Vous êtes sur la page 1sur 36

SPÉCIFICATION ISO/TS

TECHNIQUE 17892-4

Première édition
2004-10-15

Reconnaissance et essais
géotechniques — Essais de sol au
laboratoire —
Partie 4:
Détermination de la granulométrie
Geotechnical investigation and testing — Laboratory testing of soil —
Part 4: Determination of particle size distribution

Numéro de référence
ISO/TS 17892-4:2004(F)

© ISO 2004
ISO/TS 17892-4:2004(F)

PDF – Exonération de responsabilité


Le présent fichier PDF peut contenir des polices de caractères intégrées. Conformément aux conditions de licence d'Adobe, ce fichier
peut être imprimé ou visualisé, mais ne doit pas être modifié à moins que l'ordinateur employé à cet effet ne bénéficie d'une licence
autorisant l'utilisation de ces polices et que celles-ci y soient installées. Lors du téléchargement de ce fichier, les parties concernées
acceptent de fait la responsabilité de ne pas enfreindre les conditions de licence d'Adobe. Le Secrétariat central de l'ISO décline toute
responsabilité en la matière.
Adobe est une marque déposée d'Adobe Systems Incorporated.
Les détails relatifs aux produits logiciels utilisés pour la création du présent fichier PDF sont disponibles dans la rubrique General Info
du fichier; les paramètres de création PDF ont été optimisés pour l'impression. Toutes les mesures ont été prises pour garantir
l'exploitation de ce fichier par les comités membres de l'ISO. Dans le cas peu probable où surviendrait un problème d'utilisation,
veuillez en informer le Secrétariat central à l'adresse donnée ci-dessous.

© ISO 2004
Droits de reproduction réservés. Sauf prescription différente, aucune partie de cette publication ne peut être reproduite ni utilisée sous
quelque forme que ce soit et par aucun procédé, électronique ou mécanique, y compris la photocopie et les microfilms, sans l'accord écrit
de l'ISO à l'adresse ci-après ou du comité membre de l'ISO dans le pays du demandeur.
ISO copyright office
Case postale 56 • CH-1211 Geneva 20
Tel. + 41 22 749 01 11
Fax. + 41 22 749 09 47
E-mail copyright@iso.org
Web www.iso.org
Publié en Suisse

ii © ISO 2004 – Tous droits réservés


ISO/TS 17892-4:2004(F)

Avant-propos
L'ISO (Organisation internationale de normalisation) est une fédération mondiale d'organismes nationaux de
normalisation (comités membres de l'ISO). L'élaboration des Normes internationales est en général confiée
aux comités techniques de l'ISO. Chaque comité membre intéressé par une étude a le droit de faire partie du
comité technique créé à cet effet. Les organisations internationales, gouvernementales et non
gouvernementales, en liaison avec l'ISO participent également aux travaux. L'ISO collabore étroitement avec
la Commission électrotechnique internationale (CEI) en ce qui concerne la normalisation électrotechnique.

Les Normes internationales sont rédigées conformément aux règles données dans les Directives ISO/CEI,
Partie 2.

La tâche principale des comités techniques est d'élaborer les Normes internationales. Les projets de Normes
internationales adoptés par les comités techniques sont soumis aux comités membres pour vote. Leur
publication comme Normes internationales requiert l'approbation de 75 % au moins des comités membres
votants.

Dans d'autres circonstances, en particulier lorsqu'il existe une demande urgente du marché, un comité
technique peut décider de publier d'autres types de documents normatifs:

— une Spécification publiquement disponible ISO (ISO/PAS) représente un accord entre les experts dans
un groupe de travail ISO et est acceptée pour publication si elle est approuvée par plus de 50 % des
membres votants du comité dont relève le groupe de travail;

— une Spécification technique ISO (ISO/TS) représente un accord entre les membres d'un comité technique
et est acceptée pour publication si elle est approuvée par 2/3 des membres votants du comité.

Une ISO/PAS ou ISO/TS fait l'objet d'un examen après trois ans afin de décider si elle est confirmée pour trois
nouvelles années, révisée pour devenir une Norme internationale, ou annulée. Lorsqu'une ISO/PAS ou
ISO/TS a été confirmée, elle fait l'objet d'un nouvel examen après trois ans qui décidera soit de sa
transformation en Norme internationale soit de son annulation.

L'attention est appelée sur le fait que certains des éléments du présent document peuvent faire l'objet de
droits de propriété intellectuelle ou de droits analogues. L'ISO ne saurait être tenue pour responsable de ne
pas avoir identifié de tels droits de propriété et averti de leur existence.

L'ISO/TS 17892-4 a été élaborée par le Comité européen de normalisation (CEN) en collaboration avec le
comité technique ISO/TC 182, Géotechnique, sous-comité SC 1, Recherches et essais géotechniques,
conformément à l'Accord de coopération technique entre l'ISO et le CEN (Accord de Vienne).

Tout au long du texte du présent document, lire «… la présente prénorme européenne …» avec le sens de
«… la présente Spécification technique …».

L'ISO/TS 17892 comprend les parties suivantes, présentées sous le titre général Reconnaissance et essais
géotechniques — Essais de sol au laboratoire:

— Partie 1: Détermination de la teneur en eau

— Partie 2: Détermination de la masse volumique d'un sol fin

— Partie 3: Détermination de la masse volumique des grains — Méthode du pycnomètre

— Partie 4: Détermination de la granulométrie

— Partie 5: Essai à l'oedomètre sur sol saturé

© ISO 2004 – Tous droits réservés iii


ISO/TS 17892-4:2004(F)

— Partie 6: Essai au cône

— Partie 7: Essai de compression simple sur sol cohérent

— Partie 8: Essai triaxial non consolidé non drainé

— Partie 9: Essai triaxial consolidé sur sol saturé

— Partie 10: Essai de cisaillement direct

— Partie 11: Détermination de la perméabilité au perméamètre à charge constante ou variable

— Partie 12: Détermination des limites d'Atterberg

iv © ISO 2004 – Tous droits réservés


ISO/TS 17892-4:2004(F)

Sommaire Page

Avant-propos ..............................................................................................................................................vii
Introduction................................................................................................................................................viii
1 Domaine d’application .....................................................................................................................1
2 Références normatives ....................................................................................................................1
3 Termes et définitions........................................................................................................................2
4 Appareillage......................................................................................................................................2
4.1 Généralités........................................................................................................................................2
4.2 Tamisage ..........................................................................................................................................3
4.3 Méthode du densimètre ...................................................................................................................4
4.4 Méthode de la pipette.......................................................................................................................4
4.5 Réactifs .............................................................................................................................................6
5 Procédures d’essai...........................................................................................................................6
5.1 Sélection de la méthode d’essai ......................................................................................................6
5.2 Tamisage ..........................................................................................................................................7
5.3 Analyse au densimètre...................................................................................................................12
5.4 Méthode de la pipette.....................................................................................................................16
6 Résultats d’essais ..........................................................................................................................18
6.1 Tamisage ........................................................................................................................................18
6.2 Densimètre......................................................................................................................................18
6.3 Méthode de la pipette.....................................................................................................................21
7 Rapport d’essai ..............................................................................................................................22
Annexe A (informative) Étalonnage du densimètre..................................................................................23
A.1 Étalonnage du volume ...................................................................................................................23
A.2 Étalonnage de l’échelle ..................................................................................................................23
A.3 Correction due au ménisque..........................................................................................................24
A.4 Correction due à la température ....................................................................................................25
A.5 Correction due à l’agent dispersant ..............................................................................................25
A.6 Tube cylindrique de sédimentation ...............................................................................................25
Annexe B (informative) Prétraitement en présence de matière organique et de carbonates.................26
B.1 Prétraitement en présence de matière organique.........................................................................26
B.2 Prétraitement en présence de carbonates ....................................................................................26
B.3 Étape finale du prétraitement.........................................................................................................26
Bibliographie...............................................................................................................................................27

