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l’acte de construire N° 3/10-671

DOCUMENT TECHNIQUE D’APPLICATION


ET CAHIER DES PRESCRIPTIONS TECHNIQUES
PREMUR

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DOCUMENT TECHNIQUE D’APPLICATION


ET CAHIER DES PRESCRIPTIONS TECHNIQUES
PREMUR
Prévention

Ce document se décompose en 2 parties:


1- Document Technique d’Application
2- Cahier des Prescriptions Techniques

Il est bon de savoir que la pagination se base sur la


numérotation des documents respectifs.

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L’équipe Spurgin

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SOMMAIRE

DOCUMENT
TECHNIQUE
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RAPPORT DU GS
1. Définition succincte DOCUMENT TECHNIQUE D’APPLICATION 2
1.1. Description succincte 2
1.2. Mise sur le marché ET CAHIER DES PRESCRIPTIONS TECHNIQUES2
1.3. Identification
2. Avis
PREMUR 2
2
2.1. Domaine d’emploi accepté 2
2.2. Appréciation sur le procédé 2
2.21. Satisfaction aux lois et règlements en vigueur et autres qualités d’aptitude à l’emploi 2
2.22. Durabilité – Entretien 3
2.23. Fabrication et contôle 3
2.24. Mise en œuvre 3
2.3. Cahier des Prescriptions Techniques Particulières 3
2.4. Conditions de conception 3
2.5. Contrôle et certification 3
3. Remarques complémentaires du Groupe Spécialisé 3
DOSSIER TECHNIQUE
A. DESCRIPTION 4
1. Description du procédé 4
1.1. Destination et principe 4
1.2. Identification 4
2. Matériaux utilisés 4
2.1. Béton des parois préfabriquées 4
2.2. Béton de remplissage 4
cf. paragraphe 1.1.1.2 du CPT MCI 10
2.3. Aciers pour armature 4
cf. détail de ferraillage du CPT MCI 63
2.31 Armatures de peaux 4
cf. paragraphe 1.1.1.3 et paragraphe 1.1.1.5 du CPT MCI 11
2.32 Raidisseurs 4
2.4. Douilles 4
cf. détail des douilles du CPT MCI 64
3. Conception 4
3.1. Généralités 4
3.2. Bases de calculs 4
3.21. Valeurs caractéristiques de calculs 4
cf. paragraphe 1.1.1.1 du CPT MCI 9
3.22. Vérification de la contrainte de cisaillement à l’interface prémur/ noyau 4
cf. paragraphe 1.1.4.1 du CPT MCI 30

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3.23. Stabilité au feu des structures 4


3.3. Famille de prémur
DOCUMENT TECHNIQUE D’APPLICATION 4
3.31. Principe constructifs 4
3.311. Equivalence des raidisseurs ET CAHIER DES PRESCRIPTIONS TECHNIQUES4
cf. paragraphe 1.1.1.10 du CPT MCI
3.312. Eclissage des armatures PREMUR 15
5
cf. paragraphe 1.1.1.12 du CPT MCI 18
3.32. Eléments sollicités dans leur plan 5
3.321. Murs courants 5
3.322. Murs coupe-feu 5
cf. paragraphe 1.2 du CPT MCI 32
3.323. Poteaux 5
cf. paragraphe 1.1.2.2 du CPT MCI 23
3.324. Poutres 5
cf. paragraphe 1.1.2.3 du CPT MCI 25
3.325. Poutres voiles 5
cf. paragraphe 1.1.2.4 du CPT MCI 27
3.326. Acrotères 5
cf. paragraphe 1.1.2.5 du CPT MCI 27
3.33. Eléments sollicités perpendiculairement à leur plan 5
3.331. Murs enterrés 5
cf. paragraphe 1.1.4.2 et 1.1.4.3 du CPT MCI 31
3.332. Murs de soutènement 5
cf. paragraphe 1.1.4.4 du CPT MCI 32
3.333. Murs de silos ou de magasins de stockage 5
cf. paragraphe 1.1.4.5 du CPT MCI 32
3.334. Murs de bassins ou de piscine 5
cf. paragraphe 1.1.4.6 du CPT MCI 32
3.335. Murs de galeries souterraines 5
cf. paragraphe 1.1.4.7 du CPT MCI 32
3.34. Eléments inclinés 5
cf. paragraphe 1.1.3 du CPT MCI 30
3.4. Type de liaison 5
3.41. Articulation entre panneaux 5
3.411. Joint vertical droit, d’angle droit, biais, T, joint horizontal droit 5
cf. détails solutions articulées du CPT MCI 74, 76, 77,
79, 80, 83
3.42. Articulation couturée entre panneaux 5

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3.421. Joint vertical droit, joint horizontal droit 5


cf. détails solutions articulées couturées du CPT MCI DOCUMENT TECHNIQUE D’APPLICATION 74
3.422. Joint d’angle droit vertical, en T 5
3.43. Encastrement entre panneaux ET CAHIER DES PRESCRIPTIONS TECHNIQUES5
cf. détails solutions encastrées du CPT MCI
PREMUR
3.431. Joint vertical droit, d’angle droit, biais, horizontal droit 5
75,78,81,82,84

3.44. Encastrement en pied de panneau 5


3.441. Encastrement avec continuité de bétonnage aux jonctions murs/ fondations (Sol. type A) 5
cf. détails en pied de mur. du CPT MCI 70
3.442. Encastrement avec reprise de bétonnage aux jonctions murs/ fondations (Sol. type B) 6
cf. détails en pied de mur. du CPT MCI 69
3.45. Liaison voile/ dalle 6
3.451. Liaison courante 6
cf. détails solutions articulées du CPT MCI 71
3.452. Liaison encastrée 6
cf. détails solutions encastrées du CPT MCI 72
3.5. Dispositions parasismiques 6
cf. paragraphe 1.1.1.14 du CPT MCI 20
3.51. Stabilité d’ensemble 6
4. Traitement des parois et des joints 6
4.1. Traitement des joints 6
4.11. Murs courants en superstructure 6
cf. paragraphe 1.5.1 du CPT MCI 33
4.12. Murs courants en infrastructure 6
cf. paragraphe 1.5.2 du CPT MCI 34
4.13. Murs avec pression hydrostatique 6
cf. paragraphe 1.5.3 du CPT MCI 34
4.14. Murs CF 6
4.15. Murs de silos ou magasin de stockage 6
cf. paragraphe 1.5.5 du CPT MCI 35
4.2. Aspects des parements 6
4.21. Etat de surface 6
4.22. Teinte 6
4.23. Préparation du support 7
4.3. Traitement de la tête des prémurs 7
4.4. Définition du plan d’étanchéité à l’aide de prémur 7
4.5. Utilisation des solutions mécaniques type A 7
cf. détails solutions encastrées du CPT MCI 75, 78, 82
4.6. Utilisation des solutions mécaniques type B 7
4.7. Utilisation de prémurs à base de Voltex DS 7

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5. Fabrication des PREMURS 7


5.1. Fabrication DOCUMENT TECHNIQUE D’APPLICATION 7
5.2. Contrôles de fabrication 8
5.21. Contrôles des bétons ET CAHIER DES PRESCRIPTIONS TECHNIQUES8
5.22. Contrôles de qualité
5.3. Caractéristiques
PREMUR 8
8
6. Chronologie générale de la mise en œuvre des murs 8
6.1. Chronologie pour les prémurs courants 8
6.2. Chronologie pour les prémurs avec les liaisons type A 8
6.3. Critères de bétonnage 8
7. Manutention, Montage, Transport 8
7.1. Boucles de levages 8
7.2. Conditions particulières 8
7.3. Mise en place 8
7.4. Transport et stockage 8
8. Divers 8
8.1. Conditions d’exploitation du procédé 9
8.2. Aide à la mise en œuvre 9
B. RESULTATS EXPERIMENTAUX 9
C. REFERENCES 9

Tableaux et figures du Dossier Technique 10


Figure 1 Perspective prémur 10
Figure 2 Poutrelles raidisseurs 11
Figure 3 Prémur sur pignon 12
Figure 4 Coupe sur linteaux incorporés 13
Figure 5 Liaisons couturées d’angles 14
Figure 6 Liaisons verticales droites encastrées 15
Figure 7 Liaisons d’angles encastrées 16
Figure 8 Etanchéité d’un mur d’épaisseur 20 cm 17
Figure 9 Etanchéité d’un mur d’épaisseur 25 cm 18
Figure 10 Etanchéité d’un mur d’épaisseur 30 cm 19
Figure 11 Etanchéité d’un mur d’épaisseur 30 cm 20
Figure 12 Liaison verticale biaise 21
Figure 13 Prémur de 16 cm d’épaisseur 22
Annexe 1 : Plan d’étanchéité avec VOLTEX DS intégré 23
Annexe 2 : Liaisons d’angles sismiques 26

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Document Technique d’Application
Référence Avis Technique 3/10-671
Annule et remplace l’Avis Technique 1/05-822

Mur à coffrage intégré


Incorporated shuttering wall Prémur
Wand mit integrierte
Shalung

Ne peuvent se prévaloir du présent NF EN 14992


Document Technique d’Application Relevant des normes
que les productions certifiées, NF EN 15258
marque CSTBat dont la liste à jour
est consultable sur Internet à Titulaire : SPURGIN LEONHART
l’adresse : Route de Strasbourg
www.cstb.fr BP 20151 – 67603 SELESTAT CEDEX
rubrique : Tél. 03 88 58 88 30
Evaluations Fax : 03 88 82 83 97
Certification des produits et des E-mail : info@leonhart.fr
services Internet : www.spurgin.fr
Usines : SPURGIN LEONHART PREFABRICATIONS
Z.I. rue Louis Renault
68 127 Ste Croix en Plaine

SPURGIN LEONHART PREFABRICATIONS


Allée des Noisetiers -
Parc Industriel de la Plaine de l’Ain
01 150 BLYES

SPURGIN LEONHART PREFABRICATIONS


Z.A. du Bois Gueslin
Lieu dit « Le Petit Courtin »
28 630 MIGNIERES

Commission chargée de formuler des Avis Techniques


(arrêté du 2 décembre 1969)
Groupe Spécialisé n° 3
Structures, ossatures, planchers

Vu pour enregistrement le 14 septembre 2011

Secrétariat de la commission des Avis Techniques


CSTB, 84 avenue Jean Jaurès, Champs sur Marne, FR-77447 Marne la Vallée Cedex 2
Tél. : 01 64 68 82 82 - Fax : 01 60 05 70 37 - Internet : www.cstb.fr

Les Avis Techniques sont publiés par le Secrétariat des Avis Techniques, assuré par le CSTB. Les versions authentifiées sont disponibles gratuitement sur le site internet du CSTB (http://www.cstb.fr)
© CSTB 2011
Le Groupe Spécialisé n° 3 de la Commission chargée de formuler des Avis
Techniques a examiné le 16 décembre 2010 le procédé de mur à coffrage intégré
« Prémur » exploité par la société SPURGIN. Il a formulé sur ce procédé l'Avis
Technique ci-après, qui annule et remplace l’Avis Technique 1/05-822. Cet Avis est
formulé pour les utilisations en France Européenne. L’Avis Technique formulé n’est
valable que si la certification CSTBat visée dans le Dossier Technique, basée sur un
suivi annuel et un contrôle extérieur, est effective.

1. Définition succincte Les systèmes associés à ce procédé de mur, et en particulier les


systèmes de plancher, doivent être vérifiés suivant les prescriptions
des textes de référence s’y rapportant (DTU ou Avis Technique suivant
1.1 Description succincte
la traditionalité ou non du système concerné).
Procédé de mur à coffrage intégré constitué de deux parois minces
préfabriquées en béton armé, maintenues espacées par des raidisseurs Sécurité au feu.
métalliques verticaux et servant de coffrage en œuvre à un béton prêt Les durées des critères d'exigence coupe-feu ou stabilité au feu d'un
à l’emploi, pour réalisation de murs articulés ou encastrés. mur réalisé selon le procédé « Prémur » peuvent être justifiées par
Des aciers de liaison sont insérés en œuvre dans le béton coulé sur application des règles de calcul FB (DTU P 92-701) à l'ensemble du
place ; les panneaux de coffrage peuvent être associés à des éléments mur considéré comme homogène de ce point de vue. En particulier, les
structuraux complémentaires coulés sur place ou préfabriqués éléments comprimés doivent être traités comme des éléments
auxquels ils peuvent être reliés par des aciers de continuité pour comprimés standards (art. 7.1 et 7.3 des règles FB), les éléments
constituer des poutres-voiles, poutres ou poteaux. fléchis perpendiculairement à leur plan comme des prédalles (art. 7.4
Les panneaux sont destinés à la réalisation de murs intérieurs et de des règles FB) et les poutres comme des poutres standards (art. 7.5
murs extérieurs complétés en œuvre soit par un système d’isolation des règles FB).
thermique par l’extérieur soit par un doublage intérieur isolant.
Prévention des accidents lors de la mise en œuvre et de
Les menuiseries sont rapportées en œuvre. Les huisseries métalliques l'entretien.
peuvent être incorporées.
Le système permet de l’assurer normalement.
Revêtements
Isolation thermique
• extérieur : parement de la paroi extérieure en béton brut ou
complété par un revêtement mince type peinture ou parement du Elle est assurée par le système d'isolation thermique rapporté, par
système d’isolation extérieure. l’intérieur ou l’extérieur. La vérification est à effectuer selon les
« Règles Th-U », en se référant, le cas échéant, à l’Avis Technique
• intérieur : finitions classiques sur béton lisse ou finitions classiques visant ce système.
sur doublage isolant selon le cas.
Isolation acoustique
1.2 Mise sur le marché
A défaut de résultat expérimental, l’indice d’affaiblissement acoustique
Les éléments de mur en béton armé visés dans le présent Avis sont d’un mur peut être estimé à l’aide de l’annexe B de la norme NF EN
soumis, pour leur mise sur le marché, aux dispositions de l’arrêté du 12354-1 appliqué à l’ensemble des peaux coffrantes et du béton
30 juin 2008 portant application à certains produits préfabriqués en coffré, considéré comme homogène de ce point de vue ; la présence
béton du décret n° 92-647 du 8 juillet 1992 concernant l’aptitude à de joints entre peaux coffrantes est considérée comme peu influente
l’usage des produits de construction, modifié par les décrets n° 95- sur cet indice. L’estimation de la performance acoustique des
1051 du 20 septembre 1995 et n°2003-947 du 3 octobre 2003. bâtiments intégrant ce type de procédé pourra aussi s’appuyer sur la
série de normes de la série NF EN 12354 (-1 à 6).
1.3 Identification
L’identification des composants se fait comme indiqué au paragraphe Étanchéité des murs extérieurs
A.1 du Dossier Technique par le tenant du système. Moyennant le choix de l’organisation appropriée, par application des
Ces produits sont assortis du marquage CE accompagné des critères définis dans le Dossier Technique, l’étanchéité des ouvrages et
informations prévues par la norme européenne NF EN 14992. bâtiments du domaine d’emploi accepté peut être considérée comme
normalement assurée.
Dans le cas où les joints sont inaccessibles, l’étanchéité des ouvrages
2. AVIS avec pression hydrostatique repose sur celle du béton seul. Dans
L’Avis porte uniquement sur le procédé tel qu’il est décrit dans le d’autres cas, l’étanchéité (ou l’imperméabilité dans le cas de murs
Dossier Technique joint, dans les conditions fixées au Cahier des soumis au seul ruissellement d’eau) dépend en partie, de l’organisation
Prescriptions Techniques Particulières (§2.3). du dispositif d’étanchéité des joints.
L’Avis ne vaut que pour les fabrications faisant l’objet d’un certificat Risques de condensation superficielle
CSTBat délivré par le CSTB.
Le système d'isolation thermique par l'extérieur, associé à ce procédé
2.1 Domaine d'emploi accepté dans les façades à isolation par l’extérieur, permet d'éviter les ponts
thermiques courants ; les risques de condensation superficielle sur ces
Murs d’ouvrages, de locaux d’habitation, bureaux, établissements murs sont donc très limités.
recevant du public, locaux industriels pouvant comporter plusieurs
niveaux de sous-sol, en situation immergée ou non. Les limites de Les façades à isolation rapportée à l’intérieur comportent, à leur
hauteur résultent de l’application des règles de dimensionnement jonction avec un mur de refend et avec un plancher, les mêmes ponts
approuvées, définies ci-après. thermiques que les systèmes de murs traditionnels de même
configuration, qui risquent de favoriser l’apparition de condensations.
Possibilité d’emploi en zone sismique moyennant les dispositions
constructives définies dans le Dossier Technique et complétées par les Confort d'été
prescriptions techniques correspondantes ci-après.
Pour la détermination de la classe d'inertie thermique quotidienne des
L’utilisation des murs de 16 cm est limitée aux conditions de bâtiments, qui constitue un facteur important du confort d'été, les
fabrications du dossier technique, et à l’utilisation de raidisseurs murs extérieurs de ce procédé appartiennent à la catégorie des parois
spécifiques, conformément au § 2.32 du dossier technique. lourdes à isolation rapportée à l’extérieur ou à l’intérieur. Leur inertie
est déterminée au moyen des règles TH-I.
2.2 Appréciation sur le procédé
Finitions-Aspect
2.21 Satisfaction aux lois et règlements en vigueur Les finitions prévues sont à l'extérieur soit celles d'un enduit sur
et autres qualités d'aptitude à l'emploi. isolant, soit les finitions classiques sur béton ; à l’intérieur on trouve,
en correspondance, soit les finitions classiques sur béton soit les
Stabilité finitions du parement du doublage isolant. Leur comportement ne
La stabilité des ouvrages à laquelle peuvent être associés, dans les devrait pas poser de problème particulier si leurs conditions de mise en
limites résultant de l’application du Cahier des Prescriptions œuvre satisfont au Cahier des Prescriptions Techniques ci-après. Il ne
Techniques Particulières ci-après, les murs réalisés selon ce procédé, peut être cependant totalement exclu que, malgré la présence
peut être normalement assurée. nécessaire d'aciers de liaison, de fines fissures, sans autre
inconvénient que leur aspect, se manifestent au droit de certains joints
entre panneaux de coffrage non revêtus. En cas d’absence d’aciers de

2 3/10-671
liaison dans les jonctions intérieures, une fissuration du mur au droit rapporté s’opposant au cheminement éventuel d’infiltrations
des joints est probable. corrosives pour les aciers traversant le plan de contact entre voile
coffrant et béton coffré.
2.22 Durabilité-Entretien
Moyennant les précautions de fabrication et de mise en œuvre, et les
limitations précisées dans le Cahier des Prescriptions Techniques, les
2.5 Contrôle et certification
murs de ce procédé ne devraient pas poser de problème particulier de Les contrôles doivent permettre de garantir les caractéristiques
durabilité. Il est entendu que, pour les ouvrages d’isolation associés, il certifiées suivantes :
y a lieu de se référer, cas par cas, soit à l'Avis Technique spécifique • la résistance caractéristique à la compression à 28 jours du béton
dont ils relèvent lorsqu’ils ne sont pas traditionnels, soit au DTU les des parois préfabriquées, fc,p
concernant lorsqu’ils sont traditionnels. Dans le cas de garniture de
mastic disposée dans les joints extérieurs des façades à isolation • épaisseur des parois, b1 et b2
intérieure, sa réfection est à prévoir selon une périodicité de 15 à 20 En considérant une tolérance sur l'enrobage des armatures et des
ans. raidisseurs définie par le fabricant de 0/+3 mm

2.23 Fabrication et contrôle


Réalisée en usine fermée spécialement équipée, la fabrication des
panneaux de coffrage, qui fait appel pour l’essentiel aux techniques de
la préfabrication lourde bénéficie de la précision que permet ce mode Conclusions
classique de fabrication.
Le retournement de la moitié de panneau coulée en première phase
Appréciation globale
constitue l’opération la plus délicate du point de vue de la précision A condition que chaque fabrication bénéficie d’une certification
d’assemblage des deux peaux ; la précision requise est obtenue CSTBat, l’utilisation du procédé dans le domaine d’emploi visé est
moyennant le contrôle régulier et l’ajustement, si nécessaire, des appréciée favorablement.
paramètres de la machine de retournement.
Le présent Avis est formulé dans l’hypothèse de l’existence d’un Validité
autocontrôle de la fabrication, surveillé par le CSTB et reconnu par une 7 ans, jusqu’au 31 décembre 2017
certification CSTBat. Les « Prémur » bénéficiant d’un certificat valide
sont identifiables par la présence du logo CSTBat suivi du numéro de
marquage apposé sur eux.
Pour le Groupe Spécialisé n°3
2.24 Mise en œuvre Le Président
Effectuée par des entreprises en liaison dès la phase de conception J.P. BRIN
avec le fabricant titulaire de l'Avis, qui leur livre les panneaux de
coffrage accompagnés du plan de pose complet, elle présente
d'importantes différences par rapport aux méthodes traditionnelles
définies dans le DTU n° 23.1, entre autres :
• présence de raidisseurs segmentant le volume à bétonner ;
• épaisseur du béton de remplissage pouvant être inférieure à 12 cm ;
• absence de vibration du béton ;
• limitation à l'épaisseur du seul voile coulé en œuvre des sections de
continuité en rives des panneaux ;
• relative difficulté de mise en place d'aciers de continuité horizontaux
dans les jonctions verticales.
• impossibilité d'observer la qualité du bétonnage en partie courante.
3. Remarques complémentaires
Ces caractéristiques engendrent des limitations précisées dans le
Cahier des Prescriptions Techniques ; elles nécessitent en outre de du Groupe Spécialisé
l'entreprise de mise en œuvre des précautions particulières et un La principale différence que présente le procédé par rapport à la
entraînement des équipes de montage. Le titulaire de l'Avis fournira solution traditionnelle de béton banché réside dans la discontinuité des
aux entreprises un Cahier des charges de montage et mettra à leur armatures incorporées dans les voiles coffrants au droit des joints
disposition, sur leur demande, des possibilités de formation du verticaux comme des joints horizontaux entre panneaux coffrants. Des
personnel. Il leur diffusera le contenu du présent Avis Technique et dispositions spécifiques d’armatures rapportées permettent de
notamment le domaine d’emploi accepté et les prescriptions compenser dans une certaine mesure cette discontinuité mais leur
techniques dont il est assorti. application, qui nécessite du soin, ne doit en aucun cas être improvisée
lors du montage des murs. C’est pourquoi l’Avis prescrit de n’effectuer
2.3 Cahier des Prescriptions Techniques les justifications de calcul de l’ouvrage qu’après avoir procédé au
Particulières découpage des murs en panneaux, la démarche inverse étant
prohibée.
Les éléments constituant ce procédé doivent être fabriqués, calculés,
mis en œuvre et utilisés conformément au Cahier des Prescriptions Ce sont les joints entre coffrages qui apparentent le plus ce procédé aux
Techniques aux procédés de murs à coffrage intégrés (CPT MCI, mai systèmes de panneaux préfabriqués, particulièrement dans le cas de
2011) et aux prescriptions particulières complémentaires suivantes. murs de façade à isolation intérieure qui appellent un traitement
spécifique de ces joints du point de vue de leur étanchéité à l’eau. Il est
2.4 Conditions de conception cependant noté qu’en raison de la fréquence des raidisseurs verticaux,
les variations d’ouverture susceptibles d’affecter les joints tant verticaux
1- Les justifications de calcul de stabilité et de résistance des murs qu’horizontaux et donc de solliciter la garniture de mastic
doivent prendre en compte la présence des joints entre panneaux correspondante ne peuvent être que très limitées dans des murs de
de coffrage et donc n’être arrêtées qu’après calepinage de façades ainsi réalisés, ce qui est favorable à la durabilité de cette
l’ouvrage. garniture.
Les raidisseurs doivent faire l’objet d’une certification par un
2- Sauf à rétablir par armatures rapportées la continuité des organisme extérieur. Cette certification porte sur le contrôle de la
raidisseurs, les jonctions horizontales des panneaux sont à hauteur et de la résistance des soudures des raidisseurs.
considérer comme articulées. Les armatures de flexion de ces murs Le Groupe tient à préciser que les schémas annexés au Dossier
Technique établi par le demandeur sont à considérer comme des
doivent être incorporées dans le voile de coffrage tendu. Des
illustrations des prescriptions déjà admises dans le CPT MCI et non pas
poteaux verticaux, disposés à un espacement compatible avec un comme des dispositions complémentaires, non visées dans le CPT.
effet de plaque, peuvent utilement être utilisés en renfort, le cas
échéant.
Le Rapporteur du Groupe Spécialisé n°3
3- Sauf justification explicite de la stabilité des panneaux, les joints N. RUAUX
horizontaux entre panneaux doivent se situer au droit des
planchers, et en aucun cas entre deux planchers.

4- On doit disposer un cordon d’étanchéité à l’extrémité d’un voile


coffrant, en l’absence d’autre dispositif d’étanchéité spécifique

3/10-671 3
Dossier Technique
établi par le demandeur

2.2 Béton de remplissage


A. Description Le béton utilisé pour le remplissage des prémurs est conforme au
paragraphe 1.1.1.2 du CPT MCI.

1. Description du procédé 2.3 Aciers pour armature


B 500 : acier en barres filantes ou façonnées intégrées aux
1.1 Destination et principe prémurs.
Le procédé de mur à coffrage intégré « PREMUR » est destiné à la B 500 : panneaux de treillis soudés intégrés aux prémurs ou utilisés
réalisation de parois porteuses ou non porteuses en infrastructure en acier de liaison.
et en superstructure, de murs de refends, de façades, poutres
voiles, de poutres et de poteaux. B 235 : Acier pour boucles et organes de levage ou manutention.
(Voir Art 8)
De manière plus spécifique, le « PREMUR » peut être destiné à la
réalisation de murs de soutènement, de silos à grains ou à engrais, (Cf. Détail 2.1 à 2.3 de l’annexe 8 du CPT MCI)
de murs coupe-feu, de murs de bassins ou de piscines, d’ouvrages
soumis à une pression hydrostatique extérieure ainsi que les murs
2.31 Armatures de peaux
enterrés soumis ou non à des pressions hydrostatique destinés Dans le cas courant, les armatures minimales devant être mises en
entre autres à la réalisation de carnaux, garages souterrains, place dans le prémur sont décris au paragraphe 1.1.1.3 du CPT MCI
galeries de liaison, sous-sols sur un ou plusieurs niveaux. Ces murs 2010.
se caractérisent par la combinaison ou non des critères suivants : Pour les parois devant assurer une étanchéité, la paroi en contact
• L’importance des sollicitations à reprendre avec l’eau comprend au minimum:
• Liaisons mécanique à assurer entre les murs et d’autres parties • 0,125 % de la section totale de béton dans le sens vertical.
d’ouvrage, comme l’encastrement sur une fondation ou un radier • 0,125 % de la section totale de béton dans le sens horizontal.
ou l’encastrement des prémurs dans les angles (murs de
soutènement, murs de bassins, de piscine et de silos) • Diamètre des armatures supérieur ou égal à 8 mm pour la paroi
en contact avec l’eau ou le milieu agressif.
• L’étanchéité qui est à assurer en partie courante et au niveau des
joints horizontaux et verticaux compte tenu de la destination des • Espacement maximum des aciers dans les deux sens inférieur ou
ouvrages et/ou des locaux abrités. égal 20 cm.

L’étanchéité des murs est assurée soit par une étanchéité rapportée L’enrobage des armatures est conforme au 1.1.1.5 du CPT MCI.
soit par un traitement de surface soit par le mur lui-même
moyennant des dispositions constructives décrites dans le dossier 2.32 Raidisseurs
technique en fonction du type d’ouvrage. Des treillis raidisseurs sont utilisées pour liaisonnés les parois
Ces murs sont constitués de panneaux coffrants destinés à être préfabriqués. Elles doivent être conformes au paragraphe A.1.1.b
remplis avec du béton coulé sur place et constitués de deux parois du CPT MCI 2010. Pour les murs d’épaisseur 16 cm, les raidisseurs
préfabriquées en béton armé d’une épaisseur de 4,5 à 7 cm selon le KT auront une hauteur nominale de 125 mm.
cas, reliées par des raidisseurs métalliques de section triangulaire
ou carrée espacés de 60 cm au maximum (Cf. figure 1).
2.4 Douilles
Les liaisons verticales entre prémurs sont assurées par des Des douilles métalliques type PFEIFER (Cf. détail 3.1 du CPT MCI
armatures rapportées disposées dans la partie coulée en œuvre ou 2010) ou équivalent sont scellés dans l’une des parois des
par des armatures spécifiques intégrées au prémur. panneaux. Elles assurent la liaison des parois du prémur avec les
étais tire - pousse pendant le montage et le bétonnage. Elles sont
L’encastrement du prémur dans le radier ou la semelle, est réalisé utilisées en combinaison avec des vis métalliques adaptées (M16,
par des armatures en attente dans la fondation ou intégrées au M20,…). Elles sont à usage multiples (serrage - desserrage)
prémur.
L’encastrement entre prémurs dans les angles ou avec d’autres
ouvrages est réalisé par des armatures intégrées aux prémurs ou
3. Conception
disposées dans le béton coulé en place.
3.1 Généralités
Ces prémurs peuvent être associés à divers éléments de structure :
poteaux, poutres préfabriquées ou coulées en place, prédalles, Les prémurs sont dimensionnés selon les règles usuelles de la
dalles alvéolées… résistance des matériaux et du béton armé en flexion simple ou
Des armatures de type poteau, longrine, linteau, encadrement composée avec le cas échéant vérification de la stabilité de forme.
d’ouverture peuvent être incorporées aux panneaux ou rapportées
en œuvre. De même les huisseries, menuiseries, gaines 3.2 Bases de calcul
(électriques, alimentation en eau froide ou chaude…), boîtiers,
platines, négatifs, goujons et autres équipements peuvent être 3.21 Valeurs caractéristiques de calculs
incorporés aux panneaux ou rapportés sur chantier dans des Le calcul de la capacité résistante en compression du prémur doit
réservations prévues à cet effet. être mené conformément au paragraphe 1.1.1.1 du CPT MCI.
Les murs de façade reçoivent une isolation thermique soit par un
système d’isolation par l’extérieur (système d’enduit sur isolant, 3.22 Vérification de la contrainte de cisaillement à
bardage, etc…) soit par un système de doublage intérieur. l’interface prémur / noyau
La vérification est accomplie selon les prescriptions du paragraphe
1.2 Identification 1.1.4.1 et de l’Annexe 3 du CPT MCI.
L’identification se fait par mention sur une étiquette comprenant le
nom du client, le nom du chantier, le numéro d’affaire, le numéro 3.23 Stabilité au feu des structures
du plan, le numéro de la pièce et le numéro du tas. Les durées des critères d’exigence coupe-feu ou de stabilité au feu
d’un prémur sont justifiées par l’application des règles calcul FB
(DTU P92-701), l’ensemble du prémur étant considéré comme
homogène de ce point de vue.
2. Matériaux utilisés
3.3 Famille de prémur
2.1 Béton des parois préfabriquées
Le béton réalisé en usine est conforme à la norme NF EN 206-1 3.31 Principes constructifs
concernant les classes d’environnement.
3.311 Equivalence des raidisseurs
Granulométrie sable 0/4 gravillons 4/8 et 8/16.
L’utilisation de raidisseurs en substitution des chaînages des bords
La classe de résistance est de type C40/50 à 28 jours. libres est définie à l’article 1.1.1.9 du CPT MCI.

