Vous êtes sur la page 1sur 65

République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université Ahmed Draia Adrar

FACULTE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE


DEPARTEMENT DES SCIENCES DE LA TECHNOLOGIE

MEMOIRE DE FIN D’ETUDE

en vue de l’obtention du diplôme de

MASTER II en GENIE CIVIL

Option : Géo-matériaux et Structures


THEME
ETUDE D’UN RESERVOIR D’EAU POSE SUR SOL

DE CAPACITE 500 m3 POUR LA CITE

UNIVERSITAIRE 2000 LITS A ADRAR

Présenté par : BELHADJ AISSA Djelloul


Ingénieur d’État en Génie Civil
Université des Sciences Technologiques Houari Boumediene (USTHB)-Alger

Promoteur: Mr. AKACEM Mustapha U.A.D. Adrar

Soutenu publiquement en Septembre 2015


Devant le jury composé de :

Président : Mr. BASSOUD Abdelkader U.A.D. Adrar


Examinateur : Mr. MOULAY OMAR Hassane U.A.D. Adrar
Dédicace
Je dédie ce modeste travail
À ma chère mère que dieu la garde
A mon cher père que dieu le garde
A ma femme pour son soutien et encouragement.
A mes anges, Zakaria, Meriem, Youcef et
Younes, j’ai pris de vôtre temps pour ce modeste
Travail, qu’ils me pardonnent.
A mes frères et mes sœurs.

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 2


Remerciements
Ce travail a été réalisé à la direction des ressources en eau de la wilaya d’Adrar

J’exprime ma reconnaissance à mon directeur, Mr SMAIL Abdelkarim ainsi mes


collègues de la direction des ressources en eau de la wilaya d’Adrar pour leurs
soutiens.
Je tiens particulièrement à remercier mon encadreur Mr AKCEM Mustapha
enseignant à l’université Ahmed Draia Adrar, pour avoir dirigé ce travail et
pour sa patience et sa gentillesse, qu’il trouve ici mes respects.
J’exprime ma reconnaissance et remerciement aux enseignants Mr. BASSOUD
Abdelkader et Mr. MOULAY OMAR Hassane pour avoir accepté de juger ce
travail.
A mes enseignants de l’université des Sciences Technologiques Houari
Boumediene (USTHB)-Alger qu’ils trouvent ici l'expression de ma profonde
gratitude.
Également à toute la promotion Master II 2004 et 2005 pour leur respect et
soutien moral.

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 3


ListedesFigures
N° Titre de figure Page
Chapitre. I
Figure n° 01 : Plan de Situation géographique de la région........................................... . 09
Figure n° 02 : Plan d’AEP…………………………………........................................... 10
Figure n° 03 : Consommation horaire et volume entrant et sortant……………………. 15
Figure n° 04 : Déversoir circulaire…………………………….………………….…… 18
Figure n° 05 : Disposition de la réserve d’incendie..………….......................................20
Figure n° 06 : Disposition d’installation des différent accessoires.………………...….. 21

Chapitre. II
Figure n° 07 : Diagramme contrainte déformation…………………………………….. 24
Figure n° 08 : Courbure coupole…………………………………………..…………... 25
Figure n° 09 : Décomposition des sollicitations……………………………….……..… 27
Figure n° 10 : Surface d’une coupole…………………………………….…….………. 27
Figure n° 11 : Méthode des tranches……………………………………….. ………… 29
Figure n° 12 : Méthode de HANGAN Soare………………………………… …….… 29
Figure n° 13 : Forces de traction…………………………………..………… … ..……30
Figure n° 14 : Abaque pour le calcul du coefficient k…………………….…………... 33
Figure n° 15 : Diagramme sollicitation M, N et T à ELS……….……………..……… 34
Figure n° 16 : Diagramme sollicitation M, N et T à ELU……….……………..……… 35
Figure n° 17 : Epaisseur radier selon le règlement BAEL……………....……………... 48
Figure n° 18 : Epaisseur radier selon le règlement BAEL……………....……………... 49
Figure n° 19 : Descente de charge…………………………………………………...…. 49
Figure n° 20 : Réaction du sol…………………………………………………………... 53
Figure n° 21 : Diagramme moment fléchissant Mt et Mr………………….……………. 54
Figure n° 22 : Tassement de la tour de Pise……………….…………………………….. 56
Figure n° 23 : Schéma d’un appareil oedometrique……….…………………………….. 56
Figure n° 24 : Schéma des couches……………….……….…………………………….. 57
Figure n° 25 : Contraintes des surcharges………………….…………………………….. 58
Figure n° 26 : Courbe compressibilité……………………….…….…………………….. 58

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 4


ListedesTableaux
N° de Tab Titre de tableau Page
Chapitre. I
Tableau n° 01 : Dotation par habitant………………………………….………………….11
Tableau n° 02 : Dotation par équipement…………………………………..…….…....… 11
Tableau n° 03 : Coefficient d’accroissement β…….………………………………….…. 12
Tableau n° 04 : Coefficient de consommation horaire…………..…..………………..…. 13
Tableau n° 05 : Consommation horaire et volume entrant et sortant………….......…...... 15
Tableau n° 06 : Coefficient de débit μ…….…………….…………………………….…. 19

Chapitre. II
Tableau n° 07 : Sollicitation à ELU…………………………………………..……………26
Tableau n° 08 : Sollicitation à ELS…………………………………………..……………26
Tableau n° 09 : Calcul des Sollicitations……………………………………..……………27
Tableau n° 10 : Ferraillage ceinture…………………………………………..……………28
Tableau n° 11 : Ferraillage parois……………………………………………..……………30
Tableau n° 12 : Ferraillage parois avec effet d’étanchéité…………………….……………31
Tableau n° 13 : Coefficient k…….……………………….…………………………….…. 33
Tableau n° 14 : Sollicitations selon la méthode de HANGAN Soare à ELS..………….…. 34
Tableau n° 15 : Sollicitations selon la méthode de HANGAN Soare à ELU..………….…. 35
Tableau n° 16 : Moment fléchissant à ELU………………………………....………….…. 42
Tableau n° 17 : Moment fléchissant à ELS…………………….…………....………….…. 42
Tableau n° 18 : Contrainte due au poids des parois….……………………....………….…. 50
Tableau n° 19 : Sollicitation Mr et Mt…………………………………………..……………54
Tableau n° 20 : Donnée essais oedometrique…….……………………………..……………56
Tableau n° 21 : Valeurs des tassements admissible……………………………..……………59

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 5


SOMMAIRE
CHAPITRE I : CALCUL HYDRAULIQUE
I.1) Introduction : ………………………………………………………………………………………………………………………page 9
I.2) Evaluation des besoins en eau : …………………………………………………………………………………………..page 10
I.2.1) Besoin en eau des résidents et habitants: ………………………………………………………………………..page 10
I.2.2) Besoin en eau des équipements: ……………………………………………………………………………………..page 10
I.2.3) Le besoin journalière global maximum en eau potable Qg max j: ……………………………………….page 11
I.3) Capacité du stockage d’eau: ……………………………………………………………………………………………..page 13
I.4) Choix du type de stockage et leur dimensionnement : ………………………………………………........page 16
I.5) Dimensionnement des conduites : ……………………………………………………………………………………..page 17
I.5.1) Conduites d’adduction et de distribution: ..……………………………………………………………………..page 17
I.5.2) Conduite du trop-plein : ………………………………………………………………………………………………..page 18
I.5.3) Conduite de vidange : …………………………………………………………………………………………………….page 19
I.6) Equipement hydraulique et électromécanique du réservoir : ………………………………………...….page 20
I.6.1) Conduite de by-pass : ....................................................................................................... page 20
I.6.2) Système de la réserve d’incendie : ................................................................................page 20
I.6.3) Les accessoires : ................................................................................................................page 20
I.6.4) Equipement électromécanique du réservoir : .....................................................................page 21

CHAPITRE II : CALCUL GENIE CIVIL


II.1) Données de base : .............................................................................................................page 24
II.1.1) Béton: ............................................................................................................................page 24
II.1.2) Diagramme déformation contrainte pour béton: ........................................................... page 24
II.1.3) Diagramme déformation contrainte pour acie : ..............................................................page 24
II.1.4) Le sol de fondation : .......................................................................................................page 25
II.2) Etude des éléments : ..........................................................................................................page 25
II.2.1) Coupole de couverture et ceinture : ................................................................................page 25
II.2.2) Parois : ............................................................................................................................page 28
II.2.3) Fondation : ......................................................................................................................page 47
II.2.3.1 : Dimensionnement et vérification de la portance du sol: ..............................................page 48
II.2.3.1.1 : Epaisseur du radier : .................................................................................................page 48
II.2.3.1.2: Vérification de la portance du sol : ………………………………………… .................................page 49
II.2.3.2 : Sollicitation et ferraillage: ...........................................................................................page 51
II.2.3.2.1 : sous l’influence de la paroi avec l’effet de la poussée d’eau : ...................................page 51
II.2.3.2.2 : sous l’influence de la réaction du sol (cuve vide) : ....................................................page 52
II.2.3.2.2.1 : Calcul des sollicitations : .......................................................................................page 52
II.2.3.2.2.2 : Calcul du ferraillage : ............................................................................................ page 54
II.2.3.3 : Vérification des tassements: ...................................................................................... page 56
II.3 : Conclusion……………………………………………………………………………………………………..……………....page 59
Annexe 01 : Résolution de l’equation de 3eme degré……………………………..……………………………….page 60
Bibliographie :……………………………………………………………………………………………………………….………. page 64
Les plans :…………………………………………………………………….……………………………………………….………. page 65

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 6


‫ملخص‬
‫تعمد هذه الدراسة الى دراسة منشات التخزين للماء الشروب الضرورية الى تغطية حاجيات الماء الشروب للحي الجامعي‬
.‫ سرير الواقع بشرق مدينة ادرار‬0222
:‫تنقسم الدراسة الى قسمين‬
‫ و التي تعمد الى دراسة كل ما هو متعلق بالماء بداية من تحديد احتياجات الماء الشروب و‬: ‫ الدراسة المائية‬: ‫القسم األول‬
.‫و انتهاء بدراسة التجهيزات المائية لمنشات التخزين مرورا بحساب حجم هذه المنشات و قطر قناة الجلب لملئها‬
‫ و هي تخص دراسة كل ما هو خرسانة مسلحة اي بالتحديد القولبة و التسليح لمنشات‬: ‫ الهندسة المدنية‬: ‫القسم الثاني‬
.‫التخزين وفقا ألنظمة الخرسانة المسلحة‬

Résumé
La présente étude consiste à l’étude des ouvrages de stockage d’eau sui répondent aux besoins en eau
potable de la cité universitaire 2000 lits qui est située à l’est de la ville d’Adrar.
L’étude sera scindée en deux chapitres à savoir :
Chapitre I : calcul hydraulique : qui consiste aux calculs des besoins en eau potable ainsi la détermination
du volume d’eau des ouvrages de stockage qui vont assuré la desserte en eau et le dimensionnement des
adductions qui vont alimenter ces stockages ainsi leurs équipements hydrauliques .
Chapitre II : calcul génie civil : qui consiste aux calculs des coffrages et ferraillages des ouvrages de
stockage d’eau conformément aux règlements du béton armé.

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 7


CHAPITR I
CALCUL HYDRAULIQUE

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 8


I.1) Introduction :

Notre cité universitaire 2000 lits, est située à l’est de la ville d’Adrar.

