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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université A. MIRA-Bejaia
Faculté de Technologie
Département de Génie Civil

Mémoire

Pour l’obtention du diplôme de Master en Génie Civil

Option : Structure

Thème
Étude sismique d’une structure en béton armé
par analyse temporelle non linéaire

Présenté par :
CHILLA Oualid
DJENAD Sonia

Soutenu le 26 juin 2018 devant le jury composé de :

Mr BOUROUBA Abdelhalim Président


Mr BELHAMDI Nourredine Encadreur
Mr ATTAL Riad Examinateur

Année universitaire 2017/2018


Remerciements

Avant tout, nous remercions le bon Dieu le tout puissant qui nous a donné le
courage, la force, la santé, la volonté et surtout la patience pour mener à bonne
fin ce modeste travail. Merci de nous avoir éclairé le chemin de la réussite.

Nous adressons nos plus sincères remerciements à notre promoteur Monsieur


BELHAMDI Nourredine qui nous a dirigés avec une grande rigueur
scientifique, sa patience, sa disponibilité tout au long de la réalisation de ce
mémoire, ainsi pour le temps qu’il nous a consacré et sans lui ce mémoire
n’aurait jamais vu le jour.

Nous avons eu le grand plaisir de travailler sous votre direction, et avons


trouvé auprès de vous le conseiller et le guide qui nous a reçus en toute
circonstance avec sympathie, sourire et bienveillance. Votre compétence
professionnelle incontestable ainsi que vos qualités humaines vous valent
l'’admiration et le respect de tous. Vous êtes et vous serez pour nous l'’exemple
de rigueur et de droiture dans l'’exercice de la profession.

Nos vifs remerciements vont également aux membres du jury Mr


BOUROUBA Abdelhalim et Mr ATTAL Riad pour l’’intérêt qu’ils ont porté à
notre recherche en acceptant d’’examiner notre travail et de l’’enrichir par
leurs propositions.

Une pensée particulière pour l’’ensemble des enseignants ayant contribué à


notre formation durant notre cycle d’’étude et à tous ceux qui nous ont aidés
de près ou de loin à l’’achèvement de ce travail.
Dédicaces
Je dédie ce modeste travail en signe de respect, reconnaissance et de remerciement :

À la mémoire de mon Père

Aucune dédicace ne saurait exprimer l’’amour, l’’estime, le dévouement et le respect


que j’ai toujours eu pour vous. Rien au monde ne vaut les efforts fournis jour et nuit
pour mon éducation et mon bien être. Ce travail est le fruit de tes sacrifices que tu as
consentis pour mon éducation. Que Dieu ait ton âme dans sa sainte miséricorde.

À ma très chère mère

Aucune dédicace ne saurait être assez éloquente pour exprimer ce que tu mérites pour
tous les sacrifices que tu n’as cessé de me donner depuis ma naissance. Tu as fait plus
qu’une mère puisse faire pour que ses enfants suivent le bon chemin dans leur vie et
leurs études. Ta prière et ta bénédiction m’ont été d’’un grand secours pour mener à
bien mes études. Je te dédie ce travail en témoignage de mon profond amour. Puisse
dieu, le tout puissant, te préserver et t’accorder santé, longue vie et bonheur.

À mes chers frères et sœurs

Faouzi, Ghilas, Nabil, Tackfarinas et Nadjib, exemple de courage et de sérieux qui


m’ont tout donné pour me permettre de réaliser mes rêves. Je vous souhaite un avenir
plein de joie, de bonheur, de réussite et de sérénité.

Tarik et sa femme Naima et leurs petites filles, je vous dédie ce travail avec tous mes
vœux de bonheur, de santé et de réussite.

Karima, Lynda ainsi qu’à leurs familles, Veuillez dans ce modeste travail l’’expression
de mon affection.

À ma très chère amie et ma binôme Sonia

Pour sa patience et la motivation qu’il m’a offert durant toute la période du mémoire,
et à sa tante Fatiha à qui je dois un énorme respect et à toute sa famille.

Sans ton aide, tes conseils et tes encouragements ce travail n’aurait vu le jour. En
souvenir de notre sincère et profonde amitié et des moments agréables que nous avons
passé ensemble, je vous dédie ce travail et je vous souhaite une vie pleine de santé et
de bonheur. Veuillez trouver dans ce travail l’’expression de mon respect le plus
profond et mon affection la plus sincère.

À tous mes Amis et à tous ceux qui me sont chers.

Oualid
Dédicaces
Je dédie ce modeste travail en signe de respect, reconnaissance et de remerciement :

À ma très chère tante Fatiha

Ma conseillère, qui m’a assisté dans les moments difficiles et m’a pris doucement par
la main pour traverser des épreuves pénibles. Je te suis très reconnaissante, et je ne te
remercierai jamais assez pour ton amabilité, ta générosité, ton aide précieuse et ton
soutien et ta présence permanente à mes côtés.

À mes très chers parents El djoudi et Linda

Aucune dédicace ne saurait exprimer mon respect, mon amour éternel et ma


considération pour les sacrifices que vous avez accordé pour mon instruction et mon
bien être. Je vous remercie pour tout le soutien et l’amour que vous me portez depuis
mon enfance et j’espère que votre bénédiction m’accompagne toujours.

Puisse Dieu, le très haut, vous accorder santé, bonheur et longue vie et faire en sorte
que jamais je ne vous déçoive.

À mes très chères et adorable sœurs Fatima et Cécylia, et mon petit


frère que j’adore Chérif.

En témoignage de mon affection fraternelle, de ma profonde tendresse et


reconnaissance, je vous souhaite une vie pleine de bonheur et de succès et que Dieu, le
tout puissant, vous protège et vous garde.

À mon très cher ami et mon binôme Oualid

Pour sa patience et la motivation qu’il m’a offert durant toute la période du mémoire,
et à son frère Ghilas à qui je dois un énorme respect et à toute sa famille.

Sans ton aide, tes conseils et tes encouragements ce travail n’aurait vu le jour. En
souvenir de notre sincère et profonde amitié et des moments agréables que nous avons
passé ensemble, je vous dédie ce travail et je vous souhaite une vie pleine de santé et
de bonheur.

Veuillez trouver dans ce travail l’’expression de mon respect le plus profond et mon
affection la plus sincère.

Sonia
Table des matières

INTRODUCTION GÉNÉRALE .............................................................................................................................. 1

CHAPITRE 1 COMPORTEMENT DYNAMIQUE NON LINÉAIRE DES STRUCTURES ........................................... 3

1.1. INTRODUCTION ................................................................................................................................................. 3


1.2. COMPORTEMENT LINÉAIRE.................................................................................................................................. 3
1.2.1. Modèle élastique linéaire ..................................................................................................................... 4
1.3. COMPORTEMENT NON LINÉAIRE ........................................................................................................................... 4
1.3.1. Exemple de comportement non linéaire ............................................................................................... 5
1.3.2. Modèle de comportement non linéaire ................................................................................................ 6
1.3.2.1. Modèle élasto-plastique Bilinéaire ............................................................................................... 6
1.3.2.2. Modèle TAKEDA ............................................................................................................................ 7
1.3.2.3. Modèle « Q »................................................................................................................................. 7
1.4. LOIS DE COMPORTEMENT DU BÉTON ARMÉ ............................................................................................................ 8
1.4.1. Lois de comportement du béton ........................................................................................................... 8
1.4.1.1. Loi de comportement de Mander pour le béton non confiné ...................................................... 8
1.4.1.2. Loi de comportement de Mander pour le béton confiné ............................................................. 9
A ) L’équation de base pour un chargement monotone en compression ............................................................... 9
B ) La relation contrainte déformation pour un chargement cyclique .................................................................. 13
1.4.2. Lois de comportement de l’acier ........................................................................................................ 16
1.4.2.1. Loi de comportement de Park pour l’acier ................................................................................. 16
1.4.2.2. Modèle de Menegotto et Pinto .................................................................................................. 17
1.5. DUCTILITÉ...................................................................................................................................................... 18

CHAPITRE 2 RÉPONSE DYNAMIQUE DES STRUCTURES SOUS ACTION SISMIQUE ...................................... 20

2.1. INTRODUCTION ............................................................................................................................................... 20


2.2. LE SÉISME ...................................................................................................................................................... 20
2.2.1. Réponse dynamique des structures .................................................................................................... 21
2.3. ÉQUATIONS DU MOUVEMENT DANS LE CAS D’UN SYSTÈME À COMPORTEMENT LINÉAIRE ET LEUR RÉSOLUTION. .................. 21
2.3.1. Équations du mouvement ................................................................................................................... 21
2.3.2. Superposition modale ......................................................................................................................... 22
2.4. ÉQUATIONS DU MOUVEMENT DANS LE CAS D’UN SYSTÈME À COMPORTEMENT NON LINÉAIRE ET LEUR RÉSOLUTION. ........... 24
2.4.1. Équations incrémentales du mouvement ........................................................................................... 24
2.4.2. Méthodes d’intégration pas à pas ...................................................................................................... 26
2.4.2.1. Famille d’algorithme de Newmark .............................................................................................. 26
A ) Méthode de l’accélération moyenne constante .............................................................................................. 26
B ) Méthode de l’accélération linéaire .................................................................................................................. 27
C ) Algorithme de Newmark .................................................................................................................................. 28
D ) Intégration des équations du mouvement ...................................................................................................... 29

CHAPITRE 3 MÉTHODES DE CALCUL DE L’ACTION SISMIQUE ASPECT RÉGLEMENTAIRE ............................ 31

3.1. INTRODUCTION ............................................................................................................................................... 31


3.2. MÉTHODE STATIQUE ÉQUIVALENTE (ANALYSE PAR FORCES LATÉRALES) ...................................................................... 31
3.2.1. Condition d’application de la méthode statique équivalente ............................................................. 32

i
3.3. MÉTHODE PUSH-OVER ..................................................................................................................................... 32
3.4. MÉTHODES DYNAMIQUES ................................................................................................................................. 32
3.4.1. Méthode d’analyse modale spectrale ................................................................................................ 32
3.4.2. Méthode d’analyse temporelle non linéaire ....................................................................................... 33

CHAPITRE 4 ÉTUDE ÉLASTIQUE LINÉAIRE D’UN BÂTIMENT EN BÉTON ARMÉ ........................................... 35

4.1. INTRODUCTION ............................................................................................................................................... 35


4.2. PRÉSENTATION DE LA STRUCTURE ....................................................................................................................... 35
4.2.1. Caractéristiques géométrique de la structure .................................................................................... 35
4.2.1.1. Dimension en élévation .............................................................................................................. 35
4.2.1.2. Dimension en plan ...................................................................................................................... 36
4.2.1.3. Vue en plan de la structure ......................................................................................................... 36
4.3. PRÉ DIMENSIONNEMENT DES ÉLÉMENTS .............................................................................................................. 36
4.3.1. Pré dimensionnement des planchers .................................................................................................. 36
4.3.1.1. Disposition des poutrelles ........................................................................................................... 36
4.3.1.2. Dimensionnement du plancher................................................................................................... 37
4.3.1.3. Pré dimensionnement des poutrelles ......................................................................................... 37
4.3.2. Pré dimensionnement des poutres ..................................................................................................... 38
4.3.2.1. Les poutres principales (PP) ........................................................................................................ 38
4.3.2.2. Les poutres secondaires (PS)....................................................................................................... 38
4.3.3. Les poteaux ......................................................................................................................................... 39
4.3.3.1. Évaluation des charges et des surcharges revenant au plancher courant et terrasse ................ 39
4.3.3.2. Descente de charge ..................................................................................................................... 39
A ) La surface afférente ......................................................................................................................................... 40
B ) Charge des planchers (courant et terrasse) ..................................................................................................... 40
C ) Charge des poutres .......................................................................................................................................... 40
D ) Charge des poteaux ......................................................................................................................................... 41
4.3.3.3. Vérification nécessaire pour le poteau ....................................................................................... 42
A ) Le critère de résistance .................................................................................................................................... 42
B ) Critère de stabilité de forme ............................................................................................................................ 43
C ) Vérification des conditions du RPA 99 / Version 2003 (Art 7.4.1).................................................................... 44
4.3.4. Conclusion .......................................................................................................................................... 44
4.4. MODÉLISATION ET ÉTUDE SISMIQUE LINÉAIRE DE LA STRUCTURE ............................................................................... 44
4.4.1. Introduction ........................................................................................................................................ 44
4.4.2. Modélisation ....................................................................................................................................... 44
4.4.3. Méthode de calcul des forces sismiques ............................................................................................. 45
4.4.4. Justification des prescriptions du RPA 99 / Version 2003 ................................................................... 46
4.4.4.1. Mode de vibration et taux de participation des masses modales .............................................. 46
4.4.4.2. Justification de la résultante des forces sismiques de calcul à la base ....................................... 49
4.4.4.3. Vérification de l’effort normal réduit .......................................................................................... 51
4.4.4.4. Justification vis à vis des déformations ....................................................................................... 52
4.4.4.5. Justification vis à vis des effets de second ordre (P-∆) ............................................................... 52
4.4.5. Conclusion .......................................................................................................................................... 53
4.5. FERRAILLAGE DES ÉLÉMENTS STRUCTURAUX.......................................................................................................... 54
4.5.1. Introduction ........................................................................................................................................ 54
4.5.2. Étude des poteaux .............................................................................................................................. 54
4.5.2.1. Calcul du ferraillage longitudinal ................................................................................................ 56

ii
A ) Exemple de calcul ............................................................................................................................................ 57
4.5.2.2. Calcul du Ferraillage transversale ............................................................................................... 58
A ) Exemple de calcul ............................................................................................................................................ 58
4.5.2.3. Vérifications à faire ..................................................................................................................... 59
A ) Vérification au flambement ............................................................................................................................. 59
B ) Vérification des contraintes ............................................................................................................................. 60
C ) Vérification aux sollicitations tangentes .......................................................................................................... 61
D ) Disposition constructive .................................................................................................................................. 61
E ) Détermination de la zone nodale ..................................................................................................................... 61
4.5.3. Étude des poutres ............................................................................................................................... 62
4.5.3.2. Calcul du ferraillage longitudinal ................................................................................................ 63
A ) Vérification de pourcentage des armatures selon le RPA 99 / Version 2003 .................................................. 63
B ) Exemple de calcul ............................................................................................................................................ 64
C ) Vérification des armatures selon le RPA 99 / Version 2003 ............................................................................. 65
4.5.3.3. Calcul du ferraillage transversal .................................................................................................. 65
A ) Calcul de Øt ...................................................................................................................................................... 65
B ) Calcul des espacements St ............................................................................................................................... 65
C ) Vérification des sections d’armatures transversales minimales ...................................................................... 66
4.5.3.4. Vérification à l’ELU ...................................................................................................................... 66
A ) Vérification des contraintes tangentielles ....................................................................................................... 66
B ) Les armatures longitudinales au cisaillement .................................................................................................. 66
4.5.3.5. Vérification à l’ELS ....................................................................................................................... 66
A ) État limite d’ouverture des fissures ................................................................................................................. 66
B ) État limite de compression du béton ............................................................................................................... 66
C ) État limite de déformation (évaluation de la flèche) ....................................................................................... 67
4.5.3.6. Dimensionnement des nœuds vis-à-vis des moments fléchissant (Vérification des zones
nodales) ...................................................................................................................................... 68

CHAPITRE 5 ÉTUDE SISMIQUE DU BÂTIMENT PAR ANALYSE TEMPORELLE NON LINÉAIRE ....................... 72

5.1. INTRODUCTION ............................................................................................................................................... 72


5.2. MODÉLISATION NON LINÉAIRE DE LA STRUCTURE ................................................................................................... 72
5.2.1. Lois de comportement des matériaux béton-acier utilisées ............................................................... 75
5.2.2. Estimation de la longueur de la rotule plastique Lp ........................................................................... 75
5.3. ACCÉLÉROGRAMMES UTILISÉS............................................................................................................................ 76
5.4. ANALYSE TEMPORELLE NON LINÉAIRE .................................................................................................................. 78
5.5. RÉSULTATS D’ANALYSE ..................................................................................................................................... 79
5.5.1. Déplacements inter-étages................................................................................................................. 79
5.5.2. Efforts tranchants à la base de la structure ....................................................................................... 80
5.5.3. Réévaluation des éléments de la structure ......................................................................................... 80
5.5.3.1. Justification vis-à-vis de la capacité de rotation de corde .......................................................... 81
5.5.3.2. Justification vis-à-vis de l’effort tranchant .................................................................................. 86
5.6. CONCLUSION.................................................................................................................................................. 91

CONCLUSION GÉNÉRALE ................................................................................................................................ 92

BIBLIOGRAPHIE .............................................................................................................................................. 94

iii
Table des figures

FIGURE 1.1. MODÈLE ÉLASTIQUE LINÉAIRE. ....................................................................................................................... 4


FIGURE 1.2. COURBE EFFORT-DÉPLACEMENT DE L’ACIER. ..................................................................................................... 5
FIGURE 1.3. COURBE EFFORT-DÉPLACEMENT DE BÉTON ARMÉ. ............................................................................................. 5
FIGURE 1.4. SCHÉMATISATION DU COMPORTEMENT NON-LINÉAIRE. ...................................................................................... 6
FIGURE 1.5. MODÈLE DE TAKEDA. ................................................................................................................................ 7
FIGURE 1.6. MODÈLE Q. ............................................................................................................................................... 7
FIGURE 1.7. DIAGRAMME CONTRAINTE DÉFORMATION DU BÉTON NON CONFINÉ. .................................................................... 8
FIGURE 1.8. DIAGRAMME CONTRAINTE DÉFORMATION POUR LE BÉTON CONFINÉ ET NON CONFINÉ. ........................................... 10
FIGURE 1.9. BÉTON CONFINÉ EFFICACE POUR UN FERRAILLAGE TRANSVERSAL RECTANGULAIRE.................................................. 11
FIGURE 1.10. DÉTERMINATION DE LA FORCE CONFINÉE À PARTIR DES CONTRAINTES DU CONFINEMENT LATÉRAL POUR DES SECTIONS
RECTANGULAIRES............................................................................................................................................... 13
FIGURE 1.11. DIAGRAMME CONTRAINTE DÉFORMATION POUR LA BRANCHE DÉCHARGEMENT D’APRÈS MANDER. ......................... 13
FIGURE 1.12. DIAGRAMME CONTRAINTE DÉFORMATION DE LA BRANCHE RECHARGEMENT D’APRÈS MANDER. ............................. 15
FIGURE 1.13. DIAGRAMME CONTRAINTE DÉFORMATION DE PARK POUR L’ACIER. ................................................................... 16
FIGURE 1.14. MODÈLE DE MENEGOTTO ET AL................................................................................................................. 17
FIGURE 2.1. HYPOTHÈSE DE L’ACCÉLÉRATION MOYENNE CONSTANTE. .................................................................................. 26
FIGURE 2.2. HYPOTHÈSE DE L’ACCÉLÉRATION LINÉAIRE. ..................................................................................................... 27
FIGURE 4.1. VUE EN PLAN DE LA STRUCTURE. .................................................................................................................. 36
FIGURE 4.2. PLAN DE DISPOSITION DES POUTRELLES. ........................................................................................................ 37
FIGURE 4.3. COUPE TRANSVERSALE D’UNE POUTRELLE. ..................................................................................................... 38
FIGURE 4.4. PLAN DU POTEAU LE PLUS SOLLICITÉ. ............................................................................................................ 40
FIGURE 4.5. SURFACE AFFÉRENTE DU POTEAU LE PLUS SOLLICITÉ. ........................................................................................ 40
FIGURE 4.6. 1ER MODE DE VIBRATION T= 0,875 S. ........................................................................................................... 48
FIGURE 4.7. 2ÉME MODE DE VIBRATION T=0,815 S. ......................................................................................................... 48
FIGURE 4.8. 3ÉME MODE DE VIBRATION T=0,719 S. .......................................................................................................... 48
FIGURE 4.9. SPECTRE DE RÉPONSE (SENS X ET SENS Y). ..................................................................................................... 50
FIGURE 4.10. ZONE NODALE. ....................................................................................................................................... 55
FIGURE 4.11. LES DIFFÉRENTS TYPES DES CADRES ET ÉPINGLES. ........................................................................................... 56
FIGURE 4.12. SECTION D'UN POTEAU SOUS MZ. .............................................................................................................. 57
FIGURE 4.13. SECTION D’UN POTEAU SOUS MY. .............................................................................................................. 58
FIGURE 4.14. SECTION D’UN POTEAU. ........................................................................................................................... 60
FIGURE 4.15. VÉRIFICATION DE LA ZONE NODALE. ............................................................................................................ 69
FIGURE 5.1. MÉTHODES DE PRISE EN COMPTE DE LA PLASTICITÉ (ADAPTÉ DE DEIERLEIN [21]). .................................................. 73
FIGURE 5.2. CAS D’UNE PLASTICITÉ LOCALISÉE DE TYPE FIBRE. ............................................................................................. 73
FIGURE 5.3. EXEMPLE DE DISCRÉTISATION EN FIBRE AU DROIT DE LA ROTULE PLASTIQUE. ......................................................... 74
FIGURE 5.4. LOI DE COMPORTEMENT DE L’ACIER. ............................................................................................................. 75
FIGURE 5.5. LOI DE COMPORTEMENT DU BÉTON. ............................................................................................................. 75
FIGURE 5.6. LES ACCÉLÉROGRAMMES ARTIFICIELS GÉNÉRÉS. ............................................................................................... 78
FIGURE 5.7. SPECTRES DES ACCÉLÉROGRAMMES ARTIFICIELS SUPERPOSÉS AU SPECTRE CIBLE DU RPA. ........................................ 78
FIGURE 5.8. REPÉRAGE DES POTEAUX DU RDC. ............................................................................................................... 80
FIGURE 5.9. VÉRIFICATION DE LA CAPACITÉ DE ROTATION DE CORDE SELON LE SENS X SOUS LA COMBINAISON EX MAX. .................. 83
FIGURE 5.10. VÉRIFICATION DE LA CAPACITÉ DE ROTATION DE CORDE SELON LE SENS X SOUS LA COMBINAISON EX MIN. ................. 83

iv
Liste des figures

FIGURE 5.11. VÉRIFICATION DE LA CAPACITÉ DE ROTATION DE CORDE SELON LE SENS Y SOUS LA COMBINAISON EY MAX. ................ 85
FIGURE 5.12. VÉRIFICATION DE LA CAPACITÉ DE ROTATION DE CORDE SELON LE SENS Y SOUS LA COMBINAISON EY MIN.................. 85
FIGURE 5.13. VÉRIFICATION DE L’EFFORT TRANCHANT SELON LE SENS X SOUS LA COMBINAISON EX MAX. .................................... 88
FIGURE 5.14. VÉRIFICATION DE L’EFFORT TRANCHANT SELON LE SENS X SOUS LA COMBINAISON EX MIN...................................... 88
FIGURE 5.15. VÉRIFICATION DE L’EFFORT TRANCHANT SELON LE SENS Y SOUS LA COMBINAISON EY MAX. .................................... 90
FIGURE 5.16. VÉRIFICATION DE L’EFFORT TRANCHANT SELON LE SENS Y SOUS LA COMBINAISON EY MIN. ..................................... 90

v
Liste des Tableaux

TABLEAU 4.1. SECTIONS PRÉALABLES DES POTEAUX. ......................................................................................................... 39


