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TPE 

: CONCEPTION PARASISMIQUE DES OUVRAGES


Objet du problème
Le problème porte sur la détermination des sollicitations provoquées par un séisme de
composante horizontale agissant sur un immeuble d'habitation R+2 comportant 3
planchers (y compris la toiture terrasse).
N.B.  : Chaque étudiant doit traiter cet exercice en s’inspirant des éléments du cours de
Parasismique. Le devoir sous forme manuscrite (écrit à la main) sera ensuite scanné et
envoyé à l’enseignant. L’accusé de réception sera remis au délégué de la classe.
Description de la structure étudiée
La géométrie du bâtiment est décrite par la Figure 1. En plan, les dimensions entre nus
extérieurs des façades sont égales à 10.40 × 10.40m. La hauteur totale, depuis la fondation au
niveau supérieur de la terrasse, est 8.70m. La hauteur déformable des poteaux est 2.50m.
L'épaisseur indéformable des planchers est de 40cm.

Figure 1 : Immeuble d'habitation : vue en plan (à gauche) et en élévation (à droite).

Le contreventement est assuré par l'ossature poteaux-planchers. Les façades en maçonnerie de


blocs creux et les cloisons intérieures n'ont pas de rôle actif dans la rigidité de la structure. Les
poteaux sont rigidement liés aux planchers (ou à la fondation) en tête et en pied. Tous les
portiques transversaux (direction y) , notés I , II et III, sont identiques et constitués de poteaux
de type A (30×30) ou B/C (30×60). Aux niveaux 1 et 2, la cage d'escalier et d'ascenseur n'inue
pas sur la rigidité de la structure ni ne modifie celle des planchers. On admettra d'ailleurs que
les planchers sont très rigides dans leur plan et se comportent comme des diaphragmes
indéformables. Par contre on tiendra compte de la trémie en déduction de la masse propre et
des charges d'exploitation ainsi que dans la détermination du centre d'inertie et du centre de
torsion; pour cela on considèrera un évidement de dimensions 4.80×3.80m à 40×50cm de
l'angle du plancher.
- Le poids surfacique du plancher, des poteaux et des cloisons, ramené au mètre-carré
est égal à 15kN/m2 1
- La surcharge d'exploitation sur les planchers 1 à 2 est de 3kN/m2 ; seuls 30% de cette
charge doivent être considérés comme quasi-permaments et doivent être pris en
compte pour l'évaluation des masses sismiques.
- La surcharge de neige sur le plancher 3 (toiture terrasse) est négligeable. On admettra
que la structure reste en régime visco-élastique en adoptant un module d'élasticité égal
à E = 25GPa et un facteur d'amortissement ξ = 5%. On prendra g = 9.81m/s2 pour
accélération de la gravité terrestre.
L'ouvrage est fondé sur le rocher dans une zone ou la sismicité est décrite par le
spectre de la Fgure 2.

Figure 2 : Spectre de pseudo-accélération.

Dans le cadre de cette interrogation, on s'intéressera uniquement à la composante horizontale de séisme orientée selon y
et uniquement aux sollicitations agissant en rez-de-chaussée.

Questions
I. Flexion d'ensemble (sur 12 pts)
1. Adopter un modèle en brochette (excluant l'épaisseur indéformable des planchers) et
préciser : la masse mi concentrée au centre de gravité du plancher N°i, la raideur ki du niveau
N°i (le niveau i est compris entre les planchers i−1 et i). Faire un schéma coté et annoté de ce
modèle en brochette. Prendre en compte la trémie dans l'évaluation de la masse sismique des
planchers 1 et 2 (mais non pas 3).
2. Calculer la période fondamentale de vibration par la méthode du quotient de Rayleigh. On
adoptera pour cela un motif de vibration exponentiel : u(z) = αzθ avec θ = 1.2 .
3
2
(∑ m i ui )
~ i
3. Calculer la masse modale définie par M = 3

∑ mi u2i
i

quelle pourcentage de la masse totale M = Σmi la masse modale représente-t-elle?


4. Calculer l'effort statique Fb équivalent au séisme agissant à la base du bâtiment.
5. Déterminer l'ensemble des forces statiques Fi équivalentes au séisme agissant au centre de
gravité des planchers.
6. Déterminer les diagrammes d'effort tranchant et de moment fléchissant agissant dans les
poteaux de type A et de type B/C sous l'effet de la flexion d'ensemble (pour cela on supposera
que les forces statiques Fi agissent toutes selon +⃗y et que les repères locaux {xyz} attachés
aux poteaux sont tous choisis de sorte que ⃗z soit ascendant 2).
Ce calcul ne doit être fait que pour le 1er niveau (rez-de-chaussée).

II. Torsion (sur 5 pts)


1. On admettra que le centre de torsion C est situé sur l'axe de symétrie Oy du plancher. Le
centre de gravité de la toiture terrasse l'est également. Par contre, du fait de l'existence de la
trémie aux niveaux 1 et 2, le centre de gravité G, présente une excentricité c par rapport au
centre de torsion selon la direction x (il est également excentré dans la direction y).
Déterminer les coordonnées xG et xC respectivement du centre d'inertie et du centre de torsion
de chaque plancher. Préciser ce que vaut l'excentricité algébrique c = x C-xG ? Faire un schéma
pour la localiser sans ambiguité.
2. Calculer les moments axiaux Mzi, au niveau de chaque plancher, provoqués par les forces
statiques Fi . Faire un schéma visualisant ces couples. En déduire le moment de torsion Mt
agissant globalement au niveau 1.
3. Calculer le supplément d'effort tranchant dans les directions x et aussi y dans chacun des
poteaux du niveau 1. On pourra résumer les résultats sous la forme d'un tableau :

et schématiser ces efforts supplémentaires sur une vue en plan du plancher bas du rez-de-
chaussée.
III. Efforts de renversement (3 pts)
Dans cette partie on fait abstraction des effets de torsion. On désignera par N A NB et NC ,
respectivement, les efforts normaux de renversement dans les portiques A B et C ,
respectivement, considérés comme autant d'éléments (pseudo-poteaux) 3.
1. Isoler la structure de ses appuis au niveau de ses fondations. Effectuer un bilan des efforts
sismiques dans le plan {yz} en considérant les portiques A B et C comme autant d'éléments
uniques. Faire un schéma dans lequel figurera non seulement la longueur déformable des
poteaux mais aussi la hauteur indéformable des planchers 4 et visualisant l'ensemble des
efforts sismiques agissant sur l'ossature.
2. Ecrire les équations d'équilibre.
3. Du fait de la non-déformabilité du plancher haut du RDC, déduire une relation du type N A
= βYA, NB = βYB, NC = βYC la côte Y étant prise par rapport à l'axe de pivotement du
plancher.
4. Déduire la valeur de β puis de NA, NB et NC (à noter que ces efforts sont alternés du fait du
séisme).
5. Y a t-il risque de soulèvement d'une fondation? Pour répondre à cette question, on effectuera une
descente de charge sommaire uniquement due au poids propre de l'ossature (hors charge d'exploitation) et on
comparera l'effort normal (compressif) dû à ces charges permanentes avec l'effort normal (extensif) dû au séisme.

IV. Déplacement (1 pt bonus)


1. Quel est le déplacement maximal causé par le séisme en tête de bâtiment?