4 3/10-671
La substitution des aciers des coutures est basée sur le tableau de 3.332 Murs de soutènement
correspondance suivant :
Les prescriptions particulières concernant les murs de soutènement
sont définies à l’article 1.1.4.4 du CPT MCI.

prémur (cm) Equivalent 3.333 Murs de silos ou de magasins de stockage


Epaisseur

espacement

Section
Les prescriptions particulières concernant les murs de silos ou de

cm²/ml
TYPE DE magasins de stockage sont indiquées à l’article 1.1.4.5 du CPT MCI.
armatures
RAIDISSEUR
classiques en 3.334 Murs de bassins ou de piscine
φ 6 φ 8 φ 10 Les prescriptions particulières concernant les murs de bassins ou de
piscine sont précisées à l’article 1.1.4.6 du CPT MCI.
18 KT 813 8-5-5 2,75 11 19 29
KT 815 8-5-5 2,74 11 19 29 3.335 Murs de galerie souterraines
20
KTW 214 2,66 11 19 30 Les prescriptions particulières concernant les murs de galeries
souterraines sont définies à l’article 1.1.4.7 du CPT MCI.
KT 817 8-5-5 2,69 11 19 30
22
KTW 217 2,66 11 19 30 3.34 Eléments inclinés
KT 819 8-5-5 2,65 11 19 30 Les prescriptions particulières concernant les murs inclinés sont
24 indiquées à l’article 1.1.3 du CPT MCI.
KTW 219 2,65 11 19 30
KT 820 8-5-5 2,63 11 20 30 3.4 Type de liaison
25
KTW 220 2,64 11 20 30 3.41 Articulation entre panneaux
KT 825 8-5-6 3,68 8 14 22 Ce type de liaison n’est pas utilisable pour les ouvrages nécessitant
30
KTW 225 3,52 9 15 23 une étanchéité garantie par le béton, ni dans le cas des poutres
voiles.
KT 830 8-5-6 3,58 8 15 22
36
KTW 230 3,44 9 15 23 3.411 Joint vertical droit, d’angle droit, biais, T,
40 KTW 236 3,36 9 15 24 joint horizontal droit
L’armature disposée dans le noyau permet de transmettre les
Nota : les types de raidisseur en fonction des épaisseurs de cisaillements d’un voile à un autre (Cf. détail : 13.1 ; 13.2 ; 15.1 à
murs sont donnés à titre indicatif. Elles sont sujettes à 15.4 ; 16.1 à 16.3 ; 18.1 à 18.4 ; 19.1 à 19.3 ; 21.1 à 21.3 du CPT
variation en fonction des enrobages des aciers du prémur. MCI et figure 12 annexée au présent Dossier Technique). La section
d’armature de la liaison est fonction des armatures disposée dans le
3.312 Eclissage des armatures prémur.
L’éclissage des armatures dans le prémur doit être conforme à
l’article 1.1.1.11 du CPT MCI. 3.42 Articulation couturée entre panneaux
Ce type de liaison est utilisable pour les ouvrages nécessitant une
3.32 Eléments sollicités dans leur plan étanchéité garantie par le béton réalisé avec un système
d’encastrement en pied.
3.321 Murs courants
Le dimensionnement des murs courants se fera sur la base des 3.421 Joint vertical droit, joint horizontal droit
règles usuelles du béton armé : DTU 23.1. Art 4.3.3 et BAEL. L’armature de couture disposée dans le noyau permet de
transmettre les cisaillements d’un voile à un autre (Cf. détail 13.3
3.322 Murs coupe feu du CPT MCI), les chaînages et les raidisseurs en about de chaque
Ils sont dimensionnés aux ELU (suivant les conditions fixées par les prémurs assurent la couture du panier d’armature de liaison.
DPM) et les critères définis au paragraphe 1.2 du CPT MCI.
3.422 Joint d’angle droit vertical, en T
Le mur coupe feu réalisé à l’aide de prémur peut se présenter
suivant plusieurs principes statiques : Le principe constructif est similaire à la solution des joints verticaux
droits (Cf. solution 1 à 3 de la figure 5 annexée au présent Dossier
• Mur en console encastré en pied complètement indépendant des
Technique).
structures avoisinantes
• Mur de remplissage entre poteau béton porteur 3.43 Encastrement entre panneaux
• Mur articulé en pied et en tête fixé aux charpentes avoisinantes
3.431 Joint vertical droit, d’angle droit, biais,
3.323 Poteaux horizontal droit
Le dimensionnement des poteaux est mené suivant les indications La continuité du moment et du cisaillement entre deux panneaux le
du BAEL. Des vérifications supplémentaires sont apportées selon long d’un joint vertical ou horizontal est assurée par la mise en
l’article 1.1.2.2 du CPT MCI. œuvre soit :
• d’une clé mécanique réalisée par le croisement des paniers
3.324 Poutres d’armatures (Cf. détail 14.1 à 14.4 ; 17.2 et 17.3 du CPT MCI et
Le dimensionnement des poutres est réalisé suivant les indications Figure 7 et 12 annexées au présent Dossier Technique).
du BAEL. Des vérifications supplémentaires sont apportées selon • d’un recouvrement total des armatures. (Cf. détail 17.1 et 17.4 ;
l’article 1.1.2.3 du CPT MCI. 20.1 à 20.4 ; 22.1 à 22.4 du CPT MCI et Figure 6 annexée au
présent Dossier Technique).
3.325 Poutres voiles
Le dimensionnement des poutres voiles est mené suivant les 3.44 Encastrement en pied de panneau
indications du BAEL. Des vérifications supplémentaires sont
apportées selon l’article 1.1.2.4 du CPT MCI. 3.441 Encastrement avec continuité de bétonnage
aux jonctions murs/fondations (Solution
3.326 Acrotères type A)
Les prescriptions particulières aux acrotères doivent être vérifiées
Ces solutions reposent sur l’intégration des armatures
suivant l’article 1.1.2.5 du CPT MCI.
d’encastrement dans le prémur ou avant la pose du prémur afin de
pouvoir bétonner le noyau et la fondation sans reprise de
3.33 Eléments sollicités perpendiculairement à bétonnage. Ce principe constructif est particulièrement adapté à la
leur plan réalisation d’ouvrages étanches.
3.331 Murs enterrés Solution A1 (cf. détail 9.2. du CPT MCI)
Les prescriptions particulières concernant les murs enterrés sont Elle est particulièrement adaptée à la réalisation des murs
précisées à l’article 1.1.4.2 et 1.1.4.3 du CPT MCI. séparateurs ou des murs sur fondations avec débords devant être
encastrés en pied.
Des cadres intégrés au prémur dépassent en pied du prémur.

3/10-671 5
Des armatures rapportées assurent la continuité de l’encastrement Elle nécessite le coffrage du pied sur la hauteur du gousset.
avec la fondation ou le radier.
3.45 Liaison voile/dalle
Solution A2 (cf. détail 9.1 du CPT MCI)
Elle se différencie des deux solutions précédentes par l’intégration 3.451 Liaison courante
partielle des armatures d’encastrement dans le prémur. Ce type de liaison correspond à une liaison du type articulé (Cf.
Cette solution permet de travailler avec des diamètres supérieurs à Détail : 10.1 à 10.4 du CPT MCI, et figure 4 annexée au présent
14 mm. Dossier Technique)

Le moment d’encastrement mobilisable reste optimal. La dalle peut être posée en tête de prémur ou suspendue à l’aide
d’armatures en attente dans le prémur type STABOX ou équivalent.
La peau extérieure assure le coffrage du radier ou de la fondation
3.452 Liaison encastrée
3.442 Encastrement avec reprise de bétonnage aux
Pour permettre la mobilisation d’un moment entre la dalle et le
jonctions murs/fondations (Solution type B)
prémur, les aciers sont intégrés en tête de prémur pour permettre
Ces solutions se différencient des précédentes par l’existence de retourner le moment d’encastrement (Cf. Détail : 11.1 et 11.2 du
systématique d’une reprise de bétonnage à l’encastrement. En CPT MCI).
général elles ne permettent de mobiliser qu’un moment résistant
réduit à l’encastrement à cause de la réduction de hauteur utile du 3.5 Dispositions parasismiques
mur. Néanmoins des solutions particulières permettent le cas
La conception et la vérification des joints sous sollicitations
échéant de rétablir le moment résistant optimum du mur en
sismiques devront être conformes au paragraphe 1.1.1.13 du CPT
coffrant une partie sur chantier.
MCI.
La continuité de l’encastrement entre le prémur et la fondation est
Dans le cas des joints verticaux à l’intersection de deux ou plusieurs
assurée par des armatures en attentes dans la semelle déjà coulée.
voiles, on pourra se référer aux liaisons décrites à l’annexe 2 du
Ces armatures viennent en recouvrement avec les aciers placés
présent Dossier Technique.
dans les parois du prémur.
3.51 Stabilité d’ensemble
Dans le cas, où le moment d’encastrement est repris par des Pour le calcul des raideurs des voiles, la présence des joints entre
armatures en attente situées dans la fondation et entre deux panneaux est négligeable. La détermination des efforts induits par
panneaux coffrants (solutions B1, B2) on limitera la densité et les les actions sismiques sur un voile réalisé en prémur se base sur
diamètres des aciers en attentes dans la fondation aux valeurs du section homogène équivalente au voile banché substitué.
tableau suivant :
Epaisseur Aciers en attentes 4. Traitement des parois et des joints
du noyau
φ max granulats = 10 mm φ max granulats = 16 mm
4.1 Traitement des joints
8 cm 2 HA 14 e = 30 cm Selon la destination de l’ouvrage, le traitement du joint devra être
11 cm 2 HA 14 e = 12.5 cm mis en place selon les règles de l’article 1.5 du CPT MCI.

16 cm 2 HA 25 e = 30 cm 4.11 Murs courants en superstructure


Les prescriptions particulières du traitement des joints des murs
21 cm 2 HA 32 e = 30 cm
courants en superstructures sont définies à l’article 1.5.1 du CPT
26 cm 2 HA 32 e = 20 cm MCI.

≥ 31 cm 2 HA 32 e = 12.5 cm 4.12 Murs courants en infrastructure


Les prescriptions particulières du traitement des joints des murs
courants en infrastructures sont définies à l’article 1.5.2 du CPT
Un soin particulier sera apporté au remplissage des joints de calage MCI.
en pied de prémur et à la mise en place d’un système empêchant
les fuites de laitance (bastaings ou joints Compriband ou 4.13 Murs avec pression hydrostatique
équivalent), gage du bon fonctionnement de l’encastrement.
Les prescriptions particulières du traitement des joints des murs
Un contrôle systématique du remplissage des joints sera effectué avec pression hydrostatique sont définies à l’article 1.5.3 du CPT
après remplissage des murs. Les joints qui n'auront pas été remplis MCI.
au bétonnage seront à bourrer au mortier de réparation sans
retrait. 4.14 Murs CF
Lorsqu’une étanchéité est requise, ces solutions nécessitent un Les murs coupe feu non exposés aux intempéries, ne nécessitent
traitement spécifique de la reprise de bétonnage. pas de traitement particulier du joint si ce dernier est inférieur à 2
cm (Cf. Art 7.43 règles FB (DTU 92-701))
Solution B1 (cf. détail 8.2. du CPT MCI)
Pour les parois exposées aux intempéries, on se reporte à l’Art
La continuité de l’encastrement entre le prémur et la fondation est 1.5.1.1 du CPT MCI.
assurée par des armatures en attente dans la fondation ou le
radier. 4.15 Murs de silos ou magasin de stockage
La section d’armature d’encastrement est calculée de la manière Les prescriptions particulières du traitement des joints des murs de
suivante : silos ou magasin de stockage sont définies à l’article 1.5.5 du CPT
Hauteur utile = épaisseur totale – (épaisseur de la paroi extérieure MCI 2010.
+ enrobage + diamètre des attentes / 2)
Le calage des prémurs en pied devra se faire sur des cales de 3 cm
4.2 Aspects des parements
minimum pour garantir le bon remplissage des joints en pied afin Tous les panneaux présentent une surface brute de décoffrage.
de pouvoir transmettre les efforts de compression de la zone
comprimée du prémur vers la fondation ou le radier. Ces joints en 4.21 Etat de surface
pied pourront être coffrés à l’aide de bastaings pour éviter les fuites L’état de surface courant correspond à une surface brute de
de laitance. décoffrage contre moule. Dénomination E (3-3-0) d’après la norme
NFP 18-503
Solution B2 (cf. détail 8.3. configuration 1 du CPT
MCI) Une des deux faces du prémur peut présenter un aspect structuré
grâce à l’utilisation de matrice caoutchouc type RECKLY ou
Cette solution permet de préserver un bras de levier optimal. Elle équivalent.
est particulièrement adaptée aux murs encastrés de grande hauteur
Cependant la matrice doit respecter les conditions suivantes :
Elle nécessite le coffrage du pied sur la hauteur de scellement.
• Matrice de forme régulière (permettre le raboutage des matrices
Elle nécessite les mêmes dispositions de calage en pied de prémur caoutchouc sur les tables de coffrages et permettre le calepinage
que la solution B1. de ces zones)
Solution B3 (cf. détail 8.3. configuration 2 du CPT 4.22 Teinte
MCI)
L’homogénéité de la teinte des prémurs n’est pas un paramètre qui
Cette solution diffère des précédentes par la réalisation d’un peut faire l’objet d’une garantie. Lorsque le prémur doit être lasuré,
gousset lorsque l’encastrement est particulièrement sollicité.

6 3/10-671
un homogénéisateur de teinte doit être appliqué afin de garantir 4.6 Utilisation des solutions mécaniques type
l’aspect du parement.
B
4.23 Préparation du support L’utilisation des solutions mécaniques type B repose aussi sur la
mise en œuvre d’un béton présentant un faible retrait. Le domaine
La forte compacité du béton des prémurs doit être pris en compte
d’utilisation de ce type de solution nécessite la mise en œuvre d’un
lors du choix du type de revêtement qui sera appliqué sur le
mur de plus de 28 cm d’épaisseur.
support :
De plus un traitement spécifique de la reprise de bétonnage en pied
• Lasure
de panneau doit être réalisé.
• Peinture (pour face apparente)
Le traitement de la reprise de bétonnage en pied de panneau est
• Imprégnation réalisé avec un joint hydro gonflant SIKA JOINT EXPANSIF WS 2005
• Résine ou un joint Waterstop tôle type STREMAFORM ou des dispositifs
similaires joints hydrogonflants ou joints waterstop en tôle
• Membrane d’étanchéité (liner)
galvanisée. Ce joint est disposé à 5 cm de la paroi du prémur en
• Carrelage de parement contact à l’eau.
• RPE Le traitement du joint vertical entre deux prémurs peut être réalisé
• Plot de colle pour fixation des plaques de placoplâtres de deux manières différentes en fonction des contraintes de
chantier:
Les désafleurements éventuels au droit des joints font l’objet d’un
ragréage avant la mise en place des finitions qui comportent elles- • Soit le joint est traité comme un joint classique au niveau du
mêmes des travaux préparatoires habituels propres au type de bétonnage et du ferraillage (Cf. Art 3.4.1.1), il est complété par
finition retenu. la mise en place d’un joint type SIKADUR COMBIFLEX ou toute
bande d'étanchéité pour joints à haute flexibilité collée sur les
4.3 Traitement de la tête des prémurs lèvres du joint et garantissant la parfaite étanchéité au contact
d'eaux en pression. Le joint est à mettre en œuvre en règle
Les têtes de murs exposées aux intempéries sont protégées contre
générale sur la face en contact avec l'eau (cf. figure 11).
les infiltrations d’eau le long des plans de reprise de bétonnage
Néanmoins il peut travailler en sous-pression moyennant des
entre les parois et le béton coulé en place par :
dispositions de mise en œuvre particulière définies par les
• Un chaperon béton fabricants.
• Une couvertine métallique • Soit le joint est traité à l’aide des solutions mécaniques type
articulées couturées définies à l’art 3.4.2.1. Les reprises de
4.4 Définition du plan d’étanchéité à l’aide de bétonnage verticales pour les ouvrages nécessitant un bétonnage
prémur en plusieurs phases sont systématiquement réalisées en partie
courante du prémur par la mise en œuvre dans le noyau du
Pour les cas de figures nécessitant une étanchéité assurée par le
prémur d’une bande d’arrêt d’eau en tôle type STREMAFORM ou
béton seul les solutions à base de prémurs reposent sur deux
toute autre tôle galvanisée d'arrêt de bétonnage permettant
modes de mise en œuvre du plan d’étanchéité :
d'augmenter le chemin critique de l'eau (cf. figure 10 et 11).
L’utilisation des solutions mécaniques type A et des joints verticaux
La finition des joints est réalisée en fonction de la destination de
décalés ou des joints ouverts qui permettent de garantir une
l’ouvrage (voir § 4.1).
étanchéité par la continuité du bétonnage du noyau central à l’aide
d’un béton présentant un compactage optimal et à faible retrait
4.7 Utilisation de prémurs à base de Voltex
L’utilisation des solutions mécaniques type B, complétées par le DS
traitement spécifique des reprises de bétonnages
Le procédé VOLTEX DS sous avis technique 7/06-1397*v1 peut être
4.5 Utilisation des solutions mécaniques type utilisé en combinaison avec le prémur pour réaliser le plan
d’étanchéité. Le VOLTEX DS est intégré sur la face concernée en
A
usine de fabrication des prémurs sous la responsabilité du
L’utilisation d’une solution mécanique type A permet de garantir fournisseur de VOLTEX DS.
l’encastrement en pied de panneau et d’avoir une liberté de
La garantie du bon fonctionnement du plan d’étanchéité et les
translation horizontal du prémur lors de sa mise en œuvre. Cette
points singuliers au droit des joints sont traités et réalisés sur
liberté permet d’utiliser les joints décalés cf. détail 14.1 ; 17.1 ;
chantier par l’entreprise responsable de la mise en œuvre du
20.3 ; 20.4 du CPT MCI, et solution 1 de la figure 7 annexée au
procédé VOLTEX DS.
présent Dossier Technique. Il est également possible de coupler une
solution mécanique en pied de type A avec une liaison verticale La réalisation du plan d’étanchéité par le biais de ce procédé permet
ouverte cf. détail 14.2 ; 14.3 ; 17.3 ; 17.4 ; 20.1 et 20.2 du CPT de calculer la partie prémur en fissuration non préjudiciable.
MCI, et solution 2 de la figure 7 annexée au présent Dossier La réalisation des joints dépend de l’accès à la face sur laquelle le
Technique. Ces armatures garantissent la couture du joint vertical VOLTEX DS est intégrée. Deux cas de figures peuvent se
afin de bloquer la fissuration provoquée par le retrait du béton. présenter :
La réalisation du plan d’étanchéité repose sur la chronologie de Accès à la face traitée possible : Le phasage de pose est décrit en
réalisation de l’ouvrage : fig. 14
• - coulage du béton de propreté, Accès à la face traitée impossible : Le phasage de pose est décrit en
• - pose des prémurs, fig. 15
• - mise en place des armatures verticales de clavetage des joints
verticaux, 5. Fabrication des « PREMURS»
• - pose du cordon de mousse dans le joint pour empêcher la fuite
de laitance, 5.1 Fabrication
• - dépliage des armatures en attente en pied de panneau, Le panneau est réalisé en usine à l’aide d’un outil automatisé. Les
• - ferraillage du radier ou de la fondation, opérations se déroulent dans l’ordre suivant:

• - bétonnage du radier et prémur sans reprise de bétonnage à 1. Projection automatique d’un décoffrant
l’aide d’un béton à faible retrait, 2. Traçage automatique de la première face à fabriquer (position
• - enlèvement du cordon de mousse, des inserts, réservations et ouvertures)

• - finition des joints en fonction de la destination de l’ouvrage. 3. Mise en place automatique des joues de coffrage de la première
plaque ainsi que des inserts, réservations et ouvertures.
Les reprises de bétonnage verticales pour les ouvrages nécessitant
un bétonnage en plusieurs phases sont systématiquement réalisées 4. Fabrication et préparation sur site des armatures.
en partie courante du prémur par la mise en œuvre dans le noyau Disposition des armatures et des raidisseurs sur le moule.
du prémur d’un joint Waterstop en tôle type STREMAFORM ou toute 5. Mise en place de canalisations diverses fixées aux armatures et
autre tôle galvanisée d'arrêt de bétonnage permettant d'augmenter des boîtiers collés au moule.
le chemin critique de l'eau (cf. figure 8 et 9 annexées au présent
Dossier Technique). 6. Fabrication du béton dans la centrale située sur le site.
La finition des joints est réalisée en fonction de la destination de 7. Acheminement du béton.
l’ouvrage (voir § 4.1) 8. Coulage du béton à l’aide d’un répartiteur automatique qui
garantit la constance de l’épaisseur mise en place.

3/10-671 7
9. Vibration automatique, programmée et adaptée pour ce type de 3. Déchargement du « PREMUR » à l’aide d’une grue, automotrice,
fabrication. à tour, ou de tout autre moyen de levage compatible avec le
10. Durcissement à 28° C pendant 8 heures dans une chambre de poids du « PREMUR ».
durcissement. 4. Pose du «PREMUR» sur des cales d’épaisseur de 1,5 cm ou sur
- Opérations 1 à 8 identiques pour la deuxième face du PREMUR un lit de mortier. Le cas de joints verticaux décalés avec
mais sans mise en place des raidisseurs. continuité de moments nécessite le ripage horizontal des murs
pour le croisement des corbeilles d’armatures intégrées au
- Pour les prémurs d’épaisseur 16 cm, utilisation de tables prémur; ainsi l’emprise de pose des murs doit être
spécifiques, et raidisseurs conformes au § 2.32. impérativement exempte de tout ferraillage en attente horizontal
11. Transport et retournement de la première face sur la seconde ou vertical, de manière à pouvoir effectuer ce ripage.
avec centrage et mise en appui sur des cales extérieures 5. Stabilisation des panneaux par deux étais tire pousses ou par un
préréglées. système d’équerrage.
12. Vibration automatique. 6. Mise en place des armatures verticales de clavetage des joints,
13. Enlèvement du moule supérieur. 7. Pose du cordon de mousse dans le joint pour empêcher la fuite
14. Entreposage dans la chambre de durcissement à 28° C pendant de laitance,
8 heures. 8. Ferraillage de l’encastrement en pied de panneau (Cf. détail 9.1 ;
15. Démoulage et stockage sur un conteneur métallique. 9.2 du CPT MCI)
9. Ferraillage du radier ou de la fondation,
5.2 Contrôles de fabrication
10. Bétonnage du radier et prémur par banchées successives de 70
5.21 Contrôles des bétons cm à partir du niveau de la dalle sans reprise de bétonnage à
l’aide d’un béton à faible retrait. Une pause de 1 heure est
Les bétons utilisés pour la réalisation des parois du coffrage sont respectée entre deux banchées. Le béton est conforme au
réalisés dans la centrale SPURGIN, installée dans l’usine de paragraphe 2.2. Les hauteurs de chute du béton frais seront
préfabrication. Les résistances des bétons sont contrôlées à l’usine limitées suivant les prescriptions du § 7.3.
conformément à la norme NF EN 206-1 et au C.C.T.P.
11. Enlèvement du cordon de mousse,
5.22 Contrôles de qualité 12. Finition des joints en fonction de la destination de l’ouvrage (Cf.
La totalité de la production est contrôlée avant expédition, Art 4).
conformément à la certification CSTBat sur les murs à coffrage
intégré. 6.3 Critères de bétonnage
Le contrôleur vérifie les dimensions, la rectitude des parois, la Le bétonnage des prémurs doit être réalisé conformément aux
localisation et le dimensionnement des réservations, la nature et la prescriptions données à l’article 1.1.1.12 du CPT MCI.
quantité des armatures sur la base des plans établis par le bureau
d’études SPURGIN et dans la limite des tolérances de fabrication 7. Manutention, Montage, Transport
définies ci-après.
Les panneaux sont manutentionnés avec des grues à tour ou
5.3 Caractéristiques automotrices.
• Poids propre du PREMUR au m2: de 225 à 350 kg/m² en fonction Les caractéristiques de ces engins et éléments de manutention
de l’épaisseur des parois et du ferraillage. devront être compatibles avec la masse des panneaux à mettre en
œuvre.
• Dimensions maximales, hauteur x largeur ou largeur x hauteur :
3,70 x 12,50 m.
7.1 Boucles de levages
• Epaisseur courante de 16, 17, 18, 20, 22, 24, 25, 30, 36, 40, 45
Les boucles de levage sont réalisées :
et 50 cm.
• Soit à partir de ronds à béton en acier doux de nuance Re 235 de
• Tolérance dimensionnelle
diamètre 10 mm minimum ancrés au droit des raidisseurs et
Conforme à la norme EN 14992 et au référentiel CSTBat RT ligaturés sur ces derniers.
02.02/04
• Soit à partir d’organes spécifiques de levage garantis par le
• Enrobage des armatures et des raidisseurs : 0 /+ 3 mm fournisseur et ayant fait l’objet d’un P.V. d’essais.
• Tolérance sur la hauteur des raidisseurs : +1/-3 mm La largeur et la position de la partie saillante des boucles sont telle
que le crochet de l’élingue ne porte pas sur les parois en tête de
6. Chronologie générale de la mise en prémur.
Le dimensionnement de la longueur d’ancrage des boucles tient
œuvre des murs compte :

6.1 Chronologie pour les prémurs courants • De la résistance du béton en sortie d’étuve

1. Réalisation des fondations. • De l’épaisseur des parois

2. Implantation et traçage des murs. • De la masse des prémurs

3. Déchargement du « PREMUR » à l’aide d’une grue, automotrice, à 7.2 Conditions particulières


tour, ou de tout autre moyen de levage compatible avec le poids
du « PREMUR ». Lorsque le nombre de boucles est supérieur à deux, les dispositions
doivent être prises, de telle sorte que la répartition des efforts entre
4. Pose du «PREMUR» sur des cales d’épaisseur 1 à 2 cm. les boucles soit connue et compatible avec les prescriptions
5. Stabilisation des panneaux par deux étais tire pousses ou par un précédentes.
système d’équerrage. Dans le cas contraire, l’hypothèse la plus défavorable est prise en
6. Mise en place des aciers de continuité et chaînages éventuels. compte pour déterminer la charge à reprendre par la boucle.
7. Pose des prédalles, dalles alvéolées ou coffrage, sur étaiement
adapté.
7.3 Mise en place
Après la pose du prémur, ce dernier est maintenu en position par
8. Coulage du béton par banchées successives de 70 cm à partir du
des étais tire-pousse fixés aux murs par l’intermédiaire de vis et de
niveau de la dalle. Une pause de 1 heure est respectée entre
douille métallique pour les ouvrages exposés au vent dimensionnée
deux banchées. Le béton est conforme au paragraphe 2.2. Les
par SPURGIN (les douilles étant mise en place lors de la fabrication
hauteurs de chute du béton frais seront limitées suivant les
des prémurs).
prescriptions du § 7.3.
Le titulaire de l’avis technique propose des recommandations de
9. Le coulage de la dalle peut être effectué en même temps que la
mise en sécurité à la pose basées sur l’incorporation de douilles ou
dernière banchée des murs.
d’un système plus élaboré à base d’équerres embase de garde-
10. Finition des joints en fonction de la destination de l’ouvrage (Cf. corps ou de passerelles.
Art 4)
Il diffuse systématiquement auprès des utilisateurs un guide pose.
6.2 Chronologie pour les prémurs avec les 7.4 Transport et stockage
liaisons type A
Les prémurs sont stockés verticalement en box, rack ou
1. Coulage du béton de propreté, horizontalement en palette en fonction des dimensions du prémur.
2. Implantation et traçage des murs. Si la hauteur et la largeur sont supérieures à 2,5 m

8 3/10-671
Transport en RACK ou BOX 8.2 Aide à la mise en œuvre
Si la hauteur ou la largeur est inférieure à 2,5 m La société SPURGIN SAS fournira systématiquement au client une
Transport en palette documentation sur les spécificités de mise en œuvre des PREMURS.
De plus l’ensemble des nouveaux clients ou des clients utilisant
8. Divers pour la première fois une technologie de prémurs particulière seront
assistés par un expert de la société SPURGIN SAS lors de la
préparation et de la mise en place des premiers PREMURS.
8.1 Conditions d’exploitation du procédé
Cette démarche pourra aussi être mise en place au cas par cas pour
Calcul des structures : l’ensemble des clients utilisateurs du PREMUR.
Il est fait par le Bureau d’Etudes Techniques de l’opération en

B. Résultats expérimentaux
tenant compte du procédé. Le calepinage est effectué par SPURGIN
SAS et approuvé par le B.E.T.
SPURGIN SPURGIN SPURGIN Des essais de réalisation de poutres en prémurs ont été réalisés le
GRAND EST RHONE ALPES OUEST 27 Novembre et le 8 Décembre 2003 au laboratoire du département
génie civil de l’IUT Robert Schuman d’Illkirch Graffenstaden. Le but
SPURGIN SPURGIN SPURGIN
de ces essais était de valider par des tests les dispositions de
LEONHART LEONHART LEONHART conception proposées pour la réalisation de poutres à l’aide de
PREFABRICATI PREFABRICATI PREFABRICATI
Fabrication prémur.
ONS ONS ONS
Z.I. rue Louis Allée des Z.A. du Bois
Renault Noisetiers -
Parc Industriel
Gueslin
Lieu dit « Le
C. Références
68 127 Ste de la Plaine de Petit Courtin » Environ 2 600 000 m² depuis 2002
Croix en Plaine l’Ain 28 630
01 150 BLYES MIGNIERES
SPURGIN SAS SPURGIN SAS SPURGIN SAS
Rte de Allée des Z.A. du Bois
Commerciali Strasbourg Noisetiers – Gueslin
sation BP 95 Parc Industriel Lieu dit « Le
67 603 de la Plaine de Petit Courtin »
SELESTAT l’Ain 28 630
CEDEX 01 150 BLYES MIGNIERES
Tél : Tél :
03.88.58.88.3 04.74.46.47.4
0 7
Fax : Fax :
03.88.82.83.9 04.74.46.47.4
7 8
Mise en Elle est réalisée par l’entreprise titulaire du
œuvre marché.