Elle est composée des blocs suivants :

 Bloc administratif de surface bâtie 188,22 m2


 10 blocs d’hébergement de 200 lits chacun (R+2 Niv. terrasse +10,50 m)
 Bloc salle de sport de surface bâtie 800 m2
 Bloc réfectoire de 2000 personnes
 Bloc socioculturel de surface bâtie 531,51 m2
 Espace vert de surface globale 7067,51 m2
 Bloc douches (39 cabinets douche + 02 WC)
 03 Bloc chaufferie
 Bloc logement de fonction (02 logts F5 à raison de 7 hab/logt)

L’alimentation en eau potable sera assurée par une adduction (qui sera ultérieurement dimensionnée)
venant de la conduite de distribution 315 mm sortant du château d’eau 600 m3 (situé au nord de notre
projet à coté de la route d’aéroport) et qui est destinée à l’alimentation en eau potable des ksour
Akhenatir, O. Ali, O. Ouchen, O. Oungual, Adgha et Ouguedim (voir fig 01 et 02).

Fig 01 « Plan de situation »

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 9


Fig 02 « Plan d’AEP »

I.2) Evaluation des besoins en eau :

En effet, l’évaluation des besoins journaliers en eau potable se base sur les paramètres suivants :

 Nombre des résidents et habitants de la cité universitaire,


 Les équipements selon catégorie,
 Le choix de la dotation affectée à ces résidents et les équipements,
 Le besoin journalière maximum en eau potable,

I.2.1) Besoin en eau des résidents et habitants:

La détermination des besoins en eau des résidents est basée sur la dotation unitaire en eau retenue
et qui est fonction de nombre des résidents (équivalent à habitant) donné par le tableau suivant :

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 10


Tableau N°01
Nombre d’habitant Dotation L/j/habitant
Moins de 5000 habitants 125
De 5000-20000 habitants 125-200
De 20000-50000 habitants 200-300

Donc, pour notre cas de 2014 résidents et habitants, on est bien inferieure à 5000 hab.

D’où, la dotation en eau potable sera prise à 125 l/j/hab.

Mais, puisque nous somme dans la région d’Adrar (zone des grandes chaleurs) et selon les directives de la
direction des ressources en eau de la wilaya d’Adrar qui préconise une dotation de 180 l/j/hab, la dotation
pour notre cas sera prise, en finalité, de 180 l/j/hab.

Soit un besoin journalier donné par :

Qresid. j = avec :

 N : Nombre des résidents pris égale à 2014 résidents et habitants.


 D : Dotation journalière prise égale à 180 l/j/hab.
 1000 : fraction de transformation d’unité du litre au m3.

D’où, le besoin journalier en eau des résidents et habitants : Qresid. j = 363 m3/j

NB : se besoin prend aussi en considération les besoins en eau des équipements à savoir bloc douche,
réfectoire, sport et chaufferie, c.à.d. que les besoins en eau de ces équipements ne seront pas autrement
déterminés.

I.2.2) Besoin en eau des équipements:

Les besoins en eau des équipements sont basés sur la dotation unitaire en eau retenue par surface bâtie
donnés par le tableau suivant :

Tableau 02
Equipement Dotation Surface Besoin journalier
(en L/m2/j) (en m2) (en L/j) (en m3/j)
Administration 5 188,22 941,10 0,941
Bloc socioculturel 5 531,51 2 657,55 2,658
Espace vert 10 7 067,51 70 675,10 70,675
Total 74 273,75 74,274

Soit à prendre un besoin journalier en eau des équipements : Qeq j = 75 m3/j

I.2.3) Le besoin journalière global maximum en eau potable Qg max j:

Avant de calculer le besoin journalier maximum en eau potable, on doit connaitre le besoin journalier
global en potable qui est donné par :

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 11


Qg j = Qresid. j + Qeq j  Qg j = 438 m3/j

Et pour déterminer Qg max j qui donné par la relation suivante :

Qg max j = Kp Qg j ; avec Kp = Ko Kj qui sont définis par :

 Kj : Coefficient de variation journalière,


 Ko : Coefficient de variation horaire,
 Kp : Coefficient de pointe.

a- Coefficient de variation journalière Kj :

C’est un coefficient qui tient compte des pertes d’eau dans le réseau et des gaspillages, et peut être
obtenue par le rapport des besoins maximaux journaliers en eau au besoin moyen journalier. C.à.d.

Kj =

D’après les normes russes, Kj prend comme valeur entre 1,1 et 1,3 .
Donc, soit à prendre pour notre cas Kj = 1,25.

b- Coefficient de variation horaire Ko :

Le Ko, c’est un coefficient qui indique l’augmentation des besoins horaire pour la journée ainsi il tien
compte de l’accroissement de l’habitation et leur degré de confort et régime de travail.

D’une manière générale, ce coefficient peut être décomposé en deux autre coefficients α et β ; tels que :
Ko = α β

avec :

 α : coefficient qui tient compte du confort des équipements de l’habitation, de régime du travail et
du niveau de développement local
Il prend comme valeur entre 1,2 et 1,5.
Soit pour notre cas α = 1,3.
 β : coefficient étroitement lié à l’accroissement de l’habitation donné par le tableau suivant :

Tableau N°03
Habitants 1000 1500 2500 4000 6000 10000 20000 30000 50000 100000
β 2 1,8 1,6 1,5 1,4 1,3 1,2 1,15 1,13 1,1

En prend pour notre cas β = 1,7

d’où, on trouve Ko = 2,21

c- Coefficient de pointe Kp :

Le Kp, c’est un coefficient qui indique l’augmentation maximum des besoins horaire pour la journée aux
heures de pointe et il est en fonction des coefficients Ko et Kj déjà établis.

Il est donné par la relation suivante :

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 12


Kp=Ko Kj = 2,21 x 1,25  Kp = 2,76

De même, le coefficient de pointe Kp, peut être calculé à partir de la formule suivante :
Kp=2,60 - 0,40 Log (N/1000)

Avec : N c’est le nombre des consommateurs pris égale pour notre cas

N=2014 résidents et habitants.


d’où en trouve Kp=2,48.

Donc, soit à prendre Kp = 2,76 d’où en trouve :

Qg max j = Kp Qg j = 2,76 x 438  Qg max j = 1208,88 m3/j

soit en L/s Qg max j =  Qg max j = 13,99 L/s

donc, soit à prendre Qg max j = 14 L/s .

I.3) Capacité du stockage d’eau:


Après avoir établi le bilan des besoins en eau, passant maintenant à la détermination de la capacité du
stockage d’eau.

En effet, La capacité du stockage d’eau se détermine en fonction du débit entrant (adduction) et sortant
(distribution) pendant les différentes heures da la journée.
De même, l’ouvrage de stockage, doit assurer le stockage de l’excès de l’eau pendant les heures de
faible consommation et de le faire restituer pendant la consommation de pointe suivant une répartition
de la consommation en 24 heures qui est donnée par le tableau suivant établie en fonction du nombre
d’habitant.
Tableau N°04
Heures Nombre d’habitants
(h) Moins de 10000 10001 à 50000 50001 à Plus de Agglomération de
100000 100000 type rural
Coefficients horaire de consommation en %
0-1 01 1,5 03 3,35 0,75
1-2 01 1,5 3,2 3,25 0,75
2-3 01 1,5 2,5 3,3 01
3-4 01 1,5 2,6 3,2 01
4-5 02 2,5 3,5 3,25 03
5-6 03 3,5 4,1 3,4 5,5
6-7 05 4,5 4,5 3,85 5,5
7-8 6,5 5,5 4,9 4,45 5,5
8-9 6,5 6,25 4,9 5,2 3,5
9-10 5,5 6,25 4,6 5,05 3,5
10-11 4,5 6,25 4,8 4,85 06
11-12 5,5 6,25 4,7 4,6 8,5
12-13 07 05 4,4 4,6 8,5
13-14 07 05 4,1 4,55 06
14-15 5,5 5,5 4,2 4,75 05
15-16 4,5 06 4,4 4,7 05

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 13


16-17 05 06 4,3 4,65 3,5
17-18 6,5 5,5 4,1 4,35 3,5
18-19 6,5 05 4,5 4,4 06
19-20 05 4,5 4,5 4,3 06
20-21 4,5 04 4,5 4,3 06
21-22 03 03 4,8 3,75 03
22-23 02 02 4,6 3,75 02
23-24 01 1,5 3,3 3,7 01

Puisque le nombre des résidents et habitants de notre cité universitaire est de 2014, on doit choisir la répartition de
la variante moins de 10000 habitants indiquée au tableau N°04.

Donc, soit le tableau suivant qui nous donne la variation de la consommation horaire ainsi les volumes entrants et
sortants pendant 24 heures.

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 14


Tableau N°05

Heure Coef. Horaire (CH) Qgmax j Débit horaire Volume cumulé (en m3 ) Ecart (en m3 )
(en %) 3
(en m /j) (en m /h)3 Entrant (1) Sortant (2) (1) - (2)
0-1 1 1208,88 12,0888 50,37 12,0888 38,2812
1-2 1 1208,88 12,0888 100,74 24,1776 76,5624
2-3 1 1208,88 12,0888 151,11 36,2664 114,8436
3-4 1 1208,88 12,0888 201,48 48,3552 153,1248
4-5 2 1208,88 24,1776 251,85 72,5328 179,3172
5-6 3 1208,88 36,2664 302,22 108,7992 193,4208
6-7 5 1208,88 60,444 352,59 169,2432 183,3468
7-8 6,5 1208,88 78,5772 402,96 247,8204 155,1396
8-9 6,5 1208,88 78,5772 453,33 326,3976 126,9324
9-10 5,5 1208,88 66,4884 503,7 392,886 110,814
10-11 4,5 1208,88 54,3996 554,07 447,2856 106,7844
11-12 5,5 1208,88 66,4884 604,44 513,774 90,666
12-13 7 1208,88 84,6216 654,81 598,3956 56,4144
13-14 7 1208,88 84,6216 705,18 683,0172 22,1628
14-15 5,5 1208,88 66,4884 755,55 749,5056 6,0444
15-16 4,5 1208,88 54,3996 805,92 803,9052 2,0148
16-17 5 1208,88 60,444 856,29 864,3492 -8,0592
17-18 6,5 1208,88 78,5772 906,66 942,9264 -36,2664
18-19 6,5 1208,88 78,5772 957,03 1021,5036 -64,4736
19-20 5 1208,88 60,444 1007,4 1081,9476 -74,5476
20-21 4,5 1208,88 54,3996 1057,77 1136,3472 -78,5772
21-22 3 1208,88 36,2664 1108,14 1172,6136 -64,4736
22-23 2 1208,88 24,1776 1158,51 1196,7912 -38,2812
23-24 1 1208,88 12,0888 1208,88 1208,88 0

Soit un déficit en volume d'eau (en m 3 ): -364,6788

Courbe consomation horaire


Consommation en m3

100

50
Courbe consomation horaire
0
0 5 10 15 20 25 30
Heure

Variation horaire du volume d'eau


Volume d'eau en m3

300
200
100 Variation horaire du volume
0 d'eau

-100 0 5 10 15 20 25 30
Heure

Fig 03

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 15


Sur le graphique donné, on trouve à la partie supérieure les variations en fonction du temps de
débit pompé (entrant dans le réservoir) et débit sortant, et au dessous les variations du volume
contenu dans le réservoir partir d’une origine arbitraire (ici 0 h) ; ce volume représente l’intégrale de
la différence des deux débits précédents, et aux instants correspondant à des changements de
régime, les totaux de ces volume et leurs différences.
La capacité du stockage à l’instant origine arbitraire est déterminée de façon que ne soit jamais être
négative.
La capacité du réservoir est donnée par le volume cumulé des déficits donné par le tableau N°05 à
savoir : V= 364,68 m3.
Ce déficit de volume doit être augmenté par le volume d’incendie donné par un débit horaire de 60 m3/h
pendant 02 heures c.à.d. un volume de 120 m3 .

Soit un volume total Vt= 364,68 + 120  Vt = 484,68 m3 .

Donc le volume du stockage à installer sera arrêté à Vt = 500 m3.

