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i

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, UNIVERSITAIRE ET RECHERCHE


SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE LIBRE DES PAYS DES GRANDS-LACS (ULPGL)

FACULTE DES SCIENCES ET TECHNOLOGIES APPLIQUEES (FSTA)

DEPARTEMENT DE GENIE ELECTRIQUE-INFORMATIQUE

B.P.368 GOMA

Site web: www.ulpgl.net

ETUDE ET CONCEPTION D’UN SYSTEME


D’INTERCONNEXION CENTRALE PHOTOVOLTAIQUE-
SECTEUR SNEL

Travail de Mémoire présenté et défendu en vue de l’obtention du


grade d’ingénieur Civil en Génie électrique.

Option : Electro-énergétique
Par : Serge KAMBILU KABANGO
Dirigé par : Prof. Dr. Tech. BARAKA MUSHAGE Olivier

Juillet 2019
i

Epigraphe

« Si vous voulez trouvez les secrets de l’univers, pensez en termes d’énergie, de fréquence,
d’information et de vibration »

Nikola Tesla
ii

Remerciements

Avant tout à Dieu Le Tout-Puissant, pour le souffle de vie qu’il nous accorde et tous les
bienfaits qu’il ne cesse d’accomplir à notre égard ; que la grâce lui soit rendue.
A nos chers et aimables parents KAMBILU KALAMBU Jérôme et FURAHA
KABANGO Onzemille qui m’ont toujours soutenu, motivé et encouragé tout au long de ma
vie.
Ensuite, nous tenons à adresser nos sincères remerciements au directeur de ce travail, le
Professeur Dr BARAKA MUSHAGE Olivier pour son orientation et ses multiples conseils,
accompagnement et pour toute la documentation qu’il a mis à notre disposition en vue de cette
réalisation. Aux autorités académiques de l’ULPGL pour la formation qui me conduit à la
réalisation de ce travail.
Nous profitons également de cette occasion pour dire grand merci particulièrement à nos frères,
sœurs et amis pour leur soutien tant moral que matériel. Il s’agit précisément de : NGOY Jadot,
TSHIALA Josée, UWASE Edith, MANIRIHO Fabrice, KALAMBU Jerry, KAMBILU Akim,
NYEMBA Salima, MPUTU Aicha et MASANKA Jasmine.

Enfin, nous aimerions adresser aussi nos remerciements à nos camarades de promotion et
compagnons de lutte ; et à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réussite de ce
travail.

Serge KAMBILU KABANGO


iii

Résumé
Cette étude a pour objectif de concevoir un système d’interconnexion d’un champ
photovoltaïque avec le réseau de distribution SNEL basse tension. Ayant au centre de l’étude
un système regroupant l’arrivée des panneaux, l’entrée des batteries de stockage, les charges à
délester, les charges à secourir et le réseau, un algorithme de cadencement du système est
proposé pour la bonne gestion de ces différentes parties. Une étude des composants utilisés et
un choix de la méthode de poursuite du point de puissance maximale sont effectués.
L’implémentation de la commande MLI et la vérification des résultats par simulation dans
l’outil MATLAB/SIMULINK donnent des résultats concluants quant à l’injection de la
puissance active au réseau.

ABSTRACT
The purpose of this study is to design a system for interconnecting a photovoltaic array to the
low voltage SNEL distribution network. Having at the center of study a system regrouping the
arrival of photovoltaic panels, the entrance of the storage batteries, the delestable load, the load
to be secured and the network, a system timing algorithm is proposed for a good management
of these different parts. A study of the system components and a choice of the maximum power
point tracking method are performed. The implementation of the PWM command and the
verification of the results in the MATLAB/SIMULINK tool give conclusive results as for the
injection of the active power to the network.
iv

Sigles et abréviations

AC : Alternating Current (Courant Alternatif)

DC : Direct Current (Courant Continu)

MLI : Modulation de largeur d’impulsion

MPPT : Maximum Power Point Tracking

PV : Photovoltaïque

PWM : Pulse Width Modulation

RDC : République Démocratique du Congo

SNEL : Société Nationale d’Electricité


1

INTRODUCTION GENERALE
Avec l’évolution de la technologie, les besoins en énergie électrique ne cessent de croitre
chaque année, ce qui fait que l’on développe sans cesse des moyens de production de l’énergie
électrique. Néanmoins, il y a des contraintes liées à cette production : primo la rareté des
ressources fossiles (charbon, pétrole et gaz) et fissile (uranium,…), et secundo l’utilisation
massive de ces combustibles conduit à un sérieux réchauffement climatique dû à l’émission des
gaz à l’effet de serre et à une pollution atmosphérique globale qui ont un effet négatif majeur
sur la vie terrestre. D’où le recours aux énergies propres et renouvelables, essentiellement
l’énergie solaire, géothermique, éolienne, la biomasse et l’hydroélectricité de petite envergure.

L’énergie solaire, en particulier, est disponible partout sur le globe et est entièrement
propre et renouvelable. Cette énergie, captée à l’aide d’un panneau photovoltaïque, constitue
une alternative viable et durale pour la production de l’électricité. Elle est aussi dite
renouvelable, car sa source (le Soleil) est considérée comme inépuisable à l’échelle du temps
humain. En fin de vie, un panneau photovoltaïque aura produit 20 à 40 fois l’énergie nécessaire
à sa fabrication et à son recyclage.
Les panneaux solaires, bien qu’ils soient devenus de plus en plus performants, ont des
rendements qui restent assez faibles, néanmoins les installations PV sont aujourd’hui prises
sérieusement pour compléter la génération conventionnelle d‘énergie dans plusieurs pays
industrialisés [1].
En RDC la production de l’énergie électrique est majoritairement hydroélectrique mais
les besoins restent largement supérieurs aux ressources ; en particulier dans la ville de Goma,
les habitants de la ville essayent de combler ce déficit énergétique, entre autre, par des systèmes
solaires [2].
Une fois installés, et en présence du soleil, les panneaux solaires fonctionnent
continuellement jusqu’à la fin de leur service et cela peu importe si l’utilisation est effective ou
pas ; cela occasionne donc des pertes en cas de surproduction ou de non utilisation.
Pour pallier à ce problème les installations PV peuvent être raccordées au réseau, ce qui
représente une économie importante en investissement et en fonctionnement. Ce raccordement
permet d’injecter le surplus de l’énergie produite au réseau, le réseau constitue alors un genre
de stock d’énergie pour l’installation et pourra alimenter celle-ci en cas de besoin.
La totalité de l’énergie produite est donc transformée en courant alternatif 220V ou 380V.
2

Néanmoins les installations PV raccordées au réseau de distribution peuvent causer les


interactions, les impacts et les effets sur le réseau public de distribution. En outre, les
caractéristiques intrinsèques du réseau et les perturbations causées par les défauts (court-
circuit,…) sont à l’origine du fonctionnement incorrect et des déconnexions intempestives des
systèmes PV [3].
Dans la chaine PV l’onduleur on devra, au préalable, générer une onde de tension
sinusoïdale qui réalise les conditions d’égalité fréquence, d’égalité de valeur efficace des
tensions et de concordance de phase avec le réseau. Il devra aussi être capable de connecter
directement le système au réseau, et cela dans le respect des conditions d’efficacité, de fiabilité
et de sécurité du réseau. Enfin, il devra s’adapter au réseau ou avoir un minimum de tenue face
à certaines perturbations de courte durée comme les creux de tension, etc.
Pour que cela soit possible, le réseau quant à lui, doit fournir l’énergie en permanence
ou du moins avoir un minimum de stabilité.
Ce mémoire se propose de concevoir un système d’interconnexion-contrôle d’une
centrale PV au réseau en basse tension (Secteur SNEL) avec une injection optimale de la
puissance active au réseau.
En regard de ce qui précède, quelques questions se posent :
 Est-il possible de concevoir un dispositif capable de jouer le double rôle de la
connexion au réseau et du contrôle d’un système PV ?
 Quelle méthode de poursuite du point de puissance Maximum (MPPT) convient
le mieux pour la commande du hacheur Boost en vue de l’injection de la
puissance vers le réseau ?
 Quel type de commande des interrupteurs électroniques convient pour
l’onduleur de tension MLI ?
Pour notre étude quelques hypothèses ressortent :
 Il serait possible de concevoir un dispositif qui joue le double rôle de la connexion au
réseau et du contrôle par la combinaison des algorithmes MPPT et de l’optimisation de
la commande MLI des interrupteurs électroniques ;
 La conception d’un algorithme de fonctionnement du système permettant le contrôle
adéquat faciliterait cette étude ;
 Pour la commande du hacheur Boost d’entrée du système : l’algorithme MPPT
Perturbation et Observation (Perturb&Observe) sera utilisé ;

