Vous êtes sur la page 1sur 22

Tumeurs exocrines du pancréas

Ce référentiel, dont l'utilisation s'effectue sur le fondement des principes déontologiques d'exercice personnel de la médecine, a été élaboré par un
groupe de travail pluridisciplinaire de professionnels des réseaux régionaux de cancérologie de Lorraine (ONCOLOR), d'Alsace (CAROL) et de Franche-
Comté (ONCOLIE), en tenant compte des recommandations nationales, et conformément aux données acquises de la science au 22 janvier 2018.

1. Généralités
Ce référentiel propose la démarche diagnostique et thérapeutique devant une tumeur exocrine maligne du pancréas.
Les tumeurs endocrines malignes, les tumeurs kystiques du pancréas et les cholangiocarcinomes de la voie biliaire
principale du pancréas font l'objet de référentiels distincts.

2. Tumeurs endocanalaires du pancréas (ou ectasies mucineuses)


Ce chapitre est traité dans le référentiel sur les tumeurs kystiques du pancréas.

3. Informations minimales pour présenter un dossier de tumeur exocrine du


pancréas en RCP
Données démographiques (âge, lieu d'habitation)
Médecin correspondant, date et lieu du diagnostic
Index OMS, taille, poids et perte de poids, état nutritionnel
Antécédents familiaux de pancréatite chronique ou de cancer (en particulier du pancréas, du côlon, de l'ovaire, du sein ou
de mélanome)
Comptes-rendus opératoire et anatomo-pathologique (si malade déjà opéré)
Comorbidités du patient (cardiaque, rénal, neurologique en particulier)
Nombre de cycles et type de chimiothérapie en cas de chimiothérapie néo-adjuvante (dans le cadre d'un essai
thérapeutique)
Bilan d'extension tel qu'il est prévu dans le référentiel (dont scanner thoraco-abdomino-pelvien).
Evaluation onco-gériatrique si score G8 ≤ 14 et patient >75 ans.

4. Conduite à tenir diagnostique devant une suspicion de tumeur exocrine


Avant tout geste endoscopique :
Scanner thoraco-abdomino-pelvien
IRM pancréatique

Examens
contributifs ?

Echoendoscopie Bilan
préopératoire

Examen
normal ?

Surveillance

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 1 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
Particularités du bilan diagnostique
(Raman, 2015 ; Al-Hawary, 2014 ; SFRO, 2009)
Le scanner thoraco-abdomino-pelvien, accompagné d'une demande motivée et explicite, doit dater de moins de 3
semaines avant la chirurgie lorsque le patient est opérable et la tumeur résécable.
Il est effectué conformément aux recommandations de la Société Française de Radiologie :
donner à boire 500 mL d'eau avant d'installer le patient
injection de produit de contraste : 1,5 mL/kg à 2 mL/kg à un débit de 3 mL/seconde, 4 phases d'acquisition :
phase parenchymateuse du pancréas, des coupoles diaphragmatiques à la pointe hépatique, 40 secondes
après le début de l'injection en inspiration bloquée
abdomen pelvis, des coupoles diaphragmatiques à la symphyse pubienne, 80 secondes après le début de
l'injection en inspiration bloquée
Paramètres d’acquisition :
coupes fines submillimétriques
reconstructions coronales et sagittales notamment en projection d'intensité maximale avec reconstruction
vasculaire.

L'IRM pancréatique est indiquée :


pour le diagnostic positif si le scanner n'est pas contributif (lésion <2 cm, isodense) ou en cas de contre-indication
au scanner injecté
pour le diagnostic différentiel de lésions pancréatiques auto-immunes.
L'IRM hépatique avec séquences de diffusion est indiquée :
pour le bilan d'extension chez les malades opérables
pour la recherche et la caractérisation de lésions hépatiques indeterminées au scanner (Cf. : "Tumeur résécable").
L'échoendoscopie avec biopsie (à l'aiguille tranchante), pratiquée par un opérateur entraîné est fortement
recommandée pour :
éliminer les diagnostics différentiels de l'adénocarcinome du pancréas
obtenir une histologie si nécessaire (maladie inopérable ou traitement néo-adjuvant proposé en RCP)
optionnelle : pour préciser la résécabilité.

Le Morpho-TEP est très discuté (Cf. "Tumeur résécable") :


il ne différencie pas pancréatite chronique et cancer
il a un intérêt pour éliminer une carcinose péritonéale si tumeur résécable sur la tomodensitométrie (mais sera
moins fiable qu'une cœlioscopie)
il a un intérêt si doute sur une atteinte ganglionnaire rétropéritonéale
il peut être utile dans les cas de doute diagnostique mais doit être réservé aux patients sans hyperglycémie (<1,25
g/L).
Le drainage biliaire endoscopique ou radiologique ne se conçoit qu'après le bilan d'extension terminé et relève
impérativement d'une discussion en RCP et/ou une discussion avec les résultats du bilan d'extension, avec l'équipe
chirurgicale. Un drain biliaire surtout lorsqu'il est métallique, rend l’interprétation des images, la décision d'opérabilité,
l'opérabilité elle-même, très difficile.

Une biopsie négative n'élimine pas le diagnostic de tumeur du pancréas.

5. Bilan préopératoire d'une tumeur exocrine

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 2 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
Scanner thoraco-abdomino-pelvien
+
IRM hépatique avec
séquences de diffusion

Tumeur métastatique ?

- Refaire analyse vasculaire sur angio-scanner


optimisé si le bilan initial n'est pas complet
- PET-Scan si doute sur une atteinte Preuve histologique
ganglionnaire rétropéritonéale

Traitements des cancers


du pancréas exocrines
RCP métastatiques

Résécabilité de la tumeur ? **

Tumeur Tumeur
Tumeur résécable d'emblée non résécable
borderline

Chirurgie

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 3 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
Le scanner doit être effectué moins de 3 semaines avant la chirurgie (Raman,2015).

**Résécabilité de la tumeur :

Le dossier doit être discuté en RCP hautement spécialisée, avec au moins un chirurgien expert et un radiologue expert
dans la prise en charge du cancer du pancréas.

Critères NCCN 2015 : 3 situations (résécable, borderline, non résécable)


Critères de résécabilité d'un cancer du pancréas :
absence de métastase à distance
présence d'un liseré graisseux entre la tumeur, l'axe cœliaque, l'artère hépatique et l'artère mésentérique
supérieure : pas de contact artériel
pas de contact de la tumeur avec la veine mésentérique supérieure ou la veine porte, ou contact veineux (VMS
ou veine porte) ≤ 180°, mais sans irrégularité du contour de la veine.
Définition des tumeurs borderlines :
pour toute tumeur pancréatique, quelle que soit sa localisation dans le pancréas :
contact avec l'artère mésentérique supérieure sur moins de la moitié de sa circonférence (≤ 180°)
contact avec la veine mésentérique supérieure (VMS) ou la veine porte >180°
contact veineux (VMS ou veine porte) ≤ 180°, mais avec irrégularités du contour de la veine (altérations
pariétales) ou une occlusion veineuse segmentaire courte avec présence de vaisseaux distaux et
proximaux compatibles avec un geste de résection/reconstruction veineuse
contact avec la veine cave inférieure ou envahissement de celle-ci.
pour les tumeurs de la tête (dont uncus et isthme) :
contact avec l'artère hépatique commune, sans extension au tronc cœliaque ou à la bifurcation de
l'artère hépatique, compatible avec un geste de résection, suivie d'une reconstruction
les variations anatomiques, notamment des artères hépatiques, doivent être prises en compte pour
définir la résécabilité (exemple : une lésion tumorale au contact de l'artère hépatique droite foie total
naissant de l'artère mésentérique supérieure, est considérée comme une tumeur localement avancée).
pour les tumeurs du corps et de la queue du pancréas : contact avec le tronc cœliaque ≤ 180°.
Cancers du pancréas non résécables :
les tumeurs de la tête du pancréas en cas de contact avec le tronc cœliaque
les tumeurs du corps et de la queue du pancréas en cas d'engainement du tronc cœliaque de plus de la moitié
de sa circonférence (>180°)
les tumeurs au contact de l'artère mésentérique supérieure sur plus de la moitié de sa circonférence (>180°)
les tumeurs avec occlusion veineuse (VMS ou veine porte) non accessible à une reconstruction
les tumeurs avec des adénopathies inter-aortico-caves ou para-aortiques avec envahissement tumoral
histologiquement prouvé.

