Vous êtes sur la page 1sur 1

En effet, une fille mineure sur trois, tombe enceinte avant l’âge de 18 ans au Bénin (MICS 2014).

Selon cette même source, il est remarqué une fécondité trop précoce chez les adolescentes et
environ 19,5% de filles de 20-24 ans ont déjà connu une naissance vivante avant l’âge de 18 ans.

L’influence de ce phénomène sur les taux d’abandon scolaire et d’apprentissage constitue des
préoccupations majeures pour les autorités en charge de l’éducation et surtout de la protection de
l’enfance, à divers niveaux. C’est ce que rapporte l’étude sur les grossesses précoces/ et ou non
désirées (GND) et les comportements à risque chez les adolescents et les jeunes en milieu scolaire,
éducation professionnelle et universitaire au Bénin réalisée par le Ministère en charge de
l’Enseignement Secondaire en mars 2015. D’après cette étude, de nombreuses filles voient leur
scolarité perturbée voire interrompue par la survenue de grossesses non désirées et précoces, au
point où certains compte-rendus de responsables d’établissements évoquent « une épidémie de
grossesses dans les collèges et lycées ».

Par ailleurs, il ressort de l’étude « Renforcement de l’éducation à la santé sexuelle et reproductive


des jeunes et des adolescents au Bénin », février 2019, commanditée par l’UNFPA que, l’âge moyen
aux premiers rapports sexuels est de 17,8 ans avec un minimum de 8 ans et un maximum de 24 ans.
Et que 53,6 % des enquêtés ont entretenu des rapports sexuels non protégés au cours des 12
derniers mois. Ils représentent environ 53% au niveau supérieur et 56,3% au niveau secondaire.

L’ampleur des grossesses précoces renseigne dans une certaine mesure sur celle des accouchements
précoces chez les jeunes filles

Nos Formations sanitaires présentent des indicateurs en santé maternelle, néonatale


et infantile (SMNI) pas très reluisants au 1er semestre 2019 (CPN : 78,2%, PF : 5% et
CPoN : 37.4%). Ces taux cachent aussi de grandes disparités entre aires sanitaires. A
titre d’exemple les prévalences contraceptives sont en deçà de 10% dans 13/18 aires
sanitaires pour ce 1er semestre 2019. Pour répondre à cette énorme demande non
satisfaite en planification familiale et pour combler ces gaps en SMNI, avec l’appui et
en collaboration avec UNFPA, nous voulons offrir des services intégrés délocalisés de
Santé de la Reproduction avec focus sur la planification familiale dans les zones
enclavées et difficiles d’accès et dans des endroits où la demande est forte. Cela
consistera en une sensibilisation avec distribution de carte pour offre gratuite de
service auprès de la structure la plus proche du bénéficiaire.

Vous aimerez peut-être aussi