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THEME N°1 : LA REFORME DE LA JUSTICE

‫إصالح منظومة العدالة‬


APPROCHE IDEES :
Cette Approche consiste à rechercher le maximum d’idées faciles à retenir, les
simplifier, et les expliciter le plus exactement possible pour une utilisation future tout
en détectant pour chaque thème les mots clés que vous allez utiliser et souligner pour
les mettre en évidence dans votre copie

La réforme du système judiciaire constitue un pilier essentiel pour consolider la confiance et la


crédibilité dans les institutions et l’édification de la démocratie véritable. En effet rares sont ceux
qui peuvent aujourd'hui sérieusement contester les maux dont souffre notre justice. Ses
dysfonctionnements et ses archaïsmes, ajoutés au peu de crédit qui lui est accordé par les
citoyens, ne lui permettent pas de conforter réellement la suprématie et la primauté de la loi,
d'assurer confiance et sécurité, de favoriser l'investissement et l'initiative, et surtout de
consolider le processus démocratique. Il n'y a pas de progrès démocratique et de développement
économique et social sans une justice indépendante, crédible, efficace, accessible et intègre.
1. L’Organisation Judiciaire du Royaume du Maroc

• La Cour Suprême : La Cour Suprême a été créée au lendemain de l’indépendance par le dahir
n° 1-57-223 (2 Rabia I 1377) du 27 septembre 1957. Elle est placée au sommet de la hiérarchie
judiciaire et coiffe toutes les juridictions de fond du Royaume.

• Les cours d’appel : La loi n° 1-74-338 du 15 juillet 1974 relative à l’organisation judiciaire du
Royaume fixe l’organisation et la composition des Cours d’appel. Les Cours d’appel
comprennent, sous l’autorité du Premier Président et suivant leur importance, un certain
nombre de chambres spécialisées dont une chambre de statut personnel et successoral et une
chambre criminelle. Les cours d’appel, juridictions du second degré, examinent une seconde
fois les affaires déjà jugées en premier ressort par les tribunaux de première instance.

• Les Tribunaux de première instance : Chaque tribunal de première instance comprend : Un


président, des juges dont certains peuvent assurer des fonctions de vice-président et des juges
suppléants ; Un ministère public composé d’un procureur du Roi et d’un ou plusieurs substituts
; Un greffe ; Un secrétariat du parquet. Les tribunaux de première instance peuvent connaître
de toutes les matières sauf lorsque la loi attribue formellement compétence à une autre
juridiction.
2. Les constats alarmants et tentatives de réforme
Le système judiciaire souffre de plusieurs entraves affectant son bon fonctionnement à défaut
notamment de la mise en place de mécanismes facilitant le règlement des affaires des citoyens
et la prononciation de jugements équitables dans des délais raisonnables.
Constats alarmants :
• Le manque de moyens matériels pour répondre aux besoins de l’expansion qu’appelle le
rapprochement annoncé de la justice des justiciables.

• les insuffisances quantitatives et qualitatives qui affectent le corps de la magistrature et les


différentes sortes d’auxiliaires de la justice

• l’incapacité des juges à résister à la préoccupation sécuritaire qui sous-tend de plus en plus
l’action publique.

Tentatives de réformes :
Le Maroc a entamé «une étape historique» en procédant à la révision de son système judiciaire,
à travers sa refonte sur la base des conclusions du dialogue national sur la réforme de la
justice. Pour cela, il est impératif de procéder à une révision des lois et des procédures en
vigueur ainsi que les formes de l'administration, la création d'«un tribunal pilote» afin
d'assurer plus de transparence en matière de procédures, l'amélioration des services au sein
des tribunaux, à travers l'accès facile à la justice par le biais d'un guichet unique assurant
l'ensemble des services, l'accélération des procédures d'examen des affaires portées devant la
justice, la garantie d'une bonne qualité des services judiciaires et l'exploitation efficiente des
technologies dans le domaine de l'administration judiciaire.
La Charte de la réforme de la justice a été présentée, jeudi à Rabat, une année après le
lancement du dialogue national sur la réforme de la justice, suite à l'installation par SM le Roi
Mohammed VI, le 8 mai 2012, de la Haute instance du dialogue national sur la réforme de la
Justice.

Cette charte dont les grandes lignes ont été exposées lors d'une rencontre en présence
notamment de l’ancien Chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, et de l’Ex-ministre de la
Justice et des libertés, Mustapha Ramid, et d'autres membres du gouvernement, se décline en 6
grands objectifs stratégiques, 36 sous-objectifs et 200 mécanismes de mise en oeuvre.
Les objectifs de la charte
-consolider l'indépendance du pouvoir judiciaire,
-moraliser le système de la justice,
-renforcer la protection des droits de l'homme et des libertés,
-améliorer l'efficacité et l'efficience de l'appareil judiciaire,
-étendre les capacités institutionnelles du système judiciaire
-moderniser l'administration judiciaire.
-Le diagnostic des points faibles du système judiciaire
Une grande partie de la charte établit un diagnostic de la situation de la justice et des
difficultés qui entravent son bon fonctionnement, des facteurs ayant régi la conception
générale à l'origine de l'élaboration de la réforme de la justice.
La charte constitue un plan d'action et une feuille de route pour la réforme de la justice, le
gouvernement est disposé à mettre en œuvre tous les outils nécessaires pour faire réussir ce
chantier.
La réforme de la justice revêt une grande importance, tant pour le citoyen que pour l'Etat,
estimant que l'on ne peut concevoir l'évolution d'un pays sans un système judiciaire dont les
maîtres mots sont l'indépendance, la moralisation et la transparence.
La qualité de la justice constitue un des mécanismes consacrant l'Etat de droit, SM le Roi n'a
cessé d'accorder un intérêt particulier à la réforme de la justice, d'autant plus que les
dispositions de la nouvelle Constitution ont érigé la justice en pouvoir indépendant.
Les recommandations mises en œuvre
- L'élaboration du projet de loi organique relatif au Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire ;
- l'amorce de l'élaboration du décret sur la révision de la situation matérielle des magistrats ;
- le projet de loi organique relatif au statut des juges, stipulant la révision des conditions
d'accès à la profession de juge.
-La moralisation du système judiciaire, principal défi à relever :
Si la publication de textes de loi et la mise à disposition des moyens matériels nécessaires
sont des choses tout à fait maitrisables, le grand défi reste celui inhérent à la moralisation de
ce système, conformément au discours royal à l'occasion de la fête du trô ne, dans lequel le
Souverain a souligné que "quelle que soit l'importance de cette réforme, des textes
réglementaires et des mécanismes efficients qui ont été mobilisés à cet effet, il n'en reste pas
moins que c'est la conscience responsable des parties prenantes qui sera le véritable test
pour évaluer cette réforme, voire la clef du succès de ce secteur tout entier".