visant la maî- « Dette publique et à garantie publique du
trise de l’endettement de notre pays. Cameroun, portefeuille au 31 décembre 2012 et
(é), René Emmanuel SADI, Ministre de l’Administration viabilité à l’horizon 2032 ».
Territoriale et de la Décentralisation Aussi voudrais-je vous exprimer ma profonde gra-
titude pour avoir bien voulu mettre à ma disposi-
• Ministère de la Recherche Scientifique tion, cette importante publication qui éclaire
et de l’Innovation l’opinion sur un sujet dont l’intérêt n’est plus
a/s note de conjoncture n°011 à démontrer.
Je vous félicite pour la qualité de votre document et (é), Mme ABENA ONDOUA, née OBAMA Marie Thérèse,
pour la pertinence de vos analyses qui permettent Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille
d’avoir une idée claire et précise de la dette
publique camerounaise. • Ministère des Finances
J’émets le vœu que les conclusions qui s’y dégagent J’accuse bonne réception de votre publication du
soient judicieusement exploitées afin de permettre à mois de mai portant sur la Dette publique et à ga-
rantie publique du Cameroun, portefeuille au 31
notre pays d’être émergent à l’horizon 2035.
(é), Dr Madeleine TCHUENTE Ministre de décembre 2012 et viabilité à l’horizon 2032, et vous
la Recherche Scientifique et de l’Innovation en remercie.
(é), Pierre Titti, Ministre Délégué auprès
du Ministre des Finances

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NOTE DE CONJONCTURE du 3ème trimestre 2013 de la dette publique du Cameroun N°012 - DECEMBRE 2013

• Ministère des Forêts et de la Faune • Université Protestante d’Afrique Centrale


Je tiens à vous marquer mes appréciations pour la Nous accusons réception de votre publication sur
qualité de votre publication intitulée « Dette la dette publique et à garantie publique du Came-
publique et à garantie publique du Cameroun, por- roun. Ce document constitue à coup sûr un
tefeuille au 31 décembre 2012 et viabilité à l’hori- véritable instrument de travail pour nos étudiants
zon 2032 », qui nous éclaire sur l’évolution de la et pour les différents chercheurs qui consultent
dette du Cameroun. notre bibliothèque.
(é), NGOLE Philip NGWESSE, (é), Rév. Pr. BOUBA MBIMA, Recteur
Ministre des Forêts et de la Faune
• Ambassade de Suisse au Cameroun
• Université de Maroua J’accuse réception de la dernière publication de la
J’accuse réception de la dernière publication de la CAA sur l’état de la dette publique du Cameroun
CAA sur l’état de la dette publique et à garantie et vous en remercie.
publique au Cameroun au 31 Décembre 2012. J’en J’aurai grand plaisir à consulter de nouveau ce do-
profite pour vous adresser mes félicitations les plus cument fort intéressant.
sincères, pour la richesse et la valeur de son (é), Urs Berner, Ambassadeur
contenu. En effet, ce document contient des infor-
mations pertinentes et un intérêt particulier tel qu’il • Cameroon Radio Television
per-mettra à notre Institution Universitaire d’en faire J’accuse réception de la dernière publication de
largement usage. Nous sommes informés sur l’évo- votre magazine intitulée «Dette publique et à
lution des opérations de la dette au cours de l’année garantie publique du Cameroun, portefeuille au 31
qui vient de s’écouler, l’état de la coopération entre décembre 2012 et viabilité à l’horizon 2032».
le Cameroun et ses principaux créanciers, notam- Ce document est un véritable outil de travail pour
ment la liste et les caractéristiques de tous les prêts notre Office inexorablement engagé dans la
en vigueur, l’analyse de la viabilité à l’horizon 2032. recherche d’une information crédible, vérifiée et
A toutes ces informations, il faut ajouter les annexes vérifiable. Une information susceptible d’œuvrer
statistiques et un glossaire des termes spécifiques pour la cohésion et le développement de notre
utilisés dans le domaine. Pays et partant de notre jeune Démocratie.
Nous vous renouvelons notre disponible perma- Je vous saurai gré de mettre à notre disposition
nente pour l’atteinte des différents objectifs à quatre exemplaires supplémentaires de ladite
l’horizon 2032. publication.
(é), Professeur AKO Edward Oben, Recteur (é), Amadou VAMOULKE, Directeur Général

• Université de Ngaoundéré
Nous avons le plaisir d’accuser réception de votre
publication sur l’état de la dette publique et à
garantie publique du Cameroun au 31 décembre
2012et nous vous en remercions.
Ce document a été déposé à la bibliothèque univer-
sitaire pour consultation par les enseignants et les
étudiants
(é), Professeur Ibrahima Adamou, pour le
Recteur, le Vice Recteur chargé de la
Recherche, de la Coopération et des Relations avec le
Monde des Entreprises

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