Pour y arriver notre travail se subdivise en 4 chapitres comme suit :


3

- Le premier chapitre va présenter l’état de l’art : Notions de bas sur les systèmes PV,
- Le deuxième chapitre va présenter les principes de l’interconnexion et de la
commande de l’Onduleur, on y présentera aussi les différentes méthodes MPPT de
commande du hacheur Boost d’entrée de l’Onduleur.
- Le troisième chapitre : on y présentera la conception et la modélisation du système
et les caractéristiques du réseau ; et
- au quatrième et dernier chapitre, la simulation du système proposé sous
l’environnement MATLAB / Simulink.
Après cette étude nous passerons à l’analyse et interprétation des résultats où nous
exposerons les performances du système proposé par rapport aux systèmes existants et
ainsi que ses limitations. Enfin, nous terminerons notre travail par une conclusion
générale et perspective d’avenir.
4

Chapitre 1. Notions de base sur le Photovoltaïque


(PV)
1.1. Introduction
La production de l’électricité à partir de l’énergie solaire passe par deux principales
filières : le solaire thermique qui exploite la chaleur ou l’énergie thermique contenue dans les
rayons solaires, et le solaire photovoltaïque, qui transforme directement l’énergie contenue dans
les particules de la lumière, les photons, en électricité : c’est la forme d’exploitation qui nous
intéresse dans le cadre de ce travail.

Dans ce chapitre, nous présentons le principe, les technologies ainsi que les applications des
éléments qui interviennent dans la chaine photovoltaïque (cellule PV, convertisseur DC-DC et
l’onduleur), de la cellule PV à la charge continue ou alternative en passant par la topologie des
champs PV.

1.2. Description du système PV


Définition : le terme « photovoltaïque » peut désigner le phénomène physique (découvert par
Alexandre Edmond Becquerel en 1839) ou la technique associée. L’intérêt de cette technique
est de convertir l’énergie du soleil directement en électricité [4].

1.2.1. Mécanisme de la production solaire PV : l’effet photovoltaïque


Les photons présents dans le rayonnement solaire transportent l’énergie de celui-ci. Le
principe d’une cellule photovoltaïque est donc de convertir cette énergie à travers un matériau
semi-conducteur en énergie électrique. Ainsi, les propriétés diélectriques du semi-conducteur,
généralement du silicium, font que l’énergie solaire est captée entraînant la mise en mouvement
d’électrons dans le matériau [5].

1.2.1.1. La cellule PV

Une cellule photovoltaïque ou cellule solaire est un composant électronique qui, exposé
à la lumière (photons), produit de l’électricité grâce à l’effet photovoltaïque. La puissance
obtenue est proportionnelle à la puissance lumineuse incidente et dépend du rendement de la
cellule. Celle-ci délivre une tension continue et un courant la traverse dès qu’elle est connectée
à une charge électrique (en général un onduleur, parfois une simple batterie électrique) (voir
figure 1.1).
5

Figure 1-1. Schéma d’une cellule élémentaire [4].

Un cristal semi-conducteur dopé P est recouvert d'une zone très mince dopée N et d'épaisseur
e égale à quelques millièmes de millimètre (mm). Entre les deux zones se trouve une jonction
J. La zone N est couverte par une grille métallique qui sert de cathode K tandis qu'une plaque
métallique A recouvre l'autre face du cristal et joue le rôle d'anode. L'épaisseur totale du cristal
est de l'ordre du millimètre. Un rayon lumineux qui frappe le dispositif peut pénétrer dans le cristal
au travers de la grille et provoquer l'apparition d'une tension entre la cathode et l'anode et si une
charge est connectée à la cellule, elle peut provoquer la circulation d’un courant électrique (photo-
courant).

1.2.1.2. Technologies des cellules PV

Les cellules photovoltaïques les plus répandues sont constituées de semi-conducteurs,


principalement à base de silicium et plus rarement d’autres semi-conducteurs sélénium de
cuivre et sélénium d’indium (Culn(Se)2 et Culn(Se)2), tellurure de cadmium (CdTe), etc. Elles
se présentent généralement sous forme de fines plaques d’une dizaine de centimètres de côté.
Les cellules sont souvent réunies dans des modules photovoltaïques ou panneaux solaires, en
fonction de la puissance recherchée (voir section module PV). Le rendement des modules en
fonction des différentes technologies fait apparaître des écarts importants qui sont décrits dans
le tableau suivant :
6

Tableau 1-1: Rendement des modules en fonction des différentes technologies [4].

Technologie Rendement Typique (%) Rendement max. obtenu


au laboratoire

Monocristallin 12-15 24

Poly-cristallin 11-14 18.6

Couche mince ou Amorphe 6 -7 12.7

La figure 1.2 montre un module PV de technologie monocristalline (à gauche) et un module de


technologie poly-cristalline (à droite). La figure 1.3 montre un module PV avec couche
amorphe.

Figure 1-2. Photos de cellules monocristallin et multi-cristallin (poly-cristallin) [8]

Figure 1-3. Cellule Amorphe


7

1.2.2. Caractéristiques électriques d’une cellule PV


Une cellule PV consiste en une jonction d’un semi-conducteur de type P et un semi-
conducteur de type N, qui est l’équivalent d’une diode (au silicium, par exemple). Les deux ont
donc des propriétés électriques similaires.

1.2.2.1. Modèle équivalent [6]

Dans le cas idéal, la jonction PN connectée à une charge peut être schématisée par un générateur
de courant Iph en parallèle avec une diode. Sous obscurité (cf. figure 1.2), l’équation de la diode
est donnée par :

𝑞∙𝑉
𝐼𝑑 = 𝐼𝑠 ∙ [exp ( ) − 1] (1.1)
𝑛∙𝑘∙𝑇


 Is : courant de saturation inverse de la diode ;
 q : la charge de l’électron (1.6 10-19 Coulomb) ;
 k : la constante de Boltzmann (1.38 10-19J.K-1) ;
 n : le facteur de non idéalité de la photopile (1< n <2) ;
 T : la température de la jonction en K ;
 Id : le courant circulant dans la diode ;
 I : le courant de sortie, et V la tension de sortie. On a donc I = - Id et V = Vd (voir figure
1-3) ; et
 Is : le courant de saturation de la diode ou courant d’obscurité, dont la valeur dépend de
la température.
En circuit ouvert, la charge tend vers l’infini et V tend vers Vco, qui est la tension en circuit
ouvert.

Figure 1-4. Circuit équivalent et caractéristiques de la jonction PN non-éclairée [7]


8

Sous éclairement, voir figure ci-dessous, le courant de sortie I sera donné par (1.2).

Figure 1-5. Circuit équivalent et caractéristique de la diode (cellule) éclairée [7]

𝐼 = 𝐼𝑝ℎ − 𝐼𝑑 (1.2)

En mettant (1.1) dans (1.2) on a :

𝑞∙𝑉
𝐼 = 𝐼𝑝ℎ − 𝐼𝑠 ∙ [exp (𝑛∙𝑘∙𝑇) − 1] (1.3)

On a donc V = Vd, Iph étant le photo-courant son intensité dépend de l’irradiance (ou de
l’éclairement).
Lorsque les résistances de contacts et les pertes ohmiques sont prises en compte comme dans
le cas réel, nous devons associer au schéma équivalent une résistance série (Rs de l’ordre de
quelques milli ohms) et une résistance parallèle (Rp >> 10), le modèle de la cellule devient
celui de la figure 1.5 [4].

Figure 1-6. Circuit équivalent standard


9

On a: 𝐼 = 𝐼𝑝ℎ − 𝐼𝑑 − 𝐼𝑝 (1.4)

𝑉𝑑 𝑉+𝑅𝑠∙𝐼
Avec 𝐼𝑝 = 𝑅𝑝 = (1.5)
𝑅𝑝

En substituant (1.1) et (1.4) dans (1.3) et sachant que Iph correspond Icc, on a :

𝑞∙(𝑉+𝑅𝑠∙𝐼) 𝑉+𝑅𝑠𝐼
𝐼 = 𝐼𝑝ℎ − 𝐼𝑠 ∙ [exp ( ) − 1] − 𝑅𝑝 (1.6)
𝑛∙𝑘∙𝑇

Dans le cas idéal, bien entendu, on a Rs qui tend vers 0 et Rp qui tend vers l’infini.

Ces résistances (Rs et Rp) donnent dans le cas réel une évaluation des imperfections de la diode
; en considérant que Rs présente une valeur faible et que Rs<<Rp, les pentes de la
caractéristique I(V) sous illumination, calculées en I=0 (circuit ouvert) et V=0 (court-circuit),
donnent respectivement les valeurs inverses des résistances série et shunt. Ainsi, nous pourrons
donc modéliser la cellule PV (et le module PV) avec l’outil MATLAB/SIMULINK.

