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REPUBLICA DA GUINÉ-BISSAU
Ministerio das Economia e Finanças
Unidade de Implementação do Projeto

Projet d’Urgence pour l’amélioration des services d’électricité et d’eau (PUASEE)


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ÉTUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL DU PROJET D’INSTALLATION D’UN CHATEAU D’EAU AVEC
LA CAPACITE DE 750 m3 A GUINEE-TELECOM ET LA REPARATION ET LA REHABILITATION DE TROIS
CHATEAUX D’EAU, 300 m3A ESCOLA TECNICA, 100 m3 A ANTULA BONO ET 80 m3 AU QG.

Sous-Projet n°1

GUINEE – BISSAU
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Photo: Château à réhabiliter Escola Técnica Photo: Château du camp militaire Ex-QG.
(Ajouter la 3ème photo de 750 m3 qui se trouve dans le DAO)

RAPPORT DEFINITIF
Décembre 2017

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TABLE DES MATIERES

Sigles et abréviation .......................................................................................................... 3


I. INTRODUCTION ......................................................................................................... 18
II. METHODOLOGIE .................................................................................................... 21
III. POLITIQUE NATIONALE DE LA PROTECTION DE L’ENVIROENNEMENT ....... 25
IV. CADRE INSTITUTIONNEL, LEGISLATIF ET REGLEMENTAIRE ........................ 31
V. DESCRIPTION DE LA CONSISTANCE DU SOUS PROJET N°1 ET DES SOUS-
COMPOSANTES ............................................................................................................ 39
VI. DESCRIPTION ET ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE REFERENCE DU SOUS –
PROJET N°1 ET DES SOUS - COMPOSANTES ........................................................... 45
VII IDENTIFICATION, ANALYSE ET EVALUATION DE L’IMPACT INDUIT PAR LE
SOUS-PROJET N°1 ET DES SOUS-COMPOSANTES .................................................. 52
VIII. MESURES D’ATTENUATION OU DE COMPENSATION DES IMPACTS
NEGATIFS DU SOUS-PROJETN°1 ................................................................................ 69
X. GESTION RISQUES D’ACCIDENT ET DES IMPACTS DU PROJET N°1.................105
XI. PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DU SOUS – PROJET
N°1 119
XII. CONSULTATION DU PUBLIC .............................................................................143
CONCLUSION ET RECOMMANDATION ......................................................................144
XIII. REFERENCE .......................................................................................................145
XIV ANNEXES ............................................................................................................146

2
Sigles et abréviation

AAAC : Autorité d’Evaluation Environnementale Compétente


AEPA : Approvisionnement en Eau Potable et l’Assainissement
ABN : Autorité du Bassin du Niger
CIMA : Commission interministérielle de l'eau
CCD : Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification
CCTP : Cahier des Clauses Techniques Particulières
CEDEAO : Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest
CILSS : Comité Inter Etat de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel
CIPA : Centre d’Investigation et d’Application de la Pêche
CTA : Comité Technique de l'Eau
CSAO : Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest
Convention de RAMSAR : Convention Protégeant les milieux humides
DGA : Direction Générale de l’Environnement
DGRH : Direction Générale des Ressources Hydriques
DGSP : La Direction générale de la Santé publique
EIES : Etude d’Impact Environnement et Social
EESS : Évaluation Environnementale et Sociale Stratégique
EVE : Éléments Valorisés de l’Environnement
EIESS : Etude d’Impact Environnemental Social Simplifiée
EAGB : Entreprise d’Electricité et d’Eau de Guinée Bissau
FAO : Fonds des Nations Unies pour l’Alimentation
IBAP : Institut de la Biodiversité et des Aires Marines Protégées
INEC : Institut Nationale des Statistiques et du Recensement
INE : Institut Nationale des Statistiques
IST/VIH/Sida : Infection Sexuellement Transmissible/Virus d’Immuno Humain/Syndrome
d’Immuno Déficience Acquise
IEC : Information Education Communication
INEP : Institut Nationale des Etudes et Recherche
INAS : Agence Nationale de l’Eau et de l’Assainissement
INASA : Institut National de Santé publique
LCD : Lutte Contre la Désertification
LPDE : Lettre de Politique de Développement de l’Élevage
LPDA : Lettre de Politique de Développement de l’Agriculture
MEDD : Ministère de l'Environnement et Développement Durable
MEI : Ministères de l’Energie et Industrie
MGF : Mutilations Génitales Féminines
MRN : Ministère des Ressources Naturelles
OCDE : Organisation de la Coopération et de Développement Economique
OFDA : Bureau d’Assistance aux Catastrophe à l’Etranger
OMD : Objectif du Millénaire de Développement
ONG : Organisation Non Gouvernementale
PAN : Programme d’Action National
PAR : Plan d’Action et de Réinstallation
PAUSEE : Projet d’Urgence pour l’amélioration des services d’électricité et d’eau
PCGES : Plan Cadre de Gestion Environnementale et Sociale.
PMRI : Project Multisectoriel de Réhabilitation des Infrastructures
PGES : Plan de Gestion Environnemental et Social
PEHD : PolyEthylène Haute Densité
PVC : Poly-Chlorure de Vinyle
RGPH : Recensement Général de la Population et de l’Habitat
3
SDEA : Schéma Directeur pour l`Eau et l’Assainissement
SEADD : Secrétariat de l'État de l'Environnement et du Développement Durable
SMDD : Sommet Mondial de Développement Durable
SNLS : Secrétariat National de Lutte contre le SIDA
TDR : Termes de Référence
UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest Africaine

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LISTE DES FIGURES

Figure 1.- Schéma de la démarche de l’EIES.......................................................................................................................23


Figure 2 : Carte de la République de Guinée-Bissau .......................................................................................................44
Figure 3 : Procédure d'évaluation de l'importance de l'impact .................................................................................................54
Figure 4 : Courbes des intensités sonores.........................................................................................................................117

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LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : Données à collecter et source de collecte ...........................................................................................................22
Tableau 2 : Récapitulatifs du château d’eau au site Guinée Télécom .......................................................................................39
Tableau 3 : Différentes eaux utilise par la population de Bissau ..............................................................................................49
Tableau 4 : Recettes mensuelles ne dépasse pas 16 000 FCFA .............................................................................................49
Tableau 5 : Population Bissau satisfait de prestation d’EAGB.................................................................................................50
Tableau 6 : Matrice de détermination de la valeur de composante environnementale .................................................................53
Tableau 7 : Matrice de détermination du degré de perturbation de l’environnemental .................................................................53
Tableau 8 : Cadre de référence d’évaluation de l’importance des impacts sur l’environnement ....................................................56
Tableau 9 : Indicateur Forces motrices, Pressions, Etat, Impact-Réponses (FPEIR) ..................................................................56
Tableau 10 : Identification d’impacts de la construction d’un réservoir de 750m3 de la sous-composante 1.1 .................................57
Tableau 11 : Identification d’impacts de Réhabilitation du Château d’eau 130 m3 sous – composante 1.2......................................57
Tableau 12 : Identification d’impacts de Réhabilitation du Château d’eau Quartier de 80 m3 sous – composante 1.3 .......................57
Tableau 13 : Identification d’impacts de Réhabilitation du Château d’eau 300 m3 de la sous-composante 1.4................................58
Tableau 14 : Identification des impacts positifs de la construction d’un réservoir de 750m3 sous-composante 1.1 ..........................58
Tableau 15 : Identification d’impacts de Réhabilitation du Château d’eau 130 m3 sous – composante 1.2 .....................................59
Tableau 16 : Identification d’impacts de Réhabilitation du Château d’eau Quartier de 80 m3 sous – composante 1.3 ......................59
Tableau 17 : Identification d’impacts de Réhabilitation du Château d’eau 300 m3 de la sous-composante 1.4 ................................59
Tableau 18 : Identification des impacts négatifs de la sous-construction d’un réservoir de 750m3 de la Composante 1.1..................60
Tableau 19: Identification d’impacts de Réhabilitation du Château d’eau 130 m3 sous – composante 1.2 ......................................60
Tableau 20 : Identification d’impacts de Réhabilitation du Château d’eau Quartier de 80 m3 sous – composante 1.3 .......................61
Tableau 21 : Identification d’impacts de Réhabilitation du Château d’eau 300 m3 de la sous-composante 1.4 ................................61
Tableau 22 : Groupes d’impacts ........................................................................................................................................62
Tableau 23 : Récapitulatif de l’identification des impacts et mesures d’atténuation de la composante 1.1 ......................................79
Tableau 24 : Récapitulatif de l’identification des impacts et mesures d’atténuation de la sous – composante 1.2 ............................83
Tableau 25 : Récapitulatif de l’identification des impacts et mesures d’atténuation de la sous – composante 1.3 ............................85
Tableau 26 : Récapitulatif de l’identification des impacts et mesures d’atténuation de la sous – composante 1.4............................87
Tableau 27 : Analyse et évaluation des impacts environnementaux et sociaux et Matrice de détermination de l’importance de l’impact
de la sous – composante 1.1 ............................................................................................................................................89
Tableau 28 : Analyse et évaluation impacts environnementaux et sociaux et Matrice de détermination de l’importance de l’impact de la
sous – composante 1.2 ....................................................................................................................................................91
Tableau 28 : Analyse et évaluation de impacts environnementaux et sociaux et Matrice de détermination de l’importance de l’impact
de la sous – composante 1.3 ............................................................................................................................................92
Tableau 29 : Analyse et évaluation des impacts environnementaux et sociaux et Matrice de détermination de l’importance de l’impact
de la sous – composante 1.4 ............................................................................................................................................93
Tableau 30 : Les coûts des mesures d’atténuations de sous - composante 1.1 .........................................................................94
Tableau 31 : Les coûts des mesures d’atténuations de la sous – composante 1.2 .....................................................................96
Tableau 32 : Les coûts des mesures d’atténuations de la sous – composante 1.3 .....................................................................97
Tableau 33 : Les coûts des mesures d’atténuations de la sous – composante 1.4 .....................................................................98
Tableau 34 : Période et la fréquence de suivi et surveillance de la composante 1.1 .................................................................100
Tableau 34 : Période et la fréquence de suivi et surveillance de la composante 1.2 .................................................................102
Tableau 36 : Période et la fréquence de suivi et surveillance de la sous – composante 1.3 .......................................................102
Tableau 35 : Période et la fréquence de suivi et surveillance de la sous – composante 1.4 .......................................................103
Tableau 38 : Approche méthodologique PDCA ..................................................................................................................106
Tableau 39 : Situations dangereuses potentielles en fonction des phases et la consistance des travaux ..................................... 107
Tableau 40 : Risques associés et effets du risque ..............................................................................................................109
Tableau 41 : Tableau des risques liés aux travaux..............................................................................................................112
Tableau 42 : Des risques et des mesures de prévention ......................................................................................................113
Tableau 43 : Actions de confinement des risques ...............................................................................................................116
Tableau 44 : Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) de sous - composante 1.1 .................................................119
Tableau 45 : Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) de la sous – composante 1.2 .............................................125
Tableau 46 : Plan de Gestion et Environnementale et Sociale (PGES) de la sous – composante 1.3 .......................................... 129
Tableau 47 : Plan de Gestion et Environnementale et Sociale (PGES) de la Sous-Composante 1.4 ........................................... 134
Tableau 48 : Thèmes de formation...................................................................................................................................139

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LISTE DES PHOTOS

Photo 1 : Forage géotechnique _______________________________________________________________________ 40


Photo 2 : : Végétation du site situé dans le quartier Luada-Bissau_______________________________________________ 45
Photo 3 : Étalage des petits vendeurs et vendeuses _________________________________________________________ 47
Photo 4 : Canalisation de l’eau potable longe du trottoir ______________________________________________________ 48
Photo 5 : Salubrité devant les ménages _________________________________________________________________ 51

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RESUME NON TECHNIQUE

A. Brève description du sous-projet

A.1. Contexte général du projet et sous-projet


L’approvisionnement en eau potable, en services d’assainissement ainsi qu’en électricité représentent des
enjeux considérables pour la Guinée-Bissau, en particulier la ville de Bissau. En effet, de l’apport de ces services
de base dépendent l’amélioration des conditions de vie, de l’hygiène et de la santé des populations, en particulier
la santé maternelle et infantile, touchées par une forte prévalence des maladies d’origine hydrique. Nonobstant la
dotation en ressources en eau relativement importante, la Guinée-Bissau présente cependant des indicateurs
assez médiocres en termes d’accès à l’eau potable. La faiblesse des investissements dans les infrastructures
ainsi que la défaillance du système d’exploitation et de maintenance ont ruiné les efforts réalisés à Bissau à
travers différents projets.

Le Gouvernement a fixé les objectifs du secteur l’eau dans le cadre du Schéma Directeur pour l`Eau et
l’Assainissement et des Objectif du Millénaire de Développement (OMD), axés sur l’éradication de la pauvreté,
l’amélioration de la santé des populations à travers notamment l’accès élargi à l’eau potable.

Dans le cadre du PUASEE, et après le screening, le gouvernement Bissau Guinéen prévoit pour la composante
eau trois sous-projets suivants :
 L’augmentation de la capacité de stockage d’eau grâce à (i) l’installation d’un château d’eau et à (ii) la
réparation et la réhabilitation de trois châteaux d’eau – Sous-Projet n°1
 L’élargissement de l’accès aux services d’eau dans les quartiers périurbains de Bissau grâce aux :
(i) extension des réseaux de distribution d’eau ; (ii) réalisation d’environ 6 600 branchements sociaux ; et
(iii) construction d’environ 91 bornes fontaines. Sous-Projet n°2.
 La réduction de l’eau non comptabilisée dans la ville de Bissau grâce à : (i) remplacement d’environ 33
km de conduites en amiante-ciment dans le centre-ville – Sous-Projet n°3.
Chaque un de ces sous-projets seront l’objet d’une étude d’impact environnemental et social et ses rapports. Le
pressente rapport constitue le rapport de Sous-Projet n°1.
A.2. Objectif global de sous-projet
L’objectif général de ce sous-projet vise à Augmenter la disponibilité en eau et
améliorer la qualité des services d’eau dans la ville de Bissau grâce à l’extension de
la capacité de stockage d’eau grâce à l’installation d’un château d’eau et à la
réparation et la réhabilitation de trois châteaux d’eau.
A.3. Objectifs spécifiques
Les objectifs spécifiques de ce sous-projet sont les suivants :
• Construire un nouveau château d’eau avec une capacité supérieure à 700 m3 ;
• Réparer t réhabiliter les trois châteaux d’eau existants.

A.4. Composantes principales de sous-projet


Ce sous-projet n°1 visant la construction d’un nouveau château d’eau et la réparation et la réhabilitation de trois
châteaux d’eau existants. Ce sous-projet est composés des quatre La sous-composantes suivants :
 La sous-composante 1.1 : Construction du Château d’eau du site de Guinée Télécom d’un réservoir de
750 m3
 La sous-composante 1.2 : Réhabilitation du Château d’eau Antula Bono existant de réservoir de 130m3
 La sous-composante 1.3 : Réhabilitation du Château d’eau du Quartier Général de réservoir existant de
80 m3
 La sous-composante 1.4 : Réhabilitation du Château d’eau Existant (Escola Técnica) – Bra de réservoir
de 300 m3

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1. SC1 - Construction du Château d’eau du site de Guinée Télécom d’un réservoir de 750 m3
• Installations de chantier avec salle de réunion, bureaux
Ces installations sont temporaires et seront immédiatement enlevées dès la fin des travaux. Il s’agit de la mise à
disposition sur le site, d’un bureau pour le chef de chantier, au minimum 20m2, un bureau de 10m2, pour le
secrétariat, une salle de réunion de 25m2, des toilettes avec lavabo, chaise anglaise et bac à douche.
L’installation de chantier comprend également l’amené des engins sur le site. Les travaux sont : implantation du
chantier, la reconnaissance géotechnique ; le nivellement et terrassements, le débroussaillage et l’excavation
pour puits de fondation. Les travaux de Génie civil notamment : Béton armé (CEM II ou III), coffrages, armatures.
• Connexions aux réseaux de distribution de l’EAGB
A partir du mur d’enceinte, une conduite DN 400 sera posée et reliée à la colonne de descente du réservoir
prévue. Ce tronçon sera connecté vers le réseau primaire alimentant les deux conduites PVC 250 posée des deux
côtés de l’avenue du 14 novembre. La pose d’environ 66 km de conduites en PVC et en PEHD pour le réseau de
distribution d’AEP à partir des châteaux d’eau « Guinée télécom » et « Bra ». Les travaux de chaussées
comporteront la mise en place de la couche de fondation, la couche de base en latérite graveleuse; la couche
d'imprégnation; une couche de granulats. Il est prévu un portail coulissant, largeur 5 m. Une porte piéton, largeur
1 m. Le vantail et le portail seront constitués d'un cadre en tubes d'acier (70x4mm) galvanisés, avec bracons et
d'un treillis galvanisé triple torsion. Une clôture mixte sera installée à partir du portail sur la périphérie de la
parcelle et viendra compléter la clôture existante le long de la voie rapide.
• Engins et matériaux à utiliser :
Les principaux engins et véhicules suivants seront utilisés sur le chantier qui sont des engins de levage,
niveleuses, chargeuses, compacteurs à pneus, compacteurs vibrants, pelle hydraulique ; camions bennes,
camion-citerne voitures de liaison, bétonnière et vibreurs ; marteau piqueur et compresseurs pneumatiques. Les
matériaux qui seront utilisés pour la réalisation des travaux d’aménagement sont les suivants : matériaux
provenant de déblais ; sable ; ciment ; gravier ; matériaux pour coffrages ; matériaux pour l’échafaudage ; tuyaux
PVC ; fer à béton.
2. SC2 - Réhabilitation du Château d’eau Antula Bono existant de réservoir de 130m3
Il s’agit de réhabiliter un réservoir métallique de cuve rectangulaire (Hauteur des piliers 10 m, capacité 130 m3) situé
au quartier Antula Bono. Les parois de la cuve sont formées de panneaux carrés de 1 m x 1 m, assemblées par joint
et boulonneries. Plusieurs fuites d’eau sont apparentes. Les solutions envisagées pour la réhabilitation de ce
château d’eau : installation d’une géo-membrane étanche en PVC alimentaire soudé, formant un bassin de stockage
d’eau. La cuve métallique existante joue le rôle d’un support pour la géo-membrane qui couvrira la totalité de
l’enceinte de la cuve. La peinture époxy alimentaire de la couverture métallique existante pour protéger la géo-
membrane et l’eau stocker du soleil et de tout débris qui pourrait entrer dans la cuve ; le changement des boulons
au niveau des points détériorés et déformés et le renforcement de la cuve par un quadrillage en acier à un mètre au-
dessus du radier du réservoir. L’installation de nouvelles barres de renforcement de la tour métallique de la cuve et
la peinture extérieure contre la corrosion de l’ensemble du réservoir (supports et cuve). Réhabilitation de clôture et
portail et aménagement du site du réservoir y compris remblaiement et mise à la cote et remise en état des lieux.

3. SC3 - Réhabilitation du Château d’eau du Quartier Général de réservoir existant de 80 m3


Le réservoir est en béton armé (Hauteur des piliers 12 m, capacité 80 m3) situé au quartier Général. Le diagnostic de
ce château d’eau montre la présence de suintement d’eau sur les parois extérieures de la cuve. La solution
préconisée pour la réhabilitation du réservoir est la suivante : repiquage profond à l’intérieur de la cuve jusqu’au
niveau des armatures pour purger les bétons et enduit dégradés. Traitement des armatures corrodées. Protections
des armatures par la mise en œuvre d’un inhibiteur de corrosion. Réhabilitation de clôture et portail et
aménagement du site du réservoir y compris remblaiement et mise à la cote et remise en état des lieux.

4. SC4 - Réhabilitation du Château d’eau Existant (Escola Técnica) – Bra de réservoir de 300 m3
L’ouvrage est un réservoir métallique (Hauteur des piliers 24 m, capacité 300 m3) situé au quartier Bra. La cuve
est transpercée par des trous causés par balles. Le métal de la cuve et le support sont corrodés. Les
équipements (conduites et pièces spéciales) sont en bon état. Les actions proposées pour la réhabilitation de ce
château d’eau sont les suivantes : sablage ou nettoyage à la brosse métallique de la cuve et de la tour soudure

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adéquate et étanche des trous de la cuve ; peinture époxy de l’extérieur de la cuve et de la tour métallique ;
peinture époxy de la partie intérieure de la cuve ; réhabilitation de clôture et portail et aménagement du site du
réservoir y compris remblaiement et mise à la cote et remise en état des lieux.
B. Brève description du site et des enjeux environnementaux et sociaux
ASPECTS BIOPHYSIQUES

RELIEF

Le relief de la ville de Bissau est légèrement ondulé. Les altitudes varient d'environ 5 à 35 mètres.
GEOLOGIE ET LES SOLS
Le substratum géologique de la zone du projet et du site de construction du réservoir est constitué à sa base de
formations calcaires et au sommet d’intercalations de sables et d’argiles.
Les sols sont de types ferralitiques faits de concrétions ferriques et présentent de bonnes conditions pour les
travaux de construction.
CLIMAT

Il est caractérisé par deux saisons : une saison sèche avec un vent chaud et sec (l’harmattan) de novembre à
mai, et une saison des pluies, appelée hivernage, de Mai à octobre.
Au niveau précipitations, la moyenne annuelle varie entre 1 800 et 2 000 mm. Le mois d’août enregistre les
hauteurs de pluie les plus élevées.
Quant aux températures, la moyenne mensuelle atteint 28 °C. Les mois d'avril et mai sont les plus chauds. En
décembre et Janvier, la température descend à 20 °C.
VEGETATION
La végétation sur le site proprement dit, les espèces ligneuses rencontrées sont Mangifera indica (manguier),
Azadirachta indica (nîmes) et Cassia siamea. La strate herbacée abondante est dominée par Asystasia gangatica
et Nelsonia canesceus.
FAUNE
La zone du projet étant située en ville, la faune est très réduite. Les espèces animales qu’on peut rencontrer sont
les oiseaux, les rongeurs, essentiellement les souris et des reptiles, notamment les lézards, les scinques et les
batraciens.

AIR
L’air de la zone est pollué par le rejet dans l'atmosphère de polluants divers. Il s’agit :
• les poussières et particules aéroportées résultant de la circulation de véhicules et d'engins sur les
nombreuses voies non asphaltées ; surtout sur la route allant à l’aéroport qui est encore en chantier ;
• des gaz de combustion (monoxyde de carbone, oxydes d'azote et de plomb) émanant des tuyaux
d'échappement des voitures et dont le nombre ne cesse de s'accroître ;
• de la fumée et de la cendre résultant de l'incinération des ordures ;
• Etc.

Structure de la population
La population de Bissau comme celle du pays connaît une évolution continue. Selon le recensement de 1991, le
pays comprenait une population totale de 979.203 habitants et celle de Bissau était de 195.389 habitants, avec un
taux moyen d’accroissement variant entre 2 à 3% pour l’ensemble du pays et de 4,6% qui oriente l’évolution de la
population de Bissau. La densité de la population moyenne est de 27 habitants/km² avec une distribution variable
qui donne 2.500 habitants/km² au Secteur Autonome de Bissau. Comme l’indique la situation démographique
actuelle issue du recensement de 2008 (INEC, 2009); la population totale du pays est passée à 1.449.230
habitants et celle de Secteur Autonome de Bissau à 365.097 habitants.
Ethnies et religion
Une dizaine d'ethnies principales, parmi lesquelles, les Balantes, les Mandingues, les Papels, les Manjaques, les
Mancanhes et les Bijagos sont rencontrées à Bissau. La langue officielle est le portugais, mais le créole est
une des langues interethniques la plus parlée, notamment à Bissau. Toutefois, les ethnies principales conservent

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leurs langues d'origine. Au niveau de la religion, on distingue trois (03) principales religions qui sont : croyances
autochtones, Islam, Christianisme.
ACTIVITES SOCIOECONOMIQUES
La situation économique du pays a été aggravée par la crise politico-militaire de 1998 qui a ralenti l’amélioration
de l’économie qui s’est amorcée entre 1988 et 1994 avec un taux de croissance évolutif de 3 et 5%1. Bissau la
capitale concentre toutes les activités importantes ; aussi bien administratives, qu’économiques. On y distingue
ainsi les Ministères, les Directions Générales, les institutions Programme d’Action National d’Adaptation aux
Changements Climatiques et Communication Nationale Initiale de la Guinée Bissau sur les changements
climatiques commerciales 1, bancaires et d’assurance, les hôtels les institutions internationales, le port,
l’aéroport, etc. La population de la zone exerce aussi dans le secteur informel au niveau du commerce et des
petits métiers notamment au marché de Bandim et dans des boutiques de produits manufacturés, des bars et
dans les ateliers de coutures, de mécaniques et de menuiserie, etc.
ETABLISSEMENT URBAIN ET ASSAINISSEMENT
Mais dans cet habitat urbain où la population augmente rapidement, l’environnement connaît une dégradation
sans cesse. Des couches importantes de populations pauvres vivent dans des logements mal entretenus
constatés autour de certaines habitations présentant un profil acceptable d’aménagement sanitaire. De plus
l’assainissement reste insuffisant.
C. Cadre juridique, politique et institutionnel de mise en œuvre du projet
Ces principes et stratégies concernent toutes les utilisations de l’eau et s’articulent autour de quatre axes,
indissociables à savoir : (i) la promotion de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement, (ii) le
développement durable du secteur de l’eau, une gestion durable des ressources en eau, (iii) une restructuration
institutionnelle, (iv) la promotion de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement. La promotion de
l'approvisionnement en eau et de l'assainissement vise à promouvoir un approvisionnement en eau équitable et
des services d'assainissement améliorés à ceux qui en ont besoin afin de permettre le développement
économique et social et l'augmentation du niveau de vie des populations, l'amélioration de la santé, de la
productivité humaine et l'allégement de la corvée de l'eau, l'appui aux activités productives, la fixation des
populations dans les régions d'origine à travers la fourniture des services de base au plus grand nombre
possible de personnes.
Juridique et réglementaire
La Loi nº 10/2010 de 24 de Septembre et la loi nº 1/2011 du 2 mars, constituent, donc, une forme privilégiée
de promouvoir le développement durable, par la gestion équilibrée des ressources naturelles, en assurant la
meilleure protection de la qualité de l'environnement et, ainsi, en contribuant à satisfaire la qualité de vie
humaine.
Les différentes Codes représentent le cadre légal qui réglemente les interventions des différents acteurs dans
le processus de développement.
• La Loi-cadre nº 5A/92 publiée au Journal Officiel (Boletin Officiel (BO) B.O. nº37/1992, de 27 du
Septembre 1992, approuve le Code de l´Eau,
• Loi nº 5/98 (loi foncier),
• Loi nº 1/2000 (Lois des Mines et Minéraux),
• Décret-loi nº4-A/91 (Loi Forestière),
• Décret-loi nº3/97 (Loi Cadre des Aires Protégés).

Politique National de sauvegarde


En Guinée-Bissau la politique nationale de gestion des terres et des ressources naturelles vise à contribuer à un
développement socio-économique durable et bien soutenu. Cette politique recherche des solutions conduisant à
assurer la sécurité alimentaire, l’éradication de la pauvreté et la réduction de la pollution, tout en freinant la
progression de la désertification et en minimisant les risques liés aux activités anthropogènes. Les principaux

1
Programme de changement climatique et la communication de Guinée Bissau

11
objectifs reposent sur l’utilisation de la gestion rationnelle des ressources naturelles afin de réduire la
dégradation de l’environnement en général et des sols en particulier, tout en améliorant les services de
l’écosystème.
Politique de sauvegarde de la banque mondiale
Les activités du projet dont le financement est assuré par la Banque mondiale, seront nécessairement soumises
aux Politiques de Sauvegarde de cette institution. La Banque mondiale a procédé à un examen
environnemental préalable du projet PUASEE afin de déterminer la portée que devait avoir l’évaluation
environnementale (ÉE) et le type d’instrument d’évaluation environnementale à employer. De cet examen, il en
ressort que le PUASEE est un projet de catégorie B et que les politiques de sauvegarde environnementale et
sociale à déclencher sont :
• la PO/PB 4.01 Évaluation environnementale ;
• la PO/PB 4.12 Réinstallation involontaire ; et.
• La PO/PB 4.11 Patrimoine culturel physique.

Institutionnelle
Dans le cadre de gestion environnemental, le Secrétariat d’Etat à l'Environnement et au Développement
Durable, rattaché à la Primature, qui intervient pour la protection de l'environnement. La Secrétariat de l'État
de l'Environnement et du Développement Durable (SEADD) c'est un Département Gouvernemental qui a pour
mission globale de définir, d’exécuter et de coordonner la politique et l'action environnementales et du
développement durable au niveau national. La nature du SEADD est basée sur les lignes stratégiques
d'orientation qui inspirent une politique nationale dont de développement durable et garantissent une cohérence
et une vision globale de l'ensemble diversifié d'actions établies dans PNGA (Plan National de Gestion
Environnementale). Cette institution dispose des structures techniques notamment, AAAC, que s’occupe
d’évaluation environnemental et sociale en Guinée-Bissau.
Dans le cadre du PUASEE et ses sous-projets, voici des institutions qui intervient dans sa gestion,
notamment :
Ministère de l’économie et finance à traves de l’Unité de l’Implémentation du Projet – MEF/UIP – il est
responsable de gestion du projet dans sa généralité. Vu la transversalité du projet, plusieurs autres
institutions ont été associé á l’UIP dans sa mise en œuvre, notamment :
AUTORITE D’EVALUATION ENVIRONNEMENTALE COMPETENTE (AAAC)
Avec la nécessité de répondre efficacement aux suivis politiques de grands travaux dans le domaine de
l'environnement, il a été créé par décret, le 16 décembre 2004 Autorité d’évaluation Environnemental Compétente
(AAAC).
DIRECTION GENERALE DES RESSOURCES HYDRIQUES (DGRH)
La Direction Générale des Ressources Hydriques, qui dépend du Ministère de l’Energie et des Ressources
Naturelles, est chargée de la gestion des ressources en eau et de l'approvisionnement en eau potable (AEP) et
l’assainissement rural.
DIRECTION DE L’EAU ET DE L'ÉLECTRICITE DE GUINEE-BISSAU (EAGB)
L'Entreprise Publique de l'Eau et l'Électricité de Guinée-Bissau (EAGB), qui, dans le domaine de l'eau, gère le
réseau de production et de distribution de l'eau potable de Bissau.
DIRECTION GENERALE DE LA SANTE PUBLIQUE
La Direction Générale de la Santé Publique qui intervient dans les orientations de la politique de l'eau potable et
de l'assainissement (liaison eau-hygiène-santé) et est chargée de l'information et de l'éducation sur l'hygiène du
milieu, avec les collectivités locales, elle est chargée des services d’assainissement.
D. Enumération (sous forme de puces)
D.1. Impacts majeurs et moyens
Impacts positifs et de bonification sur le milieu humain
• Création d’emploi pour les jeunes

12
Les entreprises de réalisation des projets feront recours à la main d’œuvre non qualifié pour la réalisation des
travaux. Il serait alors nécessaire de procéder prioritairement au recrutement des jeunes locaux afin de
contribuer à l’augmentation de leurs revenus et par ricochet à l’amélioration des conditions de vie des ménages.
• Amélioration du niveau de vie des populations
Les travaux auront également comme effets de booster l’économie locale en offrant la possibilité de développer
le commerce de détail autour des chantiers et dans une moindre mesure favoriser le développement des petits
commerces des femmes (vente de nourriture par exemple) autour des chantiers. La vente de produits
alimentaires et de premières nécessités seront stimulées par la présence du personnel de l’entreprise.
• Amélioration de la santé des populations
L’accès des populations à l’eau potable grâce à la réalisation de château d’eau et la réhabilitation des réservoirs
va contribuer à l’amélioration de la santé des populations. Rappelons que plusieurs quartiers du projet ont un
accès limité à l’eau potable.
• Accès à l’eau potable et diminution de la corvée d’eau
L’approvisionnement en eau potable des zones du projet permettra de réduire la corvée et les tensions sociales.
Les femmes pourront accéder à l’eau potable chez elle pour les besoins domestiques au lieu d’effectuer des
déplacements ou d’attendre des heures puis que l’accès à l’eau dans certains quartiers est réglementé.
Impacts négatifs potentiels sur le milieu biophysique
• Pollution du sol
En construction, les activités sont susceptibles d’avoir un impact négatif d’une intensité faible sur la qualité des
sols de la zone d’étude. L’étendue spatiale de l’impact touche principalement la superficie affectée par les
travaux et peut être qualifiée de ponctuelle, car elle n’excède pas la zone du projet. La durée de l’impact est
considérée comme courte, soit la durée des travaux de construction. L’importance de l’impact peut donc être
considéré comme négative et moyenne.
• Pollution de l’air
Pendant les travaux, l’émission de poussières de terre provoquée par les travaux de déblais/remblais et le trafic
des engins et des camions affecteront la qualité de l’air. Les fumées d’échappement des véhicules et camions ne
sont pas en reste. L’étendue spatiale de l’impact touche principalement la zone concernée par les travaux et peut
être qualifiée de ponctuelle, car elle n’excède pas la zone du projet. La durée de l’impact est considérée comme
courte, soit la durée des travaux de construction. L’importance de l’impact peut donc être considéré comme
négative et moyenne.
• Destruction de la végétation
Lors des travaux d’extension des réseaux de distribution d’eau, branchements sociaux et la construction des
bornes fontaines, certains arbres présents dans l’emprise du projet seront coupés de même que les plantes
ornementales. L’étendue spatiale de l’impact peut être qualifiée de ponctuelle. La durée de l’impact est
considérée comme longue, puisque ces impacts vont se poursuivre au-delà de la période de construction.
L’importance de l’impact peut donc être considérée comme négative et faible.
• Nuisance sonore
Il y aura une augmentation temporaire du bruit ambiant pendant la durée des travaux à cause de l’utilisation des
équipements de soudure, les machines pour le forage, le transport et les activités de construction. Le bruit qui
sera généré par la machinerie requise pour le forage ainsi que pour les activités de branchement et de réalisation
des tranchées pourrait affecter durant le chantier, la qualité de vie des résidents et usagers situés les plus près
du chantier. La durée de l’impact est considérée comme courte, soit la durée des travaux de construction.
L’importance de l’impact peut donc être considéré comme négative et faible.
• Impacts socio-économiques
La présence de personnel étranger sur les chantiers peut favoriser le brassage culturel qui peut avoir comme
impacts négatifs la dépravation des mœurs, les risques de contamination par les IST/VIH/Sida sociaux. En phase
de construction, le brassage culturel, les rapports sexuels non protégés sont susceptibles d’avoir un impact
d’une intensité forte sur les relations sociales dans les zones concernées et dans toute la ville. L’étendue
spatiale de l’impact touche non seulement la zone concernée mais aussi toute la ville et peut être qualifiée de
moyenne, car elle excède la zone du projet. La durée de l’impact est considérée comme moyenne. L’importance
de l’impact peut donc être considérée comme moyenne. Le recrutement du personnel étranger non qualifié en
lieu et place de la main d’œuvre non qualifiée locale peut être à l’origine des conflits sociaux mais de moindre
importance ou d’importance faible.
• Amenuisement de la quantité des eaux souterraines

13
Le pompage des eaux souterraines pour l’alimentation de la population pourrait à la longue réduire la quantité
des eaux avec un effet de salinisation étant donné la proximité du forage par rapport à la mer.
• La stagnation de l’eau
Par endroit la stagnation de l’eau peut favoriser la prolifération des moustiques et constituer des risques de
maladie telle que le paludisme. La mauvaise gestion des bornes fontaines peut occasionner des conflits entre
différents utilisateurs. Enfin il existe un risque de dégradation des ouvrages lié à leur entretien et la mauvaise
gestion. Enfin les difficultés d’accès au branchement et bornes fontaines peuvent susciter des mécontentements
et frustrations au sein des populations.
• Appartenance des sites d’implantation des bornes-fontaines
La réalisation des bornes fontaines sur des sites privés pourraient susciter à la longue des conflits. Il serait
judicieux d’acquérir des titres de propriété de ces sites et de les aménager (réalisation d’équipement de collecte
d’eau). L’inaccessibilité ou les difficultés d’accès aux bornes fontaines pourraient susciter des frustrations et
mécontentements au sein de la population.
• Augmentation de l’insalubrité
L’amélioration de la fourniture de l’eau à la population entraînera l’augmentation du rejet des eaux usées. Cela
occasionnera l’existence de flaque d’eau usée et la prolifération des moustiques qui sont des vecteurs de
transmission du paludisme.
D.2. Risques de dangers, conflits, violences relatives au genre
RISQUES POTENTIELS DE PROJET N°1
Risque de chute d’objet ou d’équipement en hauteur
Risque routier, lié à la circulation (accident, collision)
Exposition à la fumée des engins et des équipements
Exposition à la poussière
Exposition au bruit
Risque lié à la sûreté
Exposition au sang contaminé et agents pathogènes
Risque de chute de hauteur
Exposition aux outils dangereux
Exposition au béton
Risque lié aux charges énormes de travail
Exposition aux surfaces chaudes
Exposition aux substances nocives

E. Consultations publiques menées


Les consultations publiques de l’étude de sauvegarde environnementale et sociale du PUASEE ont été
programmées avec les représentants des populations directement affectées par le projet de construction de
châteaux et de réhabilitation de réservoir. Le programme ainsi élaboré tenait compte des occupations et de la
disponibilité des populations afin de donner un caractère participatif au processus. Ainsi, les consultations
publiques ont été réalisées sur l’ensemble des sites du projet.
L’objectif de ces consultations était de recueillir les commentaires et observations sur les impacts potentiels, les
mesures afférentes et l’implication des populations cibles dans le cadre de la mise en œuvre. Ces consultations
ont été l'occasion pour les représentants d'évoquer leurs attentes et leurs craintes en ce qui concerne les
activités du projet. Les populations et représentants suivants ont été rencontrés:
 Les Services techniques en charge de l’eau ;
 Les représentants des chefs de famille ;
 Les représentants des associations de jeune ;
 Les représentantes des associations de femme ;
 Les organisations socioprofessionnelles ;
 Les personnes ressources.

14
La consultation publique a permis au consultant de présenter le maître d’ouvrage, son partenaire financier et
projet à travers ses objectifs, les activités prévues et les impacts potentiels. Autrement dit le consultant a amené
les participants à:
 Connaitre le maître d’ouvrage et la partenaire financier (la banque mondiale) ;
 Mieux appréhender les objectifs et les activités du projet ;
 Leur importance dans ce processus.

Suite aux exposés du consultant, les échanges portés sur :


 Les impacts tant positifs que négatifs du projet et les mesures d’atténuation des impacts négatifs ;
 Ainsi, il est ressorti que le projet aura les impacts suivants :
 La création d’emploi pour les jeunes locaux ;
 L’amélioration des revenus des femmes ;
 L’amélioration de l’accès à l’eau potable ;
 Réticence au recrutement de la main d’œuvre étrangère non qualifiée
 Respect des valeurs culturelles, US, mœurs ;
 Négociation préalable avec les propriétaires des biens affectés ;
 Réaliser des équipements de collecte des eaux usées ;
 L’information et la sensibilisation des populations

F. Mesures de prévention, atténuation et bonification des risques, dangers et


impacts
Mesure d’atténuation biophysiques
• Mesures d’atténuation de la pollution du sol
Les mesures ci-après permettront d’atténuer les impacts négatifs susmentionnés des huiles de moteur :
• Faire le contrôle technique des véhicules destinés aux travaux ;
• Eviter le contact des hydrocarbures avec le sol ;
• Faire le suivi régulier du respect des clauses.
• Mesures d’atténuation de la pollution de l’air
• Limiter la circulation de la machinerie et des autres équipements mobiles principalement aux sites
d’intervention et déterminer les voies de circulation ;
• Assurer l’application de limites de vitesse des véhicules sur le site afin de réduire le soulèvement des
particules fines ;
• Mesures d’atténuation de la dégradation de la végétation
• Planter des arbres et plantes ornementales compensatoires au tour du site et au niveau de la zone
d’emprunt. ;
• Privilégier les espèces locales au niveau de la zone d’emprunt ;
• Mesures d’atténuation des nuisances sonores
• Utiliser de préférence les bétonnières à toupie plus que les petites bétonnières très bruyantes
• Interdire aux conducteurs de véhicules et d’engins de chantier de laisser tourner inutilement les
moteurs ;
• Réglementer la circulation dans les agglomérations ;
Mesures d’atténuation des impacts socio-économiques
 Dépravation des mœurs
• Informer et sensibiliser les populations et les ouvriers des chantiers sur le respect des valeurs
culturelles ;
• Veiller sur le comportement des ouvriers des chantiers afin d’éviter d’éventuels conflits sociaux.

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 Risques de contamination par les IST/VIH - Sida
• Réaliser des campagnes d’IEC sur les IST/VIH - SIDA et Sida à l’endroit des populations et les ouvriers
des chantiers ;
• Promouvoir et faciliter l’accès aux préservatifs.
 Perturbations des activités économiques
• Informer et sensibiliser les commerçants installés autour des sites et sur les trottoirs ;
• Négocier leur déplacement des lieux qu’ils occupent avant le démarrage des travaux ;
• Prévoir un lieu de recasement pour les personnes dont l’activité est affectée.
 Création d’emploi
• Informer et sensibiliser les jeunes locaux ;
• Prioriser le recrutement de la main d’œuvre locale non qualifiée ou qualifié à diplôme égale ;
• Impliquer les femmes dans la mise en œuvre des travaux.

G. Conclusion et Recommandations

Conclusion
Le projet présente de nombreux impacts néfaste mais, tous dans sa majorité sont métrisables avec
l’application des mesures de prévention et d’’atténuation proposés. En plus des impacts négatifs
métrisables, le projet présente les impacts socio-économique positifs significatifs pendant tous les
phases du projet, notamment, préparatoire, construction et d’exploitation.
La création d’emploi, la relation sociale à travers le brassage des populations par la mobilisation des entreprises
nationale et internationale, l’amélioration du niveau de vie, le développement du commerce et surtout du petit
commerce, la fourniture de la quantité et la qualité d’eau, le niveau de la qualité de la santé par
l’approvisionnement de l’eau potable à la population de Bissau et entre autres.
Recommandations
Les travaux devront être précédés par une Information et une sensibilisation (IEC) à l’endroit des populations
concernées par le projet à la phase préparatoire et à la phase de l’exécution des travaux. La population doit
être consciente des risques et les impacts ainsi que des mesures proposées. L’application des mesures
proposés sont fortement recommandés.
H. Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES)
Le PGES, se décline en programmes de surveillance, de suivi et de formation afin d’apporter si nécessaire, et à la
lumière des informations recueillies des améliorations au projet tout au long de son cycle de vie, dans le respect
des exigences de protection de l’environnement et réagir sur les résultats en vue d’améliorer la pratique de
l’Etude d’Impact Environnement et Social (EIES). De façon plus précise, ces programmes consistent en de
vérifications périodiques ou continues, établies selon un calendrier prédéterminé des éléments du PGES.

Coût estimatif du PGES


PRINCIPALES MESURES DE LA SOUS - COMPOSANTE 1.1 DE 750 M 3 COUTS ESTIMATIFS F/FCA
Informer et sensibiliser les populations à travers des campagnes 5 000 000
Installer les panneaux de signalisation 750 000
Contrôle technique des engins et des véhicules 2 500 000

Planter des espèces locales compensatoires 2 000 000

Distribuer des EPI, le Kits 6 000 000

16
SC/TOTAL1 16 250 000

PRINCIPALES MESURES DE LA SOUS – COMPOSANTE 1.2 DE 130 M 3 COUTS ESTIMATIFS F/FCA

Information et sensibilisation des populations 1 500 000

Dépollution de la qualité des sols 1 500 000

Lutter contre la pollution de l’air par l’arrosage et port des caches nez 250 000

Prévenir les risques de maladies 500 000

Prévenir les risques de blessures 500 000

SC/TOTAL2 4 250 000

PRINCIPALES MESURES DE LA SOUS – COMPOSANTE 1.3 DE 80 M3 COUTS ESTIMATIFS F/FCA

Information et sensibilisation des populations 1 500 000

Dépollution de la qualité des sols 1 500 000

Lutter contre la pollution de l’air par l’arrosage et port des caches nez 250 000

Prévenir les risques de maladies 500 000

Prévenir les risques de blessures 500 000

SC/TOTAL3 4 250 000

PRINCIPALES MESURES DE LA SOUS - COMPOSANTE 1.4. DE 300 M 3 COUTS ESTIMATIFS F/FCA

Information et sensibilisation des populations 1 500 000

Dépollution de la qualité des sols 1 500 000

Lutter contre la pollution de l’air par l’arrosage et port des caches nez 250 000

Prévenir les risques de maladies 500 000

Prévenir les risques de blessures 500 000

SC/TOTAL4 4 250 000

COÛT ESTIMATIF DU PGES (S/TOTAL1+S/TOTAL2+S/TOTAL3+S/TOAL4) 29 000 000

17
I. INTRODUCTION

En Guinée-Bissau, des projets de développement sont parfois mal adaptés à la situation du pays et quelques-uns d'entre
eux ont même contribué à créer certains déséquilibres dans l'économie du pays. En général, ceci est dû au fait que la
conception et les plans d'action de ces projets n'ont pas pris en compte les mentalités, besoins et capacités des
techniciens locaux, ainsi que des populations auxquelles ils sont destinés. Aussi est-il indispensable de garder à l'esprit
que le succès des projets de développement du secteur dépend de la participation active et consciente de tous ceux qui
devront en bénéficier, à travers le dialogue et la concertation. Ainsi, l’approvisionnement en eau potable, en services
d’assainissement, et en électricité représentent des enjeux considérables pour la Guinée-Bissau, en particulier la ville de
Bissau. Nonobstant la dotation en ressources en eau relativement importante, la Guinée-Bissau présente cependant des
indicateurs assez médiocres en termes d’accès à l’eau potable. La faiblesse des investissements dans les infrastructures
ainsi que la défaillance du système d’exploitation et de maintenance ont ruiné les efforts réalisés à Bissau à travers
différents projets.

Dans le cadre du Programme d’Urgence d’Amélioration des Services d’Eau et d’Electricité (PUASEE), le gouvernement
Bissau-guinéen prévoit pour la composante eau :
 L’augmentation d’extension de la capacité de stockage d’eau grâce à (i) l’installation d’un château d’eau et à (ii) la
réparation et la réhabilitation de trois châteaux d’eau.
 L’Élargissement de l’accès aux services d’eau dans les quartiers périurbains de Bissau grâce aux : (i) extension des
réseaux de distribution d’eau ; (ii) réalisation d’environ 6 600 branchements sociaux ; et (iii) construction d’environ
93 bornes fontaines.
 La réduction de l’eau non comptabilisée dans la ville de Bissau grâce à : (i) remplacement d’environ 33 km de
conduites en amiante-ciment dans le centre-ville.

Les objectifs de cette étude d’impact sur l’environnement et le social sont de :


 Décrire et analyser l’état initial de la zone du projet du point de vue biophysique et socioéconomique afin d’obtenir
une vision environnementale globale du contexte du projet ;
 Inventorier et évaluer les impacts, positifs et négatifs, directs et indirects, immédiats ou différés du projet d’un point
de vue environnemental et socio-économique ;
 Proposer les mesures d’atténuation nécessaires des impacts négatifs et proposer un Plan de Gestion
Environnementale.et Sociale et une procédure de suivi de la mise en œuvre plan.

Ce rapport présente les résultats de l’étude d’impact environnemental et social. Il expose successivement, tant pour les
aspects traitant de l’environnement biophysique et humain, l’état initial du site dans les différents domaines concernés par
le projet, les impacts attendus, ainsi que les recommandations proposées.

1.1. MISE EN CONTEXTE DU PROJET

1.1.1 CONTEXTE ET DESCRIPTION DU PROJET

1.1.1.1. Contexte du projet


La ville est alimentée en eau à partir de onze (11) forages profonds qui produisent 17 000 m3 par jour, soit environ 70%
de leur potentiel estimé à 30 000 m3/j. L’eau de la nappe maestrichtienne, captée par ces forages, est généralement de
bonne qualité. L’eau est pompée directement et distribuée à la population dans le réseau via les réservoirs déjà existant,
sans aucun traitement. C’est au niveau du stockage dans les réservoirs que la contamination de l’eau est possible. La
distribution de l’eau par intermittence dans le réseau augmente encore les possibilités de pollution et de contamination
bactériologique. La capacité de stockage au niveau des réservoirs qui s’élève à 1130 m3 (7% de la production journalière)
est nettement insuffisante pour assurer une exploitation optimale du réseau de distribution.

Ce déficit de stockage est aggravé par les arrêts fréquents de pompage au niveau des centres de captage dus aux
nombreux délestages électriques. De 2008 à 2009, le Project Multisectoriel de Réhabilitation des Infrastructures (PMRI) a
mené des travaux de réhabilitation et extension du réseau de distribution d`eau dans la ville de Bissau, avec la réalisation
de 52 Km du réseau, construction de 58 bornes fontaines, pose de 2.169 branchements, ce qui a permis une

18
augmentation du nombre de population desservies à environ 33.000 personnes et une réduction de pertes d`eau
d’environ 20% dans les canalisations. Actuellement, il y a environ 9.300 branchements particuliers et 130 bornes
fontaines dans le réseau d`eau. Pour améliorer l’alimentation des abonnés et augmenter la desserte des quartiers non
encore branchés de la ville, la construction d’un réservoir en béton armé d’un volume de 750 m3 s’avère indispensable.
En l’état actuel des choses, cette situation se traduit par un manque drastique d’eau potable dans les quartiers non
encore desservis qui sont obligés de consommer de l’eau non potable avec tous les risques de prolifération de maladies
hydriques et de contaminations épidémiques (choléra, fièvre typhoïde, etc.). La réalisation du présent projet qui devra
accroître la desserte en eau potable dans la ville de Bissau et améliorer du service permettra de :

• Améliorer la qualité du service de distribution de l’eau potable,


• Fournir en quantité et en qualité de l’eau de boisson à la population,
• Réduire les risques de maladies hydriques liés à la consommation d’eau non potable,
• Améliorer l’état sanitaire de la population et partant leur cadre de vie et leurs différentes activités.

En un mot, la réalisation de ce projet aura un impact positif sur les conditions de santé et de vie des populations des
quartiers bénéficiaires.

Photo1 : Château à réhabiliter Photo2 : Château du camp militaire


1.2. PRESENTATION DU PROMOTEUR ET DESCRIPTION DU PROJET

1.2.1. PRESENTATION DU PROMOTEUR

Le Promoteur du projet est le Projet d’Urgence pour l’Amélioration des Services d’Electricité et d’Eau (PUASEE) qui
relève du Ministère de l’Economie et des Finances. Il a été mis en place dans le cadre engagement par le Gouvernement
de la République de Guinée-Bissau dans la réforme de la Société EAGB, en vue de restaurer une qualité de service
acceptable pour l’eau et l’électricité à Bissau et relancer ainsi le développement durable des deux sous-secteurs à savoir
l’Electricité et l’Eau actuellement gérés par la même société.

1.2.2. Objectif Général

L’objectif de développement du projet envisagé est le suivant : (i) rétablir et élargir l’accès de la population de Bissau à
l’eau potable et améliorer la qualité des services d’alimentation en eau ; et (ii) améliorer la fiabilité de la fourniture
d’électricité de la population de Bissau.

1.2.3. Objectifs spécifiques


19
• accroître la pression de l’eau dans les conduites de distribution et au niveau des branchements.
• alimenter en eau potable, les quartiers périurbaines non desservis, de connecter au réseau des ménages en
grande majorité pauvres à des conditions abordables et de desservir les zones où la densité de la population ne
peut justifier la construction de réseaux de distribution tertiaires.
• aider à réduire les pertes techniques et commerciales.
• améliorer la qualité de la tension, à réduire les coupures et à améliorer la fiabilité de la distribution, mais aussi à
réduire les pertes techniques sur les réseaux de distribution MT et BT.

20
II. METHODOLOGIE

2.1. DEMARCHE GENERALE DE L’EXECUTION DE LA MISSION

La démarche générale de la présente étude, comportera trois (03) étapes dans sa démarche d’ensemble :

(i) la première étape, débutera par des activités de cadrage et confirmation des dates de démarrage de l’étude
en vue de mieux préciser les enjeux et les attentes puis, clarifier les objectifs spécifiques. Ainsi, une collecte
documentaire initiale au niveau des acteurs permettra-t-elle de dresser un portrait sommaire de l’existant (cadre
institutionnel, forces et faiblesses) puis de tenir des séances de travail pour le cadrage.

Ainsi, nous suggérons dans cette 1ère étape ce qui suit : une séance de travail avec les acteurs parties prenantes
au projet en vue de recueillir les orientations et les attentes; une séance technique de travail avec les acteurs et
les parties prenantes au projet pour analyser les TDR et harmoniser éventuellement les compréhensions et
divergences conceptuelles. Cette première étape incontournable permettra de finaliser le plan de travail et les
outils de collecte de données.