TABLEAU 4.2. ÉVALUATION DES CHARGES REVENANT AU PLANCHER COURANT ET TERRASSE À CORPS CREUX. ............................... 39
TABLEAU 4.3. POIDS PROPRE DES POTEAUX. ................................................................................................................... 41
TABLEAU 4.4. DÉGRESSION DES CHARGES D’EXPLOITATION. ............................................................................................... 42
TABLEAU 4.5. RÉCAPITULATIF DE LA DESCENTE DE CHARGE POUR LE POTEAU LE PLUS SOLLICITÉ. ................................................ 42
TABLEAU 4.6. LA PÉRIODE ET TAUX DE PARTICIPATION MASSIQUE DE LA STRUCTURE. ............................................................... 47
TABLEAU 4.7. FACTEURS DE DIRECTION MODALE. ............................................................................................................. 47
TABLEAU 4.8. VÉRIFICATION DE LA RÉSULTANTE DES FORCES SISMIQUES. .............................................................................. 51
TABLEAU 4.9. VÉRIFICATION DE L’EFFORT NORMALE RÉDUIT............................................................................................... 51
TABLEAU 4.10. VÉRIFICATION DES DÉPLACEMENTS. .......................................................................................................... 52
TABLEAU 4.11. JUSTIFICATION VIS-À-VIS DE L’EFFET P-∆. .................................................................................................. 53
TABLEAU 4.12. DIMENSIONS FINALES DES ÉLÉMENTS STRUCTURAUX. ................................................................................... 53
TABLEAU 4.13. ARMATURES LONGITUDINALES MINIMALES ET MAXIMALES DANS LES POTEAUX. ................................................. 55
TABLEAU 4.14. SOLLICITATION MAX DANS LES POTEAUX. ................................................................................................... 56
TABLEAU 4.15. ARMATURES CALCULÉES ET ADOPTÉES DANS LES POTEAUX. ........................................................................... 56
TABLEAU 4.16. ARMATURES TRANSVERSALES DANS LES POTEAUX........................................................................................ 59
TABLEAU 4.17. VÉRIFICATION DU FLAMBEMENT POUR L’ENSEMBLE DES POTEAUX. ................................................................. 60
TABLEAU 4.18. VÉRIFICATION DES CONTRAINTES DANS LE BÉTON DES POTEAUX. .................................................................... 60
TABLEAU 4.19. VÉRIFICATION DES SOLLICITATIONS TANGENTES DANS LES POTEAUX. ............................................................... 61
TABLEAU 4.20. SCHÉMAS DE FERRAILLAGE DES POTEAUX. .................................................................................................. 62
TABLEAU 4.21. SOLLICITATIONS MAXIMALES DANS LES POUTRES. ........................................................................................ 63
TABLEAU 4.22. FERRAILLAGE DES POUTRES PRINCIPALES ET SECONDAIRES. ............................................................................ 65
TABLEAU 4.23. VÉRIFICATION DES CONTRAINTES TANGENTIELLES. ....................................................................................... 66
TABLEAU 4.24. VÉRIFICATION DES ARMATURES LONGITUDINALES AU CISAILLEMENT. ............................................................... 66
TABLEAU 4.25. VÉRIFICATION DE LA LIMITE DE COMPRESSION DU BÉTON. ............................................................................. 67
TABLEAU 4.26. VÉRIFICATION DE LA FLÈCHE DES POUTRES. ................................................................................................ 67
TABLEAU 4.27. SCHÉMAS DE FERRAILLAGE DES POUTRES PRINCIPALES. ................................................................................. 68
TABLEAU 4.28. SCHÉMAS DE FERRAILLAGE DES POUTRES SECONDAIRES. ............................................................................... 68
TABLEAU 4.29. MOMENTS RÉSISTANTS DANS LES POTEAUX DANS LE SENS PRINCIPAL. ............................................................. 70
TABLEAU 4.30. MOMENTS RÉSISTANTS DANS LES POTEAUX SENS SECONDAIRE. ...................................................................... 70
TABLEAU 4.31. MOMENTS RÉSISTANTS DANS LES POUTRES PRINCIPALES. .............................................................................. 70
TABLEAU 4.32. MOMENTS RÉSISTANTS DANS LES POUTRES SECONDAIRES. ............................................................................ 71
TABLEAU 4.33. VÉRIFICATION DES ZONES NODALES SELON LE SENS PRINCIPAL. ....................................................................... 71
TABLEAU 4.34. VÉRIFICATION DES ZONES NODALES SELON LE SENS SECONDAIRE..................................................................... 71
TABLEAU 5.1. DISCRÉTISATION DE LA SECTION DU POTEAU (25×30).................................................................................... 74
TABLEAU 5.2. LONGUEUR DE LA ROTULE PLASTIQUE DES POUTRES ET DES POTEAUX POUR NOTRE BÂTIMENT. ............................... 76
TABLEAU 5.3. LES ACCÉLÉROGRAMMES NATURELS UTILISÉS POUR LA GÉNÉRATION DES ACCÉLÉROGRAMMES ARTIFICIELS. ............... 77
TABLEAU 5.4. DÉPLACEMENTS ENTRE ÉTAGES SOUS L’ACCÉLÉROGRAMME IMPERIAL VALLEY-06................................................ 79
TABLEAU 5.5. DÉPLACEMENTS ENTRE ÉTAGES SOUS L’ACCÉLÉROGRAMME KOBE JAPAN. .......................................................... 79
TABLEAU 5.6. DÉPLACEMENTS ENTRE ÉTAGES SOUS L’ACCÉLÉROGRAMME LANDERS. ............................................................... 79
TABLEAU 5.7. EFFORT TRANCHANT MAXIMUM À LA BASE DE LA STRUCTURE POUR CHAQUE ACCÉLÉROGRAMME. .......................... 80
TABLEAU 5.8. VÉRIFICATION DE LA CAPACITÉ DE ROTATION DE CORDE SELON LE SENS X. .......................................................... 82

vi
Liste des tableaux

TABLEAU 5.9. VÉRIFICATION DE LA CAPACITÉ DE ROTATION DE CORDE SELON LE SENS Y. .......................................................... 84


TABLEAU 5.10. VÉRIFICATION DE L’EFFORT TRANCHANT SELON LE SENS X. ............................................................................ 87
TABLEAU 5.11. VÉRIFICATION DE L’EFFORT TRANCHANT SELON LE SENS Y. ............................................................................ 89

vii
Introduction générale

Un séisme est une secousse du sol résultant de la libération brusque d’énergie accumulée
par les contraintes exercées sur les roches. Cette libération d’énergie se fait par rupture le
long d’une faille. Le séisme est la catastrophe naturelle la plus meurtrière et la plus
destructrice dans le Monde. Durant ces dernières années, des séismes de différentes
magnitudes ont frappé plusieurs pays du monde parmi lesquels l’Algérie. Au cours de son
histoire, elle a subi plusieurs tremblements de terre destructeurs. Parmi lesquels, ceux
qui ont secoué la ville d’El Asnam et de Boumerdès, respectivement en dates du 10 octobre
1980 et du 21 mai 2003, ayants causé des pertes considérables, en vies humaines et des
dégâts matériels importants.

Lors d’un séisme majeur, les bâtiments peuvent être endommagés ou complètement
ruinés, en particulier ceux pour lesquels des dispositions parasismiques n’ont pas été
prises en compte, lors de leur construction. Comme les gens n’ont pour l’instant aucun
moyen d’empêcher les séismes, ni de les prédire quand ils auront lieu, le génie
parasismique reste à ce jour le seul espoir de limiter le nombre et l’ampleur des dégâts
causés par les tremblements de terre. Il consiste alors à concevoir des immeubles et des
maisons capables de se déformer, voire de s’endommager, sans s’effondrer.

Le comportement sismique des structures est si complexe qu’il se laisse difficilement


appréhender par les outils analytiques usuels des ingénieurs. En effet, une structure
soumise à un violent séisme est sollicitée au-delà du domaine élastique de manière
dynamique et cyclique, par conséquent le comportement est fortement non linéaire. Le
comportement non linéaire est favorable dans le cas sismique, car il permet aux structures
de subir des déplacements inélastiques avec des dommages limités et sans effondrement,
ni perte de stabilité, pour cela la structure doit être doté d’une ductilité et d’une capacité
de dissipation d’énergie adéquates.

La forme la plus complète d’analyse des structures sous action sismique, dont le
comportement est non linéaire, est le calcul dynamique temporel non linéaire, où l’on tient
compte de la non linéarité des éléments structurels, en fournissant en données, des lois de
comportement non linéaires. Dans ce type d’analyse, l’action sismique est représentée par
des accélérogrammes, et le calcul s’effectue par intégration direct des équations du
mouvement, en utilisant une technique d’intégration numérique pas à pas dans le temps.

1
Introduction générale

L’analyse sismique a pour objectif de déterminer la réponse d’une structure pour une
sollicitation sismique donnée. En effet, pour la plupart des bâtiments, le dimensionnement
est effectué par une analyse élastique linéaire, au moyen du spectre de réponse en utilisant
la méthode modale spectrale. Le comportement réel d’une structure, soumise à une
violente sollicitation sismique, est fortement non linéaire, par conséquent le calcul
élastique linéaire devient insuffisant. Le dimensionnement en capacité, également nommé
dimensionnement ductile, se base sur la capacité de la structure au lieu de se focaliser sur
les sollicitations dont la détermination reste très imprécise. Le dimensionnement en
capacité vise à garantir un comportement ductile adéquat de la structure et à conférer,
aux structures, les aptitudes nécessaires à supporter favorablement les sollicitations
sismiques par la dissipation de l’énergie sous forme de déformations plastiques. Un grand
nombre de zones dissipatives se forment et se concentrent, au niveau des extrémités des
éléments de la structure (poteaux et poutres), ce sont les rotules dites plastiques, qui
dissipent l’énergie par un comportement cyclique sous sollicitations alternées.

L’objectif de ce mémoire consiste à faire une étude sismique d’une structure en béton armé
contreventée par portiques autostables, dimensionnée et calculée conformément aux
documents techniques réglementaires algériens par une analyse élastique linéaire, en
utilisant la méthode temporelle non linéaire sous accélérogramme.

Ce projet est organisé en cinq chapitres, de la présente introduction et d’une conclusion


générale. Le premier chapitre est une description du comportement dynamique non
linéaire des structures en béton armé, où on présentera quelques modèles du
comportement non linéaire les plus utilisés et les lois de comportement du béton armé. Le
deuxième chapitre est consacré à la formulation des équations dynamiques des structures
sous sollicitation sismique ainsi qu’à leurs méthodes de résolution, pour les systèmes
linéaires, et pour les systèmes non linéaires. Le troisième chapitre est consacré à la
présentation des méthodes de calcul de l’action sismique selon les règlements utilisés (RPA
99 / version 2003 et Eurocode 08). Le quatrième chapitre fait l’objet d’une étude élastique
linéaire, afin de dimensionner un bâtiment et ferrailler ses éléments structuraux. Dans le
chapitre cinq, une étude sismique temporelle non linéaire est réalisée, afin de faire une
réévaluation de la capacité des éléments de la structure en terme de déformation (rotation
de corde) pour le mécanisme ductile et en terme d’effort tranchant (cisaillement) pour le
mécanisme fragile.

2
Chapitre 1
Comportement dynamique non linéaire des
structures

1.1. Introduction
Lors d’un violent séisme, les structures ne demeurent pas dans l’état élastique. Par
conséquent, les systèmes linéaires ne représentent pas bien le comportement sismique réel
des structures. La non linéarité est incontournable pour une évaluation correcte de leur
réponse sismique. Pour effectuer une analyse temporelle non linéaire, il faut tout d’abord
disposer d’un modèle de comportement qui traduit la relation force déplacement de
l’élément de structure considéré en fonction de l’histoire du chargement. Un tel modèle est
nommé modèle hystérétique. [1]

De nombreuses études expérimentales, simulant les conditions de chargement cyclique


que peut engendrer une sollicitation sismique, ont été réalisées au cours de ces dernières
années sur des éléments structuraux, des modèles réduits de structures et des prototypes
de structures relativement simples à échelle réelle. Les résultats ont indiqué que les
courbes effort-déplacement présentent des boucles d’hystérésis en raison du
comportement inélastique. L’allure de ces boucles dépend de la forme du système
structurel et des matériaux constituants les éléments de la structure. [2]

L'objectif de ce chapitre est de décrire le comportement dynamique non linéaire des


structures en béton armé. À cet effet, nous allons présenter quelques modèles de
comportement les plus utilisés, et définir certaines caractéristiques et phénomènes
distinguant le comportement non linéaire des structures. On précédera le comportement
non linéaire des structures par une brève présentation du comportement linéaire.

1.2. Comportement linéaire


Pour mener avec succès une analyse numérique non linéaire d’une structure, il est
toujours lucide de précéder celle-ci par une analyse linéaire, puis introduire les sources de
non linéarité une à une. En outre, on a souvent recours au modèle linéaire, qui est à la
base de l’élaboration des spectres réglementaires.

3
Chapitre 1 Comportement dynamique non linéaire des structures

Donc, avant d’entamer la description du comportement non linéaire, on rappellera qu’est-


ce qu’un comportement linéaire en présentant le modèle élastique linéaire. [2]

1.2.1. Modèle élastique linéaire


Les déformations élastiques sont définies comme des déformations qui sont
proportionnelles à la force qui les provoques, et qui disparaissent après la suppression de
ces forces, dans ce cas la déformation est dite réversible.

La relation entre la force développée et le déplacement relatif est exprimée par :

F K. u t) (1.1)

Figure 1.1. Modèle élastique linéaire.

1.3. Comportement non linéaire


Des non linéarités peuvent intervenir lorsqu’une structure est soumise à un séisme
majeur. On peut rencontrer principalement deux types de non linéarité :

• Géométrique : les non linéarités géométriques sont rencontrés lorsque la


morphologie du système subit des modifications importantes au cours du
chargement. Leur prise en compte consiste à écrire systématiquement les équations
d’équilibre dans la configuration déformée du système.

• Matérielle : les non linéarités matérielles les plus communément rencontrées


induisent des relations non linéaires entre contraintes et déformations au sein des
matériaux et sont liées au caractère dissipatif des phénomènes. Leur prise en
compte recourt à des modèles de matériaux aptes à représenter les plastifications
des structures en acier ou les écrasements et les fissurations des structures en
béton armé. [2]

4
Chapitre 1 Comportement dynamique non linéaire des structures

1.3.1. Exemple de comportement non linéaire


Les exemples présentés dans les figures (1.2) et (1.3) sont issus d’essais réalisés sur des
poutres, pour l’étude du comportement des matériaux de construction soumis à des
sollicitations sismiques (cyclique).

Figure 1.2. Courbe effort-déplacement de l’acier.

Figure 1.3. Courbe effort-déplacement de béton armé.

Les courbes cycliques effort-déplacement dépendent fortement du matériau étudié. Elles


présentent cependant des traits communs :

• Au début du chargement, pour les faibles amplitudes de déplacement, le


comportement est linéaire ;

• Au-delà d’un certain seuil de déplacement, les non-linéarités apparaissent dans la


courbe effort-déplacement, qui se traduisent par une limitation de l’effort maximal
applicable à la pièce testée ;

• Lors des cycles de charge-décharge, des boucles d’hystérésis apparaissent qui


traduisent une dissipation d’énergie. [3]

Pour des cycles d’amplitude de déplacement élevée, les différences notables entres les deux
matériaux testés sont relatives à la dégradation qui apparait pour le béton armé, car
l’effort applicable à la pièce chute très rapidement au-delà d’un certain seuil ; par contre,
pour l’acier cet effort reste sensiblement constant.

5
Chapitre 1 Comportement dynamique non linéaire des structures

Les courbes des figures (1.2) et (1.3) ne sont que la manifestation, à l’échelle macroscopique
de la pièce testée, de phénomènes irréversibles se produisant à l’échelle du matériau :
plastification de l’acier, fissuration de béton et plastification des armatures.

1.3.2. Modèle de comportement non linéaire


Afin de reproduire le comportement sismique des éléments de structure, de nombreux
modèles hystérétiques ont été proposés. Ces différents modèles se distinguent
essentiellement par la qualité de leur simulation ainsi que par l’effort de programmation
qui leur est associé.

Dans ce qui suit, nous allons présenter quelques modèles non linéaires idéalisés. Ces
modèles sont caractérisés par une loi de comportement formée par des segments de droites.

1.3.2.1. Modèle élasto-plastique Bilinéaire


Le comportement non linéaire du béton armé (figures 1.3) est complexe et délicat à
modéliser. Par contre, celui de l’acier (figure 1.2) peut être schématisé comme indiqué sur
la figure 1.4.

Figure 1.4. Schématisation du comportement non-linéaire.

Le comportement décrit sur la figure (1.4) correspond à une schématisation élastique


parfaitement plastique du comportement du système ; il est très proche du comportement
réel de la pièce en acier. Sous chargement cyclique, la courbe effort-déplacement comporte
une pente initiale jusqu’à un déplacement correspondant à une force dite limite
d’élasticité, puis un plateau à effort constant au-delà de (écoulement plastique libre).

La décharge qui intervient pour la valeur du déplacement, s’effectue suivant un


trajet parallèle à celui du chargement initial ; la décharge se poursuit jusqu’à l’atteinte en
traction d’une force égale à valeur pour laquelle un plateau apparaît dans la courbe.
Le rechargement à partir d’un point de ce plateau suit de nouveau un trajet parallèle à
celui du chargement initial, et ainsi de suite. [3]

6
Chapitre 1 Comportement dynamique non linéaire des structures

1.3.2.2. Modèle TAKEDA


Le modèle Takeda est un modèle sophistiqué, qui convient bien à la simulation du béton
armé, car il contient toutes les caractéristiques requises. La loi force-déplacement du
modèle Takeda, pour les grands cycles plastiques, est représentée sur la figure (1.5). Ce
modèle intègre des conditions réalistes pour les courbes de recharge, ce qui lui permet de
reproduire d’une manière meilleur le comportement du béton armé que le modèle élasto-
plastique. Les courbes de recharge sont ajustées par le paramètre qui doit étre comprit
entre 0 et 1. [4]

Figure 1.5. Modèle de TAKEDA.

La dégradation de rigidité de décharge ( ) est définie par le paramètre en fonction de


la ductilité par l’expression suivante :


(1.2)

Où est le paramètre de dégradation de la rigidité lors du déchargement.

1.3.2.3. Modèle « Q »
Le modèle Q est une version simplifiée du modèle Takeda, il a été proposé par Saiidi et
Sozen [5]. Comparé au modèle Takeda, la considération de la valeur absolue du
déplacement maximal, dans les deux directions, constitue la simplification principale de
ce modèle. Le modèle Q représenté sur la figure (1.6), peut être aperçu comme un modèle
bilinéaire modifié, qui considère la dégradation de la rigidité de décharge, mais ne prend
en compte aucune dégradation de résistance. [4]

Figure 1.6. Modèle Q.

7
Chapitre 1 Comportement dynamique non linéaire des structures

1.4. Lois de comportement du béton armé


Toute étude, d’un problème structural, nécessite la connaissance d’au moins la géométrie
de la structure et les matériaux constitutifs. Le comportement de chaque matériau est
défini dans la littérature par différentes lois de comportement.
La structure étudiée dans ce mémoire est réalisée en béton armé. Ce matériau composite
est constitué de deux éléments : le béton et l’acier.
 Le béton travaille principalement en compression, ses performances en traction
sont très faibles. En compression, le béton peut se trouver sous deux états différents
des contraintes :
• Le premier nommé non confiné, le matériau ne se trouvant pas à l’intérieur
du volume sujet à l’emprise des armatures transversales et longitudinales.
• Le seconde, nommé confiné, le matériau se trouvant dans le volume
d’emprise des armatures. [6]
 L’acier est le deuxième matériau qui rentre dans le béton armé, son rôle est de
reprendre les efforts de traction.

1.4.1. Lois de comportement du béton


La multiplicité des modèles proposés, pour la modélisation du comportement du béton, est
due essentiellement à la difficulté dans l’élaboration d’un modèle suffisamment fiable,
pour bien représenter le comportement complexe du béton, et simple pour qu’il soit
exploité dans des modélisations des structures en béton armé.
Beaucoup de chercheurs se sont intéressés à définir des lois de comportements pour le
béton. Nous présentons ci-dessous le modèle de Mander pour le béton non confiné et
confiné utilisé dans ce mémoire.

1.4.1.1. Loi de comportement de Mander pour le béton non confiné


Le diagramme contrainte-déformation du béton non confiné proposé par Mander [7], est
constitué d’une portion courbée et d’une portion linéaire.

Figure 1.7. Diagramme contrainte déformation du béton non confiné.

8
Chapitre 1 Comportement dynamique non linéaire des structures

Pour le diagramme contrainte déformation du béton non confiné où ε ≤ 2ε# , l’équation


suivante décrit la portion courbée du diagramme :

$%& '
' () *
(1.3)

Où :

: contrainte du béton à la compression.

ε : déformation du béton à la compression.

#
+ : la Résistance du béton non confiné à la compression.

ε# : déformation du béton non confiné à la compression correspondant à +.


#

Pour le diagramme contrainte déformation du béton non confiné où 2ε# < ε ≤ ε-


l’équation suivante décrit la portion linéaire du diagramme :

/$%& ' 1 1
.' ()/*
0 .1 2 /13& 0 (1.4)
2 3

ε- : la capacité de déformation ultime du béton à la compression.

Les variables 4 et 5 sont données par les équations suivantes :


13
4
1&3
(1.5)

6%
5 7&%
(1.6)
6%
8&3

Où :

9+ : module d’élasticité du béton initial.

1.4.1.2. Loi de comportement de Mander pour le béton confiné


La difficulté principale, pour la détermination de la relation contrainte-déformation d’un
béton confiné, est la détermination de la résistance à la compression du confinement du
béton ( ++# ). La résistance à la compression du béton confiné ++# est déduite en fonction de
la contrainte effective latérale du confinement :# . [7]

A ) L’équation de base pour un chargement monotone en compression


Mander et al [7] ont proposé une approche contrainte-déformation unifiée, pour le béton
confiné, applicable aux armatures transversales de forme circulaire et rectangulaire. Le
modèle contrainte-déformation, illustré à la figure1.8, est basé sur une équation suggérée
par Popovics [8]. Pour une vitesse de déformation lente (quasi-statique) et une charge
monotone, la contrainte longitudinale du béton en compression + est donnée par :

9
Chapitre 1 Comportement dynamique non linéaire des structures

$%%
& '
+
' () *
(1.7)

++ :
#
la résistance du béton confiné à la compression.
13
4 133
(1.8)

ε : déformation du béton à la compression.

ε : déformation du béton confiné à la compression correspondant à ++ .


#

$&
ε ε ; <1 + 5 .$%%
& 10A (1.9)
%@

Figure 1.8. Diagramme contrainte déformation pour le béton confiné et non confiné.

Où #
+B et ε ; sont respectivement : la résistance du béton non confiné et déformation
correspondante (généralement ε ; 0,002).

6%
5
6% 6EF%
(1.10)

9+ : le module d’élasticité tangent du béton.

9+ 5 G +B HIJ
# (1.11)

9KL+ : le module sécant du béton confiné correspondant à la contrainte au pic.

$%%
9KL+
&

133
(1.12)

 La pression du confinement latérale effective


En utilisant la relation contrainte déformation donnée par la formule (1.7), pour la
détermination de la ductilité et la résistance des poteaux, il est supposé que la section du
béton confiné A est celle délimité par l’armature transversale.

10
Chapitre 1 Comportement dynamique non linéaire des structures

La pression latérale effective du confinement est donnée par la formule suivante pour
A > AO :

: PL
#
: (1.13)

: : pression latérale des aciers transversaux supposé uniformément distribuer autour de


la surface de béton confiné.

Le coefficient d’efficacité du confinement est donné comme suit :

QF
PL
Q%%
(1.14)

RL : surface efficace de béton confiné.

La section du béton confiné délimité par l’armature transversale est donnée par cette
formule :

R++ R+ 1 S++ ) (1.15)

S++ : rapport de la section des armatures longitudinale à la surface du béton confiné.

R+ : surface du béton confiné prise entre axe de l’armature transversale.

 Confinement efficace par des cadres rectangulaires


La surface efficace, confinée au niveau des armatures transversales, est obtenu par
soustraction de la surface de la parabole qui contient le béton confiné inefficace. [7]

Figure 1.9. Béton Confiné efficace pour un ferraillage transversal rectangulaire.

Par conséquent la surface totale de béton confiné inefficace au niveau des armatures
transversales pour n barres longitudinales est donnée comme suit :
Z
VWX& Y
RT ∑\T](
[
(1.16)

11
Chapitre 1 Comportement dynamique non linéaire des structures

En incorporant l’influence des surfaces ineffectives en élévation, la surface efficace du


béton confiné entre les niveaux des armatures transversales est donnée par la formule
suivante :
Z
VWX& Y
∑\T](
b& b&
RL ^_+ `+ a .1 0 .1 0
[ /c% /d%
(1.17)

Où :

eT# : espacement entre deux aciers longitudinaux.

_+ fg `+ : dimension du béton confiné entre axes des armatures transversales.

h # : espacement des armatures transversales.

De l’équation (1.12) le coefficient d’efficacité du confinement pour les armatures


transversales rectangulaires est donné par la formule suivante :
Z
X .j& 0 r& r&
i( ∑n
Xopkl% m% q ( Zl% (
Zm%
PL ( s%% )
(1.18)

Il est possible pour une section de béton armé rectangulaire d’avoir différentes quantités
d’acier à confinement transversal dans les directions x et y qui peuvent être exprimés
comme suit :

QE
S K d%
(1.19)

QE
S
K c%
(1.20)

Où RK et RK : sections totales des armatures transversales dans les directions x et y.

Les contraintes latérales du confinement dans le béton dans les deux directions x et y sont
données par les formules suivantes :

QE
: K d% t S t (1.21)

QE
: t S t
K c%
(1.22)

t : contrainte limite élastique des armatures transversales.

Les contraintes latérales effectives du confinement dans les directions x et y sont données
par les relations suivantes :

:
#
uL : uL S t (1.23)

:
#
uL : uL S t (1.24)

12
Chapitre 1 Comportement dynamique non linéaire des structures

 La résistance à la compression du béton confiné


La résistance à la compression du béton confiné est déterminée par l’utilisation de l’abaque
sur la figure 1.10.

Figure 1.10. Détermination de la force confinée à partir des contraintes du confinement latéral pour des
sections rectangulaires.

B ) La relation contrainte déformation pour un chargement cyclique


La courbe contrainte-déformation de charge monotone est supposée former une enveloppe
à la réponse de contrainte-déformation de charge cyclique. C’est-à-dire que la courbe
monotone est supposée être la courbe du squelette. Les résultats du test pour béton confiné
par Mander et al [7] montrent que cette hypothèse est également raisonnable pour les
modèles de béton armé.

 Déchargement en compression
La figure (1.11) montre une courbe contrainte-déformation de déchargement, établie à
partir de la courbe contrainte déformation de charge en compression donnée par l’équation
(1.7). Une déformation plastique (vw: ) basée sur les cordonnées (v \ fg \ ) au
déchargement doit être déterminé. [7]

Figure 1.11. Diagramme contrainte déformation pour la branche déchargement d’après Mander.

13
Chapitre 1 Comportement dynamique non linéaire des structures

La déformation plastique (vw: ) se trouve sur la pente sécante de déchargement comme


indiqué sur la figure (1.11), qui dépend de la déformation (v ) à l’intersection de la
première tangente et de la pente de déchargement. La déformation (v ) est donnée par la
formule suivante :

v J Gv \ v++ (1.25)

x%%
J x
%% ) xyn
Avec (1.26)

z.z{ xyn
Ou J x%%
(1.27)

La déformation plastique sur la ligne sécante entre v et v \ est donnée par :

xyn )x )$yn
vw: v \
$yn ) 6% x )
(1.28)

La courbe de déchargement représentée sur la figure (1.11) est alors supposée être définie
comme forme modifiée de l’équation (1.7), à savoir :

$yn '
+ \ ' () *
(1.29)

Où :

6y
5 6 6EF%
(1.30)
y

$yn
9KL+ x
yn x|}
(1.31)

x% xyn
4
x|} xyn
(1.32)

Avec 9 : module d’élasticité initiale au début de déchargement.

