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TD/ SUITES NUMERIQUES PROF: ATMANI NAJIB 1BAC SM BIOF

Avec Exercices d’applications et de réflexions avec solutions

LES SUITES NUMERIQUES


Exercice1:soit un n
la suite définie par : Exercice4:soit un n
la suite définie par :
un 2n 3 n n 1
un n
un 2n 1
1)Calculer : les quatres 1ere termes de la suite n
1
2) Calculer: n un un Montrer que : n : un 1
1 2
Solution :1) u0 2 0 3 3 u1 2 1 3 5 Solution :1)Montrons que : un 1 ??
u1 2 1 3 5 u3 2 3 3 9 n 1 2n 1 n 1 n
1 un 1 0
2) un 1 un 2 n 1 3 2n 3 2n 1 2n 1 2n 1
un 1 un 2n 2 3 2 n 3 2 Donc un 1 n

un 1
Exercice2: soit n
la suite récurrente définie 2)Montrons que : un ??
2
u0 2 1 n 1 1 2 n 1 2n 1 1
par : n un 0
un 1 5un 7 2 2n 1 2 2n 1 2n 1
1
Calculer : u1 ; u2 ; u3 Donc un n
2
Solution :on a un 5un 7
1
1
Par suite : : n : un 1
Pour n=0 on a: u0 1 5u0 7 donc u1 5 2 7 2
Donc : u1 3 On dit que la suite un est majorée par 1 car
n
Pour n=1 on a: u1 1 5u1 7 donc u2 5 3 7 un 1 n
Donc : u2 8 1
On dit que la suite un n
est minorée par car
Pour n=2 on a: u2 1 5u2 7 donc u3 5 8 7 2
1
Donc : u3 33 un n
2
Exercice3: Suites numériques du second ordre.
On dit que la suite un n
est bornée car : n :
soit vn la suite récurrente définie par :
n 1
un 1
v0 1; v1 1 2
n
vn 2 2vn 1 3vn Exercice5:soit un n
la suite récurrente définie
Calculer : v2 ; v3 ; v4 u0 0
Solution :on a vn 2vn 3vn par : n
2 1 un 1 un 2
Pour n=0 on a: v0 2 2v0 1 3v0 donc v2 2v1 3v0 1- Calculer les 3 premiers termes.
Donc : v2 2 1 3 1 5 2- Montrer par récurrence que : n :0 un
Pour n=1 on a: v1 2 2v1 1 3v1 donc v3 2v2 3v1 3- Montrer par récurrence que : n : un 2
Donc : v3 2 5 3 1 7 Solution :1)on a un un 2
1
Pour n=2 on a: v2 2v2 3v2 donc v4 2v3 3v2
2 1
Pour n=0 on a: u1 u0 2 donc u1 2
Donc : v4 2 7 3 5 14 15 1

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Pour n=1 on a: u2 u1 2 donc u2 2 2 n 1 n n 1 n
vn n 1 n (Le conjugué)
n 1 n
Pour n=2 on a: u3 u2 2 donc u3 2 2 2 2 2
n 1 n n 1 n 1
2) Montrons par récurrence que : n :0 un vn 0
n 1 n n 1 n n 1 n
1étapes : l’initialisation :Pour n=0 nous avons u0 0
Donc : 0 vn n
donc 0 u0 .
Donc : vn n 1
est minorée par 0
Donc la proposition est vraie pour n=0
2étapes : d’hérédité ou Hypothèse de récurrence : 1
2)Montrons que : vn ?? n
2
Supposons que: 0 un
1 1 1 2 n 1 n
3étapes : Montrons alors que : 0 un 1 ??
vn
2 2
n 1 n n 1 n
Or on a : un 1 un 2 0 On a : n 1 et n 1 2 donc n 1 et n 1 2
donc : n :0 un Donc : n 1 n 1 2 donc
3) Montrons par récurrence que : : un 2 n 1 n 1 2
n

1étapes : l’initialisation :Pour n=0 nous avons u0 0 donc 2 n 1 n 1 2 et puisque : 1 2 0

donc u0 2. 1
Donc vn 0 n
2
Donc la proposition est vraie pour n=0
1
2étapes : d’hérédité ou Hypothèse de récurrence : Donc vn n
2
Supposons que: un 2
1
3étapes : Montrons alors que : un 2 ?? Donc la suite vn est majorée par
1 n 1
2
on a : un 2 donc un 2 4 un 2 4 3)Donc la suite vn est bornée car :
n 1
un 1 2 1
n :0 vn
donc : n :0 un 2

Par suite : : n :0 un 2 Exercice7:Soit la suite récurrente un n


définie par :

On dit que la suite un est majorée par 0 car un 1 un 2 2un 2


n n
u0 1
un 2 n
Calculer u1 et montrer que un est minorée par 1
On dit que la suite un n
est minorée par 0car 0 un n
Solutions :
n 2
u0 u0 2 2u0 2 1 2 1 2 1 2 2 1
On dit que la suite un n
est bornée car : n :
1
2
un 1 un 2 2un 2 1 un 2 2un 1 un 1 0
0 un 2
Donc : 1 un n
Exercice6:soit vn n 1
la suite définie par :
Donc : un n
est minorée par 1
vn n 1 n n
Exercice8:Soit la suite récurrente un définie par :
1)Montrer que vn n 1
est minorée par 0 n
u0 1
1
2)Montrer que vn n 1 est majorée par 7u n n
2 un 1
2un 1
3)Que peut-on déduire ?
Solution :1)Montrons que : n 0 vn ?? Montrer que un n
est minorée par 1 et majorée par 3.

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Solutions : Montrons par récurrence que : n : 2 cos n 3
donc : 1
0 un 3 4 3 sin n 2

1étapes : n=0 on a : 0 u0 3 car 0 1 3 cad : 1 un 3 donc : u est bornée


4 2 n n
Donc la proposition est vraie pour n=0
2étapes : d’hérédité ou Hypothèse de récurrence : Exercice11:Soit la suite récurrente un n
définie
Supposons que: 0 un 3 par : un
n
1 sin n n
3étapes : Montrons alors que : 0 un 3 ??
1
Montrer que un n
est bornée
On a : 0 un donc 0 2un 1 et 0 7un
Solutions :Soit n on a :
Donc 0 un 1 1 n n
un 1 sin n 1 sin n sin n 1
7un 7un 3 2un 1
Et on a : un 1 3 3
2un 1 2un 1 donc un 1 n
un 3 un
un 1 3 et puisque on a : 0 un 3 donc : n
est bornée
2un 1
Exercice12:Soit la suite récurrente un définie
on a donc : un 3 0 et 0 2un 1 n

n
Donc un 1 3 0 Donc un 1 3 2 par : u n n
n 2
De 1 et 2 en déduit que : 0 un 3
1
Montrer que : un 1 un 0 n
D’où n :0 un 3
Solutions :Soit n on a :
Exercice9:Soit la suite récurrente un n
définie par : n 1 n n 1 n
un 1 un
n 1 2 n 2 n 3 n 2
un 3n2 6n 4 n
n 1 n 2 n n 3 2
Montrer que un est minorée un 1 un 0
n n 3 n 2 n 3 n 2
Solutions :Soit n on a :
Donc : un 1 un 0 donc un 1 un n
2 2 2
un 3n 6n 4 3 n 2n 4 3 n 1 1 4
On dira que la suite un n
est décroissante
2
un 3 n 1 7 Exercice13:soit un la suite récurrente définie
n
2
on a : n n 1 0 u0 1
2 2 par : n
donc : 3 n 1 0 donc n 1 7 7 un 1 un 2

donc : un 7 par suite un est minorée par -7 Montrer par récurrence que un un 1 n
n

Exercice10:Soit la suite récurrente un définie Solutions :1étapes :on a u1 u0 2 2


n

2 cos n Pour n=0 nous avons u0 1 donc u0 u1 .


par : un n
3 sin n Donc la proposition est vraie pour n=0

un 2étapes :Supposons que: un un


Montrer que n
est bornée 1

3étapes : Montrons alors que : un un 2 ??


Solutions :Soit n on a : 1

on a : un un donc un 2 un 2
1 cos n 1 n et 1 sin n 1 1 1

donc : 1 2 cos n 3 et 1 sin n 1 donc : un 2 un 1 2 donc un 1 un 2

donc : 1 2 cos n 3 et 2 3 sin n 4 Par suite : : n : un un 1

1 un
donc : 1 2 cos n 3 et 1 4 1
2
On dit que la suite n
est croissante
3 sin n

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Exercice14::soit un la suite récurrente définie 1
n un 1 un 0 n
2 n 1 2n 1
u0 1; u1 1
par : : n 2n 1
un 2 2un 1 un 2 un 1 un 0 n
n 1
Montrer que suite : un est croissante.
n I
donc la suite un n
est strictement croissante
Solutions :montrons par récurrence que un 1 un
Exercice117:soit un la suite récurrente définie
1étapes :on a u1 u0 n

Donc la proposition est vraie pour n=0 8 un 1


un 1
2étapes :Supposons que: un 1 un par : un 2 n
3étapes : Montrons alors que : un 2 un 1 ?? u0 3
on a : un 2 un 1 2un 1 un 2 un 1 1) Montrer que un est minorée par 2
n
donc un un un un 2 et on a : un un 0 un
2 1 1 1 2) Montrer que n
est majorée par 4
donc : un 1 un 2 0 donc un 2 un 1 0
3)Etudier la monotonie de la suite un n
Par suite : : n : un 1 un
Solutions :1) Montrons que 2 un n ‫؟؟؟؟‬
Donc la suite un n
est décroissante
1étapes : n=0 on a : 2 u0 car 2 3
Exercice15:soit un n
la suite définie par : Donc la proposition est vraie pour n=0
n k
2 2étapes : Hypothèse de récurrence :
un n Supposons que: 2 un
k 1 k

Etudier la monotonie de la suite un 3étapes : Montrons alors que : 2 un 1 ??


n
Solutions : 8 un 1 8 un 1 2 un 2 6un 12
un 1 2 2
n 1
2k n
2k n
2k 2n 1 n
2k un 2 un 2 un 2
un 1 un
1 k 1 k 1 k n 1 1 k 6 un 2
k k k k
un 1 2 et puisque on a : 2 un
2 n 1 un 2
un 1 un 0 Donc : un un 1 n
n 1 Donc : un 2 0 et un 2 0
donc la suite un n
est strictement croissante Donc : un 1 2 0
Exercice16:soit un n
la suite définie par : donc 2 un n
n
1 2) Montrons que un 4 n ‫؟؟؟؟‬
un n
k 1 n k 1étapes : n=0 on a : u0 4 car 3 4
Etudier la monotonie de la suite un n Donc la proposition est vraie pour n=0
n 1
1 n
1 2étapes : Hypothèse de récurrence :
Solutions : un 1 un Supposons que: un 4
k 1 n 1 k k 1 n k
n 1
1 n 2
1 3étapes : Montrons alors que : un 1 4 ??
Et on a : on pose k k 1
k 1 n 1 k k 2 n k 8 un 1 4 un 2 8 un 1 4un 16
4 un 1 4
Et puisque k est un variable on peut l’appeler k un 2 un 2 un 2
n 1 n 2 n 2
1 1 1
4 4 un 4 4 un
k 1 n 1 k k 2 n k k 2 n k 4 un 1 et puisque on a :
un 2 un 2
Donc :
n 2
1 n
1 1 1 1 un 4
un 1 un
k 2 n k k 1 n k 2n 1 2n 2 n 1
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4 un 0 2 2 5
Donc : et un 2 0 3 1 1 et 1 4 et 2 5 13
3 3 3 3 3
Donc un 1 4 par suite un 4 n 5 8
Donc : 1 r
8 un 1 8 un 1 un un 2 un 2
6un 8 3 3
3) un 1 un un
un 2 un 2 un 2 Exercice21:Soit un une suite arithmétique tel que
n
2
On va factoriser un 6un 8 : 36 32 4 0 u1 3 et u5 9
6 2 6 2 1) Déterminer sa raison 𝑟
x1 2 et x2 4 donc :
2 2 2) Déterminer son premier terme u0 .
un 2 6un 8 un 2 un 4 3) écrire un en fonction de n
un 2 un 4 Solutions : 1) la raison 𝑟 ??
Donc : un 1 un
un 2 on a : n; p ² un up n p r
Or on a : un 2 et un 4 Pour n= 5 et p=1 on a : u5 u1 5 1 r
un 2 un 4 un
Donc : un 1 un 0 donc la suite n 3
un 2 Donc : 9 3 4r 4r 6 r
2
est strictement croissante
2) le terme u0 ??
Exercice18:soit un n
la suite définie par :
3 3 3
un 3n 8 n u1 u0 1 0 r 3 u0 u0 3
2 2 2
Calculer un 1 un 3) un en fonction de n ?
Solution : un 1 un 3 n 1 8 3n 8 3 3
un u1 n 1 un 3 n 1
un 1 un 3n 3 8 3n 8 3 cons tan te 2 2
On dit que la suite un est une suite arithmétique 3 3
n I un n n
2 2
Exercice19: soient Les suites un et vn
n n
Exercice22:soit un n
la suite récurrente définie
définies par : un 1 un 3 et u0 2 n 2un 1
un
vn n² 2 n par :
1
un n et on considère la suite
1)La suite un est arithmétique de raison 𝑟 = −3 u0 2
n

et de premier terme u0 2 vn n
définie par :
1
2) v0 2; v1 3; v2 6 vn n
un 1
Ainsi : v1 v0 1 et v2 v1 3
1) Montrer que un n
est une suite arithmétique
La suite vn n’est donc pas arithmétique
n 2) écrire un en fonction de n
Exercice20: Déterminer le réel 𝑥 pour que les
Solution :
nombres (3𝑥 − 1) ;(1 − 4𝑥) et (𝑥 − 5) soient les termes
1 1 1 1
consécutifs d’une suite Arithmétique pour laquelle il 1) vn 1 vn
un 1 un 1 2un 1
faut déterminer la raison. 1 1 un 1
Solution : (3𝑥 − 1) ;(1 − 4𝑥) et (𝑥 − 5) soient les
un
Termes consécutifs d’une suite Arithmétique un 1
vn 1 vn 1
Ssi 2 1 4 x 3x 1 x 5 un 1 un 1
2 Donc vn est une suite arithmétique de raison
8x 2 4x 6 12 x 8 x n
3 1 1
Donc les termes de la suite sont : r 1 et de premier terme v0 1
u0 1 2 1
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2) écrire un en fonction de n c) Donner l'expression du nombre Un de camions que
possède l'entreprise l'année n.
On a vn n
est une suite arithmétique de raison 3) Quel est le nombre de camions que possède
r 1 et de premier terme v0 1 l'entreprise en 2002 ?

Donc : vn v0 nr 1 n 1 1 n Exercice25:Soit un n
une suite géométrique tel que

1 1 1 3 3
Puisque : vn donc un 1 donc un 1 u1 et u4 1) Déterminer sa raison q
un 1 vn vn 2 16
vn 1 1 n 1 n 2 2) écrire un en fonction de n
donc un
vn n 1 n 1 Solutions : 1) la raison q ??
Exercice23: calculer en fonction de n les sommes n; p ² un q n pu p
on a :
suivantes :
k n Pour n= 4 et p=1 on a : u4 q 4 1u1
1) sn k 1 2 3 ... n
3 3 1 1
k 1
Donc : q3 q3 q
k n 16 126 8 2
2) sn 2k 1 1 3 5 ... 2n 1 2) un en fonction de n ?
k 0
n 1 n 1
Solutions :1)on pose : un n 1 3 1
un u1 un n
2 2 2
On a : un n
une suite arithmétique de raison r=1
Exercice26:soit un la suite définie par :
Car : un 1 un 1 n

k n
n un
un
Donc : sn k u1 u2 u3 ... un u1 un 1
3 un
k 1 2 n et on considère la suite
1
n u0
Donc : sn 1 n 2
2
2
1)on pose : vn 2n 1 vn n
définie par : vn 1 n
un
On a : vn une suite arithmétique de raison r=2
n
1) Montrer que vn n
est une suite géométrique
Car : vn 1 vn 2
2) écrire un en fonction de n
Donc :
k n
Solution :1) vn 2 2 6 2un
n 1 1 1 1 1
sn 2k 1 v0 v1 v2 ... vn v0 vn un 1
un un
k 0 2 3 un
Donc :
2
n 1 n 1 vn 1 3 1 donc vn 1 3vn
sn 1 2n 1 2n 2 n 1 ² un
2 2
Exercice24: Une entreprise de transport possède 40 Donc vn n
est une suite géométrique de raison
camions en décembre 1991. q 3 et de premier terme v0 3
L'évolution de l'entreprise est telle
2) écrire un en fonction de n
que celle-ci doit acheter 8 camions
supplémentaires chaque année. On a vn n
est une suite géométrique de raison
1) Calculer le nombre de camions que possède
q 3 et de premier terme v0 3
l'entreprise en 1992, en 1993 et en 1994.
n n
2) Ces nombres forment une suite. Donc : vn u0 q vn 3 3 3n 1
n
a) Donner la nature de cette suite. 2 2 2
b) Préciser le premier terme u1 et la raison de cette Puisque : vn 1 donc un donc un
un 1 vn 1 3n 1

suite.

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Exercice27 : Un jeune homme se préparait à consécutifs d’une suite géométrique dans cet ordre et
l'examen du baccalauréat ; son père, pour déterminer sa raison.
Solution : (1 + 𝑥²) ; (3 + 𝑥) et 10 sont trois termes
l'encourager, lui demanda ce qu'il désirait en
consécutifs d’une suite géométrique
récompense
2
Mon examen devant avoir lieu le 20 juin, répond-t-il, si et seulement si 3 x 10 1 x2
donne-moi seulement 1 centime le 1er juin, 2 centimes
x2 6 x 9 10 x 2 10 9 x2 6x 1 0
le lendemain, 4 centimes le surlendemain, en doublant
chaque jour jusqu'au 20 inclusivement. Et donne mois
2 1
3x 1 0 3x 1 0 x
la somme. J’emploierai cet argent pour faire un voyage 3
pendant les vacances. 10 10 10 3
Donc les termes sont : et et 10 donc : q 3
Le père pensa qu'avec cette somme son fils n'irait pas 9 3 10 9
loin ; mais au bout de quelques jours, il commença à un
Exercice30:soit n
la suite définie par :
s'apercevoir de son erreur.
Avec quelle somme le fils va-t-il pouvoir partir en 1
un 2 12un 1 un
vacances ? 27 n
Solution :Les nombres de centimes à payer 4
u0 2; u1
chaque jour sont les termes d'une suite 9
géométrique de 20 termes dont le premier est : et on considère la suite vn n définie par :
u1 1 et et la raison q 2 1
vn un n n
u2 2 (La somme à donner le 2 iem jour) .... 3
1 2
u20 ... (La somme à donner le 20e jour) 1) Montrer que un 1 un n 2
n
9 3
Donc : un u1 qn 1 1 2n 1 2n 1 2) a)Montrer que vn n
est une suite géométrique
dont en déterminera la raison et le premier terme
u20 220 1 219 524288 Centimes
b) écrire vn et un en fonction de n
La somme totale à payer serait :
k n
1 220 1 1 c) calculer la somme : sn uk u0 u1 ... un
s20 u1 u2 u3 ... u20 u1
1 2 k 0

s20 2 20
1 10485.75 Solution :1)montrons par récurrence que
1 2
centimes s20 1million 500dh Joli voyage ! un 1 un n 2 n
9 3
Exercice28: calculer en fonction de n la somme
1 2 2 2 4
suivante : 1étapes : n=0 u1 u0 0 2
k n 1 k 2 n 1 9 3 9 9 9
1 1 1 1 Donc la proposition est vraie pour n=0
sn 1 ...
k 0 2 2 2 2 1 2
n
2étapes :Supposons que: un 1 un n 2
1 9 3
Solutions :1)on pose : un
2 1 2
3étapes : Montrons alors que : un 2 un 1 n 3
??
1 9 3
On a : un une suite géométrique de raison q 1 2 2
n
2 on a: un 1 un n 2
donc un 9 un 1 n 2
n 9 3 3
1
k 1 n 1
un 1 1 k n 1
1 2 1 et on a : un 12un un
Car : Donc : sn 1 2 1 2
27
1
un 2 2 1 2
k 0
1
2 1 2
un 2 12un 1 9 un 1 n 2
Exercice29:Déterminer le réel 𝑥 pour que les 27 3
nombres : (1 + 𝑥²) ; (3 + 𝑥) et 10 soient les termes

