Vous êtes sur la page 1sur 4

Morale, éthique et déontologie : Introduction

Introduction - définitions

 Déontologie se définit comme l'étude des devoirs particuliers à une situation sociale déterminée ou à une
profession
=> Possibilité d’y accoler une profession particulière, une déontologie particulière.
=> Malgré un socle commun, d’autres éléments s’y rajouteront selon les secteurs, les professions.
Ex : Le secret = Une constante mais la notion diffère selon les professions.

 Elle se réfère à une éthique dont elle règle l'application concrète = Jurisprudence de l’éthique. Applicable
vs appliquée.

 1825 : traduction de Bentham du grec déon-ontos « devoir » et logie => Référence aux comportements à
adopter.

 Référence à « ce qu'il faut faire », ce qu'il y a lieu de faire

 Se distingue de la morale et se distingue du droit

 La déontologie concrétise la morale

Morale

 Début du 17 e, science du bien et du mal ; théorie de l'action humaine en tant que telle est soumise aux
devoirs et a pour but le bien

 Pour diderot, la morale est la science des lois naturelles

 Définition : Ensemble des règles de conduite considérées comme valables de façon absolue et socialement
considérées comme bonnes
=> Tjs rapportée à une époque MAIS beaucoup moins mouvante que la déontologie.

 Ensemble des habitudes et des valeurs morales dans une société donnée

 Donc un ensemble de règles propres à une culture. Ex : morale bourgeoise : « tu ne voleras pas ! »

 S'impose à un individu de l'extérieur, intériorisé.

Ethique (Art de diriger les conduites)

 Se rapporte à la science de la morale, l'art de diriger des conduites

 En quelque sorte l'art de diriger sa conduite par rapport aux valeurs d'une civilisation à un moment
donné.

 En tant que système normatif, c'est un ensemble de principes exprimant des valeurs liées à des exigences
morales (faire le bien, éviter de nuire) ou a des choix culturels qui ont des dimensions morales ( droits de
l'homme).

 Ensemble des principes qui sont à la base de la conduite de quelqu'un

 Ensemble de principes dont chacun, implicitement ou explicitement, se dote pour guider son action au
quotidien

 Elle pose des principes qui ne se discutent pas ( B Defrance) : interdit de la violence, respect de la
personne...
 Attention aux dérives de l’éthique par rapport aux situations économiques, aux situations de soins etc…
Ex : Question du diagnostique prénatal.

Ces principes vont progressivement être déclinés en principes déontologiques, sorte de balises du quotidien
de l’exercice d’une profession.

Déontologie

 Ensemble de devoirs qui s'impose à des professionnels dans l'exercice de leur métier (notion
corporative).

 Ensemble des règles de bonne conduite particulières à une profession ou à un ensemble d'acteurs
sociaux intervenant dans une mission commune. Ces règles peuvent être morales, techniques ou
juridiques ( Bonjour, Corvazier, 2008).
Importance de la notion de mission : Ex : Aide à la jeunesse.

 Elle est donc relative et contingente.

 Règles contraignantes dont la transgression peut entrainer des sanctions


=> Qui prononcera les sanctions ?
=> Organes de contrôle de la déontologie ? Nécessaire si existence de sanctions.

 La notion s'est limitée et concrétisée :

 Limitée car en fait monopolisée par le droit professionnel

 Concrète car elle vise les cas couramment rencontrés par le professionnel dans l'exercice de
son activité; elle cherche à donner – impérativement (avec obligation) – à ces cas des solutions
pratiques et précises définissant les devoirs des professionnels.

 Toute profession impose des devoirs à ceux qui l'exercent; au sens large, toute profession (même à
connotation illégale ou extravagante) a donc une déontologie.

 Quand la profession s'organise, elle tend à se donner un statut codifié, ou tout du moins des usages,
précisant les devoirs de ses membres

 Elle le fait dans le cadre de groupements et associations professionnelle

 Ainsi se forme un droit disciplinaire

 Cette construction est plus ou moins développée selon les professions.

 Pour les plus avancées, les formulations déontologiques ont pris un aspect détaillé et autoritaire, émanant
d'organes officiels de la profession

 Un code de déontologie peut asseoir la reconnaissance et l'identité d'une profession => Ce code fait corps
avec la profession à laquelle il se rattache.

