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Les notions de sols pollués et la décontamination des sols sur le plan

technique
Jean-François Kreit
p. 7-33

TEXTE AUTEURILLUSTRATIONS
TEXTE INTÉGRAL
Introduction
1La participation à ce colloque, d’un ingénieur agronome pédologue,
responsable depuis quelques années d’une PME active dans le domaine des
études sur la pollution des sols, a pour objet d’apporter des éléments d’ordre
technique ou scientifique qui pourront contribuer à mieux cerner les
concepts de sol, de sol pollué et d’assainissement des sols.

2Trois notions font l’objet de cet exposé : le sol, le sol pollué et


l’assainissement du sol.

Chapitre I. La notion de sol

Section 1. Quelle définition donner à un sol ?


3Il est utile de rappeler, en premier lieu, que la protection des sols à l’égard
des pollutions est une préoccupation relativement récente. Si ce soucis n’est
venu que tardivement, c’est bien parce que le sol a été trop longtemps
considéré comme “une boite noire”, une sorte de réceptacle inconditionnel et
illimité destiné à accueillir nos déchets et les polluants générés par nos
activités industrielles ou urbaines.

4Les mentalités changent, fort heureusement, et l’on reconnaît de façon de


plus en plus unanime que :

 le sol est un  milieu écologiquement sensible, au même titre que le


milieu “air” ou le milieu “eau” ;
 le sol est une véritable  “plaque tournante” de notre
environnement, puisqu’il constitue le point d’intersection des domaines
appartenant à l’atmosphère, l’hydrosphère et la biosphère et qu’il
détermine directement la qualité de :
 l’air que nous respirons (citons les émanations gazeuses à
proximité des sites de décharge !)
 l’eau que nous buvons (mentionnons les augmentations
préoccupantes des teneurs en pesticides et en nitrates dans de
nombreux aquifères)
 toute la biosphère et en particulier des légumes issus de nos
potagers.

Section 2. Les composants du sol et leur organisation


5Comme illustré de manière schématique dans la figure 1., le milieu “sol” se
caractérise par une  grande complexité et son hétérogénéité.

6En effet,  l’examen macroscopique d’un sol révèle que celui-ci ne consiste


pas en une entité homogène mais qu’d est constitué d’une succession de
couches ou horizons aux caractéristiques physiques, chimiques et
biologiques distinctes. En zone urbaine, en raison des importants
remaniements du sol qui se sont échelonnés dans le temps, la superposition
des différentes couches peut prendre des allures extrêmement compliquées.

7L’examen microscopique du sol révèle la variété des composants du milieu


“sol”. Le sol, milieu complexe, est constitué de :

 éléments organiques ou humus


 éléments minéraux que l’on peut répartir en fraction grossière (sables,
fragments de calcaires,...) et fraction fine du sol (argiles, oxydes de fer, de
manganèse,...). Cette fraction fine joue un rôle particulièrement actif dans
tous les mécanismes et toutes les réactions qui concernent les polluants
dans le sol.
 une fraction gazeuse, véritable atmosphère du sol
 eau plus ou moins liée à la fraction solide
 organismes vivants, animaux et végétaux, que l’on peut classer en
organismes producteurs, décomposeurs, consommateurs de 1er ordre,
consommateur de 2ème ordre...
Le sol : Un milieu complexe et hétérogène
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Figure 1

8Ces différents composants sont organisés en :

 agrégats solides, plus ou moins stables où se retrouvent la fraction


organique et minérale et servant de support aux micro-organismes
vivants
 pores du sol remplis d’eau ou de gaz.

9Organisé de la sorte, le sol est bien un milieu discontinu ou hétérogène où


sont imbriquées trois phases distinctes :
 une phase solide où la fraction fine et organique sont responsables de
phénomènes de charges électriques importants
 une phase liquide constitué d’eau et de composés dissous
 une phase gazeuse, atmosphère du sol.

10Au niveau des surfaces de contact entre ces trois phases, se produisent en
permanence des réactions et interactions multiples : évaporation,
dissolution, adsorption de molécules chargées, fixation de l’eau sur les
parois solides....

11Cette complexité du sol est trop souvent ignorée alors qu’elle devrait être
présente à l’esprit lors de toute analyse de la pollution du milieu terrestre.
Deux conséquences de taille sont à mentionner dans le domaine précis de la
pollution du sol :

 le plan analytique, cette complexité est à l’origine   du faible taux de


reproductibilité qui est généralement observé sur la plupart des analyses
effectuées en chimie du sol (un résultat reproduit avec une erreur de 20 %
est jugé tout à fait satisfaisant).
 sur le plan juridique, la législation sera également bien plus complexe
à établir et à appliquer que pour un milieu continu et homogène comme
l’eau de surface ou l’atmosphère.

12L’illustration 2 schématisant deux cas de pollution en Cuivre, donne une


idée de la complexité des problèmes liés à la présence de polluants dans le
sol.

