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TP 3 Examen d’une liaison optique en modulation directe

Elaboré par Aymen Kooli & Maha Ben Arbia RT4/1

I. Etude temporelle d’une liaison en modulation directe avec une entrée


sinusoïdale

On réaslise le montage suivant comportant une entrée constante, une entrée sinusoïdale, une
diode laser système, une fibre optique monomode et une photodiode PIN.

Figure 1 : Montage d’une liaison de fibre optique directe avec une entrée sinusoïdale

L’initialisation des paramètres des composantes de ce circuit se fait comme suit

Figure 2 : Paramètres de la l’entrée sinusoïdale Figure 3 : Paramètres de la l’entrée sinusoïdale

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Figure 4 : Paramètres de la fibre optique monomode Figure 5 : Paramètres de la diode laser système

Figure 6 : Paramètres de la photodiode PIN

1/ La visualisation globale de la puissance du signal d’entrée qui est la somme de l’entrée


sinusoïdale et l’entrée constante et celle de la sortie nous donne :

Figure 7 : visualisation du signal d’entrée et du signal de sortie

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Le signal d’entrée est d’amplitude 0.025, le signal de sortie est d’amplitude 13.75.10 -5.
On remarque donc un affaiblissement au niveau de l’amplitude.
D’une autre part le signal d’entrée commence de 0.02 et le signal de sortie commence de 0. C’est
un décalage de phase introduit à l’optique provenant du retard introduit à la fibre qu’on a fixé à
1ns.
2/ On fait varier la fréquence du signal et on observe à partir de quelle fréquence limite le signal
délivré à la sortie par la photodiode PIN n’est plus un signal sinusoïdal.
Cette valeur limite était de 350MHz

Figure 8 : variation de la fréquence de l’entrée sinusoïdale

En effet, le signal de sortie ressemble désormais au suivant :

Figure 9 : visualisation de la transformation du signal de sortie par rapport au signal d’entrée

Ceci est dû aux caractéristiques de sensibilité du photodétecteur, qui a pour rôle de capter les
photons et les transformer en courant électrique, mais qui à partir d’une fréquence donnée
n’arrive plus à détecter le signal.
 Pour résoudre ce problème on peut par exemple migrer vers un photodétecteur plus
performant.

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II. Etude de la liaison avec une entrée de courant laser :

Pour ce montage, on remplace les deux entrées du 1er montage par un courant laser.

Figure 10 : Liaison optique avec une entrée de courant laser

L’initialisation des paramètres de l’entrée E, courant laser se fait comme suit :

Figure 11 : Initialisation des paramètres de l’entrée de courant laser

3/ On veut déterminer le taux d’erreur de la liaison. On lance alors une simulation temporelle de
toute la liaison de la fibre optique avec la methode de monte Carlo.

Figure 12 : valeur du taux d’erreur de la liaison

Comme le montre la figure on a trouvé que le taux d’erreur est d’environ 0.13.

4/ Le diagramme de l’oeil de la liaison optique à base de temps égale à 3 unités :


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Figure 13 : Diagramme de l’œil de la liaison optique.

5/ On veut déterminer le facteur de la qualité en fonction de la longueur de la fibre .


On fait donc varier cette longueur de 20km à 100km avec un pas de 20km.
On obtient le tableau de valeurs suivant

L(km 20 40 60 80 100
)
Q

On dessine alors la courbe suivante :

Figure 14 : courbe du facteur de qualité en fonction de la longueur de la fibre.

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 On remarque que plus la longeur L de la fibre optique augmente plus le facteur de
qualité Q diminue. Ce résultat était prévisible car la distance affecte la qualité et la
performance.
6/ On veut tracer la courbe du facteur de qualité Q en fonction du bruit RIN introduit au sein du
signal laser, qu’on fait varier de -350dB à -150dB avec un pas de 50dB.
On obtient alors le tableau de valeurs suivant :
Bruit -350 -300 -250 -200 -150
RIN (dB)

Et on dessine la courbe suivante :

Figure : courbe du facteur de qualité Q en fonction du bruit RIN.

