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FENARIZ-CI

Fédération Nationale des


Riziculteurs de Côte d’Ivoire

Projet de promotion d’entreprises de services pour les riziculteurs ivoiriens

Formation des quatre Directeurs identifiés pour les entreprises promues par le Pesri
(Djiboua Riz, Zuénoula Riz, Moronou Riz, Katio-Akpa)

Thèmes : Gestion comptable

Modules  :
Notion d’entreprise et de comptabilité
Outils et documents comptable
Gestion et conservation de données comptable

Cahier du stagiaire

Abidjan, Août 2013


MODULE 1 : NOTION D’ENTREPRISE ET DE
COMPTABILITE
CHAPITRE1 : L’ENTREPRISE

I – DEFINITION DE L’ENTREPRISE

L’entreprise est une organisation financièrement indépendante, une unité de répartition de


richesse qui, par la combinaison des facteurs de production, produit des biens et services
destinés à être vendus en vue de réaliser un bénéfice.

II – CLASSIFICATION DES ENTREPRISES

Les entreprises sont diverses en raison de l’origine des capitaux, de leur taille, de la nature de
leur activité. Ces facteurs agissent à la fois sur leur comportement à l’égard des éléments de
leur environnement et sur leur organisation interne.

A – Selon l’origine des capitaux

Nous distinguons selon l’origine des capitaux, trois types d’entreprise.

1 – Les entreprises privées

Les entreprises privées sont des entreprises dont les capitaux proviennent entièrement du
privé.
Exemple : les entreprises individuelles

2 – Les entreprises publiques

Pour les entreprises publiques, les capitaux proviennent entièrement de l’Etat.


Exemple : port d’Abidjan ; BNI ;…etc.

3 – Les entreprises semi-publiques

Les entreprises semi-publiques sont constituées par des capitaux qui proviennent en partie de
l’Etat et en partie du privée.
Exemple : la SOTRA

B – Selon la nature de l’activité

Selon la nature de l’activité, il existe trois grands groupes d’entreprise.

1 – Les entreprises de distribution

Ces entreprises achètent les marchandises et les revendent en l’état sans aucune
transformation.
Exemple : PRIMA, SUPER HAYAT, ORCA DECO,…etc.
2 – Les entreprises industrielles

Les entreprises industrielles sont des entreprises qui achètent les matières premières, les
transforment en produits destinés à être vendus.
Exemple : UNIFOOD, SOCIMAT,…etc.

3 – Les entreprises de prestation de services

Elles ont pour activité la prestation de services.


Exemple : SOTRA ; UTB ; CI-TELECOM ;…etc.

C – Selon la taille

Ce dernier point est très important car la taille de l’entreprise est en liaison directe avec le
type et la complexité de son organisation. Cependant, il est très difficile d’arrêter un critère
selon lequel les entreprises peuvent être classées selon leur taille.
On utilise le plus souvent :
♦ Le nombre de salariés
♦ le chiffre d’affaires
♦ Le montant des capitaux

Chacun de ces critères permet de classer les entreprises en :


♦ Petites entreprises
♦ Moyennes entreprises
♦ Grandes entreprises

C’est une classification relative ; elle est variable dans le temps et surtout dans l’espace. Elle
est fonction du niveau de développement du pays qui l’effectue.
Ainsi, une grande entreprise (selon le chiffre d’affaires par exemple) en Côte d’Ivoire n’est
qu’une entreprise moyenne en France et même une petite entreprise aux Etats-unis.

III – ORGANISATION DE L’ENTREPRISE

L’entreprise est organisée en grandes fonctions. Les fonctions correspondent aux différentes
actions nécessaires à la réalisation d’un même objectif global. Chaque fonction regroupe donc
un ensemble de tâches, d’activité qui peuvent être de nature différentes mais concourent
toutes à une même action. Les principales fonctions que l’on peut rencontrer dans une
entreprise sont les suivantes :
-la fonction commerciale
-la fonction technique
-la fonction comptable et financière
-la fonction des ressources humaines
-la fonction administrative.
1 – la fonction commerciale

Elle est subdivisée en fonction approvisionnement (recherche de fournisseurs, achat et gestion


des stocks) et en fonction vente ou distribution (recherche de marché et de vente de produits
finis de l’entreprise).

2 – La fonction technique

Aussi appelée fonction production, elle a pour rôle de préparer le travail de transformation, de
le faire exécuter et d’en contrôler les résultats.

3 – La fonction comptable et financière

Elle est chargée de la saisie des informations chiffrées, de la recherche de capitaux et de leur
gestion.