3/10-671 9
Tableaux et figures du Dossier Technique

Douilles
d’étaiement métal

FIGURE 1 Perspective prémur

10 3/10-671
Raidisseurs standards type ACOR ou KT de BDW
diagonale
var φ5àφ7

φ8

7 à 9 cm 2φ5

Raidisseurs de couture type KTS de BDW ou équivalent

diagonale
var

φ5àφ6

φ8
7 cm
2φ5

Raidisseurs spéciaux type KTW de BDW

diagonale φ 6 à φ 7 à
φ8 boucles enveloppantes
var

2φ5

7 à 9 cm

cadres sur mesure


φ 6 à φ 12

Raidisseurs sur mesure

filants sur mesure


sur mesure

φ 6 à φ 25

sur mesure

raidisseurs φ 8

FIGURE 2 Poutrelles raidisseurs

3/10-671 11
FIGURE 3 Prémur sur pignon

12 3/10-671
Variante 1: Variante 2:
linteau dans la linteau toute
retombée hauteur
>=10 cm

Variante 3:
pour faibles
portées

FIGURE 4 Coupe sur linteaux incorporés

3/10-671 13
Solution 1 : Solution 2 :

Solution 3 : Solution 4 :

18 ou 20 cm

Boîte
d'attentes

Epaisseur du mur : 18 ou 20 cm

Solution 5 :

>= 25 cm

Boîte
d'attentes

Epaisseur du mur : ≥ 25 cm

FIGURE 5 Liaisons couturées d’angles

14 3/10-671
Solution 1 :

enrobage (e) = 2 ou 3 cm selon le cas


16 à 50 cm 88 φ + 25 cm < L < 132 φ + 25 cm
e
e

15 cm
L

NOTA : la section soit être dimensionnée selon le CPT MCI

FIGURE 6 Liaison verticales droites encastrées

3/10-671 15
Solution 1 : Solution 2 :
Coffrage sur chantier
Bande Corbeille dans aciers de clavetage mis en place sur
pré-comprimée prémur chantier après pose des prémurs

Corbeille dans Bande


acier de clavetage mis en prémur pré-comprimée
place sur chantier après
pose des PREMURS

Corbeille dans prémur


Corbeille dans prémur

Uniquement pour une liaison de type A en pied.

Solution 3 :
aciers de clavetage mis en place sur Coffrage sur chantier
chantier après pose des prémurs

Bande
pré-comprimé

Corbeille dans prémur

FIGURE 7 Liaison d’angle encastré

16 3/10-671
Définition du plan d’étanchéité
Ce dernier est assuré par le coulage en continu du noyau du prémur (70 cm/h) et du radier. De plus les joints
physiques entre les panneaux sont couturés.
Traitement du plan horizontal

Int. Ext. Int.


Ext. Ext. Int.
Etanchéité horizontale par le
bétonnage en continu

Etanchéité horizontale par le Etanchéité horizontale par le


bétonnage en continu bétonnage en continu

Joint
pré-comprimé Joint hydrogonflant
ou Waterstop Tole Radier épais

Traitement du plan vertical


Ext.

joint stremaform

Etanchéité verticale par le


bétonnage en continu
Enrobage des armatures pour la
paroi en contact avec l'eau: 3 cm

Coutures des plans


Int. verticaux

Si face accessible Si face non accessible


Traitement du joint Enrobage 3 cm minimal
joint stremaform

Multiseal

Traitement du
joint sikaflex
3WF
3 cm

Bande
3 cm

précomprimée

3 cm
3 cm

FIGURE 8 : Etanchéité d’un mur d’épaisseur 20 cm

3/10-671 17
FIGURE 9 : Etanchéité d’un mur d’épaisseur 25 cm

18 3/10-671
Définition du plan d’étanchéité
Traitement du plan horizontal
La reprise de bétonnage du plan horizontal est assurée par la mise en œuvre
d’un joint hydrogonflant ou d’un joint waterstop en tête. Les plans verticaux
sont garantis par la mise en place de coutures dans les zones du joint physique
entre panneaux et d’un bétonnage en continu dans ces zones. Les reprises de
bétonnage sont effectuées en zone centrale des prémurs et sont réalisées à
l’aide de joint waterstop en tête

Ext. Int. Ext. Int.

Joint hydrogonflant Joint Waterstop tôle


5 cm 5 cm

Traitement du plan vertical


Ext.

joint stremaform

Etanchéité verticale par le


bétonnage en continu
Enrobage des armatures pour la
paroi en contact avec l'eau: 3 cm

Coutures des plans


Int. verticaux

Si face accessible
Traitement du joint
joint stremaform

Multiseal

Traitement du
joint sikaflex
3WF

Bande
précomprimée

3 cm

FIGURE 10 : Etanchéité d’un mur d’épaisseur 30 cm

3/10-671 19
Définition du plan d’étanchéité
Traitement du plan horizontal
La reprise de bétonnage du plan horizontal est assurée par la mise en œuvre d’un joint
hydrogonflant ou d’un joint waterstop en tête. Les plans verticaux sont garantis par la
mise en place de coutures dans les zones du joint physique entre panneaux et d’un
bétonnage en continu dans ces zones. Les reprises de bétonnage sont effectuées en
zone centrale des prémurs et sont réalisées à l’aide de joint waterstop en tête

Ext. Int. Ext. Int.

Joint hydrogonflant Joint Waterstop tôle


5 cm 5 cm

Traitement du plan vertical

Ext.

joint stremaform

Etanchéité verticale par le


bétonnage en continu
Enrobage des armatures pour la
paroi en contact avec l'eau: 3 cm

Coutures des plans


Int. verticaux

joint stremaform

Joint sikadur combiflex

Bande
précomprimée

3 cm

FIGURE 11 : Etanchéité d’un mur d’épaisseur 30 cm

20 3/10-671
Liaison articulée

Liaison encastrée

L2

L3

L2 ≥ 32.φ + 14 cm
L3 = L2 + 5cm
φ 8 10 12 14 16
L2 40 46 53 59 66
L3 45 51 58 64 71

FIGURE 12 Liaison verticale biaise

3/10-671 21
Prémur d’épaisseur 16 cm
Le prémur d’épaisseur 16 cm est basé sur le même concept que les prémurs courants. Le point de divergence repose sur son mode
de fabrication.
Ce prémur a des épaisseurs de peaux réduites 4,5 cm.
Le raidisseur pour prémur de 16 cm fait l’objet d’une commande spécifique, avec une hauteur nominale de 125mm
Etant donné la limitation sur l’enrobage de ce type de prémur, son emploi n’est pas possible dans les zones nécessitant un enrobage
supérieur à 3 cm avec un béton classique type C25/30.

diamètre
transversale φ 6 mm

diamètre longitudinale

INT ou EXT hauteur raidisseur spécifique INT


pour mur de 16 cm

enrobage nominal 2 cm enrobage nominal 1 cm

4,5 7 4,5
16

FIGURE 13 Prémur de 16cm d'épaisseur

22 3/10-671
Annexe 1 : Plan d’étanchéité avec VOLTEX DS intégré

Solution avec accès à la paroi

Chronologie de mise en œuvre des prémurs et des raccords sur joint :


Phase 1 : Mise en place du Voltex DS sous radier Phase 2 : Mise en place du prémur équipé du Voltex DS
Traitement du Raccord Radier / Prémur

Prémur équipé du Voltex DS

Fixations mécaniques
tous les 30 cm

5 cm

Phase 3 : Traitement des recouvrements verticaux Phase 4 : Fermeture des recouvrements


Mettre en place les prémurs et couler le béton. Les 3. Appliquer la bentonite
recouvrements verticaux seront traités ultérieurement hydratée sur le
recouvrement et dans le
chanfrein entre les deux
prémurs

2. Le Voltex DS et
1. Le polyéthylène le polyéthylène
est replié et sont repliés et
maintenu en place maintenus en place
Prémur 2 Prémur 1 par un adhésif par un adhésif

Prémur 2 Prémur 1

Fixation mécanique

Prémur 2 Prémur 1

FIGURE 14 Plan d’étanchéité avec VOLTEX DS (Solution avec accès à la paroi)

3/10-671 23
Solution sans accès à la paroi

Chronologie de mise en œuvre des prémurs et des raccords sur joint :

Phase 1 Phase 2

soutènement

Bentonite granulaire 1 cm
d'épaisseur x 10 cm de large

Bentonite hydratée
Calage gros béton ou
bloc à maçonner

Epaisseur radier + 25 Voltex


cm

Béton propreté

Phase 3 Mise en place du 1er prémur équipé du Voltex DS Phase 4


Plaque de béton
Soutènement Voltex DS
(Voir détail recouvrement)

Calages

Rabattre le polyéthylène
préalablement maintenu par
adhésif sur la bentonite granulaire

Le prémur est
plaqué contre le
coffrage de rive
25 cm
15 cm

25 cm
15 cm

Béton propreté
Béton propreté

24 3/10-671
Détail recouvrement vertical

plaque de béton
Serre joint
30 cm
Voltex
plaque béton de 4 cm
d'épaisseur maintenue 15 cm
en tête par serre joint 20 cm
prémur

7.5 cm

bentonite hydratée
Serre joint Voltex

Prémur 2 Sens de bétonnage Prémur 1

Sens de bétonnage

Phase 5

Calages

Plaque de béton (Voir détail


recouvrement vertical)

Le béton comprime
le recouvrement de
Voltex DS

Remblai type sablon sur


50 cm mini avec
compactage hydraulique

FIGURE 15 Plan d’étanchéité avec VOLTEX DS intégré (Solution sans accès à la paroi)

3/10-671 25
Annexe 2 : Liaisons d’angles sismiques

26 3/10-671
SOMMAIRE

Cahier des
Prescriptions
Techniques
Avis
Vous faciliter SOMMAIRE
technique
l’acte de construire N° 3/10-671

Normes associées 3
Avant-propos DOCUMENT TECHNIQUE D’APPLICATION 4

Généralités ET CAHIER DES PRESCRIPTIONS TECHNIQUES4


Domaine d’emploi
Symboles
PREMUR 4
5
Majuscules latines 5
Minuscules latines 6
Minuscules grecques 8
1. Conditions de conception 9
1.1 Stabilité 9
1.2 Sécurité au feu 32
1.3 Isolation thermique 33
1.4 Isolation acoustique 33
1.5 Traitement des joints 33
1.6 Finitions et aspect 35
2. Conditions de fabrication 35
2.1 Précision de fabrication des treillis raidisseurs 35
2.2 Tolérances dimensionnelles standards 35
2.3 Contrôle du béton 35
3. Conditions de stockage et de transport 36
3.1 Prescriptions concernant la manutention des panneaux 36
3.2 Prescriptions concernant le transport des panneaux 36
3.3 Prescriptions concernant le stockage des panneaux 36
4. Conditions de mise en œuvre 36
4.1 Pose des panneaux 36
4.2 Stabilité en phase provisoire 36
4.3 Préparation des voiles et des joints 36
4.4 Utilisation de coupleurs d’armatures 36
4.5 Bétonnage 36
4.6 Étapes après décoffrage 36

www.spurgin.fr
Avis
Vous faciliter SOMMAIRE technique
l’acte de construire N° 3/10-671

Annexe I : Principe de détermination des efforts sollicitants sur un mur à coffrage intégré 37

DOCUMENT TECHNIQUE D’APPLICATION 39


Annexe II : Vérifications de la liaison au droit du joint – Applications numériques
Annexe III : Exemples de calcul du pourcentage d’armatures transversales þa transversales du plan de reprise 51
dans le sens longitudinal ET CAHIER DES PRESCRIPTIONS TECHNIQUES
PREMUR
Annexe IV : Principe et exemple de calcul de la contrainte de cisaillement limite łEd,lim à l’interface entre
le béton des voiles préfabriqués et le béton coulé en place du noyau
52

Annexe V : Schémas de principe de réalisation des liaisons entre poutres-cloisons en mur à coffrage intégré 53
Annexe VI : Traitement des joints 56
Annexe VII : Épaisseur minimale et longueur du chemin critique 59
Annexe VIII : Justification des renforts de mur à coffrage intégré sous appui ponctuel de poutres 61
Annexe IX : Détails de liaisons des murs à coffrage intégré 62

www.spurgin.fr
Commission chargée
de formuler
des Avis Techniques
Groupe Spécialisé n° 3 Structures, planchers et autres
composants structuraux

Cahier des prescriptions techniques


communes aux procédés de murs
à coffrage intégré

Le présent Cahier des Prescriptions Techniques a été édité par le Groupe Spécialisé n° 3
« Structures, planchers et autres composants structuraux » de la Commission chargée
de formuler des Avis Techniques, lors de ses séances du 20 juillet 2010 et du 16 décembre
2010.

Secrétariat de la commission des Avis Techniques


CSTB, 84, avenue Jean Jaurès - Champs-sur-Marne
F-77447 Marne-la-Vallée Cedex 2
Cahier 3690_V2 - Juillet 2014 Tél. : 01 64 68 82 82
Établissement public au service de l’innovation dans le bâtiment, le CSTB, Centre Scientifique et
Technique du Bâtiment, exerce quatre activités clés : la recherche, l’expertise, l’évaluation, et la
diffusion des connaissances, organisées pour répondre aux enjeux de la transition écologique et
énergétique dans le monde de la construction. Son champ de compétences couvre les produits
de construction, les bâtiments et leur intégration dans les quartiers et les villes.
Avec plus de 900 collaborateurs, ses filiales et ses réseaux de partenaires nationaux, européens
et internationaux, le groupe CSTB est au service de l’ensemble des parties prenantes de la
construction pour faire progresser la qualité et la sécurité des bâtiments.

Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent
ouvrage, faite sans l’autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille, 75006
Paris), est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions strictement réservées à
l’usage du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le
caractère scientifique ou d’information de l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées (Loi du 1er juillet 1992 - art. L 122-4 et
L 122-5 et Code Pénal art. 425).
© CSTB 2014
Cahier des prescriptions techniques
communes aux procédés de murs
à coffrage intégré

SOMMAIRE

Normes associées ......................................................... 3


PRÉAMBULE Avant-propos................................................................. 4
Les Cahiers des Prescriptions Techniques (CPT) sont Généralités .................................................................... 4
des parties intégrantes des Avis Techniques, présen-
tant des dispositions communes. Ces CPT ne sont Domaine d’emploi ........................................................ 4
donc pas des textes à utiliser seuls, mais conjointe-
ment avec l’Avis Technique qui y fait référence, et qui Symboles....................................................................... 5
peut les compléter ou les amender. Majuscules latines ........................................................ 5
Minuscules latines ........................................................ 6
Minuscules grecques.................................................... 8
1. Conditions de conception ..................................... 9
1.1 Stabilité ................................................................... 9
1.2 Sécurité au feu ..................................................... 32
1.3 Isolation thermique.............................................. 33
1.4 Isolation acoustique............................................. 33
1.5 Traitement des joints ........................................... 33
1.6 Finitions et aspect ................................................ 35
2. Conditions de fabrication .................................... 35
2.1 Précision de fabrication
des treillis raidisseurs .......................................... 35
2.2 Tolérances dimensionnelles standards .............. 35
2.3 Contrôle du béton ................................................ 35
3. Conditions de stockage et
de transport .......................................................... 36
3.1 Prescriptions concernant la manutention
des panneaux ....................................................... 36
3.2 Prescriptions concernant le transport
des panneaux ....................................................... 36
3.3 Prescriptions concernant le stockage
des panneaux ....................................................... 36
4. Conditions de mise en œuvre ............................. 36
4.1 Pose des panneaux .............................................. 36
4.2 Stabilité en phase provisoire .............................. 36
4.3 Préparation des voiles et des joints ................... 36
4.4 Utilisation de coupleurs d’armatures ................. 36
4.5 Bétonnage ........................................................... 36
4.6 Étapes après décoffrage ...................................... 36

e-Cahiers du CSTB -1- Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Annexe I
Principe de détermination
des efforts sollicitants sur un mur
à coffrage intégré ........................................................ 37
Annexe II
Vérifications de la liaison au droit
du joint – Applications numériques .......................... 39
Annexe III
Exemples de calcul du pourcentage
d’armatures transversales ρ
transversales du plan de reprise
dans le sens longitudinal ........................................... 51
Annexe IV
Principe et exemple de calcul de la contrainte de
cisaillement limite τEd,lim à l’interface
entre le béton des voiles préfabriqués
et le béton coulé en place du noyau ......................... 52
Annexe V
Schémas de principe de réalisation
des liaisons entre poutres-cloisons
en mur à coffrage intégré........................................... 53
Annexe VI
Traitement des joints.................................................. 56
Annexe VII
Épaisseur minimale et longueur
du chemin critique ..................................................... 59
Annexe VIII
Justification des renforts de mur
à coffrage intégré sous appui
ponctuel de poutres ................................................... 61
Annexe IX
Détails de liaisons des murs
à coffrage intégré ........................................................ 62

e-Cahiers du CSTB -2- Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Normes associées • NF EN 14992+A1, Produits préfabriqués en béton.
Éléments de murs.
• NF EN 1990, Eurocodes structuraux – Bases de calcul • NF EN 15258, Produits préfabriqués en béton. Éléments
des structures. de murs de soutènement.
• NF EN 1990, Eurocodes structuraux – Bases de calcul • NF P15-317, Liants hydrauliques – Ciments pour travaux
des structures. Annexe nationale à la NF EN 1990. à la mer.
• NF EN 1991-1-1, Eurocode 1 : actions sur les structures. • NF P 18-503, Surfaces et parements de béton –
Partie 1.1 : actions générales – Poids volumiques, poids Éléments d’identification.
propres, charges d’exploitation des bâtiments.
• NF P 18-504, Béton – Mise en œuvre des bétons de
• NF EN 1991-1-1/NA, Eurocode 1 : actions sur les struc- structure.
tures. Partie 1.1 : actions générales – Poids volumiques,
poids propres, charges d’exploitation des bâtiments. • NF P93-350, Équipement de chantier – Banches indus-
Annexe nationale à la norme NF EN 1991-1-1. trialisées pour ouvrages en béton.
• NF EN 1991-1-2, Eurocode 1 : actions sur les structures. • NF P 11-221 (DTU 14.1), Travaux de bâtiment – Travaux
Partie 1.1 : actions générales – Actions sur les struc- de cuvelage.
tures exposées au feu. • NF P 10-202-1-1 (DTU 20.1), Travaux de bâtiment –
• NF EN 1991-1-2/NA, Eurocode 1 : actions sur les struc- Ouvrages en maçonnerie de petits éléments – parois
tures. Partie 1.1 : actions générales – Actions sur les et murs.
structures exposées au feu. Annexe nationale à la • NF  P 10-203 (DTU 20.12), Maçonnerie des toitures et
norme NF EN 1991-1-2. d’étanchéité – Gros œuvre en maçonnerie des toitures
• NF EN 1992-1-1, Eurocode 2 : calcul des structures en destinées à recevoir un revêtement d’étanchéité.
béton. Partie 1-1 : règles générales et règles pour les • NF P 15-201 (DTU 26.1), Travaux de bâtiment – Travaux
bâtiments. d’enduits de mortiers – Partie 1-1 : cahier des clauses
• NF EN 1992-1-1/NA, Eurocode 2 : calcul des structures techniques – Partie 1-2 : critères généraux de choix des
en béton. Partie 1-1 : règles générales et règles pour les matériaux – Partie 2 : cahier des clauses spéciales.
bâtiments. Annexe nationale à la NF EN 1992-1-1. • NF P 74-202 (DTU 59.2), Travaux de bâtiment – Revê-
• NF EN 1992-1-2, Eurocode 2 : calcul des structures en tements plastiques épais sur béton et enduits à base
béton. Partie 1-2 : règles générales – Calcul du compor- de liants hydrauliques. Partie 1 : cahier des charges –
tement au feu. Partie 2 : cahier des clauses spéciales.
• NF EN 1992-1-2/NA, Eurocode 2 : calcul des struc- • Fascicule 74, Construction des réservoirs en béton du
tures en béton. Partie 1-2 : règles générales – Calcul CCTG.
du comportement au feu. Annexe nationale à la NF EN • Arrêté du 22/10/2010 relatif à la classification et aux
1992-1-2. règles de construction parasismique applicables aux
• NF EN 1998-1 : Eurocode 8 : calcul des structures pour bâtiments de la classe dite « à risque normal ».
leur résistance aux séismes. Partie 1 : règles générales, • Murs à Coffrage Intégré (MCI). Prescriptions mini-
actions sismiques et règles pour les bâtiments. males à intégrer à la conception du procédé constructif
• NF EN 1998-1/NA : Eurocode 8 : calcul des structures MCI pour une mise en œuvre en sécurité. Assurance
pour leur résistance aux séismes. Partie 1 : règles géné- Maladie, OPP BTP et INRS.
rales, actions sismiques et règles pour les bâtiments.
Annexe nationale à la NF EN 1998-1.
• NF EN 206-1 : Béton – Partie 1 : spécification, perfor-
mances, production et conformité.
• NF A 35-080-1 : Aciers pour béton armé. Aciers
soudables. Partie 1 : barres et couronnes.
• NF A 35-080-2 : Aciers pour béton armé. Aciers
soudables. Partie 2 : treillis soudés.
• NF A 35-015 : Aciers pour béton armé. Aciers soudables
lisses – Barres et couronnes.
• NF A 35-028 : Aciers pour béton armé. Treillis raidis-
seurs.
• NF A 35-028/A1 : Aciers pour béton armé. Treillis raidis-
seurs – Amendement A1.
• NF EN 12354-1, Acoustique du bâtiment – Calcul de la
performance acoustique des bâtiments à partir de la
performance des éléments – Partie 1 : isolement acous-
tique aux bruits aériens entre des locaux.
• NF EN 13369 COMPIL, Règles communes pour les
produits préfabriqués en béton.
• NF EN 13369/A1, Règles communes pour les produits
préfabriqués en béton.

e-Cahiers du CSTB -3- Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Avant-propos Domaine d’emploi
Le présent document révise et remplace le CPT MCI Les éléments visés dans le présent titre sont les suivants :
publié en mai 2011. L’édition antérieure avait été rédigée – éléments essentiellement sollicités par des charges
sur la base des règles BAEL 91 et PS 92. Les prescrip- dans leur plan tels que murs, poteaux, poutres, poutres-
tions de conception et de calcul données dans ce titre du cloisons, acrotères, etc. ;
CPT sont établies par référence aux règles de conception
et de calcul aux états limites des ouvrages en béton armé – éléments sollicités en flexion simple ou composée par
prescrites dans la NF EN 1992-1-1 et son Annexe natio- des charges perpendiculaires à leur plan tels que murs
nale NF EN 1992-1-1/NA ainsi que dans la NF EN 1998-1 de soutènement, murs de silos ou de magasins de stoc-
et son Annexe nationale NF EN 1998-1/NA. kage, murs soumis à une pression hydrostatique, etc.
Les murs à coffrage intégré doivent être conformes à la
Généralités norme européenne NF EN 14992+A1 « Produits préfabri-
qués en béton – Éléments de murs » ou à la norme NF
EN 15258 « Produits préfabriqués – Éléments de murs de
Terminologie soutènement » lorsqu’ils relèvent du domaine d’emploi de
cette dernière.
Mur composite : mur constitué de deux voiles en béton
armé préfabriqués séparés par un espace et générale-
ment liaisonnés au moyen de treillis raidisseurs.
L’ensemble (deux voiles préfabriqués reliés) fabriqué en
usine forme un panneau. L’espace entre les voiles préfa-
briqués ultérieurement rempli de béton coulé sur chantier
est appelé noyau.
Le mur composite, une fois complété par le béton coulé
en place, est appelé « mur à coffrage intégré » (MCI).
Nota :
- le mur à coffrage intégré suit un ordre de fabrication
en usine précis en trois étapes : un premier voile
est d’abord coulé horizontalement avec les treillis
raidisseurs, étuvé puis retourné sur le béton frais
d’un second voile. L’ensemble est ensuite étuvé en
gardant le vide entre les deux voiles préfabriqués ;
- l’espace compris entre les voiles préfabriqués est
rempli de béton sur site, une fois les panneaux mis
en œuvre ;
- le présent document ne s’applique pas aux cas où un
seul voile est préfabriqué et l’autre côté est limité par
une paroi existante ou un autre coffrage pendant la
construction (article 3.5 de NF EN 14992:2007).

Figure 1 – Exemples de murs composites ou murs à coffrage intégré (source : NF EN 14992)

e-Cahiers du CSTB -4- Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Symboles
Pour les besoins du présent titre, les symboles suivants
s’appliquent.

Majuscules latines
As,eq Section d’armatures équivalente par mètre linéaire
Sections d’armatures de frettage dans le cas de renforts de murs à coffrage intégré sous appui ponctuel
As1, As2
de poutres
As3 Section d’armatures de montage
Ac Section résistante de béton
Section des armatures de couture aux abouts traversant l’interface paroi préfabriquée/béton coulé en
Acout
place
Aj Aire du joint par mètre
Alj Section des armatures de liaison au droit du joint
Alj,min Section minimale des armatures de liaison au droit du joint
Araid,Di Section de la diagonale du treillis raidisseur
Araid,inf Section des armatures inférieures du treillis raidisseur
Araid,sup Section des armatures supérieures du treillis raidisseur
As,eq Section d’armatures équivalente par mètre linéaire
As,p1 Section d’armatures horizontales dans le premier voile préfabriqué
As,p2 Section d’armatures horizontales dans le second voile préfabriqué
Asl,rqd Section des armatures de liaison requise par le calcul
Classe de résistance au feu pour le critère d’étanchéité pendant 30 ou 60 … minutes d’exposition au
E30 ou E60, …
feu normalisé
Ec,eff,n Module d’élasticité effectif tangent du béton du noyau coulé en place
Es Valeur de calcul du module d’élasticité de l’acier de béton armé
Dmax Diamètre maximal du plus gros granulat
F Force ponctuelle horizontale sur le mur
Fw Résistance garantie de la soudure des sinusoïdes sur les armatures longitudinales du treillis raidisseur
Fw,i Résistance individuelle au cisaillement mesurée sur un point de soudure sur un treillis raidisseur
Fs Effort résistant au niveau du plan de cisaillement oblique
Hmax Hauteur maximale de chute du béton
Hraid Hauteur nominale du treillis raidisseur
Classe de résistance au feu pour le critère d’isolation pendant 30 ou 60 … minutes d’exposition au feu
I30 ou I60, …
normalisé
I Moment d’inertie d’une section
L Longueur du panneau constitué de murs à coffrage intégré ; portée de la poutre-cloison
Lc Charge de bétonnage par mètre de treillis raidisseur
NEd Effort normal de calcul agissant à l’ELU
NRd Effort normal résistant de calcul à l’ELU
REd Réaction d’appui pondérée à l’ELU
Re,Di Limite apparente d’élasticité de la diagonale du treillis raidisseur
Classe de résistance au feu pour le critère de résistance mécanique pendant 30 ou 60 … minutes
R30 ou R60, …
d’exposition au feu normalisé
S Moment statique d’une section
V Effort tranchant
VEd Valeur de calcul de l’effort tranchant agissant à l’ELU
VEd,max Valeur de calcul maximale de l’effort tranchant agissant à l’ELU
VEd,j Valeur de calcul de l’effort tranchant agissant à l’ELU au droit du joint
VRd,i Effort tranchant résistant de calcul à l’interface paroi préfabriquée/noyau coulé en place
VRd,j Effort tranchant résistant de calcul au droit du joint
Vc Vitesse de bétonnage

e-Cahiers du CSTB -5- Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Minuscules latines
Distance minimale libre entre l’armature de liaison au droit du joint et la face intérieure du premier voile
ae1,min
préfabriqué
Distance minimale libre entre l’armature de liaison au droit du joint et la face intérieure du second voile
ae2,min
préfabriqué

Distance nominale libre entre l’armature de liaison horizontale disposée au droit du joint et la face inté-
ah1
rieure du premier voile préfabriqué

Distance nominale libre entre l’armature de liaison horizontale disposée au droit du joint et la face inté-
ah2
rieure du second voile préfabriqué
Distance nominale libre entre l’armature de liaison verticale disposée au droit du joint et la face intérieure
av1
du premier voile préfabriqué
Distance nominale libre entre l’armature de liaison verticale disposée au droit du joint et la face intérieure
av2
du second voile préfabriqué
b Épaisseur du mur à coffrage intégré
bapp Largeur de calcul au niveau des appuis
b Épaisseur nominale du mur à coffrage intégré
bp Épaisseur des voiles préfabriqués
bp1 Épaisseur du premier voile préfabriqué
bp1 Épaisseur nominale du premier voile préfabriqué
bp2 Épaisseur du second voile préfabriqué
bp2 Épaisseur nominale du second voile préfabriqué
bp,min Épaisseur minimale d’un voile préfabriqué, toutes tolérances épuisées
bn,min Épaisseur minimale du noyau coulé en place
bn Épaisseur nominale du noyau coulé en place
c Coefficient de cohésion dépendant de la rugosité de l’interface
Coefficient dépendant de la rugosité de l’interface et prenant la valeur préconisée dans la NF EN 1992-
cEC2-lisse
1-1 pour les surfaces lisses
cg Recouvrement par du béton pour un bétonnage correct
Enrobage minimal de la membrure inférieure du treillis raidisseur côté face intérieure du premier voile
c1,min
préfabriqué
Enrobage minimal de la membrure supérieure du treillis raidisseur côté face intérieure du second voile
c2,min
préfabriqué
Enrobage minimal de la membrure inférieure du treillis raidisseur, côté face intérieure du premier voile
cbét_1min
préfabriqué, vis-à-vis de la résistance au bétonnage
Enrobage minimal de la membrure supérieure du treillis raidisseur, côté face intérieure du second voile
cbét_2min
préfabriqué, vis-à-vis de la résistance au bétonnage
Enrobage minimal de membrure inférieure du treillis raidisseur, côté face intérieure du premier voile préfa-
ccout_1min
briqué, vis-à-vis des coutures de l’interface peau/noyau
Enrobage minimal de membrure supérieure du treillis raidisseur, côté face intérieure du second voile
ccout_2min
préfabriqué, vis-à-vis des coutures de l’interface peau/noyau
ch1 Largeur des chanfreins du premier voile préfabriqué
ch2 Largeur des chanfreins du second voile préfabriqué
d Hauteur utile de la section
d0 Distance entre l’armature du voile préfabriqué et l’armature de liaison au droit du joint en recouvrement
e Espacement des treillis raidisseurs/largeur du joint dans le cas de murs coupe-feu
e1 Enrobage nominal des armatures perpendiculaires au treillis raidisseur, du premier voile préfabriqué
Paramètre prenant la valeur 0 si les armatures sont accolées et la valeur 1,7Dmax si les armatures sont
e0
espacées
h Hauteur de la poutre, hauteur du mur
f Charge linéaire horizontale appliquée sur la partie supérieure du panneau
fbd, fbd,p, fbd,n Contrainte ultime d’adhérence du béton du voile préfabriqué, du béton du noyau coulé en place
Valeur de calcul de la résistance en compression du béton du voile préfabriqué, du béton du noyau
fcd,p, fcd,n
coulé en place

e-Cahiers du CSTB -6- Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Résistance caractéristique équivalente à la compression du béton pour l’épaisseur totale du mur à
fck,eq
coffrage intégré
Résistance caractéristique à la compression du béton du voile préfabriqué, du béton du noyau coulé en
fck,p, fck,n
place
Résistance caractéristique à la traction d’ordre 5 % du béton du voile préfabriqué, du béton du noyau
fctk,5 %,p, fctk,5 %,n
coulé en place
fctd,p, fctd,n Résistance de calcul en traction du béton du voile préfabriqué, du béton du noyau coulé en place
Valeur moyenne de la résistance à la traction axiale du béton du voile préfabriqué, du béton du noyau
fctm,p, fctm,n
coulé en place
fyk Limite caractéristique d’élasticité de l’acier de béton armé
fyd Limite d’élasticité de calcul de l’acier de béton armé
g1 Effort de glissement par unité de longueur relatif au premier voile préfabriqué
g2 Effort de glissement par unité de longueur relatif au second voile préfabriqué
l Largeur de bande
lc Charge de bétonnage
lb Longueur de scellement droit
lbrq Longueur d’ancrage de référence
lbd Longueur d’ancrage de calcul
l0 Longueur de recouvrement de calcul
l0,préfa Longueur de recouvrement de calcul des armatures dans le voile préfabriqué
l0,noyau Longueur de recouvrement de calcul des armatures de liaison dans le noyau
n Effort normal relatif
Nombre de bielles de compression développées dans le mur sous l’action de la charge linéique q sur le
nb
mur
pEd Charge appliquée par unité de longueur de la paroi à l’ELU
q Charge linéique sur le mur
scout Espacement des armatures de couture aux abouts
st Pas de la sinusoïde du treillis raidisseur
sj Espacement des armatures de liaison au droit du joint
sp1 Espacement des armatures dans le premier voile préfabriqué
sp2 Espacement des armatures dans le second voile préfabriqué
vRdi Valeur de calcul de la contrainte de cisaillement à l’interface
vRd,max Valeur de calcul de la contrainte de cisaillement maximale à l’interface
Distance de l’extrémité de l’armature de liaison à l’about du voile préfabriqué pour la vérification de la
x
résistance sur le contour de liaison
z Bras de levier pris égal à 0,9 d