9 _ ~ 9+ (1.33)

Où :

$yn
_ & ≥ 1
$%@
(1.34)

x z.€
~ .x %% 0 ≤ 1 (1.35)
yn

Les coefficients a, b et c, dans les équations (1.26), (1.34) et (1.35), ont été évalués pour
donner le "meilleur ajustement" de la relation contrainte déformation supposée dans
l’équation (1.29), à des courbes de déchargement expérimentales sélectionnées. Les
courbes expérimentales utilisées ont été prises à partir de l’étude de Karsan et Jirsa [9] et
Sinha et al [10] pour béton non confiné, et de Mander et al [7] pour béton confiné.

14
Chapitre 1 Comportement dynamique non linéaire des structures

 Rechargement en compression
La figure ci-dessous montre des courbes contrainte-déformation, incluant le déchargement
et le rechargement des éléments. Les coordonnées du point de rechargement (v'B , 'B )
peuvent être déterminées soit à partir de la courbe de déchargement, ou à partir de l’état
fissuré. Une relation contrainte-déformation linéaire est supposée entre v'B et v \ à une
amplitude de contrainte révisée pour tenir compte de la dégradation cyclique. Le nouveau
point de déformation ( \LW ) est supposé être donné par l’équation suivante :

\LW 0,92 \ + 0,08 'B (1.36)

Une courbe de transition parabolique est utilisée entre la relation linéaire :

+ 'B + 9' v+ v'B ) (1.37)

Où :

$*@ $nFj
9'
x*@ xyn
(1.38)

Figure 1.12. Diagramme contrainte déformation de la branche rechargement d’après Mander.

La courbe de transition parabolique est décrite par :

~ 5f + 95f 4 + R42 (1.39)

Où :

4 v+ v'L ) (1.40)

6* 6*F
R ƒ„ $nFj $*F ) 6* xyn x*F )…
(1.41)

$yn $nFj
v'L v \ + 7&
(1.42)
6* /) &%%
7 %@

9'L fg 'L = le module tangent du point de retour commun et la contrainte déterminée à


partir de la déformation de retour, en utilisant la relation contrainte-déformation
monotone, respectivement.

15
Chapitre 1 Comportement dynamique non linéaire des structures

1.4.2. Lois de comportement de l’acier


Nous présentons ci-dessous deux modèles pour définir les lois de comportement de l’acier,
le modèle de Park et le modèle de Menegotto et Pinto.

1.4.2.1. Loi de comportement de Park pour l’acier


Pour le comportement de l’acier, on utilise le modèle de Park. Sa loi de comportement
contrainte-déformation est illustrée dans la figure (1.13). [11]

Figure 1.13. Diagramme contrainte déformation de Park pour l’acier.

Où :

v : déformation limite élastique de l’acier.

vKt : déformation de l’acier correspondant au début de l’écrouissage.

vK : déformation ultime de l’acier.

K : contrainte limite élastique de l’acier.

K : contrainte ultime de l’acier.

9K : modules d’élasticité de l’acier.

Les équations définissant les relations, contrainte déformation de la loi du comportement


de l’acier sont données comme suit :

Pour vK ≤ v on a K 9K vK (1.43)

Pour v ≤ vK ≤ vKt on a K K (1.44)

Pour vKt ≤ vK ≤ vK

x xE† ))/ xE xE† ) [z )


K K <.[z xE 0+ . 0A
xE† ))/ / ‡z')()Z
On a (1.45)
E

16
Chapitre 1 Comportement dynamique non linéaire des structures

Avec :

7Ey
‡z')()Z [z' (
ˆ
7E
(€' Z
(1.46)

5 vK vKt (1.47)

1.4.2.2. Modèle de Menegotto et Pinto


Le modèle de Menegotto et Pinto [12] est généralement utilisé pour simuler le
comportement des barres d’acier sous chargement cyclique. La courbe de traction cyclique
de l’acier est typiquement décrite par une équation unique en termes de relation
contraintes-déformations comme suit :

( c)x∗
‰∗ _v ∗ + p
() x ∗ )‹ ) Œ‹
(1.48)

• •*
‰∗
• •*
(1.49)

x x*
v∗
x x*
(1.50)

L’équation (1.48) représente une courbe de transition entre une droite asymptotique de
pente 9z et une autre asymptote de pente 9( (droites a et b sur la figure 1.14). ‰z et vz sont,
respectivement, la contrainte et la déformation au point de rencontre des deux asymptotes
(point A sur la figure 1.14), ‰' et v' sont, respectivement, la contrainte et la déformation
au point de la dernière inversion de déformation avec la contrainte correspondante de
même signe (point B sur la figure 1.14), b est le taux d’écrouissage qui est le rapport des
pentes 9z et 9( , et R est un paramètre qui intervient sur la forme de courbe de transition
et permet une bonne représentation de l’effet de Bauschinger.

Figure 1.14. Modèle de Menegotto et al.

17
Chapitre 1 Comportement dynamique non linéaire des structures

1.5. Ductilité
La ductilité est le paramètre clé du comportement sismique. En effet, lorsqu’une structure
se déforme plastiquement pendant un séisme, une grande partie de l’énergie introduite
est dissipée dans les zones plastiques, ce qui entraine généralement une réduction de la
sollicitation. Une ductilité suffisante permet le développement de ce phénomène favorable.

Le comportement d’une structure à l’action sismique dépend à la fois de sa résistance et


de sa ductilité, la difficulté consiste à choisir la combinaison optimale de ces deux
paramètres selon les situations. Parfois, la résistance avec un minimum de ductilité peut
suffire, alors que dans d’autres cas, la combinaison d’une résistance réduite et d’une
grande ductilité peut être indiquée. Une résistance adéquate de tous les éléments de la
structure doit être assurée sous l’effet de la combinaison sismique d’actions, alors que les
déformations non linéaires dans les zones critiques doivent assurer la ductilité globale
considérée dans les calculs. [13]

Dans la pratique, l’arbitrage entre la résistance et la capacité de dissipation de l’énergie


est caractérisé par les valeurs du coefficient de comportement et les classes de ductilités
associées.

Suivant la nature et l’importance des dispositions constructives, l’Eurocode 08 [14] par


exemple propose trois niveaux de ductilité : [13]

• Classe de ductilité limite DCL : structures faiblement dissipatives ; les dispositions


constructives n’améliorent que dans une proportion très faible la ductilité de
l’ensemble de la structure. Aucune dissipation d’énergie n’est acceptable et le
coefficient de comportement pour les constructions en béton armé est limité à R ≤
1,5.

• Classe de ductilité moyenne DCM : les dispositions constructives ont pour objet de
mettre la structure en état de supporter quelques cycles de déformation poste
élastiques répétées ou alternées, d’amplitude relativement modérée sans ruptures
fragiles.

• Classe de ductilité élevée DCH : les dispositions constructives visent à mettre la


structure en état de dissiper d’importantes quantités d’énergie sous plusieurs
cycles de déformations.

On distingue quatre manières de quantifier la ductilité dans une structure, à savoir :


la ductilité de déformation, la ductilité de courbure, la ductilité de rotation et la ductilité
de déplacement. [2]

18
Chapitre 1 Comportement dynamique non linéaire des structures

• Ductilité de déformation

On définit la ductilité de déformation comme le rapport de la déformation maximale


imposée v à la déformation élastique limite v :

x
Žx
x
(1.51)

• Ductilité de courbure

La ductilité en courbure est généralement une mesure de la ductilité locale de la structure.


Elle est définit comme étant le rapport entre la courbure maximale ∅ et la courbure à
la limite d’élastique ∅ :


Ž∅ ∅
(1.52)

• Ductilité de rotation

On définit la ductilité de rotation de la poutre comme le rapport entre la rotation maximale


de la rotule plastique • et la rotation à la limite d’élasticité • :


Ž‘ ‘
(1.53)

• Ductilité de déplacement

La ductilité en déplacement est généralement une mesure de la ductilité globale de la


structure. Elle est définit comme étant le rapport du déplacement latéral maximal ∆
au déplacement latéral élastique limite ∆ :

’ ∆
Ž∆ ’ ∆
(1.54)

La ductilité globale (Ž∆ ) correspond au rapport des déformations horizontales au sommet


et considère les déformations au niveau de la structure tout entière. Elle permet de
déterminer le niveau de réduction de la sollicitation sismique. La ductilité locale (Ž∅ )
considère les déformations au niveau des rotules plastiques. Elle correspond aux
sollicitations effectives des matériaux et ses valeurs sont nettement plus élevées que celles
de la ductilité globale. [4]

19
Chapitre 2
Réponse dynamique des structures sous action
sismique

2.1. Introduction
Lorsque des charges ou des déplacements sont appliqués très lentement sur une structure,
les vitesses de déformations engendrées sont faibles et les forces d’inertie, issues de la
réponse de la masse de la structure, sont négligeables et peuvent être ignorées dans
l’équation de l’équilibre. Cela correspond à ce que l’on appelle habituellement la réponse
statique de la structure. En revanche, si les charges ou les déplacements sont appliqués
rapidement, les forces d’inertie ne peuvent pas être négligées dans l’équation d’équilibre
et la structure réagit dynamiquement à ces excitations (les vitesses de déformations sont
plus au moins élevées). En outre, des forces d’amortissement peuvent également se
développer et doivent également être considérées dans l’équation d’équilibre.

La résolution de l’équation d’équilibre peut être conduite en utilisant plusieurs méthodes


(élastique ou inélastique) qui sont disponibles pour prédire le comportement sismique des
structures. [15]

2.2. Le séisme
Les tremblements de terre sont généralement provoqués par des ondes sismiques naissant
lors des déplacements saccadés de la croûte terrestre dans une zone de rupture (faille
active). Des ondes de diverses natures et vitesses parcourent différents chemins avant
d’atteindre un site et de soumettre le sol à divers mouvements. Les effets d’un
tremblement de terre sur un ouvrage sont essentiellement déterminés par les variations
temporelles de trois paramètres décrivant les mouvements du sol, soit son
accélération a” ), sa vitesse v” ) et son déplacement u” ). Les mouvements du sol pour un
séisme dépendent de nombreux paramètres, comme la distance, la direction, la profondeur
et le mécanisme de la zone de rupture de la croûte terrestre (foyer), mais aussi des
caractéristiques locales du sol (vitesse des ondes de cisaillement). Ces ondes correspondent
à des ondes de volume (onde primaire P et secondaire S), et les ondes de surface (onde de
Love et onde de Raleigh). [16]

20
Chapitre 2 Réponse dynamique des structures sous action sismique

2.2.1. Réponse dynamique des structures


L’application la plus répandue de la dynamique des structures en génie civil est dans
l’étude de la réponse des structures aux tremblements de terre. La raison principale est
que les tremblements des terres génèrent des forces d’inertie importantes pour la grande
majorité des bâtiments.

La réponse dynamique d’une structure conduit à la détermination des déplacements de la


structure dans le temps. Pour un système linéaire, on additionne la réponse statique
maximale à la réponse dynamique maximale, afin d’obtenir la réponse totale. Dans le cas
d’un système non linéaire, il faut d’abord calculer les effets des forces appliquées, de façon
statique, et y ajouter, ensuite, les effets des forces dynamiques de manière à obtenir la
réponse totale. [17]

2.3. Équations du mouvement dans le cas d’un système à comportement linéaire


et leur résolution.

2.3.1. Équations du mouvement


L’écriture des équations du mouvement, pour un système simple en cisaillement, conduit
à définir les matrices de masse, d’amortissement et de rigidité.

On peut écrire l’équation d’équilibre dynamique sous la forme de l’équation matricielle


suivante :

–+ — + b I g) (2.1)

Dans laquelle :

– : est le vecteur des forces d’inertie qui s’écrit – H˜™

— : le vecteur des forces d’amortissement dont l’expression est — š˜›

b : le vecteur des forces élastique qui s’exprime b u˜

L’équation devient :

H ˜™œ g) + š˜› g) + u˜ g) 0 (2.2)

Par ailleurs, la règle de composition des déplacements permet d’exprimer le déplacement


absolu en fonction du déplacement relatif par l’expression suivante :

˜™œ g) + 5. • (2.3)

Avec r le vecteur de couplage dynamique, qui relie la direction du mouvement à la base


avec la direction de chaque degré de liberté.

21
Chapitre 2 Réponse dynamique des structures sous action sismique

L’équation (2.2) devient :

H ™ g) + š˜› g) + u˜ g) H. 5. ™ • g) I g) (2.4)

Comme le système (2.4) est linéaire sa résolution peut se faire soit par la méthode
d’intégration directe pas à pas dans le temps, ou par la méthode de superposition modale.
C’est cette dernière qui est généralement utilisée, lorsqu’il s’agit de systèmes linéaires.

2.3.2. Superposition modale


La superposition modale est une méthode très efficace pour le calcul de la réponse dans le
temps, des structures linéaires à plusieurs degrés de liberté soumis à un chargement
dynamique (ou accélération à la base) quelconque.

La solution cherchée est une combinaison linéaire des solutions d’équations découplées.
L’analyse modale consiste à transformer les équations de coordonnées géométriques à un
nouveau système en coordonnées généralisées.

Pour le calcul de la réponse dans le système de coordonnées géométriques, à partir des


réponses modale yŸ t), les déplacements de la composante modale uŸ t) sont donnés par :

T g) T ¡T g) (2.5)

Le vecteur des déplacements est la somme de toutes les composantes modales.

˜ g) ¢£ g) (2.6)

U : vecteur déplacement géométrique

Y : vecteur déplacement généralisé

Φ : la matrice modale qui permet la transformation des coordonnées géométriques aux


coordonnées généralisées.

L’équation du mouvement s’écrit sous la forme suivante :

„H…¤ ™ ¥ + „š…¤ › ¥ + „u…¤ ¥ I g) (2.7)

En remplaçant l’équation (2.6) dans l’équation (2.7) :

H¢£™ + š¢£› + u¢£ I g) (2.8)

Découplage de l’équation du mouvement :

Le découpage s’effectue en multipliant l’équation du mouvement donnée par l’équation


(2.8) par la transposée du mode de vibration ΦŸ§ :

¢T¨ H¢£™ + ¢T¨ š¢£› + ¢T¨ u¢£ ¢T¨ I g) (2.9)

22
Chapitre 2 Réponse dynamique des structures sous action sismique

En utilisant les propriétés d’orthogonalité pour les deux modes de vibration (i et j) :

¢T¨ H¢© 0 Pour i ≠ j (2.10)


¢T¨ u¢© 0 Pour i ≠ j (2.11)

Et on suppose aussi que la propriété d’orthogonalité s’applique à la matrice


d’amortissement C :

¢T¨ š¢© 0 Pour i ≠ j (2.12)

Donc l’équation devient :

HT ¡™ T + šT ¡› T + uT ¡T IT g) (2.13)

Avec :

HT ¢T¨ H¢T Masse généralisée du mode i

šT ¢T¨ š¢T Amortissement généralisé du mode i

uT ¢T¨ u¢T Rigidité généralisée du mode i

IT g) ¢T¨ I g) Chargement généralisé du mode i

On divise l’équation (2.13) par HT on obtient :

¯X œ)
¡™ T + 2-T ®T ¡› T + ®T/ ¡T °X
(2.14)

Avec :

®T/ °X
X
(2.15)

±X
-T /²X °X
(2.16)

ωŸ : pulsation propre du mode i

ζŸ : taux d’amortissement du mode i

Pour chaque mode considéré i, on peut effectuer la résolution de l’équation (2.14), soit par
intégration direct pas à pas, soit en utilisant une décomposition de la sollicitation en série
de Fourier, soit en appliquant l’intégrale de Duhamel. [2]

La réponse pour le mode i en utilisant l’intégrale de Duhamel d’écrit :

( œ
¡T g) ¶ I ·)f ¸X ²X œ ¹)
º»¼ ®—T g ·)`·
°X ²µX z T
(2.17)

23
Chapitre 2 Réponse dynamique des structures sous action sismique

®—T ® T ½1 -T / (2.18)

®—T : pulsation des vibrations amortie du mode i

Après résolution des équations pour chacune des coordonnées généralisées ¡T g), on
obtient les déplacements géométriques uŸ t).

T g) ∑\©]( ¢©T ¡© g) (2.19)

Φ©T : degré de liberté i du mode j

2.4. Équations du mouvement dans le cas d’un système à comportement non


linéaire et leur résolution.
Le principe de superposition utilisé, dans la résolution des systèmes linéaire, n’est valable
que pour des systèmes dont les caractéristiques restent constantes, sur l’ensemble de la
réponse, pour de nombreuses structures, il ne sera pas possible de supposer un
comportement linéaire : exemple, le cas d’un bâtiment soumis à un mouvement sismique
assez sévère pouvant causer des endommagements graves. Il sera donc nécessaire de
recourir à une autre méthode de calcul susceptible d’être utilisée dans le cas des systèmes
non linéaires. La méthode qui est probablement la plus puissante en analyse non linéaire
est celle de l’intégration pas à pas. Dans cette technique, la réponse est calculée de pas à
pas pour une suite d’intervalles de temps relativement courts ∆g, généralement choisis
fixes pour la commodité des calculs. L’équilibre dynamique est établi au début et à la fin
de chaque intervalle de temps.

La nature non linéaire du système est prise en compte par le calcul de nouvelles
caractéristiques, relatives à l’état déformé pris au début de chaque incrément de temps.
La réponse complète est obtenue en prenant la vitesse et le déplacement relatifs à la fin
d’un intervalle comme conditions initiales pour l’intervalle suivant ; le processus peut être
poursuivi pas à pas depuis le début du chargement jusqu’à n’importe quel instant,
approchant ainsi un comportement non linéaire au moyen d’une séquence de systèmes
linéaires successifs. [18]

2.4.1. Équations incrémentales du mouvement


L’équation du mouvement pour le degré de liberté i au temps t s’écrit comme suit :

ˆT ™ T g) + ¾—T g) + ¾bT g) ˆT 5T ™ • g) (2.20)

Avec :

F¿Ÿ t) : force non linéaire totale d’amortissement agissant sur le DDL (i) au temps t.

24
Chapitre 2 Réponse dynamique des structures sous action sismique

FÀŸ t) : force non linéaire totale de rappel agissant sur le DDL (i) au temps t.

mŸ : masse correspondant au DDL (i).

rŸ : composante du vecteur de couplage correspondant au DDL (i).

u™ Ÿ t) : accélération du DDL (i) par apport à la base.

u™ ” t) : accélération du sol.

On a aussi, les forces de rappel et d’amortissement qui représentent l’influence sur le DDL
(i) de tous les éléments du système et s’écrivent :

¾—T g) ∑Ã
©]( —T© g) (1.21)

f¿ŸÅ t) : force non linéaire appliqué sur le DDL (i) au temps t pour causer une vitesse u› Å t)
au DDL (j), au temps t.

¾bT g) ∑Ã
©]( bT© g) (1.22)

fÀŸÅ t) : force non linéaire appliqué sur le DDL (i) au temps t pour causer un déplacement
uŸ t) au DDL (j)

L’équation du mouvement à un incrément du temps g + ∆g s’écrit :

ˆT ™ T g + ∆g) + ¾—T g + ∆g) + ¾bT g + ∆g) ˆT 5T ™ • g + ∆g) (2.23)

On retranche l’équation (2.20) de l’équation (2.23) :

ˆT „ ™ T g + ∆g) ™ T g)… + „¾—T g + ∆g) ¾—T g)… + „¾bT g + ∆g) ¾bT g)… (2.24)

ˆT 5T „ ™ • g + ∆g) ™ • g)…

L’équation devient :

ˆT ∆ ™ T g) + ∆¾—T g) + ∆¾bT g) ˆT 5T ∆ ™ • g) (2.25)

Les équations du système deviennent des équations matricielles, l’équilibre dynamique


des forces peut s’écrire :

H ∆˜™ g) + ∆¾— g) + ∆¾b g) H 5 ∆ ™ • g) (2.26)

D’où :

∆¾— g) š g). ∆˜› g) (2.27)

∆¾b g) u g). ∆˜ g) (2.28)

∆ ™ • g) ™ • g + ∆g) ™ • g) (2.29)

25
Chapitre 2 Réponse dynamique des structures sous action sismique

On doit calculer les éléments des matrices u g) et š g) à chaque pas de temps, tel que :

d$µXÆ
šT© g)
d ݮ
(2.30)
œ

d$rXÆ
uT© g)
d Æ
(2.31)
œ

On remplace les équations (2.27), (2.28) et (2.29) dans l’équation (2.26) on obtient
l’équation incrémentale du mouvement :

H ∆˜™ g) + š g)∆˜› g) + u g)∆˜ g) H 5 ∆ ™ • g) (2.32)

2.4.2. Méthodes d’intégration pas à pas


L’analyse d’un problème dynamique non linéaire, en utilisant la méthode des éléments
finis, nécessite l’utilisation d’algorithmes d’intégration pas à pas pour résoudre l’équation
d’équilibre dynamique, il existe deux types de schémas temporels : Le schéma implicite et
explicite. Ce dernier est facile à mettre en œuvre, car il permet de calculer le résultat de
l’équation au temps g + ∆g) en fonction des quantités à l’instant g), l’inconvénient majeur
de cette méthode réside dans la nécessité de considérer un pas de temps relativement petit
pour permettre la convergence du schéma. Les méthodes implicites sont plus difficiles à
mettre en œuvre dès qu’il s’agit de traiter des problèmes fortement non linéaires ; en effet,
afin que l’équation d’équilibre, soit validé à l’instant g + ∆g), une convergence est effectuée
sur ∆g), ainsi si les non linéarités sont importantes pendant ∆g), la convergence du
problème sera difficile, en revanche, l’avantage de telle méthode est la stabilité
inconditionnelle du schéma permettant ainsi l’utilisation d’un plus grand pas de temps.
[18]

2.4.2.1. Famille d’algorithme de Newmark

A ) Méthode de l’accélération moyenne constante


L’hypothèse de base de cette méthode soutient que l’accélération relative de chaque DDL
est constante durant un pas de temps et que les propriétés du système ne changent pas
pendant ce pas de temps. [2]

Figure 2.1. Hypothèse de l’accélération moyenne constante.

26
Chapitre 2 Réponse dynamique des structures sous action sismique

L’accélération relative du DDL i pendant un pas de temps s’écrit comme suit :

„ ™
(
™ T ·) g) + ™ T g + ∆g)… ; g ≤ · ≤ g + ∆g
/ T
(2.33)

En intégrant l’équation (2.33), on obtient la vitesse relative du DDL i pendant un pas du


temps
(
› T ·) › T g) + · g)„ ™ T g) + ™ T g + ∆g)…
/
(2.34)

La vitesse à la fin du temps s’écrite :


(
› T g + ∆g) › T g) + ∆g„2 ™ T g) + ∆ ™ T g)…
/
(2.35)

L’incrément de vitesse durant le pas de temps est :


(
∆ › T g) › T g + ∆g) › T g) ∆g„2 ™ T g) + ∆ ™ T g)…
/
(2.36)

En combinant tous les degrés de liberté, on peut écrire une expression pour le vecteur des
incréments de vitesse.

∆˜›T g) ∆gÇ2˜™ g) + ∆˜™ g)È


(
/
(2.37)

On procède de la même manière pour le déplacement relatif pour un DDL i pendant un


temps.

En combinant tous les DDL, l’expression pour le vecteur des incréments de déplacements,
peut s’écrit comme suit :

∆g˜› g) + ∆g / )„/ ˜™ g) + ƒ ∆˜™ g)


( (
∆˜ g) (2.38)

B ) Méthode de l’accélération linéaire


L’hypothèse de base de cette méthode est que l’accélération relative de chaque DDL varie
de façon linéaire durant un pas de temps alors que les propriétés du système demeurent
constantes pendant ce pas de temps. L’accélération relative du DDL i pendant un pas de
temps s’écrit comme suit : [2]

A „ ™T
¹ œ)
™ T g) ™ T g) + < g + Êg) ™ T g)… ; g ≤ · ≤ Êg
ɜ
(2.39)

Figure 2.2. Hypothèse de l’accélération linéaire.

27
Chapitre 2 Réponse dynamique des structures sous action sismique

En intégrant l’équation (2.39), on obtient la vitesse relative du DDL i pendant un pas de


temps

A „ ™T
¹ œ)Z
› T ·) › T g) + · g) ™ T g) + < g + Êg) ™ T g)… ; g ≤ · ≤ g + Êg
/ɜ
(2.40)

La vitesse à la fin du pas de temps est :

(
› T g + Êg) › T g) + Êg ™ T g) + ÊgÊ ™ T g)
/
(2.41)

L’incrément de vitesse durant le pas de temps s’écrit :

(
Ê › T g) Êg ™ T g) + / ÊgÊ ™ T g) (2.42)

En combinant tous les DDL, l’expression du vecteur des incréments de vitesse s’écrit :

ʘ› g) Êg˜™T g) + / Êgʘ™T g)


(
(2.43)

On procède de la même manière pour le déplacement relatif pour un DDL i pendant un


temps.

En combinant tous les DDL, l’expression pour le vecteur des incréments de déplacements,
peut s’écrit comme suit :

Êg˜›T g) + Êg / </ ˜™ g) + [ ʘ™ g)A


( (
ʘ g) (2.44)

C ) Algorithme de Newmark
L’algorithme implicite de Newmark et très utile en programmation, il combine la méthode
de l’accélération moyenne constante avec la méthode d’accélération linéaire. Cet
algorithme dépend de deux paramètres Ì et . Le vecteur des incréments de vitesses et de
déplacements s’écrit d’une façon générale.