6. Anatomo-pathologie
Sous-localisations anatomiques
Tête du pancréas (C25.0)
Les tumeurs de la tête du pancréas sont celles qui se situent à la droite du bord gauche de la veine mésentérique
supérieure. L'uncus est considéré comme faisant partie de la tête.

Corps du pancréas (C25.1)


Les tumeurs du corps sont celles qui se situent entre le bord gauche de la veine mésentérique supérieure et le bord
gauche de l'aorte.

Queue du pancréas (C25.2)


Les tumeurs de la queue sont celles qui se situent entre le bord gauche de l'aorte et le hile de la rate.

Radicalité de la résection
En cas de chirurgie de la tumeur primitive, il faut apprécier la qualité de la résection :
R0 : résection complète macroscopiquement et microscopiquement (marges négatives)
R1 : marges positives (<1mm) en microscopie ( D’après le Royal College of Pathology )
R2 : résidu macroscopique
Ces données ne font pas partie de la classification TNM mais ont une importance pronostique (AJCC Cancer
Staging Manual, 8th ed).

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 4 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
Recommandations pour la rédaction d'un compte-rendu anatomo-pathologique
standardisé pour les adénocarcinomes du pancréas exocrine réséqués
(Royal College of Pathologists, 2017)

Le type de pièce opératoire doit être précisé :


duodénopancréatectomie standard
duodénopancréatectomie totale
pancréatectomie gauche avec ou sans splénectomie.
Les aspects macroscopiques incluent :
des mesures sur la pièce opératoire : longueur du duodénum, de l'estomac, de la voie biliaire et du pancréas
la situation de la tumeur dans le pancréas
la taille de la tumeur
la distance entre la tumeur et la marge la plus proche : uncus, voie biliaire, isthme pancréatique, marge
rétropéritonéale, capsule antérieure, duodénum.
Les aspects microscopiques incluent :
le type histologique
la différenciation
l'envahissement local
l'envahissement éventuel des marges chirurgicales (résection R1)
l'envahissement lymphatique
l'envahissement vasculaire en cas de résection vasculaire associée
l'envahissement périnerveux.

7. Classification clinique TNM (8ème édition 2017)


La classification s’applique aux carcinomes du pancréas exocrine et aux carcinomes neuroendocrines de haut grade. La
maladie doit être confirmée histologiquement ou par cytologie.

T- Tumeur primitive

Tis Carcinome in situ

T1 Tumeur ≤ 2 cm
T1a Tumeur ≤ 0,5 cm
T1b Tumeur >0,5 cm et <1 cm
T1c Tumeur >1 cm et ≤ 2 cm
T2 Tumeur >2 cm et ≤ 4 cm
T3 Tumeur >4 cm

Tumeur étendue à l’axe cœliaque, à l’artère mésentérique supérieure et/ou à l’artère


T4 hépatique commune

N- Adénopathies régionales

N0 Pas de métastase ganglionnaire régionale


N1 Envahissement de 1 à 3 ganglions lymphatiques régionaux
N2 Envahissement ≥ 4 ganglions lymphatiques régionaux

Les ganglions lymphatiques régionaux pour les tumeurs de la tête et de l’isthme sont ceux du canal biliaire commun, de
l’artère hépatique commune, de la veine porte, pyloriques, infra-pyloriques, sous-pyloriques, mésentériques proximaux,
cœliaques, antérieurs ou postérieurs aux vaisseaux pancréatico-duodénaux, et le long de la veine mésentérique
supérieure et du bord latéral droit de l’artère mésentérique supérieure.

Les ganglions lymphatiques régionaux pour les tumeurs du corps et de la queue sont ceux le long de l’artère hépatique
commune, de l’axe cœliaque, de l’artère splénique, du hile splénique, et ceux rétro-péritonéaux et latéro-aortiques.

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 5 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
M- Métastases

M0 Pas de métastase à distance


M1 Présence de métastase(s) à distance.
La présence d'une carcinose péritonéale classe la maladie en M1, de même que la présence de cellules tumorales dans
l'ascite. En l'absence d'ascite, un lavage péritonéal positif est également considéré comme M1 (AJCC Cancer Staging
Manual, 8th ed).

Une adénopathie inter-aortico-cave histologiquement prouvée pour une tumeur de la tête du pancréas est une
métastase, et non une adénopathie régionale.

Groupement par stades

Stade 0 Tis N0 M0
Stade IA T1 N0 M0
Stade IB T2 N0 M0
Stade IIA T3 N0 M0
Stade IIB T1, T2, T3 N1 M0
Stade III T4 Tous N M0
Stade IV Tous T Tous N M1

Classification histopathologique pTNM


Les catégories pT, pN et pM correspondent aux catégories T, N et M.
pN0 : l'examen histologique de la pièce de lymphadénectomie régionale doit inclure au moins 12 ganglions. Classer
pN0 si les ganglions ne sont pas envahis, même si le nombre de 12 ganglions n'est pas atteint.

8. Prise en charge d'une tumeur opérable à visée curative


Option : Inclusion dans
Tumeur résécable un protocole

Chirurgie d'exérèse

Chimiothérapie adjuvante
6 mois

Surveillance

Recommandations concernant la chirurgie d'exérèse des adénocarcinomes du pancréas


Ce référentiel a été élaboré en intégrant la recommandation produite par la Société Française de Chirurgie Digestive
(SFCD) et l'Association de Chirurgie Hépatobiliaire et de Transplantation Hépatique (ACHBT) intitulée "Cancérologie
digestive : pratiques chirurgicales". Elle a reçu le label INCa-HAS en février 2009. Le texte argumenté des
recommandations (version longue) est disponible sur le site de l'INCa ainsi qu'une version synthétique.

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 6 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
Cancers de la tête du pancréas
(Goonetilleke, 2006 ; SFCD, 2009)
La nutrition périopératoire est adaptée à la gravité de la dénutrition :
une prise en charge nutritionnelle peri-opératoire est impérative, ce d’autant que bon nombre de patients
accusent une perte pondérale conséquente lors de la première consultation.
discuter l’intérêt d’une nutrition entérale préopératoire surtout si les patients ont bénéficié d’un drainage
biliaire et que l’on a le temps.
elle améliore l'évolution des patients.
une immunonutrition est recommandée 5 à 7 jours avant la chirurgie et 7 jours après la chirurgie (si le patient
est dénutri) type IMPACT©.

La duodénopancréatectomie céphalique est l'intervention standard pour les cancers de la tête du pancréas :
l'exérèse s'étend jusqu'au bord droit de l'artère mésentérique supérieure et elle emporte la lame rétroportale.