4 – La fonction ressources humaines

Elle est chargée de la recherche et de la gestion des ressources humaines.

5 - La fonction administrative

Elle a pour tâche de prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler.

IV – LES MOYENS DE L’ENTREPRISE

Pour mieux assurer son fonctionnement et son développement, l’entreprise dispose de moyens
financiers, matériels et humains.

1 – Les moyens financiers

C’est l’ensemble des ressources financières dont dispose l’entreprise. Elles se divisent en
ressources externes (emprunts, subventions,…etc.) et en ressources internes (bénéfices
générés par l’activité de l’entreprise).

2 – Les moyens matériels

Ce sont les immobilisations et les matières premières c’est-à-dire les outils de travail de
l’entreprise.

3 – Les moyens humains

C’est l’ensemble du personnel travaillant pour l’entreprise et ayant en contrepartie une


rémunération.
V – ENTREPRISE ET ENVIRONNEMENT

L’entreprise ne constitue pas un système isolé, sans relation avec l’extérieur. De par sa
fonction même, elle est un système ouvert sur son environnement avec lequel elle entretien
des relations qui se traduisent principalement par des échanges de biens, de services, de
monnaie et d’informations.
L’entreprise à des partenaires.

1 – Les fournisseurs

Ils constituent le marché des approvisionnements de l’entreprise. Sur ce marché, elle procure
deux types de biens :
● Les biens d’équipement destinés à servir les opérations de productions, ce sont les
investissements.
● Les marchandises et les matières qui vont être incorporés dans la production.
Ces biens sont acquis par l’entreprise contre paiement de leur valeur monétaire.

2 – Les ménages

Ils représentent le marché qui fournit le travail à l’entreprise. En contrepartie, ils reçoivent
une rémunération appelée communément salaire.

3 – Les établissements financiers

Ces établissements représentent le marché des capitaux de l’entreprise. Ils sont constitués par
les banques et autres organismes financiers nationaux ou internationaux.

4 – L’administration

Elle soutient l’entreprise en lui versant des subventions. Elle se fait également soutenir par
l’entreprise en lui prélevant des impôts et des cotisations sociales.

5 – Les clients

Ils constituent le marché des biens et services pour l’entreprise sur lequel elle écoule ses
marchandises ou sa production. Elle reçoit en contrepartie la valeur monétaire de ces biens
écoulés.
VI – LE CYCLE D’EXPLOITATION DE L’ENTREPRISE

Il constitue l’ensemble des opérations réalisées par l’entreprise pour atteindre son objectif. La
réalisation de ces opérations prend la forme d’un circuit qui se manifeste plusieurs fois dans
l’année. Ce circuit est appelé CYCLE D’EXPLOITATION.
Pour ce faire, nous distinguons deux (02) types d’entreprise.

1 – Entreprise commerciale

Ce type d’entreprise se caractérise par l’achat de marchandises, le stockage momentané de ces


marchandises suivi de leur vente.

Paiement Encaissement
CAISSE

FOURNISSEURS ENTREPRISE CLIENTS

Achat de STOCKS Vente de


Marchandises marchandises

2 – Entreprise industrielle

Son cycle d’exploitation peut être décrit de la façon suivante :


-achat de matières (matières premières et consommables)
-stockage des matières
-transformation des matières en produits finis
-stockage de produits finis
-vente de produits finis.

Règlements Encaissements
CAISSE

FOURNISSEURS ENTREPRISE CLIENTS

Achat de STOCKS STOCKS Vente de


DE DE P.F
MATIERES
marchandises S
produits finis
Transformation
CHAPITRE 2 : LA COMPTABILITE

I – DEFINITION DE LA COMPTABILITE

La comptabilité est une technique permettant de saisir, d’enregistrer et de classer les données
de base chiffrées.

II – OBJECTIFS DE LA COMPTABILITE

Les objectifs de la comptabilité sont de fournir après traitement approprié, un certains


nombres de renseignements d’ordre juridique et économique aux utilisateurs intéressés.

1 – Les renseignements d’ordre juridique

Du point de vue juridique, toute opération doit laisser une trace écrite. En saisissant et
enregistrant les informations chiffrées, la comptabilité apparaît comme un moyen de preuve.
Elle permet à l’entreprise de savoir à tout moment ce qu’elle doit, à qui elle doit et ce qu’on
lui doit.

2 – Les renseignements d’ordre économique

La tenue régulière d’une comptabilité permet à l’entreprise de fournir à l’administration les


chiffres lui permettant de calculer les agrégats économiques tels que la valeur ajoutée, le PIB,
… etc.