Tableaux

Tableau 1 — Masses minimales requises pour le tamisage, en fonction du diamètre des


particules D90 ................................................................................................................................................9
Tableau 2 — Masses maximales de sol retenues sur chaque tamis ........................................................11
Tableau 3 — Masse sèche d’une éprouvette de sol pour l’essai de sédimentation ................................14
Tableau 4 — Profondeur d’insertion de la pipette.....................................................................................17
Tableau 5 — Viscosité dynamique de l’eau ...............................................................................................20
Tableau A.1 — Correction due à la température........................................................................................25

© ISO 2004 – Tous droits réservés v


ISO/TS 17892-4:2004(F)

Figures

Figure 1 — Exemple de configuration de pipette........................................................................................ 5


Figure 2 — Mode opératoire pour le tamisage............................................................................................ 9
Figure 3 — Mode opératoire général pour la sédimentation .................................................................... 13
Figure 4 — Exemple de résultats d’une distribution granulométrique des particules............................ 22
Figure A.1 — Exemple d’étalonnage de l’échelle du densimètre............................................................. 24

vi © ISO 2004 – Tous droits réservés


ISO/TS 17892-4:2004(F)

Avant-propos

Le présent document CEN ISO/TS 17892-4:2004 a été élaboré par le Comité Technique CEN/TC 341
“Reconnaissance et essais géotechniques”, dont le secrétariat est tenu par DIN, en collaboration avec le
Comité Technique ISO/TC 182 “Géotechnique”.

Selon le Règlement Intérieur du CEN/CENELEC, les instituts de normalisation nationaux des pays suivants
sont tenus d’annoncer cette Spécification technique : Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Danemark,
Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg,
Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie,
Suède et Suisse.

CEN ISO/TS 17892 comporte plusieurs parties, sous le titre général «Reconnaissance et essais
géotechniques — Essai de laboratoire sur les sols» :

 Partie 1 : Détermination de la teneur en eau

 Partie 2 : Détermination de la masse volumique d’un sol fin

 Partie 3 : Détermination de la masse volumique des particules solides — Méthode du pycnomètre

 Partie 4 : Détermination de la distribution granulométrique des particules

 Partie 5 : Essai de chargement par paliers à l’œdomètre

 Partie 6 : Essai de pénétration de cône

 Partie 7 : Essai de compression uniaxiale sur des sols fins

 Partie 8 : Essai triaxial non consolidé et non drainé

 Partie 9 : Essai en compression à l'appareil triaxial sur des sols saturés consolidés

 Partie 10 : Essais de cisaillement direct

 Partie 11 : Essais de perméabilité à charge variable décroissante

 Partie 12 : Détermination des limites Atterberg

© ISO 2004 – Tous droits réservés vii


ISO/TS 17892-4:2004(F)

Introduction

Le présent document couvre des sujets n’ayant jusqu’alors pas été normalisés au niveau international dans le
domaine de la géotechnique. L’objectif du document est de présenter la pratique généralement appliquée
dans le monde entier et il n’est pas indiqué les différences significatives avec les documents nationaux. Il
s’appuie sur la pratique internationale (voir [1]).

viii © ISO 2004 – Tous droits réservés


ISO/TS 17892-4:2004(F)

1 Domaine d’application

Le présent document décrit des méthodes pour la détermination de la distribution granulométrique des
particules d’échantillons de sol.

La distribution granulométrique des particules est l’une des caractéristiques physiques les plus importantes
pour la description d’un sol. La classification des sols est essentiellement basée sur elle. En outre, de
nombreuses propriétés géotechniques et hydrogéologiques sont liées à la distribution granulométrique des
particules.

La distribution granulométrique des particules fournit une description du sol basée sur la subdivision en
classes discrètes des dimensions des particules. La dimension de chacune de ces classes peut être
déterminée par tamisage et/ou sédimentation. Le tamisage est applicable aux sols contenant moins de 10 %
de fines. Les sols contenant plus de 10 % de fines peuvent être analysés en combinant tamisage et
sédimentation.

Le tamisage est un procédé par lequel le sol est séparé en classes de dimension des particules au moyen de
tamis d’essai. La sédimentation est un procédé dans lequel le sol est mis en suspension dans un liquide. La
différence des vitesses de dépôt permet de séparer les particules en classes de dimension différente. Deux
méthodes de sédimentation sont décrites : la méthode du densimètre et celle de la pipette.

Les méthodes décrites dans ce document peuvent être appliquées à tous les sols non cimentés dont les
particules ont une dimension inférieure à 125 mm.

En fonction du but poursuivi par l’analyse granulométrique, un prétraitement ou une correction peuvent
s’avérer nécessaires pour les carbonates de calcium, les sels dissous et/ou la matière organique. Il convient
de signaler l’utilisation de ces méthodes dans le rapport d’essai.

Les méthodes modernes utilisant les rayons X, un faisceau laser, le mesurage de la masse volumique et le
comptage des particules ne sont pas prises en considération dans le présent document.

2 Références normatives

Les documents de référence suivants sont indispensables pour l’application du présent document. Pour les
références datées, seule l’édition citée s’applique. Pour les références non datées, la dernière édition du
document de référence (y compris les amendements) s’applique.

CEN ISO/TS 17892-1, Reconnaissance et essais géotechniques — Essais de laboratoire sur les sols —
Partie 1 : Détermination de la teneur en eau. (ISO/TS 17892-1:2004)

CEN ISO/TS 17892-3, Reconnaissance et essais géotechniques — Essais de laboratoire sur les sols —
Partie 3 : Détermination de la masse volumique des particules solides — Méthode du pycnomètre.
(ISO/TS 17892-3:2004).

ISO 565, Tamis de contrôle — Tissus métalliques, tôles métalliques perforées et feuilles électroformées —
Dimensions nominales des ouvertures.

ISO 3310-1, Tamis de contrôle — Exigences techniques et vérifications — Partie 1 : Tamis de contrôle en
tissus métalliques.

ISO 3310-2, Tamis de contrôle — Exigences techniques et vérifications — Partie 2 : Tamis de contrôle en
tôles métalliques perforées.

© ISO 2004 – Tous droits réservés 1


ISO/TS 17892-4:2004(F)

3 Termes et définitions

Pour les besoins du présent document, les termes et définitions suivants s’appliquent.