ʘ› g) Êg˜™ g) + ÌÊgʘ™ g) (2.45)

Êg˜› g) + Êg / </ ˜™ g) + ʘ™ g)A


(
ʘ g) (2.46)

Des choix particuliers de γ et β permettent de retrouver les schémas d’intégration


précédents :

( (
• Accélération moyenne constante γ / , β ƒ

( (
• Accélération linéaire γ / , β [

28
Chapitre 2 Réponse dynamique des structures sous action sismique

D ) Intégration des équations du mouvement


Pour résoudre les vecteurs des déplacements, des vitesses et des accélérations à chaque
pas de temps, on considère le vecteur des déplacements, U g) comme variable de base.

On écrit l’équation (2.46) en fonction du vecteur des incréments des accélérations.

ʘ™ g) <ÐÉœA ˜› g) </ÐA ˜™ g)


( ( (
<Рɜ)Z
A ʘ g) (2.47)

On remplace l’équation (2.47) dans l’équation (2.45) on obtient :

ʘ› g) Êg˜™ g) + < <ÐA ˜› g) < /Ð A ˜™ g)


Ñ Ñ ÑÉœ
ÐÉœ
A ʘ g) (2.48)

Pour garder une seule variable au problème, on remplace les équations (2.47) et (2.48)
dans les équations incrémentales du mouvement (2.32).

<ÐÉœA ˜› g) </ÐA ˜™ g)a


( ( (
H ^<РA ʘ g)
ɜ)Z

<ÐA ˜› g) 1A ʘ™ g)a


Ñ Ñ Ñ
š g) ^<ÐÉœA ʘ g) </Ð

u g)ʘ g) H 5 Ê ™ • g) (2.49)

L’équation peut se mettre sous la forme :

Ò g)ʘ g)
u ÊIÓ g) (2.50)

Avec :

Ò g)
u u g) + <Ð
(
AH
Ñ
+ <ÐÉœA š g)
ɜ)Z
(2.51)

ÊIÓ g) H5 Ê ™ • g) + H ^<ÐÉœA ˜› g) </ÐA ˜™ g)a + š g) ^<ÐA ˜› g) 1A ʘ™ g)a


( ( Ñ Ñ
</Ð (2.52)

L’équation (2.50) est un système d’équations linéaire que l’on peut résoudre pour trouver
le vecteur des incréments des déplacements. Après, on obtient le vecteur des incréments
de vitesse avec l’équation (2.48). Les vecteurs des déplacements et des vitesses au début
du prochain pas de temps sont calculés par :

˜ g + Êg) ˜ g) + ʘ g) (2.53)

˜› g + Êg) ˜› g) + ʘ› g) (2.54)

29
Chapitre 2 Réponse dynamique des structures sous action sismique

On pourrait résoudre le vecteur des incréments des accélérations à l’aide de l’équation


(2.47). Une autre façon de procéder est de calculer le vecteur des accélérations pour le
prochain pas d’intégration à l’aide de l’équation du mouvement

˜™ g + Êg) H (
Ç H 5 ™ • g + Êg) ¾— g + Êg) ¾b g + Êg) È (2.55)

D’où

¾— g + Êg) ¾— g) + š g)ʘ› g) (2.56)

¾b g + Êg) ¾b g) + u g)ʘ g) (2.57)

30
Chapitre 3
Méthodes de calcul de l’action sismique aspect
réglementaire

3.1. Introduction
La détermination de la réponse sismique de la structure et son dimensionnement peuvent
se faire par plusieurs méthodes de calcul dont le choix est en fonction à la fois du type de
la structure et de la nature de l’excitation dynamique, il s’agit donc de s’orienter vers l’une
des méthodes d’analyse suivantes : [13]

• La méthode d’analyse par forces latérales (la méthode statique équivalente)


(linéaire).

• La méthode d’analyse en poussée progressive « push-over » (non linéaire).

• La méthode d’analyse modale spectrale (linéaire).

• La méthode d’analyse temporelle non linéaire (par accélérogrammes).

3.2. Méthode statique équivalente (analyse par forces latérales)


Dans cette méthode, les forces réelles dynamiques qui se développent dans la construction
sont remplacées par un système de forces statiques fictives dont les effets sont considérés
équivalents à ceux de l’action sismique.

Le mouvement du sol peut se faire dans une direction quelconque dans le plan horizontal.
Les forces sismiques horizontales équivalentes seront considérées appliquées
successivement suivant deux directions orthogonales caractéristiques choisies par le
projeteur. Dans le cas général, ces deux directions sont les axes principaux du plan
horizontal de la structure. Il faut souligner toutefois que les forces et les déformations
obtenues pour l’élément, à partir des méthodes d’analyse statiques pour les charges de
conception recommandées, sont inférieures aux forces et aux déformations qui seraient
observées sur la structure sous les effets d’un séisme majeur pour lequel les charges ont
été spécifiées. Ce dépassement des forces est équilibré par le comportement ductile qui est
fourni par les détails de construction de l’élément. [19]

31
Chapitre 3 Méthodes de calcul de l’action sismique aspect réglementaire

3.2.1. Condition d’application de la méthode statique équivalente


La méthode statique équivalente peut être utilisée :

 Si le bâtiment est régulier en plan et en élévation avec une hauteur au plus ou égale
à 65 m en zone I et II et à 30 m en zone III, Le bâtiment ou bloc a étudié doit
satisfaisait aux conditions de régularité en plan et en élévation prescrite au
paragraphe 3.5 du RPA 99 / version 2003.
 Le bâtiment ou bloc étudié présente une configuration irrégulière tout en respectant,
les conditions de hauteur énoncées dans la première condition avec les conditions
complémentaires prescrite au paragraphe 4.1.2 du RPA 99 / version 2003.

3.3. Méthode push-over


L’analyse en poussée progressive est une analyse statique non linéaire conduite sous
charges gravitaires constantes et des charges horizontales qui croissent de façon
monotone. Elle peut être appliquée pour vérifier la performance structurale des bâtiments
nouvellement conçus ou existants. [14]

La méthode se base sur l’assimilation de la réponse vibratoire de la structure à celle d’un


simple système à un degré de liberté équivalent. Cette réponse est présentée grâce à une
courbe force déplacement qui est obtenue par un calcul statique non linéaire du modèle
global de la structure soumise à l’action horizontale du séisme. L’action sismique se
présente sous forme de champs d’accélération ou de forces appliquées sur la hauteur du
bâtiment selon un profil donné. L’intensité de l’action sismique est alors augmentée de
manière incrémentale pour construire la courbe de réponse non linéaire. [13]

3.4. Méthodes dynamiques


L’étude dynamique des structures en génie civil est considérée comme une extension de
l’étude statique, elle est menée principalement selon les règlements en vigueurs, par deux
méthodes :

• Méthode d’analyse modale spectrale.

• Méthode d’analyse temporelle non linéaire.

3.4.1. Méthode d’analyse modale spectrale


L’analyse modale spectrale désigne la méthode de calcul des effets maximum d’un séisme
sur une structure basée sur :

• La sollicitation sismique décrite sous forme d’un spectre de réponse ;

• Le comportement supposé élastique de la structure permettant le calcul des modes


propres. [13]

32
Chapitre 3 Méthodes de calcul de l’action sismique aspect réglementaire

L’analyse dynamique modale spectrale peut être appliquée à tout type de structure, en
particulier dans le cas où la méthode statique équivalente n’est pas permise.

Par cette méthode, il est recherché pour chaque mode de vibration, le maximum des effets
engendrés dans la structure par les forces sismiques représentées par un spectre de
réponse de calcul. Ces effets sont par la suite combinés pour obtenir la réponse de la
structure.

Pour les structures représentées par des modèles plans, dans deux directions
orthogonales, le minimum de modes de vibration à retenir est de trois (03) dans chaque
direction d’excitation considérée, et la somme des masses modales effectives pour les
modes retenus est égale à 90 % au moins de la masse totale de la structure. [19]

3.4.2. Méthode d’analyse temporelle non linéaire


La représentation temporelle de l’action sismique implique la construction d’un ensemble
d’accélérogrammes afin de servir comme mouvement d’entrée pour les analyses
dynamiques. Ces accélérogrammes sont des représentations chronologiques du
mouvement sismique.

Les modèles avec analyse temporelle sont de plus en plus utilisés et ceci pour s’affranchir
des limites associées à la méthode modale spectrale, car cette analyse offre l’avantage de
fournir la réponse, de la structure aux différents instants ∆g, sans recourir à des méthodes
statistiques pour obtenir la réponse maximale de la structure. [20]

Dans le calcul dynamique temporel, l’action sismique est représentée par des
accélérogrammes, qui peuvent être artificiels, enregistrés ou simulés.

 Accélérogrammes artificiels
Les accélérogrammes artificiels doivent être établis de manière à correspondre au spectre
de réponse élastique, avec trois accélérogrammes au minimum. La durée des
accélérogrammes doit être compatible avec la magnitude et les autres caractéristiques
propres à l’événement sismique servant à la définition de l’accélération, et lorsqu’on ne
dispose pas de données spécifiques, il convient que la durée minimale de la partie
stationnaire des accélérogrammes soit égale à 10 s. [14]

 Accélérogrammes enregistrés ou simulés


Des accélérogrammes enregistrés ou des accélérogrammes élaborés à partir d’une
simulation physique des mécanismes à la source et de propagation des ondes, peuvent être
utilisés, à condition que les échantillons utilisés soient reconnus comme représentatifs des
caractéristiques des sources sismogènes et des conditions de sol du site. [14]

33
Chapitre 3 Méthodes de calcul de l’action sismique aspect réglementaire

Dans l’analyse temporelle non linéaire, la réponse de la structure en fonction du temps est
obtenue par intégration numérique directe des équations différentielles du mouvement. Il
convient que les modèles des éléments structuraux soient fondés sur des règles décrivant
le comportement des éléments, lors de cycles post-élastiques de déchargement
rechargement, et que ces règles reflètent de manière réaliste la dissipation d’énergie dans
l’élément dans le domaine des amplitudes de déplacement attendu dans la situation
sismique de calcul.

Si la réponse est obtenue à partir d’au moins 7 analyses temporelles non linéaires, il
convient d’utiliser la moyenne des valeurs obtenues par toutes ces analyses comme la
valeur de calcul de l’effet des actions. Dans le cas contraire, il convient d’utiliser pour
l’action sismique la valeur la plus défavorable des valeurs de la réponse parmi les analyses
effectuées. [14]

34
Chapitre 4
Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton
armé

4.1. Introduction
Dans ce présent chapitre, nous allons dimensionner et calculer une structure en béton
armé par analyse élastique linéaire (classique) en vue d’une étude sismique par analyse
temporelle non linéaire au chapitre suivant. Le calcul de cette structure se fera
conformément aux documents techniques réglementaires algériens à savoir :

– DTR- B.C. 2.2 : Charges permanentes et charges d’exploitations


– DTR- B.C. 2-41 : CBA 93
– DTR- B.C. 2-48 : RPA 99 / Version 2003

Le calcul des forces sismiques se fera par la méthode d’analyse modale spectrale. Le calcul
de la structure se portera uniquement sur la superstructure. L’infrastructure n’est pas
traitée.

4.2. Présentation de la structure


La structure de la présente étude est un bâtiment (R+3) en béton armé à usage
d’habitation supposé implanter dans la wilaya de Bejaïa dans un site de catégorie S3.
D’après les règles parasismiques algériennes (RPA 99 / Version 2003), la wilaya de Bejaïa
est classée comme zone de moyenne sismicité (zone IIa), et le bâtiment dans le groupe
d’usage 2 (ouvrages courants ou d’importance moyenne).

4.2.1. Caractéristiques géométrique de la structure

4.2.1.1. Dimension en élévation


 Hauteur totale du bâtiment……………. 12,24 m

 Hauteur d’un étage………………………. 3,06 m

35
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

4.2.1.2. Dimension en plan


 Longueur totale Lx = 19 m

 Largeur totale Ly = 12 m

4.2.1.3. Vue en plan de la structure

Figure 4.1. Vue en plan de la structure.

4.3. Pré dimensionnement des éléments


En respectant les recommandations du CBA 93 et du RPA 99 / Version 2003, on pré
dimensionne notre structure pour reprendre les efforts dus aux différentes
sollicitations.

4.3.1. Pré dimensionnement des planchers


Le plancher est un élément qui sépare entre deux niveaux. Pour notre bâtiment, on utilise
des planchers à corps creux, composé d’hourdis, de poutrelles et de dalle de compression.
Leur dimensionnement revient à déterminer la hauteur totale du plancher ht .

4.3.1.1. Disposition des poutrelles


Il y a deux critères qui conditionnent le choix du sens de disposition des poutrelles qui
sont :

 Critère de la petite portée : Les poutrelles sont disposées parallèlement à la plus


petite portée.

 Critère de continuité : Si les deux sens ont les mêmes dimensions, alors les
poutrelles sont disposées parallèlement au sens du plus grand nombre d’appuis.

36
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

La disposition des poutrelles retenue pour notre structure est représentée sur la figure
ci-après :

Figure 4.2. Plan de disposition des poutrelles.

4.3.1.2. Dimensionnement du plancher


Selon les règles du CBA 93 (Art B.6.8.4.2.4), le pré dimensionnement d’un plancher à corps
Ö×ØÙ
creux s’effectue par satisfaction de la condition de la flèche suivante : hÕ ≥
//,€

hÕ : hauteur total du plancher.

LÛÜÝ : longueur maximale entre nus d’appuis selon la disposition des poutrelles adoptées.

LÛÜÝ 380 25 355 cm

LÛÜÝ 355
hÕ ≥ 15,78 cm
22,5 22,5

Soit hÕ 20 cm ; un plancher de (16+4) = 20 cm

4.3.1.3. Pré dimensionnement des poutrelles


Ce sont des petites poutres en béton armé ou précontraint formant l’ossature d’un
plancher ; elles se calculent à la flexion simple (solidaires avec la dalle de compression et
forment ainsi des sections en T).

hÕ : hauteur totale de la poutrelle (hauteur du plancher).

hz : hauteur de la dalle de compression.

bz : largeur de la nervure, bz 0,4 à 0,6) ht → bz 8 à 12 cm).

b: largeur efficace.

37
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

æ æ Ö Öè
/
≤ min . /Ù ; (z0

LÝ : distance entre nus d’appuis de deux poutrelles.

Lé : longueur minimale entre nus d’appuis dans le sens


de la disposition des poutrelles.

Dans notre cas on a :

hÕ 20 cm ; hz 4 cm ; b0 10 cm Figure 4.3. Coupe transversale d’une poutrelle.

LÝ Lz b0 ; LÝ 65 – 10 55 cm.
Lé 380 25 355 cm

æ æ €€ ‡€€ æ æ
≤ min . ; 0 ⇒ ≤ min 27,5 ; 35,5) ; b 65 cm.
/ / (z /

4.3.2. Pré dimensionnement des poutres


Les poutres sont des éléments horizontaux, leur rôle est de transmettre les charges aux
Ö×ØÙ Ö×ØÙ
poteaux. Sa hauteur est déterminée par l’expression suivante : ≤ hì ≤
(€ (z

L : longueur de la poutre maximale entre nus d’appuis.

4.3.2.1. Les poutres principales (PP)


LÛÜÝ 400 25 375 cm (Pour des poteaux de 25×25 cm2)

Donc 25 cm ≤ hìì ≤ 37,5 cm.

On prend hìì 35 cm et b 25 cm

 Vérification des exigences du RPA 99 / Version 2003 (Art 7.5.1)


h 35 cm > 30 cm
îb 25 cm > 20 cm Donc les conditions du RPA sont vérifiées.
ï
1,4 < 4
æ

4.3.2.2. Les poutres secondaires (PS)


LÛÜÝ 380 25 355 cm

Donc 23,67 cm ≤ hìÀ ≤ 35,5 cm

On prend hìÀ 30 cm et b 25 cm

38
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

 Vérification des exigences du RPA 99 / Version 2003 (Art 7.5.1)


h 30 cm ≥ 30 cm
î b 25 cm > 20 cm Donc les conditions du RPA sont vérifiées.
ï
1,2 < 4
æ

4.3.3. Les poteaux


Ce sont des éléments en béton armé, rectangulaires ou circulaires, destinés à transmettre
les charges aux fondations. Les dimensions des poteaux seront fixées après avoir effectué
la descente de charge tout en appliquant la loi de dégression des charges d’exploitations.

Les poteaux sont pré dimensionnés selon trois critères :

• Le critère de résistance.

• Le critère de stabilité de forme

• Les règles du RPA 99 / Version 2003

On adopte préalablement la section des poteaux (b×h) comme suit :

Tableau 4.1. Sections préalables des poteaux.


Étages RDC 1er étage 2éme étage 3éme étage
Sections
25 × 25 25 × 25 25 × 25 25× 25
(b×h) cm2

4.3.3.1. Évaluation des charges et des surcharges revenant au plancher courant et


terrasse

Tableau 4.2. Évaluation des charges revenant au plancher courant et terrasse à corps creux.
Poids volumiques Épaisseur Poids G
N° Désignation des éléments
(KN/m3) (m) (KN/m²)
1 Carrelage 20 0,02 0,4
2 Mortier de pose 20 0,02 0,4
3 Lit de sable 18 0,02 0,36
5 Corps creux (16+4) / 0,16+0,04 2,85
6 Cloison de séparation / 0,1 0,9
7 Enduit de ciment 18 0,015 0,27
Charge permanent G 5,18
Charge d'exploitation Q 1,5

4.3.3.2. Descente de charge


La descente de charge se fait du niveau le plus haut (charpente ou toiture terrasse) vers
le niveau inférieur et cela jusqu’au plus bas niveau (les fondations).

39
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

Afin de déterminer le poteau le plus sollicité, nous pouvons effectuer la descente de charge
sur les poteaux qui nous semblaient les plus sollicités, en se référant à la surface afférente.
Le poteau le plus sollicité est le poteau C3 comme montre la figure (4.4).

Figure 4.4. Plan du poteau le plus sollicité.

A ) La surface afférente
Poutres principales (25×35).

Poutres secondaires (25×30).

SÜññ ò Si → S1 S2 S3 S4

SÜññ 1,875 ó 1,775 3,3281 cm/

Donc SÜññ 4 S1 13,31 cm/


Figure 4.5. Surface afférente du poteau le plus sollicité.

B ) Charge des planchers (courant et terrasse)


Gplancher G ó Saff 5,18 ó 13,31 68,946 KN
ôQ Q ó Saff 1,5 ó 13,31 19,965 KN
plancher

C ) Charge des poutres


L 1,875 + 1,875 3,75 m
ú ìì
LìÀ 1,775 + 1,775 3,55 m

G 0,35 ó 0,25 ó 25 ó 3,75 8,2031 KN


ú ìì ⇒ Gû;-ÕüOý 14,8593 KN
GìÀ 0,3 ó 0,25 ó 25 ó 3,55 6,6562 KN

40
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

D ) Charge des poteaux


Le poids propre des poteaux est défini par cette formule : P 25 ó S ó h.

Avec h : hauteur d’étage et S : surface du poteau.

Les poids propres des poteaux sont résumés dans le tableau suivant :

Tableau 4.3. Poids propre des poteaux.


Étage RDC 1er étage 2éme étage 3éme étage
Surface (m²) 0,0625 0,0625 0,0625 0,0625
Hauteur d’étage h 3,06 3,06 3,06 3,06
Poids (KN) 4,78125 4,78125 4,78125 4,78125

 Application de la loi de dégression des charges d’exploitation selon DTR-BC 2.2


Soit Q z la charge d’exploitation sur la terrasse couvrant le bâtiment, Q( , Q / ……… Q les
charges d’exploitations respectives des planchers des étages 1,2……….n numérotés à
partir du sommet du bâtiment.

On adoptera, pour le calcul des points d’appui, les charges d’exploitation suivantes :

Sous toit ou terrasse :...............................................Q z

Sous dernier étage :…………………………………...Q z + Q(

Sous étage immédiatement inférieur (étage 2) :….Q z + 0,95 Q( + Q / )

Sous étage immédiatement inférieur (étage 3) :….Q z + 0,9 Q( + Q / + Q ‡ )

Q( + Q / + ⋯ + Q )
‡)
Pour n ≥ 5 :...............................................................Q Qz + /

Pour notre structure, la charge d’exploitation est la même pour tous les étages, selon DTR-
BC 2.2 (Art 6.3) la loi de dégression est équivalente à la règle usuelle dans laquelle les
charges d’exploitation de chaque étage sont réduites dans les proportions ci-dessous :

Sous toit ou terrasse :.................................................Q z

Sous dernier étage :……………………………………..Q

Sous étage immédiatement inférieur (étage2) :…….0,9 Q

Sous étage immédiatement inférieur (étage3) :…….0,8 Q

Et ainsi de suite, en réduisant de 10 % par étage jusqu’à 0,50 Q.

Les résultats de la dégression des charges d’exploitation sur les différents niveaux sont
récapitulés dans le tableau ci-après :

41
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

Tableau 4.4. Dégression des charges d’exploitation.

+
3éme étage 19,965 19,965 KN

+ + ,
2éme étage 19,965 + 19,965 39,93 KN

+ + , + ,
1er étage 39,93 + 0,9 (19,965) 57,8985 KN
RDC 57,8985 + 0,8 (19,965) 73,8705 KN

Tableau 4.5. Récapitulatif de la descente de charge pour le poteau le plus sollicité.


Niveau Éléments G (KN) Q (KN)
Plancher terrasse 68,946
N3 Poutres 14,8593 19,965
Poteau 4,78125
La somme 88,5898 19,965
Venant de N3 88,5898
Plancher courant 68,946
N2 39,93
Poutres 14,8593
Poteau 4,78125
La somme 177,1763 39,93
Venant de N2 177,1763
Plancher courant 68,946
N1 57,8985
Poutres 14,8593
Poteau 4,78125
La somme 265,7629 57,8985
Venant de N1 265,7629
Plancher courant 68,946
N0 73,8705
Poutres 14,8593
Poteau 4,78125
La somme 354,3494 73,8705
Nu = 1,35 G + 1,5 Q = 589,17 KN

4.3.3.3. Vérification nécessaire pour le poteau


Selon le BAEL (Art B.8.1, 1), on doit majorer l’effort normal de compression ultime Nu,
pour tenir compte de la continuité des portiques. Pour notre cas, notre bâtiment comporte
trois travées selon le sens principal et cinq travées selon le sens secondaire, donc l’effort
normal de compression doit être majoré de 10 %.

Nu* = Nu × 1,1

Nu = 1,35 G +1,5 Q = 589,17 KN

Après majoration on trouve à la base Nu* = 648,087 KN

A ) Le critère de résistance
On doit vérifier la condition suivante :

-∗ z, € ó ñ /
σæ ≤ σÜæ Û
tel que : σÜæ Û
14,2 MPa
(,€

42
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

Pour notre cas :

B≥ ⇒B≥ ⇒ B ≥ 0,0456 m2
-∗ [ƒ ,z
10 ‡
3 (ƒ,/

A la base du bâtiment B 0,25 ó 0,25 0,0625 ≥ 0,0456 m2 donc c’est vérifiée.

B ) Critère de stabilité de forme


Les poteaux doivent être vérifiés à l’état limite de déformation (flambement)

N-∗ ≤ α <
üó ñ3Z ýóñO
+ A
z,{ æ ý
BAEL 91 (Art B.8.4, 1)

Br : section réduite du béton, ( Br a 2) ó b 2)).

As : section d’acier comprimé prise en compte dans le calcul

As ∈ „0,8 % Br ; 1,2 % Br…, donc on prend As 1% Br

Ìæ 1,5 : coefficient de sécurité de béton.

Ìý 1,15 : coefficient de sécurité de l’acier.

α : coefficient en fonction de l’élancement géométrique.

0,85
α / si 0 ≤ ≤ 50
1 + 0,2 .‡€0

50 /
α 0,6 ó si 50 ≤ ≤ 70

Tel que : λ
Ö
Ÿ

Lñ : longueur de flambement Lñ 0,7 Lz BAEL 91 (Art B.8.3, 3.1)

Lz : la hauteur libre du poteau

!
i : rayon de giration i ½

I : moment d’inertie d’une section rectangulaire I


ï óæ#
(/

On a Lñ 0,7 Lz 0,7 ó 3,06 2,142 m

λ 29,68 m < 50 donc α 0,743

D’après l’expression donnée dans le BAEL 91 / 99 (Art B.8.4.1), on doit vérifier que :

Br > B ⇒B ⇒B
-∗
Ü& -&é Ü& -&é ≥ + Ü& -&é 0,0397 m/
( 3Z ) )
,) * p *,

43
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

A la base du bâtiment Br 0,25 0,02) ó 0,25 0,02) 0,0529 ≥ Bcalculé 0,0397 m/.
C’est vérifié, donc le poteau ne risque pas de flamber.

C ) Vérification des conditions du RPA 99 / Version 2003 (Art 7.4.1)


min b, h) 25 cm ≥ 25 cm
ïO
min b, h) 25 cm ≥ /z 13,55 cm Donc les conditions du RPA sont vérifiées.
( æ
ƒ
≤ ï ≤ 4 0,25 ≤ 1 ≤ 4

4.3.4. Conclusion
Après que nous avons fini le pré dimensionnement des éléments, et que nous avons fait
toutes les vérifications nécessaires, nous avons adopté pour les éléments les sections
suivantes :

 Plancher à corps creux de (16+4) = 20 cm.

 Poutres principales : (25×35) cm².

 Poutres secondaires : (25×30) cm².

 Poteaux : une section de (25×25) cm² pour tous les niveaux.

4.4. Modélisation et étude sismique linéaire de la structure

4.4.1. Introduction
L’ouvrage faisant l’objet de notre étude est un bâtiment en béton armé de quatre niveaux
(RDC + 3 étages), destiné à usage habitation. Pour rappel, le système de contreventement
pour la structure est le contreventement par portiques autostables sans remplissage en
maçonnerie rigide.