13Conséquence :

 Reproductibilité ≈ 20 %
 Etablissement et application de la législation : problème complexe !
Illustration : cas de deux sols agricoles enrichis en cuivre par suite
d’applications massives et répétées de lisier de porc. Lequel devrait être
assaini ?
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Figure 2

Section 3. Les Processus et les réactions au sein du sol


14Le sol est un  milieu vivant et dynamique, véritable réacteur de notre
environnement, doté d’une réelle capacité d’épuration.
15* En premier lieu, le milieu “sol” entretient des échanges de matière et
d’énergie avec les milieux qui l’entourent.

 avec l’atmosphère : échange de gaz et de vapeurs, transfert d’eau


(précipitations) transfert d’énergie...
 avec l’hydrosphère, transfert de masses d’eau et d’éléments dissous au
niveau des contacts entre les nappes d’eau souterraines et les eaux de
surface
 avec la biosphère (plantes animaux) : exportation par les végétaux et
apports par la litière,...

16Les quantités de matières qui peuvent être transférées d’un milieu vers
l’autre sont extrêmement importantes.

17Par ailleurs, dans les phénomènes de transfert entre les différents milieux,
le sol occupe une position centrale, véritable   plaque tournante dans les
différents cycles des éléments : cycle de l’eau, cycle de l’azote, cycle du
carbone.

18* Au sein même du sol, un grand nombre de processus se produisent en


permanence : décomposition des composés organiques par les
microorganismes, adsorption des molécules chargées sur les particules
solides du sol, passage en phase gazeuse des composés volatils,
immobilisation de composés par précipitation, réduction de composés dans
les couches profondes ou gorgées d’eau du sol,...

19Chacune de ces réactions suit une cinétique propre sous l’influence des
conditions rencontrées. Ce qui implique que lorsque les conditions
deviennent défavorables, certains processus deviennent extrêmement lents
ou peuvent être totalement bloqués.

20L’action épuratrice du sol met en œuvre différents mécanismes. Ainsi


comme illustré à la figure 3., pour un grand nombre de polluants
inorganiques, tels que les métaux lourds, le sol peut agir comme simple
“tampon”, pour la qualité de l’environnement et plus particulièrement des
nappes d’eau souterraines grâces à la formation de liaisons chimiques
particulièrement stables avec les surfaces des particules solides et
l’immobilisation du polluant qui s’en suit. Pour de nombreux polluants
organiques, le sol agit non seulement en qualité de filtre comme dans le cas
précédent mais également en tant qu’épurateur au sens strict grâces à
l’action des micro-organismes biodégradeurs du sol.

Le sol : un milieu vivant, dynamique, doté d’une capacité d’épuration.


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Figure 3

21Il est clair que dans l’un et l’autre cas, la capacité d’épuration du sol n’est
pas illimitée.

22En particulier :

 Les mécanismes présidant à l’épuration peuvent être entravés lorsque


le sol est le lieu de pollutions simultanées et de natures multiples, une
pollution exerçant un effet limitant sur les mécanismes d’épuration de
l’autre.
 Les conditions prévalant dans le sol, comme par exemple, l’abondance
en matière organique, le pH, la présence d’éléments dissous dans la
solution du sol,... peuvent réduire l’efficience des différents mécanismes
invoqués. L’exemple présenté en figure 4, illustre ce type d’influence. En
conditions normales, une teneur du sol en Cadmium de 2 mg/Kg,
n’entraîne pas de pollution de la nappe aquifère telle que la norme de
5 μg/1 en vigueur en Région Bruxelloise pour l’eau alimentaire soit
dépassée. Il en ira autrement en bordure du réseau routier par suite de
l’épandage de sels et la présence de Chlorures, ou dans les sols plus
acides de la forêt de Soignes.

Section 4. Le sol, un milieu dynamique


23Le sol est un milieu dynamique, dont les caractéristiques évoluent
progressivement en fonction des conditions auquel il est soumis. Ainsi le sol
que l’on observe est la résultante de l’interaction de différents facteurs qui se
sont succédés ou ont concouru pour donner le sol d’aujourd’hui :

24Parmi les facteurs pédogénétiques ou responsable de la dynamique des


sols, on peut citer :

 les matériaux d’origine : roches, alluvions


 les facteurs climatiques : pluies, gel...
 le relief dont dépendent les phénomènes d’érosion,...
 la végétation, la faune et la micro-faune

25Exemple :

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Figure 4

Le sol mileu dynamique est la résultante de l’action de facteurs multiples


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Figure 5

26. last but not least, l’activité humaine d’apparition récente à l’échelle
pédogénétique mais entraînant des changement radicaux dans les propriétés
de sols.