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Minuscules grecques
Angle d’inclinaison des diagonales du treillis raidisseur par rapport au plan de reprise dans le sens
α, α’ longitudinal

β Angle d’inclinaison des diagonales du treillis raidisseur dans le plan transversal


∆1 Tolérances résultantes sur l’épaisseur du premier voile préfabriqué
∆2 Tolérances résultantes sur l’épaisseur du second voile préfabriqué
Tolérances en plus sur l’enrobage des armatures perpendiculaires au treillis raidisseur, du premier voile
∆e1+
préfabriqué
Tolérances en plus sur l’enrobage des armatures perpendiculaires au treillis raidisseur, du second voile
∆e2+
préfabriqué
∆bp1+ Tolérances en plus sur l’épaisseur du premier voile préfabriqué
∆bp2+ Tolérances en plus sur l’épaisseur du second voile préfabriqué
∆b- Tolérance en moins sur l’épaisseur du mur à coffrage intégré
∆b p1
-
Tolérances en moins sur l’épaisseur du premier voile préfabriqué
∆bp2- Tolérances en moins sur l’épaisseur du second voile préfabriqué
∆ Hraid
-
Tolérances en moins sur la hauteur du treillis raidisseur Hraid
∆b+ Tolérances en plus sur l’épaisseur du mur b

εc2 Déformation relative limite du béton sous compression centrée

λ, λlim Élancement, élancement limite

ϕcout Diamètre des armatures de couture aux abouts, de section d’armatures Acout

ϕl Diamètre des armatures de liaison au droit du joint, de section d’armatures Aj

ϕraid,Di Diamètre des diagonales du treillis raidisseur de section d’armatures Araid,Di

ϕraid,inf Diamètre des armatures inférieures du treillis raidisseur de section d’armatures Araid,inf

ϕraid,sup Diamètre de l’armature supérieure du treillis raidisseur de section d’armatures Araid,sup

ϕp1 Diamètre des armatures perpendiculaires aux treillis raidisseurs dans le premier voile préfabriqué

ϕp2 Diamètre des armatures perpendiculaires aux raidisseurs dans le second voile préfabriqué

ϕmax Diamètre maximal des armatures d’éclissage


Υc Coefficient partiel de sécurité sur le matériau béton
Υc,pcred Coefficient partiel de sécurité réduit sur le matériau béton préfabriqué
Υs Coefficient partiel de sécurité sur le matériau acier
Coefficient tenant compte des effets à long terme sur la résistance en compression et des effets défavo-
α cc rables résultant de la manière dont est appliquée la charge
v Coefficient de réduction de la résistance du béton
μ Coefficient de frottement tenant compte de la rugosité à l’interface
Coefficient dépendant de la rugosité de l’interface et prenant la valeur préconisée dans la NF EN 1992-
μEC2-lisse
1-1 pour les surfaces lisses

Pourcentage des armatures transversales ancrées de part et d’autre du plan de reprise suivant l’angle α
ρα, ρα’ ou α’
Contrainte normale à l’interface engendrée par une force normale externe minimale à l’interface suscep-
σn tible d’agir en même temps que l’effort de cisaillement
σs Contrainte dans les aciers

σSd Contrainte de calcul dans les aciers

τ Ed,max
Valeur maximale de la contrainte de cisaillement de calcul agissant à l’ELU

τ Ed,lim
Valeur limite de calcul de la contrainte de cisaillement agissant à l’ELU

e-Cahiers du CSTB -8- Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


1. Conditions de conception
Sauf indication contraire, les dimensions utilisées dans
le présent chapitre sont des dimensions nominales. Les
dimensions nominales sont définies comme des dimen-
sions minimales plus une marge de calcul pour tolérances
d’exécution.
Pour la conception des produits, les valeurs de tolérances
suivantes doivent être retenues par défaut (classe B au
sens de la norme NF EN 14992).

∆Hraid+ Tolérance en plus sur la hauteur du treillis raidisseur +1 mm


∆ Hraid
-
Tolérance en moins sur la hauteur du treillis raidisseur -3 mm
∆b p1
+
Tolérance en plus sur l’épaisseur bp1 du premier voile préfabriqué 8 mm
∆bp1- Tolérance en moins sur l’épaisseur bp1 du premier voile préfabriqué 8 mm
∆b p2
+
Tolérance en plus sur l’épaisseur bp2 du second voile préfabriqué 8 mm
∆bp2- Tolérance en moins sur l’épaisseur bp2 du second voile préfabriqué 8 mm
∆b +
Tolérance en plus sur l’épaisseur b du mur à coffrage intégré 8 mm
∆b- Tolérance en moins sur l’épaisseur b du mur à coffrage intégré 8 mm
∆e 1
+
Tolérance en plus sur l’enrobage e1 dans le premier voile préfabriqué 5 mm
∆e1- Tolérance en moins sur l’enrobage e1 dans le premier voile préfabriqué 5 mm
∆e 2
+
Tolérance en plus sur l’enrobage e2 dans le second voile préfabriqué 5 mm
∆e 2
-
Tolérance en moins sur l’enrobage e2 dans le second voile préfabriqué 5 mm

Des valeurs différentes peuvent être prescrites dans l’Avis Pour la détermination de la capacité résistante de la
Technique sous réserve que le produit fasse l’objet d’une section courante du mur à coffrage intégré, la résistance
certification. Les tolérances sur les épaisseurs à prendre caractéristique équivalente à la compression du béton
en compte correspondent aux tolérances moyennes par fck,eq prise en compte pour l’épaisseur totale du mur
élément. correspond à :

1.1 Stabilité ck,eq (


= min ck,p
- 3.10-4Ec,e ; (
,n ck,n

Avec :
1.1.1 Prescriptions communes
fck,p = résistance caractéristique du béton des voiles
aux différents éléments préfabriqués ;
1.1.1.1 Règles de dimensionnement fck,n = résistance caractéristique du béton du noyau ;
Les murs à coffrage intégré sont dimensionnés selon les Ec,eff,n = module d’élasticité effectif tangent du béton du
règles usuelles de la résistance des matériaux et du béton noyau.
armé avec le cas échéant vérification de la stabilité de Cette résistance est prise en compte pour l’ensemble
forme. des éléments incorporés dans le mur à coffrage intégré
Le dimensionnement des murs se fait sur la base des (poteau, poutre, poutre-cloison, etc.).
règles usuelles du béton armé : NF EN 1992-1-1 et son Au niveau des joints entre panneaux de mur à coffrage
Annexe nationale NF EN 1992-1-1/NA, DTU 14.1 et du intégré, ou entre panneaux de mur à coffrage intégré et
Fascicule 74 du CCTG, lorsqu’il s’agit d’ouvrages de type autre structure (par exemple radier, etc.), la résistance
réservoirs. caractéristique prise en compte est égale à fck,n.
Les prescriptions données dans ce document s’ajoutent Au droit des joints entre éléments de murs à coffrage
ou, pour certaines d’entre elles, se substituent à ces intégré ou entre éléments de mur à coffrage intégré
règles. et parties coulées en place, la section résistante à la
Les liaisons doivent assurer la continuité mécanique compression est calculée en considérant l’épaisseur
entre : totale du mur, réduite de la largeur des chanfreins éven-
tuels, si :
– la fondation et le mur à coffrage intégré ;
– le joint présente une largeur minimale de 3 cm ;
– deux murs à coffrage intégré ;
– ou la pose est réalisée sur un mortier de calage de résis-
– le mur à coffrage intégré et les ouvrages appartenant tance au moins égale à la valeur fck,n prise en compte
au même système statique (exemple : plancher, balcon, dans les calculs.
etc.).

e-Cahiers du CSTB -9- Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Dans le cas contraire, la section résistante est réduite à la
section de béton du noyau (cf. Figure A-1).
La section résistante en cisaillement est dans tous les cas
égale à la section du béton du noyau.

Figure A-1 – Exemples de section résistante en compression

La hauteur utile du mur prise en compte dans les calculs – les treillis raidisseurs métalliques ou les cages d’arma-
est évaluée en fonction des dispositions prises pour tures assurent la liaison entre les deux voiles préfabri-
le remplissage effectif des joints de calage, déduction qués. Ils sont espacés au plus de 60 cm. Les treillis
faite des enrobages et des positions relatives des arma- raidisseurs sont de section triangulaire avec un treillis
tures. Les dispositions propres à chaque élément de mur sinusoïdal et les cages d’armatures sont de section
à coffrage intégré sont décrites dans les paragraphes rectangulaire avec des armatures de contreventement.
correspondants. Les cages d’armatures doivent faire l’objet d’un contrôle
interne. Les treillis raidisseurs doivent faire l’objet d’une
1.1.1.2 Valeurs caractéristiques des matériaux
certification par un organisme extérieur. Les critères de
Le béton réalisé en usine est conforme à la norme NF certification sont les suivants :
EN 13369. Sa résistance caractéristique minimale en
compression à 28 jours est de 25 MPa. - hauteur déclarée avec une tolérance de +1/-3 mm
sur cette dimension, conformément à la norme NF A
Le béton de remplissage du noyau est conforme aux 35-028,
spécifications du projet à réaliser et au minimum à celles
de la norme NF EN 206-1. La résistance caractéristique - résistance des assemblages soudés, conformément
fck,n en compression à 28 jours est au moins de 20 MPa à l’article 7.3.3 de la norme NF A 35-028 : les valeurs
(classe de résistance minimale de C20/25) : des résistances au cisaillement à vérifier doivent être
conformes à la norme NF A 35-028 ou aux Avis Tech-
– pour un noyau d’épaisseur inférieure ou égale à 9 cm,
niques mentionnés dans le certificat du treillis raidis-
utilisation d’un microbéton avec une dimension nomi-
seur. La vérification sera faite statistiquement, avec
nale supérieure du plus gros granulat Dmax égale à 10
un fractile de 5 % et un niveau de confiance de 90 %.
mm ;
De plus, la valeur minimale de chaque force de cisail-
– pour un noyau d’épaisseur strictement supérieure à 9 lement mesurée Fwd,i des points de soudure dans un
cm, utilisation d’un béton avec une dimension nominale treillis raidisseur, ne doit pas être inférieure à 0,9 fois
supérieure du plus gros granulat Dmax égale à 16 mm. la valeur déclarée,
Nota : dans le cas d’une utilisation de microbéton, une - la valeur prise en compte dans les calculs aux para-
attention particulière doit être portée à la fissuration due graphes 1.1.1.10 et 1.1.2.3 est égale à la plus petite
au retrait, et cela plus particulièrement au niveau des des deux valeurs certifiées : soit la résistance de la
joints verticaux. soudure au niveau de la membrure supérieure, soit la
La classe de consistance est S4 ou S5, soit un affaisse- résistance de la soudure au niveau de la membrure
ment au cône d’Abrams au moins égal à 160 mm) selon la inférieure. Le diamètre minimal des diagonales et des
norme NF EN 206-1. armatures de base est de 5 mm et celui de l’armature
supérieure est de 7 mm.
Les aciers pour armatures doivent répondre aux exigences
suivantes :
– les aciers en barres filantes ou façonnées intégrées
aux murs à coffrage intégré doivent être conformes à la
norme NF A 35-080-1 ;
– les panneaux de treillis soudés intégrés aux murs à
coffrage intégré ou utilisés en acier de liaison doivent
être conformes à la norme NF A 35-080-2 ;
– les aciers pour organes de levage doivent être
conformes à la norme NF A 35-015 ;

e-Cahiers du CSTB - 10 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Le choix du type de treillis raidisseur se fera en fonction 1.1.1.6 Enrobage des treillis raidisseurs, côté face intérieure
des critères suivants : L’enrobage des treillis raidisseurs doit permettre de
– vitesse de bétonnage du noyau ; respecter les exigences vis-à-vis de la résistance au
– sollicitations de cisaillement à l’interface ; bétonnage et celles vis-à-vis des coutures entre le voile
préfabriqué et le béton coulé en place.
– épaisseur du mur à coffrage intégré ; On définit ainsi l’enrobage minimal c1,min des armatures
– enrobages des armatures ; longitudinales inférieures du treillis raidisseur, côté face
– diamètre des armatures. intérieure du premier voile préfabriqué et l’enrobage
minimal c2,min des armatures longitudinales supérieures
1.1.1.3 Armatures minimales du treillis raidisseur, côté face intérieure du second voile
Les conditions minimales présentées dans cette section préfabriqué :
sont valables quelle que soit la position de l’élément dans c1min =Max (cbét_ 1min; ccout_ 1min) (
et c2 min = Max cbét_ 2 min; ccout_ 2 min )
l’ouvrage et quel que soit le référentiel qui s’y applique.
Ces référentiels peuvent prescrire des conditions plus Avec :
sévères dont il faudra tenir compte. cbét_1min = enrobage minimal des armatures longitudinales
Chaque voile préfabriqué comprend au minimum inférieures d’un treillis raidisseur, côté face inté-
1,2  cm²/  ml d’armatures dans les deux directions, avec rieure du premier voile préfabriqué, vis-à-vis de
un espacement maximal des armatures inférieur ou égal la résistance au bétonnage ;
à 33 cm. Dans la direction parallèle aux treillis raidisseurs, ccout_1min = enrobage minimal des armatures longitudinales
la section d’armatures des treillis raidisseurs est prise en inférieures d’un treillis raidisseur, côté face inté-
compte dans cette section minimale. rieure du premier voile préfabriqué, vis-à-vis
Il y a lieu également de vérifier au droit des joints qu’un des coutures de l’interface voile préfabriqué/
ferraillage minimal conforme à l’article 9.6.2 et l’article noyau coulé en place ;
9.6.3 de la norme NF EN 1992-1-1 et à son Annexe natio- cbét_2min = enrobage minimal des armatures longitudinales
nale soit mis en place. supérieures d’un treillis raidisseur, côté face
intérieure du second voile préfabriqué, vis-à-vis
1.1.1.4 Épaisseurs minimales de la résistance au bétonnage ;
Les épaisseurs minimales considérées dans ce para- ccout_2min = enrobage minimal des armatures longitudinales
graphe sont des valeurs minimales toutes tolérances supérieures d’un treillis raidisseur, côté face
épuisées. intérieure du second voile préfabriqué, vis-à-vis
L’épaisseur minimale des voiles préfabriqués résulte des des coutures de l’interface voile préfabriqué/
exigences d’enrobage et des tolérances d’exécution sur noyau coulé en place.
cette dimension et sur le positionnement des armatures. Vis-à-vis de la résistance au bétonnage, le paragraphe
Les expressions des tolérances résultantes ∆1 et ∆2 sur 1.1.1.13 donne des références pour déterminer les
l’épaisseur du premier et celle du second voile préfa- vitesses de bétonnage à adopter en fonction de l’espa-
briqué sont données au paragraphe 1.1.1.6. cement entre treillis raidisseurs pour un enrobage minimal
Sauf certification du mur à coffrage intégré, la valeur cbét_1min (= cbét_2min) de 15 ou 17 mm.
minimale bp1,min (ou bp2,min) de l’épaisseur d’un voile préfa- Pour les murs à coffrage intégré non certifiés, les valeurs
briqué, toutes tolérances épuisées, est au moins de 65 minimales des enrobages vis-à-vis du bétonnage sont
mm. égales à cbét_1min (= cbét_2min) de 20 mm.
L’épaisseur minimale du noyau coulé en place bn,min est Vis-à-vis des coutures de l’interface voile préfabriqué/
fixée à 60 mm. Cette épaisseur minimale correspond à noyau, les valeurs minimales des enrobages des arma-
une épaisseur nominale bn de 75 mm avec les valeurs par tures longitudinales d’un treillis raidisseur sont égales à :
défaut des tolérances définies au paragraphe 1.1.1.6 et – ccout_1min = 10 mm pour l’armature soudée à une nappe
l’expression de bn,min du paragraphe 1.1.1.12. de treillis ;
1.1.1.5 Enrobage des armatures – ccout_2min = 15 mm lorsque l’armature est soudée à deux
L’enrobage des armatures du mur doit respecter les pres- nappes de treillis.
criptions définies dans la section 4 de la NF EN 1992-1-1 Dans le cas où la résistance caractéristique fck,p du voile
et son Annexe nationale NF EN 1992-1-1/NA. Il convient préfabriqué est supérieure à 25 MPa, la valeur de 15 mm
notamment de prendre en compte l’adhérence et les peut être réduite. L’enrobage minimal ccout_2min sera dans
conditions d’environnement du mur. ce cas égal à :
La classe de résistance du béton et l’enrobage compact
(donné par la face coffrante des voiles préfabriqués coulés
horizontalement sur des coffrages industriels) peuvent 1,8
ccout_ 2min max 15 mm× ;10 mm
permettre de moduler la classe structurale recommandée f ctk,5%,p
en vue de la détermination des enrobages minimaux vis-
à-vis de la durabilité, au sens du tableau 4.3 NF de l’An-
avec fctk, 5 %,p = résistance caractéristique à la traction
nexe nationale de la norme NF EN 1992-1-1/NA.
du béton préfabriqué.

e-Cahiers du CSTB - 11 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Nota : dans le cas où la tenue du mur au coulage du
béton est assurée par des cages d’armatures, la vérifica-
tion des tolérances ci-dessus s’applique en remplaçant la
tolérance ∆Hraid par la tolérance sur la hauteur de la cage
>C2min d’armatures.

>C1min

>Cmin

Figure A-2 – Définition des enrobages

Les épaisseurs des voiles préfabriqués doivent vérifier les


inégalités suivantes :

1 ≥ 1, + 1 + 1 + , + Δ1

1 (e ) (1
2
b p1 )
2 Figure A-3 – Définition des chaînes de cotes

1.1.1.7 Calepinage
2 ≥ 2, +( 1 1 )+ , + Δ2 Les joints de calepinage horizontaux et verticaux sont
positionnés de façon à ne pas réduire la raideur du mur
dans son sens porteur privilégié :
2 (e) (
1
2
bp2 ) (b) (
2 2
H raid ) 2
– pour les murs dont la flexion se fait dans un plan vertical,
Avec : les joints horizontaux sont disposés en proximité immé-
diate des diaphragmes (dalles, poutres, couvertures
bp1 l’épaisseur nominale du premier voile préfabriqué ;
contreventées, etc.), sauf dispositions particulières. Les
bp2 l’épaisseur nominale du second voile préfabriqué ; joints verticaux sont sans incidence ;
b l’épaisseur nominale du mur à coffrage intégré ; – pour les murs dont la flexion se fait dans un plan hori-
e1 l’enrobage nominal des armatures perpendiculaires au zontal, les joints verticaux sont disposés en proximité
treillis raidisseur, du premier voile préfabriqué ; immédiate des raidisseurs (refends, poteaux, goussets,
c1,min l’enrobage minimal du raidisseur, côté face intérieure etc.), sauf dispositions particulières. Les joints horizon-
du premier voile préfabriqué ; taux sont sans incidence.
c2,min l’enrobage minimal du raidisseur, côté face intérieure 1.1.1.8 Principe de vérification des liaisons au droit
du second voile préfabriqué ; des joints
Hraid la hauteur nominale du raidisseur ; Une application numérique sur la vérification des liaisons
ϕp1 le diamètre des armatures perpendiculaires aux treillis au droit des joints est présentée dans l’Annexe II.
raidisseurs dans le premier voile préfabriqué, de section
a) Généralités
d’armatures Ap1 ;
Ce document concerne la vérification des liaisons au droit
ϕp2 le diamètre des armatures perpendiculaires aux treillis
des joints entre murs à coffrage intégré.
raidisseurs dans le second voile préfabriqué, de section
d’armatures Ap2 ;
ϕraid,inf le diamètre des armatures inférieures du treillis
raidisseur, de section d’armatures Araid.inf ;
ϕraid,sup le diamètre des armatures supérieures du treillis
raidisseur, de section d’armatures Araid,sup.

∆bp1+ Tolérance en plus sur l’épaisseur bp1 du premier voile préfabriqué


∆b p1
-
Tolérance en moins sur l’épaisseur bp1 du premier voile préfabriqué
∆b p2
+
Tolérance en plus sur l’épaisseur bp2 du second voile préfabriqué
∆bp2- Tolérance en moins sur l’épaisseur bp2 du second voile préfabriqué
∆b +
Tolérance en plus sur l’épaisseur b du mur à coffrage intégré
∆b- Tolérance en moins sur l’épaisseur b du mur à coffrage intégré
∆e1
+
Tolérance en plus sur l’enrobage e1 dans le premier voile préfabriqué
∆e1- Tolérance en moins sur l’enrobage e1 dans le premier voile préfabriqué
∆e2
+
Tolérance en plus sur l’enrobage e2 dans le second voile préfabriqué
∆e2- Tolérance en moins sur l’enrobage e2 dans le second voile préfabriqué

e-Cahiers du CSTB - 12 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Dans le cas des murs soumis à des sollicitations de cisail- fyk la limite caractéristique d’élasticité de l’acier de béton
lement notables (contreventement, séisme, etc.), les véri- armé ;
fications à mener sont les suivantes : Υs le coefficient partiel de sécurité de l’acier ;
– vérification de la résistance au cisaillement de la section V le coefficient de réduction de la résistance du béton.
transversale réduite au droit du joint ; Il est donné par l’expression suivante :
– vérification du monolithisme du mur :
- vérification du recouvrement des armatures de liaison (
= 0,6 1
,
250 )
avec celles intégrées dans les voiles préfabriqués,
- vérification de la résistance au cisaillement sur le σn la contrainte engendrée par la force normale externe
contour de liaison à l’interface entre le noyau et le minimale à l’interface susceptible d’agir en même temps
voile préfabriqué. que l’effort de cisaillement ;
En situation sismique, il convient de prévoir par défaut ρ le ratio Alj/Aj (Alj étant la section d’armatures de liaison
(sans calcul spécifique des liaisons) les dispositions traversant l’interface et Aj l’aire du joint).
constructives que sont les liaisons couturées au droit α l’angle d’inclinaison des armatures de liaison au droit
des joints définies au paragraphe ) du présent chapitre du joint.
et celles du paragraphe 1.1.1.14. Lors d’un dimensionne-
c) Vérification du recouvrement des armatures
ment par calcul, d’autres dispositions peuvent être envi-
sagées et sont définies dans ces mêmes paragraphes. Le recouvrement des armatures entre celles du voile
préfabriqué du mur à coffrage intégré et celles du noyau
Dans les autres cas, seules les vérifications relatives au
coulé en place doit être conforme à l’article 8.7 de la
monolithisme du mur doivent être réalisées.
norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe nationale française.
Nota : les armatures mises en œuvre dans les voiles préfa-
briqués et au niveau des liaisons correspondent alors aux
armatures minimales définies au paragraphe 1.1.1.3.
b) Vérification de la résistance au cisaillement
au droit du joint
La vérification de la résistance au cisaillement au droit du
joint doit être menée de la façon suivante :
Les exigences de l’article 6.2.2 et de l’article 6.2.3 de la
norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe nationale doivent
être vérifiées. Dans le cas où l’article 6.2.3 doit être
appliqué, les exigences de l’article 9.2.2 de la norme NF
EN 1992-1-1 et son Annexe nationale doivent être véri-
fiées.
Figure A-4 – Schéma de recouvrement des armatures au
L’effort tranchant résistant de calcul VRd,c au droit du joint niveau du joint
calculé selon l’article 6.2.2 de la norme NF EN 1992-1-1 et
son Annexe nationale est comparé à l’effort tranchant solli-
d) Vérification de la résistance au cisaillement
citant de calcul VEd au droit du joint (cf. Annexe I). Dans
sur le contour de liaison au droit du joint
le cas de voiles, la valeur à utiliser pour vmin est donnée
dans l’Annexe nationale NF EN 1992-1-1/NA et est égale Les Figures A-5 et A-6 illustrent le principe de la couture
à 0,35*fck,n0,5/Υc. Une vérification du glissement dans la avec ou sans liaison aux abouts.
section peut être également réalisée selon l’article 6.2.4 Dans le cas le plus courant où des armatures de couture
de la norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe nationale. sont réalisées avec des U aux abouts des murs à coffrage
Lorsque la dernière condition de résistance au cisaille- intégré et que les sections d’armatures sont donc iden-
ment n’est pas vérifiée, il convient de disposer des arma- tiques sur les deux plans de couture, les efforts résistants
tures de liaison en assimilant la section réduite au droit sont déterminés sur la base de l’expression suivante :
du joint à une reprise de bétonnage verticale. L’article
6.2.5 de la norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe natio- = [ , ×2 + ( + )×2 ]×1
nale s’appliquent. La vérification au cisaillement est alors
menée en considérant l’hypothèse suivante : les valeurs Avec :
des deux coefficients c et γ dépendant de la rugosité de c le coefficient de cohésion et μ, le coefficient de frotte-
l’interface sont égales respectivement à 0,5 et à 0,9. ment.
La valeur de calcul de la contrainte de cisaillement au Les vérifications au cisaillement sont réalisées en consi-
droit du joint est donnée par l’expression suivante : dérant l’hypothèse suivante : les valeurs des deux coef-
vRd, j c × fctd,n n f yd ( sin cos ) 0,5 fcd,n ficients c et μ dépendant de la rugosité de l’interface
correspondent au cas d’une surface de reprise de type «
Avec : lisse » au sens de l’article 6.2.5 de la norme NF EN 1992-
1-1, soit c égale à 0,2 et μ égal à 0,6.
fcd,n la valeur de calcul de la résistance en compression du
béton du noyau coulé en place, définie à l’article 3.1.6 de Nota : le terme surface lisse, au sens de l’article 6.2.5 de
la norme NF EN 1992-1-1 et à son Annexe nationale NF la norme NF EN 1992-1-1, peut désigner soit une surface
EN 1992-1-1/NA ; réalisée à l’aide de coffrages glissants, soit une surface
extrudée ou soit une surface non coffrée laissée sans trai-
fctd,n la valeur de calcul de la résistance en traction du tement ultérieur après vibration.
béton du noyau coulé en place, définie à l’article 3.1.6 de
la norme NF EN 1991-1-1 et son Annexe nationale NF EN
1991-1-1/NA ;
fyd la limite d’élasticité de calcul de l’acier de béton armé
égale à fyk/Υs ;

e-Cahiers du CSTB - 13 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Les coefficients c et μ sont présentés dans le Tableau 1
en fonction de la sollicitation de calcul vis-à-vis des états
limites ultimes (ELU) : combinaisons d’actions en situa-
tions durables ou transitoires (fondamentales) au sens
de l’article 6.4.3.2 et de l’annexe A1 de la norme NF EN
1990 et combinaisons d’actions accidentelles au sens de
l’article 6.4.3.3 et de l’annexe A1 de la norme NF EN 1990.
Sous charges dynamiques ou de fatigue, il convient de
diviser par deux les valeurs du coefficient c, conformé-
ment à l’article 6.2.5 (5) de la norme NF EN 1992-1-1 et
son Annexe nationale.

Tableau 1 – Valeurs des coefficients c et μ

Combinaisons à ELU Situations durables ou transitoires Situations accidentelles


c 0,2 0,1
μ 0,6 0,6

σn la contrainte normale à l’interface résultant d’un effort


de compression ;
fctd,n la résistance de calcul en traction du béton du noyau
coulé en place ;
fyd la limite d’élasticité de calcul de l’acier de béton armé ;
ρ le pourcentage d’armatures Acout traversant l’interface
voile préfabriqué/noyau coulé en place sur la distance x ;
x la distance de l’extrémité de l’armature à l’about du voile
préfabriqué (Figures A-5 et A-6).
Nota : dans l’expression de l’effort résistant ci-dessus,
l’influence du retrait du béton coulé en place est négligée.

Figure A-5 – Liaison avec couture des abouts

e-Cahiers du CSTB - 14 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Figure A-6 – Liaison sans couture aux abouts

Nota : la liaison sans couture aux abouts est incompatible 1.1.1.10 Principes constructifs
avec une utilisation en poutre-cloison (Figure A-6). • Liaisons entre éléments
1.1.1.9 Chevillage Des schémas de liaisons types entre éléments sont
Il appartient au Maître d’œuvre ou au bureau d’études présentés en Annexe IX. Ces liaisons peuvent être du
techniques de vérifier que l’ouvrage support, c’est-à-dire type :
le mur à coffrage intégré, est apte à reprendre les charges – articulé : les armatures de liaison sont ajoutées unique-
transmises par les chevilles et comporte les dispositions ment dans le noyau ;
éventuelles nécessaires à leurs transferts. – couturé : il s’agit d’une liaison articulée à laquelle est
Les chevilles implantées perpendiculairement au plan de ajoutée une armature de couture reliant les deux voiles
reprise voile préfabriqué/noyau sont : préfabriqués, en bord de chaque panneau ;
– soit ancrées totalement dans l’épaisseur du voile préfa- – encastré.
briqué suivant les préconisations du fabricant ;
• Utilisation des treillis raidisseurs dans les renforcements
– soit ancrées totalement dans l’épaisseur de béton coulé
en place (noyau) : Les renforcements des bords libres verticaux pourront
être réalisés dans les murs à coffrage intégré à l’aide de
- la vérification en traction doit être faite en considérant treillis raidisseurs.
comme l’épaisseur à fixer, l’épaisseur de la platine Les barres de chaînages périphériques sont intégrées
augmentée de l’épaisseur du voile préfabriqué dans les voiles préfabriqués des murs à coffrage intégré.
concernée par la fixation, Les U de fermeture constructifs sont remplacés par des
- la vérification en cisaillement est effectuée en consi- treillis raidisseurs.
dérant uniquement l’épaisseur de la platine comme
épaisseur à fixer.
Un chevillage parallèle au plan de reprise n’est autorisé
que dans la partie béton coulé en place, dont on aura
vérifié la bonne compacité. La contribution des voiles
préfabriqués est ignorée pour la résistance de l’ancrage
de la cheville. Les systèmes permettant d’en tenir compte
peuvent être définis dans chaque Avis.

e-Cahiers du CSTB - 15 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


a

Figure A-7 – Schémas de principe de dispositions équivalentes de renforcement des bords libres verticaux :
(a) solution traditionnelle, (b) solution mur à coffrage intégré

Les ferraillages constructifs constitués de cadres, Les U, cadres, épingles et étriers constructifs sont
d’épingles ou d’étriers, pourront également être réalisés remplacés par des treillis raidisseurs.
dans les murs à coffrage intégré à l’aide de treillis raidis- La section d’armatures équivalente As,eq par mètre linéaire
seurs. est calculée à partir de l’effort résistant Fs au niveau du
Les filants sont soit intégrés en renforts dans les voiles plan de cisaillement oblique.
préfabriqués des murs à coffrage intégré, soit remplacés
par les filants des treillis raidisseurs si la section d’arma-
tures est équivalente.

e-Cahiers du CSTB - 16 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Murs et poteaux
Les armatures en attente et les armatures de liaison sont
disposées de manière à respecter un enrobage minimal
autour de ces armatures de 15 ou 30 mm selon la classe
d’exposition de l’ouvrage. L’enrobage cg de ces arma-
tures est compté à partir de la face intérieure des voiles
préfabriqués.