I.4) Choix du type de stockage et leur dimensionnement :

Suite à la topographie du site et leur profil piézométrique qui ne permet pas l’alimentation en eau
potable de notre projet à partir du château d’eau existant de capacité 600 m3 situé au nord prés de la
route d’aéroport, et après avoir étudier tous les scenarios possibles pour l’AEP de ce projet tel que :

 Faire installer directement un surpresseur sur le point de raccordement de la conduite de


distribution sortant du château d’eau 600 m3 ce qui strictement interdit par les services de
l’algérienne des eaux « A.D.E » à cause de la perturbation en AEP des ksour en aval.
 Faire construire un château d’eau au site du projet ce qui nécessite un investissement énorme ainsi
l’installation d’une station de pompage pour le faire remplir à partir du château d’eau 600 m3
existant à cause du profil piézométrique défavorable entre ces deux château d’eau.
 Faire construire un réservoir d’eau posé sur sol au site du projet qui sera alimenté gravitairement à
partir du château d’eau 600 m3 existant se qui ne nécessite pas un investissement énorme comme
celui d’un château d’eau. Mais ce réservoir doit être équipé d’un surpresseur afin d’alimenté les
blocs en R+2 d’où un investissement en plus en énergie mais qui reste toujours moins par rapport à
un château d’eau.

Le dernier scenario semble le plus économique et le plus raisonnable à réaliser.

Donc, soit à prendre pour notre cas un réservoir posé sur sol de capacité de stockage d’eau de 500 m 3,
menu de 02 surpresseurs pour assurer surtout l’AEP des blocs hébergement qui sont en R+2.

Le dimensionnement de ce réservoir (diamètre intérieur) est donné par la relation suivante :

D≥ avec :

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 16


 V : volume d’eau
 h : hauteur d’eau

Soit pour V = 500 m3 et h = 4,5m  D ≥ 11,89 m

Donc, soit à prendre pour notre cas un diamètre intérieure normalisé pris égale à :

D = 12 m.

I.5) Dimensionnement des conduites :

I.5.1) Conduites d’adduction et de distribution:

Pour le choix du diamètre économique des conduites d’adduction (qui alimente ce réservoir) et de
distribution on utilise la relation suivante :

Formule de Bresse : Déco=1,5

Avec : Q : Débit de l’eau à véhiculer (m3/s).


De même, le choix du diamètre est aussi influencé par les paramètres suivants :

 Vitesse d’écoulement (V en m/s) donnée par la relation suivante :


V = , avec :
Q : débit en m/s ,
D : diamètre intérieure de la conduite.
Cette vitesse, doit être conditionnée par : 0,5 ≤ V ≤ 1,5 m/s.

 Nombre de Reynolds (Ré sans dimension) donnée par la relation suivante :


Ré = , avec :
V : vitesse d’écoulement en (m/s),
D : diamètre intérieure de la conduite en (m)
ν : viscosité cinématique de l’eau en (m2/s) prise égal à 1. m2/s à 20°C.
Ce nombre sans dimension, caractérise la nature du régime l’écoulement de l’eau dans la
conduite, c.à.d. régime laminaire ou turbulent.

 Perte de charge unitaire (j en m/ml) donnée par la relation suivante du Darcy-weisbach :


j= , avec :
λ : Coefficient de perte de charge qui est en fonction du nombre de Reynolds et de la rugosité de
la conduite
D : Diamètre hydraulique de la conduite.
V : Vitesse moyenne de l’eau dans la conduite (m/s).
g : Accélération de la pesanteur (m2/s).

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 17


 Perte de charge linéaire (J en m) donnée par la relation suivante :
J = j L , avec :
j: perte de charge unitaire (en m/ml).
L : longueur de la conduite (en m).
Lorsque l’eau se déplace dans la conduite et suite au frottement de l’eau avec les parois de la
conduite nous enregistrons une dissipation et une diminution de la charge totale le long de la
conduite, nous disons alors que nous avons une perte de charge linéaire.

 Perte de charge singulière J’ (en m) due aux pertes des charges des pièces spéciales (Té, coudes,
vanne, ventouse, réduction..etc.). Elle est donnée par la relation suivante :
J’ = k J , avec :
k : coefficient de réduction prend comme valeur 0,15 ≤ k ≤ 0,20, pour notre cas on prend k =0,20
J : perte de charge linéaire

Alors pour un débit Q = Qg max j + Qincendi, avec :

Qg max j : débit maximum des besoins en eau journalier égale à Qg max j = 14 l/s,

Qincendi : débit d’incendie égale à Qincendi = 120 m3/j  Qincendi = 1,4 l/s

Soit Q = 15,4 l/s d’où Q = 0,0154 m3/s, donc on trouve le diamètre de la conduite (pour adduction et
distribution) :

D = 1,5 = 1,5  D = 0,186 m

Donc, soit à prendre un diamètre normalisé = 200 mm

I.5.2) Conduite du trop-plein :


Cette conduite a pour but d’évacuer l’excès d’eau arrivant au réservoir sans provoquer le
débordement de ce dernier

En effet, à l’extrémité supérieur de cette conduite on installe un entonnoir qui joue


le rôle d’un déversoir circulaire permettant l’ évacuation des eaux en trop plein
par un débit donné par la formule suivante :

Q=2πRµ =27,80 µ R

Q : Etant le débit à évacué.


R : Rayon du déversoir
h : Hauteur de l’âme d’eau.
µ : coefficient de débit.
Fig. 04 « déversoir circulaire »

D’après les essais du laboratoire, le coefficient de débit « µ » varie très peu avec le rapport h/R

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 18


Tableau N°06
h/R 0,20 0,25 0,30 0,40 0,50
µ 0,415 0,414 0,410 0,404 0,393

Le débit d’alimentation du réservoir est de Q =0,0154 m3/s.


Alors, pour h/R=0,5 d’où h = 0,5 R on a µ = 0,393

D’où on trouve après calcul le rayon du déversoir R = 0,115 m  Ddév = 2R d’où

Ddév = 230 mm, soit à prendre Ddév = 250 mm

Donc, la hauteur de la lame d’eau « h » est donnée par h = 0,5 R

Avec R = 0,5 Ddév = 0,5 x 250 =125 mm d’où on trouve h = 62,5 mm.

Le diamètre « DTP = 2 r » de la conduite de trop-plein est donné par la relation suivante:


DTP= , avec :

Q : débit d’alimentation du réservoir pris égale à Q = 0,0154 m3/s,

V : vitesse d’écoulement pris égale à V = 0 ,5 m/s ,

Après calcul, on trouve DTP = 0,198 m , Donc soit à prendre DTP = 200mm

I.5.3) Conduite de vidange :


Elle permet le vidange d’un réservoir d’eau en cas de nettoyage ou réparation.
Généralement, cette conduite de vidange est raccordée à celle du trop-plein par une vanne de vidange.
Le diamètre « d » de la conduite de vidange est choisi en fonction du temps de vidange « T » donné
par la relation suivante :

T= , avec
V : Volume de réservoir d’eau égale à 500 m3,
μ: Coefficient de débit pris égale à μ = 0,6 pour un orifice circulaire,
S: Section de la conduite donnée en fonction de son diamètre « d » , S =
h : Hauteur du réservoir égale à h = 4,5 m

g : Accélérateur de la pesanteur égale à g = 9,81


d’où on trouve :

Pour d=160mm  T =8822 s soit T=2h 27 min


Pour d=200mm  T=5646 s soit T=1h 34min

Donc, soit à prendre un diamètre d = 200 mm pour la conduite de vidange afin de minimiser le temps de
vidange en cas d’une éventuelle urgence.

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 19


I.6) Equipement hydraulique et électromécanique du réservoir :

I.6.1) Conduite de by-pass :


La conduite de by-pass c’est une conduite qui relie les deux conduites d’adduction (arrivée) et de
distribution (sortie) d’arrivée afin d’assurer une alimentation directe en eau , en cas des travaux de
maintenance ou la vidange du réservoir.

I.6.2) Système de la réserve d’incendie :


C’est un dispositif spécial à adopter au niveau du réservoir d’eau qui nous permet d’exploiter
la réserve d’eau d’incendie à partir d’une vanne (appelée vanne de sécurité d’incendie) installée entre
les deux Tés comme indiqué à la fig. 04 ci-dessous.

Fig. 05 « dispositif de la réserve d’incendie »

I.6.3) Les accessoires :


Dans la chambre des vannes divers pièces spéciales sont installées à savoir :

- Coudes et Tés pour le changement des directions,


- Robinet flotteur pour maintenir le niveau du plan d’eau dans la cuve,
- Joint de démontage pour le montage et le démontage en cas de changement d’une pièce
spéciale,
- Crépine (en inox ou en PVC) pour éviter le passage dans la conduite des grosses matières
en suspension afin d’éviter des bouchons ou des difficultés de manœuvre des vannes,
- Débitmètre qui est un compteur volumétrique pour mesurer par heure et par jour, le
volume entrant et sortant du réservoir,
- Clapet anti retour pour faire passer l’eau seulement dans un sens unique.

Ces accessoires, ont pour but :

- d’assurer l’ouverture et fermeture des vannes.


- de régulariser les pressions et de mesurer des débits.

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 20


- de protéger les canalisations.

Le schéma synoptique, ci-dessous en fig.05, illustre les dispositifs divers de ces accessoires sus signalées.

Fig. 06 « dispositif d’installation des différents accessoires »

I.6.4) Equipement électromécanique du réservoir :

Notre réservoir sera menu de 02 surpresseurs (pour assurer une AEP en pression normalisée de tous les
blocs du projet) de caractéristiques techniques suivantes :

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 21


- Débit Q = 16 l/s
- Hauteur manométrique HMT = 50 m (selon l’étude des pertes des charges qui est donnée par
HMT = Hg+ avec Hg : hauteur géométrique donnée par la topographie du site et : somme
des toutes les types des pertes de charge déjà signalées).
- Puissance « P en KW » absorbée par la pompe donnée par P = avec :
P : Puissance absorbé (KW).
: Masse volumique de l’eau
g : Accélération de la pesanteur ( m2/s).
: La hauteur manométrique total (m).
Q : Débit de l’eau à véhiculer (m3/s).
: Rendement 74%.
- Energie « E en KW/h) consommée par le pompage donnée par E=P.t avec :
t : Temps de pompage par heurs(h).
E : Energie consommée (kWh).

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 22


CHAPITRE II
CALCUL GENIE CIVIL

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 23


II.1) Données de base :

II.1.1) Béton : Le béton utilisé est béton courant dosé à 400 kg/m3 ayant les caractéristiques suivantes :

 Resistance à la compression à 28 jours : fc28 = 20 Mpa

 Resistance à la traction à 28 jours : ft28 = 0,6 + 0,06 fc28  ft28= 1,8 Mpa

 Resistance à la compression à l’état limite ultime (ELU) : fbu = 0,85 fc28/ϒb avec

Soit : fbu = 11,33 Mpa pour ϒb = 1,5 (situation durable)

fbu = 17 Mpa pour ϒb = 1,0 (situation accidentelle)

 Resistance à la compression à l’état limite de service (ELS) fbc = 0,6 fc28

Soit : fbc = 15 Mpa pour fc28 = 20 Mpa

II.1.2) Diagramme déformation contrainte pour béton:

 à ELU : on utilise un diagramme conventionnel dit « parabole rectangle » et dans certain cas par
mesure de simplification un diagramme rectangle.

 s (MPa)

Fe
S
Es
fe
10 ‰ s (‰)
 s ES
- Fig 07 -

 à ELS : le diagramme de contrainte sera linéaire.