27L’activité humaine influence l’évolution des sols de plusieurs manières :

28a)  de manière ponctuelle  par :

 des phénomènes d’apports : apports d’engrais, de boues d’épuration,


de remblais.... En zone urbaine comme à Bruxelles, les remblais couvrent
une partie importante de la superficie (environ un tiers du territoire
bruxellois est recouvert de remblais d’une épaisseur pouvant aller jusqu’à
17 m comme avenue Louise).
 de phénomènes de perte : décapage
 les remaniements physiques : labours, sous-solage...
 changement des conditions physico-chimiques suite au drainage,
l’irrigation, le chaulage...

29b)  de manière diffuse

30par suite de la contamination généralisée du milieu ambiant qui influence


le sol de manière permanente et ubiquiste.

31Les quelques considérations qui précèdent nous permettent d’introduire


une mise au point :

32Un sol naturel n’est pas un sol resté en l’état depuis plusieurs ères


géologiques (on parlerait alors de paléosol) mais bien un sol dont l’évolution
n’est et n’a été contrôlée que par les seuls facteurs naturels à l’exclusion de
tout facteur anthropique.
33Sous nos latitudes, le sol naturel est une chimère dont la recherche
ressemble à la poursuite du Saint Graal. En effet, la quasi totalité de nos sols
ont fait l’objet de remaniements physiques importants par suite des
différentes activités économiques qui se sont succédées. Par ailleurs, le
niveau de pollution diffuse, trouvant son origine dans le transport à longue
distance des polluants atmosphériques, est tel que pour bon nombre de
composés, les teneurs mesurées à l’heure actuelle dans le sol n’ont rien à
voir avec les teneurs d’origine géogène (c.a.d. en relation avec la composition
minéralogique du substrat dans lequel le sol s’est développé) ou pré-
anthropiques. Paradoxalement, ce sont les zones boisées qui accusent le
plus haut niveau de pollution diffuse, par suite du rôle d’interception que
joue la couronne des arbres.

Chapitre II. La notion de sol pollué

Section 1. Définition du concept


34Sous nos latitudes, tous les sols sont influencés, à des degrés divers, par
l’activité humaine. A partir de quand un sol doit-il être considéré comme
pollué ? Comment le distinguer d’un sol resté “propre” ?

35Pour effectuer cette ségrégation de manière intrinsèque, c’est à dire en


dehors de tout contexte économique, politique ou social, en première
analyse, la démarche la plus naturelle consisterait à faire intervenir
des  critères objectifs de deux types :

36- critères descriptifs : la teneur en un composé ou une famille de


composés

37ou

38- critères fonctionnels : le niveau d’activité d’un processus microbien ou


enzymatique par exemple

39L’utilisation de ces seuls critères s’avère cependant malaisée. En effet,

40- en ce qui concerne les critères objectifs de type descriptif, on se heurte


aux écueils suivants :

pour les composés rencontrés de manière naturelle dans l’environnement


comme les métaux lourds, originellement présents dans les roches, ou les
hydrocarbures aromatiques polycycliques,... des teneurs parfois
extrêmement élevées sont observées dans la nature sans que l’intervention
de l’homme puisse être incriminée. On peut citer comme exemple les teneurs
en plomb naturellement présentes dans l’Est de la Belgique à Plombières et
La Calamine, donnant naissance à des associations végétales tout à fait
particulières. Ces sols sont ils à classer dans les sols pollués ?

Pour les composés de nature allogène dont la présence dans le sol résulte
exclusivement de l’activité humaine (comme la plupart des organochlorés,
par exemple) l’utilisation de leur seule présence comme critère
discriminatoire amènerait à classer comme sol pollué une fraction importante
de notre territoire comme le montre une étude récente du VITO réalisée en
Flandres.

41- concernant les critères de type fonctionnel, il n’existe pas de consensus


sur le ou les types de processus dont l’activité doit faire l’objet d’une mesure
et sur le niveau minimum d’activité qui doit être préservé.

42En fait,  il n’existe pas de définition de portée internationale permettant


d’effectuer la distinction entre sol sain et sol pollué.  Cette distinction est
faite selon les options en matière de politique environnementale retenues
dans chaque Pays ou chaque Région.

A titre d’exemple, voici rapidement quelques définitions :


Danemark, 1985, “Un sol pollué est celui qui représente une menace pour les
ressources en eau souterraine et pour la santé des personnes résidentes”

Finlande 1990, “Un sol pollué est celui dont la teneur en substances
nuisibles, dépasse le niveau background et dont la quantité totale est
significative, ou celui dont les composants chimiques impliquent un risque
important pour la santé ou l’environnement.”

Allemagne, 1981, “Un sol pollué est celui qui est susceptible d’exercer un
impact négatif sur la santé et le bien-être des humains et sur d’autres
ressources d’importance économique telles que le bétail, les récoltes et les
ressources en eau souterraine.”