Figure A-8 – Géométrie du raidisseur

sin .sin
As,eq 4.Fs. / f yk
st
Avec :
Fs : effort résistant au niveau du plan de cisaillement
oblique calculé de la manière suivante :

FS Min ( A raid ,Di.Re,Di ; Fw)

fyk : limite caractéristique d’élasticité de l’acier des


épingles ;
Re,Di : limite apparente d’élasticité de la diagonale du
treillis raidisseur ;
Araid,Di : section de la diagonale du treillis raidisseur ;
Fw : résistance garantie de la soudure des sinusoïdes sur
les armatures longitudinales du treillis raidisseur ;
β : angle d’inclinaison des diagonales dans le plan trans-
versal.
• Façonnage des armatures
Figure A-10 – Position des armatures en attente dans un mur
Aciers structuraux à coffrage intégré
L’ancrage des barres longitudinales doit être conforme à
l’article 8.4 de la norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe 1.1.1.11 Recouvrement d’armatures
nationale. Il y a lieu de tenir compte également de l’enro- Les règles de recouvrements des armatures du noyau
bage intérieur de l’armature dans le voile préfabriqué via avec celles intégrées dans les voiles préfabriqués
l’introduction d’un coefficient α7 égal à : des murs à coffrage intégré, doivent être conformes à
– 1 si l’enrobage minimal de l’armature de structures est l’article 8.7 de la NF EN 1992-1-1 et son Annexe nationale.
supérieur à 10 mm par rapport à la surface de reprise ;
– 1,25 si l’armature est tangente à l’interface de reprise ;
– 2 si l’armature est sécante à l’interface de reprise.
La longueur d’ancrage de calcul de l’armature dans le
voile préfabriqué vaut α7lbd, avec la longueur d’ancrage
de calcul lbd définie à l’article 8.4.4 de la norme NF EN
1992-1-1 et son Annexe nationale.
Nota : dans le cas d’une poutre-cloison, seule la configu-
ration (a) de la Figure A-9 peut être retenue.

Figure A-9 – Enrobage et ancrage des aciers structuraux

e-Cahiers du CSTB - 17 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


1.1.1.12 Éclissage des armatures
Ces armatures sont soit intégrées dans les murs à coffrage
intégré, soit mises en œuvre dans la partie coulée en
place.
Lorsqu’elles sont mises en œuvre dans la partie coulée
en place, le nombre maximal de barres est de 2 par lit et
le diamètre maximal ϕmax est donné par les expressions
suivantes :
– pour les armatures horizontales, le diamètre maximal
des armatures est égal à (Figure A-11) :

bn,min e0 ah1 ah2 Figure A-11 – Exemple de l’éclissage des armatures


max
2 horizontales

– pour les armatures verticales, le diamètre maximal des


armatures est égal à (Figure A-12) :

bn,min e0 av1 av 2
max
2
Avec :
bn,min l’épaisseur minimale du noyau coulé en place, toutes
tolérances épuisées ;
e0 est nul si les armatures sont accolées ou est égal à 1,7
Dmax si les armatures sont espacées. Figure A-12 – Exemple de l’éclissage
Les distances nominales libres entre l’armature de liaison des armatures verticales
horizontale disposée au droit du joint et la face intérieure
du premier ou second voile préfabriqué sont notées ah1 Ces dispositions permettent d’assurer, toutes tolérances
et ah2. épuisées, un espace de 25 mm entre les armatures et la
face intérieure du voile préfabriqué le plus proche.
Les distances nominales libres entre l’armature de liaison
verticale disposée au droit du joint et la face intérieure du Les deux armatures peuvent être remplacées par une
premier ou second voile préfabriqué sont notées av1 et av2. section d’armatures équivalente.
En prenant en compte les variations dimensionnelles et de En zone fléchie, les longueurs de recouvrement des arma-
positionnement de l’armature, ces distances nominales tures d’éclissage seront majorées de 20 % pour prendre
sont données par les expressions suivantes : en compte les tolérances de positionnement des arma-
tures dans le noyau.
ah1 max(25 mm; 1,7Dmax) ae1, min 15 mm
1.1.1.13 Critères de bétonnage
ah2 max(25 mm; 1,7Dmax) ae 2,min 15 mm • Hauteur de chute du béton
av 1 max(25 mm; 1,4Dmax) ae1,min 15 mm La hauteur maximale Hmax de chute du béton n’excèdera
pas 3 m quelle que soit l’épaisseur du noyau (en réfé-
av 2 max(25 mm; 1,4Dmax) ae2, min 15 mm rence à l’art. 1.3 « Déversement par bennes » de la norme
NF P 18-504 « Mise en œuvre des bétons de structure »).
Avec :
Lorsque les hauteurs de panneaux sont supérieures
ae1,min la distance minimale libre entre l’armature de liaison à cette hauteur maximale et ne permettent donc pas le
au droit du joint et la face intérieure du premier voile préfa- bétonnage par trémie disposée en tête de panneau, le
briqué ; bétonnage doit être réalisé par introduction d’un tube
ae2,min la distance minimale libre entre l’armature de liaison souple entre les voiles préfabriqués (lorsque l’épaisseur
au droit du joint et la face intérieure du second voile préfa- du noyau le permet) ou par une trémie latérale respectant
briqué. cette même hauteur limite (Figure A-13). La distance hori-
Ces distances sont définies aux paragraphes A.5.1 et zontale entre deux trémies ou entre deux positionnements
A.5.2, et prenant les valeurs 15 mm ou 30 mm selon la successifs de tube souple ne doit pas excéder 3,80 m.
classe d’exposition de l’ouvrage, les conditions de liaison, Dans ce cas, on doit s’assurer du bon remplissage des
etc., (cf. Annexe VI). murs à coffrage intégré par l’examen des joints verti-
Nota : la valeur de l’épaisseur minimale du noyau bn,min caux entre panneaux, par le contrôle du volume du béton
se déduit de l’épaisseur nominale du noyau bn, des tolé- déversé ainsi que par une observation directe par les
rances en plus sur les épaisseurs des voiles ∆b1+, ∆b2+ ouvertures éventuelles dans les panneaux.
et de la tolérance en moins du mur à coffrage intégré ∆b-
suivant l’expression suivante :

+ )2 + )2
, = (Δ )2 + ( Δ 1 + (Δ 2

e-Cahiers du CSTB - 18 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


a b

Figure A-13 – Hauteur de bétonnage équivalente à (a) hauteur sous trémie et (b) hauteur sous tube souple

• Vitesse de bétonnage
En l’absence de prescription particulière, la vitesse de
bétonnage est de 50 cm/h dans les conditions de tempé-
rature prévues à l’annexe B informative de la norme NF
EN 14992.
Au-delà de cette vitesse, la vitesse doit être précisée
sur le plan de pose et définie en prenant comme réfé-
rence l’annexe B informative de la norme NF EN 14992
(cf. Figure A-14 avec Lc la charge de bétonnage recom-
mandée égale à 15,6 kN/m pour un enrobage minimal
de 15 mm et 18,4 kN/m pour un enrobage minimal de
17 mm).
La charge de bétonnage est la capacité résistante à
la poussée du béton admissible par le mur à coffrage
intégré.
La validité des courbes présentées à la Figure A-14 est
conditionnée à la garantie d’une résistance caractéris-
tique en compression minimale de 20 MPa au moment du
bétonnage pour le béton des voiles préfabriqués.

Figure A-14 – Vitesse de bétonnage en fonction de l’entraxe des treillis raidisseurs


(Figure B-3 de l’annexe B de la norme NF EN 14992)

e-Cahiers du CSTB - 19 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Nota : l’attention est attirée sur le fait que des disposi-
tions particulières sur le phasage d’exécution des voiles
doivent être prises pour que les prescriptions de condi-
tions de bétonnage décrites ci-dessus puissent être
respectées. À titre d’exemple, une vitesse bétonnage de
50 cm/h implique le bétonnage d’une hauteur de 3 m sur
une durée de 6 heures.
1.1.1.14 Dispositions parasismiques
• Principe général
L’étude des murs à coffrage intégré sous les actions
sismiques relève de la norme NF EN 1998-1 et de son
Annexe nationale. Conformément à l’article 1-II du décret
2010-1254 du 22/10/2010, les bâtiments sont répartis en
quatre catégories d’importance (I, II, III et IV). L’arrêté du
22/10/2010 définit ces catégories (article 2.I) et les coeffi-
cients d’importance s’y rapportant (article 2.III). De plus,
la zone sismique du bâtiment doit être prise en compte
conformément aux décrets 2010-1254 et 2010-1255 du
22/10/2010. De plus, la zone sismique du bâtiment doit
être prise en compte conformément aux décrets 2010-
1254 et 2010-1255 du 22/10/2010.
Les exigences varient en fonction de la zone de sismicité
et de la catégorie d’importance du bâtiment (Tableau 2).

Tableau 2 – Exigences en fonction de la zone de sismicité et


de la catégorie d’importance du bâtiment

Zone de sismicité 1 2 3 4 5

I
Catégorie d’importance

Maison Règles simplifiées PS-MI


II
individuelle Aucune obligation (si conformité au domaine d’application)

Autre
II
bâtiment
Eurocode 8
III (*)

IV

(*) : Eurocode 8 sauf pour les bâtiments scolaires respec-


tant le chapitre 1.1 des règles PS-MI.
Les dispositions suivantes ne concernent que les murs
considérés comme éléments sismiques primaires, c’est-
à-dire les murs faisant partie du système structural résis-
tant aux actions sismiques, modélisés dans l’analyse pour
la situation sismique de calcul et entièrement conçus et
étudiés en détail pour assurer la résistance aux séismes
conformément aux règles de la NF EN 1998-1 et de son
Annexe nationale.
La détermination des efforts induits par les actions
sismiques sur un panneau de mur à coffrage intégré
et le respect des critères de ductilités sont réalisés sur
l’hypothèse d’une section homogène équivalente au mur
banché substitué.
Pour les murs considérés comme éléments secondaires
qui ne sont pas considérés comme faisant partie du
système résistant aux actions sismiques et dont la résis-
tance et la rigidité vis-à-vis des actions sismique sont
négligées, les liaisons entre panneaux sont similaires aux
liaisons préconisées en dehors des zones sismiques.

e-Cahiers du CSTB - 20 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Figure A-15 – Schéma d’un comportement monolithique des
panneaux

Les tirants et chaînages adéquats issus du calcul peuvent


être intégrés dans les murs à coffrage intégré. Figure A-16 – Liaison verticale en zone sismique
• Principe des vérifications des murs à coffrage intégré sans justification par le calcul
sous sollicitations sismiques
La détermination des efforts induits par les actions Dans le cas de justifications des liaisons par le calcul,
sismiques sur un panneau de mur à coffrage intégré est l’effort tranchant sollicitant de calcul doit être comparé
réalisée sur l’hypothèse d’une section homogène équiva- aux efforts tranchants résistants de calcul mobilisables en
lente au mur banché substitué. fonction du type de liaison (horizontale ou verticale) et du
cas de charge étudié. Cette vérification a pour objet de
De plus, en référence à l’article 5.11.1.4 de l’EN 1998-1, déterminer le type de liaison à utiliser pour le panneau
qui concerne l’utilisation d’éléments préfabriqués pour la étudié, permettant de reproduire le monolithisme du mur.
résistance au séisme, il convient de prendre le coefficient
kp égal à 1. • Liaisons entre murs à coffrage intégré au droit d’une
dalle
• Stabilité locale
Afin de s’assurer du non-glissement du mur à coffrage
Dans le cas de figure où le mur est libre sur l’un de ces intégré par rapport à la dalle sous les sollicitations dyna-
côtés, on pourra se reporter à la vérification de la stabilité miques, l’article 5.4.3.5.2(4) de la norme NF EN 1998-1 et
de forme effectuée pour les poutres-cloisons (cf. para- son Annexe nationale doit être vérifié sur la base du noyau
graphe 1.1.2.4). du mur à coffrage intégré.
À défaut de justifications par le calcul, les murs à coffrage
intégré peuvent être assimilés à un mur banché de
section homogène équivalente à condition de respecter
les dispositions et justifications exposées dans les para-
graphes suivants qui correspondent au cas par défaut.
• Liaisons entre murs à coffrage intégré en zone courante
À défaut de calcul spécifique des liaisons :
– les liaisons horizontales sont proscrites ;
– pour les liaisons verticales, il y a lieu de réaliser des
poteaux au droit des joints (Figure A-16), dans lesquels
sont incorporées des armatures horizontales de conti-
nuité ancrées au-delà des treillis raidisseurs de rive. La
section des armatures de liaison est celle déterminée
pour le mur banché substitué, majorée du rapport
épaisseur totale/épaisseur totale diminuée d’une épais-
seur de voile préfabriqué, soit (b/(b-bp)). Les poteaux Figure A-17 – Exemple de chaînage horizontal
doivent comporter au moins une face accessible avant
bétonnage et visible après décoffrage. Dans le cas d’utilisation de prédalles suspendues en
situation sismique, les exigences sont celles définies par
La section des filants verticaux par mètre linéaire d’ouver- les Règles Professionnelles pour les planchers à prédalles
ture est au moins égale au tiers de la section par mètre suspendues avec boîtes d’attentes (novembre 2009).
linéaire des armatures horizontales du voile préfabriqué.

e-Cahiers du CSTB - 21 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


• Liaisons à l’intersection de deux ou plusieurs murs à
coffrage intégré
Les intersections de murs nécessitent systématiquement
la mise en œuvre d’un chaînage vertical. Ce chaînage
peut être incorporé dans le mur à coffrage intégré ou
mis en œuvre par le biais des armatures de couture. Le
choix entre ces deux solutions sera fonction de la section
du tirant, de l’épaisseur du mur à coffrage intégré et des
contraintes de mise en œuvre.

a b

Figure A-18 – Chaînage vertical (a) dans le noyau coulé en place, (b) mis en œuvre par le biais des armatures de couture

1.1.2 Prescriptions particulières aux éléments


Les dispositions minimales de la NF EN 1998-1 et son essentiellement sollicités dans leur plan
Annexe nationale française NF EN 1998-1/NA doivent être
respectées, notamment l’utilisation d’armatures de types 1.1.2.1 Prescriptions particulières aux murs courants
B ou C (article 5.3.2 de la NF EN 1998-1 pour la DCL et Les joints en pied sont généralement de type « articulé ».
article 5.4.1.1(3) pour la DCM) ou d’armatures de type A
(pour les utilisations prévues dans l’Annexe nationale NF Les sollicitations doivent être équilibrées au droit des
EN 1998-1/NA telles que les aciers de montage, les aciers joints selon la norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe natio-
de peau ou les treillis de surface). Les aciers de type A ne nale en considérant :
sont pas pris en compte dans les calculs. – la résistance caractéristique du béton du noyau fck,n ;
Les dispositions relatives aux chaînages horizontaux et – les armatures ancrées au-delà du joint ;
verticaux des murs principaux ou primaires, y compris
– la section utile résistante aux efforts qui est celle du
leurs fondations, sont précisées dans la norme NF EN
béton du noyau.
1998-1 article 5.4.3.5.3 (4) et son Annexe Nationale NF
EN 1998-1/NA. Dans les cas où le joint présente une largeur minimale de
Remarque 3 cm ou dans le cas où le joint est réalisé sur un mortier
de calage de résistance au moins égale à la valeur carac-
Les dispositions de ferraillage minimales en zones téristique en compression du noyau coulé en place fck,n
sismiques peuvent conduire à des encombrements prise en compte dans les calculs, la section résistante à
incompatibles avec les plus faibles épaisseurs de noyau. la compression est calculée en considérant l’épaisseur b
Une augmentation de l’épaisseur totale des éléments de totale du mur (cf. Figure A-1).
murs à coffrage intégré est alors nécessaire.
• Exigences relatives au façonnage des armatures
Les armatures transversales des poutres et poteaux
doivent respecter les dispositions constructives définies
dans la norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe nationale
et, dans la norme NF EN 1998-1 et son Annexe nationale.

e-Cahiers du CSTB - 22 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


• Sollicitation en compression centrée
L’effort normal NEd agissant à l’ELU est limité par la valeur
suivante :
= +

Avec :
NRd l’effort normal résistant de calcul du poteau ;
Ac la section résistance du poteau calculée en considé-
rant l’épaisseur totale du poteau, réduite des chanfreins
éventuels si le joint présente une épaisseur minimale de 3
cm, ou si la pose est réalisée sur un mortier de calage de
résistance au moins égale à la valeur fck,n prise en compte
dans les calculs. Dans le cas contraire, la section résis-
tante est réduite à la section de béton du noyau ;
fcd la valeur de calcul de la résistance en compression du
béton telle que définie à l’article 3.1.6 de la NF EN 1992-
1-1 et son Annexe nationale NF EN 1992-1-1/NA ;
As la section d’armatures ;
σs la valeur de contrainte de calcul dans les aciers égale
Figure A-19 – Liaison en pied des murs courants à fyd.
• Cas particuliers des poteaux résistants par le béton seul
1.1.2.2 Prescriptions particulières aux poteaux
L’effort normal NEd limite agissant à l’ELU en tête de poteau
La distinction entre « mur » et « poteau » est faite selon l’ar-
est alors limité à :
ticle 5.3.1 (7) de la norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe
nationale. Un poteau est un élément dont le grand côté de × × ,
la section transversale ne dépasse pas 4 fois le petit côté =
de celle-ci et dont la hauteur est au moins égale à 3 fois
le grand côté. Lorsque ce n’est pas le cas, il convient de
considérer l’élément comme un voile. Avec :
L’ensemble des prescriptions de la norme NF EN 1992-1-1 NRd l’effort normal résistant de calcul du poteau ;
et son Annexe nationale pour le dimensionnement des fck,eq la résistance caractéristique équivalente à la
poteaux doit être vérifié et complété par les justifications compression du béton pour l’épaisseur totale du mur telle
suivantes. que définie au paragraphe 1.1.1.1 ;
Dans le cas où le poteau est soumis à des efforts hori- Ac la section résistante à la compression est calculée
zontaux, le monolithisme de la section doit être vérifié, en considérant l’épaisseur totale du poteau, réduite des
(cf. paragraphe 1.1.4.1). chanfreins éventuels, si :
• Type de ferraillage fonction du type de sollicitations – le joint présente une épaisseur minimale de 3 cm ;
On considère conventionnellement comme soumis à «
une compression centrée » tout poteau isolé : – ou la pose est réalisée sur un mortier de calage de résis-
tance au moins égale à la valeur fc n prise en compte
– sollicité uniquement par un effort normal de compres- dans les calculs.
sion NEd ;
Dans le cas contraire, la section résistante est réduite à la
– lorsque son élancement λ vérifie l’expression suivante section de béton du noyau de résistance caractéristique
(article 5.8.3 de la norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe à la compression fck,n.
nationale) :
Υc le coefficient partiel de sécurité relatif au béton tel
20ABC que défini à l’article 2.4.2.4 de la NF EN 1992-1-1 et son
< lim = Annexe nationale.
n
αcc un coefficient tenant compte des effets à long terme
Avec : sur la résistance en compression et des effets défavo-
λ l’élancement du poteau défini comme le rapport de la rables résultant de la manière dont la charge est appli-
longueur efficace du poteau sur le rayon de giration de la quée (cf. article 3.1.6 de la NF EN 1992-1-1 et son Annexe
section droite ; nationale).
λlim la valeur limite de l’élancement ; Le ferraillage est réalisé de la même manière que pour un
mur à coffrage intégré classique : aciers horizontaux, verti-
A, B et C sont définis à l’article 5.8.3 de la norme caux et treillis raidisseurs. Les abouts des murs à coffrage
NF EN 1992-1-1 et son Annexe nationale ; intégré seront systématiquement fermés par des U.
n l’effort normal relatif défini à l’article 5.8.3 de la norme
NF EN 1992-1-1 et son Annexe nationale.
Dans l’hypothèse où l’élancement du poteau est supé-
rieur à l’élancement limite calculé ci-dessus, les effets du
second ordre ne sont plus négligeables et les méthodes
de calcul décrites dans l’article 5.8.5 de la norme
NF 992-1-1 et son Annexe nationale peuvent être
appliquées : méthode basée sur la rigidité nominale
(article 5.8.7) et méthode basée sur la courbure nominale
(article 5.8.8). Les calculs sont réalisés sur la base de la
section courante.

e-Cahiers du CSTB - 23 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Figure A-20 – Section de poteau résistant par le béton seul

• Cas particuliers des poteaux nécessitant des armatures


structurelles
Ces poteaux pourront être réalisés en murs à coffrage
intégré mais les dispositions de ferraillage seront les
dispositions traditionnelles de réalisation d’un poteau,
comme indiquées sur la Figure A-21 : il convient que
chaque barre longitudinale soit maintenue par des arma-
tures transversales. Il convient également de ne pas
disposer de barre non tenue à moins de 150 mm d’une
barre tenue conformément à l’article 9.5.3 de la norme NF
EN 1992-1-1 et son Annexe nationale.

15cm mini entre chaque épingle

Figure A-21 – Section de poteau nécessitant des armatures structurelles

L’effort normal agissant de calcul NEd en tête de poteau


est limité par :

× × ,
= +

Avec :
NRd l’effort normal résistant de calcul du poteau ;
Ac la section résistante à la compression est calculée
en considérant l’épaisseur totale du poteau, réduite des
chanfreins éventuels, si :
– le joint présente une épaisseur minimale de 3 cm ;
– ou la pose est réalisée sur un mortier de calage de résis-
tance au moins égale à la valeur fc n prise en compte
dans les calculs.
Dans le cas contraire, la section résistante est réduite à la
section de béton du noyau.
σs la valeur de contrainte de calcul dans les aciers égal
à fyd.
Par ailleurs, les sections d’armatures doivent respecter les
conditions d’éclissage définies au paragraphe 1.1.1.12.

e-Cahiers du CSTB - 24 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


1.1.2.3 Prescriptions particulières aux poutres On en déduit la contrainte de cisaillement maximum τEd,max
L’ensemble des prescriptions de la norme NF EN 1992- qui s’exerce sur les plans de couture (en MPa) :
1-1 et son Annexe nationale pour le dimensionnement des
poutres doit être vérifié et complété par les justifications ( 1;
suivantes. 3 2)
, = 10
La section de béton prise en compte dans le calcul est 0,
l’épaisseur totale de la poutre.
• Intégrité de la section Avec h la hauteur totale de la poutre, en m.
Cette vérification consiste à s’assurer du monolithisme Nota : les expressions de g1 et g2 ci-dessus sont valables
de l’ensemble de la section par la détermination des en partie courante. Le coefficient 0,6 a été choisi pour
contraintes de cisaillement qui s’exercent à l’interface estimer la part de cisaillement d’interface à reprendre.
voile préfabriqué/noyau coulé en place et par la mise en La liaison par le béton seul est systématiquement
place d’aciers de couture. renforcée par des treillis raidisseurs traversant le plan de
reprise. Il convient de vérifier à l’interface entre les deux
bétons que la valeur limite de calcul de la contrainte de
cisaillement τEd,lim est telle que :

, = { = , + ( +
0,5 ,
)+ ( + )

Avec :
fcd,n la valeur de calcul de la résistance en compression du
béton de remplissage du noyau telle que définie à l’article
3.1.6 de la norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe natio-
nale NF EN 1992-1-1/NA ;
fctd,n la valeur de la résistance de calcul en traction du
béton de remplissage du noyau telle que définie à l’article
3.1.6 de la norme NF EN 1991-1-1 et son Annexe natio-
nale ;
vRd,i la valeur de calcul de la contrainte de cisaillement à
l’interface ;
La contrainte disponible ft dans chaque branche du treillis
raidisseur est telle que :

=
( ,
;
)
Re,Di est la limite apparente d’élasticité des aciers ;
Υs le coefficient partiel de sécurité sur l’acier ;
Figure A-22 – Plans de cisaillement dans la section d’une FW est la résistance garantie de la soudure des sinusoïdes
poutre sur les armatures longitudinales du treillis raidisseur ;
ADi est la section d’une diagonale du treillis raidisseur ;
On peut admettre que l’effort de glissement g1 par unité
de longueur relatif à la largeur du premier voile préfa- v est un coefficient de réduction de la résistance du béton
briqué (sur le plan de cisaillement noté P1) est égale à : défini de la manière suivante :

1 = ( 1
;
1
) = 0,6 1 ( 250
,
)
Les coefficients c et μ dépendent de la rugosité de l’inter-
face et sont définis à l’article 6.2.5 de la norme NF EN
On peut admettre que l’effort de glissement g2 par unité 1992-1-1. Sauf dispositions complémentaires précisées
de longueur relatif à la largeur du second voile préfa- dans les Avis Techniques et suivies dans le cadre de la
briqué (sur le plan de cisaillement P2) est égal à : certification des produits, les surfaces seront classées en
Avec : lisse avec cEC2 égal à 0,20 et μ égal à 0,6. Les valeurs
de c et μ sont celles de l’article 6.2.5 de la norme NF EN

( )
1992-1-1 dans le cas d’une surface de reprise lisse avec
2 2 la minoration suivante : c = cEC2/1,1 (soit c égal à 0,18).
2 = ;
Sous charges dynamiques ou de fatigue, il convient de
diviser par deux les valeurs du coefficient c, conformé-
VEd l’effort tranchant sollicitant de calcul à l’ELU, en kN ; ment à l’article 6.2.5 (5) de la norme NF EN 1992-1-1 et
As la quantité d’armatures tendues égale à la somme des son Annexe nationale.
aciers As,p1 dans le premier voile préfabriqué et des aciers α et α’ sont les inclinaisons des diagonales des treillis
As,p2 du second voile préfabriqué (en cm²) ; raidisseurs par rapport au plan de reprise dans le sens
z le bras de levier de la section, pris égal à 0,9 d (d étant longitudinal.
la hauteur utile de la section),en m.

e-Cahiers du CSTB - 25 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


ρα et ρα’ sont les pourcentages des armatures transver-
sales ancrées de part et d’autre du plan de reprise suivant
l’angle α ou α’, calculés comme présenté à l’Annexe III.
Nota : dans l’expression de la contrainte de cisaillement
ci-dessus, l’influence du retrait du béton coulé en place
est négligée.
L’Annexe IV illustre le principe de calcul de la contrainte
de cisaillement limite τEd,lim.
Le plan de reprise peut être renforcé en resserrant les
treillis raidisseurs ou en disposant des raidisseurs de
renforts pour augmenter la valeur de ρ (Annexe IV).
Si la valeur limite de la contrainte de cisaillement est
telle que τEd,lim est supérieure à la contrainte vmin égale à
0,35.fck,eq0,5/γc telle qu’indiquée dans l’Annexe nationale
NF EN 1992-1-1/NA (6.2.2(1) Note) alors il est nécessaire
de disposer des armatures transversales d’effort tran-
chant.
• Vérifications sur appuis
Figure A-24 – Appui de poutre – cas 1
Les règles d’ancrages d’armatures sont celles de la
NF EN 1992-1-1 et de son Annexe nationale. L’article
9.2.1.4 s’applique pour l’appui simple d’about et l’article
9.2.1.5 s’applique pour l’appui intermédiaire.
Au niveau des appuis (sur la première bielle), la largeur
de calcul bapp est calculée selon le type d’appui :
– Cas 1 : bapp = bn correspond à l’épaisseur du noyau du
mur à coffrage intégré (Figure A-24) ;
– Cas 2 : bapp = b – bp1 – ch2 ou b – bp2 – ch1 correspond
à l’épaisseur totale réduite d’une épaisseur de
voile préfabriqué et d’une largeur de chanfrein
éventuel (Figure A-25) ;
– Cas 3 : bapp = b – ch1 – ch2 correspond à l’épaisseur
totale réduite des largeurs de chanfreins éven-
tuels (Figure A-26).
Avec :
b l’épaisseur totale du mur à coffrage intégré ;
bn l’épaisseur du noyau coulé en place ;
bp1 l’épaisseur du premier voile préfabriqué ; Figure A-25 – Appui de poutre – cas 2
bp2 l’épaisseur du second voile préfabriqué ;
ch1 la largeur des chanfreins du premier voile préfabriqué;
ch2 la largeur des chanfreins du second voile préfabriqué.
La valeur de bapp permet ensuite le calcul du ferraillage
de cisaillement sur appui (articles 8.4.4 et 9.2.1.4 de
la norme NF EN 1992-1-1) et la vérification de la bielle
d’about selon l’article 6.5.4 de la norme NF EN 1992-1-1.

