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THEME N°16 : Le Plan National de

Promotion des Emplois

NB : Pour s’informer sur l’état des lieux, la fiche « Les Jeunes » constitue un diagnostic très détaillé.
Plan National de Promotion de l’Emploi : "Moumk’In" à l’horizon de 2021.

Le pacte de lancement du Plan National de Promotion de l’Emploi, baptisé "Moumk’In", a été signé jeudi
26 avril par les Ministres de l’Intérieur, de l’Economie et des Finances, de l’Education Nationale, de la
Formation Professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, du Travail et de
l’Insertion Professionnelle ; par la présidente de la CGEM et par le président de l’Association des Conseils
de Région. Sa mise en œuvre a démarré le 27 avril, sous la coordination du ministère du travail.
Ce plan vise la mise en place d’outils et de dispositifs à destination des chercheurs d’emplois, mais aussi
à créer un changement de mentalités et de comportements dans la société, pour pouvoir relever le défi
de l’emploi auquel font face de nombreux pays.
Les axes « Moumk’In » :
 Mettre à la disposition des chercheurs d’emplois les outils leur permettant d’acquérir les
compétences requises et les attitudes professionnelles facilitant leur insertion professionnelle ;
 Responsabiliser les jeunes qui vont rentrer sur le marché du travail, en leur faisant prendre
conscience que chacun est responsable de son projet professionnel, qu’il doit construire avec
sérieux et persévérance ;
 Créer une dynamique sociétale de solidarité, autour de cette cause nationale qu’est l’emploi, pour
que tous se sentent concernés et contribuent d’une manière ou d’une autre à l’intégration
professionnelle des jeunes.
Les objectifs « Moumk’In » :
Le plan se fixe 5 objectifs à l’horizon de 2021 :
 Œuvrer pour concrétiser le potentiel de création d’emplois identifié, 1,2 million d'opportunités
dans le cadre des stratégies et plans sectoriels :
Prévisions des créations potentielles de postes d'emploi 2017/2021
Plan / stratégie sectorielle Création Horizon
potentielle
Plan d'Accélération Industrielle 435.000 2020
Plan Maroc vert (Agro-alimentaire) 40.000 2020
Stratégie Nationale relative au 7104 2020
Développement des Energies Renouvelables
Vision 2020 du tourisme 80.000 2020
Stratégie Nationale de Traitement et de 23.320 2020
Valorisation des Déchets Ménagers et
Assimilés
Services d'utilité sociale et d'intérêt général 100.000 2021
Projet "Tanger" 50.000 2021
Plan Bâtiments et Travaux Publics 222.000 2020
Secteur public 200.000 2021
Total 1.157.424

Plan Rail 2040 2.950 2040


Stratégie portuaire du Maroc 11.532 (environ 1/3 en 2021) 2030
Stratégie Logistique 96.000 (environ 1/3 en 2021) 2030