III – LA NOTION DE FLUX ET L’ANALYSE COMPTABLE DES OPERATIONS

A – LA NOTION DE FLUX

L’entreprise est un centre d’échanges traduisibles en termes de flux.

1 – Définition

Un flux est un mouvement d’élément d’un pôle à un autre. On peut classer les flux selon leur
nature et leur sens.

2 – Classification des flux selon leur nature

On distingue :
 Les flux réels (flux de biens et flux de services) : ces flux constatent des mouvements
de biens matériels et services.
 Les flux monétaires ou financiers : ce sont des flux qui constatent des mouvements
de monnaie ou autres moyens de règlement.
Exemple 1 : SOLIBRA vend des marchandises à COOL-SERVICES au comptant à 100.000

Flux réel marchandises : 100.000

SOLIBRA COOL-SERVICES

Flux financier : 100.000

Exemple 2 : La compagnie UTB transporte le personnel de la SIR pour une sortie détente
500.000.
Flux de services : 500.000

U.T.B S.I.R
Flux financier 500.000

3 – Classification des flux selon leur sens

A ce niveau, on distingue :
 Les flux externes : ce sont les mouvements entre l’entreprise et l’extérieur (clients,
fournisseurs,…etc.).

Exemple : SOLIBRA vend des marchandises à SACO à 100.000 comptant.

Flux externe de biens : 100.000

SOLIBRA SACO

Flux externe financier : 100.000

NB : Les flux externes sont opposés et d’égale valeur.


 Les flux internes : ils se passent à l’intérieur d’une même entreprise.

Exemple : sortie de matières premières du magasin de stockage vers l’usine de l’entreprise.

MAGASIN USINE
Flux internes de biens

Exemple : Retrait d’espèce de la caisse A à la caisse B.

Flux interne financier


CAISSE A CAISSE B
IV – ANALYSE COMPTABLE DES OPERATIONS

Tout flux à un départ et une arrivée.


-le départ constitue l’origine, la ressource
-l’arrivée constitue l’emploi.
L’emploi est l’utilisation faite des ressources.

Exemple : JEK PROMO vend des marchandises à SYLLA BOUTIK à 100.000 FCFA.

Qu’est ce qui à permis à JEK PROMO d’encaisser 100.000F ?


C’est la vente des marchandises. Les marchandises constituent la ressource. L’encaissement
des 100.000F constitue l’emploi.

Marchandises 100.000

JEK PROMO Caisse 100.000 SYLLA BOUTIK

Analyse de l’opération chez JEK PROMO.


R = Ressource : marchandises 100.000
E = Emploi : caisse 100.000

Exemple d’une opération avec bénéfice

KIT-BAT vend à crédit des marchandises à 400.000 F ; (ces marchandises ont coûtées
300.000 F).

R : marchandises : 300.000 marchandises 400.000

R : bénéfice : 100.000

E : emploi : créances 400.000

Exemple d’opération avec perte

KIT-BAT vend des marchandises à crédit 300.000F (coût d’achat des marchandises
1.000.000F).

R : marchandises : 1.000.000 marchandises 300.000

E : perte : 700.000

E : Emploi : créances 300.000


V – LES PRINCIPES COMPTABLES

Il existe huit (08) principes de base. Ces principes fondamentaux tirent leur essence de la
nécessité de définir les règles du << jeu >> et d’harmoniser les pratiques en vue d’obtenir une
information comptable et financière de qualité, appréciable par tous les utilisateurs des états
financiers.
Ces principes trouvent leur source dans les textes légaux et réglementaires, les avis et
recommandations émis par l’ordre des experts comptables. Les principes retenus dans le
règlement du SYS.C.OHADA et exposés ci-après sont unanimement reconnus au plan
international. Ce sont :

1 – Le principe de la prudence (art. 3 et 6)

Ce principe se définit comme une appréciation raisonnable des faits afin d’éviter le risque de
transfert sur l’avenir d’incertitudes présentes susceptibles de grever le patrimoine et les
résultats de l’entreprise. Les produits ne sont comptabilisés que s’ils sont définitivement
acquis.
Exemple : la plus value latente n’est pas comptabilisée.

2 – Le principe de la permanence des méthodes (art. 40)

Pour permettre une bonne comparaison dans le temps, les états financiers doivent être
élaborés selon les mêmes formes, les mêmes méthodes d’évaluation et de présentation que les
années précédentes.
Exemple : - évaluation des stocks (FIFO ou CUMP)
- présentation des états financiers

3 – Le principe de la correspondance bilan d’ouverture/bilan de clôture (art.34)

C’est le principe de l’intangibilité du bilan qui dispose que les comptes de bilan clôturé en fin
d’exercice N doivent être identiques à l’ouverture de l’exercice N+1.