 Il n'est pas de profession qui ne cherche à veiller au respect, par certaines règles considérées comme
essentielles, du bon exercice du métier commun

 Un code de déontologie ne sera jamais une assurance tous risques ( Rosenczveig, Verdier, 1996)

=> Il ne donne jamais réponse à tous les problèmes

 Peut contribuer à cerner les éléments de la réponse à apporter; sans faire l'économie d'une réflexion
personnelle et éventuellement d'une prise de risque => Cette notion de prise de risque est importante : Etat
de nécessité ?
lOMoARcPSD|2280347

 La revendication de déontologie n'est pas liée au faut qu'un métier comporte des risques ou des
responsabilités MAIS : Chaque fois qu'il peut y avoir opposition, conflit entre 2 systèmes d'intérêt et de
logiques et que le professionnel se trouve confronté à un choix qui ne peut être laissé à sa seule
appréciation

=> C'est précisément le cas pour les criminologues

 La déontologie est toujours à un carrefour. elle est au carrefour du droit, de l'éthique et de


l'applicabilité :
 problématiser une situation particulière
 que dit le droit?
 Que disent nos éthiques?
 Quelles suggestions faire pour résoudre la situation dans un cadre plus large?

 Règles communes acceptées et mise en œuvre en commun par la profession

 Permet au professionnel de sortir de son isolement pour résoudre les difficultés auxquelles il peut être
confronté

 Elle offre des repères, des balises aux pratiques

Un paysage professionnel changeant. Un criminologue professionnel « sous tension »

 Que faut-il dire ou taire alors que le partenariat est passé dans les mœurs et risque de multiplier les
confusions dans les rôles de chacun.
=> Notion récurrente de partenariat ATTENTION sans sortir de son cadre professionnel.

 Une société mutli-culturelle?

 Prévention de la délinquance et piège de la prédiction (cnfr : Justice actuariale, gestion des risques)

 Souci de protéger liberté, intimité des personnes et société légitimant les mesures sécuritaires.

Des questions...

 criminologue, criminologie :
 Une profession ?
 Des métierS?
 Des milieux de travail criminologiques?

=> Peut on définir une éthique / déonto commune à ces professions.

 Une déontologie ?
 Un noyau dur, des points communs entre diverses professions...
=> Quels sont les éléments communs, fondamentaux ?

 Une codification ?
 Oui / non
 Pour qui?
 Contrôle ?

 Respect de la déontologie autours de trois grands axes :


 dans ses rapports aux collègues : Policiers entres eux etc…
 dans ses rapports au client
 dans ses rapports aux ressources => Règles les questions de relations entre les professionnels et les
ressources
Ex : Superviseur.
lOMoARcPSD|2280347

Interdépendance entre ces 3 grands axes MAIS malgré cela, grande variabilité des
interventions, des relations selon l’axe dans lequel on se trouve. = Relations multi-latérales.
Ex : Travail différent selon que la personne est obligée ou non de fréquenter un SSM (mesures de
contraintes judiciaires)

=> La question du secret entre professionnel partageant les même activités ou la même mission est
très importante à encadrer.

=> Importance de la réflexion autours des missions des différents professionnels*.

 Sources, normes
 supranationales (déclaration universelle des droits de l'homme, pacte international relatif aux droits
civils et politiques, CEDH...)
 nationales : constitution, code pénal, CIC...
 spécifiques ou encore techniques

 * Le cas de champs professionnels communs à plusieurs professions ; l'engagement dans une même
mission.

Un inventaire non exhaustif de questions qui peuvent regarder la déontologie

Que peut-on attendre de la part d’un professionnel ?

 exigence de compétence, rigueur (formations CONTINUES, limites)


 exigence d'efficacité
 respect de l'usager (de la personne humaine)
 respect du secret professionnel
 devoir de réserve, de discrétion
 indépendance
 impartialité, objectivité=> L’apparence d’impartialité est aussi importante que l’impartialité elle-même.
 transparence, information
 respect de la loi
 intégrité
 disponibilité
 respect de la dignité de la profession, de sa réputation + Individu
 la question de la confiance
 protéger l'intérêt général/ protéger l'intérêt de la profession
 conflit d'intérêts

 ordre professionnel et ordre privé _


+ Communauté
 Intérêt de l'usager ?

 Valeurs, droits, préjugés, discrimination _


 respecter n'est pas admettre. Ex : Parents battant leurs enfants.

 un professionnel entre tension : pris parfois entre la logique de défense et contrôle social et celle de
protection sociale

 quelle mission? Aide ?  Trouver des lieux où réfléchir aux meilleures


 Quel mandat? décisions possibles dans l'intérêt des personnes
qui s'adressent à nous et ce, en toute
 Information : Que faire de l’information que l’on reçoit ?
 son recueil responsabilité, c'est-à-dire dans la plus totale
 son stockage liberté de conscience. Le tout en respectant des
 son traitement
règles communes, en évitant d’entrer dans un
 sa transmission
fonctionnement routinier.