4.4.2. Modélisation
La modélisation numérique de la structure est faite en éléments finis à l’aide du logiciel
ETABS 2016, qui permet à la fois l’analyse statique et l’analyse dynamique (analyse des
vibrations libres, analyse modale spectrale, analyse temporelle).

Les poteaux, les poutres et les poutrelles sont modélisés en utilisant des éléments finis
linéaires de type « frame » disponibles dans la bibliothèque du logiciel (Column pour les
poteaux et Beam pour les poutres et les poutrelles). Des éléments finis surfaciques de type
« membrane » sont utilisés pour représenter les dalles de compression des planchers corps
creux dont le rôle est uniquement de répartir les charges gravitaires sur les poutrelles et
les poutres.

44
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

Les planchers sont considérés rigides dans leur plan (diaphragmes horizontaux rigides)
par application de contraintes cinématiques en utilisant l’option « diaphragm » disponible
dans le logiciel. Cette considération permet de réduire sensiblement le nombre de degrés
de liberté dynamiques.

Le chargement vertical est effectué à l’aide des charges gravitaires (G et Q) sous forme de
charges surfaciques (Shell load - Uniform load sets), et le chargement sismique est obtenu
par l’application d’un spectre de réponse dans les deux directions (X et Y) pour avoir
respectivement (V. é et V/ é ).

Les masses dynamiques sont évaluées en utilisant la relation ci-dessous prescrite dans les
règles parasismiques Algériennes (RPA 99 / Version 2003).

m m0 + βm1 (Relation 4.5)

 m0 : masse dû aux charges permanentes (poids propre des éléments compris)

 m1 : masse dû aux charges d’exploitations

 β ∶ coefficient de pondération, fonction de la nature et de la durée de la charge


d’exploitation, égal à 0,2 dans notre cas (tableau 4.5).

Les effets de la torsion accidentelle, sont pris en charge dans le modèle 3D, par
l’application d’une excentricité additionnelle dans chaque plancher de l’ordre de ±0,05. L
(L : étant la dimension du plancher perpendiculaire à la direction de l’action sismique) lors
de l’application l’action sismique (réponse spectrale).

4.4.3. Méthode de calcul des forces sismiques


Selon les règles parasismiques Algériennes RPA 99 / Version 2003 (Art 4.1.1), le calcul des
forces sismiques peut être mené suivant trois méthodes :

 La méthode statique équivalente

 La méthode d’analyse modale spectrale

 La méthode d’analyse dynamique par accélérogrammes

La méthode modale spectrale est une technique très utile pour déterminer la réponse
sismique d’un système linéaire à plusieurs degrés de libertés.

Comme notre étude consiste à faire une analyse dynamique linéaire, la méthode modale
spectrale est mieux placée pour ce type de calcul. Par cette méthode, il est recherché pour
chaque mode de vibration les effets engendrés dans la structure par les forces sismiques
représentées par un spectre de réponse de calcul.

45
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

Le spectre de réponse de calcul des règles parasismique Algériennes (Art 4.3.3) est défini
par l’expression suivante :

T Q
1,25 ó A ó ^1 + 2,5η 1 a 0 ≤ T ≤ T(
T( R
Q
2,5η ó 1,25A) ó T( ≤ T ≤ T/
SÜ R
g T/ Œ‡
/
Q
2,5η ó 1,25A) ó ó T/ ≤ T ≤ 3,0 s
R T
T/ Œ‡
/ €
3 Œ‡ Q
2,5η ó 1,25A) ó ó ó T > 3,0 º
3 T R

Tel que :

A : coefficient d’accélération de zone ;

D : facteur d’amplification dynamique moyen ;

W : poids total de la structure ;

8: facteur de correction d’amortissement ;

T : période propre ;

T( , T/ : périodes caractéristiques accoisées à la catégorie du site ;

Q : facteur de qualité ;

R : coefficient de comportement global de la structure dont les valeurs sont fonction du


système de contreventement et du matériau constitutif de la structure.

4.4.4. Justification des prescriptions du RPA 99 / Version 2003

4.4.4.1. Mode de vibration et taux de participation des masses modales


D’après l’article 4.3.4 du RPA, les modes de vibration à retenir dans chacune des deux
directions d’excitations doivent être tels que la somme des masses modales effectives pour
les modes retenus cumulés, soit égale à 90% au moins de la masse totale de la structure.

Les résultats obtenus, suite à une analyse des vibrations libres, sont illustrés dans le
tableau ci-après :

46
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

Tableau 4.6. La période et taux de participation massique de la structure.


(%) Cumulé de la masse
(%) de la Masse modale
Période modale
Mode
(sec) Suivant X Suivant Y Suivant X Suivant Y
UX UY UX UY
1 0,875 85,54 0 85,54 0
2 0,815 0 82,6 85,54 82,6
3 0,719 0 0 85,54 82,6
4 0,296 10,45 0 95,98 82,6
5 0,282 0 12,29 95,98 94,89
6 0,248 0 0 95,98 94,89
7 0,178 2,89 0 98,88 94,89
8 0,17 0 2,91 98,88 97,8
9 0,15 0 0 98,88 97,8
10 0,136 1,12 0 100 97,8
11 0,122 0 2,2 100 100
12 0,11 0 0 100 100

Tableau 4.7. Facteurs de direction modale.


Mode Période (sec) UX (%) UY (%) RZ (%)
1 0,875 100 0 0
2 0,815 0 100 0
3 0,719 0 0 100
4 0,296 100 0 0
5 0,282 0 100 0
6 0,248 0 0 100
7 0,178 100 0 0
8 0,17 0 100 0
9 0,15 0 0 100
10 0,136 100 0 0
11 0,122 0 100 0
12 0,11 0 0 100

Ces résultats montrent que :

 Le premier mode est un mode de translation selon la direction X avec un taux de


participation massique de 85,54 % dans cette direction.

 Le deuxième mode est un mode de translation selon la direction Y avec un taux de


participation massique de 82,6 % dans cette direction.

 Le troisième mode est un mode de torsion autour de la direction verticale Z.

 La condition du RPA 99 (Art 4.3.4) sur le nombre de modes à retenir est satisfaite
à partir du 4ème mode dans la direction X et au 5ème mode dans la direction Y.

47
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

Les trois premiers modes de vibration sont montrés sur les figures suivantes :

Figure 4.6. 1er mode de vibration T= 0,875 s.

Figure 4.7. 2éme mode de vibration T=0,815 s.

Figure 4.8. 3éme mode de vibration T=0,719 s.

48
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

4.4.4.2. Justification de la résultante des forces sismiques de calcul à la base


La résultante des forces sismiques à la base V é , obtenue par combinaison des valeurs
modales, ne doit pas être inférieure à 80.% de la résultante des forces sismiques,
déterminée par la méthode statique équivalente VýÕ , pour une valeur de la période
fondamentale donnée par la formule empirique appropriée. La force sismique VýÕ
appliquée à la base de la structure, doit être calculée successivement dans les deux
directions horizontales et orthogonales selon la formule suivante :

óW
AóDóQ
VýÕ
R
RPA 99 / Version 2003 (Formule 4.1)

VýÕ : l’effort tranchant statique à la base du bâtiment.

A : coefficient d’accélération qui dépend de la zone sismique et le groupe d’usage

Groupe d′usage : groupe 2


Pour notre cas : ú
Zone sismique : zone IIa

Donc A = 0,15 RPA 99 / Version 2003 (Tableau 4.1)

R : facteur de comportement global de la structure, il dépend du système de


contreventement.

Pour notre cas on a considéré un contreventement par portiques autostables sans


remplissage en maçonnerie, donc R = 5 RPA 99 / Version 2003 (Tableau 4.3)

Q : facteur de qualité de la structure déterminée par la formule suivante :

Q 1 + ∑[( P> RPA 99 / Version 2003 (Formule 4.4)

Pour notre cas tous les critères de qualité sont observés donc Q 1

W : poids total de la structure ? ∑\T]( ?T

Avec : ?T ?@T + ?AT RPA 99 / Version 2003 (Formule 4.5)

⇒ W = 6621,3679 KN

D : facteur d’amplification dynamique. Il est donné en fonction de la période.

8 : coefficient de correction d’amortissement

η ½/)B RPA 99 / Version 2003 (Formule 4.3)

Où ξ %) est le pourcentage d’amortissement critique en fonction du matériau constitutif,


du type de structure et de l’importance des remplissages.

Pour notre structure, on prend : ξ 6 % RPA 99 / Version 2003 (Tableau 4.2)

49
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

Donc η 0,935

La formule empirique à utiliser pour le calcul de la période est la suivante :

T C§ H
‡Œ
ƒ RPA 99 / Version 2003 (Formule 4.6)

Tel que CT : coefficient qui est en fonction du système de contreventement et du type de


remplissage. RPA 99 / Version 2003 (Tableau 4.6)

On a un contreventement par portiques autostables en béton armé sans remplissage en


maçonnerie, donc C§ 0,075

La hauteur totale du bâtiment H = 12,24 m

Donc la période fondamentale de la structure est : T = 0,49 s

T( et T/ : périodes caractéristiques relatives au sol. Nous considèrerons pour notre cas un


site de catégorie S3. Ce qui nous donne les périodes caractéristiques suivantes :

T1 0,15 s
F
T2 0,5 s
RPA 99 / Version 2003 (Tableau 4.7)

T = 0,49 s < T/ = 0,5 s donc D 2,5η RPA 99 / Version 2003 (Formule 4.2)

D. D/ 2,3375

La force sismique totale à la base de la structure est :

V óW
ó¿ó1 z,(€ó/,‡‡ €ó(
ó 6621,3679 464, 323 KN
G €

V.ýÕ V/ýÕ 464, 323 KN

Pour le calcul de V é nous avons utilisé le spectre de réponse ci-après :

Figure 4.9. Spectre de réponse (sens X et sens Y).

50
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

La vérification de la résultante sismique en se référant à l’article 4.3.6 du RPA 99 / V 2003


est résumée dans le tableau suivant :

HIJK
Tableau 4.8. Vérification de la résultante des forces sismiques.

Sens D Q HLM , HLM Remarque Observation


2,3375 1 347,3 464, 323 371,46 V é 0,8VýÕ Non vérifiée
1 354,1171 464, 323 371,46 V
X-X
Y-Y 2,3375 é 0,8VýÕ Non vérifiée

D’après le tableau 4.8 V é < 0,8VýÕ dans les deux directions. Ainsi, on doit majorer les
réponses obtenues à partir de la méthode modale spectrale de (0,8VýÕ/V é ), comme suit :

VýÕ
Sens X ∶ 0,8 ó 1,07


VýÕ
Sens Y ∶ 0,8 ó 1,05

4.4.4.3. Vérification de l’effort normal réduit


Dans le but d’éviter ou de limiter le risque de rupture fragile sous sollicitations d’ensemble
dues au séisme. Le RPA 99 / Version 2003 (Art 7.4.3.1) exige de vérifier l’effort normal de
compression de calcul qui est limité par la condition suivante :

N
P ≤ 0,3
Bóf /

N : désigne l’effort normal de compression de calcul sous combinaison accidentelles


(sismiques).

B ∶ l’aire (section brute) de cette dernière.

f / : la résistance caractéristique du béton.

Les résultats de calcul sont résumés dans le tableau suivant :

QI (KN)
Tableau 4.9. Vérification de l’effort normale réduit.
Niveau Poteau (cm) B (m²) υ Observation
Niv 4 25×25 0,0625 128,3355 0,082 Vérifier
Niv 3 25×25 0,0625 254,9969 0,163 Vérifier
Niv 2 25×25 0,0625 384,1127 0,246 vérifier
Niv 1 25×30 0,075 514,6078 0,274 vérifier

Remarque : On a dû augmenter les sections des poteaux de RDC lors de la vérification de


l’effort normal réduit.

51
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

4.4.4.4. Justification vis à vis des déformations


Selon RPA 99 / Version 2003 (Art 5.10), les déplacements relatifs latéraux d’un étage par
rapport aux étages qui lui sont adjacents, ne doivent pas dépasser 1% de la hauteur de
l’étage.
∆R ≤ 1 % hR

Le déplacement relatif au niveau "k" par rapport au niveau "k-1" est égal à :
∆S δS δS ( avec : δS R ó δOS RPA 99 / Version 2003 (Article 4.4.3)

δOS : déplacement dû aux forces sismiques Fi (y compris l’effet de torsion).

R : coefficient de comportement dynamique R 5).

hS : la hauteur d’étage.

Tous les résultats sont regroupés dans le tableau ci-dessous :

Tableau 4.10. Vérification des déplacements.

XYZ XZ XZ [ ∆Z \Z ∆Z /\Z XYZ XZ XZ [ ∆Z ∆Z /\Z


Sens X-X Sens Y-Y
Niveau
(cm) (cm) (cm) (cm) (m) (%) (cm) (cm) (cm) (cm) (%)
Niv 4 1,624 8,12 6,91 1,21 3,06 0,3954 1,617 8,085 6,69 1,395 0,4559
Niv 3 1,382 6,91 4,74 2,17 3,06 0,7091 1,338 6,69 4,235 2,455 0,8023
Niv 2 0,948 4,74 2,21 2,53 3,06 0,8268 0,847 4,235 1,895 2,34 0,7648
Niv 1 0,442 2,21 0 2,21 3,06 0,7222 0,379 1,895 0 1,895 0,6193

D’après le tableau 4.10, nous constatons que les déplacements relatifs des niveaux sont
inférieurs au centième de la hauteur d’étage. Ces résultats sont obtenus après avoir
augmenté les sections des poteaux de deuxième niveau.

4.4.4.5. Justification vis à vis des effets de second ordre (P-∆)


Les effets du 2ème ordre (ou effet P-∆) sont les effets dus aux charges verticales après
déplacement. Ils peuvent être négligés dans le cas des bâtiments si la condition suivante
est satisfaite à tous les niveaux :

θ
ìV ó V
≤ 0,10 RPA 99 / Version 2003 (Art 5.9)
WV óïV

PS : poids total de la structure et des charges d’exploitation associées au-dessus du niveau


« k ». PS ∑Ÿ]R W”Ÿ + βW>Ÿ )

VS : effort tranchant d’étage au niveau " k"

∆S : déplacement relatif du niveau "k" par rapport au niveau "k-1"

hS : hauteur de l’étage "k".

52
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

• Si 0,1 < θ ≤ 0,2, les effets P-∆ peuvent être pris en compte de manière
approximative en amplifiant les effets de l’action sismique calculés au moyen
1
1 θk
d’une analyse élastique du 1er ordre par le facteur .

• Si θ > 0,2 , la structure est potentiellement instable et elle doit être


redimensionnée.

Les résultats sont regroupés dans tableau 4.11 :

Tableau 4.11. Justification vis-à-vis de l’effet P-∆.

\Z _Z
∆Z `a) HZ (KN)
Sens X-X Sens Y-Y
bZ ∆Z `a) HZ (KN) bZ
Niveau
(cm) (KN)
Niv 4 3,06 1530,1383 1,21 145,1364 0,0417 1,395 151,6393 0,0460
Niv 3 3,06 3174,9928 2,17 253,4672 0,0888 2,455 260,5728 0,0977
Niv 2 3,06 4817,8791 2,53 328,9165 0,1211 2,34 332,0886 0,1109
Niv 1 3,06 6483,7086 2,21 371,6111 0,1260 1,895 371,8228 0,1079

D’après le tableau ci-dessus, les valeurs de θ dans le premier et le deuxième niveau sont
comprises entre 0,1 et 0,2. Dans ce cas, on doit prendre en compte les effets P-∆.

D’après le RPA 99 / Version 2003, dans le cas où 0,1 < θ ≤ 0,2, les effets P-∆ peuvent être
pris en compte de manière approximative, en amplifiant les effets de l’action sismique,
1
1 θk
calculés au moyen d’une analyse élastique du 1er ordre, par le facteur .

Pour notre cas, les effets P-∆ sont pris en compte directement par la méthode itérative,
plus exacte, disponible dans le logiciel ETABS.

4.4.5. Conclusion
Pour satisfaire toutes les conditions exigées par le RPA 99 / Version 2003, on a dû
augmenter les sections des poteaux du RDC, lors de la justification de l’effort normal
réduit, et du 1er étage lors de la justification des déformations.

Les dimensions définitives des éléments structuraux sont montrées dans le tableau
suivant :

Tableau 4.12. Dimensions finales des éléments structuraux.

Étages RDC 1er étage 2éme étage 3éme étage


Sections (b×h) cm2 25 × 30 25 × 30 25 × 25 25× 25
Poutres principales 25 × 35
Poutres secondaires 25 × 30

53
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

4.5. Ferraillage des éléments structuraux

4.5.1. Introduction
Une construction résiste aux charges gravitaires et sismiques grâce à ses éléments
principaux, constitués de l’ensemble des éléments de contreventement : pour notre
structure c’est les portiques (poteaux – poutres). Pour cela, ces éléments doivent être
suffisamment armés (ferraillés) et bien disposés pour qu’ils puissent reprendre toutes les
sollicitations.

4.5.2. Étude des poteaux


Les poteaux sont soumis à des efforts normaux, et des couples de moments fléchissant, ils
sont donc calculés en flexion bi-axiale composée, les combinaisons de calcul considérées
pour la détermination des sollicitations (N, My, Mz) dans les poteaux sont :

1,35G + 1,5Q
ELU : F G + Q ± 1,2E
0,8G ± E

ELS : G+Q

Le ferraillage des poteaux doit être mené conformément aux exigences du CBA et aussi
aux prescriptions du RPA données ci-après :

 Les armatures longitudinales :

D’après le RPA 99 / Version 2003 (Art 7.4.2.1), les armatures longitudinales doivent être
à haute adhérence, droites et sans crochets :

 AÛŸ 0,8% de la section de béton (en zone IIa).


 AÛÜÝ 4% de la section de béton (en zone courante).
 AÛÜÝ 6% de la section de béton (en zone recouvrement).
 ϕÛŸ 12 mm (Diamètre minimal utilisée pour les barres longitudinales).
 La longueur minimale de recouvrement (LÛŸ ) est de 40 ∅ en zone IIa.
 La distance ou espacement SÕ ) entre deux barres verticales dans une face du
poteau ne doit pas dépasser 25 cm (zone IIA).

Les jonctions par recouvrement doivent être faites si possible, à l’extérieur des zones
nodales (critique).

La zone nodale est constituée par le nœud poutre-poteaux proprement dit et les extrémités
des barres qui y concourent. Les longueurs à prendre en compte pour chaque barre sont
ï
données par : L# 2h et h# max . [+ , b( , h( , 60 cm0 .

54
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

Figure 4.10. Zone nodale.

Les valeurs numériques relatives aux prescriptions du RPA concernant notre ouvrage sont
rapportées dans le tableau suivant :

Tableau 4.13. Armatures longitudinales minimales et maximales dans les poteaux.

Amin Amax (cm2)


Niveau Section du poteau (cm2)
(cm ) Zone courante Zone de recouvrement
2

Niv 04 et 03 25×25 5 25 37,5


Niv 01 et 02 25×30 6 30 45

 Les armatures transversales :

Les armatures transversales des poteaux sont calculées à l’aide de la formule suivante :

gØ W2
Õf
ï ñ+
RPA 99 / Version 2003 (Art 7.4.2.2)

V- : est l’effort tranchant de calcul.

h ∶ hauteur totale de la section brute.

fO : contrainte limite élastique de l’acier d’armature transversale.

ρÜ : coefficient correcteur qui tient compte du mode fragile de la rupture par effort
tranchant, il est pris égale à :

2,5 si λg ≥ 5
λg : l’élancement géométrique λg
Ö Ö
ú Ü ou æ
3,75 si λg < 5

Avec a et b, dimensions de la section droite du poteau dans la direction de


déformation considérée.

t : espacement des armatures transversales. Par ailleurs la valeur maximum de cet


espacement est fixée comme suit :

Dans la zone nodale : t ≤ min 10 ∅ÛŸ


& ,15 cm) (en zone IIa).

Dans la zone courante : t ≤ 15 ∅ÛŸ


& (en zone IIa).

55
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

Où ∅ÛŸ
& est le diamètre minimal des armatures longitudinales du poteau.

La quantité d’armatures transversales minimale AÕ / t.b en % est donnée comme suit :

Si λg ≥ 5 ⇒ 0,3 % t ó b)
îSi λg ≤ 3 ⇒ 0,8 % t ó b)
Si 3 < λg < 5 ⇒ interpoler entre les valeurs limites précédentes

Les cadres et les étriers doivent être fermés par des crochets à 135° ayant une longueur
droite de 10 ∅Õ minimum.

Figure 4.11. Les différents types des cadres et épingles.

4.5.2.1. Calcul du ferraillage longitudinal


Les ferraillages les plus défavorables obtenus pour chaque niveau par calcul à la flexion
bi-axiale composée sont résumés dans le tableau suivant :

Tableau 4.14. Sollicitation max dans les poteaux.


N Mz N My A
Niveau combinaison combinaison
(KN) (KN.m) (KN) (KN.m) (cm2)
Niv 01 297,2557 41,7617 G+Q+1,2Ey 263,1301 35,0772 G+Q+1,2Ex 6,44
Niv 02 222,1822 37,4457 G+Q+1,2Ey 373,46 30,9868 G+Q+1,2Ex 4,04
Niv 03 139,7882 27,8053 G+Q+1,2Ey 247,4518 23,2546 G+Q+1,2Ex 3,36
Niv 04 66,0054 23,3051 G+Q+1,2Ey 124,4174 1,717 G+Q+1,2Ex 3,86

Les ferraillages à retenir sont le max entre les armatures minimales exigés par le RPA et
celles calculées. Ainsi les armatures adoptées pour chaque niveau sont résumées dans le
tableau suivant :

Tableau 4.15. Armatures calculées et adoptées dans les poteaux.


ACalculée Amin RPA Aadoptée
Niveau Section Choix des barres
(cm2) (cm2) (cm2)
Niv 01 25×30 6,44 6 9,05 8HA12
Niv 02 25×30 4,04 6 9,05 8HA12
Niv 03 25×25 3,36 5 9,05 8HA12
Niv 04 25×25 3,36 5 9,05 8HA12

56
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

A ) Exemple de calcul
Nous exposerons un exemple de calcul pour les poteaux du 1er niveau.

Hypothèses de calcul :

 Fissuration peu nuisible (c = 2,5 cm)


 Calcul en flexion composée
 Calcul suivant BAEL 91 modifié. 99

Calcul de h[ et h′[ :

N = 297,2557 KN ; Mz = 41,7617 KN.m (G+Q+1,2Ey)

i ï
e0 14,05 cm > / 12,5 cm

Le centre de pression est en dehors de la section, N est un effort de compression.

Donc la section est partiellement comprimée.

Le calcul sera fait par assimilation à la flexion simple.

Mj Mj0 + Nj .d
ï
/ 0 71,487 KN. m

μæ-
ilm
æóñ 2 ó Z
0,255

μæ- > 0,186 ⟹ Pivot B et μæ- < μ& 0,392 , donc A′( 0

α 1,25 ó V1 G1 2μæ- Y 0,374 ilm


ô ⇒A 9,34 cm/
Z d ó 1 0,4α) 0,191 m oó ,f

On revient à la flexion composée

A( A 2
1,97 cm/
ñ,f

ñfZ
AÛŸ 0,23 b d ñ+
0,815 cm/

A( 1,97 cm/

Calcul de hp et h′p : Figure 4.12. Section d'un poteau sous Mz.

N = 263,1301 KN; My = 35,0772 KN.m (G+Q+1,2Ex)

i ï
e0 13,33 cm > / 12,5 cm

Le centre de pression est en dehors de la section, N est un effort de compression.

Donc la section est partiellement comprimée.

57
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

Le calcul sera fait par assimilation à la flexion simple.

Mj Mj0 + Nj d
ï
/
) 61, 39 KN. m

μæ-
if
0,219
æóñ 2 ó Z

μæ- > 0,186 ⟹ Pivot B et μæ- < μ& 0,392 , donc A′/ 0

α 1,25 ó V1 G1 2μæ- Y 0,312 if


ô ⇒A 7,79 cm/
Z d ó 1 0,4α) 0,197 m oó ,f

On revient à la flexion composée

A/ A 2
1,25 cm/
ñ,f

ñfZ
AÛŸ 0,23 b d 0,815 cm/
ñ+

A/ 1,25 cm/

AÕ;ÕÜ&O 6,44 cm/


Figure 4.13. Section d’un poteau sous My.

4.5.2.2. Calcul du Ferraillage transversale

A ) Exemple de calcul
On prend pour exemple le poteau de 1er niveau

ρÜ W2
Soit : Õf ï ñ+

Ö /,(ƒ/
8,568 m > 5 , donc ρÜ 2,5
Ü z,/€
λg

ρÜ W2 /,€óz,(€óz,z/ƒ(ƒ€‡
D’où AÕ ï ñ+ z,‡óƒzz
0,7545 cm/

 Espacement
Dans la zone nodale : t ≤ min 10 ∅ÛŸ
& ; 15 cm) min 12 ; 15 cm) ⟹ t 10 cm

Dans la zone courante : t ≤ 15 ∅ÛŸ


& 15 ó 1,2 18 cm ⟹ t 15 cm

 La quantité d’armature minimale


Dans la zone nodale : AÛŸ
Õ 0,3 % t ó b) 0,3 % 10 ó 25) 0,75 cm/

Dans la zone courante : AÛŸ


Õ 0,3 % t ó b) 0,3 % 15 ó 25) 1,125 cm/

Donc on opte pour 1 cadre + 1 épingle HA8 = 1,51 cm2.

58
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

Les résultats de calcul des armatures transversales pour les différents poteaux des
différents niveaux sont résumés dans le tableau suivant :

Tableau 4.16. Armatures transversales dans les poteaux.