Certains points techniques sont discutés :


un "picking" ganglionnaire inter-aortico-cave systématique est recommandé
la place du drainage biliaire est à discuter avec un chirurgien spécialisé
la conservation pylorique :
elle aurait comme intérêt de diminuer les séquelles fonctionnelles de l'intervention avec notamment
amélioration du statut nutritionnel
elle ne doit pas être envisagée chez les patients qui présentent un envahissement du premier duodénum
ou une tumeur proche du pylore.
le mode de rétablissement de la continuité digestive notamment le drainage du pancréas restant :
l'occlusion du canal de Wirsung n'est pas recommandée
différents anastomoses pancréato-digestives peuvent être réalisées. Aucune de ces techniques n'a fait la
preuve scientifique de sa supériorité et le choix sera fonction des habitudes de l'équipe chirurgicale.
l'extension de principe de l'exérèse au pancréas distal :
il n'y a aucun avantage carcinologique à étendre de principe l'exérèse au pancréas distal
cette extension induit des troubles métaboliques et nutritionnels parfois graves
elle ne peut être envisagée qu'en cas d'extension du néoplasme à l'ensemble du pancréas sans
extension extra-pancréatique.
l'extension de principe ou de nécessité de l'exérèse à la veine porte :
il n'y a pas de preuve scientifique de l'amélioration des résultats carcinologiques quand une exérèse de
la veine porte est réalisée de principe. Ce geste ne peut pas être recommandé
l'existence en préopératoire d'un envahissement de la veine porte ou de la veine mésentérique
supérieure doit faire discuter l'indication opératoire première (discussion d'une chimiothérapie néo-
adjuvante)
inversement, une exérèse veineuse de nécessité lors d'une découverte peropératoire d'un
envahissement veineux n'accroit pas la mortalité et la morbidité postopératoire et peut être envisagée
par des équipes entraînées
une extension de l'exérèse à l'artère mésentérique supérieure ne peut être recommandée car elle
accroît la mortalité postopératoire sans bénéfice carcinologique.
l'étendue des curages lymphatiques :
l'exérèse standard est recommandée et elle emporte les premiers relais ganglionnaires qui sont les
ganglions péri-pancréatiques et bord droit de l’artère mésentrique supérieure jusqu’au niveau du tronc
cœliaque. Ils n'améliorent pas le pronostic carcinologique et ne peuvent donc pas être proposés en
routine.

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 7 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
Cancers du corps et de la queue du pancréas
(Pancreatic section of the British Society of Gastroenterology, 2005 ; Stojadinovic, 2003 ; Sastre, 2005 ; Alexakis, 2004 ; Van der Gaag, 2010)
La splénopancréatectomie est le traitement d'exérèse standard des adénocarcinomes du corps et de la queue du
pancréas.
Il s'y associe une lymphadénectomie régionale emportant les premiers relais ganglionnaires qui sont les ganglions
péri-pancréatiques et bord gauche de l’artère mésentérique supérieure jusqu’au versant gauche du tronc cœliaque.

Les vaccinations habituelles en cas de splénectomie sont effectuées (de préférence au moins 15 jours avant la
chirurgie et idéalement entre 2 à 6 semaines avant la chirurgie. Si les vaccinations n'ont pu être réalisées avant la
splénectomie, les faire dans les 10 à 30 jours qui suivent) :
Vaccin anti-méningococcique (A+C+Y+W-135)
1 dose
Vaccin anti-méningococcique B
2 doses à 1 mois d'intervalle (REMBOURSÉ)
Vaccins anti-pneumococciques
1 dose de PREVENAR 13 ® puis 2 mois après, 1 dose de PNEUMO 23 ®.
Vaccin anti-Haemophilus influenzae de type b
1 dose (ou vaccin pentavalent combinant anti-diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche et
Haemophilus type b, si non à jour)
Vaccin antigrippal saisonnier
1 dose tous les ans.

9. Chimiothérapie adjuvante
(Neptolémos, 2004; 2009; 2010)(Oettle, 2007)(Regine, 2011)(Valle,2014)(Conroy, 2018)

Avant de commencer la chimiothérapie adjuvante, un scanner postopératoire est souhaitable ainsi qu'un dosage du CA
19.9.
La chimiothérapie a démontré sa supériorité sur la radiochimiothérapie adjuvante.

Un traitement adjuvant par mFolfirinox est recommandé pendant 6 mois (12 cycles de chimiothérapie) en tant que
standard thérapeutique (que la résection soit R0 ou R1 et quel que soit le stade) pour les patients OMS 0-1 et en
l'absence de contre-indication (en particulier problème cardiaque ou diarrhée sévère).
La gemcitabine en monothérapie est le standard en cas de contre-indication au mFolfirinox.

Le début de la chimiothérapie adjuvante peut commencer entre 6 à 12 semaines après la chirurgie.


L'inclusion dans un essai thérapeutique est hautement recommandée.

10. Tumeur "borderline"

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 8 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
Tumeur "borderline"

RCP
Inclusion possible dans essai
PANDAS PRODIGE 44

Chimiothérapie d'induction
Folfirinox
ou
Inclusion dans un essai clinique

Réévaluation :
scanner

RCP

Progression ?

Discuter Chmiothérapie
chirurgie

ou

Radio
chimiothérapie

Le traitement d'induction est à présent recommandé. Il repose sur plusieurs options : bi ou tri-chimiothérapie néo-
adjuvante, radiochimiothérapie ou essai thérapeutique (base de 5FU oxaliplatine ± irinotécan).
En cas de tumeur borderline associée à une thrombose veineuse, la prescription d'une HBPM de type tinzaparine ou
enoxaparine est recommandée pour éviter qu'en cas d'extension de la thrombose, la tumeur devienne non résécable.
Les dossiers de tumeurs « Borderline » doivent être impérativement discutés en RCP spécialisée.
Une réévaluation par scanner s'impose si l'on constate l'absence de progression, pour pouvoir rediscuter la chirurgie en
RCP.

11. Prise en charge d'une tumeur localement avancée non résécable et non
métastatique

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 9 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
Cancer localement avancé
non résécable
et non métastatique

Obtention d'une preuve histologique


endoscopie, chirurgie, radiologie

Dérivation(s)
si nécessaire

Inclusion dans un essai possible ?

Options :

Inclusion
Mono ou polychimiothérapie
Essai thérapeutique
ou

Chimiothérapie suivie de
radiochimiothérapie en
cas de stabilité après
3-4 mois de traitement
si réponse après
chimiothérapie et
ou atteinte vasculaire limitée :
discussion RCP
pour chirurgie
Radiothérapie stéréotaxique
de clôture

ou

Radiochimiothérapie
de clôture

et/ou

Soins de support

Commentaires
(Wyse, 2011; Hammel, 2016; Zhong, 2017)(Loehrer, 2011; Johung, 2012; Herreros-Villanueva, 2012)
La réponse au traitement initial doit faire reconsidérer la possibilité d'autres options thérapeutiques : exérèse
chirurgicale ou radiochimiothérapie.
L’essai LAP07 évaluant l’intérêt d’une radiochimiothérapie (RCT) après stabilité tumorale obtenue par une première
ligne de chimiothérapie n’a pas montré de bénéfice en terme de survie globale par rapport à la poursuite de la
chimiothérapie seule. En revanche, il existe un intérêt en terme de contrôle local de 46 % contre 32 % (p=0,03). La RCT
doit être discutée au cas par cas. Une étude rétrospective a évalué l’intérêt de la radiothérapie stéréotaxique par
rapport à la RCT et a montré une supériorité en terme de survie globale (13,9 vs 11,6 mois) et un bénéfice sur le taux de
survie à 2 ans (21,7 versus 16,5 mois p= 0,0014). Cette stratégie peut être discutée en clôture pour les tumeurs
localement avancées ou les patients présentant une contre-indication chirurgicale.
L'alcoolisation cœliaque précoce, faisable en échoendoscopie peut réduire significativement les douleurs.
En cas d'atteinte vasculaire limitée associée à un bon état général du patient et à une bonne réponse aux traitements, il
est justifié de rediscuter le dossier en RCP régulièrement, avec relecture radiologique par un expert.

