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UNIVERSITE D’ALGER

FACULTE DE MEDECINE
DEPARTEMENT DE CHIRURGIE DENTAIRE
SERVICE DE PARODONTOLOGIE
Pr. M.MEDDAD

La prévention des maladies


parodontales

Dr. M.SERBIS
Cours 3ème année
Année universitaire : 2019/2020

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Plan :
1. Définitions
2. Classification de la prévention
2.1. Prévention primaire
2.1.1. Information et motivation du patient
2.1.2. Contrôle du biofilm
2.2. Prévention secondaire
2.3. Prévention tertiaire
3. Conclusion
4. Bibliographie

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1. Définitions
-devant de quelque chose, prendre des dispositions pour l’empêcher de
se produire.
prévention des
maladies et les méthodes pour augmenter le pouvoir du patient et de la communauté à
résister aux maladies et prolonger la vie.
programmes de
santé qui préviennent l'apparition de maladies bucco-dentaires.
éviter les futures maladies dentaires potentielles
ou des problèmes oraux en pratiquant une bonne hygiène buccodentaire sur une base
régulière.
la
prévention de son accumulation sur la dent et sur la surface gingivale adjacente. La plaque
bactérienne est une étiologie majeure des maladies parodontales et des lésions carieuses. La
coopération du patient par l’élimination journalière de la plaque est fondamentale pour le
succès des traitements dentaires et parodontaux.
2. Classification de la prévention
Classifiée par l’OMS selon la nature de l’intervention préventive en:

2.1. Prévention primaire


A pour but d’éviter l’apparition de la maladie en agissant sur les causes, elle désigne l’action
portant sur les facteurs de risque des maladies avant leur survenue :
- Information et motivation du patient
- Contrôle de la plaque dentaire
2.1.1. Information et motivation du patient
Le praticien doit expliquer au patient la nature de son atteinte, son étiologie et ses
conséquences.
Le praticien doit expliquer au patient l’importance du contrôle des différents facteurs
étiologiques, surtout le biofilm.
Le tabac, le diabète et les autres facteurs étiologiques doivent aussi être pris en
considération lors de cette étape.

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2.1.2. Contrôle du biofilm

Technique de Bass
C’est l’une des plus conseillées. Elle consiste à positionner la tête de la brosse à 45 degrés
par rapport à la couronne dentaire, les poils recouvrant la gencive marginale et la partie
cervicale de la dent, mais surtout pénétrant dans le sulcus (d’environ 0,5 mm). Un
mouvement antéropostérieur est effectué, sans déplacer le manche.
Technique de Bass Modifiée
À la fin de la technique précédente, un mouvement de rotation en direction occlusale est
effectué. Cliniquement, la technique de Bass modifiée est l’une des plus utilisées, mais il faut
noter qu’elle peut entraîner la formation de récessions gingivales chez les patients au
parodonte fin.

Technique de Bass Modifiée

Méthode circulaire (méthode de Fones)


La brosse est fermement pressée contre les dents et la gencive en maintenant le manche
parallèle à la ligne d’occlusion, on donne ensuite un mouvement rotatif à la brosse, en
serrent les maxillaires et en limitant la trajectoire sphérique de la brosse à l’intérieur du
sillon gingivo-dentaire.

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Méthode de Charters
L’orientation de la brosse par rapport à la dent est dirigée vers la couronne dentaire, et le
mouvement rotatoire est effectué vers le bord incisif des dents. Cette technique est
intéressante lorsque les papilles interdentaires ne remplissent plus l’espace interdentaire,
dans la mesure où les poils de la brosse vont venir s’écraser le long des faces proximales des
dents.