Niveau Niv 04 Niv 03 Niv 02 Niv 01

qlmax (cm)
section (cm )
2 25×25 25×25 25×30 25×30

ql
1,2 1,2 1,2 1,2
max (cm) 1,2 1,2 1,2 1,2
Lf (cm) 214,2 214,2 214,2 214,2
λg 8,568 8,568 8,568 8,568
Vu (KN) 16,9061 18,7761 24,3359 24,1453
t (Z. nodale) (cm) 10 10 10 10
t (Z.courante) (cm) 15 15 15 15
ρ 2,5 2,5 2,5 2,5
At calculé (cm2) 0,6339 0,7041 0,7605 0,7545
At Z. nodale (cm2)
min 0,75 0,75 0,75 0,75
Atmin Z.courante (cm2) 1,125 1,125 1,125 1,125
3 HA 8 3 HA 8 3 HA 8 3 HA 8
At adopté (cm2) = = = =
1,51 1,51 1,51 1,51

4.5.2.3. Vérifications à faire

A ) Vérification au flambement
Selon le CBA 99 (Art B.8.2.1) les éléments soumis à la flexion composée doivent être
justifiés vis-à-vis de l’état limite ultime de stabilité de forme. Donc on doit vérifier que :
Br ó f / Aý ó fO
N- ≤ N α r + s
0,9 γæ Ìý
Br : section réduite du béton.

As : section d’acier comprimée prise en compte dans le calcul.

Ìæ 1,5 ; Ìý 1,15 : (Situation durable).

Ìæ 1,15 ; Ìý 1 : (Situation accidentelle).

α : coefficient en fonction de l’élancement géométrique.

La vérification se fait pour le poteau le plus sollicité à chaque niveau, et comme exemple
de calcul on prendra le poteau le plus sollicité situé au niveau du RDC, avec Lz 3,06 m
et N- 692,7438 KN

On a Lñ 0,7 Lz 2,142 m ⇒ 29,68 m < 50 donc α 0,743

A la base du bâtiment Br 0,25 0,02) ó 0,30 0,02) 0,0644 m/

z,z[ƒƒó/€ z,zzz{z€óƒzz
N 0,743 ó <
z,{ ó(,€
+
(,(€
A 1,114 MN

59
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

Nu 0,6927 MN < 1,114 MN → Pas de risque de flambement.

Tous les résultats de calcul sont résumés dans le tableau ci-dessous :

t tu hL vw Qx QI
Tableau 4.17. Vérification du flambement pour l’ensemble des poteaux.
Section
Niveau λ α Observation
(cm2) (m) (m) (cm2) (m2) (MN) (MN)
Niv 01 25×30 3,06 2,142 29,68 0,743 9,05 0,0644 0,6927 1,114 Vérifier
Niv 02 25×30 3,06 2,142 29,68 0,743 9,05 0,0644 0,5199 1,114 Vérifier
Niv 03 25×25 3,06 2,142 29,68 0,743 9,05 0,0529 0,3476 0,962 Vérifier
Niv 04 25×25 3,06 2,142 29,68 0,743 9,05 0,0529 0,1757 0,962 Vérifier

D’après les résultats obtenus il n y’a pas de risque de flambement.

B ) Vérification des contraintes


Étant donné que la fissuration est peu nuisible, alors la vérification se fera seulement pour
la contrainte de compression dans le béton, cette vérification sera faite pour le poteau le
plus sollicité à chaque niveau là où il y a réduction de section.

σæ (,/ ≤ σÜæ Û
0,6 f / 15 MPa

σæ ≤ σÜæ ; σæ ≤ σÜæ
ýOü iýOü0 ýOü iýOü0
( À
+ !éé# V Û
/ À
!éé#
V′ Û

MserG V)
ï
• Mser Nser /

Iyy ′ ‡ VV ‡ + V ′‡ Y + 15A′ V d′ )/ + 15A d V)/


æ

• S b ó h + 15 A + A′ )
zZ
)(€ ′ ′) )
• V Z

)(€ ′) )

• V′ h V Figure 4.14. Section d’un poteau.

Tous les résultats de calcul sont résumés dans le tableau 4.18 :

Tableau 4.18. Vérification des contraintes dans le béton des poteaux.

Section d A V V’ {JJ ′ QLYw |LYw |LYw} ~•[ ~•p


Niveau
cm2 cm cm2 cm cm cm4 MN MN.m MN.m MPa MPa
Niv 01 25×30 27,5 9,05 16,92 13,08 74210 0,503 0,391×10-3 10,03×10-3 7,96 3,91

Niv 02 25×30 27,5 9,05 16,92 13,08 22277 0,377 0,947×10-3 8,17×10-3 6,12 2,82

Niv 03 25×25 22,5 9,05 14,28 10,72 43705 0,252 0,169×10-3 4,67×10-3 4,84 2,17

Niv 04 25×25 22,5 9,05 14,28 10,72 43705 0,127 0,655×10-3 2,92×10-3 2,62 0,95

60
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

C ) Vérification aux sollicitations tangentes


D’après le RPA 99 / Version 2003 (Art 7.4.3.2) la contrainte de cisaillement conventionnelle
de calcul dans le béton τ- sous combinaison sismique doit être inférieure ou égale à la
valeur limite suivante : τÜ- Û
óf / telle que :

0,075 si λg ≥ 5
ρ F
W-
et τ-
æó
0,04 si λg < 5

Les résultats sont illustrés dans le tableau ci-après :

Tableau 4.19. Vérification des sollicitations tangentes dans les poteaux.

tu „x „…Ia
‚I ƒI x
Section d Vu
Niveau Observation
(cm2) (m) (m) (KN) (MPa) (MPa)
Niv 01 25×30 2,142 8,568 0,075 0,275 24,1453 0,351 1,875 Vérifier
Niv 02 25×30 2,142 8,568 0,075 0,275 24,3359 0,354 1,875 Vérifier
Niv 03 25×25 2,142 8,568 0,075 0,225 18,7761 0,334 1,875 Vérifier
Niv 04 25×25 2,142 8,568 0,075 0,225 16,9061 0,301 1,875 Vérifier

D ) Disposition constructive
La distance entre les barres verticales dans une face du poteau ne doit pas dépasser 25 cm
en zone IIa.

Longueur des crochets : L 10 ó ∅Õ

∅Õ 0,8 cm → L 8 cm

Longueur de recouvrement : Lr ≥ 40 ó ∅

∅ 12 mm → Lr 48 cm . On adopte Lr 50 cm .

E ) Détermination de la zone nodale


Les jonctions par recouvrement doivent être faites si possible, à l’extérieur des zones
nodales, la longueur à prendre pour chaque barre est donnée comme suit :

ïO
h# max ; h ; b ; 60 cm) ; L′ 2h
[

1er niveau : L’= 2 × 30 = 60 cm ; h’ = max (45,16 ; 30 ; 25 ; 60) = 60 cm

2éme niveau : L’= 60 cm ; h’ = 60 cm

3éme niveau : L’= 50 cm ; h’ = 60 cm

4éme niveau : L’= 50 cm ; h’ = 60 cm

61
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

 Schéma de ferraillage des poteaux

Nous exposerons ci-dessous les schémas de ferraillage des poteaux.

Tableau 4.20. Schémas de ferraillage des poteaux.

RDC et 1er étage 2éme et 3éme étage

4.5.3. Étude des poutres


Les poutres sont des éléments horizontaux en béton armé destinées à reprendre les efforts,
elles sont sollicitées en flexion simple.

Les sollicitations sont obtenues par les combinaisons ci-après :

1,35G + 1,5Q
ELU : F G + Q ± E
0,8G ± E

ELS : G+Q

Leur ferraillage est mené conformément aux exigences du CBA et aussi aux prescriptions
du RPA.

Comme la fissuration est jugée peu nuisible, le ferraillage se fera à l’ELU et les contraintes
seront vérifiées à l’ELS vis-à-vis de la durabilité.

 Armature longitudinale :
D’après le RPA 99 / version 2003 (Article 7.5.2.1) :

 Le pourcentage total minimum des aciers longitudinaux sur toute la longueur de


la poutre est de AÛŸ 0,5% b h) en toute section.

 Le pourcentage total maximum des aciers longitudinaux est de :

AÛÜÝ 4% b h) en zone courante.

AÛÜÝ 6% b h) en zone de recouvrement.

62
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

 La longueur minimale des recouvrements est de 40 ∅ en zone ІІa.

 Les poutres secondaires supportant de faibles charges verticales et sollicitées


principalement par les forces latérales sismiques doivent avoir des armatures
symétriques avec une section en travée au moins égale à la moitié de la section sur
appui.

 Armature transversale :
 La quantité d’armatures transversales minimales est donnée par :
AÕ 0,3%SÕ ó h RPA 99 / Version 2003 (Art 7.5.2.2)
 L’espacement maximum des armatures transversales déterminé comme suit :
ï
SÕ ≤ min . ; 12 ∅& 0 → en zone nodale.
ƒ
ï
SÕ ≤ ƒ → en dehors zone nodale.

Avec h : hauteur de la poutre.

 La valeur du diamètre ∅& des armatures longitudinales à prendre est le plus


petit diamètre utilisé, et dans le cas d’une section en travée avec armatures
comprimées. C’est le diamètre le plus petit des aciers comprimés.

 Les premières armatures transversales doivent être disposées à 5 cm au plus


du nu d’appui ou de l’encastrement.

4.5.3.2. Calcul du ferraillage longitudinal


Le ferraillage des poutres est calculé à partir des sollicitations maximales déduites du
logiciel ETABS 2016, elles sont résumées dans le tableau suivant :

Tableau 4.21. Sollicitations maximales dans les poutres.


Mtmax Mamax Vmax
Poutres Combinaison Combinaison Combinaison
KN.m KN.m KN
Poutres principales
37,246 1,35G+1,5Q -56,972 G+Q+Ey Min 79,26 1,35G+1,5Q
(25×35)
Poutres secondaires
22,207 0,8G+Ex Max -24,921 G+Q+Ex Min 15,48 G+Q+Ex Min
(25×30)

A ) Vérification de pourcentage des armatures selon le RPA 99 / Version 2003


Le pourcentage total minimal des aciers longitudinaux sur toute la longueur de la poutre
est de 0,5% en toute section.

Poutres P 25 ó 35) → AÛŸ 0,5% b ó h) 0,5% 25 ó 35) 4,375 cm/


Soit ∶ ú
Poutres S 25 ó 30) → AÛŸ 0,5% b ó h) 0,5% 25 ó 30) 3,75 cm/

63
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

Le pourcentage total maximum des aciers longitudinaux est de :

4 % en zone courante
AÛÜÝ †
6 % en zone de recouvrement
A zone courante) 4% 25 ó 35) 35 cm/
Poutres P (25×35) : ú ÛÜÝ
AÛÜÝ zone de recouvrement) 6% 25 ó 35) 52,5 cm/
Amax zone courante) 4% 25 ó 30) 30 cm/
Poutres S (25×30) : ú
Amax zone de recouvrement) 6% 25 ó 30) 45 cm/

Les poutres supportent de faibles charges verticales et sont sollicitées principalement par
les forces latérales sismiques, elles doivent avoir des armatures symétriques avec une
section en travée au moins égale à la moitié de la section sur appui.

La longueur minimale de recouvrement est de 40 ó ∅ en zone IIa.

B ) Exemple de calcul
Prenons comme exemple de calcul la poutre principale avec les sollicitations suivantes :

M 37,2458 KN. m 1,35G + 1,5Q)


ú Õ
MÜ 56,9723 KN. m G + Q + EyiŸ )

 Ferraillage en travée :

μæ-
if z,z‡ /ƒ€
0,099
æóñ 2 ó Z z,/€ó(ƒ,/óz,‡/€Z

μæ- 0,099 < μ& 0,392 → A′ 0

α 1,25 ó V1 G1 2μbu Y 0,131

Z dó 1 0,4α) 0,308 m


AÕ 3,48 cm/
oó ýÕ

 Ferraillage en appui :

μæ- 0,117 → μæ- 0,117 < μ&


iØ z,z€[{ /‡
0,392 → A# 0
æóñ 2 ó Z z,/€ó( ,ƒ óz,‡/€Z

→ α 0,156 → Z 0,392 m → AÜ 4,67 cm/

La suite des calculs sont résumés dans le tableau 4.22 :

64
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

Tableau 4.22. Ferraillage des poutres principales et secondaires.

M Acalculé Amin Aadopté Nombre de


Type Section Localisation (KN.m) (cm2) (cm2) (cm2) barres
Poutres Travée 37,2458 3,48 3,8 2HA12+1HA14
(25×35) 5,25
principales Appui -56,9723 4,67 4,93 3HA12+1HA14
Poutres Travée 22,2072 2,08 3,39 3HA12
(25×30) 4,5
secondaires appui -24,9209 2,34 3,39 3HA12

C ) Vérification des armatures selon le RPA 99 / Version 2003


Les longueurs de recouvrement :

Lr > 40 ó ∅ en zone IIa

∅ 14mm → Lr > 40 ó 1,4 56 cm. On adopte Lr = 60 cm

∅ 12 mm → Lr > 40 ó 1,2 48 cm. On adopte Lr = 50 cm

4.5.3.3. Calcul du ferraillage transversal

A ) Calcul de Øt
D’après le BAEL (Art A.7.2,2), le diamètre des armatures transversales est donné par la
relation suivante :

ï æ
∅Õ min . ‡€ ; ∅& ; (z 0 → ∅Õ 10 mm

Soit ∅Õ 8 mm et AÕ 3 HA 8 1,51 cm/ (1cadre + 1 épingle)

B ) Calcul des espacements St


D’après le RPA 99 / Version 2003 :

h
• En zone nodale : SÕ ≤ min .4 ; 12∅: 0 (Art 7.5.2.2)

Pour les poutres principales SÕ ≤ min 8,75 ; 14,4) soit SÕ 8 cm

Pour les poutres secondaires SÕ ≤ min 7,5 ; 14,4) soit SÕ 6 cm

h
• En zone courante : SÕ ≤ 2 (Art 7.5.2.2)

Pour les poutres principales SÕ ≤ 17,5 cm soit SÕ 15 cm

Pour les poutres secondaires SÕ ≤ 15 cm soit SÕ 15 cm

65
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

C ) Vérification des sections d’armatures transversales minimales


AÛŸ 0,3 % ó SÕ ó b 1,125 cm/ < AÕ 1,51 cm/ C’est vérifié.

4.5.3.4. Vérification à l’ELU

A ) Vérification des contraintes tangentielles


Il faut vérifier l’effort tranchant tel que τ- et τÜ-
W- z,/
æó
Û
min . óf / ; 5 MPa0
La vérification concerne uniquement les poutres les plus défavorables, car si ces dernières
sont vérifiées, les autres le seront surement.

Les résultats sont récapitulés dans le tableau 4.23.

„x „…Ia
Tableau 4.23. Vérification des contraintes tangentielles.
Vmax x
Poutres Observation
(KN) (MPa) (MPa)
Principales 79,26 0,975 3,33 vérifiée
Secondaires 15,48 0,225 3,33 vérifiée

B ) Les armatures longitudinales au cisaillement


W2
Appui de rive : A& ≥ γý ó ñ+

Appui intermédiaire : A& ≥ ñ , ó V



z,{
)
+

Les résultats sont récapitulés dans le tableau (4.24) :

Tableau 4.24. Vérification des armatures longitudinales au cisaillement.


h‡ Ha…ˆ |… hw‰Š
‡ h‰KMYw

Poutres Observation
(cm2) (KN) (KN.m) (cm2) (cm2)
Principales 4,93 79,26 -56,9723 2,28 -3,32 Vérifiée
Secondaires 3,39 15,48 -24,9209 0,72 -2,45 Vérifiée

4.5.3.5. Vérification à l’ELS

A ) État limite d’ouverture des fissures


Aucune vérification à faire car la fissuration est peu nuisible.

B ) État limite de compression du béton


Comme la fissuration est peu nuisible donc on a vérifié que la contrainte de compression
du béton.

66
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé


σæ y ≤ σÜæ Û
15 MPa
!

Calcul de I et y

æ /
y + 15 A y – 15 A d 0
/

I + 15 A d– y)/
æ ‡

y

Les résultats sont récapitulés dans le tableau 4.25 :

Tableau 4.25. Vérification de la limite de compression du béton.


|LYw ~•` ~…Ia
•` Observation
KN.m) KN.m)
y I
Poutres Zone
(KN.m) (m) (m4)
Appui -32,3041 0,104 4,74 ×10-4 7,09 15 Vérifiée
Principales
Travée 26,9696 0,094 3,87×10-4 6,55 15 Vérifiée
Appui -3,2019 0,081 2,44×10-4 1,06 15 Vérifiée
Secondaires
travée 1,7968 0,081 2,44×10-4 0,59 15 Vérifiée

C ) État limite de déformation (évaluation de la flèche)


La vérification de la flèche est nécessaire si l’une des conditions suivantes n’est pas
vérifiée :

≥ (z if
ï i
• Ö


ƒ,/
f

æ ñ+

• L<8m

Pour les poutres principales b = 30 cm ; h = 35 cm ; L = 4 m ; AÕ 3,8 cm/ ; MÕ 0,33Mz

Pour les poutres secondaires b = 30 cm ; h = 30 cm ; L = 3,8 m ; AÕ 3,39 cm/ ; MÕ 0,33Mz

Les résultats sont récapitulés dans le tableau ci-dessous :

\ |M \ |M hM ‹, p hM ‹, p
Tableau 4.26. Vérification de la flèche des poutres.

≥ ≤
t [ | t [ | •I uY •I uY
Poutres Observation

Principales 0,088 0,033 0,088 > 0,033 0,004 0,0105 0,004 < 0,0105 Vérifiée

Secondaires 0,079 0,033 0,079 > 0,033 0,004 0,0105 0,004 < 0,0105 Vérifiée

Les trois conditions sont observées, donc la vérification de la flèche n’est pas nécessaire.

67
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

 Schéma de ferraillage des poutres

Nous exposerons ci-dessous les schémas de ferraillage des poutres principales et des
poutres secondaires.

Tableau 4.27. Schémas de ferraillage des poutres principales.

Poutres principales

En appui En travée

Tableau 4.28. Schémas de ferraillage des poutres secondaires.

Poutres secondaires

En appui En travée

4.5.3.6. Dimensionnement des nœuds vis-à-vis des moments fléchissant


(Vérification des zones nodales)
Dans le but de permettre la formation des rotules plastiques dans les poutres et non
dans les poteaux, le RPA 99 / Version 2003 (Art 7.6.2) exige que :

|M | + |MÀ | ≥ 1,25 |M• | + |MŽ |)

68
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

Figure 4.15. Vérification de la zone nodale.

Cette vérification est facultative pour les deux derniers niveaux des bâtiments supérieurs
à R+2.

 Détermination du moment résistant


Après dépassement de la limite élastique, la partie comprimée de l’axe neutre reprend les
efforts de compression et les aciers inférieurs reprennent la traction jusqu’à leur limite de
déformation plastique. On désignera alors le moment limite par le moment plastique.

Le moment correspondant à cette déformation plastique est le moment résistant, donné


par la formule suivante :

kd kd
Mé A ý fé d + A#ý fý# d#
3 3

La contrainte dans les aciers de compression K


#
est en fonction de la distance P`), si la
contrainte dans les aciers de traction vaut , alors la contrainte dans les aciers de
R
compression peut se calculer par la formule suivante : fý# fé
&

Avec :

k ½2n .ρ + ρ# 0 + n/ ρ + ρ# )/ n ρ + ρ# ) : Facteur permettant de localisé l’axe neutre.


&

ρ ,
: Ration d’acier de traction.
æ

ρ#
&
,
æ
: Ration d’acier de compression.

69
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

n : Coefficient d’équivalence acier/ béton, avec n 15

d: Distance de la fibre la plus comprimée aux aciers inférieurs.

d# : Distance de la fibre la plus comprimée aux aciers supérieurs.

Aý : Section d’acier de tension.

A#ý : Section d’acier de compression.

 Les poteaux

Le tableau suivant illustre les moments résistants dans les poteaux :

|J[ |Jp
Tableau 4.29. Moments résistants dans les poteaux dans le sens principal.

Section hK h′K hL h′L


Niveau
(cm2) (cm ) (cm2)
2 (cm ) (cm2)
2
(KN.m) (KN.m)
+3,06 25×30 3,39 3,39 3,39 3,39 33,78 33,78
+6,12 25×30 3,39 3,39 3,39 3,39 33,78 33,78
+9,18 25×25 3,39 3,39 3,39 3,39 27,52 27,52
+12,24 25×25 - - 3,39 3,39 - 27,52

|J[ |Jp
Tableau 4.30. Moments résistants dans les poteaux sens secondaire.

Section hK h′K hL h′L


Niveau
(cm2) (cm2) (cm2) (cm2) (cm2) (KN.m) (KN.m)
+3,06 25×30 3,39 3,39 3,39 3,39 27,73 27,73
+6,12 25×30 3,39 3,39 3,39 3,39 27,73 27,73
+9,18 25×25 3,39 3,39 3,39 3,39 27,52 27,52
+12,24 25×25 - - 3,39 3,39 - 27,52

 Les poutres

Le tableau suivant illustre les moments résistants dans les poutres principales :

|J[ |Jp
Tableau 4.31. Moments résistants dans les poutres principales.

Niveau Section h• h′• hY h′Y


(cm ) (cm ) (cm2) (cm2)
2 2 (cm2) (KN.m) (KN.m)
+3,06 25×35 4,93 3,8 3,8 4,93 57,13 44,88
+6,12 25×35 4,93 3,8 3,8 4,93 57,13 44,88
+9,18 25×35 4,93 3,8 3,8 4,93 57,13 44,88
+12,24 25×35 4,93 3,8 3,8 4,93 57,13 44,88

70
Chapitre 4 Étude élastique linéaire d’un bâtiment en béton armé

Le tableau suivant illustre les moments résistants dans les poutres secondaires :

|J[ |Jp
Tableau 4.32. Moments résistants dans les poutres secondaires.

Niveau Section h• h′• hY h′Y


(cm2) (cm2) (cm2) (cm ) (cm2) (KN.m) (KN.m)
2

+3,06 25×30 3,39 3,39 3,39 3,39 33,78 33,78


+6,12 25×30 3,39 3,39 3,39 3,39 33,78 33,78
+9,18 25×30 3,39 3,39 3,39 3,39 33,78 33,78
+12,24 25×30 3,39 3,39 3,39 3,39 33,78 33,78

Les tableaux des rotules plastiques dans les deux directions :

Niveau |Q |• |Q + |• |‘ Lx’ |“ ‰Ku [, p” |‘ + |“ )


Tableau 4.33. Vérification des zones nodales selon le sens principal.
observation
+3,06 33,78 33,78 67,56 57,13 44,88 127,51 non vérifiée
+6,12 27,52 33,78 61,3 57,13 44,88 127,51 non vérifiée
+9,18 27,52 27,52 55,04 57,13 44,88 127,51 non vérifiée
+12,24 - 27,52 27,52 57,13 44,88 127,51 non vérifiée

Niveau |Q |• |Q + |• |‘ Lx’ |“ ‰Ku [, p” |‘ + |“ )


Tableau 4.34. Vérification des zones nodales selon le sens secondaire.
observation
+3,06 27,73 27,73 55,46 33,78 33,78 84,45 non vérifiée
+6,12 27,52 27,73 55,25 33,78 33,78 84,45 non vérifiée
+9,18 27,52 27,52 55,04 33,78 33,78 84,45 non vérifiée
+12,24 - 27,52 27,52 33,78 33,78 84,45 non vérifiée

D’après les tableaux (4.33) et (4.34), la vérification des zones nodales n’est pas satisfaite
(formation des rotules plastiques dans les poteaux plutôt que dans les poutres). Pour
satisfaire cette disposition il faudrait augmenter les moments résistants des poteaux par
l’augmentation de leurs coffrages ou de leurs armatures.

Toutefois, pour la suite de ce travail on fera volontairement l’impasse sur cette vérification.

71
Chapitre 5
Étude sismique du bâtiment par analyse
temporelle non linéaire

5.1. Introduction
Au chapitre précédent, nous avons dimensionné et calculé une structure en portiques
autostables en béton armé, par la méthode classique basée sur les forces avec une analyse
élastique linéaire. L’analyse sismique de la structure a été faite avec la méthode modale
spectrale, où un coefficient de comportement R = 5 a été considéré dans le spectre de
réponse de calcul. Ce coefficient permet de tenir compte empiriquement de la capacité de
dissipation dans le domaine inélastique.

Pour concrétiser l’objectif de ce projet de fin d’étude, on effectue dans ce chapitre une
réévaluation des éléments de la structure précédente par une analyse sismique temporelle
non linéaire. Dans ce cas, l’action sismique est représentée par des accélérogrammes qui
doivent correspondre au spectre élastique du RPA 99 / Version 2003 (avec un spectre de
calcul avec R=1, zone IIa, Site S3) avec un pourcentage d’amortissement critique ξ=5%.
Ainsi, trois accélérogrammes artificiels compatibles avec le spectre élastique du site et de
la zone d’étude sont sélectionnés et utilisés.

Les capacités de résistance des éléments sont réévaluées en déformation (rotation de


corde) pour le mécanisme ductile (flexion) et en résistance à l’effort tranchant pour le
mécanisme fragile.