Noyau
coulé
1 en
2
place

ch1 ch2
bp1 bn bp2
b Figure A-26 – Appui de poutre – cas 3

Figure A-23 – Définition de la géométrie de la section

e-Cahiers du CSTB - 26 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


La réalisation du joint d’appui doit être conforme aux pres- Cette vérification n’est pas à mener dans le cas de
criptions communes (cf. paragraphe 1.1.1.1). panneaux de murs à coffrage intégré efficacement raidis
• Résistance à la torsion par des membrures supérieures et inférieures solidaires
des montants d’appui.
Nota : comme pour les poutres élancées, on doit éviter
de faire travailler les éléments en MCI en torsion, notam- Dans le cas de présence de joints de calepinage et
ment en raison des déformations qu’il en résulte. Toute- quelles que soient leurs positions, seule l’épaisseur du
fois, lorsqu’on ne peut pas éviter de le faire, l’article 6.3 de noyau est prise en compte pour cette vérification. Dans le
la NF EN 1992-1-1 et son Annexe nationale s’appliquent. cas contraire, l’épaisseur totale du mur à coffrage intégré
est prise en compte.
Les sollicitations en torsion doivent être prises en compte
dans le dimensionnement des poutres en considérant une Dans le cas où cette vérification n’est pas satisfaite, le
largeur de poutre égale à : noyau au droit des joints doit être augmenté soit par :
– soit l’épaisseur bn du noyau (dans le cas d’un joint du – l’épaississement du mur à coffrage intégré faisant
type cas 1 ci-dessus) ; poutre-cloison ;
– soit l’épaisseur totale diminuée d’une épaisseur de voile – l’ouverture partielle ou complète des joints entre murs,
préfabriqué et d’une largeur de chanfrein éventuel (b – c’est-à-dire l’ouverture, sur un ou deux voiles préfabri-
bp1 – ch2 ou b – bp2 – ch1) dans le cas d’un joint du type qués, des joints qui seront remplis pour reconstituer la
cas 2 ci-dessus ; section.
– soit l’épaisseur totale diminuée des largeurs de chan- Dans tous les cas, l’épaisseur retenue doit être suffisante
freins éventuels (b – ch1 – ch2) dans le cas d’un joint du pour assurer la bonne mise en œuvre des armatures et
type cas 3 ci-dessus. leur continuité.
Si la largeur du chanfrein (ch1 ou ch2) est inférieure au • Vérification des points singuliers (joints entre murs à
1/10 de la plus petite dimension de la section prise en coffrage intégré)
compte dans le calcul de la torsion, alors la présence de Les dispositions constructives au droit des joints doivent
ce chanfrein est négligée. respecter les prescriptions de paragraphe 1.1.1.8 (prin-
cipe de vérification des liaisons au droit des joints).
1.1.2.4 Prescriptions particulières aux poutres-cloi-
sons L’Annexe III propose une application numérique sur le
principe de vérification des liaisons entre murs à coffrage
Sont considérées comme « poutres-cloisons » les poutres intégré.
droites de section constante dont la hauteur de section
est supérieure au tiers de la portée selon l’article 5.3.1 (3) Les abouts des murs à coffrage intégrés constituant
de la norme NF EN 1992-1-1. les poutres-cloisons doivent être munis de couture
(Annexe II).
Les poutres-cloisons réalisées en tout ou partie à l’aide
de murs à coffrage intégré sont dimensionnées selon la À défaut de justifications de la résistance de la liaison, une
norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe nationale. poutre-cloison doit être inscrite dans un mur à coffrage
intégré (pas de joints) (cf. cas 1 de l’Annexe V).
L’ensemble des prescriptions de la norme NF EN 1992-
1-1 et son Annexe nationale pour le dimensionnement des Dans tous les cas, la section des armatures de liaison
poutres-cloisons doivent être vérifiées et complétées par sera au moins égale à la section d’armatures horizontales
les justifications suivantes. ou verticales déterminée conformément à l’article 9.7 de
la norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe nationale.
Les vérifications portent principalement sur les points
suivants : Pour le recouvrement des barres coupées et requises par
le calcul, il y a lieu d’appliquer le paragraphe 1.1.1.11.
– la vérification de la stabilité d’ensemble de la poutre-
cloison ; 1.1.2.5 Prescriptions particulières aux acrotères
– la vérification des points singuliers (joints entre murs) ; Les acrotères en murs à coffrage intégré sont conformes
aux prescriptions de l’article 7.2.4 du DTU 20.12.
– la vérification de la faisabilité de mise en œuvre des
armatures (tirant). • Acrotères bas
Les acrotères bas réalisés en murs à coffrage intégré sont
L’Annexe V présente les différents cas types qui peuvent incorporés aux murs à coffrage intégré du dernier niveau
être rencontrés. et sont réalisés par le prolongement de ces derniers
• Vérification de la stabilité d’ensemble au-dessus de la toiture.
Il convient de tenir compte des effets d’instabilité latérale Suivant que l’étanchéité est protégée par une engravure,
des poutres-cloisons par une épaisseur minimale du mur par une couvertine, ou par une bande de solin métal-
à coffrage intégré. lique, la face intérieure de l’acrotère est réalisée en mur à
L’épaisseur minimale du mur à coffrage intégré doit être coffrage intégré ou est coffrée en place.
au moins égale à :

pEd
b 0,14 L 3
f ck,eqh
Avec :
pEd la charge appliquée par unité de longueur de la paroi
sous la combinaisons d’actions prises en compte dans le
calcul à l’ELU ;
h la hauteur de la poutre-cloison ;
L la portée de la poutre-cloison ;
fck,eq la résistance caractéristique équivalente à la
compression du béton pour l’épaisseur totale du mur à
coffrage intégré.

e-Cahiers du CSTB - 27 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Figure A-27 – Protection de l’étanchéité

Le ferraillage de l’acrotère est intégré partiellement ou


totalement dans le mur à coffrage intégré.
Le ferraillage longitudinal des acrotères est éclissé au
droit de chaque joint vertical par la mise en place d’arma-
tures de section équivalente dans le noyau.

A Coupe A-A

Eclisses mises en Eclisses mises en


place dans le noyau place dans le noyau

A
Figure A-28 – Éclissage au niveau des joints d’acrotères

e-Cahiers du CSTB - 28 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


• Acrotères hauts (au sens du DTU 20.12)
Les acrotères hauts peuvent être incorporés aux murs à
coffrage intégré du dernier niveau et être réalisés par le
prolongement de ces derniers au-dessus de la toiture.

Partie haute
fractionnée
continue
Basse
Partie

Figure A-29 – Acrotères hauts continus au niveau de la toiture

Ils peuvent également être réalisés par des pièces


complémentaires rapportées au-dessus de la toiture.
Partie haute
fractionnée
continue
Basse
Partie

Figure A-30 – Acrotères hauts réalisés par des pièces complémentaires au-dessus de la toiture

e-Cahiers du CSTB - 29 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Panneau fractionné
Joint fractionné
ni acier de liaison, ni bétonnage
Joint rempli

Zone du joint complétement fermé Zone coulée


avec Elastomère première catégorie après éclissage

Bande de solin

Figure A-31 – Détail de réalisation du fractionnement des acrotères hauts

Les acrotères hauts sont constitués : Les pieds de panneau doivent être vérifiés en phase
– d’une partie basse ferraillée en continue à l’identique provisoire. Sauf cas particulier, les deux voiles préfabri-
des acrotères bas ; qués seront frettés en pied par une armature HA de 6 mm
avec un espacement e de 30 mm minimum, disposition
– d’une partie supérieure fractionnée, exempte d’arma- forfaitaire qui convient dans le cas général.
tures de liaisons et dont les joints restent vides sur toute
En phase définitive, les prescriptions du paragraphe 1.1.4
l’épaisseur des murs.
s’appliquent.
Cette dernière disposition sera obtenue par l’insertion
dans le joint, au moment du remplissage des murs, d’une 1.1.4 Prescriptions particulières aux éléments
planche de polystyrène traversant toute l’épaisseur du
mur et disposée sur la hauteur du fractionnement.
essentiellement sollicités perpendiculai-
Les joints de fractionnement seront espacés d’au plus rement à leur plan
8 mètres dans les régions sèches ou à forte opposition
de température, 12 mètres dans les régions humides ou 1.1.4.1 Prescriptions communes
tempérées (par référence au DTU 20-12). Ils pourront être • Encastrement avec armatures en attente
confondus avec les joints de murs à coffrage intégré et Le calcul du moment résistant doit prendre en compte la
auront une largeur de 2 cm. S’ils sont espacés de 4 mètres réduction du bras de levier par rapport au cas d’un voile
dans les régions sèches ou à forte opposition de tempé- banché, du fait de l’implantation des armatures en attente
rature, 6 mètres dans les régions humides ou tempérées dans le noyau.
la largeur des joints de fractionnement peut être ramenée
• Monolithisme – Vérification de la contrainte de cisaille-
à 1 cm.
ment à l’interface voile préfabriqué/noyau coulé en place
• Faisabilité de montage des armatures
La présence de deux plans de reprise de bétonnage
Sur la hauteur du bandeau continu inférieur, les murs à nécessite d’établir le monolithisme de la section.
coffrage intégré sont équipés au droit des joints d’une
La contrainte tangente à l’interface voile préfabriqué/
réservation disposée côté toiture, permettant le bon éclis-
noyau coulé en place est prise conventionnellement égale
sage des armatures de la partie continue de l’acrotère.
à:
1.1.3 Prescriptions particulières aux éléments VEd
inclinés Ed
l 0 ,9d
Les murs à coffrage intégré peuvent être mis en œuvre
dans un ouvrage avec une inclinaison minimale de 75°
Avec :
par rapport à l’horizontale.
VEd l’effort tranchant de calcul agissant à l’ELU évalué
Dans le cas de murs utilisés en couverture, les murs
pour une bande de largeur l ;
peuvent être inclinés à 45°.
d la hauteur utile.
Les dispositions de mise en œuvre restent identiques aux
murs verticaux. Des précautions particulières de blocage
en pied de murs seront prises en phase provisoire de
montage et de remplissage pour s’opposer au déplace-
ment horizontal (cales, équerres, etc.).

e-Cahiers du CSTB - 30 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Néanmoins lorsque la section droite du mur est entière- Les liaisons verticales ou horizontales entre deux
ment comprimée, et lorsque la vérification de la tenue panneaux doivent être de type couturé (cf. Détails 13.3 en
du mur par rapport aux effets du second ordre est non Annexe IX par exemple) ou encastré (cf. Détails 14, 17, 22
dimensionnante, la contrainte de cisaillement τEd à l’inter- en Annexe IX) afin de bloquer la fissuration provoquée par
face voile préfabriqué/béton coulé en place peut être le retrait du béton.
évaluée par la formule : Au voisinage de ces liaisons, la quantité d’armatures
traversant l’interface voile préfabriqué/béton coulé en
VEd S place, doit être augmentée de 25 %.
uc
l I Des dispositions spécifiques permettant d’augmenter la
longueur du chemin critique de l’eau à la traversée du
mur, peuvent être définies dans les Avis Techniques.
Étanchéité par le béton avec traitement des joints
(ouvrages de classe D)
Si les joints sont traités avec une étanchéité rapportée de
type bande d’étanchéité élastomère pour joints, à haute
flexibilité (allongement à la rupture supérieure à 400 %),
collée sur les lèvres du joint et garantissant l’étanchéité au
contact d’eaux en pression, les liaisons verticales peuvent
être de type classique articulé. Le joint est à mettre en
œuvre en règle générale sur la face en contact avec l’eau.
Néanmoins il peut travailler en sous-pression moyennant
des dispositions de mise en œuvre particulière définies
par les fabricants.
Plan d’étanchéité rapportée (ouvrages de classes B et C)
La compatibilité du revêtement d’étanchéité rapporté
avec la géométrie des joints doit être vérifiée. Ces joints
des voiles doivent être colmatés. Un traitement spécifique
peut s’avérer nécessaire en fonction des revêtements
d’étanchéité.
• Classification en termes de support d’étanchéité
Figure A-32 – Section et épaisseurs d’un mur
à coffrage intégré Suivant la classification définie dans l’Annexe A du DTU
20.12, les murs à coffrage intégré peuvent être considérés
S étant le moment statique de la section d’épaisseur bp1 comme équivalent à un support de type B.
(ou bp2) par rapport au centre de gravité de la section, et 1.1.4.2 Prescriptions particulières pour les éléments
I le moment d’inertie de la section de hauteur b supposée bi-articulés en 1er niveau de sous-sol
homogène.
On peut se dispenser des dispositions spécifiques aux
Si on considère une largeur unitaire l = 1, alors τEd s’écrit : murs sollicités perpendiculairement à leur plan, décrites
3 3 ci-dessus (cf. paragraphe 1.1.4.1) si :
Ed = 6.VEd .bp1.(b-bp1)/b (ou Ed = 6.Vu.bp2.(b-bp2)/b )
– les éléments sont bi-articulés ;
– ils sont utilisés en 1er niveau de sous-sol (hauteur libre
Cette contrainte doit être comparée à la valeur de la
inférieure à 3 m) ;
contrainte maximale de cisaillement calculée grâce à
la méthode présentée à l’Annexe IV. Si nécessaire des – il existe au moins un niveau en superstructure ;
armatures de renfort doivent être mises en place. – ils se trouvent en situation non immergée ;
• Traitement du plan d’étanchéité
– l’utilisation ne rend pas obligatoire l’étanchéité de la
Ce paragraphe traite des murs à coffrage intégré soumis paroi (sous-sol de deuxième catégorie au sens du DTU
à la pression hydrostatique. L’étanchéité peut être assurée 20-1 partie 2 §6.3).
par la structure seule, ou par une étanchéité rapportée.
La finition des joints est réalisée en fonction de la destina- 1.1.4.3 Prescriptions particulières aux murs enterrés
tion de l’ouvrage (cf. Annexe VI). La reprise de sollicitations dans les deux directions peut
Sur la base des dispositions prévues par le Fascicule 74 être envisagée à condition d’adopter des dispositions
du CCTG, l’épaisseur minimale du mur et la longueur du constructives adéquates.
chemin critique (cf. Annexe VII) est de 15 cm pour les La liaison avec les fondations est usuellement conçue
ouvrages de classe A (étanchéité assurée par la structure comme une liaison articulée avec des armatures de
seule) et de 12 cm pour les ouvrages de classe B (étan- reprise disposées dans la partie coulée en place, sauf
chéité assurée par la structure complétée par un revê- cas particuliers d’encastrement.
tement d’imperméabilisation) et C (étanchéité assurée Les armatures de reprise au niveau des planchers sont
par un revêtement d’étanchéité). Pour les piscines, cette disposées dans le béton coulé en place ou peuvent être
épaisseur minimale est de 12 cm. intégrées dans le mur à coffrage intégré au moyen de
Étanchéité par le béton (ouvrages de classe A) boîtes d’attentes.
Pour assurer une étanchéité par le béton d’un mur à Les liaisons au niveau des joints verticaux et/ou horizon-
coffrage intégré soumis à une pression hydrostatique, les taux non soumis à la flexion sont de type articulé.
liaisons entre le mur et la fondation (par exemple le radier)
doivent être encastrées (cf. Détails 8 et 9 en Annexe IX).

e-Cahiers du CSTB - 31 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


1.1.4.4 Prescriptions particulières aux murs de
soutènement
Les armatures de reprises en pied peuvent être inté-
grées dans le mur à coffrage intégré (liaison encastrée
sans reprise de bétonnage – cf. Détails 9 en Annexe IX)
ou dans la partie coulée en place (liaison encastrée avec
reprise de bétonnage – cf. Détails 8 en Annexe IX).
Les joints verticaux non soumis à la flexion sont armés à
l’aide des armatures de liaisons de type articulé.
Un drainage ou des barbacanes sont mis en œuvre selon 150°
les règles de l’art. Dans le cas contraire, les murs sont
soumis à une pression hydrostatique et les prescriptions
du sous-paragraphe « Traitement du plan d’étanchéité » Figure A-33 – Angle minimal entre facettes
au paragraphe 1.1.4.1 s’appliquent.
Lorsque l’angle entre les facettes est inférieur à 150°, des
1.1.4.5 Prescriptions particulières aux murs de silos ou
moments de flexion horizontaux secondaires se déve-
de magasins de stockage
loppent en partie courante de murs et dans les angles
Pour le dimensionnement des panneaux destinés aux des facettes. Les efforts sont alors déterminés par une
silos, les « Règles professionnelles de conception et de modélisation du bassin en facettes et sont pris en compte
calcul des silos en béton » en respectant les prescriptions dans la justification des aciers courants et des aciers de
communes des murs à coffrage intégré s’appliquent. liaisons.
Les liaisons en pied sont encastrées (avec ou sans On pourra également se reporter au détail 17.2, Annexe X.
reprise de bétonnage), les liaisons verticales ou horizon-
tales entre panneaux sont fonction de la conception de
l’ouvrage. 1.1.4.7 Prescriptions particulières aux murs de gale-
1.1.4.6 Prescriptions particulières aux murs de bassins ries souterraines
ou de piscines Le cas courant correspond aux murs travaillant en flexion
Ils sont dimensionnés aux états limites ultimes de résis- verticale entre fondation et dalle de couverture, l’en-
tance et aux états limites de service conformément au semble de l’ouvrage fonctionnant comme une structure
Fascicule 74 du CCTG. fermée (cadre ou portique).
Les prescriptions du sous-paragraphe « Traitement du Les encastrements en pied sont réalisés par une solution
plan d’étanchéité » au paragraphe 1.1.4.1 sont appli- avec ou sans reprise de bétonnage.
quées : étanchéité par le béton ou membrane d’étan- Les liaisons verticales sont articulées. La liaison entre
chéité rapportée type « Liner ». les murs et la dalle de couverture est considérée comme
Suivant les articles VI.2.4 et VI.2.7 du Fascicule 74, pour encastrée.
les bassins contenant de l’eau de mer, l’enrobage des Il est rappelé que l’étanchéité de ces ouvrages doit être
armatures proches des parois intérieures des bassins assurée.
est fixé à 5 cm et le ciment utilisé doit être conforme à la
norme NF P 15-317. 1.2 Sécurité au feu
Les murs sont encastrés sur le radier par une solution
Les critères de classification de résistance R, d’étanchéité
mécanique avec ou sans reprise de bétonnage. Le choix
E et d’isolation I définis à l’article 2 de la norme NF EN
de cette dernière se fera en fonction des contraintes de
1992-1-2 avec son Annexe nationale française (NF EN
chantier et de la solution d’étanchéité qui sera retenue.
1992-1-2/NA) d’un mur à coffrage intégré peuvent être
Pour les ouvrages libres en tête, les liaisons d’angles vérifiés individuellement selon l’une des trois méthodes
seront encastrées. Pour les solutions bloquées en tête par suivantes et comparés à l’ensemble du mur considéré
une dalle ou des tirants les liaisons d’angle pourront être comme homogène :
soit :
– valeurs tabulées, section 5 ;
– articulées pour les ouvrages dont l’étanchéité n’est pas
assurée par le béton seul ; – méthodes de calcul simplifiées, section 4.2 et annexe
B de la NF EN 1992-1-2 et son Annexe nationale fran-
– couturées ou encastrées pour les ouvrages dont l’étan- çaise ;
chéité est assurée par le béton seul.
– méthode de calcul avancée, section 4.3.
• Prescriptions particulières pour les murs de bassins de
forme polygonale Les actions dues à la température sont déterminées
suivant la norme NF EN 1991-1-2 avec son Annexe natio-
Ils sont calculés sur les mêmes bases que les murs de nale française (NF EN 1991-1-2/NA). Les joints entre
bassin ou piscine. prémurs dont la largeur e reste inférieure ou égale à
Lorsque l’angle entre les facettes est supérieur ou égal 20 mm sont négligés pour le calcul des températures (cf.
à 150°, l’incidence des facettes sur le comportement du Figure A-37, paragraphe 1.5.4). Les actions mécaniques
bassin est négligeable. Par conséquent, les phénomènes sont combinées, en situation accidentelle, conformément
secondaires dus aux efforts de traction horizontale qui à la norme NF EN 1990 avec son Annexe nationale fran-
peuvent se manifester au droit des joints verticaux, sont çaise.
négligés. L’ensemble des sollicitations est déterminé
comme pour un bassin de forme circulaire encastré en
pied.

e-Cahiers du CSTB - 32 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


En particulier : • Murs de façade bruts de fabrication, peints ou lasurés
– les voiles non porteurs seront justifiés par application Les murs restant bruts de décoffrage, peints ou lasurés
de la clause 5.4.1 ; nécessitent le traitement du joint à l’aide d’un mastic élas-
– les voiles porteurs seront justifiés par application de la tique de classement SNJF F 25 E monocomposant qui
clause 5.4.2 ; polymérise sous l’action de l’humidité de l’air et prévu
pour le traitement des joints de façades préfabriquées
– les murs coupe-feu seront justifiés par application de la exposées.
clause 5.4.3. Le paragraphe 1.5.4 traite le cas des joints L’épaisseur du mastic doit être au moins de 20 mm. La
vis-à-vis du critère d’isolation I ; compatibilité du mastic élastomère et du cordon de fond
– les poutres sont justifiées par application de la de joint devra être vérifiée.
clause 5.6 ; Le chanfrein doit rester marqué.
– les éléments fléchis perpendiculairement à leur plan Dans tous les cas, on veillera à la compatibilité du produit
seront justifiés par application de la clause 5.7. de traitement du joint et de la lasure ou peinture utilisée.
Nota : les murs à coffrage intégrés sont considérés comme • Murs de façade enduits
des éléments pleins. Les murs qui sont traités à l’aide d’un enduit qui ne couvre
pas les joints (chanfrein marqué) doivent faire l’objet des
1.3 Isolation thermique mêmes traitements de joints que les murs restant bruts de
décoffrage, peints ou lasurés.
La performance thermique du mur à coffrage intégré est
déterminée en négligeant la présence des joints. En partie courante, les précautions de préparation du
support et de pose doivent être conformes au DTU 26.1.
1.4 Isolation acoustique Si l’enduit couvre le joint, le mastic élastomère n’est pas
nécessaire, la zone du chanfrein doit être remplie à l’aide
À défaut de résultat expérimental, l’indice d’affaiblissement d’un mortier classique et recouverte d’un entoilage.
acoustique d’un mur peut être estimé à l’aide de l’annexe ll ne peut cependant être totalement exclu, malgré ce trai-
B de la norme NF EN 12354-1 appliqué à l’ensemble des tement, que de fines fissures, sans autre inconvénient que
voiles préfabriqués et du béton coffré, considéré comme l’aspect de surface, se manifestent au droit de certains
homogène de ce point de vue ; la présence de joints entre joints.
voiles préfabriqués est considérée comme peu influente
sur cet indice. L’estimation de la performance acoustique Dans le cas de RPE, celui-ci doit être mis en œuvre après
des bâtiments intégrant ce type de procédé pourra aussi mise en place d’un entoilage marouflé avec un enduit, et
s’appuyer sur les normes de la série NF EN 12354 (1 à 6). suivant les précautions de préparation du support et de
pose décrites dans le DTU 59.2.
1.5 Traitement des joints 1.5.1.2 Face intérieure
Les produits de traitement des parois et de traitement des Le joint peut rester non traité si ce dernier vient à être
joints seront mis en œuvre conformément aux prescrip- masqué par un bardage ou un doublage ou si les
tions des cahiers de charges des fournisseurs, tant pour contraintes architecturales ne nécessitent pas sa ferme-
la préparation des supports que pour les dispositions ture. Un système d’obturation de type cordon de mousse
propres de mise en œuvre. En particulier les supports pourra être mis en place comme fond de joint à la pose
seront préparés de manière à être plans, exempts de des murs, pour empêcher les fuites de laitance lors du
laitance, dépoussiérés et secs. Cette section concerne bétonnage.
le traitement des joints verticaux et horizontaux. Les Dans les autres cas, le traitement du joint est réalisé à
schémas de l’Annexe VI illustrent les différents cas. l’aide d’un mortier hydraulique à retrait compensé. L’ap-
parition de fines fissures au niveau de ces joints est toute-
1.5.1 Murs courants en superstructure fois possible mais sans autre inconvénient que l’aspect
de surface.
Pour les murs courants en superstructure, on distinguera
le voile préfabriqué côté extérieur soumis aux intempéries 1.5.1.3 Points singuliers
du voile préfabriqué côté intérieur. • Au niveau des ouvrants
La distance minimale libre de l’armature de liaison Le traitement des jonctions murs/dormants doit être
disposée au droit du joint et la face intérieure du voile réalisé conformément aux DTU, Avis Techniques ou Docu-
préfabriqué ae,min est de 15 mm. ment Technique d’Application dont ils relèvent. Les dispo-
Nota : l’attention est attirée sur le fait que l’étanchéité de la sitions adoptées doivent permettre d’assurer la continuité
façade réalisée par le joint rapporté nécessite un entretien de l’étanchéité en tout point, et notamment au niveau des
régulier de ce dernier. jonctions avec les menuiseries. Il est nécessaire de prêter
une attention particulière au niveau du seuil de baie ou
1.5.1.1 Face extérieure appui de fenêtre, c’est-à-dire au raccordement du plan
• Murs de façade revêtus d’étanchéité de la façade et celui de la menuiserie.
Les murs isolés par l’extérieur ou revêtus d’un bardage
ne nécessitent pas de traitement des joints entre murs à
coffrage intégré.
Un système d’obturation de type cordon de mousse
pourra être mis en place comme fond de joint à la pose
des murs, pour empêcher les fuites de laitance lors du
bétonnage. Ce cordon peut être retiré après séchage du
béton et le joint rempli de mortier.

e-Cahiers du CSTB - 33 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


d’étanchéité » en 1.1.4.1 doivent être appliquées (épais-
seurs minimales, chemins critiques ou élément rapporté).
1.5.2.2 Face intérieure
La face intérieure sera traitée selon les mêmes critères
que les parements intérieurs des murs en superstructure.

1.5.3 Murs soumis à des pressions


hydrostatiques
Les aciers des liaisons d’encastrement entre panneaux
sont disposés de façon à être enrobés conformément à
la classe d’exposition visée. Cette prescription doit être
également appliquée aux aciers dit de « couture », mis
Figure A-34 – Exemple de pose en feuillure en place lors de la préfabrication des murs à coffrage
intégré, qui traversent l’interface voile préfabriqué/béton
• Protection de l’étanchéité (acrotères) coulé en place, au voisinage des joints (cf Figure A-35
Les joints d’acrotères sont traités à l’identique des joints par exemple).
courants de façade et en continuité de ceux-ci. Il convient par ailleurs d’effectuer la vérification d’ouver-
Ce traitement sera mis en œuvre sur tout le contour de ture de fissure au niveau de la jonction peau préfabriquée
l’acrotère, en dehors de la partie protégée par la remontée et béton coulé sur place comme un plan de reprise de
d’étanchéité. bétonnage (suivant l’EN 1992-1-1).
• Protection du faîtage
Afin d’éviter toute infiltration entre les voiles et le noyau
coulé sur chantier, le faîtage de l’acrotère est équipé, soit :
– par un chaperon béton ;
– par une couvertine métallique.

1.5.2 Murs courants en infrastructure


Dans le cas où le joint est accessible en phase chantier
et inaccessible en phase d’exploitation pour l’entretien, la
distance minimale libre entre l’armature de liaison au droit
du joint et la face intérieure du voile préfabriqué ae,min de
30 mm peut être réduite à 15 mm moyennant le traitement
du joint avec une bande bitumineuse, et que le mur ne soit
pas soumis à une pression hydrostatique.
1.5.2.1 Face extérieure
• Paroi accessible en phase chantier
Pour parer aux infiltrations provoquées par les eaux de
ruissellements, les joints verticaux et horizontaux en
contact avec le remblai sont traités avec un mortier de
réparation mono- (ou bi-) composant à base de ciment (et
de résine), complété d’une bande bitumineuse autoadhé-
Figure A-35 – Enrobage minimal des armatures traversant
sive à froid, résistante à la déchirure et à l’eau, et apte à
l’interface voile préfabriqué/béton coulé en place
protéger le joint du contact direct des terres et des eaux
de ruissellement.
1.5.3.1 Face en contact avec la terre
Dans la mesure où le joint reçoit ce traitement d’étanchéité,
la distance minimale libre entre l’armature de liaison au Seul un cordon d’étanchéité de mousse imprégnée sur le
droit du joint et la face intérieure du voile préfabriqué peut chant du voile préfabriqué extérieur est mis en place. Le
être réduite à 15 mm. Un drainage sera systématiquement béton du noyau coulé en place combiné au voile préfa-
mis en œuvre pour collecter les eaux de ruissellements. briqué intérieur accessible assure seul l’étanchéité dans
la masse.
• Paroi non accessible en phase chantier
Le traitement du joint extérieur se fera par la mise en œuvre 1.5.3.2 Face intérieure en contact avec l’eau en pression
au montage, sur Ie chant du voile préfabriqué extérieur Les joints verticaux et horizontaux sont fermés avec
des murs à coffrage intégré, d’un cordon d’étanchéité de un mastic élastique de classement SNJF F 25 E apte à
mousse à cellules ouvertes imprégnée et autocollante. résister aux pressions hydrostatiques.
L’étanchéité du joint sera complétée par un bétonnage en Dans le cas d’un contact avec de l’eau potable, les joints
continu dans la zone du joint vertical. sont fermés avec un mastic élastique de classement
La distance minimale libre entre les armatures de liaison SNJF F 25 E apte à résister aux pressions hydrostatiques
au droit du joint et la face intérieure du voile préfabriqué et ayant un agrément d’alimentarité.
doit être de 30 mm minimum, et les abouts de mur à Le joint horizontal entre le mur et le radier peut présenter
coffrage intégré doivent être couturés. une engravure afin de traiter efficacement le contact
Dans le cas d’utilisation en murs de 1re catégorie au sens béton préfabriqué/béton coulé en place (cf. Figure A-36).
du DTU 20.1 partie 2 paragraphe 6.3, les dispositions
présentées au sous-paragraphe « traitement du plan

e-Cahiers du CSTB - 34 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


1.6 Finitions et aspect

1.6.1 État de surface


L’état de surface courant doit être précisé dans chaque
Avis Technique, conformément à la norme NF P 18-503.

1.6.2 Préparation du support


La forte compacité éventuelle du béton des panneaux
engravure doit être prise en compte lors du choix du type de revê-
tement qui sera appliqué sur le support (lasure, peinture,
imprégnation, plot de colle pour fixation des doublages ou
plaques de parement, etc.).

2. Conditions de fabrication

2.1 Précision de fabrication des treillis raidisseurs


Compte tenu de la minceur des voiles préfabriqués, les
Figure A-36 – Engravure à la liaison entre le mur et le radier treillis raidisseurs métalliques doivent être fabriqués avec
une grande précision pour respecter les exigences d’en-
1.5.3.3 Face intérieure en contact avec de l’eau agressive robage minimal.
Les joints verticaux et horizontaux sont fermés avec un Le stockage des raidisseurs et leur manutention entre le
système spécifique, apte à résister aux pressions hydros- lieu de stockage et leur mise en place dans le moule ne
tatiques et au contact de solutions agressives. doivent pas altérer leurs qualités techniques et dimen-
Ce système, ainsi que les spécifications du béton, sont sionnelles.
définis dans chaque Avis Technique. Ils doivent faire l’objet d’une certification. Les critères de
Le joint horizontal entre le mur et le radier peut présenter cette certification sont définis au paragraphe 1.1.1.2.
une engravure afin de traiter efficacement le contact
béton préfabriqué/béton coulé en place (cf. Figure A-36). 2.2 Tolérances dimensionnelles standards

1.5.4 Murs coupe-feu 2.2.1 Raidisseurs


Pour les murs coupe-feu non exposés aux intempéries, L’industriel doit intégrer, dans son SOPAQ (ou PAQ) un
s’agissant du critère I, il convient de vérifier conformé- contrôle dimensionnel des raidisseurs.
ment à l’article 4.6 (4) de la norme NF EN 1992-1-2, que
la largeur e des joints n’excède pas la limite de 20 mm 2.2.2 Mur à coffrage intégré
(Figure A-37).
Les tolérances dimensionnelles maximales des murs
doivent être conformes à la norme NF EN 14992).
La tolérance sur la rectitude des arêtes (bord de pièce)
est au plus de ± 5 mm.
Pour les murs à coffrage intégré non certifiés, la tolérance
sur l’enrobage des raidisseurs et des armatures est de ±
5 mm maximum.

2.3 Contrôle du béton


Figure A-37 – Largeur des joints inférieure ou égale à 20 mm Le béton des voiles préfabriqués doit faire l’objet d’un
dans le cas de murs coupe-feu contrôle régulier.