3.1
granularité
pourcentage massique des différentes classes granulométriques présentes dans un sol particulier

3.2
diamètre équivalent
diamètre d’un grain calculé sur la base des résultats de sédimentation en appliquant la loi de Stokes et en
prenant pour hypothèse que les particules sont sphériques

3.3
sols grenus non cohérents
sols comprenant du gravier et/ou du sable avec moins de 10 % de fines, et ne présentant pratiquement pas
de cohésion

NOTE La teneur en fines est mesurée uniquement quantitativement, à partir de la différence après lavage du
matériau.

3.4
sols fins
sols contenant plus de 10 % de fines, quelquefois avec du sable mais avec très peu ou pas de gravier. Cette
catégorie inclut des sols cohérents ou non

3.5
sols mixtes
sols contenant du gravier, du sable et plus de 10 % de fines

NOTE Selon le pourcentage d’argile, ces sols peuvent être cohérents ou non.

3.6
fines
particules passant au travers du tamis de 0,063 mm

3.7
D90
la plus petite ouverture d’un tamis au travers duquel passent 90 % ou plus des particules

4 Appareillage

4.1 Généralités

4.1.1 Balances

Les balances doivent avoir une exactitude de 0,3 % et une résolution de 0,1 % de la masse sèche totale de
l’éprouvette.

4.1.2 Étuves

Les étuves doivent être capables de maintenir une température de 105 °C ± 5 °C et 50 °C ± 5 °C.

4.1.3 Dessiccateur

Le dessiccateur doit contenir du gel de silice anhydre.

2 © ISO 2004 – Tous droits réservés


ISO/TS 17892-4:2004(F)

AVERTISSEMENT — Le traditionnel gel de silicate virant au bleu contient du chlorure de cobalt qui a
été classé comme potentiellement cancérigène en cas d’inhalation par la directive européenne
EU Directive 98/98EC.

4.1.4 Cristallisoir

Le cristallisoir doit être en porcelaine ou en métal inoxydable, et d’une contenance minimale de 100 ml.

4.1.5 Tamis

Les tamis, avec les fonds de tamis, doivent comprendre un tamis de 0,063 mm, convenablement renforcé
pour un usage comme tamis de lavage, et un tamis de 2,0 mm.

4.2 Tamisage

4.2.1 Tamis d’essai

Des tamis d’essai en tissu métallique ou en tôle métallique perforée conformes à l’ISO 565 et ISO 3310, avec
des fonds de tamis appropriés doivent être utilisés.

Il convient d’utiliser des tamis d’essai dont les ouvertures couvrent le domaine du sol soumis à essai, mais il
est recommandé d’utiliser au moins 12 tamis dans la gamme complète 125 mm à 0,063 mm. En ce qui
concerne le tamis d’essai le plus fin, il convient d’utiliser un tamis présentant une ouverture de 0,063 mm. Le
nombre de tamis utilisés doit être suffisant pour éviter toute discontinuité détectable dans la courbe
granulométrique. Il convient de contrôler visuellement les tamis d’essai avant chaque utilisation.

4.2.2 Appareillage accessoire

L’appareillage accessoire doit être composé des éléments suivants :

 bacs inoxydables ;

 grand bac ou seau résistant à la corrosion ou en plastique ;

 pelle ;

 brosses à tamis ;

 tuyau en caoutchouc ;

 bécher cylindrique de 800 ml ou plus ;

 échantillonneur (éventuellement) ;

 tamiseuse mécanique (éventuellement).

© ISO 2004 – Tous droits réservés 3


ISO/TS 17892-4:2004(F)

4.3 Méthode du densimètre

4.3.1 Densimètre

Le densimètre doit avoir une forme de torpille et être en verre présentant le moins de défauts visibles possible.
Le verre doit être résistant aux agents chimiques et bien recuit. La tige et le bulbe du densimètre doivent avoir
une section transversale circulaire symétrique par rapport à leur axe et sans variation brutale de section. Dans
toutes les positions de son domaine de mesure, le densimètre doit toujours flotter avec sa tige ne s’écartant
pas de plus 1,5° de la verticale. L’échelle et les inscriptions doivent être marquées clairement et de façon
permanente, sans irrégularités apparentes dans leur espacement. Les lignes de graduation doivent présenter
un intervalle de 0,0005 g/ml et le domaine de mesure doit être compris entre 0,9950 g/ml et 1,0300 g/ml. Le
densimètre doit être identifié par un numéro unique indélébile.

4.3.2 Tubes cylindres en verre gradués

Les tubes cylindres en verre gradués doivent avoir des bords parallèles et une section constante sur toute
leur hauteur. Leur diamètre doit être équivalent à au moins deux fois celui du bulbe du densimètre et leur
hauteur doit assurer une libre flottaison du densimètre dans 1 000 ml d’eau pure.

4.3.3 Thermomètres

Le thermomètre doit couvrir un domaine de température de 0 °C à 50 °C, avec une exactitude de 0,5 °C.

4.3.4 Bain-marie

Le bain-marie doit être isolé et peut être équipé d’un régulateur de température.

4.3.5 Agitateur mécanique ou mélangeur

L’agitateur mécanique ou mélangeur doit être capable de maintenir la quantité appropriée de sol et d’eau
sous forme d’une suspension stable.

4.3.6 Minuteur

Le chronomètre ou la pendule à déclic doit avoir une résolution de 1 s.

4.3.7 Plan de travail

Le plan de travail doit être exempt de vibrations1).

4.3.8 Centrifugeuse

La centrifugeuse ou le filtre à vide avec les dispositifs auxiliaires, ou tout autre appareillage similaire, doit être
adapté à la séparation des particules de sol après prétraitement en vue de l’élimination des sels, de la matière
organique et/ou calcaire (éventuellement).

4.4 Méthode de la pipette

4.4.1 Pipette

La pipette doit être étalonnée. Elle doit présenter un volume de 20 ml et être montée selon la configuration de
pipette de la Figure 1.

1) Exempt de vibrations signifie qu’aucune ride n’est visible à la surface de la suspension placée sur le plan de travail.

4 © ISO 2004 – Tous droits réservés


ISO/TS 17892-4:2004(F)

Légende
1 Réservoir de rinçage
2 Robinet
3 Tube d’aspiration du réservoir de garde
4 Réservoir de garde
5 Robinet à trois voies pour
6 Tube d’évacuation
7 Pipette de prélèvement
8 Cylindre de sédimentation
9 Echelle graduée
10 Panneau coulissant
11 Colliers d’attache

Figure 1 — Exemple de configuration de pipette

4.4.2 Balance

La balance doit avoir une exactitude de 0,3 mg.

4.4.3 Thermomètres

Les thermomètres doivent couvrir un domaine de température de 0 °C à 50 °C, avec une exactitude de 0,5 °C.

4.4.4 Bain-marie

Le bain-marie doit être isolé et peut être équipé d’un régulateur de température.

4.4.5 Agitateur mécanique ou mélangeur

L’agitateur mécanique ou mélangeur doit être capable de maintenir la quantité appropriée de sol et d’eau
sous forme d’une suspension stable.

4.4.6 Minuteur

Le chronomètre ou une pendule à déclic doit avoir une résolution de 1 s.