 Améliorer l’Employabilité des jeunes ainsi que l’adéquation de leurs compétences, aptitudes et
comportements aux besoins et exigences du marché du travail, soit 1 million de formations de
courte durée et de différentes natures dispensées pour les chercheurs d’emplois ;
 des formations techniques, linguistiques, numériques, commerciales et comportementales pour
415.000 bénéficiaires (assurées par ANAPEC);
 des stages dans le secteur privé : 20.000 stagiaires ;
 des stages dans le secteur public : 50.000 stagiaires ;
 stage civique : 50.000 bénéficiaires ;
 entreprise d’entrainement : 5.000 bénéficiaires ;
 encadrement par les artisans : 10.000 bénéficiaires.
 formations techniques assurées par OFPPT pour 500.000 bénéficiaires.
 Appuyer par des mesures incitatives l’emploi salarié au profit de plus de 500.000 chercheurs
d’emploi :
 formation insertion : 340.000 bénéficiaires ;
 intermédiation (contrat de travail) : 160.000 bénéficiaires ;
 Accompagner la création de 20.000 projets entrepreneuriaux (Start-ups, TPME, coopératives, auto-
entrepreneurs, etc.);
 Maintenir un taux d’activité à plus de 46%.
Les Mesures Moumk’In :
 Pour appuyer la création d’emplois:
 le gouvernement va davantage lier les subventions et les exonérations accordées aux
investisseurs, au nombre effectif d’emplois créés, dans le cadre de la Charte d’Investissement ;
 les investissements publics seront priorisés en fonction de leur impact sur la création d’emploi ;
 les plans stratégies sectoriels seront davantage soutenus ;l
 es dispositifs et mécanismes d’observation du marché du travail et d’anticipation de ses besoins
en compétences seront renforcées, avec à terme, la mise en place d’observatoires régionaux de
l’emploi ;
 sera rendue plus opérationnelle, dans les marchés publics, l’ouverture des appels d’offres au
profit des coopératives et des bons de commandes en direction des auto-entrepreneurs après
aménagement des procédures en vigueur ;
 le secteur associatif, considéré comme un réservoir important de création d’emplois, fera
l’objet d’une attention particulière avec des mesures de soutien, qui sont en cours d’étude, pour
être déployée dès 2019.
 En termes d’amélioration de l’adéquation des formations avec les besoins du marché du
travail:
 les modules de sensibilisation à l’entrepreneuriat et de développement d’aptitudes et de
comportements recherchés sur le marché du travail seront davantage déployés dans les cycles
de formation professionnelle et d’enseignement supérieur, notamment via des plateformes
de formation à distance ;
 le Ministère compétent va également renforcer ses programmes d’enseignement des langues, qui
constituent de véritables atouts pour l’insertion professionnelle ;
 la formation en entreprise (par alternance et par apprentissage) sera intensifiée, aussi bien dans
la formation professionnelle que dans l’enseignement supérieur ;
 les facultés et universités verront la mise en place d’un cadre pour les stages en entreprise pour
leurs étudiants après réalisation d’un benchmark et d’une étude de faisabilité ;
 les Baccalauréats Professionnels devraient atteindre 50.000 titulaires par an d’ici 2021-2022 ;
 le développement de l’esprit entrepreneurial et la découverte des métiers devraient démarrer
dès le primaire.
 En termes d’intensification des programmes actifs d’emploi:
 le dispositif incitatif à l’emploi salarié « Tahfiz » a été étendu, en janvier 2018, de 5 à 10 salariés,
pour les entreprises, associations et coopératives pour la période allant jusqu’à 2022 ;
 6 Passeports permettront de monter les jeunes en compétences : le Passeport Linguistique (400
heures, pour atteindre le niveau B1), le Passeport Soft Skills (60 heures), le Passeport
Numérique (40 heures), le Passeport Commercial (40 heures), le Passeport Recherche d’Emploi
(20 heures), et le Passeport Entrepreneurial (20 heures).
 Pour permettre aux chercheurs d’emplois de mettre un pied dans l’entreprise et se
professionnaliser:
 augmenter les capacités de stage au niveau du pays ;
 élaborer les cadres juridiques qui vont structurer et formaliser la relation entre le stagiaire et le
maître de stage et les responsabilités de chacun ;
 proposition pour les chercheurs d’emploi diplô més, des stages (d’une durée moyenne de 6 mois)
dans le secteur privé (stage de découverte, stage-métier, stage-mission) et des stages en
entreprises d’entraînement (4 mois) ;
 la mise en place de stages dans le secteur public, après réalisation d’expériences-pilotes qui
permettront d’en évaluer la pertinence, avant d’envisager une éventuelle mise à l’échelle ;
 un Service Civique, au profit des jeunes de 18 à 35 ans, avec ou sans diplô mes, sera mis en place
et pourra être réalisé dans les associations et les collectivités territoriales ;
 pour les porteurs de diplô mes ou de certificats de la formation professionnelle, un mécanisme
incitatif pour créer un compagnonnage de 6 mois, des jeunes par des artisans expérimentés ;
