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Partie I – Chapitre 1 – Le sol en géotechnique

LE SOL EN GEOTECHNIQUE

1. Les sols
1.1. Définitions
1.2. Structure des sols
1.3. Définition du modèle élémentaire de sol
2. Propriétés physiques du sol
2.1. Caractéristiques pondérales des sols
2.2. Identification des sols
2.2.1. Les paramètres de nature
2.2.2. Les paramètres d’état
3. Classification
3.1. Classification des LPC
3.2. Classification GTR 1992

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Laurent Briançon 2006 - 2007
Partie I – Chapitre 1 – Le sol en géotechnique

1. LES SOLS

1.1. DEFINITIONS
La roche : formation géologique dont les éléments sont fortement soudés entre eux.

Le sol : formation géologique dont les éléments ont des liaisons nulles (sable, gravier) ou
faibles (limon, argile) entre eux.

Les sols proviennent des roches, selon le mode d’altération le sol résultant peut se présenter
sous différente nature, ils s’obtiennent par :
- désagrégation physique et mécanique essentiellement dû au climat : graviers, sables et
limons,
- décomposition physico-chimique due à l’hydrolyse de certains minéraux dans le cas
de roches magmatiques et métamorphiques ou à par dissolution des calcaires sous
l’action d’eaux chargées en CO2 dans le cas des roches sédimentaires : argiles.

Un sol peut aussi contenir des matières organiques (tourbe, vase).

Dans les cas les plus généraux un sol peut contenir des fragments de roche, des particules
d’argile et des matières organiques. Les vides entre ces différents éléments, généralement
appelés pores ou interstices sont remplis d’eau et d’air.
Si les vides ne contiennent pas d’eau, le sol est sec ( pratiquement impossible sur site), si tous
les vides sont remplis d’eau le sol est saturé (sol sous la nappe), si les vides sont remplis d’eau
et d’air le sol est non saturé.

Le sol est constitué de trois phases :


- solide : assemblage de particules solides minérales et/ou organiques,
- liquide : sous différentes formes,
- gazeuse : air, vapeur d’eau.

1.2. STRUCTURE DES SOLS


Le squelette du sol est un assemblage des particules de sol minérales et/ou organiques. On
peut adopter une première classification qui permet de séparer les sols en 2 grandes familles ;
les sols grenus, les plus grossiers, des sols fins, les plus petits, avec comme coupure : 60 µm.
Le tableau 1 présente les différents types de sols en fonction du diamètre moyen de leurs
particules.

Les argiles sont d’abord définies, comme on vient de le voir, par rapport à la taille des
particules inférieures à 2µm, mais il est nécessaire de développer quelques notions de
microstructure des argiles pour mieux comprendre leur comportement, complexe,
macroscopique.

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Type de sol Diamètre des particules


Constituants
Sols Blocs et cailloux d > 60 mm
éboulis de pente, alluvions
grenus grossières, moraine
Graviers 2 mm < d < 60 mm sédiments détritiques
généralement formés de
plusieurs minéraux
Sables 60 µm < d < 2 mm sédiments détritiques
généralement formés d’un seul
minéral
Sols fins Limons 2 µm < d < 60 µm mélange de grains très fins de
sable, mêlés en général à des
particules argileuses
Argiles d < 2 µm altération physico-chimique de
certains minéraux des roches
Tableau 1. Différents types de sols en fonction du diamètre moyen de leurs particules

Les argiles sont composées d’alumino-silicates hydratés associés à un ou plusieurs cations Ca,
Na, Mg, K, Fe, lesquels tapissent la surface des grains solides.
Les grains solides ont une forme de plaquette. Ils sont formés par un empilement de feuillets
(composés d’une superposition de couches octaédriques et tétraédriques constituées par un
maillage d’ions Si, O, OH, Al et Mg) :
- les feuillets 1/1 (Figure 1a) sont formés d’une couche tétraédrique et d’une couche
octaédrique (kaolinite),
- les feuillets 2/1 (Figure 1b) sont formés d’une couche octaédrique entourée de deux
couches tétraédriques (illites, smectites).