1.5.5 Murs de silos ou magasins de stockage


Pour le traitement des joints en contact avec la matière à
stocker on veillera à la compatibilité sanitaire de la nature
des matériaux constituant le joint et des éléments stockés
(agrément d’alimentarité à vérifier).
Les joints pour les silos de stockage de céréales sont
réalisés avec un mortier de réparation monocomposant à
base de ciment.

e-Cahiers du CSTB - 35 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


3. Conditions de stockage et 4.3 Préparation des voiles et des joints
de transport Avant de procéder au bétonnage, les faces intérieures
des voiles préfabriqués doivent être humidifiées, au jet
3.1 Prescriptions concernant la manutention d’eau par exemple ; tout excès d’eau en pied de coffrage
des panneaux doit être évacué avant bétonnage. On doit s’assurer avant
bétonnage, que les dispositifs d’étanchéité des coffrages
Les prescriptions relatives à la manutention des panneaux en rive basse et dans les joints ont été correctement mis
sont décrites dans la publication « Murs à Coffrage Intégré en place.
(MCI). Prescriptions minimales à intégrer à la conception
du procédé constructif MCI pour une mise en œuvre en 4.4 Utilisation de coupleurs d’armatures
sécurité », de l’Assurance maladie, de l’OPPBTP et de
l’INRS. Si l’utilisation de coupleurs d’armatures est prévue, ces
derniers doivent bénéficier d’un certificat délivré par
3.2 Prescriptions concernant le transport l’AFCAB.
des panneaux
4.5 Bétonnage
Les prescriptions relatives au transport vertical ou hori-
zontal des panneaux sont décrites dans la publication 4.5.1 Généralités sur le bétonnage en œuvre
sur les Murs à Coffrage Intégré citée au paragraphe 3.1
(conditionnement, transport et stockage). Le transport Le bétonnage en œuvre doit être réalisé en fonction de
à plat est à proscrire sauf dans les cas définis à l’article l’épaisseur et de la hauteur des panneaux conformément
3.2.4 de cette publication. aux dispositions définies dans le Dossier Technique et
aux prescriptions du paragraphe 1.1.1.13.
3.3 Prescriptions concernant le stockage
des panneaux 4.5.3 Bétonnage des joints verticaux
Le stockage vertical et à plat des panneaux est décrit et horizontaux
dans la publication sur les Murs à Coffrage Intégré citée
au paragraphe 3.1. Dans le cas de liaisons encastrées ou couturées présen-
tant une forte densité d’armatures, dans le cas des
éléments de type poutre ou poteau et dans le cas des
4. Conditions de mise en œuvre joints des ouvrages dont l’étanchéité requise est assurée
par le béton seul, les parties, au droit des joints verticaux,
La publication sur les Murs à Coffrage Intégré, citée au bétonnées en place doivent être vibrées.
paragraphe 3.1, traite également des conditions de mise
en œuvre des panneaux de murs à coffrage intégré. 4.6 Étapes après décoffrage
4.1 Pose des panneaux La publication sur les Murs à Coffrage Intégré, citée au
paragraphe 3.1, décrit par ailleurs les finitions à apporter
La pose des panneaux, qui est effectuée par l’entreprise, aux panneaux.
doit être conforme au plan général de pose réalisé et
fourni par le bureau d’études technique du préfabricant. 4.6.1 Fermeture des joints après bétonnage
4.2 Stabilité en phase provisoire Les joints non étanchés entre panneaux de coffrage et
entre ceux-ci et les planchers doivent être rebourrés avec
La stabilité des murs à coffrage intégré, en phase provi- soin au mortier.
soire, nécessite une attention toute particulière, vis-à-vis
d’éventuels efforts principalement dus au vent.
4.6.2 Ragréage éventuel
Les panneaux sont présentés, réglés et calés à leur posi-
tion définitive. Leur stabilité est assurée par des étais Le désafleurement éventuel entre panneaux doit être traité
tirant-poussant fixés aux panneaux au moins aux deux avec un produit de ragréage spécifique avant la mise en
tiers de la hauteur grâce aux douilles incorporées dans œuvre des revêtements.
les voiles préfabriqués. En pied, les étais « tirant-poussant
» prennent appui soit sur un massif en béton, soit direc-
tement sur l’ouvrage déjà exécuté (la dalle ou le radier en
béton par exemple).
Le dimensionnement des douilles est réalisé pour la valeur
de vitesse de vent spécifiée dans les DPM. En l’absence
de vitesse de vent spécifiée dans les Documents parti-
culiers du marché (DPM), une valeur de 85 km/h, quelle
que soit la direction du vent, sera retenue (en référence à
la norme NF P 93 350 relative aux banches, art. 6.3.1.6).

e-Cahiers du CSTB - 36 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Annexe I Cas 2 : reprise d’une charge linéaire horizontale f sur un
mur développant nb bielles de compression
Principe de détermination
La valeur de calcul de l’effort tranchant sollicitant au
des efforts sollicitants sur un mur niveau du joint j est telle que :
à coffrage intégré
×
Cette annexe décrit le principe de détermination de l’effort =
×
sollicitant au droit du joint dans les cas suivants :
– le mur à coffrage intégré est soumis à une force hori- Avec :
zontale ponctuelle perpendiculaire à l’épaisseur du mur
ou à une charge linéaire horizontale agissant en partie f: la charge linéaire horizontale sur le mur ;
supérieure du mur (cas d’un contreventement) ; VEd,j : l’effort tranchant sollicitant de calcul au niveau
– le mur à coffrage intégré est soumis à un chargement du joint j ;
réparti en tête sur toute sa longueur (cas d’une poutre- L: la longueur du mur ;
cloison). h: la hauteur du mur ;
• Dans le cas d’un contreventement nb : le nombre de bielles de compression dévelop-
On distingue deux cas : pées dans le mur sous l’action de la charge
linéaire f sur le mur.
Cas 1 : reprise d’une charge ponctuelle horizontale F sur Le nombre de bielles mobilisables nb, en supposant une
un mur développant une bielle de compression inclinaison des bielles à 45°, est égal au nombre réel
La valeur de calcul de l’effort tranchant sollicitant au défini par :
niveau du joint est telle que :
L h
nb
= h

Avec :
F : la charge ponctuelle horizontale sur le mur ;
h : la hauteur du mur ;
VEd,j : l’effort tranchant sollicitant de calcul au niveau du
joint j.

Figure 2 – Effort sollicitant dans le cas


d’un contreventement avec reprise d’une charge linaire
horizontale (cas 2)
h

F/h

Figure 1 – Effort sollicitant dans le cas d’un contreventement


avec reprise d’une charge ponctuelle horizontale
(cas 1)

e-Cahiers du CSTB - 37 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


• Dans le cas d’une poutre-cloison
Dans le cas général, l’effort tranchant sollicitant de calcul
VEd,j au droit du joint est déterminée en considérant la
valeur maximale de l’effort tranchant sollicitant de calcul
VEd,max, indépendamment de la position du joint. En consé-
quence, l’effort tranchant sollicitant de calcul au niveau
des joints des poutres-cloisons est donc majoré (Figure 3).

Figure 3 – Effort sollicitant dans le cas d’une poutre-cloison

L’effort tranchant sollicitant de calcul au niveau du joint j


est tel que :

, ⁄2
, = =
( ; ) ( ; )

e-Cahiers du CSTB - 38 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Annexe II
Vérifications de la liaison au droit
du joint – Applications numériques
Cette annexe illustre les vérifications de la liaison au droit
d’un joint dans les cas suivants :
– mur soumis à des sollicitations de cisaillement notables ;
– murs avec dispositions d’armatures minimales.
La démarche reprend celle présentée au para-
graphe  1.1.1.8 du présent document. Les données du
calcul sont en premier lieu précisées en termes de géomé-
trie, de ferraillage et de sollicitations. Les vérifications de
la liaison au droit du joint sont ensuite menées.
Pour les deux exemples numériques présentés, nous
avons adopté la disposition et les notat ions suivantes en
termes d’armatures dans les voiles préfabriqués, d’arma-
tures de liaison et d’armatures de couture :

Figure 1 – Ferraillage mis en place au droit du joint dans le cas d’une liaison avec couture aux abouts

À gauche du joint, les armatures de liaison sont termi-


nées par une boucle et à droite du joint, les armatures
sont droites. Les armatures de couture aux abouts sont
en forme de U. La distance de l’extrémité de la boucle
jusqu’à l’about du voile préfabriqué à gauche du joint est
prise égale à 27,5 cm compte-tenu de l’encombrement
des armatures.

e-Cahiers du CSTB - 39 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


1. Mur à coffrage intégré soumis Tableau 3 – Caractéristiques des armatures de liaison au
droit du joint
à des sollicitations de cisaillement
notables Dénomination
Nota-
tion
Valeur numérique

On s’intéresse dans cette première partie à la vérification Diamètre des armatures de


au droit du joint de panneaux de murs à coffrage intégré ϕj 8 mm
liaison au droit du joint
armés.
Nombre d’armatures de liaison
2
au droit du joint
1.1 Données du calcul
Espacement des armatures
sj 150 mm
de liaison au droit du joint
1.1.1 Caractéristiques du mur à coffrage Quantité d’armatures de liaison
Alj 670 mm²/ml
intégré par mètre linéaire

Les caractéristiques géométriques des voiles préfabri-


qués sont données dans le tableau ci-dessous. Le ferraillage constituant les armatures en U aux abouts
Le ferraillage horizontal des voiles préfabriqués est donné des murs à coffrage intégré est précisé dans le tableau
dans le tableau ci-dessous et sur la Figure 2. ci-dessous.

Tableau 1 – Dimensions du panneau Tableau 4 – Armatures de couture aux abouts


Dénomination Notation Valeur numérique Dénomination Notation Valeur numérique
Épaisseur du premier Diamètre des arma-
bp1 55 mm
voile préfabriqué tures de couture ϕcout 8 mm
aux abouts
Épaisseur du second
bp2 50 mm
voile préfabriqué Espacement des
scout 150 mm
armatures
Épaisseur du noyau bn 95 mm
Quantité d’arma-
Épaisseur totale b 200 mm
tures de couture
Longueur des panneaux L 26,2 m par mètre linéaire Acout 335 mm²/ml
de chaque côté du
Hauteur des panneaux h 3,93 m joint

Tableau 2 – Caractéristiques des armatures dans les voiles


préfabriqués

Valeur numé-
Dénomination Notation
rique
Diamètre et espacement des arma-
ϕp1/sp1 8 mm/200 mm
tures du premier voile préfabriqué
Quantité d’armatures dans le voile
Ap1 251 mm²/ml
préfabriqué
Enrobage des armatures
perpendiculaire au treillis raidisseur, e1 20 mm
du 1er voile préfabriqué

Le ferraillage horizontal au droit des joints des voiles


préfabriqués est donné dans le tableau ci-dessous.

e-Cahiers du CSTB - 40 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Figure 2 – Ferraillage mis en place au droit du joint pour le mur soumis à des sollicitations notables

Les caractéristiques des bétons sont données dans les Tableau 6 – Caractéristiques du béton coulé en place du
tableaux ci-dessous (les différentes valeurs de résistance noyau
sont calculées conformément à la norme NF EN 1992-1-1
Valeur
et son Annexe nationale). Le béton des voiles préfabri- Dénomination Notation
numérique
qués appartient à la classe C40/50 et le béton du noyau
coulé en place appartient à la classe C25/30. Le diamètre Résistance à la compression
fck,n 25 MPa
maximal des granulats Dmax utilisés pour la confection des du béton
bétons est de 16 mm. Le coefficient partiel relatif au maté- Résistance de calcul
fcd,n 16,67 MPa
riau béton préfabriqué est réduit Υc,pcred et pris égal à 1,35 à la compression du béton
considérant pour cet exemple que la fabrication des murs
Valeur moyenne de la résistance
à coffrage intégré fait l’objet d’un contrôle de la produc- à la traction axiale
fctm,n 2,56 MPa
tion en usine évaluée par une tierce partie (certification
CSTBat). Résistance caractéristique
fctk,5 %,n 1,80 MPa
à la traction d’ordre 5 %

Tableau 5 – Caractéristiques du béton des voiles préfabriqués Résistance de calcul à la traction fctd,n 1,20 MPa
du mur à coffrage intégré Coefficient partiel de sécurité Υc,n 1,5
sur le matériau béton préfabriqué
Valeur
Dénomination Notation
numérique
Résistance à la compression du 1.1.2 Chargement appliqué
fck,p 40 MPa
béton
Le chargement appliqué sur les panneaux est calculé
Résistance de calcul à la compres- selon l’Annexe I du présent document.
fcd,n 29,63 MPa
sion du béton
On considère une force f horizontale linéaire appliquée
Valeur moyenne de la résistance à sur le panneau égale à 150 kN/m.
fctm,p 3,51 MPa
la traction axiale
Le nombre de bielles mobilisables nb, en supposant une
Résistance caractéristique à la trac- inclinaison des bielles à 45°, est égal au nombre réel
fctk,5 %,p 2,46 MPa
tion d’ordre 5 % défini de la façon suivante (cf. cas 2 de l’Annexe I) :
Résistance de calcul à la traction fctd,p 1,82 MPa
L h 26,2 3,93
Coefficient partiel de sécurité sur le nb 5,7
matériau béton préfabriqué
Υc,pcred 1,35 h 3,93

e-Cahiers du CSTB - 41 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


L’effort tranchant sollicitant de calcul VEd par mètre au droit 1.3 Vérification du monolithisme de la section
du joint est égal à :
fh L 150 26,2 1.3.1 Recouvrement des armatures
VEd 176 kN/m
nb h 5,7 3,93
Les armatures de liaison dans le mur à coffrage intégré
La contrainte de calcul agissant à l’ELU vEd est égale à : considéré dans cet exemple sont constitués d’armatures
3 de diamètre 8 mm espacés tous les 150 mm.
VEd 176 10
vEd 1,86 MPa On considère que le recouvrement à gauche du joint est
bn 0,095 réalisé par une barre terminée par une boucle et que le
recouvrement à droite du joint est réalisé par des arma-
1.2 Vérification de la résistance tures droites.
au cisaillement au droit du joint Le recouvrement des armatures est vérifié conformément
à l’article 8.7 de la norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe
La contrainte de cisaillement résistante vmin calculée au nationale. Le calcul du recouvrement à gauche et à droite
droit du joint selon l’article 6.2.2 de la norme NF EN 1992- du joint est mené successivement. La longueur de recou-
1-1 et son Annexe nationale est comparée à la contrainte vrement retenue pour chacun des côtés du joint est la
de cisaillement de calcul agissant à l’ELU vEd : valeur maximale calculée en considérant successivement
0,5 la résistance du béton préfabriqué puis celle du béton du
vmin 0,35 fck,n c 0,35 25 1,5 1,17 MPa v Ednoyau
1,86coulé
MPa en place.
,5 1,17 MPa v Ed 1,86 MPa • Calcul du recouvrement des armatures droites
dans le voile préfabriqué
La contrainte de cisaillement résistante vmin est inférieure La longueur de recouvrement de calcul l0 est donnée par
à la contrainte de cisaillement de calcul vEd agissant à l’expression ci-après :
l’ELU : des aciers sont donc nécessaires au droit du joint.
La vérification de la capacité résistante au cisaillement au 0 = 1 2 3 4 5 6 , ≥ 0,
droit du joint est menée selon l’article 6.2.5 de la norme
NF EN 1992-1-1 et son Annexe nationale, en assimilant la
section réduite à une reprise de bétonnage et en prenant Avec l0,min la longueur de recouvrement minimale donnée
les coefficients dépendant de la rugosité de l’interface par l’expression :
égaux à 0,50 et 0, 9 pour c et μ respectivement. 200
La valeur de calcul de la contrainte de cisaillement résis- 0, > 15 1
tante à l’interface vRd,i est donnée par : 0,3 6

, = , + ( + ) ≤ 0,5 , Avec lb,rqd la longueur d’ancrage de référence définie par :

p1
Les valeurs de la résistance de calcul en compression et l b,rqd Sd
en traction du béton coulé en place sont précisées dans 4 fbd, p
les tableaux précédents.
fyd est la limite d’élasticité de calcul de l’acier égale à La contrainte de calcul σSd dans les aciers n’étant pas
fyk/Υs, soit 435 MPa. connue, nous prendrons σSd égale à fyd (fyk/γs = 435 MPa)
Le coefficient de réduction ν de la résistance du béton du La contrainte ultime d’adhérence fbd,p dans le béton préfa-
noyau coulé en place est donné par l’expression suivante : briqué est égale à :

, fbd, p 2,25 1 2 fctd, p


= 0,6 (1 − )
250 Les conditions d’adhérence sont bonnes au sens de l’ar-
ticle 8.4.2 de la norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe
Les armatures de liaison sont inclinées d’un angle α égal nationale, soit un coefficient lié aux conditions d’adhé-
à 90° par rapport à l’interface considérée. rence et à la position des armatures au cours du béton-
La quantité d’armatures requise Asl,rqd pour équilibrer la nage η1 égal à 1. Le coefficient η2 lié au diamètre de la
contrainte de calcul agissant à l’ELU vEd est donnée par barre à recouvrir est égal à 1 car le diamètre de la barre
l’expression ci-après : ϕp1 de l’armature de liaison égal à 8 mm est inférieur à
20 mm.
Asl,rqd bn 1 (vEd cfctd,n ) f yd ( sin cos ) La contrainte ultime d’adhérence est alors égale à :
fbd, p 2,25 1 1 1,82 4,09 MPa
Asl, rqd 10 4 0,095 1 (1,86 0,5 1,20) 435 (0,9 1 0) 3,06cm²/m
On en déduit que la longueur d’ancrage de référence est
L’application numérique conduit à une quantité d’arma- égale à :
tures de liaison nécessaires égale à 3,06 cm²/m. La quan- p1 435
tité d’armatures de liaison mises en place (2 lits d’arma- l b,rqd 26,59 l 26,59 8 210 mm
4 4,09
tures par nappe : 2 x HA8/150 mm soit 6,70 cm²/m) est
supérieure à la quantité d’aciers nécessaire calculée.
La quantité d’aciers de liaison au droit du joint est donc
vérifiée.

e-Cahiers du CSTB - 42 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


On considère que 100 % des barres sont en recouvre- • Calcul du recouvrement des armatures de liaison dans
ment : le coefficient α6 est pris égal à 1,5. le noyau coulé sur chantier
La longueur de recouvrement minimale est de 20 cm : Recouvrement à droite du joint : armatures de liaison
droite
200 mm
l 0,min max 15 p l 15 8 120 mm 200 mm La longueur de recouvrement de calcul l0 est donnée par
0,3 l b,rqd 0,3 1,5 210 94 mm l’expression ci-après :
6

0 = 1 2 3 4 5 6 , ≥ 0,
Les armatures de recouvrement sont droites : le coeffi-
cient α1 est donc pris égal à 1.
Avec l0,min la longueur de recouvrement minimale donnée
Pour une classe d’exposition XC1 (ae,1,min égale à 15 mm), par l’expression :
l’application numérique conduit à une distance nominale

{
libre ah1 entre l’armature de liaison horizontale disposée 200
au droit du joint et la face intérieure du premier voile préfa- 0, > 15
briqué égale à 27 mm. 0,3 6
Conformément à la figure 8.3 de la norme NF EN 1992-1-1,
pour une barre droite, le coefficient cd est égal à : Avec lb,rqd la longueur d’ancrage de référence définie
par :
cd min(a / 2; c1; c)
cd min(sp1 2 ;20) min(200 2;20) min(100;20) 20 mm l b,rqd l Sd
4 fbd,n
Avec a l’espacement entre les barres droites dans le voile
préfabriqué égal à l’espacement des barres horizontales La contrainte de calcul σSd dans les aciers n’étant pas
sp1 et c l’enrobage de ces armatures par rapport à la face connue, nous prendrons σSd égale à fyd (fyk/Υs = 435 MPa).
extérieure du voile préfabriqué égal à e1 (20 mm). La contrainte ultime d’adhérence fbd,n dans le béton du
Le coefficient α2 tenant compte de l’effet de l’enrobage noyau coulé en place est égale à :
minimal, compris dans l’intervalle [0,7 ; 1] est donné par
l’expression ci-après : fbd,n 2,25 1 2 fctd,n
cd p1 20 8
2 max(1 0,15 ;0,7) max(1 0,15 ;0,7) 0,78 Les conditions d’adhérence sont bonnes au sens de l’ar-
p1 8
ticle 8.4.2 de la norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe
Le coefficient α2 est donc égal à 0,78. nationale, soit un coefficient lié aux conditions d’adhé-
rence et à la position des armatures au cours du béton-
Les coefficients α3, α4 et α5 sont pris égaux à 1. nage η1 égal à 1. Le coefficient η2 lié au diamètre de la
Pour résumer, les valeurs de α1, α2, α3, α4, α5 et α6 sont barre à recouvrir est égal à 1 car le diamètre de la barre ϕl
les suivantes : de l’armature de liaison égal à 8 mm est inférieur à 20 mm.
La contrainte ultime d’adhérence dans le béton du noyau
Coefficients α1 α2 α3 α4 α5 α6 coulé en place est ainsi égale à :
Valeurs numériques 1 0,78 1 1 1 1,5
fbd,n 2,25 1 1 1,20 2,69 MPa
La longueur de recouvrement de calcul l0 est donnée par
l’expression ci-après :
On en déduit que la longueur d’ancrage de référence
l 0 1 0,78 1 1 1 1,5 210 250 mm l 0,min 200mm vaut :

l 435
Les barres en recouvrement sont éloignées d’une distance l b,rqd 40,42 l 40,42 8 320 mm
4 2,69
plus grande que min(4ϕp1 ;50 mm) (égale à 32  mm) ;
la longueur de recouvrement est donc majorée de la
On considère que 100 % des barres sont en recouvre-
distance d0 conformément à l’article 8.7.2 (3) de la norme
ment : le coefficient α6 est pris égal à 1,5.
NF EN 1992-1-1 et son Annexe nationale. La distance d0
entre l’armature de liaison dans le noyau et l’armature du La longueur de recouvrement minimale est de 20 cm :
voile préfabriqué est égale à 54 mm.
La longueur de recouvrement calculée pour les arma- 200 mm
tures droites dans les voiles préfabriqués est donc égale l 0,min max 15 15 8 120 mm 200 mm
l
à 30 cm.
0,3 6 l b,rqd 0 ,3 1, 5 320 144 mm

e-Cahiers du CSTB - 43 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Les armatures de liaison dans le noyau coulé en place • Recouvrement à gauche du joint : armatures de liaison
sont droites : le coefficient α1 est donc pris égal à 1. terminées par une boucle
La distance nominale libre ah1 entre l’armature de liaison La longueur de recouvrement de calcul l0 est donnée par
horizontale droite disposée au droit du joint et la face inté- l’expression ci-après :
rieure du premier voile préfabriqué est égale à :
l0 1 2 3 4 5 l
6 b,rqd l 0,min
ah1 max(25 mm; 1,7 Dmax) ae,1,min 15 mm
Avec l0,min la longueur de recouvrement minimale donnée
Pour une classe d’exposition XC1 (ae,1,min égale à 15 mm), par l’expression :
l’application numérique conduit à une distance nominale
libre ah1 entre l’armature de liaison horizontale disposée 200 mm
au droit du joint et la face intérieure du premier voile préfa-
briqué égale à : l 0,min max 15 l
0,3 6 l b,rqd
ah1 max(25 ; 1,7 16) 15 15 27 mm
Avec lb,rqd la longueur d’ancrage de référence définie par :
Conformément à la figure 8.3 de la norme NF EN 1992-
1-1, pour une barre droite, le coefficient cd est égal à : l b,rqd l Sd
4 fbd,n
cd min(a / 2; c1; c)
cd min(sl 2; ah1 bp1 ) min (150 2;27 55) min(75 ;82) 75 mm La contrainte de calcul σSd dans les aciers n’étant pas
connue, nous prendrons σSd égale à fyd (fyk/γs = 435 MPa).
La contrainte ultime d’adhérence fbd,n dans le béton préfa-
Avec a l’espacement entre les barres droite égal à l’espa- briqué est égale à :
cement des barres de liaison sl et c l’enrobage de ces
armatures par rapport à la face extérieure du voile préfa- fbd,n 2,25 1 2 fctd,n
briqué.
Le coefficient α2 tenant compte de l’effet de l’enrobage
minimal, compris dans l’intervalle [0,7 ; 1] est donné par Les conditions d’adhérence sont bonnes au sens de l’ar-
l’expression ci-après : ticle 8.4.2 de la norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe
nationale, soit un coefficient lié aux conditions d’adhé-
cd 75 8 rence et à la position des armatures au cours du béton-
2 max(1 0,15 l
;0,7) max(1 0,15 ;0,7 ) 0,7 nage η1 égal à 1. Le coefficient η2 lié au diamètre de la
8
l
barre à recouvrir est égal à 1 car le diamètre de la barre ϕl
de l’armature de liaison égal à 6 mm est inférieur à 20 mm.
Le coefficient α2 est donc égal à 0,7.
La contrainte ultime d’adhérence dans le béton du noyau
Les coefficients α3, α4 et α5 sont pris égaux à 1. coulé en place est donc égale à :
Pour résumer, les valeurs de α1, α2, α3, α4, α5 et α6 sont
les suivantes : fbd,n 2,25 1 1 1,20 2,69 MPa

Coefficients α1 α2 α3 α4 α5 α6 On en déduit que la longueur d’ancrage de référence est


Valeurs numériques 1 0,7 1 1 1 1,5 égale à :

La longueur de recouvrement de calcul l0 est donnée par l 435


l b,rqd 40,42 l 40,42 8 320mm
l’expression ci-après : . 4 2,69
On considère que 100 % des barres sont en recouvre-
l 0 1 0,7 1 1 1 1,5 320 340 mm l 0,min 200 mm ment : le coefficient α6 est pris égal à 1,5.
La longueur de recouvrement minimale est de 20 cm :
Les barres en recouvrement sont éloignées d’une distance 200 mm
plus grande que min(4ϕl ; 50 mm) (égale à 32 mm) ; la
l 0,min max 15 l 15 8 120 mm 200 mm
longueur de recouvrement doit donc être majorée de la
distance d0 conformément à l’article 8.7.2 (3) de la norme 0,3 6 l b,rqd 0,3 1,5 320 144 mm
NF EN 1992-1-1 et son Annexe nationale.
La distance d0 entre l’armature de liaison dans le noyau et Les armatures de liaison dans le noyau coulé en place
l’armature du voile préfabriqué est égale à : sont terminées par une boucle : le coefficient α1 est donné
par l’expression suivante :
d0 ah1 bp1 e 1 p1 27 55 20 8 54mm
1 0,7 si cd 3 l

La longueur de recouvrement des armatures de liaison 1 1 sinon


droites ainsi calculée au droit du noyau en béton coulé en
place est donc égale à 39 cm.

e-Cahiers du CSTB - 44 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Le coefficient cd est égal à l’enrobage de l’armature de Sous l’hypothèse de calcul retenue (x égale à 27,5 cm),
liaison terminée par une boucle, soit de 82 mm (ah1 + bp1) la longueur de l’armature de liaison disponible à gauche
supérieur à 24 mm. Le coefficient α1 est donc égal à 0,7. du joint est donc égale à 25,5 cm pour tenir compte de
Le coefficient α2 est égal à : l’enrobage de 20 mm des armatures dans le voile préfa-
briqué (Figure 1). Avec cette longueur de 25,5 cm, le taux
de travail de l’armature de liaison est donc égale à (255
1
– 54)/(290 – 54) x 100 = 85 %. La section d’armatures de
0,7 liaison effective est donc égale à 85 % x 6,70 cm²/ml =
2 min 0,7 5,69 cm²/ml. De même, avec cette longueur de 25,5 cm,
max cd 3
1 0,15 l
le taux de travail de l’armature dans le voile préfabriqué
l est donc égal à (255 – 54)/(300 – 54) x 100 = 82 %. La
section d’armatures effective dans les voiles préfabriqués
est donc égale à 82 % x 2 x 2,51 cm²/ml = 4,12 cm²/ml et
Les coefficients α3, α4 et α5 sont pris égaux à 1.
est supérieure à 3,06 cm²/ml calculée en Annexe II, para-
Pour résumer, les valeurs de α1, α2, α3, α4, α5 et α6 sont graphe 2.2.
les suivantes :
Nota : compte-tenu que la section d’armatures effective
Coefficients α1 α2 α3 α4 α5 α6 calculée dans le mur à coffrage intégré est de 4,12 cm²/
Valeurs ml, la longueur de recouvrement à droite calculée (39 cm)
0,7 0,7 1 1 1 1,5 pour un taux de travail de 100 % des armatures de liaison
numériques
(6,70 cm²/ml) peut être réduite de la façon suivante :
La longueur de recouvrement de calcul l0 est donnée par
l’expression ci-après : 4,12
6,70
(390 54) 54 260 mm
l0 0,7 0,7 1 1 1 1,5 320 240 mm l 0,min 200 mm

Les barres en recouvrement sont éloignées d’une distance La distance x correspondant entre l’extrémité de l’arma-
plus grande que min(4ϕp1 ;50 mm) (égale à 32  mm) ; ture et l’about du voile préfabriqué est donc égale à droite
la longueur de recouvrement est donc majorée de la du joint à 260 mm + 20 mm d’enrobage = 280 mm.
distance d0 conformément à l’article 8.7.2 (3) de la norme
NF EN 1992-1-1 et son Annexe nationale. La distance d0
entre l’armature de liaison dans le noyau et l’armature du
voile préfabriqué est égale à 54 mm.
La longueur de recouvrement calculée dans le cas d’ar-
matures de liaison terminées par une boucle est donc
égale à 29 cm.
• Récapitulatif des longueurs de recouvrement
Le Tableau 7 présente un récapitulatif avec les longueurs
de recouvrement calculées et retenues à gauche et à
droite du joint.

Tableau 7 – Récapitulatif des longueurs de recouvrement calculées et retenues à gauche et à droite du joint.

À gauche du joint
À droite du joint
(armature de liaison
(armature de liaison droite)
coudée)
Longueur de recouvrement des
30 cm 30 cm
armatures du voile préfabriqué
Longueur de recouvrement des
29 cm 39 cm
armatures de liaison
Longueur de recouvrement
minimale
20 + 5,4 = 25,4 cm 20 + 5,4 = 25,4 cm
(l0,min [Eq. 8.11 NF EN 1992-1-1]
+ d0)
Longueur de recouvrement
calculée (taux de travail des
30 cm 39 cm
armatures
de 100 %) max (l0,préfa ;l0,noyau)
Longueur de recouvrement
retenue (correspond à une section 26 cm
25,5 cm
d’armatures effective (Nota)
de 4,12 cm²/ml)
Distance x entre l’extrémité de
26 + 2 = 28 cm
l’armature dans le noyau et l’about 25,5 + 2 = 27,5 cm
(Nota)
du voile préfabriqué

e-Cahiers du CSTB - 45 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


1.3.2 Vérification de la liaison avec
ou sans couture aux abouts vRd, j c fctd,n f yd ( sin cos ) 0,5 fcd,n
n

Dans ce qui suit, les vérifications au cisaillement sont


réalisées en considérant l’hypothèse suivante : les valeurs Avec :
des deux coefficients c et μ dépendant de la rugosité de fctd,n la résistance de calcul en traction du béton du noyau ;
l’interface correspondent au cas d’une surface de reprise fyd la limite d’élasticité de calcul de l’acier de béton armé ;
de type « lisse » au sens de l’article 6.2.5 de la norme
ρ le pourcentage d’armatures Acout traversant l’interface
NF EN 1992-1-1, soit c égale à 0,18 (avec la minoration
voile préfabriqué/noyau coulé en place sur la distance x ;
suivante : 0,20/1,1) et μ égal à 0,6.
x la distance de l’extrémité de l’armature de liaison à
Nota 1 : le terme surface lisse, au sens de l’article 6.2.5 de
l’about du voile préfabriqué ;
la norme NF EN 1992-1-1, peut désigner soit une surface
réalisée à l’aide de coffrages glissants, soit une surface α l’angle d’inclinaison de l’armature de couture par rapport
extrudée ou soit une surface non coffrée laissée sans trai- au contour de liaison (90°).
tement ultérieur après vibration. Nous examinons successivement les deux cas suivants,
Les coefficients c et μ sont présentés dans le Tableau 8 en considérant le côté gauche du joint avec le recouvre-
pour les combinaisons d’actions en situation durables ou ment réalisé par une barre terminée par une boucle :
transitoires (fondamentales) au sens de l’article 6.4.3.2 et • liaison sans couture aux abouts ;
de l’annexe A1 de la norme NF EN 1990.
• liaison avec couture aux abouts : armatures de diamètre
Tableau 8 : valeurs des coefficients c et μ 8 mm, espacés tous les 150 mm.