4 – Le principe de la spécialisation (indépendance) des exercices (art.59)

Les exercices comptables étant découpés suivant une périodicité annuelle, il convient
d’imputer à chaque exercice tout ce qui s’y rattache uniquement.
Exemple : les régularisations des charges et produits en fin d’exercice.

5 – le principe du coût historique (art.25, 36)

Les biens rentrent dans le patrimoine à leur coût d’achat ou de production sans tenir compte
de l’inflation ou de la déflation (opérations en monnaie étrangères).
Exemple : les immobilisation corporelles sont inscrites au bilan à leur valeur d’achat et
amorties sur la base de cette valeur.

6 – le principe de la continuité de l’exploitation (art.39)

Ce principe postule que l’entreprise continuera à fonctionner dans les conditions normales
existant à la date de clôture et à celle de l’arrêté des comptes et qu’elle n’a donc ni l’intention,
ni l’obligation de cesser ces activités dans un avenir prévisible.
7 – le principe de la transparence (art. 6, 8, 10,11)

C’est la transposition des concepts de régularité et de clarté des informations.


Exemple : la règle de non compensation des charges et des produits, des dettes et des
créances.

8 – le principe de l’importance significative (art.33)

Ce principe renvoie à la notion de seuil de signification qui se définit comme le montant à


partir des omissions ou inexactitudes isolés ou cumulés auraient pour effet de modifier ou
d’influencer le jugement des utilisateurs.
Les informations importantes doivent être indiquées dans l’état annexé

VI – LES COMPTES DE GESTION

Le bilan donne la situation financière de l’entreprise à un moment donné. La comptabilité de


gestion donne des informations quant à la gestion de l’entreprise. Les comptes de gestion sont
classés en deux grandes catégories :
● Les comptes de charges
● Les comptes de produits.

1 – Les comptes de charges

Les charges constituent des approvisionnements pour l’entreprise. Elles se subdivisent en :
 Charges des activités ordinaires (AO)
Ce sont des charges répétitives et liées à l’exploitation normale de l’entreprise.
 Charges hors activités ordinaires (HAO)
Ce sont des charges occasionnelles.

2 – Les comptes de produits

Les produits constituent des enrichissements pour l’entreprise. Ils se subdivisent en :
 Produits des activités ordinaires
Ce sont des produits répétitifs et liés à l’activité normale de l’entreprise.
 Produits hors activités ordinaires
Ce sont des produits non récurrents.

3 – Fonctionnement des comptes de gestion

a) Comptes de charges

-les comptes de charges des activités ordinaires sont les comptes de la classe 6 qui sont
généralement débités. Ils ont toujours un solde débiteur.
-les comptes de charges hors activités ordinaires (8+chiffre impair) ce sont les comptes de la
classe 8. Ils sont débités et ont un solde débiteur.
b) Comptes de produits

-les comptes de produits des activités ordinaires sont des comptes de la classe 7. Ils sont
généralement crédités et ont toujours un solde créditeur.
-les comptes de produits hors activités ordinaires (8+chiffre pair) ce sont des produits de la
classe 8 et ont toujours un solde créditeur.

4 - Le résultat

L’on obtient le résultat d’un exercice comptable en faisant la différente suivante :


Total produits – Total charges = Résultat
 Si le total des produits est supérieur au total des charges, le résultat est positif et
correspond à un bénéfice.
 Si le total des produits est inférieur au total des charges, le résultat est négatif et
correspond à une perte.
Ce résultat est présenté au bilan dans le poste des ressources durables. Il est donc un compte
de classe 1, compte de résultat.

131 Résultat (Bénéfice)


13 Résultat
139 Résultat (Perte)

 Le compte de résultat récence en son débit les charges et en son crédit les produits.
Ainsi donc, le solde de ce compte représente le résultat (Bénéfice ou Perte) de
l’entreprise.

VII – BILAN ET COMPTE DE RESULTAT

A- LE BILAN

Le bilan est un tableau récapitulatif de la situation financière de l’entreprise à un moment


donné (Précis). C’est une sorte de photographie du patrimoine de l’entreprise et décrit celui-ci
à un moment précis. Le patrimoine d’une entreprise est l’ensemble des biens et des dettes de
cette entreprise. La différence entre les biens et les dettes nous donne le patrimoine précis
(net) de l’entreprise.