Si
Al
0,72 nm
Al 0,96 nm
Si Si

Figure 1a. Schéma d’un feuillet 1/1 Figure 1b. Schéma d’un feuillet 2/1

Les liaisons entre les couches composant les feuillets sont très rigides. Les feuillets ne sont
pas électriquement neutres. La présence entre les feuillets de divers cations permet de
neutraliser la charge globale. En présence d’eau, ces ions s’hydratent et le diamètre d’un ion
hydraté est très supérieur à celui d’un ion anhydre. Après hydratation, ces ions ne disposent
plus d’un espace suffisant pour former une seule couche à la surface de la plaquette d’argile.
Ils se répartissent une épaisseur atteignant 400 Å (on parle de double couche électronique).
Ainsi il se crée autour du grain solide une pellicule d’eau dite eau absorbée, dont les
propriétés sont très différentes de celles de l’eau libre.

Le tableau 2 présente les principales familles d’argile et leurs caractéristiques.

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Noms Feuillets Nombre de Dimension d’une Surface


élémentaires feuillets par particule l x e spécifique
particule (µm x µm) (m²/g)

Kaolinite 100 – 150 1 x 0,1 20 - 70

Illite 10 0,3 x 0,01 10 - 40

Montmorillonite 1 0,1 x 0,01 100

Tableau 2. Principales familles d’argile et leurs caractéristiques

1.3. DEFINITION DU MODELE ELEMENTAIRE DE SOL


Un sol étant composé de grains solides, d’eau et d’air, on peut, mentalement, rassembler
chaque phase en un volume partiel unique de section unité (Figure 2). Les notations suivantes
sont adoptées :
m : masse totale du sol,
ma : masse de l'air
mw : masse de l'eau
ms : masse des grains
V : volume total du sol
Va : volume de l'air
Vw : volume de l'eau
Vs : volume des particules solides
Vv : volume des vides

Figure 2. Schématisation d’un échantillon intact

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2. PROPRIETES PHYSIQUES DU SOL

2.1. CARACTERISTIQUES PONDERALES DES SOLS


Les différentes masses volumiques (resp. poids volumiques) sont présentées dans le tableau 3
(resp. tableau 4).

Masses volumiques (Mg/m3) Notation Expression


du sol (ou apparent) ρ m/V
des particules solides ρs ms / Vs
du sol sec ρd ms / V
de l’eau ρw mw / Vw
du sol saturé ρsat (ms + mw) / V *
du sol déjaugé ρ’ ρ - ρw
* avec Va = 0 (sol saturé)
Tableau 3. Masses volumiques

Pour obtenir les poids volumiques, nous multiplions les masses par l'accélération de la
pesanteur g =9,81m/s2 pour ce qui nous concerne γ = ρg. Pour simplifier les calculs, on
prendra généralement g = 10m/s2. On exprimera les forces volumiques en kN/m3.

Poids volumiques (kN//m3) Notation Expression


du sol (ou apparent) γ P/V
des particules solides γs Ps / Vs
du sol sec γd Ps / V
de l’eau γw Pw / Vw
du sol saturé γsat (Ps + Pw) / V *
du sol déjaugé γ’ γ - γw
* avec Va = 0 (sol saturé)
Tableau 4. Poids volumiques

On définit d’autres paramètres pour caractériser l’état d’un sol (Tableau 5)

Autres caractéristiques Notation Expression


Teneur en eau w (Pw / Ps).100
Indice des vides e (Va + Vw) / Vs
Porosité n (Va + Vw) / V
Degrés de saturation Sr (Vw / Vv).100
Tableau 5. Caractéristiques des sols

L'indice des vides peut être supérieur à 1, par contre la porosité est toujours inférieure à 1. La
teneur en eau peut être supérieure à 1, le degré de saturation est compris entre 0 (sol sec) et
100% (sol saturé). Tous ces paramètres sont liés par des formules que l’on peut apprendre
(Tableau 6) ou retrouver à l’aide du modèle élémentaire (Figure 2).

