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Corrigé du DS Analyse I - 09 décembre 2019 -

Filière: Cycle Préparatoire Intégré

Exercice 1

1. Soit g : [0 , 1] → R la fonction définie par g(x) = 1 − x2 .
arccos 0 (x) arccos(x)
Calculer g 0 (x) et lim 0
. En déduire que lim √ = 1.
x→1 g (x) x→1 1 − x2
√ √
2. Pour tout x ∈ [0 , 1], posons u(x) = arccos(x) − 1 − x2 et v(x) = (x − 1) 1 − x2 .
u 0 (x)
Montrer que l’on a lim 0 = −1/3 .
x→1 v (x)
arccos(x)
Soit f : ] − 1 , 1[−→ R la fonction définie par f (x) = √ .
1 − x2

3. Montrer que f est prolongeable par continuité en 1. On note par fe ce prolongement.

4. Etudier la dérivabilité de fe en 1.

5. Montrer que l’on a x arccos(x) < 1 − x2 si −1 < x < 1 .

6. En déduire que f est strictement décroissante.

Solution

1. Les fonctions g(x) = 1 − x2 et arccos(x) sont dérivables sur ] − 1 , 1[ et on a:
−x −1
g 0 (x) = √ et arccos 0 (x) = √ ,
1 − x2 1 − x2
arccos 0 (x) 1
d’où lim 0
= lim = 1 .
x→1 g (x) x→1 x
arccos(x)
On en déduit d’après la règle de l’Hospital que lim √ = 1.
x→1 1 − x2
√ √
2. Les fonctions u(x) = arccos(x) − 1 − x2 et v(x) = (x − 1) 1 − x2 sont dérivables sur
] − 1 , 1[ et on a:
−1 x x−1


 u 0 (x) = √ +√ =√
1 − x2 1 − x2 1 − x2


 √ x(x − 1) (1 − x)(1 + 2 x)
 v 0 (x) = 1 − x2 − √ √

 = .
1 − x2 1 − x2

u 0 (x) (x − 1) 1 − x2 −1 −1
Par suite lim 0 = lim √ = lim = .
x→1 v (x) x→1 1 − x (1 − x)(1 + 2 x) x→1 (1 + 2 x)
2 3
3. La fonction f est bien définie et continue sur ] − 1 , 1[ . De la question 1. on déduit que
f tend vers 1 quand x tend vers 1− par conséquent elle se prolonge en une fonction fe
continue sur ] − 1 , 1 ] définie par fe(x) = f (x) si x ∈ ] − 1 , 1[ et fe(1) = 1 .
4. La fonction fe est dérivable sur ] − 1 , 1 ] comme quotient de deux fonctions dérivables
sur ] − 1 , 1 ] . De plus de la question 2., on a
arccos(x)
fe(x) − fe(1) √
1−x2
−1 u(x) u 0 (x) −1
lim = lim = lim = lim 0 = .
x→1 x−1 x→1 x−1 x→1 v(x) x→1 v (x) 3
−1
On déduit alors que fe est dérivable à gauche de 1 et on a feg0 (1) = .
3

5. Pour tout x ∈ [−1 , 1 ] , on pose h(x) = x arccos(x) − 1 − x2 . Cette fonction est
continue sur ] − 1 , 1 ] et est dérivable sur ] − 1 , 1 [ , de plus pour tout x ∈ ] − 1 , 1[ ,
on a
x x
h 0 (x) = arccos(x) − √ +√ = arccos(x) ∈ ]0 , π[ .
1 − x2 1 − x2
On déduit alors que la fonction h est strictement croissante sur ] − 1 , 1 [ . D’où pour tout
x ∈ ] − 1 , 1[ , on a h(x) < h(1) = 0. D’où le résultat demandé.

6. La fonction f est continue et dérivable sur ] − 1 , 1[ et pour tout x ∈ ] − 1 , 1[ , on a


√ √
√ −1 x
1 − x2 + arccos(x) √1−x
0 1−x 2 2 x arccos(x) − 1 − x2
f (x) = = √ < 0.
(1 − x2 ) (1 − x2 ) 1 − x2

D’où f est strictement décroissante sur ] − 1 , 1 [ .

Exercice 2 On considère les deux fonctions f et g définies par:


 
1   sh(x)
f (x) = arctg sh(x) et g(x) = arctg .
2 1 + ch(x)

1. Rappeler puis prouver, la relation liant, pour tout réel x, ch2 (x) et sh2 (x).

2. Préciser et justifier le domaine de définition de f et de g.

3. Préciser les points où f est dérivable et donner une expression simplifiée de f 0 l’expression
obtenue ne fera intervenir que la fonction ch .

4. Faire de même avec la fonction g. On détaillera bien le calcul effectué.

5. En déduire que f = g sur un intervalle à préciser.


   
1 1
6. (a) Donner une expression simple de ch ln 3 et sh ln 3 .
2 2
   
1 1
(b) En écrivant f ln 3 = g ln 3 , quelle tangente de quel angle peut-on
2 2
en déduire ?
Solution
1. Pour tout x ∈ R , on a [ch(x)]2 − [sh(x)]2 = 1 . En effet
[ch(x)]2 − [sh(x)]2 = [ch(x) + sh(x)] [ch(x) − sh(x)] = ex e−x = 1.

2. Les fonctions ch , sh et arctg sont définie sur tout R , de plus pour tout réel x, on a
1 + ch(x) ≥ 2. Pour toutes ces raisons les fonctions f et g sont définies sur tout R.
3. Les fonctions arctg et sh sont dérivables sur R, d’où f est dérivable sur tout R et pour
1 ch(x) ch(x) 1
tout réel x, on a f 0 (x) = 2 = 2 = .
2 1 + [sh(x)] 2 [ch(x)] 2 ch(x)
sh(x)
4. Les fonctions définies pour tout x réel par arctg(x) et sont dérivables sur R,
1 + ch(x)
d’où g est dérivable sur tout R. De plus sachant que pour tout réel x, [ch(x)]2 +[sh(x)]2 =
2 [ch(x)]2 − 1 on a
[1 + ch(x)] ch(x) − [sh(x)]2 1
g 0 (x) = 2
[1 + ch(x)] [sh(x)]2
1 + [1+ch(x)] 2

1 + ch(x) 1 + ch(x)
= 2 2 =
1 + 2 ch(x) + [ch(x)] + [sh(x)] 2 ch(x) + 2 [ch(x)]2
1
= = f 0 (x) .
2 ch(x)

5. De la question précédente, on déduit que f = g + cte sur tout R. Pour x = 0 on a:


 
1   sh(0)
f (0) = arctg sh(0) = 0 et g(0) = arctg = 0 = f (0) .
2 1 + ch(0)
D’où f = g .
ex + e−x ex + e−x 1 √
6. (a) Pour tout x ∈ R on a ch(x) = et sh(x) = et ln 3 = ln( 3)
2 2 2
par suite √ √ √ √
eln( 3) + e− ln( 3)
 
1 3 + 1/ 3 2
ch ln 3 = = =√
2 2 2 3
√ √ √ √
eln( 3) − e− ln( 3)
 
1 3 − 1/ 3 1
sh ln 3 = = =√
2 2 2 3
π     
1 1 1 1 1π π
(b) Sachant que tg = √ , on a f ln 3 = arctg √ = = .
6 3 2 2 3 2 6 12
   
1 1
D’après la question 4., f ln 3 = g ln 3 , on obtient:
2 2
√ !  
π 1/ 3 1
= arctg = arctg √ .
12 1 + √23 2+ 3
π 1
Par conséquent, on a tg = √ .
12 2+ 3

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