Situations durables • Cas 1 : liaison sans couture aux abouts et armatures


Combinaisons à ELU de liaison terminées par une boucle à gauche du joint
ou transitoires
c 0,18
Le schéma de liaison sans couture des abouts est
présenté sur la Figure 3. Les caractéristiques du béton,
μ 0,6 des aciers et du mur à coffrage intégré ont été précisées
dans les paragraphes précédents.
Nous rappelons que dans le cas le plus courant où des
armatures de couture sont réalisées avec des U aux
abouts et que les sections d’armatures sont donc iden-
tiques sur les deux plans de couture, les efforts résistants
sont déterminés par l’expression ci-après (1.1.1.8) :

Figure 3 – Liaison sans couture des abouts (en pointillé, le contour de liaison à gauche du joint)

e-Cahiers du CSTB - 46 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


La contrainte normale à l’interface σn est nulle. La contrainte normale à l’interface σn est nulle.
Compte-tenu des hypothèses de calcul retenues, l’équa- Le pourcentage ρ d’armatures Acout traversant l’interface
tion de l’effort tranchant résistant de calcul se réduit à voile préfabriqué/noyau coulé en place sur la distance x
l’expression suivante : est égal à 0,122 %.
Le Tableau 10 présente les résultats du calcul de l’effort
=( , ×2 )× 1 tranchant résistant de calcul dans le cas d’une liaison
avec couture aux abouts, pour des situations durables ou
Pour les calculs, nous avons pris la distance x égale à transitoires.
27,5 cm. Tableau 10 – Effort tranchant résistant de calcul dans le cas
Le Tableau 9 présente les résultats de l’application numé- d’une liaison avec couture aux abouts
rique de l’effort tranchant résistant de calcul VRd,j au droit
du joint dans le cas d’une liaison sans couture aux abouts Situations durables ou transitoires
et dans le cas de situations durables ou transitoires. (cfctd,n).2x 132 KN/ml
μ.σn.2x 0
Tableau 9 – Effort tranchant résistant de calcul dans le cas
d’une liaison sans couture aux abouts μ.ρ.fyd.2x 175 kN/ml
VRd,j 307 kN/ml
Situations durables ou transi-
toires L’effort tranchant résistant dans la situation de calcul
durable ou transitoire (307 kN/m) est supérieur à l’effort
(cfctd,n).2x 132 kN/ml tranchant sollicitant de calcul (176 kN/m). La couture aux
μ.σn.2x 0 abouts avec des armatures de diamètre 8 mm tous les 15
cm est donc vérifiée.
μ.ρ.fyd.2x 0
VRd,j 132 kN/ml
2. Mur à coffrage intégré
L’effort tranchant résistant de calcul dans le cas d’une avec dispositions d’armatures
liaison sans couture aux abouts (égal à 132 kN/m) est minimales
inférieur à l’effort tranchant sollicitant de calcul (égal à
176 kN/m) : des armatures de couture aux abouts sont On s’intéresse dans cette seconde partie à un mur faible-
donc nécessaires. ment armé d’épaisseur inférieure à 25 cm. La vérifica-
• Cas 2 : liaison avec couture aux abouts et armatures de tion de la liaison est menée en partie intermédiaire du
liaison terminées par une boucle à gauche du joint panneau. Le ferraillage horizontal de la liaison au droit du
Le schéma de liaison avec coutures aux abouts est joint doit constituer au minimum une armature de peau de
présenté sur la Figure 4. Les caractéristiques du béton, 0,96 cm² par mètre linéaire, avec un espacement maximal
des aciers et du mur à coffrage intégré sont présentées de 0,33 m, au sens de l’article 9.6.3 de la norme NF EN
dans les paragraphes précédents. 1992-1-1 et son Annexe nationale.

Figure 4 – Liaison avec couture des abouts (en pointillé, le périmètre de liaison à gauche du joint)

e-Cahiers du CSTB - 47 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


2.1 Données du calcul

2.1.1 Caractéristiques du mur à coffrage


intégré
Les caractéristiques des voiles préfabriqués sont
données dans le tableau ci-dessous. Le ferraillage hori-
zontal des voiles préfabriqués est donné dans le tableau
ci-dessous et sur la Figure 5. Le ferraillage horizontal au
droit des joints des voiles préfabriqués est donné dans le
Tableau 13.

Tableau 11 – Dimensions du panneau

Dénomination Notation Valeur numérique


Épaisseur du premier voile préfabriqué bp1 55 mm
Épaisseur du second voile préfabriqué bp2 50 mm
Épaisseur du noyau bn 95 mm
Épaisseur totale b 200 mm
Longueur des panneaux L 26,2 m
Hauteur des panneaux h 3,93 m

Tableau 12 – Caractéristiques des armatures dans les voiles préfabriqués

Dénomination Notation Valeur numérique


Diamètre et espacement des armatures du premier voile préfabriqué ϕp1/sp1 6 mm/240 mm
Quantité d’armatures dans le voile préfabriqué Ap1 118 mm²/ml
Enrobage des armatures perpendiculaire au treillis raidisseur, du 1 voile préfabriqué
er
e1 20 mm

Tableau 13 – Caractéristiques des armatures de liaison au droit du joint

Dénomination Notation Valeur numérique


Diamètre des armatures de liaison au droit du joint ϕj 6 mm
Nombre d’armatures de liaison au droit du joint 2
Espacement des armatures de liaison au droit du joint sj 240 mm
Quantité d’armatures de liaison par mètre linéaire Alj 236 mm²/ml

Le ferraillage constituant les armatures en U aux abouts


des murs à coffrage intégré est précisé dans le tableau
ci-dessous si elles sont nécessaires pour assurer la capa-
cité résistante de la liaison.

Tableau 14 – Armatures de couture aux abouts si nécessaire


Dénomination Notation Valeur numérique
Diamètre des armatures de couture aux abouts ϕcout 6 mm
Espacement des armatures scout 240 mm
Quantité d’armatures de couture par mètre linéaire de chaque côté du joint Acout 118 mm²/ml

e-Cahiers du CSTB - 48 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Figure 5 – Ferraillage mis en place au droit du joint pour le mur avec dispositions d’armatures minimales

Les caractéristiques des bétons sont données dans les


tableaux ci-dessous (les différentes valeurs de résistance
sont calculées conformément à la norme NF EN 1992-1-1
et son Annexe nationale). Le béton des voiles préfabri-
qués appartient à la classe C40/50 et le béton du noyau
coulé en place appartient à la classe C25/30. Le diamètre
maximal des granulats Dmax utilisés pour la confection
des bétons est de 16 mm. Le coefficient partiel relatif au
matériau béton préfabriqué est réduit γc,pcred et pris égal à
1,35 puisque les voiles préfabriqués des murs à coffrage
intégré sont associés à un système d’assurance de la
qualité et à une attestation de conformité, au sens de
l’Annexe A de la norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe
nationale.

Tableau 15 – Caractéristiques du béton des voiles préfabriqués du mur à coffrage intégré

Dénomination Notation Valeur numérique


Résistance à la compression du béton fck,p 40 MPa
Résistance de calcul à la compression du béton fcd,n 29,63 MPa
Valeur moyenne de la résistance à la traction axiale fctm,p 3,51 MPa
Résistance caractéristique à la traction d’ordre 5 % fctk,5 %,p 2,46 MPa
Résistance de calcul à la traction fctd,p 1,82 MPa
Coefficient partiel de sécurité sur le matériau béton préfabriqué Υc,pcred 1,35

Tableau 16 – Caractéristiques du béton coulé en place du noyau

Dénomination Notation Valeur numérique


Résistance à la compression du béton fck,n 25 MPa
Résistance de calcul à la compression du béton fcd,n 16,67 MPa
Valeur moyenne de la résistance à la traction axiale fctm,n 2,56 MPa
Résistance caractéristique à la traction d’ordre 5 % fctk,5 %,n 1,80 MPa
Résistance de calcul à la traction fctd,n 1,20 MPa
Coefficient partiel de sécurité sur le matériau béton préfabriqué Υc,n 1,5

e-Cahiers du CSTB - 49 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


2.2 Vérification du monolithisme de la section 2.2.2 Vérification de la liaison avec
ou sans couture aux abouts
2.2.1 Recouvrement des armatures Les calculs sont menés avec les mêmes hypothèses de
Les armatures de liaison dans le mur à coffrage intégré calcul que dans le cas des murs soumis à des sollicita-
considéré dans cet exemple sont constituées d’armatures tions notables. Nous examinons tout d’abord le cas de la
de diamètre 6 mm espacées tous les 240 mm. liaison sans couture aux abouts.
On considère que le recouvrement à gauche du joint est Le schéma de liaison sans couture des abouts est
réalisé par une barre terminée par une boucle et que le présenté sur la Figure 5. Les caractéristiques du béton,
recouvrement à droite du joint est réalisé par des arma- des sections d’armatures et du mur à coffrage intégré ont
tures droites (comme dans la partie concernant les murs été précisées dans les paragraphes précédents.
soumis à des sollicitations notables). Compte-tenu des hypothèses de calcul retenues, l’équa-
Le recouvrement des armatures est vérifié conformément tion de l’effort tranchant résistant de calcul se réduit à
à l’article 8.7 de la norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe l’expression suivante :
nationale. Le calcul du recouvrement à gauche et à droite = ( , ×2 )×1
du joint est mené successivement. La longueur de recou-
vrement retenue pour chacun des côtés du joint est la Pour les calculs, nous avons pris une distance x égale à
valeur maximale calculée en considérant successivement 27,5 cm (≈27,6 cm).
les armatures dans le béton du voile préfabriqué puis Le Tableau 18 présente les résultats de l’application
celles dans le béton du noyau coulé en place. numérique de l’effort tranchant résistant de calcul au droit
Les calculs de recouvrement sont menés de la même du joint VRd,j dans le cas d’une liaison sans couture aux
manière que dans le cas des murs soumis à des sollicita- abouts et dans le cas de situations durables ou transi-
tions notables. toires.
La quantité d’armatures de liaison mises en place (2,36
cm²/ml) est supérieure à la quantité minimale requise (0,96 Tableau 18 – Effort tranchant résistant de calcul dans le cas
cm²/ml) travaillant à la contrainte de calcul σsd (égale à fyd), d’une liaison sans couture aux abouts pour un mur avec
on prendra alors, pour le calcul de la longueur d’ancrage dispositions d’armatures minimales
de référence, une contrainte de calcul dans les armatures
de liaison égale à : Alj,min x fyd / Alj = 177 MPa. De même, la Situations durables ou transitoires
quantité d’armatures dans le mur à coffrage intégré (2 x (cfctd,n).2x 132 kN/ml
1,18 cm²/ml) est supérieure à la quantité minimale requise,
μ.σn.2x 0
on prendra alors, pour le calcul de la longueur d’ancrage
de référence, une contrainte de calcul dans les arma- μ.ρ.fyd.2x 0
tures du voile préfabriqué égale à : Alj,min x fyd / (Ap1 + Ap2) VRd,j 132 kN/ml
= 177 MPa.
Les armatures en recouvrement sont séparées L’effort tranchant résistant de calcul dans le cas d’une
d’une distante d0 égale à 56 mm supérieure à liaison sans couture aux abouts pour des cas de situa-
min(4ϕ  ;  50  mm)  =  24 mm. Les longueurs de recouvre- tions durables ou transitoires est égal à 132 kN/m.
ment calculées présentées dans le Tableau 9Tableau 9 Par ailleurs, la section d’armatures minimales de liaison
sont donc majorées de la distance d0 conformément Alj,min de 0,96 cm²/ml, mises en place au droit du joint,
à l’article 8.7.2 (3) de la norme NF EN 1992-1-1 et son reprend :
Annexe nationale.
On retient une longueur de recouvrement de 25,5 cm f yk 500
A lj ,min 103 0,96 10 4 103 41,70 kN/m 132 kN/m
identique au cas précédent. s 1,15
Le Tableau 17 présente un récapitulatif des longueurs de
recouvrement calculées et retenues à gauche et à droite L’effort tranchant résistant de calcul dans le cas d’une
du joint. liaison sans couture aux abouts pour des cas de situations
durables ou transitoires est donc suffisant. Des armatures
de couture aux abouts ne sont pas nécessaires.

Tableau 17 – Récapitulatif des longueurs de recouvrement calculées à gauche et à droite du joint


À gauche du joint (barre
À droite du joint (barre droite)
coudée)
Longueur de recouvrement des armatures du voile préfabriqué 12 12
Longueur de recouvrement des armatures de liaison 13 16
Longueur de recouvrement calculée
max(12 cm ;13 cm) = 13 cm max (12 cm ; 16 cm) = 16 cm
max(l0,préfa ;l0,noyau)
Longueur de recouvrement minimale
20 + 5,6 = 25,6 cm 20 + 5,6 = 25,6 cm
(l0,min [Eq. 8.11 NF EN 1992-1-1] + d0)
Longueur de recouvrement retenue 25,6 cm 25,6 cm

e-Cahiers du CSTB - 50 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Annexe III • Cas 2 : treillis raidisseurs courants de section triangulaire
avec double sinusoïde
Exemples de calcul du pourcentage
d’armatures transversales ρα Le treillis raidisseur étudié est représenté sur la Figure 2.
transversales du plan de reprise
dans le sens longitudinal
Cette annexe décrit à titre d’illustration, la détermination
des pourcentages ρα et ρα’ des armatures transversales
ancrées de part et d’autre du plan de reprise suivant
l’angle d’inclinaison α ou α’ dans le sens longitudinal,
pour deux types de treillis raidisseurs courants de section
triangulaire : type treillis Warren et avec double sinusoïde.
• Cas 1 : treillis raidisseurs courants de section triangu-
laire, tvpe treillis Warren
Le treillis raidisseur étudié est représenté sur la figure
ci-dessous.
Figure 2 – Treillis raidisseur de section triangulaire avec
double sinusoïde

Les caractéristiques du treillis raidisseur sont présentées


dans le Tableau 2.

Tableau 2 – Caractéristiques dimensionnelles du treillis de


section triangulaire avec double sinusoïde

Valeurs
Désignation Notation
numériques
Figure 1 – Treillis raidisseur de section triangulaire,
type treillis Warren Section d’une diagonale
Araid,Di 0,2860 cm²
du treillis raidisseur
Les pourcentages d’armatures transversales ρ et ρ ’ Espacement des treillis raidisseurs e 60 cm
traversant l’interface du plan de reprise dans le sens
longitudinal sont donnés par l’expression ci-après : Pas de la sinusoïde st 30 cm

Inclinaison des diagonales β 86°


2 A raid ,Di sin du treillis raidisseur
' sin(β) 0,997
st e
Le pourcentage d’armatures ρα et ρα’ des armatures trans-
Les caractéristiques du treillis sont présentées dans le versales ancrées de part et d’autre du plan de reprise
Tableau 1. suivant l’angle α ou α’ dans le sens longitudinal est défini
par l’expression suivante :
Tableau 1 – Caractéristiques dimensionnelles du treillis rai- 2 , ×
disseur type treillis Warren = =
×
Valeurs
Désignation Notation
numériques On obtient des pourcentages d’armatures transversales ρα
Section d’une diagonale Araid,Di 0,1963 cm²
et ρα’ ancrées de part et d’autre du plan de reprise suivant
l’angle α ou α’ dans le sens longitudinal de 0,0313 %.
Espacement des treillis
e 60 cm
raidisseurs
Pas de la sinusoïde st 20 cm

Inclinaison des diagonales β 86°


du treillis raidisseur sin(β) 0,997

Le pourcentage d’armatures ρα et ρα’ des armatures trans-


versales ancrées de part et d’autre du plan de reprise
suivant l’angle α ou α’ dans le sens longitudinal est égal
à:

2 × 0,1963 × 0,997
= =
20 × 60

On obtient des pourcentages d’armatures transversales


ραet ρα’ ancrées de part et d’autre du plan de reprise suivant
l’angle α ou α’ dans le plan longitudinal de 0,0326 %.

e-Cahiers du CSTB - 51 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Annexe IV Pour l’application numérique, on considère les données
suivantes :
Principe et exemple de calcul de la
• Caractéristiques du béton de remplissage du noyau
contrainte de cisaillement limite τEd,lim
Le béton de remplissage du noyau a une résistance
à l’interface entre le béton des voiles caractéristique à la compression fck,n de 25 MPa, une
préfabriqués et le béton coulé en place résistance de calcul en compression fcd,n de 16,7 MPa et
du noyau une résistance de calcul en traction fctd,n de 1,20 MPa.
• Caractéristiques des treillis raidisseurs
La valeur limite de calcul de la contrainte de cisaillement
notée τEd,lim à l’interface entre le béton des voiles préfabri- On suppose que le mur à coffrage intégré est réalisé à
qués et le béton coulé en place du noyau est donnée par partir de treillis raidisseurs courants de section triangu-
l’expression ci-après : laire, type treillis Warren, espacés d’une distance e de
60  cm, de limite apparente d’élasticité des aciers Re,Di
( )+ ( )
de 500  MPa, avec des diagonales de diamètre 5 mm.
= , + + +
, = La résistance garantie des soudures des sinusoïdes du
= 0,5
, ,
treillis raidisseur Fw est de 980 daN. Le pas de la sinusoïde
st est de 20 cm. L’angle α d’inclinaison des diagonales par
rapport au plan de reprise dans le sens longitudinal est
Avec : de 56° et l’angle α’ de 124°. L’inclinaison des diagonales
fcd,n la valeur de calcul de la résistance en compression du dans le plan transversal β est de 86°.
béton de remplissage du noyau telle que définie à l’article Le pourcentage d’armatures transversales est calculé
3.1.6 de la norme NF EN 1992-1-1 et son Annexe natio- comme présenté dans l’Annexe IV.
nale NF EN 1992-1-1/NA ;
On obtient ainsi : ρα= ρα’ = 0,0326 %.
fctd,n la valeur de la résistance de calcul en traction du
béton de remplissage du noyau telle que définie à l’article La contrainte mobilisable ft au niveau du plan de cisaille-
3.1.6 de la norme NF EN 1991-1-1 et son Annexe natio- ment oblique dans chaque branche du treillis raidisseur
nale NF EN 1991-1-1/NA ; est égale à 435 MPa.
ft la contrainte mobilisable au niveau du plan de cisaille- On calcule successivement :
ment oblique telle que : = 0,182.1,2 + 3,26. 10 4 . 435. (0,6. sin 56 + cos 56)
+ 3,26. 10 4 . 435. (0,6. sin 124 + cos 124)
ft = Min (R e,Di / s ; F W / (A Di. s)) ; = 0,3598

Re,Di la limite apparente d’élasticité des aciers ; 0,5. . = 4,5


FW la résistance garantie des soudures des sinusoïdes sur La valeur de calcul de la contrainte de cisaillement vRd,i
les armatures longitudinales du treillis raidisseur ; à l’interface béton préfabriqué/béton coulé en place
ADi est la section d’une diagonale du treillis raidisseur ; est donc égale à 0,359 MPa, dans le cas de situations
durables ou transitoires.
υ est un coefficient de réduction de la résistance du béton
défini de la manière suivante : Ed,lim = 0,38 MPa

= 0,6 1
( 250
,
) En resserrant les armatures suivant un espacement de
50  cm, le pourcentage d’armature ρ est alors égal à
0,0392 %. La valeur limite de calcul de la contrainte de
Les coefficients c et μ dépendant de la rugosité de l’inter- cisaillement admissible à l’interface béton préfabriqué/
face entre le béton des voiles préfabriqués et le béton du béton coulé en place devient, dans le cas de situations
noyau coulé en place sont définis à l’article 6.2.5 de la durables ou transitoires :
norme NF EN 1992-1-1. Sauf prescriptions particulières
définies, les surfaces seront classées en lisse avec c égal Ed,lim = 0,387 MPa
à 0,20 et μ égal à 0,6. Les valeurs de c et μ sont celles
de l’article 6.2.5 de la norme NF EN 1992-1-1 dans le cas
d’une surface de reprise lisse c = 0,20. Sous charges
dynamiques ou de fatigue, il convient de diviser par deux
les valeurs du coefficient c, conformément à l’article
6.2.5 (5).
α et α’ sont les inclinaisons des diagonales des treillis
raidisseurs par rapport au plan de reprise dans le sens
longitudinal ;
ρα et ρα’ sont les pourcentages des armatures transver-
sales ancrées de part et d’autre du plan de reprise suivant
l’angle α ou α’ dans le sens longitudinal, calculés comme
présenté à l’0.

e-Cahiers du CSTB - 52 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Annexe V
Schémas de principe de réalisation
des liaisons entre poutres-cloisons
en mur à coffrage intégré
Nota : il est rappelé que toutes les liaisons avec des
poutres-cloisons doivent être couturées, qu’elles soient
verticales ou horizontales, notamment au niveau des plan-
chers.
• Cas 1

– Poutre-cloison réalisée en un seul tenant, avec intégra- – Prévoir un calage de 3 cm minimum sur les plots de
tion complète du tirant dans le mur à coffrage intégré. fondation.
– Cette solution ne nécessite pas de vérifications particu-
lières étant donné l’absence de joints hormis la vérifica-
tion du déversement si nécessaire.
• Cas 2

– Poutre-cloison réalisée en plusieurs murs à coffrage – Prévoir un calage de 3 cm minimum sur les plots de
intégré superposés. fondation.
– Cette solution nécessite la vérification du joint à l’effort – Observation : ce type de configuration nécessite la
tranchant. présence de raidisseurs aux extrémités de la poutre-
cloison.
– Le type de liaison est choisi en fonction de l’effort à
reprendre parmi les liaisons couturées.

e-Cahiers du CSTB - 53 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


• Cas 3

– Poutre-cloison en plusieurs parties. – Ce type de configuration nécessite la vérification de la


résistance des joints à l’effort tranchant.
– La zone du tirant est réalisée de manière traditionnelle
ou à l’aide d’une pièce préfabriquée, la zone supérieure – Les types de liaisons sont choisis en fonction de l’effort
est constituée de murs à coffrage intégré. à reprendre parmi les liaisons couturées.

• Cas 4

(Cf. Détails 24 de l’0)

– Poutre-cloison reprenant la dalle inférieure. – Ce type de configuration nécessite la vérification de la


résistance des joints à l’effort tranchant.
– Le tirant de la poutre-cloison est disposé dans l’épais-
seur de la dalle ou dans la partie inférieure du mur à – Les types de liaisons sont choisis en fonction de l’effort
coffrage intégré. à reprendre parmi les liaisons couturées.

e-Cahiers du CSTB - 54 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


• Cas 5

Variante :
– Poutre-cloison réalisée entièrement en murs à coffrage – Le tirant supérieur peut être disposé entièrement dans
intégré avec continuité sur une ou plusieurs travées. la partie coulée en place (dalle, etc.).
– Les tirants de la poutre-cloison sont intégrés en partie – Le tirant inférieur peut être disposé dans un élément
inférieure et supérieure des murs à coffrage intégré, et préfabriqué ou dans une dalle.
éclissés au droit de joints.
– Une lumière en partie basse permet d’éclisser les filants
inférieurs au droit des joints.
– Prévoir un calage de 3 cm minimum sur les plots de
fondation.
– Ce type de configuration nécessite la vérification de la
résistance des joints à l’effort tranchant.
– Les types de liaisons sont choisis en fonction de l’effort
à reprendre parmi les liaisons couturées.

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Annexe VI
Traitement des joints

e-Cahiers du CSTB - 56 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


e-Cahiers du CSTB - 57 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014
e-Cahiers du CSTB - 58 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014
Annexe VII
Épaisseur minimale et longueur
du chemin critique

Étanchéité en pied de Prémur

Étanchéité au droit d’un joint verticale droit

e-Cahiers du CSTB - 59 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Étanchéité au droit d’un joint vertical d’angle

Étanchéité au droit d’un joint vertical avec refends

e-Cahiers du CSTB - 60 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Annexe VIII
Justification des renforts de mur
à coffrage intégré sous appui ponctuel Coupe B-B
de poutres
Jeu de pose
Nota : le cas présenté ci-dessus constitue un exemple
illustrant le principe de justification des renforts, exemple
dans lequel les armatures filantes intégrées dans le voile
préfabriqué ne peuvent pas être prises en compte dans le
calcul car de longueur insuffisante. Poutre préfabriquée ou
Soit : coulée en place

REd la réaction d’appui à l’ELU ;


fyk la limite caractéristique d’élasticité de l’acier de béton
armé ; Jeu de pose
Pose sur joint souple
Υs le coefficient de sécurité de l’acier, pris égal à 1,15 ;
k un coefficient géométrique tenant compte de la localisa- corbeille de frettage transversal (As2)
intégrée au mur coffrage intégré
tion de la réservation dans le mur. En l’absence de justifi-
cations particulières, k est pris égal à 1.
filants de frettage longitudinal (As1)
Sous l’effet de la réaction d’appui, il convient de prévoir intégrés sur chantier dans la partie
des armatures de frettage. Les armatures doivent être coulée en place
convenablement ancrées au-delà de la zone d’application
de la charge de façon à prévenir toute rupture.
La section d’armatures As1 des aciers longitudinaux hori-
zontaux sous la poutre et la section d’armatures As2 de la
corbeille de frettage transversal intégré au mur à coffrage
intégré sont données par l’expression suivante :

1 REd 0,04REd
As1 As2
4 k f yk s f yk s

Coupe C-C
On mettra en place une section d’armatures de montage
As3.
Jeu de pose
Pose sur joint souple

Coupe A-A Poutre préfabriquée ou


coulée en place
Jeu de pose

corbeille de frettage transversal (As2)


intégrée au mur coffrage intégré

filants de frettage longitudinal (As1)


intégrés sur chantier dans la partie
coulée en place
REd

Pose sur
joint souple

corbeille de frettage transversal As2


intégrée au mur coffrage intégré
As3
filants de frettage longitudinal (As1)
intégrés sur chantier dans la partie
coulée en place

e-Cahiers du CSTB - 61 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Annexe IX
Détails de liaisons des murs
à coffrage intégré
Les schémas sont donnés à titre d’illustration.

Dispositions constructives générales

1. Vue générale d’un mur à coffrage intégré


Détail 1.1

e-Cahiers du CSTB - 62 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Dispositions constructives générales

2. Principe de ferraillage des murs à coffrage


intégré

e-Cahiers du CSTB - 63 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Dispositions constructives générales

3. Douilles de fixation intégrées au MCI

e-Cahiers du CSTB - 64 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Dispositions constructives générales

4. Réalisation de poteaux incorporés au MCI (1/2)

e-Cahiers du CSTB - 65 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Dispositions constructives générales

4. Réalisation de poteaux incorporés au MCI (2/2)

e-Cahiers du CSTB - 66 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Dispositions constructives générales

5. Principes de ferraillage des poutres réalisées à


partir de MCI

6. Principes de ferraillage des poteaux réalisés à


partir de MCI

e-Cahiers du CSTB - 67 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Liaisons en pied de mur à coffrage intégré

7. Solutions articulées

e-Cahiers du CSTB - 68 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Liaisons en pied de mur à coffrage intégré

8. Solutions encastrées : mise en place du MCI


après mise en œuvre du support

e-Cahiers du CSTB - 69 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Liaisons en pied de mur à coffrage intégré

9. Solutions encastrées : mise en place du MCI


avant mise en œuvre du support

e-Cahiers du CSTB - 70 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Liaisons MCI - Plancher

10. Solutions articulées

e-Cahiers du CSTB - 71 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Liaisons MCI - Plancher

11. Solutions encastrées

e-Cahiers du CSTB - 72 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Liaisons MCI - Plancher

12. Solutions Dalle Alvéolée avec repos


d’appui

e-Cahiers du CSTB - 73 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Liaisons verticales droites entre MCI

13. Solutions articulées

e-Cahiers du CSTB - 74 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Liaisons verticales droites entre MCI

14. Solutions encastrées

e-Cahiers du CSTB - 75 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Liaisons verticales d’angle entre MCI

15. Solutions articulées avec chaînage 1 ou 2 filant(s)

e-Cahiers du CSTB - 76 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Liaisons verticales d’angle entre MCI

16. Solutions articulées avec chaînage 4 filants

e-Cahiers du CSTB - 77 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Liaisons verticales d’angle entre MCI

17. Solutions encastrées

e-Cahiers du CSTB - 78 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Liaisons verticales avec refend

18. Solutions articulées avec chaînage 1 ou 2 filants

e-Cahiers du CSTB - 79 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Liaisons verticales avec refend

19. Solutions articulées avec chaînage 4 filants

e-Cahiers du CSTB - 80 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Liaisons verticales avec refend

20. Solutions encastrées (1/2)

e-Cahiers du CSTB - 81 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Liaisons verticales avec refend

20. Solutions encastrées (2/2)

e-Cahiers du CSTB - 82 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Liaisons horizontales entre MCI

21. Solutions articulées

e-Cahiers du CSTB - 83 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Liaisons horizontales entre MCI

22. Solutions encastrées

e-Cahiers du CSTB - 84 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Réalisation de poutres-cloisons à l’aide de MCI

23. Poutres-cloisons sans plancher inférieur suspendu

e-Cahiers du CSTB - 85 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


Réalisation de poutres-cloisons à l’aide de MCI

24. Poutres-cloisons avec plancher inférieur suspendu

e-Cahiers du CSTB - 86 - Cahier 3690_V2 - Juillet 2014


SIÈGE SOCIAL
84, AV E N U E J E A N JAU R È S | C H A M P S - S U R - M A R N E | 7 74 4 7 M A RN E - L A-VA L L É E CE DE X 2
T É L . ( 3 3 ) 0 1 6 4 6 8 8 2 8 2 | FA X ( 3 3 ) 0 1 6 0 0 5 70 3 7 | w w w. c s tb. fr

CENTRE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE DU BÂTIMENT M A R N E - L A -VA L L É E | PA R I S | G R E N O B L E | N A N T E S | S O P H I A A N T I P O L I S


Avis
technique
N° 3/10-671

DOCUMENT TECHNIQUE D’APPLICATION


ET CAHIER DES PRESCRIPTIONS TECHNIQUES
PREMUR
Spurgin Est
Route de Strasbourg - BP 20151 - 67603 SÉLESTAT Cedex
tél. : 03 88 58 88 30 - fax : 03 88 82 83 97

Spurgin Rhône-Alpes
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tél. : 04 74 46 47 47 - fax : 04 74 46 47 48

Spurgin ILE-DE-FRANCE/OUEST
1 Allée du Petit Courtin - Z.A. dU Bois Gueslin - 28630 MIGNIÈRES
tél. : 02 37 26 26 70 - Fax : 02 37 31 43 58

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