Avec Eb : module d’élasticité longitudinal du béton est donné par : Eb = 11000

Soit Eb = 29858,6 Mpa pour fc28 = 20 Mpa

II.1.3) Diagramme déformation contrainte pour acier :

 à ELU : le diagramme sera linéaire à deux paliers avec le premier élastique et le deuxième plastique
avec un taux de déformation 10 ‰ et contrainte σs10 = fe / ϒs

soit σs10 = 348 Mpa avec fe = 400 Mpa et ϒs = 1,15 pour situation durable

σs10 = 400 Mpa avec fe = 400 Mpa et ϒs = 1,00 pour situation accidentelle

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 24


 à ELS : la contrainte admissible sera limitée par 03 cas de fissuration à savoir :

- fissuration peu nuisible « FPN » : la contrainte n’est pas limitée

- fissuration préjudiciable « FP » : la contrainte sera limité à : σs = min ( fe , 150 η)

- fissuration très préjudiciable « FTP » : la contrainte sera limité à : σs = min ( fe , 110 η)

avec η = 1 pour les aciers ronds lisses

η = 1,6 pour les acier à haut adhérence

fe = 400 Mpa pour les aciers de nuance FE40

soit pour notre cas σs = 176 Mpa pour fissuration très préjudiciable « FTP » (présence d’eau)

- le module de Young aura comme valeur : Es = 2 105 Mpa

II.1.4) Le sol de fondation : d’après le rapport géotechnique notre fondation sera fondée sur un sol de
caractéristiques mécaniques suivantes :

- contrainte admissible à ELS : σsol ser = 1,5 bars

- contrainte admissible à ELU : σsol elu = 1,33 σsol ser , soit σsol elu = 1,995 bars.

II.2) Etude des éléments :

II.2.1) Coupole de couverture et ceinture :

 Données géométriques :

- Rayon moyen : rm = 6,10 m

- Fleche moyenne : fm = 1,34 m

- Rayon de courbure moyen : Rm = ( rm2 + fm2 ) / ( 2 fm ),

soit Rm = 14,55 m - Fig 08 -

- Epaisseur moyen de la coupole : epm = 10 cm

 Charge permanente :

- Poids propre : 2500 x 0,10 = 250 kg/m2


- Enduite batard épaisseur 3 cm : 1800 x 0,03 = 54 kg/m2
- Sable propre d’isolation hauteur 4 cm : 1700 x 0,04 = 68 kg/m2
- Enduite batard épaisseur 4 cm : 1800 x 0,03 = 54 kg/m2
Soit g1 = 426 kg/m2

- Garde corps : g2 = 100 kg/ml

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 25


 Surcharge d’exploitation : pour terrasse inaccessible : q = 100 kg/m2

 Combinaison des charges :

- à ELU : pu = 1,35 g1 +1,5 q, soit pu = 725,10 kg/m2

- à ELS : pser = g1 + q, soit pser = 526 kg/m2

 Calcul des sollicitations :

La théorie des coqs nous donne les formules suivantes :

- Force radiale : Frad = p R / ( 1 + cos ϕ ), est toujours une compression

- Force méridienne : Fmerid = p R ( cos ϕ - ( 1 / ( 1 + cos ϕ ))), est une compression pour
0 < ϕ < 52° et une traction pour ϕ > 52°

Avec :

R : Rayon de courbure R = 14,55 m,

r : Rayon intérieur du réservoir r = 6,00 m,

f : Fleche sous coupole f = 1,34 m

ϕ = Atg ( r / ( R – f ))  soit ϕ = 24,43° donc Fmerid est une force de compression.

Les différents calculs sont présentés par les tableaux suivants pour ϕ varie de 0 à 24,43°
pour les deux cas (ELU et ELS).

à ELU Tableau 07
ϕ° pu (kN/m2) Rm(m) Frad (KN/ml) Fmerid(KN/ml)
0 7,251 14,55 52,75 52,75
5 7,251 14,55 52,85 52,25
10 7,251 14,55 53,15 50,74
15 7,251 14,55 53,67 48,24
20 7,251 14,55 54,39 44,75
24,43 7,251 14,55 55,22 40,83

à ELS Tableau 08
ϕ° pu (kN/m2) Rm(m) Frad (KN/ml) Fmerid(KN/ml)
0 5,26 14,55 38,27 38,27
5 5,26 14,55 38,34 37,90
10 5,26 14,55 38,56 36,81
15 5,26 14,55 38,93 35,00
20 5,26 14,55 39,46 32,46
24,43 5,26 14,55 40,06 29,62

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 26


Soit à la ceinture coupole une force repartie N de valeur : N2 = H2 + V2 avec

V= P/(2 π r) ; H = V (R – f)/r ; avec :

P : poids total de la coupole égale à : P = p S ; Fig 09

S : surface coupole déterminée de la manière suivante :

S= . (Voir figure en face)

sin φ = , soit r0 = R sin φ

D’où S= .

Dans le cas d’une coupole quelconque φ varie de 0 a φ donc

S=R²

S=2πR²

S=2πR² (1-cos φ).

On va calculer la surface de la coupole en fonction de R et f.

Cos φ = (voir schéma coupole en ci dessus). Fig 10

Donc :

S=2πR² (1- ).

Et enfin

S = 2 π R f  S = 122,5 m2 pour R=14,55 m et f=1,34 m

Les différents calculs sont présentés par le tableau suivant :

Tableau N°09
Etat R(m) r(m) f(m) S(m2) p(KN/m2) P(KN) V(KN/ml) H(KN/ml) N(KN/ml)
ELU 14,55 6,1 1,34 122,503 7,251 888,271 23,176 50,189 55,282
ELS 14,55 6,1 1,34 122,503 5,260 644,367 16,812 36,408 40,102

 Ferraillage coupole :

Pour le ferraillage de la coupole en remarque que les sollicitations radiales et méridiennes sont tous des
sollicitations de compression.

Pour cela, on doit vérifier la contrainte de compression qui doit être :

σbu << fbu, avec :

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 27


fbu = 0,85 fc28/ϒb  fbu = 11,33 MPa,

σbu = max (Frad , Fmerid) en MN / ep (coupole) en m  σbu = max ( 0,05522 et 0,05275) / 0,10

Soit σbu = 0,5522 MPa << fbu = 11,33 MPa,  le béton seul peut supporter les sollicitations de
compression.

Donc, la coupole sera ferrailler avec un % min de 0,3 % ep (coupole) = 3 cm2/m soit à prendre un
quadrillage en T8 espacement 15 cm.

 Ferraillage ceinture :

Sous l’effet de la coupole, une poussé latérale H est engendrée donnant une force de traction F de valeur :

F = H r soit un ferraillage longitudinal As = F / σs pour une section de béton 40 x 40 cm

Les différents calculs sont présentés par le Tableau suivant :

Tableau N°10
Etat H(KN) r(m) F(KN) σS(MN) As (cm2)
ELU 50,189 6,2 311,1718 347,826087 8,94618925
ELS 36,408 6,2 225,7296 240 9,4054

A%min = 0,23 b d = 0,23 x 0,4 x 0,38  A%min = 1,573 cm2


Soit à prendre As ≥ max ( As(ELU) , As(ELS) , A%min )

d’où à prendre un ferraillage longitudinal en 8T14 avec ferraillage transversal en cadre + étrier en 6
espacement 20 cm en zone courante et 10 cm en zone de recouvrement.

II.2.2) Parois :

a- Les charges :

 Charge permanente :

- Poids propre parois ép. 20 cm : 2500 x 0,20 = 500 kg/m2

- Enduite en mortier de ciment ép. 2 cm : 2000 x 0,02 = 40 kg/m2

Soit g1 = 540 kg/m2 = 5,4 KN/m2

- Garde corps : g2 = 100 kg/ml = 1 KN/ml

- Ceinture coupole : g3 = 2500 x 0,40 x 0,40  soit g3 = 400 kg/ml = 4 KN/ml

 Surcharge d’exploitation : poussée de l’eau : q = 1000 kg/m3

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 28


 Combinaison des charges :

- à ELU : pu = 1,35 ∑gi +1,5 ∑qi,

- à ELS : pser = ∑gi + ∑qi,

b- Les sollicitations :

La fissuration est considérée très préjudiciable (présence d’eau), donc seulement un calcul à ELS est le plus
défavorable.

Pour la détermination des différentes sollicitations on utilise :

- la méthode des tranches pour la détermination des forces de traction dans la paroi sous l’effet de la
poussée d’eau.

Fig 11

- La méthode de HANGAN SOARE pour la détermination des moments fléchissant, traction et effort
tranchant.

Fig 12

Les diagrammes du moment fléchissant et d'effort de la traction calculés par la méthode de Hangan-soare.

- Faire comparaison entre les deux méthodes

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 29


b.1- Calcul des forces de traction et ferraillage (cerces) :

b.1.1 : Méthode des tranches :

La poussée d’eau est égale à P = ϒ h avec :

ϒ : masse volumique de l’eau égale à 1000 kg/m3

h : hauteur de la colonne d’eau en « m »

et qui a une répartition triangulaire

Pour une tranche située entre deux hauteur h1 et h2 on peut Fig 13

déterminer une pression moyenne de valeur :

Pm = 1000 (h1 + h2)/2 et qui a une répartition linéaire (afin de

simplifier les calculs pour une répartition trapézoïdale)

Soit une force résultante Pr d’une tranche d’eau de hauteur h2 – h1

égale à Pr = Pm (h2-h1)

Donc la force de traction revenante à cette tranche a comme valeur :

F = Pr r , avec r : rayon moyen de la parois.

La section d’acier nécessaire pour équilibrer cette force « F » est égale à :

As = F / σs , avec σs = 176 MPa (état de fissuration très préjudiciable à ELS)

Les différents calculs sont présentés par le Tableau suivant :

Tableau N°11
Tranche Pm (kg/m2) Pr (kN/ml) r (m) F (MN) As (cm2) Ferraillage
h1(m) h2(m) adopté
0 0,5 250 1,25 6,1 0,007625 0,43323864 8T8
0,5 1,5 1000 10 6,1 0,061 3,46590909 10T8
1,5 2,5 2000 20 6,1 0,122 6,93181818 10T10
2,5 3,5 3000 30 6,1 0,183 10,3977273 10T12
3,5 4,5 4000 40 6,1 0,244 13,8636364 10T14

De même, et selon les Recommandations professionnelles (publiée en mai 1990 par les annales d’ITBTP N°
Sept 1990 relatives aux calculs, réalisations et étanchéité des réservoirs, cuves, bassins, châteaux d’eau
enterrés, semi-enterrés, aériens, ouverts ou fermés, le ferraillage peut être diminué si on prend en
considération l’effet d’étanchéité des parois et ceci par la reprise de la valeur de σs donnée par :

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 30


σs = α

Avec :

 Résistance caractéristique du béton à la traction en MPa pour notre cas ft28 = 1,8 MPa pour fc28
=20 MPa.
 : Diamètre de la plus grosse des barres tendues prise en compte dans le calcul. Pour notre cas, Φ
= 14mm.
 : Coefficient de fissuration de l’armature. h= 1,6 pour acier à haute adhérence.
 α: coefficient dépend de la fonction dévolue à la paroi en béton et de la nature du revêtement
intérieur éventuel.

Le coefficient α se diffère selon la classe d’étanchéité classée en quatre (04) catégories à savoir :

 α = 240 pour une structure étanche par elle –même ou servante de support à un revêtement rigide
adhérent.
 α = 320 pour une structure servante de support à un revêtement souple nom armé.
 α = 400 revêtement souple armé ou adhérent aux résines ou multicouches.
 α = 450 revêtement rigide semi adhérent armé ou indépendant, ou élastoplastique.