12. Prise en charge d'une tumeur métastatique

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 10 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
Cancer
métastatique
du pancréas

Etat général
compatible avec
une chimiothérapie ?

Traitement Essai clinique


non spécifique possible ?

Standard :
Inclusion dans
- gemcitabine en monothérapie un essai
(OMS 0-2)
ou
- folfirinox
(OMS 0-1, pas d'ischémie cardiaque,
bilirubine <1,5 à la normale)
Option :
- gemcitabine + Nab-paclitaxel
(OMS 0-2)

La chimiothérapie du cancer du pancréas est une chimiothérapie ambulatoire. L'état général du patient doit cependant
permettre d'entreprendre un tel traitement.

L'ensemble des mesures symptomatiques n'est pas détaillé dans ce référentiel (Cf. référentiels soins de support). Une
attention particulière doit être portée à la prise en charge de la douleur dans le cancer du pancréas, et à la douleur induite
par les actes douloureux (biopsies).

L'association FOLFIRINOX améliore la survie par rapport à la gemcitabine chez les patients en bon état général (OMS 0-1),
en maladie métastatique et ayant une bilirubine normale ou subnormale (Conroy, 2011). Ce protocole est détaillé dans le
chapitre "Thésaurus".

Pour les patients traités par gemcitabine en première ligne, la deuxième ligne par FOLFOX est validée ( Oettle, 2014). C'est
également applicable aux patients traités en première ligne par nab-paclitaxel + gemcitabine (en s'assurant de l'absence
de neuropathie périphérique induite par le nab-paclitaxel).

13. Surveillance
Surveillance : aucune modalité particulière de surveillance n'est recommandée. La surveillance clinique peut être confiée
au médecin traitant et d'éventuels examens complémentaires seront réalisés en fonction des symptômes présentés, en
particulier perte de poids ou apparition de douleurs.

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 11 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
14. Formes familiales de cancers du pancréas
(Slater, 2010; Harinck, 2012; Liu, 2012; Vaquero, 2012; Chen, 2009)
Les patients atteints de cancers du pancréas doivent être interrogés sur leurs antécédents familiaux : pancréatite, cancers
du sein ou de l'ovaire, cancers du pancréas, cancers colorectaux ou de l'endomètre, et mélanomes en particulier.

En présence d'antécédents familiaux de cancers du pancréas ou d'autres types de cancers, ils doivent faire l'objet d'une
consultation d'oncogénétique visant à déterminer s'il s'agit de cancers du pancréas familiaux ou bien si ces cancers
s'intègrent dans des syndromes génétiques connus.
Les recommandations de sevrage tabagique doivent également être délivrées.
Le syndrome du cancer pancréatique familial (CaPaFa) est une entité récemment définie par l'existence d'au moins deux
apparentés au premier degré (parents, enfants, frères, sœurs) ou au moins 3 apparentés quel que soit le degré ayant un
adénocarcinome pancréatique, en l'absence d'un autre syndrome de cancer familial. Le risque de cancer pancréatique est
multiplié par 1,9 à 13 en cas d'antécédent familial par rapport à la population générale. Son incidence annuelle est
comprise entre 1 et 10/1 000 000. Il représente 5-10 % de l'ensemble des CPFs.
De nombreux gènes suspectés être des gènes prédisposant au développement de CPF (comme les gènes BRCA2, PALB2,
ATM, CDKN2A) sont en cours d'étude.

La pancréatite héréditaire est liée dans 80 % des cas à une mutation ponctuelle du gène PRSS1/2. Elle est alors de
transmission autosomique dominante, à pénétrance élevée.
Les cancers du pancréas peuvent être observés dans des familles avec des syndromes héréditaires de cancers pour
lesquels un ou plusieurs gènes prédisposant ont déjà été identifiés.
Il s'agit principalement :
du syndrome Mélanome-Pancréas (FAMMM-PC) associant des cancers du pancréas et des mélanomes,
prédisposition associée à une mutation de CDKN2A
de certaines familles de syndrome de cancers du sein et de l'ovaire associant aux cancers du pancréas des
cancers du sein et/ou des cancers de l'ovaire, prédisposition associée à une mutation de BRCA1 ou BRCA2
du syndrome de Peutz-Jeghers associant lentiginose périorificielle, polypes hamartomateux (avec par ordre
de prévalence le jéjunum, l'iléon, et le duodénum mais aussi estomac et côlon), des cancers de l'estomac, du
pancréas, du sein, des tumeurs des cordons sexuels de l'ovaire, des tumeurs des cellules de Sertoli chez les
hommes, prédisposition associée à une mutation de LKB1/STK11
du syndrome de Lynch associant des cancers du côlon, de l'estomac, de l'intestin grêle, des voies excrétrices
mais aussi chez la femme des cancers de l'endomètre ou plus rarement de l'ovaire, prédisposition associée à
une mutation des gènes de la famille MMR
de la polypose adénomateuse familiale, prédisposition associée à une mutation des gènes de la famille APC
du syndrome de Li-Fraumeni (voir référentiel Sein), observé dans certaines familles (prédisposition associée à
une mutation de TP53).
Toutes ces situations doivent faire l'objet d'une consultation d'oncogénétique.

La connaissance de formes familiales de cancer du pancréas ou en présence de cancer du pancréas dans les syndrômes
génétiques identifiés amène à discuter des stratégies de dépistage chez les sujets à haut risque.
Plusieurs équipes ont proposé de réaliser, à partir de 40/50 ans tous les 1 à 2 ans, une échoendoscopie, +/- avec
ponction en cas d'image anormale et/ou IRM pancréatique.
A ce jour, aucune stratégie de dépistage ne fait l'objet d'un consensus, mais la proposition en alternance d'une IRM
pancréatique et d'une échoendoscopie tous les 2 ans à partir de 45 ans, en se calquant sur ce qui est offert
actuellement aux porteurs d'une mutation de LKB1 (appelée aussi STK11) dans le contexte du syndrome de Peutz-
Jeghers représente une alternative à discuter.
D'autres situations prédisposent aux cancers du pancréas exocrine.

15. Thésaurus de chimiothérapie


Préambule : le thésaurus de chimiothérapie ci-dessous décrit les protocoles utilisés en situation adjuvante et, en cas de
maladie métastatique ou de maladie localement avancée. Il se limite aux protocoles utilisés en première intention (première
ligne).

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 12 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
Traitements adjuvants
mFolfirinox

A J1
Oxaliplatine 85 mg/m² IV en perfusion de 2 heures, puis
Irinotécan 150 mg/m² IV en perfusion de 90 min
Acide folinique 400 mg/m² IV en perfusion de 2 heures (pendant la perfusion d'irinotécan)
5-Fluorouracile continu 2,4 g/m² IV en perfusion continue sur46 heures (1200 mg/m²/jour à J1
et J2).

Reprise de cycle à J15

Référence :
Conroy T, Hammel P, Hebbar M et al.
Unicancer GI PRODIGE 24/CCTG PA.6 trial: A multicenter international randomized phase III trial of adjuvant mFOLFIRINOX versus gemcitabine
(gem) in patients with resected pancreatic ductal adenocarcinomas.
J.Clin Oncol 2018 ;36 (suppl) : abstract LBA4001

Gemcitabine
Gemcitabine (1000 mg/m² en 30 min ; un cycle = J1, J8, J15 ; reprise à J29), 6 cycles, à débuter si possible dans les 6
semaines suivant l'intervention.
Références

Oettle H, Post S, Neuhaus P, et al.