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1 2 1 2 1) Montrer que 1 un 0 n
un 2 3un 1 donc un 2 un 1
27 3n 9 3 n 2
un
2) Montrer que n
est une suite strictement
1 2
Par suite : : n : un 1 un croissante
9 3n 2
un
1 3) Montrer que un 1 n
2)a) on a: vn 1 un 1 un 2
3n 1
1 2 1 1 1 u0
Donc : vn 1 un un Et en déduire que : un n
n
n 2 n 1 n 2
9 3 3 9 3 u0 2
1 1 1 Solution : 1) montrons par récurrence que
vn 1 un n
donc vn 1 vn
9 3 9 1 un 0 n
Donc vn n
est une suite géométrique de raison 1étapes : n=0 on a : 1 u0 0
1 Donc la proposition est vraie pour n=0
q et de premier terme v0 1
9 2étapes :Supposons que: 1 un 0
2) b)écrire vn et un en fonction de n 3étapes : Montrons alors que : 1 un 0 ??
1

On a vn n
est une suite géométrique de raison On a : 1 un 0 donc : 1 un 2 2
1 1 1
q et de premier terme v0 1 donc : 1 un 2 2 donc : 1
9 2 un 2
n
n 1 un
Donc : vn v0 q vn n et puisque : 0 un 1 alors : 0 1
9 un 2
n n
1 1 1 un
Puisque : un vn donc un donc : 1 0 donc 1 un 1 0
3n 9 3 un 2
k n
d’où : 1 un 0 n
2) c) sn uk u0 u1 ... un ??
k 0
2 ) Montrons que un n
est une suite strictement
n
1 croissante
un vn wn avec wn
3 un un
un 1 un un 1 un 2
on a vn et wn sont deux suites un 2 un 2
n n

1 1 un
géométriques de raison q et q donc et puisque : 1 un 2 0 et 0
9 3 un 2
k n k n k n
alors : un un 0 donc un est une suite
donc sn uk vk wk 1 n
k 0 k 0 k 0 strictement croissante
n 1 n 1
1 1 un
1 1 n 1 n 1
3) Montrons que un 1 n
k n
9 3 9 1 3 1 un 2
sn uk v0 w0 1 1
1 1 8 9 2 3
k 0
1 1 Soit n on a : un u0 car un n
croissante
9 3
1 1
k n
21 1 1
n
1 1
n
Donc : 2 un 2 u0 cad
uk 2 un 2 u0
k 0 8 8 9 2 2
un un
un et puisque : un 0 alors :
Exercice31:soit n
la suite définie par : 2 un 2 u0
un un
un 1 Donc : un 1 n
un 2 n 2 u0
u0 1;0
Prof/ATMANI NAJIB Année Scolaire 2018-2019 Semestre2 8
un
3)Soit n on a : 0 un 1
2 u0
un
Donc : 0 un 1
2 u0
En donnant à n des valeurs on trouve :
u0
0 u1
2 u0
u1
0 u2
2 u1
………

un 2
0 un 1
2 u0
un 1
0 un
2 u0
C’est en forgeant que l’on devient forgeron » Dit un
u0 proverbe.
Le produit des inégalités donne : 0 un n
u0 2
C’est en s’entraînant régulièrement aux calculs et
u0 exercices Que l’on devient un mathématicien
Donc : un n
n
u0 2
Exercice32:1) La population d’un village de montagne
diminue tous les ans de 20 %. Sachant qu’en 1996
elle était de 1 875 habitants, compléter le tableau
suivant :
Année 1996 1997 1998 1999 2000
Nombre
d’habitants
2) Montrer que les nombres d’habitants sont des
termes d’une suite dont on déterminera la nature et la
raison.
3) À l’aide de la calculatrice ou d’un tableur :
a) Déterminer la population de ce village en 2010
b) Donner l’année d’extinction de ce village si on
suppose la diminution de la population constante

Prof/ATMANI NAJIB Année Scolaire 2018-2019 Semestre2 9


Suites : corrigé
Exercice no 1
ε
1) Soit ε > 0. Il existe un rang n0 tel que, si n ! n0 alors |un − "| < . Soit n un entier naturel strictement supérieur à
2
n0 .

! n
! ! n
!
! 1 ! ! ! 1 ! !
|vn − "| = ! uk − "! = ! (uk − ")!
! ! ! !
!n + 1 ! !n + 1 !
k=0 k=0
n
! n0
! n
!
1 1 1
" |uk − "| = |uk − "| + |uk − "|
n+1 n+1 n+1
k=0 k=0 k=n0 +1
!n0 !n n0
! n
1 1 ε 1 1 !ε
" |uk − "| + " |uk − "| +
n+1 n+1 2 n+1 n+1 2
k=0 k=n0 +1 k=0 k=0
n0
!
1 ε
= |uk − "| +
n+1 2
k=0

n0
! n0
1 !
Maintenant, |uk − "| est une expression constante quand n varie et donc, lim |uk − "| = 0. Par suite, il
n→+∞ n + 1
k=0 k=0
n0
1 ! ε
existe un entier n1 ! n0 tel que pour n ! n1 , |uk − "| < .
n+1 2
k=0
ε ε
Pour n ! n1 , on a alors |vn − "| < + = ε.
2 2
On a montré que ∀ε > 0, ∃n1 ∈ N/ (∀n ∈ N)(n ! n1 ⇒ |vn − "| < ε). La suite (vn ) est donc convergente et lim vn = ".
n→+∞
n
La réciproque est fausse. Pour n dans N, posons un = (−1) . La suite (un ) est divergente. D’autre part, pour n dans N,
!n
1
(−1)k vaut 0 ou 1 suivant la parité de n et donc, dans tous les cas, |vn | " . Par suite, la suite (vn ) converge et
n+1
k=0
lim vn = 0.
n→+∞

2) Si u est bornée, il existe un réel M tel que, pour tout naturel n, |un | " M. Pour tout entier naturel n, on a alors
n n
1 ! 1 ! 1
|vn | " |uk | " M= (n + 1)M = M.
n+1 n+1 n+1
k=0 k=0

La suite v est donc bornée.


"n# #
p si n = 2p, p ∈ N
La réciproque est fausse. Soit u la suite définie par : ∀n ∈ N, un = (−1)n E = .
2 −p si n = 2p + 1, p ∈ N
u n’est pas bornée car la suite extraite (u2p ) tend vers +∞ quand p tend vers +∞. Mais, si n est impair, vn = 0, et si n
1 1 n 1 n 1 n+1 1
est pair, vn = un = , et dans tous les cas |vn | " " = et la suite v est bornée.
n+1 n+1 2 n+1 2 n+1 2 2
3) Si u est croissante, pour tout entier naturel n, on a :

n+1 n
$ n+1 n
%
1 ! 1 ! 1 ! !
vn+1 − vn = uk − uk = (n + 1) uk − (n + 2) uk
n+2 n+1 (n + 1)(n + 2)
k=0 k=0 k=0 k=0
! n !n
1 1
= ((n + 1)un+1 − uk ) = (un+1 − uk ) ! 0.
(n + 1)(n + 2) (n + 1)(n + 2)
k=0 k=0

La suite v est donc croissante.


Exercice no 2
Supposons sans perte de généralité u croissante (quite à remplacer u par −u).
Dans ce cas, ou bien u converge, ou bien u tend vers +∞.
Supposons que u tende vers +∞, et montrons qu’il en est de même pour la suite v.
Soit A ∈ R. Il existe un rang n0 tel que pour n naturel supérieur ou égal à n0 , un ! 2A. Pour n ! n0 + 1, on a alors,
P R O F: A TMA NI N AJIB
5
$n n
% n0
1 !0 ! 1 ! (n − n0 )2A
vn = uk + uk ! uk +
n+1 n+1 n+1
k=0 k=n0 +1 k=0

n0
1 ! (n − n0 )2A
Maintenant, quand n tend vers +∞, uk + tend vers 2A et donc, il existe un rang n1 à partir duquel
n+1 n+1
k=0
n0
1 ! (n − n0 )2A
vn ! uk + > A.
n+1 n+1
k=0

On a montré que : ∀n ∈ N, ∃n1 ∈ N/ (∀n ∈ N), (n ! n1 ⇒ vn > A). Par suite, lim vn = +∞. Par contraposition, si
n→+∞
v ne tend pas vers +∞, la suite u ne tend pas vers +∞ et donc converge, d’après la remarque initiale.
Exercice no 3
1
1) La fonction x $→ est continue et décroissante sur ]0; +∞[ et donc, pour k entier naturel non nul donné, on a :
x
& k+1
1 1 1 1 1
= (k + 1 − k) " dx =" (k + 1 − k) = .
k+1 k+1 k x k k
& k+1 &k
1 1 1 1
Donc, pour k ! 1, ! dx et, pour k ! 2, " dx.
k k x k k−1 x
En sommant ces inégalités, on obtient pour n ! 1,
n
! n & k+1
! & n+1
1 1 1
Hn = ! dx = dx = ln(n + 1),
k k x 1 x
k=1 k=1

et pour n ! 2,
n
! n &k
! &n
1 1 1
Hn = 1 + "1+ dx = 1 + dx = 1 + ln n,
k k−1 x 1 x
k=2 k=2

cette inégalité restant vraie quand n = 1. Donc,

∀n ∈ N∗ , ln(n + 1) " Hn " 1 + ln n.

En particulier, pour n ! 1, Hn ! ln(n + 1). Puisque lim ln(n + 1) + ∞, on en déduit que lim Hn = +∞
n→+∞ n→+∞

2) Soit n un entier naturel non nul.


& n+1 & n+1 & '
1 1 1 1 1
un+1 − un = − ln(n + 1) + ln n = − dx = − dx " 0
n+1 n+1 n x n n+1 x
1 1 1
car la fonction x $→ décroit sur [n, n + 1] et donc, pour tout x de [n, n + 1], − " 0. De même,
x n+1 x
& n+2 & n+2 & '
1 1 1 1 1
vn+1 − vn = − ln(n + 2) + ln(n + 1) = − dx = − dx ≥ 0
n+1 n+1 n+1 x n+1 n+1 x
1
car la fonction x $→ décroit sur [n + 1, n + 2]. Enfin,
x
& '
1
un − vn = ln(n + 1) − ln n = ln 1 +
n
et donc la suite u − v tend vers 0 quand n tend vers +∞.
En résumé, la suite u décroît, la suite v croît et la suite u−v tend vers 0. On en déduit que les suites u et v sont adjacentes,
et en particulier convergentes et de même limite. Notons γ cette limite.
Pour( tout) entier naturel non nul n, on a vn " γ " un , et en particulier, v3 " γ " u1 avec v3 = 0, 5... et u1 = 1. Donc,
1
γ∈ ,1 .
2
Pour n entier naturel non nul donné, on a :
P R O F: A TMA NI N AJIB
6
& '
−2 1 1 1
0 " un − vn " 10 ⇔ ln 1 + " 10−2 ⇔ " e0,01 − 1 ⇔ n ! 0,01 = 99, 5... ⇔ n ! 100.
n n e −1
Donc 0 " γ − v100 " 10−2 . On trouve γ = 0, 57 à 10−2 près par défaut. Plus précisément, γ = 0, 5772156649... (γ est la
constante d’Euler).
Exercice no 4
1 1 1
Soit r la raison de la suite u. Pour tout entier naturel k, on a − = r . En sommant ces égalités, on
uk uk+1 uk uk+1
obtient :

n
! n &
! '
1 1 1
r = −
uk uk+1 uk uk+1
k=0 k=0
1 1
= − (somme télescopique)
u0 un+1
un+1 − u0 (n + 1)r
= = .
u0 un+1 u0 un+1
n
! 1 (n + 1)
Si r &= 0, on obtient = , et si r = 0, u est constante et le résultat est immédiat.
uk uk+1 u0 un+1
k=0

Exercice no 5
k
! k(k + 1)(2k + 1)
Soit k un entier naturel non nul. On sait que i2 = . Déterminons alors trois réels a, b et c tels que,
6
i=1
pour entier naturel non nul k,
6 a b c
= + + (∗).
k(k + 1)(2k + 1) k k + 1 2k + 1
Pour k entier naturel non nul donné,

a b c a(k + 1)(2k + 1) + bk(2k + 1) + ck(k + 1)


+ + =
k k + 1 2k + 1 k(k + 1)(2k + 1)
(2a + 2b + c)k2 + (3a + b + c)k + a
= .
k(k + 1)(2k + 1)

Par suite,
 
 2a + 2b + c = 0  a=6
(∗) ⇐ 3a + b + c = 0 ⇔ b=6 ,
 
a=6 c = −24
et donc,
n
$ n n n
%
! 6 ! 1 ! 1 ! 1

∀n ∈ N , =6 + −4 .
k(k + 1)(2k + 1) k k+1 2k + 1
k=1 k=1 k=1 k=1

Ensuite, d’après l’exercice no 3, il existe une suite (εn ) tendant vers 0 quand n tend vers +∞ telle que, pour tout entier
!n
1
naturel non nul n, = ln n + γ + εn . Pour tout entier naturel non nul n, on a
k
k=1
n
! n+1
!1
1 1 1
= = Hn − 1 + = ln n + γ − 1 + + εn ,
k+1 k n+1 n+1
k=1 k=2

et donc
n
! n
1 ! 1 1
+ = 2 ln n + 2γ − 1 + + 2εn .
k k+1 n+1
k=1 k=1

D’autre part,
P R O F: A TMA NI N AJIB
7
n
! 2n+1
! 1 ! n
1 1 1
= −1 + − = −1 + H2n+1 − Hn
2k + 1 k 2k 2
k=1 k=1 k=1
1 1
= ln(2n + 1) + γ − (ln n + γ) − 1 + ε2n+1 − εn
& 2 ' 2
1 1 1 1
= ln 2 + ln n + ln 1 + + γ − ln n − γ − 1 + ε2n+1 − εn
2n 2 2 2
& '
1 1 1 1
= ln n + ln 2 + γ − 1 + ln 1 + + ε2n+1 − εn
2 2 2n 2

et finalement,

n
! & ' & '
1 1 1 1
= 6 (2 ln n + 2γ − 1) − 24 ln n + ln 2 + γ − 1 − 24 ln 1 + − 24ε2n+1
12 + 22 + ... + k2 2 2 2n
k=1
& '
1
= 6(3 − 4 ln 2) − 24 ln 1 + − 24ε2n+1 .
2n

Donc,

n
! 1
lim = 6(3 − 4 ln 2).
n→+∞ 12 + 22 + ... + k2
k=1

Exercice no 6
Puisque a et b sont positifs, par récurrence, pour tout entier naturel n, un et vn existent et sont positifs.
Pour tout entier naturel non nul n,

1 √ 1 √ 1 √ √ 2
vn − un = (un−1 + vn−1 ) − un−1 vn−1 = (un−1 − 2 un−1 vn−1 + vn−1 ) = ( vn−1 − un−1 ) ! 0.
2 2 2
Ceci reste vrai quand n = 0 car a < b et donc, pour tout entier naturel n, un " vn .
Ensuite, pour tout entier naturel n,
√ √ √ √
• un+1 − un = un vn − un = un ( vn − un ) ! 0 ;
1 1
• vn+1 − vn = (un + vn ) − vn = (un − vn ) " 0.
2 2
Ainsi, la suite (un ) est croissante et la suite (vn ) est décroissante.
D’autre part, pour tout entier naturel n, un " vn " v0 et donc la suite (un ) est majorée par v0 . De même la suite (vn )
est minorée par u0 . On en déduit que les suites (un ) et (vn ) convergent vers des réels positifs.
1
Notons " et " " les limites respectives des suites (un ) et (vn ). On fait tendre n vers +∞ dans l’égalité (un + vn ) = un+1
2
1 " "
et on obtient (" + " ) = " ou encore " = " .
2
Exercice no 7
a a * π+
Posons α = Arccos . α existe car 0 < < 1 et est élément de 0, . De plus, a = b cos α. Enfin, pour tout entier
b+ b 2
α * π α
naturel n, n ∈ 0, et donc, cos n > 0.
2 2 2
,
1 b 2 α √ α α
On a u0 = b cos α et v0 = b puis u1 = (u0 + v0 ) = (1 + cos α) = b cos et v1 = u1 v0 = b cos2 × b = b cos
2 2 , 2 2 2
b α" α# α α α α α α α
puis u2 = cos 1 + cos = b cos cos2 2 puis v2 = b cos cos2 2 b cos = b cos cos 2 .
2 2 2 2 2 2 2 2 2 2
n
, α α
Montrons par récurrence que pour tout entier naturel non nul n, vn = b cos k
et un = vn cos n .
2 2
k=1

P R O F: A TMA NI N AJIB
8
n
,α α
C’est vrai pour n = 1 et si pour n ! 1, on a vn = b cos
et un = vn cos n alors,
2k 2
k=1
1" α # α
un+1 = vn cos n + vn = vn cos2 n+1
2 2 2
puis
√ α α
vn+1 = un+1 vn = vn cos (car cos n+1 > 0),
2n+1 2
n+1
, α α
et donc vn+1 = b cos puis un+1 = vn+1 cos n+1 .
2k 2
k=1

On a montré par récurrence que


n
,
∗ α α
∀n ∈ N , vn = b cos et un = vn cos n .
2k 2
k=1
vn+1 α
Pour tout entier naturel non nul n, on a vn > 0 et = cos n+1 < 1. La suite v est donc strictement décroissante.
vn 2
Ensuite, pour tout entier naturel non nul n, on a un > 0 et
α 2 α  
un+1 vn+1 cos cos
= 2n+1 = 2n+1 = 1 1 + 1  1
> (1 + 1) = 1.
un vn cos α cos
α 2 cos
α 2
2n 2n 2n
La suite u est strictement croissante. Maintenant, pour n ∈ N∗ ,

n n sin
α
, α , k−1
vn = b cos k = b 2
2 α
k=1 k=1 2 sin k
2
b sin α b sin α 1
= α = ×" α # " α #.
2n sin n α sin n / n
2 2 2
b sin α 1 b sin α α b sin α
Donc, lim vn = lim = , puis un = vn cos n → .
n→+∞ α X→0 sin X/X α 2 α

b sin α b2 − a 2
Ainsi, les suites u et v sont adjacentes de limite commune = a.
α Arccos
b
Exercice no 8
! !
1−" un+1 ! " "+ 1 − " =
! un+1 !
" ∈ [0, 1[ et donc > 0. Puisque lim = ", il existe un rang n0 tel que pour tout n ! n0 , !!
2 n→+∞ un un ! 2
1+"
.
2
Soit n ! n0 + 1.

n−1
,
! !
! uk+1 !
|un | = |un0 | ! uk ! (produit télescopique)
! !
k=n0
n−1
, & 'n−n0
1+" 1+"
|un0 | = |un0 | .
2 2
k=n0

& 'n−n0
1+" 1+1 1+"
Puisque " ∈ [0, 1[, < = 1. Par suite, quand n tend vers +∞, |un0 | tend vers 0 et donc
2 2 2
lim un = 0.
n→+∞

Exercice no 9
! !
! sin n ! sin

1) Pour n ∈ N , !
! ! " 1 . Comme 1 → 0, on en déduit que → 0.
n ! n n n→+∞ n n→+∞

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9
& '
1
&& 'n ' & ' ln 1 + && 'n '
1 1 n 1
2) ln 1+ = n ln 1 + = → 1. Donc, ln 1+ tend vers 1 puis
n n 1 n→+∞ n
& 'n n
1
1+ = en ln(1+1/n) tend vers e1 = e.
n
n!
3) Pour n ∈ N∗ , posons un = . Pour n entier naturel non nul, on a
nn
'n & '−n & '−n
nn
&
un+1 (n + 1)! n n+1 1
= × = = = 1+ .
un n! (n + 1)n+1 n+1 n n
& '
1
& ' ln 1 +
1 n ln (1 + X)
lim n ln 1 + = lim = lim = 1 et donc
n→+∞ n n→+∞ 1 X→0 X
n
un+1
lim = lim e−n ln(1+1/n) = e−1 .
n→+∞ un n→+∞

un+1 1
Ainsi, tend vers = 0, 36... < 1. On sait alors que lim un = 0 (voir exercice no 8).
un e n→+∞

4) Pour n ! 1,
& '2 & '2
1 1
n+ −1 n+
2 2
& '2 " un " & '2 .
1 1
n− n− −1
2 2
& '2 & '2
1 1
n+ −1 n+
2 2
Or, & '2 et & '2 tendent vers 1 quand n tend vers +∞ et donc, d’après le théorème de la limite par
1 1
n− n− −1
2 2
encadrement, la suite u converge et a pour limite 1.

n 1 2 2 ln n

n
5) n2 = e n ln(n ) = e n . Donc quand n tend vers +∞, n2 tend vers e0 = 1.
√ √ 1
6) n + 1 − n = √ √ → 0.
n+1+ n
n
1 ! 2 n(n + 1)(2n + 1) 2 1
7) k = → = .
n3 6n3 6 3
k=1
n
, #n n
!
k 1 k
8) 2k/2 = 2 2 k=1 2k−1
. Pour x réel, posons f(x) = kxk−1 . Pour tout réel x,
k=1
$ n
%k=1
" $ n
%"
! !
k k
f(x) = x (x) = x (x).
k=1 k=0

Pour x &= 1, on a donc


'"
xn+1 − 1 (n + 1)xn (x − 1) − (xn+1 − 1) nxn+1 − (n + 1)xn + 1
&
f(x) = (x) = = .
x−1 (x − 1)2 (x − 1)2
n n+1
n
! k
& '
1 n+1
− n +1
En particulier, =f = 2 2 → 4 (d’après un théorème de croissances comparées). Finalement,
'2
2k−1 2
&
k=1 1
−1
2
n
, k 1
2k/2 → 2 2 ×4 = 4.
k=1

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10
Exercice no 10
Soit n ∈ N.