D’où les différent résultats données par le tableau suivant

Tableau N°12
Tranche F (MN) η Φ Categorie I Categorie II Categorie III Categorie IV
h1(m) h2(m) (mm) α As (cm2) α As (cm2) α As (cm2) α As (cm2)
0 0,5 0,007625 1,6 14 240 0,70048103 320 0,52536077 400 0,42028862 450 0,37358988
0,5 1,5 0,061 1,6 14 240 5,60384826 320 4,2028862 400 3,36230896 450 2,98871907
1,5 2,5 0,122 1,6 14 240 11,2076965 320 8,40577239 400 6,72461792 450 5,97743815
2,5 3,5 0,183 1,6 14 240 16,8115448 320 12,6086586 400 10,0869269 450 8,96615722
3,5 4,5 0,244 1,6 14 240 22,4153931 320 16,8115448 400 13,4492358 450 11,9548763
Donc, en voit bien l’économie en acier influencé par le type d’étanchéité appliqué.

b.1.2 : Méthode de Hangan Soare :

 L’effort de traction F est donné par la formule suivante :

F = ϒ r (h –x) – ϒ r h e-βx cos βx – 2Morβ2 e-βx sin βx

On trouve d’après le tableau, ci-dessous, à ELS Fmax = 155,45 KN à la hauteur 1,75 m

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 31


soit As = = = 8,83 cm2  donc, on an bien que le ferraillage donnée par la méthode des
tranches est vérifié.

 Le moment fléchissant M est donné par la formule suivante :

M= e-βx sin(βx) + Mo e-βx cos(βx)

Il prend ses valeurs : - Max positif : Mo = kϒh3 à x = 0

- M = 0 à xo = koh avec ko =

- Max négatif : M1= -k1 ϒh3 à x1 = k1 h avec k1 = + ko

 L’effort tranchant T est donné par la formule suivante :

T=- e-βx cos(βx) - sin(βx) - Moβ e-βx cos(βx) + sin(βx)

Avec :

- ϒ : masse volumique de l’eau égale à 1000 kg/m3

- h : hauteur de la colonne d’eau en « m », h = 4,50 m

- k : coefficient de raideur donné par la résolution de l’équation suivante :

① équation remplacée par :

Avec : β = avec : - ν : coefficient de poisson a pour valeur pour béton : ν = 0,2 à ELS et 0 à ELU,

- e : épaisseur paroi, e = 0,20 m

- r : rayon moyen de la paroi, r = 6,10 m

- à ELS : β = 1,179, et βh = 5,307 m,

- à ELU : β = 1,192, et βh = 5,362 m,

- e’: épaisseur radier, e’ = 0,30 m,

- = , b= ,c=

La résolution de l’équation ① nous donne les valeurs de k à ELU et à ELS données par le tableau suivant :

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 32


Tableau N°13
Etat e (m) é (m) h (m) r (m) ν β a b c k
ELU 0,2 0,3 4,5 6,1 0 1,19151743 0,2962963 0,27975532 0,00395802 0,01637
ELS 0,2 0,3 4,5 6,1 0,2 1,17941924 0,2962963 0,28262498 0,00407148 0,01666

De même on peut trouver la valeur du k à partir de l’abaque suivante (fig 08) publiée à l’ouvrage « Traité
de béton armé Tome 06 du A. Guerrin et R. C.Lavaur »

- Fig 14 -

Les différents calculs sont donnés par les deux tableaux suivants pour les deux états, ELS et ELU

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 33


à ELS Tableau 14
x(m) ϒ(KN/m3) r(m) h(m) e(m) é(m) k ν β Mo(KNm) F(KN) M(KNm) T(KN)
0 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 0,00000 15,18143 -36,98245
0,25 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 7,91666 14,31700 -26,09656
0,5 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 38,05488 11,98393 -16,68148
0,75 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 74,63782 9,13859 -9,30102
1 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 108,08299 6,37762 -4,00435
1,25 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 133,48325 4,02092 -0,54892
1,5 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 149,15932 2,19354 1,43814
1,75 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 155,43915 0,89625 2,35374
2 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 153,72119 0,06088 2,55666
2,25 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 145,81643 -0,41021 2,33815
2,5 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 133,53010 -0,61831 1,91424
2,75 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 118,43051 -0,65364 1,43133
3 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 101,75152 -0,58860 0,97824
3,25 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 84,38179 -0,47632 0,60034
3,5 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 66,90353 -0,35239 0,31307
3,75 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 49,65360 -0,23804 0,11324
4 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 32,78922 -0,14382 -0,01222
4,25 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 16,34766 -0,07295 -0,08021
4,5 10 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01666 0,2 1,17942 15,18143 0,29483 -0,02421 -0,10752

F(KN) M(KNm) T(KN)


5 5 5
4 4 4
3 3 3
2 2
2
1 1
1
0 0
0
0,00 100,00 200,00 -10,00 0,00 10,00 20,00
-40,00 -20,00 0,00 20,00
-Fig 15-

« Diagrammes Sollicitations Moment fléchissant M, Traction F et effort tranchant T

à ELS suivant la méthode de Hangan Soare »

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 34


à ELU Tableau 15
x(m) ϒ(KN/m3) r(m) h(m) e(m) é(m) k ν β Mo(KNm) F(KN) M(KNm) T(KN)
0 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 0,00000 22,37574 -54,98631
0,25 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 12,21324 21,05969 -38,66102
0,5 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 58,30237 17,55972 -24,56981
0,75 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 113,97593 13,31723 -13,56643
1 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 164,58307 9,22445 -5,71459
1,25 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 202,71656 5,75341 -0,63420
1,5 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 225,93735 3,08235 2,24939
1,75 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 234,86595 1,20411 3,54230
2 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 231,72733 0,01029 3,78818
2,25 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 219,33766 -0,64904 3,42460
2,5 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 200,46787 -0,92691 2,77302
2,75 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 177,49892 -0,95794 2,04856
3 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 152,28311 -0,84883 1,37938
3,25 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 126,13737 -0,67686 0,82883
3,5 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 99,91001 -0,49290 0,41620
3,75 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 74,07936 -0,32658 0,13394
4 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 48,85675 -0,19188 -0,03927
4,25 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 24,27856 -0,09236 -0,12956
4,5 15 6,1 4,5 0,2 0,3 0,01637 0 1,19152 22,37574 0,27994 -0,02534 -0,16225

F(KN) M(KNm) T(KN)


5 5 5
4 4 4
3 3 3
2 2
2
1 1
1
0 0
0
0,00 100,00 200,00 300,00 -10,00 0,00 10,00 20,00 30,00
-60,00 -40,00 -20,00 0,00 20,00
- Fig 16 -

« Diagrammes Sollicitations Moment fléchissant M, Traction F et effort tranchant T

à ELU suivant la méthode de Hangan Soare »

b.2- Calcul des moments fléchissant, effort normal et ferraillage longitudinal de la paroi :

b.2.1 : Sollicitation et ferraillage à la base de la paroi :

b.2.1.1 : Moment fléchissant :

Pour le calcul du moment fléchissant revenant à la paroi sous l’effet de la poussée d’eau, on utilise la
méthode de HANGAN SOARE qui nous donne :

M = k ϒ h3 , avec : - ϒ : masse volumique de l’eau égale à 1000 kg/m3

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 35


- h : hauteur de la colonne d’eau en « m », h = 4,50 m

- k : coefficient de raideur déjà déterminé au Tableau 07

Soit le moment fléchissant à la base de la paroi (voir Tableau 08 et 09) :

- à ELS k = 0,01666  M0ser = 15,182 KNm

- à ELU k = 0,01637  M0u = 22,37 KNm

b.2.1.2 : Effort normal :

L’effort normal à la base de la paroi est donné par :

N = Nc + Ngc + Nceint + Npp , avec :

- Nc : effort normal revenant de la coupole, soit à :


ELU : Ncu = 23,176 KN/ml et à ELS : Ncser = 16,812 KN/ml (voir Tableau N°01)

- Ngc : effort normal revenant du garde corps, soit à :


ELU : Ngcu = 1,35 g2 = 1,35 x 1 KN/ml  Ngcu =1,35 KN/ml
ELS : Ngcser = g2 = 1 KN/ml  Ngcser = 1 KN/ml

- Nceint : effort normal revenant de la ceinture coupole, soit à :


ELU : Nceintu = 1,35 g3 = 1,35 x 4 KN/ml  Nceinu =5,40 KN/ml
ELS : Nceinser = g3 = 4 KN/ml  Nceinser = 4 KN/ml

- Npp : effort normal revenant du poids propre de la parois, soit à :


ELU : Nppu = 1,35 g1 h = 1,35 x 5,4 x 4,5 KN/ml  Nppu =32,805 KN/ml
ELS : Nppser = g1 h = 5,4 x 4,5 KN/ml  Nppser = 24,30 KN/ml

Donc, on a bien :

- à ELU : Nu= 23,176 + 1,35 + 5,4 + 32,805 KN/ml soit Nu = 62,731 KN/ml

- à ELS : Nser= 16,812 + 1,00 + 4,00 + 24,30 KN/ml soit Nser = 46,112 KN/ml

Soit à la base de la paroi :

- à ELU : Mu = 22,370 KNm et Nu = 62,731 KN

- à ELS : Mser = 15,182 KNm et Nser= 46,112 KN

b.2.1.3 : ferraillage longitudinal (nappe intérieure) :

Sous l’effet des sollicitations moment fléchissant et effort normal, les calculs des ferraillages seront
effectués en flexion composée pour les deux états ultime et service.

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 36


Pour une section de béton de largeur b = 1m et d’épaisseur h = 20cm et de bras de levier des aciers tendus
d = 18cm et d’enrobage d’ = 2cm, on calcul à :

 calcul à ELU : Mu = 22,370 KNm et Nu = 62,731 KN, b = 1 m, d= 0,18 m, d’ = 0,02 m,


fc28 = 20 MPa, fe =400 Mpa

Pour la détermination du ferraillage on utilise la méthode du moment fictif qui nous amène à faire un
calcul à la flexion simple.

En effet, on doit vérifier en premier lieu le flambement des parois, pour ce la on calcul :

L’élancement λ donné par : λ = qui doit être inferieur à λmax avec

ℓƒ: est la longueur de flambement donnée par : ℓƒ = 0,7 h (pour notre cas) soit ℓƒ = 0,7 x 4,5

d’où ℓƒ =3,15 m

i : rayon de giration de la section calculée donnée par : i = avec

I : moment d’inertie de la section calculée donné par : I = (pour notre cas) soit I =

D’où I =0,00067 m4

B : surface de la section calculée donné par : B = b e = 1 x 0,2 d’où B = 0,2 m2

Soit λ = 54,56

λ max = max (50 , min (67 , 100))

L’excentricité « e0 », e0= soit e0 = 0,36 m, d’où =1,8

Soit λmax = 100, donc on a bien λ<< λmax d’où un calcul au flambement n’est pas nécessaire, et pour en tenir
en compte les sollicitations seront majorées par un coefficient ϒf donné par :

ϒf = 1 + 0,2 ( λ / 35 )2 si ≤ 0,75 , ou

ϒf = min ( 1,4 , 1 + 0,15 ( λ / 35 )2 ) si > 0,75

Soit pour notre cas ϒf = min ( 1,4 , 1,203 ) d’où ϒf = 1,203

De même, on doit calculer une excentricité additionnelle traduisant les imperfections géométrique initiales
(après réalisation) et qui est donnée par :

ea ≥ max d’où on trouve pour h = 450 cm , ea ≥ max soit ea=2 cm

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 37


Ainsi on doit prendre en considération l’excentricité due aux effets du second ordre, liés à la déformation
de la structure et qui est donnée par :

e1 = (3 lf2 / 10 000 e) ( 2 + α dont laquelle on désigne par :

α : le rapport du moment du premier ordre, du aux charges permanentes et quasi permanente, au moment
total premier ordre d’où : α = 10 ( 1 – (Mu/1,5Mser))

: le rapport de la déformation finale due au fluage à la déformation instantanée sous la charge


considérée ; ce rapport est généralement pris égale à 2.