1.2.2.2. Caractéristiques Ipv=f(Vp), P=f(Vp) [8]

La cellule photovoltaïque possède une caractéristique courant-tension I=f(V) non linéaire (cf.
Figure 1-7). La caractéristique d’une cellule photovoltaïque balaie 3 quadrants sur les 4
existants. Une cellule PV est un récepteur dans le quadrant 2 et dans le quadrant 4. Le
fonctionnement dans ces deux quadrants est à proscrire car un risque de destruction par
phénomène d’échauffement local (hot spot) est possible. Le fonctionnement dans le quadrant 1
est le fonctionnement normal, en effet dans ce cas la cellule est un générateur, elle produit donc
de l’énergie. L’objectif est donc de faire travailler la cellule dans ce quadrant. L’équation (1.6)
représente l’expression du courant de sortie d’une cellule PV produisant un courant de court-
circuit Icc proportionnel à l’éclairement.

Figure 1-7. Caractéristique I=f(V) d'une cellule PV


10

La tension en circuit ouvert (Vco) d’une cellule PV est comprise entre 0,3V et 0,7V selon le
matériau utilisé, la température et son état de vieillissement. Son courant de court-circuit (Icc)
varie principalement selon le niveau d’éclairement et selon les technologies et les tailles de
cellules (entre 5 et 8A pour le silicium cristallin). La figure suivante illustre la caractéristique
I=f(V) d’une cellule monocristalline de 10*10cm (G=1000Wc/m2 et T=25°C). On a comme
caractéristiques Icc=3A et Uv=Vco=0.57V.

Figure 1-8. Caractéristique I=f(V) d'une cellule PV

Figure 1-9. Caractéristique P=f(V) d'une cellule PV


La puissance délivrée par la cellule est P=U*I. Pour chaque point de cette courbe on peut
calculer la puissance correspondante et tracer la courbe P=f(V) (voir figure 1.9). Le point des
coordonnées (Upm ; Ipm) correspond au point de puissance maximale PM de la cellule. Pour la
cellule monocristalline de 10*10cm on a : PM = 1,24W ; Upm = 0,45V ; Ipm = 2,75A (à
G=1000Wc/m2 et T=25°C).
11

1.2.2.3. Influence de la température et de l’éclairement

 Eclairement

Les courbes des figures 1-10 et 1-11 montrent l’influence de l’éclairement respectivement sur
les caractéristiques courant-tension I=f(V) et puissance-tension P=f(V) de la cellule PV à
température constante.

Figure 1-10. Influence de l’éclairement sur la caractéristique I=f(V) de la cellule PV [8]

On remarque que le courant de court-circuit augmente avec l’éclairement. La tension à vide


quant à elle varie peu. La puissance maximum délivrée par la cellule dépend aussi fortement de
l’éclairement.

Figure 1-11. Influence de l’éclairement sur la caractéristique P=f(V) de la cellule PV [8]

 Température

Les courbes des figures 1-12 et 1-13 montrent l’influence de la température respectivement sur
les caractéristiques courant-tension I=f(V) et puissance-tension P=f(V) de la cellule PV à
température constante.
12

Figure 1-12. Influence de la température sur la caractéristique I=f(V) de la cellule PV

Figure 1-13. Influence de la température sur la caractéristique P=f(V) de la cellule PV

Le courant de court-circuit varie peu avec l’augmentation de la température tandis que la tension
à vide diminue beaucoup avec l’augmentation de la température. La puissance maximum
diminue donc aussi avec l’augmentation de la température.

1.2.3. Module PV
Un générateur photovoltaïque ou module (ou encore un panneau photovoltaïque) est constitué
d’un ensemble de cellules photovoltaïques élémentaires montées en série et/ou parallèle afin
d’obtenir des caractéristiques électriques désirées tels que la puissance, le courant de court-
circuit et la tension en circuit ouvert [5].
13

Figure 1-14. Photo d'un champ ou centrale photovoltaïque

Lorsqu’on regroupe plusieurs panneaux sur un même site on parle de champ photovoltaïque
(ou centrale photovoltaïque). La figure 1-14 illustre un champ PV. L’Annexe A présentera les
caractéristiques du module modélisé et simulé.

1.2.3.1. Mise en série [8]

Dans un groupement en série, les cellules sont traversées par le même courant et la
caractéristique résultante du groupement en série est obtenue par addition des tensions à courant
donné. La caractéristique d’un groupement de ns cellules PV identiques est présentée sur la
figure suivante :

Figure 1-15. Caractéristique d’un groupement de ns cellules identiques en série

1.2.3.2. Mise en parallèle

Les propriétés du groupement en parallèle des cellules sont duales de celles du groupement en
série. Ainsi, dans un groupement de cellules connectées en parallèle, les cellules sont soumises
14

à la même tension et la caractéristique résultante du groupement est obtenue par addition des
courants à tension donnée. La caractéristique résultant d’une mise en parallèle de np cellule PV
identiques en série est présentée sur la figure suivante :

Figure 1-16. Caractéristique d'un groupement de np cellules en parallèle [8]

1.2.3.3. Protection du module PV

Lorsqu’une cellule PV d’un groupement est masquée, elle voit l’intensité qui la traverse
diminuer. De ce fait, elle bloque la circulation de l’intensité normale produite par les autres
cellules. La tension à ses bornes augmente et provoque l’apparition d’une surchauffe qui
risquerait de l’endommager. Une telle cellule est dite « Hot Spot ».

Figure 1-16. Exemple d'une mesure thermographique d'un toit solaire : deux cellules du panneau d'en bas à
droite présente deux spots remarquables [11]
15

Pour lutter contre ce problème et protéger la cellule masquée, on place des diodes « By-pass »
en antiparallèle sur un certain nombre des cellules en série de sorte à court-circuiter les cellules
ombrées (ou défectueuses).

Autre défit, c’est celui des branches en parallèle, étant donné que ces branches ne peuvent
jamais avoir exactement la même tension, il faut donc éviter que les unes ne débitent dans
d’autres. D’où l’utilité d’utiliser des diodes dites « Anti-retour ».

1.3. Conclusion
Dans ce chapitre nous présentons les généralités sur les systèmes PV en considérant leur
principe de fonctionnement, la technologie utilisée, ainsi que les caractéristiques. Partant de la
production PV, nous avons présenté la modélisation de la cellule PV, ce qui nous a permis de
montré ses caractéristiques courant-tension Ipv(Vp) et puissance-tension P(Vp) ainsi que
l’influence de la température et de l’éclairement sur ces courbes. Ces notions seront très
importantes dans la suite de notre travail.
16

Chapitre 2. Systèmes photovoltaïques connectés au


réseau
2.1. Introduction

Dans le chapitre précédent nous avons vu comment l’énergie PV est produite. Dans ce qui suit
on va s’intéresser sur comment l’énergie électrique produite par le générateur PV peut être
utilisée de la manière la plus efficiente possible pour alimenter une charge ou être injectée au
réseau.

2.2. Principes généraux des éléments de la chaine de conversion PV


La production photovoltaïque sous forme de courant continu est d’abord convertie pour être
exploitée efficacement avant d’être injecter au réseau. Cette conversion passe par une chaîne
de conversion constituée de différents étages dont le rôle est d’adapter cette production à son
utilisation.

2.2.1. Notions

L’énergie produite par le générateur PV peut être utilisée par des charges variées. Recharger
une batterie ou alimenter une station de pompage d’eau d’un puits ou encore être injecter au
réseau public sont tous autant des applications. Toutes ces différentes utilisations ont toutes leur
propre exigence en ce qui concerne la fourniture de la tension et du courant, ce qui fait que dans
la plupart de ces applications, il faut interposer un dispositif d’adaptation entre la source PV et
l’utilisation. Ce dispositif peut être :

 Un convertisseur DC/DC : qui sert à adapter le niveau de tension continue entre la sortie
du module PV et l’utilisation.
 Un dispositif de poursuite de puissance maximum (MPP Tracker) : permet de
fonctionner à tout instant proche du point de puissance maximum. Ce dispositif peut être un
régulateur ou un convertisseur DC/DC.
 Un onduleur (convertisseur DC/AC) : permet de convertir la tension continue en une
tension alternative, pour des charges à courant alternatif et/ou l’injection au réseau.