(ii) deuxième étape, consistera à élaborer/finaliser les outils de collecte (questionnaires, guide d’entretien, guide
d’observation de terrain, enquêtes, consultation du public, focus groupe), la liste des acteurs (institutions,
personnes ressources, groupes d’intérêt, communauté, populations concernées etc.) et la liste des données
quantitatives à collecter. Les questionnaires seront construits, entre autres, autour des axes suivants : niveau de
la sensibilité environnementale des acteurs concernés du projet; niveau de connaissance des enjeux
environnementaux pour la croissance économique et le bienêtre, par les décideurs et les communautés ;
contraintes actuelles au respect des règles et bonnes pratiques environnementales par les acteurs concernés
(politiques, décideurs, société civile, communautés à la base) notamment dans les zones d’influence directe et
indirecte du projet; contraintes de surveillance efficace (suivi - évaluation, correction, sanction) des plans de
gestion environnementale par les acteurs et parties prenantes du projet.

Outre, les communautés à la base (population, structures non gouvernementales, etc.) les institutions publiques
comme privées seront questionnées. Il s’agit par exemple de :
• Ministère en charge de l’Environnement, et du Développement Durable
• Ministère en charge de l’Énergie et de l’industrie ;
• Ministère en charge des infrastructures;
• Ministère en charge de l’Économie et des Finances;
• Ministère en charge de ressources naturelles
• Etc.

(iii) troisième étape, de la démarche sera consacrée à la collecte des informations et aux entretiens avec tous
les acteurs concernés identifiés précédemment. Cette étape, la plus critique dans le respect des délais
contractuels, nécessite une disponibilité continue du personnel de contrepartie. Cette disposition est suggérée en
raison des échanges permanents qui seront établis pour réajustés au besoin la démarche et le planning des
rencontres avec les acteurs, (iv) quatrième étape, de la démarche sera consacrée à des sorties de terrain. Ces
sorties de terrain ont pour objet la prise de contact avec les structures administratives locales, les populations et
les notabilités.
Le tableau 1 ci-dessous comprend deux colonnes et des lignes et sera d’une part, renseigné par les enquêteurs
et les données collectées comme indiqué dans la 2ème étape, et l’autre part, pour les sources et les acteurs à
questionner. Il est élaboré pour répondre aux attentes relatives à la production ou acquisition des données
environnementales et humaines de base du contexte socioéconomique et environnemental, du secteur du projet.

21
Tableau 1 : Données à collecter et source de collecte

DONNEES A COLLECTER SOURCES/ACTEURS A QUESTIONNER

Revue documentaire Acteurs institutionnels

Evaluation environnementale sociale et Unité de l’Implémentation des Projets


stratégique « Projet D’assistance Technique Pour
Le Secteur de L’industrie Extractive – Guinée-
Bissau »

Plan Cadre de Gestion Environnementale et Unité de l’Implémentation des Projets


Sociale (P.C.G.E.S.) ; « Projet D’assistance
Technique Pour Le Secteur de L’industrie
Extractive – Guinée-Bissau »

Étude d’impact environnementale et sociale du Unité de l’Implémentation des Projets


projet de construction d’un réservoir de 700 m3 à
Bissau

Étude, supervision et contrôle des travaux Unité de l’Implémentation des Projets


D’amélioration des services d’eau et d’électricité.
« Projet d’Urgence d’Amélioration des Services
d’Eau et d’Electricité (PUASEE) »

Évaluation Sociale des travaux d’Alimentation en Unité de l’Implémentation des Projets


Eau Potable et électricité du PUASEE

PLAN D’ACTION DE REINSTALLATION (PAR) Projet d'Urgence pour l'Amélioration des Services
d'Eau et d'électricité (PUASEE)

Impacts et mesures d’atténuation du projet sur Populations des sites du projet (chef de famille,
l’environnement et les conditions humaines organisations des jeunes, femmes, leaders
religieux, organisations socio professionnelles)
Source : ID Sahel, 2017

2.2. DEMARCHE METHODOLOGIQUE

La démarche de la rédaction de l’Étude d’Impact Environnemental et Social doit permettre de satisfaire les
exigences du Code de l’environnement. La démarche proposée à la figure 1, donne les principales étapes et les
indications globales nécessaires à la mise en œuvre de l’Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES) et à
l’établissement du rapport d’EIES (REIES).

Ces étapes sont : (i) mise en contexte du projet; (ii) description du projet; (iii) description du milieu récepteur; (iv)
analyse des impacts; (v) surveillance et suivi et post fermeture.

22
Mise en contexte du projet
- Présenter l’initiateur et son consultant
- Expliquer le contexte et la raison d’être du projet
- Décrire les solutions des rechanges au projet
- Justifier le choix de la solution retenue

Description du milieu récepteur Description du projet


- Délimiter une zone d’étude - Choisir l’emplacement favorable
- Décrire les composantes pertinentes (milieu - Décrire les variantes de réalisation (à l’aide des
naturel et humain) paramètres discriminants)
- Décrire techniquement le projet

Analyse des impacts


- Déterminer et caractériser les impacts
- Evaluer l’importance des impacts
- Présenter les possibilités d’atténuation
- Présenter les possibilités de compensation
- Faire la synthèse des impacts

Surveillance, suivi et post fermeture


- Proposer des programmes de surveillances et de suivi
- Présenter un programme d’assurance qualité
- Décrire le programme de gestion environnementale

Figure 1.- Schéma de la démarche de l’EIES

2.3. REVUE DES TERMES DE RÉFÉRENCE

Le Consultant a pris connaissance des termes de référence concernant l’Etude d’Impact Environnemental et
Social (Annexe 1), ainsi que le document de présentation du projet afin d’apprécier le contour dudit projet et les
tâches qui lui incombent dans le cadre de la prise en compte des aspects environnementaux et sociaux.

2.4. COLLECTE DES DONNÉES PRÉLIMINAIRES ET L’ANALYSE DOCUMENTAIRE

Le Consultant a recueilli des informations documentaires et autres données relatives à la zone du projet et a
ensuite passé à l’analyse documentaire multicritère. En ce qui concerne l’analyse documentaire, il s'est agi d'un
travail scientifique qui a demandé au Consultant d'aller au-delà des constats et de réaliser une description
objective et systématique du contenu des documents dans le but de les interpréter. Cette analyse qui a permis de
déterminer la fiabilité des données contenues dans les documents, en rapport avec les méthodologies utilisées
par les différentes études, a été à la fois qualitative et quantitative.
Dans le premier cas, l’analyse a visé une compréhension à partir de la présence ou de l'absence d'une donnée et
de l'évaluation de la valeur scientifique des données recueillies. L'analyse quantitative en revanche, a permis au
23
Consultant de voir le volume d’informations obtenues et de rechercher des fréquences d'apparition de certains
thèmes, certains concepts, mots ou symboles, etc., pouvant être mis en relation avec l’étude.
L’analyse documentaire a fourni des informations préliminaires sur l’écologie générale de la zone du projet,
notamment :
• les éléments physiques (le climat, la géologie, la géomorphologie, le relief, la pédologie, l’hydrogéologie
et l’hydrologie de surface),
• les éléments biologiques (la faune, la flore,) etc.,
• les éléments socio-économiques (l’utilisation et la propriété des terres, la population,
l’approvisionnement en eau potable, les principales pathologies liées à l’eau, etc.).
De la collecte des données préliminaires et l’analyse documentaire, le Consultant a tiré également des
informations sur le Cadre administratif et réglementaire régissant le processus de réalisation de l’Etude d’Impact
Environnemental et Social en Guinée Bissau, qui lui ont permis de rappeler les réglementations et normes
nationales dans le domaine de l’environnement.

2.5. ENQUETE-DIAGNOSTIC SUR LE TERRAIN ET IDENTIFICATION DES IMPACTS

2.5.1. ENQUETE-DIAGNOSTIC

2.5.1.1. Observation
Au niveau de l’enquête-diagnostic, il s’est agi d’une observation directe in situ, d’une observation indirecte ex situ,
d’une concertation participative avec les populations de la zone du projet et d’un entretien avec certaines
personnalités et d’une enquête quantitative.
En ce qui concerne l'observation in situ, elle a consisté en une analyse de visu des éléments du milieu d'étude
sur le terrain car, connaître un paysage pour le décrire de façon détaillée et cohérente, suppose non seulement
de le regarder de loin, mais aussi et surtout de le parcourir en observant l'environnement immédiat.
L’observation ex situ a consisté en une analyse de la cartographie existante sur la zone du projet.

2.5.1.2. Enquête quantitative par questionnaire


Les données sociales sur l’état initial de l’environnement du projet dans la ville de Bissau et sur les impacts
sociaux attendus ont été obtenues à l’aide des outils de recherche quantitative et qualitative.
Les sources des informations quantifiables sont constituées des ménages approvisionnés par le réseau actuel
d’eau de l’EAGB, les ménages non encore bénéficiaires de couverture en eau dans les quartiers directement
concernés par le projet d’extension du réseau d’alimentation et les gestionnaires des bornes fontaines.

2.5.1.3. Administration du questionnaire


L’enquête sociologique auprès des ménages s’est effectuée à l’aide de questionnaires semi-structurés, ayant
comme principaux sujets de discussions, le statut de l’habitat, l’activité économique du chef de ménage, les
sources d’eau pour les besoins domestiques, le coût de la principale source d’eau utilisée par le ménage, la
perception du coût d’accès à l’eau offerte par l’EAGB, la satisfaction ou non du ménage à propos du service de
fourniture d’eau offert par l’EAGB, la perception de la qualité d’eau consommée, les conditions de la satisfaction
des ménages du service public de fourniture d’eau, l’attitude face à la privatisation du service public de fourniture
d’eau, la perception du projet et de ses impacts ainsi que les modes de gestion des eaux usées.
On estime dans la ville de Bissau, environ 91 de bornes fontaines seront créés par l’EAGB. Les services officiels
rencontrés sont l’unité de gestion du PUASEE, la Direction Générale des Ressources Hydriques, l’Entreprise
d’Electricité et d’Eau de Guinée Bissau (EAGB), la Direction Générale de l’Habitat et de l’Urbanisme au ministère
des infrastructures, le Service informations du Ministère de la Santé, Autorité d’Evaluation d’Environnementale
Compétente (AAAC) et la Direction des statistiques démographiques et sociales, l’Institut National de Santé
publique (INASA). Les entretiens ont porté sur la politique de l’eau, les différents instruments juridiques et
institutionnels existants, les contraintes et difficultés liées à la fusion du service d’eau et d’électricité dans une
même structure, les entraves au fonctionnement des bornes fontaines, les pathologies liées à l’eau et les impacts
négatifs ainsi que positifs perçus. Des documents ont été obtenus comme supports des informations obtenues à
travers des interviews.

24
III. POLITIQUE NATIONALE DE LA PROTECTION DE L’ENVIROENNEMENT

3.1. CADRE POLITIQUE EN MATIERE DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

3.1.1. POLITIQUE EN MATIERE DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

En Guinée-Bissau la politique nationale de gestion des terres et des ressources naturelles vise à contribuer à un
développement socio-économique durable et bien soutenu. Cette politique recherche des solutions conduisant à
assurer la sécurité alimentaire, l’éradication de la pauvreté et la réduction de la pollution, tout en freinant la
progression de la désertification et en minimisant les risques liés aux activités anthropogènes.
En ce qui concerne les stratégies de gestion des ressources naturelles, de nombreux documents de politique et
de stratégies ont été élaborés :
 Programme forestier national (1992),
 Lettre de politique de développement agricole (1997, 2002),
 Stratégie environnementale de gestion des zones côtières (2002),
 Schéma directeur pour l’eau et l’assainissement (2002),
 Plan d’action national pour la diversité biologique (2005),
 Plan pour la pêche artisanale (1998)
Dont les principaux objectifs reposent sur l’utilisation de la gestion rationnelle des ressources naturelles afin
de réduire la dégradation de l’environnement en général et des sols en particulier, tout en améliorant les
services de l’écosystème.
En ce qui concerne les stratégies de promotion des ressources humaines :
 Stratégie nationale de réduction de la pauvreté pour 2006 (DSRP)
 PNUD, 2005 : Rapport sur le Développement Humain National. Conformément aux Objectifs du
millénaire pour le développement (OMD),
qui ont aidé à identifier les déterminants de la pauvreté, la stratégie de réduction de la pauvreté de la
Guinée-Bissau est centrée sur des programmes de priorités désignés dans les études prospectives intitulées
Djitu ten, dont l’échéance est 2025. Elle nécessitera la prise en compte non seulement des perspectives
macro-économiques, mais également des perspectives sociales, humaines, environnementales et
institutionnelles.
Cette approche signifie que des questions telles que la bonne gouvernance, l’égalité des genres, le renforcement
des capacités institutionnelles, l’amélioration de la disponibilité des services sociaux, l’accroissement de la
production agricole et de la pêche, la protection de l’environnement, etc. doivent recevoir une attention maximale.
La vision les prend donc en compte, ainsi que les possibilités d’intégration sous-régionale et celles offertes par le
Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD).

3.1.2. POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE ET PLAN NATIONAL DE GESTION ENVIRONNEMENTALE


(PNGA, 2004).

Le PNGA a été adopté par le gouvernement le 21 février 2004. Il s’agit d’un document cadre de politique
réglementaire sur les questions environnementales en Guinée-Bissau. Il aborde les principaux problèmes des
autres secteurs du développement, non seulement en termes de préservation, mais également de
développement durable. Ainsi, la politique de gestion de l’environnement vise à favoriser un développement
socio-économique durable en Guinée-Bissau et à rechercher des solutions axées sur la sécurité alimentaire,
l’éradication de la pauvreté, la réduction de la pollution et le contrôle de l’assainissement, la protection des
ressources naturelles et la lutte contre la désertification, ainsi que l’atténuation des impacts anthropogènes qui
influent sur les changements climatiques.

25
La LPDA (2002) fait partie du cadre de relance de la politique économique et sociale de la Guinée-Bissau. Ses
principaux objectifs sont les suivants : (i) satisfaire les besoins élémentaires de la population, (ii) assurer une
meilleure redistribution des revenus et combattre la pauvreté, et (iii) utiliser de manière rationnelle les ressources
sylvopastorales. Dans ce cadre, le gouvernement a défini quatre objectifs prioritaires :
 Assurer la sécurité alimentaire
 Augmenter et diversifier les exportations agricoles
 Assurer une gestion rationnelle et la protection des ressources agro-sylvopastorales
 Améliorer la qualité de vie des populations rurales.
La difficulté est double : (i) satisfaire les besoins alimentaires et nutritionnels tout en prenant en compte leur
augmentation et (ii) arrêter la détérioration du capital productif, étant donné que les ressources naturelles
facilement accessibles commencent à être relativement rares et que les temps de jachère, qui autrefois étaient
longs, diminuent sensiblement. Ces quatre objectifs prioritaires avaient déjà été énoncés dans la LPDA de 1997.
De même, la politique forestière nationale, énoncée dans le Plan d’action forestier national (1992) et actualisée
dans la Lettre de politique de développement agricole en 1997 et en 2002, a identifié sept initiatives prioritaires :
(i) Gestion des terres, définition légale des espèces forestières quel que soit leur statut foncier ou leur
délimitation(ii) Détermination d’un schéma directeur pour un développement forestier décentralisé, participatif et
communautaire pour et par les communautés(iii) Réduction de la pression sur les forêts causée par l’agriculture
intensive et le surpâturage en encourageant l’exploitation des bons sols et les réglementations basées sur
l’exploitation de la forêt
(iv) Amélioration de la gestion des forêts en assurant leur préservation, leur restauration et leur régénération(v)
Application de dispositions fiscales et douanières, (vi) Formations forestières et herbeuses à divers niveaux, et
(vii) Programme d’étude pratique à long terme des écosystèmes tropicaux fragiles, mettant l’accent sur la
préservation des poches de biodiversité.
Cette politique sera mise en œuvre dans le cadre d’une stratégie pour le secteur forestier dans laquelle 14
projets ont été proposés, dont la moitié sont considérés comme prioritaires. Il n’existe pas de programme
coordonné qui prenne en compte les aspects intersectoriels, avec des priorités clairement définies pour le
renforcement des capacités en Guinée-Bissau. Les activités de ce projet permettront d’identifier les activités
prioritaires, d’améliorer la collaboration intersectorielle et de renforcer les capacités des principales parties
prenantes à effectuer les changements nécessaires.

3.2. POLITIQUES, PLANS ET STRATEGIES NATIONALES

3.2.1. DOCUMENT DE STRATEGIE DE LA REDUCTION DE PAUVRETE DU PAYS 2012-2016

Le DENARP II (2011-2015) contribue à l'opérationnalisation de la Vision prospective du développement, appelé


«Guinée-Bissau 2025 Djitu Ten», adopté par le Gouvernement en 1996. Il constitue le cadre de référence pour la
planification stratégique, la programmation et le dialogue avec les partenaires techniques et financiers. Sur la
base du bilan de la mise en œuvre du DENARP I, le pays a engagé le processus d’élaboration du DENARP II
(2011-2015). Le DENARPII a été adopté par le Gouvernement et l’ensemble des parties prenantes le 05 juillet
2011 et a été entériné par les institutions. L’objectif fondamental du DENARPII (2011-2015) est de «Réduire la
pauvreté par le Renforcement de l’Etat, de l’Accélération de la croissance et de la Réalisation des OMD ». Les
priorités stratégiques du DENARP II, coïncidant avec la fin de la période définie pour l’atteinte des OMD,
s’articulent autour des quatre axes stratégiques suivants :
(i) Renforcer l’Etat de droit et les institutions républicaines;
(ii) Assurer un environnement macro-économique stable et incitatif ;
(iii) Promouvoir le développement économique inclusif durable et ;
(iv) Relever le niveau de développement du capital humain.

26
3.2.2. PROGRAMME D’ACTION DE BRUXELLES EN FAVEUR DES PAYS LES MOINS AVANCES POUR
LA DECENNIE 2001-2010

Le consensus autour de la stratégie de réduction de la pauvreté a aidé depuis 2006-2007 à inscrire le pays sur le
chemin du dialogue et de la Coopération Internationale et favorisé l’harmonisation des interventions des
partenaires. Les 4 axes stratégiques du DENARP sont les suivants :
 Axe 1: Renforcer la gouvernance, moderniser l’administration publique et garantir la stabilité macro-
économique : (y compris consolider l’Etat de droit, l’appareil judiciaire et réformer le secteur de la
sécurité)
 Axe 2: Promouvoir la croissance économique et la création d’emplois : (Améliorer l’environnement des
affaires et développer les infrastructures d’appui à la production)
 Axe 3: Augmenter l’accès aux services sociaux et aux infrastructures de base, et
 Axe 4 : Améliorer les conditions de vie des groupes vulnérables.

3.2.3. PLAN D’ACTION POUR LA GESTION DES RISQUES DE CATASTROPHES EN GUINEE-BISSAU


2011 – 2013

Les objectifs de la FAO en Guinée – Bissau ont été identifiés sur la base des besoins et visent à soutenir les
objectifs du PNIA et du PACA. Le programme de la FAO a trois objectifs principaux :
1- La vulnérabilité du pays aux crises, aux menaces et aux urgences agricoles et alimentaires est
réduite
2- La réponse au pays et de ses partenaires aux crises et aux urgences dans le domaine de
l’alimentation est plus efficace ;
3- La transition au développement et les liens entre l’urgence ; la réhabilitation et le développement ont
été améliorés.

3.2.4. PROGRAMME D’ACTION NATIONALE DE LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION EN GUINEE-


BISSAU (PAN/LCD)

Les dispositions de l'article 10 du texte de LCD, font du PAN le principal instrument pour la transposition de la
Convention en action concrète. Dans cette perspective, le Programme cherchera à identifier " les facteurs qui
contribuent à la désertification et les mesures concrètes à prendre pour lutter contre la désertification et atténuer
les effets de la sécheresse”.
Selon l'article 3 de LCD et les articles 6 et 8 de l'Annexe régionale pour l'Afrique, l'élaboration du PAN/LCD
interpelle plusieurs catégories d'acteurs, dont les préoccupations doivent être prises en compte. Le PAN/LCD doit
permettre d’établir un environnement favorable au dialogue permanent entre les acteurs, afin de produire un
ample consensus sur le contenu et les orientations des programmes de lutte contre la désertification. Il doit
également promouvoir la création de mécanismes financiers flexibles, qui permettront en premier lieu de
mobiliser des ressources nationales pour supporter les initiatives de lutte contre la désertification.

3.2.5. LETTRE DE POLITIQUE DEVELOPPEMENT DE L’ELEVAGE DE LA GUINEE-BISSAU

La définition des objectifs assignés au secteur de l’élevage est partie prenante de la Lettre de Politique de
Développement Agricole (LPDA). En effet, la LPDA a défini les grands objectifs du secteur agricole dont l’élevage
fait partie. Ces objectifs sont les suivants :
• Garantir la sécurité alimentaire
• Augmenter et diversifier les exportations agricoles
• Assurer la gestion rationnelle et la préservation des ressources agro-sylvo-pastorales
• Améliorer le cadre de vie des populations rurales

27
La Lettre de Politique de Développement de l’Élevage (LPDE) devant être en cohérence avec la Lettre de
Politique de Développement Agricole (LPDA) dont elle procède, il s’est agi ici, de traduire les objectifs de la LPDA
dans le secteur spécifique de l’élevage.

3.2.6. CONTRIBUTION A LA SECURITE ALIMENTAIRE A TRAVERS L’ACCROISSEMENT ET LA


DIVERSIFICATION DES PRODUCTIONS ANIMALES.

Sur les bases ci-dessus évoquées, le Gouvernement a défini les objectifs en matière de politique d’élevage. A
travers ces objectifs, le Gouvernement compte faire jouer à l’élevage un rôle plus important dans l’économie
nationale en général et dans l’économie agricole en particulier. Le résultat attendu est une contribution plus
décisive de l’élevage à la sécurité alimentaire (notamment par l’augmentation de la consommation moyenne
annuelle par habitant de viande, de lait et d’œufs) et à la lutte contre la pauvreté au niveau du pays.
a) Contribuer à la sécurité alimentaire à travers l’accroissement et la diversification des productions
animales
La LPDE s’inscrit dans la dynamique globale de développement agricole au sens large, afin de résoudre les
problèmes de la faim, de la malnutrition et de l’insécurité alimentaire. L’objectif premier est donc d’accroître au
niveau du pays, l’offre de produits animaux qui sont des aliments de qualité, en vue de sécuriser la base de
subsistance des populations pastorales et de diversifier les revenus des agropasteurs pour leur permettre
d’accéder à d’autres produits alimentaires. Il est également attendu une disponibilité accrue en ces produits au
niveau des centres urbains où une demande solvable se manifeste de façon soutenue. Un accent particulier sera
mis sur les espèces à cycle court (petits ruminants, porcins et volailles) qui ont les potentiels d’accroissement les
plus importants.
b) Contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations et en particulier des éleveurs
• Il est envisagé ici de s’attaquer résolument à la pauvreté rurale et d’améliorer les conditions d’existence
des populations.
• Cela passera par l’amélioration des revenus des éleveurs et des agropasteurs, mais également, par la
diversification des opportunités économiques en milieu pastoral.
• Outre la promotion des filières d’élevage, le développement d’infrastructures pastorales de base et
l’élargissement des services sociaux (éducation, santé, cadre de vie) aux éleveurs contribueront à la
réalisation de cet objectif.

3.2.7. PROFIL GENRE PAYS : GUINEE-BISSAU

Les droits juridiques des femmes constituent les fondements essentiels de l’égalité entre les hommes et les
femmes. Les droits humains des femmes doivent être reconnus et garantis par la loi. L’étape suivante est celle
de la diffusion et de l’application de la législation pertinente par le système judiciaire, à travers des mécanismes
garantissant l’accès des femmes à la justice, la formation des responsables à la prise en compte de la dimension
genre, et l’imposition de sanctions en cas de violation des droits des femmes. La nouvelle équipe
gouvernementale, à travers la DENARP II, s’est engagée à œuvrer en faveur du respect des droits humains et
juridiques dans les trois domaines décrits plus haut, à savoir l’application de la législation actuelle visant à
promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes, et notamment de la loi portant interdiction des violences
conjugales et de la loi sur les mutilations génitales féminines (MGF); l’adoption de nouvelles loi portant protection
des droits des femmes, en particulier pour ce qui est de la propriété et de l’héritage des biens fonciers et d’autres
biens ; et le développement d’institutions de promotion de la justice au niveau local, institutions accessibles et
tenant compte de la dimension genre.

3.2.8. POLITIQUE NATIONALE EN MATIERE D'APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE

3.2.8.1. Les principes de politique et les stratégies de mise en œuvre datant de 1997-2006.
Ces principes et stratégies concernent toutes les utilisations de l’eau et s’articulent autour de quatre axes,
indissociables à savoir (i) la promotion de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement, (ii) le
développement durable du secteur de l’eau, (iii) une gestion durable des ressources en eau, et (iv) une
28
restructuration institutionnelle promotion de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement. La promotion de
l'approvisionnement en eau et de l'assainissement vise à promouvoir un approvisionnement en eau équitable et
des services d'assainissement améliorés à ceux qui en ont besoin afin de permettre le développement
économique et social et l'augmentation du niveau de vie des populations, l'amélioration de la santé, de la
productivité humaine et l'allégement de la corvée de l'eau, l'appui aux activités productives, la fixation des
populations dans les régions d'origine à travers la fourniture des services de base au plus grand nombre possible
de personnes.
Développement durable du secteur de l’eau : Il s’agit de créer des conditions qui faciliteront la durabilité des
investissements et l'assainissement financier du secteur, par :
• la fourniture de services adaptés à l'évolution de la demande, et l’efficacité et la qualité des services
fournis ;
• le partage des coûts entre l'État et les utilisateurs, suivant les capacités financières réelles de ces
derniers et les possibilités de l'État ; l'autonomie financière du secteur à moyen terme, tenant compte de
la capacité de payer des utilisateurs ; l'intégration de l'AEP et l'assainissement ; l'implication des
utilisateurs dans la planification, l'exécution et la gestion des infrastructures..

3.2.8.2. Gestion durable des ressources en eau.


La gestion durable des ressources en eau vise à garantir la durabilité de la mise en valeur et de l'exploitation des
ressources en eau destinées à l'approvisionnement en eau, afin de satisfaire à tous moments des besoins en eau
des différents usagers, d’assurer la conservation des ressources et la préservation de l'environnement, à travers :
une meilleure connaissance des régimes de fonctionnement des fleuves et des aquifères ; la protection de la
quantité et la qualité des ressources en eau et des aménagements hydrauliques la gestion efficace et intégrée
des différentes utilisations de l'eau ; la protection des droits pour les utilisateurs de l'eau ; la protection des
populations face aux risques naturels liés à l'eau.

3.2.8.3. Plan OMD pour l’AEP


Les programmes et projets à mettre en œuvre pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement
(OMD) de l’Approvisionnement en Eau Potable (AEP) se rattachent aux stratégies proposées et s'insèrent dans
la Politique Nationale en matière 'approvisionnement en eau potable en milieux rural, semi-urbain et urbain.
Par ailleurs, le plan d'action proposé se déroule sur la courte période de 2010 à 2015. Les différents programmes
proposés sont regroupés en :
• systèmes d’AEP à mettre en place et à réhabiliter ;
• renforcement des capacités ;
• conduite d'études sur les ressources en eau à mobiliser pour le sous-secteur de l’AEP.
En milieux rural et semi-urbain qui sont les domaines de compétence de la Direction Générale des Ressources
Hydriques, les futurs programmes et projets seront dimensionnés de manière à prendre en compte le facteur
économique (notamment l’effet d’échelle), à respecter les délais de sensibilisation et d'apprentissage des
populations rurales (nouvelles technologies et modes de gestion des systèmes) et à appliquer la nouvelle
politique en la matière, en particulier en ce qui concerne le droit et l'équité de l’accès à l'eau pour tous. En outre,
il est fortement recommandé que chaque nouveau programme comporte un volet aménagement de points d'eau
neufs et un volet réhabilitation de points d'eau existants, en particulier pour le milieu rural. Les secteurs
déficitaires à forte densité de population n’ayant pas accès à l'eau potable auront priorité pour les futurs
investissements.
Sur la base de ces critères, chaque projet d'approvisionnement en eau potable en milieu rural comprendra en
moyenne entre 200 et 350 ouvrages neufs et une cinquantaine d'ouvrages à réhabiliter.
Pour le milieu semi-urbain, il est souhaitable que chaque projet comporte entre 5 et 10 nouvelles mini-AEP. Les
projets peuvent comporter une composante rurale et une composante semi urbaine.
Tous les projets, qu’il s’agisse d’ouvrages neufs ou d’ouvrages à réhabiliter, auront une forte composante
d’information, de formation et de sensibilisation des populations, notamment en direction des femmes.

29
3.2.8.4. Renforcement des capacités nationales des acteurs en eau
Le renforcement des capacités est une condition essentielle au développement pérenne et durable du secteur de
l'approvisionnement en eau potable. Ce plan d'action en renforcement des capacités s'inscrit dans la mise à jour
du SDEA 2010-2020; les programmes suivants de formation sont recommandés à cet effet :
• l'appropriation de la politique de l'eau et de l'assainissement;
• le renforcement des capacités du personnel de l'administration;
• la création d'un centre de formation sur les métiers de l'eau;
• le renforcement des acteurs de l'eau.
Les études suggérées dans le plan visent à améliorer l’état des connaissances sur les ressources en eau et sur
les sous-secteurs de l'eau potable et de l’assainissement. Il s’agit de :
• l'analyse des résultats des campagnes de construction de points d'eau ;
• l'inventaire et les possibilités de captage de source naturelles ;
• le bilan technique des réseaux de mesure sur les eaux souterraines ;
• l'analyse des possibilités de mobilisation des eaux de surface à des fins multi usages ;
• la conduite d'enquêtes socioéconomiques et l’animation pour déterminer les possibilités d'aménagement
d'AEP rural ;
• le bilan technique des puits et forages équipés de pompes à motricité humaine.

30
IV. CADRE INSTITUTIONNEL, LEGISLATIF ET REGLEMENTAIRE

4.1. CADRE INSTITUTIONNEL, LEGISLATIF ET REGLEMENTAIRE

4.1.1. CADRE INSTITUTIONNEL

D’un point de vue institutionnel, la Gestion de l’Environnement et des Ressources Naturelles (GERN) fait partie
d’un ministère de l’environnement à part entière qui n’existe pas. En effet, les questions de sécheresse et de
désertification sont gérées par une multitude de départements spécialisés qui ont cette vocation ou sont
impliqués dans les secteurs connexes ou complémentaires. Le Plan National de Gestion de l’Environnement
(PNGA) recommande la création d’un ministère de l’environnement. Les relations et les mandats institutionnels
n’ont pas été clarifiés, et l’administration publique a changé constamment ces dix dernières années. Le volet
environnement a été réduit à une Direction Générale qui avait planifié la création d’un Institut National pour
l’Environnement (INA). Cet institut devait être rattaché, de manière horizontale, au cabinet du Premier ministre,
ce qui a été fait en mai 2006 lorsque le Conseil des ministres a entériné la création de l’INA. L’Institut National
pour la Biodiversité et les Aires Protégées (IBAP) a été créé en mars 2005 et est rattaché au ministère de
l’agriculture et du développement rural. Par conséquent, depuis les événements politiques de septembre 2003,
les institutions de la République de Guinée-Bissau impliquées dans le secteur de l’environnement et dans celui
de la gestion des ressources naturelles sont les suivantes : (1) un ministère de l’agriculture et du développement
rural qui supervise les activités de gestion des terres agricoles, les forêts, la chasse, l’élevage, les parcs et les
sites protégés, la biodiversité et la pêche dans les eaux nationales, (2) un ministère de la pêche, chargé de la
pêche artisanale et industrielle, et (3) un ministère des ressources naturelles, responsable de la gestion et du
développement des ressources naturelles non renouvelables, en particulier le pétrole, les mines et le gaz, ainsi
que du contrôle des activités industrielles. Jusqu’à présent, les organismes créés au niveau gouvernemental ont
manqué de cohérence en termes de missions clairement définies, de responsabilités, de fonctions et de
capacités. Ces lacunes ont engendré des conflits de compétences entre les ministres ou les départements
techniques, et même entre les fonctionnaires ou les techniciens.
En règle générale, le cadre institutionnel est régi par plusieurs lois et réglementations qui auront besoin d’être
harmonisées et clairement définies.

4.1.2. RESTRUCTURATION INSTITUTIONNELLE

L’objectif de la restructuration institutionnelle est de renforcer et réorganiser le cadre institutionnel de gestion de


l'approvisionnement en eau et de l'assainissement, en modifiant le rôle de l'État, en facilitant la prise de décisions
par les communautés, en mobilisant le potentiel de la société civile et du secteur privé pour l'exécution de la
politique du secteur, et en mettant à jour le cadre légal, à travers :
• la mise en place de structures décentralisées de gestion, proches des utilisateurs ;
• l'attribution de rôles aux acteurs les plus aptes pour la maîtrise d’œuvre des interventions, en faisant
appel au potentiel des organisations non gouvernementales et du secteur privé pour l'exécution et
l'entretien des infrastructures et pour la fourniture de services nécessaires au secteur ;
• la claire définition des responsabilités et compétences des diverses institutions intervenant dans le
secteur, la formalisation de leurs relations, le renforcement du caractère professionnel des acteurs et
leur coordination effective ;
• le renforcement du rôle de mobilisation, guide et contrôle de la part du Gouvernement ;
• le développement des capacités nationales tant dans les aspects d'organisation et de gestion, qu'en
matière de planification, d'études et d'exécution de nouveaux programmes ;
• le développement des décrets de mise en œuvre de la politique et l'application du Code de l’Eau.
La réussite des objectifs de la politique de l’eau est garantie par l'exécution de deux instruments fondamentaux
de politique, approuvés par le Conseil des Ministres en 1992: le Code de l'Eau et le Schéma Directeur du secteur
de l'Eau et l'Assainissement (première version).
Les politiques du Secteur doivent obéir aux stratégies principales suivantes :

31
• la participation communautaire doit être acquise avant la réalisation des investissements.
• Les collectivités sont étroitement associées à toutes les étapes de la réalisation des aménagements,
l'objectif étant de faire des collectivités les principaux acteurs en les mettant en position de faire elles-
mêmes les choix nécessaires. La participation est recherchée pour tous les projets afin d'en assurer la
pérennité et le succès. Elle va de la participation financière à la participation réelle des utilisateurs dans
la prise de décisions et dans le processus de leur application, à l'opération et à l'entretien des points
d'eau.
La place et le rôle des femmes dans cette participation constituent un élément capital de la stratégie. En
échange de la participation et de la prise en charge, l'État va concéder les installations d'approvisionnement
en eau aux collectivités locales qui les utilisent ;
• le principe du paiement de l'eau est un principe nouveau retenu dans les orientations de la politique.
• Ce principe s'articule autour de trois éléments:
• l'eau s’écoulant en condition naturelle dans les rivières ou l’aquifère ou jaillissant d'une source, quand
elle est directement accessible à l'homme et est utilisée pour couvrir des besoins domestiques de base,
est gratuite;
• l'eau destinée à des activités lucratives est taxée d'après les volumes annuels prélevés, et les montants
ainsi obtenus sont utilisés pour financer la gestion intégrée de l'eau par le Ministère en charge; l'État,
dans la mesure de ses capacités de financement, s'engage à assurer un niveau de service minimum
non gratuit, aux communautés, également réparti sur tout le territoire, et à venir en aide aux populations
les plus défavorisées.

4.2. CADRE LEGISLATIF ET REGLEMENTAIRE

4.2.1. CADRE LEGISLATIF ET REGLEMENTAIRE

L'Evaluation Environnementale est un instrument préventif fondamental de la politique de l'environnement, et


comme tel est reconnu de façon implicite dans les lois sectorielles.

4.2.1.1. Cadre législatif


Ce cadre législatif et légal concerne la pêche, les forêts, la chasse et le droit foncier. Cependant, certains
domaines de la protection de l’environnement n’ont pas encore été pris en compte. On constate un manque
frappant d’études d’impact sur l’environnement, ainsi que de conventions et de codes environnementaux. Une loi
sur l’environnement (loi-cadre) et un guide d’étude des impacts sur l’environnement ont été adoptés en 2006. Les
principaux décrets et lois qui réglementent la gestion et l’exploitation des ressources naturelles sont les suivants :
• Décret-loi nº3/97 (Loi Cadre des Aires Protégés),
• Loi nº 1/2000 (Lois des Mines et Minéraux), Décret-loi nº4-A/91 (Loi Forestière) et entre autres.
Conformément à la Loi d'Evaluation Environnementale, l'approbation de projets qui, de par leur nature,
dimension ou localisation, sont susceptibles de provoquer des impacts significatifs sur l'environnement,
sont soumis à une procédure préalable d'Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES).
• La Loi nº 10/2010 de 24 de Septembre, publié dans le IV supplément au Bulletin Officiel (BO) nº38/2010,
du 24 Septembre 2010, constitue, donc, une forme privilégiée de promouvoir le développement durable,
par la gestion équilibrée des ressources naturelles, en assurant la meilleure protection de la qualité de
l'environnement et, ainsi, en contribuant à satisfaire la qualité de vie humaine.
L´objet du présent texte est d’établir les normes relatives aux Etudes et à l'Evaluation de l'Impact
Environnemental et Social ainsi qu'à la consultation du public, à l’autorisation et la surveillance environnementale,
notamment en ce qui concerne les impacts de certains projets, de programmes, de plans et de politiques
publiques ou privées sur l'environnement et sur la santé humaine. Il définit également les règles générales de la
gestion administrative du processus d'évaluation environnementale et fixe les principes généraux et spécifiques,
les méthodologies et les techniques applicables de ces processus. Le présent texte s'applique sur tout le territoire
national.
• La Loi nº 10/2010 de 24 de Septembre, publié dans le IV supplément au Bulletin Officiel (BO) nº38/2010,
du 24 Septembre 2010, constitue, donc, une forme privilégiée de promouvoir le développement durable,
par la gestion équilibrée des ressources naturelles, en assurant la meilleure protection de la qualité de
l'environnement et, ainsi, en contribuant à satisfaire la qualité de vie humaine.

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• Loi foncière (B.O. 4/98) adoptée en 1998, Les lois adoptées ces dernières années visent des secteurs
très spécifiques ou des étendues de terres en prenant très peu en compte la participation
communautaire. Il existe peu de lois qui s’appliquent à l’écosystème de la Guinée-Bissau dans son
intégralité ou aux questions de gestion durable des sols dans l’ensemble des secteurs. Ce projet
s’efforcera de faire prendre en compte les questions GDS dans les lois existantes et nouvelles afin de
mieux préserver l’intégrité et la santé de l’écosystème,
• Loi-cadre nº 5A/92 publiée au Journal Officiel (Bulletin Officiel (BO) B.O.nº37/1992, de 27 du Septembre
1992, approuve le Code de l´Eau. Elle présente quelques objectifs tels comme :
- définir le régime juridique général de toutes les activités relatives à la gestion des ressources
hydriques;
- définir le cadre institutionnel et normatif d'exécution de la politique générale de gestion des eaux au
bénéfice de toute la population et dans l'intérêt économique et social du pays;
- assurer l'exécution de la politique de gestion des ressources hydriques dans le pays;
- réglementer l'utilisation à des fins domestique, agricoles, industriels, hydro-électriques et autres et
- assurer la protection qualitative des eaux contre la pollution, le gaspillage et la surexploitation.

Elle évoque le domaine public des ressources hydriques, son inaliénabilité, son administration et sa politique
générale de gestion. Dans l'administration des ressources hydriques elle énonce clairement le régime général
d'utilisation, l'utilisation, la déclaration d'utilisation, l'autorité d'utilisation, les concessions d'utilisation, etc.
A son Chapitre III, elle parle de la Planification des Ressources en Eau, en insistant plus sur la planification, le
Plan Directeur et son contenu.
Le Chapitre IV énumère les servitudes pour les ressources en eau. Au Chapitre V - Dispositions
Spéciales sur plusieurs utilisations, l'article 21 sur l'approvisionnement en eau potable définit sur base de la Loi
l'eau potable comme les eaux destinées à des boissons et aux utilisations domestiques.
Il définit aussi le Ministère responsable des eaux comme étant la tutelle qui autorise les plans, projets et œuvres
destinés à l'approvisionnement en eau potable, lesquels plans et projet doivent être réalisés en conformité avec
la politique, la planification et les normes existantes pour le secteur de l’eau.
Elle souligne que l'approvisionnement en eau potable devra respecter les normes tendant à assurer la qualité de
l'eau dans les termes et les conditions établies par les services responsables de la santé publique.
Cette Loi-cadre souligne que, si des difficultés d'approvisionnement en eau potable se manifestent, l'utilisation,
l'approvisionnement et la consommation d'eau pourront être réglementées dans les termes qui seront fixés par
les services responsables des eaux conjointement avec ceux de la santé publique.
Les chapitres VIII et XI énoncent clairement la protection qualitative des eaux et les ouvrages hydrauliques,
respectivement. En ce qui concerne les ouvrages hydrauliques. La Loi-cadre déclare que la réalisation de tout
ouvrage de nature hydraulique ou de tout travail dans le domaine hydrique de l'État, exigera une autorisation
administrative. Les ouvrages hydrauliques d'intérêt général devront être intégrés dans le Plan Directeur des Eaux
et les bénéficiaires des ouvrages hydrauliques réalisés par l'État devront payer un taux pour compenser les
dépenses de construction, l'utilisation et la manutention.
Les lois adoptées ces dernières années visent des secteurs très spécifiques ou des étendues de terres en
prenant très peu en compte la participation communautaire. Il existe peu de lois qui s’appliquent à l’écosystème
de la Guinée-Bissau dans son intégralité ou aux questions de gestion durable des sols dans l’ensemble des
secteurs. Ce projet s’efforcera de faire prendre en compte les questions GDS dans les lois existantes et
nouvelles afin de mieux préserver l’intégrité et la santé de l’écosystème.

4.2.1.2. Cadre règlementaire


• Décret-loi No. 4-A/91 du 29 octobre, qui a adopté la loi sur la sylviculture,
• Décret-loi No. 7/2000, portant création de la Commission nationale sur les pesticides, faisant partie du Comité
sahélien des pesticides,
• Décret-loi No. 11/2000, relatif au parc national des îles Orango,
• Décret No. 12/2000, portant création du parc national des mangroves Cacheu,
• Décret No. 13/2000, portant création du parc national de la lagune (marécages) de Cufada,
• Décret-loi No. 2/86 du 29 mars et décret d’application No. 10/86 du 26 avril sur la pêche artisanale et
industrielle,
• Décret de 1980, qui réglemente la chasse.

33
4.3. POLITIQUE DE SAUVEGARDE DE LA BANQUE MONDIALE

Les activités du projet dont le financement est assuré par la Banque mondiale, seront nécessairement soumises
aux Politiques de Sauvegarde de cette institution.
La Banque mondiale a procédé à un examen environnemental préalable du projet PUASEE afin de déterminer la
portée que devait avoir l’évaluation environnementale (ÉE) et le type d’instrument d’évaluation environnementale
à employer.
De cet examen, il en ressort que le PUASEE est un projet de catégorie B et que les politiques de sauvegarde
environnementale et sociale à déclencher sont :
• la PO/PB 4.01 Évaluation environnementale ;
• la PO/PB 4.12 Réinstallation involontaire ; et.
• La PO/PB 4.11 Patrimoine culturel physique .

Politiques de sauvegarde déclenchées par le projet Oui Non

Évaluation environnementale PO/PB 4.01 X

Habitats naturels PO/PB 4.04 X

Forêts PO/PB 4.36 X

Lutte antiparasitaire PO 4.09 X

Patrimoine culturel physique PO/PB 4.11 X

Populations autochtones PO/PB 4.10 X

Réinstallation involontaire PO/PB 4.12 X

Sécurité des barrages PO/PB 4.37 X

Projets relatifs aux eaux internationales PO/PB 7.50 X

Projets conduits dans des zones en litige PO/PB 7.60 X


Sources : Extrait du PAD PUASEE 2014.

L’objectif des politiques de sauvegarde environnementale et sociale déclenchées dans le cadre du PUASEE sont
les suivants :
Politique de sauvegarde 4.01 (Evaluation environnementale). L’objectif de l’OP 4.01 est de s’assurer
que les projets financés par la Banque mondiale sont viables et fiables sur le plan environnemental.
Cette politique est déclenchée lorsqu’un projet va probablement connaître des risques
environnementaux potentiels (négatif) dans la zone d’influence. L’ADRS est interpelé par cette politique
dans la mesure où certaines activités prévues dans les projets feront l’objet d’une EIES.

34
L’EIES tient compte des différents exercices de planification environnementale au niveau national, des
législations nationales et des capacités institutionnelles des secteurs concernés par les Projets, ainsi
que des obligations du pays en rapport avec les activités du projet, l’objet d’en vertu des traités et
accords internationaux pertinents sur l’environnement. En outre, l’EIES a été élaborée, avec à l’appui
des procédures détaillées, pour s’assurer que les impacts environnementaux et sociaux négatifs des
Projets seront pris en compte et seront atténués ou évités dans les années à venir. L’EIES inclut des
mesures de renforcement institutionnelles au niveau des acteurs principalement concernés par le Projet.
Les activités de Projet et de sous-projets qui ne peuvent pas être définies à l’heure actuelle, pendant la
préparation du Projet, seront soumises à des évaluations environnementales et sociales spécifiques,
dès qu’elles seront identifiées durant la phase d’exécution. Dans ce rapport, les préoccupations de
l’EIES sont en conformité avec la Politique de Sauvegarde de la Banque Mondiale.
Politique de sauvegarde 4.12 (Réinstallation involontaire de personnes). L’objectif est d’aider les
personnes déplacées dans leurs efforts pour améliorer ou du moins rétablir leurs niveaux de vie. La
politique vise les situations qui impliquent l’acquisition de terrain, les restrictions à des aires protégées et
la réinstallation des populations. Elle s’applique à tous les projets d’investissement et exige la
consultation des personnes réinstallées et des communautés hôtes. Elle garantit l’intégration des points
de vue exprimés dans les plans de réinstallation et fournit la liste des choix faits par les personnes à
réinstaller. Cette politique recommande la compensation ainsi que d’autres mesures d'assistance et de
dédommagement des préjudices subies par les populations. De plus, elles prévoient que les
emprunteurs préparent des instruments adéquats pour la planification de la réinstallation avant que la
Banque Mondiale n’approuve les projets proposés.
En conformité avec les procédures de screening présentées dans le Cadre de Gestion Environnementale et
Sociale (CGES) ainsi que le Cadre de Politique de Réinstallation de Population (CPRP), tous élaborés dans le
cadre du projet, l’UI-PUASEE a préparé le screening des activités du PUASEE.
Les quatre (04) sous-projets suivants ont été identifiés :
1. Sous-projet nº 1. Contruction d’un château d’eau de capacité 750 m3 bà Guinée-Telecom,
réparation et réhabilitation de 3 châteaux d’eau à Escola Technica (300 m3), à Antula Bono (100
m3), et au QG (80 m3),
2. Sous-projet nº 2. Extension des réseaux de distribution d’eau, en PVC (17.225 ml) et PeHD (49.248
ml), réalisation d’environ 6.600 branchements sociaux et la construction d’environ 91 bornes fontaines.
3. Sous-projet nº 3. Remplacement d’environ 33 km de Conduites en Amiante-ciment par PVC dans le
centre-ville de Bissau et quartiers de Bra et Bairro Militar.
4. Sous-projet nº4. Réhabilitation du poste de départ de la centrale, remplacement d’environ 12 km de
câbles de distribution et accessoires et la création d’environ 10 postes supplémentaires MT/BT.
Toutes ces fiches de screening ont été soumises à l’AAAC pour analyse et catégorisation. Après l’analyse des
fiches des sous-projets, l’AAAC a confirmé le classement de ces quatre sous-projets en catégorie B, parmi
lesquels, seul le sous-projet nº1 doit faire l’objet d’une étude d’impact environnemental et social approfondie et
les trois autres doivent faire l’objet d’études d’impact environnemental et social simplifiées.
La présente EIES approfondie concerne donc le sous-Projet n°1.

4.4. LE CADRE JURIDIQUE INTERNATIONAL OU CONVENTION ET ACCORDS RATIFIES

La Guinée-Bissau a adhéré à plusieurs conventions internationales ayant trait à l'environnement, ce qui traduisait
l’acceptation du pays de mettre en place des instruments juridiques nationaux afin de traduire dans sa propre
législation l’esprit et les principes fondamentaux de ces conventions.
Les conventions internationales auxquelles a souscrit la Guinée - Bissau et dont le programme pourraient
contribuer à la mise en œuvre à travers les différentes activités identifiées sont les suivantes :
• La Convention de RAMSAR sur les zones humides et les espèces d’oiseaux qui y vivent (1971) ;
• Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel (1972) ;

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• La Convention Internationale sur le Commerce des Espèces Animales et Végétales menacées
d’extinction (CITES) (1973).
• La Convention de Bonn sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage
(1979) ;
• Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (1992) ;
• La Convention des Nations Unies sur la Diversité Biologique (juin 1994) ;
• La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CCD) (1994);
• La Convention Africaine sur l’Aménagement de la Faune et de la flore dans son Habitat ;
• La convention africaine pour la conservation de la nature et des ressources naturelles.

4.5. INSTITUTIONS IMPLIQUEES DANS LA POLITIQUE DE PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

4.5.1. SECRETARIAT D’ETAT A L'ENVIRONNEMENT ET AU DEVELOPPEMENT DURABLE


Le Secrétariat d’Etat à l'Environnement et au Développement Durable, rattaché à la Primature, qui intervient pour
la protection de l'environnement.
La Secrétariat de l'État de l'Environnement et du Développement Durable (SEADD) c'est un Département
Gouvernemental qui a pour mission globale de définir, d’exécuter et de coordonner la politique et l'action
environnementales et du développement durable au niveau national.
La nature du SEADD est basée sur les lignes stratégiques d'orientation qui inspirent une politique nationale dont
de développement durable et garantissent une cohérence et une vision globale de l'ensemble diversifié d'actions
établies dans PNGA (Plan National de Gestion Environnementale).
Ces lignes stratégiques d'orientation correspondent aux grands objectifs d'une politique de l'Environnement.
Dans la mise en œuvre de sa mission, certaines des attributions du SEADD sont :
a) Promouvoir des programmes, projets, mesures et actions qui visent à assurer la conservation du
patrimoine naturel, le bon fonctionnement des écosystèmes, la conservation de la nature et la protection
et l'évaluation du paysage.
b) Créer les conditions qui permettent la promotion d'un développement durable respectueux de
l'environnement comme son support de base, à travers l'application appropriée d'instruments légaux
disponibles.
c) Garantir l'existence de systèmes de surveillance et l'évaluation, ainsi qu'assurer la divulgation
publique des informations sur l'état de l'environnement.
d) Concevoir et gérer de manière intégrée, les ressources hydriques nationales et assurer la protection
du domaine hydrique, garantir l'existence et la qualité des services d'approvisionnement d'eau à des
niveaux appropriés, notamment pour la consommation humaine, de vidange d'eaux résiduelles et de
contrôle de la pollution dans le domaine hydrique.

4.5.2. AUTORITE D’EVALUATION ENVIRONNEMENTALE COMPETENTE (AAAC)


Avec la nécessité de répondre efficacement aux suivis politiques de grands travaux dans le domaine de
l'environnement, il a été créé par décret, le 16 décembre 2004 Autorité d’évaluation Environnemental
Compétente (AAAC). La AAAC est sous la supervision du Premier ministre en matière d'environnement et a pour
compétence de :
 soutenir les entreprises / institutions tout le long du processus d'évaluation d’impact environnemental et
social ;
 assurer la surveillance, en collaboration avec des entités professionnelles, la mise en
 œuvre des mesures d'atténuation des impacts,
 assurer l'évaluation et les conseils sur les études d'impacts environnementaux et sociaux,
 etc.
 exiger et obtenir des avis techniques dans le domaine environnemental et social pour lesdits impacts.

4.5.3. DIRECTION GENERALE DES RESSOURCES HYDRIQUES (DGRH)

36
La Direction Générale des Ressources Hydriques, qui dépend du Ministère de l’Energie et des Ressources
Naturelles, est chargée de la gestion des ressources en eau et de l'approvisionnement en eau potable (AEP) et
l’assainissement rural.