Pays-Bas, 1987, “Un sol pollué est celui contenant des substances en
concentrations supérieures à celles qui sont normalement observées et où
l’une ou l’autre des fonctions du sol sont affectées de manière irréversible.”

Région flamande, 1994, “la pollution du sol est la présence dans ou sur les
sols de substances ou d’organismes issus d’activités humaines qui de
manière licite ou illicite influencent négativement ou peuvent influencer
négativement la qualité du sol.”
OTAN, CCMS, 1990, “Un sol pollué est un sol contenant des substances qui
lorsque présentes en quantités ou concentrations suffisantes, sont
susceptibles de causer des dommages aux humains, à l’environnement et
selon les cas, à d’autres récepteurs.”

43Dresser un tableau comparatif des différentes définitions de la pollution du


sol utilisées dans les différents pays industrialisés présente peu d’intérêt. Il
est intéressant par contre d’identifier et de définir les concepts auxquels les
différents pays font généralement appel. On peut citer par exemple :

§1 Les fonctions du sol à protéger


44Selon un rapport du Conseil de l’Europe, en 1990, six fonctions du sol
peuvent être identifiées : 3 fonctions à caractère écologique et trois fonctions
en relation avec l’activité humaine, à savoir :

 la production de biomasse ou production primaire


 la filtration, le pouvoir tampon, le stockage et la transformation des
substances assurant le fonctionnement des chaînes alimentaires et la
protection des eaux souterraines
 support pour l’habitat biologique et réserve de gènes
 support physique pour les activités humaines (routes, bâtiments)
source de matières premières
 héritage culturel (informations archéologiques...)

45Faut-il que toutes les fonctions du sol soient protégées simultanément


partout ?

46A cet égard, deux écoles s’affrontent :

 l’école “rabique” pour laquelle les Pays-Bas font figure de champion :


afin de garantir un développement durable et laisser en héritage aux
générations futures un environnement du qualité, la multifonctionnalité
des sols doit être préservée quelque soit l’usage actuel du sol
 l’école “casuiste”, représentée notamment par le conseil des Ministres
Canadiens (CCME) et bientôt par la Région flamande : les fonctions du sol
à protéger dépendent de l’usage actuel du sol et de son affectation
possible

§2 Les teneurs bruits de fond ou “background”


47Sont visées par ce concept, les teneurs en composés mesurées dans le sol
aux endroits considérés, a priori, comme peu touchés par la pollution
(endroits écartés des sites d’activité économique intense), mais néanmoins
influencés par la pollution diffuse atmosphérique.

48Selon l’interprétation qui sera donnée à ces résultats, on utilise la moyenne


des teneurs ou le pourcentile 90 ou 95 %. Il s’agit donc d’une approche
purement statistique permettant de dresser à l’aide de critères arbitraires le
portrait robot d’un sol peu pollué.

49Il est clair qu’en milieu urbain, où les apports de matériaux d’origines très
diverses donnent au sol un aspect de véritable mosaïque, ce concept
statistique présente peu d’intérêt.

§3 Le risque pour la santé humaine


50De manière typique, le niveau de risque pour la santé humaine pouvant
résulter de la pollution du sol est tributaire des éléments suivants :

 le niveau d’exposition, où interviennent les facteurs suivants : quantité


de substance polluante présente et disponible, type et caractéristiques
des populations exposées, voies d’exposition, quantités de substance
polluante concernées par chacune des voies et l’ensemble de celles-ci,
quantités assimilées par les cibles les plus sensibles ;
 la toxicité des substances présentes pour les humains et les différentes
catégories d’humains
 par intégration des deux éléments précédents : la probabilité ou
vraisemblance de l’occurrence d’effets délétères pour la santé humaine.

51L’estimation de l’exposition fait intervenir des processus complexes de


libération, mise à disposition, transport et assimilation des substances
polluantes par les cibles humaines présentes ou susceptibles de l’être, selon
des scénarios plus ou moins réalistes où interviennent le comportement des
humains et certains événements d’occurrence vraisemblable. Le schémas
présenté à la figure 6. illustre de manière schématique les diverses voies
d’exposition à partir d’un sol pollué.

52Différents logiciels de calcul existent à l’heure actuelle afin de simplifier


cette démarche analytique complexe.

§4 Le risque pour l’environnement


53Selon la définition donnée par l’OCDE, en 1989, l’évaluation de ce type de
risque repose sur l’estimation quantitative ou semi-quantitative de la
probabilité d’apparition d’effets clairement définis sur l’environnement,
résultant de l’exposition à un produit chimique. Un exemple d’indicateur est
l’estimation de la probabilité de réduction du nombre de populations.

Source : ECOTOC, Technical Report No 40, 1990

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54Figure 6

§5 Les risques d’autre nature


55Outre la santé humaine et la protection des écosystèmes terrestres,
d’autres préoccupation peuvent entrer en ligne de compte. Il s’agit surtout
du risque de dispersion de la contamination dans d’autres compartiments du
milieu jusque là restés intacts (standstill principe des néerlandais) et
du risque d’augmentation des coûts de remédiation en cas de prolongement
de la durée de la contamination.