Les technologies actuelles vont dans le sens de réunir tous ces blocs en un seul équipement
(souvent dit controller), notre travail se lance aussi dans cette optique.
17

2.2.2. Convertisseur DC/DC ou Hacheur


Un convertisseur DC/DC convertit une tension d’entrée V1 en une tension de sortie V2. La
raison de cette conversion est due au fait que les tensions de sorties des panneaux solaires sont
choisies indépendamment de la charge.

Un convertisseur DC ne peut fonctionner sans pertes, il existe néanmoins des convertisseurs


DC/DC dont le rendement peut aller jusqu’à plus de 95%, le reste étant converti en chaleur.
Dans le cas idéal d’un convertisseur à rendement de 100% la puissance d’entrée et la puissance
de sortie sont égales :

𝑃1 = 𝑉1 ∙ 𝐼1 = 𝑉2 ∙ 𝐼2 = 𝑃2 (2.1)

Figure 2-1. Convertisseur DC/DC

Si on choisit les tensions V1 et V2 différents, les courants I1 et I2 seront aussi différents. D’où
on parle de convertisseur d’impédance. La figure suivante illustre le principe de fonctionnement
des hacheurs.

Figure 2-2. Schéma de principe du hacheur et la forme de tension aux bornes de la charge

𝑡1
On définit le rapport cyclique = , on observant la figure précédente on constate que la tension
𝑇
de sortie V2 est fonction de 𝛼. On a alors 𝑉2 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 = 𝑉1 ∙ 𝛼 avec V2 et V1 en volts(V) et t1
et T en secondes (s), 𝛼 est un nombre sans dimension compris entre 0 et 1.
18

Il existe plusieurs types de convertisseurs DC/DC, selon le rapport qu’on souhaite avoir entre
V1 et V2 principalement :

 Le hacheur Buck : encore appelé hacheur abaisseur (dévolteur) car il donne une tension
de sortie V2 inférieure à la tension d’entrée V1.
 Le hacheur Boost ou convertisseur Boost : encore appelé hacheur élévateur (survolteur)
car il donne une tension de sortie V2 supérieure à la tension d’entrée V1.

Les figures 2-3 et 2-4 montrent respectivement les circuits de principe de ces deux types de
hacheurs [11].

2.2.2.1. Hacheur Buck

Utilisé lorsqu’on est en présence d’un groupement des modules en série qui nous donne une
grande tension à la sortie du générateur, qu’on doit réduire avant de l’appliquer à une charge.

Figure 2-3. Schéma de principe du hacheur BUCK [11]

En observant les deux phases de fonctionnement :

 De 0 à t1, le transistor (interrupteur électronique) est conducteur et la diode D est


bloquée et iL croit dans la bobine et dans la charge.
 De t1 à T, le transistor est bloqué. Séparée de la source la bobine restitue son énergie à
travers la diode de roue libre D, le courant I décroit.

On obtient donc que la tension de sortie aux bornes de la charge est proportionnelle au rapport
cyclique :

𝑉2 = 𝛼 ∙ 𝑉1 (2.2)
19

2.2.2.2. Hacheur Boost

Pour pouvoir, par exemple, connecter une centrale PV au réseau, il est nécessaire d’élever sa
tension au niveau de la tension maximale du réseau, ce qui peut se faire grâce à un hacheur
Boost dit survolteur.

Figure 2-4. Schéma de principe du hacheur BOOST [11]

En observant les deux phases de fonctionnement

 De 0 à t1, le transistor (interrupteur électronique) est conducteur et la diode D est


bloquée et iL croit dans la bobine qui emmagasine de l’énergie électrique sous forme
magnétique.
 De t1 à T, le transistor est bloqué. Séparée de la source la bobine restitue l’énergie
emmagasinée, le courant se prolonge dans la diode de roue libre D, mais il décroit.

Lorsque le transistor est bloqué, la tension aux bornes de la bobine s’ajoute à celle de la source
V1 : Le hacheur est donc un élévateur de tension. La valeur moyenne de la tension de sortie
aux bornes de la charge est :

𝑉1
𝑉2𝑚𝑜𝑦 = (2.3)
1−𝛼

2.2.3. MPP Tracker


Les convertisseurs destinés aux systèmes PV sont quelque peu différents des onduleurs
classiques utilisés en électrotechnique, l’objectif de conversion DC/AC reste le même,
cependant la principale caractéristique des onduleurs pour systèmes PV est la poursuite de
puissance maximale. L’unité de régulation de l’onduleur assure un fonctionnement du
générateur PV au point de fonctionnement optimal (point de puissance maximale ou MPP) pour
assurer une production de puissance électrique maximale [12].
20

Il existe au moins une vingtaine des méthodes de poursuites de puissance maximum, dont
l’efficacité et la rapidité varient. La méthode Perturbation et Observation (méthode proche de
la méthode Hill Climbing) dont nous présenterons le principe, reste la plus populaire à l’heure
actuelle. Les figures 1-21 et 1-22 représentent respectivement l’algorithme et les courbes de
I=f(V) et P=f(V) de la recherche du point de puissance maximum par cette méthode.

Figure 2-6. Algorithme MPPT perturbation et observation P&O

Figure 2-7. Fonctionnement de l'algorithme MPPT P&O [11]


21

En commençant par le début (Voc , 0) c-à-d circuit ouvert, le rapport cyclique est changé et la
nouvelle puissance Pn calculée, puis le rapport cyclique amélioré dépendamment du résultat
(Pa > Pn ?) on le diminue ou on l’augmente. Ainsi de suite jusqu’à atteindre le point de
puissance maximum.

2.2.4. Convertisseurs DC/AC ou Onduleurs

Un onduleur est un convertisseur statique permettant de disposer d’une source de courant


alternatif à partir d’énergie de courant continu.

Ils sont classés en 3 catégories en fonction des choix techniques retenus par les fabricants
d’onduleurs [10]:
 Les onduleurs munis d’un transformateur basse fréquence 50 Hz (BF)
 Les onduleurs munis d’un transformateur haute fréquence (HF)
 Les onduleurs sans transformateurs

Ces derniers sont plus avantageux sur le plan investissement et restent les moins encombrants.
Notre étude portera sur l’architecture en pont complet monophasé (et/ou triphasé) (voir chap.4).

Le tableau ci-dessous présente les caractéristiques des onduleurs monophasés et triphasés


(autonomes) : leurs puissances maximums conseillée, leurs pertes (les pertes sont
proportionnelles au taux d’harmoniques du signal) et leurs applications.
22

Tableau 2-2. Onduleurs monophasés et triphasés, autonomes

Forme de la tension entre


phase et neutre

Appellation Rectangulaire Rectangulaire avec temps de Trapézoïdal ou en escalier Modulation en largeur


repos d’impulsion PWM

Pertes ≈ 35 % ≈ 25 % ≈ 10 % ≈ 6 % au plus

Très élevées Moyennes Assez faibles Très faibles

Puissance maximum 100 W 500 W en monophasé et 1kW 1 kW en monophasé et 10kW 100kW en triphasé
conseillée en triphasé en triphasé

(Valeur approximative)

Applications Eclairage Eclairage, micro-ordinateurs Toutes les applications y Toutes les applications y
compris la variation de vitesse compris la variation de vitesse
(Ne pas utiliser avec les (Déconseillé avec les charges des moteurs asynchrones des moteurs asynchrones
charges inductives) inductives)
23

2.3. Sécurisation et injection au réseau


Il y a deux principales configurations de la liaison des installations PV au réseau : la connexion
avec injection de la totalité de la production et la connexion avec injection des excédents de la
production. La fonction sécurisation intervient lors de la coupure du réseau : l’onduleur se
déconnecte alors du réseau, et fonctionne en onduleur autonome pour alimenter uniquement les
charges à secourir et sensibles à partir des accumulateurs. Ci-après nous présentons les deux
configurations.

2.3.1. Sécurisation et injection de la totalité de la production


La figure ci-dessous représente la configuration pour le cas de l’injection de la totalité de la
production photovoltaïque. Le compteur comptage de l’énergie peut aussi se faire grâce à un
compteur bidirectionnel intelligent.