4.5.4. DIRECTION DE L’EAU ET DE L'ÉLECTRICITE DE GUINEE-BISSAU (EAGB)


L'Entreprise Publique de l'Eau et l'Électricité de Guinée-Bissau (EAGB), qui, dans le domaine de l'eau, gère le
réseau de production et de distribution de l'eau potable de Bissau.
La Direction des Eaux de EAGB, est composé de trois (3) Service comme suit:
 Service la production d'eau sanitaire,
 Service de distribution, d'intervention et de la clientèle,
 Service des Etudes, des Projets et d'inspection.
Le service de production d'eau a pour missions :
1. Vérifiez l'état de conservation des forages d'eau de l’EAGB
2. Monter de nouvelles pompes et enlever les pompes défectueuses pour pomper l'eau des forages
3. Effectuer un essai de la pompe avant l'assemblage des forages.
4. Contrôler deux fois quotidiennement le fonctionnement de la pompe installée au niveau des forages et
leurs boîtes de commande.
5. Entreprendre les réparations des pompes, les boîtes de commande et les conduites.
6. Entreprendre le nettoyage et la désinfection des réservoirs d'eau.
7. Présenter des statistiques de la production mensuelle de l'eau.
8. Contrôler le fonctionnement des générateurs installés dans les forages.
Le service de distribution, d'intervention et de la clientèle a pour missions :
1. Mettre en œuvre le programme de distribution d'eau à différents quartiers
2. Entreprendre des sondages des pannes et des fuites et des réparations sur le réseau de distribution
d'eau.
3. Procéder à la distribution d'eau dans le réseau afin d'équilibrer la pression sur le réseau.
4. Exécuter l'extension du réseau distribution d'eau
5. Faire une analyse comparative des compteurs d'eau.
6. Mettre en œuvre des extensions et le montage de compteurs d'eau.
7. Réparer les fuites d'eau
Le service d'étude, de suivi du projet et a les missions suivantes :
1. Des études et des projections de nouveaux travaux comme suit.
a. Étendue du réseau d'eau.
b. branchement
c. Construction de bornes-fontaines publiques.
2. Préparation et mise à jour des cartes du réseau d'eau.
3. Surveillance de l'eau du réseau de distribution.
4. Recherche d'extensions illégales.
5. Contrôle des bornes-fontaines.
6. Récupération de l'eau pour l'analyse au laboratoire

4.5.5. DIRECTION GENERALE DE LA SANTE PUBLIQUE


La Direction Générale de la Santé Publique qui intervient dans les orientations de la politique de l'eau potable et
de l'assainissement (liaison eau-hygiène-santé) et est chargée de l'information et de l'éducation sur l'hygiène du
milieu, avec les collectivités locales, elle est chargée des services d’assainissement.

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4.5.5.1. LE CADRE JURIDIQUE INTERNATIONAL OU CONVENTION ET ACCORDS RATIFIES
La Guinée-Bissau a adhéré à plusieurs conventions internationales ayant trait à l'environnement, ce qui traduisait
l’acceptation du pays de mettre en place des instruments juridiques nationaux afin de traduire dans sa propre
législation l’esprit et les principes fondamentaux de ces conventions.
Les conventions internationales auxquelles a souscrit la Guinée-Bissau et dont le programme pourrait contribuer
à la mise en œuvre à travers les différentes activités identifiées sont les suivantes :
 La Convention de RAMSAR sur les zones humides et les espèces d’oiseaux qui y vivent (1971) ;
 Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel (1972) ;
 La Convention Internationale sur le Commerce des Espèces Animales et Végétales menacées
d’extinction (CITES) (1973).
 La Convention de Bonn sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage
(1979) ;
 Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (1992) ;
 La Convention des Nations Unies sur la Diversité Biologique (juin 1994) ;
 La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CCD) (1994);
 La Convention Africaine sur l’Aménagement de la Faune et de la flore dans son Habitat ;
 La convention africaine pour la conservation de la nature et des ressources naturelles.

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V. DESCRIPTION DE LA CONSISTANCE DU SOUS PROJET N°1 ET DES SOUS-COMPOSANTES

5.1. DESCRIPTION DE LA CONSISTANCE DE LA SOUS-COMPOSANTE 1.1 : CONSTRUCTION DU


RESERVOIR DE 750M3 DE CHÂTEAU D’EAU DU SITE TELECOM

L'accès à l'intérieur du réservoir est possible grâce à la porte au niveau bas de la tour, puis par des escaliers placés
à l’intérieur de la tour, qui se terminent par une échelle en acier galvanisé. Une échelle en acier galvanisé fixe est
placée à l'intérieur de la cuve permettant l’accès pour l’entretien éventuel.
Le tableau suivant récapitule les principales caractéristiques dimensionnelles du château d’eau au site Guinée
Télécom.
Tableau 2 : Récapitulatifs du château d’eau au site Guinée Télécom
LOCALITE GUINEE TELECOM
Cote TN (mNG) 35,5
Niveau bas de la cuve (mNG) 57,05
Volume : « capacité » (m3) 750
Hauteur de la jupe (m) 21,55
Rayon intérieur de la tour (m) 3,3
Épaisseur des voiles de la tour (m) 0,25
Rayon intérieur de la base de la cuve (m) 3,64
Rayon grande base R (m) 6,65
Épaisseur des voiles du réservoir (m) 0,25
Angle avec la verticale (extérieur) 50°
Angle avec la verticale (Intérieur) 40°

5.1.2. TRAVAUX ENVISAGES


Il s’agit d’un réservoir surélevé en béton armé de 750 m3 sur une portion du site qui permettra ainsi d'augmenter
fortement la capacité de stockage.
Le réservoir est calé en altitude comme suit :
Terrain naturel (TN) voisin de la cote 34.5 m ;
Radier à la cote 59,0 m ;
Trop plein à la cote 65,0 m.
Les tâches essentielles qui seront opérées dans le cadre du projet sont :
• l’Installation de chantier avec salle de réunion, bureaux ;
• la construction d’un réservoir surélevé de 750 m3 ;
• les connexions aux réseaux de distribution de l’EAGB ;
• Descentes et trop plein du réservoir ;
• Aménagements extérieurs : chaussée, loge gardien.

5.1.3. INSTALLATIONS DE CHANTIER AVEC SALLE DE REUNION, BUREAUX


Ces installations sont temporaires et seront immédiatement enlevées dès la fin des travaux.
Il s’agit de la mise à disposition sur le site de :
• un bureau du chef de mission de 20m2 minimum ;
• un bureau de 10m2 minimum pour la secrétaire ;
• une salle de réunion de 25m2 ;
• une salle de toilettes avec lavabo, chaise anglaise et bac à douche.
L’installation de chantier comprend également l’amené des engins sur le site.

5.1.4. CONSTRUCTION DU RESERVOIR SURELEVE DE 750 M3


Les travaux à effectuer sont :

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• implantation ;
• reconnaissance géotechnique ;
• nivellement et terrassements à savoir : débroussaillage et nivellement général, excavation pour puits de
fondation – solution de base, traitement anti termite ;
• travaux de Génie civil notamment : Béton armé (CEM II ou III), coffrages, armatures.
Le nouveau réservoir sera alimenté par le forage actuel du même nom qui approvisionne l’ouvrage de stockage
de 100 m3 situé sur le site.
Il est envisagé de maintenir en service à court terme le réservoir existant étant donné qu’il dessert toujours
certains quartiers. Il est ainsi proposé la mise en place d’un système permettant l’alimentation simultanée des
deux châteaux d’eau.

Photo 1 : Forage géotechnique

5.1.5. CONNEXIONS AUX RESEAUX DE DISTRIBUTION DE L’EAGB


A partir du mur d’enceinte, une conduite DN 400 sera posée et reliée à la colonne de descente du réservoir
prévue en DN 400. Ce tronçon sera connecté vers le réseau primaire alimentant les deux conduites PVC 250
posée des deux côtés de l’avenue du 14 novembre. La connexion entre les deux conduites PVC existante se fera
en PVC 250 (Figure 1). Il sera également installé 2 compteurs DN 250 sur chacune des deux conduites de
distribution pour améliorer la gestion des réseaux concernés.
4 vannes DN 250 seront installées (au droit du Té DN 400x250 et des deux Té 250x250) afin de permettre une
exploitation convenable du système de distribution. Ces vannes seront placées dans des chambres avec
tampons verrouille.

5.1.6. RESEAU DE DISTRIBUTION


Fourniture et pose de environ 66 473 km de conduites en PVC et en PEHD pour le réseau de distribution d’AEP
à partir des châteaux d’eau « Guinée télécom » et « Bra »: avec les ouvrages en ligne.
- Remplacement au centre-ville, Bra, Bairro Militar d’environ 33 km des conduites existantes en amiante
ciment par de nouvelles conduites en PVC et en PEHD et le report des branchements existants au centre-
ville sur les nouvelles conduites.
- Pose de branchements particuliers et de bornes fontaines

40
- Fourniture d’équipement d’exploitation (machine à souder le PEHD, Détection de fuite, système
d’acquisition de données) et formation du personnel de l’EAGB sur son utilisation.
- La réalisation de 6 600 nouveaux branchements particuliers.
- L’installation de 93 bornes fontaines au niveau des quartiers de la tranche urgente.
- La fourniture et l’installation d’un système cohérent de comptage au niveau des forages et des sorties
réservoirs et à l’entrée des secteurs ainsi que l’installation des vannes de sectionnement au niveau des
secteurs pour faciliter la détection des fuites et augmenter le rendement du réseau.
- L’installation d’un système de régulation (forages- niveau d’eau dans les châteaux d’eau) pour chaque
réservoir objet du présent projet.
- La réhabilitation des bornes fontaines existantes pour réduire les fuites d’eau (changement des connections
en PEHD, changement des accessoires de raccordement joints ou autres).
- La fourniture, du matériel et outillage (des kits d’analyse d’eau, matériel de soudure conduites PEHD,…)
nécessaire pour la réparation et l’entretien du réseau et des pièces spéciales (compteurs, vannes,…) pour
assurer l’entretien des installations par le personnel de l’EAGB au cours de l’exploitation du réseau.
- La fourniture de 3 000 compteurs de diamètre nominal allant de DN15mm jusqu’au DN40 mm, pour les
branchements particuliers existants (y compris gros consommateurs) et les bornes fontaines existantes.
- La formation du personnel de l’EAGB sur l’utilisation de système d’acquisition des données, de système de
détection des fuites, de kit d’analyse d’eau ainsi que sur l’utilisation de la machine de soudure par machine
électro-soudable pour les conduites en PEHD.

5.1.7. DESCENTES ET TROP PLEIN DU RESERVOIR


Un clapet de nez DN 200 qui sera placé dans un regard. Ce regard constituera le début de la conduite
d'assainissement DN 200 qui reliera le réservoir au système existant d'évacuation des eaux pluviales acceptant
le débit à évacuer, situé à proximité le long de la voie rapide. La fourniture et la pose de cette canalisation
d'assainissement sont incluses dans les présents travaux, ainsi que le curage éventuel de l’exutoire qui devra
avoir été relevé pour donner la longueur de la canalisation d’évacuation.

A- Aménagements extérieurs : chaussée, loge gardien.


A1- Chaussées
Les travaux de chaussées comporteront la mise en place de :
• la couche de fondation, avec indice portant (CBR) > 30
• la couche de base en latérite graveleuse avec CBR > 60
• la couche d'imprégnation (émulsion 2 à 2,5 kg/m2)
• une couche d'accrochage (bitume fluidifié 1 à 1,5 kg/m2)
• un double enduisage (bicouche)
- 1ère couche : BF >1,1 kg/m2, granulats (10/15) 11 à 13 kg/m2
- 2ème couche: BF>1,0 kg/m2, granulats (5/10) 7 à 8 kg/m2
Le reste de la zone circulable de la parcelle sera revêtue d’une couche en latérite graveleuse de 15 cm
d’épaisseur, après décapage de la terre végétale qui sera répandue ultérieurement sur les zones du site non
prévues à la circulation notamment les zone d’engazonnement.

A2- Portail et clôture


Il est prévu :
• Un portail coulissant, largeur 5 m
• Une porte piéton, largeur 1 m.
• Le vantail et le portail seront constitués d'un cadre en tubes d'acier (70x4mm) galvanisés, avec bracons
et d'un treillis galvanisé triple torsion.
• Une clôture mixte sera installée à partir du portail sur la périphérie de la parcelle et viendra compléter la
clôture existante le long de la voie rapide.
• La partie inférieure sera un muret de 0.65 mètre de hauteur en maçonnerie Agglo de 15 reposant une
semelle filante ;
• La partie supérieure sera en grillage galvanisé à mailles hexagonales de 1.20 mètre de hauteur;
• Fondation : semelle filante sous muret et soubassement en Agglos pleins de 20 avec un chaînage bas ;

41
• Elévation : Muret en maçonnerie Agglos creux de 15 et chaînage de couronnement avec poteau de 15 x
15 tous les 3 mètres ;
• Muret en maçonnerie Agglos creux de 15 et chaînage de couronnement avec poteau de 15
• x 15 tous les 3 mètres ;
• Grillage galvanisé à mailles hexagonales avec des fils de ligature galvanisé également sur une hauteur
de 1.20 mètres.
• L’entrée existante située à l’est du réservoir sera supprimée.

5.1.8. ENGINS ET MATERIAUX A UTILISER


Les principaux engins et véhicules suivants seront utilisés sur le chantier :
• engins de levage,
• niveleuses,
• chargeuses,
• compacteurs à pneus,
• compacteurs vibrants,
• pelle hydraulique ;
• camions bennes,
• camion citerne
• voitures de liaison,
• Bétonnière et vibreurs ;
• Marteau piqueur et compresseurs pneumatiques.
• Etc.
Les matériaux qui seront utilisés pour la réalisation des travaux d’aménagement sont les suivants :
• Matériaux provenant de déblais ;
• Sable ;
• Ciment ;
• Gravier ;
• Matériaux pour coffrages ;
• Matériaux pour l’échafaudage ;
• Tuyaux PVC ;
• Fer à béton ;
• Etc.

5.2. DESCRIPTION DE LA CONSISTANCE DU SOUS-COMPOSANTE 1.2: REHABILITATION DU


RESERVOIR DE 130M3 DU CHÂTEAU D’EAU DU SITE ANTULA BONO

Il s’agit de réhabiliter un réservoir métallique de cuve rectangulaire (Hauteur des piliers = 10 m, capacité = 130 m3)
situé au quartier Antula Bono. Les parois de la cuve sont formées de panneaux carrés de 1 m x 1 m, assemblées par
joint et boulonneries. Plusieurs fuites d’eau sont apparentes.
- Les solutions envisagées pour la réhabilitation de ce château d’eau sont présentées ci-après:
- L’installation d’une géo-membrane étanche en PVC alimentaire soudé, formant un bassin de stockage
d’eau. La cuve métallique existante joue le rôle d’un support pour la géo-membrane qui couvrira la totalité
de l’enceinte de la cuve. Cette membrane est de dimension 5 m x 5 m x 4 m pour stockage eau potable
avec un feutre complet géotextile de protection. La mise en place de la géo-membrane est comme suit :
- Fixer la géo-membrane en partie haute du réservoir à par l’intermédiaire d’une ligne de boulons qui sont à
souder sur la partie intérieure du réservoir en partie haute et ce sur toute la périphérie avec un espacement
de +/- 250 mm. Il y aura donc une bande de trous oblongs avec œillets sur la partie haute de la géo
membrane. Ces trous oblong seront à présenter un par un sur chaque boulon ou goujon soudé.
- Un écrou sera positionné sur le boulon pour maintenir la géo membrane.
- positionner la géo membrane contre les parois et au fond du réservoir.
- la mise en place de bride/contre bride venant prendre en « sandwich » la tôle d’acier, le feutre géo textile de
protection, la géo membrane d’étanchéité et les joints d’étanchéité.

42
- Des dispositions particulières doivent être observées au niveau des entrées- sorties de la cuve pour assurer
une parfaite étanchéité.
- La peinture époxy alimentaire de la couverture métallique existante pour protéger la géo-membrane et l’eau
stocker du soleil et du tout débris qui pourrait entrer dans la cuve
- Le changement des boulons au niveau des points détériorés et déformés et le renforcement de la cuve par
un quadrillage en acier à un mètre au-dessus du radier du réservoir.
- L’installation de nouvelles barres de renforcement de la tour métallique de la cuve et la peinture extérieure
contre la corrosion de l’ensemble du réservoir (supports et cuve).
- Réhabilitation de clôture et portail et aménagement du site du réservoir y compris remblaiement et mise à la
cote.
- Remise en état des lieux.

5.3. DESCRIPTION DE LA CONSISTANCE DU SOUS-COMPOSANTE 1.3: REHABILITATION DU


RESERVOIR DE 80M3 DU CHÂTEAU D’EAU DU SITE QUARTIER GENERAL

Le réservoir est en béton armé (Hauteur des piliers = 12 m, capacité = 80 m3) situé au quartier Général.
Le diagnostic de près de ce château d’eau montre la présence de suintement d’eau sur les parois extérieures de la
cuve. La solution préconisée pour la réhabilitation du réservoir est la suivante:
- Repiquage profond à l’intérieur de la cuve jusqu’au niveau des armatures pour purger les bétons et enduit
dégradés.
- Traitement des armatures corrodées.
- Protections des armatures dé passivées par la mise en œuvre d’un inhibiteur de corrosion.
- Mettre en place une étanchéité intérieure dans la cuve
- Essais d’étanchéité et réparation des points de suintement éventuels par cuvelage adéquat.
- Repiquage et application d’enduit en mortier sur les parois extérieures de la cuve pour les protéger des
agressions extérieures et notamment de la carbonatation.
- Réhabilitation de clôture et portail et aménagement du site du réservoir y compris remblaiement et mise à la
cote.
- Remise en état des lieux.

5.4. DESCRIPTION DE LA CONSISTANCE DE LA SOUS-COMPOSANTE 1.4 : REHABILITATION DU


RESERVOIR DE 300M3 DU CHÂTEAU D’EAU DU SITE ESCOLA TECNICA - BRA

L’ouvrage est un réservoir métallique (Hauteur des piliers = 24 m, capacité = 300 m3) situé au quartier Bra. La cuve
est transpercée par des trous causés par balles. Le métal de la cuve et le support sont corrodés. Les équipements
(conduites et pièces spéciales) sont en bon état. Les actions proposées pour la réhabilitation de ce château d’eau
sont les suivantes :
- Sablage ou nettoyage à la brosse métallique de la cuve et de la tour
- Soudure adéquate et étanche des trous de la cuve
- Test d’étanchéité de la cuve
- Peinture époxy de l’extérieur de la cuve et de la tour métallique
- Peinture époxy alimentaire de la partie intérieure de la cuve
- Couverture de la cuve et vérification de leur étanchéité
- Réhabilitation de clôture et portail et aménagement du site du réservoir y compris remblaiement et mise à la
cote.
- Remise en état des lieux.

5.5. LA ZONE D’INFLUENCE DU PROJET

La zone d’influence directe pour les aspects biophysiques et humains ou socioéconomiques, est définie comme
la zone des impacts environnementaux et sociaux directs liés à la réalisation du projet. Elle couvre tout le site
retenu pour la construction du réservoir et réhabilitation des châteaux. Cette zone est grosso modo le lieu où
l’environnement direct pourrait être perturbé par les travaux liés aux travaux. En dehors de la zone d’influence
43
directe, il existe une zone d’influence qui concerne toute la ville de Bissau, notamment les quartiers qui seront
desservis par le nouveau réservoir (Figure 4). Les impacts au niveau de la zone diffuse seront plus des impacts
indirects qui se feront ressentir à la phase d’exploitation des réservoirs. Le creusage des canalisations pour la
pose des tuyaux suivra exclusivement l’emprise de la route et n’engendrera aucune acquisition de terre et/ou
perte de biens durant la phase des travaux.
Figure 2 : Carte de la République de Guinée-Bissau

Source: Country Report - The Economist Intelligence Unit

44
VI. DESCRIPTION ET ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DE REFERENCE DU SOUS – PROJET N°1
ET DES SOUS - COMPOSANTES

6.1. ASPECTS BIOPHYSIQUES

6.1.1. RELIEF
Le relief de la ville de Bissau est légèrement ondulé. Les altitudes varient d'environ 5 à 35 mètres.

6.1.2. GEOLOGIE ET LES SOLS


Le substratum géologique de la zone du projet et du site de construction du réservoir est constitué à sa base de
formations calcaires et au sommet d’intercalations de sables et d’argiles.
Les sols sont de types ferralitiques faits de concrétions ferriques et présentent de bonnes conditions pour les
travaux de construction.
Au niveau des bas-fonds, on distingue des sols de type hydromorphe généralement engorgés d’eau.

6.1.3. CLIMAT
Bissau jouit d’un climat de type tropical chaud et humide et bimodal. Il est caractérisé par deux saisons : une
saison sèche avec un vent chaud et sec (l'harmattan) de novembre à mai, et une saison des pluies, appelée
hivernage, de Mai à octobre.
Au niveau précipitations, la moyenne annuelle varie entre 1 800 et 2 000 mm. Le mois d’août enregistre les
hauteurs de pluie les plus élevées.
Quant aux températures, la moyenne mensuelle atteint 28 °C. Les mois d'avril et mai sont les plus chauds. En
décembre et Janvier, la température descend à 20 °C.

6.1.4. VEGETATION
La végétation de Bissau est constituée essentiellement de formation artificielle composée d’Azadirachta indica
(nîmes), de Mangifera indica (manguier), de Cassia siamea, Gmelina arborea, de Coco nucifera (cocotier),
d’Elaeis guineensis (palmier à huile), etc, Ces différentes espèces se retrouvent de manière éparse dans les
cours d’habitations et dans certains espaces publics et d’une façon linéaire le long des rues. Ces essences
plantées par des riverains, ou les services étatiques ont pour ces derniers un intérêt plus pratique qu’écologique.
Sur le site proprement dit, les espèces ligneuses rencontrées sont Mangifera indica (manguier), Azadirachta
indica (nîmes) et Cassia siamea. La strate herbacée abondante est dominée par Asystasia gangatica et Nelsonia
canesceus.

Photo 2 : : Végétation du site situé dans le quartier Luada-Bissau

45
6.1.5. FAUNE
La zone du projet étant située en ville, la faune est très réduite. Les espèces animales qu’on peut rencontrer sont
les oiseaux, les rongeurs, essentiellement les souris et des reptiles, notamment les lézards, les scinques et les
batraciens.

6.1.6. AIR
L’air de la zone est pollué par le rejet dans l'atmosphère de polluants divers. Il s’agit :
• les poussières et particules aéroportées résultant de la circulation de véhicules et d'engins sur les
nombreuses voies non asphaltées ; surtout sur la route allant à l’aéroport qui est encore en chantier ;
• des gaz de combustion (monoxyde de carbone, oxydes d'azote et de plomb) émanant des tuyaux
d'échappement des voitures et dont le nombre ne cesse de s'accroître ;
• de la fumée et de la cendre résultant de l'incinération des ordures ;
• Etc.

6.2. ASPECTS HUMAINS

6.2.1. POPULATION

6.2.1.1. Structure de la population


La population de Bissau comme celle du pays connaît une évolution continue. Selon le recensement de 1991, le
pays comprenait une population totale de 979.203 habitants et celle de Bissau était de 195.389 habitants, avec
un taux moyen d’accroissement variant entre 2 à 3% pour l’ensemble du pays et de 4,6% qui oriente l’évolution
de la population de Bissau. La densité de la population moyenne est de 27 habitants/km² avec une distribution
variable qui donne 2.500 habitants/km² au Secteur Autonome de Bissau. Comme l’indique la situation
démographique actuelle issue du recensement de 2008 (INEC, 2009); la population totale du pays est passée à
1.449.230 habitants et celle de Secteur Autonome de Bissau à 365.097 habitants.
Cet accroissement de la population, notamment de celle de Bissau accentue le déséquilibre qui pourrait exister
entre la distribution des points d’eau sur la surface du territoire urbain et les besoins, ainsi que les demandes des
habitants. L’évolution accrue de la population diminue le taux de couverture préexistant en ressources hydriques,
notamment la baisse de l’extension du réseau de distribution urbaine d’eau, la diminution de l’accès aux
branchements et à de nouvelles bornes fontaines. Ce mouvement de la population entraîne une extension
spatiale de la ville avec l’implantation de nouvelles habitations et le développement de nouvelles zones à couvrir
et l’accroissement des périphéries qui progressivement s’intègrent dans le tissu urbain en démultipliant les
besoins en eau à satisfaire. Avec la période de guerre civile qu’a connu le pays, les insuffisances de
performances économiques et techniques de l’EAGB qui s’additionnent à la pression de la démographie urbaine,
l’accès difficile à l’eau potable devra être plus ressenti dans la ville de Bissau.

6.2.1.2. Ethnies et religion


Une dizaine d'ethnies principales, parmi lesquelles, les Balantes, les Mandingues, les Papels, les Manjaques, les
Mancanhes et les Bijagos sont rencontrées à Bissau.
La langue officielle est le portugais, mais le créole est une des langues interethniques la plus parlée, notamment
à Bissau. Toutefois, les ethnies principales conservent leurs langues d'origine.
Au niveau de la religion, on distingue trois (03) principales religions qui sont : croyances autochtones, Islam,
Christianisme.

6.2.2. ACTIVITES SOCIOECONOMIQUES


La situation économique du pays a été aggravée par la crise politico-militaire de 1998 qui a ralentit l’amélioration
de l’économie qui s’est amorcée entre 1988 et 1994 avec un taux de croissance évolutif de 3 et 5%1.
Bissau la capitale concentre toutes les activités importantes ; aussi bien administratives, qu’économiques. On y
distingue ainsi les Ministères, les Directions Générales, les institutions Programme d’Action National d’Adaptation
aux Changements Climatiques et Communication Nationale Initiale de la Guinée Bissau sur les changements

46
climatiques commerciales 2, bancaires et d’assurance, les hôtels les institutions internationales, le port, l’aéroport,
etc.
La population de la zone exerce aussi dans le secteur informel au niveau du commerce et des petits métiers
notamment au marché de Bandim et dans des boutiques de produits manufacturés, des bars et dans les ateliers
de coutures, de mécaniques et de menuiserie, etc.
A l’entrée du site, du côté sud, sont installées des revendeuses de produits alimentaires locaux et une pompe
contiguë au mur de la clôture utilisée par l’exploitant d’un aménagement de lavage de voitures. Du point de vue
général, le développement du pays reste entravé par la faible diversification des activités économiques et
l’instabilité politique.

Photo 3 : Étalage des petits vendeurs et vendeuses

6.2.3. HABITAT ET AMENAGEMENT URBAIN


L’habitat à Bissau est groupé et concentré, avec un lotissement plus ou moins quadrillé et une architecture
moderne avec une empreinte portugaise. Il est dominé par le primaire du cadre bâti moderne implanté le long
des rues qui révèlent l’existence d’un plan d’aménagement. Le plan de la ville est plus ou moins quadrillé et la
plupart des rues secondaires se greffent sur les rues principales.

L’espace habité se compose des bâtiments officiels, privés et des logements locatifs. On rencontre dans des
endroits, des habitations abandonnées appartenant à des victimes de la période de la guerre civile décédés ou
non encore revenus de l’exil. Certaines de ces habitations sans occupation humaine comportent des
branchements d’eau et des pompes qui sont réparées et utilisées par des voisins indépendamment du réseau
formel enregistré dans la comptabilité de l’entreprise. Les locaux du Centre National de Lutte contre le Sida, de
l’Institut National de Santé publique (INASA), d’autres vieux bâtiments abandonnés, sera connecté le réservoir.

2
Programme de changement climatique et la communication de Guinée Bissau

47
Photo 4 : Canalisation de l’eau potable longe du trottoir

6.2.4. ETABLISSEMENT URBAIN ET ASSAINISSEMENT


Mais dans cet habitat urbain où la population augmente rapidement, l’environnement connaît une dégradation
sans cesse. Des couches importantes de populations pauvres vivent dans des logements mal entretenus
constatés autour de certaines habitations présentant un profil acceptable d’aménagement sanitaire. De plus
l’assainissement reste insuffisant.

L’urbanisation de Bissau comporte certains facteurs qui, dans l’environnement physique, sont susceptibles
d’affecter la santé et le bien-être des habitants. Ces facteurs sont, l’insuffisance du réseau entraîne insuffisante
hygiénique, l’élimination insuffisante des déchets solides, le quasi absence du drainage des eaux de surface due
à l’insuffisance des canalisations publiques et à la pollution de celles qui existent par des déchets solides. Ces
conditions écologiques sont donc des risques de développement des maladies transmissibles menaçant la santé
publique.

6.2.5. ALIMENTATION EN EAU POTABLE.

6.2.5.1. Distribution des points d’eau dans la ville de Bissau


Selon les estimations de la direction générale des ressources hydriques, avant 1998 à la veille du début de la
période de la guerre civile, le taux de couverture de Bissau en eau potable avoisinait 78% en raison de
l’engagement de l’Etat dans le secteur d’eau depuis 1991, avec notamment l’élaboration d’un plan directeur de
l’eau. Le taux de desserte par rapport à la population connaît donc une évolution discontinue. En 2000, pour une
population de 250 957 habitants dans le Secteur Autonome de Bissau, le taux de desserte était de 20%. Ce taux
a connu une progression jusqu’en 2009 où, pour une population 426 453 habitants, il a atteint 30%. (Ministère de
l’Energie et des Ressources Naturelles, OMD, 2010).
La croissance urbaine et la baisse de l’accès à l’eau conduit des parties importantes des habitants de la ville à
recourir à des sources d’eau parallèles, notamment les puits. Il existe différentes sources d’eau qu’utilise la
population de Bissau (Tableau 3)

48
Tableau 3 : Différentes eaux utilise par la population de Bissau
SOURCES D’EAU DES HABITANTS EFFECTIFS %
Branchement privé 40 26
Branchement voisin 10 6
Approvisionnement voisin 17 11
Puits 44 28
Bornes fontaine 6 4
Puits et approvisionnement voisin 7 4
Approvisionnement voisin et borne fontaine 11 7
Branchement privé EAGB et puits 22 14
Total 157 100
Source : Inros Lackner 2010

Les sources d’eau dans la ville se composent de branchement privé, de branchement voisin,
d’approvisionnement voisin, de bornes fontaines et de puits. On constate qu’à part 28% d’habitants utilisant
uniquement les puits pour s’approvisionner en eau, la grande partie de la population utilise comme eau, celle
produite par l’EAGB à travers des circuits différents. Les usagers de puits exclusivement sont les habitants des
quartiers dont la couverture d’eau est très faible. Il s’agit des quartiers São Paulo, Bairro Militar et Bissaque.
D’autres habitants utilisent successivement ou simultanément les puits et les circuits d’eau issus de l’EAGB. On
peut alors retenir que l’eau produite par l’entreprise publique reste jusqu’alors la principale source utilisée dans la
ville. Les usagers des puits diminueront donc lorsque le réseau va se développer et si la qualité de l’eau est
améliorée avec ce développement du réseau.
Pour protéger les tuyaux de distribution d’eau, il faudra tenir compte du degré d’érosion des sols. Ces sols la
plupart sont ferralitiques et friables. Par conséquent, il faut bien compacter les tranchées afin que les sols ne
s’enlèvent à la moindre pluie.

6.2.5.2. Fonctionnement des bornes fontaines


Les bornes fontaines dans la ville de Bissau sont estimées à cinquante points d’eaux disséminées dans les
quartiers où le réseau de distribution d’eau a atteint. Ces points d’eau n’ont pas un problème de fonctionnement
technique. Le problème crucial que rencontre leur exploitation est celui de leur usage par les habitants et de leur
rendement économique. Les bornes-fontaines sont des concessions gérées par des exploitants qui à la fin de
chaque mois paient la contrepartie de la quantité d’eau consommée au niveau de la pompe. Le bénéfice est
généralement dépendant de la demande d’eau et du prix que peut consentir l’usager. Généralement les
exploitants consultés au cours de l’enquête décrivent un usage très faible de la pompe et exposent un faible
rendement dans la journée ou dans un mois d’exploitation. Les recettes mensuelles ne dépassent pas 16 000
FCFA (Tableau 4).

Tableau 4 : Recettes mensuelles ne dépasse pas 16 000 FCFA


RECETTE MENSUELLE NOMBRE DE BORNE FONTAINE
15 000 à 16 000
9 000 à 10 000 3

9 000 à 9 500 4.500 à 5 000 2

4 000 à 3 000 1 000 à 1 500 4


Source : Inros Lackner 2011

Sur neuf bornes fontaines enquêtées, aucune ne réalise une recette mensuelle supérieure à
16 000 F CFA. Seules les recettes au niveau de trois bornes fontaines atteignent des recettes maximales
estimées entre 15 000 et 16 000 F CFA. La plus grande partie des recettes se situent entre 9 000 et 3 000 F

49
CFA. Ces recettes maximales sont obtenues de l’opinion des exploitants durant quelques rares moments où la
demande d’eau a augmenté.
La faible demande d’eau est décrite comme la conséquence de certains facteurs structurels et économiques. Les
exploitants des bornes fontaines expliquent cette situation par :
• l’existence de branchement privé dans le voisinage, l’approvisionnement d’eau sans payement chez le
voisin disposant de branchement sans encore une installation de compteur, · l’existence dans le
voisinage des maisons abandonnées, de pompe réparée par des voisins qui l’utilisent sans compteur
fonctionnel.
Ces maisons abandonnées comportant de pompe utilisée sans compteur et à l’insu et sans contrôle de l’EAGB,
appartiennent à des victimes de la période de la guerre civile, l’accès à l’eau par achat non encore entré dans les
habitudes de la population restée longtemps bénéficiaire d’un approvisionnement gratuit d’eau. Cette absence
d’une habitude d’achet d’eau conduit au maintien d’une offre d’eau généralement à faible coût variant entre 25 à
50 F CFA 50 litres d’eau à la prise.
La situation conduit certains exploitants à des fermetures momentanées de bornes fontaine qu’ils gèrent.
Un tel contexte est nuisible au développement du marché d’eau et peut entraver le développement des
prestataires indépendants de distribution d’eau. Les recettes enregistrées après règlement de la facture d’eau ne
suffisent même plus à définir un salaire pour les gestionnaires. Leurs discours sont marqués par la déception et
l’intention d’abandonner la pompe et de rechercher une autre activité.
Attitudes et perceptions de la population face aux prestations publiques de fourniture d’eau.
Opinions sur la satisfaction de la population face aux prestations publiques de fourniture d’eau.
Les prestations publiques de fourniture d’eau sont celles qu’apporte l’EAGB à travers ses différents services.
Cette entreprise cumule à la fois les prestations d’eau et d’électricité et formule sur une même facture le coût
mensuel de la consommation d’eau et d’électricité pour un usager. Cette situation conduit souvent à une
contrainte majeure pour les consommateurs. Pour que le branchement d’eau soit toujours disponible, il faut aussi
être en règle avec le recouvrement de ses redevances à l’entreprise et inversement. Conséquence, la coupure
d’électricité pour impayés entraîne souvent la coupure d’eau, puisque la possibilité de payer séparément la
facture en réglant d’abord, selon les moyens, le coût d’eau avant celui d’électricité n’est pas encore assurée au
consommateur.
La facture est unique et elle doit être payée une fois pour toutes et non successivement ou alternativement.
La population de Bissau dans sa majorité avoue être insatisfaite des prestations d’eau que l’EAGB fournit
(Tableau 5). Cet aveu d’insatisfaction e st exprimé indistinctement par toutes les catégories sociales et aussi bien
par les usagers actuels que les habitants des localités de quartiers non encore couvertes.
Tableau 5 : Population Bissau satisfait de prestation d’EAGB

Satisfaction Effectives %
OUI 45 29
NON 112 71
Total 157 100
Source : Inros Lackner 2011

6.2.5.3. Mode de gestion des eaux usées


Les eaux usées issues des modes de consommation, de l’hygiène corporelle et domestique sont principalement
les eaux de vaisselles, de bain et de lessive. Les eaux de bain sont dans la plupart des concessions connectées
à des puisards ou des fosses où elles sont évacuées. Mais les eaux de vaisselles et de lessive sont différemment
gérées par les ménages. Les fosses septiques, les chaussées, la cour des habitations, les trottoirs, les
bananeraies et les espaces vides sont les différents lieux d’évacuation des eaux usées.
Les fosses septiques (40%), les trottoirs (26%), la cour des habitations et la chaussée sont les principaux lieux de
rejet des eaux usées. Les ménages occupant les habitations où ils sont logés par un organisme ou l’Etat
évacuent plus leurs eaux usées dans les fosses septiques. Les ménages habitant les logements dont ils sont
propriétaires et les ménages locataires ne se distinguent pas dans le mode de gestion des eaux usées.
Ces modes de gestion indiquent l’existence d’un processus d’urbanisation non maîtrisé ainsi que de ces effets
sur la population et les institutions. En même temps ces pratiques montrent un logement insuffisant du point de
vue structurel. Elles pourraient contribuer à l’incidence des maladies transmissibles, puisqu’elles créent un
environnement qui ne fait pas obstacles aux agents pathogènes.

50
Photo 5 : Salubrité devant les ménages

6.2.5.4. Avantages perçus du projet par la population


Dans les opinions des ménages et spécialistes, les avantages perçus du projet sont à la fois d’ordre
environnemental, hygiénique, hydraulique et économique. Comme ils le perçoivent, le projet va :
• accroître le réseau de distribution d’eau potable et en quantité entraînant la réduction des risques de
typhoïdes, de maladies gastro-intestinales et de diverses maladies parasitaires. Ils décrivent cet
avantage en se référant à l’actuelle mauvaise qualité d’eau de couleur rougeâtre et comportant souvent
des impuretés. Les groupes enquêtés se voient aujourd’hui exposés aux organismes pathogènes avec
cette eau non saine ; augmenter et étendre l’accès à une eau saine et à prix accessible, en améliorant
les conduites d’adduction et les interventions face aux fuites dues à des conduites endommagées ;
• créer une meilleure exploitation et entretien des réseaux de distribution d’eau dans la ville de Bissau
pour éviter que l’approvisionnement public d’eau ne devienne une source d’infection au lieu d’une
protection contre l’infection.

51
VII IDENTIFICATION, ANALYSE ET EVALUATION DE L’IMPACT INDUIT PAR LE SOUS-
PROJET N°1 ET DES SOUS-COMPOSANTES

7.1. ÉLABORATION DES OUTILS UTILISÉS POUR IDENTIFIER ET ÉVALUER LES IMPACTS
POTENTIELS MAJEURS DU SOUS - PROJET N°1 SUR LES MILIEUX NATUREL ET HUMAIN.
La méthode matricielle s’inspire de l’approche préconisée par Hydro Québec (1990) et par le Ministère des
Transports du Québec (1990) ainsi que par les démarches proposées par la Banque Mondiale (1991), le
Ministère de l’Environnement et de la Faune du Québec (1996) et l’Agence Canadienne d’Evaluation
Environnementale (2000).
Cette méthode utilise les matrices simples et repose essentiellement sur l’appréciation de la valeur des
composantes environnementales ainsi que sur l’intensité, l’étendue et la durée des effets appréhendés (positifs
ou négatifs) sur chacune de ces composantes environnementales. Ces trois caractéristiques sont agrégées en
un indicateur synthèse, l’importance de l’effet environnemental, qui permet de porter un jugement sur l’ensemble
des impacts prévisibles du projet sur une composante donnée de l’environnement.

7.1.1. DETERMINATION DE LA VALEUR DE LA COMPOSANTE ENVIRONNEMENTALE


Dans la méthode proposée est la suivante, la valeur éco systémique d'une composante donnée est considérée
comme:
i) Grande (Forte), lorsque la composante présente un intérêt majeur en raison de son rôle éco systémique
ou de la biodiversité et de ses qualités exceptionnelles dont la conservation et la protection font l'objet d'un
consensus dans la communauté scientifique;
ii) Moyenne, lorsque la composante présente un fort intérêt et des qualités reconnues dont la conservation
et la protection représentent un sujet de préoccupation sans toutefois faire l'objet d'un consensus;
iii) Faible, lorsque la composante présente un intérêt et des qualités dont la conservation et la protection
sont l'objet de peu de préoccupations.

7.1.2. DETERMINATION SOCIOECONOMIQUE DE LA COMPOSANTE ENVIRONNEMENTALE


Dans la méthode proposée par Hydro Québec la valeur socioéconomique d’une composante environnementale
donnée exprime l'importance relative que lui attribue le public, les organismes gouvernementaux ou toute autre
autorité législative ou réglementaire. Elle reflète la volonté des publics locaux ou régionaux et des pouvoirs
politiques d’en préserver l'intégrité ou le caractère original, ainsi que la protection légale qu'on lui accorde. Hydro
Québec considère également la valeur socioéconomique d'une composante comme :
i) Grande (Forte), lorsque la composante fait l'objet de mesures de protection légales ou réglementaires
(espèces menacées ou vulnérables, parc de conservation, etc.) ou s'avère essentielle aux activités
humaines (eau potable);
ii) Moyenne, lorsque la composante est valorisée (sur le plan économique ou autre) ou utilisée par une
portion significative de la population concernée sans toutefois faire l'objet d'une protection légale;
iii) Faible, lorsque la composante est peu ou pas valorisée ou utilisée par la population. La valeur de la
composante intègre à la fois la valeur éco systémique et la valeur socioéconomique en retenant la plus forte
de ces deux valeurs, comme l'indique le tableau 6 ci-après.

52
Tableau 6 : Matrice de détermination de la valeur de composante environnementale

Valeur socio économique Valeur éco systémique

Grande (Forte) Moyenne Faible

Grande (Forte) Grande (Forte) Grande (Forte) Grande (Forte)

Moyenne Grande (Forte) Moyenne Moyenne

Faible Grande (Forte) Moyenne Faible

Le degré de perturbation d'une composante définit l'ampleur des modifications structurales et fonctionnelles
qu’elle risque de subir. Il dépend de la sensibilité de la composante au regard des interventions proposées. Les
modifications peuvent être positives ou négatives, directes ou indirectes. Le degré de perturbation tient compte
des effets cumulatifs, synergiques ou différés qui, au-delà de la simple relation de cause à effet, peuvent amplifier
les modifications d’une composante environnementale lorsque le milieu est particulièrement sensible. Le degré
de perturbation est jugé comme :
i) Élevé (Grand), lorsque l’impact prévu met en cause l’intégrité de la composante ou modifie fortement et
de façon irréversible la composante ou l’utilisation qui en est faite;
ii) Moyen, lorsque l’impact entraîne une réduction ou une augmentation de la qualité ou de l’utilisation de la
composante, sans pour autant compromettre son intégrité;
iii) Faible, lorsque l’impact ne modifie que de façon peu perceptible la qualité, l’utilisation ou l’intégrité de la
composante;
iv) Indéterminé, lorsqu’il est impossible de prévoir comment ou à quel degré la composante sera touchée.
Lorsque le degré de perturbation est indéterminé, l’évaluation de l’impact environnemental ne peut être
effectuée pour la composante.
L’intensité de l’impact environnemental, variant de faible à très forte, résulte des combinaisons entre les trois
degrés de perturbation (élevé, moyen et faible) et les trois classes de valeur de la composante (grande, moyenne
et faible). Le tableau 7 ci-dessous indique les différentes combinaisons obtenues.
Tableau 7 : Matrice de détermination du degré de perturbation de l’environnemental

Valeur de la composante

Degré de perturbation
Grande Moyenne Faible

Élevé Très forte Forte Moyenne

Moyen Forte Moyenne Faible

Faible Moyenne Faible Faible

53
Valeur Valeur sociale
écosystémique

Valeur de la Degré de
composante perturbation

Composantes Autres
valorisées de composantes
l’écosystème affectées
(CVE)

Durée
Etendue Intensité

Signification des impacts


potentiels

Mesures
d’atténuation

Importance des Evaluation des


impacts résiduels effets cumulatifs sur
sur les CVE et les les CVE qui
autres subissent un impact
jugé moyen ou
t majeur

Procédure d’évaluation de l’importance de l’impact

Figure 3 : Procédure d'évaluation de l'importance de l'impact

Pour une meilleure compréhension de tout ce qui va suivre, les paragraphes suivants essaient d’expliquer les
notions : (i) intensité de l’impact ; (ii) importance de l’impact ; (iii) durée de l’impact et (iv) étendue ou portée de
l’impact.

54
• Evaluation de l’Intensité des impacts
L'intensité de l’impact environnemental exprime l'importance relative des conséquences attribuables à l'altération
d'une composante de l’environnement. Elle dépend à la fois de la valeur de la composante environnementale
considérée et de l’ampleur de la perturbation (degré de perturbation) qu’elle subit. La valeur de la composante
environnementale intègre à la fois sa valeur éco systémique et sa valeur socioéconomique. La valeur éco
systémique d'une composante exprime son importance relative, déterminée en tenant compte de son rôle et de
sa fonction dans l'écosystème.
• Evaluation de l’Étendue de l’impact
L'étendue de l’impact environnemental exprime la portée ou le rayonnement spatial des impacts engendrés par
une intervention sur le milieu. La notion renvoie soit à une distance ou à une surface sur laquelle seront
ressenties les modifications subies par une composante ou encore à la population qui sera touchée par ces
modifications.
Les trois niveaux d’étendues considérées sont :
i) Régionale, lorsque l’impact touche un vaste espace jusqu'à une distance importante du site du projet ou
qu'il est ressenti par l'ensemble de la population de la zone d'étude ou par une proportion importante de celle-
ci;
ii) Locale, lorsque l’impact touche un espace relativement restreint situé à l'intérieur, à proximité ou à une
faible distance du site du projet ou qu'il est ressenti par une proportion limitée de la population de la zone
d'étude;
iii) Ponctuelle, lorsque l’impact ne touche qu'un espace très restreint à l'intérieur ou à proximité du site du
projet ou qu'il n'est ressenti que par un faible nombre de personnes de la zone d'étude.

• Evaluation de la Durée de l’impact


La durée de l’impact environnemental et social est la période de temps pendant laquelle seront ressenties les
modifications subies par une composante. Elle n'est pas nécessairement égale à la période de temps pendant
laquelle s'exerce la source directe de l’impact, puisque celui-ci peut se prolonger après que le phénomène qui l’a
causé ait cessé.
Lorsqu’un impact est intermittent, on en décrit la fréquence en plus de la durée de chaque épisode. La méthode
utilisée distinguera les impacts environnementaux et sociaux de :
i) Longue durée, pour les impacts ressentis de façon continue pour la durée de vie de l'équipement ou des
activités et même au-delà dans le cas des effets irréversibles;
ii) Moyenne durée, pour les impacts ressentis de façon continue sur une période de temps relativement
prolongée mais généralement inférieure à la durée de vie de l'équipement ou des activités;
iii) Courte durée, pour les impacts ressentis sur une période de temps limitée, correspondant généralement
à la période de construction des équipements ou à l’amorce des activités, une saison par exemple.
• Evaluation de l’Importance de l’impact
L'interaction entre l'intensité, l'étendue et la durée permet de déterminer l'importance de l’impact environnemental
et social sur une composante touchée par le projet.

55
Tableau 8 : Cadre de référence d’évaluation de l’importance des impacts sur l’environnement

Degré de perturbation

Faible Moyenne Forte Très forte


Etendue
Durée
Importance de l'impact

Momentanée Ponctuelle Faible Faible Faible Moyenne

Momentanée Locale Faible Faible Moyenne Moyenne

Temporaire Ponctuelle Faible Faible Moyenne Forte

Temporaire Locale Faible Faible Moyenne Forte

Momentanée Régionale Faible Moyenne Moyenne Forte

Permanente Ponctuelle Faible Moyenne Moyenne Forte

Temporaire Régionale Faible Moyenne Forte Forte

Permanente Locale Faible Moyenne Forte Forte

Permanente Régionale Moyenne Forte Forte Forte

L’analyse des impacts quant à elle se fera de façon globale et spécifique, par phase, par activité et permettra de
regrouper les impacts significatifs positifs ou négatifs afin de leur proposer des mesures de maximisation ou
d’atténuation. Les mesures d’atténuation seront formulées sommairement à cette phase à partir des impacts
jugés majeurs et moyens selon les solutions techniques, institutionnelles et de capacité humaine existante.

Tableau 9 : Indicateur Forces motrices, Pressions, Etat, Impact-Réponses (FPEIR)

Force Motrice Pression État Impact Réponse


F P E I R

Étant donné que la pertinence de la description de l’état actuel de l’environnement préfigure de la justesse de
l’analyse des impacts potentiels, notamment en ce qui concerne la détermination de l’importance de l’impact,
cette tâche sera complétée par la détermination des Éléments Valorisés de l’Environnement (EVE). Toute
ressource naturelle recélant une utilité (économique, culturelle, esthétique, etc.) actuelle ou future pour les
communautés, constitue un EVE. Dans le cas de la présente étude, nous considérerons comme EVE toute
ressource :
• supportant les activités économiques nationales ou des communautés vulnérables;
• protégée par les textes juridiques;
• menacée ou en danger;
• faisant l’objet de croyance/vénération communautaire.