Patrimoine net = Ensemble des biens – Ensemble des dettes

L’élaboration du bilan permet d’exposer de manière simple et claire les richesses de


l’entreprise, donc le patrimoine.
Le bilan comprend deux parties d’où un tableau à deux colonnes. A gauche, l’ACTIF pour
enregistrer les emplois (Biens) et à droite, le PASSIF pour l’enregistrement des ressources
(Dettes).
ACTIF PASSIF

EMPLOIS / BIENS RESSOURCES/ DETTES


STRUCTURE DU BILAN

L’ACTIF et le PASSIF regroupent chacun plusieurs sous ensemble appelés postes.

1 - Les postes d’ACTIF

L’ACTIF regroupe l’ensemble des biens de l’entreprise. Il comprend trois grands postes :
-actif immobilisé
-actif circulant
-trésorerie-actif

a) l’actif immobilisé

L’actif immobilise représente l’ensemble des biens durables dans l’entreprise c’est-à-dire qui
dure au-delà d’un an en entreprise. On peut citer :
-Les charges immobilisées regroupant l’ensemble des charges générées à la création de
l’entreprise : Frais de constitution, Charges reparties sur plusieurs exercices…
-Les immobilisations incorporelles pour les biens immatériels durables de l’entreprise :
Frais de recherche et de développement, fonds de commerce, logiciels, brevets, marques…
-Les immobilisations corporelles pour les biens matériels durables de l’entreprise : Terrain,
bâtiments, matériels et outillage….
-Les immobilisations financières pour les biens liquides durables de l’entreprise : titre de
participations, dépôts et cautionnement verses, prêts…

b) l’actif circulant

Il représente l’ensemble des biens qui ne seront pas maintenus pendant plus d’un an dans
l’entreprise c’est-à-dire qui sont à court terme.
Ce sont les stocks qui sont l’ensemble des valeurs d’exploitation : Marchandises, produits
finis, matières premières et les créances qui sont les valeurs réalisables.

c) trésorerie-actif

La trésorerie-actif regroupe l’ensemble de la liquidité dont dispose l’entreprise. On peut citer :


titre de placement, banque, caisse, comptes et chèques postaux…

2 - Les différents postes du PASSIF

Le PASSIF regroupe l’ensemble des ressources ou dettes de l’entreprise et comme l’ACTIF,


il comprend trois grands postes qui sont :
-les ressources stables, durables ou permanentes
-le passif circulant
-la trésorerie-passif

a) les ressources stables

Ce poste regroupe l’ensemble des ressources à long terme dont dispose l’entreprise.
Ce sont :
-Les capitaux propres qui regroupent : le capital social, les réserves, les reports à
nouveaux(RAN), le résultat de l’exercice, etc.
-Les dettes financières qui sont les dettes à rembourser sur une période supérieure à l’année :
Les emprunts et dettes financières diverses, dépôt et cautionnement reçus, dette de crédit-bail,

b) le passif circulant

Ce poste regroupe l’ensemble des dettes à court terme c’est-à-dire à rembourser en moins
d’un an d’une entreprise. On a : les dettes fournisseurs, dettes fiscales, dettes sociales,
dividendes,…

c) la trésorerie-actif

Ici, l’entreprise regroupe l’ensemble de ses dettes à très court terme. L’ensemble des dettes à
rembourser en priorité par l’entreprise : Concours bancaires courants (CBC), crédits de
trésorerie, crédit d’escompte…

Remarques

Le PASSIF regroupant les dettes de l’entreprise, ses postes sont classés dans l’ordre croissant
du degré d’exigibilité. Ainsi, l’on aura : les capitaux durables exigibles à long terme ensuite
le passif circulant à rembourser à une échéance inferieure à l’année et enfin la trésorerie passif
à rembourser en priorité (Plus ou moins immédiatement).

L’ACTIF lui regroupant les biens de l’entreprise, ceux-ci sont classés selon l’ordre croissant
de degré de liquidité. Ainsi, nous avons : les actifs immobilisés ensuite les actifs circulants et
enfin la TRESORERIE-ACTIF.

En comptabilité générale, l’on distingue le bilan d’ouverture et le bilan de clôture d’exercice.


Le bilan d’ouverture est élaboré en début d’activité pour énuméré le patrimoine de l’entreprise
en début d’activité et le bilan de clôture en fin d’exercice pour marquer le nouveau patrimoine
de l’entreprise après activité.