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Tableau 6. Formules reliant les principaux paramètres


(d’après Philipponnat et Hubert, 2002)

Tableau 7. Propriétés physiques des principales familles de sol et d’une tourbe


(d’après Giroud 1967)
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Le tableau 7 présente les Propriétés physiques des principales familles de sol et d’une tourbe
(d’après Giroud 1967)

2.2. IDENTIFICATION DES SOLS


Les paramètres de nature : ils se rapportent aux caractéristiques intrinsèques d’un sol :
- les paramètres de granularité,
- l’argilosité,
- les limites d’Atterberg,
- les constituants minéraux et organiques,
- ρs, emin et emax…
Ils ne varient pratiquement pas dans le temps à l'échelle de la durée de vie des ouvrages.

Les paramètres d’état : ils dépendent de l’état du sol et déterminent en un instant donné la
répartition entre les trois phases :
- la teneur en eau,
- l’indice des vides,
- la porosité,
- la teneur en eau de saturation…
Ces paramètres donnent des indications précieuses sur le comportement du sol soumis aux
sollicitations des ouvrages à construire
2.2.1. LES PARAMETRES DE NATURE
2.2.1.1. La granularité
La granularité d’un sol est la détermination de la répartition des grains en fonction de leurs
dimensions :
- par tamisage (NF P94-056) pour les éléments > 80 µm,
- par sédimentation (NF P94-057) pour les éléments < 80 µm.

La granularité est exprimée par une courbe granulométrique qui donne la répartition de la
dimension moyenne des grains, exprimée sous forme de pourcentage du poids total du
matériau.
Cette courbe est tracée dans des axes semi-logarithmiques : les tamisats cumulés (% du poids
de matériau total) en fonction du logarithme de la dimension des ouvertures des tamis en
valeurs croissantes.
Pour les éléments fins (1µm< sol < 80 µm), le diamètre des particules est déterminé à partir
de la vitesse de sédimentation (loi de Stockes).

A partir de la courbe granulométrique, on détermine en particulier :


- la dimension des plus gros éléments dmax,
- le pourcentage des tamisats à 2 mm et à 80 µm,
- le facteur d’uniformité de Hazen Cu = d60 / d10,
- le facteur de courbure Cc = (d30)² / (d10.d60),
- le diamètre efficace d10.

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1. alluvions de sables et graviers 2. arène granitique 3. sable de Fontainebleau


4. limon argileux 5. argile limoneuse 6. argile pratiquement pure (bentonite)
Figure 3. Courbe granulométrique d’un sol (d’après Philipponnat et Hubert, 2002)

2.2.1.2. L’argilosité
Plusieurs essais de laboratoire permettent de caractériser la fraction argileuse d’un sol :
- la valeur au bleu (NF P94-068),
- l’équivalent de sable (NF P18-598),
- l’essai de consistance (limites d’Atterberg – NF P94-051).

La valeur au bleu
La valeur de bleu permet de mesurer indirectement la surface spécifique des grains solides par
absorption d’une solution de bleu de méthylène jusqu’à saturation.
Le résultat, VBS, s’exprime en grammes de bleu pour 100 g de sol. La VBS s’applique à tous
les sols.

L’équivalent de sable
Cet essai permet de caractériser les sols sableux contenant très peu de particules fines (sols de
terrassement).
L’équivalent de sable ES varie entre 10 et 100 :
- un ES de 100 correspond à un sol qui ne contient ni argile ni limon,
- la valeur de l’ES chute très rapidement dès qu’il y a un faible pourcentage de limon et
d’argile dans un sol pulvérulent.

L’essai de consistance
Les argiles ont la propriété d’absorber de très grandes quantités d’eau ou de se dessécher.
Lorsqu’une argile est malaxée à de grandes quantités d’eau, elle finit par se transformer en
boue : l’argile a un comportement liquide. Au contraire, si l’argile est suffisamment
desséchée, les grains sont très resserrés : l’argile a un comportement solide. Entre ces deux
états limites, l’argile est malléable : elle a un comportement plastique.

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Les limites d’Atterberg ont pour but de définir les états d’humidité correspondant aux limites
entre ces trois états (Figure 4).