Figure 2-7. Schéma de principe de la sécurisation avec injection de la totalité de la production [13]

En cas de défaut sur le réseau ou de coupure du réseau (délestages), l’onduleur se déconnecte


de celui-ci. Analysons le principe de fonctionnement sous les trois séquences suivantes :
présence du réseau, puis coupure du réseau suivi du rétablissement du réseau. Les étapes de
fonctionnement du système sont reprises dans le tableau ci-après :
24

Tableau 2-2. Fonctionnement du système avec injection de la totalité de la production

Séquences Fonctionnement

 La totalité de la production des panneaux est injectée


au réseau et celui-ci recharge les batteries
Présence du réseau  Les récepteurs sont connectés au réseau (sécurisés et
non sécurisés) à travers l’inverseur de source
 Utilisation de l’énergie emmagasinée dans les batteries
et celle produite par les panneaux pour alimenter les
Coupure du réseau charges secourues et sensibles
 Utilisation de l’onduleur en mode autonome type UPS
(Uninterruptible Power Supply)
 Le circuit non secouru n’est plus alimenté

 Les circuits sécurisés et non-sécurisés sont


instantanément alimentés par le réseau SNEL
Retour du réseau  L’onduleur autonome continue de fonctionner pendant
encore quelques minutes puis passe en mode
synchronisé au réseau

2.3.2. Sécurisation et injection des excédents de la production


Dans le cas de l’injection du surplus de l’énergie produite, le principe est donné par le schéma
suivant :
25

Figure 2-8. Schéma de principe de la sécurisation avec injection des excédents de la production [13]

Le principe de fonctionnement reste le même précédemment.

Tableau 2-3. Fonctionnement du système avec injection des excédents de la production

Séquences Fonctionnement

 Les panneaux doivent recharger les batteries


 Les excédents de la production sont injectés dans le
Présence du réseau réseau
 Les récepteurs sont connectés au réseau (sécurisés et
non sécurisés) à travers l’inverseur de source
 Utilisation de l’énergie emmagasinée dans les batteries
et celle produite par les panneaux pour alimenter les
Coupure du réseau charges secourues et sensibles
 Utilisation de l’onduleur en mode autonome type UPS
(Uninterruptible Power Supply)
 Le circuit non secouru n’est plus alimenté
26

 Les circuits sécurisés et non-sécurisés sont


instantanément alimentés par le réseau SNEL
Retour du réseau  L’onduleur autonome continue de fonctionner pendant
encore quelques minutes puis passe en mode
synchronisé au réseau

2.4. Echange de l’énergie et réglage de la puissance transférée


2.4.1. Echange l’énergie
Soit le réseau modélisé par une source tension vr(t) avec en série une inductance Lr.

𝑣𝑟 (𝑡) = √2 ∙ 𝑉𝑟 ∙ sin(𝜔𝑟 . 𝑡) (2.4)

On connecte à travers une inductance Lc une source de tension que l’on peut contrôler en
fréquence, en amplitude et en phase. On suppose que cette tension est parfaitement sinusoïdale
de telle sorte qu’elle obéit à la loi suivante :

𝑣𝑐 (𝑡) = √2 ∙ 𝑉𝑐 ∙ sin(𝜔𝑐 . 𝑡 − 𝛽) (2.5)

Figure 2-9. Modèle simplifié du réseau


On se propose de calculer i courant i qui circule entre les deux sources de tension :

𝑑𝑖
La loi des mailles permet d’écrire : 𝑉𝑟 − (𝐿𝑐 + 𝐿𝑟 ) ∙ − 𝑉𝑐 = 0
𝑑𝑡

𝑑𝑖 1
→ = (𝑉 − 𝑉𝑐 )
𝑑𝑡 𝐿 𝑟

Avec L= Lr + Lc, on a finalement :


27

1
𝑖= ∙ ∫(𝑉𝑟 − 𝑉𝑐 ) ∙ 𝑑𝑡
𝐿

√2∙𝑉𝑟 √2∙𝑉𝑐
𝑖= ∙ cos(𝜔𝑟 ∙ 𝑡) − ∙ cos(𝜔𝑐 ∙ 𝑡 − 𝛽) + 𝐴 (2.6)
𝐿∙𝜔𝑟 𝐿∙𝜔𝑐

Où A est la constante d’intégration. A l’instant t = 0 on a i (0) = 0 Ampère. Ce qui donne :

√2∙𝑉𝑐 √2∙𝑉𝑟
𝐴= ∙ cos(𝛽) − (2.7)
𝐿∙𝜔𝑐 𝐿∙𝜔𝑟

D’où, en remplaçant A par son expression (2.7) dans (2.6) on a :

√2∙𝑉𝑟 √2∙𝑉𝑐 √2∙𝑉𝑐 √2∙𝑉𝑟


𝑖= ∙ cos(𝜔𝑟 ∙ 𝑡) − ∙ cos(𝜔𝑐 ∙ 𝑡 − 𝛽) + ∙ cos(𝛽) − (2.8)
𝐿∙𝜔𝑟 𝐿∙𝜔𝑐 𝐿∙𝜔𝑐 𝐿∙𝜔𝑟

La puissance instantanée vue du réseau s’exprime par :

√2 ∙ 𝑉𝑟 √2 ∙ 𝑉𝑐
𝑃𝑟 = 𝑣𝑟 ∙ 𝑖 = √2 ∙ 𝑉𝑟 ∙ sin(𝜔𝑟 ∙ 𝑡) ∙ ( ∙ cos(𝜔𝑟 ∙ 𝑡) − ∙ cos(𝜔𝑐 ∙ 𝑡 − 𝛽))
𝐿 ∙ 𝜔𝑟 𝐿 ∙ 𝜔𝑐

Et la puissance moyenne sera donnée par :

𝑇𝑟
1 √2 ∙ 𝑉𝑟 √2 ∙ 𝑉𝑐
𝑃𝑚𝑜𝑦 = 𝑃 = ∙ ∫ √2 ∙ 𝑉𝑟 ∙ sin(𝜔𝑟 ∙ 𝑡) ∙ ( ∙ cos(𝜔𝑟 ∙ 𝑡) − ∙ cos(𝜔𝑐 ∙ 𝑡 − 𝛽)) ∙ 𝑑𝑡
𝑇𝑟 𝐿 ∙ 𝜔𝑟 𝐿 ∙ 𝜔𝑐
0

𝑇𝑟
2 𝑉𝑟 2 𝑉𝑐 ∙ 𝑉𝑟
𝑃= ∙∫ ( ∙ sin(𝜔𝑟 ∙ 𝑡) ∙ cos(𝜔𝑟 ∙ 𝑡) − ∙ sin(𝜔𝑟 ∙ 𝑡) ∙ cos(𝜔𝑐 ∙ 𝑡 − 𝛽)) ∙ 𝑑𝑡
𝑇𝑟 𝐿 ∙ 𝜔𝑟 𝐿 ∙ 𝜔𝑐
0

1
En utilisant la relation trigonométrique 𝑠𝑖𝑛𝑎 ∙ 𝑐𝑜𝑠𝑏 = ∙ (sin(𝑎 + 𝑏) + sin(𝑎 − 𝑏)) ; on a :
2

𝑇𝑟
1 𝑉𝑟 2 𝑉𝑐 ∙ 𝑉𝑟
𝑃= ∙∫ ( ∙ sin(2 ∙ 𝜔𝑟 ∙ 𝑡) − ∙ (sin(2 ∙ 𝜔𝑟 ∙ 𝑡 − 𝛽) + sin(𝛽))) ∙ 𝑑𝑡
𝑇𝑟 𝐿 ∙ 𝜔𝑟 𝐿 ∙ 𝜔𝑐
0

𝑉𝑐∙𝑉𝑟
𝑃= ∙ sin 𝛽 (2.9)
𝐿∙𝜔𝑟
28

Lorsque 𝛽 < 0 alors la puissance transite de la source Vc à la source Vr. On peut espérer en
contrôlant l’angle de déphasage entre vr et vc, maitriser le sens de transfert de la puissance. D’où la
nécessité de maitriser vc à travers sa fréquence, son amplitude et son déphasage avec le réseau.
La tension vc est obtenue grâce à l’emploi d’onduleur ML, ce qui permet de le contrôler.

2.4.2. Réglage de la puissance transférée

Pour que le transfert soit optimal on cherche à réaliser un courant en opposition de phase avec la
tension du réseau.