Adjuvant chemotherapy with gemcitabine vs observation in patients undergoig curative-intent resection of pancreatic cancer : a randomized
controlled tial.
JAMA. 2007 ;297:267-77.
Neuhaus P, Riess H, Post S, et al.
CONKO-001 : Final results of randomized, prospective, multicenter phase III trial of adjuvant chemotherapy with gemcitabine versus observation in
patients with resected pancreatic cancer (PC).
J Clin Oncol 2008 : 26:(18S, Part II); abstract LBA4504.
Regine WF, Winter KA, Abrams R et al.
Fluorouracil-based chemoradiation with either gemcitabine or fluorouracil chemotherapy after resection of pancreatic adenocarcinoma: 5-year
analysis of the U.S. Intergroup/RTOG 9704 phase III trial.
Ann Surg Oncol. 2011 ;18:1319-26..

5-Fluorouracile et acide folinique


FUFOL Mayo Clinic

Acide folinique 20 mg/m² en bolus de J1 à J5

5-Fluorouracile 425 mg/m² en bolus de J1 à J5

Reprise à J29
6 cycles

à débuter dans les deux mois et si possible dès la récupération postopératoire obtenue.
Compte-tenu de la toxicité de ce protocole, il peut être avantageusement remplacé par un protocole LV5FU2,
modifié ou non (cf. thésaurus de chimiothérapie du référentiel Côlon).
Référence

Neoptolemos JP, Stocken DD, Friess H, Bassi C, et al.


A randomized trial of chemoradiotherapy and chemotherapy after resection of pancreatic cancer.
N Engl J Med. 2004 ;350:1200-10.

Le thésaurus national de cancérologie digestive est disponible sur le site de la SNFGE en cliquant ici.

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 13 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
Maladie localement avancée ou maladie métastatique : première ligne
Folfirinox
A J1
Oxaliplatine 85 mg/m² IV en perfusion de 2 heures, puis
Irinotécan 180 mg/m² IV en perfusion de 90 min
Acide folinique 400 mg/m² IV en perfusion de 2 heures (pendant la perfusion d'irinotécan)
5-Fluorouracile bolus 400 mg/m² IV en 15 minutes.

5-Fluorouracile continu 2,4 g/m² IV en perfusion continue sur46 heures (1200 mg/m²/jour à J1
et J2).

Reprise de cycle à J15


Critères de sélection des patients
Les indications sont restreintes aux situations où tous les cas ci-dessous sont réunis :
Maladie métastatique
Age <75 ans
OMS 0-1
Fonction hépatique satisfaisante (bilirubine ≤ 1,5 fois la limite supérieure de la normale ; voir plus loin si
maladie de Gilbert)
Absence d’insuffisance cardiaque ou d'angine de poitrine non médicalement contrôlée ou d'infarctus dans
les 12 mois précédents
Pas de diarrhée chronique ou de maladie inflammatoire du côlon ou du rectum, ou d'occlusion ou de sub-
occlusion non résolues sous traitement symptomatique.

L'équipe doit être expérimentée dans la gestion des neutropénies fébriles, et des diarrhées après irinotécan.

Propositions d'adaptation de doses


En cas de nécessité de réduction de doses, les posologies réduites seront maintenues ultérieurement.

A. Toxicité hématologique
1. Selon le bilan biologique à J15

NFS à J15 RETARD DE CYCLE REDUCTION DE DOSE


Irinotécan Oxaliplatine LV5FU

PNN ³ Pas de retard de cycle Pas de réduction de dose


1.5x109/L
et
Plaq ³
75x10 9/L
PNN Retarder le traitement 1er épisode : 1er épisode : 1er épisode :
<1.5x109/L jusqu'à PNN ≥ 1500 réduction de pas de réduction supprimer le bolus
(jusqu'à J22 ou J29 si dose à 150 de dose de J1
nécessaire). En cas de mg/m² 2ème épisode :
non récupération à 2ème épisode : réduire la dose à
J29, arrêt du maintien de la 60 mg/m²
traitement dose à 150 3ème épisode :
mg/m² arrêt du
3ème épisode : traitement
arrêt du
traitement
Plaq Retarder le traitement 1er épisode : pas 1er épisode : 1er épisode :
<75x109/L jusqu'à récupération de réduction de diminuer la dose diminuer la dose
(plaq ≥ 75x10 9/L). En dose à 60 mg/m² du bolus et de la
cas de non 2ème épisode : 2ème épisode : perfusion continue
récupération à J29, diminuer la dose maintien de la de 25 %
arrêt du traitement à 150 mg/m² dose réduite
3ème épisode : 3ème épisode :
arrêt du arrêt du
traitement traitement
2. Selon la toxicité hématologique pendant l'intercure (nadir)

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 14 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
Evénements Réduction de dose au cycle suivant
- Neutropénie fébrile isolée 1er épisode : réduire la dose d'irinotécan à 150 mg/m² et
- Neutropénie G4 de plus de 7 supprimer le bolus de 5-Fluorouracile à J1
jours 2ème épisode : malgré la réduction de dose d'irinotécan et la
- Infection avec neutropénie de suppression du bolus de 5-Fluorouracile, réduire la dose d'
grade 3-4 concomitante oxaliplatine à 60 mg/m²
3ème épisode : arrêt du traitement
Thrombopénie grade 3-4 1er épisode : réduire la dose d'oxaliplatine à 60 mg/m² et la
dose de 5-Fluorouracile continu de 25 %
2ème épisode : malgré la réduction de dose à 60 mg/m², réduire
la dose d'irinotécan à 150 mg/m² et la dose de 5-Fluorouracile
continu de 25 % supplémentaires
3ème épisode : arrêt du traitement

B. Toxicités digestives

Evénements Réduction de dose au cycle suivant


- Diarrhée grade 3-4 isolée ou 1er épisode : réduire la dose d'irinotécan à 150 mg/m²
- Diarrhée + fièvre et/ou neutropénie et supprimer le bolus de 5-Fluorouracile à J1
de grade 3-4 2ème épisode : malgré la diminution de dose
d'irinotécan à 150 mg/m², réduire la dose d'oxaliplatine
à 60 mg/m² et réduire la dose de 5-Fluorouracile
continu de 25 %
3ème épisode : arrêt du traitement
Diarrhée résistante (>48 h) en dépit des Pas de réduction de dose d'irinotécan ni d'
hautes doses de lopéramide oxaliplatine ni de 5-Fluorouracile après récupération
sauf si diarrhée grade 3-4, ou diarrhée + fièvre et/ou
neutropénie grade 3-4
C. Mucites ou syndrome « main-pied »

En cas de toxicité grade 3-4, une réduction de posologie de 25 % à la fois du 5-Fluorouracile bolus et du 5-
Fluorouracile continu sera réalisée pour les cures suivantes.

D. Toxicité cardiaque

En cas d'angine de poitrine ou d'infarctus du myocarde, le traitement par 5-Fluorouracile sera arrêté.

E. Neuropathie périphérique

La dose d'oxaliplatine peut être adaptée selon le tableau ci-dessous :

Durée de la toxicité
Toxicité ≤ 7 jours >7 jours et Persistant entre
<14 jours les cycles
Paresthésies/dysesthésies sans
Aucune Aucune
altération fonctionnelle (grade 1 Aucune modification
modification modification
NCI)
Paresthésies/dysesthésies avec
altération fonctionnelle mais ne Aucune
Aucune modification 65 mg/m²
gênant pas les activités de la vie modification
quotidienne (grade 2 NCI)
Paresthésies/dysesthésies avec
douleurs ou altération fonctionnelle
65 mg/m² 65 mg/m² Arrêt
gênant les activités de la vie
quotidienne (grade 3 NCI)
Paresthésies/dysesthésies
/ / Arrêt
persistantes, invalidantes
AIGUE : dysesthésies Allonger la durée de la perfusion suivante à 6 heures.
laryngopharyngées Ajouter éventuellement 1 g de gluconate de calcium et 1 g
de sulfate de magnésium 15 min avant la perfusion
d'oxaliplatine et à la fin de la perfusion d'oxaliplatine.

