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La fiscalité des sociétés

I – Introduction :
En tous temps, la fiscalité des entreprises a existé, elle constituait jadis, une
redevance due à un pouvoir ou une autorité pour des raisons diverses (protection,
charges collectives et sociales…). Sont évolution à la cour de l’histoire, a suivi celle de
l’Etat et l’organisation des relations économiques et sociales.

Dans l’état moderne, ou les actions des autorités politiques ont pour objectifs
l’atteinte des équilibres économiques et sociaux, la fiscalité devient un outil, a qui on
attribue trois rôles principaux :

 Un rôle de couverture des dépenses publique : fonctionnement de


l’administration, couverture des charges collectives (enseignement,
santé, sécurité…) ;
 Un rôle économique, à travers les aspects d’exonération et de divers
avantages accordés ou des surimpositions selon les résultats attendus
d’un secteur à un autre ;
 Un rôle social de redistribution des revenus.

Les prélèvements fiscaux constituent pour les pouvoirs publics une rentrée
importante dans les recettes budgétaires. Une quote-part considérable des ressources
de l’Etat provient des contributions effectuées par les entreprises.

Chaque année, la loi des finances adapte la fiscalité au contexte, que constitue un
véritable instrument de politique économique.

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La fiscalité des sociétés

CHAPITRE 1: GENERALITE SUR LE FISCALITE

1 - Notion de domicile fiscal :

Le code des impôts direct et taxes assimilée stipule que:


« Les personnes qui ont en Algérie leur domicile fiscal sont passibles de l’impôt sur
le revenu sur l’ensemble de leur revenu. Celles dont le domicile fiscal est situé hors
d’Algérie sont passibles de cet impôt pour leurs revenus de source Algérienne ».

La notion de non résidents s’applique à toutes les personnes physiques et morales,


quelques soit leur nationalité, dont le domicile fiscal se situe hors d’Algérie.

Quant aux société, l’article 137 du CID prévoit que l’impôt est due à raison du
bénéfices réalisés en Algérie, et que les sociétés qui, sans posséder en Algérie
d’établissements ou des représentants désignés, exercent une activité se traduisant par
un cycle complet d’opérations commerciales sont soumises à l’IBS.

2 - Egalité devant l’impôt des résidents et non résidents :

L’égalité devant l’impôt est consacrée par l’article 93 du CID qui dispose que « les
revenus de source algérienne qui n’ont pas de domicile fiscal en Algérie sont
déterminés selon les règles applicables aux revenus de même nature perçus par les
personne qui ont leur domicile fiscal en Algérie… ».

Les catégories d’impôts auxquels sont soumise les personnes physiques :


 Les bénéfices commerciaux ;
 Les bénéfices des professions non commerciales ;
 Les revenus des exploitations agricoles ;
 Les revenus des propriétés sises en Algérie ;
 Les revenus des capitaux mobiliers ;
 Les revenus des créances dépôts et cautionnement ;
 Les traitements, salaires et pensions et rentes viagères ;
 Les plus values de cession des immeubles bâtis ou non ;
 Les sommes payées en rémunération de toute prestations fournies en Algérie.

3 – Obligations des contribuables non résidents :

 Obligation de désigner un représentant en Algérie pour les personnes article


95 du CID.
Les articles 161, 162 et 162 bis prévoient ce qui suit :
 Transmission d’une copie du contrat dans le mois qui suit leur installation, les
avenants sont portés à la connaissance de leur conclusion.
 Tenir un livre aux pages cotées et parafées par le service, sur lequel seront
portées les dépenses et recettes par type et par ordre chronologique.
 Souscrire et faire parvenir avant le 1er avril la déclaration.

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Les sociétés qui n’ont pas d’installation professionnelle permanente en Algérie sont
dispensées de ces obligations, dont l’imposition est assurée d’après régime de la
retenue à la source.

4 – Régime et taux d’imposition :

En 1998 les sociétés étrangères qui n’avaient pas d’installation permanente en


Algérie et qui interviennent dans le cadre de marchés étaient soumises au titre de l’IBS
à une retenue à la source ;
La loi 98-12 portant loi de finances pour 1999 a supprimé la retenue à la source
applicable au marché de travaux immobiliers conclus avec les sociétés étrangères
n’ayant pas d’installation professionnelle permanente en Algérie.

La législation fiscale actuelle prévoit deux régimes d’imposition

La retenue à la source :

Ce régime s’applique aux :


 Revenus des personnes
 Sommes payées en rémunération des prestations de toute nature fournies ou
utilisées en Algérie.
Le taux est de 24% pour les prestations, ce taux qui comprend l’IRG, l’IBS, la TVA
et la TAP ; les autres revenus sont soumis au même taux que ceux des ressortissants
Algérien

Les retenues au titre des revenus des étrangers, leur déclaration et leur paiement
incombent au débiteur Algérien. Tous les transferts sont soumis à l’exécution
d’obligations fiscales.

Le régime de droit commun :

Les sociétés étrangères réalisant des revenus dans le cadre des travaux immobiliers
sont soumises à l’IBS, au même titre que les sociétés Algériennes au taux de 25%. Les
règles de détermination des résultats, de déclarations périodiques ainsi que les
paiements des prescriptions sont de droit commun.
A ce titre la société doit :
 Tenir une comptabilité conforme aux lois et règlements ;
 Souscrire une déclaration avant le 1er avril de chaque année ;
 Produire périodiquement les déclarations «  G50 » ;
 Acquitter les acomptes provisionnels.

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CHAPITRE 2 : Impôts et taxe applicable en Algérie :

A - Taxe sur l'activité professionnelle (TAP)

1-Définition de la TAP:

La taxe sur l'activité professionnelle a été instituée par la loi de finances pour 1996,
en opérant la fusion de la TAIC et de la TANC.