Autrement dit : 𝑖(𝑡) = √2 ∙ 𝐼 ∙ sin(𝜔𝑟 ∙ 𝑡 − 𝜋)

On a donc le diagramme ci-après, en posant 𝑋 = 𝐿 ∙ 𝜔𝑟 :

Figure 2-10. Diagramme vectoriel de I, Vr et Vc

Le théorème de Pythagore fournit :

𝑉𝑟2 + (𝑋 ∙ 𝐼)2 = 𝑉𝑐2 (2.10)

𝑃
Or la puissance : 𝑃 = −𝑉𝑟 ∙ 𝐼 ⟹ 𝐼 = − (2.11)
𝑉𝑟

En remplaçant l’expression (2.11) dans l’expression (2.10) on a :

𝑃 2
𝑉𝑟2 + (𝑋 ∙ ) = 𝑉𝑐2 (2.12)
𝑉𝑟
29

2.5. Conclusion
Dans ce chapitre nous avons premièrement passé en revue les différentes parties de la chaîne
de conversion PV, nous avons ensuite parlé de la fonction de sécurisation avec injection de la
puissance au réseau et enfin on a vu les principes de l’échange d’énergie et du réglage de la
puissance transférée. En ce qui concerne cette dernière partie, dans la pratique, les
caractéristiques du réseau et de la liaison des deux sources n’étant pas connues avec grande
précision, on réalise une boucle d’asservissement dont le rôle est d’imposer le courant i. Ce qui
permet de stabiliser la connexion.
30

Chapitre 3. Conception et modélisation du système


d’interconnexion champ pV - secteur snel
3.1. Introduction

Soit à interconnecter la production d’un champ PV au réseau de distribution public SNEL


Goma, afin de permettre un échange d’énergie entre ces deux systèmes électro-énergétiques
dans les deux sens. Dans ce chapitre, nous nous proposons de décrire le fonctionnement du
système interconnectant le réseau et le champ PV, d’établir l’algorithme de son fonctionnement
pour ces différents cas : pendant la production PV, pendant l’absence du réseau avec les
batteries chargées et pendant l’absence du réseau avec les batteries non chargées. Enfin, nous
étudierons les divers éléments interviennent dans le schéma bloc du système.

3.2. Connexion du système au réseau


Le système proposé dans ce mémoire sera connecté comme indiqué sur la figure suivante :

Figure 3-3. Schéma bloc de connexion de l'onduleur Réseau

On peut y intégrer un générateur auxiliaire de secours comme indiqué sur la figure qui suit :
31

Figure 3-2. Schéma de connexion du système avec générateur de secours

L’utilisation du réseau et/ou du générateur est priorisée de sorte que le générateur ne s’allume
qu’en des cas rares tels que l’absence du réseau et les batteries déchargées, ou au-delà du délai
d’autonomie de l’onduleur. L’objectif étant de minimiser les coûts de l’énergie et des opérations
tout en privilégiant l’utilisation des énergies renouvelables (particulièrement le
photovoltaïque), l’option intégrant le générateur auxiliaire ne sera pas développée.

Pendant la production PV, les batteries se chargent, les charges sont alimentées et le surplus de
puissance est injecté au réseau. Lorsqu’il y a carence le réseau fournit aux charges et recharge
les batteries si nécessaires.

3.3. Description du fonctionnement souhaité

Notre système fonctionnera de façon centralisée, c’est-à-dire dans une topologie « onduleur
central », telle qu’un seul onduleur réseau central s’occupe de toute la centrale photovoltaïque
(ou du toit solaire). Son fonctionnement inclut la présence ou non du réseau, d’un générateur
(Groupe électrogène) et du rack des batteries pour le fonctionnement en autonome. Selon le
fonctionnement, la production de la centrale PV alimente les charges, recharger les batteries et
les surplus de la production injectée au réseau (Feed In).
32

En cas de non-production, le réseau constitue la source prioritaire c.-à-d. en sa présence toutes


les charges (délestables et non-délestables) sont alimentés et les batteries se rechargent. En cas
de coupure du réseau, en fonction de la profondeur de décharge permissible des batteries ou du
SOC (State Of Charge) des batteries, et de la demande (charge en kW) on peut utiliser les
batteries. Les batteries alimentent uniquement les charges non-délestables. Le SOC est fixé
selon les caractéristiques des batteries ; les profondeurs de décharge permissibles pour garantir
une bonne durée de vie des batteries les plus couramment utilisés sont de 20% pour les batteries
au plomb et jusqu’à 50% (voir même 40%) pour les batteries au Lithium [16].

3.4. Algorithme de fonctionnement du système

Le système étant centralisé, il ne doit se connecter au réseau que si celui-ci est en état de
fonctionnement normal, pour éviter un dysfonctionnement ou une surcharge. Il se connecte
donc en « parallèle » via un relais avec réseau pour réguler en permanence la tension. Il sera
donc du type « line interactive » surveillant la tension en continu [14]. La figure suivante
montre l’algorithme du fonctionnement proposé.
33

Figure 3-3. Algorithme du fonctionnement du système

Selon notre algorithme, le système commence par détecter la présence du réseau, en l’absence
du réseau il passe en mode autonome à 50Hz. Sinon, il passe au second test qui est de vérifier
la qualité du réseau, par vérification d’amplitudes, fréquences et ordre de succession des
phases ; si pas conforme, le système fonctionne en mode autonome. Si bon, on vérifie l’état de
charge des batteries si celles-ci sont très faibles (SOC < 60% pour les batteries au plomb et à
30% pour les batteries au lithium par exemple) et qu’il y a production PV, on recharge les
batteries en priorité. Enfin si la production PV est supérieure à un seuil, il se synchronise au
réseau et s’y connecte pour la réinjection du surplus du surplus d’énergie.
34

3.5. Schéma fonctionnel du système

Vu l’algorithme de fonctionnement du système, le système sera alors subdivisé en 4 parties


dont :

 La première partie : la liaison champ PV – bus continu, constituée d’un MPPT


Boost
 La deuxième partie : système – Réseau et inversement, constitué d’un onduleur
MLI triphasé réversible ;
 La troisième partie : Bus continu – Batteries et inversement, constitué par un
hacheur réversible, pour la charge et la décharge ;
 La quatrième partie : Système – Charges AC, fait des switches.

Cette subdivision est décrite à la figure suivante :

Figure 3-4. Schéma fonctionnel du système

La partie control génère les signaux de commande de l’onduleur, des deux hacheurs et effectue
la synchronisation au réseau. Elle peut être basée sur un microcontrôleur assez puissant ou un
DSP ; néanmoins il y a aussi lieu de séparer les quatre commandes.
35

3.5.1. Commande MPPT du Boost

Figure 3-5. Hacheur Boost avec Commande MPPT

Pour la commande MPPT, la méthode perturbation et observation décrite au chapitre précédent


est utilisée.

3.5.2. Le hacheur réversible

Figure 3-7. Principe du hacheur réversible

Selon que la commande est sur Td ou sur Ts (changement de sens du courant IR), cet hacheur
fonctionne respectivement en dévolteur ou en survolteur.

On peut s’en servir pour soit charger la batterie à partir du bus continu (311Vdc), dans ce cas il
fonctionne en dévolteur, soit pour alimenter les charges à secourir à partir de la batterie, dans
ce cas il fonctionne en survolteur.
36

3.5.3. L’onduleur MLI


Voici un exemple de la commande MLI implémenté dans le logiciel de simulation ISIS/Proteus
avec Arduino, le code est dans l’annexe B.

Figure 3-8. Schéma de simulation d'un onduleur MLI monophasé dans ISIS/PROTEUS

Les courbes de la tension de sortie donnent :

Figure 3-9. Tension de sortie de l'onduleur MLI implémenté dans ISIS/PROTEUS


37

Le système étant triphasé, le montage utilisé sera quant à lui constitué de pont complet triphasé
(à trois branches). La figure ci-dessus représente l’étage de puissance de l’onduleur MLI
triphasé que l’on va employer.

Figure 3-10. Etage de puissance de l'onduleur MLI

Le pont à IGBT permet de simplifier la commande et les pertes étant donné les IGBT présentent
des pertes de conduction plus faibles que les transistors bipolaires et peuvent gérer une tension
bien plus élevée que celle supportée par les MOSFETs.
38

3.6. Caractéristiques du réseau et protection

3.6.1. Caractéristiques du réseau


Le réseau auquel doit se connecter notre onduleur réseau est tout réseau de distribution de
caractéristiques 230V/380V 50Hz. Il peut donc être connecté, coté réseau, n’importe où dans
l’installation, sur une prise comme en entrée de l’installation. Le réseau triphasé sera constitué
des trois grandeurs (tensions) sinusoïdales, de même fréquence, déphasées entre elles de 120°
et ayant même la valeur efficace comme pour tout système triphasé équilibré.