© ISO 2004 – Tous droits réservés 5


ISO/TS 17892-4:2004(F)

4.4.7 Plan de travail

Le plan de travail doit être exempt de vibrations.2)

4.4.8 Centrifugeuse

La centrifugeuse ou le filtre à vide avec les dispositifs accessoires, ou tout autre appareillage similaire, doit
être adapté à la séparation des particules de sol après prétraitement en vue de l’élimination des sels, de la
matière organique et/ou calcaire (éventuellement).

4.5 Réactifs

4.5.1 Généralités

Les réactifs doivent être de qualité pour analyse.

4.5.2 Eau

L’eau doit être distillée, déionisée ou déminéralisée.

4.5.3 Agent dispersant

L’agent dispersant peut être de l’eau. Cependant, si une floculation peut se produire, elle doit être évitée en
ajoutant un agent dispersant, qui peut être :

 en cas de tamisage : héxamétaphosphate de sodium, approximativement 2 g/l, ou pyrophosphate de


sodium, approximativement 2 g/l ;

 en cas de sédimentation : héxamétaphosphate de sodium, approximativement 40 g/l (0,07 M), ou


pyrophosphate de sodium, approximativement 20 g/l (0,07 M).

Les solutions doivent être renouvelées chaque mois. Du carbonate de sodium ne doit pas être ajouté à de
l’héxamétaphosphate de sodium.

4.5.4 Peroxyde d’hydrogène

Le peroxyde d’hydrogène (20 % V/V) peut être utilisé pour éliminer la matière organique.

4.5.5 Acide chlorhydrique

L’acide chlorhydrique (0,2 M (± 1 %)) peut être utilisé pour éliminer les carbonates (éventuellement).

5 Procédures d’essai

5.1 Sélection de la méthode d’essai

La méthode d’essai doit être choisie en respectant les principes suivants :

Pour les sols mixtes, exécuter séparément le tamisage et la sédimentation.

Si 90 % ou plus de particules sont de dimension supérieure à 0,063 mm, procéder à un tamisage.

2) Exempt de vibrations signifie qu’aucune ride n’est visible à la surface de la suspension placée sur le plan de travail.

6 © ISO 2004 – Tous droits réservés


ISO/TS 17892-4:2004(F)

Si plus de 10 % des particules sont de dimension inférieure à 0,0063 mm, procéder à une sédimentation.

Si la courbe granulométrique complète est requise, un tamisage et une sédimentation doivent être réalisés.

5.2 Tamisage

5.2.1 Généralités

5.2.1.1 Le mode opératoire général pour le tamisage est schématisé sur la Figure 2.

© ISO 2004 – Tous droits réservés 7


ISO/TS 17892-4:2004(F)

Légende
1 Echantillon
2 Echantillonnage ou quartage
3 Séchage
4 Pesage
5 Brassage
6 Séparation par lavage
7 Séchage
8 Tamisage à sec (méthode alternative)
9 Tamisage
10 Pesage
11 Calcul
a Agent dispersant
b Eau claire

Figure 2 — Mode opératoire pour le tamisage

8 © ISO 2004 – Tous droits réservés


ISO/TS 17892-4:2004(F)

5.2.1.2 Les tamis doivent être régulièrement contrôlés en conformité avec l’ISO 3310-1 et l’ISO 3310-2.

5.2.1.3 La température de l’étuve doit être contrôlée au plus tous les deux ans au moyen d’un dispositif
de mesure de la température étalonné.

5.2.1.4 La température de l’étuve doit être fixée à 105 °C ± 5 °C, à moins que le sol ne soit sensible à la
chaleur. Un tel sol doit être séché à 50 °C.

NOTE Les sols sensibles à la chaleur comprennent les sols organiques, le gypse et les latérites.

5.2.2 Préparation de l’éprouvette

5.2.2.1 Il convient d’utiliser une préparation par voie humide.

Pour les sols contenant plus de 10 % de fines, l’utilisation d’une préparation par voie sèche peut conduire à
des erreurs importantes.

Les paragraphes 5.2.2.6 à 5.2.2.8 s’appliquent uniquement à la préparation par voie humide.

5.2.2.2 Préparer une éprouvette représentative par division ou quartage, puis séchage à l’étuve. Les
masses minimales de matériau sec requises sont indiquées dans le Tableau 1. S’il s’avère que la quantité de
sol n’est pas suffisante pour garantir ces masses minimales, cela doit être indiqué dans le rapport d’essai.

Tableau 1 — Masses minimales requises pour le tamisage, en fonction du diamètre des particules D90

Diamètre des
particules Masse minimale requise pour le
tamisage
D90
mm g
0,5 50
1,0 100
4,0 150
6,0 350
8,0 600
16,0 2 500
22,4 5 000
31,5 10 000
45,0 20 000
63,0 40 000
75,0 56 000

5.2.2.3 Si la sédimentation est également requise, elle doit être réalisée sur une autre partie, qui n’est
pas séchée à l’étuve.

5.2.2.4 Les sols peuvent être prétraités avant le tamisage pour éliminer, si nécessaire, les sels dissous,
la matière organique et/ou calcaire. La méthode utilisée ainsi que la quantité de matériau éliminé doivent être
indiquées dans le rapport d’essai. Une méthode conseillée pour le prétraitement de sols contenant de la
matière organique et des carbonates fait l’objet de l’Annexe B.

5.2.2.5 Peser le matériau sec à 0,1 % près de la masse sèche totale (m).

© ISO 2004 – Tous droits réservés 9


ISO/TS 17892-4:2004(F)

5.2.2.6 Placer le matériau dans un bac ou un seau, et le couvrir d’eau. Attendre au moins une heure en
agitant fréquemment.

Pour les sols dont les particules sont de dimension supérieure à 5 mm, il peut s’avérer nécessaire de diviser
l’échantillon au moyen d’un tamis approprié, et de traiter la fraction grossière séparément. Au besoin, réduire
la masse de la fraction passant au travers du tamis par division.

Il peut s’avérer nécessaire de tremper le matériau dans un agent dispersant afin d’éliminer l’argile interstitielle.

5.2.2.7 Laver le matériau passant au travers d’un tamis de 2 mm, lequel est emboîté sur un tamis de
0,063 mm, jusqu’à ce que l’eau s’écoule quasiment claire. S’assurer qu’aucun des tamis n’est surchargé. Le
matériau passant au travers des tamis peut être recueilli si nécessaire.

5.2.2.8 Récupérer tout le matériau retenu sur les tamis, le sécher à l’étuve et le peser à 0,1 % près de la
masse sèche totale de l’éprouvette.

5.2.3 Mode opératoire d’essai

5.2.3.1 Tamiser le matériau sec jusqu’à 0,063 mm, peser le sol retenu sur chaque tamis d’essai et le
matériau passant au travers du tamis de 0,063 mm. Les masses retenues sur chaque tamis ne doivent pas
excéder les valeurs indiquées dans le Tableau 2.

Lorsqu’une tamiseuse est utilisée, il convient d’effectuer le tamisage pendant au moins 10 min. Si le tamisage
se fait à la main, il convient de secouer chaque tamis pendant au moins 2 min, jusqu’à ce qu’il n’y passe plus
rien.