2-Champ d'application :

La TAP s'applique sur:

- Les recettes brutes réalisées par les contribuables qui ont une installation
professionnelle permanente en Algérie et qui exercent une activité dont les profits
relèvent de l'IRG dans la catégorie des bénéfices non commerciaux,,

- le chiffre d'affaires réalisé en Algérie par les contribuables qui exercent une activité
dont les profits relève de l'IRG dans la catégorie des bénéfices industriels et
commerciaux ou de l'impôt sur les bénéfices des Sociétés (IBS).

Il est précisé que les opérations réalisées entre les unités d'une même entreprise sont
exclues du champ d'application de la TVA

Il est noté, également, que pour les unités des entreprises de travaux publics et de
bâtiments, le chiffre d'affaires est constitué par le montant des encaissements de
l'exercice.

La régularisation des droits dus sur l'ensemble des travaux intervient au plus tard à la
réception provisoire, à l'exception des créances auprès des administrations publiques et
des collectivités locales.

3-La base imposable :

La TAP est établie sur le montant total du chiffre d'affaires et des recettes
professionnelles hors TVA pour les entreprises et les professions assujetties à cette
taxe réalisés pendant l'année.

Il est signalé que le chiffre d'affaires s'entend du montant des recettes réalisées sur
toutes opérations de vente, de service ou autres entrant dans le cadre de l'activité
précitée.

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4- Réfactions applicables :

Le chiffre d'affaires est soumis à la TAP effectuant:


- une réfaction de 30% pour :
*le montant des opérations de ventes en gros ;
*le montant des opérations de ventes au détail portant sur les produits dont le prix de
vente comporte plus de 50% de droits indirects.
*Le montant des opérations réalisées par les commerçants détaillants ayant la qualité
de membre de l'ALN ou de I'OCFLN et les veuves de chouhadas.

Il est noté que cette réduction de 30%, s'agissant de cette dernière catégorie, n'est
accordée que pour une durée de 2 ans et ne profite pas aux contribuables soumis au
régime d'imposition d'après le bénéfice réel.

- une réfaction de 50% pour :

*le montant des opérations de vente en gros portant sur les produits dont le prix de
vente au détail comporte plus de 50% de droits indirects.

Les opérations de vente en gros s'entendent des opérations de vente réalisées par les
producteurs ou les commerçants en gros ou les opérations réalisées dans les mêmes
conditions de quantité et de prix avec les entreprises publiques ou privées, les
investisseurs, les collectivités locales et les administrations publiques.

*le montant des opérations de ventes au détail portant sur le médicament à la double
condition d'être classé bien stratégique tel que défini par le décret exécutif no9631 du
15 Janvier 1996 et que la marge de vente au détail soit située entre 10 et 30% ;

*le montant des opérations réalisées entre les sociétés membres d'un même groupe.

Il est précisé que cette réfaction de 50% applicable à ce dernier montant se cumule
avec les autres réfactions.

-Une réfaction de 75% pour :

* le montant des opérations de vente au détail de l'essence super, normale et le gas-


oil.

5-Taux d’imposition : 

Le taux de la TAP est fixé à 2%

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6-Exonérations :

1- Les activités exercées par les jeunes promoteurs d’investissement éligibles à l’aide
du « Fonds National de Soutien à l’ Emploi des Jeunes « bénéficient d’une
exonération de la TAP pendant une période de trois (03) années à compter de la
date de mise en exploitation. 
Cette période est portée à six (06) ans si l’activité est implantée dans une zone à
promouvoir.   
2- Les investissements réalisés par les personnes éligibles au régime de soutien à la
création d'activité de production régi par la caisse Nationale d'Assurance
Chômage, bénéficient pour une période de trois (03) année à compter de
l'exercice au cours duquel a débuté l'activité d'une exonération au titre de la taxe
sur l'activité professionnelle (TAP).
Cette exonération s'applique aux investissements agréés au plus tard le 31
décembre 2006.
3 - N’est pas compris dans le chiffre d’affaires servant de base à la TAP :
A - Le chiffre d’affaires n’excédant pas quatre vingt mille dinars ( 80 000 DA )
s’il s’agit de contribuables dont l’activité principale est de vendre des
marchandises, objets, fournitures et denrées à importer ou à consommer sur
place, ou cinquante mille dinars (50 000 DA ), s’il s’agit d’autres
contribuables prestataires de services.
Les personnes physiques doivent pour bénéficier de cet avantage, travailler
seules et n’utiliser le concours d’aucune personne.

B - Le montant des opérations de vente, portant sur les produits de large


consommation soutenus par le budget de l’état ou bénéficiant de la
compensation.

C- Le montant des opérations de ventes, de transport ou de courtage qui portent


sur des objets ou marchandises destinés directement à l’exportation, y compris
toutes les opérations de processing ainsi que les opérations de traitement pour
la fabrication de produits pétroliers destinés directement à l’exportation.

D - Le montant des opérations de vente au détail portant sur les biens stratégiques
tels que visés par le décret exécutif N° 96-31 du 15 janvier 1996 portant
modalités de fixation des prix de certains biens et services stratégiques
lorsque la marge de détail n’excède pas 10%.

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B- Impôt sur les bénéfices des sociétés :

1-Définition de IBS:

Aux termes des dispositions de l'article 135 du code des impôts directs et taxes
assimilées (CID) il est établi un impôt annuel sur l'ensemble des bénéfices et revenus
réalisés par les sociétés et autres personnes morales.

I- PERSONNES IMPOSABLES ET TAUX

L’article 136 du CID dispose que sont soumises à l’IBS : Les société de capitaux quels
que soient leur forme et leur objet ainsi les établissements et organismes publics à
caractère industriel et commercial.