1 √ √ √ 1 √ √ √
√ = n + 1 − n ⇔ 2 n + un = √ √ ⇔ 2 n + un = n + 1 + n
2 n + un n+1− n
"√ √ #2 1" 1 #
4 (n + un ) = n + 1 + n ⇔ un = −n + 2n + 1 + 2 n(n + 1)
4
1" 1 #
⇔ un = −2n + 1 + 2 n(n + 1) .
4
Par suite, quand n tend vers +∞,
$, %
1 n 1 1 n 1/n 1 1 1 1 1 1
un = + 1+ −1 = + , = + , → + = .
4 2 n 4 2 1 4 2 1 4 4 2
1+ +1 1+ +1
n n
1
La suite (un ) converge et a pour limite .
2
Exercice no 11
x
1) Calcul formel de un . Soit x ∈ R. = x ⇔ 2x2 − 2x = 0 ⇔ x = 0 ou x = 1.
3 − 2x
Pour n entier naturel donné, on a alors
un
−1
un+1 − 1 3 − 2un 3un − 3 un − 1
= un = =3 .
un+1 un un
3 − 2un
un − 1 u0 − 1 u0
Par suite, pour tout entier naturel n, = 3n , puis un = .
un u0 u0 − 3n (u0 − 1)
4(x − 1)
2) Calcul formel de un . Soit x ∈ R. = x ⇔ x2 − 4x + 4 = 0 ⇔ x = 2.
x
Pour n entier naturel donné, on a alors
1 1 un un − 2 + 2 1 1
= = = = + .
un+1 − 2 4(un − 1) 2(un − 2) 2(un − 2) 2 un − 2
−2
un
1 n 1 2(u0 − 2)
Par suite, pour tout entier naturel n, = + puis un = 2 + .
un − 2 2 u0 − 2 (u0 − 2)n + 2
Exercice no 12

 1

 un+1 − un = (vn − un )

 3
1
Pour tout entier naturel n, on a vn+1 − vn = − (vn − un ) .

 3

 vn+1 − un+1 = 1 (vn − un )

3
La dernière égalité montre que la suite v − u garde un signe constant puis, puisque pour tout naturel n,

sgn(un+1 − un ) = sgn(vn − un ) et sgn(vn+1 − vn ) = −sgn(vn − un ),

les suites u et v sont monotones de sens de variation opposés.


Si par exemple u0 " v0 , alors, pour tout naturel n, on a :

u0 " un ≤ un+1 " vn+1 " vn " v0 .


Dans ce cas, la suite u est croissante et majorée par v0 et donc converge vers un certain réel ". De même, la suite v est
décroissante et minorée par u0 et donc converge vers un certain réel " " . Enfin, puisque pour tout entier naturel n, on a
2un + vn 2" + " "
un+1 = , on obtient par passage à la limite quand n tend vers l’infini, " = et donc " = " " . Les suites u
3 3
et v sont donc adjacentes. Si u0 > v0 , il suffit d’échanger les rôles de u et v.

P R O F: A TMA NI N AJIB
11
1
Calcul des suites u et v. Pour n entier naturel donné, on a vn+1 − un + 1 = (vn − un ). La suite v − u est géométrique
3
1 1
de raison . Pour tout naturel n, on a donc vn − un = n (v0 − u0 ).
3 3
D’autre part, pour n entier naturel donné, vn+1 + un+1 = vn + un . La suite v + u est constante et donc, pour tout entier
naturel n, on a vn + un = v0 + u0 .
En additionnant et en retranchant les deux égalités précédentes, on obtient pour tout entier naturel n :
& ' & '
1 1 1 1
un = v0 + u0 − n (v0 − u0 ) et vn = v0 + u0 + n (v0 − u0 ) .
2 3 2 3
u0 + v0
En particulier, " = " " = .
2
Exercice no 13
1
Pour tout entier naturel n, on a un+1 − vn+1 = − (un − vn ) et donc, pour tout entier naturel n,
2
& 'n
1
un − vn = − (u0 − v0 ).
2
& 'n & 'n
1 1
De même, en échangeant les rôles de u, v et w, vn − wn = − (v0 − w0 ) et wn − un = − (w0 − v0 ) (attention,
2 2
cette dernière égalité n’est autre que la somme des deux premières et il manque encore une équation).
On a aussi, un+1 + vn+1 + wn+1 = un + vn + wn et donc, pour tout naturel n, un + vn + wn = u0 + v0 + w0 .
Ainsi, un , vn et wn sont solutions du système
 & 'n

 1

 v n − un = − (v0 − u0 )

 2
& 'n
1 .

 wn − un = − (w0 − u0 )


 2

un + vn + wn = u0 + v0 + w0
Par suite, pour tout entier naturel n, on a
 & & 'n '
 un = 1 (u0 + v0 + w0 ) + − 1

 (2u0 − v0 − w0 )
 3&


 & 2'n '
1 1
vn = (u0 + v0 + w0 ) + − (−u0 + 2v0 − w0 ) .

 3 & 2 '

 & n '

 1 1
 wn = (u0 + v0 + w0 ) + − (−u0 − v0 + 2w0 )
3 2
u0 + v0 + w0
En particulier, les suites u, v et w convergent vers .
3
Exercice no 14

Supposons que la suite ( n vn ) tende vers le réel positif ".
1−"
1er cas. Supposons que 0 " " < 1. Soit ε = . ε est un réel strictement positif et donc,
2
√ 1−" 1+"
∃n0 ∈ N/ ∀n ∈ N, (n ! n0 ⇒ n vn < " + = ).
2 2
& 'n
1+" 1+" 1+1
Pour n ! n0 , par croissance de la fonction t $→ tn sur R+ , on obtient |un | < . Or, 0 < < = 1 et
& 'n 2 2 2
1+"
donc tend vers 0 quand n tend vers +∞. Il en résulte que un tend vers 0 quand n tend vers +∞.
2
2ème cas. Supposons que " > 1.
√ "−1 1+"
∃n0 ∈ N/ ∀n ∈ N, (n ! n0 ⇒
n
vn > " − = ).
2 2
& 'n & 'n
1+" 1+" 1+1 1+"
Mais alors, pour n ! n0 , |un | > . Or, > = 1, et donc tend vers +∞ quand n tend vers
2 2 2 2
+∞. Il en résulte que |un | tend vers +∞ quand n tend vers +∞.
P R O F: A TMA NI N AJIB
12
√ ln n
Soit, pour α réel et n entier naturel non nul, un = nα . n un = eα n tend vers 1 quand n tend vers +∞, et ceci pour
toute valeur de α. Mais, si α < 0, un tend vers 0, si α = 0, un tend vers 1 et si α > 0, un tend vers +∞. Donc, si " = 1,
on ne peut rien conclure.
Exercice no 15
1) • Supposons " > 0. Soit ε un réel strictement positif, élément de ]0, 2"[.
ε un+1 ε
∃n0 ∈ N/ ∀n ∈ N, (n ! n0 ⇒ " − < < " + ).
2 un 2
n−1
, uk+1 " ε #n−n0 " ε #n−n0
Pour n > n0 , puisque un = un0 , on a un0 " − " un " un0 " + , et donc
uk 2 2
k=n0
" ε #−n0 /n " ε# √ " ε #−n0 /n " ε#
(un0 )1/n " − "− " n un " (un0 )1/n " + "+ .
2 2 2 2
ε ε
Maintenant, le membre de gauche de cet encadrement tend vers " − , et le membre de droite rend vers " + . Par
2 2
ε ε
suite, on peut trouver un entier naturel n1 ! n0 tel que, pour n ! n1 , (un0 )1/n (" − )−n0 /n (" − ) > " − ε, et
2 2
ε ε √
(un0 )1/n (" + )−n0 /n (" + ) < " + ε. Pour n ! n1 , on a alors " − ε < n un < " + ε.
2 2
√ √
On a montré que ∀ε > 0, ∃n1 ∈ N/ (∀n ∈ N), (n ! n1 ⇒ " − ε < n un < " + ε) et donc, n un tend vers ".
un+1 ε
• Soit ε un réel strictement positif. Si " = 0, il existe un rang n0 tel que pour n ! n0 , 0 " < . Pour n > n0 ,
un 2
√ 1/n
" ε #1−n0 /n
0 " n un " (un0 ) .
2
ε
Quand n tend vers +∞, le membre de droite tend vers est est donc strictement plus petit que ε à partir d’un certain
2
rang n1 .
2) Soient a et b deux réels tels que 0 < a < b. Soit u la suite définie par

∀p ∈ N, u2p = ap bp et u2p+1 = ap+1 bp .


(on part de 1 puis on multiplie alternativement par a ou b).
√ √ √ p+1 p √
Alors, 2p u2p = ab et 2p+1 u2p+1 = a 2p+1 b 2p+1 → ab.
√ √
Donc, n un tend vers ab (et en particulier converge).
u2p+1 u2p+2 un+1
On a bien sûr = a et = b. La suite ( ) admet donc deux suites extraites convergentes de limites
u2p u2p+1 un
distinctes et est ainsi divergente. La réciproque du 1) est donc fausse.
& '
2n
3) a) Pour n entier naturel donné, posons un = .
n
un+1 (2n + 2)! n!2 (2n + 2)(2n + 1) 4n + 2
= × 2
= 2
= .
un (2n)! (n + 1)! (n + 1) n+1
2& '
un+1 2n
Ainsi, tend vers 4 quand n tend vers +∞, et donc n tend vers 4 quand n tend vers +∞.
un n
nn
b) Pour n entier naturel donné, posons un = .
n!
'n
(n + 1)n+1 (n + 1)n
&
un+1 n! 1
= × = = 1+ .
un nn (n + 1)! nn n
un+1 √ n
Ainsi, tend vers e quand n tend vers +∞, et donc n un = √ tend vers e quand n tend vers +∞.
un n
n!
(3n)!
c) Pour n entier naturel donné, posons un = .
n2n n!
'2n
n2n
&
un+1 (3n + 3)! n! (3n + 3)(3n + 2)(3n + 1) n
= × × =
un (3n)! (n + 1)2n+2 (n + 1)! (n + 1)2 × (n + 1) n+1
& '−2n
3(3n + 2)(3n + 1) 1
= 1+ .
(n + 1)2 n
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13
& '−2n
1 un+1
Maintenant, 1 + = e−2n ln(1+1/n) = e−2 ln(1+1/n)/(1/n) tend vers e−2 , et donc tend vers 27e−2 . Par suite,
, n un
1 n (3n)! 27
2
tend vers 2 .
n n! e
Exercice no 16
D’après le théorème de la limite par encadrement :

0 " un vn " un " 1 ⇒ u converge et tend vers 1.


Il en est de même pour v en échangeant les rôles de u et v
Exercice no 17
1
Si u2n → 0, alors |un | = |u2n | → 0 et donc un → 0.
& 3'
2 un
Si un → " &= 0, alors (un ) = converge.
u2n
Remarque. L’exercice 1n’a d’intérêt que si la1suite u est une suite complexe, car si u est une suite réelle, on écrit
immédiatement un = 3 u3n (et non pas un = u2n ).
Exercice no 18
Les suites u et v sont définies à partir du rang 1 et strictement positives.
Pour tout naturel non nul n, on a :
& 'n+1 & 'n
un+1 n+2 n
= = e(n+1) ln(n+2)+n ln n−(2n+1) ln(n+1) .
un n+1 n+1
Pour x réel strictement positif, posons alors f(x) = (x + 1) ln(x + 2) + x ln x − (2x + 1) ln(x + 1).
f est dérivable sur ]0, +∞[ et pour x > 0,

x+1 2x + 1 1 1
f " (x) = + ln(x + 2) + 1 + ln x − − 2 ln(x + 1) = − + + ln x + ln(x + 2) − 2 ln(x + 1).
x+2 x+1 x+2 x+1
De même, f " est dérivable sur ]0, +∞[ et pour x > 0,

1 1 1 1 2
f "" (x) = − + + −
(x + 2)2 (x + 1)2 x x+2 x+1
x(x + 1)2 − x(x + 2)2 + (x + 1)2 (x + 2)2 + x(x + 1)2 (x + 2) − 2x(x + 1)(x + 2)2
=
x(x + 1)2 (x + 2)2
−2x − 3x + (x + 2x + 1)(x + 4x + 4) + (x2 + 2x)(x2 + 2x + 1) − 2(x2 + x)(x2 + 4x + 4)
2 2 2
=
x(x + 1)2 (x + 2)2
3x + 4
= > 0.
x(x + 1)2 (x + 2)2

f " est strictement croissante sur ]0, +∞[ et donc, pour x > 0,
& '
1 1 t(t + 2)
f " (x) < lim f " (t) = lim − + + ln = 0.
t→+∞ t→+∞ t+2 t+1 (t + 1)2
Donc, f est strictement décroissante sur ]0, +∞[. Or, pour x > 0,

f(x) = (x + 1) ln(x + 2) + x ln x − (2x + 1) ln(x + 1)


& ' & '
2 1
= (x + (x + 1) − (2x + 1)) ln x + (x + 1) ln 1 + − (2x + 1) ln 1 +
x x
& ' & '
2 1
& ' & ' ln 1 + ln 1 +
2 1 x x
= ln 1 + − ln 1 + +2 −2 .
x x 2 1
x x

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14
ln(1 + u)
On sait que lim = 1, et donc, quand x tend vers +∞, f(x) tend vers 0 − 0 + 2 − 2 = 0. Comme f est strictement
u→0 u
décroissante sur ]0, +∞[, pour tout réel x > 0, on a f(x) > lim f(t) = 0.
t→+∞
un+1
f est donc strictement positive sur ]0, +∞[. En particulier, ∀n ∈ N∗ , f(n) > 0 et donc = ef(n) > 1. La suite u est
un
strictement croissante.
& 'x
1
Remarque. On pouvait aussi étudier directement la fonction x $→ 1 + sur ]0, +∞[.
x
Je vous laisse
& montrer
' de manière analogue que la suite v est strictement décroissante. Enfin, puisque un tend vers e, et
1
que vn = 1 + un tend vers e, les suites u et v sont adjacentes.
n
& 'n & 'n+1
1 1
Remarque. En conséquence, pour tout entier naturel non nul n, 1 + < e < 1+ . Par exemple, pour
n n
n = 10, on obtient
& '10 & '11
11 11
<e<
10 10
et donc, 2, 59... < e < 2, 85... et pour n = 100, on obtient 1, 01100 < e < 1, 01101 et donc 2, 70... < e < 2, 73... Ces deux
suites convergent vers e lentement.
Exercice no 19
Il est immédiat que u croit strictement et que v − u est strictement positive et tend vers 0. De plus, pour n entier naturel
non nul donné,

1 1 1 n(n + 1) + n − (n + 1)2 −1
vn+1 − vn = + − = = < 0,
(n + 1)! (n + 1) × (n + 1)! n × n! n(n + 1) × (n + 1)! n(n + 1) × (n + 1)!

et v est strictement décroissante. Les suites u et v sont donc adjacentes et convergent vers une limite commune (à savoir
e).
Remarque. Dans ce cas, la convergence est très rapide. On a pour tout entier naturel non nul n,
n
! n
!
1 1 1
<e< +
k! k! n × n!
k=0 k=0

et n = 7 fournit par exemple 2, 71825... < e < 2, 71828...).


Exercice no 20
Pour n entier naturel non nul donné, on a

1 √ √ 1 2
un+1 − un = √ −2 n+2+2 n+1 = √ −√ √
n+1 n+1 n+1+ n+2
1 2
> √ −√ √ = 0.
n+1 n+1+ n+1
De même,

1 √ √ 1 2
vn+1 − vn = √ −2 n+1+2 n = √ −√ √
n+1 n+1 n+1+ n
1 2
< √ −√ √ = 0.
n+1 n+1+ n+1
La suite u est strictement croissante et la suite v est strictement décroissante. Enfin,
√ √ 2
vn − un = 2 n + 1 − 2 n = √ √ ,
n+ n+1
et la suite v − u converge vers 0. Les suites u et v sont ainsi adjacentes et donc convergentes, de même limite .

P R O F: A TMA NI N AJIB
15
Exercice no 21
1 3
1) L’équation caractéristique est 4z2 −4z−3 = 0. Ses solutions sont − et . Les suites cherchées sont les suites de la forme
& & 'n & 'n ' 2 2
1 3
(un ) = λ − +µ où λ et µ sont deux réels (ou deux complexes si on cherche toutes les suites complexes).
2 2
.
λ + µ = u0
Si u0 et u1 sont les deux premiers termes de la suite u, λ et µ sont les solutions du système λ 3µ et donc
− + = u1
2 2
1 1
λ = (3u0 − 2u1 ) et µ = (u0 + 2u1 ) d’après les formules de Cramer.
4 4
& 'n & 'n
1 1 1 3
∀n ∈ N, un = (3u0 − 2u1 ) − + (u0 + 2u1 ) .
4 2 4 2
1 1 + (−1)n 1 − (−1)n
& '
u0 u1
2) Clairement u2n = n et u2n+1 = n et donc un = u0 + 2 u1 .
4 4 2 2n 2n
& 'n & 'n
1 3
3) Les solutions de l’équation homogène associée sont les suites de la forme λ − +µ .
2 2
Une solution particulière de l’équation proposée est une constante a telle
& que 4a&= 4a'+ 3a +&12 'et 'donc a = −4.
n n
1 3
Les solutions de l’équation proposée sont donc les suites de la forme −4 + λ − +µ où λ et µ sont les
2 2
.
λ + µ = 4 + u0 1 1
solutions du système λ 3µ et donc λ = (4 + 3u0 − 2u1 ) et µ = (12 + u0 + 2u1 ).
− + = 4 + u1 4 4
2 2 & 'n & 'n
1 1 1 3
∀n ∈ N, un = −4 + (4 + 3u0 − 2u1 ) − + (12 + u0 + 2u1 ) .
4 2 4 2
$ $ √ %n $ √ %n %
1 1+i 7 1−i 7
4) La suite v = est solution de la récurrence 2vn+2 = vn+1 −vn et donc, (vn ) est de la forme λ +µ
u 4 4
1
et donc un = $ √ %n $ √ %n .
1+i 7 1−i 7
λ +µ
4 4

5) Les solutions de l’équation homogène associée sont les suites de la forme (λ + µ2n ), (λ, µ) ∈ R2 .
2 est racine simple de l’équation caractéristique et donc il existe une solution particulière de l’équation proposée de la
forme un = an2n . Pour n ! 2, on a

un − 3un−1 + 2un−2 = a(n + 2)2n+2 − 3a(n + 1)2n+1 + 2an2n


= (n(4a − 6a + 2a) + (8a − 6a)) 2n 2a × 2n .