Calcul des sollicitations majorées :

Soit e1 = 0,035 m

Nu*= ϒf Nu = 1,203 x 0,062731  Nu* = 0,0755 MN

Mu*= Nu* ( e0 + ea + e1 ) = 0,0755 ( 0,36 + 0,02 + 0,035 )  Mu* = 0,03132 MNM

Soit le moment par rapport aux armatures tendues donné par :

Mu/A = Mu* + Nu* ( d - ) = 0,03132 + 0,0755 ( 0,18 - )  Mu/A = 0,0374 MNM

Pour vérifier si la section est partiellement comprimée ou non on doit vérifier si :

Nu*( d – d’) - Mu/A < (0,337 h – 0,81 d’) b h fbu

① ②

Nu*( d – d’) - Mu/A = 0,0755 (0,18 – 0,02) - 0,0374 = - 0, 02528 MNM

(0,337 e – 0,81 d’) b h fbu = (0,337x 0,2 – 0,81 x 0,02) x 1 x 0,2 fbu = 0,116 MNM avec fbu = 0,85 fc28/ϒb

Avec fc28 = 20 MPa et ϒb = 1,5

Donc on bien que l’égalité ① est inferieur à l’égalité ②

Et comme l’effort normal est un effort de compression, le centre de pression ce trouve à l’extérieur de la
section et la condition ① < ② est vérifiée  la section est partiellement comprimée

Donc, notre section sera calculée en flexion simple en supposant qu’elle est soumise à un moment de
flexion fictif Mu/A (moment fléchissant par rapport aux armatures tendues.

Calcul en flexion simple :

μbu = = = 0,102 < 0,186 pivot A  A'u= 0

α = 1,25 (1 – ) = 0,1346

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 38


z = d ( 1 – 0,4 α ) = 0,17

εs = = 0,0225 ‰ < εes = 1,78 ‰  σs = 348 MPa

Au = = 6,317 cm2 , A’u=0

Soit en flexion composée la section d’acier donnée par :

Asu = Au - = 6,317 - 104

Asu = 4,5144 cm2 et A’su = 0

Pourcentage minimal : est donné par :

Amin = si N est un effort de traction et

Amin = si N est un effort de compression

NB : si Amin<0 on prend Amin = 0,23 condition de non fragilité)

Pour notre cas, l’effort normal exercé est un effort de compression d’où on trouve :

Amin = 1,536 cm2

Donc on prend comme ferraillage longitudinal pour l’état limite ultime le max (Asu , Amin, Aconst) soit à
prendre

Asu= 4,5144 cm2/ml.

 calcul à ELS : Mser = 15,182 KNm et Nser= 46,112 KN, b = 1 m, d= 0,18 m, d’ = 0,02 m, e = 0,20m
fc28 = 20 MPa, fe =400 Mpa

Pour la détermination du ferraillage on utilise la méthode du moment fictif qui nous amène à faire un
calcul à la flexion simple.

L’excentricité « e0 », e0= soit e0 = 0,33 m, = = 1,65 > 0,5  le centre de pression se trouve à
l’extérieur de la section et N c’est un effort de compression  section est partiellement comprimée,

Calcul des sollicitations majorées :

Nser*= Nser = 0,062731  Nser* = 0,046112 MN

Mser*= Nser* ( e0 + ea) = 0,046112 ( 0,33 + 0,02)  Mser* = 0,01614 MNM

Soit le moment par rapport aux armatures tendues donné par :

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 39


Mser/A = Mser* + Nser* ( d - ) = 0,01614 + 0,046112 ( 0,18 - )  Mser/A = 0,01983 MNM

Donc, notre section sera calculée en flexion simple en supposant qu’elle est soumise à un moment de
flexion fictif Mser/A (moment fléchissant par rapport aux armatures tendues.

Calcul en flexion simple :

La fissuration est considérée très préjudiciable  s = 176 MPa

bc = 0,6 fc28 = 0,6 x 20  bc = 12 MPa

αrb = 15 bc /( 15 bc + s )  αrb = 0,506

μrb = = 0,2103

Mrb = μrb b d2 bc = 0,0818 MNM

Donc on a bien Mser/A < Mrb  les aciers comprimées ne sont pas nécessaires A’sser = 0

z=d(1– ) = 0,15

Aser = = 7,529 cm2 , A’ser=0

Soit en flexion composée la section d’acier donnée par :

Asser = Aser - = 6,317 - 104

Asser = 2,753 cm2/ml et A’sser = 0

Pourcentage minimal : est donné par :

Amin = si N est un effort de compression

NB : si Amin<0 on prend Amin = 0,23 condition de non fragilité)

Amin = si N est un effort de traction

Pour notre cas, l’effort normal exercé est un effort de compression d’où on trouve : Amin = 1,51 cm2

Donc on prend comme ferraillage longitudinal pour l’état limite de service le max (Asser , Amin) soit à
prendre

Asser= 2,753 cm2/ml

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 40


Les dispositions constructives à prendre (pour fissuration très préjudiciable): A const ≥ 5 cm2/ml de
parement

Diamètre minimale des aciers : 8 mm2

Ecartement maximal : min (0,20m ; 1,5h) = min (0,20m ; 1,5 x 0,2) = 0,20 m

En conclusion, le ferraillage longitudinal à la base sera :

Asl ≥ max = soit à prendre Asl = 5T12 /ml esp 20 cm

b.2.1.4 : Vérification du cisaillement :

La vérification au cisaillement se fait uniquement pour l’état limite ultime « ELU ».

Pour cela on doit calculer l’effort tranchant total « Tu » revenant à la base de la paroi donnée par la
poussée d’eau :
ϒ
Tu = - e-βz (cos βz - sin βz ) – M0u β e-βz ( cos βz + sin βz)

ϒ
à la base on a z = 0  Tu = - - βM0u

Soit pour ϒ = 15 KN/m3 , β = 1,1915 , h = 4,5 m , M0u = 22,37 KNM

On trouve Tu = 54,987 KN (voir Tableau 09)

La contrainte de cisaillement est donnée par :

u = = = 0,305 MPa qui doit être inferieur à la contrainte de cisaillement admissible u donnée
par :

u = min ( 0,10 fc28 ; 3 MPa ) = 2 MPa, donc on a bien u << u

D’où les aciers transversaux ne sont pas nécessaires.

b.2.2 : Sollicitation et ferraillage à l’abscisse h1 :

b.2.2.1 : Moment fléchissant :

Pour le calcul du moment fléchissant à l’abscisse h1 revenant à la paroi sous l’effet de la poussée d’eau, on
utilise la méthode de HANGAN SOARE qui nous donne :

M = k’ ϒ h3, avec :

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 41


-βh1
K’ = k ( cos βh1 - sin βh1 )

h1 = k1 h, k1 = + k0 , k 0 = Artg (2k (βh)2)

Calcul à ELU : les différents calculs sont présentés par le tableau suivant :

Tableau N°16
ϒ h r (rayon e (ep ν β βh k k0 k1 h1 k' M
moyen parois)
parois)
(coef de
(KN/m3 ) (m) (m) (m) poisson) (m) (KNM)
15 4,5 6,1 0,2 0 1,1915 5,36183 0,01637 0,14081 0,2873 1,29281 0,00362 4,9463

Calcul à ELS : les différents calculs sont présentés par le tableau suivant :

Tableau N°17
ϒ h r (rayon e (ep ν β βh k k0 k1 h1 k' M
moyen parois)
parois)
(coef de
(KN/m3 ) (m) (m) (m) poisson) (m) (KNM)
10 4,5 6,1 0,2 0,2 1,1794 5,30739 0,01666 0,14202 0,29 1,30499 0,00369 3,3658

b.2.2.2 : Effort normal :

L’effort normal à la base de la paroi est donné par :

N = Nc + Ngc + Nceint + Npp , avec :

- Nc : effort normal revenant de la coupole, soit à :


ELU : Ncu = 23,176 KN/ml et à ELS : Ncser = 16,812 KN/ml (voir Tableau N°01)

- Ngc : effort normal revenant du garde corps, soit à :


ELU : Ngcu = 1,35 g2 = 1,35 x 1 KN/ml  Ngcu =1,35 KN/ml
ELS : Ngcser = g2 = 1 KN/ml  Ngcser = 1 KN/ml

- Nceint : effort normal revenant de la ceinture coupole, soit à :


ELU : Nceintu = 1,35 g3 = 1,35 x 4 KN/ml  Nceinu =5,40 KN/ml
ELS : Nceinser = g3 = 4 KN/ml  Nceinser = 4 KN/ml

- Npp : effort normal revenant du poids propre de la paroi, soit à :


ELU : Nppu = 1,35 g1 (h-h1) = 1,35 x 5,4 x (4,5 – 1,293) KN/ml  Nppu =23,38 KN/ml
ELS : Nppser = g1 (h-h1) = 5,4 x (4,5 – 1,305) KN/ml  Nppser = 17,253 KN/ml

Donc, on a bien :

- à ELU : Nu= 23,176 + 1,35 + 5,4 + 23,38 KN/ml soit Nu = 53,306 KN/ml

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 42


- à ELS : Nser= 16,812 + 1,00 + 4,00 + 17,253 KN/ml soit Nser = 39,065 KN/ml

Soit à la hauteur h1 de la paroi :

- à ELU : Mu = 4,9463 KNm et Nu = 53,306KN

- à ELS : Mser = 3,3658 KNm et Nser = 39,065 KN

b.2.2.3 : ferraillage longitudinal (nappe extérieure) :

Sous l’effet des sollicitations moment fléchissant et effort normal, les calculs des ferraillages seront
effectués en flexion composée pour les deux états ultime et service.

Pour une section de béton de largeur b = 1m et d’épaisseur h = 20cm et de bras de levier des aciers tendus
d = 18cm et d’enrobage d’ = 2cm, on calcul à :

 calcul à ELU : Mu = 4,9463 KNm et Nu = 53,306 KN, b = 1 m, d= 0,18 m, d’ = 0,02 m, e = 0,20


m fc28 = 20 MPa, fe =400 Mpa, h = 4,5 m.

Pour la détermination du ferraillage on utilise la méthode du moment fictif qui nous amène à faire un
calcul à la flexion simple.

En effet, on doit vérifier en premier lieu le flambement des parois, pour ce la on calcul :

L’élancement λ donné par : λ = qui doit être inferieur à λmax avec

ℓƒ: est la longueur de flambement donnée par : ℓƒ = 0,7 h (pour notre cas) soit ℓƒ = 0,7 x 4,5

d’où ℓƒ =3,15 m

i : rayon de giration de la section calculée donnée par : i = avec

I : moment d’inertie de la section calculée donné par : I = (pour notre cas) soit I =

D’où I =0,00067 m4

B : surface de la section calculée donné par : B = b e = 1 x 0,2 d’où B = 0,2 m2

Soit λ = 54,56

L’excentricité « e0 », e0= soit e0 = 0,093 m, d’où = 0,46 < 0,5  section partiellement comprimée.

Pour en tenir en compte du flambement, les sollicitations seront majorées par un coefficient ϒf donné par :

ϒf = 1 + 0,2 ( λ / 35 )2 si ≤ 0,75 , ou

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 43


ϒf = min ( 1,4 , 1 + 0,15 ( λ / 35 )2 ) si > 0,75

Soit pour notre cas : = 0,044 < 0,75  ϒf = 1 + 0,2 ( 54.56 / 35 )2 d’où ϒf = 1,48

De même, on doit calculer une excentricité additionnelle traduisant les imperfections géométrique initiales
(après réalisation) et qui est donnée par :

ea ≥ max d’où on trouve pour ℓ = 450 cm , ea ≥ max soit ea=2 cm

Ainsi on doit prendre en considération l’excentricité due aux effets du second ordre, liés à la déformation
de la structure et qui est donnée par :

e1 = (3 lf2 / 10 000 e) ( 2 + α dont laquelle on désigne par :

α : le rapport du moment du premier ordre, du aux charges permanentes et quasi permanente, au moment
total premier ordre d’où : α = 10 ( 1 – (Mu/1,5Mser))

: le rapport de la déformation finale due au fluage à la déformation instantanée sous la charge


considérée ; ce rapport est généralement pris égale à 2.