Peuvent opter pour L’IBS :

 Des sociétés de personne et des sociétés en participation et les sociétés civiles


qui ne sont pas constituées sous forme de sociétés par action, sauf si ces
sociétés optent pour l’IBS, option qui est d‘ailleurs irrévocable pour toute la
durée de vie de la société.
 Les organismes de placement collectifs en valeur mobilière

TAUX

L’article 150 du code des impôts directs fixe le aux de l’IBS. Il est actuellement à
25%. Il est réduit à 12,5% pour les bénéfices réinvestis (lois des finances
complémentaire pour 2006).

II- CALCUL ET DETERMINATION DES BENEFICES IMPOSABLES

1) Règle générales
L’impôt sur les bénéfices des sociétés « IBS », est dû chaque année sur les bénéfices
ou revenus réalisés en Algérie et obtenus pendant l’année précédente dont les résultats
ont servi à l’établissement du dernier bilan (ART.139 du CID).
Le bénéfice net est déterminé d’après le résultat les opérations de toute nature
effectuées par l’entreprise à travers toutes ses entités quelque soit leur degré
d’autonomie.
Il est constitué par la différence entre l’ensemble des produits de l’exercice diminué de
l’ensemble des charges déductibles.

On peut déterminer le résultat à partir de l’actif Net qui s’entend de l’excédent des
valeurs d’actifs sur le total formé au passif par les créances des tiers, les
amortissements et les provisions justifiées.

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La définition ci-dessous, empruntée du code des impôts représente le bénéfice


calculé à partir du bilan comptable, équivalent à l’écart entre la situation nette de deux
exercices

ACTIF NET DU BILAN – DETTES TOTAL + PRELEVEMENT EFFECTUES +


APPORTS ADDITIONNELS REALISES

Les charges admises en déduction sont énumérées par l’article 141 du code des
impôts, elle sont incluses dans les comptes comptables de charge (classe 6). A la
condition pour autant :

 Qu’elles se rapportent à l’exercice au sens fiscal du terme


 Qu’elles soient liées et nécessaires à l’exploitation.

2) Dispositions particulières

a) Déduction et réintégration de charges


Les articles 141 à 147 prévoient les cas particuliers de déductibilité des charges et la
réintégration de certaines :

 Les équipements et pièces de rechanges importés en dispense de formalités de


contrôle de commerce extérieur sans paiement peuvent être intégrés dans les
charges déductibles
 Les amortissements sont calculés au regard de l’article 174, pour lequel le
système linéaire constitue le système de droit commun, les autres sont
exceptionnels et soumis à des conditions.
 Les véhicules de tourisme pour autant qu’il soient destinés à l’utilisation de
l’entreprise sont plafonnés dans leur assiette amortissable par les lois de
finances (800 000,00 DA LF 2006)
 Les provisions qui sont sans objets où reçoivent une destination non conforme
sont réintégrées.
 Les transactions, amandes, confiscations … appliquées pour entorse à une
réglementation sont réintégrées.
 Des taux réduits sont appliqués aux bénéfices réinvestis au cours de l’exercice
ou en prévision de l’année suivante, ce taux réduit est étendu à l’acquisition
d’action ou de parts sociales qui ont pour but de détenir 90% et plus du capital
de la société visée.
 Les subventions d‘équipements de l’Etat ne sont pas comprises dans l’assiette
fiscale, elles sont rapportées aux bénéfices à concurrences des amortissables qui
sont appliqués aux investissements concernés.
 Le déficit subi au cours d’un exercice est reporté sur l’exercice suivant et ce
jusqu’au 5éme exercice suivant l’année déficitaire.
 Les bénéfices de sociétés (dividendes) qui ont été soumis à l’impôt sur les
bénéfices des sociétés ou expressément exonérés ne sont pas compris dans
l’assiette

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b) Plus value de cession

La législation fiscale fait une distinction entre


 Biens acquis depuis 03 années et moins, dont la plus value de cession est
intégrée pour 70% dans les bénéfices imposables
 Biens acquis depuis plus de 03 années, la plus value de cession est intégrée pour
35% dans les bénéfices imposables
 L’engagement de réinvestir la plus values de cession les exonère de l’IBS
 Les actions et parts sociales qui constituent 10% du capital d’une société sont
assimilées à la cession de biens

III- Déclaration et obligation fiscale des sociétés

En matière d’obligation fiscale l’article 151 dispose que les assujettis à l’IBS sont
tenus de souscrire avant le 1er Avril de chaque année auprès de l’inspecteur des impôts
directs du lieu de l’implantation du siége social ou du principal établissement une
déclaration, selon un imprimé fourni par l’administration fiscale.

Les assujettis doivent indiquer, selon l’article 152 du code des impôts directs, dans la
déclaration :
 Le montant de leur chiffre d’affaires
 Le numéro d’inscription au registre de commerce
 Le nom et l’adresse du ou des comptables ou experts chargés de tenir leur
comptabilité ou d’en contrôler les résultats généraux, en précisant si ces
techniciens font ou non partie du personnel salarié de leur entreprise
 Les déclarations, les observations essentielles et les conclusions signées qui
ont pu leur être remises par leur experts comptables ou leur comptables
agréés dans les limites de leur compétences.

En même temps que la déclaration faite sur imprimé remis par les services fiscaux, le
contribuable doit fournir :

 Les extraits des comptes comptables résumés tenus réglementairement


 Comptes de résultats et copie de bilans
 Relevé des frais généraux
 Amortissements et provisions avec indications précises de leur objet
 Relevé des versements en matière de TAP
 Eta d’affectation des voitures de tourisme
 Les avantages en nature accordés au personnel

De ces dispositions et définitions, il ressort que le bénéfice imposable est représenté


par le résultat brut de l’exercice tel qu’il est déterminé par la comptabilité, retraité,
compte tenu des principes de non déductibilité et des exonérations prévues par la
législation.