Si les masses maximales indiquées dans le Tableau 2 sont dépassées, le tamisage doit être réalisé en
plusieurs phases. Le sol sur le premier tamis excédant la masse maximale est divisé en parties plus petites
qui sont ensuite tamisées séparément. La masse totale sur chaque tamis est la somme des masses
correspondant à chaque phase.

5.2.3.2 Pour chaque séquence de tamisage, calculer la masse cumulée retenue sur chaque tamis et la
fraction passant au travers du dernier tamis. Si elle diffère de plus de 1 % de la masse avant tamisage, le
tamisage doit être recommencé.

10 © ISO 2004 – Tous droits réservés


Tableau 2 — Masses maximales de sol retenues sur chaque tamis

Masse maximale
Masse maximale sur le tamis de
sur le tamis de
Ouverture nominale diamètre Ouverture de maille diamètre
450 mm 300 mm 200 mm
masse masse masse
mm kg Kg mm g

© ISO 2004 – Tous droits réservés


5,0 1 0,50 0,038 20
5,6 1 0,50 0,063 25
6,3 1,5 0,75 0,125 35
8,0 1,7 0,9 0,150 40
10,0 2,0 1,0 0,212 50
11,2 2,2 1,2 0,250 50
14,0 3,0 1,5 0,300 50
16,0 3,5 1,7 0,355 60
20,0 4,0 2,0 0,425 75
22,4 4,5 2,2 0,500 75
28,0 6,0 2,5 0,600 75
31,5 6,5 3,0 0,710 80
37,5 8,0 3,5 1,18 100
45,0 9,0 4,0 1,4 125
50,0 10,0 4,5 2,0 200
63,0 11,0 5,0 3,35 300
4,0 300

11
ISO/TS 17892-4:2004(F)
ISO/TS 17892-4:2004(F)

5.3 Analyse au densimètre

5.3.1 Généralités

5.3.1.1 Le mode opératoire général pour l’analyse au densimètre est schématisé sur la Figure 3.

12 © ISO 2004 – Tous droits réservés


ISO/TS 17892-4:2004(F)

Légende
1 Echantillon
2 Quartage
3 Pesage
4 Séchage
5 Brassage
6 Séparation par lavage
7 Séchage
8 Décantation et séchage
9 Tamisage
10 Pesage
11 Agitation
12 Sédimentation
13 Calcul
a Agent dispersant
b Teneur en eau
c Cristallisoir

Figure 3 — Mode opératoire général pour la sédimentation

© ISO 2004 – Tous droits réservés 13


ISO/TS 17892-4:2004(F)

5.3.1.2 La température de l’étuve doit être contrôlée au plus tous les deux ans au moyen d’un dispositif
de mesure de la température étalonné.

5.3.1.3 La température doit être maintenue constante pendant toute la durée de l’essai. L’essai peut être
exécuté dans une pièce climatisée, dans un bain-marie isolé ou dans un bain-marie à température constante.
Il convient de veiller à ce que la variation de température pendant l’essai n’excède pas 0,5 °C, dans l’intervalle
de 15 °C à 25 °C.

5.3.1.4 La température de l’étuve doit être fixée à 105 °C ± 5 °C, à moins que le sol ne soit sensible à la
chaleur. Un tel sol doit être séché à 50 °C.

5.3.1.5 Lorsque les essais sont réalisés dans une pièce climatisée, un dispositif de mesure de la
température étalonné doit être placé en permanence dans la pièce et assurer un enregistrement continu des
températures.

5.3.1.6 Si un bain-marie à température constante est utilisé, il faut contrôler que son agitateur ne
produise pas de vibrations dans l’éprouvette.

5.3.1.7 L’étalonnage du densimètre doit être réalisé avant sa première utilisation. Des corrections
peuvent être appliquées individuellement ou combinées, il convient toutefois de toujours prendre en
considération les points suivants :

 volume et géométrie ;

 étalonnage de l’échelle ;

 correction due au ménisque ;

 correction de température, si nécessaire ;

 correction due à l’agent dispersant.

Une méthode de détermination de ces corrections est décrite dans l’Annexe A.

5.3.2 Préparation de l’éprouvette

5.3.2.1 Sélectionner une éprouvette de sol non séché en conformité avec le Tableau 3.

Tableau 3 — Masse sèche d’une éprouvette de sol pour l’essai de sédimentation


Masse sèche de sol
Type de sol
g
Sol contenant du sable au moins 75
Sol cohérent avec peu ou pas de sable 30 à 50
Argile très plastique à plastique 10 à 30

5.3.2.2 Déterminer la teneur en eau du sol séparément sur une autre éprouvette, conformément au
CEN ISO/TS 17892-1.

5.3.2.3 Déterminer, si nécessaire, la masse volumique des particules solides sur une éprouvette séparée,
conformément au CEN ISO/TS 17892-3.

NOTE La masse volumique des particules solides est nécessaire pour calculer les diamètres équivalents des
particules et les fractions correspondantes.

14 © ISO 2004 – Tous droits réservés


ISO/TS 17892-4:2004(F)

5.3.2.4 Au besoin, prétraiter les échantillons de sol afin d’éliminer la matière organique et/ou les
carbonates. Des méthodes sont suggérées dans l’Annexe B.

NOTE Le prétraitement est recommandé si de la matière organique et/ou des composés carbonatés sont présents
en quantité significative, à moins qu’une classification géotechnique des sols carbonatés ne soit requise.

5.3.2.5 Placer l’éprouvette de sol dans un récipient conique. Si l’éprouvette a été prétraitée et si une
centrifugeuse a été utilisée, il convient de laisser le sol prétraité dans la bouteille de la centrifugeuse.

5.3.2.6 Ajouter 100 ml de solution dispersante à l’éprouvette. Agiter vigoureusement le mélange jusqu’à
ce que tout le sol se trouve en suspension.

La dispersion doit être complète afin d’éviter que les particules ne forment des agrégats.

NOTE La formation de couches dans la suspension au repos indique que la dispersion est incomplète.

5.3.2.7 Agiter la suspension au moyen d’un agitateur mécanique ou d’un mélangeur jusqu’à obtention
d’une dispersion complète des particules de sol.

Avec un mélangeur à action légère, tel qu’un agitateur à retournement, un temps d’agitation de 4 h convient.
Avec d’autres appareils, tels que les agitateurs à hélice à grande vitesse ou les agitateurs vibrants, un temps
d’agitation de 20 minutes est habituellement suffisant. Il convient d’adopter des temps plus courts pour des
sols friables. Le temps d’agitation peut également être réduit si l’expérience montre que le sol est visiblement
dispersé.

5.3.2.8 Transférer la suspension de sol ainsi préparée sur le tamis de 0,063 mm placé sur un récipient, et
laver les fines passant au travers du tamis au moyen d’un jet d’eau, la quantité d’eau ne devant pas excéder
800 ml.

Dans certains cas, une double séparation peut s’avérer nécessaire, par exemple sur un tamis de 2 mm et sur
un autre de 0,063 mm. La séparation sur le tamis de 2 mm peut être facilitée par un brossage.