Si l'oxaliplatine est arrêté pour neurotoxicité, l'irinotécan et le 5-Fluorouracile seront poursuivis.

F. Elévation de la bilirubine

Au diagnostic, une élévation de la bilirubine incite à une extrême prudence sur les doses d'irinotécan. La

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 15 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
présence d'une maladie de Gilbert (génotype UGT1A1 28/28) doit faire réduire les doses d'irinotécan (au plus
150 mg/m²).

En cours de traitement, une élévation de la bilirubine doit faire rechercher une progression tumorale et/ou une
obstruction de prothèse biliaire. Il est prudent de surseoir à la chimiothérapie et en particulier ne pas administrer
d'irinotécan, éliminé par voie biliaire.

G. Autres toxicités

Toute autre toxicité ≥ grade 2, exceptées l'anémie et l'alopécie, pourra justifier une réduction de dose si indiquée
médicalement, par exemple réduction d'irinotécan à 150 mg/m² et/ou oxaliplatine à 60 mg/m² et/ou le 5-
Fluorouracile de 25 % en fonction du type de toxicité.
Reférences :

Conroy T, Desseigne F, Ychou M et al.


FOLFIRINOX versus gemcitabine for metastatic pancreatic cancer.
N Engl J Med.2011;364:1817-25.
Conroy T, Paillot B, François E et al.
Irinotecan plus oxaliplatin and leucovorin-modulated fluorouracil in advanced pancreatic cancer – A groupe Tumeurs digestives of the Fédération
nationale des centres de lutte contre le cancer Study.
J Clin Oncol 2005;23;1228-1236.
Singhal MK, Kapoor A, Bagri PK et al.
A phase III trial comparing folfirinox versus gemcitabine for metastatic pancreatic cancer.
Ann Oncol 2014;25 (suppl 4): iv210-iv211.

Gemcitabine
Gemcitabine 1000 mg/m² en perfusion de 30 min à J1, J8, J15, J22, J29, J36, J43

Reprise à J57
Evaluation des résultats par clinique et imagerie à l'issue des deux premiers mois
Si résultats satisfaisants (stabilité ou réponse), poursuivre le traitement trois semaines sur 4 (J1, J8, J15 ; reprise à
J29).

Proposition d'adaptation de doses


Toxicités hématologiques
100 % de dose si PNN >1 000 et plaquettes ≥ 100 000/mm³
50 % de dose si 750 < PNN <1 000/mm³
ou 75 000 ≤ plaquettes <100 000/mm³
0 % (chimiothérapie reportée) si ≤ 750 PNN ou <75 000 plaquettes/mm³
Toxicités non hématologiques
Grade CTC Dose
0-2 100 %
3 75 %
4 arrêt
Gemcitabine-Nab-paclitaxel
Gemcitabine 1000 mg/m² en perfusion de 30 min puis

Nab-paclitaxel 125mg/m² à J1, J8, J15

Reprise à J29
Critères de sélection des patients :
maladie métastatique
évaluation gériatrique des patients >75 ans
OMS 0-2
Karnofsky ≥ 80 %.
Référence :

Von Hoff DD, Ervin T, Arena FP et al.


Increased survival in pancreatic cancer with nab-paclitaxel plus gemcitabine.
N Engl J Med. 2013 ;369:1691-703.

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 16 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
Maladie localement avancée ou maladie métastatique : deuxième ligne
FOLFOX
Oxaliplatine 85 mg/m² en 2 h à J1
acide folinique 200 mg/m² (ou l-folinique 100 mg/m²) en 2 h en perfusion en
Y
puis 5-Fluorouracile bolus 400 mg/m²
puis 5-Fluorouracile 600 mg/m² en perfusion continue de 22 h à J1 et J2
Référence

Pelzer U, Schwaner I, Stieler J, Adler M, et al.


Best supportive care (BSC) versus oxaliplatin, folinic acid and 5-fluorouracil (OFF) plus BSC in patients for second-line advanced pancreatic cancer : a
phase III-study from the German CONKO-study group.
Eur J Cancer 2011 ; 47:1676-81.

Association irinotécan nanoliposomal + 5-FU + acide folinique


L'irinotécan nanoliposomal a fait l'objet d'une étude randomisée de phase III comparant cette molécule en
monothérapie, la combinaison 5-FU et acide folinique et l'association des 3 molécules chez des patients réfractaires
à la gemcitabine.
L'association irinotécan nanoliposomal (nal-IRI), 5-FU et acide folinique s'est avérée supérieure en taux de
réponse, survie sans progression et survie globale au 5-FU et acide folinique seuls.
La molécule n'est toutefois pas disponible en France.
Référence :

Wang-Gillam A, Li CP, Bodoky G et al.


Nanoliposomal irinotecan with fluorouracil and folinic acid in metastatic pancreatic cancer after previous gemcitabine-based therapy (NAPOLI-1): a
global, randomised, open-label, phase 3 trial.
Lancet. 2016 ;387:545-57.

16. Essais cliniques


ALIX : Etude de phase II, randomisée évaluant l’efficacité et la tolérance d’une chimiothérapie XELOXIRI-3 comprenant de
la capécitabine, de l’oxaliplatine et de l’irinotécan, chez des patients âgés ou fragiles ayant un adénocarcinome
pancréatique métastatique
Status : Ouvert (08-07-2019 - 31-01-2022)
Promoteur : Centre Hospitalier Universitaire de Besançon

APACap : Essai évaluant l’impact d’un programme d’activité physique adaptée sur la qualité de vie, chez des patients ayant
un cancer du pancréas localement avancé ou métastatique.
Status : Ouvert (15-09-2014 - 31-12-2021)
Promoteur : Groupe Coopérateur Multidisciplinaire en Oncologie (GERCOR)

APACAPOP - PRODIGE 56 : Etude multicentrique de phase II randomisée d'évaluation d'un programme d'activité
physique adaptée chez des patients ayant un cancer du pancréas opéré
Status : Ouvert (03-08-2018 - 28-02-2022)
Promoteur : Centre Hospitalier Universitaire de Besancon

ARABICA : Etude évaluant la mesure ambulatoire de l’activité physique au cours des cancers du pancréas
Status : Ouvert (16-10-2018 - 31-07-2021)
Promoteur : Centre Hospitalier Universitaire Dijon

ASTELLAS 8951-CL-5201 : Etude randomisée de phase II, en ouvert, visant à évaluer l'activité antitumorale et la sécurité
du zolbétuximab (IMAB362) en association au nab-paclitaxel et à la gemcitabine (nab-p + GEM) en première ligne de
traitement de l'adénocarcinome du pancréas métastatique exprimant la claudine 18.2 (CLCN18.2)
Status : Ouvert (15-03-2019 - 28-02-2022)
Promoteur : Astellas

AVENGERS 500 PANC003 : Etude de phase III multicentrique randomisée en ouvert, visant à évaluer l'efficacité et la
sécurité de l'association de CPI-613 avec du FOLFIRINOX (mFFX) modifié comparé au FOLFIRINOX (FFX) chez des patients
présentant un adénocarcinome métastatique du pancréas
Status : Ouvert (09-11-2018 - 01-10-2021)
Promoteur : Rafael Pharmaceuticals

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 17 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
BP29842 : Etude de phase Ia/Ib visant à évaluer la sécurité, la pharmacocinétique et l’activité thérapeutique du
RO6874281, une immunocytokine, variante de l’interleukine-2 (IL-2V) ciblant la protéine d’activation des fibroblastes-α
(FAP), administré en monothérapie (partie A) ou en association avec le trastuzumab ou le cétuximab (partie B ou C).
Status : Ouvert (29-01-2018 - 30-06-2021)
Promoteur : Hoffmann-La Roche