IV- PAIEMENT ET EXIGIBILITE DE L’IBS

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Le CID dispose que les impôts et les taxes sont exigibles le premier jour qui suit le
troisième mois de son recouvrement. Ces dispositions ne sont pas applicables au cas
ou l’exigibilité est déterminée par des dispositions spéciales.

L’exigibilité et le recouvrement de l’impôt sur les bénéfices des sociétés « IBS » sont
régis principalement par l’article 355 et 356 du CID. Le système de recouvrement
s’appuie sur le régime des acomptes provisionnels.

La législation dispose qu’à l’exclusion des retenues à la source, l’impôt sur les
bénéfices des sociétés « IBS » est recouvré selon le système des acomptes
provisionnels.

1. Périodicité de l’acompte provisionnel

Il est fait obligation à la société soumise à l’IBS de procéder à trois versements


d’acomptes :
1er acompte  : 15 février au 15 mars
2éme acompte : 15 mai au 15 juin
3émé acompte : 15 octobre au novembre

2. Liquidation ou paiement du solde

Le solde de l’impôt est recouvré par voie de rôle

C - Taxe sur la valeur ajoutée :

1-Définition :

La Taxe sur la Valeur Ajoutée (T.V.A) est un impôt indirect mis en vigueur en
Algérie à compter du 1er Avril 1992 et frappe obligatoirement toutes les opérations de
nature industrielle et commerciale.
De ce fait, sont exclues du champ d'application de la TVA, les opérations présentant
un caractère agricole ou de service public non commercial.
Par ailleurs, les opérations de banque et d'assurances qui étaient soumises à une taxe
spécifique dénommée "Taxe sur les opérations de banque et d'assurances" ont été
intégrées dans le champ d'application de la TVA à compter du 1er janvier 1995.
La TVA est une taxe entièrement supportée par le consommateur. Elle est néanmoins
régulièrement perçue chaque fois qu'une transaction imposable est effectuée.
Lorsqu'une personne est assujettie à la TVA, elle peut déduire de la TVA qu'elle
réclame à ses clients, celle qui lui est facturée par ses fournisseurs ou qu'elle paie à
l'importation. Finalement, elle ne devra verser au Trésor que la différence entre la

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TVA perçue de ses clients et la TVA payée à  ses fournisseurs ou à l'importation de


biens. Dans la mesure où le montant de la taxe payée en amont est supérieur à celui de
la TVA due, il y a un crédit d'impôt que l'assujetti pourra récupérer.
A ce propos, il convient de noter que le principe général retenu en matière de TVA,
consiste à admettre la déductibilité de la taxe ayant grevé tous les éléments du prix de
revient d'une opération taxable, il reste qu'il existe un certain nombre d'exceptions.
L'article 41, du code des Taxes sur le chiffre d'affaires, précise les cas de non
déductibilité.
La taxe sur la valeur ajoutée présente les caractéristiques suivantes:

C'est un impôt réel:


Elle frappe l'utilisation des revenus, c'est à dire la dépense ou la consommation finale
des biens et services.

C'est un impôt indirect:


Elle est payée au Trésor, non pas directement par le consommateur final qui est le
redevable réel, mais par l'entreprise, qui est le redevable légal, qui assure la production
et la distribution des biens et services.

C'est un impôt établi suivant le mécanisme des paiements fractionnés:


En effet, à chaque stade de distribution, la TVA frappe seulement la valeur ajoutée
conférée au produit de telle sorte qu'à la fin du cycle suivi par ce produit, la charge
fiscale globale correspond à la taxe calculée sur le prix de vente au consommateur.

C'est un impôt qui repose sur le mécanisme de déductions:


A ce titre le redevable doit, aux divers stades du circuit économique:
 Calculer la taxe exigible sur les ventes ou prestations de services,
 Déduire de cet impôt, la taxe qui a grevé les éléments constitutifs de son prix de
revient,
 Verser au Trésor la différence entre la taxe collectée et la taxe déductible.

C'est un impôt neutre:


En effet, la TVA est neutre sur les résultats des redevables légaux car elle est
supportée par le consommateur final.

2-Champ d’application :

A -Opérations Obligatoirement Imposables : 

 Opérations relevant d’une activé industrielle, commerciale ou artisanale


effectuées par un assujetti ;
 Opérations de banque et d’assurance ;
 Opérations réalisées dans l’exercice d’une profession libérale ; 

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 Opérations de vente portant sur les alcools spiritueux, les vins et autres boissons
assimilées ;
 Les opérations relatives aux travaux immobiliers ;
 Les opérations de ventes faites dans les conditions de gros ;
 Les opérations de ventes faites dans par les grandes surfaces ainsi que les
activités de  commerce multiple, ainsi que le commerce de détail, à l'exclusion
des opérations réalisées par des contribuables relavant du régime du forfait . Par
commerce multiplie, il y a lieu d'entendre les commerces d'achat - revente
réalisés dans les conditions de détail et qui réunissent les conditions suivantes :  
- Les articles mis en vente relevant d’au moins quatre catégories de 
commerces différents quelque soit le nombre d’articles mis en vente.
- Libre accès au service.
 Les opérations de location, les prestations de services, les travaux d’études et de
recherche ;
 Les spectacles, jeux et divertissements de toute nature organisés par toute
personne.

B - Opérations Imposables par Option :

 Affaires faites à l’exportation ;


 Opérations réalisées à destination:
- Des sociétés pétrolières ;
- D’autres redevables de la taxe ;
- A des entreprises bénéficiant du régime des achats en franchise.