Calcul des sollicitations majorées :

Soit e1 = 0,133 m

Nu*= ϒf Nu = 1,48 x 0,053306  Nu* = 0,0789 MN

Mu*= Nu* ( e0 + ea + e1 ) = 0,0789 ( 0,093 + 0,02 + 0,133 )  Mu* = 0,0194 MNM

Soit le moment par rapport aux armatures tendues donné par :

Mu/A = Mu* + Nu* ( d - ) = 0,0194 + 0,0789 ( 0,18 - )  Mu/A = 0,0257 MNM

Donc, notre section sera calculée en flexion simple en supposant qu’elle est soumise à un moment de
flexion fictif Mu/A (moment fléchissant par rapport aux armatures tendues.

Calcul en flexion simple :

μbu = = = 0,07 < 0,186 pivot A  A'u= 0

α = 1,25 (1 – ) = 0,0908

z = d ( 1 – 0,4 α ) = 0,173

εs = = 0,0392 ‰ < εes = 1,78 ‰  σs = 348 MPa

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 44


Au = = 4,257 cm2 , A’u=0

Soit en flexion composée la section d’acier donnée par :

Asu = Au - = 3,847 - 104

Asu = 2,725 cm2 et A’su = 0

Pourcentage minimal : est donné par :

Amin = si N est un effort de traction et

Amin = si N est un effort de compression

NB : si Amin<0 on prend Amin =0,23 condition de non fragilité.

Pour notre cas, l’effort normal exercé est un effort de compression d’où on trouve :

Amin = 0,361 cm2

Donc on prend comme ferraillage longitudinal pour l’état limite ultime le max (Asu , Amin) soit à prendre
Asu= 2,725 cm2/ml.

 calcul à ELS : Mser = 3,3658 KNm et Nser = 39,065 KN, b = 1 m, d= 0,18 m, d’ = 0,02 m, e = 0,20
m fc28 = 20 MPa, ft28 = 1,80 MPa, fe =400 Mpa

Pour la détermination du ferraillage on utilise la méthode du moment fictif qui nous amène à faire un
calcul à la flexion simple.

L’excentricité « e0 », e0= soit e0 = 0,086 m, = = 0,4308 < 0,5  section partiellement


comprimée,

Calcul des sollicitations majorées :

Nser*= Nser = 0,039065  Nser* = 0,039065 MN

Mser*= Nser* ( e0 + ea) = 0,039065 ( 0,086 + 0,02)  Mser* = 0,00042MNM

Soit le moment par rapport aux armatures tendues donné par :

Mser/A = Mser* + Nser* ( d - ) = 0,00042 + 0,039065 ( 0,18 - )  Mser/A = 0,00355 MNM

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 45


Donc, notre section sera calculée en flexion simple en supposant qu’elle est soumise à un moment de
flexion fictif Mser/A (moment fléchissant par rapport aux armatures tendues.

Calcul en flexion simple :

La fissuration est considérée très préjudiciable  s = 176 MPa

bc = 0,6 fc28 = 0,6 x 20  bc = 12 MPa

αrb = 15 bc /( 15 bc + s )  αrb = 0,506

μrb = = 0,2103

Mrb = μrb b d2 bc = 0,0818 MNM

Donc on a bien Mser/A < Mrb  les aciers comprimées ne sont pas nécessaires A’sser = 0

z=d(1– ) = 0,15

Aser = = 1,347 cm2 , A’ser=0

Soit en flexion composée la section d’acier donnée par :

Asser = Aser - = 6,317 - 104 <0

Asser = 0 cm2/ml et A’sser = 0

Pourcentage minimal : est donné par :

Amin = si N est un effort de compression

NB : si Amin<0 on prend Amin =0,23 condition de non fragilité.

Amin = si N est un effort de traction

Pour notre cas, l’effort normal exercé est un effort de compression d’où on trouve :

Amin = 1,863 cm2

Donc on prend comme ferraillage longitudinal pour l’état limite de service le max (Asser , Amin) soit à
prendre

Asser= 2,5218 cm2/ml

Les dispositions constructives à prendre (pour fissuration très préjudiciable):

A const ≥ 5 cm2/ml de parement

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 46


Diamètre minimale des aciers : 8 mm2

Ecartement maximal : min (0,20m ; 1,5h) = min (0,20m ; 1,5 x 0,2) = 0,20 m

En conclusion, le ferraillage longitudinal à la hauteur h1 sera :

Asl ≥ max = soit à prendre Asl = 5T12 /ml esp 20 cm

b.2.2.4 : Vérification du cisaillement :

La vérification au cisaillement se fait uniquement pour l’état limite ultime « ELU ».

Pour cela on doit calculer l’effort tranchant total « Tu » revenant à la hauteur h1 de la paroi donnée par la
poussée d’eau :
ϒ
Tu = - e-βz (cos βz - sin βz ) – M0u β e-βz ( cos βz + sin βz)

Soit pour z = h1 = 1,293 m, ϒ = 15 KN/m3 , β = 1,1915 , h = 4,5 m , Hu = 50,189 KN , M0u = 22,37 KNM

On trouve Tu = 11,77 KN

La contrainte de cisaillement est donnée par :

u = = = 0,0653 MPa qui doit être inferieur à la contrainte de cisaillement admissible u donnée
par :

u = min ( 0,10 fc28 ; 3 MPa ) = 2 MPa, donc on a bien u << u

D’où les aciers transversaux ne sont pas nécessaires.

Soit à prendre pour ferraillage longitudinale de la paroi :

- nappe extérieure : 5T12/ml

- nappe intérieure : 5T12/ml

II.2.3) Fondation :

Notre fondation sera de type radier général qui nous permet de repartir les charges sur sol et d’obtenir une
contrainte relativement uniforme.

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 47


II.2.3.1 : Dimensionnement et vérification de la portance du sol:

II.2.3.1.1 : Epaisseur du radier :

Pour cela, en doit vérifier la condition du non poinçonnement, condition constructive et plus tard la
condition de cisaillement.

a) condition du non poinçonnement :

Pour la condition du non poinçonnement de la paroi dans le radier, on doit vérifier à ELU l’égalité suivante :

Pu ≤ 0,045 Uc hp fc28, avec :

Pu : Charge à ELU transmise par la paroi au radier égale à Pu = 0,062731 MN/ml

Uc : Périmètre de la feuille moyenne donné par : Uc = 2 ( e + hp + 1 ), avec

e : épaisseur paroi, e = 0,20 m , et hp : épaisseur radier recherché d’où on trouve :

Uc = 2 ( hp + 1,2 )

fc28 = 20 MPa

Soit à résoudre l’équation suivante (après développement) :

1,8 hp2 + 2,16 hp – Pu ≥ 0  hp ≥ 0,0284 m

b) Condition constructive :

Les dispositions constructives arrêtées par le BAEL nous donnent :

h ≥ 12 cm pour un radier disposant des gousset,

- Fig 17 -

et h ≥ 20 cm pour un radier ne disposant pas des goussets.

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 48


- Fig 18 -

soit à prendre h = 30 cm

II.2.3.1.2: Vérification de la portance du sol : Pour faire, en doit vérifier :

a) Sous l’effet du poids propre du radier et du poids de l’eau

 à ELS : Pser ≤ solser avec :

solser = 0,15 MPa

Pser = ϒeau H + ϒbéton armé é + ϒbéton e’’ et

H (hauteur d’eau) = 4,5m , é (épaisseur radier) = 0,30 m , e’’ (épaisseur béton de propreté 10 cm +
chape sur radier 5cm) = 0,15 m

ϒeau (poids volumique de l’eau) = 1000 kg/m3 ,

ϒbéton armé(poids volumique du béton armé) = 2500 kg/m3 ,

ϒbéton (poids volumique du béton) = 2200 kg/m3 , d’où on trouve :

Pser = 1000 x 4,5 + 2500 x 0,30 + 2200 x 0,15 soit Pser = 0,0558 MPa

Donc on a bien 0,0558 << 0,15 MPa

- Fig 19 -

 à ELU : Pu ≤ 1,33 solser avec :

Pu = 1,5 (1000 H) + 1,35 (2500 é + 2200 e’’ ) soit Pu = 0,08208 MPa

Donc on a bien 0,08208 << 1,33 x 0,15 = 0,1995 MPa

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 49


b) Sous l’effet du poids de la paroi et couverture :

En plus de l’effet de l’eau et poids propre du radier et béton de propreté, il s’ajoute le poids des parois et
couverture qui est concentré au niveau du point d’encastrement de la paroi dans le radier.

Pour cela on doit vérifier à ELS et à ELU que Pp + P ≤ sol avec :

P : contrainte due aux poids de l’eau, radier et béton de propreté

Pp : contrainte due aux poids de paroi et couverture et qui est donnée suivant type de sol : excellent
(indéformable, type rocher), médiocre (très compressible, terrain nom consolidé) et moyen (cas le plus
courant) ainsi du type de rigidité du radier (rigide et flexible).

Donc soit pour parois articulées les valeurs suivantes de Pp:

Tableau N°18

Type de Type de Radier Valeur de Pp Schéma statique


Terrain

Excellent Rigide

Flexible

Moyen Rigide

Flexible

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 50


Médiocre Rigide

Flexible

Avec :

l = 2r = 2 x 6,10  l = 12,20 m

Q=

L : largeur de bande prise égale à 1 m

Soit à prendre pour le cas le plus défavorable : Pp =

Soit à ELS : Ppser = 0,03024 MPa et à ELU : Ppu = 0,04114 MPa

Donc soit la contrainte global sous parois Ptotal = Pp + P qui doit être inferieur au contrainte du sol
admissible sol.

D’où on trouve :

à ELS : Ptotal ser = 0,03024 + 0,0558 = 0,08604 MPa <<< sol ser = 0,15 MPa  OK

à ELU : Ptotal u = 0,04114 + 0,08208 = 0,12322 MPa <<< sol u = 0,1995 MPa  OK

II.2.3.2 : Sollicitation et ferraillage:

II.2.3.2.1 : sous l’influence de la paroi avec l’effet de la poussée d’eau :

Les sollicitations provoquées par l’encastrement de la paroi au radier nous donnent :

Un moment fléchissant Mo = et

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 51


Un effort tranchant qui se transforme en une tractation dans la radier et qui a comme valeur (voir
Tableau 08 et 09)

à ELS: Fser= Toser  Fser =37 KN/ml

à ELU : Fu = Tou  Fu = 55 KN/ml

et puisque la fissuration est considérée très préjudiciable le calcul du ferraillage se fait en flexion
composée et uniquement à ELS (cas le plus défavorable)

Pour M=M0ser = 15,182 KNm/ml, et F=Fser=37 KN/ml avec F force de traction on trouve :

Excentricité : e = =  e = 0,41m > = = 0,15m  section entièrement tendue

Les calcul se feront en flexion simple sous l’effet d’un moment fictif M f = M + F (d - )

Avec d= 0,28 m, é = 0,30 m, Fc28 = 20 MPa, Fe = 400 MPa, s = 176 MPa ,

Amin = si N est un effort de traction  Amin = 3,25 cm2/ml

d’où on trouve sous l’effet de Mf le ferraillage suivant :

Mf= 15,182 + 37 (0,28 – )  Mf = 20 KNm/ml,

bc = 0,6 fc28 = 0,6 x 20  bc = 12 MPa

αrb = 15 bc /( 15 bc + s )  αrb = 0,506

μrb = = 0,2102

Mrb = μrb b d2 bc = 0,198 MNM

Donc on a bien Mser/A < Mrb  les aciers comprimées ne sont pas nécessaires A’sser = 0

z=d(1– ) = 0,23 m

Aser = = 4,881 cm2 , A’ser=0

Soit en flexion composée la section d’acier donnée par :

As1 = Aser + = 6,034 + 104  As1= 6,983 cm2/ml (nappe supérieure)

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 52


II.2.3.2.2 : sous l’influence de la réaction du sol (cuve vide) :

II.2.3.2.2.1 : Calcul des sollicitations :

Sous l’effet de la réaction du sol et parois, les sollicitations (moment fléchissant radial « Mr » et méridien
ou tangentiel « Mt ») sont données par les tables de BARRES pour une dalle circulaire à savoir :

F a F

q b

- Fig 20 -

0ra

Mr 
qa 2
16

 (3   )e 2  (1  3 )  2  2(1  )  4(1   )  2 ln  

Mt 
qa 2
16

(1  3 )( 2  e 2 )  2(1  )  4(1  )  2 ln  ) 

arb

qa 2  2 
Mr  (3   )  2
 2(1   )  4(1   )  2
ln   (3   ) e 2
 2(1   ) 2
 41    2 ln e
16  e 

qa 2  2 
Mt  2(1  )  1  5   4(1  )  ln   1  3 e  21   2  41   ln e
2 2 2 2

16  e 

NB : Les calcules seront limités uniquement à ELS avec fissuration très préjudiciable car c’est le cas le plus
défavorable.