Les critères de qualité d’une brosse à dents ont été définis lors du Workshop européen sur le
Contrôle de Plaque sont :

 avoir une taille adaptée à l’âge du patient et à sa dextérité ;


 avoir une taille adaptée à la bouche du patient ;
 avoir des poils en nylon ou polyester dont les pointes sont arrondies avec un
diamètre de 20/100 de millimètres au maximum ;
 avoir une douceur de poils compatible avec les normes internationales (normes ISO) ;
 avoir des extrémités de poils favorisant l’élimination de la plaque dentaire dans les
espaces proximaux et le long de la gencive marginale.

Les différents types des brosses à dents manuelles

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électriques
À l’heure actuelle, l’utilisation des brosses à dents électriques peut être indiquée chez les
patients handicapés mentaux ou physiques, Le mouvement de rotation/oscillation donne de
meilleurs résultats que le mouvement vibratoire (EWP 2008). Elles seraient moins
traumatiques que les brosses à dents manuelles.
L’apport de ces brosses électriques dans le nettoyage interproximal est meilleur.

La formation de la plaque et l’inflammation gingivale/la destruction des tissus profonds


commencent en interdentaire.
Aucune brosse à dent ne peut éliminer d’une façon efficace la plaque en interdentaire.
Le nettoyage interdentaire doit être effectué au moins une fois par jour.
On distingue : le fil dentaire (soie), brossettes interdentaire, et les brosses monotouffes,
selon le cas, un moyen de brossage interdentaire sera recommandé :

Selon l’ouverture de l’embrasure interdentaire, le patient sera conseillé


d’utiliser le fil de soie, les brossettes interdentaires ou les brosse
monotouffes

L’utilisation de brosse à dent est usuellement associée à un dentifrice ce qui facilite


l’élimination de la plaque Et permet d’appliquer des agents chimiques (fluor, antimicrobiens,
agents abrasifs,...) sur les dents.

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Plusieurs catégories de dentifrices existent : anti-plaque, anti-sensibilité, dentifrice fluoré,
anti-gingivite....

L’écosystème buccal est complexe et fragile, sous la dépendance de multiples facteurs. Une
molécule active y entraînera des modifications positives dans une phase thérapeutique, en
réduisant la masse bactérienne ou en agissant sur des agents pathogènes. Lorsque
l’équilibre est atteint, l’action devient défavorable si elle se poursuit. L’objectif
thérapeutique doit donc être précis et limité dans le temps.
2.2. Prévention secondaire
C’est l’identification et le traitement précoce de patients déjà malades, par exemple
diagnostic complet de la maladie et thérapie anti-infectieuse.
Elle vise à détecter la maladie ou la lésion qui la précède à un stade où l’on peut intervenir
utilement. On distingue :
1 - Dépistage : Il a pour but d’établir l’état de la santé d’une population après la prévention
primaire.
2 - Interception de la maladie précocement
2.3. Prévention tertiaire
Arrêt et prévention de la réapparition d’une maladie traitée/guérie, par exemple lors de la
phase de maintenance.
A pour objectif de diminuer les récidives,
A pour vocation de limiter les complications et séquelles d’une maladie.
Elle est pratiquée pendant ou après les soins et s’attache à limiter la gravité des
conséquences de la pathologie
3. Conclusion
La conservation de la santé, la prévention des maladies sont les premiers objectifs de la
médecine moderne. La prévention des maladies est plus facile pour le patient et pour le
médecin, plus agréable et surtout moins onéreuse que des traitements de longue durée.

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4. Bibliographie :
[1] Newman M et al. Carranza’s Clinical Periodontology. 12th Edition. 2015. Elsevier.
[2] Lindhe J et al. Clinical Periodontology and Implant Dentistry. 6 th Edition. 2015.
Wiley Blackwell.
[3] Harpenau L et al. Hall’s Critical Decisions in Periodontology and Dental
Implantology. 5th Edition. 2013. People’s Medical Publishing House - USA
[4] Tonetti MS et al. Principles in prevention of periodontal diseases–Consensus report
of group 1 of the 11th European workshop on periodontology on effective
prevention of periodontal and peri-implant diseases. J Clin Periodontol 2015; 42
(Suppl. 16): S5–S11

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