CA209-9GW : Etude de phase I/II évaluant la sécurité d’emploi et l’efficacité préliminaire du nivolumab associé au
daratumumab chez des patients ayant une tumeur solide métastatique ou de stade avancé
Status : Clos aux inclusions (07-06-2017 - 30-08-2020)
Promoteur : Bristol Myers Squibb

CANSTEM111P : Etude de phase III chez des patients avec un adénocarcinome pancréatique métastatique, BBI-608
(napabucasin) plus nab-Placlitaxel avec gemecitabine.
Status : Fermé (31-12-2016 - 31-12-2020)
Promoteur : Boston Biomedical

D081FC00001-POLO : étude de phase 3, randomisée, en double aveugle, comparant l’efficacité et la tolérance d’un
traitement d'entretien par olaparib administré seul par rapport à un placebo, chez des patients ayant un cancer pancréas
métastatique avec mutation gBRCA n'ayant pas progressé sous chimiothérapie de première ligne à base de sel de platine.
Etablissement ouvert en Franche-Comté : CHRU de Besançon.

EPIC : Etude de phase III, randomisée, multicentrique, évaluant l’impact sur la survie globale d’une prise en charge
palliative précoce chez des patients ayant un cancer métastatique du haut appareil digestif traité par une chimiothérapie de
première ligne.
Status : Ouvert (10-10-2016 - 31-10-2022)
Promoteur : Centre Oscar Lambret Centre de Lutte Contre le Cancer (CLCC) de Lille

EXOMA : Etude exploratoire visant à évaluer l’impact d’une analyse du profil génétique par la technique « Next
Generation sequencing » (NGS) à haut débit sur la décision thérapeutique chez des patients ayant une tumeur solide
Status : Ouvert (12-05-2016 - 26-06-2021)
Promoteur : Centre Georges François Leclerc

FUNGEMAX - PRODIGE 61 : Etude de phase II randomisée comparant l’efficacité et la tolérance du 5-FU/LV associé au
nal-IRI à celles de la gemcitabine associée au nab-paclitaxel et à celles d’un traitement alternant tous les 2 mois
l’association 5-FU/LV + nal-IRI et l’association gemcitabine + nab-paclitaxel chez des patients ayant un cancer du pancréas
métastatique
Status : Ouvert (26-11-2018 - 31-01-2025)
Promoteur : Federation Francophone de Cancerologie Digestive

GEMFOX : Etude de phase III, randomisée comparant l’efficacité du FOLFOX par rapport à la gemcitabine, comme
traitement de 1ère ligne métastatique, chez des patients ayant un adénocarcinome du pancréas et non éligibles au
FOLFORINOX.
Status : À venir (05-08-2020 - 31-01-2025)
Promoteur : Assistance Publique - Hôpitaux de Paris

GEMPAX - PRODIGE 65 : Etude de phase III évaluant l’efficacité et la tolérance de la gemcitabine associée à du paclitaxel
par rapport à la gemcitabine seule, après échec ou intolérance à une chimiothérapie de première intention de type
FOLFIRINOX, chez des patients ayant un adénocarcinome canalaire métastatique du pancréas
Status : Ouvert (23-05-2019 - 23-05-2022)
Promoteur : UNICANCER

GRASPANC 2018-01 : étude de phase III randomisée évaluant l'Eryaspase administrée en association avec une
chimiothérapie comparée à une chimiothérapie seule comme traitement de deuxième intention chez des patients atteints
d'un adénocarcinome pancréatique
Status : Ouvert (01-09-2018 - 30-11-2020)
Promoteur : Erytech Pharma

GUIDE2REPAIR : Etude de phase II évaluant de l'efficacité d’une double immunothérapie par durvalumab et trémélimumab
associée à un traitement par olaparib chez des patients ayant un cancer solide porteurs d’une mutation d’un gène de la
recombinaison homologue, en réponse ou stables après 8 semaines de traitement par olaparib
Status : Ouvert (06-07-2020 - 01-03-2023)
Promoteur : Centre Georges François Leclerc

undefined : undefined

undefined : undefined

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 18 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
undefined : undefined
undefined : undefined
NAPOLI 3 : Étude de phase III multicentrique, randomisée et en ouvert de l’association irinotécan liposomal pour injection,
oxaliplatine, 5 fluorouracile/leucovorine versus l’association nab paclitaxel plus gemcitabine chez des sujets atteints d’un
adénocarcinome du pancréas métastatique n’ayant jamais reçu de chimiothérapie

NEOPAN : Essai de phase III, randomisé, comparant une chimiothérapie par Folfirinox à la gemcitabine dans le traitement
du cancer pancréatique localement avancé.
Status : Ouvert (15-03-2015 - 15-03-2021)
Promoteur : UNICANCER

PANCREAS-CGE : Evaluation des facteurs pronostiques de la survie des patients atteints d'un cancer du pancréas exocrine
resécable ou potentiellement resécable : une cohorte prospective multicentrique
Status : Ouvert (01-11-2016 - 30-05-2023)
Promoteur : CHU Besançon

PANDAS-PRODIGE 44 : Etude de phase II randomisée visant à évaluer l’efficacité d’une chimiothérapie néoadjuvante par
mFOLFIRINOX, suivie ou non d’une radio-chimiothérapie concomitante avant la chirurgie chez des patients ayant un
adénocarcinome du pancréas à la limite de la résécabilité.
Status : Ouvert (09-01-2017 - 31-01-2021)
Promoteur : Institut de Cancérologie de Lorraine

PANOVA-3 : Effet des champs de traitement des tumeurs (TTFields, 150 kHz) comme traitement de première ligne de
l'adénocarcinome pancréatique avancé localement en association avec la gemcitabine et le Nab-paclitaxel
Status : Ouvert (10-05-2018 - 31-12-2022)
Promoteur : NovoCure Ltd.

PREFIPS : Prévention des fistules pancréatiques par la somastatine comparée à l'octréotide : étude prospective
randomisée
Status : Ouvert (08-11-2018 - 14-03-2021)
Promoteur : AP-HP

STELLAR-001 : Etude de phase I évaluant l'innocuité, la tolérance et l'activité antitumorale du IPH5401 associé à du
durvalumab chez des patients adultes ayant des tumeurs solides avancées sélectionnées
Status : Ouvert (30-08-2019 - 30-06-2021)
Promoteur : Innate Pharma

PRODIGE 48 - PANACHE 01 : Essai de phase II multicentrique randomisé évaluant l'intérêt d’une chimiothérapie
néoadjuvante par FOLF(IRIN)OX dans les adénocarcinomes pancréatiques résécables
Status : Ouvert (06-03-2017 - 31-01-2022)
Promoteur : CHU ROUEN

TEDOPAM - PRODIGE 63 : Etude de phase II évaluant l’efficacité et la tolérance d’un traitement de maintenance par
Tedopi seul ou associé au nivolumab, par rapport à une chimiothérapie FOLFIRI (acide folinique, irinotécan, 5-FU) après une
chimiothérapie d’induction par FOLFIRINOX (acide folinique, irinotécan et 5-fluorouracil, l’oxaliplatine), chez des patients
ayant un cancer du pancréas localement avancé ou métastatique.
Status : Ouvert (07-02-2019 - 30-12-2022)
Promoteur : Groupe Coopérateur Multidisciplinaire en Oncologie (GERCOR)

URGENCE PANCREAS : Prise en charge optimisée des adénocarcinomes du pancréas localement avancés ou
métastatiques symptomatiques.
Status : Ouvert (30-11-2016 - 31-07-2020)
Promoteur : GERCOR - Groupe coopératif multidisciplinaire en oncologie

17. Bibliographie
Alexakis N.
Currents standards of surgery for pancreatic cancer.
Br J Surg, 2004; 91: 1410-27.

Al-Hawary MM, Francis IR, Chari ST et al.