Donc

1
u est solution ⇔ 2a = 1 ⇔ a = .
2
Les suites cherchées sont les suites de la forme −n2n−1 + λ + µ2n n∈N , (λ, µ) ∈ R2 .
3 4

Exercice no 22

π π 2
• L’égalité proposée est vraie pour n = 2 car cos 2 = cos = .
2 4 2
" π # 15 1 √
• Soit n ! 2. Supposons que cos n = 2 + 2 + ... 2 (n − 1 radicaux).
" π # 2 2
π * π+
Alors, puisque cos n+1 > 0 (car n+1 est dans 0, ),
2 2 2
6 "π# 6 $
7 , ,
8 1 + cos 2n
7 %
" π # 7 √ √
71 5 5
1 1
cos n+1 = = 8 1+ 2 + 2 + ... 2 = 2 + 2 + ... 2, (n radicaux).
2 2 2 2 2
" π # 15 1 √
On a montré par récurrence que, pour n ! 2, cos n = 2 + 2 + ... 2 (n − 1 radicaux).
2 2
P R O F: A TMA NI N AJIB
16
Ensuite, pour n ! 2,
,
" π # ,1 π 1
5

sin n = (1 − cos( n−1 ) = 2 − 2 + ... 2 (n − 1 radicaux)
2 2 2 2
Enfin,
, π
5
√ π sin
2n
2 − 2 + ... 2 = 2n × 2 sin = 2n+1 π → π,
2n+1 π
2n+1
,

5
sin x
car lim = 1. Donc, lim 2n 2 − 2 + ... 2 = π.
x→0 x n→+∞

Exercice no 23
1) Pour x réel positif, posons f(x) = x − ln(1 + x) et g(x) = (x + 1) ln(x + 1) − x. f et g sont dérivables sur [0, +∞[ et pour
x > 0, on a
1 x
f " (x) = 1 − = > 0,
x+1 x+1
et

g " (x) = ln(x + 1) + 1 − 1 = ln(x + 1) > 0.


f et g sont donc strictement croissantes sur [0, +∞[ et en particulier, pour x > 0, f(x) > f(0) = 0 et de même, g(x) >
g(0) = 0. Finalement, f et g sont strictement positives sur ]0, +∞[ ou encore,

∀x > 0, ln(1 + x) < x < (1 + x) ln(1 + x).


2) Soit k un entier
& naturel
' non nul.
& ' & ' & ' & '
1 1 1 1 1 1
D’après 1), ln 1 + < < 1+ ln 1 + , ce qui fournit k ln 1 + < 1 < (k + 1) ln 1 + , puis, par
k k k k k k
stricte croissance de la fonction exponentielle sur R,
& 'k & 'k+1
∗ 1 1
∀k ∈ N , 0 < 1 + <e< 1+ .
k k
En multipliant membre à membre ces encadrements, on obtient pour tout naturel non nul n :
n &
, 'k n &
, 'k+1
1 n 1
1+ <e < 1+ .
k k
k=1 k=1
Maintenant,
n+1
,
n & 'k n & 'k kk−1
, 1 , k+1 k=2 (n + 1)n
1+ = = n = .
k k , n!
k=1 k=1
kk
k=1
De même,
n+1
,
n k+1
kk
, (n + 1)n+1
& '
1 k=2
1+ = n = .
k ,
k+1
n!
k=1
k
k=1
n n+1
(n + 1) (n + 1)
On a montré que ∀n ∈ N∗ , < en < et donc
n! n!

n
∗ 1n+1 n! 1n+1
∀n ∈ N , < < (n + 1)1/n .
e n n e n
n+1
D’après le théorème de la limite par encadrements, comme tend vers 1 quand n tend vers l’infini de même que
√ n
n
n! 1
(n + 1)1/n = eln(n+1)/n , on a montré que tend vers quand n tend vers +∞.
n e
P R O F: A TMA NI N AJIB
17
Exercice no 24
& '
pn
Soit x un irrationnel et une suite de rationnels tendant vers x (pn entier relatif et qn entier naturel non nul,
qn n∈N
pn
la fraction n’étant pas nécessairement irréductible). Supposons que la suite (qn )n∈N ne tende pas vers +∞. Donc :
qn
∃A > 0/ (∀n0 ∈ N)(∃n ! n0 / qn ! A)
ou encore, il existe une suite extraite (qϕ (n))n∈N de la suite (qn )n∈N qui est bornée.
La suite (qϕ (n))n∈N est une suite d’entiers naturels qui est bornée, et donc cette suite ne prend qu’un nombre fini de
valeurs. L’une au moins de ces valeurs est prise un infinité de fois car sinon la suite (qϕ (n))n∈N n’aurait qu’un nombre
fini de termes. Mais alors, on peut extraire de la suite (qϕ (n))n∈N et donc de la suite (qn )n∈N une suite (qψ(n) )n∈N qui
est constante et en particulier convergente.
& '
pψ(n)
La suite (pψ(n) )n∈N = (qψ(n) )n∈N est aussi une suite d’entiers relatifs convergente et est donc constante à
qψ(n) n∈N
partir d’un certain rang.
3 4
Ainsi, on peut extraire de la suite pψ(n) n∈N et donc de la suite (pn )n∈N une suite (pσ(n) )n∈N constante. La suite
((qσ(n) )n∈N est également constante car extraite de la suite constante (qψ(n) )n∈N et finalement, on a extrait de la suite
pσ(n)
& ' & '
pn
une sous suite constante.
qn n∈N qσ(n) n∈N
pσ(n) pσ(n)
& ' & ' & '
pn
Mais la suite tend vers x et donc la suite extraite tend vers x. Puisque est constante,
qn n∈N qσ(n) n∈N qσ(n) n∈N
pσ(n)
on a ∀n ∈ N, = x et donc x est rationnel. Contradiction .
qσ(n)
! ! ! !
! pn ! ! pn !
Donc la suite (qn )n∈N tend vers +∞. Enfin, puisque |pn | = ! ! qn et que !! !! tend vers |x| > 0 (car x est irrationnel)
! !
qn qn
et qn tend vers +∞, la suite (|pn |)n∈N tend vers +∞.
Exercice no 25
On pose u0 = 0, u1 = 0, u2 = 1, u3 = 1, u4 = 0, u5 = 1, u6 = 0, u7 = 1, u8 = 0, u9 = 0, u10 = 0, u11 = 1... et plus
généralement
#
0 si n n’est pas premier
∀n ! 2, un = .
1 si n est premier
Soit k un entier naturel supérieur ou égal à 2. Pour n ! 2, l’entier kn est composé et donc, pour n ! 2, ukn = 0. En
particulier, la suite (ukn )n∈N converge et a pour limite 0. Maintenant, l’ensemble des nombres premiers est infini et si
pn est le n-ième nombre premier, la suite (pn )n∈N est strictement croissante. La suite (upn )n∈N est extraite de (un )n∈N
et est constante égale à 1. En particulier, la suite (upn )n∈N tend vers 1. Ainsi la suite (un )n∈N admet au moins deux
suites extraites convergentes de limites distinctes et donc la suite (un )n∈N diverge bien que toutes les suites (ukn )n∈N
convergent vers 0 pour k ! 2.
Exercice no 26
Soit f une application de N dans lui-même, injective. Montrons que lim f(n) = +∞.
n→+∞

Soient A un réel puis m =3 Max(0, 1 + E(A)). 4 m est dans tous les cas un entier naturel strictement supérieur à A. Puisque
f est injective, on a card f−1 ({0, 1, ..., m} " m + 1. En particulier, f−1 ({0, 1, ..., m}) est une partie finie (éventuellement
vide) de N.
#
0 si f3−1 ({0, 1, ..., m}) =4∅
Posons n0 = 1+ . Par définition de n0 , si n ! n0 , n n’est pas élément de f−1 ({0, 1, ..., m})
Max f−1 ({0, 1, ..., m}) sinon
et donc f(n) > m > A.
On a montré que ∀A ∈ R, ∃n0 ∈ N/ (∀n ∈ N), (n ! n0 ⇒ f(n) > A) ou encore lim f(n) = +∞.
n→+∞

Exercice no 27
Pour n naturel non nul et x réel positif, posons fn (x) = xn + x − 1.
1 1
Pour x ! 0, f1 (x) = 0 ⇔ x = et donc u1 = .
2 2
Pour n ! 2, fn est dérivable sur R+ et pour x ! 0, fn" (x) = nxn−1 + 1 > 0.
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18
fn est ainsi continue et strictement croissante sur R+ et donc bijective de R+ sur
( (
3 +4
fn R = f(0), lim fn (x) = [−1, +∞[.
x→+∞

En particulier,

∃!x ∈ [0, +∞[/ fn (x) = 0.


Soit un ce nombre. Puisque fn (0) = −1 < 0 et que fn (1) = 1 > 0, par stricte croissance de fn sur [0, +∞[, on a :

∀n ∈ N, 0 < un < 1.
La suite u est donc bornée.
Ensuite, pour n entier naturel donné et puisque 0 < un < 1 :

fn+1 (un ) = un+1


n + un − 1 < un
n + un − 1 = fn (un ) = 0 = fn+1 (un+1 ),

et donc fn+1 (un ) < fn+1 (un+1 ) puis, par stricte croissance de fn+1 sur R+ , on obtient :

∀n ∈ N, un < un+1 .
La suite u est croissante et majorée par 1. Donc, la suite u converge vers un réel ". De plus, l’encadrement 0 < un < 1
fournit par passage à la limite : " ∈ [0, 1].
1−" 1+"
Si 0 " " < 1, il existe un rang n0 tel que pour n ! n0 , on a : un " " + = . Mais alors, pour n ! n0 , on a
& 'n 2 2
1+"
1 − un = un
n " et quand n tend vers vers +∞, on obtient 1 − " " 0 ce qui est en contradiction avec 0 " " < 1.
2
Donc

lim un = 1.
n→+∞

Exercice no 28
2pπ
1) Posons a = où p ∈ Z, q ∈ N∗ et PGCD(p, q) = 1. Pour tout entier naturel n, on a
q
& ' & '
2pπ 2pπ
un+q = cos (n + q) = cos n + 2pπ = cos(na) = un .
q q
La suite u est donc q-périodique et de même la suite v est q-périodique. Maintenant, une suite périodique converge si et
seulement si elle est constante. En effet, soient T une période strictement positive de u et " la limite de u. Soit k ∈ !0, T −1".
Pour tout entier naturel n, on a |uk −u0 | = |uk+nT −unT |. En faisant tendre n vers +∞, puisque |uk+nT −unT | → |"−"| = 0,
on obtient uk = u0 .
Par périodicité, on a alors ∀n ∈ N, un = u0 et donc u est constante.
2pπ p
Or, si a = où p ∈ Z, q ∈ N∗ , PGCD(p, q) = 1 et / Z, alors u1 &= u0 et la suite u n’est pas constante et donc

q q
diverge, et si a ∈ 2πZ, la suite u est constante et donc converge.
2) Pour tout entier naturel n,

vn+1 = sin((n + 1)a) = sin(na) cos a + cos(na) sin a = un sin a + vn cos a.


a vn+1 − vn cos a
Puisque / Z, sin a &= 0 et donc un =
∈ . Par suite, si v converge alors u converge. De même, à partir de
2π sin a
cos((n + 1)a) = cos(na) cos a − sin(na) sin a, on voit que si u converge alors v converge (car cos a &= 0). Les suites u et v
sont donc simultanément convergentes ou divergentes.
Supposons que la suite u converge, alors la suite v converge. Soient " et " " les limites respectives de u et v. D’après ce qui
précède, " et " " sont solutions du système :
# #
" sin a + " " cos a = " " " sin a + " " (cos a − 1) = 0
" ⇔ .
" cos a − " sin a = ". "(cos a − 1) − " " sin a = 0.
Le déterminant de ce système vaut − sin2 a − (cos a − 1)2 < 0 car a ∈ / 2πZ. Ce système admet donc l’unique solution
2
" = " " = 0 ce qui contredit l’égalité "2 + " " = 1. Donc, les suites u et v divergent.
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19
Exercice no 29
Pour α ∈]0, π[, posons f(α) = supn∈N (| sin(nα)|). {| sin(nα)|, n ∈ N} est une partie non vide et majorée (par 1) de R.
Donc, pour tout réel α de ]0, π[, f(α) existe dans R.
( )
π 2π
• Si α est dans , ,
3 3

3 "π#
f(α) = supn∈N (| sin(nα)|) ! sin α ! =f .
2 3
* π* π
• Si α est dans 0, . Soit n0 l’entier naturel tel que (n0 − 1)α < " n0 α (n0 existe car la suite (nα)n∈N est strictement
3 3
croissante). Alors,
π π π π 2π
" n0 α = (n0 − 1)α + α < + α " + = .
3 3 3 3 3
Mais alors,

3 "π#
f(α) = supn∈N (| sin(nα)|) ! | sin(n0 α)| ! =f .
2 3
( (

• Si α est dans , π , on note que
3
"π#
f(α) = supn∈N (| sin(nα)|) = supn∈N (| sin(n(π − α)|) = f(π − α) ! f ,
3
π
car π − α est dans ]0, ].
3
"π# √
3
On a montré que ∀α ∈]0, π[, f(α) ! f = . Donc, infα∈]0,π[ (supn∈N (| sin(nα)|)) existe dans R et
3 2
"π# √
3
infα∈]0,π[ (supn∈N (| sin(nα)|)) = Minα∈]0,π[ (supn∈N (| sin(nα)|)) = f = .
3 2

Exercice no 30
La suite u n’est pas majorée. Donc, ∀M ∈ R, ∃n ∈ N/ un > M. En particulier, ∃n0 ∈ N/ un0 ! 0.
Soit k ! 0. Supposons avoir construit des entiers n0 , n1 ,..., nk tels que n0 < n1 < ... < nk et ∀i ∈ !0, k", uni ! i.
On ne peut avoir : ∀n > nk , un < k + 1 car sinon la suite u est majorée par le nombre Max{u0 , u1 , ..., unk , k + 1}. Par
suite, ∃nk+1 > nk / unk+1 ! k + 1.
On vient de construire par récurrence une suite (unk )k∈N extraite de la suite u telle que ∀k ∈ N, unk ! k et en particulier
telle que lim unk = +∞.
k→+∞

Exercice no 31
1
Si u converge vers un réel ", alors " ∈ [0, 1] puis, par passage à la limite quand n tend vers +∞, "(1 − ") ! , et donc
& '2 4
1 1 1
"− " 0 et finalement " = . Par suite, si u converge, lim un = .
2 2 n→+∞ 2
De plus, puisque la suite u est à valeurs dans ]0, 1[, pour n naturel donné, on a :
& '2
1 1 1
un (1 − un ) = − − un " < un+1 (1 − un ),
4 2 4
et puisque 1 − un > 0, on a donc ∀n ∈ N, un < un+1 .
1
u est croissante et majorée par 1. Donc u converge et lim un = (amusant).
n→+∞ 2

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20
Cours et exercices de mathématiques M.CUAZ
SUITES NUMERIQUES - CORRECTION
Exercice n°1
n+2 x+2
1) Si u n = alors u n = f (n) avec f ( x ) = 2 définie sur ]−∞; −1[ ∪ ]−1;1[ ∪ ]1; +∞[ . On définira donc la
n −1
2
x −1
3+ 2 5 8 + 2 10
suite pour n ≥ 2 . Ainsi u3 = 2 = et u8 = 2 =
3 −1 8 8 − 1 63
2) Si u n = n 2 − 3n alors u n = f (n) avec f ( x ) = x 2 − 3 x définie sur ]−∞;0] ∪ [3; +∞[ . On définira donc la suite
pour n ≥ 3 . Ainsi u3 = 32 − 3 × 3 = 0 = 0 et u8 = 82 − 3 × 8 = 40 = 2 10
nπ xπ
3) Si un = cos alors u n = f (n) avec f ( x ) = cos définie sur . On définira donc la suite pour n ∈ .
2 2
3π π 8π
Ainsi u3 = cos = cos − = 0 et u8 = cos = cos ( 4π ) = 1
2 2 2
Exercice n°2
1) La suite de terme général u n = (− 1) . Ainsi u0 = ( −1)
n 0
n est définie pour tout n ∈ 0 = 1× 0 = 0 ,
u1 = ( −1) 1 = ( −1) ×1 = −1 et u2 = ( −1)
1 2
2 = 1× 2 = 2
n
3
2) La suite de terme général u n = est définie si et seulement si 2n − 1 ≠ 0 . Or 2n − 1 = 0 ⇔ 2n = 1 ⇔ n = 0
2 −1
n

31 3 32 9 33 27
( un ) n n’est donc définie que pour n ≥ 1 . On calcule u1 = = = 3 , u 2 = = = 3 et u3 = =
2 −1 2 −1
1
2 −1 3
2
2 −1 7
3

Exercice n°3 Si, pour tout n ∈ , v n = n 2 + n + 1 , alors


vn +1 = ( n + 1) + ( n + 1) + 1 = n 2 + 2n + 1 + n + 1 + 1 = n 2 + 3n + 3
2

vn −1 = ( n − 1) + ( n − 1) + 1 = n 2 − 2n + 1 + n − 1 + 1 = n 2 − n +1
2

v2 n = ( 2n ) + 2n + 1 = 4n 2 + 2n +1
2

v3n −1 = ( 3n − 1) + ( 3n − 1) + 1 = 9n 2 − 6n + 1 + 3n − 1 + 1 = 9n 2 − 3n + 1
2

(
Enfin, vn +1 − vn = n 2 + 3n + 3 − n 2 + n + 1 = 2n + 2)
Exercice n°4
5 n +1 5
1 + ( −1)
n +1
− 1 ( −1) n −1 n −1
un +1 − 1 2 ( n +1) −1
2n = ( −1)n +1− n 5 × 2 = ( −1)1 5/ × 2 = − 1
Pour tout n ∈ , = =
un − 1 n 5 n 5 2n 5 2n 5/ 2
1 + ( −1) n −1 − 1 ( −1) n−1
2 2
u −1
Le rapport n +1 est bien indépendant de n.
un − 1

Exercice n°5
u0 = −2 u 0 = −2 1
1) La suite définie par 1 est donc définie par avec f ( x ) = x + 3
un +1 = un + 3 un +1 = f ( un ) 4
4
1 1 1 5 1 1 5 5 29
On calcule ainsi u1 = u0 + 3 = ( −2 ) + 3 = − + 3 = puis u2 = u1 + 3 = × + 3 = + 3 = et enfin
4 4 2 2 4 4 2 8 8
1 1 29 29 125
u3 = u2 + 3 = × + 3 = +3=
4 4 8 32 32

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Cours et exercices de mathématiques M.CUAZ
u0 = 2 u0 = 2
2) La suite définie par est donc définie par avec f ( x ) = 1 + x 2
u n +1 = 1 + u 2
n
un +1 = f ( un )

( 5) ( 6)
2 2
On calcule u1 = 1 + u02 = 1 + 22 = 5 , u2 = 1 + u12 = 1 + = 6 et u3 = 1 + u22 = 1 + = 7

Exercice n°6
Pour tout n ∈ , on calcule
un + 2 − 4 ( un +1 − un ) = ( n + 2 ) 2n + 2 − 4 ( ( n + 1) 2n +1 − n 2n )
= n 2n + 2 + 2 × 2n + 2 − 4 n 2n +1 − 4 × 2n +1 + 4 n × 2n
= 22 = 22 = 22

= n 2n + 2 + 2n +3 − n 2n + 3 − 2n +3 + n 2n + 2
= n 2n + 2 + n 2n + 2 − n 2n +3
= 2n 2n + 2 − n 2n +3
= n 2n +3 − n 2n + 3
=0
Ainsi, pour tout n ∈ , u n + 2 = 4(u n +1 − u n )

Exercice n°7
Compléter le tableau suivant pour n entier égal à 0,1, 2, et 3
v0 v1 v2 v3
vn +1 = 4vn − 3 2 v1 = 4v0 − 3 = 4 × 2 − 3 = 5 v2 = 4v1 − 3 = 4 × 5 − 3 = 17 v3 = 4v2 − 3 = 4 × 17 − 3 = 65
vn +1 = ( vn − 1) 4 v1 = ( v0 − 1) = ( 4 − 1) = 9 v2 = ( v1 − 1) = ( 9 − 1) = 64 v3 = ( v2 − 1) = ( 64 − 1)
2 2 2 2 2 2 2

= 3969
vn + 2 = 2vn +1 − vn 1 2 v2 = 2v1 − v0 = 2 × 2 − 1 = 3 v3 = 2v2 − v1 = 2 × 3 − 2 = 4

vn +1 + vn 3 5 v1 + v0 5 + 3 v2 + v1 4 + 5 9
vn + 2 = v2 = = =4 v3 = = =
2 2 2 2 2 2

Exercice n°8
1 1
1) x + 2 ≤ 3 x + 3 ⇔ −1 ≤ 2 x ⇔ − ≤ 2 . S = − ; +∞
2 2
2) On remarque d’abord que pour tout entier n ∈ , un > 0 .
( n + 1) + 1
u 3n +1 n + 2 3n n+2
De plus, pour tout entier n ∈ , un > 0 , n +1 = = n +1 × =
un n +1 3 n + 1 3 ( n + 1)
3n
un +1 n+2
On résout <1⇔ < 1 ⇔ n + 2 < 3n + 3
un 3 ( n + 1)
u 1
D’après la question précédente, n +1 < 1 ⇔ n > − , ce qui est assuré puisque n ∈
un 2
1 u
Ainsi n ∈ n ∈ ⇒ n > − ⇒ n +1 < 1 . Comme pour tout n ∈ , un > 0 , ceci entraîne un +1 < un , et nous permet
2 un
d’affirmer que la suite ( un ) est strictement décroissante.