On pourra donc écrire :

𝑉𝑎 = 𝑉𝑚 sin(𝜔 ∙ 𝑡)
2𝜋
{ 𝑉𝑏 = 𝑉𝑚 sin(𝜔 ∙ 𝑡 − 3
)
4𝜋
𝑉𝑐 = 𝑉𝑚 sin(𝜔 ∙ 𝑡 − )
3

Avec les tensions composées :

⃗ 𝐴𝐵 = 𝑉
𝑈 ⃗𝑎 − 𝑉
⃗𝑏
⃗ 𝐵𝐶 = 𝑉
{ 𝑈 ⃗𝑏 − 𝑉⃗𝑐
⃗ 𝐶𝐴 = 𝑉
𝑈 ⃗𝑐 − 𝑉
⃗𝑎

Avec 𝑈𝑚 = √3 ∙ 𝑉𝑚 et 𝑉𝑚 = √2 ∙ 𝑉𝑒𝑓𝑓

Vu d’un point du réseau, il peut être considéré comme une source de tension en série une
inductance L et une résistance R, on utilisera donc le modèle suivant :
39

Figure 3-11. Modèle du réseau

Figure 3-10. Forme des tensions du système triphasé équilibré

3.6.2. Protection
Une protection contre les surcharges à déclenchement instantané et/ou temporisé exprimée en
VA peut être intégrer au système pour le protéger contre la réinjection dans le réseau en cas de
coupure de celui. Si le système détecte un appel brusque ou progressif d’une forte puissance
vers le réseau, doit pouvoir s’y déconnecter dans un délai bien déterminé.
40

3.7. Principe de l’interconnexion au réseau

Cette opération est délicate, le système doit pouvoir réaliser, à chaque instant, la même
amplitude, même fréquence, et la même phase vue de la charge. Et vu du point de connexion,
un déphasage adéquat 𝛽 doit être observé entre la tension du réseau et celle du système
(onduleur), en fonction du sens de l’écoulement de la puissance. Un contrôleur intégrant les
transformations de Park et une boucle de verrouillage de phase peuvent être implémenté pour
l’interconnexion mais aussi pour le contrôle de la tension du bus continu.

Le schéma bloc de la figure ci-dessus décrit ce principe.

Figure 3-13. Principe de la commande-contrôle de la chaîne conversion [15]

Les sorties des régulateurs donnent les composantes de la tension de référence de la MLI dans
le repère d-q. Passant par la transformation inverse de Park, nous obtenons les références du
signal de commande MLI des interrupteurs de l’onduleur.

3.8. Conclusion

Dans ce chapitre nous avons évoqué notre conception du système d’interconnexion PV –


secteur SNEL pour établir un modèle pour les différents étages de conversion. Nous avons
établi l’algorithme de fonctionne du système pour une future mise en œuvre. Les modèle établit
dans ce chapitre vont servir à la simulation dans le chapitre qui suit.
41

Chapitre 4. Simulation Du Système

4.1. Introduction
Dans ce chapitre nous allons simuler dans l’outil MATLAB/SIMULINK les différentes parties
qui constituent le système, présentées au chapitre précédent, puis le système entier en mode
autonome et enfin le système connecté avec réseau.

4.2. Simulation des convertisseurs DC/DC (Buck et Boost)


Les deux convertisseurs Boost et Buck du système fonctionnent respectivement entre du champ
PV et le bus DC et le bus DC et les batteries. La tension de l’entrée PV spécifique du système
est une plage de 50 à 120V, la tension du bus DC est d’environ 310V (valeur maximale de la
tension simple). D’autres parts, la charge des batteries se fait en 24V.

4.2.1. Montage de simulation MATLAB

Les figures ci-dessous donnent les modèles respectifs du hacheur Buck et du hacheur Boost,
réalisés dans SIMULINK.

Figure 4-1. Schéma de simulation du Hacheur Buck


42

Figure 4-2. Schéma de simulation du Hacheur Boost

4.2.2. Résultats de la simulation

Figure 4-3 Résultats de la simulation du Buck


43

Comme montré sur la courbe ci-dessus, à l’entrée du Buck, on a une tension de 120V mais à la
sortie on obtient une tension réduite à 100V ; ainsi le Buck fonctionne.

Pour le Boost on a :

Figure 4-4. Résultats de la simulation du Boost

Comme illustré sur la figure ci-dessus, à l’entrée, on a une tension de 120V mais à la sortie on
a une tension élevée à environ 250V, donc presque le double de tension d’entrée ; ainsi le Boost
fonctionne. Ces résultats étaient prévisibles vu qu’on a utilisé un rapport cyclique de 50%.

4.3. Simulation du Hacheur Boost avec Commande MPPT


44

Figure 4-5. Schéma de simulation du Boost à commande MPPT

Les résultats donnent des valeurs proches des valeurs nominales des panneaux utilisés pour les
simulations.

Figure 4-6. Courbes de simulation de la tension et de la puissance du champ PV


45

On trouve une puissance d’environ 320W qui la valeur nominale du panneau pour un
éclairement de 1000W/m2 et une température de 25°C. Et on garde le fonctionnement proche
de la puissance nominale peu importe la variation de ces deux variables.

4.4. Simulation de l’onduleur MLI triphasée

La commande MLI utilisée est celle dite « à commande par sinusoïde », dont le principe
consiste à générer une sinusoïde basse fréquence, dite la modulante, que l’on compare à un
signal en dent de scie (ou triangulaire) de plus haute fréquence, dite la porteuse. Le signal de
sortie vaut 1 si la modulante est plus grande que la porteuse, sinon il est égal à 0.

3.8.1. Simulation en mode autonome

Ci-après le schéma de simulation de l’onduleur MLI triphasé sans filtre alimentant une charge
R-L :

Figure 4-7. Schéma de simulation de l'onduleur MLI triphasé


46

Résultats de la simulation pour les 3 tensions simples aux bornes de la charge :

Figure 4-8. Tensions simples aux bornes de la charge

Ce signal contient trop d’harmoniques dus à la haute fréquence de la commande MLI, pour les
réduire il faut l’utilisation d’un filtre « PASSE-BAS ».

On a conçu un filtre passif du 3e ordre, du type RLC en T, qui nous permettra de réduire
considérablement les harmoniques. Le schéma de simulation avec filtre est repris ci-après :
47

Figure 4-9. Schéma de simulation de l'onduleur avec filtrage

La figure ci-dessous donne les résultats obtenus lors de la simulation de l’onduleur avec filtre
passe-bas, les paramètres du filtre étant R=1ohm ; L= 10mH et C=100uF:

Figure 4-10. Résultats de la simulation avec Filtre

On voit qu’en effet le filtre supprime les harmoniques et on obtient ainsi des tensions
d’amplitude environ 620V crête à crête, et de fréquence 50Hz.
48

3.8.2. Simulation de l’interconnexion avec le réseau

Le réseau est ici représenté par un générateur triphasé programmable.

Figure 4-11. Schéma de simulation de l'onduleur connecté au réseau

Le contrôleur joue le rôle de régulateur entre la sortie et l’entrée qui est la tension du bus
continu.

4.3. Simulation du système

La simulation donne les courbes suivantes :


49

Figure 4-12. Résultats des simulations du système connecté au réseau

Les courbes ci-dessus montrent les tensions simples, les courants et les tensions composées
mesurés au niveau de la charge au bus AC interconnecté au réseau. Nous avons de haut en bas
les courants de ligne du réseau, les tensions simples et les tensions composées du réseau. La
tension de sortie et le courant de charge étant en phase vu du réseau, cela confirme l’injection
de puissance active au réseau.
50

4.4. Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons simulé les différents blocs du système en étude et les résultats
sont concluants. Le réseau ayant été modélisé par une source de tension, en série avec le filtre
conçu nous avons comme résultats à la sortie de l’onduleur une sinusoïde pure. Ce qui permet
d’avoir une injection de puissance active au réseau.
51

Conclusion générale

Dans ce mémoire, il a été question d’étudier et de concevoir un système


d’interconnexion d’une centrale PV au réseau SNEL. Cette recherche nous a apporté beaucoup
de connaissances en énergies renouvelables et en technologies et équipements photovoltaïques.
Pour appréhender ces nouvelles connaissances nous avons mis en application notre base des
connaissances en électronique, en réseaux électriques et applications de l’énergie électriques.

L’objectif ayant été d’interconnecter un champ photovoltaïque au réseau en passant par


un onduleur sans transformateur, nous avons opté à l’utilisation de l’architecture constituée par
un hacheur Boost qui élève la tension de l’entrée PV à la valeur maximale de 311V. Cette
tension qui est la tension du bus continu a été appliquée directement à l’entrée de l’onduleur
MLI triphasé qui a un filtre Passe-bas RLC en T. Pour faire fonctionner le générateur
photovoltaïque dans les conditions optimales, nous avons utilisé la commande MPPT
« perturbation et Observation » pour la commande du hacheur Boost.

Pour faire fonctionner le système avec le réseau dont les caractéristiques ont été définies,
nous avons établi l’algorithme de fonctionnement du système. L’algorithme défini nous a
permis d’établir un schéma bloc qui décrit le fonctionnement du système et le modèle des
différents blocs intervenant dans ce schéma (le hacheur Boost à commande MPPT, le hacheur
réversible et l’onduleur MLI triphasé).