Pancreatic ductal adenocarcinoma radiology reporting template: consensus statement of the society of abdominal radiology and the american pancreatic
association.
Gastroenterology. 2014 ;146:291-304.

Chen JM, Férec C.


Chronic pancreatitis: genetics and pathogenesis.

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 19 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
Annu Rev Genomics Hum Genet. 2009;10:63-87.

Conroy T, Desseigne F, Ychou M et al.


FOLFIRINOX versus gemcitabine for metastatic pancreatic cancer.
N Engl J Med. 2011 ;364:1817-25.

Conroy T, Hammel P, Hebbar M et al.


Unicancer GI PRODIGE 24/CCTG PA.6 trial: A multicenter international randomized phase III trial of adjuvant mFOLFIRINOX versus gemcitabine (gem) in
patients with resected pancreatic ductal adenocarcinomas.
J.Clin Oncol 2018 ;36 (suppl) : abstract LBA4001

Goonetilleke KS, Siriwardena AK.


Systematic review of peri-operative nutritional supplementation in patients undergoing pancreaticoduodenectomy.
JOP 2006; 7: 5-13.

Guide pratique d'imagerie diagnostique à l'usage des médecins radiologues.


Société Française de Radiologie, juin 2009, page 145.

Hammel P, Huguet F, van Laethem JL et al.


Effect of Chemoradiotherapy vs Chemotherapy on Survival in Patients With Locally Advanced Pancreatic Cancer Controlled After 4 Months of Gemcitabine
With or Without Erlotinib: The LAP07 Randomized Clinical Trial.
JAMA. 2016 ;315:1844-53.

Harinck F, Kluijt I, van Mil SE et al.


Routine testing for PALB2 mutations in familial pancreatic cancer families and breast cancer families with pancreatic cancer is not indicated.
Eur J Hum Genet. 2012 ;20:577-9.

Harinck F, Kluijt I, van der Stoep N et al.


Indication for CDKN2A-mutation analysis in familial pancreatic cancer families without melanomas.
J Med Genet. 2012 ;49:362-5.
Herreros-Villanueva M, Hijona E, Cosme A et al.
Adjuvant and neoadjuvant treatment in pancreatic cancer.
World J Gastroenterol. 2012 ;18:1565-72.

Johung K, Saif MW, Chang BW.


Treatment of locally advanced pancreatic cancer: the role of radiation therapy.
Int J Radiat Oncol Biol Phys. 2012;82:508-18.

Liu Q, Chen J, Mai B et al.


A single-nucleotide polymorphism in tumor suppressor gene SEL1L as a predictive and prognostic marker for pancreatic ductal adenocarcinoma in
Caucasians.
Mol Carcinog. 2012 ;51:433-8.

Loehrer PJ Sr, Feng Y, Cardenes H et al.


Gemcitabine alone versus gemcitabine plus radiotherapy in patients with locally advanced pancreatic cancer: an Eastern Cooperative Oncology Group trial.
J Clin Oncol. 2011;29:4105-12.

National Comprehensive Cancer Network (NCCN).


NCCN Clinical pratice guidelines in oncology.
Pancreatic adenocarcinoma. Version 3.2017 : http://www.nccn.org/

Neoptolemos JP, Stocken DD, Friess H et al.


A randomized trial of chemoradiotherapy and chemotherapy after resection of pancreatic cancer.
N Engl J Med 2004;350:1200-10.

Neoptolemos JP, Stocken DD, Tudur Smith C et al.


Adjuvant 5-fluorouracil and folinic acid vs observation for pancreatic cancer: composite data from the ESPAC-1 and -3(v1) trials.
Br J Cancer. 2009;100:246-50.

Neoptolemos JP, Stocken DD, Bassi C et al.


Adjuvant chemotherapy with fluorouracil plus folinic acid vs gemcitabine following pancreatic cancer resection: a randomized controlled trial.
JAMA. 2010 8;304:1073-81.

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 20 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
Oettle H, Post S, Neuhaus P, et al.
Adjuvant chemotherapy with gemcitabine vs observation in patients undergoig curative-intent resection of pancreatic cancer : a randomized controlled trial.
JAMA. 2007; 297:267-77.

Oettle H, Riess H, Stieler JM, et al.


Second-line oxaliplatin, folinic acid, and fluorouracil versus folinic acid and fluorouracil alone for gemcitabine-refractory pancreatic cancer: outcomes from the
CONKO-003 trial.
J Clin Oncol. 2014 ;32:2423-9.

Pancreatic section of the British Society of Gastroenterology et al.


Guidelines for the management of patients with pancreatic cancer periampullary and ampullary carcinomas.
Gut 2005; 54: v1-v16.

Raman SP, Reddy S, Weiss MJ et al.


Impact of the time interval between MDCT imaging and surgery on the accuracy of identifying metastatic disease in patients with pancreatic cancer.
AJR Am J Roentgenol. 2015 ;204:W37-42.

Regine WF, Winter KA, Abrams R et al.


Fluorouracil-based chemoradiation with either gemcitabine or fluorouracil chemotherapy after resection of pancreatic adenocarcinoma: 5-year analysis of the
U.S. Intergroup/RTOG 9704 phase III trial.
Ann Surg Oncol. 2011;18:1319-26..

Royal College of Pathologists.Website : www.rcpath.org


CELLULAR PATHOLOGY, GUIDELINES, DATASETS
Minimum dataset for the histopathological reporting of pancreatic, ampulla of Vater and bile duct carcinoma, mars 2017

SFCD 2009.

Sastre B, Ouassi M, Pirro N et al.


La duodénopancréatectomie céphalique à l'ère de la médecine factuelle.
Ann Chir 2005 ; 130 : 295-302.

Slater EP, Langer P, Niemczyk E et al.


PALB2 mutations in European familial pancreatic cancer families.
Clin Genet. 2010 Nov;78:490-4.

Stojadinovic A, Brooks A, Hoos A et al.


An evidence-based approach to the surgical management of resectable pancreatic adenocarcinoma.
J Am Coll Surg 2003; 196: 954-64.

Van der Gaag NA, Rauws EA, van Eijck CH, et al.
Preoperative biliary drainage for cancer of the head of the pancreas.
N Engl J Med. 2010; 362 :129-37.

Valle JW, Palmer D, Jackson R.


Optimal duration and timing of adjuvant chemotherapy after definitive surgery for ductal adenocarcinoma of the pancreas: ongoing lessons from the ESPAC-
3 study.
J Clin Oncol. 2014 ;32:504-12.

Vaquero Raya EC.


Chronic pancreatitis: beyond alcohol.
Gastroenterol Hepatol. 2012 17.

Wyse JM, Carone M, Paquin SC et al.


Randomized, double-blind, controlled trial of early endoscopic ultrasound-guided celiac plexus neurolysis to prevent pain progression in patients with newly
diagnosed, painful, inoperable pancreatic cancer.
J Clin Oncol. 2011;29:3541-6.

Zhong J, Patel K, Switchenko J et al.


Outcomes for patients with locally advanced pancreatic adenocarcinoma treated with stereotactic body radiation therapy versus conventionally fractionated
radiation.

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 21 sur 22
Version publiée le 26/10/2020
Cancer. 2017 ;123:3486-3493.

Tumeurs exocrines du pancréas


ONCOLOGIK Page 22 sur 22
Version publiée le 26/10/2020

Vous aimerez peut-être aussi