56Quelque soit le critère retenu, la question fondamentale qui est posée est
la détermination du niveau critique que doit atteindre le paramètre-étalon
afin de distinguer le sol pollué du sol sain.

57Différents systèmes discriminatoires ont été mis en place dans les pays
industrialisés qui ont pour objectif d’établir cette distinction et en même
temps de mettre en place une échelle de la gravité de la pollution.

Section 2. Les différents systèmes normatifs ou discriminatoires


58La comparaison entre ces différents systèmes sort du cadre de cet exposé
et constitue un exercice malaisé dans la mesure où les actions déclenchées et
l’obligation de mener ces actions font appel à des notions parfois très
différentes.

59D’une manière très générale on peut classer les systèmes normatifs selon
la grille suivante :

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60D’une manière générale, on remarque que dans la plupart des systèmes la


discrimination entre sol “sain” et sol “pollué” s’effectue sur la base du niveau
de risque encouru par la santé ou l’environnement quelque soit l’usage
auquel le sol est affecté.

61Le choix du niveau de risque (ou de la probabilité d’occurrence d’effets


négatifs) discriminatoire s’effectue sur la base de la notion de “risque
négligeable” ou “tolérable”. Ces niveaux sont fixés de manière arbitraire en
fonction des options que la société s’est fixée en matière de qualité de vie et
du milieu.

62Par exemple, faut-il considérer comme négligeable le risque découlant de


la concentration dans le sol d’une substance, si la survie de 5 % ou 15 % des
populations susceptibles d’être présentes dans le sol est menacée ?

63Par ailleurs, une fois la pollution du sol reconnue, la grande majorité des
systèmes normatifs établissent l’échelle de gravité de la pollution, selon
l’approche casuiste en prenant en compte l’usage auquel le sol est affecté.

Chapitre III. Les aspects techniques de l’assainissement des sols


64Les types de traitements des sols pollués sont aussi nombreux et variés
que les types d’interventions médicales.

65Ils varient en fonction du type de polluants, du type de sol et du type de


situation rencontrée sur le terrain, l’urgence du problème...

66Ainsi, si vous contactez l’Agence pour la Protection de l’environnement des


Etats-Unis, vous recevez gratuitement, dans la semaine, la banque de
données VISITT (Vendor Information System for Innovative Treatment
Technologies) qui vous présente sur support informatique, 277 technologies
d’assainissement des sols pollués disponibles auprès de 170 vendeurs
américains.

67Depuis une dizaine d’années, des moyens importants sont mis à la


disposition des sociétés et bureaux d’études opérant dans le secteur de
l’assainissement des sols pour stimuler le développement des technologies
alternatives aux premiers modes d’intervention. On peut citer à cet égard, le
programme SITE lancé par l’EPA en 1986, le programme EUREKA de la DG XII
et le programme LIFE de la DG XI de la Commission des Communautés
européennes.

68Les questions que l’on est en droit de se poser à l’égard de ces techniques
d’apparition récente sont les suivantes :

 qu’est-ces techniques d’assainissement ont en commun ?


 en quoi diffèrent-elles et comment les classer ?
 en quoi consistent-elles ?
 quel est l’impact et le résultat de leur mise en œuvre ?

Section 1. Points communs des techniques de traitement des sols pollués


69Leur objectif  :

70supprimer ou du moins diminuer jusqu’à un niveau acceptable le niveau de


risque que fait peser la pollution du sol sur la santé humaine,
l’environnement ou tout autre cible identifiée comme d’importance. La
définition du niveau acceptable dépend des options retenues en matière de
qualité de l’environnement.

71La loi des rendements décroissants  :

72comme l’indique le graphique classique présenté à la figure 7., plus les


objectifs de réduction du risque sont contraignants, plus les coûts de
traitement augmentent et l’augmentation des coûts suit en général
une croissance exponentielle. Les dernières fractions de polluants présentes
dans le sol sont les plus difficiles à mobiliser, à dégrader, et de ce fait, les
coûts par unité de polluant détruit ou extirpé grimpent en raison des besoins
croissants en temps de traitement, en énergie ou en moyens techniques.

73Le prix élevé  :

74selon les objectifs finaux d’assainissement, la complexité des cas à traiter


et l’échelle des chantiers, les prix unitaires (c’est à dire par m 3 de sol assaini)
peuvent varier de manière importante. L’ordre de grandeur des coûts
d’assainissement n’en demeure pas moins très élevé puisque d’une manière
générale ils se situent dans la fourchette : 2.000 BEF à 30.000 BEF par m3 de
sol traité. Ce chiffre fait abstraction des études préalables, des mesures
conservatoires, de la remise en état des sites après assainissement, etc...