Figure 4. Trois états d’une argile en fonction de sa teneur en eau

La mesure des limites d’Atterberg se fait par la méthode de la coupelle de Casagrande et du


rouleau (NF P 94-051) et au cône (NF P 94-052).

On définit le domaine de plasticité d’une argile par son indice de plasticité Ip :


Ip = wL – wP

L’activité d’une argile Ac est définie comme suit : Ac = Ip / C2


Cette activité est variable selon argile :
- Kaolinite : Ac = 0,38 ;
- Illite : Ac = 0,9 ;
- Montmorillonite : Ac = 7,2.
2.2.1.3. La masse volumique des particules solides
La détermination de la masse volumique des particules ρs (NF P 94-054) se fait dans un
appareil appelé pycnomètre. Une masse connue de sol séché à l'étuve ms est introduite dans
un petit ballon appelé pycnomètre contenant de l'eau distillée. On mesure le volume d'eau
déplacé par les grains vs après avoir supprimé toutes les bulles d'air.
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Pour la majorité des sols : 26 kN/m <γS<28kN/m
2.2.1.4. Constituants minéraux
La teneur pondérale en carbonates d’un sol est le rapport entre la masse de carbonate contenue
dans ce sol à sa masse sèche totale.
L’essai se réalise au calcimètre Dietrich-Fruhling.
La détermination se fait par décomposition du carbonate de calcium (CaCO3) contenu dans le
sol par l’acide chlorhydrique.
L’acide étant en excès dans la réaction, le volume de gaz carbonique (CO2) dégagé est
proportionnel à la quantité de CaCO3 contenu dans l’échantillon.
2.2.1.5. Constituants organiques
La teneur en matière organique MO est le quotient entre la masse de matières organiques
contenues dans un échantillon de sol par la masse totale. Sa détermination se fait soit par une
méthode chimique soit par calcination.

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2.2.2. LES PARAMETRES D’ETAT


2.2.2.1. La teneur en eau w
La teneur en eau pondérale w se détermine généralement au laboratoire (Figure 5) par passage
à l'étuve à 105°C (NF P 94-050). Elle peut se faire aussi bien sur les sols grenus que sur les
sols fins, sur des échantillons intacts, remaniés, reconstitués.
C’est le rapport de la masse d’eau évaporée mw sur la masse des grains solides md.
w = mw / md

Etuve (105 °C)


mh md
mw = mh - md
w = mw / md
Figure 5. Détermination de la teneur en eau
2.2.2.2. Indice de consistance
L'indice de consistance d'un sol fin est défini par :
wl − w
Ic =
wl − w p
Le tableau 8 fournit les appellations recommandées pour désigner l’état d’un sol argileux.
<0 0 0,25 0,5 0,75 1 >1

IC

Consistance Liquide Très molle Molle Ferme Très ferme Dure

Tableau 8. Etat d’un sol en fonction de sa teneur en eau

2.2.2.3. Indice de liquidité


w − wp
L’indice de liquidité d'un sol fin est défini par : Il =
wl − w p

2.2.2.4. Compacité d’un sol grenu


La compacité d’un sol grenu est définie par l’indice de densité ID = (emax - e) / (emax - emin)

3. CLASSIFICATION
Il existe plusieurs classifications des sols, elles regroupent les sols qui ont une nature, un état,
un comportement similaires par rapport à une application géotechnique particulière. Nous
présenterons la classification des LPC et la classification des sols pour la réalisation des
remblais et des couches de forme (GTR 1992). La classification des LPC qui est une
adaptation de la classification U.S.C.S (Etats-Unis), elle est donnée à titre indicatif, elle n'est
pas normalisée et n'a pas d'application particulière.

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3.1. CLASSIFICATION DES LPC


Elle est basée d'une part sur l'analyse granulométrique pour les sols à matrice grossière et
d'autre part sur les limites d'Atterberg pour les sols à matrice fine ou pour la partie fine des
sols grenus.