Après chaque exercice, le bilan de clôture est nécessaire pour actualiser le patrimoine de
l’entreprise. Ainsi, l’on saura si l’activité a créé de la valeur (bénéfice) ou a détruit la valeur
(Perte).
MODULE 2 : OUTILS DE LA COMPTABILITE
GENERALE ET ANALYTIQUE
CHAPITRE 1 : LES OUTILS DE LA COMPTABILITE GENERALE

I – FINALITE DE LA COMPTABILITE GENERALE

La comptabilité générale d'entreprise est un instrument à usage interne de l’entreprise qui


lui permet de résoudre certaines préoccupations d'information de ses différents acteurs. Il
s'agira en particulier pour l'entreprise d’être à mesure :
• D’informer les actionnaires et les investisseurs potentiels sur son état de santé, sur ses
performances et sur les attendus de la politique de distribution de dividendes,
• De rassurer les prêteurs sur sa solvabilité, c'est à dire sa capacité à rembourser ses dettes,
• De rassurer clients et fournisseurs sur la continuité de son existence et sur sa solvabilité,
• D’informer les salariés sur son état de santé,
• De permettre à des acheteurs éventuels d'évaluer sa valeur et sa rentabilité,
• De justifier auprès du Fisc le calcul de l'impôt sur les bénéfices.
•…etc.

II – LES OUTILS DE LA COMTABILITE GENERALE

La pratique d’une bonne comptabilité générale requiert l’usage d’un certains nombres
d’outils.

1 – Les bons d’entrée de caisse

Ils servent à justifier ou à valoriser toute entrée de fonds dans la caisse de l’entreprise. Pour
être valable, chaque bon d’entrée de caisse doit être dûment remplit et porter la signature du
déposant (celui qui fait le dépôt), le directeur de l’entreprise et le caissier.
Exemple de bon d’entrée de caisse (annexe).

2 – Les bons de sortie de caisse

Les bons de sortie de caisse justifient et valorisent toute sortie de fonds de la caisse de
l’entreprise. Ils doivent aussi être dûment remplit et visés par les responsables appropriés.
Exemple de bon de sortie de caisse (annexe).

3 – Le journal de caisse

C’est un outil qui sert à l’enregistrement au jour le jour des différents mouvements de la
caisse afin d’obtenir ou de faire ressortir le solde de la caisse pour chaque période donnée.
Exemple de journal de caisse (annexe).

4 – Le journal de banque

C’est un outil de la comptabilité générale qui enregistre les mouvements d’entrée et de sortie
de fonds de notre compte banque. Il nous permet de suivre périodiquement le solde de la
banque et de procéder à l’élaboration de l’état de rapprochement bancaire.
Exemple de journal de banque (annexe).
5 – Le cahier des dépenses

C’est un cahier dans lequel seront enregistrées régulièrement toutes les dépenses de
l’entreprise. Ce cahier nous permettra de savoir et de suivre pour chaque période donnée le
total des dépenses supportées par l’entreprise.
Exemple de présentation d’un cahier des dépenses (annexe).

Les dépenses de l’entreprise doivent être justifiées par :

 Une facture normalisée

Elle doit portée les mentions suivantes : la raison sociale ou le nom du fournisseur, son
adresse, la date, son numéro de registre de commerce, son régime d’imposition, son centre des
impôts et un sticker. Aussi, cette facture doit être lisible et portée le cachet du fournisseur.

 Un reçu d’achat

Sur ce reçu doit figurer : le nom du fournisseur, son adresse, la date et le cachet du
fournisseur. Aussi pour être valable, ce reçu doit être lisible.

6 – Le cahier des recettes

C’est un cahier identique à celui des dépenses. Par contre celui-ci recensera régulièrement
toutes les recettes effectuées par l’entreprise. Il permettra de suivre pour chaque période
donnée, le total des recettes récoltées par l’entreprise.
Exemple de présentation d’un cahier des recettes (annexe).

7 – Les factures de ventes des produits finis

C’est un document établi par le fournisseur et adressé au client. Le fournisseur conserve le


double. Ce document est non seulement une preuve mais également une exigence de
l’administration fiscale. La facture de vente doit être normalisée de préférence.
Exemple de facture normalisée (annexe).
CHAPITRE 2 : OUTILS DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE

I – FINALITE DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE

La comptabilité analytique permet de calculer divers types de coûts, dont les usages sont
multiples :
* justifier des prix de vente lorsque cette justification est requise (devis, marchés publics,
etc.),
* servir à prendre des décisions (accepter ou refuser une commande, sous-traiter, supprimer
une activité, un produit, etc.),
* contrôler a posteriori par analyse des écarts entre réalisations et prévisions,
En résumé, la comptabilité analytique a quatre grands usages distincts : justifier des prix de
vente, donner des éléments permettant de décider, fournir des paramètres de contrôle, évaluer
des biens et des services.