C -Assujettis :

 Producteurs ;
 Grossistes;
 Importateurs ;
 Détaillants.

3-Base imposable :

La TVA frappe l'ensemble des éléments constitutifs du prix des ventes et des
services et notamment les frais qui incombent normalement au fournisseur et qui sont
facturés séparément au client.

4-Taux d’imposition :

Il est prévu deux taux


- un taux normal de 17%
- un taux réduit de 7%.

5-Exonérations :

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Les exonérations édictées en matière de TVA dans le régime intérieur sont :


1- Les affaires de ventes portant sur :
a- Les produits passibles de la taxe à l’abattage ;
b- Les dépouilles provenant des animaux soumis à la taxe à l’abattage,
Mais seulement en ce qui concerne la première vente après l’abattage ;

2- Les affaires faites par les personnes dont le chiffre d’affaires global est inférieur
ou égal à 100 000 DA pour les prestataires de services et 130 000 DA pour tous les
autres assujettis.
Pour l’application des dispositions du présent paragraphe, le chiffre d’affaires global
à considérer chaque année, est celui réalisé durant l’année précédente, si l'intéressé n'a
pas exercé son activité durant l'année entière, le montant annuel de son chiffre
d’affaires est déterminé proportionnellement au chiffre  d'affaires réalisé durant la
période d’exploitation.

3- Les opérations de vente portant sur le pain, les farines panifiables utilisées à la
fabrication de ce pain et les céréales utilisées à la fabrication de ces farines ainsi que
celles portant sur les semoules ;

4- Les opérations de vente portant sur les :


- Lait et crème de lait, non concentrés, ni additionnés de sucre ou d’autre édulcorants ;
- Lait et crème de lait, concentrés ou additionnés de sucre ou d’autres édulcorants, y
compris les laits infantiles ;

5- Les opérations de vente portant sur les produits pharmaceutiques figurant dans la
nomenclature nationale du médicament ;

6- Les opérations effectuées par les œuvres ayant pour but l’organisation de
restaurants pour servir des repas gratuits ou à bon marché réservés aux nécessiteux,
aux étudiants à condition que l’exploitation de ces restaurants ne donne lieu à aucun
bénéfice ;

7- Les opérations ayant pour objet exclusif la réalisation de monuments aux martyrs
de la révolution de libération nationale ou à la gloire de l’armée de libération nationale
conclues avec une collectivité publique ou un groupe régulièrement constitué ;

8- Les voitures de tourisme neuves d’une cylindrée n’excédant pas 1600 cm3 pour
les véhicules automobiles à moteur à piston à allumage par étincelles (essence) et
2000 cm3 pour les véhicules automobiles à moteur à piston à allumage par compression
(diesel), ainsi que les véhicules utilitaires neufs d’un poids en charge total inférieur ou
égal à 3 500 Kg, le taux d’invalidité est supérieur ou égal à soixante pour cent (60%)
ainsi que les véhicules touristiques tout terrain (4x4) d'une cylindrée n'excédant pas
2500 cm3 acquis par les moudjahidine et les invalides de la guerre de libération
nationale résidant dans les wilayas du grand sud et dont le taux d'invalidité est égal ou
supérieur à soixante pour cent (60 %) .

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Les voitures de tourisme neuves ou usagés, d'une ancienneté de trois (03) ans
maximum d'une cylindrée n'excédant pas 2000 cm3  pour les véhicules automobiles à
moteur à piston à allumage par étincelles (essence) et 2500 cm3  pour les véhicules
automobiles à moteur à piston à allumage par compression (diesel) acquis tous les cinq
(05) ans par les enfants de chouhada handicapé atteints d'une maladie incurable
titulaire d'une pension.
 
Les autres invalides dont le taux d’invalidité est inférieur à soixante pour cent (60%)
bénéficient d’un abattement des taxes dues égal à leur taux d’invalidité.

Les véhicules susvisés peuvent être cédés, après reversement de l’avantage fiscal
accordé à cette catégorie de bénéficiaires, dans les conditions suivantes :

a- reversement de la totalité de l’avantage fiscal octroyé, lorsque le véhicule est cédé


dans un délai ne dépassant pas deux (02) ans à compter de sa date d'acquisition,

b- reversement de la moitié de l’avantage fiscal octroyé, lorsque le véhicule est cédé


dans un délai supérieur à deux (02) ans et inférieur ou égal à trois (03) ans ;
c- aucun reversement n’est exige après trois (03) ans.
Toutefois, en cas de décès du propriétaire pendant la période d’incessibilité
conditionnelle précitée, les véhicules visés ci-dessus peuvent être hérités ou cédés
après héritage, sans paiement de taxe.

La condition de trois (03) ans, visée ci-dessus, n'est pas exigée lorsque la réforme
totale et définitive du véhicule est constatée, après accident ou toute autre cause, par
les services techniques compétents ;

9- Les véhicules spécialement aménagés, d’une ancienneté de trois (03) ans


maximum et d’une puissance n’excédant pas 2000 cm3 pour les véhicules automobiles
à moteur à piston à allumage par étincelles (essence) et 2500 cm3 pour les véhicules
automobiles à moteur à piston à allumage par compression (diesel), acquis tous les
cinq (05) ans par les personnes atteintes à titre civil d’une paraplégie ou celles ayant
subi l’amputation des deux membres inférieurs ainsi que par les handicapés moteurs
titulaires du permis de conduire de la catégorie « F » quel que soit le ou les membre(s)
handicapé(s);

10- Les fauteuils roulants et véhicules similaires pour invalides même avec moteur
ou autres mécanismes de propulsion (position n°87-13 du TDA), les motocycles et
vélocipèdes avec moteur auxiliaire spécialement aménagés pour invalides ;

11- Les biens d’équipement, matières, produits ainsi que les travaux et services dont
la liste est fixée par la réglementation relative aux activités de prospection, de
recherche, d’exploitation, de liquéfaction ou de transport par canalisation des
hydrocarbures liquides et gazeux, acquis ou réalisés par ou pour le compte de
l’entreprise SONATRACH, des sociétés pétrolières qui lui sont associées ou de leurs
traitants intervenant exclusivement dans le secteur.