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Exercice n°9
1) Si pour tout n ∈ ( )
, un = 2n − 4 , on calcule un +1 − un = 2n +1 − 4 − 2n − 4 = 2n +1 − 2n = 2n ( 2 − 1) = 2n
Or pour tout entier n ∈ , 2 > 0 , c’est-à-dire un +1 − un > 0 ⇔ un +1 > un . La suite
n
( un )n∈ est donc strictement
croissante.
0, 75n +1
un +1 ( n + 1)
3 3
0, 75n 0, 75n +1 n3 n
2) Si pour tout n ≥ 1 , un = , on calcule = = × = 0, 75 ×
( n + 1) 0, 75
n
n 3
un 0, 75 3 n
n +1
n3
3
n n un +1
Or pour tout entier n ≥ 1 , 0 < <1⇒ 0 < < 1 et puisque 0 < 0, 75 < 1 , on en déduit que < 1 . Puisque
n +1 n +1 un
pour tout n ≥ 1 , un > 0 , ceci entraîne un +1 < un donc la suite ( un )n∈ est donc strictement décroissante.
3) 1ère méthode
Si pour tout n ∈ , un = 2n3 + n , on calcule :
un +1 − un = 2 ( n + 1) + ( n + 1) − ( 2n3 + n ) = 2 ( n3 + 3n 2 + 3n + 1) + ( n + 1) − 2n3 − n
3

= 2n3 + 6n 2 + 6n + 2 + n + 1 − 2n3 − n = 6n 2 + 6n + 3 = 3 ( 2n 2 + 2n + 1)
Puisque le calcul du discriminant du polynôme P ( n ) = 2n 2 + 2n + 1 fournit ∆ = 22 − 4 × 2 × 1 = −4 < 0 , on peut
affirmer que pour tout n ∈ , un +1 − un > 0 ⇔ un +1 > un , donc la suite ( un )n∈ est donc strictement croissante.
ème
2 méthode
Puisque pour tout n ∈ , un = 2n3 + n = f ( n ) avec f ( x ) = 2 x3 + x , le sens de variation de f nous renseignera sur
celui de ( un )n∈ . Or f est dérivable sur , et pour tout x ∈ , f ′ ( x ) = 6 x 2 + 1 > 0 , donc f est strictement croissante sur
, et on retrouve bien le résultat : La suite ( un )n∈ est donc strictement croissante.

, un = ( −3) , on peut affirmer que la suite ( un )n∈ n’est pas monotone.


n
4) Si pour tout n ∈
En effet n pair ⇒ un > 0 et n impair ⇒ un < 0
La suite ( un )n∈ n’est donc ni croissante ni décroissante

5) Si pour tout n ∈ , un = n 2 + n + 1 , il est préférable d’étudier la fonction f définie par f ( x ) = x2 + x + 1


Puisque n ∈ , il suffit d’étudier f sur [0; +∞[ . Si on note P ( x ) = x 2 + x + 1 , le calcul du discriminant fournit
∆ = 12 − 4 × 1× 1 = −3 < 0 , donc P ( x ) > 0 pour tout x ∈ . Ainsi la fonction f est définie sur . Elle est également
2x +1
dérivable sur car P l’est, et puisque pour tout x ∈ , P ( x ) > 0 . Pour tout x ∈ , f ′( x) = . Puisque
2 x2 + x + 1
l’on se restreint à [ 0; +∞[ , on peut affirmer que pour tout x ∈ [ 0; +∞[ , 2 x + 1 > 0 ⇒ f ′ ( x ) > 0 , donc f est strictement
croissante sur [ 0; +∞[ et ainsi la suite ( un )n∈ est strictement croissante.
1 1
6) Si pour tout n ∈ , un = − , il est préférable d’étudier la fonction f définie sur [ 0; +∞[ par f ( x ) = −
2+ n 2+ x
1
1
f est dérivable sur ]0; +∞[ , et pour tout x ∈ ]0; +∞[ , f ′ ( x ) = 2 x 2 = . Pour tout x ∈ ]0; +∞[ ,
( ) ( )
2
2+ x 2 x 2+ x
f ′ ( x ) > 0 , donc f est strictement croissante sur [ 0; +∞[ et ainsi la suite ( un )n∈ est strictement croissante.
7) Si pour tout n ∈ , un = 2n − n , on calcule :
un +1 − un = 2n +1 − ( n + 1) − ( 2n − n ) = 2n +1 − 2n − n − 1 + n = 2n ( 2 − 1) − 1 = 2n − 1
Pour n = 0 , u1 − u0 = 20 − 1 = 1 − 1 = 0 donc u1 = u0 . Dès que n ≥ 1 , un +1 − un = 2n − 1 > 0
Ainsi, mis à part u1 = u0 , la suite ( un )n∈ est strictement croissante à partir de n ≥ 1

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n
8) Si pour tout n ∈ , un = n ,
2
n +1
un +1 2n +1 n + 1 2n n + 1
on calcule, pour tout n ≥ 1 = = n +1 × =
un n 2 n 2n
n
2
un +1 n + 1 u n +1 n + 1 2n 1 − n
Pour comparer = à 1, on calcule n +1 − 1 = −1 = − = .
un 2n un 2n 2n 2n 2n
u 1 −1 u 1− n
Or pour tout n = 1 , 2 − 1 = = 0 , ce qui signifie que u1 = u2 . De plus pour tout n > 1 , n +1 − 1 = < 0 . Ainsi
u1 2 un 2n
u n u
pour tout n > 1 , n +1 < 1 . Comme pour tout n ∈ , un = n ≥ 0 , l’inégalité n +1 < 1 équivaut à un +1 < un .
un 2 un
Ainsi, mis à part u1 = u2 , la suite ( un )n∈ est strictement croissante à partir de n ≥ 2
1
9) Si pour tout n ≥ 1 , un = − , la suite ( un )n∈ aura le même sens de variation que la fonction définie sur ]0; +∞[ par
n
1
f ( x ) = − . Cette fonction est strictement croissante sur ]0; +∞[ (en tant qu’opposé d’une fonction strictement
x
décroissante sur ]0; +∞[ ), donc la suite ( un )n∈ est strictement croissante

Exercice n°10
2nπ 2× 0×π 2π π 3
1) Si pour tout n ∈ , un = sin , on calcule u0 = sin = sin 0 = 0 , u1 = sin = sin = ,
3 3 3 3 2
2 × 2π 2 × 2π 4π 2π 2π 3 2 × 3π
u2 = sin = sin = sin = sin − = − sin =− et u3 = sin = sin 2π = 0 .
3 3 3 3 3 2 3
Il semblerait que ( un )n∈ soit périodique de période 3.
Pour le vérifier, on calcule, pour tout n ∈ ,
2 ( n + 3) π 2nπ 2 × 3π 2nπ 2nπ
un +3 = sin = sin + = sin + 2π = sin = un
3 3 3 3 3
Ains, la suite ( un )n∈ est périodique de période 3.
v0 = 1
3 5 3 5
2) Si pour tout n∈ , 3 2 5 , on calcule v1 = − v02 + v0 + 1 = − + + 1 = 2 , puis
vn +1 = − vn + vn + 1 2 2 2 2
2 2
3 5 3 5 3 5
v2 = − v12 + v1 + 1 = − × 22 + × 2 + 1 = −6 + 5 + 1 = 0 et enfin v3 = − v22 + v2 + 1 = 1 . On retombe sur v0 et il
2 2 2 2 2 2
semblerait que la suite ( un )n∈ soit périodique de période 3.
Démontrons que pour tout n ∈ , vn +3 = vn .
Soit n ∈ . Effectuons la division euclidienne de n par 3, et écrivons n = 3q + r avec 0 ≤ r < 2
Montrons par récurrence sur n ∈ que vn = vr (où r est le reste de la division euclidienne de n par 3)
La propriété est vraie pour n = 0,1, 2,3
Supposons là vraie pour un entier n ∈ fixé, c’est-à-dire vn = vr (où r est le reste de la division euclidienne de n par 3),
et montrons que vn+1 = vs (où s est le reste de la division euclidienne de n + 1 par 3)
Si n = 3q + r , 0 ≤ r < 2 , alors n + 1 = 3q + r + 1 .
De trois choses l’une :
Si n = 3q , c’est-à-dire r = 0, alors vn = v0 (hypothèse de récurrence) donc
3 5 3 5
vn +1 = − vn2 + vn + 1 = − v02 + v0 + 1 = v1 . Comme n + 1 = 3q + 1 , c’est-à-dire s = 1 , alors on pourra bien affirmer
2 2 2 2
que vn +1 = vs

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Si n = 3q + 1 , c’est-à-dire r = 1, alors vn = v1 (hypothèse de récurrence) donc
3 5 3 5
vn +1 = − vn2 + vn + 1 = − v12 + v1 + 1 = v2 . Comme n + 1 = 3q + 2 , c’est-à-dire s = 2 , alors on pourra encore
2 2 2 2
affirmer que vn +1 = vs
Si n = 3q + 2 , c’est-à-dire r = 2, alors vn = v2 (hypothèse de récurrence) donc
3 5 3 5
vn +1 = − vn2 + vn + 1 = − v22 + v2 + 1 = v3 = v0 . Comme n + 1 = 3q + 3 = 3 ( q + 1) , c’est-à-dire s = 0 , alors on
2 2 2 2
pourra bien affirmer que vn +1 = vs .
Dans tous les cas, vn +1 = vs (où s est le reste de la division euclidienne de n + 1 par 3)
La phase d’hérédité est achevée, et la propriété est donc vraie pour tout n ∈ .
La périodicité de période 3 de la suite sur ses trois premiers termes entraîne donc sa périodicité de période 3 sur .

Exercice n°11
( un )n∈ est constituée de deux sous-suites de rang pair et impair :
2n
Pour tout entier n ∈ , u2 n =
3n+1
2n +1
Pour tout entier n ∈ , u2 n +1 = n
3
2n
Notons, pour tout n ∈ , vn = u2 n = . Il est évident que pour tout n ∈ , vn > 0 . De plus, pour tout n ∈ ,
3n +1
vn +1
vn +1 u2( n +1) u2 n + 2 2n +1 3n +1 2 <1
= = = n +1+1 × n = < 1 . Ainsi vn ⇒ vn +1 < vn donc la (sous)-suite ( vn )n∈ est strictement
vn u2 n u2 n 3 2 3
vn > 0
décroissante.
2n +1
Notons, pour tout n ∈ , wn = u2 n +1 = n . Il est évident que pour tout n ∈ , wn > 0 . De plus, pour tout n ∈ ,
3
wn +1
wn +1 u2( n +1) +1 u2 n +3 2n +1+1 3n 2 <1
= = = n +1 × n +1 = < 1 . Ainsi wn ⇒ wn +1 < wn donc la (sous)-suite ( wn )n∈ est
wn u2 n +1 u2 n +1 3 2 3
wn > 0
strictement décroissante.

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PROF : ATMANI NAJIB 1er BAC Sciences EX et Mathématiques BIOF
• Pour la 3e mensualité a, on a (n − 3) mois d’intérêt, soit un capital accumulé
de : a ( 1 + t ) n −3
Suites géométriques et calculs :

d’intérêts • Pour la (n − 1)e mensualité a, on a 1 mois d’intérêt, soit un capital accumulé


de : a (1 + t )1

1 Calculer le capital accumulé après n mensualités • Pour la ne mensualité a, on a 0 mois d’intérêt, soit un capital accumulé de :
a (1 + t )0 = a
On verse une somme d’argent fixe chaque mois rémunérée à taux fixe (type plan
épargne logement). Le compte est bloqué, c’est à dire que vous ne pouvez pas Donc le capital Cn , après n mensualité est de :
retirer de l’argent de ce compte pendant un temps donné (par exemple 5 ans).
Le but est de calculer le capital accumulé après avoir versé un certain nombre Cn = a[1 + (1 + t)1 + (1 + t)2 + · · · + (1 + t)n−2 + (1 + t)n−1 ]
de mensualités.
Il s’agit donc de la somme des n premiers termes d’une suite géométrique de
Pour cela, on pose : premier terme a et de raison (1 + t), on a donc :
• Cn : capital après n mensualités
• t : Taux d’intérêt mensuel (taux annuel divisé par 12) 1 − (1 + t ) n
Cn = a
• n : nombre de mensualités 1 − (1 + t )
• a : montant de la mensualité
On peut représenter la situation par le schéma suivant : Ce qui se simplifie en :

t=0 1er mois 2e mois 3e mois ne mois temps (1 + t ) n − 1


Cn = a
t
on verse on verse on verse on verse on verse on verse
a a a a a a Application numérique :
On place tous les mois 50 e à 3 % annuel. Quelle somme possède-t-on au bout
de 5 ans.
Quand on place un capital a à un taux d’intérêt mensuel de t pendant n mois, le
capital accumulé C est de : On a donc :
C = a (1 + t ) n • a = 50
3
Donc : • t= = 0, 25 % donc t = 0,002 5
12
• Pour la 1re mensualité a, on a (n − 1) mois d’intérêt, soit un capital accumulé
de : • n = 5 × 12 = 60 mensualités
a ( 1 + t ) n −1
1, 002560 − 1
• Pour la 2e mensualité a, on a (n − 2) mois d’intérêt, soit un capital accumulé On obtient donc : C60 = 50 × # 3 232,34 e
0, 0025
de : a ( 1 + t ) n −2 Le montant des intérêts s’élève donc à : 3232, 34 − 60 × 50 # 232, 34 e
PROF : ATMANI NAJIB 1er BAC Sciences EX et Mathématiques BIOF
2 Calculer la mensualité à rembourser sur n mensualités Application numérique :
pour un emprunt donné On emprunte 40 000 e sur 3 ans à 4,5 % annuel. Que doit-on rembourser chaque
mois ?
On emprunte une somme de V0 à la banque, on cherche à déterminer la men-
sualité à payer pour rembourser cet emprunt sur n mois. On a donc :
• V0 = 40 000
on pose alors :
4, 5
• a : le montant de la mensualité • t= = 0, 375 % donc t = 0,003 75
12
• V0 : le capital emprunté
• n : le nombre de mensualités • n = 3 × 12 = 36 mensualités
• t : le taux mensuel de l’emprunt (taux annuel divisé par 12) 0, 00375
On obtient donc : a = 40 000 × # 1 189,88 e
1 − 1, 00375−36
On alors le schéma suivant :
Le montant des intérêts s’élève donc à : 36 × 1189, 88 − 40 000 # 2 835,68 e
t=0 1er mois 2e mois 3e mois ne mois temps

on emprunte
V0 on verse on verse on verse on verse on verse on verse
a a a a a a

Si V0 avait été placé au même taux, le capital accumulé au bout de n mois aurait
été de :
V0 (1 + t)n
Si l’on verse tous les mois a, le capital accumulé au bout de n mois serait de :

(1 + t ) n − 1
a
t
Comme l’opération doit être identique, on a :

(1 + t ) n − 1
V0 (1 + t)n = a
t
En isolant a, on a :
t (1 + t ) n
a = V0
(1 + t ) n − 1
En divisant par (1 + t)n , on obtient la formule :

t
a = V0
1 − (1 + t ) − n
Suites: Limites & récurrence - Correction des exercices
Exercice 1 Déterminer dans chacun des cas la limite de la suite (un) :
! " ! " 
1 1 1
2n 1 +  soit, par produit et

1+ lim 1 + =1 
2n + 1 2n 2n avec, n→+∞ 2n " quotient des limites :
a) un = = ! " =2 !
n + 325 365 365 365  lim un = 2
n 1+ 1+ lim 1 + =1 
 n→+∞
n n n→+∞ n

lim 2n = +∞ 
3 1 n→+∞ ! 
 soit, par produit et
" 
2
2n − 3n + 2 1 + + 3 1 
b) un = = 2n 2n n 2 lim
avec, n→+∞ 1 + + = 1 quotient des limites :
1−n 1 2n" n2
−1
!
1


 lim un = −∞
n  n→+∞
lim − 1 = −1 
n→+∞ n

! " ! " 
2 1 1 1  soit, par produit et
4n 1 + 2 1+ 2 lim 1 + 2 = 1 
4n2 + 1 4n 4n n→+∞ 4n

quotient des limites :
c) un = = ! " =2 avec, ! "
n(2n + 1) 1 1 1  lim un = 2
n × 2n 1 + 1+ lim 1 + =1   n→+∞
2n 2n n→+∞ 2n

3 √ ' √ (
d) un = √ avec, lim n = +∞, et donc, lim 2 n + 17 = +∞, d’où, lim un = 0.
2 n + 17 n→+∞ n→+∞ n→+∞

) ! " )! "
1 √ √ 1 *
1
√ 3n 1 + 3 n 1+ 1+ √
3n + 1 3n 3n √ 3n
e) un = √ = ! " = ! " = 3
3+ n √ 3 √ 3 3
n √ +1 n √ +1 √ +1
n n n
! " ) ! "
1 1 3
avec, lim 1 + √ = 1, donc lim 1 + √ = 1, et lim √ + 1 = 1.
n→+∞ 3n n→+∞ 3n n→+∞ n

Ainsi, par produit et quotient des limites, lim un = 3.
n→+∞
) ! "
1 2 * *
√ 1 2 1 2
√ 1+ + 2
n2 n2 1 + + 2 1+ + 2
n +n+2
2 n n n n n n
f) un = √ =) ! = * =*
n −n−1
2
1 1
" √ 1 1 1 1
n2 1 − − 2 n2 1 − − 2 1− − 2
n n n n n n
* *
1 2 1 1
avec, lim 1 + + 2 = 1 et, lim 1 − − 2 = 1, d’où, par quotient des limites, lim un = 1.
n→+∞ n n n→+∞ n n n→+∞
√ √
g) un = n + 1 − n. Lorsque n → +∞, on est face à une forme indéterminée du type ”+∞ − ∞”.
On peut alors penser (et doit penser !) à utiliser la quantité conjuguée pour changer cette sous-
traction :'√ √ ( '√ √ (
n+1− n n+1+ n (n + 1) − n 1
un = √ √ =√ √ =√ √
+1+ n
n√ √ n + 1 + n n + 1 + n
On a alors, lim n + 1 = +∞ et lim n = +∞, d’où, par addition des limites,
+√ n→+∞√ , n→+∞
1
lim n + 1 + n = +∞ et enfin, lim un = lim √ √ = 0.
n→+∞ n→+∞ n→+∞ n+1+ n

h) un = n2 + n − n : on peut commencer par essayer de procèder de la même façon en utilisant la
quantit´e conjugu´ee,

P R O F: A TMA NI N AJIB Suites: Limites & récurrence - Correction des exercices 1/11
'√ ( '√ (
n2 + n − n n2 + n − n (n2 + n) − n2 n
un = √ = √ =√ , mais on se retrouve encore
n +n+n
2 n +n+n
2 n +n+n
2
+∞
face à une forme indéterminée ” ”.
+∞
On doit alors factoriser par le terme prépondérant :
n n n n n
un = √ =) ! = * = * = -* .
n2 + n + n 1
" √ 1 1 1
n2 1 + +n n2 1 + + n n 1+ +n n 1+ +1
n n n n
1
soit, un = * .
1
1+ +1
n -* .
! "
1 1
On a alors, lim 1 + = 1, et donc, lim 1 + + 1 = 2, d’où, par quotient des
n→+∞ n n→+∞ n
1
limites, lim un = .
n→+∞ 2

Rappel : Schéma général d’une démonstration par récurrence :

On cherche à montrer par récurrence, pour tout entier n, la propriété Pn .

Initialisation : On vérifie que P0 est vraie, c’est-à-dire que la propriété est vraie au rang n = 0.
Hérédité : Supposons que pour un entier n, la propriété Pn soit vraie.
On montre alors, en utilisant cette hypothèse (dite hypothèse de récurrence), que la propriété Pn+1
est encore vraie.
Conclusion : On vient donc de montrer, d’après le principe de récurrence que, pour tout entier n, la
propriété Pn est vraie.

Exercice 2 Soit (un ) la suite définie par u0 = 2 et, pour tout entier n, un+1 = 5un + 4.
Montrer que, pour tout entier n, un > 0.
Montrons par récurrence que, pour tout entier n, un > 0.
Initialisation : u0 = 2 et donc u0 > 0, et la propriété est donc vraie au rang n = 0.
Hérédité : Supposons que pour un entier n, on ait un > 0.
On a alors, 5un > 0 =⇒ 5un + 4 > 4, c’est-à-dire un+1 > 4 > 0.
La propriété est donc encore vraie au rang (n + 1).
Conclusion : On vient donc de montrer, d’après le principe de récurrence, que pour tout entier n, un > 0.