II – LES OUTILS DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE

Ce sont des documents qui permettront de collecter les données indispensables à la tenue
d’une bonne comptabilité analytique.

1 – Le bon de réception des matières premières/produits et sous-produits

C’est un instrument qui sert à suivre et à contrôler les entrées de stocks de matières premières,
de produits et de sous-produits en magasin.
Exemple de bon de réception des matières premières/produits et sous-produits (annexe).

2 – Le bon de sortie des matières premières/produits et sous-produits

Il sert à la fois au contrôle des sorties de stocks de matières premières, de produits et de sous-
produits et à l’attribution de leur montant, soit aux coûts des produits, soit aux centre
d’analyse.
Exemple de bon de sortie (annexe).

3 – La fiche de stock

C’est un document qui permet de contrôler les entrées en stock, de valoriser les différentes
sorties de stock et d’obtenir le stock final théorique pour une période donnée. Une fiche est
tenue par type de matière ou type de produit.
Exemple de fiche de stock (annexe).
MODULE 3 : Gestion et conservation
des données de l’entreprise
COMMENT ORGANISER SON BUREAU ?

La paperasse est-elle la hantise de tout chef d'entreprise ?


Pour mieux vivre cette question, voici quelques conseils simples, pratiques et surtout de bon
sens qui vont vous permettre de vous organiser au quotidien et ainsi gagner du temps !

La vie de l'entreprise est faite d'engagements importants dont il faut garder la trace (contrats,
évènements, factures, garanties, etc.).
Ces documents importants doivent être stockés pour pouvoir, si nécessaire, être retrouvés le
plus facilement et le plus rapidement possible.

I – Comment organiser et classer les documents de l’entreprise ?

 Dépliez d'abord tous les documents avec précaution pour ne pas les abîmer.
 Essayer d'identifier chaque document : Qu'est-ce que c'est ? À quelle occasion a-t-il
été fait ? À quelle date? Qui concerne-t-il ?
 Notez ces renseignements sur une feuille à part et si vous écrivez au dos du document,
faites-le avec un crayon à mine en n'appuyant pas trop fort.
 Regroupez ensuite vos documents par genres. À l'intérieur de chaque genre, classez-
les par dates.
 Établissez un inventaire, une liste de vos documents que vous pourrez tenir à jour. Si
vous avez un ordinateur.
 Enfin, rangez toutes vos archives au même endroit, de sorte qu'elles seront à portée de
la main si vous en avez besoin ou si vous voulez simplement vous faire plaisir en les
feuilletant.

II – Vos archives comment les protéger ?

Des archives, c'est fragile et elles se détérioreront rapidement si vous ne prenez pas un
minimum de précautions.
 Ne pliez pas vos documents et roulez ceux qui sont de grandes dimensions. Évitez les
trombones.
 Rangez-les correctement dans une boîte de carton rigide ou dans un classeur (avant de
les ranger dans un carton, il faudrait tout d’abord agrafer chaque facture ou reçu sur
une feuille A4).
 Evitez d'entreposer vos archives dans des endroits poussiéreux, humides (sous-sol) et
où les variations de température sont importantes (garage, grenier,…).
 Ne les placer pas non plus près de sources de chaleur ou dans un endroit exposé à la
lumière intense du soleil.
 Manipulez toujours vos documents avec soin.

En respectant ces quelques règles élémentaires, vous devriez pouvoir profiter longtemps de
vos archives.

III - Les entrées et sorties de documents

Chaque jour, l'entreprise émet et reçoit des documents (courriers, factures, devis, avis...).
Sous peine d'être vite submergé sous la "paperasse", tous ces documents doivent être gérés
rapidement et traités selon les cas.
Dès leurs arrivées, les documents doivent être classés par catégorie.

Exemple de catégories de classement de documents:

 Les infos commerciales : les revues, les magazines techniques, les publicités...
 Les documents clients : devis, factures, études, commandes ...
 Les autres documents : factures fournisseurs, échéanciers, relevés...

IV – Outils de conservation des données

Ce sont des instruments qui servent à stocker les données importants déjà traitées ou en cours
de traitement. On peut citer entre autre :
-les clés USB
-les disques durs externes
-les CD-ROM ou disques optiques.
ANNEXES
MORONOU RIZ Sarl
Capital : 1 000 000 FCFA
Siège social : M’Batto (Zone industrielle)
RCCM : CI-DIM-2013-B-20
Cel : (225) 47 50 65 30

BON D’ENTREE DE CAISSE


N°…………
………… Date :………………………..