Section 2. Type et classement des procédés d’assainissement des sols


75Les méthodes d’assainissement des sols sont fréquemment classées selon
l’endroit où les processus d’assainissement sont mis en œuvre :

 dans le sol en place : on parlera de traitement “in situ”


 sur le site à assainir, après excavation : on parlera de procédé “on site”
 en dehors du site à assainir : le traitement est alors qualifié de “off
site”

76Graphique classique :

77concentration ou risque résiduel versus temps ou coût cumulé

RENDEMENT DES OPERATIONS D'ASSAINISSEMENT


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Figure 7

78Une autre méthode de classement des modes de traitement repose sur le


type de processus mis en œuvre : traitement par voie physique, voie
chimique, voie biologique,...

79Il est possible également de classer les technologies de traitement selon


l’état de leur mise au point et le degré de fiabilité quant aux résultats
escomptés. On parlera alors comme l’EPA, de technologie confirmée, de
technologie innovante, de technologie émergeante.

80Il nous semble plus adéquat d’opérer une discrimination sur le devenir des


substances polluantes dont la présence dans le sol est à la base du risque et
sur l’état du sol au sortir du traitement.

81Sans mentionner l’excavation et la mise en décharge contrôlée, qui n’est


pas, à proprement parler, une méthode d’assainissement, on peut distinguer
les technologies suivantes :

§1 Les technologies ne modifiant pas la quantité et la nature des


substances polluantes
82Ces technologies visent essentiellement à diminuer la mobilité des
substances polluantes qui sont laissées telles quelles dans le sol. Il ne s’agit
pas, sensu stricto, de méthodes d’assainissement du sol, puisque celui-ci
conserve son état de pollution initial et ne recouvre pas ses propriétés
fonctionnelles. On pourrait qualifier ces méthodes de mesures conservatoires
à rémanence plus ou moins prolongée visant à diminuer les niveaux
d’exposition aux alentours des points de contamination. La pollution du sol
est laissée en héritage aux générations futures. Tombent dans cette
catégorie :

A. Les technologies de confinement du sol en place

83Le niveau de risque est diminué par suite de la mise en place d’un obstacle
physique à la migration des substances polluantes en dehors du site pollué.
Le sol est laissé en place et rien n’est mis en œuvre pour réduire la quantité
et la toxicité des substances polluantes présentes. Les barrières physiques
peuvent être de nature très diverse : couche de terre arborée, couche d’argile
de type smectite, matériaux synthétiques (géomembrannes), création d’un
gradient hydraulique par pompage, barrières électro-osmotiques,...

B. L’inertage des sols pollués

84La mobilité des substances polluantes est, cette fois, réduite en


transformant le sol en matériau inerte. Ce résultat peut être obtenu
par  vitrification du sol (fusion de la fraction silicatée du sol en place par mise
en œuvre de très hautes températures, de l’ordre de 1600 à 2000 °C, au
moyen de l’application d’un courant électrique de haute intensité) ou par
l’incorporation au sol de  ciments organiques ou inorganiques.

§2 Les technologies qui ont pour objectif l’extraction des substances


polluantes du sol
85L’objectif visé est bien de restituer au sol ses propriétés fonctionnelles et
de diminuer le niveau de risque en résultat de l’extirpation d’une fraction
très importante des substances polluantes hors du sol. La concentration
résiduelle de polluant dans le sol dépend des objectifs de remédiation que
l’on s’est fixés et est déterminante du coût des opérations.

86Les substances polluantes extraites du sol sont soit détruites, recyclées,


revalorisées ou éventuellement mises en décharges.

87Le sol à traiter est soit laissé en place, soit excavé et traité sur le site ou
bien traité dans des installations spécialisées.

88Un grand nombre de procédés existent, utilisés séparément ou en


combinaison

A. Entraînement par la phase gazeuse

89Ces technologies adaptées aux polluants volatils favorisent la circulation


des gaz dans le sol. Le gaz transitant dans le sol, peut être, selon les cas, de
l’air froid, de l’air chaud, de la vapeur d’eau... Lors de son passage, le gaz se
charge progressivement en vapeurs du composé polluant et est ensuite traité
à sa sortie du sol. Ce type de procédé, appliqué au sol en place (Soil vapor
extraction), comporte typiquement :

 un système d’extraction de gaz au moyen de puits, galeries,...


 une unité de traitement du gaz extrait (incinération, filtre biologique,
filtre à charbon actif...)
 éventuellement un puits d’injection de gaz dans le sol (au dessus ou
sous la nappe d’eau souterraine)

90Pour le sol excavé, il est possible de pratiquer la désorption thermique des


composés organiques par chauffage du sol en atmosphère contrôlée.

B. Entraînement par la phase liquide

91Des technologies très variées sont utilisées qui toutes consistent à faire
passer un liquide à travers les pores du sol afin d’extraire, sous forme
dissoute ou par entraînement mécanique, les substances contaminantes.