5.2. Modélisation non linéaire de la structure


Pour la simulation de la réponse inélastique des éléments poteaux-poutres par éléments
finis, deux méthodes sont souvent utilisées : la plasticité localisée (lumped plasticity) et la
plasticité distribuée (distributed plasticity). Dans cette dernière, les sections des éléments
sont modélisées par des fibres et la plasticité est considérée se développer tout le long de
l’élément (figure 5.2.d). Dans le cas de la plasticité localisée aussi connue sous le nom de
la méthode de la rotule plastique, la plasticité est localisée dans la zone de rotule plastique.
Toutefois il existe plusieurs modèles de rotule plastique qui sont décrites dans la
littérature : soit la plasticité est concentrée en des points aux extrémités et décrite par des

72
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

lois de comportement (figure 5.1.a), ou par l’utilisation de ressorts avec des lois de
comportement hystérésis (figure 5.1.b) ; soit par l’utilisation de rotule plastiques de type
fibre à longueur finie Lp où la plasticité est distribuée tout le long de cette longueur
(figure 5.1.c).

Figure 5.1. Méthodes de prise en compte de la plasticité (adapté de Deierlein [21]).

Pour notre étude, la plasticité est prise en compte par la localisation de la plasticité aux
extrémités des éléments par l’utilisation de rotule plastique de type fibre (Fiber Hing).
Dans ce cas la plasticité des éléments est considérée, se développer sur une longueur
prédéfinie Lû appelée longueur de la rotule plastique alors que le reste de la longueur de
l’élément demeure élastique (figure 5.2). Dans le logiciel ETABS 2016 ce type de rotule
plastique est défini par « Fiber P-M2-M3 ». Ce type de rotule plastique est très utile pour
définir le comportement inélastique dans le cas de la bi-flexion composée.

Au droit de chaque rotule plastique, la section est discrétisée en un certain nombre de


fibres. Pour chaque fibre, on associe une relation contrainte-déformation uni-axiale, ce qui
nous permet de distinguer précisément le béton confiné, le béton non confiné et les
armatures.

Figure 5.2. Cas d’une plasticité localisée de type fibre.

73
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

Dans notre modélisation, la section transversale est discrétisée par 25 fibres pour les
poteaux et par 24 fibres pour les poutres. Chaque fibre est caractérisée par : sa section, sa
position et son matériau. (Voir tableau 5.1).

Béton non confiné

Armature Béton confiné

Figure 5.3. Exemple de discrétisation en fibre au droit de la rotule plastique.

Tableau 5.1. Discrétisation de la section du poteau (25×30).


Section Coordonnée 3 Coordonnée 2
Fibre Matériau
cm2 cm cm
1 1,13 11,1 -8,6 A400 /// SSC1
2 1,13 11,1 0 A400 /// SSC1
3 1,13 11,1 8,6 A400 /// SSC1
4 1,13 -11,1 -8,6 A400 /// SSC1
5 1,13 -11,1 0 A400 /// SSC1
6 1,13 -11,1 8,6 A400 /// SSC1
7 1,13 0 -8,6 A400 /// SSC1
8 1,13 0 8,6 A400 /// SSC1
9 31,47 -13,01 10,79 C25/30 /// SSC1
10 43,5 0 10,79 C25/30 /// SSC1
11 31,47 13,01 10,79 C25/30 /// SSC1
12 36,25 -13,01 0 C25/30 /// SSC1
13 36,25 13,01 0 C25/30 /// SSC1
14 31,47 -13,01 -10,79 C25/30 /// SSC1
15 43,5 0 -10,79 C25/30 /// SSC1
16 31,47 13,01 -10,79 C25/30 /// SSC1
17 45,56 -8,94 7,1 C25/30 /// SSC2
18 45,56 0 7,1 C25/30 /// SSC2
19 45,56 8,94 7,1 C25/30 /// SSC2
20 45,56 -8,94 0 C25/30 /// SSC2
21 91,12 0 0 C25/30 /// SSC2
22 45,56 8,94 0 C25/30 /// SSC2
23 45,56 -8,94 -7,1 C25/30 /// SSC2
24 45,56 0 -7,1 C25/30 /// SSC2
25 45,56 8,94 -7,1 C25/30 /// SSC2

Avec :

• A400 /// SSC1 : acier des armatures.


• C25/30 /// SSC1 : le béton confiné.
• C25/30 /// SSC2 : le béton non confiné.

74
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

5.2.1. Lois de comportement des matériaux béton-acier utilisées


Les lois de comportement de l’acier et du béton utilisées sont celles proposées
respectivement par Park et Mander qui sont disponibles dans le logiciel ETABS 2016. Les
relations contraintes-déformations utilisées sont représentées par les figures ci-après :

Figure 5.4. Loi de comportement de l’acier. Figure 5.5. Loi de comportement du béton.

5.2.2. Estimation de la longueur de la rotule plastique Lp


Plusieurs chercheurs ont donné des expressions pour le calcul de la longueur plastique en
se basant sur des recherches expérimentales. La valeur de la longueur plastique Lû dépend
de plusieurs paramètres à savoir:

• Le niveau de l’effort axial et du moment.


• L’effort de cisaillement dans les rotules plastiques.
• Les propriétés mécaniques des armatures transversales et longitudinales.
• La résistance du béton et le confinement des sections surtout au niveau des zones
plastiques.

Ci-après quelques expressions que l’on retrouve dans la littérature pour la détermination
de la longueur de la rotule plastique.

 Mattock (1967) : il a conduit 37 essais sur des poutres en béton armé, il a ensuite
proposé une formule simplifiée pour le calcul de la longueur plastique. [22]
Lû 0,5 h + 0,05 LW (5.1)

 Priestley et Paulay (1992) : en révisant leur équation pour différentes nuances de


l’armature de flexion renforcement flexionnel, Paulay et Priestley [23] ont proposé
l’expression suivante :
Lû 0,08LW + 0,022dæ fé (5.2)

75
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

 Berry, Lehman et Lowes (2008) : basé sur le dimensionnement à la performance, ils


ont développé leur équation qui demande la prédiction de la réponse de la déformation
au chargement et aussi le déplacement au début de différents niveaux
d’endommagement. Berry, Lehman et Lowes [24] ont proposé l’équation suivante :
ñè
Lû 0,05LW + 0,1
Gñ3
(5.3)

Pour ce travail l’expression retenue, pour l’estimation de la longueur de la rotule plastique,


est celle donnée par Priestley et Paulay (équation 5.2). Ce choix est motivé par le fait
qu’elle reste la plus couramment citée et utilisée dans la littérature.

Les longueurs des rotules plastiques calculées pour les éléments de notre structure sont
récapitulées dans le tableau suivant :

Tableau 5.2. Longueur de la rotule plastique des poutres et des poteaux pour notre bâtiment.

Longueur de la rotule plastique (m)


Auteur Formule
Poteau Poutre

Lì 0,08LW + 0,022dæ fé
Preistley et Paulay
0,21 0,26
(1992)

 Revue des paramètres utilisés


Les diverses équations pour la prédiction de la longueur de la rotule plastique citées
précédemment ont employé différents paramètres. Ces paramètres sont associés aux
propriétés géométriques des poteaux et poutres et aux caractéristiques du béton et de
l’armature utilisée. Parmi ces paramètres, on a employé ceux-ci :

• H : hauteur des poteaux H = 3,06 m


• L : longueur de la poutre L = 4,00 m
• Ö
• LW : portée de cisaillement (LW /
pour les poteaux et LW / pour les poutres)
• : limite élastique des armatures longitudinales 400 MPa)
• + : résistance en compression du béton + 25 MPa)
• `c : diamètre des armatures longitudinales (`c 12mm).

5.3. Accélérogrammes utilisés


Lors de l’analyse temporelle non linéaire des structures, il est nécessaire d’utiliser des
accélérogrammes (naturels, simulés ou artificiels), appliqués dans les deux directions
principales du bâtiment. Toutefois, leur utilisation nécessite une sélection et un
ajustement adéquat afin d’obtenir des secousses sismiques compatibles avec le spectre
cible du code.

76
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

Pour cette étude, trois accélérogrammes artificiels compatibles avec le spectre élastique
du site et de la zone d’étude sont utilisés. Ces accélérogrammes ont été obtenus par
ajustement d’enregistrements réels (accélérogrammes naturels) au spectre élastique du
RPA du site, par la méthode de correspondance spectrale « Spectral Matching » dans le
domaine temporel (TD) par ajout d’ondelettes en utilisant le logiciel SeismoMatch [25],
dans la gamme de période 0,02-2s.

Dans un premier temps, nous avons utilisé la base des données (PEER Ground
Motion) [26], pour trouver 93 accélérogrammes (composantes horizontales + verticales),
issus de plusieurs évènements sismiques et stations d’enregistrement du monde,
correspondants aux critères suivants :

• 6,5 ≤ M < 7,5 (Magnitude)

• 10 ≤ Rrup < 30 Km (Distance la plus proche du plan de rupture)

• 200 ≤ Vý 30 < 400 ˆ/º (Vitesse moyenne d’onde de cisaillement dans les 30m
supérieurs du sol). Ce qui correspond à un sol de catégorie S3

Les couples magnitude (M) et distance la plus proche du plan de rupture (Rrup) choisis
nous permettent de trouver des accélérogrammes représentants en même temps le champ
proche et le champ lointain.

Par la suite, nous avons éliminé les composantes verticales pour ne garder que les
composantes horizontales, ce qui nous laisse 62 accélérogrammes. Ces derniers ont été
ensuite ajustés au spectre élastique cible par la méthode de correspondance spectrale
« Spectral Matching » dans le domaine temporel (TD) à l’aide du logiciel SeismoMatch [25].

À la fin, on a sélectionné les trois accélérogrammes artificiels correspondants au mieux à


notre spectre cible. Les données des accélérogrammes naturels utilisés pour la génération
des accélérogrammes artificiels sont récapitulées dans le tableau 5.3.

Tableau 5.3. Les accélérogrammes naturels utilisés pour la génération des accélérogrammes artificiels.
Événement Rrup
Date Station M Type de faille Vs30 Composante
sismique (Km)
CalipatriaFire
Imperial Valley-06 10/15/1979 6.53 Décrochante 23.17 205.78 H1
Station
Kobe Japan 01/16/1995 Fukushima 6.9 Décrochante 17.85 256 H2
North Palm
Landers 06/28/1992 Springs Fire 7.28 Décrochante 26.95 344.67 H2
Sta #36

Les accélérogrammes générés ainsi que leurs spectres sont représentés respectivement
sur les figures (5.6) et (5.7).

77
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

Matche d Impe rial Valley-06


Accélération (g) 0.2

0.1

-0.1

0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 36 38
Temps (sec)

Matched Kobe Japan


0.2
Ac célération (g)

0.1

-0.1

0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 36 38 40 42 44 46 48 50 52 54 56 58 60 62 64 66 68 70 72 74 76 78 80
Temps (sec)

Matche d Landers
0.2
Accélération (g)

0.1

-0.1

0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 36 38 40 42 44 46 48 50 52 54 56
Temps (sec)

Figure 5.6. Les accélérogrammes artificiels générés.

0.5

0.4

0.3
Sa (g)

0.2

0.1

0
0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8

Periode (sec)

Matched Imperial Valley-06 Matched Kobe Japan


Matched Landers Spectre cible du RPA

Figure 5.7. Spectres des accélérogrammes artificiels superposés au spectre cible du RPA.

5.4. Analyse temporelle non linéaire


Les analyses temporelles sont conduites séparément pour chaque direction principale et
pour chaque accélérogramme conformément aux règles parasismiques algériennes
(RPA 99 / Version 2003) [19], qui ne préconisent pas la combinaison des directions (ou la
simultanéité des directions) tel que par exemple l’Eurocode 8 [14] qui exige que l’action
sismique soit représentée par trois accélérogrammes agissants simultanément.

78
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

L’amortissement proportionnel de Rayleigh est utilisé pour la construction de la matrice


d’amortissement. Le taux d’amortissement est fixé à 6% pour tous les modes de vibration.

La méthode l’intégration directe pas à pas dans le temps de Newmark avec accélération
moyenne constante est utilisée pour le calcul de la réponse temporelle non linéaire de la
structure. Les effets P-∆ sont pris en compte par la méthode itérative.

Lors des analyses temporelles non linéaires, l’application de l’action sismique est précédée
par l’application des charges gravitaires G et Q. Ainsi, la réponse obtenue à chaque pas du
temps est celle due à la combinaison : G+Q+E.

5.5. Résultats d’analyse

5.5.1. Déplacements inter-étages


Les déplacements relatifs entre étages adjacents obtenus pour les trois accélérogrammes
sont récapitulés dans les tableaux ci-après :

Tableau 5.4. Déplacements entre étages sous l’accélérogramme Imperial Valley-06.

Niveau XYZ XZ XZ [ ∆Z \Z ∆Z /\Z XYZ XZ XZ [ ∆Z ∆Z /\Z


Sens X-X Sens Y-Y

(cm) (cm) (cm) (cm) (m) (%) (cm) (cm) (cm) (cm) (%)
Niv 4 7,045 7,045 6,354 0,691 3,06 0,225 7,191 7,191 6,201 0,989 0,323
Niv 3 6,354 6,354 4,734 1,621 3,06 0,529 6,201 6,201 4,048 2,153 0,704
Niv 2 4,734 4,734 2,476 2,258 3,06 0,738 4,048 4,048 2,013 2,035 0,665
Niv 1 2,476 2,476 0 2,476 3,06 0,809 2,013 2,013 0 2,013 0,658
Tableau 5.5. Déplacements entre étages sous l’accélérogramme Kobe Japan.

XYZ XZ XZ [ ∆Z \Z ∆Z /\Z XYZ XZ XZ [ ∆Z ∆Z /\Z


Sens X-X Sens Y-Y
Niveau
(cm) (cm) (cm) (cm) (m) (%) (cm) (cm) (cm) (cm) (%)
Niv 4 7,147 7,147 6,236 0,911 3,06 0,298 6,301 6,301 5,399 0,911 0,298
Niv 3 6,236 6,236 4,337 1,899 3,06 0,621 5,399 5,399 3,528 1,871 0,611
Niv 2 4,337 4,337 2,092 2,245 3,06 0,734 3,528 3,528 1,768 1,759 0,575
Niv 1 2,092 2,092 0 2,092 3,06 0,684 1,768 1,768 0 1,768 0,578
Tableau 5.6. Déplacements entre étages sous l’accélérogramme Landers.

XYZ XZ XZ [ ∆Z \Z ∆Z /\Z XYZ XZ XZ [ ∆Z ∆Z /\Z


Sens X-X Sens Y-Y
Niveau
(cm) (cm) (cm) (cm) (m) (%) (cm) (cm) (cm) (cm) (%)
Niv 4 6,225 6,225 5,443 0,782 3,06 0,255 5,559 5,559 4,645 0,913 0,298
Niv 3 5,443 5,443 3,822 1,621 3,06 0,529 4,646 4,646 2,944 1,402 0,556
Niv 2 3,822 3,822 1,874 1,948 3,06 0,637 2,944 2,944 1,411 1,533 0,501
Niv 1 1,874 1,874 0 1,874 3,06 0,612 1,411 1,411 0 1,411 0,161

D’après les résultats des tableaux (5.4), (5.5) et (5.6), on constate que les déplacements
relatifs entre étages adjacents sont inférieurs au centième de la hauteur des étages.

79
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

5.5.2. Efforts tranchants à la base de la structure


Les résultats obtenus en termes d’efforts tranchant à la base de la structure pour chaque
accélérogramme sont récapitulés dans le tableau suivant :

Tableau 5.7. Effort tranchant maximum à la base de la structure pour chaque accélérogramme.
Accélérogrammes Vx (KN) Vy (KN)
Imperial Valley-06 1208,304 1362,559
Kobe Japan 1186,064 1305,227
Landers 1159,142 1308,220

D’après les résultats obtenus, pour chaque accélérogramme considéré, l’effort tranchant
maximum est atteint en utilisant le premier accélérogramme avec Vx = 1208,304 KN et
Vy = 1362,559 KN.

Ainsi, pour la réévaluation des éléments de la structure nous allons utiliser les résultats
de ce premier accélérogramme.

5.5.3. Réévaluation des éléments de la structure


Nous allons présenter dans ce qui suit les résultats de l’évaluation des éléments de la
structure par analyse temporelle non linéaire.

La réévaluation concernera uniquement les poteaux du RDC. Ce choix est motivé par le
fait que dans le cas de cette présente structure, ces éléments s’avèrent les plus sollicités
et les plus vulnérables en situation sismique. Les capacités des éléments en termes de
rotation de corde et de cisaillement sont évaluées en utilisant les relations de la partie 3
de l’Eurocode 8 [27].

Figure 5.8. Repérage des poteaux du RDC.

80
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

5.5.3.1. Justification vis-à-vis de la capacité de rotation de corde


La capacité de déformation des poutres, poteaux et murs, est définie en termes de rotation
de corde • , c’est-à-dire de l’angle entre la tangente de la fibre moyenne de
l’élément au droit de l’extrémité plastifiée et la corde reliant ladite extrémité à l’extrémité
i Û;ÛO Õ
de la portée d’effort tranchant (L– ,
W Oññ;üÕ ÕüÜ ïÜ Õ
calculée au droit de la section
d’extrémité), c’est-à-dire le point d’inflexion. La rotation de corde est aussi égale au
déplacement relatif, c’est-à-dire, la flèche au droit de l’extrémité de la portée d’effort
tranchant par rapport à la tangente de la fibre moyenne de l’élément au droit de
l’extrémité plastifiée, divisée par cette même portée. [27]

La valeur de la capacité totale de rotation de corde (parties élastique et non élastique) à


la limite ultime • , pour les éléments en béton sous l’action de charges cycliques (Section
A.3.2.2 de L’EC 08-partie 03) peut être calculée à partir de l’expression suivante :
( z,€˜|}
• <• +V Y—w: .1 0A
ÑF} ˜™
(5.4)

Avec :

ÌL: : égal à 1,5 pour les éléments sismiques primaires.

: la courbure ultime au droit de la section d’extrémité.

: la courbure à la limite élastique au droit de la section d’extrémité.

• : la rotation de corde à la plastification, elle est définie par la formule suivante :

—š

3

—š : le rapport moment/effort tranchant au droit de la section d’extrémité.

—w: : la longueur de la rotule plastique définie dans la partie 5.2.2.

fg : sont calculées pour chaque rotule en utilisant la relation moment courbure


disponible dans le logiciel SAP 2000 en considérant l’effort axial à l’instant où la
demande en rotation de corde •d est maximale.

Les résultats des vérifications en termes rotation de corde obtenus, sont récapitulés dans
les tableaux (5.8) et (5.9), avec :

•d : la demande maximale en rotation de corde au droit des rotules plastiques. Les valeurs
de •d sont tirées dans le logiciel ETABS.

• : la capacité de rotation de corde ultime à l’instant de la demande maximale •d (• est


variable à chaque pas du temps).

H1 et H2 : désignent respectivement la rotule à la base de l’élément et la rotule au sommet


de l’élément.

81
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

Tableau 5.8. Vérification de la capacité de rotation de corde selon le sens X.


Combinaison Ex max Combinaison Ex min
Poteau Rotule
θd θu θd/θu (%) Observation θd θu θd/θu (%) Observation
C1 C1H1 0,0077 0,0146 52,62 Vérifié -0,0057 0,0102 56,45 Vérifié
C1 C1H2 0,0008 0,0094 8,28 Vérifié -0,0022 0,0154 14,38 Vérifié
C2 C2H1 0,0075 0,0106 70,34 Vérifié -0,0054 0,0087 61,62 Vérifié
C2 C2H2 0,0008 0,0078 10,54 Vérifié -0,0019 0,0105 18,07 Vérifié
C3 C3H1 0,0075 0,0106 70,34 Vérifié -0,0054 0,0087 61,62 Vérifié
C3 C3H2 0,0008 0,0078 10,56 Vérifié -0,0019 0,0105 18,07 Vérifié
C4 C4H1 0,0077 0,0146 52,62 Vérifié -0,0057 0,0102 56,45 Vérifié
C4 C4H2 0,0008 0,0094 8,28 Vérifié -0,0022 0,0154 14,38 Vérifié
C5 C5H1 0,0076 0,0090 84,06 Vérifié -0,0066 0,0099 66,45 Vérifié
C5 C5H2 0,0023 0,0095 23,68 Vérifié -0,0025 0,0100 24,85 Vérifié
C6 C6H1 0,0070 0,0079 88,04 Vérifié -0,0059 0,0082 72,12 Vérifié
C6 C6H2 0,0018 0,0075 23,38 Vérifié -0,0021 0,0081 26,07 Vérifié
C7 C7H1 0,0070 0,0079 88,04 Vérifié -0,0059 0,0082 72,12 Vérifié
C7 C7H2 0,0018 0,0075 23,34 Vérifié -0,0021 0,0081 26,07 Vérifié
C8 C8H1 0,0076 0,0090 84,06 Vérifié -0,0066 0,0099 66,45 Vérifié
C8 C8H2 0,0023 0,0095 23,68 Vérifié -0,0025 0,0100 24,85 Vérifié
C9 C9H1 0,0076 0,0094 80,79 Vérifié -0,0064 0,0098 65,18 Vérifié
C9 C9H2 0,0020 0,0092 21,32 Vérifié -0,0024 0,0102 24,00 Vérifié
C10 C10H1 0,0069 0,0080 87,21 Vérifié -0,0056 0,0082 68,28 Vérifié
C10 C10H2 0,0014 0,0074 19,23 Vérifié -0,0021 0,0081 25,48 Vérifié
C11 C11H1 0,0069 0,0080 87,21 Vérifié -0,0056 0,0082 68,28 Vérifié
C11 C11H2 0,0014 0,0074 19,23 Vérifié -0,0021 0,0081 25,48 Vérifié
C12 C12H1 0,0076 0,0094 80,79 Vérifié -0,0064 0,0098 65,18 Vérifié
C12 C12H2 0,0020 0,0092 21,32 Vérifié -0,0024 0,0102 24,00 Vérifié
C13 C13H1 0,0076 0,0094 80,52 Vérifié -0,0064 0,0098 65,26 Vérifié
C13 C13H2 0,0020 0,0092 21,44 Vérifié -0,0024 0,0101 23,77 Vérifié
C14 C14H1 0,0069 0,0080 86,83 Vérifié -0,0056 0,0082 68,34 Vérifié
C14 C14H2 0,0014 0,0074 19,54 Vérifié -0,0020 0,0081 25,11 Vérifié
C15 C15H1 0,0069 0,0080 86,83 Vérifié -0,0056 0,0082 68,34 Vérifié
C15 C15H2 0,0014 0,0074 19,54 Vérifié -0,0020 0,0081 25,11 Vérifié
C16 C16H1 0,0076 0,0094 80,52 Vérifié -0,0064 0,0097 65,48 Vérifié
C16 C16H2 0,0020 0,0092 21,44 Vérifié -0,0024 0,0101 23,68 Vérifié
C17 C17H1 0,0079 0,0096 82,19 Vérifié -0,0064 0,0094 67,89 Vérifié
C17 C17H2 0,0021 0,0090 22,96 Vérifié -0,0028 0,0104 26,80 Vérifié
C18 C18H1 0,0073 0,0079 91,66 Vérifié -0,0057 0,0081 70,20 Vérifié
C18 C18H2 0,0015 0,0073 20,12 Vérifié -0,0024 0,0083 28,95 Vérifié
C19 C19H1 0,0073 0,0079 91,66 Vérifié -0,0057 0,0081 70,20 Vérifié
C19 C19H2 0,0015 0,0073 20,12 Vérifié -0,0024 0,0083 28,95 Vérifié
C20 C20H1 0,0079 0,0096 82,19 Vérifié -0,0064 0,0094 67,89 Vérifié
C20 C20H2 0,0021 0,0090 22,96 Vérifié -0,0028 0,0104 26,80 Vérifié
C21 C21H1 0,0067 0,0100 67,63 Vérifié -0,0065 0,0156 41,81 Vérifié
C21 C21H2 0,0018 0,0146 12,12 Vérifié -0,0011 0,0105 10,74 Vérifié
C22 C22H1 0,0065 0,0085 76,53 Vérifié -0,0063 0,0114 54,70 Vérifié
C22 C22H2 0,0013 0,0115 11,47 Vérifié -0,0011 0,0089 12,86 Vérifié
C23 C23H1 0,0065 0,0085 76,53 Vérifié -0,0063 0,0114 54,70 Vérifié
C23 C23H2 0,0013 0,0115 11,47 Vérifié -0,0011 0,0089 12,85 Vérifié
C24 C24H1 0,0067 0,0100 67,63 Vérifié -0,0065 0,0156 41,81 Vérifié
C24 C24H2 0,0018 0,0146 12,12 Vérifié -0,0011 0,0105 10,74 Vérifié

82
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

Figure 5.9. Vérification de la capacité de rotation de corde selon le sens x sous la combinaison Ex max.

Figure 5.10. Vérification de la capacité de rotation de corde selon le sens x sous la combinaison Ex min.

D’après les résultats du tableau 5.8 et les histogrammes ci-dessus, on constate que la
demande en rotation de corde dans le sens x sous les combinaisons Ex max et Ex min reste
inférieure à la capacité.

83
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

Tableau 5.9. Vérification de la capacité de rotation de corde selon le sens Y.