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III. Recherche bibliographique :

- Principe de la photodiode :
Le principe de la photodiode repose, en général, sur l'utilisation d'une jonction PN polarisée en
inverse ayant la capacité de détecter un rayonnement du domaine optique et de le transformer
en signal électrique.
Lorsque les photons pénètrent dans le semi-conducteur munis d’une énergie suffisante, ils
peuvent créer des photoporteurs (électrons et trous d'électrons) en excès dans le matériau. On
observe alors une augmentation du courant. Deux mécanismes interviennent simultanément :
 Il y a création de porteurs minoritaires, c'est-à-dire des électrons dans la région P et
des trous dans la région N. Ceux-ci sont susceptibles d’atteindre la ZCE par diffusion
et d’être ensuite propulsés vers des zones où ils sont majoritaires. En effet, une fois
dans la ZCE, la polarisation étant inverse, on favorise le passage des minoritaires vers
leur zone de prédilection. Ces porteurs contribuent ainsi à créer le courant de
diffusion.
 Il y a génération de paires électron trou dans la ZCE, qui se dissocient sous l’action du
champ électrique ; l’électron rejoignant la zone N, le trou la zone P. Ce courant
s’appelle le courant de transit ou photocourant de génération.
Ces deux contributions s’ajoutent pour créer le photocourant  Iph qui s’additionne au courant
inverse de la jonction.
- Caracteristique de la photodiode :
*Caractéristique électriques :
Une photodiode peut être représenter par une source de courant Iph (une source de courant
pour la simple raison que le courant que fournit la photodiode dépend uniquement de
l'intensité de lumière), cette source est dû à la génération des électrons trous que constitue le
courant. En parallèle avec la source, on trouve la capacité de jonction et une résistance de
shunt Rsh d'une valeur élevé et qui décrit la fuite de courant. Ensuite il existe une résistance
interne de la photodiode appelé Rs et qui en série.

*Caracteristiques optiques :
Responsivité : le premier paramètre important est la responsivité (voir le début de ce dossier)
c'est à dire le courant généré par rapport à la puissance optique émise. ce facteur est dominé
par le coefficient d'absorption. Pour avoir plus d'informations sur ce coefficient d'absorption

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sur le silicium ( des connaissances en physique des composants sont requises pour
comprendre ce cours).
Pour le silicium la responsivité maximale est situé vers les 780 nm.
Non uniformité : Si la photodiode est éclairé non pas sur sa totalité mais sur une partie de sa
surface, on parle alors de non uniformité puisque seul une région de la surface va créées un
courant.
Non linéarité : Une photodiode est linéaire ( courant généré proportionnel à puissance otique
émise) du moment où on dépasse pas un certain niveau d'éclairage qui peut faire saturer le
courant généré par la photodiode. si on dépasse ce seuil, la photodiode devient non linaire
c'est à dire que le photocourant n'est plus proportionnel avec l'intensité de la lumière.
- Le facteur de qualité Q :
 le facteur de qualité Q est un indicateur qui permet de suivre les performances d’un
réseau optique et de constater toute dégradation pouvant affecter la qualité de service de
réseau.
En optique , le facteur Q d'une cavité résonnante est donné par

dE
où f0 est la fréquence de résonance, E est l'énergie stockée dans la cavité, et P  = - dt
est la puissance dissipée.
Le Q optique est égal au rapport de la fréquence de résonance sur la bande passante de
la résonance de la cavité. La durée de vie moyenne d'un photon résonnant dans la cavité
est proportionnelle au Q de la cavité . Si le facteur Q de la cavité d'un laser est
brusquement changé d'une valeur basse à une valeur élevée, le laser émettra une
impulsion de lumière qui est beaucoup plus intense que la sortie continue normale du
laser.

- Diagramme de l’œil :
Le diagramme de l'œil est, dans le domaine des télécommunications,
un oscillogramme représentant des données numériques issues d'un récepteur.  Le nom
de ce diagramme vient du fait que pour nombre de codage, le motif obtenu ressemble à
une suite d’yeux encadrés par deux rails horizontaux.
De nombreux critères de performance peuvent être déduits de cette analyse. Si les
signaux sont trop longs, trop courts, mal synchronisés par rapport à l’horloge du système,
de niveau trop important ou trop faible, trop entachés de bruit, trop lents lors des
changements d’état, ou comportant trop de dépassements ou d'inertie, le diagramme de
l’œil les mettra en évidence. Un œil ouvert correspondra à un signal comportant un
minimum de distorsion. La distorsion de la forme d'onde du signal, pouvant être attribuée
à de l'interférence inter-symbole ou à du bruit, se traduit par une fermeture de l'œil.