Lorsque le volume total de la suspension passant au travers du tamis dépasse accidentellement 1 000 ml,
l’eau en excès doit être éliminée par évaporation. La décantation est également permise, à condition que la
suspension ne contienne pas d’agent dispersant.

5.3.2.9 Transférer la suspension passant au travers du tamis dans le cylindre gradué et compléter à 1 l
avec de l’eau.

5.3.2.10 Transférer dans un cristallisoir le matériau retenu sur le tamis et le sécher dans une étuve.

5.3.2.11 Laisser refroidir, puis tamiser le sol retenu sur les tamis, en procédant comme décrit en 5.2.3.

5.3.2.12 Ajouter dans le tube cylindrique de sédimentation tout le matériau ayant passé au travers du
tamis le plus fin.

Laisser reposer la suspension pendant au moins 12 h. Lorsqu’un bain-marie est utilisé, placer le tube
cylindrique de sédimentation dans le bain-marie, afin que la température du tube devienne égale à celle du
bain-marie.

Il convient de veiller à ce que le niveau de l’eau dans le bain-marie soit au moins aussi élevé que le niveau
dans le tube cylindrique de sédimentation.

5.3.2.13 Préparer un second tube cylindrique de sédimentation avec une solution de référence contenant
100 ml d’une solution d’agent dispersant et 900 ml d’eau. Traiter ce tube cylindrique exactement comme celui
contenant le sol en suspension.

© ISO 2004 – Tous droits réservés 15


ISO/TS 17892-4:2004(F)

5.3.3 Mode opératoire d’essai

5.3.3.1 Agiter vigoureusement la suspension jusqu’à obtention d’une suspension complète, par exemple
en retournant complètement le tube de sédimentation environ 60 fois pendant 2 min.

5.3.3.2 Replacer le tube cylindrique dans son bain et déclencher le chronomètre. Plonger le densimètre
dans la suspension de telle sorte qu’il puisse flotter librement.

5.3.3.3 Effectuer des lectures R' h sur le densimètre, au niveau de la bordure supérieure du ménisque,
après de courtes périodes de temps (par exemple 0,5 min, 1 min et 2 min), à 0,001 g/ml près. Retirer
lentement le densimètre et le rincer.

5.3.3.4 Placer le densimètre dans la solution de référence, effectuer la lecture et la noter en tant que
valeur de référence R0 à 0,001 g/ml près.

5.3.3.5 Réinsérer lentement le densimètre dans la suspension de sol à des intervalles donnés, environ
15 s avant d’effectuer une lecture. Effectuer la lecture à 0,001 g/ml près.

NOTE 1 Les intervalles de temps conseillés sont 4, 8, 30, 60, 120, 480 min, et 24 h, comptées à partir du début de la
sédimentation. Le nombre de lectures peut être plus ou moins grand, avec un minimum de 3 lectures, ces dernières étant
judicieusement réparties le long de la courbe de sédimentation.

NOTE 2 Dans la mesure où les temps des lectures sont enregistrés, il n’est pas nécessaire de respecter un
programme de lecture strict.

5.3.3.6 Noter la température de la suspension une première fois au cours des 15 premières min, puis
après chaque lecture sur le densimètre, à 0,5 °C près.

5.3.3.7 Si la température correspondant à une lecture donnée diffère de plus de 1 °C de la lecture


précédente, il faut procéder à une lecture supplémentaire dans la solution de référence.

Il est également possible d’appliquer une correction de température, comme décrit dans l’Annexe A.

5.4 Méthode de la pipette

5.4.1 Généralités

5.4.1.1 Le mode opératoire général est schématisé sur la Figure 3.

5.4.1.2 La température de l’étuve doit être contrôlée au plus tous les deux ans au moyen d’un dispositif
de mesure de la température étalonné.

5.4.1.3 La température de l’étuve doit être fixée à 105 °C ± 5 °C, à moins que le sol ne soit sensible à la
chaleur. Un tel sol doit être séché à 50 °C.

5.4.2 Préparation de l’éprouvette

5.4.2.1 L’éprouvette de sol doit être préparée de la même façon que pour la méthode du densimètre
(5.3.2). La masse sèche doit être approximativement de 50 g pour les sols sableux et de 20 g pour les sols
limoneux et argileux.

5.4.3 Mode opératoire d’essai

5.4.3.1 Sécher un certain nombre de cristallisoirs à 105 °C, et déterminer la masse de chacun à 0,1 mg
près (m1,i).

16 © ISO 2004 – Tous droits réservés


ISO/TS 17892-4:2004(F)

5.4.3.2 Agiter vigoureusement la suspension en retournant complètement le tube cylindrique de


sédimentation environ 60 fois pendant 2 min.

5.4.3.3 Replacer le tube cylindrique dans le bain-marie et déclencher le minuteur.

5.4.3.4 Mesurer la température de la suspension et déterminer la profondeur d’insertion de la pipette


pour le temps correspondant à la dimension des particules désirée, en se basant pour cela sur le Tableau 4.

Tableau 4 — Profondeur d’insertion de la pipette


Limite supérieure de la dimension des particules en
µm

Température 38 25 20 16 8 4 2
de la
Temps
suspension
en °C 90 320 6 15 20 1 4
s s min min min h h
Profondeur d’insertion de la pipette en mm
15,0 99 153 110 176 59 44 44
15,5 100 155 112 179 60 45 44
16,0 102 157 113 181 60 45 45
16,5 103 159 115 183 61 46 46
17,0 104 161 116 186 62 46 46
17,5 106 163 118 188 63 47 47
18,0 107 166 119 191 64 48 47
18,5 108 168 121 193 64 48 48
19,0 110 170 122 196 65 49 49
19,5 111 172 124 198 66 50 49
20,0 112 174 125 201 67 50 50
20,5 114 176 127 203 68 51 50
21,0 115 178 128 205 68 51 51
21,5 117 180 130 208 69 52 52
22,0 118 183 132 210 70 53 52
22,5 119 185 133 213 71 53 53
23,0 121 187 135 215 72 54 54
23,5 122 189 136 218 73 54 54
24,0 124 191 138 221 74 55 55
24,5 125 194 139 223 74 56 55
25,0 127 196 141 226 75 56 56

5.4.3.5 Insérer la pipette avec précaution dans la suspension à la profondeur requise. Remplir
progressivement la pipette et la vider dans un cristallisoir préalablement séché à l’étuve. Rincer la pipette
avec de l’eau et ajouter l’eau de rinçage dans le cristallisoir.

5.4.3.6 Sécher le cristallisoir, avec la fraction de sol contenue, dans une étuve jusqu’à obtention d’une
masse constante et déterminer la masse sèche (m2,i) à 0,1 mg près.

© ISO 2004 – Tous droits réservés 17


ISO/TS 17892-4:2004(F)

5.4.3.7 Procéder également à un prélèvement avec la pipette dans la solution de référence et verser ce
prélèvement dans un bol préalablement séché à l’étuve. Rincer la pipette et ajouter l’eau de rinçage dans le
bol. Sécher le cristallisoir dans une étuve jusqu’à obtention d’une masse constante et déterminer la masse
sèche (mb) à 0,1 mg près.