Nom et prénoms ou raison sociale :……………………………………………………

………………………………………………………………………………………….

Libellé :…………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………

Montant en chiffre :…………………………………………………………………….

Montant en lettre :………………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………..

Nom et prénoms du déposant :………………………………………………..

Visa du déposant Visa caissier Visa du Directeur

MORONOU RIZ Sarl


Capital : 1 000 000 FCFA
Siège social : M’Batto (Zone industrielle)
RCCM : CI-DIM-2013-B-20
Cel : (225) 47 50 65 30

BON DE SORTIE DE CAISSE


N°………… Date :………………………..
…………

Motif :………………………………………………………………………………..

Montant en chiffre :…………………………………………………………………..

Montant en lettre :…………………………………………………………………….

………………………………………………………………………………………...

Identité et adresses du bénéficiaire :…………………………………………………..

…………………………………………………………………………………………

Service :………………………………………………………………………………..

Visa bénéficiaire Visa caissier / comptable Visa du Directeur

Annexe 3 : Exemple de journal de caisse


ZUENOULA RIZ SARL
Capital : 1 000 000 FCFA
Siège social : Zuénoula (Quartier TP)

RCCM : CI-BFL-2013- M06


Cell : (225) 07 61 99 56

JOURNAL DE CAISSE
N° :
N°………… Date :…………………………….
…………

DATE N° LIBELLE ENTREES SORTIES SOLDES


PIECE

Totaux folio
Report

Annexe 4 : Exemple de journal de banque


ZUENOULA RIZ SARL
Capital : 1 000 000 FCFA
Siège social : Zuénoula (Quartier TP)
RCCM : CI-BFL-2013- M06
Cell : (225) 07 61 99 56

JOURNAL DE BANQUE
N° :
N°………… Date :…………………………….

DATE N° LIBELLE ENTREES SORTIES SOLDES


PIECE

Totaux folio
Report
Annexe 6 : Exemple de cahier des dépenses

ZUENOULA RIZ SARL


Capital : 1 000 000 FCFA
Siège social : Zuénoula (Quartier TP)
RCCM : CI-BFL-2013- M06
Cell : (225) 07 61 99 56

Cahier des dépenses


N°…………
………… Date…………………

DATE LIBELLE MONTANT OBSERVATIONS

TOTAUX
Annexe 7 : Exemple de cahier des recettes

ZUENOULA RIZ SARL


Capital : 1 000 000 FCFA
Siège social : Zuénoula (Quartier TP)
RCCM : CI-BFL-2013- M06
Cell : (225) 07 61 99 56

Cahier des Recettes


N°…………
………… Date…………………

DATE LIBELLE MONTANT OBSERVATIONS

TOTAUX

Annexe 8 : Exemple de facture normalisée


Facture N°:………………….
Fournisseur :
Adresse : Date:………………..
Tel :
RCCM : Client:………………..
N°CC :
Régime d’imposition : Adresse:………………
Centre des impôts : Sticker

Codes Designations Quantités PU. HT Montant HT

TOTAL HT
TVA 18%
MONTANT TTC

Arrêtée la présente facture à la somme de:…………………………………………..


Mode de règlement :
Modalité de paiement :
Reste à payer :

Annexe 9 : Exemple de Bon de réception des matières premières


MORONOU RIZ sarl
Capital : 1 000 000 FCFA
Siège social : M’Batto (zone industrielle)
RCCM : CI-DIM.2013.B.20
Cel : 47 50 65 30

BON DE RECEPTION
N°………… (Matières premières)
…………

Date de réception
Désignation du Visa magasinier Visa livreur
fournisseur (Identité et
…………………… groupe d’appartenance)

………………………….
.

Référenc Description des Quantité Prix Montant


e marchandises reçues reçue unitaire total

-Variété :………………….

-Taux d’humidité :………..

Visa service comptabilité Visa Directeur

N°…………
…………
BON DE SORTIE
(Matières premières)

Référence Description des marchandises Quantité


reçues

Visa Visa demandeur


Date de sortie : Magasinier

…………….. ………………….

Visa service comptabilité Visa Directeur


Fiche de stock
N°…………
(Ecart de tri)
…………
Entrée Sortie Solde
nombre de Entrée nombre de Sortie en nombre de Solde
Date Libellé sacs en kg sacs kg sacs en kg

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