Exercice 3 Soit (un ) la suite définie par u0 = −3 et, pour tout entier n, un+1 = 5 − 4un.
Montrer que, pour tout entier n, un = (−4)n+1 + 1.
Montrons par récurrence que, pour tout entier n, un = (−4)n+1 + 1.
Initialisation : u0 = −3.
Or, pour n = 0, (−4)n+1 + 1 = (−4)1 + 1 = −4 + 1 = −3, et on a donc pour u0 = (−4)0+1 + 1.
La propriété est donc vraie au rang n = 0.
Hérédité : Supposons que pour un entier n on ait un = (−4)n+1 + 1.
ALors, un+1 = 5 − 4un = 5 − 4 ((−4)n+1 + 1), d’après l’hypothèse de récurrence.
Ainsi, un+1 = 5 − 4(−4)n+1 − 4 = 5 + (−4)n+2 − 4 = 1 + (−4)n+1 , ce qui montre que la propriété
est encore vraie au rang (n + 1).

P R O F: A TMA NI N AJIB Suites: Limites & récurrence - Correction des exercices 2/11
Conclusion : On vient donc de montrer, d’après le principe de récurrence, que pour tout entier n,
un = (−4)n+1 + 1.
1 un + 1
Exercice 4 Soit (un ) la suite définie par u0 = et, pour tout entier n, un+1 = .
2 un + 2
Montrer que, pour tout entier n, 0 < un < 1.
Montrons par récurrence que, pour tout entier n, 0 < un < 1.
1
Initialisation : u0 = , et donc 0 < u0 < 1, et la propriété est vraie au rang n = 0.
2
Hérédité : Supposons que pour un entier n on ait 0 < un < 1.
1 1 1
Alors, d’une part 1 < un + 1 < 2, et d’autre part 2 < un + 2 < 3 =⇒ < < .
3 un + 2 2
1 un + 1 2
En mulipliant ces deux inégalités, on obtient alors < < , et on a donc 0 < un+1 < 1 :
3 un + 2 2
la propriété est donc encore vraie au rang (n + 1).
Conclusion : On vient donc de montrer, d’après le principe de récurrence, que pour tout entier n,
0 < un < 1.
n
/
Exercice 5 Montrer que, pour tout entier n !, k × k! = (n + 1)! − 1.
k=1

n
/
Montrons par récurrence que, pour tout entier n ! 1, k × k! = (n + 1)! − 1.
k=1
n
/
Initialisation : Pour n = 1, k × k! = 1 × 1! = 1, et (1 + 1)! − 1 = 2! − 1 = 2 − 1 = 1.
k=1
Ainsi, la propriété est vraie au rang n = 1.
n
/
Hérédité : Supposons que pour un entier n on ait k × k! = (n + 1)! − 1.
- n . k=1
n+1
/ / + ,
Alors, k × k! = k × k! + (n + 1) × (n + 1)! = (n + 1)! − 1 + (n + 1) × (n + 1)! d’après
k=1 k=1
l’hypothèse de récurrence.
n+1
/ + , + ,
Ainsi, k × k! = (n + 1)! + (n + 1) × (n + 1)! − 1 = (n + 1)! 1 + (n + 1) − 1 = (n + 1)! n + 2 − 1.
k=1
n+1
/ + ,
Or, (n + 1)!(n + 2) = (n + 2)!, et on a donc k × k! = (n + 2)! − 1 = (n + 1) + 1 ! − 1, ce qui
k=1
montre que la prorpiété est encore vraie au rang (n + 1).
Conclusion : On vient donc de montrer, d’après le principe de récurrence, que pour tout entier n,
/n
k × k! = (n + 1)! − 1.
k=1

Exercice 6 Soit (un ) la suite définie par u0 = 1, u1 = 2 et, pour tout n ∈ IN, un+2 = 5un+1 − 6un.
Calculer u2 , u3 et u4 : u2 = 5u1 − 6u0 = 4 ; u3 = 5u2 − 6u1 = 8 ; u4 = 5u3 − 6u2 = 16.
Démontrer que, pour tout entier n, un = 2n .
Montrons par récurrence que, pour tout entier n, un > 0.
Initialisation : u0 = 2 et donc u0 = 20 . De même u1 = 2 = 21 .

P R O F: A TMA NI N AJIB Suites: Limites & récurrence - Correction des exercices 3/11
La propriété est donc vraie au rang n = 0 et n = 1.
Hérédité : Supposons que pour un entier n, on ait un = 2n et un+1 = 2n+1 .
On a alors, un+2 += 5un+1 −,6un = 5 × 2n+1 − 6 × 2n , d’après l’hypothèse de récurrence.
Ainsi, un+2 = 2n 5 × 2 − 6 = 2n × 4 = 2n × 22 = 2n+2 , ce qui montre que la propriété est donc
encore vraie au rang (n + 2).
Conclusion : On vient donc de montrer, d’après le principe de récurrence, que pour tout entier n, un = 2n .
Remarque : Dans cette démonstration par récurrence, on a fait une hypothèse de
récurrence qui porte sur 2 rangs successifs : n et (n + 1), et qui montre que la propriété
se transmet au rang suivant (n + 2).
Ainsi, la propriété est vraie au rang n = 0 et n + 1 = 1 (d’après l’initialisation), et elle
donc vraie au rang n + 2 = 2.
Ensuite, comme elle est vraie au rang n = 1 et n + 1 = 2, elle est donc aussi vraie au rang
n + 2 = 3.
Puis elle est vraie au rang n = 2 et n + 1 = 3, donc aussi au rang n + 2 = 4.
...
1
Exercice 7 Soit (un ) la suite définie par u0 = 1 et, pour tout entier n, un+1 = un + 3.
4
1
1. Tracer dans un repère la courbe représentative de la fonction f : x (→ x + 3, puis placer les
4
points A0 , A1 , A2 et A3 d’ordonnée nulle et d’abscisse respective u0 , u1 , u2 et u3 .

y=x
6

1
y = x+3
4 4

0 × ××
A0 A1 AA
2 3

2. Montrer que, pour tout entier n, un " 4.

Montrons par récurrence que, pour tout entier n, un " 4.


Initialisation : u0 = 1, et donc u0 " 4, et la propriété est donc vraie au rang n = 0.
Hérédité : Supposons que pour un entier n on ait un " 4.

P R O F: A TMA NI N AJIB Suites: Limites & récurrence - Correction des exercices 4/11
1 1 1
Alors, un " × 4 = 1, et donc, un + 3 " 1 + 3 = 4.
4 4 4
Ainsi, un+1 " 4, et la propriété est encore vraie au rang (n + 1).
Conclusion : On vient de dmontrer d’après le principe de récurrence que, pour tout entier n, un " 4.
3. Montrer par récurrence que la suite (un ) est croissante.
Montrons par récurrence que, pour tout entier n, un " un+1.
1 13
Initialisation : u0 = 1, et u1 = u0 + 3 = , et donc u0 " u1 , et la propriété est donc vraie au
4 4
rang n = 0.
Hérédité : Supposons que pour un entier n on ait un " un+1.
1 1 1
Alors, un " un+1 , d’où, un + 3 " un+1 + 3, c’est-à-dire un+1 " un+2 .
4 4 4
Ainsi la propriété est encore vraie au rang (n + 1).
Conclusion : On vient de dmontrer d’après le principe de récurrence que, pour tout entier n, un " un+1 ,
et donc que la suite (un ) est croissante.
4. En déduire que la suite (un ) est convergente.
La suite (un ) est croissante et majorée par 4, elle converge donc vers une limite l.

Exercice 8 Soit (un ) la suite définie par u0 = 3 et, pour tout entier n, un+1 = un + 3.
1. Calculer les quatre premiers termes de la suite, et conjecturer le sens de variation de la suite (un ).
Démontrer cette conjecture.
√ √ √ √
u1 = u0 + 1 =
3 + 1 = 2 ; u2 = u1 + 1 = 3 ) 1, 73 ;
0√ 10
√ √ √
u3 = u2 + 1 = 3 + 1 ) 1, 65 ; u4 = u3 + 1 = 3 + 1 ) 1, 61 ;
Comme u0 > u1 > u2 > u3 > u4 , on peut conjecturer que la suite (un ) est décroissante.

Montrons par récurrence que, pour tout entier n, un > un+1 .


Initialisation : La propriété est vraie pour les rangs n = 0 à n = 3 d’après les calculs précédents.
Hérédité : Supposons que pour un entier n on ait un > un+1 .
√ √ √
Alors, un + 1 > un+1 + 1, et donc, un + 1 > un+1 + 1, car la fonction racine carrée x (→ x
est croissante sur IR+ .
√ √
Ainsi, un+1 = un + 1 > un+1 = un+1 + 1, et la propriété est encore vraie au rang n + 1.
Conclusion : On vient de montrer que, d’après le principe de récurrence, pour tout entier n,
un > un+1 , c’est-à-dire que la suite (un ) est décroissante.
2. Montrer que, pour tout entier n, 0 < un < 3.

Par une récurrence immédiate, comme u0 = 1 > 0, et comme si un > 0, alors un+1 = un + 1 >
0, on sait donc que pour tout entier n, un > 0.
De plus, comme u0 = 1 < 3 et que la suite (un ) est décroissante, on a donc, pour tout entier n,
un < u0 < 3.
On a donc bien au final, pour tout entier n, 0 < un < 3.
3. En déduire que la suite (un ) est convergente vers une limite l.
La suite (un ) est donc décroissante et minorée par 0, elle converge donc vers une limite l ! 0.

P R O F: A TMA NI N AJIB Suites: Limites & récurrence - Correction des exercices 5/11
4. Déterminer l.

La limite l de la suite vérifie nécésairement l = l + 1 (point fixe),
- √ √ .
1 − 5 1 + 5
soit l ! 0 et l2 = l + 1 ⇐⇒ l2 − l − 1 = 0 ⇐⇒ l = ou l =
2 2
√ √
1− 5 1+ 5
Comme l = < 0, la limite de la suite (un ) (car on sait qu’elle en a une) est l = .
2 2
2
u0 = 1
Exercice 9 Soit (un ) la suite définie par 1 .
pour tout entier n, un+1 = un + n − 2
3
1. Calculer u1 , u2 et u3 .
1 1 5
u1 = u0 + 0 − 2 = − 2 = − ;
3 3 3
1 5 13
u2 = u1 + 1 − 2 = − − 1 = − ;
3 9 9
1 4
u3 = u2 + 2 − 2 = − ;
3 27
2. Montrer que, pour tout n ! 4, un ! 0.
Montrons par récurrence que, pour tout n ! 4, un ! 0.
1 4 77
Initialisation : u4 = u3 + 3 − 2 = − + 1 = > 0, et la propriété est vraie au rang n = 4.
3 81 81
Hérédité : Supposons que pour un entier n ! 4 on ait un ! 0.
1 1
Alors, un ! 0, et donc, un + n − 2 ! 0 + n − 2 ! 0 + 4 − 2, car n ! 4.
3 3
1
Ainsi, un+1 = un + n − 2 ! 2 ! 0, et la propriété est encore vraie au rang n + 1.
3
Conclusion : On vient donc de démontrer que, d’après le principe de récurrence, pour tout
entier n ! 4, un ! 0.
3. En déduire que, pour tout n ! 5, un ! n − 3.
1 1
Pour tout entier n ! 5, un = un−1 + (n − 1) − 2 = un−1 + n − 3.
3 3
Or, comme n ! 5, on a donc n − 1 ! 4, et alors, d’après la question précédente, un−1 ! 0.
1
Ainsi, un = un−1 + n − 3 ! 0 + n − 3.
3
On a donc, pour tout entier n ! 5, un ! n − 3.
4. En déduire la limite de la suite (un ).

Comme lim (n − 3) = +∞, on en déduit, d’après le corolaire du théorème des gendarmes,


n→+∞
que lim un = +∞.
n→+∞

cos(n)
Exercice 10 Soit, pour tout entier n, un = .
n+1
1 1
Montrer que pour tout entier n, − " un " , puis en déduire la limite de la suite (un ).
n+1 n+1
Pour tout entier n, on a −1 " cos(n) " 1.
1 1 1
Ainsi, en multipliant ces inégalités par > 0, on obtient − " un " .
n+1 n+1 n+1
P R O F: A TMA NI N AJIB Suites: Limites & récurrence - Correction des exercices 6/11
1 1
Comme lim − = 0 et lim = 0, on en déduit donc, d’après le théorème des
n→+∞ n+1 n→+∞ n + 1
gendarmes, lim un = 0
n→+∞

n + (−1)n
Exercice 11 Soit, pour tout entier n, un = .
n2 + 1
n−1 n+1
Montrer que pour tout entier n, 2 " un " 2 , puis en déduire la limite de la suite (un ).
n +1 n +1
On a (−1)n = 1 lorsque n est pair, et (−1)n = −1 lorsque n est impair.
Ainsi, pour tout entier n, −1 " (−1)n " 1, soit aussi n − 1 " n + (−1)n " n + 1, puis, multipliant
1 n−1 n+1
par > 0, on obtient 2 " un " 2 .
n+1 n +1 n +1
! "
1 1
n 1−
n−1 n 1 1− n
On a 2 = ! "= .
n +1 1 n 1
n 1+ 2
2 1 +
n2
! n " ! "
1 1 1
lim = 0, lim 1 − = 1, et lim 1 + 2 = 1, et donc, par produit et quotient des
n→+∞ n n→+∞ n n→+∞ n
n−1
limites, lim 2 = 0.
n→+∞ n + 1
n+1
De même, lim 2 = 0.
n→+∞ n + 1

Ainsi, d’après le théorème des gendarmes, on a donc lim un = 0.


n→+∞

(−1)n + n
Exercice 12 Soit, pour tout entier n, un = .
(−1)n + 2
n−1
Montrer que pour tout entier n, un ! , puis en déduire la limite de la suite (un ).
3
Pour tout entier n, (−1)n + n ! −1 + n,
1 1
et (−1)n + 2 " 1 + 2 = 3, d’où n
! .
(−1) + 2 3
(−1)n + n n−1
Ainsi, en multipliant ces deux inégalités, on obtient : un = ! ,
(−1) + 2
n 3
n−1
Comme lim = +∞, on en déduit, d’après le corollaire du théorème des gendarmes, que
n→+∞ 3
lim un = +∞.
n→+∞

10 2
Exercice 13 Soit la suite définie par u0 = 0 et un+1 = un + 12..
2
1. Déterminer les cinq premiers termes de cette suite.
Quel semble être la limite de (un ) ?

10 2 1√ √
u1 = u0 + 12 = 12 = 3 ) 1, 732 ;
2 2
10 2 1√
u2 = u1 + 12 = 15 ) 1, 94 ;
2 2* * √
10 2 1 15 1 63 3 7
u3 = u2 + 12 = + 12 = = ) 1, 984 ;
2 2* 4 2* 4 4

10 2 1 63 1 255 255
u4 = u3 + 12 = + 12 = = ) 1, 996
2 2 16 2 16 8
P R O F: A TMA NI N AJIB Suites: Limites & récurrence - Correction des exercices 7/11
u5 ) 1, 999
La suite (un ) semble converger vers 2.
2. Montrer que la suite (vn ) définie par vn = u2n − 4 est géométrique.
! "2
2 10 2 1 1 1 1
vn+1 = un+1 − 4 = un + 12 − 4 = (u2n + 12) − 4 = u2n + 1 = (u2n + 4) = vn
2 4 4 4 4
1
Ainsi, la suite (vn ) est géométrique de raison .
4
3. En déduire la limite de la suite (vn ) puis celle de la suite (un ).
1
Comme −1 < < 1, on en déduit que lim vn = 0.
4 n→+∞
√ √
De plus vn = u2n − 4 ⇐⇒ un = vn + 4 ou un = − vn + 4.

Comme un √ ! 0 (car un est définie par une racine carrée), on a donc un = vn + 4, et donc,
lim un = 0 + 4 = 2.
n→+∞
On a ainsi démontré la conjecture sur la limite de (un ) faite à la question 1.
3
u0 ≥ −3√
Exercice 14 Soit (un) la suite définie par un+1 = 3 + un
Quelle valeur de u0 faut-il prendre pour que la suite (un ) soit stationnaire ?

Une suite stationnaire est une suite constante : pour tout entier n, un+1 = un = un−1 = · · · =
u1 = u0 .

Ainsi, la suite est stationnaire si, u1 = u0 ⇐⇒ 3 + u0 = u0 ⇐⇒ 3 + u0 = u20 et u0 ! 0. √
1 − 13
On doit donc avoir ainsi u20 −u0 −3 = 0 soit, en résolvant l’équation du second degré, u0 =
√ 2
1 + 13
ou u0 = .
2 √ √
1 − 13 1 + 13
Comme < 0, on doit donc nécessairement avoir u0 = .
2 2
Exercice 15 On considère la suite (un) définie par u0 = 5 et, pour tout entier n, 3un+1 = un + 4.
1. Calculer u1 et u2 .
7
3u1 = u0 + 4 = 9 ⇐⇒ u1 = 3 ; 3u2 = u1 + 4 = 7 ⇐⇒ u1 = .
3
2. Démontrer que, pour tout entier n, un ! 2.
Montrons par récurrence que, pour tout entier n, un ! 2.
Initialisation : La propriété est vraie pour les rangs n = 0, n = 1 et n = 2 d’après ce qui
précède.
Hérédité : Supposons que pour un entier n on ait un ! 2.
6
Alors, un + 4 ! 2 + 4 = 6, et donc 3un+1 ! 6 ⇐⇒ un+1 ! = 2.
3
Ainsi, la propriété est encore vraie au rang n + 1.
Conclusion : On a donc démontré, d’après le principe de récurrence, que pour tout entier n,
un ! 2.

P R O F: A TMA NI N AJIB Suites: Limites & récurrence - Correction des exercices 8/11
3. Montrer que (un ) est une suite décroissante.

On peut montrer que (un ) est décroissante par récurrence, en montrant que pour tout entier n,
un+1 " un .
On peut aussi le montrer directement :
1 4
Pour tout entier n, un+1 = un + , et donc,
3 3
1 4 2 4
un+1 − un = un + − un = − un + .
3 3 3 3
2 4 2 4 4 4
Or, pour tout entier n, un ! 2, et ainsi, − un " − , d’où, un+1 −un = − un + " − + = 0.
3 3 3 3 3 3
Ainsi, pour tout entier n, un+1 − un " 0 ⇐⇒ un+1 " un : la suite (un ) est donc décroissante.
4. Montrer que la suite (un ) est convergente et déterminer sa limite.

D’après ce qui précède, la suite (un ) est décroissante et minorée par 2, elle converge donc vers
une limite l ! 2.
Cette limite l satisfait de plus nécéssairement l’équation 3l = l + 4 (point fixe), soit l = 2.
Ainsi, la suite (un ) converge vers l = 2.
5. On pose, pour tout entier n, vn = un − 2.
Montrer que (vn ) est une suite géométrique.
En déduire l’expression de vn en fonction de n.
1 4 1 2 1 1
vn+1 = un+1 − 2 = un + − 2 = un − = (un − 2) = vn .
3 3 3 3 3 3
1
La suite (vn ) est donc géométrique de raison et de premier terme v0 = u0 − 2 = 3.
3 ! "n
1 1
On en déduit que, pout tout entier n, vn = v0 q n = 3 × = n−1 .
3 3
/n / n
6. Soit Sn = vk = v0 + v1 + · · · + vn et Tn = uk = u0 + u1 + · · · + un .
k=0 k=0
Déterminer l’expression de Sn , puis de Tn , en fonction de n.
4
Sn = nk=0 vk = v0 + v1 + · · · + vn
! " ! "2 ! "n
1 1 1
=3+3 +3 +·+3
3 3 3
5! " ! " ! " 6
2 n
1 1 1
=3 + +·+
3 3 3
! "n+1 ! "n+1
1 1
1− 1− - ! "n+1 .
3 3 9 1
=3 =3 = 1−
1 2 2 3
1−
3 3
Pour tout entier n, vn = un − 2 ⇐⇒ un = vn + 2, et donc,

P R O F: A TMA NI N AJIB Suites: Limites & récurrence - Correction des exercices 9/11
n
/
Tn = uk = u0 + u1 + · · · + un
k=0
= (v0 + 2) + (v1 + 2) + · · · + (vn + 2)
.
= (v0 + v1 + · · · + vn ) + (2 + 2 + · · · + 2)
- ! "n+1 .
9 1
= Sn + (n + 1) × 2 = 1− + 2(n + 1)
2 3
7. Déterminer lim Sn et lim Tn .
n→+∞ n→+∞
! "n
1 1 9
Comme −1 < < 1, on a lim = 0, et donc, lim Sn = .
3 n→+∞ 3 n→+∞ 2
De plus, lim 2(n + 1) = +∞, et donc, par addition des limites, lim Tn = +∞.
n→+∞ n→+∞

n(n + 2)
Exercice 16 Soit la suite numérique (un) définie sur IN∗ par un = .
(n + 1)2
1
1. a. Montrer que, pour tout n ∈ IN∗ , un = 1 − .
(n + 1)2
1 (n + 1)2 − 1 n2 + 2n n(n + 2)
Pour tout entier n > 0, 1 − = = = = un .
(n + 1) 2 (n + 1) 2 (n + 1) 2 (n + 1)2
b. Prouver que, pour tout n ∈ IN∗ , 0 < un < 1.