92Les liquides mis en circulation sont adaptés au type de polluant à extraire :

 solution aqueuses pour les sels solubles (soil flushing)


 solutions aqueuses + détergents ou solvants organiques pour les
polluants organiques hydrophobes
 solutions acides pour les métaux lourds

93Si le traitement s’effectue sur le sol en place (soil flushing), le dispositif


comporte également un système d’injection, un système de pompage et un
système de traitement des solutions pompées : filtration, traitement
chimique,...

C. L’extraction biologique

94Les composés polluants sont extraits et accumulés par des organismes


vivants spécialisés : plantes et micro-organismes. Ces procédés en sont
encore au stade pilote.

D. Les autres procédés d’extraction

95Dans les procédés électrocinétiques, réalisé dans les sols en place ou dans
des batteries mobiles, les substances polluantes migrent d’elles-mêmes dans
la solution du sol sous forme d’ions ou de molécules chargées vers des
électrodes disposées dans le sol, suite à l’application d’un champs électrique.
Cette technique est extrêmement prometteuse pour les pollutions par les
métaux lourds.

§3 Les procédés qui ont pour objectif la concentration du polluant dans


une des fractions du sol
96La quantité et la nature du polluant ne sont pas modifiées par le
traitement. Au terme de celui-ci, le sol est séparé en une fraction polluée où
les polluants ont été concentrés et une fraction saine.

97La fraction polluée qui correspond la plupart du temps à la fraction


organique et la fraction minérale fine est ensuite traitée d’une autre manière
ou mise en décharge.

98Le lavage du sol, réalisé principalement aux Pays-Bas et en R.F.A., dans


des installations gigantesques est un exemple typique de ce type de
traitement.

99Les prix affichés par les entreprises de lavage varient de 3.000 à 7.000 BEF
par m3

§4 Les procédés qui transforment les substances polluantes de manière à


réduire leur toxicité ou leur mobilité
100La transformation du polluant peut être permanente et irréversible
(altération) ou transitoire (immobilisation).

101La transformation des substances polluantes peut être réalisée dans le sol
en place ou après excavation. Les substances polluantes sont transformées
après extraction du sol, après concentration dans une des fractions du sol ou
directement à partir de leur état initial dans le sol.

102Les produits de transformation peuvent être des molécules banales sans


toxicité aucune (gaz carbonique,...) des produits de métabolismes
intermédiaires à toxicité moindre, des formes fixées et inertes du polluant
(hydroxydes métalliques coprécipités...).

103Selon le degré de performance atteint, le sol traité recouvre ses qualités


fonctionnelles et le niveau de risque décroît. Le terme “traitement de la
pollution du sol”, revêt ici tout son sens.

104Les types de traitement sont nombreux. On peut distinguer :

A. Les traitement par voie biologique


105Bien que nos connaissances n’ont pas dépassé le stade embryonnaire, il
est certain que ce type de procédé représente la voie d’avenir. En effet, ces
techniques sont moins coûteuses, leur impact sur l’environnement est faible
et, bien menées, elles peuvent pousser la dégradation du polluant jusqu’au
stade de risque négligeable puisque la fraction rémanente dans le sol n’est
pas mobilisable par les organismes vivants.

106Comme tout phénomène naturel, l’altération biologique est un


phénomène complexe dont la réussite dépend d’un grand nombre de
facteurs qu’il convient de contrôler. De ce fait, ce type de traitement revient
principalement à contrôler, à leur niveau optimum, les facteurs exerçant une
influence sur la cinétique de la transformation biologique : T°, pH, présence
de nutriments, présence d'O2, humidité, populations des organismes vivants
intervenant de manière directe ou indirecte, homogénéité,...

107Deux règles d’or s’imposent au dépollueur :

 pourquoi compliquer ce qui peut être simple ?


 pourquoi se presser si le temps travaille pour vous ?

108Dans ce type de technologie, il est possible de modifier un grand nombre


de paramètres de sortes que les variantes sont très nombreuses. Les
principaux paramètres modulables sont les suivants :

 organismes responsables de la transformation : bactéries, levures,


champignons, autres
 origine des organismes : originaires du sol - apportés
 lieu du traitement : sol en place - réacteur - andains - horizon
superficiel du sol (land farming),...
 taux d’humidité : sol humide - boues - sol saturé
 potentiel rédox : conditions oxydantes - conditions réductrices
 source d’oxygène (accepteur d’électrons) : air, O2, H2O2 NO-3,...
 apports de nutriments : N, P, K, méthane ou autre co-métabolite,
matière organique
 température : T° extérieure - T° contrôlée

B. Les traitements par voie thermique

109Dans ce type de technologie, les sols sont traités à haute température


après excavation dans des installations spécialisées de grande taille, fixes
pour la plupart. On vise à détruire les contaminants du sol par la chaleur. On
distingue :
 l’incinération : où la haute température (600 à 900 °C) entraîne la
destruction directe des polluants
 la pyrolyse : où les contaminants sont transformés en absence
d’oxygène et à des t° plus modérées (<600 ° C) en molécules plus simples
qui passent en phase gazeuse pour être ensuite incinérées.