Avec:

ν = 0,2 à ELS ,

pser = ϒbéton armé é + ϒbéton e’’ et

é :épaisseur radier  é = 0,30 m ,

e’’ :épaisseur béton de propreté 10 cm + chape sur radier 5cm  e’’ = 0,15 m

ϒbéton armé : poids volumique du béton armé  ϒbéton armé = 2500 kg/m3 ,

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 53


ϒbéton :poids volumique du béton  ϒbéton = 2200 kg/m3 , d’où on trouve :

q=pser = 2500 x 0,30 + 2200 x 0,15 soit q = 10,80 KN/m2

Mr : moment radial

Mt : moment tangentiel ou méridien

e= : distance relative du point étudié

β = : grandeur relative à l’ouverture

Soit les différents calculs donnés par le tableau suivant :

Tableau N°19
r (m) a (m) b (m) q (KN/m2) β e ν 0≤r≤a
Mr (KNm) Mt (KNm)
0 6,1 6,4 -10,8 1,0491803 0 0,2 - 78,05 - 78,05
6,1 6,1 6,4 -10,8 1,0491803 1 0,2 2,32 - 37,87
a≤r≤b
6,1 6,1 6,4 -10,8 1,0491803 1 0,2 2,32 - 37,87
6,4 6,1 6,4 -10,8 1,0491803 1,04918 0,2 0,00 - 36,14

- Fig 21 -

« Diagrammes Moment fléchissant Mr et Mt »

II.2.3.2.2.2 : Calcul du ferraillage :

D’où en trouve le ferraillage radiales et tangentiel sous l’effet des moments de flexions Mr et Mt
uniquement à l’ELS (cas le plus défavorable car la fissuration est très préjudiciable) avec :

b= 1 m d= 0,28 m, é = 0,30 m, Fc28 = 20 MPa, Fe = 400 MPa, s = 176 MPa (fissuration très
préjudiciable),

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 54


A%min = 0,23 b d = 0,23 x 1 x 0,28 x  A%min = 2,898 cm2/ml

- Au centre r= 0m : Mr = Mt = 78,05 KNm  Asr1 = Ast1 = 19,048 cm2/ml (nappe supérieure


et même inferieure en cas d’un tassement différentiel au centre),

- Aux parois r = 6,10 m : Mr = 2,32 KNm  Asr2 = 0,566 cm2/ml (nappe inferieure),

Mt = 37,87 KNm  Ast2 = 9,24 cm2/ml (nappe supérieure)

- Au rive r= 6,4 m : Mr=0  Asr3 = A%min  Asr3= 2,898 cm2/ml

Mt = 36,14 KNm  Ast3 = 8,82 cm2/ml (nappe supérieure)

Donc , soit à prendre pour nappe supérieur et inferieure :

- Au centre : quadrillage filant en T14 esp 15cm avec renforcement en quadrillage en T16 esp
15 cm,
- Pour le reste : un quadrillage filant en T14 esp 15 cm.

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 55


II.2.3.3 : Vérification des tassements:

Pour la vérification des tassements on doit consulter les résultats des essais
œdométriques élaborés par le laboratoire des travaux publics chargé de l’étude
géotechnique du sol de notre projet.

Fig 22
« Tassement de la tour de Pise »

En effet, les essais œdométriques effectués au laboratoire consistent à prendre des échantillons du sol
prélevés des sondages de reconnaissance à la profondeur de la couche argileuse qui est située pour notre
cas à une profondeur moyenne de 8,8.

Fig 23
« Schéma d’un appareil œdométriques »

Les résultats de ces essais sont donnés par le tableau suivant :

Tableau N°20
N° du sondage Profondeur moyenne Pc (bars) Cc Cg
(en m)
01 9,5 1,24 0,207 0,037

Ces résultats sont obtenu à partir de la courbe des indices de vide en fonction de la contrainte vertical
e f(logϬv) .

Avec :

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 56


- Pc : pression de consolidation à l’abscisse de l’intersection des deux asymptotes, tangente de la
partie vierge de la courbe, et la bissectrice de l’angle du point de déviation.
- Cc : Coefficient de compressibilité donné par la pente de la courbe vierge.
- Cg : Coefficient de gonflement donné par la pente de la partie de rechargement et déchargement
de la courbe de compressibilité.

De même, on doit connaitre le comportement du sol vis-à-vis de la compressibilité par la comparaison


de la contrainte naturelle σo (sous l’effet du poids propre) de l’échantillon prélevé à la profondeur 9,5
m vis-à-vis de la pression de compressibilité Pc à savoir :

- Si σo < Pc  sol sur consolidé.


- Si σo = Pc  sol normalement consolidé.
- Si σo > Pc  sol sous consolidé.

a) Calcul des contraintes naturelle et contrainte de surcharge :


a.1) Contrainte naturelle :
Cette contrainte est due au poids propre du sol donnée par la relation :
σo = avec

i : Nombre des couches signalé par la fig.26

: Densité de la coche i

: Hauteur de la couche i
Q =0,558
bars
0,7

2,10

2,30

8,30

9,30

Fig 24

« Schéma des couches »

Soit σo = 1,785 210+2,107 20+1,785 600+2,107 50= 1593,34 g/cm2 ≈ 1,60 bars.
Contrainte exercé à la moitie de la couche d’argile de profondeur 8,80.

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 57


Fig 25

a.2) Contrainte de surcharge :


La contrainte de surcharge à la profondeur z est : ∆Ϭ I Q.
I : Coefficient d’influence en fonction de z et r donné par deux méthodes à savoir :

, abaque ou analytique.

I=1- 0,542 m. avec z 8,10m et r=6,7m.

Q 0,558 bars , Contrainte provoqué par l’ouvrage déjà calculé.

Alors ∆Ϭ= 0,542x 0,558  ∆Ϭ= 0,302 bars.

b) Tassement de l’ouvrage :
La présentation graphique des contraintes sur la courbe de compressibilité voir figure 27 ci-après :
Montre que σo > Pc

e
Ϭo
∆Ϭ

Log Ϭv

Fig 26

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 58


Alors notre sol est sous- consolidé, le tassement est calculé par la formule :
∆H H0Log avec Ϭz= σo +∆Ϭ=1,60+0,302=1,902 bars.

Ϭz= Ϭ0+∆Ϭ, La contrainte effective sur la moitie de la couche d’argile (8,80)


H0 : La hauteur de couche d’argile égal à 1m.
e0 : indice de vide à t=0 égal à 0,560 voir graphe e=f(LogϬv) , correspond au contrainte σo.

Donc, ∆H final ≈ 1 cm << ∆Hadmissible = 8 cm (voir tableau 21).

Tableau 21 « Valeurs des tassements admissible »

II.3) Conclusion :

Cette étude nous a permis de:

• connaitre l’influence de type d’étanchéité sur le dimensionnement du ferraillage.

• automatiser les calculs.

• faire les calculs hydrauliques à savoir le dimensionnement de la capacité du réservoir et leur équipement
hydraulique.

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 59


Annexe 01
LA RESOLUTION DES EQUATIONS DU TROISIEME DEGRE
par Jean-Pierre Bourdier

On apprend au collège à résoudre les équations du 1er et du 2ème degré, mais pas celles de degré plus
élevé[1].
Or, il arrive que dans quelques problèmes, on se retrouve face à des équations du 3ème degré dont il faut
rechercher les solutions éventuelles. Sans préparation, le chemin de cette recherche peut-être « long et
parsemé d’embûches » comme dirait Zadig.
Ce qui est proposé ici est double :
- pour ceux qui ne veulent pas s’embarrasser de théorie, un petit tableur Microsoft Excel donne
directement les solutions ; il suffit d’y entrer les trois coefficients de l’équation en question
(x3+ax2+bx+c=0).
- Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur la méthode, la présente note explique la méthode
et le cheminement qui aboutit aux formules.
Pour l’anecdote, signalons que la résolution des équations du troisième degré est généralement attribuée à
Jérôme Cardan (1501-1576), également connu pour avoir inventé la fameuse articulation mécanique qui
porte son nom et dont les amateurs de vieilles voitures connaissent les prouesses[3]…
Dans ce qui suit, sauf exception explicite, tous les nombres seront des nombres réels.

Etape n°1 : mise d’une équation du 3ème degré quelconque sous forme canonique
Considérons l’équation du 3ème degré (E) suivante :

que nous allons, par une translation sur la variable, ramener à la forme canonique (E’) :

Pour cela, posons et reportons dans (E) ; il vient, après regroupement des termes, l’équation
(E’’) :

Si maintenant, nous prenons pour g , p, q les valeurs suivantes :

et (E’’) s’écrit alors bien sous la forme canonique (E’) :

Etape n°2 : comment ramener le problème à la résolution d’une équation du 2nd degré
Dans l’équation (E’)

posons
ce qui conduit à :

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 60


ou encore

Si, maintenant, nous lions A et B par la relation

nous obtenons

Nous connaissons donc le produit et la somme des 2 quantités A3 et B3, ce qui permet de les identifier
comme les racines Y1 et Y2 de l’équation du second degré :

qui s’écrit ici :

.
Nous savons qu’il faut alors s’intéresser au signe du discriminant

ou, plus simplement, de

Etape n°3 : discussion des différents cas


1er cas
L’équation en Y a deux solutions réelles

et

Or

et
.
Donc l’équation en X a une seule solution qui est

qui s’écrit

2ème cas

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 61


L’équation en Y a deux solutions complexes conjuguées. Est-ce à dire qu’elle n’a pas de solutions réelles ?
Non, car la somme de deux nombres complexes conjugués est un nombre réel. L’équation a donc trois
racines réelles qu’on peut écrire :

formules dans lesquelles est la « racine cubique n° t » de


Il faut en effet se souvenir que tout nombre complexe, de module et d’argument admet 3 racines
cubiques de module
et d’argument

avec

Dans le cas qui nous intéresse, l’équation en Y admet les deux solutions complexes conjuguées suivantes :

Le carré de leur module, identique, est donc :

D’où leur module :

D’où le module de qui vaut

Quant aux arguments, on a

D’où l’argument de qui vaut

avec

D’où les 3 solutions réelles de l’équation en X qui valent :

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 62


avec

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 63


Bibliographie

- Cours pratique de mécanique des sols Par Jean COSTET et Guy SANGLERAT Edition Dunod
- Traite de béton armé Tome 06 (réservoirs, Château d’eau et Piscine) Par A. GUERRIN et R.
C. LAVAUR Edition Dunod
- Le calcul et la vérification des ouvrages en béton armé par Pierre CHARON Edition
EYROLLES
- Aide mémoire de résistance des matériaux Par Jean Goulet Edition Dunod
- Le Projet de béton armé Par Henry THONIER
- Encyclopédie électronique de Technique de l’ingénieur (Fichier PDF)
- Internet

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 64


Les Plans

UNIVERSTE AHMED DRAIA ADRAR 2013/2014 Page 65