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La fiscalité des sociétés

12- Nonobstant toute disposition législative contraire, les opérations réalisées par la
Banque d’Algérie et liées directement à sa fonction d’émission de monnaie ainsi qu’à
ses missions spécifiques.
Ces opérations seront déterminées, en tant que de besoin, par voie réglementaire.

13- Les marchandises expédiées, à titre de dons, au Croissant rouge algérien et aux
associations ou oeuvres à caractère humanitaire dont la liste est fixée par voie
réglementaire, lorsqu’elles sont destinées à être distribuées gratuitement à des sinistrés,
à des nécessiteux ou autres catégories de personnes dignes d’être secourues, ou
utilisées à des fins humanitaires, ainsi que les dons adressés sous toutes les formes aux
institutions publiques.

14- Les manifestations sportives, culturelles ou artistiques et d’une manière


générale, tous les spectacles organisés dans le cadre des mouvements nationaux ou
internationaux.

15- Sous réserve de la réciprocité, les opérations de travaux immobiliers, de


prestations relatives aux télécommunications, à l’eau, au gaz et à l’électricité et de
location de locaux meublés ou non, réalisées pour le compte des missions
diplomatiques ou consulaires accréditées en Algérie ou leurs agents diplomatiques ou
consulaires.

Bénéficient également de cette exemption et sous réserve de la réciprocité, les produits


acquis localement par les missions diplomatiques ou consulaires ou leurs agents
diplomatiques ou consulaires.

Les modalités d’octroi de cette exemption ainsi que la détermination du seuil minimal
du prix unitaire desdits produits seront fixées par un arrêté conjoint des ministres
chargé respectivement des finances et des affaires étrangères.

16- Au titre de réciprocité :

a- Les livraisons de biens destinés à l’avitaillement des navires nationaux et


étrangers armés en cabotage international et des aéronefs des compagnies de
navigation aérienne pour leurs prestations réalisées sur des parcours internationaux.

b- Les prestations de services effectuées pour les besoins directs des navires et
aéronefs ci-dessus cités et de leur cargaison.

17- Les contrats d’assurances des personnes tels que définis par la législation
relative aux assurances;

18- Les opérations de crédits bancaires accordés aux ménages pour l’acquisition ou
la construction de logements individuels;

20- Les opérations de réassurance;


21- Les contrats d'assurance relatifs aux risques de calamités naturelles;

15
La fiscalité des sociétés

22- Les intérêts moratoires résultant de l'exonération des marchés publics nantis au
profit de la caisse de garantie des marchés publics  

A l’importation les opérations exonérées concernent :

 Les produits dont la vente à l’intérieur sont exonérés de la taxe sur la valeur
ajoutée.
 Les marchandises placées sous des régimes suspensifs des droits de douanes
ci-après : entrepôt, admission temporaire, transit, transbordement, dépôt;
 Les marchandises faisant l’objet d’une admission exceptionnelle en franchise
des droits de douanes dans les conditions prévues par le code des douanes;
 Les aéronefs destinés aux compagnies de navigation aérienne ;
 Les articles et produits bruts ou fabriqués devant être utilisés à la construction,
au gréement, à l'armement, à la réparation ou à la transformation des aéronefs,
écoles d'aviation et centres d'entraînement agréés;  
 Les radoubs, réparations et transformations de navires et aéronefs Algériens à
l’étranger * L’or à usage monétaire, ainsi que la monnaie d’or ;
 Les marchandises importées dans le cadre du troc.

A l’exportation les opérations exonérées  concernent :

Les affaires de vente et de façon qui portent sur les marchandises exportées;

Le vendeur et/ou le façonnier inscrivent les envois en comptabilité ou, à défaut sur le
livre prévu à l’article 72 du CIDTA par ordre de date, avec indication de la date de
l’inscription du nombre, des marques et numéros de colis de l’espèce, de la valeur et
de la destination des objets ou marchandises;

La date d’inscription en comptabilité ou au registre en tenant lieu, ainsi que les


marques et numéros des colis, soient portés sur la pièce (titre de transport, bordereau,
feuille de gros, ...), qui accompagnent l’envoi et soient consignés avec le nom de
l’expéditeur sur la déclaration en douane par la personne chargée de présenter les
objets ou marchandises à l’exportation;

L’exportation ne soit pas contraire aux lois et règlements.

Toutes vérifications utiles sont effectuées à la sortie des objets ou marchandises par
les services des douanes et chez les vendeurs, ou façonniers par les agents des agents
des services des contributions diverse auxquels doivent être présentés les registres et
pi7ces prescrites à l’alinéa ci-dessus, ainsi que les récépissés de transport, lettres de
voitures, connaissements, traites, comptes et autres documents susceptibles de venir à
l’appui des énonciations des registres.

Pour les envois de marchandises effectués par la poste, les fonctionnaire des postes
peuvent, au moment du dépôt des plis, paquets ou boites, appeler le service local des
douanes ou des impôts à procéder à la vérification du contenu en présence de

16
La fiscalité des sociétés

l’intéressé ou de son représentant. Les reçus de la poste doivent en toute hypothèse,


être rattachés aux livres d’expéditions tenus par le vendeur ou le façonnier.