56
7.1.3. IDENTIFICATION DES SOURCES D’IMPACTS DU SOUS-PROJET N°1

Les activités prévues dans le cadre de la réalisation du sous-projet n°1 seront bien évidemment des sources
d’impacts tant sur le milieu biophysique que sur les conditions humaines. En effet, les sources d’impacts sont
divisées en trois phases à savoir qui sont : phase de préparation, phase de construction et phase d’exploitation.
Le tableau ci-après présente les sources d’impacts sous – projet n°1.
Tableau 10 : Identification d’impacts de la construction d’un réservoir de 750m3 de la sous-composante 1.1
PHASES SOURCES D’IMPACTS

Installation du chantier (construction des bureaux)


Phase préparatoire
Mise en place des équipements et véhicules
Débroussage des sites
Phase de construction Construction des châteaux
Implantation des réservoirs
Travaux de chaussées (réalisation des tranchées)
Présence des équipements, véhicules pour les travaux
Mobilité des véhicules du chantier
Transport des débris de matières organiques et terre
Présence de personnel de chantier
Gestion des déchets du chantier
Déversement accidentel d’hydrocarbure
Phase d’exploitation Disponibilité de l’eau potable (Mauvaise gestion de l’eau)
Entretien des ouvrages

Tableau 11 : Identification d’impacts de Réhabilitation du Château d’eau 130 m3 sous – composante 1.2
PHASES SOURCES D’IMPACTS
Installation du chantier
Phase préparatoire Mise en place des équipements et véhicules
Présence de peintures
Phase de Réhabilitation Réhabilitation des réservoirs
Présence de boulons, des barres de fer
Installation de Géo-membrane en PVC
Réhabilitation de la clôture et le portail, remblayage
Mobilité des véhicules du chantier
Présence de personnel de chantier
Gestion des déchets du chantier
Déversement accidentel d’hydrocarbure
Déversement accidentel de peinture
Phase d’exploitation Disponibilité de l’eau potable (Mauvaise gestion de l’eau)
Entretien des ouvrages

Tableau 12 : Identification d’impacts de Réhabilitation du Château d’eau Quartier de 80 m3 sous – composante 1.3
PHASES SOURCES D’IMPACTS
Installation du chantier
Phase préparatoire Mise en place des équipements et véhicules
Présence de peintures
Phase de Réhabilitation Réhabilitation des réservoirs
Présence des machines de soudures

57
PHASES SOURCES D’IMPACTS
Réhabilitation de la clôture et le portai, remblayage
Présence de personnel de chantier
Gestion des déchets du chantier
Déversement accidentel d’hydrocarbure
Déversement accidentel de peinture
Phase d’exploitation Disponibilité de l’eau potable (Mauvaise gestion de l’eau)
Entretien des ouvrages

Tableau 13 : Identification d’impacts de Réhabilitation du Château d’eau 300 m3 de la sous-composante 1.4


PHASES SOURCES D’IMPACTS
Installation du chantier
Phase préparatoire Mise en place des équipements et véhicules
Présence de peintures
Phase de réhabilitation Réhabilitation des réservoirs
Présence des machines de soudures
Présence de sable souillé par les débris de corrosion
Réhabilitation de la clôture et le portail, remblayage
Présence de personnel de chantier
Gestion des déchets du chantier
Déversement accidentel d’hydrocarbure
Déversement accidentel de peinture
Phase d’exploitation Disponibilité de l’eau potable (Mauvaise gestion de l’eau)
Entretien des ouvrages

7.2 IDENTIFICATION DES IMPACTS POSITIFS DU SOUS-PROJET N°1


Tableau 14 : Identification des impacts positifs de la construction d’un réservoir de 750m3 sous-composante 1.1
PHASES SOURCES D’IMPACTS IMPACTS POSITIFS DE LA SOUS –
COMPOSANTE 1.1
Phase préparatoire Installation du chantier (construction des Opportunité d’affaire
bureaux)
Mise en place des équipements et véhicules Opportunité d’affaire
Débroussage des sites Elimination des mauvaises herbes
Phase de construction Construction des châteaux Renforcement des capacités de production
d’eau potable
Implantation des réservoirs Amélioration du paysage
travaux de chaussées (réalisation des Abandon des conduites en amiante
tranchées, pose et remblais)
Présence des équipements, véhicules pour les Opportunité d’affaire
travaux
Mobilité des véhicules du chantier Location ou opportunité d’affaire
Transport des débris de matières organiques Assainissement des sites du projet
et terre
Présence de personnel de chantier Création d’emploi
Gestion des déchets du chantier Hygiène et assainissement
Phase d’exploitation Disponibilité de l’eau potable (Mauvaise Accès de la population à l’eau potable
gestion de l’eau) Amélioration de la santé
Amélioration des revenus
Entretien des ouvrages Amélioration de la qualité de l’eau

58
Tableau 15 : Identification d’impacts de Réhabilitation du Château d’eau 130 m3 sous – composante 1.2
PHASES SOURCES D’IMPACTS IMPACTS POSITIFS DE LA SOUS – COMPOSANTE 1.2
Phase préparatoire Installation du chantier Opportunité d’affaire
Mise en place des équipements et Opportunité d’affaire
véhicules
Réhabilitation de château Renforcement des capacités de production d’eau potable
Présence des machines de soudures Opportunité d’affaire
Phase de Réhabilitation de la clôture et le portail, Opportunité d’affaire
Réhabilitation remblayage
Présence de personnel de chantier Création d’emploi
Gestion des déchets du chantier Hygiène et assainissement
Réhabilitation des réservoirs Création d’emploi
Réhabilitation des réservoirs Renforcement des capacités de production d’eau potable
Présence des machines de soudures Opportunité d’affaire
Phase Disponibilité de l’eau potable (Mauvaise Accès de la population à l’eau potable
d’exploitation gestion de l’eau) Amélioration de la santé
Amélioration des revenus
Entretien des ouvrages Amélioration de la qualité de l’eau

Tableau 16 : Identification d’impacts de Réhabilitation du Château d’eau Quartier de 80 m3 sous – composante 1.3
PHASES SOURCES D’IMPACTS IMPACTS POSITIFS DE LA SOUS-
COMPOSANTE 1.3
Phase préparatoire Installation du chantier Opportunité d’affaire
Mise en place des équipements et véhicules Opportunité d’affaire
Réhabilitation des réservoirs Renforcement des capacités de production d’eau
potable
Présence des machines de soudures Opportunité d’affaire
Phase de Réhabilitation Réhabilitation de la clôture et le portail, Location ou opportunité d’affaire
remblayage
Présence de personnel de chantier Création d’emploi
Gestion des déchets du chantier Hygiène et assainissement
Réhabilitation des réservoirs Création d’emploi
Phase d’exploitation Disponibilité de l’eau potable (Mauvaise Accès de la population à l’eau potable
gestion de l’eau) Amélioration de la santé
Amélioration des revenus
Entretien des ouvrages Amélioration de la qualité de l’eau

Tableau 17 : Identification d’impacts de Réhabilitation du Château d’eau 300 m3 de la sous-composante 1.4


PHASES SOURCES D’IMPACTS IMPACTS POSITIFS DE LA SOUS –
COMSANTE 1.4
Phase préparatoire Installation du chantier Opportunité d’affaire
Mise en place des équipements et véhicules Opportunité d’affaire
Phase de Réhabilitation Réhabilitation des réservoirs Renforcement des capacités de production
d’eau potable
Présence des machines de soudures Opportunité d’affaire
Réhabilitation de la clôture et le portail, Location ou opportunité d’affaire
remblayage
Présence de personnel de chantier Création d’emploi
Gestion des déchets du chantier Hygiène et assainissement
Phase d’exploitation Disponibilité de l’eau potable (Mauvaise Accès de la population à l’eau potable
gestion de l’eau) Amélioration de la santé
Amélioration des revenus
Entretien des ouvrages Amélioration de la qualité de l’eau

59
7.2.1. IDENTIFICATION DES IMPACTS NEGATIFS DU SOUS - PROJET N°1
Tableau 18 : Identification des impacts négatifs de la sous-construction d’un réservoir de 750m3 de la Composante
1.1
PHASES SOURCES D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS DE LA SOUS-COMPOSANTE 1.1
Installation du chantier (construction des Perturbation des populations
Phase bureaux)
préparatoire Mise en place des équipements et véhicules Emission de bruit
Débroussage des sites Destruction de plantes ornementales devant certaines maisons
Construction des châteaux Pollution du sol liée aux pertes accidentelles d’hydrocarbure et
Phase de déchets solides et liquides ;
construction Pollution du sol due à la présence de boue du au gaspillage et
fuites d’eau
Risque d’accident de travail
Implantation des réservoirs Risque de chutes
travaux de chaussées (réalisation des Risque d’érosion du sol lié aux tranchés mal remblayées ;
tranchées, pose et remblais) Destruction des biens physiques
Perturbation des activités économiques
Présence des équipements, véhicules pour les Pollution du sol par des fuites accidentelles d’hydrocarbure
travaux
Mobilité des véhicules du chantier Risque d’accident de circulation
Transport des débris de matières organiques Pollution de la qualité de l’air par les émissions de poussière et
et terre gaz d’échappement
Nuisance sonore provoquée par le bruit des machines et autres
équipements
Présence de personnel de chantier Risque de dépravation des mœurs
Risque de conflits sociaux liés au recrutement du personnel
étranger non qualifié
Risque de transmission des maladies (IST/VIH. SIDA)
Gestion des déchets du chantier Détérioration de la texture du sol due à la mauvaise gestion des
déchets solides et liquides
Phase Disponibilité de l’eau potable (Mauvaise Pollution du sol à cause du gaspillage, les fuites et
d’exploitation gestion de l’eau) l’augmentation des eaux usées
Amenuisement de la quantité des eaux souterraines
Entretien des ouvrages Emission de bruit
Rupture momentanée de l’eau dans les ménages

Tableau 19: Identification d’impacts de Réhabilitation du Château d’eau 130 m3 sous – composante 1.2
PHASES SOURCES D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS DE LA SOUS – COMPOSANTE 1.2
Installation du chantier Perturbation des populations
Phase Mise en place des équipements et véhicules Emission de bruit
préparatoire
Réhabilitation de château Pollution du sol liée aux pertes accidentelles d’hydrocarbure et
déchets solides et liquides ;
Pollution du sol due à la présence de boue du au gaspillage et
fuites d’eau
Risque d’accident de travail
Réhabilitation de château d’eau Risque de chutes
Risque d’accident de travail
Phase de Utilisation de la peinture époxy pendant la Dégagement des odeurs difficiles à inhaler
Réhabilitation réhabilitation Epandage et pollution des sols
Déversement des débris des métaux, des Détérioration de la texture du sol due à la mauvaise gestion des
eaux usées déchets solides et liquides
Déversement accidentel de peintures Risque de pollution de la nappe phréatique
Présence des équipements, véhicules pour les Pollution du sol par des fuites accidentelles d’hydrocarbure
travaux
Mobilité des véhicules du chantier Risque d’accident de circulation

60
PHASES SOURCES D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS DE LA SOUS – COMPOSANTE 1.2
Présence de personnel de chantier Risque de dépravation des mœurs
Risque de conflits sociaux liés au recrutement du personnel
étranger non qualifié
Risque de transmission des maladies (IST/VIH. SIDA)
Gestion des déchets du chantier Détérioration de la texture du sol due à la mauvaise gestion des
déchets solides et liquides
Disponibilité de l’eau potable (Mauvaise Pollution du sol à cause du gaspillage, les fuites et
Phase gestion de l’eau) l’augmentation des eaux usées
d’exploitation Amenuisement de la quantité des eaux souterraines
Entretien des ouvrages Emission de bruit
Rupture momentanée de l’eau dans les ménages

Tableau 20 : Identification d’impacts de Réhabilitation du Château d’eau Quartier de 80 m3 sous – composante 1.3

PHASES SOURCES D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS DE LA SOUS – COMPOSANTE 1.3


Installation du chantier Perturbation des populations
Phase Mise en place des équipements et véhicules Emission de bruit
préparatoire
Réhabilitation de château Pollution du sol liée aux pertes accidentelles d’hydrocarbure et
déchets solides et liquides ;
Pollution du sol due à la présence de boue du au gaspillage et
fuites d’eau
Risque d’accident de travail
Réhabilitation de château d’eau Risque de chutes
Risque d’accident de travail
Phase de Utilisation de la peinture époxy pendant la Dégagement des odeurs difficiles à inhaler
Réhabilitation réhabilitation Epandage et pollution des sols
Déversement des débris des métaux, des Détérioration de la texture du sol due à la mauvaise gestion des
eaux usées déchets solides et liquides
Déversement accidentel de peintures Risque de pollution de la nappe phréatique
Présence des équipements, véhicules pour les Pollution du sol par des fuites accidentelles d’hydrocarbure
travaux
Mobilité des véhicules du chantier Risque d’accident de circulation
Présence de personnel de chantier Risque de dépravation des mœurs
Risque de conflits sociaux liés au recrutement du personnel
étranger non qualifié
Risque de transmission des maladies (IST/VIH. SIDA)
Gestion des déchets du chantier Détérioration de la texture du sol due à la mauvaise gestion des
déchets solides et liquides
Phase Disponibilité de l’eau potable (Mauvaise Pollution du sol à cause du gaspillage, les fuites et
d’exploitation gestion de l’eau) l’augmentation des eaux usées
Amenuisement de la quantité des eaux souterraines
Entretien des ouvrages Emission de bruit
Rupture momentanée de l’eau dans les ménages

Tableau 21 : Identification d’impacts de Réhabilitation du Château d’eau 300 m3 de la sous-composante 1.4


PHASES SOURCES D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS DE LA SOUS – COMPOSANTE 1.4
Installation du chantier Perturbation des populations
Phase Mise en place des équipements et véhicules Emission de bruit
préparatoire
Réhabilitation de château Pollution du sol liée aux pertes accidentelles d’hydrocarbure et
déchets solides et liquides ;
Pollution du sol due à la présence de boue du au gaspillage et
fuites d’eau
Risque d’accident de travail
Réhabilitation de château d’eau Risque de chutes

61
PHASES SOURCES D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS DE LA SOUS – COMPOSANTE 1.4
Risque d’accident de travail
Utilisation de la peinture époxy pendant la Dégagement des odeurs difficiles à inhaler
réhabilitation Epandage et pollution des sols
Déversement des débris des métaux, des Détérioration de la texture du sol due à la mauvaise gestion des
Phase de eaux usées déchets solides et liquides
Réhabilitation Déversement accidentel de peintures Risque de pollution de la nappe phréatique
Déversement de sables souillés Risque de contamination des sols
Présence des équipements, véhicules pour les Pollution du sol par des fuites accidentelles d’hydrocarbure
travaux
Mobilité des véhicules du chantier Risque d’accident de circulation
Présence de personnel de chantier Risque de dépravation des mœurs
Risque de conflits sociaux liés au recrutement du personnel
étranger non qualifié
Risque de transmission des maladies (IST/VIH. SIDA)
Gestion des déchets du chantier Détérioration de la texture du sol due à la mauvaise gestion des
déchets solides et liquides
Phase Disponibilité de l’eau potable (Mauvaise Pollution du sol à cause du gaspillage, les fuites et
d’exploitation gestion de l’eau) l’augmentation des eaux usées
Amenuisement de la quantité des eaux souterraines
Entretien des ouvrages Emission de bruit
Rupture momentanée de l’eau dans les ménages

7.2.2. ANALYSE STATISTIQUE DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX DU SOUS – PROJET


N°1

L’évaluation de l’impact environnemental et social du « Projet d’Urgence pour l’amélioration des services
d’électricité et d’eau (PUASEE) » révèle que, globalement les impacts majeurs négatifs représentent 15 %
et les impacts majeurs positifs 85 % (Tableau 23). Ainsi, ce projet de développement répond bien aux dispositions
réglementaires relatives à la protection de l’environnement, étant entendu que les impacts majeurs positifs sont
nettement supérieurs aux impacts majeurs négatifs.

Tableau 22 : Groupes d’impacts

GROUPE D’IMPACTS
FAVORABLES GROUPE D’IMPACTS DEFAFORABLES
IMPACTS
TOTAUX
Impact Impacts Impacts Impact Impacts (IT)
positifs Négatifs Négatif Négatif Négatifs
(IP) très s s forts Très forts
faibles à Moyens (INFI) (INTFI)
faibles (INMI)
Intensité
(INPI)

13,00 25,00 4,00 2,00 0,00 44,00


38,00 6,00
85% 15% 100%
Analyse de l’Impact Environnemental et
Social

62
7.2.2.1. Description des impacts du sous-projet n°1
7.2.2.1.1. Impacts positifs de la sous – composante 1.1
Création d’emploi pour les jeunes
Les entreprises de réalisation feront recours à la main d’œuvre non qualifié pour la réalisation des travaux. Il
serait alors nécessaire de procéder prioritairement au recrutement des jeunes locaux afin de contribuer à
l’augmentation de leurs revenus et par ricochet à l’amélioration des conditions de vie des ménages. En adoptant
cette démarche, le projet contribuera à la lutte contre la pauvreté dans sa zone d’intervention.

Amélioration des revenus des populations


Les travaux auront également comme effets De booster l’économie locale en offrant la possibilité de développer
le commerce de détail autour des chantiers et dans une moindre mesure favoriser le développement des petits
commerces des femmes(vente de nourriture par exemple) autour des chantiers .La vente de produits
alimentaires et de premières nécessités seront stimulées par la présence du personnel de l’entreprise .Ces
activités accroitront les revenus des femmes participant ainsi à l’amélioration de leurs conditions de vie et à la
réduction de la pauvreté.

Amélioration de la santé des populations


L’accès des populations à l’eau potable grâce à la réalisation de château d’eau et la réhabilitation des réservoirs
va contribuer à l’amélioration de la santé des populations. Rappelons que plusieurs quartiers du projet ont un
accès limité à l’eau potable. En effet, pour les besoins domestiques et de boisson, la population en générale a
recours aux puits dont les eaux sont impropres à la consommation. Ceci est l’une des causes des maladies
hydriques.

Accès à l’eau potable et diminution de la corvée d’eau


L’approvisionnement en eau potable des zones du projet permettra de réduire la corvée et les tensions sociales.
Les femmes pourront accéder à l’eau potable chez elle pour les besoins domestiques au lieu d’effectuer des
déplacements ou d’attendre des heures puis que l’accès à l’eau dans certains quartiers est réglementé.

7.2.2.1.2. Impacts négatifs du projet lors de la phase préparatoire des sites


Le débroussage des sites, la mutilation des branches et coupe d’arbre sur les voies d’accès pour l’acheminement
des équipements constituent les impacts du projet avant le démarrage des travaux. Il faut ajouter à cela la
matérialisation des trajets. Ces actions pourraient perturber légèrement les populations des sites concernés.
Impacts biophysiques Pendant la phase de construction

• Pollution du sol
Lors des travaux d’extension des réseaux de distribution d’eau, de réalisation des branchements sociaux et de
construction des bornes fontaines, l’opération de la machinerie et la réalisation des tranchées sur le trajet vont
modifier la topographie des sites localement. Ces opérations sont susceptibles d’occasionner l’érosion des sols.
Elles peuvent également altérer la qualité des sols par des fuites accidentelles d’hydrocarbures.
Les matières résiduelles organiques (déchets solides et liquides) issus du chantier et des travailleurs qui affluent
constituent des risques accrus de contamination des sols et des eaux.
En construction, les activités sont susceptibles d’avoir un impact négatif d’une intensité faible sur la qualité des
sols de la zone d’étude. L’étendue spatiale de l’impact touche principalement la superficie affectée par les
travaux et peut être qualifiée de ponctuelle, car elle n’excède pas la zone du projet. La durée de l’impact est
considérée comme courte, soit la durée des travaux de construction. L’importance de l’impact peut donc être
considéré comme négative et moyenne.

• Pollution de l’air
Pendant les travaux, l’émission de poussières de terre provoquée par les travaux de déblais/remblais et le trafic
des engins et des camions affecteront la qualité de l’air. Les fumées d’échappement des véhicules et camions ne
sont pas en reste. Autrement dit les travaux vont affecter localement la qualité de l’air par les poussières et
fumées d’échappement des voitures.

63
En construction, les activités sont susceptibles d’avoir un impact négatif d’une intensité faible sur la qualité de l’air
des zones concernées. L’étendue spatiale de l’impact touche principalement la zone concernée par les travaux et
peut être qualifiée de ponctuelle, car elle n’excède pas la zone du projet. La durée de l’impact est considérée
comme courte, soit la durée des travaux de construction. L’importance de l’impact peut donc être considéré
comme négative et moyenne.

• Destruction de la végétation
Lors des travaux d’extension des réseaux de distribution d’eau, branchements sociaux et la construction des
bornes fontaines, certains arbres présents dans l’emprise du projet seront coupés de même que les plantes
ornementales. En outre le débroussaille des sites entrainera la disparition du tapis herbacé existant.
En phase de construction, compte tenu de la faible couverture végétale, ces activités sont susceptibles d’avoir un
impact négatif de faible intensité sur la végétation. L’étendue spatiale de l’impact peut être qualifiée de
ponctuelle. La durée de l’impact est considérée comme longue, puisque ces impacts vont se poursuivre au-delà
de la période de construction. L’importance de l’impact peut donc être considérée comme négative et faible.

• Nuisance sonore
Il y aura une augmentation temporaire du bruit ambiant pendant la durée des travaux à cause de l’utilisation des
équipements de soudure, les machines pour le forage, le transport et les activités de construction. Le bruit qui
sera généré par la machinerie requise pour le forage ainsi que pour les activités de branchement et de réalisation
des tranchées pourrait affecter durant le chantier, la qualité de vie des résidents et usagers situés les plus près
du chantier.
Par ailleurs, l’augmentation de circulation routière liée aux travaux est également susceptible d’augmenter le
niveau de bruit ambiant.
Enfin, à cause de l’absence de couvert végétal, les activités auront donc un impact négatif d’une intensité
moyenne sur l’environnement sonore de la zone d’étude. L’étendue spatiale de l’impact touche principalement la
superficie affectée par les travaux et peut être qualifiée de ponctuelle, car elle n’excède pas la zone du projet. La
durée de l’impact est considérée comme courte, soit la durée des travaux de construction. L’importance de
l’impact peut donc être considéré comme négative et faible.

7.2.2.1.3. Impacts négatifs sur le milieu humain pendant la phase de construction


• Impacts socio-économiques
La présence de personnel étranger sur les chantiers peut favoriser le brassage culturel qui peut avoir comme
impacts négatifs la dépravation des mœurs, les risques de contamination par les IST/VIH/Sida et les conflits
sociaux. De même l’emploi de la main d’œuvre étrangère non qualifiée au détriment des jeunes locaux peut
susciter des mécontentements et frustrations.
Enfin, les canalisations qui seront réalisées lors des travaux occasionneront une libération des emprises
précisément les trottoirs, ce qui va perturber temporairement les activités économiques.
En construction, le brassage culturel, le recrutement du personnel étranger non qualifié, les rapports sexuels non
protégés sont susceptibles d’avoir un impact d’une intensité forte sur les relations sociales dans les zones
concernées et dans toute la ville. L’étendue spatiale de l’impact touche non seulement la zone concernée mais
aussi toute la ville et peut être qualifiée de moyenne, car elle excède la zone du projet. La durée de l’impact est
considérée comme moyenne. L’importance de l’impact peut donc être considérée comme moyenne.

• Impacts socio-économiques lors de la phase de fonctionnement


Le pompage des eaux souterraines pour l’alimentation de la population pourrait à la longue réduire la quantité
des eaux avec un effet de salinisation étant donné la proximité du forage par rapport à la mer.

• Impacts sociaux
La stagnation de l’eau par endroit peut favoriser la prolifération des moustiques et constituer des risques de
maladie telle que le paludisme. La mauvaise gestion des bornes fontaines peut occasionner des conflits entre
différents utilisateurs. Enfin il existe un risque de dégradation des ouvrages lié à leur entretien et la mauvaise

64
gestion. Enfin les difficultés d’accès au branchement et bornes fontaines peut susciter des mécontentements et
frustrations au sein des populations.

Appartenance des sites d’implantation des bornes-fontaines


La réalisation des bornes fontaines sur des sites privés pourraient susciter à la longue des conflits. Il serait
judicieux d’acquérir des titres de propriété de ces sites et de les aménager (réalisation d’équipement de collecte
d’eau). L’inaccessibilité ou les difficultés d’accès aux bornes fontaines pourraient susciter des frustrations et
mécontentements au sein de la population.

Augmentation de l’insalubrité
L’amélioration de la fourniture de l’eau à la population entraînera l’augmentation du rejet des eaux usées. Cela
occasionnera l’existence de flaque d’eau usée et la prolifération des moustiques qui sont des vecteurs de
transmission du paludisme.

7.2.2.2. Impacts positifs de la sous – composante 1.2


• Création d’emploi les populations et notamment les jeunes
Les entreprises de réalisation feront recours à la main d’œuvre non qualifié pour la réalisation des travaux. Il
serait alors nécessaire de procéder prioritairement au recrutement des jeunes locaux afin de contribuer à
l’augmentation de leurs revenus et par ricochet à l’amélioration des conditions de vie des ménages. En adoptant
cette démarche, le projet contribuera à la lutte contre la pauvreté dans sa zone d’intervention.
• Amélioration de la santé des populations
L’accès des populations à l’eau potable grâce à la réhabilitation des réservoirs va contribuer à l’amélioration de la
santé des populations. Rappelons que plusieurs quartiers du projet ont un accès limité à l’eau potable. En effet,
pour les besoins domestiques et de boisson, la population en générale a recours aux puits dont les eaux sont
impropres à la consommation. Ceci est l’une des causes des maladies hydriques.
• Accès à l’eau potable et diminution de la corvée d’eau
L’approvisionnement en eau potable des zones du projet permettra de réduire la corvée et les tensions sociales.
Les femmes pourront accéder à l’eau potable chez elle pour les besoins domestiques au lieu d’effectuer des
déplacements ou d’attendre des heures puis que l’accès à l’eau dans certains quartiers est réglementé.

7.2.2.3. Impacts négatifs de la sous – composante 1.2 en phase de préparation


• Pollution du sol
Lors des travaux de réhabilitation de château, qui consisteront à faire la peinture, à la soudure et sablage, ces
opérations sont susceptibles d’occasionner polluer le sol émission des déchets solides sur le sol. Les fuites
d’hydrocarbures sur le sol et les huiles usagées et le déversement de peintures peuvent également altérer la
qualité des sols.
• Pollution de l’air
Lors des travaux de réhabilitation, l’émission de poussières le trafic des engins et des camions affecteront la
qualité de l’air. Les fumées d’échappement des véhicules et camions ne sont pas en reste. Autrement dit les
travaux vont affecter localement la qualité de l’air par les poussières et fumées d’échappement des voitures. Plus
précisément en phase préparatoires ou le mouvement des véhicules sera intense.
• Nuisance sonore
Pendant la durée des travaux réhabilitation à cause de l’utilisation des équipements de soudure, le
démantèlement des structures en fer par l’utilisation des marteaux, l’intensité du bruit va augmenter. Le bruit qui
sera généré par le chantier, va perturber la qualité de vie des résidents et usagers situés les plus près du
chantier.

7.2.2.4. Impacts négatifs de la sous – composante 1.2 sur le milieu humain pendant la phase de
construction
• Impacts socio-économiques
La présence de personnel étranger sur les chantiers peut favoriser le brassage culturel qui peut avoir comme
impacts négatifs la dépravation des mœurs, les risques de contamination par les IST/VIH/Sida et les conflits

65
sociaux. De même l’emploi de la main d’œuvre étrangère non qualifiée au détriment des jeunes locaux peut
susciter des mécontentements et frustrations.
• Impacts sociaux de la sous – composante 1.2 sur le milieu humain
La stagnation de l’eau par endroit peut favoriser la prolifération des moustiques et constituer des risques de
maladie telle que le paludisme. La mauvaise gestion des bornes fontaines peut occasionner des conflits entre
différents utilisateurs. Enfin il existe un risque de dégradation des ouvrages lié à leur entretien et la mauvaise
gestion. Enfin les difficultés d’accès au branchement et bornes fontaines peut susciter des mécontentements et
frustrations au sein des populations.

• Augmentation de l’insalubrité
L’amélioration de la fourniture de l’eau à la population entraînera l’augmentation du rejet des eaux usées. Cela
occasionnera l’existence de flaque d’eau usée et la prolifération des moustiques qui sont des vecteurs de
transmission du paludisme.

7.2.2.5. Impacts positifs de la sous – composante 1.3


• Création d’emploi les populations et notamment les jeunes
Les entreprises de réalisation feront recours à la main d’œuvre non qualifié pour la réalisation des travaux. Il
serait alors nécessaire de procéder prioritairement au recrutement des jeunes locaux afin de contribuer à
l’augmentation de leurs revenus et par ricochet à l’amélioration des conditions de vie des ménages. En adoptant
cette démarche, le projet contribuera à la lutte contre la pauvreté dans sa zone d’intervention.
• Amélioration de la santé des populations
L’accès des populations à l’eau potable grâce à la réhabilitation des réservoirs va contribuer à l’amélioration de la
santé des populations. Rappelons que plusieurs quartiers du projet ont un accès limité à l’eau potable. En effet,
pour les besoins domestiques et de boisson, la population en générale a recours aux puits dont les eaux sont
impropres à la consommation. Ceci est l’une des causes des maladies hydriques.
• Accès à l’eau potable et diminution de la corvée d’eau
L’approvisionnement en eau potable des zones du projet permettra de réduire la corvée et les tensions sociales.
Les femmes pourront accéder à l’eau potable chez elle pour les besoins domestiques au lieu d’effectuer des
déplacements ou d’attendre des heures puis que l’accès à l’eau dans certains quartiers est réglementé.

7.2.2.6. Impacts négatifs de la sous – composante 1.3 en phase de préparation


• Pollution du sol
Lors des travaux de réhabilitation de château, qui consisteront à faire la peintures, à la soudure et sablage, ces
opérations sont susceptibles d’occasionner polluer le sol émission des déchets solides sur le sol. Les fuites
d’hydrocarbures sur le sol et les huiles usagées et le déversement de peintures peuvent également altérer la
qualité des sols.
• Pollution de l’air
Lors des travaux de réhabilitation, l’émission de poussières par le trafic des engins et des camions affecteront la
qualité de l’air. Les fumées d’échappement des véhicules et camions ne sont pas en reste. Autrement dit les
travaux vont affecter localement la qualité de l’air par les poussières et fumées d’échappement des voitures. Plus
précisément en phase préparatoires ou le mouvement des véhicules sera intense.
• Nuisance sonore
Pendant la durée des travaux réhabilitation à cause de l’utilisation des équipements de soudure, le
démantèlement des structures en fer par l’utilisation des marteaux, l’intensité du bruit va augmenter. Le bruit qui
sera généré par le chantier, va perturber la qualité de vie des résidents et usagers situés les plus près du
chantier.

7.2.2.7. Impacts négatifs de la sous – composante 1.3 sur le milieu humain pendant la phase de
construction
• Impacts socio-économiques
La présence de personnel étranger sur les chantiers peut favoriser le brassage culturel qui peut avoir
comme impacts négatifs la dépravation des mœurs, les risques de contamination par les IST/VIH/Sida et les

66
conflits sociaux. De même l’emploi de la main d’œuvre étrangère non qualifiée au détriment des jeunes locaux
peut susciter des mécontentements et frustrations.
• Impacts sociaux de la sous – composante 1.3 sur le milieu humain
La stagnation de l’eau par endroit peut favoriser la prolifération des moustiques et constituer des risques de
maladie telle que le paludisme. La mauvaise gestion des bornes fontaines peut occasionner des conflits entre
différents utilisateurs. Enfin il existe un risque de dégradation des ouvrages lié à leur entretien et la mauvaise
gestion. Enfin les difficultés d’accès au branchement et bornes fontaines peut susciter des mécontentements et
frustrations au sein des populations.
• Augmentation de l’insalubrité
L’amélioration de la fourniture de l’eau à la population entraînera l’augmentation du rejet des eaux usées. Cela
occasionnera l’existence de flaque d’eau usée et la prolifération des moustiques qui sont des vecteurs de
transmission du paludisme.

7.2.2.8. Impacts positifs de la sous – composante 1.4


• Création d’emploi les populations et notamment les jeunes
Les entreprises de réalisation feront recours à la main d’œuvre non qualifié pour la réalisation des travaux. Il
serait alors nécessaire de procéder prioritairement au recrutement des jeunes locaux afin de contribuer à
l’augmentation de leurs revenus et par ricochet à l’amélioration des conditions de vie des ménages. En adoptant
cette démarche, le projet contribuera à la lutte contre la pauvreté dans sa zone d’intervention.
• Amélioration de la santé des populations
L’accès des populations à l’eau potable grâce à la réhabilitation des réservoirs va contribuer à l’amélioration de la
santé des populations. Rappelons que plusieurs quartiers du projet ont un accès limité à l’eau potable. En effet,
pour les besoins domestiques et de boisson, la population en générale a recours aux puits dont les eaux sont
impropres à la consommation. Ceci est l’une des causes des maladies hydriques.
• Accès à l’eau potable et diminution de la corvée d’eau
L’approvisionnement en eau potable des zones du projet permettra de réduire la corvée et les tensions sociales.
Les femmes pourront accéder à l’eau potable chez elle pour les besoins domestiques au lieu d’effectuer des
déplacements ou d’attendre des heures puis que l’accès à l’eau dans certains quartiers est réglementé.

7.2.2.9. Impacts négatifs de la sous – composante 1.4 en phase de préparation


• Pollution du sol
Lors des travaux de réhabilitation de château, qui consisteront à faire la peintures, à la soudure et sablage, ces
opérations sont susceptibles d’occasionner polluer le sol émission des déchets solides sur le sol. Les fuites
d’hydrocarbures sur le sol et les huiles usagées et le déversement de peintures peuvent également altérer la
qualité des sols.
• Pollution de l’air
Lors des travaux de réhabilitation, l’émission de poussières le trafic des engins et des camions affecteront la
qualité de l’air. Les fumées d’échappement des véhicules et camions ne sont pas en reste. Autrement dit les
travaux vont affecter localement la qualité de l’air par les poussières et fumées d’échappement des voitures. Plus
précisément en phase préparatoires ou le mouvement des véhicules sera intense.
• Nuisance sonore
Pendant la durée des travaux réhabilitation à cause de l’utilisation des équipements de soudure, le
démantèlement des structures en fer par l’utilisation des marteaux, l’intensité du bruit va augmenter Le bruit qui
sera généré par le chantier, va perturber la qualité de vie des résidents et usagers situés les plus près du
chantier.

7.2.2.10. impacts négatifs de la sous – sous composante 1.4 sur le milieu humain pendant la phase de
construction

• Impacts socio-économiques
La présence de personnel étranger sur les chantiers peut favoriser le brassage culturel qui peut avoir comme
impacts négatifs la dépravation des mœurs, les risques de contamination par les IST/VIH/Sida et les conflits
67
sociaux. De même l’emploi de la main d’œuvre étrangère non qualifiée au détriment des jeunes locaux peut
susciter des mécontentements et frustrations.
• Impacts sociaux de la sous – composante 1.4 sur le milieu humain
La stagnation de l’eau par endroit peut favoriser la prolifération des moustiques et constituer des risques de
maladie telle que le paludisme. La mauvaise gestion des bornes fontaines peut occasionner des conflits entre
différents utilisateurs. Enfin il existe un risque de dégradation des ouvrages lié à leur entretien et la mauvaise
gestion. Enfin les difficultés d’accès au branchement et bornes fontaines peut susciter des mécontentements et
frustrations au sein des populations.
• Augmentation de l’insalubrité
L’amélioration de la fourniture de l’eau à la population entraînera l’augmentation du rejet des eaux usées. Cela
occasionnera l’existence de flaque d’eau usée et la prolifération des moustiques qui sont des vecteurs de
transmission du paludisme.

7.2.3. Impacts cumulatifs.


Les articles traitant spécifiquement de l’évaluation de l’impact cumulé sont relativement rares au regard de
l’importance qu’à cette question dans le domaine opérationnel. Ainsi, (Smit et Spaling, 1995) notaient en 1995
qu’au contraire des méthodes d’évaluation d’impact environnemental « simples », les évaluations d’effets
cumulés sont majoritairement reportées dans des sources non publiées, et n’ont pas diffusé dans la littérature
académique. La situation ne semble pas avoir beaucoup évolué depuis : dans leur analyse de la littérature
scientifique consacrée à l’évaluation des d’effets cumulés depuis les années 2000, (Duinker, Burbidge et al.,
2013) soulignent que les articles « académiques » s’appuient largement sur la littérature grise, et que les
enseignements qu’ils tirent de leur revue proviennent donc en partie de ce type de source. Ils soulignent
également l’abondance de la littérature relevant des sciences sociales dans ce domaine de la pratique de
l’évaluation des effets cumulés. Ils en déduisent que ces évaluations, aussi pertinentes soient elles, ne trouvent
pas leur chemin vers la littérature scientifique, et qu’elles ne diffusent pas. Ils citent la possibilité d’utiliser des
forums pour porter ces études à connaissance et faire progresser la pratique des impacts cumulés.

Les effets du projet seront ensuite comparés au portrait des tendances observées pour les Composantes
Valorisés l’Environnement (CVE). À cette étape, il sera vérifié si leur apport, combiné aux effets des autres
projets ou actions à venir, abonde dans le sens des tendances ou encore inverse les tendances, que ce soit de
manière positive ou négative. La détermination de l’importance des effets cumulatifs potentiels est basée sur un
jugement d’experts et considère l’application des mesures d’atténuation, le cas échéant. La notion d’incertitude
est également considérée, notamment parce que les projets futurs peuvent en tout temps être révisés, annulés
ou différés. Ils peuvent aussi être insuffisamment documentés au point où ce manque d’information ne permet
pas de juger des effets sur les CVE. Les projets peuvent en outre faire l’objet, par leurs promoteurs, d’application
de mesures d’atténuation, lesquelles ne seront pas nécessairement connues au moment où sera réalisée
l’analyse des effets cumulatifs. Dans notre étude nous n’avons pas évoqués les cas des impacts cumulés étant
donné que la Guinée - Bissau a une expérience récente des EIES, et il est pratiquement difficile de trouve la
littérature afférente. Cependant, il faudra tenir compte des effets des projets antérieurs réalisés.

68
VIII. MESURES D’ATTENUATION OU DE COMPENSATION DES IMPACTS NEGATIFS DU
SOUS-PROJETN°1

8.1. DESCRIPTION DES MESURES D’ATTENUATION OU DE COMPENSATION DES IMPACTS NEGATIFS


DU SOUS-PROJET N°1

8.1.1. MESURE D’ATTENUATION DE LA PHASE DE PREPARATION DES SITES DE LA SOUS –


COMPOSANT1.1

Informer et sensibiliser les populations à travers des campagnes de proximité et la radio locale.

8.1.1.1. Mesure d’atténuation biophysiques : Pendant la phase de construction

• Mesures d’atténuation de la pollution du sol


Les mesures ci-après permettront d’atténuer les impacts négatifs susmentionnés des huiles de moteur :
• Faire le contrôle technique des véhicules destinés aux travaux ;
• Eviter le contact des hydrocarbures avec le sol ;
• Faire le suivi régulier du respect des clauses.
Utiliser des machines appropriées pour éviter le compactage du sol par des matériels excessivement lourds.

• Gestion des déchets solides


• Informer et sensibiliser les travailleurs du chantier sur la gestion des déchets solides ;
• Mettre en place des équipements (poubelles, latrines) pour recueillir les déchets solides ;
• Evacuer régulièrement les déchets solides vers des transits ou décharges finales.
• Gestion des déchets liquides
• Réaliser une aire de lavage du matériel et équipements utilisés ;
• Réaliser une fosse septique bétonnée pour recueillir les eaux usées (urines, eaux de ciment et
autres produits utilisés etc.) ;
• Eviter le contact des polluants avec le sol.
• Dégradation du sol
• Remblayer les tranchées afin d’éviter la stagnation de l’eau et les inondations.
Informer et sensibiliser les populations sur les risques d’utilisation des terres à des fins de construction
• Impliquer la population dans la surveillance des tranchées.
• Mesures d’atténuation de la pollution de l’air
• Limiter la circulation de la machinerie et des autres équipements mobiles principalement aux
sites d’intervention et déterminer les voies de circulation ;
• Assurer l’application de limites de vitesse des véhicules sur le site afin de réduire le
soulèvement des particules fines ;
• Utiliser, lorsque nécessaire et que la ressource en eau est disponible, des abat-poussières
(application d’eau à l’aide de pulvérisateurs) sur les voies de circulation afin de limiter le
soulèvement des poussières lors du passage des véhicules ;
• Imposer, lorsque les conditions le requièrent, le port d’équipement de protection individuelle
• (masques) pour protéger le personnel contre les émissions de poussières ;
• Assurer le bon état de fonctionnement des équipements et véhicules et leur entretien régulier;
• Réparer dans les plus brefs délais la machinerie et les véhicules défectueux ;
• Assurer le respect de la règlementation en matière de pollution atmosphérique.

69
• Mesures d’atténuation de la dégradation de la végétation
• Planter des arbres et plantes ornementales compensatoires au tour du site et au niveau de la
zone d’emprunt. ;
• Privilégier les espèces locales au niveau de la zone d’emprunt ;
• Limiter les pertes de végétation indigène au minimum ;
• Mettre en œuvre les mesures de compensation de perte de biodiversité (reboisement
compensatoire).
• Mesures d’atténuation des nuisances sonores
• Utiliser de préférence les bétonnières à toupie plus que les petites bétonnières très bruyantes
• Interdire aux conducteurs de véhicules et d’engins de chantier de laisser tourner inutilement les
moteurs ;
• Réglementer la circulation dans les agglomérations ;
• Eloigner le plus possible toute personne dont la présence sur le chantier n’est pas
indispensable ;
• Contrôler le niveau de bruit de la machinerie lourde et des outils, et ne réaliser les travaux que
lors des heures d’activités régulières autorisées.
8.1.1.2. Mesures d’atténuation des impacts socio-économiques

 Dépravation des mœurs


• Informer et sensibiliser les populations et les ouvriers des chantiers sur le respect des valeurs
culturelles ;
• Veiller sur le comportement des ouvriers des chantiers afin d’éviter d’éventuels conflits sociaux.
 Risques de contamination par les IST/VIH - Sida
• Réaliser des campagnes d’IEC sur les IST/VIH - SIDA et Sida à l’endroit des populations et les
ouvriers des chantiers ;
• Promouvoir et faciliter l’accès aux préservatifs.
 Perturbations des activités économiques
• Informer et sensibiliser les commerçants installés autour des sites et sur les trottoirs ;
• Négocier leur déplacement des lieux qu’ils occupent avant le démarrage des travaux ;
• Prévoir un lieu de recasement pour les personnes dont l’activité est affectée.
 Création d’emploi
• Informer et sensibiliser les jeunes locaux ;
• Prioriser le recrutement de la main d’œuvre locale non qualifiée ou qualifié à diplôme égale ;
• Impliquer les femmes dans la mise en œuvre des travaux.
8.1.1.3. Mesures d’atténuation des impacts sur le paysage
• Informer et sensibiliser les propriétaires avant les travaux ;
• Adopter des mesures compensatoires des plantes ornementales ;
• Mettre à l’état les biens physiques affectés par le projet.
8.1.1.4. Mesures d’atténuation des accidents de travail
• Informer et sensibiliser les travailleurs sur les risques d’accident de travail et l’adoption de bons
comportements ;
• Distribuer et exiger le port des kits de protection sur les chantiers (baudriers fluorescents, les
casques, les bottes et les gants de chantier, EPI) ;
• Installer des panneaux de signalisation et de sécurité sur les chantiers ;
• Prévoir un poste de secours pour les premiers soins en cas d’accident et un véhicule
d’évacuation des cas graves.

70
8.1.1.5. Mesures d’atténuation des accidents de circulation
• Sensibiliser les conducteurs sur le respect du code de la route ;
• Limiter les vitesses des véhicules et engins tant sur le chantier que dans la circulation ;
• Prévoir des panneaux d’indication des travaux sur les chantiers ;
• Mettre des panneaux de sortie d’engins et de camions de chantier au niveau des chantiers et
carrefour ;
• Prévoir des balises autour des tranchées afin d’éviter les accidents de circulation.
8.1.1.6. Mesures d’atténuation de la libre circulation des personnes
• Eviter de laisser les tranchées ouvertes pendant de longue durée ;
• Mettre des passages en dalle devant chaque concession ;
• Remblayer aussitôt les tranchées à la fin des travaux ;
• Mettre des balises d’indication et de protection.
8.1.1.7. Mesures d’atténuation des perturbations de voirie urbaine
• Remblayer aussitôt les tranchées dès la fin des travaux ;
• Remettre les ouvrages à leur état initial ;
• Adopter les mesures compensatoires des plantes ornementales et arbres situés dans l’emprise
du projet.
8.1.1.8. Mesures d’atténuation des Impacts biophysiques pendant la phase de fonctionnement

 Mesures d’atténuation des impacts sur le sol


Informer et sensibiliser la population sur l’impact négatif de l’eau sur le sol ;
• Utiliser des équipements de qualité pour la réalisation des installations ;
• Réaliser des équipements de collecte des eaux au niveau des bornes fontaines, air de lavage,
château et réservoir etc. ;
• Remblayer et damer tous les tranchées afin d’éviter les risques de dégradation du sol. En suite
des dispositions contre l’érosion des sols pour éviter que les tuyaux soient mises à nus seraient prises
et consisterait à consolider les remblais des trachées par des matériaux compétents.
 Mesures d’atténuation des impacts sur la qualité de l’air
• Informer et sensibiliser la population sur la gestion rationnelle de l’eau ;
• Eviter l’écoulement, les pertes inutiles d’eau ;
• Réaliser des équipements de collecte des eaux au niveau des bornes fontaines, air de lavage,
château et réservoir etc.
 Mesures d’atténuation de l’amenuisement de la quantité des eaux souterraines
• Gérer au mieux les eaux du forage alimentant le réservoir ;
• Faire des IEC à l’endroit de la population afin d’éviter le gaspillage de l’eau ;
• Réhabiliter les réservoirs afin d’éviter des fuites d’eau entrainant des pertes inutiles d’eau.

 Mesures d’atténuation des impacts sociaux


• Informer et sensibiliser la population sur le mode de gestion des bornes fontaines ;
• Réglementer la gestion des bornes fontaines ;
• Mettre en place des comités de gestion des bornes fontaines ;
• Eviter les pertes et le gaspillage de l’eau ;
• Réaliser des équipements de collecte des eaux au niveau de chaque borne fontaine ;
• Renforcer la capacité de prise en charge des structures de santé par rapport au paludisme.
 Mesures d‘atténuation de l’appartenance des sites d’implantation des bornes-fontaines
• Acquérir des titres de propriété des sites d’installation des bornes fontaines ;

71
• Prendre en compte les critères d’accessibilité des populations aux ouvrages et bornes
fontaines.
 Mesures d’atténuation de l’augmentation de l’insalubrité
• Organiser des IEC sur la gestion rationnelle de l’eau et les conséquences du gaspillage ;
• Mettre en place un service d’hygiène/assainissement dont le rôle sera le contrôle du respect
des règles d’hygiène et assainissement.
• Réaliser et entretenir régulièrement les caniveaux afin d’éviter que les gens ne déversent
n’importe quoi à l’intérieur.

8.1.2. MESURES D’ATTENUATION DE LA PHASE PREPARATION DES SITES DE LA SOUS –


COMPOSANTE 1.2

Informer et sensibiliser les populations à travers des campagnes de proximité et la radio locale.

8.1.2.1. Mesures d’atténuation biophysiques : Pendant la phase de construction

• Mesures d’atténuation de la pollution du sol

Les mesures ci-après permettront d’atténuer les impacts négatifs susmentionnés des huiles de moteur :
• Faire le contrôle technique des véhicules destinés aux travaux ;
• Eviter le contact des hydrocarbures avec le sol ;
• Faire le suivi régulier du respect des clauses.
Utiliser des machines appropriées pour éviter le compactage du sol par des matériels excessivement lourds.

• Gestion des déchets solides


• Informer et sensibiliser les travailleurs du chantier sur la gestion des déchets solides ;
• Mettre en place des équipements (poubelles, latrines) pour recueillir les déchets solides ;
• Evacuer régulièrement les déchets solides vers des transits ou décharges finales.
• Gestion des déchets liquides
• Eviter les déchets liquides sur le site de réhabilitation
• Mesures d’atténuation de la pollution de l’air
• Limiter la circulation de la machinerie et des autres équipements mobiles principalement aux
sites d’intervention et déterminer les voies de circulation ;
• Assurer l’application de limites de vitesse des véhicules sur le site afin de réduire le
soulèvement des particules fines ;
• Utiliser, lorsque nécessaire et que la ressource en eau est disponible, des abat-poussières
(application d’eau à l’aide de pulvérisateurs) sur les voies de circulation afin de limiter le
soulèvement des poussières lors du passage des véhicules ;
• Imposer, lorsque les conditions le requièrent, le port d’équipement de protection individuelle
• (masques) pour protéger le personnel contre les émissions de poussières ;
• Assurer le bon état de fonctionnement des équipements et véhicules et leur entretien régulier;
• Réparer dans les plus brefs délais la machinerie et les véhicules défectueux ;
• Assurer le respect de la règlementation en matière de pollution atmosphérique.

• Mesures d’atténuation des nuisances sonores


• Réglementer la circulation dans les agglomérations ;

72
• Eloigner le plus possible toute personne dont la présence sur le chantier n’est pas
indispensable ;
• Contrôler le niveau de bruit de la machinerie lourde et des outils, et ne réaliser les travaux que
lors des heures d’activités régulières autorisées.
8.1.2.2. Mesures d’atténuation des impacts socio-économiques

 Dépravation des mœurs


• Informer et sensibiliser les populations et les ouvriers des chantiers sur le respect des valeurs
culturelles ;
• Veiller sur le comportement des ouvriers des chantiers afin d’éviter d’éventuels conflits sociaux.
 Risques de contamination par les IST/VIH - Sida
• Réaliser des campagnes d’IEC sur les IST/VIH - SIDA et Sida à l’endroit des populations et les
ouvriers des chantiers ;
• Promouvoir et faciliter l’accès aux préservatifs.
 Perturbations des activités économiques
• Informer et sensibiliser les commerçants installés autour des sites de réhabilitations des risques
potentiels ;
• Négocier leur déplacement des lieux qu’ils occupent avant le démarrage des travaux ;
• Prévoir un lieu de recasement pour les personnes dont l’activité est affectée.
 Création d’emploi
• Informer et sensibiliser les jeunes locaux ;
• Prioriser le recrutement de la main d’œuvre locale non qualifiée ou qualifié à diplôme égale ;
• Impliquer les femmes dans la mise en œuvre des travaux.
8.1.2.3. Mesures d’atténuation des accidents de travail
• Informer et sensibiliser les travailleurs sur les risques d’accident de travail et l’adoption de bons
comportements ;
• Distribuer et exiger le port des kits de protection sur les chantiers (baudriers fluorescents, les
casques, les bottes et les gants de chantier, EPI) ;
• Installer des panneaux de signalisation et de sécurité sur les chantiers ;
• Prévoir un poste de secours pour les premiers soins en cas d’accident et un véhicule
d’évacuation des cas graves.
8.1.2.4. Mesures d’atténuation des accidents de circulation
• Sensibiliser les conducteurs sur le respect du code de la route ;
• Limiter les vitesses des véhicules et engins tant sur le chantier que dans la circulation ;
• Prévoir des panneaux d’indication des travaux sur les chantiers ;
• Mettre des panneaux de sortie d’engins et de camions de chantier au niveau des chantiers et
carrefour ;
• Prévoir des balises autour des tranchées afin d’éviter les accidents de circulation.
8.1.2.5. Mesures d’atténuation des Impacts biophysiques pendant la phase de fonctionnement

 Mesures d’atténuation des impacts sur la qualité de l’air


• Informer et sensibiliser la population sur la qualité de l’air pendant la réhabilitation.
 Mesures d’atténuation des impacts sociaux
• Eviter les pertes et le gaspillage de l’eau ;
• Réaliser des équipements de collecte des eaux au niveau de chaque borne fontaine ;
• Renforcer la capacité de prise en charge des structures de santé.
73
 Mesures d’atténuation de l’augmentation de l’insalubrité
• Organiser des IEC sur la gestion rationnelle de l’eau et les conséquences du gaspillage ;
• Mettre en place un service d’hygiène/assainissement dont le rôle sera le contrôle du respect
des règles d’hygiène et assainissement.

8.1.3. MESURES D’ATTENUATION DE LA PHASE DPREPARATION DES SITES DE LA SOUS –


COMPOSANT1.3

Informer et sensibiliser les populations à travers des campagnes de proximité et la radio locale.

8.1.3.1. Mesures d’atténuation biophysiques : Pendant la phase de construction

• Mesures d’atténuation de la pollution du sol


Les mesures ci-après permettront d’atténuer les impacts négatifs susmentionnés des huiles de moteur :
• Faire le contrôle technique des véhicules destinés aux travaux ;
• Eviter le contact des hydrocarbures avec le sol ;
• Faire le suivi régulier du respect des clauses.
Utiliser des machines appropriées pour éviter le compactage du sol par des matériels excessivement lourds.
• Gestion des déchets solides
• Informer et sensibiliser les travailleurs du chantier sur la gestion des déchets solides ;
• Mettre en place des équipements (poubelles, latrines) pour recueillir les déchets solides ;
• Evacuer régulièrement les déchets solides vers des transits ou décharges finales.
• Gestion des déchets liquides
• Eviter les déchets liquides sur le chantier de réhabilitation. .
• Mesures d’atténuation de la pollution de l’air
• Limiter la circulation de la machinerie et des autres équipements mobiles principalement aux
sites d’intervention et déterminer les voies de circulation ;
• Assurer l’application de limites de vitesse des véhicules sur le site afin de réduire le
soulèvement des particules fines ;
• Utiliser, lorsque nécessaire et que la ressource en eau est disponible, des abat-poussières
(application d’eau à l’aide de pulvérisateurs) sur les voies de circulation afin de limiter le
soulèvement des poussières lors du passage des véhicules ;
• Imposer, lorsque les conditions le requièrent, le port d’équipement de protection individuelle
• Porter des masques pour protéger le personnel contre les émissions de poussières ;
• Assurer le bon état de fonctionnement des équipements et véhicules et leur entretien régulier;
• Réparer dans les plus brefs délais la machinerie et les véhicules défectueux ;
• Assurer le respect de la règlementation en matière de pollution atmosphérique.
• Mesures d’atténuation des nuisances sonores
• Réglementer la circulation dans les agglomérations ;
• Eloigner le plus possible toute personne dont la présence sur le chantier n’est pas
indispensable ;
• Contrôler le niveau de bruit de la machinerie lourde et des outils, et ne réaliser les travaux que
lors des heures d’activités régulières autorisées.
8.1.3.2. Mesures d’atténuation des impacts socio-économiques
 Dépravation des mœurs

74
• Informer et sensibiliser les populations et les ouvriers des chantiers sur le respect des valeurs
culturelles ;
• Veiller sur le comportement des ouvriers des chantiers afin d’éviter d’éventuels conflits sociaux.
 Risques de contamination par les IST/VIH - Sida
• Réaliser des campagnes d’IEC sur les IST/VIH - SIDA et Sida à l’endroit des populations et les
ouvriers des chantiers ;
• Promouvoir et faciliter l’accès aux préservatifs.
 Perturbations des activités économiques
• Informer et sensibiliser les commerçants installés autour des sites de réhabilitation ;
• Négocier leur déplacement des lieux qu’ils occupent avant le démarrage des travaux ;
• Prévoir un lieu de recasement pour les personnes dont l’activité est affectée.
 Création d’emploi
• Informer et sensibiliser les jeunes locaux ;
• Prioriser le recrutement de la main d’œuvre locale non qualifiée ou qualifié à diplôme égale ;
• Impliquer les femmes dans la mise en œuvre des travaux.
8.1.3.3. Mesures d’atténuation des accidents de travail
• Informer et sensibiliser les travailleurs sur les risques d’accident de travail et l’adoption de bons
comportements ;
• Distribuer et exiger le port des kits de protection sur les chantiers (baudriers fluorescents, les
casques, les bottes et les gants de chantier, EPI) ;
• Installer des panneaux de signalisation et de sécurité sur les chantiers ;
• Prévoir un poste de secours pour les premiers soins en cas d’accident et un véhicule
d’évacuation des cas graves.
8.1.3.4. Mesures d’atténuation des accidents de circulation
• Sensibiliser les conducteurs sur le respect du code de la route ;
• Limiter les vitesses des véhicules et engins tant sur le chantier que dans la circulation ;
• Prévoir des panneaux d’indication des travaux sur les chantiers ;
• Mettre des panneaux de sortie d’engins et de camions de chantier au niveau des chantiers et
carrefour ;
• Prévoir des balises autour des tranchées afin d’éviter les accidents de circulation.
8.1.3.5. Mesures d’atténuation des Impacts biophysiques pendant la phase de fonctionnement

 Mesures d’atténuation des impacts sur le sol


Informer et sensibiliser la population sur l’impact négatif de l’eau sur le sol ;
• Eviter le déversement accidentel de d’hydrocarbures, les huiles usées et les graisses.
 Mesures d’atténuation des impacts sur la qualité de l’air
• Utiliser les engins les moins bruyants.
 Mesures d’atténuation des impacts sociaux
• Renforcer la capacité de prise en charge des structures de santé de la santé publique.
 Mesures d‘atténuation de l’appartenance des sites d’implantation des bornes-fontaines
• Acquérir des titres de propriété des sites d’installation des bornes fontaines ;
• Prendre en compte les critères d’accessibilité des populations aux ouvrages et bornes
fontaines.
 Mesures d’atténuation de l’augmentation de l’insalubrité

75
• Organiser des IEC sur la gestion rationnelle de l’eau et les conséquences du gaspillage ;
• Mettre en place un service d’hygiène/assainissement dont le rôle sera le contrôle du respect
des règles d’hygiène et assainissement.