Pour tout entier n > 0, n + 2 ! 2 > 0, et donc, n(n + 2) > 0.


n(n + 2)
De plus (n + 1)2 ! 12 > 0, et on a donc un = > 0.
(n + 1)2
1
De même (en cherchant à utiliser le résultat de la question précédente), > 0, soit
(n + 1)2
1 1
− < 0, et donc, u n = 1 − < 1.
(n + 1)2 (n + 1)2
Au final, on a bien, pour tout entier n > 0, 0 < un < 1.
c. Etudier le sens de variation de la suite (un ).
! " ! "
1 1
Pour tout entier n > 0, un+1 − un = 1 − − 1−
(n + 2)2 (n + 1)2
1 1
=− +
(n + 2)2 (n + 1)2
−(n + 1)2 + (n + 2)2
=
(n + 2)2 (n + 1)2
2n + 3
=
(n + 2)2 (n + 1)2
Or, pour tout entier n > 0, 2n + 3 > 3 > 0, et (n + 2)2 (n + 1)2 > 0,
d’où, un+1 − un > 0 ⇐⇒ un+1 > un .
La suite (un ) est donc décroissante.

Remarque : Il y a bien sûr quantité d’autres raisonnements que l’on peut mener pour arriver
à cette conclusion :
1
• Ecrire un = f (n) avec f : x (→ 1 − et étudier le sens de variation de f .
(x + 1)2
P R O F: A TMA NI N AJIB Suites: Limites & récurrence - Correction des exercices 10/11
• Procéder par encadrements successifs en partant de n + 1 < n + 2 pour arriver à un > un+1
• Conjecturer le sens de variation de (un ) en calculant les premiers termes, puis démontrer
cette conjecture avec un raisonnment par récurrence
• ...
2. On pose xn = u1 × u2 × · · · × un
n+2
a. Démontrer par récurrence que, pour tout entier n ∈ IN∗ , xn =
2(n + 1)

n+2
Montrons par récurrence que, pour tout entier n > 0, xn = .
2(n + 1)
1(1 + 2) 3 1+2 3
Initialisation : x1 = u1 = = et =
(1 + 1) 2 4 2(1 + 1) 4
La propriété est donc vraie au rang n = 1.
n+2
Hérédité : Supposons que pour un entier n on ait xn = .
2(n + 1)
Alors, xn+1 = u1 × u2 × u3 × · · · × un ×un+1 = xn × un+1
7 89 :
xn
(n + 1)(n + 3)
et donc, avec un+1 = ,
(n + 2)2
n+2 (n + 1)(n + 3) n+3 (n + 1) + 2
xn+1 = × = = et la propriété est encore
2(n + 1) (n + 2) 2 2(n + 2) 2 ((n + 1) + 1)2
vraie au rang n + 1.
Conclusion : On a donc démontré, d’après le principe de récurrence, que pour tout entier
n+2
n > 0, xn = .
2(n + 1)
b. Déterminer la limite de la suite (xn ).
! "
2 2
n 1+
n+2 n 1 1+ n
xn = = ! "=
2(n + 1) 1 2 1
2n 1 + 1+
n n
! " ! "
2 1
avec, lim 1 + = 1, et lim 1 + = 1, d’où, par produit et quotient des limites,
n→+∞ n n→+∞ n
1
lim xn = .
n→+∞ 2

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Suites numériques
Exercice 1
1) montrer que ∀n ∈ ℕ ( ) Un < 2

Calculer les trois premiers termes des suites 2) étudier la monotonie de la suite U n ( ) n
suivantes :
2
1 3) on pose Vn =
1) U n = 2 − n n
2) Vn = 1 − Un − 2
n
2Wn + 1
a) montrer que Vn ( ) n
est une suite arithmétique
3) W0 = 2 et Wn +1 = b) Déterminer U n en fonction de n
Wn + 2
k =n −1

4)
1
T1 = 3 et Tn = Tn −1 + 2 c) Calculer Sn = ∑V k
en fonction de n
2 k =0

Exercice 2 Exercice 7
( )
On considère la suite U n définie par :
n
( )
On considère la suite U n définie par :
n

2 U 0 = 2 et U n +1 = 2U n − 1
U 0 = 4 et U n +1 = U n + 3
5
(
1) montrer que ∀n ∈ ℕ ) Un > 1
( )
Montrer que U n est majorée par 5
n

Exercice 3
2) étudier la monotonie de la suite U n ( ) n

3) on pose X n = U n − 1
( )
On considère la suite U n définie par :
n

1 3U n + 2 a) montrer que Xn ( ) n
est une suite géométrique
U 0 = − et U n +1 =
2 2U n + 3 b) déterminer U n en fonction de n
k =n
1) montrer que U n( ) est minorée par −1
n c) calculer la somme Sn = ∑U k
k =0
2) montrer que ( ∀n ∈ ℕ ) U < 1 n Exercice 8
Exercice 4 ( )
On considère la suite U n définie par :
n
( )
On considère la suite U n définie par :
n 3 2U n − 1
9 U0 = − et U n +1 =
U 0 = − 1 et U n +1 = 4 2U n + 5
6 −Un
6
1) montrer que ∀n ∈ ℕ ( ) Un < 3
1) a) vérifier que ∀n ∈ ℕ ( ) U n +1 = 1 −
2U n + 5
2) étudier la monotonie de la suite U n ( ) 1
n b) prouver que ∀n ∈ ℕ ( ) − 1 < Un < −
2
1
3) on pose Vn = 2) étudier la monotonie de la suite U n ( )
Un − 3 n

2U n + 1
a) montrer que Vn ( ) n
est une suite arithmétique 3) on pose Vn =
Un + 1
b) Déterminer U n en fonction de n
Exercice 5
a) montrer que Vn ( ) n
est une suite géométrique

( )
Soit U n une suite arithmétique telle que : b) déterminer U n en fonction de n
n
4) a) montrer que :
U 3 = 5 et U 11 = 29
1 6 1
1) déterminer la raison r de la suite U n ( ) ( ∀n ∈ ℕ ) U n +1 +
≤ Un +
2 7 2
n

2) calculer la somme S = U 0 + U 1 + .... + U 11 b) montrer par récurrence que :


n
Exercice 6 1 16
U 0 = 1 ( ∀n ∈ ℕ ) Un + ≤  
2 47

Soit la suite U n ( ) définie par :  4
 U n +1 = 4 − U
n

 n
Suites numériques 2- calculer les sommes suivantes :
Exercice (1) 1 1 1
Sn = + + .... +
u1 = 1 1× 3 3 × 5 (2n − 1)(2n + 1)

Soit (u n )n≥1 telle que  un −1 1 1 1
u = : ∀n ≥ 2 Tn = + + .... +

n
1 + 2 u n −1
10 × 11 11 × 12 99 × 100
Exercice (5)
1
On pose vn = . (un )n et (vn )n sont deux suites définies par :
un
u1 = 1 ; v1 = 6
1- monter que (vn )n est une suite arithmétique 
et déterminer sa raison et son premier terme  5un + vn u + vn
un +1 = ; vn +1 = n
2- Calculer vn puis u n en fonction de n.  6 2
3- On pose : wn = 2 vn pour n ∈ ℕ∗ (
1- montrer que : ∀n ∈ ℕ∗ : un < vn )
i-déterminer la nature de la suite (wn )n≥1 . 2- montrer que (u n )n est croissante et que (vn )n est
k =n décroissante.
ii-Calculer la somme suivante : S n = ∑ wk . 3- montrer que :
k =1
Exercice (2) 5
u 0 = 1; u1 = 2
( )
∀n ∈ ℕ∗ : vn +1 − un +1 ≤ vn − un .
6
( )
 5
n
Soit les suites :  3un −1 × un −2
u =
 n 2u + u : ∀n ≥ 2 ( )
4- déduire que : ∀n ∈ ℕ : vn − un ≤ 6  

6
 n −1 n −2

1 1 Exercice (6)
On pose vn = − . 
u n u n−1 1 2 
un =  un −1 + 
1- montrer que (vn )n≥1 est géométrique 
Soit la suite :  2 un −1 
en déterminant sa raison q et son premier terme.  3
n u1 = 2
2- calculer la somme : S n = ∑ vk
k =1 (
1- montrer que : ∀n ∈ ℕ∗ : un > 2 . )
en déduire l’expression de u n en fonction de n. 2-a) montrer que :
Exercice (3) 1 1 1
Soit (an )n≥1 et (bn )n≥1 les suites définies par : (∀n ∈ ℕ ) : u

n +1
2
un − 2 +
− 2= (
un

2
)
 1
a1 = 1

3
n + 3 + 2na
bn = n(1 − an ) ( )
b) déduire : ∀n ∈ ℕ : un +1 − 2 < un − 2
2
( )
a = n
: ∀n ∈ ℕ ∗ n
 n +1 3n + 3 1
(
et que : ∀n ∈ ℕ : un − 2 <   .)
1- montrer que : ∀n ∈ ℕ∗ : an < 1 et que la suite 2
(an )n≥1 est strictement croissante. Exercice (7)
Soient les suites :
2- montrer que (bn )n est une suite géométrique
u 0 = 5 ; u1 = 1
3- calculer an en fonction de n .  et vn = u n+1 − u n
u = 6un +1 − 5un ; ∀n ∈ ℕ
n  n +2
4- calculer en fonction de n la somme S n = ∑ kak . 1- déterminer la nature de la suite (v ) .
n n
k =1
Exercice (4) 2- déterminer de deux manières la
(u n )n≥1 est une suite arithmétique dont les termes somme Suivante :
k =n
sont toutes non nulles. S n = ∑ wk et déduire u n en fonction de n.
1- montrer que : k =1

1 1 1 n
+ + .... + =
u1u 2 u 2u3 u n u n+1 u1u n+1
1ère bac SM suites numériques
Exercice N°4 Exercice 1
Soit (un )n la suite telle que : On considère la suite un ( )n définie par :
u = 3 u0 = 1 et un +1 = 2un + 1 ( ∀n ∈ ℕ )
 0
 8u − 8 Pour tout n de ℕ on pose vn = un − α
un +1 = n
 un + 2 1- Montrer que ( ∀ n ∈ ℕ ) u n ≥ n
1) Montrer que ∀n ∈ ℕ 2 < un < 4 2- Déduire que (un ) n’est pas majorée
3- déterminer α pour que (vn ) soit géométrique
2) Etudier la monotonie de un ( )n n
n
u −4 4. on prend α = −1 et on pose S n = ∑ uk
Pour tout n de ℕ on pose vn = n
un − 2 k =0

déterminer vn et un en fonction de n
3) Prouver que (vn ) est une suite géométrique
n puis Sn en fonction de n
4) Déterminer vn en fonction de n exercice N°2

4×3n +2n+1 On considère la suite (un )n définie par :


5) déduire que ∀n ∈ ℕ un =
2un − 1
3n +2n u0 = 2 et un +1 = ( ∀n ∈ IN )
exercice 5 un
Soit un( )n la suite définie par : On pose vn =
1
un − 1
∀n ∈ℕ
u = u = 1 1. montrer que ∀n ∈ IN 1 < un ≤ 2
 0 1

u = u −
1
u ; n∈ℕ ( )n est décroissante
2. montrer que un
 n +2 n +1
4 n
n
3. montrer que (vn ) est une suite arithmétique
Pour tout entier n de ℕ on pose vn = 2 un n
4. déterminer un en fonction de n puis calculer
1. montrer que (vn ) est arithmétique 2016
S 2017 = ∑ vk
n
2. déterminer vn puis un en fonction de n k =0
n n
* exercice 3
on pose S n =∑ uk et T = ∏ uk ; ∀n ∈ ℕ
u = 2
k =1 k =1
 0
n
(n + 1)!
3. montrer que S = 3 − n + 3 et!! Tn = n ( n +1) ! ( n )n
u une suite telle que :  2u − 3
un +1 = n
2n 2 2  4 − un
! !exercice N°6 u −3
u = 0 Pour tout n de ℕ on pose vn = n
( n )n
u une suite telle que  0

un +1 = 4n − un
un + 1
 1. montrer que ∀n ∈ ℕ −1 ≤ un ≤ 3
1. calculer u1 ; u2 ; u 3 et u 4
2. étudier la monotonie de un ( )n
2. montrer que u2n( )
n
est arithmétique
3. a) montrer que (vn ) est géométrique
n
3. déterminer u2n puis u2 n +1 en fonction de n b) calculer un en fonction de n
pour tout n de ℕ on pose vn = un + 1 − 2n c) déterminer :
4. prouver que (vn ) est géométrique
n n

n S n = ∑ vk et P n = ∏ vk en fonction de n
5. déterminer vn et un en fonction de n ! k =0 k =0
Suites numériques
Exercice 1
3) démontrer que :
Soit (U n )n≥1 la suite définie par : 1
n −1

( ∀n ∈ ℕ ) 0 < Un −1 ≤  
k =n
1 2
Un = ∑ Exercice 4
k =1 n2 + k
a) Montrer que : On considère la suite (U n ) définie
n
n n
( ∀n ∈ ℕ ) *
≤ Un ≤
par : U 0 = 1 et U n +1 =
7U n + 6
n2 + n n2 + 1
Un + 2
b) En déduire que (U n )n≥1 est bornée
1) a) montrer que ( ∀n ∈ ℕ ) 0 < Un < 6
Exercice 2 b) étudier la monotonie de (U n )
n

On considère la suite (U n )n définie par Un − 6


2) on pose Vn = pour tout
1 1 Un + 1
: U 0 = −1 ، U 1 = et U n + 2 = U n +1 − U n
2 4 entier naturel n
1
1) on pose Vn = U n+1 − U n et Wn = 2n U n a) montrer que (Vn )n est une suite
2
a) montrer que (Vn )n est une suite géométrique
b) déterminer U n en fonction de n
géométrique puis calculer Vn en
fonction de n 3) montrer que :
1
b) montrer que (Wn )n est une suite ( ∀n ∈ ℕ ) U n +1 − 6 ≤ U −6
2 n
arithmétique puis calculer Wn en 4) montrer par récurrence que :
fonction de n n
1
2) en déduire que ( ∀n ∈ ℕ ) U 2n − 1 ( ∀n ∈ ℕ ) Un − 6 ≤ 5 ×  
n
= 2
2n
k =n Exercice 5
3) on pose Sn = ∑ U k prouver que :
k =0

2n + 3 Soit (U n )n la suite telle que :


( ∀n ∈ ℕ ) Sn = 2 −
2n et U n +1 = U n2 + U n
U0 = 1
Exercice 3
1) montrer que ( ∀n ∈ ℕ ) U n ≥ 1
Soit (U n )n∈ℕ la suite telle que :
2) montrer que (U n )n est croissante
1 1 2 1 3) a) vérifier que( ∀n ∈ ℕ ) U n+1 ≥ 2U n
U0 = 2 et U n +1 = + U n − U n + 
2 2 2
b) en déduire que ( ∀n ∈ ℕ ) U n ≥ 2n
On pose Vn = U n2 − U n pour tout entier
n de ℕ Exercice 6
1) montrer que ( ∀n ∈ ℕ ) U n ≥ 1
(U n )n une suite telle que :
2) a) montrer que (Vn )n est une suite
U n2 + 2
géométrique U 0 = −2 et U n +1 =
Un − 2
b) en déduire que : 1) montrer que ( ∀n ∈ ℕ ) U n ≤ −1
1 1 8
( ∀n ∈ ℕ ) Un = + 1+ n 2) montrer que (U n )n est croissante
2 2 2
Suites numériques

3) a) montrer que : décroissante et que (Vn )n≥1 est


1 croissante
( ∀n ∈ ℕ ) U n +1 + 1 ≤ Un +1
2 ( suite de Fibonacci )
n Exercice 10
1
b) montrer que ( ∀n ∈ ℕ ) Un +1 ≤  
2 On considère la suite (U n )n définie
Exercice 7
U 0 = U 1 = 1
par : 
On considère la suite (U n )n définie U n + 2 = U n +1 + U n
2U n 1 1) a) montrer que U n > 0 ( ∀n ∈ ℕ )
par : U n +1 = et U 0 =
1 + (n + 2 )U n 3
b) étudier la monotonie de la
1) calculer U 1
suite (U n )n
1
2) on pose Vn = −n 2) montrer que U n ≥ n ( ∀n ∈ ℕ )
Un
3) montrer que U nU n + 2 + ( −1) = (U n +1 )
n +1 2
a) montrer que (Vn )n est une suite
arithmétique U 2 n −1 U 2n
4) on pose xn = et yn =
b) exprimer U n en fonction de n U 2n U 2 n +1
3) calculer en fonction de n pour tout n de ℕ*
1 1 1 a) montrer que :
la somme Tn = + + ..... +
U 0 U1 Un 1
( ∀n ∈ ℕ ) *
yn −xn =
U 2 n U 2 n +1
Exercice 8
Soit la suite (U n )n telle que : 1
en déduire ( ∀n ∈ ℕ* ) 0 < y n − x n <
n
1 1
U 0 = 0 ، U1 = 1 et U n + 2 = U n +1 + U n b) montrer que :
6 6
1
1) on pose : ( ∀n ∈ ℕ )
*
x n +1 − x n =
U 2n U 2n +2
1 1
Vn = U n +1 − U n et Wn = U n+1 + U n 1
2 3 et ( ∀n ∈ ℕ ) *
xn = −1
yn
a) montrer que (Vn )n est
b) montrer que ( xn )n est croissante
géométrique puis déterminer Vn en
fonction de n et ( yn )n décroissante
k =n
b) montrer que (Wn )n est Uk
5) on pose Sn = ∑ k
k =0 3
géométrique puis calculer Wn en
a) calculer 3Sn puis 3 ( 3Sn − Sn )
fonction de n
b) en déduire la relation liant
2) en déduire l’expression de U n en
Un ; Sn−2 , Sn
fonction de n
6) prouver que :
Exercice 9 n +1 n +1

( ∀n ∈ ℕ ) Un =
(1 + 5 ) (
− 1− 5 )
On considère les suites (U n )n≥1 et (Vn )n≥1 2 n +1 5
k k
k =2n
( −1) k = 2 n +1
( −1)
telles que U n = ∑k =1 k
, Vn = ∑
k =1 k
1) montrer que ( ∀n ∈ ℕ ) *
Vn < U n
5 +1
2) montrer que (U n )n≥1 est le nombre d’or : φ=
2
DEVOIR
6U n
Exercice 1 (U )
n n
‫ اﻟﻤﻌﺮﻓﺔ‬une suite réelle telle que : U 0 = 1 et U n +1 =
1 + 15U n

1) Montrer que
1
( ∀n ∈ ℕ ) Un >
3

2) Etudier la monotonie de U n ( ) en déduire que ∀n ∈ ℕ ( ) Un ≤ 1


n

n
1 1 1 1 21
3) montrer que ( ∀n ∈ ℕ ) U n +1 − ≤ U n −  en déduire que ∀n ∈ ℕ ( ) Un − ≤  
3 6 3 3 36

4) on pose Vn = 1 − pour tout entier naturel n


1
3U n

a) montrer que Vn est une suite géométrique de raison


1
( ) n 6
b) calculer Vn puis U n en fonction de n
k =n
c) on pose Sn = et Tn = déterminer Sn en fonction de n
k =n
1
∑Vk
k =0
∑U
k =0 k
n +1
3 12  1 
en déduire que Tn = 3n + +  
5 5 6

Exercice 2 Soit la suite (U n )n !définie par U1 = 5 !!et!!! U n +1 = 3U n + 4n !. on pose !! Vn = 4U n − U n +1

1) calculer U 0 , U 2 !!et V0

2) montrer que ! (Vn )n !!est géométrique de raison q = 3 !et calculer Vn !!en fonction de ! n !