Combinaison Ey max Combinaison Ey min
Poteau Rotule
θd θu θd/θu (%) Observation θd θu θd/θu (%) Observation
C1 C1H1 0,0058 0,0161 36,02 Vérifié -0,0035 0,0104 33,18 Vérifié
C1 C1H2 0,0004 0,0093 4,30 Vérifié -0,0009 0,0153 5,68 Vérifié
C2 C2H1 0,0057 0,0084 67,86 Vérifié -0,0039 0,0098 39,58 Vérifié
C2 C2H2 0,0010 0,0086 11,63 Vérifié -0,0015 0,0089 17,14 Vérifié
C3 C3H1 0,0060 0,0094 63,83 Vérifié -0,0038 0,0088 42,74 Vérifié
C3 C3H2 0,0009 0,0078 11,54 Vérifié -0,0017 0,0099 17,21 Vérifié
C4 C4H1 0,0051 0,0098 52,04 Vérifié -0,0039 0,0160 24,41 Vérifié
C4 C4H2 0,0004 0,0140 2,86 Vérifié -0,0006 0,0105 6,03 Vérifié
C5 C5H1 0,0053 0,0137 38,69 Vérifié -0,0031 0,0092 33,90 Vérifié
C5 C5H2 0,0005 0,0081 6,17 Vérifié -0,0005 0,0115 3,93 Vérifié
C6 C6H1 0,0052 0,0082 63,41 Vérifié -0,0033 0,0086 38,39 Vérifié
C6 C6H2 0,0007 0,0067 10,45 Vérifié -0,0011 0,0082 13,70 Vérifié
C7 C7H1 0,0053 0,0082 64,63 Vérifié -0,0033 0,0086 38,75 Vérifié
C7 C7H2 0,0007 0,0066 10,61 Vérifié -0,0013 0,0083 15,23 Vérifié
C8 C8H1 0,0049 0,0089 55,06 Vérifié -0,0034 0,0120 28,43 Vérifié
C8 C8H2 0,0002 0,0101 1,98 Vérifié -0,0006 0,0094 6,57 Vérifié
C9 C9H1 0,0053 0,0137 38,69 Vérifié -0,0031 0,0092 33,75 Vérifié
C9 C9H2 0,0005 0,0081 6,17 Vérifié -0,0004 0,0114 3,61 Vérifié
C10 C10H1 0,0052 0,0081 64,20 Vérifié -0,0033 0,0086 38,35 Vérifié
C10 C10H2 0,0007 0,0066 10,61 Vérifié -0,0011 0,0082 13,18 Vérifié
C11 C11H1 0,0052 0,0082 63,41 Vérifié -0,0033 0,0085 38,83 Vérifié
C11 C11H2 0,0007 0,0065 10,77 Vérifié -0,0012 0,0082 14,55 Vérifié
C12 C12H1 0,0049 0,0088 55,68 Vérifié -0,0034 0,0119 28,42 Vérifié
C12 C12H2 0,0002 0,0100 2,00 Vérifié -0,0006 0,0095 6,60 Vérifié
C13 C13H1 0,0053 0,0137 38,69 Vérifié -0,0031 0,0092 33,79 Vérifié
C13 C13H2 0,0005 0,0081 6,17 Vérifié -0,0004 0,0114 3,61 Vérifié
C14 C14H1 0,0052 0,0081 64,20 Vérifié -0,0033 0,0086 38,35 Vérifié
C14 C14H2 0,0007 0,0066 10,61 Vérifié -0,0011 0,0082 13,18 Vérifié
C15 C15H1 0,0052 0,0082 63,41 Vérifié -0,0033 0,0085 38,83 Vérifié
C15 C15H2 0,0007 0,0065 10,77 Vérifié -0,0012 0,0082 14,55 Vérifié
C16 C16H1 0,0049 0,0088 55,68 Vérifié -0,0034 0,0119 28,42 Vérifié
C16 C16H2 0,0002 0,0100 2,00 Vérifié -0,0006 0,0095 6,60 Vérifié
C17 C17H1 0,0053 0,0137 38,69 Vérifié -0,0031 0,0092 33,90 Vérifié
C17 C17H2 0,0005 0,0081 6,17 Vérifié -0,0005 0,0115 3,93 Vérifié
C18 C18H1 0,0052 0,0082 63,41 Vérifié -0,0033 0,0086 38,39 Vérifié
C18 C18H2 0,0007 0,0067 10,45 Vérifié -0,0011 0,0082 13,70 Vérifié
C19 C19H1 0,0053 0,0082 64,63 Vérifié -0,0033 0,0086 38,75 Vérifié
C19 C19H2 0,0007 0,0066 10,61 Vérifié -0,0013 0,0083 15,23 Vérifié
C20 C20H1 0,0049 0,0089 55,06 Vérifié -0,0034 0,0120 28,43 Vérifié
C20 C20H2 0,0002 0,0101 1,98 Vérifié -0,0006 0,0094 6,57 Vérifié
C21 C21H1 0,0058 0,0161 36,02 Vérifié -0,0035 0,0104 33,18 Vérifié
C21 C21H2 0,0004 0,0093 4,30 Vérifié -0,0009 0,0153 5,68 Vérifié
C22 C22H1 0,0057 0,0084 67,86 Vérifié -0,0039 0,0098 39,72 Vérifié
C22 C22H2 0,0010 0,0086 11,63 Vérifié -0,0015 0,0089 17,14 Vérifié
C23 C23H1 0,0060 0,0094 63,83 Vérifié -0,0038 0,0088 42,74 Vérifié
C23 C23H2 0,0009 0,0078 11,54 Vérifié -0,0017 0,0099 17,21 Vérifié
C24 C24H1 0,0051 0,0100 51,00 Vérifié -0,0039 0,0160 24,41 Vérifié
C24 C24H2 0,0004 0,0140 2,86 Vérifié -0,0006 0,0106 6,03 Vérifié

84
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

Figure 5.11. Vérification de la capacité de rotation de corde selon le sens Y sous la combinaison Ey max.

Figure 5.12. Vérification de la capacité de rotation de corde selon le sens Y sous la combinaison Ey min.

D’après les résultats du tableau 5.9 et les histogrammes ci-dessus, on constate que la
demande en rotation de corde dans le sens y sous les combinaisons Ey max et Ey min reste
inférieure à la capacité.

85
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

5.5.3.2. Justification vis-à-vis de l’effort tranchant


La résistance à l’effort tranchant cyclique ›œ diminue en fonction de la partie plastique de
la demande en ductilité, exprimée en termes de ductilité de la flèche transversale à
l’extrémité de la portée d’effort tranchant ou de la rotation de corde au droit de l’extrémité
de l’élément. [27]

L’effort tranchant résistant (Section A.3.3.1 de L’EC 08-partie 03) est donné par
l’expression suivante :

VG r min N; 0,55AŸ fŸ ) + 1 0,05 min .5; μ∆ 0 <0,16 max 0,5; 100ρÕ;Õ ) 1 0,16min .5; 0 GfŸ AŸ + V• As
( ï Ý û& Öž
/Öž ï
(5.5)
+•

Avec :

γO& : égal à 1,15 pour les éléments sismiques primaires.

H : la hauteur de la section transversale. Avec h 0,3 m.

x : la hauteur de la zone comprimée, calculé en utilisant les contraintes, x ×ØÙ


óh
× ¡ ) ×ØÙ

Avec : σÛÜÝ ± ! ó /
i ï
ÛŸ
¢

N : l’effort normal en compression (positif, pris égal à zéro en traction).

AŸ : l’aire de la section transversale, AŸ bóh 0,075 m

fŸ : résistance à la compression du béton. Avec fŸ 25 MPa

μ∆ : le rapport de la partie plastique de la rotation de corde • , à la rotation de corde à la


û&

plastification •é , donc μ∆
£2

û&
£è

ρÕ;Õ : le pourcentage total d’armatures longitudinales, ρÕ;Õ


{,z€ó(z¥¦
f¤f
0,0132
æó z,/€óz,/ €

V• : la contribution des armatures transversales à la résistance à l’effort tranchant, prise


égale à : V• ρ§ b§ Zfé§

Où :
ρ§ : le pourcentage d'armatures transversales, ρ§
(,€(ó(z¥¦
f¨Ø¡,
0,0022.
æó z,/€óz,/ €

Z : longueur du bras de levier interne, Z d d# 0,275 0,025 0,25 m.

fé§ : la limite d’élasticité des armatures transversales, fé§ 400 MPa.

Les vérifications en termes d’effort tranchant, sont récapitulées dans les tableaux (5.10)
et (5.11)

86
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

Tableau 5.10. Vérification de l’effort tranchant selon le sens X.


Combinaison Ex max Combinaison Ex min
Poteau Rotule
Vd VR Observation Vd VR Observation
C1 C1H1 37,842 58,267 Vérifié -38,825 73,525 Vérifié
C1 C1H2 37,824 65,330 Vérifié -38,817 77,537 Vérifié
C2 C2H1 43,213 65,890 Vérifié -45,551 84,072 Vérifié
C2 C2H2 43,196 69,814 Vérifié -45,539 94,955 Vérifié
C3 C3H1 43,213 65,890 Vérifié -45,551 84,072 Vérifié
C3 C3H2 43,196 69,820 Vérifié -45,539 94,955 Vérifié
C4 C4H1 37,842 58,267 Vérifié -38,825 73,525 Vérifié
C4 C4H2 37,824 65,330 Vérifié -38,817 77,537 Vérifié
C5 C5H1 51,344 68,269 Vérifié -46,066 84,861 Vérifié
C5 C5H2 51,337 75,625 Vérifié -46,042 70,927 Vérifié
C6 C6H1 56,736 74,246 Vérifié -53,966 93,157 Vérifié
C6 C6H2 56,753 81,506 Vérifié -53,955 90,449 Vérifié
C7 C7H1 56,736 74,246 Vérifié -53,966 93,157 Vérifié
C7 C7H2 56,753 81,499 Vérifié -53,955 90,449 Vérifié
C8 C8H1 51,344 68,269 Vérifié -46,066 84,861 Vérifié
C8 C8H2 51,337 75,625 Vérifié -46,042 70,927 Vérifié
C9 C9H1 50,092 68,406 Vérifié -45,601 81,861 Vérifié
C9 C9H2 50,083 76,905 Vérifié -45,575 69,885 Vérifié
C10 C10H1 56,419 75,499 Vérifié -53,449 91,345 Vérifié
C10 C10H2 56,436 83,051 Vérifié -53,441 89,517 Vérifié
C11 C11H1 56,419 75,499 Vérifié -53,449 91,345 Vérifié
C11 C11H2 56,436 83,051 Vérifié -53,441 89,517 Vérifié
C12 C12H1 50,092 68,406 Vérifié -45,601 81,861 Vérifié
C12 C12H2 50,083 76,905 Vérifié -45,575 69,885 Vérifié
C13 C13H1 50,082 68,320 Vérifié -45,605 82,225 Vérifié
C13 C13H2 50,074 76,793 Vérifié -45,579 70,105 Vérifié
C14 C14H1 56,337 75,299 Vérifié -53,506 91,229 Vérifié
C14 C14H2 56,355 82,861 Vérifié -53,497 89,850 Vérifié
C15 C15H1 56,337 75,299 Vérifié -53,506 91,229 Vérifié
C15 C15H2 56,355 82,861 Vérifié -53,497 89,850 Vérifié
C16 C16H1 50,082 68,320 Vérifié -45,605 82,278 Vérifié
C16 C16H2 50,074 76,793 Vérifié -45,579 70,087 Vérifié
C17 C17H1 50,432 68,991 Vérifié -46,381 82,092 Vérifié
C17 C17H2 50,422 75,352 Vérifié -46,358 70,635 Vérifié
C18 C18H1 57,256 75,460 Vérifié -53,685 93,327 Vérifié
C18 C18H2 57,257 82,408 Vérifié -53,669 89,095 Vérifié
C19 C19H1 57,256 75,460 Vérifié -53,685 93,327 Vérifié
C19 C19H2 57,257 82,408 Vérifié -53,669 89,095 Vérifié
C20 C20H1 50,432 68,991 Vérifié -46,381 82,092 Vérifié
C20 C20H2 50,422 75,352 Vérifié -46,358 70,635 Vérifié
C21 C21H1 44,279 57,052 Vérifié -34,291 77,879 Vérifié
C21 C21H2 44,270 66,606 Vérifié -34,279 70,154 Vérifié
C22 C22H1 50,271 62,968 Vérifié -40,117 90,715 Vérifié
C22 C22H2 50,272 76,312 Vérifié -40,092 81,280 Vérifié
C23 C23H1 50,271 62,968 Vérifié -40,117 90,715 Vérifié
C23 C23H2 50,272 76,343 Vérifié -40,092 81,298 Vérifié
C24 C24H1 44,279 57,052 Vérifié -34,291 77,879 Vérifié
C24 C24H2 44,270 66,606 Vérifié -34,279 70,154 Vérifié

87
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

Figure 5.13. Vérification de l’effort tranchant selon le sens x sous la combinaison Ex max.

Figure 5.14. Vérification de l’effort tranchant selon le sens x sous la combinaison Ex min.

D’après le tableaux 5.10 et les histogrammes ci-dessus, on constate que la rupture par
effort tranchant (fragile) des éléments dans le sens x sous les combinaisons Ex max et Ex
min est écartée.

88
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

Tableau 5.11. Vérification de l’effort tranchant selon le sens Y.


Combinaison Ey max Combinaison Ey min
Poteau Rotule
Vd VR Observation Vd VR Observation
C1 C1H1 40,472 53,941 Vérifié -47,197 72,533 Vérifié
C1 C1H2 40,454 65,188 Vérifié -47,192 85,169 Vérifié
C2 C2H1 63,131 68,277 Vérifié -55,633 82,162 Vérifié
C2 C2H2 63,128 82,894 Vérifié -55,632 74,141 Vérifié
C3 C3H1 61,964 69,621 Vérifié -56,853 78,702 Vérifié
C3 C3H2 61,958 81,968 Vérifié -56,855 74,717 Vérifié
C4 C4H1 52,555 57,371 Vérifié -36,806 74,100 Vérifié
C4 C4H2 52,551 70,144 Vérifié -36,796 71,122 Vérifié
C5 C5H1 41,265 57,669 Vérifié -50,508 77,389 Vérifié
C5 C5H2 41,250 67,548 Vérifié -50,503 109,177 Vérifié
C6 C6H1 66,914 73,854 Vérifié -58,628 87,465 Vérifié
C6 C6H2 66,925 91,782 Vérifié -58,629 88,024 Vérifié
C7 C7H1 67,033 73,678 Vérifié -58,760 87,599 Vérifié
C7 C7H2 67,036 91,614 Vérifié -58,761 87,793 Vérifié
C8 C8H1 56,483 60,991 Vérifié -38,019 80,374 Vérifié
C8 C8H2 56,485 85,025 Vérifié -38,014 77,392 Vérifié
C9 C9H1 41,170 58,042 Vérifié -50,711 77,771 Vérifié
C9 C9H2 41,156 67,446 Vérifié -50,706 111,540 Vérifié
C10 C10H1 66,839 74,261 Vérifié -58,504 88,457 Vérifié
C10 C10H2 66,850 92,355 Vérifié -58,505 89,032 Vérifié
C11 C11H1 66,989 74,198 Vérifié -58,711 88,532 Vérifié
C11 C11H2 66,998 92,114 Vérifié -58,712 88,966 Vérifié
C12 C12H1 56,803 61,245 Vérifié -37,963 80,655 Vérifié
C12 C12H2 56,805 85,879 Vérifié -37,958 77,595 Vérifié
C13 C13H1 41,170 58,042 Vérifié -50,711 77,776 Vérifié
C13 C13H2 41,156 67,446 Vérifié -50,706 111,540 Vérifié
C14 C14H1 66,839 74,261 Vérifié -58,504 88,457 Vérifié
C14 C14H2 66,850 92,355 Vérifié -58,505 89,032 Vérifié
C15 C15H1 66,989 74,198 Vérifié -58,711 88,532 Vérifié
C15 C15H2 66,998 92,114 Vérifié -58,712 88,966 Vérifié
C16 C16H1 56,803 61,245 Vérifié -37,963 80,655 Vérifié
C16 C16H2 56,805 85,879 Vérifié -37,958 77,595 Vérifié
C17 C17H1 41,265 57,669 Vérifié -50,508 77,389 Vérifié
C17 C17H2 41,250 67,548 Vérifié -50,503 109,177 Vérifié
C18 C18H1 66,914 73,854 Vérifié -58,628 87,465 Vérifié
C18 C18H2 66,925 91,782 Vérifié -58,629 88,024 Vérifié
C19 C19H1 67,033 73,678 Vérifié -58,760 87,599 Vérifié
C19 C19H2 67,036 91,614 Vérifié -58,761 87,793 Vérifié
C20 C20H1 56,483 60,991 Vérifié -38,019 80,374 Vérifié
C20 C20H2 56,485 85,025 Vérifié -38,014 77,392 Vérifié
C21 C21H1 40,472 53,941 Vérifié -47,197 72,533 Vérifié
C21 C21H2 40,454 65,196 Vérifié -47,192 85,184 Vérifié
C22 C22H1 63,131 68,277 Vérifié -55,633 82,211 Vérifié
C22 C22H2 63,128 82,894 Vérifié -55,632 74,141 Vérifié
C23 C23H1 61,964 69,621 Vérifié -56,853 78,702 Vérifié
C23 C23H2 61,958 81,968 Vérifié -56,855 74,717 Vérifié
C24 C24H1 52,555 57,289 Vérifié -36,806 74,100 Vérifié
C24 C24H2 52,551 70,144 Vérifié -36,796 71,089 Vérifié

89
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

Figure 5.15. Vérification de l’effort tranchant selon le sens y sous la combinaison Ey max.

Figure 5.16. Vérification de l’effort tranchant selon le sens y sous la combinaison Ey min.

D’après le tableaux 5.11 et les histogrammes ci-dessus, on constate que la rupture par
effort tranchant (fragile) des éléments dans le sens y sous les combinaisons Ey max et
Ey min est écartée.

90
Chapitre 5 Étude sismique du bâtiment par analyse temporelle non linéaire

5.6. Conclusion
L’objectif de ce présent chapitre, concerne l’évaluation de la capacité de résistance des
éléments de la structure par une analyse temporelle non linéaire, menée en utilisant trois
accélérogrammes artificiels compatibles avec le spectre cible.

D’après l’analyse temporelle non linéaire de la structure sous les trois accélérogrammes
considérés, on peut dégager les conclusions partielles suivantes :

 Les déplacements relatifs entre étages adjacents obtenus pour les trois
accélérogrammes sont inférieurs au centième de la hauteur des étages.

 L’effort tranchant maximum à la base de la structure est atteint en utilisant le


premier accélérogramme.

Pour la réévaluation des éléments de la structure nous avons utilisé les résultats du
premier accélérogramme, et elle est faite uniquement pour les poteaux du RDC suivant
les deux directions principales de la structure.
Les capacités de résistance des poteaux sont évaluées en déformation, qui est définie en
termes de rotation de corde, et en résistance à l’effort tranchant. D’après l’analyse
effectuée on peut tirer les conclusions suivantes :

 D’après les résultats des vérifications en termes de rotation de corde on constate


que la demande maximale en rotation de corde au droit des rotules plastiques
•d reste inférieure à la capacité de rotation de corde ultime • , dans les deux
directions de la structure.

 D’après les résultats obtenus en termes d’effort tranchant on constate que l’effort
tranchant Vd reste inférieur à l’effort tranchant résistant VR, donc la rupture fragile
par effort tranchant de la structure est écartée.

91
Conclusion générale

Ce travail s’inscrit dans le cadre d’une recherche qui a pour but principal d’améliorer et
d’approfondir les connaissances concernant le comportement non linéaire des structures
sous action sismique. Et un autre objectif est de faire une étude de la réponse sismique
des structures en béton armé, et de réévalué la capacité de résistance de ces éléments par
une analyse temporelle non linéaire.

Dans la première partie (les trois premiers chapitres), on a présenté une synthèse
bibliographique concernant quelques notions sur le comportement non linéaire et les
méthodes utilisées pour le calcul et l’évaluation de la réponse sismique des structures en
béton armé selon les règlements en vigueur, l’Eurocode 08 et RPA 99 / Version 2003.

La deuxième partie (le quatrième et le cinquième chapitre) a été destinée à l’étude


sismique d’une structure en béton armé par analyse temporelle non linéaire, avec
l’utilisation du logiciel d’éléments finis ETABS 2016. Cette structure a été dimensionné
par la méthode classique basée sur les forces avec une analyse élastique linéaire. La
modélisation non linéaire des éléments poteaux-poutres par éléments finis est basée sur
la méthode de la plasticité localisée par l’utilisation de rotule plastique de type fibre.

Les principaux résultats obtenus dans cette étude sont résumés dans ce qui suit :

Pour l’analyse élastique linéaire, nous avons dimensionné et calculé la structure


conformément aux documents techniques réglementaires algériens. Le calcul des forces
sismiques est fait par la méthode d’analyse modale spectrale sous spectre réglementaire
du RPA.

Le dimensionnement des poteaux a donné des sections différentes et un ferraillage


identique pour tous les niveaux. On a dû augmenter les sections des poteaux de RDC lors
de la vérification de l’effort normal réduit, et les poteaux de deuxième niveau lors de la
vérification des déplacements.

Pour l’analyse temporelle non linéaire, on a utilisé trois accélérogrammes artificiels


appliqués dans les deux directions principales du bâtiment. Ces accélérogrammes sont
obtenus par ajustement d’accélérogrammes naturels au spectre élastique du RPA du site,
par la méthode de correspondance spectrale « Spectral Matching » dans le domaine
temporel (TD) en utilisant le logiciel SeismoMatch.

92
Conclusion générale

Dans cette analyse les capacités de résistance des éléments de la structure sont réévaluées
en déformation pour le mécanisme ductile et en résistance à l’effort tranchant pour le
mécanisme fragile.

D’après l’évaluation de la capacité des poteaux du RDC en termes de rotation de corde on


a constaté que la demande en rotation de corde reste inférieure à sa capacité, on peut alors
conclure que les éléments de la structure sont suffisamment dimensionnés à la flexion.

D’après l’évaluation de la capacité des poteaux du RDC en termes de cisaillement, on a


constaté que l’effort tranchant reste inférieure à l’effort résistant, donc la rupture fragile
des poteaux est écartée.

Notre étude s’est limitée aux bâtiments réguliers, contreventés par portiques autostables.
Elle a consisté en étude sismique d’une structure en béton armé par analyse temporelle
non linéaire.

En perspective, une étude similaire mais en considérant des structures en béton armé
irrégulière, telles que l’irrégularité en plan ou en élévation pourrait faire l’objet d’une
recherche future.

93
Bibliographie

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dimensionnement en capacité, construction parasismique ». Édition Ellipses, 2009.

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chaussées, Edition 2006.

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[6] A. Louzai, « Évaluation du facteur de comportement de structures en béton armé


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[11] R. Park & T. Paulay, « Reinforced Concrete Structures ». Édition John Wiley et
Sons, Inc, 1975.

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engeneering. Zurich, Switzerland. Zurich, Switzerland: Internationa association
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94
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règles générales, actions sismiques et règles pour les bâtiments ». ENV 1998,
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[15] A. Nouali, « Influence des effets d’échelles sur la réponse sismique non linéaire des
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université Hadj Lakhdar Batna.

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[25] http://www.seismosoft.com/seismomatch, Site Internet de SeismoMatch.

[26] https://peer.berkeley.edu/products/strong_ground_motion_db.html, site internet de


la base des donnés PEER.

[27] Eurocode 8, « calcul des structures pour leur résistance aux séismes ». Partie 3:
évaluation et renforcement des bâtiments ». ENV 1998, Décembre 2005.

95
Annexe A
Diagrammes moments rotations
dans les rotules plastiques

96
A.1.Sens principal

97
Annexe A.1 : Diagrammes moments rotation dans les rotules plastiques Sens principal

98
Annexe A.1 : Diagrammes moments rotation dans les rotules plastiques Sens principal

99
Annexe A.1 : Diagrammes moments rotation dans les rotules plastiques Sens principal

100
Annexe A.1 : Diagrammes moments rotation dans les rotules plastiques Sens principal

101
Annexe A.1 : Diagrammes moments rotation dans les rotules plastiques Sens principal

102
A.2. Sens secondaire

103
Annexe A.2 : Diagrammes moments rotation dans les rotules plastiques Sens secondaire

104
Annexe A.2 : Diagrammes moments rotation dans les rotules plastiques Sens secondaire

105
Annexe A.2 : Diagrammes moments rotation dans les rotules plastiques Sens secondaire

106
Annexe A.2 : Diagrammes moments rotation dans les rotules plastiques Sens secondaire

107
Annexe A.2 : Diagrammes moments rotation dans les rotules plastiques Sens secondaire

108
Résumé

Le comportement de la structure durant un séisme majeur n’est pas forcément celui prévu
par le concepteur, la structure est entrainée au-delà du domaine élastique, de manière
dynamique et cyclique, donc son comportement est fortement non linéaire et par
conséquent très complexe.

La forme la plus complète d’analyse non linéaire qui permet la prise en compte des effets
dissipatifs dans les structures sous action sismique, est le calcul dynamique temporel non
linéaire. Le présent travail, fait l’objet d’une étude de la réponse sismique d’une structure
en béton armé, contreventée par portiques autostables, avec une analyse temporelle non
linéaire. Après que la structure est dimensionnée et calculée avec une analyse élastique
linéaire, elle est ensuite réévaluée en utilisant la méthode dynamique temporelle non
linéaire. Des modèles de comportement non linéaire du béton armé ainsi que la méthode
d’intégration numérique pas à pas dans le temps de Newmark sont utilisés.

Mot clés : Comportement non linéaire, Cyclique, Structure dissipative, Calcul dynamique
temporel.

Abstract

The behavior of the structure during a major earthquake is not necessarily that provided
by the designer, the structure is driven beyond the elastic domain, dynamically and
cyclically, so its behavior is strongly nonlinear and therefore very complex.

The most complete form of nonlinear analysis, which allows the taking into account of the
dissipative effects in the structures under seismic action, is the nonlinear dynamic
analysis. The present work is the subject of a study of the seismic response of a reinforced
concrete structure with moment resisting frame, with a nonlinear time history analysis.
After the structure is dimensioned and calculated with a linear elastic analysis it is then
re-evaluated using the nonlinear temporal dynamic method. Models of nonlinear behavior
of reinforced concrete as well as Newmark’s step-by-step integration method are used.

Keywords : Nonlinear behavior, Cyclically, Dissipative structure, Temporal dynamic


calculation.