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THEME N°3 : LA PRIVATISATION ET LE

NOUVEAU MODE DE GESTION PUBLIQUE


APPROCHE IDEES :
Cette Approche consiste à rechercher le maximum d’idées faciles à retenir, les
simplifier, et les expliciter le plus exactement possible pour une utilisation future tout
en détectant pour chaque thème les mots clés.

Le Retour de la Privatisation et la Nouvelle Gestion Publique


Introduction
La réforme du secteur public dans sa globalité (administrations, collectivités territoriales et
établissements et entreprises publics) et de son modèle de gouvernance et de gestion ainsi que la
promotion de l’investissement source de croissance et d’amélioration des conditions de vie des citoyens
dans toutes les Régions du Royaume, constituent des priorités fondamentales de l’action des pouvoirs
publics.
Ainsi, le programme du Gouvernement au titre de la période 2016-2021 porte, notamment, sur le
développement du modèle économique, la promotion de l'emploi et le renforcement du développement
durable au service de l’homme et de la cohésion sociale et spatiale tout en mettant l’accent sur le
renforcement du rayonnement international du Maroc au service de ses causes justes, autant de
chantiers au cœur desquels les établissements et entreprises publics (EEP) occupent une place de choix.
Avec le retour de l’opération de la privatisation le rô le du secteur des EEP est appelé à se consolider
davantage en 2018, et ce, en concordance avec les orientations stratégiques de développement visant la
mise en œuvre des réformes favorisant le climat des affaires, l’accélération de la transformation de
l’économie nationale et la promotion de la croissance durable. Cette ambition est corroborée aussi bien
par la consolidation de la consistance du portefeuille public que par l’amélioration des performances
opérationnelles et financières soutenues de ses composantes.

I. Aperçu sur le portefeuille public

A. La Composition du Portefeuille Public :

 210 établissements publics (personnes morales de droit public dotées de la personnalité


juridique et de l’autonomie financière qualifiés en tant qu’établissement public par leur
texte de création.) opérant dans les domaines clé de l’économie nationale, à savoir l’agriculture, la
santé, l’éducation, l’urbanisme et l’aménagement, les infrastructures, l’énergie, le tourisme et le
secteur financier.
Au cours de 2016, le portefeuille a connu la création de «l’Agence du Bassin Hydraulique Drâ a
Oued Noun», de l’Agence « Millennium Challenge AccountMorocco» et de «l’Agence Nationale pour
la Rénovation Urbaine et la Réhabilitation des Bâ timents Menaçant Ruine».

On signalera la création de deux nouveaux établissements publics dont les textes viennent ont été
publiés au Bulletin Officiel en date du 14 septembre 2017. Il s’agit de l’Agence Marocaine de
Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE) et de l’Agence de
Développement Numérique.

 43 entreprises publiques (sociétés de droit privé dont le capital est détenu directement par
l’Etat totalement ou partiellement) à participation directe du Trésor dominées majoritairement
(37 unités, soit 86%) par des sociétés ayant un poids économique important, dont OCP SA, ADM, CAM,
MASEN, RAM, Barid Al Maghrib et Holding Al Omran.
B. La Répartition Sectorielle des EEP :

 Social, santé, éducation et formation : 24%


 L’habitat, de l’urbanisme et du développement territorial : 19%
 L’agriculture et de la pêche maritime: 15%
 Eau, Energie, Mines et Environnement : 13%.
 Infrastructure et transport : 6%
 Tourisme et Artisanat : 6%
 Finance : 4%
 Autre : 14%
Le portefeuille public est marqué, également, par une forte présence aux niveaux régional et local avec
l’implantation de 173 EEP :
 142 Etablissements Publics ;
 10 entreprises à participation directe du Trésor ;
 21 entreprises relevant des Collectivités Territoriales.
Les années 2016 et 2017 ont été, particulièrement, marquées par le renforcement de la mise en œuvre
de la régionalisation à travers la création effective de douze (12) Agences Régionales d’Exécution des
Projets (AREP) chargées notamment, de la gestion et du suivi des projets et plans d’action des Régions.
Contribuant, ainsi, de manière substantielle au développement territorial.
A. Contraintes lié aux EEP :
 Les établissements sont également porteurs d’enjeux et de risques financiers pour l’Etat
actionnaire dès lors qu’ils perçoivent des subventions et sollicitent des apports en fonds propres
ou des garanties au titre des financements extérieurs ;

 Certains d’entre eux commencent à afficher un essoufflement de leurs capacités à financer leurs
plans de développement par leurs propres ressources ou par le marché financier ;
 L'affaiblissement de la capacité de financement à cause de la ponction des dividendes.