5.4.3.8 Répéter les opérations 5.4.3.4 à 5.4.3.7 pour chaque dimension de particule requise.

Il convient d’utiliser au minimum 3 prélèvements de particules régulièrement réparties sur la courbe


granulométrique.

6 Résultats d’essais

6.1 Tamisage

6.1.1 Fraction passant au travers de chaque tamis

Calculer la fraction de sol passant au travers de chaque tamis par l’équation (1) :

fn = m1+m2m+..+mn ⋅100 % (1)

fn est la fraction passant au travers du tamis (%) ;

m1 est la masse du sol passant au travers du tamis de plus petite ouverture (g) ;

m2, mn est la masse du sol passant au travers des tamis consécutifs, jusqu’au tamis considéré (g) ;

m est la masse sèche totale de l’éprouvette (g).

NOTE 1 Si le sol a été prétraité, la masse sèche après prétraitement remplace m dans l’équation ci-dessus.

NOTE 2 Il peut parfois s’avérer approprié d’exclure des calculs les particules > 2 mm si leur quantité est insignifiante ;
c’est en particulier le cas des sols sableux, limoneux et argileux contenant quelques graviers, des fragments de cailloux
ou des coquillages, etc. Il convient alors de mentionner dans le rapport d’essai la quantité de matériau éliminée, exprimée
sous la forme d’un pourcentage de la masse totale. Ceci est recommandé pour les sols mixtes.

6.2 Densimètre

6.2.1 Masse sèche totale

Calculer la masse sèche totale de l’éprouvette par l’équation (2) :

m = mw ⋅100
100
+w
(2)

m est la masse sèche totale (g) ;

mw est la masse humide du sol (g) ;

w est la teneur en eau (%).

18 © ISO 2004 – Tous droits réservés


ISO/TS 17892-4:2004(F)

Si l’échantillon a été prétraité, la masse sèche après prétraitement doit être calculée comme ci-dessus. Cette
masse sèche remplace m dans tous les calculs qui suivent.

6.2.2 Fraction passant au travers de chaque tamis

Calculer la fraction passant au travers de chaque tamis, en procédant selon 6.1.1.

6.2.3 Lecture sur le densimètre

Calculer la lecture corrigée par l’équation :

Rh = R’h + Cm (3)

Rh est la lecture sur le densimètre corrigée ;

R'h est la valeur lue sur le densimètre ;

Cm est la correction due au ménisque.


6.2.4 Profondeur effective

Calculer la profondeur effective, Hr, à partir de la lecture sur le densimètre corrigée en utilisant l’échelle
d’étalonnage du densimètre (voir Annexe A).

6.2.5 Diamètre équivalent des particules

Calculer le diamètre équivalent des particules correspondant à la lecture Rh, en utilisant la loi de Stokes
appliquée par l’équation (4) :

η ⋅ Hr
di = 0,005531 (4)
( ρ s − 1) ⋅ t

di est le diamètre équivalent des particules (mm) ;

η est la viscosité dynamique de l’eau (voir Tableau 5) ;

Hr est la profondeur effective du densimètre (mm) ;

ρs est la masse volumique des particules (mg/m3) ;

t est le temps (s).

© ISO 2004 – Tous droits réservés 19


ISO/TS 17892-4:2004(F)

Tableau 5 — Viscosité dynamique de l’eau


Température Viscosité η
°C mPa ⋅s
10 1,304
15 1,137
20 1,002
25 0,891
30 0,798
NOTE Les valeurs intermédiaires peuvent être
calculées par interpolation.

6.2.6 Lecture corrigée du densimètre

Calculer la valeur déduite de la lecture du densimètre Rd par l’équation (5) :

Rd = R’h – R’0 (5)

Rd est la valeur corrigée après la lecture sur le densimètre ;

R'h est la valeur lue sur le densimètre ;

R'0 est la valeur lue sur le densimètre plongé dans la solution de référence.

R'h et R'0 portent seulement sur la partie décimale de la lecture, il convient de les multiplier par 1 000.

6.2.7 Fraction des particules de dimension inférieure au diamètre équivalent

Calculer la fraction des particules de dimension inférieure au diamètre équivalent correspondant par
l’équation (6) :

100⋅ρs
K = m(ρ Rd (6)
s −1)

K est la fraction des particules de dimension inférieure au diamètre équivalent (%) ;

ρs est la masse volumique des particules (Mg/m3) ;

m est la masse sèche de l’éprouvette (g) ;

Rd est la valeur corrigée après la lecture sur le densimètre.

20 © ISO 2004 – Tous droits réservés


ISO/TS 17892-4:2004(F)

6.3 Méthode de la pipette

6.3.1 Masse sèche totale

Calculer la masse sèche totale de l’éprouvette par l’équation (7) :

m = mw ⋅100
100
+w
(7)

m est la masse sèche totale (g) ;

mw est la masse humide de sol (g) ;

w est la teneur en eau (%).

Si l’éprouvette a été prétraitée, calculer la masse sèche après prétraitement. Cette masse sèche remplace m
dans tous les calculs qui suivent.

6.3.2 Fraction des particules passant au travers de chaque tamis

Calculer la fraction des particules passant au travers de chaque tamis en procédant selon 6.1.1.

6.3.3 Fraction des particules de dimension inférieure au diamètre équivalent

Calculer la fraction des particules de dimension inférieure au diamètre équivalent déterminé par le Tableau 4
par l’équation (8) :

K=
(m2,i −m1,i−mb)⋅V1⋅100%
V2⋅m (8)

K est le pourcentage massique de la fraction (%) ;

m1,i est la masse du cristallisoir vide (g) ;

m2,i est la masse du cristallisoir avec la fraction sèche (g) ;

mb est la masse du matériau restant après séchage à l’étuve de la solution de référence (g) ;

V1 est le volume de la suspension dans le tube cylindrique de sédimentation (ml) ;

V2 est le volume de la pipette (ml).

© ISO 2004 – Tous droits réservés 21


ISO/TS 17892-4:2004(F)

7 Rapport d’essai

Le rapport d’essai doit certifier que l’essai a été réalisé conformément au présent document et doit inclure les
informations suivantes :

a) la ou les méthode(s) d’essai utilisée(s) ;

b) l’identification de l’échantillon de sol soumis à essai au moyen, par exemple, d’un numéro de forage, d’un
numéro d’échantillon, d’un numéro d’essai, etc. ;

c) les résultats d’essais présentés sous la forme d’un diagramme semi-logarithmique (voir Figure 4). Si les
résultats ont été obtenus par tamisage et sédimentation, il convient de les combiner en un seul
diagramme. En cas de discontinuité entre la courbe de tamisage et la courbe de sédimentation, la priorité
doit être donnée à la première, et les deux courbes doivent être raccordées pour donner une courbe
continue lisse. En alternative, les résultats peuvent être mis sous forme de tableau et arrondis à 1 %
près ;

d) la valeur de la masse volumique des particules solides utilisée dans les calculs, et si cette valeur a été
mesurée ou supposée ;

e) la méthode de prétraitement, le cas échéant ;

f) le nom de l’organisme qui a réalisé l’essai ;

g) tout écart par rapport au mode opératoire spécifié et toute particularité susceptible d’être importante pour
l’interprétation des résultats de l’essai.