8.1.4. MESURES D’ATTENUATION DE LA PHASE DPREPARATION DES SITES DE LA SOUS –


COMPOSANT1.4

Informer et sensibiliser les populations à travers des campagnes de proximité et la radio locale.

8.1.4.1. Mesures d’atténuation biophysiques : Pendant la phase de réhabilitation

• Mesures d’atténuation de la pollution du sol


Les mesures ci-après permettront d’atténuer les impacts négatifs susmentionnés des huiles de moteur :
• Faire le contrôle technique des véhicules destinés aux travaux ;
• Eviter le contact des hydrocarbures avec le sol ;
• Faire le suivi régulier du respect des clauses.
Utiliser des machines appropriées pour éviter le compactage du sol par des matériels excessivement lourds.
• Gestion des déchets solides
• Informer et sensibiliser les travailleurs du chantier sur la gestion des déchets solides ;
• Mettre en place des équipements (poubelles, latrines) pour recueillir les déchets solides ;
• Evacuer régulièrement les déchets solides vers des transits ou décharges finales.
• Gestion des déchets liquides
• Eviter les déchets liquides et les eaux usagées
• Mesures d’atténuation de la pollution de l’air
• Limiter la circulation de la machinerie et des autres équipements mobiles principalement aux
sites d’intervention et déterminer les voies de circulation ;
• Assurer l’application de limites de vitesse des véhicules sur le site afin de réduire le
soulèvement des particules fines ;
• Utiliser, lorsque nécessaire et que la ressource en eau est disponible, des abat-poussières
(application d’eau à l’aide de pulvérisateurs) sur les voies de circulation afin de limiter le
soulèvement des poussières lors du passage des véhicules ;
• Imposer, lorsque les conditions le requièrent, le port d’équipement de protection individuelle
• (masques) pour protéger le personnel contre les émissions de poussières ;
• Assurer le bon état de fonctionnement des équipements et véhicules et leur entretien régulier;
• Réparer dans les plus brefs délais la machinerie et les véhicules défectueux ;
• Assurer le respect de la règlementation en matière de pollution atmosphérique.
• Mettre en œuvre les mesures de compensation de perte de biodiversité (reboisement
compensatoire).
• Mesures d’atténuation des nuisances sonores
• Utiliser les véhicules moins bruyants
• Réglementer la circulation dans les agglomérations ;
• Eloigner le plus possible toute personne dont la présence sur le chantier n’est pas
indispensable ;
• Contrôler le niveau de bruit de la machinerie lourde et des outils, et ne réaliser les travaux que
lors des heures d’activités régulières autorisées.
8.1.4.2. Mesures d’atténuation des impacts socio-économiques

 Dépravation des mœurs

76
• Informer et sensibiliser les populations et les ouvriers des chantiers sur le respect des valeurs
culturelles ;
• Veiller sur le comportement des ouvriers des chantiers afin d’éviter d’éventuels conflits sociaux.
 Risques de contamination par les IST/VIH - Sida
• Réaliser des campagnes d’IEC sur les IST/VIH - SIDA et Sida à l’endroit des populations et les
ouvriers des chantiers ;
• Promouvoir et faciliter l’accès aux préservatifs.
 Création d’emploi
• Informer et sensibiliser les jeunes locaux ;
• Prioriser le recrutement de la main d’œuvre locale non qualifiée ou qualifié à diplôme égale ;
• Impliquer les femmes dans la mise en œuvre des travaux de réhabilitation.
8.1.4.3. Mesures d’atténuation des accidents de travail
• Informer et sensibiliser les travailleurs sur les risques d’accident de travail et l’adoption de bons
comportements ;
• Distribuer et exiger le port des kits de protection sur les chantiers (baudriers fluorescents, les
casques, les bottes et les gants de chantier, EPI) ;
• Installer des panneaux de signalisation et de sécurité sur les chantiers ;
• Prévoir un poste de secours pour les premiers soins en cas d’accident et un véhicule
d’évacuation des cas graves.
8.1.4.4. Mesures d’atténuation des accidents de circulation
• Sensibiliser les conducteurs sur le respect du code de la route ;
• Limiter les vitesses des véhicules et engins tant sur le chantier que dans la circulation ;
• Prévoir des panneaux d’indication des travaux sur les chantiers ;
• Mettre des panneaux de sortie d’engins et de camions de chantier au niveau des chantiers et
carrefour ;
• Prévoir des balises autour des tranchées afin d’éviter les accidents de circulation.
8.1.4.5. Mesures d’atténuation de la libre circulation des personnes
• Mettre des balises d’indication et de protection en travaux de réhabilitation.
8.1.4.6. Mesures d’atténuation des Impacts biophysiques pendant la phase de fonctionnement

 Mesures d’atténuation des impacts sur le sol


• Informer et sensibiliser la population sur l’impact négatif de l’eau sur le sol ;
• Eviter de déverser les débris de métaux
• Eviter de déverser les huiles usées.
 Mesures d’atténuation des impacts sur la qualité de l’air
• Eviter d’utiliser sur le chantier de réhabilitation les engins bruyants.
 Mesures d’atténuation de l’amenuisement de la quantité des eaux souterraines
• Faire des IEC à l’endroit de la population afin d’éviter le gaspillage de l’eau ;
• Réhabiliter les réservoirs afin d’éviter des fuites d’eau entrainant des pertes inutiles d’eau.

 Mesures d’atténuation des impacts sociaux


• Informer et sensibiliser la population sur le mode de gestion des bornes fontaines ;
• Réglementer la gestion des bornes fontaines ;
• Mettre en place des comités de gestion des bornes fontaines ;
• Eviter les pertes et le gaspillage de l’eau ;

77
• Réaliser des équipements de collecte des eaux au niveau de chaque borne fontaine ;
• Renforcer la capacité en charge des structures de santé.
 Mesures d’atténuation de l’augmentation de l’insalubrité
• Organiser des IEC sur la gestion rationnelle de l’eau et les conséquences du gaspillage ;
• Mettre en place un service d’hygiène/assainissement dont le rôle sera le contrôle du respect
des règles d’hygiène et assainissement.

78
RECAPITULATIF DE L’IDENTIFIATION DES IMPACTS ET MESURES D’ATTENUATION SOUS - PROJET
N°1

Tableau 23 : Récapitulatif de l’identification des impacts et mesures d’atténuation de la composante 1.1

PHASE DU PROJET SOURCE D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS MESURES D’ATTENUATION

Débroussaille des sites et Perturbation des populations Informer et sensibiliser les


mise en place des au démarrage des travaux populations à travers des
équipements campagnes de proximité et la
radio

Présence des Pollution du sol par des fuites Faire le contrôle technique des
Phase préparatoire équipements/véhicules sur le accidentelles d’hydrocarbure véhicules destinés aux travaux ;
chantier
Eviter le contact des
(Les huiles de moteur) hydrocarbures avec le sol

Utilisation d’engins lourd et Risque d’érosion du sol lié Utilisation des machines
creusement des tranchées aux tranchés mal remblayé appropriées pour éviter le
compactage du sol par du matériel
excessivement lourd
Remblayer les tranchées et mettre
à l’état les ouvrages

La mauvaise gestion des Détérioration de la texture du Informer et sensibiliser les


déchets solides et liquides sol due à la mauvaise gestion travailleurs du chantier sur la
des déchets solides et gestion des déchets
liquides
Prévoir un air de lavage du
matériel et équipements de travail
Prévoir des équipements
(poubelles, latrines, fosses
sceptique) pour recueillir les
déchets

Déblais/remblais et transport Pollution de la qualité de l’air Limiter la circulation des camions


de la terre par les émissions de de transport de terre et déterminer
Phase de construction
poussière les voies de circulation ;
Assurer l’application de limites de
vitesses des véhicules afin de
réduire le soulèvement de
particule fine ;
Utiliser les abats poussières
lorsque la ressource eau est
disponible ;
Assurer le bon fonctionnement et
l’entretien régulier des véhicules
et équipements

Lors du transport des biens et Pollution de la qualité de l’air Faire le contrôle technique des
des personnes par les gaz d’échappement véhicules destinés aux travaux.
des véhicules
Faire régulièrement l’entretien des

79
PHASE DU PROJET SOURCE D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS MESURES D’ATTENUATION
véhicules

Destruction de la flore Destruction de la végétation Limiter les pertes de végétation


par la coupe des arbres sur le indigène ;
site et sur le trajet
Planter des espèces locales
compensatoires

Phase de construction Emission de bruit lors des Nuisance sonore provoquée Utiliser de préférence les
travaux par le bruit des machines, les bétonnières à toupie plutôt que les
coups de pioche et véhicules petites bétonnières bruyantes ;
de transport lors de la
Interdire aux conducteurs des
réalisation des tranchées ;
engins de laisser tourner
inutilement le moteur ;
Eviter de clac sonner inutilement
Travailler aux heures d’activité
régulière autorisée

Le non-respect des valeurs Risque de dépravation des Informer et sensibiliser les


culturelles mœurs provoqué par la travailleurs des chantiers sur le
présence des travailleurs respect des valeurs culturelles
étrangers

Risque de conflits sociaux liés Informer et sensibiliser les jeunes


au recrutement du personnel locaux sur les opportunités
Opportunité d’emploi
étranger non qualifié d’emploi
(recrutement de personnel
étranger non qualifié) Prioriser le recrutement des
jeunes locaux non qualifiés

Rapport sexuel non protégé Risque de propagation des Informer et sensibiliser les
IST/VIH/Sida travailleurs des chantiers et la
population sur les IST/VIH et Sida
Promouvoir et faciliter l’accès aux
préservatifs
Phase de construction
Economique Perturbation des activités Informer et sensibiliser les
économiques situées dans commerçants installés dans
l’emprise du projet l’emprise du projet
Négocier leur déplacement des
lieux qu’ils occupent avant le
démarrage des activités
Prévoir des lieux de recasement
pour les personnes dont l’activité
est affectée

Transformation du paysage et Destruction de plantes Adopter des mesures


destruction de biens ornementales devant compensatoires des plantes
physiques certaines maisons ornementales
Démolition de certaines Mettre à l’état les biens physiques
terrasses affectés par le projet (terrasse
etc.)
Mettre à l’état les biens physiques

80
PHASE DU PROJET SOURCE D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS MESURES D’ATTENUATION
affectés lors des travaux

Manipulation du matériel et Risque de maladie Distribuer des Kits de protection


équipements de travail respiratoire lié à l’exposition à (baudriers fluorescents, les
la poussière casques, les bottes et les gants de
chantier) aux travailleurs

Construction des ouvrages Risque de blessure lié à la Informer et sensibiliser les


mauvaise qualité des travailleurs sur les risques
ouvrages et manipulation de d’accident de travail et l’adoption
matériels et équipements de bons comportements
Eviter le contact de la peau avec
les produits chimiques
Installer des panneaux de
signalisation et de sécurité sur les
chantiers
Prévoir un poste de secours pour
les premiers soins en cas
d’accident et un véhicule
d’évacuation

Déplacement des véhicules et Risque d’accident de Sensibiliser les conducteurs sur le


autres engins circulation lié à la mobilité des respect du code de la route
véhicules du chantier
Limiter les vitesses des véhicules
et engins tant sur le chantier que
dans l’agglomération
Prévoir des panneaux d’indication
tant sur le chantier qu’au niveau
des carrefours

Réalisation des tranchées Risque d’accident lié à Diligenter l’excavation et le


dans lesquels seront placés l’existence de tranchés remblai des intersections
les tuyaux PVC ouverts
Mettre des balises autour des
tranchés afin d’éviter les accidents
de

Réalisation des tranchés pour Réduction de la mobilité des Remblayer les devantures des
placer les tuyaux PVC vieilles personnes et ceux concessions et excaver juste au
ayant des problèmes de vision moment d’installer les tuyaux
Eviter de laisser les tranchées
ouvertes pendant de longues
durées
Remblayer aussitôt les tranchées
à la fin des travaux

Réalisation des tranchées le Destruction des plantes Informer et sensibiliser les


long des trottoirs ornementales propriétaires avant le démarrage
des travaux

Destruction des biens


physiques (terrasses, hangar Adopter des mesures
etc.) compensatoires des plantes

81
PHASE DU PROJET SOURCE D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS MESURES D’ATTENUATION
ornementales

Mettre à l’état les biens physiques


affectés par le projet

Gaspillage de l’eau/mauvaise Pollution du sol à cause de Informer et sensibiliser les


gestion de l’eau l’augmentation des eaux bénéficiaires sur la gestion
usées liée au gaspillage de rationnelle de l’eau
l’eau

Absence d’équipement de Détérioration de la texture du Réaliser des équipements de


collecte sol à cause de la stagnation collecte de l’eau pour éviter le
de l’eau et présence de boue ruissellement et la stagnation
par endroit
Phase de l’exploitation
Fuite ou gaspillage de l’eau Pollution de l’air par l’odeur Eviter le gaspillage de l’eau ;
des eaux usées

Réaliser des équipements de


collecte au niveau des lavages,
bornes fontaine et ménages

La forte demande en eau Amenuisement de la quantité Faire des IEC à l’endroit de la


des eaux souterraines population afin d’éviter le
gaspillage de l’eau ;

Réhabiliter les réservoirs pour


éviter les fuites d’eau

Gaspillage de l’eau Risque d’augmentation du Eviter le gaspillage et la fuite de


taux de paludisme lié aux l’eau à travers les ouvrages
flaques d’eau et boue dans
lesquelles se multiplient les
moustiques Renforcer les capacités de prise
en charge des structures de santé
dans la prise en charge du
paludisme

Appartenance des sites Risques de conflit lié à la Eviter de réaliser bornes fontaines
gestion des sites sur des sites privés
Choisir des sites accessibles aux
populations
Aménager les sites choisis par
des équipements de collecte

Phase de l’exploitation Amélioration de la fourniture Augmentation de l’insalubrité Sensibiliser la population sur le


en eau due au rejet eaux usées gaspillage de l’eau

82
Tableau 24 : Récapitulatif de l’identification des impacts et mesures d’atténuation de la sous –
composante 1.2

PHASE DU PROJET SOURCE D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS MESURES D’ATTENUATION


Présence des Pollution du sol par des fuites Faire le contrôle technique des
Phase préparatoire équipements/véhicules sur accidentelles d’hydrocarbure véhicules destinés aux travaux ;
le chantier Eviter le contact des hydrocarbures
(Les huiles de moteur) avec le sol
La mauvaise gestion des Détérioration de la texture du Informer et sensibiliser les
déchets solides et liquides sol due à la mauvaise gestion travailleurs du chantier sur la
des déchets solides et gestion des déchets
liquides Prévoir un air de lavage du matériel
et équipements de travail
Prévoir des équipements (poubelles,
latrines, fosses sceptique) pour
recueillir les déchets
Phase de Réhabilitation

Lors du transport des Pollution de la qualité de l’air Faire le contrôle technique des
biens et des personnes par les gaz d’échappement véhicules destinés aux travaux.
des véhicules Faire régulièrement l’entretien des
véhicules
Emission de bruit lors des Nuisance sonore provoquée Utiliser de préférence les Interdire
travaux par le bruit des machines, aux conducteurs des engins de
laisser tourner inutilement le
moteur ;
Eviter de clac sonner inutilement
Travailler aux heures d’activité
régulière autorisée
Le non-respect des Risque de dépravation des Informer et sensibiliser les
valeurs culturelles mœurs provoqué par la travailleurs des chantiers sur le
présence des travailleurs respect des valeurs culturelles
étrangers
Risque de conflits sociaux liés Informer et sensibiliser les jeunes
Opportunité d’emploi au recrutement du personnel locaux sur les opportunités d’emploi
(recrutement de personnel étranger non qualifié Prioriser le recrutement des jeunes
étranger non qualifié) locaux non qualifiés
Rapport sexuel non Risque de propagation des Informer et sensibiliser les
protégé IST/VIH/Sida travailleurs des chantiers et la
population sur les IST/VIH et Sida
Promouvoir et faciliter l’accès aux
préservatifs
Economique Perturbation des activités Informer et sensibiliser les
économiques situées dans commerçants installés dans
l’emprise du projet l’emprise du projet
Négocier leur déplacement des lieux
qu’ils occupent avant le démarrage
des activités
Prévoir des lieux de recasement
pour les personnes dont l’activité est
affectée
Manipulation du matériel Risque de maladie Distribuer des Kits de protection
et équipements de travail respiratoire lié à l’exposition à (baudriers fluorescents, les
Phase de Réhabilitation la poussière casques, les bottes et les gants de
chantier) aux travailleurs
Construction des Risque de blessure lié à la Informer et sensibiliser les
ouvrages mauvaise qualité des travailleurs sur les risques
ouvrages et manipulation de d’accident de travail et l’adoption de
matériels et équipements bons comportements

83
PHASE DU PROJET SOURCE D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS MESURES D’ATTENUATION
Eviter le contact de la peau avec les
produits chimiques
Installer des panneaux de
signalisation et de sécurité sur les
chantiers
Prévoir un poste de secours pour
les premiers soins en cas d’accident
et un véhicule d’évacuation
Déplacement des Risque d’accident de Sensibiliser les conducteurs sur le
véhicules et autres engins circulation lié à la mobilité des respect du code de la route
véhicules du chantier Limiter les vitesses des véhicules et
engins tant sur le chantier que dans
l’agglomération
Prévoir des panneaux d’indication
tant sur le chantier qu’au niveau des
carrefours
Phase de l’exploitation Gaspillage de Pollution du sol à cause de Informer et sensibiliser les
l’eau/mauvaise gestion de l’augmentation des eaux bénéficiaires sur la gestion
l’eau usées liée au gaspillage de rationnelle de l’eau
l’eau
Absence d’équipement de Détérioration de la texture du Réaliser des équipements de
collecte sol à cause de la stagnation collecte de l’eau pour éviter le
de l’eau et présence de boue ruissellement et la stagnation
par endroit
Fuite ou gaspillage de Pollution de l’air par l’odeur Eviter le gaspillage de l’eau ;
l’eau des eaux usées
Réaliser des équipements de
collecte au niveau des lavages,
bornes fontaine et ménages
La forte demande en eau Amenuisement de la quantité Faire des IEC à l’endroit de la
des eaux souterraines population afin d’éviter le gaspillage
de l’eau ;

Réhabiliter les réservoirs pour éviter


les fuites d’eau
Gaspillage de l’eau Risque d’augmentation du Eviter le gaspillage et la fuite de
taux de paludisme lié aux l’eau à travers les ouvrages
flaques d’eau et boue dans
lesquelles se multiplient les Renforcer les capacités de prise en
moustiques charge des structures de santé dans
la prise en charge du paludisme
Appartenance des sites Risques de conflit lié à la Eviter de réaliser bornes fontaines
gestion des sites sur des sites privés
Choisir des sites accessibles aux
populations
Aménager les sites choisis par des
équipements de collecte
Amélioration de la Augmentation de l’insalubrité Sensibiliser la population sur le
fourniture en eau due au rejet eaux usées gaspillage de l’eau

84
Tableau 25 : Récapitulatif de l’identification des impacts et mesures d’atténuation de la sous –
composante 1.3
PHASE DU PROJET SOURCE D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS MESURES D’ATTENUATION
Présence des Pollution du sol par des fuites Faire le contrôle technique des
équipements/véhicules accidentelles d’hydrocarbure véhicules destinés aux travaux ;
sur le chantier Eviter le contact des hydrocarbures
Phase préparatoire (Les huiles de moteur) avec le sol
La mauvaise gestion Détérioration de la texture du Informer et sensibiliser les travailleurs
des déchets solides et sol due à la mauvaise gestion du chantier sur la gestion des déchets
liquides des déchets solides et liquides Prévoir un air de lavage du matériel et
équipements de travail
Prévoir des équipements (poubelles,
latrines, fosses sceptique) pour recueillir
les déchets
Phase de Réhabilitation Lors du transport des Pollution de la qualité de l’air Faire le contrôle technique des
biens et des personnes par les gaz d’échappement véhicules destinés aux travaux.
des véhicules Faire régulièrement l’entretien des
véhicules
Emission de bruit lors Nuisance sonore provoquée Utiliser de préférence les Interdire aux
des travaux par le bruit des machines, conducteurs des engins de laisser
tourner inutilement le moteur ;
Eviter de clac sonner inutilement
Travailler aux heures d’activité régulière
autorisée
Le non-respect des Risque de dépravation des Informer et sensibiliser les travailleurs
valeurs culturelles mœurs provoqué par la des chantiers sur le respect des valeurs
Phase de Réhabilitation présence des travailleurs culturelles
étrangers
Risque de conflits sociaux liés Informer et sensibiliser les jeunes
Opportunité d’emploi au recrutement du personnel locaux sur les opportunités d’emploi
(recrutement de étranger non qualifié Prioriser le recrutement des jeunes
personnel étranger non locaux non qualifiés
qualifié)
Rapport sexuel non Risque de propagation des Informer et sensibiliser les travailleurs
protégé IST/VIH/Sida des chantiers et la population sur les
IST/VIH et Sida
Promouvoir et faciliter l’accès aux
préservatifs
Economique Perturbation des activités Informer et sensibiliser les commerçants
économiques situées dans installés dans l’emprise du projet
l’emprise du projet Négocier leur déplacement des lieux
qu’ils occupent avant le démarrage des
activités
Prévoir des lieux de recasement pour
les personnes dont l’activité est affectée
Manipulation du matériel Risque de maladie respiratoire Distribuer des Kits de protection
et équipements de lié à l’exposition à la poussière (baudriers fluorescents, les casques, les
travail bottes et les gants de chantier) aux
travailleurs
Construction des Risque de blessure lié à la Informer et sensibiliser les travailleurs
ouvrages mauvaise qualité des sur les risques d’accident de travail et
ouvrages et manipulation de l’adoption de bons comportements
matériels et équipements Eviter le contact de la peau avec les
produits chimiques
Installer des panneaux de signalisation
et de sécurité sur les chantiers
Prévoir un poste de secours pour les
premiers soins en cas d’accident et un
véhicule d’évacuation

85
PHASE DU PROJET SOURCE D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS MESURES D’ATTENUATION
Déplacement des Risque d’accident de Sensibiliser les conducteurs sur le
véhicules et autres circulation lié à la mobilité des respect du code de la route
engins véhicules du chantier Limiter les vitesses des véhicules et
engins tant sur le chantier que dans
l’agglomération
Prévoir des panneaux d’indication tant
sur le chantier qu’au niveau des
carrefours
Réalisation des Risque d’accident lié à Diligenter l’excavation et le remblai des
tranchées dans lesquels l’existence de tranchés intersections
seront placés les tuyaux ouverts Mettre des balises autour des tranchés
PVC afin d’éviter les accidents de
Réalisation des tranchés Réduction de la mobilité des Remblayer les devantures des
pour placer les tuyaux vieilles personnes et ceux concessions et excaver juste au
PVC ayant des problèmes de vision moment d’installer les tuyaux
Eviter de laisser les tranchées ouvertes
pendant de longues durées
Remblayer aussitôt les tranchées à la
fin des travaux

Phase de l’exploitation Gaspillage de Pollution du sol à cause de Informer et sensibiliser les bénéficiaires
l’eau/mauvaise gestion l’augmentation des eaux sur la gestion rationnelle de l’eau
de l’eau usées liée au gaspillage de
l’eau
Absence d’équipement Détérioration de la texture du Réaliser des équipements de collecte
de collecte sol à cause de la stagnation de l’eau pour éviter le ruissellement et la
de l’eau et présence de boue stagnation
par endroit
Fuite ou gaspillage de Pollution de l’air par l’odeur Eviter le gaspillage de l’eau ;
l’eau des eaux usées
Réaliser des équipements de collecte
au niveau des lavages, bornes fontaine
et ménages
La forte demande en Amenuisement de la quantité Faire des IEC à l’endroit de la
eau des eaux souterraines population afin d’éviter le gaspillage de
l’eau ;

Réhabiliter les réservoirs pour éviter les


fuites d’eau
Gaspillage de l’eau Risque d’augmentation du Eviter le gaspillage et la fuite de l’eau à
taux de paludisme lié aux travers les ouvrages
flaques d’eau et boue dans
lesquelles se multiplient les Renforcer les capacités de prise en
moustiques charge des structures de santé dans la
prise en charge du paludisme
Appartenance des sites Risques de conflit lié à la Eviter de réaliser bornes fontaines sur
gestion des sites des sites privés
Choisir des sites accessibles aux
populations
Aménager les sites choisis par des
équipements de collecte
Amélioration de la Augmentation de l’insalubrité Sensibiliser la population sur le
fourniture en eau due au rejet eaux usées gaspillage de l’eau

86
Tableau 26 : Récapitulatif de l’identification des impacts et mesures d’atténuation de la sous –
composante 1.4
PHASE DU PROJET SOURCE D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS MESURES D’ATTENUATION
Présence des Pollution du sol par des fuites Faire le contrôle technique des
équipements/véhicules sur accidentelles d’hydrocarbure véhicules destinés aux travaux ;
le chantier Eviter le contact des hydrocarbures
Phase préparatoire (Les huiles de moteur) avec le sol
La mauvaise gestion des Détérioration de la texture du Informer et sensibiliser les
déchets solides et liquides sol due à la mauvaise gestion travailleurs du chantier sur la
des déchets solides et liquides gestion des déchets
Prévoir un air de lavage du matériel
et équipements de travail
Prévoir des équipements
(poubelles, latrines, fosses
sceptique) pour recueillir les
déchets

Lors du transport des Pollution de la qualité de l’air Faire le contrôle technique des
biens et des personnes par les gaz d’échappement véhicules destinés aux travaux.
des véhicules Faire régulièrement l’entretien des
véhicules
Emission de bruit lors des Nuisance sonore provoquée Utiliser de préférence les
travaux par le bruit des machines, les bétonnières à toupie plutôt que les
coups de pioche et véhicules petites bétonnières bruyantes ;
de transport lors de la Interdire aux conducteurs des
réalisation des tranchées ; engins de laisser tourner inutilement
le moteur ;
Eviter de clac sonner inutilement
Travailler aux heures d’activité
régulière autorisée
Le non-respect des Risque de dépravation des Informer et sensibiliser les
Phase de Réhabilitation valeurs culturelles mœurs provoqué par la travailleurs des chantiers sur le
présence des travailleurs respect des valeurs culturelles
étrangers
Risque de conflits sociaux liés Informer et sensibiliser les jeunes
Opportunité d’emploi au recrutement du personnel locaux sur les opportunités d’emploi
(recrutement de personnel étranger non qualifié Prioriser le recrutement des jeunes
étranger non qualifié) locaux non qualifiés
Rapport sexuel non Risque de propagation des Informer et sensibiliser les
protégé IST/VIH/Sida travailleurs des chantiers et la
population sur les IST/VIH et Sida
Promouvoir et faciliter l’accès aux
préservatifs
Economique Perturbation des activités Informer et sensibiliser les
économiques situées dans commerçants installés dans
l’emprise du projet l’emprise du projet
Négocier leur déplacement des lieux
qu’ils occupent avant le démarrage
des activités
Prévoir des lieux de recasement
pour les personnes dont l’activité est
affectée
Manipulation du matériel Risque de maladie respiratoire Distribuer des Kits de protection
et équipements de travail lié à l’exposition à la poussière (baudriers fluorescents, les
casques, les bottes et les gants de
chantier) aux travailleurs
Réhabilitation de château Risque de blessure lié à la Informer et sensibiliser les

87
PHASE DU PROJET SOURCE D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS MESURES D’ATTENUATION
Phase de Réhabilitation mauvaise qualité des travailleurs sur les risques
ouvrages et manipulation de d’accident de travail et l’adoption de
matériels et équipements bons comportements
Eviter le contact de la peau avec les
produits chimiques
Installer des panneaux de
signalisation et de sécurité sur les
chantiers
Prévoir un poste de secours pour
les premiers soins en cas d’accident
et un véhicule d’évacuation
Déplacement des Risque d’accident de Sensibiliser les conducteurs sur le
véhicules et autres engins circulation lié à la mobilité des respect du code de la route
véhicules du chantier Limiter les vitesses des véhicules et
engins tant sur le chantier que dans
l’agglomération
Prévoir des panneaux d’indication
tant sur le chantier qu’au niveau des
carrefours
Réalisation des tranchées Risque d’accident lié à Diligenter l’excavation et le remblai
dans lesquels seront l’existence de tranchés des intersections
placés les tuyaux PVC ouverts Mettre des balises autour des
tranchés afin d’éviter les accidents
de
Réalisation des tranchés Réduction de la mobilité des Remblayer les devantures des
pour placer les tuyaux vieilles personnes et ceux concessions et excaver juste au
PVC ayant des problèmes de vision moment d’installer les tuyaux
Phase de l’exploitation Gaspillage de Pollution du sol à cause de Informer et sensibiliser les
l’eau/mauvaise gestion de l’augmentation des eaux bénéficiaires sur la gestion
l’eau usées liée au gaspillage de rationnelle de l’eau
l’eau
Absence d’équipement de Détérioration de la texture du Réaliser des équipements de
collecte sol à cause de la stagnation collecte de l’eau pour éviter le
de l’eau et présence de boue ruissellement et la stagnation
par endroit
Fuite ou gaspillage de Pollution de l’air par l’odeur Eviter le gaspillage de l’eau ;
l’eau des eaux usées Réaliser des équipements de
collecte au niveau des lavages,
bornes fontaine et ménages
La forte demande en eau Amenuisement de la quantité Faire des IEC à l’endroit de la
des eaux souterraines population afin d’éviter le gaspillage
de l’eau ;
Réhabiliter les réservoirs pour éviter
les fuites d’eau
Gaspillage de l’eau Risque d’augmentation du Eviter le gaspillage et la fuite de
taux de paludisme lié aux l’eau à travers les ouvrages
flaques d’eau et boue dans Renforcer les capacités de prise en
lesquelles se multiplient les charge des structures de santé dans
moustiques la prise en charge du paludisme
Appartenance des sites Risques de conflit lié à la Eviter de réaliser bornes fontaines
gestion des sites sur des sites privés
Choisir des sites accessibles aux
populations
Aménager les sites choisis par des
équipements de collecte
Amélioration de la Augmentation de l’insalubrité Sensibiliser la population sur le
fourniture en eau due au rejet eaux usées gaspillage de l’eau

88
IX. ANALYSE ET EVALUATION DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX ET MATRICE DE DETERMINATION DE L’IMPORTANCE DE
L’IMPACT DU SOUS - PROJET N°1

Tableau 27 : Analyse et évaluation des impacts environnementaux et sociaux et Matrice de détermination de l’importance de l’impact de la sous – composante 1.1

SOURCE D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS RECEPTEURS D’IMPACTS INTENSITE ETENDUE DUREE IMPORTANCE
Débroussaille des sites et mise en Perturbation des populations au Population Faible Local Courte Faible
place des équipements démarrage des travaux
Présence des Pollution du sol par des fuites Sol Faible Local Courte Faible
équipements/véhicules sur le accidentelles d’hydrocarbure
chantier
(Les huiles de moteur)
Utilisation d’engins lourd et Risque d’érosion du sol lié aux tranchés Sol Moyenne Local Longue Moyenne
creusement des tranchées mal remblayé
La mauvaise gestion des déchets Détérioration de la texture du sol due à la Sol Faible Local Courte Moyenne
solides et liquides mauvaise gestion des déchets solides et
liquides
Déblais/remblais et transport de la Pollution de la qualité de l’air par les Air Faible Local Courte Faible
terre émissions de poussière
Lors du transport des biens et des Pollution de la qualité de l’air par les gaz Air Faible Local Courte Faible
personnes d’échappement des véhicules
Destruction de la flore Destruction de la végétation par la coupe Flore Faible Local Longue Faible
des arbres sur le site et sur le trajet
Emission de bruit lors des travaux Nuisance sonore provoquée par le bruit Population Moyenne Local Courte Faible
des machines, les coups de pioche et
véhicules de transport lors de la
réalisation des tranchées ;
Le non-respect des valeurs Risque de dépravation des mœurs Population Moyenne Local Courte Moyenne
culturelles provoqué par la présence des travailleurs
étrangers
Opportunité d’emploi (recrutement Risque de conflits sociaux liés au Population Forte Local Courte Moyenne
de personnel étranger non qualifié) recrutement du personnel étranger non
qualifié
Rapport sexuel non protégé Risque de propagation des IST/VIH/Sida Population Forte Local Courte Moyenne
Economique Perturbation des activités économiques Population Moyenne Local Courte Moyenne

89
situées dans l’emprise du projet
Transformation du paysage et Destruction de plantes ornementales Flore/paysage Faible Local Courte Faible
destruction de biens physiques devant certaines maisons
Démolition de certaines terrasses
Manipulation du matériel et Risque de maladie respiratoire lié à Population Faible Local Courte Faible
équipements de travail l’exposition à la poussière
Construction des ouvrages Risque de blessure lié à la mauvaise Population Faible Local Courte Faible
qualité des ouvrages et manipulation de
matériels et équipements
Déplacement des véhicules et Risque d’accident de circulation lié à la Population Faible Local Courte Faible
autres engins mobilité des véhicules du chantier
Réalisation des tranchées dans Risque d’accident lié à l’existence de Population Faible Local Courte Faible
lesquels seront placés les tuyaux tranchés ouverts
PVC
Réalisation des tranchés pour Réduction de la mobilité des vieilles Population Faible Local Courte Faible
placer les tuyaux PVC personnes et ceux ayant des problèmes
de vision
Réalisation des tranchées le long Destruction des plantes ornementales Population Faible Local Courte Faible
des trottoirs Destruction des biens physiques
(terrasses, hangar etc.)
Gaspillage de l’eau/mauvaise Pollution du sol à cause de l’augmentation Sol Faible Local Moyenne Faible
gestion de l’eau des eaux usées liée au gaspillage de l’eau
Absence d’équipement de collecte Détérioration de la texture du sol à cause Sol Faible Local Moyenne Faible
de la stagnation de l’eau et présence de
boue par endroit
Fuite ou gaspillage de l’eau Pollution de l’air par l’odeur des eaux Air Faible Local Courte Faible
usées
La forte demande en eau Amenuisement de la quantité des eaux Eau Faible Local Courte Faible
souterraines
Gaspillage de l’eau Risque d’augmentation du taux de Population Faible Local Moyenne Faible
paludisme lié aux flaques d’eau et boue
dans lesquelles se multiplient les
moustiques
Appartenance des sites Risques de conflit lié à la gestion des sites Population Faible Local Courte Faible
Amélioration de la fourniture en eau Augmentation de l’insalubrité due au rejet Population Faible Local Courte Faible
eaux usées

90
Tableau 28 : Analyse et évaluation impacts environnementaux et sociaux et Matrice de détermination de l’importance de l’impact de la sous – composante 1.2

SOURCE D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS RECEPTEURS INTENSITE ETENDUE DUREE IMPORTANCE


D’IMPACTS
Présence des équipements/véhicules sur le Pollution du sol par des fuites accidentelles d’hydrocarbure Sol Faible Local Courte Faible
chantier
(Les huiles de moteur)
Utilisation d’engins lourd et creusement des Risque d’érosion du sol lié aux tranchés mal remblayé Sol Moyenne Local Longue Moyenne
tranchées
La mauvaise gestion des déchets solides et Détérioration de la texture du sol due à la mauvaise gestion des déchets Sol Faible Local Courte Moyenne
liquides solides et liquides
Lors du transport des biens et des personnes Pollution de la qualité de l’air par les gaz d’échappement des véhicules Air Faible Local Courte Faible
Emission de bruit lors des travaux Nuisance sonore provoquée par le bruit des machines, et véhicules de Population Moyenne Local Courte Faible
transport lors du matériel de réhabilitation
Le non-respect des valeurs culturelles Risque de dépravation des mœurs provoqué par la présence des Population Moyenne Local Courte Moyenne
travailleurs étrangers
Opportunité d’emploi (recrutement de Risque de conflits sociaux liés au recrutement du personnel étranger Population Forte Local Courte Moyenne
personnel étranger non qualifié) non qualifié
Rapport sexuel non protégé Risque de propagation des IST/VIH/Sida Population Forte Local Courte Moyenne
Economique Perturbation des activités économiques situées dans l’emprise du projet Population Moyenne Local Courte Moyenne
Manipulation du matériel et équipements de Risque de maladie respiratoire lié à l’exposition à la poussière Population Faible Local Courte Faible
travail
Réhabilitation Risque de blessure lié à la mauvaise qualité des ouvrages et Population Faible Local Courte Faible
manipulation de matériels et équipements
Déplacement des véhicules et autres engins Risque d’accident de circulation lié à la mobilité des véhicules du Population Faible Local Courte Faible
chantier
Gaspillage de l’eau/mauvaise gestion de l’eau Pollution du sol à cause de l’augmentation des eaux usées liée au Sol Faible Local Moyenne Faible
gaspillage de l’eau
Absence d’équipement de collecte Détérioration de la texture du sol à cause de la stagnation de l’eau et Sol Faible Local Moyenne Faible
présence de boue par endroit
Fuite ou gaspillage de l’eau Pollution de l’air par l’odeur des eaux usées Air Faible Local Courte Faible
La forte demande en eau Amenuisement de la quantité des eaux souterraines Eau Faible Local Courte Faible
Gaspillage de l’eau Risque d’augmentation du taux de paludisme lié aux flaques d’eau et Population Faible Local Moyenne Faible
boue dans lesquelles se multiplient les moustiques
Appartenance des sites Risques de conflit lié à la gestion des sites Population Faible Local Courte Faible

91
Tableau 29 : Analyse et évaluation de impacts environnementaux et sociaux et Matrice de détermination de l’importance de l’impact de la sous –
composante 1.3
RECEPTEURS
SOURCE D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS INTENSITE ETENDUE DUREE IMPORTANCE
D’IMPACTS
Présence des Pollution du sol par des fuites accidentelles d’hydrocarbure Sol Faible Local Courte Faible
équipements/véhicules sur le
chantier (Les huiles de moteur)
La mauvaise gestion des déchets Détérioration de la texture du sol due à la mauvaise gestion des Sol Faible Local Courte Moyenne
solides et liquides déchets solides et liquides
Lors du transport des biens et des Pollution de la qualité de l’air par les gaz d’échappement des Air Faible Local Courte Faible
personnes véhicules
Emission de bruit lors des travaux Nuisance sonore provoquée par le bruit des machines, les coups de Population Moyenne Local Courte Faible
pioche et véhicules de transport du matériel de réhabilitation
Le non-respect des valeurs Risque de dépravation des mœurs provoqué par la présence des Population Moyenne Local Courte Moyenne
culturelles travailleurs étrangers
Opportunité d’emploi (recrutement Risque de conflits sociaux liés au recrutement du personnel Population Forte Local Courte Moyenne
de personnel étranger non qualifié) étranger non qualifié
Rapport sexuel non protégé Risque de propagation des IST/VIH/Sida Population Forte Local Courte Moyenne
Economique Perturbation des activités économiques situées dans l’emprise du Population Moyenne Local Courte Moyenne
projet
Manipulation du matériel et Risque de maladie respiratoire lié à l’exposition à la poussière Population Faible Local Courte Faible
équipements de travail
Réhabilitation Risque de blessure lié à la mauvaise qualité des ouvrages et Population Faible Local Courte Faible
manipulation de matériels et équipements
Déplacement des véhicules et Risque d’accident de circulation lié à la mobilité des véhicules du Population Faible Local Courte Faible
autres engins chantier
Gaspillage de l’eau/mauvaise Pollution du sol à cause de l’augmentation des eaux usées liée au Sol Faible Local Moyenne Faible
gestion de l’eau gaspillage de l’eau
Absence d’équipement de collecte Détérioration de la texture du sol à cause de la stagnation de l’eau Sol Faible Local Moyenne Faible
et présence de boue par endroit
Fuite ou gaspillage de l’eau Pollution de l’air par l’odeur des eaux usées Air Faible Local Courte Faible
La forte demande en eau Amenuisement de la quantité des eaux souterraines Eau Faible Local Courte Faible
Gaspillage de l’eau Risque d’augmentation du taux de paludisme lié aux flaques d’eau Population Faible Local Moyenne Faible
et boue dans lesquelles se multiplient les moustiques
Appartenance des sites Risques de conflit lié à la gestion des sites Population Faible Local Courte Faible

92
Tableau 30 : Analyse et évaluation des impacts environnementaux et sociaux et Matrice de détermination de l’importance de l’impact de la sous –
composante 1.4
SOURCE D’IMPACTS IMPACTS NEGATIFS RECEPTEURS INTENSITE ETENDUE DUREE IMPORTANCE
D’IMPACTS
Présence des équipements/véhicules Pollution du sol par des fuites accidentelles d’hydrocarbure Sol Faible Local Courte Faible
sur le chantier
(Les huiles de moteur)
La mauvaise gestion des déchets Détérioration de la texture du sol due à la mauvaise gestion des Sol Faible Local Courte Moyenne
solides et liquides déchets solides et liquides
Lors du transport des biens et des Pollution de la qualité de l’air par les gaz d’échappement des Air Faible Local Courte Faible
personnes véhicules
Emission de bruit lors des travaux Nuisance sonore provoquée par le bruit des machines, Population Moyenne Local Courte Faible
véhicules;
Le non-respect des valeurs culturelles Risque de dépravation des mœurs provoqué par la présence Population Moyenne Local Courte Moyenne
des travailleurs étrangers
Opportunité d’emploi (recrutement de Risque de conflits sociaux liés au recrutement du personnel Population Forte Local Courte Moyenne
personnel étranger non qualifié) étranger non qualifié
Rapport sexuel non protégé Risque de propagation des IST/VIH/Sida Population Forte Local Courte Moyenne
Economique Perturbation des activités économiques situées dans l’emprise Population Moyenne Local Courte Moyenne
du projet
Manipulation du matériel et Risque de maladie respiratoire lié à l’exposition à la poussière Population Faible Local Courte Faible
équipements de travail
Réhabilitation Risque de blessure lié à la mauvaise qualité des ouvrages et Population Faible Local Courte Faible
manipulation de matériels et équipements
Déplacement des véhicules et autres Risque d’accident de circulation lié à la mobilité des véhicules Population Faible Local Courte Faible
engins du chantier
Gaspillage de l’eau/mauvaise gestion Pollution du sol à cause de l’augmentation des eaux usées liée Sol Faible Local Moyenne Faible
de l’eau au gaspillage de l’eau
Absence d’équipement de collecte Détérioration de la texture du sol à cause de la stagnation de Sol Faible Local Moyenne Faible
l’eau et présence de boue par endroit
Fuite ou gaspillage de l’eau Pollution de l’air par l’odeur des eaux usées Air Faible Local Courte Faible
La forte demande en eau Amenuisement de la quantité des eaux souterraines Eau Faible Local Courte Faible
Gaspillage de l’eau Risque d’augmentation du taux de paludisme lié aux flaques Population Faible Local Moyenne Faible
d’eau et boue dans lesquelles se multiplient les moustiques
Appartenance des sites Risques de conflit lié à la gestion des sites Population Faible Local Courte Faible

93
9.1. LES COÛTS DE MESURES D’ATTENUATION DU SOUS – PROJET N°1

Tableau 31 : Les coûts des mesures d’atténuations de sous - composante 1.1


IMPACTS NEGATIFS MESURES D’ATTENUATION COÛT
Perturbation des populations au Informer et sensibiliser les populations à travers des campagnes de proximité et la
5 000 000
démarrage des travaux radio
Pollution du sol par des fuites Faire le contrôle technique des véhicules destinés aux travaux ;
2 500 000
accidentelles d’hydrocarbure Eviter le contact des hydrocarbures avec le sol
Risque d’érosion du sol lié aux Utilisation des machines appropriées pour éviter le compactage du sol par du matériel
tranchés mal remblayé excessivement lourd
Remblayer les tranchées et mettre à l’état les ouvrages
Détérioration de la texture du sol Informer et sensibiliser les travailleurs du chantier sur la gestion des déchets
due à la mauvaise gestion des Prévoir un air de lavage du matériel et équipements de travail
déchets solides et liquides Prévoir des équipements (poubelles, latrines, fosses sceptique) pour recueillir les
déchets
Pollution de la qualité de l’air par les Limiter la circulation des camions de transport de terre et déterminer les voies de
émissions de poussière circulation ;
Assurer l’application de limites de vitesses des véhicules afin de réduire le
750 000
soulèvement de particule fine ;
Utiliser les abats poussières lorsque la ressource eau est disponible ;
Assurer le bon fonctionnement et l’entretien régulier des véhicules et équipements
Pollution de la qualité de l’air par les Faire le contrôle technique des véhicules destinés aux travaux.
gaz d’échappement des véhicules Faire régulièrement l’entretien des véhicules
Destruction de la végétation par la Limiter les pertes de végétation indigène ;
coupe des arbres sur le site et sur Planter des espèces locales compensatoires 2 000 000
le trajet
Nuisance sonore provoquée par le Utiliser de préférence les bétonnières à toupie plutôt que les petites bétonnières
bruit des machines, les coups de bruyantes ;
pioche et véhicules de transport lors Interdire aux conducteurs des engins de laisser tourner inutilement le moteur ; Sans objet
de la réalisation des tranchées ; Eviter de clac sonner inutilement
Travailler aux heures d’activité régulière autorisée
Risque de dépravation des mœurs Informer et sensibiliser les travailleurs des chantiers sur le respect des valeurs
provoqué par la présence des culturelles
travailleurs étrangers
Risque de conflits sociaux liés au Informer et sensibiliser les jeunes locaux sur les opportunités d’emploi Voir les coûts des
recrutement du personnel étranger Prioriser le recrutement des jeunes locaux non qualifiés mesures
non qualifié préventives
Risque de propagation des Informer et sensibiliser les travailleurs des chantiers et la population sur les IST/VIH et
IST/VIH/Sida Sida
Promouvoir et faciliter l’accès aux préservatifs
Perturbation des activités Informer et sensibiliser les commerçants installés dans l’emprise du projet
économiques situées dans Négocier leur déplacement des lieux qu’ils occupent avant le démarrage des activités
Une étude de PAR a
l’emprise du projet Prévoir des lieux de recasement pour les personnes dont l’activité est affectée
été menée. Il est
Destruction de plantes Adopter des mesures compensatoires des plantes ornementales
question d’actualisé
ornementales devant certaines Mettre à l’état les biens physiques affectés par le projet (terrasse etc.)
ses coûts
maisons Mettre à l’état les biens physiques affectés lors des travaux
Démolition de certaines terrasses
Risque de maladie respiratoire lié à Distribuer des Kits de protection (baudriers fluorescents, les casques, les bottes et les
6 000 000
l’exposition à la poussière gants de chantier) aux travailleurs
Risque de blessure lié à la Informer et sensibiliser les travailleurs sur les risques d’accident de travail et
mauvaise qualité des ouvrages et l’adoption de bons comportements
manipulation de matériels et Eviter le contact de la peau avec les produits chimiques
équipements Installer des panneaux de signalisation et de sécurité sur les chantiers
Prévoir un poste de secours pour les premiers soins en cas d’accident et un véhicule
d’évacuation

94
IMPACTS NEGATIFS MESURES D’ATTENUATION COÛT
Risque d’accident de circulation lié Sensibiliser les conducteurs sur le respect du code de la route
à la mobilité des véhicules du Limiter les vitesses des véhicules et engins tant sur le chantier que dans
chantier l’agglomération
Prévoir des panneaux d’indication tant sur le chantier qu’au niveau des carrefours
Risque d’accident lié à l’existence Diligenter l’excavation et le remblai des intersections
de tranchés ouverts Mettre des balises autour des tranchés afin d’éviter les accidents de
Réduction de la mobilité des vieilles Remblayer les devantures des concessions et excaver juste au moment d’installer les
Voir les coûts des
personnes et ceux ayant des tuyaux
mesures
problèmes de vision Eviter de laisser les tranchées ouvertes pendant de longues durées
préventives
Remblayer aussitôt les tranchées à la fin des travaux
Destruction des plantes Informer et sensibiliser les propriétaires avant le démarrage des travaux Une étude a été
ornementales Adopter des mesures compensatoires des plantes ornementales mené pour la PAR Il
Mettre à l’état les biens physiques affectés par le projet est question
Destruction des biens physiques d’actualiser ces
(terrasses, hangar etc.) coûts.
Pollution du sol à cause de Informer et sensibiliser les bénéficiaires sur la gestion rationnelle de l’eau
l’augmentation des eaux usées liée
au gaspillage de l’eau Voir coût pollution
Détérioration de la texture du sol à Réaliser des équipements de collecte de l’eau pour éviter le ruissellement et la du sol
cause de la stagnation de l’eau et stagnation
présence de boue par endroit
Pollution de l’air par l’odeur des Eviter le gaspillage de l’eau ;
Voir coût pollution
eaux usées Réaliser des équipements de collecte au niveau des lavages, bornes fontaine et
de l’air
ménages
Amenuisement de la quantité des Faire des IEC à l’endroit de la population afin d’éviter le gaspillage de l’eau ;
eaux souterraines Réhabiliter les réservoirs pour éviter les fuites d’eau
Risque d’augmentation du taux de Eviter le gaspillage et la fuite de l’eau à travers les ouvrages
paludisme lié aux flaques d’eau et Renforcer les capacités de prise en charge des structures de santé dans la prise en
boue dans lesquelles se multiplient charge du paludisme
Voir coût mesures
les moustiques
préventives
Risques de conflit lié à la gestion Eviter de réaliser bornes fontaines sur des sites privés
des sites Choisir des sites accessibles aux populations
Aménager les sites choisis par des équipements de collecte
Augmentation de l’insalubrité due Sensibiliser la population sur le gaspillage de l’eau
au rejet eaux usées
Coût total 16 250 000

95
Tableau 32 : Les coûts des mesures d’atténuations de la sous – composante 1.2

IMPACTS NEGATIFS MESURES D’ATTENUATION COÛT


Perturbation des populations au Informer et sensibiliser les populations à travers des campagnes de proximité et la 1 500 000
démarrage des travaux radio
Pollution du sol par des fuites Faire le contrôle technique des véhicules destinés aux travaux ; 1 500 000
accidentelles d’hydrocarbure Eviter le contact des hydrocarbures avec le sol
Pollution de la qualité de l’air par les Limiter la circulation des camions de transport de terre et déterminer les voies de 250 000
émissions de poussière circulation ;
Assurer l’application de limites de vitesses des véhicules afin de réduire le
soulèvement de particule fine ;
Utiliser les abats poussières lorsque la ressource eau est disponible ;
Assurer le bon fonctionnement et l’entretien régulier des véhicules et équipements
Pollution de la qualité de l’air par les Faire le contrôle technique des véhicules destinés aux travaux.
gaz d’échappement des véhicules Faire régulièrement l’entretien des véhicules
Nuisance sonore provoquée par le Utiliser de préférence les bétonnières à toupie plutôt que les petites bétonnières Sans objet
bruit des machines, les coups de bruyantes ;
pioche et véhicules de transport lors Interdire aux conducteurs des engins de laisser tourner inutilement le moteur ;
de la réalisation des tranchées ; Eviter de clac sonner inutilement
Travailler aux heures d’activité régulière autorisée
Risque de dépravation des mœurs Informer et sensibiliser les travailleurs des chantiers sur le respect des valeurs Voir les coûts de
provoqué par la présence des culturelles sensibilisation
travailleurs étrangers des populations
Risque de conflits sociaux liés au Informer et sensibiliser les jeunes locaux sur les opportunités d’emploi
recrutement du personnel étranger Prioriser le recrutement des jeunes locaux non qualifiés
non qualifié
Risque de propagation des Informer et sensibiliser les travailleurs des chantiers et la population sur les IST/VIH et
IST/VIH/Sida Sida
Promouvoir et faciliter l’accès aux préservatifs
Risque de maladie respiratoire lié à Distribuer des Kits de protection (baudriers fluorescents, les casques, les bottes et les 500 000
l’utilisation des peintures gants de chantier) aux travailleurs
Risque de blessure lié à la Informer et sensibiliser les travailleurs sur les risques d’accident de travail et 500 000
mauvaise qualité des ouvrages et l’adoption de bons comportements
manipulation de matériels et Eviter le contact de la peau avec les produits chimiques
équipements Installer des panneaux de signalisation et de sécurité sur les chantiers
Prévoir un poste de secours pour les premiers soins en cas d’accident et un véhicule
d’évacuation
Risque d’accident de circulation lié Sensibiliser les conducteurs sur le respect du code de la route Voir les coûts de
à la mobilité des véhicules du Limiter les vitesses des véhicules et engins tant sur le chantier que dans sensibilisation
chantier l’agglomération des populations
Prévoir des panneaux d’indication tant sur le chantier qu’au niveau des carrefours
Pollution de l’air par l’odeur de Eviter le gaspillage de l’eau ; Voir coût
peintures Réaliser des équipements de collecte au niveau des lavages, bornes fontaine et pollution de l’air
ménages
Risques de conflit lié à la gestion Eviter de réaliser bornes fontaines sur des sites privés Voir les coûts de
des sites Choisir des sites accessibles aux populations sensibilisation
Aménager les sites choisis par des équipements de collecte des populations
Coût total 4 250 000