Les affaires de vente et de façon qui portent sur les marchandises d’origine nationale
livrées aux magasins sous douane légalement institués.

6- Taxe foncière :

1-Définition :

La taxe foncière a été instituée pour la première fois en1968, elle est perçue
intégralement au profit exclusif des communes et présente l’originalité d’être constitué
de deux (02) sous- taxes :

- Taxe foncière sur les propriétés bâties ;


- Taxe foncière sur les propriétés nom bâties.

2- Champ d’application :

A -Propriétés bâties:
 propriétés bâties,
 installations destinées à abriter des personnes et biens ou stocker des produits;
 installations commerciales situées dans les périmètres des aérogares, ports,
gares ferroviaires et routières;
 sols des bâtiments ;
 terrains non cultivés utilisés à un usage commercial ou industriel.

B -Propriétés non bâties:


 propriétés non bâties; 
 terrains agricoles;
 terrains situés dans des secteurs urbanisés ou urbanisables;
 salines, marais salants;
 carrières, sablières et mines à ciel ouvert

3- Base imposable :

A -Propriétés bâties :
Valeur locative fiscale au m2 par la superficie imposable en prenant en considération
un abattement de 2% l'an sans toutefois excéder un maximum de 40%.
Pour les usines : le taux d'abattement est égal à 50%

B -Propriétés non bâties :


Produits de la valeur locative fiscale exprimée au m2 ou à l'hectare par la superficie
imposable

4-Taux d'imposition :

17
La fiscalité des sociétés

A -Propriétés bâties :
 propriétés bâties proprement dites : 3%
 propriétés bâties à usage d'habitation , détenues par les personnes
physiques, situées dans des zones déterminées par voie réglementaire et non
occupées, soit à titre personnel et familial , soit au titre d'une location : 10%
 terrains constituant des dépendances des propriétés bâties :
o 5% lorsque leur surface est inférieure ou égale à 500 m2
o 7% lorsque leur surface est supérieure à 500 m2 et inférieure ou égale à 1 000
m2
o 10% lorsque leur surface est supérieure à 1 000m2

B - Propriétés non bâties :


 propriétés  non bâties  situées dans les secteurs non urbanisés : 5%
 terrains urbanisés :
o 5% lorsque leur surface est inférieure ou égale à 500 m2
o 7% lorsque leur surface est supérieure à 500 m2 et inférieure ou égale
à   1 000m2
o 10% lorsque leur surface est supérieure à 1 000m2
o 3% pour les terres agricoles.

5 - Exonérations :

A -Taxe foncière sur les propriétés bâties:

1 - Exemptions permanentes:
-Sont exemptés de la taxe foncière des propriétés bâties, à la double condition d'être
affectés à un service public ou d'utilité générale et d'être improductifs de revenu, les
immeubles de l'État, des wilaya et des communes ainsi que ceux appartenant aux
établissement publics à caractère administratif  exerçant une activité dans le domaine
de l’enseignement, de la recherche scientifique, de la production sanitaire et sociale, de
la culture et du sport.
- Sont également exemptés de la taxe foncière des propriétés bâties :
1.  les édifices affectés à l'exercice du culte;
2.  les biens Wakf publics constitués par des propriétés bâties
3. sous réserve de réciprocité, les immeubles appartenant à des États étrangères et
affectés à la résidence officielle de leurs missions diplomatique et consulaires
,accréditées auprès du gouvernement algérien, ainsi que les immeubles
appartenant aux représentations internationales accréditées en Algérie.
4. les installations des exploitations agricoles telles que notamment:
hangars, étables et silos;

18
La fiscalité des sociétés

2 - Exemptions temporaires : 
-Sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties: 
1. Les immeubles ou parties d'immeubles déclarés insalubres ou qui menacent ruine
et désaffectés;
2. Les propriétés bâties constituant l'unique propriété et l'habitation principale de
leurs propriétaires à la double condition que:
- le montant annuel de l'impression n'excéder pas 800DA;
-  le revenu mensuel des contribuables concernés ne dépasse pas
deux fois le salaire minimum national garanti (SNMG) 
Les personnes exonérées sont toutefois assujetties à une contribution annuelle de
100DA;
3.  les constructions nouvelles, reconstructions et additions de construction pendant
une durée de sept (07) ans à compter du 1er janvier de l'année suivant celle de leur
achèvement ou de leur occupation; 
L’achèvement ou l'occupation sont, à défaut de justification, considérés réalisés dans
le délai maximum de trois (3) ans à compter de la date de l'obtention du premier
permis de construire.
4. les constructions et additions de construction servant aux activités exercées par les
jeunes promoteurs d'investissements éligibles à l'aide du " Fonds National de Soutien à
l'emploi des jeunes " pendant une période de trois (03) années à compter de leur
achèvement ;
La durée de cette exonération est six (06) années lorsque ces constructions et
additions de construction sont installées dans une zone à promouvoir 
5. Les investissements réalisés par les personnes éligibles au régime de soutien  à la
création d'activité  de production régi par la Caisse Nationale d'Assurance Chômage
bénéficient pour une période de trois (03) années à compter de l'exercice au cours
duquel a débuté l'activité au titre de la taxe foncière  sur les produits bâties.
Cette exonération s'applique aux investissements agréés au plus tard le 31/12/2006.

B - Taxe foncière sur les propriétés non bâties: 


- Sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés non bâties :
1. les propriétés de l'état, des wilayas des communes et des établissements publics
scientifiques, d'enseignement ou d'assistance lorsqu'elles sont affectées à une
activité d’utilité générale et non productive de revenus;
2. Cette exonération n'est pas applicable aux propriétés des organismes de l'État,
des wilayas et des communes, ayant un caractère industriel et commercial.
3. les terrains occupés par les chemins de fer;
4. les biens constitués par des propriétés non bâties;
5. les sols et terrains passibles de la taxe foncière sur les propriétés bâties.