II. La Privatisation 
Les objectifs du programme de privatisation tels qu’ils ont été clairement définis par le Discours Royal
du 8 avril 1988 sont multiples. Ils convergent principalement vers la modernisation de l'économie
marocaine, par une plus grande ouverture sur l'économie mondiale et une participation plus large du
pays aux échanges internationaux, l'allégement des charges budgétaires en matière de soutien aux
entreprises publiques, l'amélioration des performances industrielles et financières des entreprises, la
consolidation du processus de régionalisation, l’élargissement de l’actionnariat à de nouvelles catégories
sociales, la multiplication des investissements créateurs d'emplois et de qualifications nouvelles et la
stimulation de nouvelles générations d’entrepreneurs.
Trois objectifs ont été fixés dans le cadre de la nouvelle orientation par la Direction des entreprises et
établissements publics (DEEP):
 l’intégration des opérations de portefeuille (création de filiales, prises de participations, de
fusions/scissions, cessions d’actifs, augmentations de capital…) dans une nouvelle dynamique de
gestion active du portefeuille public en renforçant le rô le de l’É tat actionnaire ;
 l’élaboration de procédures relatives à toutes les opérations de portefeuilles afin d’assurer un
meilleur encadrement de ces opérations dans des délais raisonnables en relation avec les
opportunités offertes par le marché et la spécificité de la société concernée ;
 un meilleur ciblage et une programmation plus pertinente des opérations de cession et de transfert
des entreprises publiques au secteur privé.

A. Définition :

La privatisation est le transfert cession d’actifs et de parts de capital par l’Etat de la totalité ou d’une
partie au secteur privé.
B. Le Cadre Légale :

La privatisation est régie par la loi nº 39-89 autorisant le transfert d’entreprises publiques au secteur
privé, telle qu’elle a été modifiée et complétée.
Afin d’atteindre ces objectifs, le gouvernement devra mener une refonte du cadre réglementaire de la
privatisation qui  devrait permettre  à l’É tat de mener une politique de gestion active et d’opérer un réel
arbitrage entre, d’une part la politique d’investissement de l’É tat et les opportunités de son
désengagement de certaines entités ou secteurs.
C. Dysfonctionnent :
La Cour des comptes qui a soulevé dans un rapport les dysfonctionnements dans l’élargissement du
portefeuille public:
 la clarification des relations entre l’Etat et les entreprises publiques ;
 l’amélioration des performances des EEP ;
 la rationalisation du portefeuille public et le désengagement de l’Etat ;
 la restructuration de certains EEP: recentrage sur le métier de base, recapitalisation, fusion,
plans sociaux, maîtrise des charges, dissolution.
D. Constat :

Depuis le lancement du programme de privatisation en 1993 et jusqu’au 31 décembre 2017, ce sont au


total 51 sociétés et 26 établissements hô teliers qui ont été transférés au secteur privé, dans le cadre de
120 opérations de privatisation.
Le montant total des recettes des opérations de privatisation s’élève à 102.900 MDH
E. Changement de Paradigme :

Les privatisations, au sens classique du terme (cessions d’actifs et de parts de capital), ont vécu leur
heure de gloire, notamment au cours de la période allant de 1993 à 2007. Nous agissons actuellement
dans une démarche plus dynamique et le potentiel est toujours là , voire grandissant :
 Les établissements peuvent migrer vers le statut de société anonyme ;
 La gestion active cible en priorité les entités matures.

F. Aménagements à Apporter dans la Gestion du Portefeuille :

 L’analyse menée a montré l’opportunité d’opérer une approche différenciée du rô le de l’Etat


actionnaire, basée sur l’évaluation des performances des EEP portant les stratégies publiques
en termes de création de richesse et de rentabilité des capitaux investis, tout en respectant le
service d’intérêt général rendu au citoyen ;

 L’analyse du portefeuille public, dans le cadre du projet GAP (la Gestion Active du Portefeuille
Public), a montré l’opportunité d’opérer une approche différenciée du rô le de l’Etat
actionnaire, basée sur la mise en place d’une gestion active pour un périmètre pertinent d’EEP
à titre de préfiguration, et l’évaluation des performances de ce dernier en termes de création
de valeur socio-économique, de rentabilité des capitaux investis et de développement de
business modèles viables à long terme ;

 La mise en place d’une politique de dividendes et de contribution des entreprises et


établissements publics au budget général de l’Etat, au sens large, représente l’un des projets
majeurs du plan d’action stratégique 2017-2021. Elle vise à améliorer leurs performances et à
pérenniser et développer leur contribution annuelle au budget.