Enfin, nous avons simulé les différentes parties du système, ainsi que le système et les résultats
sont concluants quant au fonctionnement de ces différentes parties, c’est-à-dire les hacheurs et
l’onduleur MLI. L’injection de l’énergie au réseau a produit des résultats en accord les
recommandations de la théorie.

Comme tout travail, notre travail n’a pas été parfait, néanmoins peut être améliorée par les
futurs chercheurs, sur les points suivants :

- La conception d’une interface de paramétrage pour la gestion des évènements,

- L’amélioration de la commande PWM et du MPPT par les techniques des RNA et de


la logique floue,
52

- La réalisation pratique et professionnelle d’une carte de commande reposant sur ce


modèle pourrait faire qu’on réalise localement des onduleurs compétitifs sur le marché au même
titre que les marques Victron ou Fronius.
53

Bibliographie

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[2] www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/26/en-rdc-les-energies-renouvelables-aiment-l-
espoir-l’electricite-pour-tous_5054065_3212.html

[3] NDAYE NKANKA Bernard, Economie de l’énergie, Cours inédit, ULPGL 2016.

[4] www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/energie-solaire-exploitation;
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photovoltaïque, Mémoire de fin de formation, UAC, Benin, Février 2015.

[6] S. Ndoye et al / J. Sci.Vol. 9, Modélisation et simulation sous MATLAB/SIMULINK de la


chaine d’alimentation d’une station relais de télécommunications en énergie solaire
photovoltaïque dans une zone isolée du réseau électrique, N° 2 (2009) 45 – 55.

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[8] S. Vighetti, Systèmes photovoltaïques raccordés au réseau : Choix et dimensionnement des


étages de conversion, Institut National Polytechnique de Grenoble - INPG, 2010.

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contrôle/commande et rejet des perturbations, Thèse de Doctorat de l’Université de Grenoble,
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ESPRIT, ADEME Décembre 2010.

[11] Konrad Mertens, Photovoltaics : Fundamentals, Technology and Practice, Mùnster


University of applied Sciences, Germany 2014.
54

[12] P. Agati, G. Chateigner, D. Bouix, M. Boes, J. Vaillant, Aide-Mémoire Electronique de


Commande et de Puissance, Electriicté, Electrotechnique, 2e édition, Dunod Paris 2006.

[13] H. Patrick, Installation Solaire connecté sur le réseau avec sécurisation, Lycée JOLIOT-
CURIE RENNES.

[14] www.commentcamarche.net/contents9/994-onduleur

[15] www.powertechsystems.eu/fr/home/technique
55

Table des matières


Chapitre 1. Notions de base sur le Photovoltaïque (PV)........................................................ 4
1.1. Introduction ................................................................................................................. 4
1.2. Description du système PV.......................................................................................... 4
1.2.1. Mécanisme de la production solaire PV : l’effet photovoltaïque............................. 4
1.2.2. Caractéristiques électriques d’une cellule PV .......................................................... 7
1.2.3. Module PV ............................................................................................................. 12
1.3. Conclusion ................................................................................................................. 15
Chapitre 2. Systèmes photovoltaïques connectés au réseau ................................................. 16
2.1. Introduction ............................................................................................................... 16
2.2. Principes généraux des éléments de la chaine de conversion PV.............................. 16
2.2.1. Notions ............................................................................................................... 16
2.2.2. Convertisseur DC/DC ou Hacheur ..................................................................... 17
2.2.3. MPP Tracker ...................................................................................................... 19
2.2.4. Convertisseurs DC/AC ou Onduleurs ................................................................ 21
2.3. Sécurisation et injection au réseau ............................................................................. 23
2.3.1. Sécurisation et injection de la totalité de la production ..................................... 23
2.3.2. Sécurisation et injection des excédents de la production ................................... 24
2.4. Echange de l’énergie et réglage de la puissance transférée ....................................... 26
2.4.1. Echange l’énergie ............................................................................................... 26
2.4.2. Réglage de la puissance transférée ..................................................................... 28
2.5. Conclusion ................................................................................................................. 29
Chapitre 3. Conception et modélisation du système d’interconnexion champ PV - secteur snel
30
3.1. Introduction ............................................................................................................... 30
3.2. Connexion du système au réseau ............................................................................... 30
3.3. Description du fonctionnement souhaité ................................................................... 31
3.4. Algorithme de fonctionnement du système ............................................................... 32
3.5. Schéma fonctionnel du système ................................................................................ 34
3.5.1. Commande MPPT du Boost ............................................................................... 35
3.5.2. Le hacheur réversible ......................................................................................... 35
3.5.3. L’onduleur MLI.................................................................................................. 36
3.6. Caractéristiques du réseau et protection .................................................................... 38
56

3.6.1. Caractéristiques du réseau .................................................................................. 38


3.6.2. Protection ........................................................................................................... 39
3.7. Principe de l’interconnexion au réseau ...................................................................... 40
3.8. Conclusion ................................................................................................................. 40
Chapitre 4. Simulation Du Système ...................................................................................... 41
4.1. Introduction ................................................................................................................... 41
4.2. Simulation des convertisseurs DC/DC (Buck et Boost)................................................ 41
4.2.1. Montage de simulation MATLAB ......................................................................... 41
4.3. Simulation du Hacheur Boost avec Commande MPPT ................................................ 43
4.4. Simulation de l’onduleur MLI triphasée ....................................................................... 45
3.8.1. Simulation en mode autonome ........................................................................... 45
3.8.2. Simulation de l’interconnexion avec le réseau ................................................... 48
4.3. Simulation du système .................................................................................................. 48
4.4. Conclusion ..................................................................................................................... 50
Conclusion générale ................................................................................................................. 51
57

Annexe A : Caractéristiques du Champ PV utilisé pour la simulation dans


MATLAB/Simulink

Maximum Power (W) 213.15

Open circuit voltage Voc (V) 36.3

Voltage at the maximum power point Vmp (V) 29

Temperature coefficient of Voc (%/°C) -0.36099

Cells per module 60

Short-circuit current Isc (A) 7.84

Current at maximum power point Imp (A) 7.35

Temperature coefficient(%/°C) 0.102

Light-generated current IL (A) 7.8649

Diode saturation current IO (A) 2.9259e-10

Diode ideality factor 0.98117

Shunt resistance Rsh (ohm) 313.3991

Series resistance Rs (ohm) 0.39383

Parallel strings 40
58

Annexe B: Code ARDUINO implémenté dans Arduino UNO de la Commande MLI


monophasé pour la simulation dans ISIS/PROTEUS

#include "Arduino.h"

#define NECHANT 128

#define SHIFT_ACCUM 25

uint32_t icr;

uint32_t table_onde[NECHANT];

uint32_t accum1,accum2,accum3,increm;

uint16_t diviseur[6] = {0,1,8,64,256,1024};

void init_pwm_timer1(uint32_t period) {

char clockBits;

TCCR1A = 0;

TCCR1A |= (1 << COM1A1);// Clear OC1A on compare match when up counting,set OC1A
on compare match when down counting

TCCR1A |= (1 << COM1B1);

TCCR1B = 1<< WGM13; //phase and frequency correct pwm mode, top = ICR1

int d = 1;

icr = (F_CPU/1000000*period/2);

while ((icr>0xFFFF)&&(d<6)) { //choix du diviseur d'horloge

d++;

icr = (F_CPU/1000000*period/2/diviseur[d]);

clockBits = d;

ICR1 = icr; // valeur maximale du compteur

TIMSK1 = 1 << TOIE1; //overflow interrupt enable


59

sei(); // activation des interruptions

TCNT1 = 0; // mise a zero du compteur

TCCR1B |= clockBits; // declenchement du compteur

ISR(TIMER1_OVF_vect) {// Timer 1 Overflow interrupt

accum1 += increm;

accum2 += increm;

OCR1A = table_onde[accum1 >> SHIFT_ACCUM];

OCR1B = table_onde[accum2 >> SHIFT_ACCUM];

void set_sinus_table(float amp){

int i;

float dt = 2*3.1415926/NECHANT;

for(i=0;i<NECHANT; i++) {

table_onde[i] = icr*0.5*(1.0+amp*sin(i*dt));

void setup() {

pinMode(9,OUTPUT);

pinMode(10,OUTPUT);

uint32_t period_pwm = 100; // en microsecondes

uint32_t frequence = 50; // en Hert

accum1 = 0;
60

accum2 = ((uint32_t) (NECHANT * 0.25)) << SHIFT_ACCUM;

accum3 = 0;

increm = (uint32_t) (((float)(0xFFFFFFFF))*((float)(frequence)*1e-


6*(float)(period_pwm)));

init_pwm_timer1(period_pwm);

set_sinus_table(1.0);

void loop(){

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