96
Tableau 33 : Les coûts des mesures d’atténuations de la sous – composante 1.3

IMPACTS NEGATIFS MESURES D’ATTENUATION COÛT


Perturbation des populations au Informer et sensibiliser les populations à travers des campagnes de proximité et la 1 500 000
démarrage des travaux radio
Pollution du sol par des fuites Faire le contrôle technique des véhicules destinés aux travaux ;
accidentelles d’hydrocarbure Eviter le contact des hydrocarbures avec le sol 1 500 000
Pollution de la qualité de l’air par les Limiter la circulation des camions de transport de terre et déterminer les voies de
émissions de poussière circulation ;
Assurer l’application de limites de vitesses des véhicules afin de réduire le 250 000
soulèvement de particule fine ;
Utiliser les abats poussières lorsque la ressource eau est disponible ;
Assurer le bon fonctionnement et l’entretien régulier des véhicules et équipements
Pollution de la qualité de l’air par les Faire le contrôle technique des véhicules destinés aux travaux.
gaz d’échappement des véhicules Faire régulièrement l’entretien des véhicules
Nuisance sonore provoquée par le Utiliser de préférence les bétonnières à toupie plutôt que les petites bétonnières
bruit des machines, les coups de bruyantes ; Sans objet
pioche et véhicules de transport lors Interdire aux conducteurs des engins de laisser tourner inutilement le moteur ;
de la réalisation des tranchées ; Eviter de clac sonner inutilement
Travailler aux heures d’activité régulière autorisée
Risque de dépravation des mœurs Informer et sensibiliser les travailleurs des chantiers sur le respect des valeurs
provoqué par la présence des culturelles Voir les coûts de
travailleurs étrangers sensibilisation
Risque de conflits sociaux liés au Informer et sensibiliser les jeunes locaux sur les opportunités d’emploi des populations
recrutement du personnel étranger Prioriser le recrutement des jeunes locaux non qualifiés
non qualifié
Risque de propagation des Informer et sensibiliser les travailleurs des chantiers et la population sur les IST/VIH et
IST/VIH/Sida Sida
Promouvoir et faciliter l’accès aux préservatifs
Risque de maladie respiratoire lié à Distribuer des Kits de protection (baudriers fluorescents, les casques, les bottes et les 500 000
l’utilisation des peintures gants de chantier) aux travailleurs
Risque de blessure lié à la Informer et sensibiliser les travailleurs sur les risques d’accident de travail et 500 000
mauvaise qualité des ouvrages et l’adoption de bons comportements
manipulation de matériels et Eviter le contact de la peau avec les produits chimiques
équipements Installer des panneaux de signalisation et de sécurité sur les chantiers
Prévoir un poste de secours pour les premiers soins en cas d’accident et un véhicule
d’évacuation
Risque d’accident de circulation lié Sensibiliser les conducteurs sur le respect du code de la route Voir les coûts de
à la mobilité des véhicules du Limiter les vitesses des véhicules et engins tant sur le chantier que dans sensibilisation
chantier l’agglomération des populations
Prévoir des panneaux d’indication tant sur le chantier qu’au niveau des carrefours
Pollution de l’air par l’odeur de Eviter le gaspillage de l’eau ; Voir coût
peintures Réaliser des équipements de collecte au niveau des lavages, bornes fontaine et pollution de l’air
ménages
Risques de conflit lié à la gestion Eviter de réaliser bornes fontaines sur des sites privés Voir les coûts de
des sites Choisir des sites accessibles aux populations sensibilisation
Aménager les sites choisis par des équipements de collecte des populations
Coût total 4 250 000

97
Tableau 34 : Les coûts des mesures d’atténuations de la sous – composante 1.4

IMPACTS NEGATIFS MESURES D’ATTENUATION COÛT


Perturbation des populations au Informer et sensibiliser les populations à travers des campagnes de proximité et la
1 500 000
démarrage des travaux radio
Pollution du sol par des fuites Faire le contrôle technique des véhicules destinés aux travaux ;
accidentelles d’hydrocarbure Eviter le contact des hydrocarbures avec le sol 1 500 000
Pollution de la qualité de l’air par les Limiter la circulation des camions de transport de terre et déterminer les voies de
émissions de poussière circulation ;
Assurer l’application de limites de vitesses des véhicules afin de réduire le
soulèvement de particule fine ;
Utiliser les abats poussières lorsque la ressource eau est disponible ;
250 000
Assurer le bon fonctionnement et l’entretien régulier des véhicules et équipements
Pollution de la qualité de l’air par les Faire le contrôle technique des véhicules destinés aux travaux.
gaz d’échappement des véhicules Faire régulièrement l’entretien des véhicules
Nuisance sonore provoquée par le Utiliser de préférence les bétonnières à toupie plutôt que les petites bétonnières Sans objet
bruit des machines, les coups de bruyantes ;
pioche et véhicules de transport lors Interdire aux conducteurs des engins de laisser tourner inutilement le moteur ;
de la réalisation des tranchées ; Eviter de clac sonner inutilement
Travailler aux heures d’activité régulière autorisée
Risque de dépravation des mœurs Informer et sensibiliser les travailleurs des chantiers sur le respect des valeurs Voir les coûts de
provoqué par la présence des culturelles sensibilisation
travailleurs étrangers des populations
Risque de conflits sociaux liés au Informer et sensibiliser les jeunes locaux sur les opportunités d’emploi
recrutement du personnel étranger Prioriser le recrutement des jeunes locaux non qualifiés
non qualifié
Risque de propagation des Informer et sensibiliser les travailleurs des chantiers et la population sur les IST/VIH et
IST/VIH/Sida Sida
Promouvoir et faciliter l’accès aux préservatifs
Risque de maladie respiratoire lié à Distribuer des Kits de protection (baudriers fluorescents, les casques, les bottes et les
500 000
l’utilisation des peintures gants de chantier) aux travailleurs
Risque de blessure lié à la Informer et sensibiliser les travailleurs sur les risques d’accident de travail et
mauvaise qualité des ouvrages et l’adoption de bons comportements
manipulation de matériels et Eviter le contact de la peau avec les produits chimiques
500 000
équipements Installer des panneaux de signalisation et de sécurité sur les chantiers
Prévoir un poste de secours pour les premiers soins en cas d’accident et un véhicule
d’évacuation
Risque d’accident de circulation lié Sensibiliser les conducteurs sur le respect du code de la route Voir les coûts de
à la mobilité des véhicules du Limiter les vitesses des véhicules et engins tant sur le chantier que dans sensibilisation
chantier l’agglomération des populations
Prévoir des panneaux d’indication tant sur le chantier qu’au niveau des carrefours
Pollution de l’air par l’odeur de Eviter le gaspillage de l’eau ; Voir coût
peintures Réaliser des équipements de collecte au niveau des lavages, bornes fontaine et pollution de l’air
ménages
Risques de conflit lié à la gestion Eviter de réaliser bornes fontaines sur des sites privés Voir les coûts de
des sites Choisir des sites accessibles aux populations sensibilisation
Aménager les sites choisis par des équipements de collecte des populations
Coût total 4 250 000

98
9.2. SYNTHÈSE DES COÛTS DE MESURES D’ATTÉNUATION

PRINCIPALES MESURES DE LA SOUS - OMPOSANTE 1.1 DE 750 M 3 COÛTS ESTIMATIFS F/FCA


Informer et sensibiliser les populations à travers des campagnes 5 000 000
Installer les panneaux de signalisation 750 000
Contrôle technique des engins et des véhicules 2 500 000
Planter des espèces locales compensatoires 2 000 000
Distribuer des EPI, le Kits 6 000 000
S/TOTAL1 16 250 000
PRINCIPALES MESURES DE LA SOUS – COMPOSANTE 1.2 DE 130 M3 COÛTS ESTIMATIFS F/FCA
Information et sensibilisation des populations 1 500 000
Dépollution de la qualité des sols 1 500 000
Lutter contre la pollution de l’air par l’arrosage et port des caches nez 250 000
Prévenir les risques de maladies 500 000
Prévenir les risques de blessures 500 000
S/TOTAL3 4 250 000
PRINCIPALES MESURES DE LA SOUS – COMPOSANTE 1.3 DE 80 M3 COÛTS ESTIMATIFS F/FCA
Information et sensibilisation des populations 1 500 000
Dépollution de la qualité des sols 1 500 000
Lutter contre la pollution de l’air par l’arrosage et port des caches nez 250 000
Prévenir les risques de maladies 500 000
Prévenir les risques de blessures 500 000
S/TOTAL3 4 250 000
PRINCIPALES MESURES DE LA SOUS - COMPOSANTE 1.4. DE 300 M 3 COÛTS ESTIMATIFS F/FCA
Information et sensibilisation des populations 1 500 000
Dépollution de la qualité des sols 1 500 000
Lutter contre la pollution de l’air par l’arrosage et port des caches nez 250 000
Prévenir les risques de maladies 500 000
Prévenir les risques de blessures 500 000
S/TOTAL4 4 250 000
COÛT ESTIMATIF DU PGES (S/TOTAL1+S/TOTAL2+S/TOTAL3+S/TOAL4) 29 000 000

99
9.3. INDICATEURS DE SUIVI ET DE SURVEILLANCE DU SOUS – PROJET N°1

Tableau 35 : Période et la fréquence de suivi et surveillance de la composante 1.1

COMPOSANTES ELEMENTS DE SUIVI INDICATEURS DE SUIVI PERIODICITE RESPONSABLE


ENVIRONNEMENTALES ET SURVEILLANCE EXECUTION ACTEURS DU SUIVI
VALORISEES
Pollution du sol par des Nombre de contrôle Bureau de contrôle
fuites accidentelles technique des véhicules
d’hydrocarbure/ effectué ; AAAC
Sols érosion du sol liée aux Contrôle des surfaces Mensuelle Promoteur
tranchées/détérioration de occupées par les engins
la qualité du sol à cause Vérification de l’état des
des déchets solides et tranchées remblayées
liquides
Amenuisement de la Supervision des campagnes
Eaux souterraines quantité des eaux d’IEC sur le gaspillage de
souterraines l’eau ; Mensuelle Promoteur
Contrôle technique de l’état
des ouvrages/réservoir
Pollution de la qualité de Nombre de contrôle Bureau de contrôle
l’air par les émissions de technique des véhicules
Air poussière et gaz réalisé Mensuelle Promoteur AAAC
d’échappement Existence de PV de suivi
des véhicules
Surveillance régulière des
émissions de gaz
Destruction de la Contrôle des mesures Bureau de contrôle
Flore végétation par la coupe environnementales effectué
des arbres sur le site et sur régulièrement Hebdomadaire Promoteur AAAC
le trajet Vérification de l’application
des mesures
compensatoires
Nuisance sonore Contrôle des émissions de Bureau de contrôle
Nuisances sonores provoquée par le bruit des bruit ;
machines, les coups de Contrôle régulier du respect Hebdomadaire Promoteur AAAC
pioche et véhicules de des heures de travail ;
transport lors de la
réalisation des tranchées ;
Population Risque de dépravation des Supervision des campagnes Bureau de contrôle
mœurs, de maladie d’IEC sur les IST/VIH/Sida ; Mensuelle Promoteur
IST/VIH/Sida Nombre d’enquête en AAAC
rapport avec la dépravation
des mœurs effectué
Population Risque d’augmentation du Supervision des campagnes
taux de paludisme lié aux d’IEC sur le rejet des eaux
flaques d’eau et boue dans usées dans les rues Hebdomadaire Promoteur
lesquelles se multiplient les Contrôle des mesures
moustiques d’hygiène et assainissement
Risque de conflits sociaux Supervision des procédures Bureau de contrôle
Population liés au recrutement du de recrutement
personnel étranger non Supervision la mise en Mensuelle Promoteur AAAC
qualifié/pertes d’activités œuvre du PAR
économiques
Population Risque d’accident de Contrôle du respect du code

100
COMPOSANTES ELEMENTS DE SUIVI INDICATEURS DE SUIVI PERIODICITE RESPONSABLE
ENVIRONNEMENTALES ET SURVEILLANCE EXECUTION ACTEURS DU SUIVI
VALORISEES
circulation/réduction de la de la route Mensuelle Promoteur
mobilité/obstruction et Contrôle du respect des
dégradation des voies mesures environnementales
Travailleurs des chantiers Risque d’accident de travail Contrôle du respect des Bureau de contrôle
mesures de protection et de Mensuelle Promoteur AAAC
sécurité des travailleurs
Appartenance du site Risque de conflit lié à la Vérification du titre de
gestion du site propriété du site
Contrôle de la procédure Mensuelle Promoteur
d’expropriation de terrain
pour la construction des
bornes fontaines
et le dédommagement des
propriétaires des espaces

101
Tableau 36 : Période et la fréquence de suivi et surveillance de la composante 1.2

COMPOSANTES ELEMENTS DE SUIVI INDICATEURS DE SUIVI ET PERIODICITE RESPONSABLE


ENVIRONNEMENTA SURVEILLANCE EXECUTION ACTEURS DU SUIVI
LES VALORISEES
Pollution du sol par des fuites Nombre de contrôle technique Bureau de contrôle
accidentelles d’hydrocarbure/ des véhicules effectué ;
Sols érosion du sol liée aux Contrôle des surfaces occupées AAAC
tranchées/détérioration de la par les engins Mensuelle Promoteur
qualité du sol à cause des Vérification de l’état des
déchets solides et liquides tranchées remblayées
Amenuisement de la quantité Supervision des campagnes Bureau de contrôle
Eaux souterraines des eaux souterraines d’IEC sur le gaspillage de l’eau ; Mensuelle Promoteur
Contrôle technique de l’état des AAAC
ouvrages/réservoir
Air Pollution de la qualité de l’air Nombre de contrôle technique Bureau de contrôle
par les émissions de des véhicules réalisé
poussière et gaz Existence de PV de suivi des Mensuelle Promoteur AAAC
d’échappement véhicules
Surveillance régulière des
émissions de gaz
Nuisance sonore provoquée Contrôle des émissions de Bureau de contrôle
Nuisances sonores par le bruit des machines, les bruit ;
coups de pioche et véhicules Contrôle régulier du respect des Hebdomadaire Promoteur AAAC
de transport lors de la heures de travail ;
réalisation des tranchées ;
Population Risque de dépravation des Supervision des campagnes Bureau de contrôle
mœurs, de maladie d’IEC sur les IST/VIH/Sida ; Mensuelle Promoteur
IST/VIH/Sida Nombre d’enquête en rapport AAAC
avec la dépravation des mœurs
effectué
Population Risque d’augmentation du Supervision des campagnes Bureau de contrôle
taux de paludisme lié aux d’IEC sur le rejet des eaux
flaques d’eau et boue dans usées dans les rues Hebdomadaire Promoteur AAAC
lesquelles se multiplient les Contrôle des mesures d’hygiène
moustiques et assainissement
Risque de conflits sociaux liés Supervision des procédures de Bureau de contrôle
Population au recrutement du personnel recrutement
étranger non qualifié/pertes Supervision la mise en œuvre Mensuelle Promoteur AAAC
d’activités économiques du PAR
Population Risque d’accident de Contrôle du respect du code de Bureau de contrôle
circulation/réduction de la la route Mensuelle Promoteur
mobilité/obstruction et Contrôle du respect des AAAC
dégradation des voies mesures environnementales
Travailleurs des Risque d’accident de travail Contrôle du respect des Bureau de contrôle
chantiers mesures de protection et de Mensuelle Promoteur AAAC
sécurité des travailleurs
Appartenance du site Risque de conflit lié à la Vérification du titre de propriété
gestion du site du site
Contrôle de la procédure Mensuelle Promoteur
d’expropriation de terrain pour la
construction des bornes
fontaines
et le dédommagement des
propriétaires des espaces
Tableau 37 : Période et la fréquence de suivi et surveillance de la sous – composante 1.3

102
COMPOSANTES ELEMENTS DE SUIVI INDICATEURS DE SUIVI ET PERIODICITE RESPONSABLE
ENVIRONNEMENTA SURVEILLANCE EXECUTION ACTEURS DU SUIVI
LES VALORISEES
Pollution du sol par des fuites Nombre de contrôle technique des Bureau de contrôle
accidentelles d’hydrocarbure/ véhicules effectué ;
érosion du sol liée aux Contrôle des surfaces occupées par Mensuelle Promoteur AAAC
Sols tranchées/détérioration de la les engins
qualité du sol à cause des Vérification de l’état des tranchées
déchets solides et liquides remblayées
Amenuisement de la quantité Supervision des campagnes d’IEC Bureau de contrôle
Eaux souterraines des eaux souterraines sur le gaspillage de l’eau ; AAAC
Mensuelle Promoteur
Contrôle technique de l’état des
ouvrages/réservoir
Pollution de la qualité de l’air Nombre de contrôle technique des Bureau de contrôle
Air par les émissions de véhicules réalisé Mensuelle Promoteur AAAC
poussière et gaz Existence de PV de suivi des
d’échappement véhicules
Surveillance régulière des émissions
de gaz
Nuisance sonore provoquée Contrôle des émissions de bruit ; Bureau de contrôle
Nuisances sonores par le bruit des machines, les Contrôle régulier du respect des Hebdomadaire Promoteur AAAC
coups de pioche et véhicules heures de travail ;
de transport lors de la
réalisation des tranchées ;
Population Risque de dépravation des Supervision des campagnes d’IEC Bureau de contrôle
mœurs, de maladie sur les IST/VIH/Sida ; Mensuelle Promoteur
IST/VIH/Sida AAAC
Nombre d’enquête en rapport avec
la dépravation des mœurs effectué
Population Risque d’augmentation du Supervision des campagnes d’IEC
taux de paludisme lié aux sur le rejet des eaux usées dans les
flaques d’eau et boue dans rues Hebdomadaire Promoteur
lesquelles se multiplient les Contrôle des mesures d’hygiène et
moustiques assainissement
Risque de conflits sociaux liés Supervision des procédures de Bureau de contrôle
Population au recrutement du personnel recrutement Mensuelle Promoteur AAAC
étranger non qualifié/pertes Supervision la mise en œuvre du
d’activités économiques PAR
Population Risque d’accident de Contrôle du respect du code de la
circulation/réduction de la route Mensuelle Promoteur
mobilité/obstruction et Contrôle du respect des mesures
dégradation des voies environnementales
Travailleurs des Risque d’accident de travail Contrôle du respect des mesures de Bureau de contrôle
chantiers protection et de sécurité des Mensuelle Promoteur AAAC
travailleurs
Appartenance du site Risque de conflit lié à la Vérification du titre de propriété du
gestion du site site
Contrôle de la procédure Mensuelle Promoteur
d’expropriation de terrain pour la
construction des bornes fontaines
et le dédommagement des
propriétaires des espaces
Tableau 38 : Période et la fréquence de suivi et surveillance de la sous – composante 1.4

COMPOSANTES ELEMENTS DE SUIVI INDICATEURS DE SUIVI ET PERIODICITE RESPONSABLE


ENVIRONNEMENT SURVEILLANCE EXECUTION ACTEURS DU

103
ALES SUIVI
VALORISEES
Pollution du sol par des Nombre de contrôle technique des Bureau de contrôle
fuites accidentelles véhicules effectué ;
d’hydrocarbure/ Contrôle des surfaces occupées par AAAC
Sols érosion du sol liée aux les engins Mensuelle Promoteur
tranchées/détérioration de Vérification de l’état des tranchées
la qualité du sol à cause remblayées
des déchets solides et
liquides
Amenuisement de la Supervision des campagnes d’IEC Bureau de contrôle
Eaux souterraines quantité des eaux sur le gaspillage de l’eau ;
souterraines Contrôle technique de l’état des Mensuelle Promoteur AAAC
ouvrages/réservoir
Pollution de la qualité de Nombre de contrôle technique des Bureau de contrôle
l’air par les émissions de véhicules réalisé
Air poussière et gaz Existence de PV de suivi des Mensuelle Promoteur AAAC
d’échappement véhicules
Surveillance régulière des émissions
de gaz
Nuisance sonore Contrôle des émissions de bruit ; Bureau de contrôle
Nuisances sonores provoquée par le bruit des Contrôle régulier du respect des
machines, les coups de heures de travail ; Hebdomadaire Promoteur AAAC
pioche et véhicules de
transport lors de la
réalisation des tranchées ;
Population Risque de dépravation des Supervision des campagnes d’IEC Bureau de contrôle
mœurs, de maladie sur les IST/VIH/Sida ; Mensuelle Promoteur
IST/VIH/Sida AAAC
Nombre d’enquête en rapport avec
la dépravation des mœurs effectué
Risque de conflits sociaux Supervision des procédures de Bureau de contrôle
Population liés au recrutement du recrutement
personnel étranger non Mensuelle Promoteur AAAC
qualifié/pertes d’activités Supervision la mise en œuvre du
économiques PAR
Population Risque d’accident de Contrôle du respect du code de la Bureau de contrôle
circulation/réduction de la route. Contrôle du respect des Mensuelle Promoteur
mobilité/obstruction et mesures environnementales AAAC
dégradation des voies
Travailleurs des Risque d’accident de travail Contrôle du respect des mesures de Bureau de contrôle
chantiers protection et de sécurité des Mensuelle Promoteur AAAC
travailleurs
Appartenance du Risque de conflit lié à la Vérification du titre de propriété du Bureau de contrôle
site gestion du site site
Contrôle de la procédure Mensuelle Promoteur AAAC
d’expropriation de terrain pour la
construction des bornes fontaines
et le dédommagement des
propriétaires des espaces

104
X. GESTION RISQUES D’ACCIDENT ET DES IMPACTS DU PROJET N°1

L’évaluation des risques est une opération préliminaire indispensable qui concerne principalement la prévention.
Un risque d’accident doit être connu avant de prendre des mesures pour prévenir sa survenance. Qu’une tâche
accomplie sur le lieu de travail puisse donner lieu à un accident n’apparaît pas toujours clairement.
C’est pourquoi on procède à une évaluation des risques. L’évaluation des risques utilise souvent les termes
danger et risque, de sorte qu’il convient d’en préciser la signification :
• un danger désigne toute situation susceptible de causer un dommage,
• un risque désigne la probabilité que le danger se réalise, provoquant un dommage réel.
Une fois défini le travail à accomplir, l’évaluation des risques donne une vision plus claire des défauts éventuels
et de la gravité potentielle d’un accident. Elle implique de suivre un modèle donné qui permet d’évaluer le risque.
Le pivot de toute évaluation des risques est l'application de principes fondamentaux de santé et de sécurité.

10.1. Concept risque et méthodologie

10.1.1. Enjeux

En plus des enjeux en rapport avec la règlementation nationale et internationale, la prise en compte de l’approche
risque, est liée à un certain nombre d’enjeux notamment :
♦ Les enjeux économiques et financiers par la génération des coûts importants en cas de survenue d’un
incident : On parlera de coûts directs (sur l’effet) et indirects (le retour à un état normal)
♦Les enjeux humains et sociaux perçus soit par une totale implication des acteurs métiers ou soit
l’apparence d’une démotivation, suspicion affectant considérablement le climat social
♦Les enjeux managériaux et décisionnels dont l’intérêt serait de se tourner vers la priorisation des actions
de prévention à réaliser dans les délais requis pour minimiser au maximum toute potentialité de nuisance à
l’endroit du personnel, des actifs, de l’environnement ainsi que la réputation de l’organisme.

10.1.2 Approche définitions du Risque

En santé et sécurité au travail, la définition du terme « risque » est un préalable pour savoir ce que c’est qu’un
danger. En effet, on pourrait constater une distinction véritable entre la notion du risque et celle du danger ; le
danger est la propriété ou capacité intrinsèque d’un équipement, d’une méthode ou d’une substance à causer un
dommage pour la santé ou la sécurité de l’homme.
Le risque serait tout simplement la probabilité de voir se manifester un dommage de part une quelconque exposition
au danger. En d’autres termes, le risque professionnel est perçu comme une éventualité permanente de toutes les
situations de travail, plus ou moins probable et dommageable selon la nature du travail et les conditions dans
lesquelles l'activité professionnelle est exercée. Il revêt en lui la cause capable de provoquer une lésion ou une
atteinte à la santé.
À titre d’évaluation, les risques (R) sont côtés suivant deux critères : probabilité de l'évènement non souhaité (P) qui
prend en compte la probabilité d’apparition, la fréquence d’exposition, la durée d’exposition et la gravité du dommage
causé (G), par son intensité et/ou son étendue.

On en déduit donc que R = P x G ; où R = C = niveau de Criticité du risque

10.1.3. Méthodologie de l’approche

La démarche de maîtrise ou de prévention doit être construite dans le cadre d’un processus dynamique en tenant
compte de l’évolution des facteurs humains, techniques et organisationnels. En effet, l’approche méthodique

105
s’inspire du principe fondateur d’Edwards DEMING nommé Roue de l’amélioration continue ou le PDCA (Planifier –
Réaliser – Vérifier – Améliorer).
Tableau 39 : Approche méthodologique PDCA

PDCA ETAPES DE L’ETUDE


PLAN Constituer une équipe de travail et définir un programme d’exécution
Identifier des situations, des conditions ou des actes dangereux associés
Évaluer les risques liés aux conditions sus-identifiées
DO Déterminer les mesures de contrôle et de confinement aux risques dans leur intégralité
Élaborer et mettre en œuvre le plan des actions
CHECK Analyser l’efficacité des actions entreprises
ACT Faire des recommandations d’amélioration

10.2. Analyse des risques inhérents aux travaux

10.2.1. Identification des situations dangereuses potentielles

Il sera procédé à l’identification par phase, d’une liste presqu’exhaustive de tous les dangers et/ou toutes les
situations dangereuses susceptibles d’avoir un potentiel de nuisance sur le personnel de l’entreprise des travaux,
ses sous-traitants et même sur les populations au voisinage.

106
Tableau 40 : Situations dangereuses potentielles en fonction des phases et la consistance des travaux

PHASE PROJET CONSISTANCE TRAVAUX SITUATIONS DANGEREUSES POTENTIELLES

H1- Objet et équipement en hauteur


H2- Dangers en situation dynamique (transport, excès de vitesse, circulation
d’engins roulants, etc.)
H3- Conditions météorologiques (orage, pluie, etc.)
H4- Installation des canalisations et placement des PVC et en amiante
A1- Acquisition des terrains ;
H5- Émission de fumée issue des gaz d’échappement
A2- Transport et manutention des engins, machinerie et équipements ;
PH1 H6- Émission de poussière
A3- Stockage machinerie et équipements ;
Phase préparatoire ou de pré- H7- Effort physique (manutention manuelle des charges)
A4- Recrutement des manœuvres ;
construction H8- Présence de Bruit
A5- Installation base de chantier ;
H9- Dangers liés à la sûreté (chapardage, vol, etc.)
A6- Terrassement pour le dégagement des emprises.
H10- Co activité
H11- Agents transmissibles par le sang et par les sécrétions (IST-VIH, , etc.)
H12- Agents transmissibles par les insectes (paludisme, etc.)
H13- Présence de reptiles (du fait des zones buissonnantes, de broussailles,
etc.)
H1- Objet et équipement en hauteur
H2- Circulation d’engins roulants
H3- Conditions météorologiques (orage, pluie, etc.)
H5- Émission de fumée (gaz d’échappement, soudure, etc.)
A1- Travaux de fouille
H6- Émission de poussière
PH2 A2- Travaux de génie civil
H7- Effort physique (manutention manuelle des charges)
Phase de construction des A3- Implantation supports : Pose, levage, alignement, calage des
infrastructures supports, enfouissement, bétonnage, armement ; H8- Présence de Bruit

A4- Raccordement des tuyaux de distribution d’eau H10- Co activité


H11- Agents transmissibles par le sang et par les sécrétions (IST-VIH, , etc.)
H12- Agents transmissibles par les insectes (paludisme, etc.)
H13- Présence de reptiles (du fait des zones buissonnantes, de broussailles,
etc.)
107
PHASE PROJET CONSISTANCE TRAVAUX SITUATIONS DANGEREUSES POTENTIELLES

H14- Opérations en hauteur


H15- Utilisation d’outils à main dangereux et tranchants
H16- Opérations en bordure ou sur la voie
H17- Appareils de soudure
H18- Béton
H19- Charge de travail (contrainte délai)
H3- Conditions météorologiques (orage, pluie, etc.)
H10- Co activité
H14- Opérations en hauteur
PH3 A1- Travaux de maintenance et d’entretien des infrastructures ; y H15- Utilisation d’outils à main dangereux et tranchants
Phase d’exploitation compris le renforcement H16- Opérations en bordure ou sur le trottoirs
H17- Appareils de soudure
H18- Substances nocives (huile pour TFO)
H19- Charges stockée (foudre, condensateurs)

108
10.2.2. Identification des risques associes

10.2.2.1. Risques et Effets de risque


Dans ce paragraphe, l’identification des risques est associée à chaque situation dangereuse ou danger. Il est évident
qu’un risque soit lié à un certain nombre de facteurs (aussi connu sous l’appellation de ‘menace risque’), toutefois, il
sera plutôt mis en exergue les dommages susceptibles de prendre forme lorsque le risque se matérialise. Ces
dommages sont connus sous le nom d’effet risque.

Tableau 41 : Risques associés et effets du risque

SITUATIONS DANGEREUSES POTENTIELLES RISQUES ASSOCIES EFFETS DU RISQUE


Risque de chute d’objet ou
H1- Objet et équipement en hauteur Blessures majeures, Fatalité
d’équipement en hauteur
H2- Dangers en situation dynamique (transport,
Risque routier (accident, collision,
excès de vitesse, circulation d’engins roulants, Blessures majeures, Fatalité
etc.)
etc.)
H3- Conditions météorologiques (orage, pluie, Risque routier dû à une visibilité
* Blessures majeures, Fatalité
etc.) réduite

H4- Installation et branchement des tuyaux de Risque pendant le creusement des * Blessures majeures ou, Fatalité
distribution d’eau tranchées

H5- Émission de fumée issue des gaz Exposition à la fumée des engins
Maladie professionnelle (respiratoire)
d’échappement, des opérations de soudage, etc. et des équipements
H6- Émission de poussière Exposition à la poussière Maladie professionnelle (respiratoire)
H7- Effort physique (manutention manuelle des
Exposition aux charges lourdes Maladie professionnelle
charges)
H8- Présence de Bruit Exposition au bruit Maladie professionnelle
Risque lié à la sûreté
H9- Danger liés à la sûreté (chapardage, vol, etc.) Blessures majeures, Fatalité
(chapardage, vol, etc.)
H10- Co activité Risque lié à la Co-activité Blessures majeures, Fatalité
H11- Agents transmissibles par le sang et par les Exposition au sang ou sécrétions
Maladie, infection
sécrétions (IST-VIH etc.) contaminées
H12- Agents transmissibles par les insectes Exposition à des agents Maladie, autres pathologies
(paludisme, etc.) pathogènes transmises
H13- Présence de reptiles (du fait des zones Exposition aux piqures et
Blessures allant jusqu’au décès
buissonnantes, de broussailles, etc.) morsures de serpents
H14- Opérations en hauteur Risque de chute de hauteur Blessures majeures, Fatalité
H15- Utilisation d’outils à main dangereux et
Exposition à l’outillage à risque Blessures légères
tranchants
Risque routier (accident, collision,
H16- Opérations en bordure ou sur le chaussée Blessures majeures, Fatalité
etc.)
H17- Béton Exposition au béton Éruption cutanée
Risque lié aux charges énormes Blessures allant jusqu’à la fatalité
H18- Charge de travail (contrainte délai)
de travail dues au stress
H19- Substances nocives (huile pour TFO) Exposition aux substances Brûlure/éruption cutanée, blessures

109
SITUATIONS DANGEREUSES POTENTIELLES RISQUES ASSOCIES EFFETS DU RISQUE
nocives
H20- Surface thermique (TFO) Exposition aux surfaces chaudes Brûlure cutanée, blessures
Exposition aux décharges
H21- Charge stockée (foudre, condensateurs) Électrisation, électrocution
électriques

10.2.2.2. Cartographie risque


En considération de toutes les phases du projet, ainsi que des dangers ou situations dangereuses identifiées, les
risques inhérents sus-indiqués et classifiés se présentent comme suit :
R1 : Risque de chute d’objet ou d’équipement en hauteur
R2 : Risque routier, lié à la circulation (accident, collision, etc.)
R3 : Exposition à la fumée des engins et des équipements
R4 : Exposition à la poussière
R5 : Exposition aux charges lourdes
R6 : Exposition au bruit
R7 : Risque lié à la sûreté
R8 : Risque lié à la Co-activité
R9 : Exposition au sang contaminé et agents pathogènes
R10 : Exposition aux piqures et morsures de reptiles
R11 : Risque de chute de hauteur
R12 : Exposition aux outils dangereux
R13 : Exposition au béton
R14 : Risque lié aux charges énormes de travail
R15: Exposition aux surfaces chaudes
R16: Exposition aux substances nocives
R17 : Exposition aux substances nocives

10.2.3. Matrice pour l’évaluation des risques

Afin de pouvoir hiérarchiser les risques et évaluer l’acceptabilité des risques analysés, il est essentiel de définir des
échelles de cotation. Le risque étant défini comme étant la combinaison de la probabilité et des conséquences d’un
événement, deux échelles de cotations doivent être définies dans ce sens.
Par la suite, il est nécessaire de définir une matrice de décision qui résulte de la combinaison des deux types
d’échelles de cotation (fréquence et conséquence). Cette matrice vise à définir à l’avance, avant le début de
l’analyse, les zones d’acceptabilité des risques.

ESTIMATION DE LA GRAVITE
Niveau de Gravité Estimation
Catastrophique 4
Critique 3
Marginal 2
Négligeable 1

ESTIMATION DE LA PROBABILITE D’APPARITION DU DOMMAGE

110
Probabilité d’apparition d’un Probabilité d’apparition du Fréquence et/ou Durée
Estimation
évènement dangereux dommage d’exposition au danger
4 Très élevée Très probable Fréquent et/ou longue durée
3 Élevée Probable d’exposition

2 Moyenne Improbable Rare et/ou courte durée


1 Faible Très improbable d’exposition

Matrice d’évaluation risques : CRITICITE DU RISQUE


Niveau
Gravité

4
Catastrophique 4 8 12 16 Zone colorée Rouge
correspondant aux risques de
3
Critique 3 6 9 12 niveau 3

2
Marginal 2 4 6 8 Zone colorée jaune
correspondant aux risques de
1
Négligeable 1 2 3
4 4 niveau 2
Niveau
1 4 Probabilité
2 3
Très Improbable Probable Très probable
improbable

Zone colorée grise correspondant


aux risques de niveau 1

111
10.2.4. Évaluation et hiérarchisation des risques

Tableau 42 : Tableau des risques liés aux travaux

EVALUATION RISQUE
RISQUES INHERENTS EFFETS RISQUES PROBABILITE [P] GRAVITE [G] CRITICITE[C]
R1 : Risque de chute d’objet ou d’équipement en hauteur Blessures majeures (y compris fracture), Fatalité 3 4 12
R2 : Risque routier, lié à la circulation (accident, collision) Blessures majeures, Fatalité 3 3 9
R4 : Exposition à la fumée des engins et des équipements Maladie professionnelle (respiratoire) 2 2 4
R5 : Exposition à la poussière Maladie professionnelle (respiratoire) 3 2 6
R6 : Exposition aux charges lourdes Maladie professionnelle 2 2 4
R7 : Exposition au bruit Maladie professionnelle 3 1 3
Blessures majeures, Fatalité [suite à une
R8 : Risque lié à la sûreté 1 4 4
potentielle agression ou vol à main armée]
R9 : Risque lié à la Co-activité Blessures majeures, Fatalité 2 4 8
R10 : Exposition au sang contaminé et agents pathogènes Maladie, infection et autres pathologies transmises 2 2 4
R11 : Exposition aux piqures et morsures de reptiles Blessures allant jusqu’au décès 2 4 8
R12 : Risque de chute de hauteur Blessures majeures, Fatalité 4 2 8
R13 : Exposition aux outils dangereux Blessures bénignes, majeures 3 2 6
R14 : Exposition au béton Éruption cutanée, Maladie professionnelle 2 2 4
R15 : Risque lié aux charges énormes de travail Blessures allant jusqu’à la fatalité dues au stress 1 3 3
R16 : Exposition aux surfaces chaudes Brûlure cutanée, blessures 1 2 2
R17 : Exposition aux substances nocives Brûlure/éruption cutanée, blessures 1 2 2
Source : Id Sahel

En hiérarchisant, on obtient trois (03) niveaux de priorité du risque notamment :


 Les risques de niveau de priorité 1 : [R1] – [R3] – [R8] – [R9] – [R11] – [R12] ;
 Les risques de niveau de priorité 2 : [R5] – [R7] – [R13] – [R15];
 Les risques de niveau de priorité 3 : [R4] – [R6] – [R10] – [R14] – [R16] – [R17].

112
10.3. Mesures de sécurité proposées

Cette étape représente le cœur de la gestion des risques car gérer un risque consiste à maîtriser ce risque.
Maîtriser le risque signifie, déterminer et adopter des barrières empêchant la survenue d’un quelconque
évènement dangereux naissant d’une situation dangereuse. L’ensemble des barrières proposées, serait dans le
but de contrer les menaces risques.

10.3.1. Mesures préventives

10.3.1.1. Outil pour la détermination des mesures de sécurité : Les ‘5M’


L’outil ‘5M’, conçu pour la classification et l’ordonnancement de tous les facteurs clés liés à un
dysfonctionnement, se révèle d’un outil efficace pour l’identification des causes d’une situation. Son utilisation en
situation de travail a montré qu’il peut être utilisé pour déceler des actions correctives pertinentes. C’est alors
que, dans le cadre du constat d’impact propre au projet, il sera préconisé à partir de cet outil, des propositions de
mesures de prévention et de contrôle des risques sus-indiqués.
« 5M » trouve son sens dans : Main d’œuvre – Matière – Matériel – Méthode – Milieu.

10.3.1.2. Détermination des mesures de contrôle des risques


Les mesures de contrôle des risques se focaliseront sur la détermination des moyens, sur les risques de niveau 1
et de niveau 2 inhérents aux phases du projet. Quant aux risques de niveau 3 ou risques ALARP (c’est-à-dire
aussi bas que raisonnablement possible), des mesures seront formulées de sorte à permettre d’avoir un
minimum de maîtrise sur ces types de risques.

Tableau 43 : Des risques et des mesures de prévention

RISQUES INACCEPTABLES EFFETS DE


MESURES DE PREVENTION PROPOSEES
[Niveau 1] RISQUES
S’assurer
• que les équipements et dispositifs de levage (grue, élingues,
R1 : Risque de chute d’objet ou Blessures majeures, chariot, etc.) sont certifiés aux normes et que les certificats sont en
d’équipement en hauteur Fatalité vigueur ;
• que le personnel en charge de la conduite ou la manipulation de
ces dispositifs est apte et habilité ;

113
RISQUES INACCEPTABLES EFFETS DE
MESURES DE PREVENTION PROPOSEES
[Niveau 1] RISQUES
• de la fiabilité des connexions aux bornes des appareils et des
jonctions ;
• qu’il est bel et bien en place des procédures et modes
d’opérations pour cette activité critique en matière de sécurité ;
• qu’il y ait des panneaux de signalisation en vue de la délimitation
de la zone d’opération interdisant toute personne autre que le
personnel apte à y fréquenter ; et pour ce qui concerne le
personnel apte, il doit indispensablement avoir des tenues de
sécurité ou EPI (Équipements de Protection individuelle).
S’assurer
• que tous les véhicules de transport de matériels et des engins de
manutention de charges sont conformes à la réglementation
(réalisation des visites, taxes, etc.) et aux normes du domaine ;
• que les conducteurs ont les habilitations valides et qu’ils sont
sensibilisés aux risques propres à l’activité et des mesures
R2 : Risque routier et de d’évitement, y compris le non-usage du téléphone mobile au
Blessures majeures,
circulation (accident, collision, volant, etc. ;
Fatalité
etc.)
• de la mise en place sur site des panneaux pour la limitation de
vitesse tant au niveau des grandes voies qu’au niveau des routes
et ruelles ;
• que les zones de circulation des engins et des véhicules sont
bien distinctes de celles des piétons et des cyclistes ;
• qu’aucune tâche n’est exécuté en temps orageux ou de pluie.
S’assurer
• qu’aucune activité n’est exercée simultanément dans le même
périmètre (par exemple, l’opération de levage de supports
effectuée parallèlement aux réalisations des tranchées pour les
câbles dans le même rayon) ;
Blessures majeures,
R9 : Risque lié à la Co activité • du respect des consignes de sécurité par les agents ;
Fatalité
• de l’adoption par les opérateurs, d’un système de reporting des
incidents potentiels et situations dangereuses potentielles ;
• le personnel de toutes les entreprises sous-traitantes au projet
de construction soit sensibilisé aux effets que peut générer la Co-
activité sur les lieux de travail.
S’assurer
• que les zones à fort impact potentiel sont bien débroussaillées ;
améliorant la visibilité et le cadre de travail ;
• que lors du débroussaillage, y compris les périodes de travaux,
R11 : Exposition aux piqures et Blessures allant
du matériel et des produits répulsifs pour reptiles sont utilisés ;
morsures de reptiles jusqu’au décès
[Posséder des animaux domestiques, en l’occurrence le chien,
revêt efficace]
• que le personnel est équipé d’EPI adaptés notamment des bottes
et des lunettes de sécurité.
S’assurer
R12 : Risque de chute de Blessures majeures,
hauteur Fatalité • que le personnel afférent dispose d’EPI adaptés (harnais de
sécurité double ancrage) aux opérations en hauteur et qu’il soit

114
RISQUES INACCEPTABLES EFFETS DE
MESURES DE PREVENTION PROPOSEES
[Niveau 1] RISQUES
habilité ;
• qu’une visite médicale est réalisée à tous les proposés monteurs
avant toute opération en hauteur ;
• qu’avant toute opération en hauteur, des lignes de vie soient
initialement prévues ;
• du respect des consignes de sécurité ;
• que les EPC (échelle, échafaudage, etc.) sont certifiés
conformes aux normes en vigueur ;
• qu’aucune tâche en hauteur n’est exécuté en temps orageux ou
de pluie.
S’assurer
Blessures majeures, • que pour tout le matériel stocké, un minimum de dispositions
Fatalité [suite à une sécuritaires est en place [société de gardiennage, attribution
R8 : Risque lié à la sûreté
potentielle agression localement de forces armées, etc.] ;
ou vol à main armée]
• de tenir compte, dans le document final de gestion des situations
d’urgence, des cas d’agression ou de vol à main armée.

RISQUES [Niveau 2] EFFETS DE RISQUES MESURES DE PREVENTION PROPOSEES


S’assurer
• qu’un planning des travaux bien défini est établi en
R15 : Risque lié aux charges Blessures allant jusqu’à la fonction des équipes ;
énormes de travail fatalité dues au stress
• d’une priorisation d’un management par objectif visant à
réduire la pression due aux charges des travaux à
exécuter ;
R13 : Exposition aux outils
Blessures bénignes, majeures S’assurer
dangereux
Maladie professionnelle • que le personnel en charge dispose d’EPI adaptés
R5 : Exposition à la poussière respectivement : Gants – masque à nez – Casque anti-
(respiratoire)
bruit.
R7 : Exposition au bruit Maladie professionnelle
Source : Id Sahel

10.3.2. Mesures curatives ou de confinement du risque

Dans l’approche risque, une chose est de déceler des actions de maîtrise des risques conformément aux
principes généraux de prévention que sont :
- Éviter les risques ;
- Évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités ;
- Combattre les risques à la source ;
- Adapter le travail à l'homme,
- Tenir compte de l'état d'évolution de la technique ;
- Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n'est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux ;
- Planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, l'organisation du travail,
les conditions de travail,
- Prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection
individuelle ;
- Donner les instructions appropriées aux travailleurs ;

115
Il serait d’identifier des actions de confinement du risque une fois matérialisé par la survenue d’un évènement
indésirable.
Pour ce faire, au regard des typologies de risque identifiées, trois (03) grandes actions se présentent :
 Mesure 1 : Un Plan d’urgence ; pour les cas d’incendie d’origine diverses;
 Mesure 2 : Un Plan d’urgence médicale ; pour les cas d’accident de travail ;
 Mesure 3 : Des visites médicales planifiées ; pour les cas de maladie professionnelle.

NB : Dans le cadre de cette mission il est possible d’élaborer de façon formelle des plans d’urgence du fait de
certains paramètres clés à prendre en considération en situation de travail. Toutefois, pour chaque action, un
certain nombre de directives à suivre, de sorte à rendre les dispositions plus viables.

Tableau 44 : Actions de confinement des risques


MESURES CURATIVES DIRECTIVES
S’assurer
• que les moyens d’extinction mobiles et autres équipements de protection d’incendie
sont positionnés avant le démarrage des travaux ;
Mesure 1 : Un Plan d’urgence • de prendre contact avec le SERVICE de SAPEUR POMPIRES pour l’analyse de la
proximité par rapport à la localité de Bissau ;
• qu’il y ait au sein des équipes travaux, des agents formés à l’utilisation des
équipements de première intervention.
• Alerter les services médicaux d’urgence : Pour ce faire, nous mentionnerons, la
répartition en référence aux zones de travaux, des services médicaux de Bissau.
• S’assurer qu’il y ait au sein des équipes travaux, des agents formés aux techniques
Mesure 2 : Un Plan d’urgence
secouristes sachant qu’aucune personne n’est autorisée à prendre en charge une
médicale
quelconque victime si elle n’est habilitée
• Avoir à disposition au moins une caisse de secours et une boîte à pharmacie à
chaque point de travaux
Mesure 3 : Des visites médicales En fonction du planning d’exécution du projet, il revêt d’une grande nécessité
planifiées d’élaborer un programme de suivi médical pour tous les agents à fréquence planifiée.

10.3.3. Mesures d’atténuation

10.3.3.1. Mesures relatives aux risques ALARP


Après l’évaluation des risques inhérents, un certain nombre de risques de ‘niveau de priorité 3’ a été décelé. Au
vu du niveau de criticité de certains risques, des mesures à suivre seront élaborées, de sorte à ce qu’ils ne
soient pas à la base de quelconque incident parce que négligés.
- Toujours se revêtir de ses EPI une fois sur les sites des opérations : Mettre à la disposition de chaque
opérateur, un kit complet d’EPI pour une utilisation appropriée au type de risque rencontré ;
- Mettre en place des procédures et des modes opératoires liés aux activités et tâches menées afin d’agir
sur la durée d’exposition des opérateurs face aux risques ;
- Réaliser des campagnes de sensibilisation de son personnel et des populations riveraines, sur le
VIH/SIDA et les rapports sexuels non protégés. Mieux, créer au sein du personnel, un comité santé et
sécurité qui traitera des problématiques en rapport avec l’hygiène, la santé comme par exemple la
dotation de moustiquaires imprégnés à tout le personnel ;
- Toujours baliser les zones d’opération.

10.3.3.2. Mesures d’ordre général


En vue de faciliter le management des risques inhérents aux projets, les conseils et mesures suivantes ont
été formulées :
- Mettre en place une organisation dans laquelle les responsabilités HSE (santé sécurité et
environnement) seront attribuées (Responsable HSE – Coordinateur HSE – Secouriste – Équipier de
1ère ou 2nde intervention – etc.).
116
- Établir un plan de formation et de recyclage, tant au niveau technique, par des habilitations, qu’au
niveau de la gestion SST par des techniques de prévention appropriées ;
- Initier des séances de quart d’heure sécurité par exemple avant le début des travaux ; séances animées
par le Responsable ou les coordinateurs HSE ;
- Initier un système de reporting des incidents potentiels par les opérateurs eux-mêmes dans les
différentes zones d’opérations ;
- Mettre en place une procédure de réponse aux situations d’urgence (incendie, accident de travail, etc.) ;
- Veiller à ce que les panneaux de signalisation et ceux dont sont inscrites les consignes soient en place
sur les sites.

10.4. Plan Permanent d'Intervention (PPI)


En cas d'accident, la consigne générale de sécurité s'applique.
Elle précise :
- la localisation des moyens de secours ;
- le positionnement des points d'arrêt d'urgence de l'installation ;
- la procédure à suivre ;
- les personnes à avertir.
- Hygiène du personnel

10.4.1. Aération
L'aération des bâtiments (bureaux du et vestiaires) doit être assurée par les ouvertures des portes et des
fenêtres.

10.4.2. Eclairage
L'éclairage est naturel ou artificiel et permet de travailler et de circuler dans de bonnes conditions.

10.4.3. Bruit
Le bruit est la nuisance qui agresse de plus en plus l'homme vivant dans les grandes agglomérations
industrielles.
Les niveaux sonores respectent les prescriptions du code du travail, en restant inférieur à la limite de 80 dB
(A) pour la nuit et 120db (A) pour le jour (voir l'échelle des niveaux de bruit et leurs effets, dans le tableau ci-
dessous).

Figure 4 : Courbes des intensités sonores


10.5. Nettoyage
Les locaux sont maintenus dans un état constant de propriété.

117
10.6. Divers
Les vestiaires seront conformes aux prescriptions du code du travail. Les vêtements de travail seront mis à
la disposition du personnel.
Le personnel disposera de moyens de protection individuelle, chaussures de sécurité, boule antibruit,
lunettes de protection, gants…..

10.7. Infirmerie
L'entreprise adhèrera à un service médical du travail interentreprises, qui assurera les visites d'embauche,
les visites périodiques de contrôle.
Dans un local sur le chantier se trouve un poste de premiers secours avec armoire à pharmacie. Ce local
sera équipé d'un moyen de communication.

10.8. Consignes de sécurité


Des consignes du chantier et de sécurité sont remises et commentées à chaque ouvrier lors de l'embauche,
qui doit en observer strictement les dispositions. Ces consignes, ainsi que le schéma de l'installation, seront
affichées en permanence dans des bureaux accessibles à tout le personnel.

Au niveau des risques, ce sont les mêmes risques que nous trouvons dans toutes les sous – composantes
du projet.
Ce sont : les accidents (circulation routières), exposition aux poussières, la pollution de l’air, risques des
chutes pour les travaux en hauteur et etc.