Symboles
Définitions Conditions Appellations
L.P.C.
CU = D60 < 4
D10
Grave propre bien
Moins de 5% Gb et
graduée
Plus de 50% d’éléments < 1 < CC = (D30)² < 3
des éléments > 80µm D10 . D60
Graves
80µm ont un Une des conditions de Gb Grave propre mal
Gm
diamètre > 2mm non satisfaite graduée
Plus de 12% GL Limites d’Atterberg au-dessous de A Grave limoneuse
d’éléments <
GA Limites d’Atterberg au-dessus de A Grave argileuse
80µm
CU = D60 > 6
D10
Sable propre bien
Moins de 5% Sb et
gradué
Plus de 50% d’éléments < 1 < CC = (D30)² < 3
des éléments > 80µm D10 . D60
Sables
80µm ont un Une des conditions de Sb Sable propre mal
Sm
diamètre > 2mm non satisfaite gradué
Plus de 12% SL Limites d’Atterberg au-dessous de A Sable limoneux
d’éléments <
SA Limites d’Atterberg au-dessus de A Sable argileux
80µm
Si 5% d’éléments < 80µm < 12%, on utilise un double symbole

Tableau 9. Classification des sols grenus en laboratoire (plus de 50% des éléments >
80µm)

Figure 6. Classification des sols fins

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3.2. CLASSIFICATION GTR 1992


Elle est basée sur l'analyse granulométrique, les limites d'Atterberg, la VBS et l'équivalent de
sable ES. En particulier, l'argilosité est mesurée, soit par l'Ip, soit par la VBS.
Les sols sont classés A, B, C, D, les sols ayant une teneur en matières organiques supérieure à
3% sont classés en F.
Le tableau ci-dessous donne les classes A (Tableau 10) et B (Tableau 11).

CLASSE A : SOLS FINS


Paramètres de nature Paramètres de nature
Premier niveau de Classe Deuxième niveau de Sous classe fonction de la nature
classification classification
A1
Limons peu plastiques,
lœss,
VBS ≤ 2,5 ou IP ≤ 12
silts alluvionnaires,
sables fins peu pollués,
arènes peu plastiques…
Dmax ≤ 50mn A2
A
Sables fins argileux,
et 12 ≤ IP ≤ 25 ou 2,5 < VBS ≤ 6 limons,
argiles et marnes peu plastiques,
Sols fins
tamisat à 80µm > 35% arènes…
A3
25 ≤ IP ≤ 40 ou 6 < VBS ≤ 8 Argiles et argiles marneuses,
limons très plastiques…
A4
IP > 40 ou VBS > 8 Argiles et argiles marneuses,
très plastiques
Tableau 10. Classification GTR 1992 pour les sol de classe A

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CLASSE B : SOLS SABLEUX & GRAVELEUX AVEC FINES


Paramètres de
Paramètres de nature
nature Sous classe fonction de la
Classe Deuxième niveau de
Premier niveau de nature
classification
classification
tamisat à 80µm ≤ 12%
tamisat à 2mm > 70%
B1
0,1 ≤ VBS ≤ 0,2 Sables silteux…
ou
ES > 35
tamisat à 80µm ≤ 12%
tamisat à 2mm > 70% B2
VBS > 0,2 Sables argileux (peu argileux)
ou
ES ≤ 35
tamisat à 80µm ≤ 12%
Dmax ≤ 50mm B tamisat à 2mm > 70%
B3
0,1 ≤ VBS ≤ 0,2 Graves silteuses…
et ou
Sols sableux ES > 25
tamisat à 80µm ≤ et graveleux tamisat à 80µm ≤ 12%
35% avec fines tamisat à 2mm > 70% B4
VBS > 0,2 Graves argileuses (peu
ou argileuses)…
ES > 25
12% < tamisat à 80µm ≤ 35%
VBS ≤ 1,5 B5
ou Sables et graves très silteux…
IP ≤ 12
12% < tamisat à 80µm ≤ 35%
B6
VBS > 1,5
Sables et graves argileux à très
ou
argileux
IP > 12
Tableau 11. Classification GTR 1992 pour les sol de classe B

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