Si la valeur des fractions granulométriques n’est pas exprimée sous la forme d’un pourcentage de la masse
sèche totale, cela doit être mentionné, de même que la nature et la quantité des fractions granulométriques
éliminées.

Légende
1 Sédimentation
2 Tamisage
x Dimension des particules (mm)
y Pourcentage de passant

Figure 4 — Exemple de résultats d’une distribution granulométrique des particules

22 © ISO 2004 – Tous droits réservés


ISO/TS 17892-4:2004(F)

Annexe A
(informative)

Étalonnage du densimètre

A.1 Étalonnage du volume


Il convient de peser le densimètre à 0,1 g près et de noter la masse et le volume du densimètre en ml (Vh).

A.2 Étalonnage de l’échelle

Sur le tube cylindrique de sédimentation, il convient de mesurer la distance entre la marque de 100 ml et la
marque de 1 000 ml à 1 mm près (L) (voir Figure A.1).

Sur la tige du densimètre, il convient de mesurer la distance entre la marque d’étalonnage la plus basse et
chaque marque principale d’étalonnage Rh (di).

Il convient de mesurer la distance entre le col du bulbe et la marque d’étalonnage la plus basse (N).

Il convient de calculer la distance H correspondant à chaque lecture Rh en additionnant les distances


mesurées ci-dessus (N + d1, N + d2, etc.).

Il convient de mesurer la distance entre le col du bulbe et sa base (h).

NOTE Il est admis qu’un bulbe symétrique est utilisé avec un barycentre à ½ h sous le col du bulbe. Si un bulbe
asymétrique est utilisé, il convient d’en déterminer le barycentre. Dans ce cas, il convient de remplacer h par le double de
la distance entre le col et le barycentre du bulbe.

Il convient de calculer la profondeur effective Hr pour chaque marque principale d’étalonnage de la manière
suivante :

Vh
Hr = H +0,5(h− L)(en mm) (A.1)
900

H est la distance entre le col du bulbe et la marque Rh (mm) ;

h est la hauteur du bulbe (mm) ;

Vh est le volume du bulbe (ml) ;

L est la distance entre les marques de l’échelle 100 ml et 1 000 ml sur le tube cylindrique de
sédimentation (mm).

Il convient de déterminer la relation Hr = f (Rh).

© ISO 2004 – Tous droits réservés 23


ISO/TS 17892-4:2004(F)

Légende
1 Echelle des densités relatives sur le densimètre
2 Rh équivalent
3 Marques principales d’étalonnage
4 Marque d’étalonnage la plus basse
5 Col du bulbe
6 Barycentre du bulbe

Figure A.1 — Exemple d’étalonnage de l’échelle du densimètre

A.3 Correction due au ménisque


Il convient d’insérer le densimètre dans un tube cylindrique de sédimentation contenant environ 800 ml d’eau.

En commençant à observer au-dessous du plan de la surface du liquide, il convient de positionner l’œil de


telle sorte que la surface, vue comme une ellipse, devienne une ligne droite, et de déterminer alors le point où
cette ligne coupe l’échelle du densimètre.

En commençant à observer au-dessus du plan de la surface du liquide, il convient de déterminer le point où la


limite supérieure du ménisque coupe l’échelle du densimètre.

La différence entre ces deux lectures correspond à la correction due au ménisque Cm.

24 © ISO 2004 – Tous droits réservés


ISO/TS 17892-4:2004(F)

A.4 Correction due à la température

Si la masse volumique de la solution dispersante n’est pas mesurée avant chaque lecture dans la suspension
de sol, il convient d’appliquer à R'0 une correction de température telle qu’indiquée dans le Tableau A.1, de la
manière suivante :

R’0 (corrigé) = R’0 + CT (A.2)

Tableau A.1 — Correction due à la température

T T
CT CT
°C °C
7 − 0,0013 20 + 0,0000
8 − 0,0013 21 + 0,0002
9 − 0,0013 22 + 0,0004
10 − 0,0013 23 + 0,0006
11 − 0,0012 24 + 0,0008
12 − 0,0012 25 + 0,0010
13 − 0,0011 26 + 0,0013
14 − 0,0009 27 + 0,0015
15 − 0,0008 28 + 0,0018
16 − 0,0006 29 + 0,0020
17 − 0,0005 30 + 0,0023
18 − 0,0003 31 + 0,0026
19 − 0,0002 32 + 0,0030

A.5 Correction due à l’agent dispersant


La correction due à l’agent dispersant est incluse dans les calculs.

A.6 Tube cylindrique de sédimentation


Il convient que chaque distance L entre la marque de 100 ml et celle de 1 000 ml soit telle que :

0,99 Lr < L < 1,01 Lr (A.3)

Lr est une distance moyenne L, correspondant par exemple à un volume de référence du liquide dans
le cylindre gradué.

© ISO 2004 – Tous droits réservés 25


ISO/TS 17892-4:2004(F)

Annexe B
(informative)

Prétraitement en présence de matière organique et de carbonates

B.1 Prétraitement en présence de matière organique

Il convient de peser l’éprouvette et de déterminer la teneur en eau, en procédant comme indiqué en 5.3.2.

Il convient ensuite de placer l’éprouvette dans un récipient conique, d’ajouter 150 ml de peroxyde d’hydrogène
par portions de 20 ml au maximum. Il convient alors de remuer, couvrir et laisser reposer le mélange pendant
une nuit.

Il convient ensuite de chauffer doucement en remuant de temps en temps, puis de réduire le volume à 50 ml
par ébullition.

Si l’éprouvette est fortement organique, une plus grande quantité de peroxyde d’hydrogène peut être
nécessaire.

Il convient enfin de séparer le sol au moyen d’un appareillage adéquat.

B.2 Prétraitement en présence de carbonates


Le prétraitement pour l’élimination des carbonates peut être mené d’une manière semblable à celle mise en
œuvre pour la matière organique, en utilisant toutefois de l’acide chlorhydrique au lieu du peroxyde
d’hydrogène.

Il convient alors de prendre les précautions de sécurité appropriées.

B.3 Étape finale du prétraitement

B.3.1 Tamisage

Il convient de sécher le sol dans une étuve à 105 °C, ou 50 °C ± 5 °C pour les sols sensibles. Il convient
ensuite de le laisser refroidir dans un dessiccateur, puis de poursuivre l’analyse granulométrique.

B.3.2 Sédimentation

Il convient d’utiliser une partie du sol préparé pour déterminer la teneur en eau.

Il convient d’utiliser le sol restant prétraité pour l’analyse granulométrique.

26 © ISO 2004 – Tous droits réservés


ISO/TS 17892-4:2004(F)

Bibliographie

[1] DIN, ISSMGE (Eds.) (1998) : Recommendations of the ISSMGE for geotechnical laboratory testing ;
(in English, German and French) ; Berlin, Wien, Zürich (Beuth Verlag).

[2] ISO (1995), Guide to the expression of uncertainty in measurement ; Geneva.

© ISO 2004 – Tous droits réservés 27


ISO/TS 17892-4:2004(F)

ICS 13.080.20; 93.020


Prix basé sur 26 pages

© ISO 2004 – Tous droits réservés