118
XI. PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DU SOUS – PROJET N°1

Tableau 45 : Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) de sous - composante 1.1


PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES D’ATTENUATION PERIODE DE MIS RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS EN ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
Phase Débroussaille des Perturbation Informer et sensibiliser les Avant le démarrage Entreprise Bureau de contrôle Nombre d’IEC Rapport de 5 000 000
préparatoire et de sites et mise en place des populations à travers des des travaux AAAC réalisé ; sensibilisation des
construction des équipements populations au campagnes de proximité et la Nombre de populations
démarrage des radio communiqué et
travaux émission
radiophonique

Phase de Présence des Pollution du sol Faire le contrôle technique des Avant et pendant Entreprise Bureau de contrôle contrôle technique à Rapport
construction équipements/véhicule par des fuites véhicules destinés aux les travaux AAAC jour ; d’expertise des
s sur le chantier accidentelles travaux ; Absence de trace véhicules
(Les huiles de moteur) d’hydrocarbure Eviter le contact des d’hydrocarbure
hydrocarbures avec le sol
Utilisation d’engins Risque Utilisation des machines Pendant les travaux Entreprise Bureau de contrôle Absence d’engin Visite des
lourd et creusement d’érosion du appropriées pour éviter le AAAC lourd chantiers
des tranchées sol lié aux compactage du sol par du Etat des sols Rapports
tranchés mal matériel excessivement lourd d’activité
remblayé Remblayer les tranchées et
mettre à l’état les ouvrages 2 500 000
La mauvaise gestion Détérioration Informer et sensibiliser les Avant et pendant Entreprise Bureau de contrôle Existence Visite des
des déchets solides et de la texture du travailleurs du chantier sur la les travaux AAAC d’équipements sur chantiers
liquides sol due à la gestion des déchets le chantier ‘latrine,
mauvaise Prévoir un air de lavage du poubelle) Rapport
gestion des matériel et équipements de Existence d’air de environnemental
déchets solides travail lavage du matériel et social
et liquides Prévoir des équipements et équipements
(poubelles, latrines, fosses
sceptique) pour recueillir les
déchets
Déblais/remblais et Pollution de la Limiter la circulation des Pendant les travaux Entreprise Bureau de contrôle Contrôle de la Rapport
transport de la terre qualité de l’air camions de transport de terre AAAC limitation de la d’expertise sur la
par les et déterminer les voies de vitesse limitation des
émissions de circulation ; Nombre de voie de vitesses
poussière Assurer l’application de limites circulation identifié La carte des voies

119
PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES D’ATTENUATION PERIODE DE MIS RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS EN ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
de vitesses des véhicules afin Fiche d’entretien à de circulation
de réduire le soulèvement de jour La fiche
particule fine ; d’entretien
Utiliser les abats poussières régulier des
lorsque la ressource eau est véhicules
disponible ;
Assurer le bon fonctionnement 750 000
et l’entretien régulier des
véhicules et équipements
Lors du transport des Pollution de la Faire le contrôle technique des Pendant les travaux Entreprise Bureau de contrôle Contrôle technique Fiche de contrôle
biens et des qualité de l’air véhicules destinés aux travaux. AAAC à jour technique
personnes par les gaz Faire régulièrement l’entretien
d’échappement des véhicules
des véhicules
Destruction de la flore Destruction de Limiter les pertes de végétation Pendant les travaux Entreprise Bureau de contrôle Nombre d’arbre Rapport
la végétation indigène ; AAAC coupé environnemental
par la coupe Planter des espèces locales Nombre d’arbre et social
des arbres sur compensatoires planté
le site et sur le 2 000 000
trajet
Emission de bruit lors Nuisance Utiliser de préférence les Pendant les travaux Entreprise Bureau de contrôle Présence de Rapport
des travaux sonore bétonnières à toupie plutôt que AAAC bétonnière à toupie environnemental
provoquée par les petites bétonnières et social
le bruit des bruyantes ; Respect des heures
machines, les d’activité Visite
coups de Interdire aux conducteurs des Emission de bruit hebdomadaire
pioche et engins de laisser tourner selon les normes en Sans objet
véhicules de inutilement le moteur ; vigueur
transport lors
de la Eviter de clac sonner
réalisation des inutilement
tranchées ; Travailler aux heures d’activité
régulière autorisée
Le non-respect des Risque de Informer et sensibiliser les Pendant les travaux Entreprise Bureau de contrôle Nombre d’IEC sur le Rapport de
valeurs culturelles dépravation travailleurs des chantiers sur le AAAC respect des valeurs sensibilisation et
des mœurs respect des valeurs culturelles culturelles de renforcement
provoqué par Existence de code des capacités
la présence de conduite Registre de la
des travailleurs Absence de plainte police
étrangers sur les travailleurs
Risque de Informer et sensibiliser les Pendant les travaux Entreprise Bureau de contrôle Nombre d’avis de PV de

120
PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES D’ATTENUATION PERIODE DE MIS RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS EN ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
Opportunité d’emploi conflits sociaux jeunes locaux sur les AAAC recrutement recrutement
(recrutement de liés au opportunités d’emploi Nombre de jeunes Liste des
personnel étranger recrutement du Prioriser le recrutement des locaux recrutés travailleurs sur les
non qualifié) personnel jeunes locaux non qualifiés chantiers Voir les coûts des
étranger non mesures préventives
qualifié
Rapport sexuel non Risque de Informer et sensibiliser les Pendant les travaux Entreprise Bureau de contrôle Nombre d’IEC Rapport de
protégé propagation travailleurs des chantiers et la réalisé sur le VIH sensibilisation sur
des population sur les IST/VIH et AAAC les IST/VIH/Sida
IST/VIH/Sida Sida Nombre de
préservatif distribué
Promouvoir et faciliter l’accès
aux préservatifs
Economique Perturbation Informer et sensibiliser les Pendant les travaux Entreprise Bureau de contrôle Nombre de Rapport PAR
des activités commerçants installés dans campagne de PV de négociation
économiques l’emprise du projet AAAC sensibilisation et avec les
situées dans émission radio, commerçants
l’emprise du Négocier leur déplacement des Nombre de
projet lieux qu’ils occupent avant le commerçants
démarrage des activités déplacés
Prévoir des lieux de
recasement pour les
personnes dont l’activité est
affectée
Transformation du Destruction de Adopter des mesures Pendant les travaux Entreprise Bureau de contrôle Nombre de Rapport d’activité
paysage et destruction plantes compensatoires des plantes reboisement Voir le PAR
de biens physiques ornementales ornementales AAAC compensatoire Rapport
devant réalisé environnemental
certaines Mettre à l’état les biens et social
maisons physiques affectés par le projet Etat des biens
Démolition de (terrasse etc) physiques
certaines réhabilités
terrasses Mettre à l’état les biens
physiques affectés lors des
travaux
Manipulation du Risque de Distribuer des Kits de Pendant les travaux Entreprise Bureau de contrôle Nombre et qualité Rapport de
matériel et maladie protection (baudriers des Kits distribués sécurité des
équipements de travail respiratoire lié fluorescents, les casques, les AAAC travailleurs
à l’exposition à bottes et les gants de chantier)
la poussière aux travailleurs
Construction des Risque de Informer et sensibiliser les Pendant les travaux Entreprise Bureau de contrôle Nombre de session Rapport de

121
PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES D’ATTENUATION PERIODE DE MIS RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS EN ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
ouvrages blessure lié à travailleurs sur les risques de construction de formation sur les formation
la mauvaise d’accident de travail et AAAC accidents de
qualité des l’adoption de bons travail ;
ouvrages et comportements Rapport d’activité
manipulation Nombre de et de sécurité au
de matériels et Eviter le contact de la peau panneaux de travail ;
équipements avec les produits chimiques signalisation et de
sécurité ; Visite des
Installer des panneaux de chantiers
signalisation et de sécurité sur Existence d’au
les chantiers moins un poste de Rapport d’activité
secours du poste
Prévoir un poste de secours
pour les premiers soins en cas
d’accident et un véhicule
d’évacuation
Déplacement des Risque Sensibiliser les conducteurs Pendant les travaux Entreprise Bureau de contrôle Respect du code de Registre de
véhicules et autres d’accident de sur le respect du code de la de construction la route ; constat de la
engins circulation lié à route AAAC police
la mobilité des Absence d’accident
véhicules du Limiter les vitesses des Nombre de Rapport d’activité
chantier véhicules et engins tant sur le panneaux installé 6 000 000
chantier que dans
l’agglomération

Prévoir des panneaux


d’indication tant sur le chantier
qu’au niveau des carrefours
Réalisation des Risque Diligenter l’excavation et le Pendant les travaux Entreprise Bureau de contrôle Absence de Rapport d’activité
tranchées dans d’accident lié à remblai des intersections de construction tranchée ouverte
lesquels seront placés l’existence de AAAC aux intersections ;
les tuyaux PVC tranchés Mettre des balises autour des Rapport
ouverts tranchés afin d’éviter les Nombre de balise environnemental
accidents de installé et social
Réalisation des Réduction de Remblayer les devantures des Pendant les travaux Entreprise Bureau de contrôle Absence de Visite
tranchés pour placer la mobilité des concessions et excaver juste de construction tranchée ouverte hebdomadaire
les tuyaux PVC vieilles au moment d’installer les AAAC devant les
personnes et tuyaux concessions Rapport
ceux ayant des environnemental
problèmes de Eviter de laisser les tranchées et social
vision ouvertes pendant de longues

122
PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES D’ATTENUATION PERIODE DE MIS RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS EN ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
durées

Remblayer aussitôt les


tranchées à la fin des travaux
Réalisation des Destruction Informer et sensibiliser les Pendant les travaux Entreprise Bureau de contrôle Nombre d’IEC
tranchées le long des des plantes propriétaires avant le de construction réalisé
trottoirs ornementales démarrage des travaux AAAC
Nombre de plante
Destruction Adopter des mesures ornementale Voir PAR
des biens compensatoires des plantes compensé
physiques ornementales
(terrasses, Etat des biens
hangar etc) Mettre à l’état les biens physiques affectés
physiques affectés par le projet
Phase de Gaspillage de Pollution du sol Informer et sensibiliser les Pendant la phase Entreprise Bureau de contrôle Nombre d’IEC Rapport de
l’exploitation l’eau/mauvaise gestion à cause de bénéficiaires sur la gestion d’exploitation réalisé sur la sensibilisation
de l’eau l’augmentation rationnelle de l’eau AAAC gestion de l’eau
des eaux
usées liée au
gaspillage de Voir coût pollution du sol
l’eau
Absence d’équipement Détérioration Réaliser des équipements de Pendant la phase Entreprise Bureau de contrôle Nombre Rapport
de collecte de la texture du collecte de l’eau pour éviter le d’exploitation d’équipement de environnemental
sol à cause de ruissellement et la stagnation AAAC collecte réalisé et social
la stagnation
de l’eau et Absence d’eau de
présence de ruissellement ou
boue par stagnante
endroit
Fuite ou gaspillage de Pollution de Eviter le gaspillage de l’eau ; Pendant la phase Entreprise Bureau de contrôle Absence d’eau usée Rapport
l’eau l’air par l’odeur d’exploitation environnemental
des eaux Réaliser des équipements de AAAC Nombre et social
usées collecte au niveau des lavages, d’équipement de
bornes fontaine et ménages collecte réalisé
La forte demande en Amenuisement Faire des IEC à l’endroit de la Pendant la phase Entreprise Bureau de contrôle Nombre d’IEC sur Rapport de
eau de la quantité population afin d’éviter le d’exploitation les inconvénients du sensibilisation
des eaux gaspillage de l’eau ; AAAC gaspillage de l’eau
souterraines
Réhabiliter les réservoirs pour Nombre de Voir coût des mesures
éviter les fuites d’eau réservoir réhabilité Rapport préventives
environnemental

123
PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES D’ATTENUATION PERIODE DE MIS RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS EN ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
et social
Gaspillage de l’eau Risque Eviter le gaspillage et la fuite Pendant la phase Entreprise Bureau de contrôle Absence de flaque Visite
d’augmentation de l’eau à travers les ouvrages d’exploitation d’eau usée ; hebdomadaire
du taux de AAAC
paludisme lié Renforcer les capacités de Nombre de Rapport
aux flaques prise en charge des structures structure sanitaire environnemental
d’eau et boue de santé dans la prise en ayant bénéficié de et social
dans lesquelles charge du paludisme renforcement de
se multiplient capacité Rapport des
les moustiques structures de
santé
Appartenance des Risques de Eviter de réaliser bornes Pendant la phase Entreprise Bureau de contrôle Existence de titre de Titre de propriété Voir coût des mesures
sites conflit lié à la fontaines sur des sites privés d’exploitation propriété ; préventives
gestion des AAAC Nombre de site
sites Choisir des sites accessibles aménagé Rapport d’activité
aux populations
Aménager les sites choisis par
des équipements de collecte
Amélioration de la Augmentation Sensibiliser la population sur le Pendant la phase Entreprise Bureau de contrôle Nombre d’IEC Rapport de
fourniture en eau de l’insalubrité gaspillage de l’eau d’exploitation AAAC réalisé sur le sensibilisation
due au rejet gaspillage de l’eau
eaux usées
Amélioration de la Augmentation Sensibiliser la population sur le Pendant la phase Entreprise Bureau de contrôle Nombre d’IEC Rapport de
fourniture en eau de l’insalubrité gaspillage de l’eau d’exploitation réalisé sur le sensibilisation
due au rejet CAIA gaspillage de l’eau
eaux usées
Destruction de la flore Destruction de Limiter les pertes de végétation Pendant les travaux Entreprise Bureau de contrôle Nombre d’arbre Rapport
la végétation indigène ; coupé environnemental
par la coupe AAAC et social
des arbres sur Planter des espèces locales Nombre d’arbre
le site et sur le compensatoires planté 2 000 000
trajet
Destruction de la flore Destruction de Limiter les pertes de végétation Pendant les travaux Entreprise Bureau de contrôle Nombre d’arbre Rapport
la végétation indigène ; coupé environnemental
par la coupe AAAC et social
des arbres sur Planter des espèces locales Nombre d’arbre
le site et sur le compensatoires planté 2 000 000
trajet
Coût total 1 16 250 000

124
Tableau 46 : Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) de la sous – composante 1.2
PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES D’ATTENUATION PERIODE DE MIS EN RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
Installation du Perturbation Séances d’information des Avant le démarrage Entreprise ou le Bureau de Radiophonique Enquêtes du 1 500 000
Phase chantier des populations des travaux de Maître d’œuvre Contrôle AAAC Nombre de public
préparatoire et de (équipements, populations Sensibilisation des populations réhabilitations délégué diffusions
Réhabilitation véhicules, appareils au démarrage
de soudure etc.) des travaux
Phase de Pollution du sol par Faire le contrôle technique des Avant et pendant les Entreprise Bureau de contrôle technique Rapport
Réhabilitions des fuites véhicules destinés aux travaux contrôle à jour ; d’expertise des
accidentelles travaux ; AAAC Absence de trace véhicules
d’hydrocarbure Eviter le contact des d’hydrocarbure
hydrocarbures avec le sol
Utilisation d’engins Risque Utilisation des machines Pendant les travaux Entreprise Bureau de Absence d’engin Visite des
lourd et creusement d’érosion du sol appropriées pour éviter le contrôle lourd chantiers
des tranchées lié aux tranchés compactage du sol par du AAAC Etat des sols Rapports
mal remblayé matériel excessivement lourd d’activité
Remblayer les tranchées et
mettre à l’état les ouvrages
1 500 000
Pollution de l’air par Risque des Porter le cache nez et il Pendant les travaux Entreprise Bureau de Absence d’engin Visite des
l’odeur de peintures maladies connaitre la direction des contrôle lourd chantiers
respiratoires AAAC Etat des sols Rapports
d’activité
Pollution du sol par Risque de Eviter des fuites par Limiter la circulation Entreprise ou le Bureau de contrôle Absence d’engin Visite des
des fuites contamination l’entretien des véhicules et des camions de Maître d’œuvre AAAC lourd chantiers
accidentelles des sols engins transport de terre et délégué Etat des sols Rapports
d’hydrocarbure déterminer les voies d’activité
de circulation ;
Assurer l’application
de limites de vitesses
des véhicules afin de
réduire le
soulèvement de
particule fine.
Pollution de la Faire le contrôle Entreprise ou le Bureau de contrôle Absence d’engin Visite des
qualité de l’air par technique des Maître d’œuvre AAAC lourd chantiers
les émissions de véhicules destinés aux délégué Etat des sols

125
PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES D’ATTENUATION PERIODE DE MIS EN RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
poussière travaux.
Faire régulièrement
l’entretien des
véhicules
Pollution de la le moteur ; Entreprise ou le Bureau de contrôle Absence d’engin Rapports
qualité de l’air par Eviter de clac sonner Maître d’œuvre AAAC lourd d’activité
les gaz inutilement délégué Etat des sols
d’échappement des Travailler aux heures
véhicules d’activité régulière
autorisée
Risque de Informer et sensibiliser Entreprise ou le Bureau de contrôle Etat des sols Rapports
dépravation des les jeunes locaux sur Maître d’œuvre AAAC d’activité
mœurs provoqué les opportunités délégué
par la présence des d’emploi
travailleurs Prioriser le
étrangers recrutement des
jeunes locaux non
qualifiés
Risque de conflits Informer et sensibiliser Entreprise ou le Bureau de contrôle Absence d’engin Rapports
sociaux liés au les travailleurs des Maître d’œuvre AAAC lourd d’activité faisant
recrutement du chantiers et la délégué Etat des sols état de conflit
personnel étranger population sur les
non qualifié IST/VIH et Sida
Promouvoir et faciliter
l’accès aux
préservatifs
Risque de Distribuer des Kits de Entreprise ou le Bureau de Absence d’engin Nombre 500 000
propagation des protection (baudriers Maître d’œuvre contrôle lourd d’accidents
IST/VIH/Sida fluorescents, les délégué AAAC déclarés
casques, les bottes et
les gants de chantier)
aux travailleurs
Risque de maladie Informer et sensibiliser Entreprise ou le Bureau de Nombre de Nombre des
respiratoire lié à les travailleurs sur les Maître d’œuvre contrôle personnes malades
l’utilisation des risques d’accident de délégué AAAC atteintes de la déclarés
peintures travail et l’adoption de maladie

126
PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES D’ATTENUATION PERIODE DE MIS EN RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
bons comportements respiratoire
Installer des panneaux
de signalisation et de
sécurité sur les
chantiers
Prévoir un poste de
secours pour les
premiers soins en cas
d’accident et un
véhicule d’évacuation
Risque de blessure Sensibiliser les Entreprise ou le Bureau de Absence d’engin Nombre 500 000
lié à la mauvaise conducteurs sur le Maître d’œuvre contrôle lourd d'accidents
qualité des respect du code de la délégué AAAC Etat des sols déclarés
ouvrages et route
manipulation de Limiter les vitesses
matériels et des véhicules et
équipements engins tant sur le
chantier que dans
l’agglomération
Prévoir des panneaux
d’indication tant sur le
chantier qu’au niveau
des carrefours
Risque d’accident Eviter le gaspillage de Entreprise ou le Bureau de contrôle Absence d’engin Nombre
de circulation lié à la l’eau ; Maître d’œuvre AAAC lourd d'accidents
mobilité des Réaliser des délégué déclarés
véhicules du équipements de
chantier collecte au niveau des
lavages, bornes
fontaine et ménages
Risque de Création Eviter de réaliser Entreprise ou le Bureau de contrôle Rapports de Nombre de
de Conflit bornes fontaines sur Maître d’œuvre AAAC chantier conflits recensées
des sites privés délégué ou réglés
Choisir des sites
accessibles aux
populations

127
PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES D’ATTENUATION PERIODE DE MIS EN RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
Aménager les sites
choisis par des
équipements de
collecte
Risques de conflit Limiter la circulation Entreprise ou le Bureau de Nombre de Rapport de
lié à la gestion des des camions de Maître d’œuvre contrôle conflits indiqués chantier
sites transport de terre et délégué AAAC dans le rapport
déterminer les voies des chantiers
de circulation ;
Assurer l’application
de limites de vitesses
des véhicules afin de
réduire le
soulèvement de
particule fine…

Coûts total 2 4 250 000

128
Tableau 47 : Plan de Gestion et Environnementale et Sociale (PGES) de la sous – composante 1.3
PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES D’ATTENUATION PERIODE DE MIS RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS EN ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
Installation du Perturbation Séances d’information des Avant le Entreprise ou le Bureau de Radiophonique Enquêtes du 1 500 000
chantier des populations démarrage des Maître d’œuvre Contrôle AAAC public
Phase Nombre de
préparatoire et de (équipements, populations Sensibilisation des populations travaux de délégué
diffusions
Réhabilitation véhicules, appareils au démarrage réhabilitations
de soudure etc.) des travaux
Phase de Pollution du sol par Faire le contrôle technique des Avant et pendant Entreprise Bureau de contrôle technique Rapport
Réhabilitions des fuites véhicules destinés aux les travaux contrôle à jour ; d’expertise des
accidentelles travaux ; véhicules
AAAC Absence de trace
d’hydrocarbure Eviter le contact des d’hydrocarbure
hydrocarbures avec le sol
Utilisation d’engins Risque Utilisation des machines Pendant les Entreprise Bureau de Absence d’engin Visite des
lourd et creusement d’érosion du sol appropriées pour éviter le travaux contrôle lourd chantiers
des tranchées lié aux tranchés compactage du sol par du
mal remblayé matériel excessivement lourd AAAC Etat des sols Rapports
d’activité
Remblayer les tranchées et
mettre à l’état les ouvrages

Pollution de l’air par Risque des Porter le cache nez et il Pendant les Entreprise Bureau de Absence d’engin Visite des
l’odeur de peintures maladies connaitre la direction des travaux contrôle lourd chantiers
respiratoires
AAAC Etat des sols Rapports 1 500 000
d’activité
Pollution du sol par Risque de Eviter des fuites par Limiter la Entreprise ou le Bureau de contrôle Absence d’engin Visite des
des fuites contamination l’entretien des véhicules et circulation des Maître d’œuvre lourd chantiers
délégué AAAC
accidentelles des sols engins camions de Etat des sols Rapports
d’hydrocarbure transport de terre d’activité
et déterminer les
voies de
circulation ;
Assurer
l’application de
limites de vitesses
des véhicules afin

129
PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES D’ATTENUATION PERIODE DE MIS RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS EN ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
de réduire le
soulèvement de
particule fine.
Pollution de la Faire le contrôle Entreprise ou le Bureau de contrôle Absence d’engin Visite des
qualité de l’air par technique des Maître d’œuvre lourd chantiers
délégué AAAC
les émissions de véhicules destinés Etat des sols
poussière aux travaux.
Faire
régulièrement
l’entretien des
véhicules
Pollution de la le moteur ; Entreprise ou le Bureau de contrôle Absence d’engin Rapports
qualité de l’air par Maître d’œuvre lourd d’activité
Eviter de clac délégué AAAC
les gaz Etat des sols
sonner inutilement
d’échappement des
véhicules Travailler aux
heures d’activité
régulière
autorisée
Risque de Informer et Entreprise ou le Bureau de contrôle Etat des sols Rapports
dépravation des sensibiliser les Maître d’œuvre d’activité
délégué AAAC
mœurs provoqué jeunes locaux sur
par la présence des les opportunités
travailleurs d’emploi
étrangers
Prioriser le
recrutement des
jeunes locaux non
qualifiés
Risque de conflits Informer et Entreprise ou le Bureau de contrôle Absence d’engin Rapports
sociaux liés au sensibiliser les Maître d’œuvre AAAC lourd d’activité faisant
recrutement du travailleurs des délégué Etat des sols état de conflit
personnel étranger chantiers et la
non qualifié population sur les

130
PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES D’ATTENUATION PERIODE DE MIS RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS EN ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
IST/VIH et Sida
Promouvoir et
faciliter l’accès
aux préservatifs
Risque de Distribuer des Kits Entreprise ou le Bureau de Absence d’engin Nombre 500 000
propagation des de protection Maître d’œuvre contrôle lourd d’accidents
IST/VIH/Sida (baudriers délégué AAAC déclarés
fluorescents, les
casques, les
bottes et les gants
de chantier) aux
travailleurs
Risque de maladie Informer et Entreprise ou le Bureau de Nombre de Nombre des
respiratoire lié à sensibiliser les Maître d’œuvre contrôle personnes malades
l’utilisation des travailleurs sur les délégué AAAC atteintes de la déclarés
peintures risques d’accident maladie
de travail et respiratoire
l’adoption de bons
comportements
Installer des
panneaux de
signalisation et de
sécurité sur les
chantiers
Prévoir un poste
de secours pour
les premiers soins
en cas d’accident
et un véhicule
d’évacuation
Risque de blessure Sensibiliser les Entreprise ou le Bureau de Absence d’engin Nombre 500 000
lié à la mauvaise conducteurs sur le Maître d’œuvre contrôle lourd d'accidents
qualité des respect du code délégué déclarés
AAAC Etat des sols
ouvrages et de la route
manipulation de Limiter les
matériels et vitesses des

131
PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES D’ATTENUATION PERIODE DE MIS RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS EN ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
équipements véhicules et
engins tant sur le
chantier que dans
l’agglomération
Prévoir des
panneaux
d’indication tant
sur le chantier
qu’au niveau des
carrefours
Risque d’accident Eviter le Entreprise ou le Bureau de contrôle Absence d’engin Nombre
de circulation lié à la gaspillage de Maître d’œuvre lourd d'accidents
délégué AAAC déclarés
mobilité des l’eau ;
véhicules du
Réaliser des
chantier
équipements de
collecte au niveau
des lavages,
bornes fontaine et
ménages
Risque de Création de Eviter de réaliser Entreprise ou le Bureau de contrôle Rapports de Nombre de
Conflit chantier conflits recensées
bornes fontaines Maître d’œuvre AAAC ou réglés
sur des sites délégué
privés
Choisir des sites
accessibles aux
populations
Aménager les
sites choisis par
des équipements
de collecte

132
PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES D’ATTENUATION PERIODE DE MIS RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS EN ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
Risques de conflit Limiter la Entreprise ou le Bureau de Nombre de Rapport de
lié à la gestion des circulation des Maître d’œuvre contrôle conflits indiqués chantier
sites camions de délégué dans le rapport
AAAC
transport de terre des chantiers
et déterminer les
voies de
circulation ;
Assurer
l’application de
limites de vitesses
des véhicules afin
de réduire le
soulèvement de
particule fine…
Coûts total 3 4.250 000

133
Tableau 48 : Plan de Gestion et Environnementale et Sociale (PGES) de la Sous-Composante 1.4
PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES PERIODE DE MIS EN RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS D’ATTENUATION ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
Installation du Perturbation Séances d’information des Avant le démarrage Entreprise ou le Bureau de Radiophonique Enquêtes du 1 500 000
Phase chantier des populations des travaux de Maître d’œuvre Contrôle AAAC Nombre de public
préparatoire et de (équipements, populations Sensibilisation des réhabilitations délégué diffusions
Réhabilitation véhicules, appareils au démarrage populations
de soudure etc.) des travaux
Phase de Pollution du sol par Faire le contrôle technique Avant et pendant les Entreprise Bureau de contrôle technique Rapport
Réhabilitions des fuites des véhicules destinés aux travaux contrôle à jour ; d’expertise des
accidentelles travaux ; AAAC Absence de trace véhicules
d’hydrocarbure Eviter le contact des d’hydrocarbure
hydrocarbures avec le sol
Utilisation d’engins Risque Utilisation des machines Pendant les travaux Entreprise Bureau de Absence d’engin Visite des
lourd et creusement d’érosion du sol appropriées pour éviter le contrôle lourd chantiers
des tranchées lié aux tranchés compactage du sol par du AAAC Etat des sols Rapports
mal remblayé matériel excessivement lourd d’activité
Remblayer les tranchées et
mettre à l’état les ouvrages
1 500 000
Pollution de l’air par Risque des Porter le cache nez et il Pendant les travaux Entreprise Bureau de Absence d’engin Visite des
l’odeur de peintures maladies connaitre la direction des contrôle lourd chantiers
respiratoires AAAC Etat des sols Rapports
d’activité
Pollution du sol par Risque de Eviter des fuites par Limiter la circulation Entreprise ou le Bureau de contrôle Absence d’engin Visite des
des fuites contamination l’entretien des véhicules et des camions de Maître d’œuvre AAAC lourd chantiers
accidentelles des sols engins transport de terre et délégué Etat des sols Rapports
d’hydrocarbure déterminer les voies d’activité
de circulation ;
Assurer l’application
de limites de vitesses
des véhicules afin de
réduire le
soulèvement de
particule fine.
Pollution de la Faire le contrôle Entreprise ou le Bureau de contrôle Absence d’engin Visite des
qualité de l’air par technique des Maître d’œuvre AAAC lourd chantiers
les émissions de véhicules destinés aux délégué Etat des sols

134
PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES PERIODE DE MIS EN RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS D’ATTENUATION ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
poussière travaux.
Faire régulièrement
l’entretien des
véhicules
Pollution de la le moteur ; Entreprise ou le Bureau de contrôle Absence d’engin Rapports
qualité de l’air par Eviter de clac sonner Maître d’œuvre AAAC lourd d’activité
les gaz inutilement délégué Etat des sols
d’échappement des Travailler aux heures
véhicules d’activité régulière
autorisée
Risque de Informer et sensibiliser Entreprise ou le Bureau de contrôle Etat des sols Rapports
dépravation des les jeunes locaux sur Maître d’œuvre AAAC d’activité
mœurs provoqué les opportunités délégué
par la présence des d’emploi
travailleurs Prioriser le
étrangers recrutement des
jeunes locaux non
qualifiés
Risque de conflits Informer et sensibiliser Entreprise ou le Bureau de contrôle Absence d’engin Rapports
sociaux liés au les travailleurs des Maître d’œuvre AAAC lourd d’activité faisant
recrutement du chantiers et la délégué Etat des sols état de conflit
personnel étranger population sur les
non qualifié IST/VIH et Sida
Promouvoir et faciliter
l’accès aux
préservatifs
Risque de Distribuer des Kits de Entreprise ou le Bureau de Absence d’engin Nombre 500 000
propagation des protection (baudriers Maître d’œuvre contrôle lourd d’accidents
IST/VIH/Sida fluorescents, les délégué AAAC déclarés
casques, les bottes et
les gants de chantier)
aux travailleurs
Risque de maladie Informer et sensibiliser Entreprise ou le Bureau de Nombre de Nombre des
respiratoire lié à les travailleurs sur les Maître d’œuvre contrôle personnes malades
l’utilisation des risques d’accident de délégué AAAC atteintes de la déclarés
peintures travail et l’adoption de maladie

135
PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES PERIODE DE MIS EN RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS D’ATTENUATION ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
bons comportements respiratoire
Installer des panneaux
de signalisation et de
sécurité sur les
chantiers
Prévoir un poste de
secours pour les
premiers soins en cas
d’accident et un
véhicule d’évacuation
Risque de blessure Sensibiliser les Entreprise ou le Bureau de Absence d’engin Nombre 500 000
lié à la mauvaise conducteurs sur le Maître d’œuvre contrôle lourd d'accidents
qualité des respect du code de la délégué AAAC Etat des sols déclarés
ouvrages et route
manipulation de Limiter les vitesses
matériels et des véhicules et
équipements engins tant sur le
chantier que dans
l’agglomération
Prévoir des panneaux
d’indication tant sur le
chantier qu’au niveau
des carrefours
Risque d’accident Eviter le gaspillage de Entreprise ou le Bureau de contrôle Absence d’engin Nombre
de circulation lié à la l’eau ; Maître d’œuvre AAAC lourd d'accidents
mobilité des Réaliser des délégué déclarés
véhicules du équipements de
chantier collecte au niveau des
lavages, bornes
fontaine et ménages
Risque de Création Eviter de réaliser Entreprise ou le Bureau de contrôle Rapports de Nombre de
de Conflit bornes fontaines sur Maître d’œuvre AAAC chantier conflits recensées
des sites privés délégué ou réglés
Choisir des sites
accessibles aux
populations

136
PHASE DU SOURCE D’IMPACTS IMPACTS MESURES PERIODE DE MIS EN RESPONSABLE RESPONSABLE INDICATEUR DU MOYEN DE COÜT
PROJET NEGATIFS D’ATTENUATION ŒUVRE D’EXECUTION DU SUIVI SUIVI VERIFICATION
Aménager les sites
choisis par des
équipements de
collecte
Risques de conflit Limiter la circulation Entreprise ou le Bureau de Nombre de Rapport de
lié à la gestion des des camions de Maître d’œuvre contrôle conflits indiqués chantier
sites transport de terre et délégué AAAC dans le rapport
déterminer les voies des chantiers
de circulation ;
Assurer l’application
de limites de vitesses
des véhicules afin de
réduire le
soulèvement de
particule fine…

Coûts total 4 4 250 000

137
11.1. PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DU SOUS-PROJET

11.1.1. Méthodologie

Le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) présente le programme de mise en œuvre de suivi des
mesures envisagées par l’EIES pour supprimer, réduire ou compenser les conséquences dommageables du
projet « d’Urgence pour l’amélioration des services d’électricité et d’eau PUASEE », sur les milieux
physique, biologique et humain pendant les phases (préparatoire ou pré construction, construction, exploitation
et entretien et fermeture.
Un Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) est un ensemble cohérent d’activités de mise en œuvre
des mesures de réductrices et d’optimisation ainsi que des actions d’accompagnement en faveur de la protection
de l’environnement biophysique et humain. Il a été préparé conformément aux exigences de la Guinée – Bissau
en matière d’évaluation environnementale.
En effet, selon la réglementation de la Guinée – Bissau, le présent programme est assujetti à l’EIES.

11.1.2. Objectif

L’objectif global du PGES est de faire en sorte que le projet soit réalisé conformément à la législation en Guinée
– Bissau en matière de gestion environnementale et sociale et en tenant compte des politiques de sauvegarde de
la Banque mondiale. Spécifiquement, le PGES défini et conclut un cadre formel sur la mise en œuvre, et décrit
les mesures d’atténuation requises pour prévenir, minimiser, atténuer ou compenser les impacts négatifs
potentiels environnementaux et sociaux et pour accroître (ou bonifier) les impacts positifs du projet.
Le PGES traite aussi de la surveillance et du suivi environnemental et social, ainsi que des besoins de
renforcement de capacités des internant et surtout de l’AAAC. Le PGES deviendra éventuellement le cahier de
charges environnementales qui accompagne la décision d’acceptabilité environnementale du projet du Ministre
en charge de l’environnement.
Ce cahier des charges correspond à l’ensemble des mesures d’atténuation ou de compensation. En ce qui
concerne cette Etude d’Impact Environnemental et Social du projet « d’Urgence pour l’Amélioration des
Services d’Électricité et d’Eau PUASEE », il ne s’agira que des mesures d’atténuation ou de compensation.
Une matrice synthétisant le PGES sera établi.
Ce PGES fera l’objet d’Audit Environnemental pendant sa mise en œuvre.

11.1.3. Organisation générale du PGES


Pour la mise en œuvre des mesures autres que celles relatives à la compensation des biens et personnes
affectées par le projet, s’il en existe, nécessitera un cadre Institutionnel qui comprendra :

11.1.3.1. Programme de suivi des composantes de l'environnement


• Suivi de la qualité de l’air
Des analyses périodiques des rejets atmosphériques doivent être réalisées selon un calendrier préétabli.

• Suivi de la Gestion des Déchets Industriels Banals (DIB)


Élaborer un système de suivi des déchets. Disposer d’une fiche de traçabilité des déchets.

• Formation et sensibilisation
Avant la mise en œuvre des formations et sensibilisations, il faudra recruter un Environnementaliste au sein
de l’entreprise s’il n’existe pas et le doter des moyens et d'autorité pour son bon fonctionnement. Ce
environnementaliste dont le rôle principal sera de veiller aux respects des dispositions de conformité
législatives et réglementaires et de maîtrise des aspects environnementaux, sécuritaires, sanitaires et de
qualité, intégrera à ses tâches la gestion des formations et sensibilisations relatives aux thèmes présents
dans le tableau 50.

138
Tableau 49 : Thèmes de formation
Thèmes Public cible Délais de formation Coût de formation en Responsable
Francs CFA
Sensibilisation sur la Ensemble du 2 jours Forfait Entreprise
Protection de l'environnement personnel

Formation en management Responsables 3 jours Forfait Projet


environnemental environnement et
comité de direction
Formation en gestion des Ensemble du 5 jours Forfait Projet
déchets personnel
Formation en Gestion des Responsables 1 jour Forfait Projet
conflits environnement et
comité de direction
Formation en habilitation des Personnel 1 semaine Forfait Projet
pompes fontaines d'intervention
Sensibilisation sur les Ensemble des 3 jours/ campagne (2) Forfait Entreprise
Méthodes de lutte contre les intervenants sur le
IST et le SIDA chantier et les
populations
riveraines
Total 20 000 000

11.1.4. Description du Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES)

Le tableau 56 présente les thèmes proposés pour la formation que le promoteur devra initier et dont les
contenus seront élaborés plus tard par les formateurs. En outre, pour atteindre les objectifs assignés au
PGES, il est nécessaire de renforcer les capacités de certains acteurs locaux qui seront identifiés plus
tard et redynamiser les structures institutionnelles.
Les tableaux 52, 53, 54 et 55 présentent les Plans de Gestion Environnementale et Sociale des sous –
composante du projet n°1 : « Construction du réservoir de 750 m 3 de château d’eau du site de
TELECOM, Réhabilitation du réservoir de 300 m 3 du château d’eau du site ESCOLA TECNICA,
Réhabilitation du réservoir de 80 m 3 du château d’eau du site du QG et la Réhabilitation du réservoir de
130 m 3 du château d’eau du site ANTULA BONO ».
La matrice du Plan de Gestion Environnementale et Sociale comprend 10 colonnes. Chaque colonne
contient respectivement ; (i) la phase du projet ; (ii) la zone concernée par le projet ; (iii) les activités
sources d’impact ; (iv) la composante du milieu impacté ; (v) description de l’impact ; (vi) les mesures
d’atténuation ou de compensation ; (vii) le responsable d’exécution ou de surveillance ; (viii) le responsable
de Suivi ; (ix) les Indicateurs de suivi ; (x) la période de mise en œuvre ; (xi) les coûts.

11.1.5. Déroulement du programme du Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES)

Le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) du projet décrit : (i) l’organisation à mettre en
place afin d’assurer l’effectivité de mise en œuvre des mesures correctives et le suivi environnemental du
projet, en termes d’organisation humaine mais aussi contractuelle ; (ii) le rôle et les responsabilités des
diverses parties impliquées dans le projet ; et (iii) les principales tâches qui sont à effectuer pendant les
activités.
Les entités suivantes sont impliquées dans la gestion environnementale du Projet durant les différentes
phases des travaux :

139
Mesures sous la responsabilité de l’entreprise

L’entreprise chargée des travaux à la pleine et entière responsabilité d’appliquer effectivement et efficacement le
PGES dont la mise en œuvre impliquera l’intervention sur le terrain de tout son personnel mobilisé sur le site du
chantier. Les rôles et responsabilités de l’entreprise sont partagés de la façon suivante :
• Le Directeur des Travaux : Il est le premier responsable de la mise en œuvre du PGES. À ce titre, il
assure la prévention des dommages, dégâts ou risques pour les individus et leur milieu. Il veille à ce que
les techniciens, ouvriers et autres manœuvres soient imprégnés de son contenu et fassent respecter le
PGES par tous les employés sur le chantier.
• L’Environnementaliste : Sur le site du chantier, il est responsable de la mise en œuvre du PGES de
l’entreprise depuis le démarrage du chantier jusqu’à la fermeture du chantier. À ce titre, il veille à
l’application effective des mesures préconisées du PGES qu’il doit répercuter auprès de l'ensemble du
personnel du chantier. Il est de fait le « Répondant environnemental » de la mission de contrôle des
travaux et a la responsabilité de veiller au respect des clauses techniques environnementales et sociales
lors des travaux du chantier et de servir d’interlocuteur au Bureau de Contrôle sur les questions
environnementales. Il sera évalué régulièrement par le spécialiste en environnement de la Mission De
Contrôle.
• Les Conducteurs des travaux : Ils supervisent au quotidien l’application des mesures contenues dans le
PGES, encadrent les chefs d’équipes, appuient l’Environnementaliste dans la mise en œuvre du PGES.
• Les Chefs d’équipes : Ils exécutent leurs différents travaux dans le strict respect des procédures
environnementales établies dans le présent PGES. Ils organisent des échanges avec les ouvriers de
leurs équipes de façon à leur rappeler les règles, les méthodes de travail et les conseils sur toutes les
précautions à prendre pour préserver le milieu humain et biophysique.

Les plans suivants seront préparés par l’Entreprise, et validés par la Mission de Contrôle :

• Le Plan de Gestion des déchets mettra en place un système visant à établir la quantité de chaque type
de déchets produits, le type de gestion et la destination finale des déchets.
• Le Plan de Réponse aux Déversements Accidentels traitera de la prévention de réponse aux
scénarios de déversements qui peuvent survenir pendant les opérations, comme une fuite ou la
défaillance d'un réservoir de stockage, un débordement pendant un remplissage, une rupture de
conduite, des accidents pendant les opérations de chargement et de déchargement, et des accidents
durant le transport des équipes ou du matériel.
• Le Plan de Recrutement Local visera à identifier et maximiser des profils de postes pouvant être
remplis par les locaux et les nationaux ; définir le mécanisme et les lieux de recrutement ; et développer
un système de suivi du personnel.
• Le Plan de Respect des Us et Coutumes Locales définira les mesures envisagées pour identifier les
interdits traditionnels, les éviter ou le cas échéant, les compenser.
• Le Plan de Formation des Employés expliquera comment l'Entreprise formera ses employés aux
aspects de santé, sécurité et environnement, mais également, comment elle les sensibilisera aux
aspects de protection et conservation des ressources naturelles et aux enjeux sociétaux de la zone
d'étude.
• Plan de management des risques et dangers consistera en l'analyse des risques et à la proposition
de mesures de sécurité. Aussi, ce plan se focalisera d’une part, sur l’identification de toutes les sources
de risques et de dangers aussi bien pour les travailleurs que pour le voisinage, et d’autre part, sur la
mise en œuvre des dispositifs préventifs, à savoir :
- le renforcement des capacités des travailleurs sur l’utilisation des machines et des équipements de
chantier ;
- la sensibilisation des travailleurs au respect des consignes de sécurité à travers les séances de
formation interne dites « ¼ d’heures de sécurité et santé » par exemple ;

140
- enfin, ce plan prendra en compte les dispositifs de protection des travailleurs et du voisinage en cas de
survenue d’accidents sur le chantier.
Mesures sous la responsabilité de l’EAGB

EAGB assurera pour le compte du Ministère en charge de l’électricité et de l’eau, la coordination du projet. Elle
sera chargée de veiller à la mise en œuvre des mesures d’atténuation et de bonification décrites dans le présent
rapport. À ce titre, elle veillera et supervisera la mise en œuvre du Plan de Gestion Environnementale et Sociale
(PGES) ; et s’attellera à la surveillance et au contrôle du plan de protection de l’environnement qui sera mis en
œuvre par l’entreprise contractante. Ce plan se fondera sur les dispositions énumérées dans le PGES.
Elle sera, en tant que promoteur du projet, responsable au même titre que l’entreprise de la qualité de
l’environnement dans les zones d’influence du projet. Les dégâts ou dommages environnementaux de quelque
nature qu’ils soient, engageront leur responsabilité commune.
Lors de l’élaboration du DAO (Dossier d’Appel d’Offre) des travaux et de la soumission des offres, elle s’assurera
que les mesures et autres spécifications du PGES relevant de la responsabilité de l’Entreprise seront
effectivement reprises dans les spécifications techniques.
EAGB sera responsable du suivi et de l’assistance nécessaire pour la mise en œuvre, dans les normes requises,
des mesures environnementales et sociales définies dans le présent rapport. À ce titre, ses tâches consisteront
essentiellement à :
- contribuer aux divers processus de préparation et de réalisation des travaux ;
- s’assurer que les clauses environnementales requises sont insérées dans les dossiers d’Appels d’Offres et
autres marchés de travaux ;
- maintenir les relations institutionnelles requises avec l’AAAC, dans le but de la délivrance des certificats de
conformité et autres avis requis sur les rapports d’études et la mise en œuvre des différents plans d’action ;
- effectuer des revues trimestrielles de la prise en compte des questions environnementales et sociales dans
la mise en œuvre du projet, et produire des rapports de suivi périodiques (mensuel, trimestriels ou annuels).

Mesures sous la responsabilité du Bureau de Contrôle (Maître d’œuvre)

En plus du contrôle habituel des travaux, le Bureau de contrôle veillera au respect des mesures d’atténuation des
impacts environnementaux et sociaux. Il est responsable au même titre que l’entreprise de la qualité de
l’environnement dans les zones d’influence du projet. Les dégâts ou dommages environnementaux de quelle que
nature qu’ils soient, engagent la responsabilité commune de l’entrepreneur et du Bureau de Contrôle. Parmi le
personnel clé, figurera donc obligatoirement un spécialiste des questions environnementales et sociales.
L’environnementaliste pourra être mobilisé à temps partiel, étant donné qu’une bonne partie des mesures
environnementales relèvent des travaux proprement dits. Toutefois, sa présence sera cruciale en début (pour la
validation des documents préparés ainsi que les installations de chantier de l’Entreprise) et en fin des travaux,
pour la vérification de la remise en état des sites.

Mesures sous la responsabilité de l’AAAC

En gérant la procédure de suivi environnemental au nom de l'Administration, l’AAAC jouera un rôle essentiel
dans la mise en application des dispositions préconisées dans l’EIES.
Le Cahier des Charges environnementales, établi en appui de l’Acceptabilité Environnementale, est la première
mesure visant à transformer les mesures d'atténuation, de surveillance et de suivi proposées dans l’EIES en
réalité contraignante pour toutes les parties.
Durant les activités, l’AAAC assurera la coordination technique entre les différentes entités étatiques et vérifiera
les activités menées par le Bureau de Contrôle et l’entreprise en conformité aux dispositions applicables en
Guinée - Bissau. À cet effet, elle effectuera des missions de suivi et de contrôle des travaux pour, entre autres,
s’assurer de la conformité du Plan Gestion Environnementale et Sociale proposé par l’Entreprise et validé par le
(Maître d’Ouvrage Délégué).

141
L’exécution de l’ensemble de ces mesures se fera durant la progression des travaux en fonction des phases du
chantier :
 En phase de pré-construction
Il s’agira de :
- procéder au choix du site de la base de l’entreprise de construction ;
- procéder aux opérations de libération de l’emprise, selon les normes et en accord avec la mairie ;
- procéder à la mise en œuvre de mesures justes et appropriées des dommages occasionnés par le
projet.
 Pendant la phase de construction
Il s’agira de :
- mettre en œuvre des mesures de sécurité au travail ;
- respecter la qualité de l’air dans la zone des travaux ;
- mettre en œuvre les dispositifs de gestion des déchets de chantier ;
- organiser les activités de sensibilisation des travailleurs et du voisinage.

 À la phase post-construction
Il s’agira de veiller à la remise en état de tous les sites des travaux.
 Pendant la phase de fonctionnement et entretien
Il s’agira de :
- suivre la conformité des travaux d’entretien et de maintenance par rapport aux exigences de protection
du milieu humain ;
- suivre la conformité des travaux de démantèlement des installations vétustes.
Toutes phases relatives à l’exécution de le sous – composante 1.1 du sous – projet n°1 sont clairement visibles
dans l’organisation des travaux de : Construction du réservoir de 750 m3 de château d’eau du site de TELECOM.
En ce qui concerne les travaux de réhabilitation des réserves d’eau pour le 300 m3 ; 80 m3et 130 m3, le Plan de
Gestion Environnementale et Sociale ne présente pas la même structuration qu’est plus légère.

11.1.6. Coûts de mise en œuvre du PGES

Le coût d’atténuation des mesures environnementales et sociales préconisés s’élève à 29 000 000 Francs CFA
les détails sont contenus dans les tableaux 52, 53, 54 et 55. Ils prennent en compte les coûts des mesures
institutionnelles, le coût des activités de sensibilisation, et les coûts des mesures techniques à mettre en œuvre
par l’entreprise des travaux. Quant au coût de formation, il s’élève à 20 000 000 France CFA.

142
XII. CONSULTATION DU PUBLIC

12.1. CONSULTATIONS PUBLIQUES

12.1.1. PROGRAMMATION DES CONSULTATIONS PUBLIQUES


Les consultations publiques de l’étude de sauvegarde environnementale et sociale du PUASEE ont été
programmées avec les représentants des populations directement affectées par le projet de construction de
châteaux et de réhabilitation de réservoir. Le programme ainsi élaboré tenait compte des occupations et de la
disponibilité des populations afin de donner un caractère participatif au processus. Ainsi, les consultations
publiques ont été réalisées sur l’ensemble des sites du projet.
Objectif de la consultation publique
L’objectif de ces consultations était de recueillir les commentaires et observations sur les impacts potentiels, les
mesures afférentes et l’implication des populations cibles dans le cadre de la mise en œuvre. Ces consultations
ont été l'occasion pour les représentants d'évoquer leurs attentes et leurs craintes en ce qui concerne les
activités du projet.
Les populations et représentants suivants ont été rencontrés:
 Les Services techniques en charge de l’eau ;
 Les représentants des chefs de famille ;
 Les représentants des associations de jeune ;
 Les représentantes des associations de femme ;
 Les organisations socioprofessionnelles ;
 Les personnes ressources.

12.1.2. DEROULEMENT DE LA CONSULTATION PUBLIQUE


Toutes les consultations se sont déroulées de la manière suivante :
 Exposé des objectifs de la consultation publique conformément la Loi nº 10/2010 de 24 de Septembre,
publié dans le IV supplément au Bulletin Officiel (BO) nº38/2010, du 24 Septembre 2010.
 Présentation du projet, des grandes activités et des impacts potentiels engendrés par les activités ;
 Ouverture des débats sur les préoccupations, craintes, et suggestions des populations.

12.1.3. SYNTHESE DES RESULTATS DE LA CONSULTATION PUBLIQUE


La consultation publique a permis au consultant de présenter le maître d’ouvrage, son partenaire financier et
projet à travers ses objectifs, les activités prévues et les impacts potentiels. Autrement dit le consultant a amené
les participants à :
 Connaitre le maître d’ouvrage et la partenaire financier (la banque mondiale) ;
 Mieux appréhender les objectifs et les activités du projet ;
 Leur importance dans ce processus.
Suite aux exposés du consultant, les échanges portés sur :
 Les impacts tant positifs que négatifs du projet et les mesures d’atténuation des impacts négatifs ;
 Ainsi, il est ressorti que le projet aura les impacts suivants :
 La création d’emploi pour les jeunes locaux ;
 L’amélioration des revenus des femmes ;
 L’amélioration de l’accès à l’eau potable ;
 Réticence au recrutement de la main d’œuvre étrangère non qualifiée
 Respect des valeurs culturelles, US, mœurs ;
 Négociation préalable avec les propriétaires des biens affectés ;
 Réaliser des équipements de collecte des eaux usées ;
 L’information et la sensibilisation des populations

143
CONCLUSION ET RECOMMANDATION

CONCLUSION

Le projet présente de nombreux impacts positifs pendant les phases préparatoires et de construction. Nous
pouvons en citer quels que unes.
La création d’emploi, la relation sociale à travers le brassage des populations par la mobilisation des entreprises
nationale et internationale, l’amélioration du niveau de vie, le développement du commerce et surtout du petit
commerce, la fourniture de la quantité et la qualité d’eau, le niveau de la qualité de la santé par
l’approvisionnement de l’eau potable à la population de Bissau etc.
Cette situation aura sans doute un impact positif indirect sur l’économie de Bissau, voire du pays tout entier, étant
donné qu’une personne valide peut vaquer à ses occupations et les dépenses pour les soins des affections liés
au manque d’eau et à l’insalubrité. Aussi, pourraient être utilisées pour l’amélioration la situation du genre et du
niveau de vie de la population
La construction de 750 m3 eau, est sans ignorer que cette activité est des conséquences dommageables. Les
travaux de construction du réservoir auront des impacts négatifs localisés sur les milieux naturels et humain. Il
est vrai que les travaux ont des impacts négatifs sur les ressources biophysiques et les aspects humains, les plus
importants se situant à la phase de construction. Néanmoins ces impacts négatifs dont la plupart sont
d’importance mineure ou moyenne, pourront être corrigés et atténués par des mesures adaptées.
Les coûts des mesures d’atténuation des impacts négatifs et les risques des travaux sur l’environnement et le
milieu social ont été évalués et estimés dans le Plan de Gestion Environnementale et Sociale. Il s’élève à la
somme de Vingt–neuf millions (29 000 000) Francs CFA

RECOMMANDATIONS

Les travaux devront être précédés par une Information et une sensibilisation (IEC) à l’endroit des populations
concernées par le projet à la phase préparatoire et à la phase de l’exécution des travaux et surtout pour les
canalisations qui sont fait en amiante ciment. En effet, il ressort de plusieurs littératures que l’amiante ciment
n’est pas contagieux pour le sol avec lequel il est en contact, ni l’eau. Cependant, il présente un danger lorsque
la composante amiante ciment est manipulée et se repend dans l’air et l’atmosphère que ses effets expriment
donc par les attaques pulmonaires, les troubles respiratoires etc. En partant de ce principe nous souhaiterons
que cela soit tenu en place et les mesures idoines soient prises, et surtout que le tracé ou la localisation soit
connue.

144
XIII. REFERENCE

1. BS OHSAS 18001:2007, British Standard Occupational Health and Safety Assessment Series
2. Environnement Industriel P. BEAUCHAUD, Ministère de l'Industrie et du Plan en France, 1989
3. Étude, supervision et contrôle des travaux, d’’amélioration des services d’eau et d’électricité. « Projet
d’Urgence d’Amélioration des Services d’Eau et d’Electricité (PUASEE) »
4. Evaluation environnementale sociale et stratégique « Projet D’assistance Technique Pour Le Secteur de
L’industrie Extractive – Guinée-Bissau », Unité de l’implémentation des projets
5. Face au risque, Février 2009 N° 450
6. Face au risque, Septembre 2009 N° 455
7. ILO-OHS 2001, principes directeurs concernant les systèmes de gestion de la sécurité et de la santé au
travail
8. Impacts et mesures d’atténuation du projet sur l’environnement et les conditions humaines
9. ISO 14004: 2004 : Système de Management Environnemental – Lignes directrices générales concernant
les principes, les systèmes et les techniques mises en œuvre, 2004
10. ISO 31000:2009, Management du risque -- Principes et lignes directrices
11. ISO 9001:215 Système de Management de la Qualité
12. ISO GUIDE 73 : 2009 Management du risque – Vocabulaire
13. Le risque foudre et les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) – P. DRUET,
INERIS-DRA, Septembre 2001
14. Monographie pays, élaborée dans le cadre de la politique régionale pour l’accroissement de l’accès aux
services énergétiques des populations rurales et périurbaines pour atteindre les objectifs du millénaire pour
le développement, par ENDA pour la CEDEAO & le PNUD-PREP (Octobre 2005).
15. Montreux Y. Analyse préliminaire de risques. In : Techniques de l'ingénieur. n° SE 4010. Paris 2002b, 10 p.
16. NFC 18510 –Opérations sur les ouvrages et installations électriques et dans un environnement
électrique/Prévention du risque électrique, Janvier 2012.
17. Plan Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (P.C.G.E.S.) ; « Projet D’assistance Technique Pour
Le Secteur de L’industrie Extractive – Guinée-Bissau »
18. Politiques de sauvegarde environnementale et sociale de la Banque mondiale
19. Sciences du sol 1.1. Herve, vol. 27 n° ISSN 0035-1653.
20. Sécurité électrique, F. Elie, Septembre 2004
21. Sécurité et santé dans la construction, Recueil de directives pratique du BIT.