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La fiscalité des sociétés

Chapitre 3 : LES DECLARATIONS FISCALES


I- Déclaration d’existence:

1-Personnes concernées:

Les nouveaux contribuables relevant de l’IBS sont tenus de souscrire une déclaration
d’existence dont le modèle est fourni par l’administration fiscale.

2- Délai de la déclaration :

La déclaration d’existence doit être souscrite dans les trente (30) jours du début de
l’activité.

3 - Le lieu de la déclaration :

La déclaration d’existence doit être produite auprès de l’inspection des impôts dont
relève le lieu d’existence de votre activité.
La déclaration d’existence, doit comporter les renseignements suivants :
- Nom et Prénom ;
- Adresse en Algérie et en dehors de l’Algérie si le contribuable est de nationalité
étrangère.

II - Déclaration mensuelle :

C’est une déclaration unique tenant lieu de bordereau, avis des impôts et taxes perçus
au comptant ou par voie de retenue à la source.
(TAP, acomptes provisionnels IBS/ IRG, IRG/ salaires, TVA).

1 - Le délai de la déclaration :

L’imprimé de déclaration doit être déposé dans les 20 premiers jours du mois.

2 - Le lieu de déclaration :

L’imprimé de déclaration doit être déposé à la recette des impôts dont relève
l’entreprise.

III - Déclaration annuelle des revenus et des résultats :

1-Au titre de l’IRG :

A -Déclaration globale des revenus :

 Personnes concernées :

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La fiscalité des sociétés

La déclaration global des revenus (série G n°1) doit être souscrite par :
- Les personnes physiques qui exercent une activité industrielle, commerciale,
artisanale, nom commerciale ou agricole ;
- Les personnes physiques qui réalisent des revenus provenant de la location des
propriétés bâties ou nom- bâties y compris les terrains agricoles ;
- Les personnes bénéficiaires des revenus de capitaux mobilières ;
- Les salariés qui perçoivent des revenus salariaux ou non- salariaux en sus de leur
salaire principal, à l’exception des personnes exerçant en sus de leur activité principale
de salarié, une activité d’enseignement ou de recherche à titre vacataire ou associé
dans les établissements d’enseignement.

 Le délai et lieu de la déclaration :

La déclaration globale des revenus doit être obligatoirement souscrite avant le 1er
Avril de chaque année, et le contribuable est tenu de la faire parvenir a l’inspection des
impôts du lieu de sont domicile fiscal.

 Les éléments figurants dans la déclaration :

Le contribuable doit :
- Fournir toutes les indications nécessaires au sujet de sa situation ainsi que celles
relatives à ces charges de famille ;
- Indiquer les divers éléments nécessaires à la détermination de sont revenu
imposable.

 Les éléments à joindre a la déclaration :

Le contribuable est tenu de joindre a sa déclaration :


- L’état des personnes qui sont considérées fiscalement à sa charge ;
- L’état des charges à déduire de sont revenus global cet état doit préciser :

 En ce qui concerne les dettes contractées et les rentes payées à titre obligatoire.

- Le Nom et le domicile des créanciers ;


- La nature et la date du titre constatant la créance ;
- Le chiffre des intérêts ou arrérages annuels ;
- La juridiction dont émane le jugement.

 En ce qui concerne les impôts directs et taxe assimilées déductibles de l’IRG :


- La nature de chaque contribution ;
- Le lieu d’imposition ;
- L’article du rôle et le montant de la cotisation.
- L’état relatif aux éléments du train de vie indiquant les éléments ci- après :

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La fiscalité des sociétés

 Loyer ou valeur locative et adresse :


- De l’habitation principale ;
- Des résidences secondaires en Algérie et en dehors de
l’Algérie.
- Automobiles et tourisme, caravanes, yachts ou bateaux de
plaisance, avions de tourisme ;
- Domestiques, précepteurs, préceptrices et gouvernantes.
- Le justificatif des retenues à la source ouvrant droit à un crédit d’impôts.

2- Au titre de l’IBS :

A- Le délai et le lieu de déclaration :

Les contribuables relevant de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, sont tenus de
souscrire une déclaration du montant du bénéfice imposable de l’entreprise se
rapportant à l’exercice précédent.
La déclaration doit être produite avant le 1er Avril de chaque année.
La déclaration doit être produite auprès de l’inspection des impôts du lieu
d’implantation du siège social ou l’établissement principal.

B- Document à joindre a la déclaration :

Les contribuables sont tenus de joindre à leurs déclarations :


- Le bilan fiscal.
- Un relève des versements en matière de la TAP ;
- Un relève détaillée des acomptes versés au titre de l’IBS.

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La fiscalité des sociétés

Conclusion :
Les récentes réformes économiques engageant l’Algérie dans le système de libéralisme
économique sont forcément accompagnées d’importantes modifications de la
législation fiscale de nature à soulager les opérateurs économiques de la pression
fiscale et créer les conditions d’une relance économique. C’est ainsi que les dernières
lois de finances ont introduits des dispositions nouvelles qui permettent de mieux
s’intégrer dans le système fiscal international.

La politique de la relance économique mise en œuvre par les pouvoirs publics


algériens procède d’une vision nouvelle retenant l’économie de marché comme facteur
de développement.

Cette politique prône un modèle de réforme fiscale axé sur la baisse de la pression
fiscale afin d’inciter à travailler, épargner, investir et réinvestir. Ces facteurs sont
source de relance économique. Toute Entreprise (personne physique ou morale, de
droit public ou privé, Algérienne ou étrangère) peut prétendre aux différents
allégements et exonérations fiscaux prévus par la législation en vigueur.

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