110Le matériau résultant de ce traitement n’a plus grand chose de commun


avec un sol et doit être reconditionné avant d’être utilisé en tant que tel.

C. Les traitements chimiques du sol

111Les contaminants présents dans le sol sont transformés en produits moins


ou non toxiques au moyen de réactions chimiques déclenchées par l’addition
de réactifs ou par la mise en œuvre de moyens physiques (U.V.). Les
principales réactions utilisées sont :

 l’oxydation, ex : addition d’hypochlorite pour oxyder les Cyanures en


cyanates...
 la réduction, ex transformation du Cr(VI) en Cr (III)
 la complexation, la chélation, la coprécipitation... qui à proprement
parlé diminuent la mobilité ou la disponibilité du contaminant plutôt que
sa toxicité.

Section 3. Critères de sélection des procédés de traitement


112Il n’existe pas de procédé miracle et passe-partout pour l’assainissement
des sols. Choisir parmi la vaste pharmacopée de la remédiation des sols
reviendra toujours à effectuer un  compromis.

113Les critères les plus courants qui interviennent dans ce choix sont :

 le prix
 l’impact global sur l’environnement ou l’éco-bilan, critère
malheureusement trop souvent ignoré
 les contraintes de temps
 les contraintes d’encombrement des sites à traiter
 le niveau de risque résiduel et le degré de certitude d’atteindre ce
niveau dans des limites de coûts que l’on s’est fixées.

Conclusions
114Lorsqu’un juriste s’adresse aux sciences exactes, c’est, à tout le moins,
afin d’obtenir une réponse qui l’est tout autant, dans le but de recueillir des
éléments positifs, non discutables et reconnus par tous.
115Dans le domaine abordé aujourd’hui, ces éléments positifs sont par
exemple : la concentration en substance polluante dans le sol, le niveau de
pollution du sol, les dommages qui pourraient en résulter et les frais
nécessaires pour la remise en l’état...

116Force est de reconnaître que dans l’état actuel de nos connaissances, les
chimistes du sol sont souvent bien en peine de fournir des réponses
présentant un degré de fiabilité suffisamment élevé pour que les résultats
soient indiscutables et reconnus par tous.

117Le sol, rappelons-le, est essentiellement un milieu complexe et


hétérogène. Les biais pouvant survenir au niveau des étapes de
l’échantillonnage et de l’extraction du polluant avant sa mesure induisent
des probabilités d’erreur importantes dans la détermination des teneurs
réellement présentes dans le sol.

118L’estimation du risque implique l’intégration d’un ensemble complexe de


phénomènes qui concourent à générer l’exposition. L’estimation quantitative
du niveau d’exposition amène à introduire des hypothèses simplificatrices en
fonction de scénarios choisis. Il existe des limites de validité des hypothèses
et de plausibilité des scénarios qui correspondent aux situations moyennes
ou normales. Une incertitude existe donc toujours, liée à l’occurrence de
situations extrêmes ou exceptionnelles.

119Il en découle que le degré de pollution du sol et l’objectif


d’assainissement du sol, deux éléments déterminants du niveau de risque,
ne sauraient constituer des paramètres intrinsèques reposant sur une base
objective et universelle. La fixation de ces paramètres sera toujours un
exercice emprunt d’incertitude et d’arbitraire.

120Heureusement les progrès rapides observés de nos jours dans le domaine


de la remédiation des sols pollués permettent d’augurer que cette marge
d’incertitude connaîtra une décroissante rapide.
TABLE DES ILLUSTRATIONS

Titre Le sol : Un milieu complexe et hétérogène

Légend Figure 1
e

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Titre Illustration : cas de deux sols agricoles enrichis en cuivre par suite
d’applications massives et répétées de lisier de porc. Lequel devrait
être assaini ?

Légend
Figure 2
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Titre Le sol : un milieu vivant, dynamique, doté d’une capacité


d’épuration.

Légend
Figure 3
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Légend Figure 4
e
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Titre Le sol mileu dynamique est la résultante de l’action de facteurs


multiples

Légend
Figure 5
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Titre Source : ECOTOC, Technical Report No 40, 1990

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URL http://books.openedition.org/pusl/docannexe/image/12701/img-7.jpg

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Titre RENDEMENT DES OPERATIONS D'ASSAINISSEMENT

Légend Figure 7
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AUTEUR
Jean-François Kreit
Docteur en Sciences agronomiques, Administrateur de la S.A. SITEREM

© Presses de l’Université Saint-Louis, 1996


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