145
XIV ANNEXES

ANNEXE 1

Projet de Termes de Références pour la réalisation d’Etude d’Impact


Environnemental et Social – EIES et trois Plan de Gestion Environnemental
et Social – PGES’ dans le cadre de PUASEE

Introduction
L’approvisionnement en eau potable, en services d’assainissement ainsi qu’en électricité
représentent des enjeux considérables pour la Guinée-Bissau, en particulier la ville de Bissau.
En effet, de l’apport de ces services de base dépendent l’amélioration des conditions de vie,
de l’hygiène et de la santé des populations, en particulier la santé maternelle et infantile,
touchées par une forte prévalence des maladies d’origine hydrique.

Nonobstant la dotation en ressources en eau relativement importante, la Guinée-Bissau


présente cependant des indicateurs assez médiocres en termes d’accès à l’eau potable. La
faiblesse des investissements dans les infrastructures ainsi que la défaillance du système
d’exploitation et de maintenance ont ruiné les efforts réalisés à Bissau à travers différents
projets.

Le Gouvernement a fixé les objectifs du secteur dans le cadre du Schéma Directeur pour l`Eau
et l’Assainissement et des Objectif du Millénaire de Développement (OMD), axés sur
l’éradication de la pauvreté, l’amélioration de la santé des populations à travers notamment
l’accès élargi à l’eau potable.

Dans le cadre du PUASEE, le gouvernement Bissau-Guinéen prévois pour la composante eau,


ceci:
1. L’augmentation d’extension de la capacité de stockage d’eau grâce à (i) l’installation d’un
château d’eau et à (ii) la réparation et la réhabilitation de trois châteaux d’eau.
2. L’Élargissement de l’accès aux services d’eau dans les quartiers périurbains de Bissau grâce
aux : (i) extension des réseaux de distribution d’eau ; (ii) réalisation d’environ
6 600 branchements sociaux ; et (iii) construction d’environ 93 bornes fontaines.
3. La réduction de l’eau non comptabilisée dans la ville de Bissau grâce à : (i) remplacement
d’environ 33 km de conduites en amiante-ciment dans le centre-ville;
Pour la composante électricité, il est prévu faire ceci:
1. Amélioration de la fiabilité et du rendement des réseaux de distribution moyenne et basse
tension grâce aux: (i) réhabilitation du poste de départ de la centrale ; (ii) remplacement
d’environ 12 km de câbles de distribution et accessoires ; et (ii) création d’environ 6 postes
supplémentaires MT/BT.

Les présents TDR visent le recrutement un consultant pour la préparation (1) d’une étude
d’impact environnementale et sociale (EIES) pour la construction de réservoir d’eau avec la
capacité de 750 m3 dans le site de Guinée-Telecom et (2) la préparation de trois EIES
simplifiées pour la réhabilitation de trois réservoirs avec la capacité de 100 m3 chaque dans
les trois sites suivants: EscolaTécnica, Nova Central et Antula Bono.

Ces études doivent être faites selon les lois et règlements en vigueur en Guinée Bissau, ainsi
que les politiques de sauvegarde environnementale et sociale de la Banque Mondiale.
146
I. Contexte et justification

1.1. Project et sous-projets

La capacité de stockage au niveau des réservoirs qui s’élève à 1.930 m3 est nettement
insuffisante pour assurer une exploitation optimale du réseau de distribution. Ce déficit de
stockage est aggravé par lemanque de réparationsystématique des quelque réservoirset par les
arrêts fréquents de pompage au niveau des centres de captage dû aux nombreux délestages
électriques.

En effet, plusieurs quartiers de Bissau hors de ces projets connaissent un problème crucial
d’eau potable à tel point que la majorité des communautés s’approvisionnent dans les puits
traditionnels, avec des eaux insalubres, cause des nombreuses maladies (bilharziose, maux de
ventre, diarrhée, …..).

En vue de réduire ces effets négatifs et d`améliorer les conditions d’hygiènes de la population
à travers l’accès à l’eau potable, le Gouvernement et son Partenaire (Banque Mondiale), dans
le cadre du projet d’Eau et Electricité, veulent renforcer le service d’alimentation en eau
potable et électricité de la ville de Bissau et des quartiers périphériques.

Pour réaliser le renforcement de cette capacité d’alimentation de la ville en eau potable ainsi
qu’en l’électricité, le PUASEE mettra en œuvre plusieurs sous-projets, qui pourraient causer
des impacts négatifs sur l’environnement naturel et humain.

1.2. Evaluation environnementale

La mise en œuvre de ces sous-projets est susceptible de générer des impacts sur
l’environnement biophysique et socioéconomique. Pour cela, ils sont soumis à l’évaluation
environnementale en accord avec les politiques de sauvegarde environnementale et sociale de
la Banque Mondiale ainsi que les lois et règlements en vigueur en Guinée-Bissau.

En conformité avec les procédures de screening présentées dans le Cadre de Gestion


Environnementale et Sociale (CGES) du projet, l’UI-PUASEE a préparé le screening des
activités du PUASEE.

Les quatre (4) sous-projets suivants ont été identifiés:

1. Sous-projet nº 1. l’installation d’un nouveau château d’eau avec la capacité de 750 m3à
Guinée-Telecom et la réparation et la réhabilitation de trois châteaux d’eau, notamment, 300
m3 àEscolaTécnica, 130 m3à Antula Bono et 80 m3 QG.
2. Sous-projet nº 2. l’extension des réseaux de distribution d’eau, en PVC (17 225ml) et PeHD
(49 248ml), réalisation d’environ 6 600 branchements sociaux et la construction d’environ
93 bornes fontaines.
3. Sous-projet nº3. le remplacement d’environ 33 km de conduites en amiante-ciment dans le
centre-ville, Bra e BairroMilitar.
4. Sous-projet nº4. la réhabilitation du poste de départ de la centrale, remplacement d’environ
12 km de câbles de distribution et accessoires et la création d’environ 10 postes
supplémentaires MT/BT.

147
Toutes ces fiches de screening ont été soumises à l’AAAC pour analyse et catégorisation.
Apres l’analyse des fiches des sous-projets, l’AAAC a classé tous les quatre sous-projets en
catégorie B, parmi lesquels, le sous-projet nº1 doit faire l’objet d’une étude d’impact
environnemental et social approfondie et les trois autres doivent faire l’objet d’études
d’impact environnemental et social simplifiées.

Les études (EIES approfondie ou simplifiée) permettront(i) d’identifier et d’évaluer les


potentiels risques, les dangers et impacts environnementaux et sociaux que chaque sous-projet
est susceptible de créer et (ii) de proposer des mesures de prévention, d’élimination ou
d’atténuation des impacts négatifs et de valorisation des impacts positifs. Elles fourniront
aussi des plans de gestion environnementale et sociale (PGES)incluant les plans de
surveillance et de suivi, contingence, communication, renforcement des capacités ainsi que le
budget de mise en œuvre du PGES pour garantir une exécution correcte de chaque sous-projet
dans ses phases de préparation de chantier, de construction, d’exploitation et de remise en
état.

II. Description du projet

2.1. Objectif du projet

L’objectif de développement du projet envisagé est le suivant : (i) rétablir et élargir l’accès de
la population de Bissau à l’eau potable et améliorer la qualité des services d’alimentation en
eau ; et (ii) améliorer la fiabilité de la fourniture d’électricité à la population de Bissau.

Objectifs spécifiques :

 accroître la pression de l’eau dans les conduites de distribution et au niveau des branchements.
 alimenter en eau potable, les quartiers péri-urbaines non desservis, de connecter au réseau des
ménages en grande majorité pauvres à des conditions abordables et de desservir les zones où
la densité de la population ne peut justifier la construction de réseaux de distribution tertiaires.
 aider à réduire les pertes techniques et commerciales.
 améliorer la qualité de la tension, à réduire les coupures et à améliorer la fiabilité de la
distribution, mais aussi à réduire les pertes techniques sur les réseaux de distribution MT et
BT.

2.2. Consistance des investissements envisagés

Les ouvrages projetés dans le cadre de ces investissements ont été identifiés dans le cadre du
Schéma Directeur de l’Hydraulique Urbaine et de la mission d’évaluation du projet d’urgence
pour l’amélioration services d’eau et d’électricité de la ville de Bissau (PUASEE).
Les investissements prévus concernent :
Pour le volet Eau :
Dans le volet eau il a été identifié trois sous-projets notamment:
Nombre des sous-
projets et ses Noms détaillés des sous-projets et ses composantes Qté
composantes

148
Nombre des sous-
projets et ses Noms détaillés des sous-projets et ses composantes Qté
composantes

Construction d'un réservoir de 750m3 à Guinée Télécom et


Sous-projet nº 01 réhabilitation du réservoir de EscolaTécnica (Brá) (300 m3), Antula
Bono (130 m3) et QG (80 m3)

Sous-composante
Construction de réservoir de 750 m3 à Guinée-Télécom (Bra) 1
1.1.

Sous-composante
Réhabilitation du réservoir de 130 m3 d’Antula Bono 1
1.2.

Sous-composante
Réhabilitation du réservoir de 80 m3 à QG 1
1.3.

Sous-composante
Réhabilitation du réservoir de 300 m3 de EscolaTécnica (Brá) 1
1.4.

Château d’eau de 750 m3 à Guinée Télécom

Il s’agit de construire et d’équiper un château d’eau sur tour en béton armé (Hauteur des piliers =
21 m, capacité = 750 m3) au site dit « Guinée Télécom » dans la ville de Bissau.

Les études géotechniques récentes (voir annexe) montrent que le terrain du site du réservoir
projeté est composé d’une couche d’Argile sableuse avec des graves latéritiques sur une
épaisseur de 13 m environ par rapport au niveau actuel du terrain naturel reposant sur une couche
de sable argileux en dessous de laquelle nous rencontrons de l’argile très compacte.

L'ouvrage est constitué d'une cuve tronconique en béton armé, couverte, supportée par une jupe
en béton armé, et comportant une conduite d'arrivée (refoulement), une conduite de départ
(distribution) et une conduite de vidange- trop plein. Toutes les conduites seront posées
verticalement le long de la structure. Elles sont en acier galvanisé à chaud, étiré, d’épaisseur
minimale 6mm, de longueur élémentaire de 6 m avec deux brides et traité contre la corrosion.
L’assemblage des conduites se fait par bride avec des boulons en acier galvanisé.

Des dallettes intermédiaires tous les 3,60 m environ sont prévues pour renforcer la stabilité de la
structure.

L'accès à l'intérieur du réservoir est possible grâce à la porte au niveau bas de la tour, puis par
des escaliers placés à l’intérieur de la tour, qui se terminent par une échelle en acier galvanisé.
Une échelle en acier galvanisé fixe est placée à l'intérieur de la cuve permettant l’accès pour
l’entretien éventuel.

Le tableau suivant récapitule les principales caractéristiques dimensionnelles du château d’eau


au site Guinée Télécom.

149
Localité Guinée Télécom
Cote TN (mNG) 35,5
Niveau bas de la cuve (mNG) 57,05
Volume : « capacité » (m3) 750
Hauteur de la jupe (m) 21,55
Rayon intérieur de la tour (m) 3,3
Épaisseur des voiles de la tour (m) 0,25
Rayon intérieur de la base de la cuve (m) 3,64
Rayon grande base R (m) 6,65
Épaisseur des voiles du réservoir (m) 0,25
Angle avec la verticale (extérieur) 50°
Angle avec la verticale (Intérieur) 40°
Épaisseur de la coupole (m) 0,20
Rayon du radier (m) 5,50
Épaisseur du radier (m) 1,10

Château d’eau Existente (Escola Técnica) - Bra

L’ouvrage est un réservoir métallique (Hauteur des piliers = 24 m, capacité = 300 m3) situé au
quartier Bra. La cuve est transpercée par des trous causés par balles. Le métal de la cuve et le
support sont corrodés. Les équipements (conduites et pièces spéciales) sont en bon état. Les
actions proposées pour la réhabilitation de ce château d’eau sont les suivantes :

o Sablage ou nettoyage à la brosse métallique de la cuve et de la tour


o Soudure adéquate et étanche des trous de la cuve
o Test d’étanchéité de la cuve
o Peinture époxy de l’extérieur de la cuve et de la tour métallique
o Peinture époxy alimentaire de la partie intérieure de la cuve
o Couverture de la cuve et vérification de leur étanchéité
o Réhabilitation de clôture et portail et aménagement du site du réservoir y compris
remblaiement et mise à la cote.
o Remise en état des lieux

Château d’eau Quartier général

Le réservoir est en béton armé (Hauteur des piliers = 12 m, capacité = 80 m3) situé au quartier
Général.

Le diagnostic de près de ce château d’eau montre la présence de suintement d’eau sur les
parois extérieures de la cuve. La solution préconisée pour la réhabilitation du réservoir est la
suivante:
- Repiquage profond à l’intérieur de la cuve jusqu’au niveau des armatures pour purger les
bétons et enduit dégradés.
- Traitement des armatures corrodées.
- Protections des armatures dé passivées par la mise en œuvre d’un inhibiteur de corrosion.
- Mettre en place une étanchéité intérieure dans la cuve
- Essais d’étanchéité et réparation des points de suintement éventuels par cuvelage
adéquat.
150
- Repiquage et application d’enduit en mortier sur les parois extérieures de la cuve pour les
protéger des agressions extérieures et notamment de la carbonatation.
- Réhabilitation de clôture et portail et aménagement du site du réservoir y compris
remblaiement et mise à la cote.
- Remise en état des lieux

Château d’eau Antula Bono

Il s’agit de réhabiliter un réservoir métallique de cuve rectangulaire (Hauteur des piliers = 10 m,


capacité = 100 m3) situé au quartier Antula Bono. Les parois de la cuve sont formées de
panneaux carrés de 1 m x 1 m, assemblées par joint et boulonneries. Plusieurs fuites d’eau sont
apparentes.
Les solutions envisagées pour la réhabilitation de ce château d’eau sont présentées ci-après:

• L’installation d’une géo-membrane étanche en PVC alimentaire soudé, formant un bassin


de stockage d’eau. La cuve métallique existante joue le rôle d’un support pour la géo-
membrane qui couvrira la totalité de l’enceinte de la cuve. Cette membrane est de
dimension 5 m x 5 m x 4 m pour stockage eau potable avec un feutre complet géotextile
de protection. La mise en place de la géo-membrane est comme suit :

o Fixer la géo-membrane en partie haute du réservoir à par l’intermédiaire


d’une ligne de boulons qui sont à souder sur la partie intérieure du réservoir
en partie haute et ce sur toute la périphérie avec un espacement de +/- 250
mm. Il y aura donc une bande de trous oblongs avec œillets sur la partie haute
de la géo membrane. Ces trous oblong seront à présenter un par un sur chaque
boulon ou goujon soudé.
o Un écrou sera positionné sur le boulon pour maintenir la géo membrane.
o positionner la géo membrane contre les parois et au fond du réservoir.
o la mise en place de bride/contre bride venant prendre en « sandwich » la tôle
d’acier, le feutre géo textile de protection, la géo membrane d’étanchéité et les
joints d’étanchéité.

• Des dispositions particulières doivent être observées au niveau des entrées- sorties de la
cuve pour assurer une parfaite étanchéité.
• La peinture époxy alimentaire de la couverture métallique existante pour protéger la géo-
membrane et l’eau stocker du soleil et du tout débris qui pourrait entrer dans la cuve
• Le changement des boulons au niveau des points détériorés et déformés et le
renforcement de la cuve par un quadrillage en acier à un mètre au-dessus du radier du
réservoir.
• L’installation de nouvelles barres de renforcement de la tour métallique de la cuve et la
peinture extérieure contre la corrosion de l’ensemble du réservoir (supports et cuve).
• Réhabilitation de clôture et portail et aménagement du site du réservoir y compris
remblaiement et mise à la cote.
• Remise en état des lieux.

Réseau de distribution

151
- Fourniture et pose de environ 66 473 km de conduites en PVC et en PEHD pour le réseau
de distribution d’AEP à partir des châteaux d’eau « Guinée télécom » et « Bra »: avec les
ouvrages en ligne.
- Remplacement au centre-ville, Bra, BairroMilitar d’environ 33 km des conduites
existantes en amiante ciment par de nouvelles conduites en PVC et en PEHD et le report
des branchements existants au centre-ville sur les nouvelles conduites.
- Pose de branchements particuliers et de bornes fontaines
- Fourniture d’équipement d’exploitation (machine à souder le PEHD, Détection de fuite,
système d’acquisition de données) et formation du personnel de l’EAGB sur son
utilisation.
- La réalisation de 6600 nouveaux branchements particuliers.
- L’installation de 93 bornes fontaines au niveau des quartiers de la tranche urgente.
- La fourniture et l’installation d’un système cohérent de comptage au niveau des forages
et des sorties réservoirs et à l’entrée des secteurs ainsi que l’installation des vannes de
sectionnement au niveau des secteurs pour faciliter la détection des fuites et augmenter le
rendement du réseau.
- L’installation d’un système de régulation (forages- niveau d’eau dans les châteaux d’eau)
pour chaque réservoir objet du présent projet.
- La réhabilitation des bornes fontaines existantes pour réduire les fuites d’eau
(changement des connections en PEHD, changement des accessoires de raccordement
joints ou autres).
- La fourniture, du matériel et outillage (des kits d’analyse d’eau, matériel de soudure
conduites PEHD,…) nécessaire pour la réparation et l’entretien du réseau et des pièces
spéciales (compteurs, vannes,…) pour assurer l’entretien des installations par le
personnel de l’EAGB au cours de l’exploitation du réseau.
- La fourniture de 3000 compteurs de diamètre nominal allant de DN15mm jusqu’au DN40
mm, pour les branchements particuliers existants (y compris gros consommateurs) et les
bornes fontaines existantes.
- La formation du personnel de l’EAGB sur l’utilisation de système d’acquisition des
données, de système de détection des fuites, de kit d’analyse d’eau ainsi que sur
l’utilisation de la machine de soudure par machine électro-soudable pour les conduites en
PEHD.

Nombre des sous-


projets et ses Noms détaillés des sous-projets et ses composantes Qté
composantes

L’extension des réseaux secondaires et tertiaires des distributions


d’eau, PVC com 17 225 m et PeHD 49 248 m, réalisation d’environ
6 600 branchements sociaux et la construction d’environ 93 bornes-
Sous-projet nº 02
fontaines dans les quartiers périphériques suivants : Bairro Bra,
Bairro de Enterramento, Cuntum, Quélélé, Penha, São Paulo, Plaque
1 et 2, BairroMilitar et Bissaque.

Sous-composante
réalisation de réseau secondaire. 9,250
2.1.

Sous-composante réalisation de réseau tertiaire. 23,125

152
Nombre des sous-
projets et ses Noms détaillés des sous-projets et ses composantes Qté
composantes
2.2.

Sous-composante
réalisation de Branchements Particuliers. 6.600
2.3.

Sous-composante
réalisation de Bornes Fontaines. 93
2.4.

Fourniture et transport des conduites de distribution

• Conduite de distribution en PVC PN10 pour DE supérieur à 110 mm

Les conduites pour le réseau primaire et secondaire pour des DE supérieur à 110 mm sont en
PVC PN10. Les travaux comporte suite à la réception en usine, la fourniture et le transport des
canalisations en PVC pression PN10 de type à emboîtement avec joints et des pièces spéciales en
ligne (coudes, tés, réductions, joints de tous types, etc.) et les pièces de raccordement nécessaires
sur le réseau existant en PVC et/ou en fonte conformément aux stipulations du CCTP. Les
diamètres des conduites varient de 160 mm à 315 mm. Le linéaire total prévu de ce type de
conduite pour l’extension du réseau de distribution y compris le linéaire des conduites de
renouvèlement des anciennes conduites au centre-ville est de 19 ,2 km dont 9,9 km des conduites
de DE160 mm.

• Conduite de distribution en PEHD PN10 PE100 pour DE inférieur ou égale à 110 mm


Les conduites pour le réseau de distribution (essentiellement pour le réseau tertiaire) dont les DE
ne dépasse pas 110 mm seront en PEHD. Les travaux concernent la fourniture après essais et
réception à l’usine, le transport des conduites en PEHD PN 10 PE100, y compris pièces spéciales
en ligne (Té, réduction, collet strié, manchons électro-soudables) et les pièces de raccordement
nécessaires sur le réseau d’alimentation en eau potable. Les fournitures devront être strictement
conformes aux spécifications techniques de la présente CCTP, et incluent tous les accessoires
nécessaires au bon fonctionnement du réseau. Les diamètres des conduites varient de 63 mm à
110 mm. Le linéaire total prévu de ce type de conduite pour l’extension du réseau de distribution
y compris le linéaire des conduites de renouvèlement des anciennes conduites au centre-ville est
de 49,8 km (sans tenir compte de linéaire des conduites en PEHD destinées aux travaux de
branchements particuliers et des bornes fontaines).
• Borne Fontaine

Les bornes fontaines (BF) seront implantées essentiellement dans les quartiers périphériques.
On prévoit des Bornes Fontaines équipées de 4 robinets standards. Construction des bornes
fontaines selon plan type EAGB. Les travaux comprennent les prestations suivantes:

− les travaux de terrassement, y compris remblais, compactage soigné transport des déblais
excédentaires vers une décharge selon les instructions de l’ingénieur.
− les travaux génie civil en béton armé : Radier et cuvette, le réseau de drainage de la borne
fontaine et son puits perdu de diamètre intérieur 1,5 m et de profondeur 2 m (en cas
d’absence d’un drain naturel ou caniveau).

153
− le revêtement et peinture de la borne selon plan type.
− la construction de la couverture métallique.
− l’installation d’une porte métallique (avec fermeture) portant le sigle de l’EAGB et le
numéro de la borne.
− Le raccordement à la conduite de distribution.

Les bornes fontaines (BF) seront implantées essentiellement dans les quartiers périphériques. La
distance entre deux BF ne doit pas dépasser 500 m afin de limiter la distance de transport de
l’eau à moins de 250 m. Ces ouvrages seront gérés par les chefs de quartiers qui achèteront l’eau
auprès de l’EAGB, et assureront sa vente aux riverains.

Les bornes fontaines peuvent être également prévues dans les lieux et les établissements publics :
les écoles, les marchés, les centres de santé intégrés, les gares routières, etc.

On prévoit des Bornes Fontaines équipées de 4 robinets standards M 15/21. Le détail des
équipements de cet ouvrage est présenté dans le dossier plan.

Pour des raisons d’hygiène (en cas d’absence de caniveau existant pour l’eau pluvial), on a prévu
pour chaque BF un caniveau de drainage qui débouche dans un puits perdu de diamètre 1,5 m et
de profondeur 2 m.

Chaque borne sera munie d’une toiture métallique de protection contre les intempéries. La borne
sera peinte en bleu et portera le sigle de l’EAGB. L’entrepreneur doit présenter un plan type
d’exécution de la couverture métallique des Bornes Fontaines.

Au total, il est prévu de construire de 80 nouvelles bornes fontaines et la réhabilitation de 20


bornes fontaines existantes. Les travaux de réhabilitation concernes essentiellement la réparation
des fuites et la remise en état de l’ouvrage (peinture, réparation porte d’entrée, serrure,…).

Pose et essais de Tuyauterie

Tuyaux en PVC pression et PEHD pour réseau de distribution :

Les travaux de pose des tuyaux comprennent la confection du lit de pose constitué de sable de
carrière, l’exécution du remblai de calage (remblai compté à partir du lit de pose et jusqu’à 20
cm au-dessus de la génératrice supérieure de la conduite) par des matériaux sélectionnés (criblés
si nécessaire) du déblai provenant de la tranchée ou des matériaux provenant de l’extérieure
selon les instructions de maitre de l’ouvrage. Ce remblai est étalé par couche de 20 cm avec
compactage approprié à l’aide d’une dame sauteuse, la pose de la conduite proprement dite et
des pièces spéciales en ligne y compris coupe, descente en tranchée, assemblage par
emboitement a joint, ou par soudure ainsi que les essais de pression selon le CCTP des conduites
en tranchées et la fourniture et pose d'un ruban ou grillage en plastique de repérage (tuyaux PVC,
PE).

Les conduites seront posées le long des pistes et des rues non revêtues des quartiers de la tranche
urgente. Au niveau des traversées spéciales (route goudronnée, cours d’eau), les conduites seront
posées dans des fourreaux en PVC.

Au centre-ville les nouvelles conduites en PVC et/ou en PEHD seront posées le long des
trajectoires des anciennes conduites en amiante ciment et de part et d’autre des routes et rues
154
(sous les trottoirs) pour éviter au maximum possible les traversées des routes goudronnées (afin
de réduire le cout de remise en état des routes après pose). Les branchements particuliers
installés sur les anciennes conduites seront reportés sur les nouvelles conduites toute en gardant
l’approvisionnement en eau des citoyens au cours des travaux. Les anciennes conduites ne seront
pas déposées.

Le remblai supérieur sera réalisé par le matériau du déblai expurgé de grosses pierres, de gros
débris végétaux et sera mis en place par couche de 30 cm légèrement compactée. Pour les
conduites en PEHD, l’assemblage des tuyaux et des raccords en PEHD (coude, té, cône, etc…)
s’effectuera par des manchons type électro-soudable pour les diamètres DE ≤ 110 mm.

L’attention du soumissionnaire est attiré sur le fait qu’aucune machine de soudage ne peut être
utilisée sans l’accord préalable du maître de l’ouvrage et toute soudure effectuée par une machine
n’ayant pas eu cet accord sera refusée et refaite aux frais de l’entreprise (y compris la fourniture
des manchons et raccords nécessaires). Les travaux de soudure seront faits par la machine de
soudage qui sera fourni par l’entrepreneur et remis à l’EAGB en état de fonctionnement avec tous
les accessoires nécessaires à la fin des travaux.

L’assemblage des tuyaux et des raccords en PVC (coude, té, cône, etc…) s’effectuera par
emboitement a joint.

Tuyaux en PEHD pour Branchement :

Ces travaux concernent les tuyaux en PEHD de DE 25 jusqu’au DE 40 pour le raccordement des
branchements particuliers.

Les travaux de pose comprennent aussi le terrassement quelles que soit la nature du terrain
(rocheux, inondé, démolition de chaussée et trottoir de toutes natures etc…) et la profondeur et la
nature de la conduite sur laquelle sera effectué le nouveau branchement.

Le tuyau doit être posé à 50 cm au minimum de profondeur. Le grillage avertisseur sera posé
à 20 cm au-dessus de la tuyauterie.

Nombre des sous-


projets et ses Noms détaillés des sous-projets et ses composantes Qté
composantes

Remplacement d’environ 33 km du réseau en amiante-ciment dans


Sous-projet nº 03 33
les quartiers centre-ville, Bra et Bairro Militar et autres.

Sous-composante Remplacement d’environ 25 km du réseau en amiante-ciment au


3.1. centre-ville.

Sous-composante Remplacement d’environ 8 km du réseau en amiante-ciment à Bra et


3.2. BairroMilitar.

• Renouvellement des conduites en amiantes ciment au centre-ville

155
Le remplacement au centre-ville, Bairro Militaire, Bra, etc., de 33 km de conduite (réseau
secondaire et tertiaire) en amiante ciment par des conduites en PVC et/ou en PEHD et le
report des branchements existants sur les nouvelles conduites.

Pour le volet Electricité :

Dans le volet électricité il a été identifié un seul sous-projet notamment:

Nombre des sous-


projets et ses Noms détaillés des sous-projets et ses composantes Qté
composantes

la réhabilitation du poste de départ de la centrale électrique de


Bissau, Renouvellement ou remplacement d’environ 12 km du réseau
Sous-projet nº 04
souterrain HTA de câbles et accessoires et la création d’environ
10 postes supplémentaires MT/BT.

Réhabilitation du poste de sortie de la centrale électrique a de Bissau


Sous-composante de EAGB notamment: départ PNUD; départ PRO-BRA; départ 1
4.1. Eduardo Mondelane; départ Aeroport directo; départ Bolola; départ
TAGB; départ Industrial; départ zone 5; départ zone 3; départ zone 8.
Réhabilitation poste sortie de la centrale de l’EAGB;
Renouvellement ou remplacement de 14 tronçons câbles de
distribution avec un distance d’environ 12 km et ses accessoires,
notamment, poste Centrale EAGB au Jaquite; Poste Jaquite au poste
Sous-composante Hôtel Sheraton; Centrale EAGB au poste P 12; Poste P 12 au poste P 1
4.2. 13; Poste P 13 au poste P 18; Poste Nho-Nho au poste P18; Poste P
18 au poste P 19; Poste P 19 au poste Hospital ???d Agosto; Poste
Hôtel Sheraton au poste Hospital 3 d Agosto; CutumMdina; Edifice 3
d’Agosto et Volvo.
Sous-composante Achat et installation de transformateurs : 6 transfos 630kVA, 4
1
4.3. transfos 400kVA, 6 transfos 250kVA.

Sous-composante Dédoublement de postes MT/BT surchargés : création 5 H61 et


1
4.4. création 5 postes cabine

La centrale de l’EAGB alimentant la ville de Bissau n’est pas bien dimensionnée pour une
extension future par l’ajout d’autres départs 20kV; les états de la plupart des équipements
HTA sont vétustes et en mauvais état; le remplacement de ces équipements s’annonce
nécessaire et indispensable. Les travaux de réhabilitation du poste sortie de la centrale
consistent en :

Désignation Quantité

Travaux de démontage

Démontage de toutes les cellules HTA suivantes :


01
- départ PNUD;

156
Désignation Quantité
- départ PRO-BRA;
- départ Eduardo Mondalane;
- départ Aeroport directo;
- départ Bolola;
- départ TAGB;
- départ Industrial;
- départ zone 5;
- départ zone 3;
- départ zone 8.
- Protection TR1
- Protection TR2
Démontage de tous les équipements existants de la salle de
commande

Travaux de fourniture et pose

Cellule départ équipée par un disjoncteur débrochable à coupure dans


15
le SF6, 24 KV -1250A et relais de protection numérique

Cellule protection en aval du transformateur de puissance équipée par


disjoncteur débrochable à coupure dans le SF6, 24KV -1250A et relais 02
de protection numérique

Cellule de couplage (remontée barre + cellule disjoncteur 24 kV) 01

Cellules de mesure barres (TP) équipées par un interrupteur fusible


02
200A-24 KV et transformateur de mesure

Cellules BPN/TSA équipées d’un interrupteur fusible 200A- 24


02
KV

Réhabilitation du génie civil du poste 01

Fourniture, pose et Mise en service d’un système centralisé de contrôle


commande comprenant la logique de verrouillage et d’inter- verrouillage,
la logique de commande, la synchronisation et contrôle de tension, le 01
contrôle de pression et verrouillages, les alarmes et signalisation, le
contrôle Commande Numérique (CCN) et les services auxiliaires

Renouvellement du réseau souterrain HTA

Le tableau ci-dessous liste des tronçons de câble HTA vétustes à remplacer priorisés par
l’EAGB :

N° Tronçon Longueur (m)


1 Centrale EAGB au poste Jaquite 2 050
2 Poste Jaquite au poste Hôtel Sheraton 2 100

157
3 Centrale EAGB au poste P 12 1 800
4 Poste P 12 au poste P 13 700
5 Poste P 13 au poste P 18 450
6 Poste Nha-Nha au poste P18 1 000
7 Poste P 18 au poste P 19 470
8 Poste P 19 au poste Hospital 3 d Agost 300
9 Poste Hôtel Sheraton au poste Hospital 3 d Agost 900
10 CutumMdina
11 Edifice 3 d’Agost
12 Valva

Création des six postes de transformation HTA/BT (tranche conditionnelle)


Ci-dessous la liste des six postes de transformation

Situation Projetée Poste de


coordonnées
transfor-
N° Postes P.inst GPS des postes Commentaires
Quartier Type mationen
MT/BT (kVA) projetés
amont
SAO
PAOLO N 11°52’35,4’’ SAO
1 BRA H61 160
GUMETA W 15°38’6,10’’ PAOLO
L
N 11°53’5,99’’ Alimentation directe par une
GTA liaison aéro-souterraine du réseau
2 HAFIA H59 630 W
Bissau aérien
15°38’22,13’’
N 11°53’0,4’’ Alimentation directe par une
BISSAQU BISSAC liaison aéro-souterraine de la ligne
3 H59 630 W
E CABINE aérienne
15°36’52,15’’
Alimentation directe par piquage
sur le réseau aérien (Les
N 11°51’1,10’’ coordonnées du poteau le plus
4 CUNTUM SOBRAD H61 160 proche :
W 15°37’10,0’’
N 11°50’58,9’’
W 15°37’35,1’’)
Le poste CutumMadina n’est pas
accessible (problème de
disponibilité des clés). Le
CUNTUM N 11°50’23,1’’ CutumMad Consultant pense qu’il n’est pas
5 LOFDAM H59 630
MEDINA W 15°37’0,4’’ ina dimensionné pour une future
extension (ajout d’une autre
cellule).Il s’avère nécessaire de
prévoir un autre poste.

BANDIM SANTA N 11°50’52,8’’ Nécessité d’ajouter une cellule


6 H61 160 Nho-Nho Départ dans le poste Nho-Nho
A1 LAGO W 15°36’27,3’’

158
Situation Projetée Poste de
coordonnées
transfor-
N° Postes P.inst GPS des postes Commentaires
Quartier Type mationen
MT/BT (kVA) projetés
amont
pour alimenter le nouveau poste
SANTA LAGO

III. Description du milieurécepteur

Situation géographique de la ville de Bissau

La ville de Bissau et quelquesquartiers périphériques représentent la zone d’accueil du


PUASEE.

Située sur la côte Ouest de la Guinée-Bissau, la ville a une superficie de 77 km2 et s’étend
entre les 11° 49’ Latitude Nord et 15°34’ longitude Ouest puis 11°55’ latitude Nord et
15°39’longitude Ouest. Elle est limitée au Nord par la ville de Safim et Prabis tous de la
region de Biombo , à l’Est par la ville de Nhacra secteur de Mansoa, region de Oio,au Sud par
les ville de Tite, Sector de Tite Região de Quinarapar l’océan Atlantique et l’archipel des
Bijagos (M. Biague 2013).

La ville de Bissau s'est développée sur un site estuarien. Son relief est très bas avec une petite
élévation vers le nord-ouest donnant sur le plateau de Bissalanca. Les sols sont argileux et de
type ferralitique de couleur rouge. Au niveau de la zone de contact avec le Rio Géba, le sol est
halo-hydromorphe (Texeira, 1962). Ses sols sont relativement perméables permettant une
infiltration facile des eaux de pluie. La figure suivante présente la carte de la ville de Bissau.

Carte de situation de la ville de Bissau et sa périphérie

159
Zone d’intervention du projet
Le Projet d’Urgence d’Amélioration des Services d’Electricité et d’Eau (PUASEE) développe
ses activités dans la ville de Bissau et quelques-uns de ses quartiers périphériques,
notamment, Bissau Velho, Chão de Pepel, Tchada, Praça, cupiçlão de cima, Bairro Bra,
Bairro de Enterramento, Cuntum, Quélélé, Penha, São Paulo, Plaque 1 et 2, BairroMilitar et
Bissaque, CuntumMadina e Quelel, Safim, Hafia, et Bissalanca, Belela, Bôr.

La figure suivante présente la ville de Bissau et les régions limitrophes.

Ville de Bissau et régions limitrophes

IV. Mission du consultant

Sans préjudice de la responsabilité totale du consultant, il est suggéré au Consultant de


réaliser l’étude d’impact environnemental et social (EIES) pour le sous-projet nº01 ainsi
quedes EIES simplifiées pour les trois autres sous-projets.

Pour l’analyse proprement dite, les impacts devront être caractérisés, au moins, par leurs
effets (positifs ou négatifs), la nature (directe ou indirecte), la périodicité (temporaire,
permanente et/ou cyclique) et la réversibilité (réversible ou irréversible).

Le consultant doit décrire les modifications environnementales et sociales qui seront produites
par le projet, en considérant, entre autre, (i) Identifier les impacts sociaux et/ou
environnementaux susceptibles d’être générés ou induits par les activités découlant de la
réalisation du projet, (ii) Proposer des mesures réalistes, ciblant clairement les responsabilités
institutionnelles de mise en œuvre, afin d’atténuer les impacts négatifs et/ou bonifier les
impacts positifs, (iii) Proposer des mesures de protection et/ou de gestion des écosystèmes,
des patrimoines culturels et des espaces et domaines publics et privés, (iv) analyser l’impact
sur l’assainissement du site du réservoir, (v) proposer des mesures de protection contre les
maladies, les risques professionnels, les pollutions, les émissions, (vi) élaborer une grilles de
mesures d’atténuation des impacts liés à l’exploitation du réservoir, (vii) élaborer un Plan de
Gestion Environnementale et Sociale (PGES) et les coûts y afférant, et, (viii) proposer la mise
en place d’un programme d’audit socio-environnemental post-projet.

160
Une attention particulière doit être accordée aux groupes sociaux vulnérables dont les
femmes, les jeunes, les personnes âgées et les pauvres, aux écosystèmes fragiles, aux
ressources naturelles et aux propriétés publiques/ privées menacées. Si le projet devait générer
des acquisitions de terre et/ou des déplacements involontaires des populations, ces activités
feraient l’objet de Plans d’Action de Réinstallation (PAR) en conformité avec la politique
opérationnelle OP 4.12 de la Banque mondiale et des lois nationales pertinentes.

Pour ce faire, il est attendu que le consultant se déplace à Bissau afin de mieux connaître la
réalité du site à étudier et pouvoir discuter des problèmes engendrés par la construction
prochaine du réservoir et les étapes prochaines avec les autorités, le future exploitant et aussi
avec la population de la zone d’influence du réservoir.

Le consultant doit présenter son rapport d’analyse approfondie et simplifié des quatre études
(un approfondie et trois EIES simplifié) avec suggestions et propositions des actions avec
leurs coûts actualisés. Dans le rapport, il doit présenter des tableaux récapitulatifs des PGES,
leurs coûts et leurs conséquences.

LE CONSULTANT PROCEDERA A LA REALISATION D’UNE ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET


SOCIAL – EIES DE SOUS-PROJET Nº01 ET LA REALISATION DU EIES SIMPLIFIE POUR CHACUN DES TROIS
AUTRES SOUS-PROJETS, C’EST-A-DIRE, LES SOUS-PROJETS NºS 02, 03 ET 04 CONFORMEMENT AUX
EXIGENCES DES PRESENTS TERMES DES REFERENCES, DES REGLEMENTS NATIONAUX ET DES
POLITIQUES DE SAUVEGARDE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DE LA BANQUE MONDIALE.

4.1. Etude d’Impact Environnemental et Social

Sans mettre en cause les exigences de la loi sur évaluation environnementale au cas il se
justifie, l’étude du sous-projet nº o1, devra avoir au minimum les éléments suivants:

 Géolocalisation des sites du projet;


 Délimitation de la zone d’emprise de l’étude, constitué généralement des trois zones
d’incidence du projet, notamment, zone du projet, zone d’influence directe et la zone
d’influence indirecte;
 Descriptions détaillées du projet et ses composantes
 Descriptions détaillées des composantes du milieu récepteur
 Description et analyse comparative des variantes
 Choix d’une variante
 Détermination et justification de la variante optimale
 Analyse des impacts
 Analyse des risques et dangers
 Hygiène et sécurité
 Plan de gestion environnementale et sociale (PGES)
o Plan de suivi et surveillance environnemental (air, sol et l’eau, bruit, vibration, etc.)
o Plan de contingence
o Plan de communication
o Plan de développement social
o Plan de fermeture de chantier et remise en état
o Etc.
 Consultation du public (résumé dans le corps du texte indiquant si les préoccupations et
recommandations du public ont influencé le design final et/ou les mesures d’atténuation ;
rapport complet en annexe incluant fiche de présence, photos, questions, réponses,
synthèse, etc).

161
EN CAS QUE SOUS-PROJET JUSTIFIE L’ELABORATION D’UN ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET
SOCIAL SIMPLIFIEE (EIES SIMPLIFIEE), CE PLAN PRESENTERA DANS LES DETAILS AU MINIMUM:
• Introduction
• Descriptions détaillées du projet et ses composantes
• Descriptions détaillées des composantes du milieu récepteur
• Les impacts, risque et dangers significatifs;
• Les mesures d’atténuation des impacts à mettre en œuvre durant les phases de
réalisation des travaux et de fonctionnement des ouvrages, afin que le projet dans son
ensemble puisse s’intégrer durablement dans son environnement biophysique et socio-
économique ;
• Les responsables de la mise en œuvre du plan ainsi que les moyens requis.
• Les coûts des mesures d’atténuations;
• Indicateurs de suivi et surveillance;
• Période et la fréquence de suivi et surveillance;
• Etc.
Pour l’environnent
Le consultant doit:
Identifier, analyser, évaluer les impacts, les risques et les dangers et de proposer des mesures
d’atténuation, des mesures de correction des impacts négatifs générés par chaque sous-projet,
ainsi que proposer un programme de suivi et surveillance, permettant d’optimiser les effets
positifs du sous-projet sur l’environnement et la santé des bénéficiaires.
Pour l’hygiène et sécurité
Le consultant devra :
• Déterminer si l’implantation du projet aura un impact sur la santé des populations et
des travailleurs ;
• Caractériser les populations exposées ainsi que les risques par rapport composants
polluants rejetées dans le milieu ;
• Identifier les mesures à prendre pour prévenir ou minimiser les effets sur la santé des
populations et travailleurs.
• Proposer un plan d’hygiène et sécurité bien sûr par chaque sous-projet au cas il se
justifie.
Pour l’analyse des risques
Le consultant devra:
Intégrer une "étude des dangers" et analyser à ce niveau, les risques selon les sources et les
dysfonctionnements pouvant être à l’origine d’accidents majeurs. Cette étude de danger devra
prendre en compte les risques d’accident susceptibles de se produire en phase de chantier
mais également en phase d’exploitation.
Ainsi, l’étude devra entre autres procéder à :
- L’identification des sources de dangers présents dans la phase de préparation,
d’installation des équipements et de production ;
- Une hiérarchisation des risques ;
- Une définition des moyens d’intervention internes et externes, de diffusion de
l’information des tiers etc.
- Proposer un dispositif de surveillance en continu permettant d’alerter le gestionnaire
sur la survenue d’incidents majeurs. Analyser la conformité du projet avec la
réglementation en matière de sécurité (POI, etc.).
- Toutes les mesures énoncées pour réduire les risques devront être justifiées.
- Proposer un plan de contingence

a) Pendant la phase de réalisation des travaux :


162
• Les conflits sociaux liés au foncier (occupation des espaces agricoles, destruction
éventuelle des terres agricoles, etc.), avec les réalisations des ouvrages, des conduites,
des pistes, des lignes électriques, l’installation des équipements et matériels, la
circulation des engins et véhicules de travaux ;
• Les effets négatifs sur la végétation (destruction, coupe, etc.) ;
• Les nuisances (bruits, poussières etc..)
• Les effets négatifs sur le paysage (dénaturation, etc.);
• les effets négatifs sur le sol (modification des écoulements des eaux de surface,
l’érosion et la déstabilisation) ;
• Les effets positifs sur la population (amélioration des revenus, création d’emploi, lutte
contre la pauvreté, etc.) ;
• Etc…
b) Pendant la phase de fonctionnement des installations :
• Les impacts sur le sol et la nappe;
• L’amélioration de la santé de la population (disponibilité de l’eau potable, etc.);
• L’amélioration des conditions de vie des populations, notamment le genre (accès
facile à l’eau, allégement des tâches ménagères, possibilité d’exercer d’autres emplois,
etc.) ;
• La lutte contre la pauvreté (création d’activités génératrice de revenus, etc.) ;
• Etc…

En dehors du plan de suivi et de surveillance par chaque sous-projet, au cas il se justifie, il


faut proposer un plan de communication, plan de contingence, etc.

Pour les sous-projets 02, 03, et 04, le consultant pourra préparer des EIES simplifiées sur la
base du modèle ci-dessus.
V. RESULTATS ATTENDUS

Rapports à fournir par le consultant

Le Consultant présentera, tant sous la forme imprimée qu’électronique, au Maître d’Ouvrage


et à la Banque Mondiale les rapports et documents suivants, rédigés en langue française et
traduit en portugais en utilisant le système international d’unités.

• Un rapport de synthèse de démarrage de l’étude et projet de plan et méthodologie du travail


(Termes de Références d’étude accompagnés des CV d’équipe, selon la loi) après la fin de sa
mission de reconnaissance sur le terrain: cinq (05) copies de chaque au Maître d’Ouvrage et une (1)
copie à la Banque mondiale. Le projet de plan et méthodologie de travail (Termes de Références de
l’étude, selon la loi) doit être soumis par Maître d’Ouvrage et à l’AAAC pour validation.

• Un rapport provisoire de chaque sous-projet dans trois semaines après le début de l’étude : cinq
(05) copies au Maître d’Ouvrage et une (1) copie à la Banque mondiale. Ce rapport doit établira un
cadre référentiel pour orienter l’équipe multidisciplinaire quant aux procédures minimales pour la
collecte et l’analyse des composantes environnementales et sociales existantes dans la zone
d’influence du Projet, en prenant en considération le contexte national et international ; ce
document devra être validé par l’AAAC.

• Un rapport final de chaque sous-projet en français et portugais incluant les commentaires du


Gouvernement surtout de l’AAAC et de la Banque Mondiale cinq semaines après le début de

163
l’étude : cinq (05) copies au Maître d’Ouvrage et une (1) copie à la Banque mondiale. Le rapport
final inclura un Sommaire Exécutif en Anglais, Français et portugais.

Les versions provisoires aussi que définitives présentées par le consultant, doivent être en conformité
avec les exigences de la loi de l’évaluation environnementale. C’est-à-dire dossier en trois volumes
séparés notamment, (i) Résumé Non Technique, (ii) Rapport Technique et ses annexes et (iii) Plan de
Gestion Environnemental et Social.

1. Un Rapport(s) d’étude d’impact environnemental et social (EIES) ;


2. Trois EIES simplifiée répondant aux normes de forme et de fond prescrites par la règlementation
de la Guinée-Bissau en la matière.

NOTE: Le consultant doit réaliser en premier lieu EIES simplifiée de Sous-projet nº4. La
réhabilitation du poste de départ de la centrale, remplacement d’environ 12 km de
câbles de distribution et accessoires et la création d’environ 10 postes supplémentaires
MT/BT.

VI. METHODOLOGIE DE TRAVAIL

La réalisation de la mission sera confiée à un Bureau d’étude sur la base d’une proposition
technique et financière.

Toutefois, la méthodologie devra consister en :

- la revue documentaire;
- la réalisation de missions de terrain;
- la rédaction d’un rapport provisoire qui sera restitué lors d’un atelier de validation
technique auprès du Comité ad hoc et réalisation d’audience publique en présence
des services techniques compétents, des ONGs et associations de défense de
l’environnement, des organisations des producteurs, les communautés affectées ou
leurs représentants, etc.
- la rédaction du rapport final intégrant les observations de l’atelier de restitution, les
commentaires de l’UI-PUASEE et de la Banque Mondiale.

Les versions finales des rapports, EIES approfondie (sous-projet 01) ou EIES simplifiées
(sous-projets 02, 03 et 04) doivent être présentées en langue française et portugaise avec un
résumé exécutif en anglais, et devront être remises en cinq (05) exemplaires copies dures et
en version électronique.

VII. PROFIL DU CONSULTANT

Composition de l`équipe du consultant

Les études seront menées par un bureau d’étude, dont tous les membres d’équipe des
spécialistes auront niveau postuniversitaire (BAC+5 au moins) dans l’une des sciences de
l’environnement (Ecologie, Biologie, Géographie, Hydrologie, Génie Environnemental,
etc) ;le chef d’équipe doit avoir une formation complémentaire en évaluation
environnementale et ayant au moins cinq (05)ans d’expériences avérées dans la conduite

164
d’études environnementales et sociales, dont 3 au moins pour les projets financés par la
Banque Mondiale. Une connaissance des secteurs énergie et eau et des projets
d’infrastructures et d’hygiène/sanitaire/sécurité est souhaitée.

Le Consultant mettra en place sur le terrain le personnel qualifié et en nombre suffisant pour
assurer les prestations requises pendant toute la durée de réalisation de l’étude. L’équipe
devra comprendre :
- Un hydrologue ; min BAC + 5 et 5 années d’expérience
- Un Sociologue, min BAC + 5 et 5 années d’expérience
- Un ingénieur civil ; min BAC + 5 et 5 années d’expérience

Le Consultant fournira dans son offre la liste et les CV du personnel qu’il compte mobiliser
pour la réalisation des prestations demandées. Ces CV feront objet d’appréciation et de
considération par l’AAAC pendant l’évaluation des propositions techniques et
méthodologiques.

Il est également envisagé que le consultant travaille avec un ou deux consultants


locaux/nationaux, qui disposent d’une bonne expérience dans les Evaluations
environnementales et sociales (et les Audits environnementaux).

Par ailleurs, la composition du personnel de soutien ainsi que la logistique nécessaire à


l’exécution des prestations, sont laissées à l’appréciation du consultant qui le définira dans
son offre.

Le consultant doit avoir une expérience avérée en Afrique et être capable de travailler
aisément en Portugais et en Français. Quelques connaissances en Créole seront fort
avantageuses.

Le consultant doit avoir un minimum de cinq ans d’expérience dans les Evaluations
environnementales et sociales et avoir un minimum de cinq ans d’expérience avérées dans la
conduite d’études d’évaluation environnemental et sociale d´ouvrages hydrauliques et
thermoélectrique, avoir en général une bonne connaissance des problèmes environnementaux
et sociaux causés par la construction d’ouvrages de génie civil.

Le Maître d’Ouvrage, la Banque mondiale et AAAC disposent de vingt-cinq (25) jours


maximum à partir de la réception des documents, pour communiquer au Consultant et son
équipe leurs observations sur le rapport provisoire d’étude, qui disposera de 10 jours pour
élaborer le rapport définitif. Tout document provisoire qui n’aura fait l’objet d’aucune
observation écrite au Consultant dans le délai imparti, devra faire l’objet d’une relance pour 7
jours, et pourra être considéré comme approuvé après ce délai de relance et être édité comme
tel dans sa forme définitive. La prestation sera seulement officiellement terminée quand le
Gouvernement et la Banque mondiale auront approuvé les différents rapports (une EIES
approfondie et 3 EIES simplifiées). Il est estimé que la prestation aura une durée maximum de
huit semaines dont le temps effectif du consultant est estimé à 2 homme-mois maximum. La
période de contrat sera huit semaines maximum.

VIII. DUREE DE L’ETUDE

165
Le temps de travail estimé est de 2 homme-mois maximum). La durée calendaire entre le
démarrage effectif et le dépôt du rapport final provisoire n’excèdera pas 2 mois.

Préparation méthodologique 05jours


Mission terrain (Révision bibliogr., enquête et consultation publique) 12jours
Rédaction des rapports provisoires (y compris restitution) 30jours
Restitution auprès de Comité Ad Hoc (validation Technique) 04jours
Restitution auprès des Communautés (audience Publique) 04 jours
Intégration des communautés et rédaction du rapport définitif 05jours

Le format de l’étude sera conforme aux orientations fixées par la loi nº 10/2010 du 24
septembre, et par les politiques opérationnelles de la Banque Mondiale. Le travail devra
faire l’objet d’une consultation et restitution publique ou audience publique, puis donner
lieu à un rapport détaillé, incluant l’analyse des risques, les mesures à mettre en œuvre et
leurs coûts à intégrer dans la future opération, ainsi que le cadre institutionnel de suivi des
recommandations et de mise en œuvre des mesures d’atténuation.

IX. ORGANISATION ET GESTION DU PROJET

Le Consultant travaillera en étroite collaboration avec l’UI-PUASEE et le service désigné par


EAGB.

Dans le cadre de l’exécution du contrat, l’étude sera conduite en relation étroite avec les
services du Secrétariat d’Etat de l’Environnement (SEE) à travers de l’Autorité d’Evaluation
Environnementale Compétente (AAAC). Aussi les Ministère de l’Energie et Industrie (MEI),
Ministère des Ressources Naturelles et tous les autres institutions, organisations et opérateurs
publiques et privés concernés, notamment EAGB seront associées partout où cela sera
nécessaire. Cette participation se fera sous le couvert et la responsabilité de l’UI-PUASEE.

Le Maître d’Ouvrage mettra à la disposition du Consultant, pour l’accomplissement de sa


mission, toute la documentation dont il dispose et facilitera l’obtention des informations et
données complémentaires auprès d’autres services. Le Maître d’Ouvrage assistera le
Consultant pour l’obtention de toutes les autorisations nécessaires à la bonne exécution de ses
tâches.

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ANNEXES 2 : PERSONNES RENCONTREES PENDANT LES CONSULTATION PUBLIQUES

Annexe 1 : Liste de présence Bairro Brà

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ANNEXE 3 PHOTOS DES ENQUÊTES PUBLIQUES

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