 des dispositifs et des mesures seront également déployés au profit de populations spécifiques
rencontrant des difficultés à s’intégrer professionnellement, comme les personnes en situation
d’handicap, les femmes en situation de vulnérabilité, les jeunes ruraux, et les NEETs (ni en
formation, ni en stage, ni en emplois), à horizon 2021.
 L’entreprenariat deviendra de plus en plus une priorité dans l’action gouvernementale,
avec:
 une montée en puissance progressive des mécanismes d’accompagnement pré et post-création
des entrepreneurs (avec 500 accompagnateurs dès 2019, ce chiffre étant appelé à augmenter
pour couvrir toutes les régions) ;
 des mesures facilitant l’accès aux financements, notamment dans le cadre de la régionalisation
avancée ;
 la mise en évidence des secteurs et activités porteurs pour les entrepreneurs, tels que les
sciences de la Santé, le développement durable, le Coding et le Digital, les métiers verts et
verdissants, la promotion des produits du terroir et les métiers de services à la personne ;
 renforcement des sources de financement pour les entrepreneurs : fonds de l’INDH, prêts
d’honneur, garanties accordées par la Caisse Centrale de Garantie pour faciliter le financement
bancaire ;
 lancer des compétitions régionales et provinciales d’entreprenariat, au moins, une fois par an
avec des prix pour les 3 meilleurs projets.
 En termes d’amélioration du fonctionnement du marché du travail et des conditions de
travail, il est prévu:
 élaborer un pacte social, de faire promulguer la loi sur le droit de grève et d’œuvrer pour la
généralisation progressive de la couverture sociale au profit des indépendants, dans les
prochaines années ;
 l’Inspection du Travail sera renforcée, avec l’éventualité de séparer les missions de contrôle et
de conciliation, après réalisation d’une étude de faisabilité  ;
 le dispositif d’indemnisation pour perte d’emploi sera simplifié et renforcé par des mesures
facilitant le retour à l’emploi ;
 seront étudiés, pour envisager leur mise en place, des cadres juridiques pour les nouvelles
formes de travail, issues des transformations qu’a connues le marché du travail : travail à temps
partiel, travail à distance, etc..
 La régionalisation avancée aura un impact significatif sur l’élaboration des politiques de
l’emploi au Maroc :
La Constitution de 2011 accorde aux régions (Conseils de régions, Wilayas, services déconcentrés des
Ministères et des Etablissements et Entreprises Publics) un rô le appelé à se renforcer dans le temps,
pour observer les marchés régionaux de l’emploi, diagnostiquer les besoins, et concevoir des
programmes d’emploi régionaux déployables localement et complémentaires aux programmes
nationaux.
 avant 2021, seront créés des Centres Régionaux d’Emploi et de Renforcement des
Compétences, qui piloteront les programmes régionaux d’amélioration de l’employabilité et de
soutien à l’auto-emploi, l’observation du marché régional de l’emploi, et l’ingénierie et
renforcement des capacités des acteurs régionaux de l’emploi, notamment ceux de la société
civile ;
 les Régions interviendront, en priorité, sur les populations des non-diplô més et les populations
vulnérables et en complémentarité avec les programmes nationaux mis en place par l’Etat ;
 Pacte des Générations, Cap sur l’Emploi :
Pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes. Il sera lancé fin de 2018 un, qui cherche à stimuler la
solidarité intergénérationnelle (jeunes, chefs d’entreprises, DRHs, professions libérales, formateurs, et
retraités), ce dispositif permettra aux jeunes de bénéficier de l’appui d’un mentor expérimenté bénévole,
formé préalablement :
 un accompagnement de manière individualisé pendant 12 à 24 mois, à raison de 2 heures par
mois, pour l’orienter dans ses choix, revoir avec lui son CV, le former aux entretiens d’embauche,
ou encore lui prodiguer des conseils entrepreneuriaux et partager son expérience tirée de son
vécu professionnel ;
 une application mobile de mentoring Mentor’In, partie intégrante du Pacte des Générations,
permettra, grâ ce à son algorithme, d’optimiser le matching des jeunes mentorés avec des
mentors expérimentés, par proximité et affinités. Les mentors pourront s’organiser en réseau
dans le cadre d’associations provinciales de seniors expérimentés notamment ;
 les entreprises seront largement sollicitées et mises à contribution pour participer à ce dispositif,
en proposant à des jeunes motivés et sélectionnés, des mentors et des stages, dans le cadre du
bénévolat d’entreprise et de la responsabilité sociétale des entreprises ;
 Ce dispositif se fixe comme objectif de mobiliser, à terme, 100.000 mentors, chacun pouvant
accompagner 1 à 4 mentorés, en vue de les remettre sur le chemin du travail, et idéalement de
les intégrer professionnellement, soit dans une entreprise, soit dans une aventure
entrepreneuriale ou d’entreprenariat social.