3) on pose !! Tn = ∑ Vk !!et!!!! S n = ∑ U k
k =n k =n

k =0 k =0

a) déterminer ! Tn !!en fonction de ! n

!! b) montrer que Vn = U n − 4n en déduire que U n = 4 n + 3n −1

c) montrer que Tn − 3S n = U 0 − U n +1 puis déterminer ! Sn !en fonction de ! n

1 1
Exercice 3 On considère la suite U n ( ) telle que U 0 = 0 ; U1 = 1 et U n + 2 = U n +1 + U n
n 6 6
1 1
On pose Vn = U n +1 − U n et Wn = U n +1 + U n
2 3
1) a) montrer que (Vn )n est géométrique et calculer Vn en fonction de n
b) montrer que (Wn )n est géométrique et calculer Wn en fonction de n
k =n k =n
! 2) on pose Sn = ∑Wk et Tn =
k =0
∑U
k =0
k

a) calculer Sn en fonction de n et déterminer U n en fonction de n


n n
3 3  1 61
c) prouver que Tn = −  −  −  
2 10  3  52
TD/ SUITES NUMERIQUES PROF: ATMANI NAJIB 1BAC SM BIOF
Avec Exercices d’applications et de réflexions

LES SUITES NUMERIQUES


Exercice1:soit un n
la suite définie par : un 1 un 2 2un 2
n
un 2n 3 n u0 1

1)Calculer : les quatres 1ere termes de la suite un Calculer u1 et montrer que un n


est minorée par 1
n

2) Calculer: n un 1 un Exercice8:Soit la suite récurrente un n


définie par :
Exercice2: soit un n
la suite récurrente définie u0 1
7u n n
u0 2 un 1
2un 1
par : n
un 1 5un 7
Montrer que un n
est minorée par 1 et majorée par 3.
Calculer : u1 ; u2 ; u3
Exercice3: Suites numériques du second ordre. Exercice9:Soit la suite récurrente un n
définie par :

soit vn la suite récurrente définie par : un 3n2 6n 4 n


n

v0 1; v1 1 Montrer que un n
est minorée
n
vn 2 2vn 1 3vn Exercice10:Soit la suite récurrente un définie
n
Calculer : v2 ; v3 ; v4 2 cos n
par : un n
Exercice4:soit un n
la suite définie par : 3 sin n
n 1 Montrer que un n
est bornée
un n
2n 1 Exercice11:Soit la suite récurrente un définie
n
1
Montrer que : n : un 1 n
2 par : un 1 sin n n

Exercice5:soit un n
la suite récurrente définie Montrer que un est bornée
n

u0 0 Exercice12:Soit la suite récurrente un définie


n
par : n
un 1 un 2 n
par : u n n
1- Calculer les 3 premiers termes. n 2
2- Montrer par récurrence que : n :0 un Montrer que : un 1 un 0 n

3- Montrer par récurrence que : n : un 2 Exercice13:soit un n


la suite récurrente définie

Exercice6:soit vn la suite définie par : u0 1


n 1 par : n
vn n 1 n n un 1 un 2
Montrer par récurrence que un un n
1)Montrer que vn n 1
est minorée par 0 1

1 Exercice14::soit un la suite récurrente définie


2)Montrer que vn n 1
est majorée par n
2 u0 1; u1 1
3)Que peut-on déduire ? par : : n
un 2 2un 1 un 2
Exercice7:Soit la suite récurrente un n
définie par :
Montrer que suite : un n I
est croissante.
Prof/ATMANI NAJIB Année Scolaire 2018-2019 Semestre2 1
Exercice15:soit un la suite définie par : 1
n vn n
n k
un 1
2
un n 1) Montrer que un est une suite arithmétique
k 1 k n

Etudier la monotonie de la suite un 2) écrire un en fonction de n


n
Exercice23: calculer en fonction de n les sommes
Exercice16:soit un n
la suite définie par : suivantes :
n k n
1
un n 1) sn k 1 2 3 ... n
k 1 n k k 1
k n
Etudier la monotonie de la suite un n 2) sn 2k 1 1 3 5 ... 2n 1
Exercice117:soit un n
la suite récurrente définie k 0

Exercice24: Une entreprise de transport possède 40


8 un 1 camions en décembre 1991.
un 1
par : un 2 n L'évolution de l'entreprise est telle
que celle-ci doit acheter 8 camions
u0 3
supplémentaires chaque année.
1) Montrer que un n
est minorée par 2 1) Calculer le nombre de camions que possède
l'entreprise en 1992, en 1993 et en 1994.
2) Montrer que un n
est majorée par 4 2) Ces nombres forment une suite.
a) Donner la nature de cette suite.
3)Etudier la monotonie de la suite un n
b) Préciser le premier terme u1 et la raison de cette
Exercice18:soit un n
la suite définie par : suite.
un 3n 8 n c) Donner l'expression du nombre Un de camions que
possède l'entreprise l'année n.
Calculer un 1 un 3) Quel est le nombre de camions que possède
Exercice19: soient Les suites un et vn l'entreprise en 2002 ?
n n
Exercice25:Soit un une suite géométrique tel que
définies par : un 1 un 3 et u0 2 n n

3 3
vn n² 2 n u1 et u4 1) Déterminer sa raison q
2 16
Etudier la nature des suites un n
et vn n 2) écrire un en fonction de n
Exercice20: Déterminer le réel 𝑥 pour que les Exercice26:soit un la suite définie par :
n
nombres (3𝑥 − 1) ;(1 − 4𝑥) et (𝑥 − 5) soient les termes
consécutifs d’une suite Arithmétique pour laquelle il un
un 1
faut déterminer la raison. 3 un
n et on considère la suite
Exercice21:Soit un une suite arithmétique tel que 1
n
u0
u1 3 et u5 9 2
2
1) Déterminer sa raison 𝑟 vn n
définie par : vn 1 n
un
2) Déterminer son premier terme u0 .
3) écrire un en fonction de n 1) Montrer que vn n
est une suite géométrique

Exercice22:soit un la suite récurrente définie 2) écrire un en fonction de n


n

2un 1 Exercice27 : Un jeune homme se préparait à


un 1 l'examen du baccalauréat ; son père, pour
par : un n et on considère la suite
l'encourager, lui demanda ce qu'il désirait en
u0 2
récompense
vn n
définie par :
Prof/ATMANI NAJIB Année Scolaire 2018-2019 Semestre2 2
Mon examen devant avoir lieu le 20 juin, répond-t-il, un
3) Montrer que un 1 n
donne-moi seulement 1 centime le 1er juin, 2 centimes un 2
le lendemain, 4 centimes le surlendemain, en doublant u0
chaque jour jusqu'au 20 inclusivement. Et donne mois Et en déduire que : un n
n
u0 2
la somme. J’emploierai cet argent pour faire un voyage
pendant les vacances. Exercice32:1) La population d’un village de montagne
Le père pensa qu'avec cette somme son fils n'irait pas diminue tous les ans de 20 %. Sachant qu’en 1996
loin ; mais au bout de quelques jours, il commença à elle était de 1 875 habitants, compléter le tableau
suivant :
s'apercevoir de son erreur.
Année 1996 1997 1998 1999 2000
Avec quelle somme le fils va-t-il pouvoir partir en
Nombre
vacances ? d’habitants
Exercice28: calculer en fonction de n la somme 2) Montrer que les nombres d’habitants sont des
suivante : termes d’une suite dont on déterminera la nature et la
k 2 n 1
k n 1
1 1 1 1 raison.
sn 1 ... 3) À l’aide de la calculatrice ou d’un tableur :
k 0 2 2 2 2
a) Déterminer la population de ce village en 2010
Exercice29: Déterminer le réel 𝑥 pour que les
b) Donner l’année d’extinction de ce village si on
nombres : (1 + 𝑥²) ; (3 + 𝑥) et 10 soient les termes suppose la diminution de la population constante
consécutifs d’une suite géométrique dans cet ordre et
déterminer sa raison.
Exercice30:soit un n
la suite définie par :
1
un 2 12un 1 un
27 n
4
u0 2; u1
9
et on considère la suite vn n
définie par :
C’est en forgeant que l’on devient forgeron » Dit un
1 proverbe.
vn un n
3n
C’est en s’entraînant régulièrement aux calculs et
1 2
1) Montrer que un 1 un n exercices Que l’on devient un mathématicien
9 3n 2

2) a)Montrer que vn n
est une suite géométrique
dont en déterminera la raison et le premier terme
b) écrire vn et un en fonction de n
k n

c) calculer la somme : sn uk u0 u1 ... un


k 0

Exercice31:soit un n
la suite définie par :
un
un 1
un 2 n
u0 1;0
1) Montrer que 1 un 0 n
2) Montrer que un n
est une suite strictement
croissante

Prof/ATMANI NAJIB Année Scolaire 2018-2019 Semestre2 3


PROF: ATMANI NAJIB
Suites
* très facile ** facile *** difficulté moyenne **** difficile
I : Incontournable T : pour travailler et mémoriser le cours

Exercice no 1 (**IT)
Soient (un )n∈N une suite réelle et (vn )n∈N la suite définie par :
u0 + u1 + ... + un
∀n ∈ N, vn = .
n+1
1) Montrer que si la suite (un )n∈N converge vers un réel !, la suite (vn )n∈N converge et a pour limite !. Réciproque ?
2) Montrer que si la suite (un )n∈N est bornée, la suite (vn )n∈N est bornée. Réciproque ?
3) Montrer que si la suite (un )n∈N est croissante alors la suite (vn )n∈N l’est aussi.
Exercice no 2 (***)
Soit (un )n∈N une suite réelle. Montrer que si la suite (un )n∈N converge au sens de Césaro et est monotone, alors la suite
(un )n∈N converge.
Exercice no 3 (**IT)
n
! 1
Pour n entier naturel non nul, on pose Hn = (série harmonique).
k
k=1

1) Montrer que : ∀n ∈ N∗ , ln(n + 1) < Hn < 1 + ln(n) et en déduire lim Hn .


n→+∞

2) Pour n entier naturel non! nul," on pose un = Hn − ln(n) et vn = Hn − ln(n + 1). Montrer que les suites (un ) et (vn )
1
convergent vers un réel γ ∈ , 1 (γ est appelée la constante d’Euler). Donner une valeur approchée de γ à 10−2 près.
2
Exercice no 4 (**)
Soit (un )n∈N une suite arithmétique ne s’annulant pas. Montrer que pour tout entier naturel n, on a
n
! 1 n+1
= .
uk uk+1 u0 un+1
k=0

Exercice n 5 (***)
o

n
! 1
Calculer lim (on sera amené à déterminer trois réels a, b et c tels que pour tout entier naturel non
n→+∞ 12 + 22 + ... + k2
k=1
n
!
6 1
nul k, et on utilisera l’exercice no 3 : il existe une suite (εn ) tendant vers 0 telle que = ln n+γ+εn ).
k(k + 1)(2k + 1) k
k=1

Exercice n 6 (**I) (moyenne arithmético-géométrique)


o

Soient a et b deux réels tels que 0 < a < b. On pose u0 = a et v0 = b puis, pour tout entier naturel n,
√ un + vn
un+1 = un vn et vn+1 = .
2
Montrer que les suites (un ) et (vn ) convergent vers une limite commune que l’on ne cherchera pas à calculer (cette limite
s’appelle la moyenne arithmético-géométrique des nombres a et b).

Exercice no 7 (***)
Soient a et b deux réels tels que 0 < a < b. On pose u0 = a et v0 = b puis, pour tout entier naturel n,
un + vn √
un+1 = et vn+1 = un+1 vn .
2
# # a $$
b sin Arccos
Montrer que les suites (un ) et (vn ) sont adjacentes et que leur limite commune est égale à # a $b .
Arccos
b
P R O F: A TMA NI N AJIB
1
Exercice no 8 (**I)
% %
% un+1 %
Soit (un )n∈N une suite réelle ne s’annulant pas. Montrer que si %
% % tend vers un réel ! élément de [0, 1[ quand n tend
un %
vers +∞, alors un tend vers 0 quand n tend vers +∞.
Exercice no 9 (**)
Limite quand n tend vers +∞ de
n
(& '2 )
1 !
'n E n+ k2 n
sin n
&
1 n! 2 √ √ √ k=1
# 2k
2k/2 .
n
1) 2) 1 + 3) 4) (& '2 ) 5) n2 6) n + 1 − n 7) 8)
n n nn 1 n3
k=1
E n−
2

Exercice no 10 (**)
√ √ 1
Etudier la suite (un ) définie par n+1− n = √ .
2 n + un
Exercice no 11 (**T) (Récurrences homographiques).
Déterminer un en fonction de n quand la suite u vérifie :

un 4(un − 1)
1) ∀n ∈ N, un+1 = 2) un+1 =
3 − 2un un
(ne pas se poser de questions d’existence).
Exercice no 12 (**)
Soient (un ) et (vn ) les suites définies par la donnée de u0 et v0 et les relations de récurrence
2un + vn un + 2vn
un+1 = et vn+1 = .
3 3
Etudier les suites u et v puis déterminer un et vn en fonction de n en recherchant des combinaisons linéaires intéressantes
de u et v. En déduire lim un et lim vn .
n→+∞ n→+∞

Exercice n 13 (**)
o

vn + wn un + wn un + vn
Même exercice avec un+1 = et vn+1 = et wn+1 = .
2 2 2
Exercice no 14 (***)
Soit u une suite complexe et v la suite définie par vn = |un |.

On suppose que la suite ( n vn ) converge vers un réel positif !.
Montrer que si 0 ! ! < 1, la suite (un ) converge vers 0 et si ! > 1, la suite (vn ) tend vers +∞.
Montrer que si ! = 1, tout est possible.
Exercice no 15 (***I)
& '
un+1 √
1) Soit u une suite de réels strictement positifs. Montrer que si la suite converge vers un réel !, alors ( n un )
un
converge et a même limite.
2) Etudier la réciproque.
+
n 1 n (3n)!
3) Application : limites de a) n Cn
*
2n b) √ c) 2 .
n
n! n n!
Exercice no 16 (*)
Soient u et v deux suites de réels de [0, 1] telles que lim un vn = 1. Montrer que (un ) et (vn ) convergent vers 1.
n→+∞

Exercice no 17 (**)
Montrer que si les suites (u2n ) et (u3n ) convergent alors (un ) converge.

P R O F: A TMA NI N AJIB
2
Exercice no 18 (***T)
& 'n & 'n+1
1 1
Etudier les deux suites un = 1+ et vn = 1+ .
n n
Exercice no 19 (**T)
n
! 1 1
Même exercice avec un = et vn = un + .
k! n × n!
k=0

Exercice no 20 (**T)
n n
( ) ( )
! 1 √ ! 1 √
Même exercice avec un = √ − 2 n + 1 et vn = √ − 2 n.
k=1
k k=1
k
Exercice no 21 (**T)
Déterminer un en fonction de n et de ses premiers termes dans chacun des cas suivants :
1) ∀n ∈ N, 4un+2 = 4un+1 + 3un .
2) ∀n ∈ N, 4un+2 = un .
3) ∀n ∈ N, 4un+2 = 4un+1 + 3un + 12.
2 1 1
4) ∀n ∈ N, = − .
un+2 un+1 un
5) ∀n " 2, un = 3un−1 − 2un−2 + 2n .
Exercice no 22 (***)
Montrer que, pour n " 2,
# π $ 1, * √ # π $ 1, * √
cos n = 2 + 2 + ... + 2 (n − 1 radicaux) et sin n = 2 − 2 + ... + 2 (n − 1 radicaux).
2 2 2 2
+

,
n
En déduire lim 2 2 − 2 + ... + 2 (n radicaux).
n→+∞

Exercice no 23 (***)
1) Montrer que pour x réel strictement positif, on a : ln(1 + x) < x < (1 + x) ln(1 + x).
n & 'k n & 'k+1 √
n
# 1 # 1 n!
n
2) Montrer que 1+ <e < 1+ et en déduire la limite quand n tend vers +∞ de .
k k n
k=1 k=1

Exercice n 24 (****)
o

& '
pn
Soit (un ) = avec pn ∈ Z et qn ∈ N∗ , une suite de rationnels convergeant vers un irrationnel x. Montrer que les
qn
suites (|pn |) et (qn ) tendent vers +∞ quand n tend vers +∞.
Exercice no 25 (**)
Trouver un exemple de suite (un ) divergente, telle que ∀k ∈ N∗ \ {1}, la suite (ukn ) converge.
Exercice no 26 (***I)
Soit f une application injective de N dans N. Montrer que lim f(n) = +∞.
n→+∞

Exercice no 27 (***I)
Soit un l’unique racine positive de l’équation xn + x − 1 = 0. Etudier la suite (un ).
Exercice no 28 (***)
Etude des suites (un ) = (cos na) et (vn ) = (sin na) où a est un réel donné.
a
1) Montrer que si est rationnel, les suites u et v sont périodiques et montrer dans ce cas que (un ) et (vn ) convergent

si et seulement si a ∈ 2πZ.

P R O F: A TMA NI N AJIB
3
a
2) On suppose dans cette question que est irrationnel .

a) Montrer que (un ) converge si et seulement si (vn ) converge .
b) En utilisant différentes formules de trigonométrie fournissant des relations entre un et vn , montrer par l’absurde
que (un ) et (vn ) divergent.
Exercice no 29 (***)
Calculer infα∈]0,π[ (supn∈N (| sin(nα)|)).
Exercice no 30 (**I)
Soit (un ) une suite réelle non majorée. Montrer qu’il existe une suite extraite de (un ) tendant vers +∞.
Exercice no 31 (***)
1 1
Soit (un ) une suite de réels éléments de ]0, 1[ telle que ∀n ∈ N, (1 − un )un+1 > . Montrer que (un ) converge vers .
4 2

P R O F: A TMA NI N AJIB
4
Cours et exercices de mathématiques M.CUAZ
SUITES NUMERIQUES
EXERCICES CORRIGES
Exercice n°1.
Les suites (u n ) sont définies par u n = f (n) .
Donner la fonction numérique f correspondante, indiquer le terme initial de la suite, puis calculer les termes u 3 et u 8
n+2 nπ
1) u n = 2) u n = n 2 − 3n 3) un = cos
n2 −1 2
Exercice n°2.
Pour chacune des suites de terme général u n , indiquer à partir de quel rang elles sont définies, puis calculer les trois
premiers termes
3n
1) u n = (− 1)
n
n 2) u n = n
2 −1
Exercice n°3.
Soit (v n ) la suite définie pour tout entier naturel n par v n = n 2 + n + 1 .
Exprimer en fonction de n les termes suivants : v n +1 ; v n −1 ; v 2 n ; v3n −1 et la différence v n +1 − v n .

Exercice n°4.
5
Soit (u n ) la suite définie pour tout entier naturel n par u n = 1 + (− 1)
n
.
2 n −1
u n +1 − 1
Vérifier que le rapport est indépendant de n.
un − 1

Exercice n°5.
Les suites (u n ) sont définies par une relation de récurrence u n +1 = f (u n ) .
Donner la fonction numérique f correspondante, puis les quatre premiers termes de la suite
u 0 = −2 u0 = 2 u0 = 1
1) 1 2) 3)
u n +1 = un + 3 u n +1 = 1 + u n2 u n +1 = −2u n + 3
4
Exercice n°6.
Montrer que la suite (u n ) définie pour tout entier naturel n par u n = n2 n , vérifie la relation de récurrence
u n + 2 = 4(u n +1 − u n )

Exercice n°7.
Compléter le tableau suivant pour n entier égal à 0,1, 2, et 3
v0 v1 v2 v3
vn +1 = 4vn − 3 2

vn +1 = ( vn − 1) 4
2

vn + 2 = 2vn +1 − vn 1 2

vn +1 + vn 3 5
vn + 2 =
2
Exercice n°8.
1) Résoudre l’inéquation x + 2 ≤ 3 x + 3
n +1
2) Déterminer le sens de variation de la suite ( un ) définie par un =
3n

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Cours et exercices de mathématiques M.CUAZ
Exercice n°9.
Etudier le sens de variation des suites suivantes :
0, 75n
4) un = ( −3)
n
1) un = 2n − 4 2) un = 3) un = 2n3 + n 5) un = n 2 + n + 1
n3
1 n 1
6) un = − 7) un = 2n − n 8) un = 9) un = −
2+ n 2n n
Exercice n°10.
Démontrez que les suites suivantes sont périodiques, en déterminant une période :
v0 = 1
2nπ
1) un = sin 2) 3 5
3 vn +1 = − vn2 + vn + 1
2 2
Exercice n°11.
1 2 2 22 22 23 23
Soit ( un )n∈ la suite définie par la liste de ses termes : ; ; 2 ; 2 ; 3 ; 3 ; 4 ...
3 3 3 3 3 3 3
Démontrez que ( un ) est constituée de deux suites extraites décroissantes

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